17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 12:56

 

 

Le gouvernement des E.U. a lobotomisé plus de 2OOO vétérans de guerre

Par Army Times (depuis traduction par Correo del Orinico)

 


 

Credito: Archivo web

17 Décembre 2013. Le gouvernement des Etats-Unis a lobotomisé environs 2000 soldats vétérans ayant des infirmités mentales, et probablement des centaines en plus, pendant et après la Seconde Guerre Mondiale, d’après de archives oubliées, mémorandum, lettres et rapport du gouvernement exhumées par le quotidien étasunien de Wall Street Journal.

« J’avais le sentiment qu’ils allaient venir me lobotomiser », dit Roman Tritz, un pilote de bombardier de la Seconde Guerre Mondiale, au journal, dans un rapport publié mercredi. « Qu’ils aillent au diable »

Tritz raconte que les infirmiers de l’hôpital des vétérans l’ont plaqué au sol, et qu’il a commencé par résister.

Une semaine plus tard, juste avant ses trente ans, il fut lobotomisé.

Submergé par les troupes psychologiquement endommagées qui revenaient des champs de bataille d’Afrique du Nord, de l’Europe, du Pacifique, l’Administration des Vétérans a pratiqué l’opération sur les vétérans qu’ils diagnostiquaient comme dépressifs, psychotiques et schizophrènes, et occasionnellement sur des personnes identifiées comme homosexuels, dit le rapport.
 

L’usage par l’Administration des Vétérans de la lobotomie, par laquelle les médecins coupent les connexions entre les parties du cerveau dont on pensait alors qu’elles contrôlent les émotions, fut connu des cercles médicaux à la fin de 1940 et au début de 1950, et est occasionnellement cité dans les textes médicaux. Mais la pratique par l’administration des Vétérans, jamais diffusée largement, disparu il y a longtemps de la vue du public. Même le Département des Affaires des Vétérans des États-Unis dit qu’il ne possède pas les registres qui détaillent la création et l’ampleur de ces programmes de lobotomie.

La série de rapports du quotidien Wall Street Journal commence par les archives appelées des Soldats Oubliés le mercredi et inclus un documentaire, des photos archivées, des cartes et des registres médicaux.

Les archives des lobotomies oubliées, registres militaires et entrevues avec les familles des vétérans révèlent des détails de vie qui se sont très mal passées, d’après ce que révèle le journal.



Traducción por Ivana Cardinale para el Correo del Orinoco

 Source en espagnol :Gobierno de EE.UU. lobotomizó a más de 2000 veteranos de guerra

Traduction Anne Wolff

Pour ceux que cela intéresse, des textes liés

La lobotomie, une pratique barbare ou une avancée thérapeutique ? - le Plus 

Un bon résumé pour comprendre dans quelle idéologie se place la lobotomie et les techniques ultérieures « améliorées », telle, la dernière en date, l’introduction d’une électrode dans le cerveau que prône l’auteur.

Walter Jackson Freeman - Wikipédia

Aux USA, c’est par dizaines de milliers que des personnes furent lobotomisées. Le maître lobotomiste, Freedman’ se déplaçant d’un état à l’autre pour aller soulager les patients de leurs neurones présumés dérangeant, et avec un taux de 14% de décès, radical, usant d’abord du marteaux et de pics à glace (un, et puis deux),il enfonçait son outil « chirurgical » avant d’imprimer un mouvement de torsion pour détruire les cellules en cause (et sans doute quelques autres), c’est lui qui a personnellement opéré Rosemary Kennedy, avec les conséquences que l’on sait et Howard D. dont il est question à l’article suivant.et dont la photo de l’opération figure dans le premier

Moi, Howard D., lobotomisé

En lisant le récit d’Howard, le plus jeune patient à avoir subit cette destruction de cellules neuronales, et constatant qu’il mènera plus tard une vie normale, contrairement à l’immense majorité de ceux qui ayant subit cette intervention sombraient dans l’apathie, une question me vient à l’esprit : dans quelle mesure si les cellules détruites ne sont pas trop nombreuses et importantes, le cerveau n’est-il pas capable de recréer des connexions susceptibles de compenser l’handicap. Le cerveau étant dans son état normal de fonctionnement une dimension fractale indéfinie (autrement dit le nombre de variable indépendante pour décrire son fonctionnement tend vers l’infini), on peut raisonnablement supposer que la vision réductrice des neuropsychiatres à travers l’histoire ait fait beaucoup plus de mal que de bien.

 

« A l’époque on soignait les patient atteints de méningites en leur mettant des glaçons sur la tête, et les patients…mourraient »

Henri Laborit (La Nouvelle Grille. De mémoire)

Dans ce livre, Henri Laborit, un scientifique de pointe dans le domaine de l’anesthésie nous décrit les traitements appliqués aujourd’hui aux traitements des « troubles mentaux » comme des analogues chimiques de la lobotomie, qui rompent des connexions neuronales spécifiques afin de pouvoir pratiquer une « reprogrammation ». J’avais lu ce livre quand une amie m’expliqua dans les mêmes termes le traitement qu’elle subissait pour soigner ses « écarts de comportements ». Comme dirait plus tard un ami commun, je l’ai connue alcoolique, je l’ai connue droguée, je l’ai vue hystérique, mais au moins, elle était vivante ! Je partage ce point de vue.

Le traitement des « maladies mentales » m’a longtemps intéressée.

A 16 ans à la demande de ma mère, le médecin me prescrit ce qui était alors de mode du lexotan. Etais-je une adolescente perturbée ? Non pas vraiment, je travaillais, militais, voyageais et faisait beaucoup la fête, j’ai eu une adolescence géniale, une force pour le restant de mes jours, je débordais d’énergie, ça oui. Comme leur saloperie de médicament me coupait cette énergie, je le balance vite fait… bien m‘en pris les copines qui ont gentiment obéi me raconteront plus tard, les perturbations mentales que son ingestion avaient provoquées chez elles. Cela ne manque pas d’évoquer pour moi cette sœur de Kennedy moins brillante, plus futile que le reste de la fratrie, qui subit cette opération, de la main de Freedman’ dont on pourrait dire cyniquement que d’une jeune écervelée, il fit une décérébrée, légume pour le restant de ces jours.

 

 A 21 ans assez déstabilisée par des événements historico-personnel (décès et suicides de proches) et les délires de mon entourage, je me tire à la campagne, avec un bouquin : « La folie, la famille, la société » des antipsychiatres Cooper et Laing. Quand j’en ai eu terminé la lecture, les pièces du puzzle étaient en place, et j’avais compris que je jouissais d’une excellente santé mentale, qu’il n’y avait rien d’anormal à se retrouver déstabilisée par des événements violents de la vie, qu’il fallait prendre le temps du deuil et la distance nécessaire pour retrouver son équilibre sans subir de pressions. Il est vrai aussi qu’avant de lire ce livre, pour garder ma stabilité, je m’étais réfugiée dans l’étude des maths et des sciences et comme j’étais bonne, les étoiles lointaines des physiciens me donnaient un point fixe, une référence inaliénable. Cela m’a appris qu’une activité passionnante dans laquelle on se donne à fond est une bonne manière d’encaisser les émotionnellement coups durs de la vie.

Depuis les seules questions que je me suis posé concernant ma santé mentale, c’est en découvrant les horreurs qui se produisent dans le monde, dans notre monde, et la volontaire planification de certaines d’entre elles, je me suis demandé si je n’étais pas en état de cauchemar hallucinatoire. Mais mon esprit logique a pris le dessus sur les émotions, cela est réel, l’uranium appauvri, les tortures, les meurtres de dissidents, et aujourd’hui le retour du fascisme en Espagne sont malheureusement aussi réels que ne le fut la dictature de Pinochet.

Sans doute cet esprit de solidarité qui ne m’a jamais quittée, semble de plus en plus criminalisé et sans doute parfois est-il vu comme une anomalie… c’est lui qui m’a amenée à m’intéresser au traitement des maladies mentales. Si j’y avais échappé par un instinct de survie et une intelligence de la situation, d’autres n’avaient pas ces bons réflexes, et subissait des traitements qui transformaient des déstabilisations temporaires en états permanents.

Dans la plupart des cas, on ne soigne pas les troubles mentaux, on essaye de les faire disparaître et pour cela pendant des décennies, on a pas reculé et pratiqué sans compter la lobotomie. Ce ne sont pas que les troubles mentaux qui sont soignés par ce mode de traitements réducteurs, les anomalies (un sous-ensemble) de la diversité doivent cesser d’être visible du « bon peuple », comme les pauvres au Chili planqués derrière les murs de leur ghetto pour ne pas troubler la vision d’Ordre qui était le label de la dictature de Pinochet, pour la plus grande satisfaction d’une certaine oligarchie. Apartheid et invisibilisation sont des composantes clé du système qui se met en place.

