3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 19:53

 

Les violences faites aux femmes sont devenues des armes de guerre dans toutes les guerres sales de la planète. Mais nous continuons dans l’escalade du pire, de Gaza (Israël, colonialisme et nettoyage ethnique… Les enfants palestiniens cibles de l’ethnocide en Palestine occupée ! | Resistance71 Blog ) au Honduras (http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-comunique-des-femmes-d-aguan-nous-ne-vivons-plus-en-paix-120674186.html) , à la République Centre Africaine, les enfants deviennent des cibles privilégiées des guerres. Je ne crois pas au hasard lorsque se produisent de telles coïncidences, la violence guerrière contre les femmes en tant que stratégie a été documentée. La violence contre les enfants est une manifestation de fin du monde. Qui sont ceux qui définissent de telles stratégies et dans quel but ?

 

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UNICEF : les enfants sont brutalisés dans les conflits en République Centrafricaine

Par : Laura |  Mots clés : UNICEF, RCA
French.china.org.cn 

Les attaques contre les enfants ont franchi un nouveau seuil avec au moins deux enfants décapités et l'un d'entre eux mutilé, dans le contexte de violence qui frappe Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA) depuis le début du mois de décembre, a affirmé lundi une source de l'UNICEF.

"Nous sommes témoins d'un niveau de violence sans précédent contre les enfants. De plus en plus d'enfants sont recrutés dans les groupes armés et ils sont également les cibles directes d'atroces représailles", a déclaré Souleymane Diabaté, le représentant de l'UNICEF en RCA.

"Les attaques ciblées contre les enfants sont une violation du droit humanitaire international et des droits de l'Homme et elles doivent cesser immédiatement. Des actions concrètes sont maintenant nécessaires pour empêcher les violences contre les enfants", a ajouté Souleymane Diabaté.

L'UNICEF et ses partenaires ont corroboré les meurtres d'au moins 16 enfants et les blessures de 60 autres depuis le début des violences à Bangui le 5 décembre.

Quelque 370 000 personnes, soit près de la moitié de la population de Bangui, se sont déplacées dans des dizaines de sites de déplacement à travers la capitale au cours des trois dernières semaines. Environ 785 000 personnes se sont déplacées à l'intérieur du pays depuis le début des violences, il y a un peu plus d'un an.

L'UNICEF intensifie ses interventions auprès des communautés déplacées, comme l'approvisionnement en eau potable, en matériel d'assainissement et en fournitures médicales, ainsi que la mise en place d'espaces protégés pour les enfants. Fin

Source: Agence de presse Xinhua
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tueries centre afrique
"Les enfants ne sont pas épargnés. Ils sont même acteurs à part entière de cette guerre, puisque certains ont été visés, ce qui est inédit dans ce conflit. C’est que nous rapportent des reporters, qui évoquent par exemple le cas d’Isaac, 5 ans et demi, qui s’est fait tiré dans chacun de ses pieds alors qu’il tentait de fuir avec sa famille. "

En espagnol
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:58

 

La Turquie construit un mur à sa frontière avec la Syrie

Dossier: Situation politique en Syrie

La Turquie construit un mur à sa frontière avec la Syrie
18:47 02/01/2014
MOSCOU, 2 janvier - RIA Novosti

La Turquie a commencé la construction d'un mur le long d'une partie de sa frontière avec la Syrie dans la province de Gaziantep (sud-est), rapporte jeudi le journal Hurriyet citant les autorités locales.

La mise en place de ce mur de 4 mètres de haut sur une partie de la frontière turco-syrienne est destinée à endiguer l'afflux d'immigrés clandestins en provenance de Syrie.

En octobre dernier, les autorités turques ont entamé la construction d'un mur de séparation à proximité de la ville frontalière de Nusaybin (sud-est). Des habitants locaux et des membres du Parti pour la paix et la démocratie (BDP) pro-Kurde ont alors dénoncé la construction de la clôture, tandis que la maire BDP de Nusaybin, Ayşe Gökhan, a déclaré une grève de la faim en signe de protestation.

Source :
La Turquie construit un mur à sa frontière avec la Syrie | International | RIA Novosti

 

 

Le nouvel apartheid dresse ses murs partout sur la planète, et n'oublions pas ceux toujours plus nombreux qui "protègent" les quartiers réservés à des oligarques, ni ceux qui transformesnt en ghetto des quartierspauvres dont les habitants nepeuvent sortir sans montrer "Patte Blanche"...

 

Exemple du Honduras :

 

Opération quartiers sûrs”, contrôle des populations ou phase d’implantation du néo fascisme ?

 

 

 

 

 

Pour se faire une idée, à lire ici :
Le tour des Murs


| 21 000 km de mur-frontières qui entretiennent les conflits

Le tour des Murs


Les Murs

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BELFAST

Sans titre-1

Même les morts sont séparés. Dans le cimetière de Belfast, un mur souterrain construit en 1969 délimite les tombes catholiques et protestantes. Le temps de la réconciliation durable, y compris dans l’au-delà, n’est pas encore à l’ordre du jour.

Malheureusement, les murs ne sont pas uniquement enterrés. Ainsi la Ville de Belfast est entrecoupée de barrières physiques, pudiquement appelées par ses habitants des peacelines (lignes de la paix).
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INDE / PAKISTAN / CACHEMIRE

Sans titre-1La rivalité entre l’Inde et le Pakistan date de la « Partition » de l’Empire Britannique des Indes le 15 août 1947. Les Etats princiers comme le Cachemire devaient alors choisir entre le rattachement à l’Inde ou au Pakistan.

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CEUTA et MELILLA

PhotoMelilla est un territoire de 12,3 kilomètres carrés enclavé au Maroc depuis 400 ans, à l’époque ou les rois catholiques commencèrent à reconquérir la côte d’Afrique du Nord pour contrer l’influence croissante des Ottomans et protéger les routes commerciales en Méditerranée.

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CHYPRE - «La Ligne Verte»

Sans titre-1

Le 21 décembre 1963, un incident entre les deux communautés dégénère à Nicosie, provoquant une flambée de violence sur toute l’île et scellant une rupture définitive entre les Chypriotes Grecs et les Chypriotes Turcs par les exactions commises de part et d’autre. 2500 soldats de l’armée britanniques viennent s’interposer,

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MAROC / SAHARA OCCIDENTAL - Un Mur de sable au coeur du desert

Sans titre-1Sur un territoire de 60 000 kilomètres carrés prêté par les autorités algériennes, vivent, selon les estimations, entre 90 000 et 200 000 réfugiés sahraouis. La terre est aride et la végétation inexistante. Nous sommes dans le Lahmada, le désert du désert, dont la traduction littérale signifie : « Quelle chaleur, quel froid ».

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COREE DU NORD / COREE DU SUD - Un Mur d'une autre époque

Sans titre-1La chute du mur de Berlin ne doit pas faire oublier que la guerre froide nous a réservé un incontournable vestige entre les coréens du nord et ceux du sud qui ne communiquent plus depuis plus de soixante ans. Routes, voies ferrées, téléphone, internet sont devenus des moyens d’incommunication, la loi l’exige.

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ETATS-UNIS / MEXIQUE - Un Mur contre l'immigration

Sans titre-1Un mur de 3200 kilomètres, allant du Golfe du Mexique à l’océan Pacifique, séparera à terme le Mexique des Etats-Unis. Aux premières clôtures érigées spontanément par les propriétaires de ranch, le gouvernement américain avait répondu en 1937 par la construction de barrières dans les villes de Nogales, San Ysidro et El Paso.

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Israël / Territoires occupés

Sans titre-1Clôture de sécurité, barrière de sécurité, mur de séparation, séparation de clôture, mur de l’apartheid, Sharon’s wall, mur d’annexion....
Que de noms pour un amas de béton entouré de barbelés, de clôtures électrifiées, de capteurs, de détecteurs et surplombé de caméras, de miradors,

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LES AUTRES MURS »



1975


Afrique du Sud et Mozambique 120 km
Contre l’immigration

 

 


1991


Koweït / Iraq  193 km
Zone de conflit

 

 


1999


Ouzbékistan / Kirghizistan     870 km
Zone de conflit

 

 


2001


Turkménistan / Ouzbékistan  1 700 km
Contre l’immigration

Ouzbékistan / Afghanistan    209 km
Contre l’immigration

 

 


2004


Arabie saoudite / Yémen       75 km
Contre l’immigration

 

 


2003

Botswana / Zimbabwe   500 km
Contre l’immigration

 

 


2005


Brunei / Malaisie 20 km
Contre l’immigration

Charm el-Cheikh (Égypte)  20 km
Contre le terrorisme

 

 


2006


Chine / Corée du Nord          1 416 km
Contre l’immigration

Kazakhstan / Ouzbékistan     45 km
Contre le trafic de drogue

Mur de via Anelli (Padoue) Italie 0,085 km
Barrière interne

 

 


En construction


Egypte / Israël 250 Km
Contre l’immigration

Egypte / Gaza 15 Km
Contre le terrorisme

Émirats arabes unis / Oman    410 km
Contre l’immigration

Inde / Bangladesh      3 268 km
Contre l’immigration, les indépendantistes et le trafic de drogue

Inde / Birmanie 1 624 km
Contre le trafic de drogue et le terrorisme

Iran / Iran  456 km
Contre la contrebande

Kirghistan / Ouzbekistan (La vallée de Ferghana)
Contre le terrorisme

Russie / Georgie  85 km
Zone de conflit

 

 


En projet


Malaisie / Thaïlande   650 km
Contre le terrorisme

Pakistan / Afghanistan 2 400 km
Contre le terrorisme

Russie / Tchétchénie   700 km
Contre le terrorisme et zone de conflit

Irak / Syrie  650 km

Arabie Saoudite / Jordanie

   

 

 

 

Usa/Mexique

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:47

 

Je devrais pour bien faire et obéir à la coutume me fendre de quelques vœux, formels et de « bon ton ». Désolée, j’ai pas le cœur à ça. Ce que j’ai vu autour de moi, pendant les « fêtes » : elles sont devenues pendant quelques jours une sorte de trêve ou la plupart se gavent en oubliant ce qui ne va pas et formulant des « pieux souhaits », comme s’il s’agissait de quelques formules magiques qui par miracle transformeraient le monde. On fait semblant d’y croire. Après les fêtes, le carrosse redevient cette épave bonne pour la casse qu’il n’avait jamais cessé d’être, une citrouille au moins, cela fait des bonnes soupes…

Vient janvier, la nausée, on a trop bu, trop mangé, et zut… vidé son compte en banque pour créer l’illusion un éphémère moment que tout va bien, qu’il ne se passe rien… les fêtes comme une sorte de catharsis pour vider son trop plein d’amertume, et se gaver en remplissant les poches de qui « on sait », ce sont toujours les mêmes qui sortent gagnants… et les mêmes qui sont grugés.  Pour beaucoup, la fin du mois sera dure – et même le début. Janvier est un mois serre-ceinture.

