12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:53

 

 

par

 

LA « DÉMOCRATIE » POUR LES AFFAMÉS

 

La semaine dernière nous avons vu que pour liquider les révoltes arabes avant qu’elles ne dégénèrent en une révolution anti-impérialiste incontrôlable (qui risquait de mettre à mal la domination des puissances étrangères dans cette région du monde), toute la coterie de « gauche » a brandi l’épouvantail de la « démocratie bourgeoise », solidement arrimée au char américain piloté par Hillary Clinton, leur nouvelle pythie « révolutionnaire » (1).

 

Les peuples arabes se sont révoltés, hurlaient en chœur Hillary et sa chorale de   « gauche », pour obtenir l’insigne privilège de mourir de faim, d’être mal logés, de croupir au chômage et de ployer sous l’exploitation dans le cadre d’un régime « démocratique bourgeois », et seulement après avoir apposé une croix sur le bulletin de vote identifiant le larbin national qui présiderait à la curée étrangère de la plus value et des ressources minières et pétrolières.

 

« Passez votre chemin bonnes gens, le scrutin a eu lieu et il n’y a plus rien à voir. On vous dira qui vous avez choisi et s’il n’est pas membre du sérail on recommencera le scrutin « libre et démocratique ». Et de grâce, débarrassez-nous de ces barricades menaçantes Place Tahrir et retournez à votre vie misérable, peuples arabes. ».

 

EN OCCIDENT

 

.... Lire la suite de ce texte acide qui remet les horloges à l'heure !

COMMENT SAUVER LE CAPITALISME EN OCCIDENT ? | CentPapiers

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 18:45

 

La méthode « libyenne », une grande menace pour l'Amérique latine

Ángel Guerra Cabrera
Traduit par Thierry Pignolet
On essaie, avec la formule déployée par l'OTAN dans l'agression contre la Libye, de façonner un nouveau modèle applicable à d'autres pays — avec quelques variantes. La question fondamentale concerne à présent la grave menace de répétition de ce schéma fallacieux et retors envers d'autres pays qui représentent, par leurs ressources, un intérêt stratégique pour Washington et ses alliés, ou qui revendiquent une autonomie politique inacceptable — comme certains pays d'Amérique latine et des Caraïbes.
On essaie, avec la formule déployée par l'OTAN dans l'agression contre la Libye, de façonner un nouveau modèle applicable à d'autres pays -avec quelques variantes. D'après les déclarations de Ben Rhodes, vice-chef du Conseil de sécurité nationale des États-Unis [1], lors d'une entrevue avec Foreign Affairs [2], la « méthode » utilisée par l'administration d'Obama dans le pays nord-africain est « plus efficace » que le grand déploiement de troupes appliqué par Bush en Irak et en Afghanistan. Il conviendrait de rajouter :... et poursuivi par l'actuel locataire de la Maison-Blanche, et encore augmenté dans le deuxième pays — mais ne nous laissons pas distraire. La question fondamentale concerne à présent la grave menace de répétition de ce schéma fallacieux et retors envers d'autres pays qui représentent, par leurs ressources, un intérêt stratégique pour Washington et ses alliés, ou qui revendiquent une autonomie politique inacceptable — comme certains pays d'Amérique latine et des Caraïbes.
Rhodes — un nom, à propos, de pure souche coloniale — note : « Le fait est que la marche des Libyens dans Tripoli non seulement fournit une base de légitimité, mais aussi un contraste comparé à une situation où un gouvernement étranger est l'occupant. » Selon lui, Obama a mis l'accent, dès le début de l'intervention en Libye, sur deux principes. D'abord, il était beaucoup « plus légitime et efficace » pour le « changement de régime » que celui-ci soit recherché par un mouvement « autochtone » — et non par les États-Unis. Deuxièmement [il fallait] mettre l'accent sur un « partage de la charge » et recevoir une contribution internationale « significative » au lieu d'assumer le gros de l'effort. L'aveu d'une partie dispense de la preuve. Si bien que la zone d'exclusion aérienne pour « protéger la population » – réclamée avec insistance par Obama, Sarkozy et Cameron afin d'obtenir l'approbation de la Résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU – était un grossier mensonge, puisque le véritable objectif — avoue Rhodes — était le changement de régime. Bien sûr, il fallait beaucoup de naïveté pour croire au prétexte de la « protection de la population », mais la Russie et la Chine, avec une perspective stratégique discutable, ont opté pour l'abstention. Sans parler des porte-parole rémunérés, il n'a pas manqué d'intellectuels ni d'analystes naïfs pour porter de l'eau au moulin de l'agression en minimisant, par des prêches dans le désert, le principe de non-intervention.