Comme les SDF qui dans plusieurs pays, USA, Hollande, Hongrie, Espagne… à présent des malades mentaux ont toutes les chances de se retrouver en prison, en Espagne et aux USA, les malades mentaux sans abri, ni ressources pour lesquels il n’existe plus de lieux de traitements…pas de budget pour cela, mais qu’on ne peut tout de même pas laisser traîner dans les rues au su et vu de tous.

Aujourd’hui en Belgique et en Europe, la maladie mentale est considérée comme un grave problème de santé publique qui affecte particulièrement ceux « qui n’ont pas d’emploi « ,mais le reste de la société est loin d’être épargnée. Et les enfants sont de plus en plus souvent traités pour de prétendus troubles mentaux, là où il y a le plus souvent un « trop plein » d’énergie et de vivacité, ce qui est souvent directement proportionnel à faire des bêtises par excès de curiosité ou à troubler la tranquillité de sa famille et de leur classe à l’école. Envoyez les courir dans les bois jusqu’à ce qu’épuisement s’en suive, encouragez leur curiosité en y répondant, en leur proposant des moyens de la satisfaire et pour la plupart les choses s’arrangeront d’elles-mêmes.

Je ne doute pas qu’il existe de vraies maladies mentales, mais elles sont rares. Depuis que j’ai lu le bouquin de Cooper et Laing, une image m’accompagne : celle d’une personne oscillant au bord d’un gouffre, une main tendue permet d’échapper au danger, alors qu’une petite poussée peut précipiter la personne au fond du gouffre…il s’agit de presque rien, une force minime mais exercée dans une direction elle provoque une catastrophe qui sera peut-être sans issue alors qu’exercée dans l’autre sens elle transforme ce bord de gouffre en mauvais souvenir sans incidence significative sur le reste de l’existence de la personne.

Les questions que je me pose :

Dans quelle mesure certains traitements ne cristallisent-ils pas une déstabilisation qui bénéficiant de l’entourage adéquat aurait pu être passagère, en la transformant en trouble mentale permanent ?

Ne serait-il pas urgent de faire de vraies recherches pour distinguer les comportements collectifs qui permettent à un groupe de pousser une personne vers le fond du gouffre sans que personne finalement ne se sente personnellement responsable d’une chute qui aurait pu être facilement évitée ?

Anne W.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 13:54

 

Quel est le véritable programme de l’état policier américain?

Paul Craig Roberts
 
Dans ma dernière chronique, j’ai souligné qu’il était important pour les citoyens américains d’exiger de savoir quels sont les vrais programmes qui sont derrière les guerres qu’ont choisi de faire les régimes de Bush et d’Obama. Ce sont des guerres majeures à long terme d’une durée de deux à trois fois celle de la Seconde Guerre mondiale.
Forbes rapporte que un million de soldats américains ont été blessés en Irak et en Afghanistan. http://www.forbes.com/sites/rebeccaruiz/2013/11/04/report-a-million-veterans-injured-in-iraq-afghanistan-wars/
RT rapporte que le coût du maintien de chaque soldat américain en Afghanistan a augmenté de 1,3 million de dollars à 2,1 millions de dollars par soldat. http://rt.com/usa/us-afghanistan-pentagon-troops-budget-721/
Matthew J. Nasuti rapporte dans Kabul Press qu’il a coûté aux contribuables 50 millions de dollars pour tuer un soldat taliban. Cela signifie qu’il a coûté 1 milliard de dollars pour tuer 20 combattants talibans. http://kabulpress.org/my/spip.php?article32304 C’est une guerre qui ne peut être gagnée qu’au prix de la faillite totale des États-Unis.
Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont estimé que les dépenses déjà réalisées et les coûts futurs déjà engagés dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak se montent au moins à $ 6 trillons.
En d’autres termes, c’est le coût de ces deux guerres qui expliquent l’explosion de la dette publique américaine et les problèmes économiques et politiques associés à cette dette importante.
Qu’a gagné l’Amérique en échange de  $ 6 trillons et un million de soldats blessés, dont beaucoup très sévèrement?
En Irak, il y a maintenant un régime islamiste chiite allié à l’Iran à la place d’un régime laïc sunnite qui était un ennemi de l’Iran, le nouveau aussi dictatorial que l’ancien, qui préside sur les ruines de la guerre, au milieu d’une violence permanente aussi élevée que pendant la tentative d’occupation américaine, et des malformations congénitales abominables dues à des substances toxiques associées à l’invasion et à l’occupation américaine.
En Afghanistan, il y a des talibans invaincus et apparemment invincibles et un trafic de drogue ravivé qui inonde le monde occidental.
La cerise sur ces "succès" de Bush et Obama sont des demandes de partout dans le monde que les Américains et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair rendent des comptes sur leurs crimes de guerre. Certes, la réputation de Washington a chuté à la suite de ces deux guerres. Il n’y a plus aucun gouvernement de par le monde qui soit assez crédule pour croire un seul mot de ce que dit Washington.
Ce sont des coûts énormes pour des guerres pour lesquelles nous n’avons aucune explication.
Les régimes Bush / Obama ont mis au point diverses histoires de couverture: une «guerre contre le terrorisme», «Nous devons les tuer là-bas avant qu’ils ne viennent ici», «armes de destruction massive», «vengeance pour le 11/9», «Oussama ben Laden» (qui est mort de ses maladies en Décembre 2001, comme ça a été largement rapporté à l’époque).
Aucune de ces explications n’est viable. Ni les talibans ni Saddam Hussein n’ont été engagés dans le terrorisme aux États-Unis. Comme les inspecteurs en désarmement en avaient informé le régime de Bush, il n’y avait pas d’ADM en Irak. Envahir les pays musulmans et massacrer des civils sont plus susceptibles de créer des terroristes plutôt que de les supprimer. Selon l’histoire officielle, les pirates de l’air du 11/9 et Oussama ben Laden étaient Saoudiens, pas Afghans ou Irakiens. Pourtant, ce n’était pas l’Arabie saoudite qui a été envahie.
La démocratie et un gouvernement responsable n’existent tout simplement pas lorsque le pouvoir exécutif peut amener un pays à la guerre au nom d’agendas secrets opérant derrière des histoires de couverture qui sont des mensonges transparents.
Il est tout aussi important de poser ces mêmes questions au sujet du programme de l’état policier américain. Pourquoi Bush et Obama ont-ils supprimé la protection de la loi comme bouclier pour le peuple pour la transformer en une arme dans les mains de l’exécutif ? Comment les Américains sont-ils plus en sécurité en se débarrassant de leurs libertés civiles ? La détention illimitée et sans application normale de la loi sont les maîtres mots de l’Etat tyrannique. Ils sont le terrorisme, pas une protection contre le terrorisme. Pourquoi toutes les communications de chaque Américain et apparemment les communications de la plupart des autres personnes dans le monde, y compris les alliés européens les plus fidèles de Washington, sont susceptibles d’être interceptées et stockées dans une gigantesque base de données de l’état policier? Comment cela protège-t-il les Américains contre les terroristes?
Pourquoi est-il nécessaire pour Washington d’attaquer la liberté de la presse et d’expression, de fouler aux pieds la loi qui protège les dénonciateurs comme Bradley Manning et Edward Snowden, de criminaliser la dissidence et les manifestations, et de menacer des journalistes tels que Julian Assange, Glenn Greenwald et le journaliste de Fox News James Rosen ? http://www.nytimes.com/2013/05/22/opinion/another-chilling-leak-investigation.html?_r=0
Comment le fait de garder les citoyens dans l’ignorance des crimes de leur gouvernement peut-il les mettre à l’abri des terroristes ?
Ces persécutions des diseurs de vérité n’ont rien à voir avec la «sécurité nationale» et le fait de "mettre les américains à l’abri des terroristes." Le seul but de ces persécutions est de protéger le pouvoir exécutif contre la révélation de ses crimes. Certains des crimes de Washington sont si horribles que la Cour pénale internationale prononcerait une condamnation à mort si les coupables pouvaient être traduits en justice. Un gouvernement qui va détruire les protections constitutionnelles de la liberté d’expression et de la liberté de la presse afin d’empêcher que ses actions criminelles ne soient divulguées est un gouvernement tyrannique.
On hésite à poser ces questions et même à faire les remarques les plus évidentes de peur non seulement d’être mis sur une liste de surveillance et d’être sous le coup d’une accusation ou une autre, mais aussi par crainte que ces questions puissent provoquer un false flag qui pourrait servir à justifier l’état policier qui a été mis en place.
C’est peut-être ce qu’a été l’attentat du marathon de Boston. Les déclarations du gouvernement ont pris le pas sur la preuve de la culpabilité des deux frères. Il n’y a rien de nouveau dans la manière dont le gouvernement piège des boucs émissaires. Ce qui est nouveau et sans précédent c’est le verrouillage de Boston et sa banlieue, l’apparition de 10.000 soldats lourdement armés et des chars pour patrouiller dans les rues et fouiller sans mandat les maisons des citoyens, tout cela au nom de la protection du public contre un enfant blessé de 19 ans.
Non seulement rien de ce genre n’est jamais arrivé aux États-Unis, mais aussi ce n’aurait pas pu être organisé sous l’impulsion du moment. Ça devait déjà être en place, en attente pour l’événement. Ce fut un galop d’essai pour ce qui est à venir.
Les américains ( et les européens Note de Lecture) ignorants, les conservateurs du type « la loi et l’ordre », particulièrement crédules, n’ont même aucune idée sur la militarisation de leur police locale. J’ai regardé les forces de police locale s’entrainer dans des clubs de tir. Les policiers ont appris à tirer d’abord non pas une fois mais plusieurs fois, pour protéger leurs vies en premier à tout prix, et non pas à risquer leur vie en posant des questions. C’est pourquoi un gamin de 13 ans avec le fusil jouet a été mis en pièces. Un interrogatoire aurait révélé qu’il s’agissait d’une arme-jouet, mais interroger le "suspect" aurait pu mettre en danger les précieux policiers qui sont formés pour ne prendre aucun risque.
La police opère de la même manière que le pouvoir de tuer présidentiel d’Obama : assassiner d’abord, puis créer un dossier contre la victime.
En d’autres termes, cher citoyen américain, votre vie ne vaut rien, mais les policiers que vous payez, non seulement n’ont aucun compte à rendre, mais aussi leurs vies ont une valeur inestimable. Si vous vous faites tuer dans l’exercice de leur fonction, ce n’est pas une grosse affaire. Mais ne blessez pas un policier voyou dans un acte de légitime défense. Je veux dire, qui pensez-vous que vous êtes, une sorte d’américain mythique, libre avec des droits ?
Traduction : Avic
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 18:48