Si le solstice a du sens, celui du premier janvier, Nouvelle Année, m’échappe, d’ailleurs différents peuples ont d’autres dates, quand à Noël et au « petit Jésus », je rigole doucement en voyant ceux qui n’y croient pas vider leur portefeuille pour célébré sa naissance engraissant d’autant les usuriers dont Jésus justement voulait nous débarrasser.

2014, s’annonce très dure. Rien ne sert de le nier, il faut s’y préparer, je vous souhaite donc une grande lucidité, du sens pratique et de trouver dans votre entourage une de ses structures locales qui bâtissent modestement d’autres futurs, donnent au quotidien du bon sens à la vie et apporte la joie dans les chaumières. Frugalité n’est pas synonyme d’austérité.

A présent pour beaucoup, rien ne va plus et les dés sont jetés.

Les événements du 11 septembre sont à présent suffisamment documentés pour ne pas laisser place au doute et nous dévoiler quelques secrets sur les manipulations occultes de notre histoire. Certains participants à présent se vantent même du rôle qu’ils ont joué pour fomenter ce complot. C’est certainement une des racines de ma vision du monde et un trésor de renseignements pour comprendre comment se fabriquent les manipulations de l’histoire.

Quand Allende, un socialiste plutôt modéré, démocratiquement élu, devient président du Chili, l’Empire est obsédé par une idée : il faut s’en débarrasser. Le 11 septembre 1973, ce sera chose faite. J’ai beaucoup entendu, lu, vu de documents concernant cette période, mais aucun n’est plus convainquant que ce morceau d’anthologie : Billy Joya, le bourreau du Honduras qui après le renversement de Manuel Zelaya, un coup d’état dont il est une des membres actif, vient expliquer, qu’il fallait s’en débarrasser pour les même raison qu’il fallait le faire d’Allende. Il a amené avec lui, un dossier de quelques centaines de pages, il nous explique, celui-ci est celui qu’il avait monté pour préparer le coup d’état au Chili et dont il s’est inspiré pour renverser le président légitimement élu du Honduras Manuel Zelaya. Cela, s’appelle des complots et leur théorisation est importante pour comprendre le présent.

Le coup d’état au Chili, avait pour composante une féroce déstabilisation économique, une guerre économique pour susciter le mécontentement populaire, nous retrouvons exactement les mêmes méthodes au Venezuela aujourd’hui, symbolisée par cette rétention massive du papier de toilette au Venezuela comme au Chili,, le détail qui tue, rien de vital mais prodigieusement énervant….

Cela pour dire, ce sont toujours les mêmes vieilles méthodes qui s’adaptent, se corrigent et s’améliorent. Des progrès notables sont faits en matière de propagande. La guerre psychologique bat son plein, des matrices d’opinion sont conçues et diffusées destinées à la manipulation massive des inconscients collectifs, alors que la lucidité des peuples a été érodée par des décennies de télé, une  main mise sur les medias, une participation grandissante du secteur privée à l’élaboration des programmes d’enseignement public, et les diverses formes de publicité destinées à maintenir le leurre d’un horizon de désir, un horizon de convoitise.

Nul doute que nous soyons tous confrontés à une guerre psychologique de haute intensité, et nous pouvons en observer chaque jour les méfaits cumulés dans les manifestations de différents courants de « l’opinion » publique, Mon but, avec ce blog n’a jamais été en soi de contribuer à l’éveil des consciences, mais bien plutôt baliser des chemins pour des consciences éveillées en relayant des informations qui me paraissaient significatives pour mes propres recherches. Prudence avec la conscience d’autrui… le prosélytisme est toujours un abus de conscience.

Le point de départ d’une recherche : Je me suis retrouvée en 2005 complétement larguée dans un monde que je ne comprenais plus. Pendant des décennies de ma vie vagabonde, Ixelles (Bruxelles) a toujours été un point central, mes autres racines ayant été coupées pour causes de gentrification, Lasne, où j’ai grandi, devenue la commune la plus chère du pays ne m’est plus accessible depuis longtemps. Je revenais d’un petit village perché dans les montagnes de Catalogne, la vallée (et ses voisines) avait été rachetée par une banque pour activer ces ressources honteusement oisives (à leurs yeux), un site magnifique non rentabilisé. Je retrouvais mon quartier d’Ixelles situé près du Parlement Européen devenu enjeu pour de féroces spéculateurs, qui en chassaient systématiquement les habitants les plus pauvres, dont beauoup se retrouvaient sans logis.

Je l’avoue sans honte, j’aurais pu continuer à cultiver tranquillement mon jardin, je ne me serais sans doute plus jamais mêlée de politique, j’aurais savouré les bonheurs d’une vie simple et frugale, toute pleine d’activités qui vous donnent énergie, santé et bonne humeur… L’hiver, après avoir coupé mon bois, j’aurais philosophé au coin du feu, ou fait à l’ancienne quelques ouvrages « de dame », broderie, crochet, couture, des collages, des colliers, quelques peintures…

Cela ne c’est pas passé comme cela, en plus la ville dans laquelle je crois « revenir » n’existe plus. Me voilà soudain la conscience en alerte… il se passe des choses bizarres qui m ‘échappent. Une destruction systématique de l’habitat alternatif est menée, en Europe. Des gens partout perdent leur logis et n’en retrouvent point. Je me suis retrouvée très vite mêlée aux activités du milieu associatif, j’y avais quelques repères, des leurres. Je m’aperçois alors que l’associatif en général (heureusement il reste quelques exceptions), n’est plus non plus ce qu’il était :une société civile capable de faire pression sur les politiciens en défendant les droits des populations. Les associations institutionnalisées, sont l’élément d’une fiction de participation, qui donne un supplément apparent de légitimité à un système qui n’en a plus aucune. Ce blog est jalonné d’anecdotes qui illustrent ce propos, je ne reviendrai pas là-dessus.

J’aime comprendre. Ce qu’il me fallait à présent élucider, c’est ce que signifiait théoriquement et concrètement la GLOBALISATION. Je ne partais pas de rien, j’ai pas mal d’expérience de terrain et j’ai déjà auparavant fait beaucoup de recherches pour comprendre ce hiatus entre la gauche concept et les gauches réelles auxquelles j’avais été confrontée dans ma carrière militante. J’ai analysé ce vécu en faisant des recherches dans les bibliothèques, des études à l’Université, en écoutant des témoignages, j’avais entendu parler de Gladio, du Bilderberg, découvert des modes manipulatoires et les instrumentalisations déployés par la CIA et autres services secrets, j’ai été contemporaine de l’éclatement de la gauche en factions contradictoires qui se perdaient et se perdent encore en pinaillages à fin clientéliste et souvent dans des buts de recherche de pouvoir personnel… c’était dans les années 70, au début des années 80, ont était loin de la dérive actuelle, mais comme pour tous les points abordés ici, il faudrait quelques chapitre pour montrer tous les fils.

A l’époque me suis complétement trompée sur deux points qui sont liés. Le premier est que au vu de la conscience populaire des années 70, il me semblait alors impossible que ces manipulations de l’histoire fassent sens, la démocratie me paraissait receler suffisamment de garde-fou institutionnels et dans la conscience populaire, pour que les aspirants maîtres du monde finissent moquer de tous et faisant rire les enfants sous forme de caricatures dans les BD, nous savions tous alors que quelqu’un qui prétendrait vouloir devenir maître du monde mériterait toute notre compassion et un traitement psychiatrique approprié, il était clair pour (presque) tout le monde qu’il fallait être complétement barge pour vouloir devenir « Maître du Monde »…  mon autre erreur fut de ne pas croire que de tels fous existaient qui allaient concentrer et perfectionner les moyens de parvenir à leur fin, une dangereuse et curieuse perversion du cœur, de l’âme et de l’intelligence les ayant affectés..

En collectant de ci de là, des informations sur les montants financiers qui ont été alloués à des associations, des personnes, des partis politiques pour réaliser cette fin en manipulant l’histoire... un délire, des sommes folles ont été dépensées pour contraindre le devenir du monde selon les intérêts d’un très  petit nombre. Mais le pire, c’est que l’argent, qui n’a pas de valeur en soi est devenu un outils d’accaparement grâce à sa virtualisation et des mécanismes de capture bien rodé comme les taux usuraires de dettes contraintes ou non. , Un argent qui n’existe pas est devenu le moyen de s’accaparer des biens réels des peuples, de leurs terres, de leurs moyens de production et de subsistance, de leurs espaces vitaux.