Une fois la résolution arrachée à l'exclusif et sélect club qui contrôle l'ONU, l'OTAN l'a mise en pièces à force de tuer des civils et de détruire, par des bombardements non autorisés, une grande partie de l'infrastructure de la Libye — toujours dans le but de raser les lieux par où devait passer la bande de Benghazi. Il est clair également qu'ils pensent à la « reconstruction » par des compagnies de pays de l'Alliance atlantique elle-même, mais qu'ils ne reconstruisent rien — tout en gagnant beaucoup d'argent. Non contente avec cela, l'OTAN a enfreint de manière grossière une interdiction expresse de la résolution, en entraînant et armant les rebelles et en rentrant en guerre avec des moyens militaires terrestres des États-Unis, de la France, de l'Angleterre, des monarchies jordaniennes et contre-révolutionnaires du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) [3]. En résumé, la prétendue intention de protéger la population libyenne s'est convertie en une intervention militaire étrangère d'une ampleur considérable envers cette même population. Cela bien sûr présenté, moyennant stratagèmes et montages médiatiques détestables, comme une idyllique prouesse des idéalistes « rebelles » libyens. Pour comble, les forces qui ont occupé Tripoli ne sont pas formées par l'anarchique et aventurière troupe de Benghazi, mais par des combattants aguerris libyens d'Al Quaeda appuyés par des tribus berbères des montagnes de Nafusa et entraînés par des forces spéciales usaméricaines.
On nous rabâche les oreilles avec la ressemblance entre Kadafi et Chávez, d'aucuns nous invitant ouvertement à appliquer, par exemple à Cuba, la solution « libyenne » qu'ils lient, de manière saugrenue, avec un 15-M. En réalité, il s'agit de répéter, principalement –mais pas uniquement – contre les pays de l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) le scénario de la « rébellion réprimée par le dictateur » et de l'opération aérienne destinée à protéger la population. Comme un tel scénario ne va pas se produire dans des pays où le peuple est protagoniste du pouvoir, la viabilité de l'intervention dépend du montage d'une réalité virtuelle, profitant du contrôle médiatique monopolistique de Washington. Il est transcendantal pour l'indépendance et la paix de notre Amérique et du monde de le dénoncer, de le mettre à nu dès à présent et de se préparer à y faire face sur tous les terrains.
Notes
1. Le Conseil de sécurité nationale (National Security Council ou NSC) est une organisation administrative dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de conseil, de coordination et parfois d’impulsion sur les sujets de politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur l’ensemble des questions stratégiques. Il est en cela un acteur peu connu, mais majeur, parfois prédominant, de la politique étrangère des États-Unis. (Wikipedia)
2. Foreign Affairs est un bimestriel, mondialement connu, publié à New York, par le Conseil des relations étrangères, depuis 1922 et diffusé à environ 100 000 exemplaires en 2004. Il traite de politique étrangère et de relations internationales. Il a été fondé après la Grande Guerre dans le but de mieux comprendre les problèmes internationaux. De Woodrow Wilson à Henry Kissinger, les plus grands noms de la diplomatie américaine ont écrit pour cette revue. (Wikipedia)
3. Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (arabe :مجلس التعاون لدول الخليج) ou Conseil de coopération du Golfe (CCG) (arabe : مجلس التعاون الخليجي) Est une organisation régionale regroupant au départ six pétromonarchies arabes et musulmanes du golfe Persique : l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar. Dans le contexte des révolutions arabes du début 2011, les royaumes du Maroc et de Jordanie sont en cours d'adhésion. (Wikipedia)
Sources   TLAXCALA
          SERGE ADAM

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 15:59

 

Un petit clin d'oeil à ceux qui croient encore que les flics infiltrés ont les cheveux coupés en brosse et des souliers à clous.  Un autre clin à ceux qui savent que nos luttes sont justes et susceptibles de "retourner" certains infiltrés pas trop cons. Anne

 

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Angleterre/Europe : sur Mark Kennedy, le keuf infiltré chez les écolos pendant 7 ans (Le 27 janvier 2011) ROYAUME-UNI •