 

 

 

Un évènement fort peu relayé en Français alors qu’il semble pourtant d’une grande importance dans le contexte actuel.

Voir également 1 million camionneurs veulent protester contre obama en bloquant l'amérique !

 

 

Tweeter élimine un compte d’activistes camionneurs qui préparent une manifestation massive aux Etats-Unis

Par Russia Today

 


1 million camionneurs veulent protester contre obama en bloquant l'amérique !

Washington, le 8 octobre. Tweeter a suspendu le compte d’un groupe, composé par des millions de camionneurs des Etats-Unis, qui ont attiré l’attention de tout le pays par leur plan de paralyser le trafic dans la majorité des Etats afin de demander la détention de membres du Congrès.

Le groupe de Camionneurs pour la Constitution planifie son action pour le 11 octobre et déclare qu’elle durera trois jours. Les camionneurs, tiennent entre autres villes, la capitale pour cible, ils désirent exprimer leur désapprobation au Leaders politiques nationaux et défendre la patrie de la corruption, du programme de santé Obama Care et d’autres propositions de l’Administration de Barack Obama.

“Nous ne demandons pas des jugements politiques” déclare Earl Conlon, un camionneur de Géorgie qui se charge de la logistique de la manifestation, “nous demandons la détention de toutes les personnes du Gouvernement qui ont violéle serment de leur charge”. Les camionneurs porteront des calicots et des pancartes, banderoles, brassards et autres symboles. Les participants seront appuyés par un groupe de motocyclistes.

Cela va être très « amusant » pour chaque personne qui ne sera pas participante de la manifestation. Ceux qui n’auront pas de vignette de soutien à la fenêtre, je leur souhaite bonne chance. Personne n’entre,personne ne sort » dit Conlon

 

Tweeter a réagi à cette nouvelle en éliminant le compte du groupe. Malgré que le compte du groupe ait reçu 50 000 « j’aime » sur Facebook, son compte antérieur fut également fermé de manière permanente.

Source espagnole : Twitter elimina una cuenta de activistas camioneros que preparan una protesta masiva en EEUU 

Traduction Anne Wolff

 


truckers

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 15:55

 

Barack-Obama

 

La distinction faite entre gouvernement et régime est manifeste. Quiconque est un peu attentif ne manque pas dans distinguer les usages à présent consacrés, qui donnent à régime un caractère péjoratif.

 

Le système électoral étasunien est propice à une stratification du pouvoir. Si nous prenons  le président du Venezuela, Nicolas Maduro, vainqueur dans 17 état sur 26, avec le système étasunien son élection serait encore absolument plus incontestable qu’elle ne l’est.   Comme quoi…


Une autre distinction est moins évidente et permet un usage confusionnel, une gouvernance n’est pas un gouvernement. Une gouvernance est du côté de l’administration, de la gestion technocratique d’une société. Et je vois avec inquiétude ‘usage de plus en plus fréquent de ce terme quand il s’agit de qualifier des institutions politiques qui sont encore officiellement des gouvernements élus par les peuples. Le glissement sémantique correspond à un glissement de pouvoir, vers des sphères non élues qui prétendent assurer la gestion de la planète selon des modes technocratiques, ingénierie économique et sociale, modèle unique, intégré, global à échelle planétaire… c’est ce que je qualifie de « Grande Machination du Monde », au sens propre et figuré, pas un complot mais une idéologie qui utilise des moyens occultes, de propagande et la manipulation pour s’imposer à l’insu des peuples. Alors appelez cela comme vous voulez, ce qui est essentiel est de retenir que certains ont un projet de monde, un but global pour la planète, qui n’est pas exposé aux peuples de manière claire et transparente, mais agit en souterrain, et ce depuis des décennies, voir des générations. Ce qui inspire ce modèle est une idéologie, qui plus est une idéologie de type mécaniste, cette science des machines si favorable au développement industriel de la planète. Et ceux qui prétendent nous l’imposer au quotidien sont tout aussi fanatiques que l’étaient les Inquisiteurs dont ils descendent en droite ligne. Ce modème suppose une gouvernance mondiale centralisée, et nous voyons toutes les dérives actuelles qui au nom de l'économie, impose ces gouvernance technocratiques localement contre la volonté des peuples concernés et normalisent le modèle.


Je constate avec tristesse que tous les pôles émergeants de New "Nouvel Ordre Mondial" semblent se rallier  au modèle industriel. Cela donne envie de voir ce qui se passe en coulisse !

 

Anne W

Le régime d’Obama

Atilio Boron

 


 

En vertu d'une pratique bien ancrée, les gouvernements opposés à la domination nord-américaine sont automatiquement qualifiés de « régimes » par les grands médias de communication, par les intellectuels colonisés de seconde zone et par ceux que le grand dramaturge espagnol Alfonso Sastre appelle les intellectuels bien-pensants. En sciences politiques, le terme « régime » a pris une connotation foncièrement négative, dont il était dépourvu à l'origine. Jusqu'au milieu du XXe siècle, on parlait d'un régime féodal, d'un régime monarchique ou d'un régime démocratique pour se référer à l'ensemble de lois, d'institutions et de traditions politiques et culturelles caractéristiques d'un système politique. Or, avec la Guerre froide, puis avec la contre-révolution néoconservatrice, le vocable a acquis un tout autre sens. Actuellement, il est utilisé pour stigmatiser des gouvernements ou des États qui refusent de se plier aux diktats de Washington et auxquels sont collées les étiquettes dépréciatives d'« autoritaire », voire de « tyrannies sanglantes ».
 
Toutefois, sans être particulièrement éclairé, on peut constater l'existence d'États manifestement despotiques que les chantres de la droite n'auraient jamais l'idée de qualifier de "régimes". Qui plus est, la conjoncture actuelle voit apparaître une pléthore d'analystes et de journalistes (dont quelques "progressistes" un tant soit peu distraits) qui ne répugnent nullement à employer le langage établi par l'empire. Dans leur bouche ou sous leur plume, il n'y a pas de gouvernement syrien, mais le "régime de Bachar el-Assad". 
 
La même dépréciation s'opère avec les pays bolivariens : au Venezuela, c'est le régime chaviste, en Équateur, le régime de Correa et la Bolivie subit les caprices du régime d'Evo Morales. Le fait que dans ces trois pays ont émergé des institutions ainsi que des formes de participation populaires et de fonctionnement démocratiques supérieurs à celles que connaissent les États-Unis et la grande majorité des pays du monde capitaliste développé est soigneusement passé sous silence. Comme il ne s'agit pas de pays amis des Etats-Unis, leur système politique ne peut être autre qu'un régime.
 
L'application de deux poids, deux mesures est manifeste. Les monarchies pétrolières du Golfe, pourtant autrement plus despotiques et brutales que le "régime" syrien, ne se verraient jamais affublées de ce terme. On parle du gouvernement d'Abdul Aziz ibn Abdillah, jamais du régime saoudien, même si l'Arabie saoudite ne dispose pas de parlement, mais d'une simple "Assemblée constitutive", formée d'amis et de parents du monarque, que les partis politiques membres sont expressément interdits et que la gouvernance est exercée par une dynastie qui occupe le pouvoir depuis des décennies.
 