Il n’y a pas de problème de surpopulation et le 1% de riches est une autre forme de leurre, un mythe qui divise des forces qui devraient s’unir. Ils sont entre 1/50 000 et 1/100 000 aujourd’hui qui accumulent tout à la fois les pouvoirs économiques, militaires, politiques, culturels, les propriétés des terres et des moyens de production, et développent et appliquent des moyens de contrôle des inconscients collectifs de masses et de répressions des consciences personnelles ou collectives qui font obstacle à leur projet. Cette évaluation nous donne un chiffre de l’ordre de 100 000 propriétaires du Monde, terres, moyens de productions, disposant d’un pouvoir économique qui a réduit le pouvoir politique à une façade, un guignol,  et de moyens financiers virtuels dont ils pourront très bien se passer quand ils auront fini d’accaparer la planète. Et nous pouvons sans grand risque de nous tromper supposer que ces 100 000 sont eux-mêmes organisés hiérarchiquement et que le pouvoir réel est concentré dans un cercle bien plus restreint qui a tous les moyens de faire la fortune de ceux qui les servent comme ils ont ceux de ruiner, d’éliminer ceux qui ferait mine de les « trahir ».  (Encore un chapitre). Autrement dit nous assistons à une expropriation globale qui implique aussi l’éradication des petits, et des moyens capitalistes qui sont remplacés par les franchisés intégrés dans les chaînes de production des Corporations…

C’est à ces conclusions que m’ont conduit les chemins de ce blog, nous sommes dans une phase inédite d’accumulation capitaliste, une accumulation par expropriation qui ne laisse « oisif » (ne rapportant pas de profit aux 100 000) ni le moindre brin d’herbe, ni la moindre goutte d’eau pour ne pas parler des humains qui ne compte à leurs yeux qu’en terme de chiffres dans des bilans qui leurs soient globalement favorables. Tout un programme pour l’avenir… la mort ou de nouvelles formes d’esclavage se mettent en place… (autres chapitres)

 

Anne Wolff

(suite 2014, des combats pour la dignité nous appellent 2)

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:28

 

 

 

Je n’ai aucun doute qu’il y ait un programme initial mis en œuvre dans la réalisation de ce projet, je n’ai aucun doute que parmi les concepteurs d’un tel programme il y ait eu quelques élitistes de bonne intention, persuadé que réellement le peuple serait plus heureux si des personnes « éclairées » décidait pour lui de son destin que si on le laissait faire. Je n’ai aucun doute non plus que parmi les concepteurs figurent des crapules absolues, eugénistes dans l’âme, qui ne pensait dès le départ qu’à leur propre profit et se laissait guider par leur pathologique désir de Puissance sans mesure.

Je suis persuadée aussi que ce projet, s’il a rencontré moins de résistance que je ne le supposais en à rencontré bien plus que dans leur grand mépris des peuples l’avaient envisagé les concepteurs initiaux. Personnellement les phases d’un éventuel complot qui remonte à des durées variables ne m’intéressent que dans la mesure où cela me permet de discerner les acteurs actuels et leurs modes d’action. Je suis tout aussi persuadée que seul un travail en profondeur du peuple, pour le peuple qui met en place des organisations locales productives et conviviales, en connexion avec toutes les autres partout sur la planète peut apporter une solution. Cela se fait, partout, mais dans la course contre la montre, le temps en ce moment joue contre nous, encore que les lois de la nature  nous apprennent que dans une situation d’instabilité, quand existe des précurseurs d’une innovation adaptative, le renversement peut se faire très vite qui fera de cette exception une généralité, et que des effets leviers peuvent alors être mis en action qui font que « de petites causes produisent des grands effets, non sortons ici de la linéarité (et de la mécanique) dans les résultats de rapports de forces asymétriques. ..   

Je ne juge pas les criminels accapareurs à titre personnel, seul un tribunal des Peuples seraient habilité à juger collectivement les crimes de lèse-vie, le génocide qui résulte de l’application d’une idéologie qui se veut « Pensée Unique », une industrialisation du monde.

Comme je rappelais, 6 millions de juifs tués pendant la seconde guerre mondiale, ne doivent pas, en mobilisant seuls toute la mémoire d’une guerre génocidaire, nous faire oublier les plus de 60 millions d’autres morts, et les centaines de millions d’autres victime de ce génocide qui n’était pas une guerre des Peuples mais une guerre d’appropriation capitaliste au détriments de tout ceux qui furent victime d’un génocide[i], la guerre industrielle comme méthode génocidaire qui tue plus de civils que de militaires et qui est le prélude indispensable à la future colonisation de l’Europe par le Marché, elle-même prélude à l’accaparement de la Planète par les 1/100.000. Et, nul doute, que le plus horrible, parmi toutes ces horreurs, fut une industrialisation de la mise à mort de civils dans les camps de la mort. Et je n’ai d’autres cousins juifs que ceux qui se donnent corps et âme pour que « Plus jamais ça » soit une réalité pour tous les enfants et les adultes de la Terre, en aucun lieu, pour aucun peuple, sans discriminer entre les victimes du carnage, et je n’ai d’autres cousins de mes autres origines que ceux qui ceux aussi ont rejoint ce combat. C’est inacceptable ce combat pour savoir qui est la plus grande victime d’un holocauste mondial alors que ces ravages se poursuivent et menacent de subir un inimaginable saut quantitatif dans un très proche avenir (croissance de la guerre, progrès de sa létalité l’aboutissement obligé de la compétition pour les ressources de la terre et les profits qu’elle génère).

Ce que nous révèlent ces chiffres, c’est que les Maîtres du Marché n’ont eu aucun scrupule à entraîner dans la mort des dizaines de millions de gens pour faciliter leur colonisation de l’Europe. Ce que nous ne devons pas oublier c’est que l’immense majorité des militaires morts dans ce conflit sont aussi des civils qui ont été revêtus d’un uniforme pour servir de chair à canon et s’entre-tuer avec d’autres civils dans une guerre qui n’était pas celles des peuples qui y furent sacrifiés.

Cette guerre là, n’a jamais cessé depuis, elle a occupé d’autres champs de batailles, adopté différentes formes, mais c’est encore et toujours la même guerre, et si nous ne réagissons pas, elle touchera à son terme, elle a fait des centaines de millions de victimes, elle pourrait en faire des milliards.  C’est pourquoi mes premiers vœux sont ceux d’une prise de conscience populaire des enjeux et des protagonistes de ce conflit planétaire qui opposent quelques dizaines de milliers d’individus et ceux qui sont à leur service, dont certains ont subit des conditionnements inhumains pour devenir ces machines de guerre sans sentiments qui était aussi l’idéal des SS. à l’ensemble des peuples du monde. J’ai pesé ce que j’écris là, j’ai remonté des dizaines de fils en partant de la réalité concrète de mon implantation de terrain.

C’est pourquoi mon plus grand souhait, mon plus grand espoir est que les peuples du monde s’unissent pour décider d’être co-auteurs d’un nouveau scénario.

Utopia : La réalité, c’est que débarrassé des accumulateurs pathologiques, la Terre recèle bien assez de ressources pour que nous puissions y vivre tous confortablement, sans se tuer au travail. La réalité est que les destructions massives et contaminations sont telles que cela ne sera bientôt plus vrai.

 

Il faut que cesse les divisions des peuples qui les poussent à s'entretuer, faisant le jeu d'un ennemi commun devenu maître dans l'art de semer et d’exacerber entre voisins des différents souvent fabriqués à cette fin. Les 100 000 en rigolent et cela conforte leur mépris, une telle racaille n'est-ce pas, la populace, ne mérite pas de vivre... je vous promet que je n'exagère pas. Vous savez comme moi que cela n'est pas vrai que ce sont eux encore qui fabrique ces conditions de guerres et de misère qui font perdre toute dignité à ceux qui en sont victimes. 

Des centaines de millions de gens l’ont compris qui œuvrent au quotidien pour poser les fondations d’un nouveau monde, d’économie locale, fondé sur d’autres notions de richesses et d’abondance plus proprement humaines et gratifiantes. Et le cœur de cette lutte, son nerf de la guerre, est la défense de l’agriculture paysanne, avant d’avoir besoin d’argent, nous avons besoin d’une nourriture saine produite dans un milieu ambiant non contaminé. Au quotidien, c’est une question de sérénité et bonheur personnel, collectivement ce sont les conditions de possibilité de la survie qui se posent ainsi, petites graines par petite graines dans un terreau dont nous essayons de protéger la fertilité, de l’améliorer quand cela se peut… Un chemin de bonne vie…

2014… des combats nous attendent. Un seul guide : l’Amour : l’amour-propre, l’amour du prochain, l’amour de la vie.