Un espion chez les écolos Pendant près de sept ans, le policier Mark Kennedy a infiltré des réseaux de militants écologistes... jusqu’à prendre leur parti fait le récit de cette double vie. 27.01.2011 | Paul Lewis, Rob Evans | The Guardian

 

 

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Il est arrivé un jour avec ses cheveux longs, ses tatouages et la passion de grimper aux arbres. On ne s’est pas méfié de ce type qui se présentait sous le nom de Mark Stone à l’entrée d’une ferme reconvertie en base militante. On était le 12 août 2003 et Mark Stone était venu dans le Yorkshire, en pleine vague de chaleur, pour assister à une réunion de militants écologistes baptisés Earth First. En dehors du fait qu’il gagnait visiblement bien sa vie et qu’il mangeait de la viande, rien ne différenciait Mark Stone des centaines d’autres militants occupés à fumer des joints, jouer de la guitare et préparer des actions publiques sous des tentes. Ce que personne n’aurait pu deviner, c’est qu’en dépit des apparences, cet “alpiniste free-lance” de 33 ans était en réalité un policier en service chargé d’un ambitieux projet d’infiltration des milieux écologistes. Mark Kennedy a mené une incroyable double vie pendant plus de sept ans. Le policier s’est tellement bien intégré à la communauté des militants que près de deux cents personnes étaient là pour fêter ses 40 ans. Naturellement, personne ne savait que Kennedy transmettait des rapports détaillés à ses supérieurs alors qu’il participait à certains des plus grands événements militants des dix dernières années, et parfois même les organisait. Mark Kennedy a été de presque toutes les grandes manifestations écologistes du Royaume-Uni depuis 2003. Muni d’un faux passeport, il s’est rendu dans plus de vingt-deux pays, manifestant contre la construction d’un barrage en Islande, rejoignant des militants verts espagnols, pénétrant les réseaux anarchistes d’Allemagne et d’Italie. Sa mission nécessitait d’entrer illégalement sur des sites de centrales électriques, d’envahir des aéroports ; elle a pris fin lors d’une opération au cours de laquelle le policier aurait fini par franchir la ligne, oubliant son rôle d’espion pour inciter les militants à agir illégalement. Mais Kennedy semble également avoir évolué de manière inattendue sur le plan personnel. Ces dernières se­maines, après que les militants eurent découvert sa véritable identité et fait savoir qu’il travaillait pour la police, Kennedy a exprimé ses remords auprès de ses amis trahis et cherche à présent un moyen de racheter sa faute. Kennedy est entré dans la police vers 1994. Début 2003, il est choisi pour une opération top secret. Cela fait des dizaines d’années que la police infiltre les milieux protestataires, mais Kennedy doit être l’un des premiers agents à travailler pour la nouvelle National Public Order Intelligence Unit (NPOIU), chargée de surveiller les “extrémistes de l’intérieur”. Cet été-là, il se voit remettre un permis de conduire, un passeport établissant sa nouvelle identité - Mark Stone - et une histoire crédible pour expliquer ses absences : alpiniste professionnel, il part souvent à l’étranger pour des contrats bien rémunérés. Kennedy a deux atouts qui vont bientôt le rendre indispensable au sein du mouvement. D’une part, il conduit et posséde un pick-up ; ensuite, il sait se montrer généreux, acceptant de payer l’impression de documents, louant des véhicules et payant les amendes infligées par les tribunaux. Il obtient rapidement la confiance des militants. En 2004, il devient membre de Dissent !, un réseau chargé de préparer des manifestations liées au sommet du G8, prévu pour l’année suivante à Gleneagles [en Ecosse]. En 2005, l’agent infiltré grimpe aux arbres de la capitale pour accrocher des bannières contre BP. Il se rend ensuite en Ecosse où son pick-up sert à transporter des équipements pour un campement écolo près de Stirling [à proximité de Gleneagles]. Après le G8, Kennedy file en Islande pour manifester contre la construction d’un barrage. Conscients d’être surveillés par la police, les militants limitent au maximum le nombre de personnes informées des détails logistiques de l’opération. Pour des raisons pratiques, les personnes chargées du transport en font généralement partie. A l’été 2006, Mark Kennedy est un militant à part entière. Il rejoint le cercle des organisateurs du premier Camp climat et participe à son installation près de la centrale à charbon de Drax, dans le Yorkshire [organisés par le groupe militant Camp action climat (CAC), une dizaine de campements se sont installés depuis sur des sites jugés stratégiques, principalement au Royaume-Uni]. Lors du Camp climat de l’année suivante à l’aéroport de Heathrow, près de Londres, Kennedy se voit confier la charge importante de l’organisation des transports. Ce n’est que le 12 avril 2009, après l’assaut par la police d’une école dans la banlieue de Nottingham, que la double vie de Mark Kennedy commence à éclater au grand jour. La police avait appris - probablement par Kennedy lui-même - que des militants prévoyaient d’entrer sur le site de la centrale de Ratcliffe-on-Soar, une centrale à charbon située à proximité. Au cours d’un vaste coup de filet, la police prend d’assaut le bâtiment de l’école où les militants se sont rassemblés depuis la veille. A l’intérieur, ils trouvent cent quatorze personnes, dont Kennedy. Le 5 janvier 2011, vingt militants seront finalement condamnés pour le délit mineur de préparation à une effraction après avoir reconnu qu’ils avaient prévu d’occuper la centrale pendant une semaine afin d’empêcher l’émission de 150 000 tonnes de carbone. Ce jour-là, après avoir prononcé des condamnations “indulgentes”, le président du tribunal de Nottingham a déclaré que cette occupation avait été pacifique et non dangereuse et estimé que les militants étaient des personnes “honnêtes”, dotées “des plus louables intentions”. Stone/Kennedy avait joué un rôle déterminant dans la préparation de cette opération. Lorsque les militants furent avertis de la présence de nombreux policiers à l’extérieur de la centrale, il fut question d’abandonner le plan. On chargea toutefois Kennedy d’aller vérifier la gravité du problème. A son retour, il déclara [faussement] qu’il n’y avait aucun policier [pour inciter les écolos à pénétrer sur le site]. Les forces de police débarquèrent peu de temps après. Certains militants se mirent immédiatement à soupçonner Kennedy. Ces soupçons ne firent que s’aggraver lorsque celui-ci, inculpé en même temps que vingt-sept de ses compagnons, décida de faire appel à un autre cabinet d’avocats. Lui seul fut relaxé. Ce n’est toutefois qu’après avoir découvert par hasard son véritable passeport, des mois plus tard, que les militants finirent par apprendre sa véritable identité. Le 21 octobre 2010, six de ses amis proches le pressèrent de questions. Il finit par avouer et exprimer, en larmes, ses regrets. Kennedy vit à présent à l’étranger, mais les derniers développements de l’affaire semblent indiquer que son repentir était sincère. Dans des courriers électroniques échangés avec les militants, Kennedy demande qu’on lui “fasse confiance” et s’engage à donner des preuves à leurs avocats afin de “les aider”.