Le Qatar présente exactement le même tableau, sans pour autant que le New York Times ou les médias hégémoniques d'Amérique latine et des Caraïbes évoquent le "régime saoudien" ou le "régime qatari". Par contre, le gouvernement de la Syrie – un État pourtant laïque au sein duquel cohabitaient encore récemment plusieurs religions, où existent des partis politiques reconnus légalement et doté d'un congrès monocaméral comprenant une représentation de l'opposition – est taxé de régime. Personne ne le débarrasse de cette étiquette.
 
En d'autres termes : un gouvernement ami, allié ou client des États-Unis peut être le pire oppresseur ou commettre les violations des droits de l'homme les plus graves, jamais il ne sera qualifié de régime par l'appareil de propagande du système. À l'inverse, ce terme est systématiquement appliqué aux gouvernements de pays tels que l'Iran, Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, l'Équateur et j'en passe. [1]
 
Pour constater cette tergiversation idéologique, il n'y a qu'à voir comment les journalistes de droite désignent le gouvernement américain, qu'ils considèrent comme le nec plus ultra de la réalisation démocratique. Pourtant, l'ancien président James Carter a lui-même dit que dans son pays, il n'y avait pas de démocratie qui fonctionne. Ce qu'il y a, c'est un État policier très habilement dissimulé, qui exerce une surveillance permanente et illégale sur ses citoyens, et dont la principale réalisation des trente dernières années a été de permettre que 1% de la population s'enrichisse comme jamais auparavant, au détriment de 90% de la population. 
 
Dans la même ligne critique vis-à-vis de cette cynique ploutocratie que sont les Etats-Unis, le philosophe politique Sheldon Wolin a défini le régime politique de son pays comme étant un "totalitarisme inversé". Selon lui, il s'agit "d'un phénomène qui (…) représente fondamentalement la maturité politique du pouvoir corporatif et de la démobilisation politique des citoyens” [2], à savoir la consolidation de la domination bourgeoise dans les principales situations d'oligopole et la désactivation politique des masses, ce qui provoque une apathie politique, l'abandon de la vie publique – et le dédain à son égard – ainsi que la fuite en avant dans l'approche privatiste vers une consommation effrénée soutenue par un endettement encore plus endiablé.
 
Le résultat : un régime totalitaire d'un genre nouveau, une démocratie particulière, en somme, sans citoyens ni institutions, dans laquelle le poids faramineux de l'establishment vide de tout contenu le discours et les institutions de la démocratie pour en faire une pauvre mascarade et les rendre absolument impropre à garantir la souveraineté populaire ou à concrétiser la vieille formule d'Abraham Lincoln définissant la démocratie come "le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple".
 
Par la magie de la gigantesque opération de falsification du langage, l'État américain est considérée comme une "administration", soit une organisation qui gère en toute transparence, impartialité et dans le respect de l'état de droit les affaires publiques en fonction de règles et de normes clairement établies. En réalité, comme l'affirme Noam Chomsky, rien de tout cela n'est vrai.
 
Les États-Unis constituent un État voyou qui viole comme nu autre le droit international ainsi que certains des droits et des lois les plus importants du pays. Au niveau national, les révélations récentes à propos des pratiques d'espionnage usitées par la NSA et d'autres agences contre la population américaine le prouvent, sans parler des atrocités perpétrées quotidiennement dans la prison de Guantánamo, ni du fléau chronique du racisme [3].
 
Par conséquent, je propose que nous ouvrions un nouveau front dans la lutte idéologique et qu'à compter d'aujourd'hui, nous désignions le gouvernement américain par les termes "régime d'Obama" ou "régime de la Maison-Blanche". Il s'agira d'un acte de justice, qui aura également pour effet d'améliorer notre capacité d'analyse et d'assainir le langage de la politique, contaminé et perverti par l'industrie culturelle de l'empire et par sa prolifique fabrique à mensonges.
 
Traduction : Collectif Investig'Action
 
Source : Atilio Boron
 
Notes : 
 
[1] Aux États-Unis, cette dualité de critères moraux a une longue histoire. Rappelons-nous la réponse du Président Franklin D. Roosevelt face à des membres du parti démocrate horrifiés par la brutalité des politiques répressives adoptées par Anastasio Somoza au Nicaragua : "Oui, c'est un fils de pute, mais c'est notre fils de pute". L'appellation pourrait s'appliquer aux monarques de l'Arabie saoudite et du Qatar, entre autres. Par contre, Bachar Al Assad n'est pas leur fils de pute, ce qui vaut à son gouvernement le qualificatif de "régime".
 
[2] Cf. Democracia Sociedad Anónima (Buenos Aires : Katz Editores, 2008) p. 3
 
[3] Pour en savoir davantage sur la violation systématique des droits de l'homme par le gouvernement américain, ou par le "régime" américain, voir : Atilio A. Boron et Andrea Vlahusic, El lado oscuro del imperio. La violación de los derechos humanos por Estados Unidos (Buenos Aires : Ediciones Luxemburg, 2009).
 
26 septembre 2013
 



http://alainet.org/active/67764

Le régime d’Obama - América Latina en Movimiento

 


El sueño americano is over

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 22:01

 

 


19 septembre 2013 par Breaking News

Une semaine après que près d'un million motards patriotiques ont convergé sur Washington DC, pour le 12e anniversaire du 11 septembre 2001, un grand groupe de camionneurs a annoncé ses plans pour arrêter le commerce dans tout le pays pour le mois prochain.


La grève est prévue comme une réponse à la "DC corruption qui est en train de détruire l'Amérique", selon la page Facebook du mouvement.


Les organisateurs affirment que les camionneurs qui prennent part à la grève ne transporteront pas des marchandises pendant trois jours, à partir du 11 octobre jusqu'au 13 octobre 2013.
Une campagne de médias sociaux lancée cette semaine, a déjà recueilli des dizaines de milliers de partisans.
L'événement doit inclure un convoi vers la capitale de la nation, et les premiers commentaires montrent que de nombreux chauffeurs sont impatients de rejoindre le mouvement. 



Photos de camions et de chauffeurs qui prennent part à l'événement sont constamment affichés à la page Facebook, "Les routiers vont arrêter l'Amérique", et beaucoup de ceux qui ne peuvent pas se joindre à nous s'engagent à laisser leurs véhicules stationnés pendant la grève.
En cas de succès, la grève pourrait entraîner des embouteillages importants - à la fois dans les rues de Washington DC et entre les points de livraison dans toute la nation.

 
Selon les administrateurs médias sociaux du mouvement, la grève de trois jours espère accomplir trois objectifs spécifiques.
En plus de l'interruption des livraisons de camions et de s'engager dans le convoi de camionneur, les organisateurs espèrent obtenir le soutien de la population générale.
L'appel à la grève générale parmi les citoyens américains de tous bords, l'objectif final est "non commercial. Non paiement des factures. Aucune utilisation d'argent pendant trois jours".

Incontestablement c'est un objectif noble et un grand nombre d'utilisateurs de Facebook semble enclin à y prendre part.
«Merci les routiers pour parler pour nous tous», écrit un partisan.
Plusieurs soutiennent que les livraisons absentes est un petit prix à payer si le gouvernement fédéral entend réellement le message. 

"Je peux très bien survivre pendant 30 jours ou le temps qu'il faut pour me réapprovisionner après l'arrêt du mouvement", a déclaré un autre utilisateur.

Il reste à voir si ce mouvement va réussir à ouvrir les yeux de ceux qui sont à Washington ou à être largement ignoré (comme le rallye des motards).

 Un fait est incontestable, cependant : des millions d'Américains, les motards, les camionneurs et tout le monde entre les deux en ont marre du statu quo au sein du gouvernement fédéral et sont prêts à aller très loin pour préserver cette grande nation pour les générations futures.

Rassemblements publics contre nos dirigeants corrompus deviennent monnaie courante, et cette grève prévue ne sera sûrement pas la dernière. 

Barack Obama a bien tenu sa promesse de campagne d'apporter le changement en Amérique 2008. 
L'indignation des Américains patriotes est la première étape pour finalement changer la nation.
 

Source :
http://www.westernjournalism.com/1-million-truckers-to-protest-obama-by-shutting-america-down/


Les routiers US maintenant rejoints par leurs homologues canadiens !

 
20 septembre 2013 par Suzanne Hamner
 

Beaucoup d'Américains soutiennent les conducteurs de 18 roues pour DC en s'engageant à boycotter ces trois jours, en restant chez eux et en évitant toutes les transactions d'argent pour ces jours. Quelques personnes offrent de payer pour les chambres d'hôtel et un repas ou deux pour les camionneurs.
Un arrêt de camion à Baton Rouge, il y a une offre 50 gallons de carburant gratuit pour les 20 premiers camionneurs qui viennent dans leur établissement pendant ces trois jours.