 

Anne Wolff

 



[i]Pertes humaines pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Comme le montre ce graphique, plus de la moitié des victimes furent des civils

Bilan des victimes1,2 

Pays

Militaires

Civils

Total

Union soviétique3,4

8 800 000 à 10 700 000

13 600 000

21 100 000

 République de Chine

3 800 000

16 200 000

20 000 000

Indes orientales néerlandaises

-

4 000 000

4 000 0005

 Reich allemand6,7

5 318 000

3 810 000

9 128 000

 Pologne

320 000

5 500 000

5 820 000

 Japon

1 300 000

700 000

2 000 000

 Royaume de Yougoslavie

300 000

1 400 000

1 700 000

 Royaume de Roumanie

520 000

465 000

985 000

 Royaume de Hongrie

-

-

750 000

 Royaume de Grèce

-

-

574 000

 France

238 000

330 000

541 000

 Autriche

380 000

145 000

525 000

Royaume d'Italie

330 000

80 000

410 000

 Tchécoslovaquie

-

-

400 000

 Royaume-Uni

382 600

67 800

450 400

 États-Unis

416 800

1 700

418 500

 Pays-Bas

12 000

198 000

210 000

 Belgique

12 000

76 000

88 000

 Finlande

-

-

84 000

 Canada

45 300

-

45 300

 Inde britannique

87 000

1 500 000

1 587 000

 Australie

39 400

700

40 100

 Albanie

-

-

28 000

Espagne

12 000

10 000

22 000

 Royaume de Bulgarie

19 000

2 000

21 000

 Nouvelle-Zélande

12 000

-

12 000

 Norvège

-

-

10 262

 Luxembourg

-

-

5 000

 Danemark

4 000

-

4 000

Nombre total des victimes 

25 189 100 

42 186 200

64 781 162

En 1945, de nombreuses régions sont détruites en Europe et plusieurs millions de personnes sont mortes ou blessées. Les combats de la Seconde Guerre mondiale n’ont épargné que les pays neutres. Le bilan humain est dramatique : entre 60 et 70 millions de morts, plusieurs millions de blessés, 30 millions d’Européens déplacés8 en raison des changements de frontières, surtout en Europe orientale9. Ce conflit fut le plus coûteux en vies humaines de toute l'histoire de l'humanité. Environ 45 millions de civils sont morts dans les combats et les bombardements et le nombre de victimes civiles est supérieur à celui des victimes militaires.

Des peuples entiers sont décimés (ainsi on comptait sept millions de Juifs en Europe avant la guerre et seulement un million après) et des populations sont détruites. La Pologne a perdu environ 15 % de sa population.

Source :
Bilan de la Seconde Guerre mondiale - Wikipédia

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:10

 

 

 

Bientôt une guerre sanglante en Europe ?

Par La Voix de la Russie | L'historien Eric Hobsbawm, d'origine autrichienne et britannique, décédé à Londres en octobre 2012 à 95 ans et Egon Bahr, l'éminence grise du SPD, 91 ans, vivant en Allemagne, ont évoqué à 4 ans d'intervalle la forte possibilité d'une guerre en Europe, une pensée également partagée par de nombreux lecteurs.

Avons-nous deux experts séniles, l'un souhaitant ne pas aller seul dans la tombe et l'autre un illuminé avide d'un coup publicitaire juste avant la nouvelle année 2014 ? Qu'on ne s’y trompe pas. La publicité n'intéresse pas ces deux hommes, surtout pas celui qui est parti. Leur âge, selon le concept platonicien, les a placés au rang de sages. Ces hommes ont utilisé leur savoir, leur vécu accumulé au fil de l'Histoire, leur capacité à prendre de la distance, pour parler. Le non-dit habituel de nos responsables politiques est brisé. Les hommes de terrain ont la parole.

Eric Hobsbawm a parlé dans un long entretien accordé au Stern en 2009 d'une guerre sanglante en Europe. Egon Bahr, journaliste politique avant de devenir l'éminence grise du SPD, réputé pour sa diplomatie et le choix des mots, fut le conseiller du chancelier Willy Brandt, SPD, et le théoricien de la politique de rapprochement de l'Allemagne fédérale à l'Est (Ostpolitik). Egon Bahr a évoqué au début du mois de décembre 2013 devant des lycéens médusés l'imminence d'une guerre.

L'historien. Eric Hobsbawm, devenu marxiste « à cause de la grande dépression des années 30 à Berlin», comme il le disait, a connu la fin de plusieurs systèmes et surtout la chute de la République de Weimar, l'anéantissement du nazisme, la fin de la RDA, la chute du communisme. Eric Hobsbawm s'attendait à la chute du capitalisme, quitte à irriter d'aucuns à l'évocation de ce terme du registre de Karl Marx. « En tant qu'historien, je sais qu'il n'existe pas de solutions durables. Le capitalisme, aussi, même si il apparaît comme immortel dans la tête des gens, va aussi disparaître ». Eric Hobsbawm a observé avec la montée du chômage et de la pauvreté une similitude entre son époque d'avant guerre et la nôtre. « Alors que j'étais encore à l'école à Berlin, j'ai vécu les combats de rue et je sais ce que cela signifie quand le chômage dévore la société. C'est comme une maladie qui brise l'âme et pourrit le corps. La peur rampe à travers le corps de la petite bourgeoisie. Dans les années 30 je savais que nous nous trouvions sur un Titanic et que nous allions heurter bientôt l'iceberg. La seule chose qui resta incertaine fut de savoir ce qu'il se passerait quand cela arriverait ». Pour Eric Hobsbawm, le 15 décembre 2008, le jour de la faillite de la banque Lehman, va plus changer le monde que l'effondrement des tours du 11 septembre 2001. « Je n'ai jamais pu comprendre comment les mêmes idéologues, qui vantaient l'économie de marché avant la grande dépression, ont pu dominer, la fin des années 70, les années 80 et 90 du siècle dernier. Cette même idéologie a mené le monde, par la pauvreté, la misère, le chômage, à une catastrophe épouvantable. Les experts sont des ignares qui ferment les yeux devant la réalité. L'homme a une mémoire courte. Nous les historiens écrivons sur les crimes et la folie de l'humanité. Nous rappelons ce que l'homme veut oublier. »

Le politique. «L'arrivée d'Hitler signifie la guerre, avait dit mon père, et je ne l'avais pas cru», a lancé Egon Bahr, 91 ans, en parlant à la surprise de son auditoire durant 40 minutes de la guerre qui nous menace, au lieu de faire comme prévu son exposé sur Willy Brandt. Le journaliste Sebastien Riemer du Rhein-Neckar-Zeitung,témoin de la scène,a vu des lycéens qui avaient du mal à prendre au sérieux le vieux politicien mais qui n'osèrent pas consulter leurs smartphones. « Le plus grand danger de notre époque est internet. Nous refusons de le voir pour la première fois de l'Histoire et nous ne voulons pas imaginer qu'un tel outil puisse être utilisé pour faire la guerre », aurait notamment dit Egon Bahr selon le Rhein-Neckar-Zeitungen évoquant les dangers d'une guerre numérique. Vu l'expérience politique d'Egon Bahr, on peut se poser des questions sur le maigre témoignage du journaliste du Rhein-Neckar-Zeitungqui se limite à l'arrivée d'une « cyber war » (une demande d'entretien a été envoyée auprès Egon Bahr pour précisions) quand les voyants rouges sur la pauvreté en Allemagne ne cessent de s'allumer. Nous pouvons au moins constater qu'un imminent politicien s'est permis de prendre la parole librement pour sortir ce qu'il avait sur le cœur, quitte à penser que l'Histoire se répète car comme le jeune Egon Bahr en son temps, ces jeunes lycéens ne purent s'imaginer l'imminence d'une guerre en Europe. Des jeunes lycéens qui pourraient dire un jour : « L'arrivée d'Internet signifie la guerre avait dit Egon Bahr et je ne l'avais pas cru ». La rencontre se déroulait à Heidelberg dans la fondation Friedrich Ebert, du nom du premier Reichskanzler d'après guerre 14-18, tout un symbole pour le vieil homme.

Situation sérieuse. Der paritätische Gesamtverband, association d'aides au plus démunis, a donné deux conférences de presse importantes où on apprend le 6 décembre dernier que 100 000 personnes sont sans assurance maladie en Allemagne et le 19 décembre 2013, qu'un nouveau record de pauvreté est passé de 14 % en 2006 à 15,2% en 2012. Il est à noter que cette organisation caritative dénonce la fausse étude publiée en mars 2013 par le gouvernement fédéral sous la houlette de Ursula von der Leyen (actuelle ministre de la Défense !), étude à laquelle nous avions à juste titre réservé un article(1) pointant une mascarade où Ursula von der Leyen, alors ministre du Travail et des Affaires sociales, avait déclaré que « les données actuelles montrent une évolution positive de la vie en Allemagne ».Les études et analyses de terrain du Der paritätische Gesamtverband rejoignent hélas les analyses d'Eric Hobsbawm. N

 

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur

 

Source :
Bientôt une guerre sanglante en Europe ? - Dernières infos - Société - La Voix de la Russie

 

Pour l'article ci-dessus, comme beaucoup de ceux qui porte en eux l'héritage des années 30 en Allemagne, je suis effectivement inquiéte, les conditions de féroces guerres civiles se mettent en place, j'ai vu de mes yeux monter les tensions à Bruxelles, je vois bien le climat de pré-lynchage ethnique, le désir de se débarasser purement et simpement des non-intégrés, la ise en place des conditions du travail obligatoire, et comme beaucoup je mesure le risque de terrorisme immense que nos participations aux méfaits guerriers de l'OTAN, et les formations généreusement accordées aux fanatiques, attirent sur nous.

Beaucoup sont morts dans les années 30 et 40 du siècle derniers pour n'avoir pas voulu voir les signes qu'ils avaient sous les yeux...entre 60 et 70 millions de morts en 40-45 dont 45 millions de civils.  L'horreur légitime qu'a sucité l'industrialisation de la mort dans les camps de concentration ne doit pas nous faire oublier les plus de 6O millions d'autres victimes mortelles de cette guerre. Je ne ferai pas de différence entre vicitimes civiles ou militaires pour tous ces pauvres "conscrits" obligés de se battre malgré eux, chair à canon de raisons d'état  qui ne les concernaient pas. Et j'ajouterai que les victimes mortelles sont l'aspect chiffrable d'une destruction bien plus vaste. Estropiés, orphelins, traumatisés, paysages ravagagés....