 

 

Source : Brèves du désordre - http://cettesemaine.free.fr/spip

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 05:28

 


Samedi 6 août : 300.000 manifestants en Israël (2/3 à Tel Aviv). Beaucoup réclament la démission de Netanyahu, se réclament être du 'mouvement des indignés'. Tous exigent plus de Justice Sociale. Soudain, Israël réapparaît autrement dans l'actualité.

Là, nous étions hélas habitués à ce que l'actualité soit exclusivement consacrée au (soit disant) 'conflit israélo-arabe' qui est (réellement) l'inouïe agression coloniale de l’État d'Israël contre le peuple palestinien et ce qu'il lui reste de territoire.

On savait plus ou moins la complexité du peuplement juif (ou supposé tel) d'Israël, venant de pays très différents, à des périodes très différentes... et on savait – au delà des formules politiciennes classiques, 'droite-gauche' – sa capacité apparente de créer, hors minorité israélo-arabe, une nation dynamique de ce 'melting pot' : à quel prix !...
On oubliait que, derrière l'unanimisme national, il y a (toujours et partout) la réalité des classes, des luttes de classes : moteur de l'Histoire. Dont l'actualité éclate, de façon souvent impromptue, du point de vue de 'savants politologues' prétentieux.

'Israël : le prix des loyers est exorbitant'... La crise sociale y éclate, dont le manque de logements abordables n'est que la facette la plus évidente. Là comme ailleurs dans les mœurs occidentales d'Amérique ou d'Europe (et Israël est d'essence occidental), les spéculateurs, banquiers et autres affairistes sévissent : les autres trinquent...