Une nouvelle page Facebook a surgi, pour les camionneurs canadiens qui font grève, ce qui suggère que leurs homologues canadiens montrent leur soutien à leurs frères et sœurs américaines du camionnage en s'arrêtant ainsi les mêmes jours.

Deux émissions de radio exhortent les chauffeurs de camion à appeler pour discuter des questions importantes. 

Le Réseau Éducation-Médias Guerilla demande aux chauffeurs de camion d'identifier les questions les plus importantes en plus du prix du carburant que les conducteurs aimeraient voir changer.
Si vous allez au magasin pour acheter quelque chose, c'est parce qu'un chauffeur de camion l'a livré.
Ces hommes et ces femmes sont prêts à risquer trois jours de leur vie pour protester contre la corruption à Washington.

Cet avis est donné pour que les personnes s'approvisionnent en articles pour ces trois jours et trois supplémentaires en raison du temps qu'il faudra pour que les marchandises arrivent à destination après le boycott.
Le médicament est habituellement distribué à 30 jours d'intervalle, alors assurez-vous que vous obtenez vos recharges avant le 11 Octobre.

Pour soutenir les conducteurs de camions et de participer, les individus peuvent cesser toutes les transactions d'argent pendant ces trois jours.

Source : http://freedomoutpost.com/2013/09/1-million-truckers-protest-now-joined-canadian-counterparts/#QAKlLAj680w2VCHZ.99

 

Via :
USA : Grève routiers anti-corruption 11-13/10 !

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 18:54

 

 

Spéculation sur la mort aux États-Unis

Bernard Gensane

Bernard Gensane

Le capitalisme financier a décidé de tout acheter et de tout vendre : l’eau, l’air, le génome humain, les recettes de grand-mère, les contrepoisons amazoniens à base de plantes. Il achète maintenant les vies et les morts, en s’attaquant aux plus faibles. C’est ce que nous a expliqué tout récemment le magazine de France 3 “ Pièces à convictions ”.

 

Outre-Atlantique, des personnes âgées revendent leur assurance décès, pour pallier le plus pressé, c’est-à-dire pour se payer des soins qui ne sont pas gratuits parce qu’elles ne disposent pas de la couverture sociale adéquate. Ces assurances sont rachetées à des malades aux abois par des épargnants privés ou, mieux encore, par des fonds d’investissement. Cela peut se passer dans de véritables foires, où il est proposé aux chalands du cancer de la prostate ou du pancréas (une valeur sûre), des problèmes respiratoires, du diabète etc. Dans cette forme de viager moderne, si la personne meurt, l’acheteur touche l’argent de l’assurance.

 

Lorsque le risque a été « réalisé », les bénéficiaires peuvent être informés en ces termes : « Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous informer que la police 7200490 a expiré plus d’un an avant l’échéance pronostiquée ! »

 

Les spéculateurs proviennent du monde entier, d’Europe, de France. Des banques comme le Crédit Agricole ou Parisbas proposent à leurs clients ces produits sur la mort à l’intérieur de portefeuilles divers et variés.

 

Pour le capitalisme, l’imagination est au pouvoir. On a récemment appris qu’un anonyme avait déboursé près de 500 000 euros pour pouvoir prendre un café avec Tim Cook, le patron d’Apple. À des fins caritatives, cela va sans dire.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:28

 

 

 

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Comment les E.U. convertissent trois pacifistes en violents terroristes.

 

FRAN QUIGLEY/KAOSENLARED –En seulement 10 mois, les E/U ont réussi à transformer une religieuse catholique de 82 ans et deux manifestants antinucléaires pour la paix accusés du délit d’entrée illégale en criminels fédéraux convaincus de violents crimes terroristes. A présent ils sont en prison, attendant leurs sentences pour leurs actions dans une installation de production d’armes nucléaires à Oak Ridge, Tenesse, leur histoire devrait faire froid dans le dos à toute personne préoccupée par la dissidence aux E.U.

Voici ce qui s’est passé

 Tôt le matin, le samedi 28 juin 2012, les pacifistes de longue date, la sœur Megan Rice, de 82 ans, Greg Boertje-Obed, de 57 ans et Michael Wallis de 63 ans, coupèrent la clôture métallique qui entoure l’installation de production des armes Oak-Ridge Y-12 et entrèrent illégalement dans la propriété. Y-12 appelé le Fort Knox de l’industrie d’armes nucléaires, entrepose des centaines de tonnes d’uranium hautement enrichi et travaille avec chacune des milliers d’armes nucléaires maintenue par les E.U.

Les trois se décrivent comme les Transform Now Plowshares, (Transformant maintenant  en socs). Ils arrivèrent comme des manifestants non violents pour désarmer symboliquement les armes. Portant des bibles, des déclarations écrites, des pancartes en faveur de la paix, des sprays de peintures, des fleurs, des bougies, des petites bouteilles de sang, du pain, des marteaux avec des versets bibliques et des cisailles. Leur intention étaient de suivre les paroles d’Isaïe 2:4 ; « De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l`épée contre une autre nation, plus personne n’enseignera la guerre à personne. » 

La sœur Megan Rice est une religieuse catholique de la Société du Saint Enfant Jésus depuis plus de 60 ans. Greg Boertje-Obed, menuisier, marié, avec une fille en âge d’université est vétéran de l’armée et vit dans une maison pour travailleurs catholiques à Duluth, Minnesota. Michael Walli, vétéran de deux périodes au Vietnam converti en pacifiste, vit à la Maison Dorothy Day pour Travailleurs catholiques à Washington DC.

Dans l’obscurité, les trois activistes coupèrent à travers un clôture portant une inscription qui disait ; “Défense d’entrer”. L’inscription disait que l’entrée non autorisée, un délit, était passible d’une peine allant jusqu’à un an de prison de d’une amende de 100 OOO dollars.

Aucun personnel de sécurité ne vint les confronter.

Alors  les trois grimpèrent une colline à travers d’épais arbustes, traversèrent une rue et continuèrent jusqu’à ce qu’ils voient l’Installation de Matériel d’Uranium Hautement Enrichi (Highly Enriched Uranium Materials Facility HEUMF) entourée de 3 clôtures,  illuminée par des lumières resplendissantes.

Alors ils coupèrent les 3 clôtures, pendirent leurs inscriptions pour la paix, et inscrivirent avec les sprays des consignes pour la paix dans le HEUMF. Ils ne virent  toujours pas de personnel de sécurité. Ils commencèrent à prier et chantèrent des chansons comme « Down by de Riverside » et « Peace is Flowing Like a River ».

Quand finalement arriva le personnel de sécurité, à presque 4h30 du matin, les trois se rendirent pacifiquement, furent arrêtés et emprisonnés.

Le lundi suivant, le 30 juillet, Rice, Boertje-Obes et Walli furent inculpés et accusés d’être entrés sans autorisation sur un site fédéral, un délit qui est sanctionné  d’une peine allant jusqu’à un an de prison.Frank Munger, un journaliste primé du Knoxville New Sentinel fut le premier à se demander publiquement : « Si quelques manifestants pacifistes désarmés habillés de vêtements obscurs peuvent arriver au centre du site en profitant de l’obscurité, cela provoque des questions quant à la sécurité de ce site face à des intrus plus menaçants ».

Le mercredi 1er août, on ordonna que toutes les opérations nucléaires à Y-12 soient suspendues afin que le site se concentre sur la sécurité. La détention pour sécurité » fut ordonnée par le contractant de sécurité en charge de Y-12 B&W Y-12(une société conjointe de Babcock & Willox Company & Bechtel National Inc.) et appuyée par l’administration Nationale de Sécurité Nucléaire.

Le jeudi 2 aout, Rice, Bertje-Odek et Walli se présentèrent devant le tribunal pour une audience préliminaire. Le gouvernement demanda que les trois soient détenus. Un procureur les qualifia de « danger potentiel pour la communauté » et demanda que les trois soient maintenus en prison jusqu’au procès. Le Magistrat des E.U. autorisa leur libération.

La sœur Megan Rice sortit de prison et admit rapidement devant les médias réunis que effectivement les trois étaient rentrés dans la propriété et qu’ils avaient agis en protestation contre les armes nucléaires. « Mais nous devions le faire, nous l’avons fait parce que nous voulions que soit révélée la vérité sur la criminalité qui existe ici, c’est notre devoir », dit Rice. Elle remit aussi en question toute l’industrie de l’armement nucléaire. « Nous avons le pouvoir, l’amour, la force et le courage pour en finir avec cela et transformer tout le projet, pour lequel ont été dépensés plus de 7,2 milliards de dollars », dit-elle. « La vérité nous soignera et soignera notre planète, soignera nos maladies, qui résultent de la désharmonie de la planète, causée par les pires armes de histoire de l’humanité, qui ne devraient pas exister. Pour cela nous offrons nos vies, pour la vérité sur la terrible existence de ces armes ».