 

(1)Quelques extraits de cet article

 

Berlin : Curieux rapport darwinien sur richesse et pauvreté

 

j'aurais employé Malthusien  plus correct que de détourner une fois de plus les théories de ce pauvre Darwin, quand il s'agit des prémisses de la théorie eugéniste de Malthus dont nous gave la propagande. Nous ne sommes pas trop sur Terre, la misère est due à la convoitise sans limites de quelques-uns qui les conduisent dans une ultime phae d'accumulation de capital : une accumulation par dépossession (de tous les autres):

(...)
Le rapport montre la présence d'emplois « atypiques » dans le pays. Travail à temps partiel, mini-job, intérim, CDD, ont augmenté. La Ministre n'a pas parlé de moyens exceptionnels pour améliorer la situation.  

L'article dénonce un rapport écrit avec des luntettes roses par Alice au pays des Merveilles, il dénonce aussi une vision qui rend les pauvres, les chômeurs et les non-intégrés seuls responsables de leur situation.

(...)Fait. L'organisation gegen-hartz qui dénonce l'enlisement de la pauvreté en Allemagne, accuse le gouvernement fédéral d'avoir édulcoré le rapport sur les faits et a déclaré : « Comme les déclarations contenues dans le rapport officiel sur la pauvreté et sur la richesse ne reflètent pas la pensée politique du gouvernement, ce-dernier l'a, donc, modifié. Nous voyons une grande différence entre la richesse et la pauvreté augmenter dans le pays. En outre, la réelle augmentation des salaires n'est simplement pas considérée par le gouvernement. Dans le rapport initial on pouvait lire que les bas salaires avaient continué de baisser sur la période de l'étude et que l'écart des revenus s'était accru. Le rapport avait également évoqué la dangerosité de cette évolution pour la paix sociale. Des faits ont été éliminés. La phrase : « Un peu plus de quatre millions de personnes ont travaillé en 2010 pour un salaire horaire brut de moins de sept euros » a été tout simplement supprimée ».

Voir Réformes Hartz - Wikipédia

Un constat gravissime par sa récurrence, l'enlèvement à leur famille d'un nombre toujours plus élevé d'enfants, un phénomène dénoncé également aux USA, où les enfants sont littéralement enlevés dans leurs familles permettant aux entreprises privées (banques,sociétés pharmaceutiques) de juteux bénéfices dans le secteur de l'accueil.(a)

 

La distribution inégale de la richesse n'a pas plu au Ministre de l'Economie Philipp Rösler. Die Arche (Organisation qui nourrit gratuitement les enfants et qui ne cesse de construire des Centres) nous donne une idée de la représentation géographique de ces deux millions d'enfants vivant du Hartz IV et après le passage de la crise, sur une carte du pays publiée sur son site kinderprojekt-arche.de Armustkinder. Déjà en septembre 2012, la presse allemande titrait que 105 enfants par jour étaient retirés de leur famille. Curieusement, ni ce rapport, ni les journalistes présents dans la conférence de presse, ne parlent du Jugendamt qui est chargé de cette basse besogne d'autant plus qu'il semble être une des causes du dysfonctionnement sociétal.

 


Lire le tout : http://french.ruvr.ru/2013_03_09/Berlin-Curieux-rapport-darwinien-sur-richesse

 

(a)Voir le site en anglais :

Every Mother is a Working Mother Network | We are a national multi-racial grassroots network of mothers, other carers and supporters campaigning to establish that raising children is work and that caring work has economic value, entitling us to welfare and other resources. EMWM coordinates DHS: Give Us Back Our Children in Philadelphia and DCFS: Give Us Back Our Children in Los Angeles.

 

Et aussi article en espagnol sur ce thème : Los huérfanos de la pobreza

ainsi que

El Opus Dei controla los Bancos de Alimentos, de la caridad a la manipulación y el lucro 

 

Je lance l'alerte sur ce thème. J'ai constaté de solides dérives en Belgique, j'y reviendrai, mais ouvrez l'oeil, il se passe quelque chose de très grave !!! Les enlèvements d'enfants posent question, dans une majorité des cas (et dans presque tout ceux que je connais), la cause est la situation économique de la famille et il est prouvé qu'une aide directe aux familles serait - sans même aborder les traumatismes -  plus économique... dans une société de profit ce n'est pas innocent. Je reviendrai là dessus, des décennies d'expérience me le prouve : une génération placée est une génération sacrifiée. Et nous assistons actuellement à la mise en place de bizness très lucratifs autours de la "gestion" de la pauvreté !

 


  Une pauvreté sans visage dans un décor sans âme... voilà ce qui nous attend....

Nous remarquerons l'uniforme style Guantanamo que portent des pauvres  anonymes (à suivre)


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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 20:54

 

 

 

 

 

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En Espagne, le climat de lutte anti-solidarité se manifeste encore une fois. Une fois de plus, une fois de trop et nous savons pourtant pertinemment bien que ce n’est qu’un début. Que bientôt dans toute l’Europe, le moindre acte de solidarité gratuite risque de se voir condamné comme concurrence déloyale. J’ai donc décidé de relayer les éléments qui par redondance nous montre les interdits voir les criminalisations (pour non respect de la concurrence entre autre) qui pèsent sur les actes de solidarité. Il est temps de comprendre Brave Gens, que votre bonne volonté solidaire, généreuse et désintéressée est par nature incompatible avec cette Concurrence Libre et Non Faussée, fondement de LEUR Europe, qui est aussi la loi anti-gratuité imposée par les transnationales…

Une anecdote vécue et le résumé d’un article qui relate un événement à Madrid, complémentaires qui devraient nous mettre la puce à l’oreille, sur les ravages austéritaires. Des amis organisent une donnerie dans un petit village du fin fond de la campagne, l’un d’eux,  chanteur et musicien, plein d’enthousiasme, se propose « Génial, c’est mon anniversaire, je vais venir jamer avec les copains pour fêter cela et mettre de l’animation » « Non, lui disent les organisateurs, surtout ne fait pas cela, les inspecteurs de la SABAM vont nous tomber dessus », Adieu la fête, remballe guitare, qui ton accordéon, le geste gratuit de notre ami risquerait de coûter trop cher en droits d’auteurs et amende au cas où. Nos amis en ont déjà fait l’expérience et le frais.

« Je me souviens d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître" … , quand les Sabam n’avaient pas d’inspecteurs qui faisaient le tours des événements annoncés pour collecter l’impôts et que

 « Nous rêvions d'une autre planète 

En ce futur, t'en souviens-tu ?

Nous tirions des plans à facettes

Vers des comètes disparues

Nous installions nos mines d'or

Sur des podiums itinérants

Ou nous jouions toujours très fort

De la guitare, et du vent »

.

Poètes, musiciens, à vos plumes, à vos notes, réapproprions-nous une musique gratuite, la nôtre, avec pour seule loi celle du bonheur partagé sans droits d’auteurs, sans inspecteurs, loin de l’austérité des fêtes confisquées…

 


Ainsi donc en Espagne, cela se passe à Moratalaz (Madrid), un groupe de jeunes, Distrito 14, collectif anti-capitaliste, ont organisé une collecte solidaire de jouets, la misère règne dans le quartier, expulsion, parents aux chômages et sans revenus, ils espéraient pouvoir faire plaisir aux enfants, leur donner un peu de joie. Une initiative qui devrait susciter des applaudissements.

 

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Le stand de collecte


Au contraire, ils ont eu droit à des harcèlements policiers et menaces de se faire déloger suite à une plainte portée par la chaîne de supermarchés, la multinationale ALCAMPO. Elle accuse les jeunes de vendre des jouets volés et demande leur expulsion par la Police.

 


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8h37

 

Tour d’abord ce furent les gardes de sécurité privés d’ALCAMPO qui vinrent trouver les jeunes. « Si vous ne partez pas, nous appelons la Police ». Et donc, un peu plus tard arrive un premier groupe de Policiers chargé de les faire déguerpir après menace de dépôt de plainte par ALCAMPO ; mais qui voyant qu’ils ne vendaient pas de jouets mais en collectait décidèrent de leur fiche la paix.

Peu après se pointe une seconde patrouille de la Police Municipale de Madrid signalant aux collecteurs de jouets qu’ils ne peuvent rester d’avantage et que suite aux pressions faite par ALCAMPO, il leur faudra dégager au plus tard à 14 heures, sans quoi la plainte les concernant sera déposée.

Finalement le groupe à plier ses stands à 14 heure alors quela collecte devait durer la journée.

Tout cela n’empêche pas ALCAMPO sur son compte tweeter de mener une campagne #unninoseinjuguete. (unis pour les jouets)

Les membres du collectif eux ont appelé à travers leur compte Tweeter au boycott des supermarchés ALCAMPO

Résumé en français Anne Wolff

Article en espagnol en entier ici Alcampo y la Policía boicotean una recogida solidaria de juguetes en Moratalaz

 

Alcampo y la Policía boicotean una recogida solidaria de juguetes en Moratalaz

 



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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:42

 

 

La souveraineté alimentaire de la Suisse mise en péril par l'accord de libre échange entre la Suisse et la Chine

20131213-suisse-chine.jpg

(Genève, le 9 décembre 2013) Le 6 juilliet la Suisse a signé un accord de libre-échange avec la Chine. Les jubilations et hochements approbateurs de l'ensemble de la classe politique laissent songeurs. Le soutien de l'Union Suisse des Paysans est encore plus incompréhensible. Alors que cette organisation s'active pour défendre la sécurité de l'approvisionnement, elle ne craint pas de s'enliser dans des contradictions insurmontables en soutenant cet accord de libre-échange. 

En Suisse, à l'envers de tout bon sens, l'idée maîtresse en matière de politique agricole consiste toujours à tout miser sur le libre-échange. Bien que la croissance débridée et une concurrence illimitée ont des effets dévastateurs sur les populations, l'environnement et les systèmes politiques. Ainsi cet accord est le 27ème accord bilatéral que la Suisse a signé. Les caisses fédérales se privent de recettes douanières qu'elles devront retrouver ailleurs. Dans la foulée des taxes douanières sont remplacées par des taxations du marché intérieur. Les contribuables suisses seraient bien avisés de réfléchir aux conséquences de tels accords.