Ce qui est nouveau, c'est que ce scandale social éclate aussi en Israël d'une façon inédite : en contagion, formelle, du mouvement dit des 'indignés' (Le Portugal, l'Espagne, la Grèce...), mouvement du ras-le-bol de la jeunesse... lui-même inspiré de la jeunesse révoltée du 'Printemps Arabe'.

 

Je vous invite à lire la suite sur le blog  Ruminances: Indignés en Israël ? Oui et non... ainsi que les commentaires forts intéressants pour la plupart

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Published by Anne Wolff - dans L'empire : hégémonie
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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:20

 

Un blog qui vous parle de la Chine au quotidien, mais comme toute reproduction même partielle étant interdite, je vous donne le lien Reflets de Chine - Une autre vision

Une mine d'nfos intéressantes à prendre avec des pincettes.

Je ne sais pas pour vous, mais moi la Chine m'intrigue, et m"inquiéte... 

A suivre...

 

 

 

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Published by Anne Wolff - dans Et la Chine
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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 07:42

 


Un mois après les troubles importants déclenchés par le meurtre de Mark Duggan le 4 août par la police, au nord de Londres, la police métropolitaine dans la capitale multiplie les rafles sur les communautés de la classe ouvrière.

Des quartiers entiers sont bouclés et la police antiémeute défonce des portes et emmène des gens de force. À Londres seulement, 2000 arrestations ont été effectuées, soit environ 100 arrestations par jour en moyenne depuis le début des émeutes. Les médias, prévenus d'avance, sont sur place pour filmer les rafles, leur préparation et le spectacle des jeunes embarqués dans les fourgonnettes de la police.

Une source de la police a confié au Sunday Times que les forces policières pourchassent 30 000 personnes qui, selon la police, seraient impliquées dans les perturbations. Nationalement, 40 000 heures de vidéos provenant de caméras de surveillance seront examinées et des officiers pensent que l'enquête pourrait durer des années.

Le 22 août, la police métropolitaine a rendu public un rapport affirmant que 3296 crimes avaient été enregistrés à Londres. Une source de la police a dit que « La Met veut savoir qui sont tous ces gens. »

La police métropolitaine, appuyée par la totalité de l'établissement policier, est complètement déchaînée depuis le début des émeutes. Le 11 août, 50 officiers on mené une rafle au Churchill Gardens Estate du quartier Pimlico à Westminster. Le Daily Telegraph a publié des extraits vidéos de la rafle en demandant la tête des « voyous de l'Angleterre qui se sont fait servir leur propre médecine aujourd'hui ».

Le Daily Telegraph a écrit ; « Lors d'un briefing, un chef de Scotland Yard a ordonné aux officiers de ne pas oublier les horreurs subies par les Britanniques en répliquant fermement, mais de manière “juridiquement énergique” ».

La même journée, 120 policiers d'une brigade antiémeute ont mené une rafle sur le parc de HLM Lambeth en défonçant les portes et emmenant des jeunes de force. Le commissaire Nick Sedgemore, qui dirigeait la rafle, a affirmé dans une déclaration : « Nous allons les attraper tous, jusqu'au dernier, et les poursuivre aussi sévèrement que la loi le permet... Cela ne nous dérange pas de criminaliser une section de la société. Nous ne sommes pas ici pour nous faire aimer, mais pour nous faire respecter... Nous en avons assez. Et nous allons leur faire peur un peu. »

Cette rafle faisait partie d'une centaine effectuée la même journée. Voici un exemple typique de déclaration que l'on pouvait trouver sur le site web de la police métropolitaine :

« En réponse à l'opération Withern, l'enquête du MPS [Metropolitan Police Service] à la suite des perturbations de Londres, les équipes locales de police de Lambeth et des enquêteurs spécialisés ont effectué des rafles dans des propriétés de Stockwell et Brixton, trouvant de nombreuses armes et des preuves de criminalité. Samedi le 14 août, des agents ont fait des recherches à Stockwell Gardens Estate dans le SW9, sous la supervision du sergent-détective Lucas. Ils ont trouvé trois couteaux, un marteau, un téléphone portable et une quantité de drogues illégales. Dimanche le 15 août, des agents ont fait des recherches à Moorland Estate dans le SW9. »

Un exemple des abus commis est démontré par les événements traumatisants pratiquement gardés secrets d'une rafle armée de la police métropolitaine à la maison familiale des Gardener à Harlesden, au nord-ouest de Londres. À 02h00 le 16 août, selon une dénonciation anonyme, un grand nombre d'officiers armés ont fait irruption dans la maison familiale de Leonie Reece et Delroy Gardener par les portes avant et arrière, alors que lui et sa conjointe regardaient la télévision au lit et que leurs trois enfants dormaient.