Alors, le gouvernement commença à augmenter les accusations à l’encontre des manifestants antinucléaires  pour la paix.

Le jour suivant celui où le Magistrat ordonna la remise en liberté de Rice, Boertje-Obed et Walli, un agent du Département de l’Energie (DOE) déposa une plainte contre les trois avec ’une accusation de crime fédéral pour dommage à la propriété fédérale, un crime punissable d’une peine allant de zéro à 5 ans de prison, selon e code 18 des USA section 1363

L’agent de la DOE reconnu que les trois portaient une lettre qui déclarait “Nous sommes allé à l’installation Y-12 parce que notre propre humanité rejette les projets du nucléarisme, l’empire et la guerre. Notre foi dans l’amour et la non-violence nous encourage à croire que notre activité ici est nécessaire, que nous venons inviter à la transformation, à défaire le travail passé et présent de Y-12,à désarmer et en finir avec tous les efforts ultérieurs pour augmenter la capacité dY-12 vers une structure économique et sociale fondée dans la guerre et la construction de l’empire. »

Alors Rice, Boertje-Obed et Walli furent confrontés à une accusation de mauvaise conduite un crime passible de 6 ans de prison

Mais le gouvernement n’en resta pas là. La semaine suivante les accusations furent encore élargies. 

Le mardi 7 août, les E.U. élargirent les accusations contre les activistes pour la paix à trois charges. La première était l’accusation originelle de dommage à Y-12 en violation code  18, code 1361 des E.U., passible d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison. La seconde fut un dommage additionnel à la propriété fédérale supérieur à 1OOO dollars en violation du code 18 section 1363 des E.U. passible d’une peine allant jusqu’à 10 ans de prison. La troisième fut une accusation de pénétration illégale, un délit punissable d’une peine allant jusqu’à un an de prison selon le code 42 section 2278 des E.U.

A ce point, ils risquent jusqu’à 16 ans de prison. Et les actions des manifestants commencèrent à attirer l’attention du public national et international.

Le 2O août 2012, le New York Times publia une photo de la sœur Megan Rice en première page sous le titre « La religieuse qui fit irruption dans le sanctuaire nucléaire » ? Citant des experts nucléaires, qui qualifiaient leurs actions de « la plus grande rupture de la sécurité dans l’histoire du complexe atomique de la nation ».

 

A la fin du mois d’aout 2012, l’Inspecteur Général du Département de l’Energie publia un rapport exhaustif sur les failles de la sécurité d’Y-12. Qualifiant les activistes pour la paix de personne ayant enfreint la loi le rapport indique qu’ils purent aller aussi loin à cause de « multiples failles du système à différents niveaux ». Les failles citées incluaient « les caméras cassées depuis 6 mois, l’inefficacité de la réponse des alarmes, des problèmes de communication et beaucoup d’autres failles des contractants et de leur contrôleur fédéral.  Le rapport conclu que « Ironiquement la violation de la sécurité deY-12 pourrait avoir été un important « appel d’attention » concernant les problème de sécurité de l’installation ».

Le 4 octobre 2012, les défendeurs annoncèrent qu’ils avaient été informés de ce que, à moins de se déclarer coupables pour le moins d’un crime et de l’accusation de pénétration illégale,  ils seraient également accusés de sabotage contre le gouvernement, une accusation beaucoup plus grave. Plus de3000 personnes signèrent une pétition au Procureur Général des E.U. Holder, lui demandant qu’ils ne soient pas accusés de sabotage.

Mais le  décembre 2012, les E.U. présentèrent un nouvel acte d’accusation contre les manifestants. La première charge fut la nouvelle accusation promise de sabotage. Les accusés furent accusés d’intention d’endommager, interférer et faire obstruction à la défense nationale des E.U., de dommage intentionnel au E.U. et de dommage intentionnel aux installation nationale de sécurité en violation du Code 18 des E.U. section 2155, punissable de 20 ans de prison. Les charges 2 et 3 furent les accusations antérieures les crimes d’atteinte à la propriété, avec une condamnation potentielle à la prison allant jusqu’à 15 ans de plus. 

L’accusation originelle de délit de pénétration illégale avait totalement disparu. Rice, Boertje-Obed et Walli risquent alors jusqu’à 35 ans de prison.

En seulement 5 mois, les accusations du gouvernement les convertirent d’accusés d’un délit d’effraction en accusés de multiples crimes de sabotage. 

Le gouvernement connu également le succès en dépouillant les trois du droit de présenter quelque défense ou témoin concernant les effets dommageables des armes nucléaires. Le bureau du Procureur des E.U. présenta un document qu’il appelait « Motion pour exclure que les accusés présentent des arguments sur concernant les Justification de Défense ». Dans cette motion les E.U. demandent qu’il soit exclu que les manifestants pour la paix présentent des arguments en appuyant l’illégalité des armes nucléaires., l’immoralité des armes nucléaires, le  droit international ou des convictions religieuses, morales ou politique  concernant les armes nucléaires, les principes de Nuremberg développées depuis la  seconde guerre Mondiale, des protections en vertu du Premier Amendement, les nécessités ou le politique des E.U. concernant les armes nucléaires. »

 

Rice, Boertje-Obed et Walli argumentèrent contre la motion. Mais malgré un solide témignage de l’ex Procureur Général des E.U. Ramsey Clark, une déclaration dun médecin de réputation internationale et autres, le tribunal se prononça en défaveur des défendeurs.

Pendant ce temps, le Congrès examinait la violation de la sécurité, et l’attention des médias envers le jugement augmentait avec un notable article du Washington Post, avec une couverture de CNN et la participation de AP et Reuters.

Le procès eut lieu à Knoxville au début du mois de mai 2013. Les trois activistes furent accusés  de toutes les charges. Rice, Boertje-Obed et Walli furent appelés à la barre et admirent ce qu’ils avaient fait et expliquèrent pour quel motif. L’administrateur fédéral pour Y-12 dit que les manifestants avaient porté dommage à la crédibilité du site aux E.U. et globalement et il alla jusqu’à affirmer que leurs actes avaient eu un impact sur la dissuasion nucléaire.

Aussitôt que le jury se fut retiré, le gouvernement mis en prison les protestataires parce qu’ils avaient été convaincus de “crimes de violence”. Le gouvernement argumenta que couper des clôtures et peindre des consignes avec des sprays étaient des dommages à la propriété et en tant que tel constituaient un crime de violence pour lequel la loi imposait l’emprisonnement jusqu’au verdict.

La défense signala que Rice, Boertje-Obed et Walli étaient resté en liberté depuis leur arrestation sans aucun incident. Les avocats du gouvernement argumentèrent que deux des manifestants avaient violé leur liberté conditionnelle en participant à une audience du Congrès sur les problèmes de sécurité de Y-12, un acte qui avaient été approuvé par leurs agents de liberté conditionnelle..

Les trois furent emprisonnés immédiatement. Dans leur décision de mise en détention jusqu’au verdict, le tribunal argua que tant les sabotages comme les dommages à la propriété étaient définis par le Congrès comme des crimes fédéraux de terrorisme. Vu que les sentences potentielles étaient de dix années ou plus, le tribunal jugea qu’il y avait une forte présomption en faveur de l’incarcération, qui n’était infirmée par aucune circonstance spéciale qui justifiait leur mise en liberté jusqu’au verdict.

Les trois activistes non violents pour la paix sont actuellement en prison en tant que prisonniers fédéraux en attente du verdict qui sera prononcé le 23 septembre 2013.

En 10 mois une religieuse de 82 ans et deux pacifistes ont été transformés avec succès par le gouvernement des E.U. de manifestants non violents antinucléaires accusés d’un délit d’effraction en criminels convaincus de violents crimes terroristes.

Fran Quinley est un avocat dIndianapolis qui travaille sur des thèmes de pauvreté locale et internationea;e. Ses rubriques apparaissent toutes les deux semaines dans de Indianapolis Star.

Source anglaise: http://www.commondreams.org/view/2013/05/15-7

Source espagnole :

Cómo convirtió EEUU a tres pacifistas en violentos terroristas | CONTRAINJERENCIA

Traduction française Anne Wolff

 

three_0.jpgFrom left, Greg Boertje-Obed, Sister Megan Rice, and Michael Walli. (Photo: Saul Young/News Sentinel)

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 09:27

 

 

 

Par Jean Guy Allard

Los militares se han concedido el privilegio de tomar el control de las calles sin obtener el consentimiento previo de las autoridades 

Les militaires se sont accordé le privilège de prendre le contrôle des rues sans avoir à obtenir le consentement préalable des autorités.