Par ailleurs, le chômage de masse européen découle en partie de la destruction de la substance industrielle européenne provoquée par ces politiques. Pendant ce temps la Chine investit dans des infrastructures européennes, tels que des ports par exemple et des industries de transformation, telles que charcuteries, laiteries, conserveries. Parallèlement elle s'engage en première ligne dans la bataille mondiale pour les terres arables. De fait, les décisions chinoises en matière de politique agricole concernent également la population suisse et il est impératif qu'au moins les organisations paysannes portent un regard critique sur la logique de libre-échange et ses effets négatifs.

 Les 800 millions de paysans chinois représentent près du tiers des paysans mondiaux. La Chine, un des berceaux de l'agriculture, possède un héritage d'une culture agricole florissante*. Cette haute culture paysanne est cependant sujette à une destruction systématique. Cette tendance s'intensifie  plus particulièrement depuis le début de la réforme en 1978 par la mise en place forcée d'une agriculture industrielle. La Chine continue d'être un système de ségrégation dans lequel les droits paysans sont fondamentalement niés: pas de liberté d'organisation syndicale, pas de justice économique (taxations arbitraires, revenu de moitié inférieur au revenu médian), pas de droit à l'accès à la terre (expulsions), pas de liberté de mouvement à l'intérieur de la Chine (passeport intérieur).

Malgré cela un des plus grands mouvements migratoires mondiaux se déroule en Chine. Depuis trois décennies près de 280 millions de paysans ont quitté les zones rurales pour les zones urbaines. Ils y travaillent en tant que migrants illégaux, dépourvus de droits sociaux et de scolarisation pour leurs enfants dans l'industrie d'exportation. Avec sa population de près de 1,4 milliards la Chine est le plus grand marché alimentaire mondial. Elle ne possède cependant que 9% des réserves d'eau potable et 8% des surfaces agricoles utiles.

Pour le gouvernement chinois, il s'agit de garantir un approvisionnement bon marché en viande de porc et de volaille pour les populations urbaines. L'alimentation de 700 millions de porcs représente un défi énorme. Ces dernières années la Chine est devenu le plus grand importateur mondial de soja et de maïs. Ces importations ont provoqué des changements dramatiques. Ainsi 30 millions d'hectares, accaparés dans le cône sud de l'Amérique Latine ont été transformés en monocultures de soja pour la production d'aliments bon marché. Les plus grands élevages de porcs et de volailles se trouvent en Chine. Dans ce contexte se situe la chute des prix à la production à laquelle font face les paysans chinois. Cette évolution a poussé des millions de paysans à abandonner leur ferme au seul profit  des grandes sociétés. 

Les effets sont déjà palpables et s'accentuent: pollution des eaux et des sols, émissions croissantes de gaz à effet de serre, résistance aux antibiotiques, destruction de la biodiversité génétique, problèmes de sécurité alimentaire et de régime alimentaire, maladies chroniques, frais médicaux en rapport avec le développement et la diffusion d'épizooties, oppression des petits paysans et l'accroissement des inégalités entre les pauvres et les riches. Ceci devrait être de bonnes raisons pour impulser un changement de cap afin de garantir à long terme et durablement tant la sécurité alimentaire que le développement. Selon le rapport agricole mondial la poursuite des politiques agricoles actuelles n'est pas une option. Il faut des solutions pour une agriculture productive, écologique et sociale. En vue de la limitation des terres cultivables, des défis climatiques et d'alimentation, l'alternative est une agriculture multifonctionnelle, locale et de petite structure. Il n'y pas qu'en Chine où les politiques agricoles et alimentaires doivent orienter les conditions cadres des marchés dans cette optique. Les petits producteurs occupent une position clé dans le système alimentaire chinois et ils ont besoin d'être soutenus pour le développement d'un avenir durable. En reconnaissant ces faits, au lieu de s'adonner à une jubilation aveugle en faveur du libre-échange, le Conseil fédéral et l'Union Suisse des Paysans pourraient apporter leur contribution à la solution des ces questions d'importance globale.

Uniterre. 

*King, Farmers of Forty Centuries, Or Permanent Agriculture in China, Korea, and Japan, 1911

 

Source : La souveraineté alimentaire de la Suisse mise en péril par l'accord de libre échange entre la Suisse et la Chine

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 23:56

 

 

 

par Vicky Peláez

 

La Terre n’appartient pas à l’homme,
c’est l’homme qui appartient à la Terre

(Sagesse amérindienne).

 

Il est de ces événements internationaux que la presse mondialisée s’efforce de passer sous silence ou simplement d’occulter afin d’éviter qu’ils ne se propagent et perturbent l’agenda des multinationales, qualifiées de « club international des banquiers et des guerriers » par l’écrivain Eduardo Galeano. Leur dessein est de contrôler non seulement la vie humaine, mais aussi la nature. C’est ainsi qu’est passé inaperçu le « 5e Sommet continental », qui s’est tenu récemment dans le territoire autochtone La Maria dans le département du Cauca en Colombie, terre de la communauté indigène Nasa, où 4 000 représentants indigènes du continent américain ont formulé des propositions pour la défense de la Terre-Mère et ont exprimé leur rejet du modèle économique néolibéral dominant.

Les chefs de plus de 40 ethnies – parmi lesquelles, les Emberá, les Wayuu, les Guaraní, les Mapuche, les Arauco, les Machiguenga – ont exigé un arrêt des signatures de Traités Bilatéraux d’Investissement (TBI) et d’Accords de Libre Échange (TLC) qui créent des politiques d’expropriation de ressources naturelles et des règles permettant le pillage des biens et des cultures des peuples. Les communautés amérindiennes s’inquiètent de la décision prise par quatre pays d’Amérique latine (Chili, Colombie, Mexique et Pérou) de signer l’Accord de Partenariat Trans-pacifique (TPP en anglais) avec les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Vietnam, la Malaisie, Singapour et Brunei.

Le TPP, qui se négocie à huis clos et à l’initiative du gouvernement de Barack Obama, est qualifié de « cheval de Troyes corporatiste » ou de « NAFTA (accord de libre-échange nord-américain : États-Unis, Canada, Mexique) élevé aux stéroïdes », car il fait prévaloir les intérêts des multinationales sur les intérêts nationaux des pays signataires. Bien entendu, cet accord répond aux règles d’un marché libéralisé à l’extrême, mais, selon ses créateurs, multiplierait par deux le volume des exportations nord-américaines, harmoniserait les lois environnementales des pays signataires en fonction des intérêts des entreprises, et modifierait les standards de sécurité alimentaire.

De plus, les multinationales prendront en charge la sécurité sociale, les fonds de pension et les mutuelles, restreignant le recours aux médicaments génériques, entre autres, comme le montre l’exemple du Guatemala : après que le pays a signé l’accord de libre échange États-Unis / pays d’Amérique Centrale (ALEAC), la vente de génériques a été interdite, faisant grimper immédiatement de 20% le prix des médicaments. Une des causes du coup d’État de 2009 au Honduras fut précisément la décision de l’ex-président Manuel Zelaya de conclure un accord avec Cuba afin de faire baisser le prix des médicaments. Les 4 000 représentants amérindiens ont exprimé un NON ferme et définitif à ces pratiques et exhortent leurs gouvernements à préserver la souveraineté de leurs pays en cessant de conclure des accords de libre-échange.

Les participants au Sommet Continental ont farouchement rejeté le recours aux cultures transgéniques de la multinationale Monsanto sur les territoires indigènes du continent et ont appelé en Colombie à l’abrogation de la résolution 9.70 du traité de libre-échange avec les États-Unis. Cette loi interdit l’usage par les agriculteurs de semences naturelles et les contraint à n’utiliser que les « semences certifiées ». Autrement dit, les 14 millions de paysans colombiens sont dans l’obligation d’utiliser exclusivement des semences transgéniques stériles produites par Monsanto, Cargill, DuPont, Dow Chemical Co. et par plusieurs autres entreprises. Selon Carlo Petrini, le pape de la gastronomie et de l’alimentation, à l’heure actuelle, « 80% des semences de la planète appartiennent à 5 multinationales ». Selon le spécialiste, quand l’industrie aura mis la main sur la totalité de la production, ce sera la mort des paysans et des agriculteurs.

Les peuples indigènes d’Amérique latine, à l’instar de tous les hommes de conscience, s’opposent au projet des multinationales de faire de la nature une marchandise, elles qui en sont déconnectées, alors que, comme l’explique Eduardo Galeano « les cultures amérindiennes la vivent de l’intérieur », et la considèrent comme partie intégrante de leur propre existence. Ils se rendent parfaitement compte que le système actuel mondialisé réunit les conditions idéales pour la destruction de l’environnement, et comme l’affirme Carlo Petrini, « produit un gâchis jamais vu dans toute l’histoire de l’humanité, il n’a aucun respect pour les traditions, il détruit les peuples et confisque l’avenir ».

Selon ce spécialiste, affirmer que « ces vingt dernières années, on a utilisé plus de produits chimiques qu’au cours des 120 années qui ont précédé » n’est pas une révélation. Les peuples amérindiens réunis en Colombie s’inquiètent du modèle prédateur et d’exploitation irrationnelle qui « met en péril la vie et la survie de l’ensemble des êtres vivants de la planète ». Les récentes critiques émises par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) des Nations Unies au gouvernement argentin confirment les inquiétudes exprimées lors du Sommet. Le déboisement, les engrais chimiques, le soja transgénique et les mines à ciel ouvert « ont contraint les peuples indigènes à abandonner leurs terres », de plus l’utilisation de pesticides chimiques a « affecté la santé de ces communautés », comme le dit le rapport, qui conclut que le modèle agricole actuel porte atteinte à l’agriculture indigène.