Les policiers ont pointé leur arme vers leur visage, y compris celui de leur fils de trois ans, Zion, qui s'est réveillé dans un état de terreur. Des agents armés ont ordonné à la famille de sortir de la maison dans leurs sous-vêtements, y compris à leur enfant âgé de dix mois, qui se remettait d'une pneumonie. Leur maison a été complètement saccagée.

Leonie Reece, 25 ans, a subi une grave crise d'asthme et a finalement été emmenée en ambulance. Elle a décrit la scène : « Mon fils a alors figé…il ne voulait pas sortir avec toutes ces armes braquées vers nous. J'étais tellement apeurée que j'ai dû lutter pour respirer. Mon fils de trois ans montait et descendait en courant, confus, et ne sortait pas de la maison parce qu'ils criaient et pointaient une arme en sa direction ».

Delroy Gardener, le conjoint de Léonie, un travailleur auprès des jeunes a déclaré: « C'était comme sorti d'un film d'horreur…Les policiers était tous masqués et tout ce qu'on pouvait voir, c'était leurs yeux. Je pensais qu'ils étaient des voleurs armés lorsqu’ils ont surgi, car ils étaient habillés en civil. C'est seulement quand ils m'ont emmené dehors que j'ai vu des policiers en uniforme. Tout ça a été extrêmement terrifiant…C'est comme si une tornade avait frappé notre maison ».

« Plus tard, la police m'a traité avec condescendance, comme si rien n'était arrivé, en disant : “passez une belle journée”. Ils ont affirmé qu'une source anonyme les avait informés et que j'étais un pilleur ayant des armes à feu, mais comment est-ce que la personne qui a fait ces allégations en est venue à cette conclusion? »

« Les gens sont persécutés à cause d'accusations venant d’autres personnes. Je suis en colère, car s’ils ont fait cela sans preuve et seulement à partir de ouï-dire, personne n’est en sécurité dans sa maison. Cela peut arriver à tout le monde. »

Gardner a dit que l’arme pointée sur son fils Zion a traumatisé celui-ci :

« Zion était pétrifié et maintenant il mouille toujours son lit et fait des cauchemars. »

Cette vengeance de classe ouverte implique toutes les institutions de l’État.

Eoin McLennan-Murray, le président de l’Association des gouverneurs de prison, a dit, à propos des magistrats : « C’est comme s'il y avait des requins, du sang dans l’eau et que cela entraîne une véritable frénésie. On s'affole à condamner et on semble avoir perdu toute mesure. On fait appel à la mentalité populiste, et ce n’est pas la meilleure façon de condamner les gens.

« Les normes liées à la condamnation sont ignorées… Cette sorte de justice générale rapide signifie probablement que beaucoup de personnes sont traitées de manière non équitable. »

La déclaration de McLennan-Murray était une réponse au fait que la population des prisons a augmenté de plus de 1000 pour la troisième semaine de suite, atteignant un nouveau record à chaque fois. Les prisons ont dépassé leur capacité opérationnelle d’environ 87 000 prisonniers.

La BBC a analysé les plus récentes statistiques du ministère de la Justice liées aux individus arrêtés pour implication présumée dans des perturbations. Ils ont estimé que 70 pour cent de ceux arrêtés étaient placés en détention provisoire tandis qu'en 2010, seulement 10 pour cent de ceux qui comparaissaient devant le juge étaient placés en détention provisoire. De ceux qui étaient condamnés pour des désordres, 46 pour cent recevaient une peine de prison. En 2010, pour des infractions équivalentes, 12,3 pour cent recevaient des peines de prison.

Conséquemment, les autorités des prisons travaillent à « développer des plans de secours afin d’augmenter la capacité utilisable si jamais d’autres pressions étaient placées sur les infrastructures carcérales ». Certains proposent la mise sur pied de bateaux-prison.

De graves erreurs judiciaires et des abus des droits de la personne sont en train de survenir partout dans le pays. Mais les principales organisations de droits humains n’ont émis aucune réponse significative aux abus et aux dénis de procédures normales commis envers ceux qui ont été arrêtés et emprisonnés par les tribunaux qui opèrent même la nuit.