Credito: Agencias


Le 16 mai 2013 – Le caractère fasciste du pouvoir impérial s’est accentué gravement ce lundi. Avec l’introduction d’un changement subtil à une réglementation de la loi intitulée “Appui de la Défense Civile des Agences d’Ordre Public”, les militaires se sont arrogé – silencieusement - le privilège de prendre le contrôle des rues sans obtenir le consentement préalable des autorités.

Un précédent qui change les règles du jeu respectées depuis des siècles, selon un texte de l’analyste Jed Morey, publié ce mardi sous les rotatives de Long Island Press de New YorK.


Selon Morey,  l’aspect le plus préoccupant de la modification de la norme est l’inclusion d’un langage imprécis qui permet l’intervention militaire en cas de “troubles civiles”.

Voici la nouvelle formulation telle qu’énoncée par le Pentagone :

« Les commandants militaires fédéraux détiennent l’autorité, en des circonstances d’urgence extraordinaire, quand l’autorisation préalable du président est impossible et les autorités locales dûment constituées sont incapables de contrôler la situation, de participer temporairement aux activités nécessaires pour calmer des troubles civiles imprévus à grande échelle. »

Bruce Afran, un avocat des libertés civiles et professeur de droit constitutionnel à l’université de Rutgers, cité par Morey, appelle la règle “une prise de pouvoir sans retenue par les militaires » et dit « Cela a un grand impact parce qu’en réalité cela viole la présomption qui veut que l’armée soit sous contrôle civil. »


Un des aspects les plus inquiétants des nouvelles procédures qui règlent le commandement militaire sur le terrain en cas de troubles civiles se réfère à l’autorité.

Non seulement on n’obtient pas que soient définies quelles circonstances seraient assez graves pour que l’autorisation du président soit impossible à obtenir mais bien que l’autorité présidentielle soit transférée complètements à quelques fonctionnaires de la Défense définis comme « commandants militaires »

 

Ceci n’est pas différent de la clause de pouvoirs d’urgence dans la Constitution [du Reich allemand] de Weimar. Il s’agit d’une concession de pouvoir d’urgence aux militaires pour gouverner dans n’importe quelle partie du pays à leur discrétion »

Afran exprime également son inquiétude au sujet de l’autorité concernée  par « participer à toutes les activités nécessaires pour étouffer les troubles à grande échelle »


« Toutes ses lois (répressives) ont quelque chose en commun et c’est qu’elles ne contiennent pas de définitions. Pour combien de temps veut dire temporelle ? Il n’y a rien ici qui le dise. Les définitions sont absurdement larges » insiste l’universitaire.

Le commentaire de Morey – intitulé « US Military « Power Grab » Goes Into Effect » (longislandpress.com) – permet de se rendre compte de l’évolution lente mais certaine de la « démocratie » nord-américaine vers le fascisme le plus authentique. Celui dont rêvent les grandes corporations qui en réalité orientent plus que jamais, le destin de cette nation.

La tragédie de Boston et n’importe quel évènement violent rapporté par la presse sensationnaliste ont pour fonction d’offrir au fascisme impérial des occasions d’expansion, face à un public bien conditionné, otage de son ignorance.

Source espagnole Escalofriante: el Pentágono se otorga el poder de reprimir “disturbios inesperados” 

Traduction Anne Wolff

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:14

Un texte qui me parle étrangement. Il est question ici des classes moyennes étasuniennes, pourtant hormis quelques détails spécifiques, je retrouve les constats que je fais ici en Belgique concernant notre classe moyenne locale.

Ainsi résonne cette réflexion entendue deux fois le même jour, la première dans les transports en communs bruxellois, la deuxième à une cinquantaine de kilomètres de là, dans un bistrot de campagne : « Il faut aller en vacances en Crète, c’est joli et c’est pas cher ». Aucune allusion à la dramatique situation que vivent les habitants de la Grèce, mais nous savons que les manières des touristes ne considèrent souvent les habitants des pays visités que dans leurs fonctions de domestiques.

Je pensais écrire un billet intitulé « Les gens s’en fichent ».

« J’’entends vos cris de « On s’en fout ! » qui résonnent dans ma tête », écrit l’auteur. 

 

Politique de la peur et de l’intimidation aux États-Unis : L’État terroriste américain

 

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Les conséquences de la dissonance cognitive qui règne dans la sous-élite américaine ? Encore plus de guerre, encore plus de mort pour tous les autres.

Parfois la partie émergée de l’iceberg apparaît telle qu’elle est, et les faits signalés corroborent l’expérience de la majorité. Le récent rapport publié par le Pew Research Center, qui circule désormais largement, montre que pas moins de 93% des ménages américains ont perdu du terrain lors de la fameuse reprise de 2009-2011. [ http://www.burlingtonfreepress.com/viewart/20130423/BUSINESS/304230011/Pew-93-households-lost-net-worth-2009-11 ]Ce rapport ne fait que valider ce que nous connaissons dans notre vie quotidienne, malgré l’écran de fumée des moyennes et les jeux de miroirs. Il n’y a pas de « reprise ». Les tranches faisant partie des 20% les plus favorisés parviennent tout juste à tenir bon.

C’est là la représentation la plus dure, la moins chargée de fioritures, que j’aie pu observer. Je répétais jusqu’à maintenant à ceux qui voulaient bien l’entendre que même s’il semblait y avoir une reprise pour ceux qui sont dans le créneau des 250.000 $ et plus, ce n’était clairement pas le cas pour les 80% restants [c'est-à-dire 100.000 $ de revenus combinés en 2010]. Pour la classe moyenne, le fait que la réalité soit si différente de ce qu’elle croit vivre (à savoir, qu’elle fait partie des 8-10% supérieurs) doit déjà constituer un choc à même de l’ébranler… Mais les données sont encore bien pires. Même les familles qui vont jusqu’à 500.000 $ (!) perdent du terrain.

Tout cela indique le désespoir des perspectives politiques de ceux que Zinn appelait les Gardes, et Chomsky le Clergé : ceux qui se portent tout à fait bien dans le système actuel, mais pensent qu’il nécessite quelques ajustements. Alors que ce groupe se clairsème, ses contradictions internes seront de plus en plus apparentes, et la réponse de l’État se fera plus dure, moins « élastique ». Et les ménages avec « deux bons boulots », disons plus de 100.000 $ chacun, pourraient-ils alors entrevoir un espoir, selon la fameuse mantra des « signes de croissance » qui était largement tombée dans l’oreille d’un sourd il y a quelques années ? Allons les gars ! Ça peut fonctionner ! We can !Il nous faut juste être un peu plus patients ! Etc.

Les ramifications politiques sont clairement inquiétantes. Ce secteur est crucial pour la viabilité et la légitimité perçue du système, et toute panique de sa part aurait des conséquences d’une portée considérable. Ces individus pourraient bien commencer à réaliser qu’eux aussi finiront pas être laissés pour compte dans le glissement des richesses, et qu’en fait, ils n’ont jamais vraiment été importants. Lentement mais sûrement, et à des degrés divers, ils se remémorent la soudaine révélation de Judas [la version d'Andrew Lloyd Weber, tout du moins] : « Mon Dieu, je suis malade. J’ai été utilisé, et tu l’as toujours su ! » Ils commencent tout juste à réaliser qu’ils sont confrontés à une bataille inégale, dans un jeu truqué contre la banque, qui se joue avec des dés pipés… Ajoutez toutes les images éculées que vous voudrez : ils n’ont pas de porte de sortie.

De façon paradoxale, dans la première vague de réaction à cette trahison fraîchement révélée de leurs patrons de la classe dirigeante, ils ne se retournent pas contre leurs maîtres. Non, ils expriment leur colère vis-à-vis de ceux qui sont plus bas, dans ce vieux jeu qui consiste à tuer le messager porteur de mauvaises nouvelles. En conséquence, ils deviennent de meilleurs « chuteurs », le terme que Jerry Seinfeld avait créé pour les spectateurs qui chut ! font régner l’ordre dans les cinémas… Chiens de garde, gardiens du temple… Ils ont toujours été là, mais dans leur conscience faisaient plus partie de la « gauche » professionnelle, véritable icône de la classe politique. Dans la période que nous traversons, leur colère est plus désespérée et plus diffuse à la fois : ils ont toujours été plus enclins par exemple à faire confiance à la police, à croire la version officielle des évènements, à éviter les sources d’information considérées par leur classe, position et expérience, comme « dépassant les bornes ». Ils n’ont que rarement, voire jamais, été du mauvais côté de la ligne officielle, été contraints de payer la caution d’un parent en prison ou été confrontés à des expériences raciales/racistes ; ils sont ainsi prêts et entraînés pour être les troupes d’élite intellectuelle du Discours Acceptable. Même face à la perfidie grandissante de leurs supérieurs de classe, ils ne peuvent pas (encore) se résoudre à mordre ce qu’ils considèrent toujours comme la main qui les nourrit. En conséquence, c’est à ceux qui sont de façon incongrue nommés « parasites » qu’ils s’en prennent, ceux qui leur semblent gâcher leur festin, alors même que la cacophonie de la dissonance cognitive se fait de plus en plus forte dans leur tête.