Les peuples amérindiens sont extrêmement conscients de la situation, eux qui alertaient déjà il y a plusieurs décennies sur les dommages irréversibles qu’engendre la surexploitation des ressources échappant à tout contrôle sur la Terre-Mère et la nature dans son ensemble. L’industrie agricole et les politiques économiques extractivistes imposées par le néolibéralisme afin d’obtenir le maximum de bénéfices provoquent des dommages majeurs à l’environnement et affaiblissent l’agriculture paysanne. De plus, les lois anti-terroristes en vigueur dans la majorité des pays d’Amérique latine, du Honduras à l’Argentine, ouvrent la voie à l’agro-industrie et permettent de chasser les peuples primitifs de leur terre ancestrale, une violation évidente des droits de l’homme.

Les représentants indigènes ont également exigé l’annulation des concessions minières qui occupent actuellement de nombreux territoires indigènes sur tout le continent, et de mettre un terme à la vente par lots de leurs territoires aux compagnies pétrolières et minières. Au Pérou, à titre d’exemple, 72% de l’Amazonie a été divisé en lots pour plus de 30 multinationales productrices de gaz et de pétrole, en majorité américaines, européennes et chinoises, sur les zones les plus riches en termes de populations de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens. Le plus tragique est que 58 des 64 lots autorisés par les gouvernements d’Alejandro Toledo (2001-2006) et d’Alan Garcia (2006-2011) se situent sur les terres des communautés paysannes et indigènes. Le même phénomène se produit au Brésil, en Équateur, en Colombie et en Bolivie, où les explorations de pétrole et de gaz mettent en péril l’une des dernières forêts primitives à la biodiversité exceptionnelle.

Les projets d’extraction de gaz de schiste en Amérique latine suivent l’exemple des États-Unis et de l’Union européenne et représentent un nouveau danger pour la nature, puisqu’ils pollueraient les nappes phréatiques et mettraient en péril les générations futures. Il est d’ores et déjà prouvé que l’extraction de gaz naturel des formations géologiques appelées schiste gazifère par fracturation hydraulique (FH) pollue l’environnement. Selon des études scientifiques, chaque puits d’extraction nécessite entre 4 et 30 millions de litres d’eau et de 80 à 300 tonnes de produits chimiques cancérigènes, comme le benzène, le toluène, l’éthylbenzène ou le xylène.

Tous ces problèmes figurent dans la déclaration finale du 5e Sommet Continental, qui a déclaré le 12 octobre jour de la Résistance Continentale « contre le capitalisme extractiviste et le pillage des ressources naturelles par l’extraction minière, l’exploitation pétrolière, le gaz et les mégaprojets ». Les participants exigent de même que les Nations Unies signent une Déclaration Universelle des Droits de la Pachamama (la Terre-Mère) afin de pouvoir la défendre et la protéger sur l’ensemble de l’« Abya Yala », le continent américain.

Une prière maya dit :

« Ô Grand Créateur, Cœur du Ciel, Cœur de la Terre, notre Mère :
Donne-nous la vie, beaucoup de vie et une existence utile pour que nos peuples trouvent la paix dans toutes les nations du monde
 ».

Vicky Peláez pour Ria Novosti
Ria Novosti, Moscou, le 6 décembre 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Audrey Garcia-Santina

El Correo. Paris, 27 décembre 2013

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 23:49

 

 

 

Le Ve Sommet continental des peuples indigènes de l’Abya Yala (Amérique du Sud) — qui se tient dans la région de Cauca au sud-ouest de la Colombie à partir du lundi 11 novembre — s’est ouvert avec le IIe Sommet continental des femmes indigènes (les 11 et 12 novembre). Plus de 1 500 femmes y ont défini ensemble des propositions et des accords visant à défendre leurs droits, leurs peuples et la Terre-Mère. Parmi les principaux accords figurent le soutien au processus de paix en Colombie, les solutions face aux violences faites aux femmes, l’exigence de parité dans les mécanismes de gouvernement des communautés et des organisations.

Lors de ce sommet, un grand nombre d’autorités indigènes (en majorité des hommes) étaient présents lors des débats. Les femmes ont considéré cela comme une avancée puisque cela n’avait pas été le cas lors du premier Sommet des femmes qui s’était tenu quatre ans plus tôt à Puno (Pérou). « À Puno nous n’avions travaillé qu’entre femmes et nous n’avions pas obtenu un tel soutien. Lors de ce sommet-ci les autorités étaient présentes et ont soutenu nos propositions », a déclaré à ALAI une des organisatrices du Sommet, Arelis Uriana. « Nous nous sommes affirmées politiquement en tant qu’organisation de femmes indigènes », souligne la responsable de l’Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC), qui précise « notre principe de base doit être dès le départ celui de l’unité dans la dualité, un principe de complémentarité entre les hommes et les femmes. »

Lors de l’ouverture du Ve Sommet continental, le mercredi 13 novembre, plusieurs dirigeants ont insisté sur le fait qu’ils soutenaient la démarche des femmes, et ont fait part de leur souhait de participer aux groupes de travail. Gerardo Jumi, coordinateur général de la Coordination andine des organisations indigènes (CAOI), a expressément suggéré que toutes les résolutions du Sommet des femmes soient intégrées aux résolutions du Ve Sommet. Cette proposition a été acclamée.

Droits humains, paix et arrêt de la violence

Les échanges des femmes ont tout particulièrement porté sur l’élaboration de stratégies concernant les droits humains et collectifs des femmes indigènes, ainsi que sur la proposition de moyens pour lutter plus efficacement contre la violence, les discriminations, le racisme et les inégalités. D’autres thèmes ont été abordés, notamment la relation avec la Terre-Mère et le territoire, la cosmovision, les industries extractives dans les territoires indigènes, la militarisation, les frontières entre les peuples et la communication interculturelle.
Des messages de solidarité et de soutien concernant les négociations de paix en cours ont été adressés à la Colombie, l’hôte du Sommet. La proposition de demander au gouvernement du pays d’ouvrir la participation aux négociations aux peuples indigènes, en particulier aux femmes, a notamment été adoptée ; elle pourrait faire l’objet d’un processus d’accompagnement à l’échelle du continent.

Au sujet des violences faites aux femmes, la situation de la frontière entre le Guatemala et le Mexique a tout particulièrement été examinée. La décision a été prise de soutenir les organisations du Chiapas, qui demandent au ministère de l’Intérieur mexicain de décréter « une alerte pour faire face à la violence de genre » dans l’État du Chiapas. En effet, 92 femmes y ont été assassinées rien que cette année, et 52 de ces crimes sont des fémicides, dont les coupables demeurent en liberté.

Mercedes Osuna, déléguée du Mexique à la table de coordination du IIe Sommet, nous a expliqué que les victimes étaient majoritairement des femmes indigènes qui quittent leurs communautés à cause du manque de travail. On constate que bon nombre d’entre elles sont des migrantes originaires des pays d’Amérique centrale parties chercher du travail aux États-Unis. Elle souligne, « De même qu’à la frontière nord, entre le Mexique et les États-Unis, il y a un mur physique, à la frontière sud, le gouvernement mexicain a créé un mur de violence en cautionnant la présence des « maras salvatruchas » (ndt : gang ultra-violent d’Amérique Centrale) tout au long de la frontière, qu’il autorise à semer la terreur parmi les migrants. Ces femmes, assassinées au profit du trafic d’organes, sont séquestrées et prostituées, même quand elles sont mineures ; il y a beaucoup de cas de pornographie enfantine. C’est pourquoi nous voulons mettre ces gouvernements face à leurs responsabilités. Le manque de terres, la pollution des terres par les produits agrochimiques, le changement climatique, le manque de travail, voilà ce qui pousse ces femmes à émigrer ; on est bien confronté à de la violence structurelle »

Vers une coordination continentale des femmes indigènes

Les accords de la [Déclaration du IIe Sommet des femmes] reprennent la proposition énoncée à Puno — qui n’a toujours pas été concrétisée — de former une Coordination continentale des femmes indigènes de l’Abya Yala, en s’appuyant sur les coordinations sous-régionales existantes. La nécessité d’une rotation entre hommes et femmes aux fonctions d’autorité et d’une participation dans des conditions d’égalité au sein des communautés indigènes a également été mise en avant. En outre, il est instamment demandé aux communautés de mettre en œuvre des mesures qui bloquent l’accès à des postes de responsabilité aux personnes ayant des antécédents de violence envers les femmes et les enfants, ou bien des problèmes d’alcoolisme ou de toxicomanie.
Enfin, les autres propositions incluent notamment une rencontre autoconvoquée de femmes indigènes migrantes et la garantie d’une participation effective, c’est-à-dire avec leurs propres représentantes, des femmes indigènes dans les processus internationaux.