La police et les médias, fortement impliqués dans des activités criminelles, comme cela a été révélé par le scandale des écoutes téléphoniques lié à l’empire Murdoch, ont reçu carte blanche pour coordonner leur réaction dans la couverture des arrestations de masse. Le Daily Mail du 12 août a écrit un commentaire typique : « Après des jours de bombardements de briques et de cocktails Molotov, c’était l'heure de la vengeance. »

(Article original paru le 1er septembre 2011)

 

Source : 30 000 arrestations prévues- Dazibaoueb

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 06:42

 

 


30 étages sous la surface du sol, un autre monde existe, quasi ignoré, c’est à New York … et surement ailleurs.

Ils sont appelés le « peuple Taupe », et sont peut-être 30 000 à y vivre, avec leurs lois, leurs règles, leurs codes.

Un film d’épouvante, « le peuple de l’enfer »  que l’on ne voudrait pas prémonitoire, était sorti sur les écrans en 1956 imaginant une civilisation souterraine antique ne supportant pas la lumière du jour: des mutants qui n’allaient pas tarder à se révéler dangereux pour ceux de la surface. lien

Mais au-delà de cette fiction, à New York (et ailleurs peut-être) des dizaines de milliers de personnes vivent déjà dans des sous-sols improbables : fatalement des concierges mais aussi des jeunes artistes, entassés dans des dortoirs plus ou moins légaux, aux moyens financiers limités, et pourtant il y aurait plus grave. lien

En 1993, Jennifer Toth a proposé un livre « Le Peuple Taupe » qui avait ému la société bien pensante de new-yorkaise.

Elle y évoquait ces « laissés pour compte de la société » qui se seraient réfugiés dans les profondeurs de « Big Apple » pour avoir enfin la paix.

Toxicomanes ou malades mentaux, ou tout simplement sans abri, ils vivent terrorisés par des gangs itinérants, ravagés par la maladie, harcelés par les flics, se nourrissant parfois de rats, qu’ils tuent en les écrasant contre un mur, et qu’ils font rôtir sur un braséro. lien

A l’époque ce livre à éveillé des soupçons, et certains critiques étaient persuadés qu’il s’agissait d’une pure invention. lien

Alors hoax ? Invention d’écrivain en mal de reconnaissance ?

Il faut savoir que le sous sol de New York, la célèbre « grosse pomme » est un gigantesque fromage troué de galeries que des ouvriers chinois ont percé des le début du 19ème siècle afin de pouvoir trafiquer pour les triades.

Parallèlement, un gigantesque réseau d’égouts était installé, tout comme celle d’un aqueduc afin d’amener l’eau potable en quantité suffisante pour cette ville en pleine effervescence, suivi par celle bien sur d’un important réseau de métro dans les années 30.

Les nantis new yorkais s’étaient même fabriqués leur propre réseau de métro, lustres, bois aux essences rares, etc… mais deux ans près cette création, la montée de l’Hudson mis un terme à ces lignes de luxe, finalement abandonnées.

Cette ville en négatif qui s’est construite à l’époque est d’une telle ampleur qu’aujourd’hui encore, on ne sait ce qu’il en reste.

Ce que l’on sait, c’est que ces réseaux s’entrecroisent à grande profondeur de l’équivalent d’un immeuble de 30 étages.

En effet, si cette ville de plus de 8 millions d’habitants n’hésite pas à faire éclater aux yeux du monde son faste, malgré la disparition des deux tours, elle héberge malgré elle dans les profondeurs de ses 1200 kilomètres de souterrains tout un peuple d’exclus.

Il règne dans ces tunnels une température moyenne de 12°C, un peu plus élevée en hiver, grâce à la production d’air chaud émanant des centres commerciaux, et du réseau d’eau chaude qui quadrille la ville.

Dans ce New York de plus en plus riche, ça a été la chasse à la misère, et les pauvres, pour échapper à la violence qu’on leur proposait, se sont réfugiés dans ces sous sols, ou ils ont trouvé enfin un peu de tranquillité.

Ces occupants de la nuit ne sont pas pour autant dépourvu d’un certain confort avec télés, frigos, et parfois même cuisines complètes en état de marche, même si la vie dans ces sous sols n’est pas dépourvue de risques.

On estime que chaque année pas moins de 200 d’entre eux décèdent soit par électrocution, car les rails du réseau de train ou métro véhiculent 600 volts, soit, lorsque l’un d’entre eux se fait broyer un pied au passage d’une rame.