Les retombées brutales de ce jeu sont apparentes, tout autour de nous ; le nombre de victimes ne cesse d’augmenter, et le terrorisme d’État déterminé plonge de plus en plus dans l’horreur, dans sa tentative de maintenir ces styles de vie boursouflés par une hégémonie sur les ressources mondiales. Cette transaction échappe totalement aux « chuteurs », ou plutôt, ils en deviennent les sinistres supporters, qu’ils en soient conscients ou non. Ils sont capables, d’une façon ou d’une autre, de rationaliser la destruction totale de pays après pays, alors même qu’on leur montre que c’est par le mensonge qu’on les y pousse. Pour eux, le fait que leur gouvernement finance, arme et entraîne en Syrie et en Libye les mêmes terroristes islamistes qu’ils sont prêts à redouter ailleurs est sans importance. La simple règle mathématique de l’équilibre exige qu’ils reconnaissent et rejettent le rapport de 1000 pour 1 de la violence qui ravage le monde en leur nom, avec leur argent, avec leur silence (au mieux) et leur soutien enthousiaste (au pire). Ils s’en foutent, c’est tout ; et le privilège macabre qu’ils accordent aux victimes relativement peu nombreuses parmi les leurs (malgré tout l’horreur de leur propre calvaire) s’évapore lorsque l’on quitte leur bulle, pour aller là où le reste du monde pleure ses morts.

Les conséquences économiques de cette perte de leur statut leur fiche une trouille monstre ; mais bien que la logique (et une moralité de base) dussent exiger qu’ils se réveillent chacun matin avec à l’esprit le carnage sanglant de leur armée de drones, ce qui les préoccupe plutôt, c’est qu’ils ne soient plus en mesure de faire leur pèlerinage annuel chez Disney, ou que l’amélioration prévue de la cuisine, de la salle de bain, de la voiture ou du bateau doive être reportée. S’ils apparaissent pour cela comme des monstres, tant mieux, c’est le cas. Il y a quelque chose de fascinant dans cette horreur, celle qui consiste à la fois à n’avoir aucun pouvoir sur un système politique qui provoque de telles destructions et à le défendre, à le présenter comme étant acceptable et bénin, sans même avoir tenté de jouer le rôle du canari des anciennes mines, celui qui prévenait des coups de grisou, le minuscule animal qui crie « Nous sommes là ! » depuis la tour la plus haute qu’il puisse trouver. C’est plus qu’une imposture, plus qu’une honte. C’est un crime moral, une violation d’un devoir éthique qui produira des conséquences inimaginables lorsque l’équilibre finira par être rétabli. Et à mes lecteurs internationaux : oui, je suis conscient de l’égocentrisme de cette façon de se concentrer sur l’expérience « amérikaine » interne, et j’entends vos cris de « On s’en fout ! » qui résonnent dans ma tête. Si vous m’avez lu jusqu’ici, vous avez droit à tout mon respect. Parfois, il me semble qu’il est tout simplement nécessaire que je parle à et de mes compatriotes américains, du point de vue de quelqu’un qui partage leur expérience, même si c’est parfois de façon tangentielle.

Je pense que nous vivons une époque où « ça va barder ». Il faudra peut-être un an, peut-être deux, peut-être dix ; mais dans une perspective historique, nous vivons à cet instant, ce jour où, lorsque l’on se retournera sur le passé, il deviendra clair que tout a changé. C’est l’instant-pivot, celui qui est si brillamment illustré par le montage à la fin des Misérables, quand tous les acteurs sociaux, quel que soit leur rôle ou leur position, sentent que quelque chose de capital est à l’horizon : « Demain nous saurons ce que notre Dieu dans les cieux nous prépare. Encore une aube. Encore un jour. Demain ! »

Daniel Patrick Welch

 

Article original en anglais : Scared Americans and the US Terror State, le 11 mai 2013.

Traduit par Olivier Parrot

 

Source :
Politique de la peur et de l’intimidation aux États-Unis : L’État terroriste américain | Mondialisation

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 12:42

 

 

 

Par Jairo Mejía

 

Washington, 14 avril (EFE). Les milices aux USA grandissent dans l’ombre, alimentées par les vétérans de guerre, « patriotes » armés organisés sous la discipline militaire, convaincus que cela représente l’ultime garantie pour ne pas laisser au gouvernement le monopole de la force.

Malgré le débat pour améliorer le contrôle des armes aux USA, les données indiquent que l’affection pour les fusils et pistolets n’a pas diminué et, les milices, obscurs groupes armés qui s’érigent en garants du Second Amendement de la Constitution, ne cessent de croître en nombre.

Tim Vance, un des leaders de l’autoproclamée Milice Citoyenne de Virginie Numéro 10, explique dans une entrevue avec Efe que la Constitution envisage et protège la création de milices armées informelles pour la protection des droits des citoyens  

Cette protection date de 1776, quand 13 états des récemment nés Etats-Unis craignaient encore de voir leur indépendance menacée par des empires envahisseurs, quoique les membres de la milice assurent que ces axes persistent et gardent leur validité.

Les milices armées secrètes ont augmenté de quelques centaines il y a environ 4 ans jusqu’à 1300 groupes de « patriotes » et opposés au  gouvernement fédéral, selon les données de « Southern Poverty Law Center »

Ce qui fait que cette dernière année, le FBI a reconnu avoir sans cesse vu augmenter le nombre de demandes de renseignement de la part d’autorités locales pour brider ce mouvement toujours mieux armés et entraîné.

En plus, selon ce que reconnait Vance, lui-même, les guerres d’Irak et Afghanistan ont alimenté ces organisations -dont les participants s’unissent de manière volontaire et avec l’engagement de servir leur communauté - en vétéran initiés à l’usage des armes et tactiques de guerre.

“Nous ne sommes pas des groupes anti-gouvernements, nous sommes contre la tyrannie. Les Etats-Unis tiennent la meilleure forme de gouvernement jamais crée par l’homme et les milices sont sujettes de ce gouvernement et défendront le mode de vie étasuniens en accord avec la Constitution » indique Vance

Tout bien pesé, les autorités fédérales surveillent avec vigilance ce type de groupements paramilitaires qui accueillent des personnes avec des idéologies conspiratives et disposées à attaquer le gouvernement fédéral pour défendre des libertés qu’ils considèrent toujours plus restreintes, comme celle de la possession d’armes.

Il ne faut pas chercher très loin pour rencontrer de telles idées chez des citoyens de Virginie qui n’ont jamais entretenus de contact avec les milices « subreptices »

Tom Clarke, un défenseur à outrance du droit à porter des armes librement des milices, explique qu’en Virginie « il y a une explosion du nombre de gens qui veulent apprendre le maniement des armes. En ce moment nous sommes en rupture de munitions, les balles arrivent dans les magasins et disparaissent à l’instant » .

Clark ne défend pas les milices mais partage cette paranoïa qui maintient en vie ces groupes. « La croissance exponentielle des dernières années est causée par l’inquiétude que provoquent des restrictions à venir de la liberté de la part du gouvernement. Les gens se préparent ; » dit-il.

Le leader de la « Milice 10 » est  préoccupé par les contrôles d’antécédents pénaux et psychologiques qui s’universalisent pour accéder aux armes et « sont initiés par les Nations Unies. L’ONU ne devrait se mêler en rien de ce qui affecte notre constitution.

Cette préoccupation est sous-tendue par la peur partagée par quelques membres des milices que le Président Obama, permette que d’autres pouvoirs extérieurs limitent les droits et libertés individuelles des étasuniens.

Les membres des milices sont discrets et ne souhaitent pas apparaître dans les médias, c’est pour cela que Charles –un autre membre – est prudent au moment de donner des détails de leur organisation. Il ne veut pas sauter par-dessus « la chaîne de commandement »

“Quelques membres préfèrent maintenir ces groupes occultés et ne souhaitent pas que la presse, les agents de l’ordre ou les agences gouvernementales s’informent à leur sujet, d’autres, au contraire, pensent que la publicité est bien. Nous avons choisi de vivre dans l’ombre », indique Vance.

En plein débat sur le contrôle des armes les milices continuent d’augmenter leurs files, à présent composées de centaines de milliers de gens, avec de nouvelles recrues soucieuses d’éviter ce qu’elles considèrent comme des abus du pouvoir central et de l’élite.

Pour le moment, elles continuent à s’entraîner régulièrement, amassant lentement des arsenaux, comme le laissent voir les saisies opérées par le FBI.

Traduction Anne Wolff, source en espagnol :

Milicias en EE.UU., la rebelión en la sombra contra el monopolio de la fuerza :: La Jornada Hispanic Newspaper :: América 

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