Les premiers accords du Ve Sommet

Le Ve Sommet continental des peuples indigènes, qui se tient dans la réserve de la communauté indigène La María, à Piendamó, dans le Cauca, jusqu’au 15 novembre, a communiqué ses premiers accords politiques [Déclaration politique du Ve Sommet continental]. Il est en particulier fait mention du jugement obtenu en faveur des peuples indigènes d’Amazonie, en Équateur, contre la transnationale Chevron-Texaco. Le jugement, qui vient d’être rendu par la Cour nationale de justice équatorienne, reconnaît l’entreprise coupable de la pollution environnementale et des impacts sociaux, territoriaux et culturels en découlant. Le communiqué du Ve Sommet salue cette victoire et va plus loin : « Nous lançons un appel à tous les peuples indigènes du continent et du monde pour qu’ils s’engagent collectivement dans des actions judiciaires visant à défendre le territoire et la vie, en se référant à la jurisprudence établie par la Cour nationale de justice d’Équateur. »

Il énonce également le rejet des « projets d’intégration néolibérale, tels que l’Alliance du Pacifique et la mise en place de Traités de libre-échange (TLC), qui représentent un attentat contre la souveraineté des États et des peuples, et qui ont des effets néfastes sur la souveraineté alimentaire et sur l’économie communautaire, sur la santé et sur le Sumak Kawsay (Vivre Bien) des peuples indigènes. »

Gerardo Jumi a indiqué à ALAI que le Ve Sommet avait pour objectif de rassembler les peuples indigènes et les organisations de la société civile autour de consensus et d’ainsi fortifier l’unité continentale. Le but est d’« aller vers l’amélioration des conditions des peuples, la démocratisation et de continuer à lutter contre la criminalisation, la persécution et la militarisation des territoires indigènes. » Il s’agit également d’harmoniser les moyens d’influence et le langage employé sur la scène internationale, par exemple concernant les Objectifs de développement pour le millénaire et l’Agenda 2015 de l’ONU. En particulier, les modalités de participation à la Conférence des peuples indigènes organisée par l’ONU à New-York en 2014 — dans le cadre de la Déclaration mondiale sur les droits des peuples indigènes — ont été définies.

La jeunesse indigène a également organisé une rencontre les 11 et 12 novembre, dans la réserve La María, à Piendamó. Le [Mandat de la jeunesse] fait état de l’engagement pris pour renforcer l’organisation des jeunes, afin de renforcer par là même l’organisation des peuples, grâce notamment à la création d’un conseil de coordination de la jeunesse. De plus, il est d’ores et déjà annoncé qu’un Ier Sommet continental de la jeunesse de l’Abya Yala se tiendrait lors du VIe Sommet des peuples. Les jeunes participants aspirent en outre à une éducation politique et à une coordination efficace de la communication. Ils ont également prévu d’organiser une manifestation pour la vie et pour le territoire à l’échelle du continent.

Alai-Amlatina. Équateur, le 15 novembre 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Jessica Pagazani

El Correo. Paris, le 6 décembre 2013

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 23:03

 


 

 

Congrès international sur les peuples indigènes d’Amérique latine, sans indigène 

Ollantay Itzamna

 

Dans la ville hospitalière de Oaxaca, du 28 au 31 octobre, près de 1600 académiciens et chercheurs indigénistes, en provenance de plus de 10 pays d’Amérique et d’Europe, se sont réunis pour assister au premier congrès international intitulé : « Les peuples indigènes d’Amérique latine, du XIXe au XXIe  siècles, avancés, perspectives et défis. » L’événement était organisé par le Centre d’investigation et d’Études supérieures en anthropologie sociale (CIESAS) de Mexico, avec une vingtaine d’autres institutions académiques et culturelles coorganisatrices. Les spécialistes des enjeux indigènes en Amérique latine, organisés en 156 symposium ont présenté et ont débattu sur les avancés de leurs recherches sur des thèmes tels que : Théorie y curriculum d’éducation interculturelle, dé-colonialisme, et épistémologies du Sud, migrations internes et internationales d’indigènes, agenda des peuples indigènes, terre-territoire-eau-forêts, État y citoyenneté des peuples indigènes, droits collectifs et gouvernements néo - extractivistes, etc.

 


 Vendeurs instalés devant la poste de Oaxaca de Juarez, Mexique

Les indigènes au Mexique

Au XVIe siècle, les européens ne purent cacher leur étonnement devant la quantité de peuples organisés , vivant dans des villes sur ces terres. La qualité humaine, et le contenu intellectuel et spirituel de ces civilisations étaient d’une qualité supérieure à celles habitées par le dieu du métal. Mais l’avarice fit que les visiteurs barbus attaquèrent leurs hôtes hospitaliers. Ils nièrent la condition humaine aux aborigènes pour s’approprier leurs biens et les convertir en esclaves.

Aux XVIe et XVIIe siècles, la Couronne espagnole organisa une infinité de peuples indigènes sur leurs terres communales respectives dans le but de les maintenir réunis pour leur charger l’impôt royal et avoir sous la main une main-d’œuvre indigène pour les nouveaux propriétaires terriens et miniers. Au commencement du XIXe siècle, avec la supposée indépendance menée par les prêtres Hidalgo et Morelos, l’esclavage indigène fut juridiquement aboli, mais le Mexique indépendant continua de bénéficier des biens et de la sueur des indigènes.

Au début du XX siècle, en 1910, Emiliano Zapata et Pancho Villa, lancèrent l’emblématique Révolution libérale mexicaine avec la promesse de moderniser le pays. Pour cela, la révolution dépeça les terres communales indigènes et les transféra, sous des titres individuels, à l’insipide bourgeoisie mexicaine. Convertissant les indigènes en « mexicains » sans terre, et surtout, en «prolétaires ruraux ».

L’argument fut : « La propriété privée est la base de l’investissement et le progrès. Les indiens sur des terres communales sont un obstacle au développement. » Ainsi, leur enlevèrent-ils non seulement leurs terres, mais aussi les sources hydriques et les forêts.

 

Dans ce contexte apparaît José Vasconcelos, pédagogue des libéraux pour construire la nation mexicaine, avec son projet d’éduquer (hispaniser et acculturer) les indigènes pour les inclure dans la nation mexicaine. C’est-à-dire : « Tuer culturellement l’indigène, tout en le préservant biologiquement parce que le Mexique officiel a besoin de sa force de travail. » Dans la dernière décennie du XXe siècle, les « célébrations » du cinquième centenaire de l’invasion européenne ainsi que le soulèvement zapatiste, montrèrent à la face du monde que les peuples indigènes étaient au Mexique sans être mexicains et que le projet de la nation et de l’État mexicain, sans indigène, avait échoué.

 

 

 

Un congrès international sur les peuples indigènes sans indigène

 

Actuellement, sur les 112 millions d’habitants que compte le Mexique, plus de 10% sont de culture indigène et parlent une langue indigène, répartis en 65 nations. Dans le seul État de Oaxaca, l’un des trois États les plus indigènes du pays, vivent 18 peuples qui, dans leur ensemble, représentent 34% de la population totale de cet État.  La ville accueillante et pittoresque d’Oaxaca n’affiche pas la palette polychrome culturellemixtequesoaxacamab1.jpg des villes du Guatemala, mais les visages, contextes et couleur des corps, indiquent que la ville est dynamisée par le sang zapotèque, population indigène majoritaire de cet État. Mais, même à cela, les Zapotèque ne furent pas invités au premier Congrès international sur les peuples indigènes d’Amérique latine réalisé à l’Institut culturel d’Oaxaca, et financé par des centres de recherches subventionnés par l’État mexicain.

Pourquoi ? N’y a-t-il pas de chercheurs ou d’académiciens indigènes en Amérique latine ? Pur racisme académique ? Gène des chercheurs autochtones de s’identifier comme tel ? Ou serait-ce que Vasconcelos continue d’être présent dans l’éducation « interculturelle » mexicaine et latino-américaine ?   

 

Indigénisme académique en plein XXIe siècle

Comme pour les libéraux, disciples de Comte, de Kant, de Darwin, etc., il était impossible d’être un pays progressiste en acceptant des autochtones comme des citoyens à part entière. Ainsi, également, l’académie métisse (porteuse d’une seule et unique civilisation), assume qu’ontologiquement il est impossible d’être indigène et académicien en même temps. Pour être académicien ou chercheur qualifié (selon les catégories occidentales) l’indigène doit vendre son âme, amputer sa langue et tuer sa logique symbolique rituelle. C’est ce que démontre le système d’éducation latino-américain qui demeure indigéno-phobique et latinisant (assimilation à la culture européenne).

Nous, peuples indigènes sommes assez anciens pour accéder à l’âge de la majorité et parler pour nous-mêmes. Nous savons qui nous sommes, ce que nous voulons et ce que nous refusons. Nous ne sommes plus de simples « informateurs » pour le travail des académies occidentalisantes. Le métisse, comme catégorie de compréhension occidentale, jamais ne pourra comprendre le monde, les aspirations et les processus des peuples indigènes. L’Occident est linéaire, rapide, violent et exclusif. Nous Nous sommes cycliques, pausés, cordiaux et inclusifs.

J’ai entendu, au Congrès international, des critiques sévères contre les processus de changement des pays andins comme s’il s’agissait de gouvernements

antipopulaires européens actuels, mais les temps des révolutions occidentales ne sont pas les temps des révolutions ou pachakutis andins. Pour étudier et comprendre cela, il est nécessaire d’avoir des catégories d’analyse et de compréhension indo-latino-américain. Comment faire entendre ceci aux académiciens figés dans leurs catégories métisses qui se méfient de l’indigène ?

Le jour où l’académie officielle latino-américaine reconnaîtra en pratique la coexistence des épistémologies et connaissances des peuples indigènes, commencera la libération de celle-ci, car elle demeure prisonnière de son discours multi-culturaliste, en s’efforçant de s’européaniser, alors que l’Europe des lumières n’est plus. Nous, peuples indigènes, fils et filles de la Terre-Mère, frères et sœurs dans le pluri-nivers, nous n’avons pas besoin d’indigénistes, ni de tutelles. Nous avons besoin de complices, d’activistes réflexifs et de penseurs accompagnateurs qui marchent sur le chemin poussiéreux, au-delà de l’asphalte.

 

 

Traduit par Yves Carrier depuis Rebelión

Source : FDC-2013-12.pub - FDC-2013-12.pdf 

 

Source L' 'autre guerre' contre les indigènes de Oaxaca

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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