Pour se procurer de l’eau courante, ces habitants souterrains utilisent les nombreuses bouches à incendie qui jalonnent le réseau de tunnels. lien

Le système D s’impose, et pour se nourrir, certains sont devenus « coursiers » montant en surface, pour approvisionner cette étrange communauté.

La communication se fait avec les moyens du bord : on s’envoie des messages en tapant sur les canalisations, les tuyaux, et pour l’énergie, on détourne comme on peut le réseau électrique souterrain.

Ce monde de la nuit organisé en différentes communautés, a parfois même ses propres écoles et même si l’administration ne s’est pas penché sur la question, il est probable que plus de 30 000 habitants vivent dans ces profondeurs. lien

Quand aux travailleurs, appelés « égalisateurs »,  qui pour des raisons professionnelles doivent pénétrer dans ces zones de non droit, ils sont toujours équipés d’une arme.

Pour les New Yorkais, ce monde représente un réel danger, et ils y pénètrent le moins possible, évoquant un univers parallèle peuplé de « mangeurs de rats » et de « fous furieux ».

Le 27 février 2002, Natasha Saulnier, en a proposé un article dans les colonnes du journal « l’Humanité », évoquant la vie de ces « sans abri » à qui on enlève toutes les possibilités de dormir dans la rue, à la surface.

L’un deux déclare : « ils ont enlevé les bancs publics pour qu’on ne dorme pas dessus. Où voulez vous qu’ils dorment, les sans-abri, s’ils ne descendent pas dans les tunnels ?»

Ceux qui ont eu l’occasion de visiter New York connaissent cette « Bovery Street » ou 75 000 femmes et hommes vivaient dans le plus grand dénuement : il n’était pas conseillé aux touristes de s’y risquer, à part à bord d’un bus et à condition de ne pas en descendre.

Depuis, ce quartier est en phase de « gentryfication », et les exclus de cette société sont poussés à trouver d’autres lieux de vie. lien

En 2008, la réalisatrice Chantal Lasbats a présenté un film sélectionné au Festival du grand reportage au Touquet en 2009 (dans les entrailles de New York).

Elle a réussi à rencontrer quelques uns des membres de ce  « peuple de la nuit » et ce n’a pas été sans mal, n’ayant pas réussi à descendre plus bas que le 8ème niveau d’un système qui en compte au moins 12.

Elle s’est même retrouvée un jour avec un couteau sous la gorge…

Ils sont pour la plupart devenus quasi nyctalopes, et se sentent plus en sécurité dans ce monde souterrain tel Luis qui déclare :

«Je vois dans le noir, je n’ai pas besoin de lampe de poche, je n’aime pas le jour parce que certaines personnes voient mes vêtements, mon visage (…) la nuit c’est mieux » et comme le dit Chantal Lasbats, certains n’ont pas vu la lumière du jour depuis parfois 10 ans. lien

Ce sont aussi bien des vétérans du Vietnam qui s’y sont installés, que des clochards, des repris de justice, des trafiquants de drogue, et tous les exclus du rêve américain. lien

Après les attentats du 11 septembre, l’ex-maire de New York, Rudolph Giulani s’est mis en tête de faire la chasse à ceux qu’il nomme « les parasites invisibles » étant convaincu qu’ils sont de potentiels terroristes.

Il a réussi à en emprisonner beaucoup, les brutalisant, afin de les dissuader d’y retourner, comme le raconte Brooklyn, une artiste majuscule, diva du blues, qui vit dans les tunnels depuis l’âge de 17 ans : « C’était dégueulasse, plein d’entre nous se sont retrouvés en prison ». lien

Le 18 février 2011, Andrew Wonder, un audacieux « ethnologue » à sa façon, va pénétrer ce réseau souterrain, et réussira à rencontrer quelques uns de ses occupants.

Sur cette vidéo de près de 30’, on peut suivre sa progression et ses nombreuses découvertes.

Les « vers » de la grosse pomme sont devenus au fil des ans, la conséquence d’une société égoïste et dérisoire, qui plutôt que de tenter de comprendre ses faiblesses, fait tout ce qu’elle peut pour cacher ses failles.

La question se pose aujourd’hui pour toutes les autres grandes métropoles de la planète, car de Paris à Moscou, en passant par Londres ou Berlin, comment ne pas imaginer que d’identiques mondes parallèles n’existent ?

A Paris les catacombes offrent tout un réseau régulièrement visité par les touristes (lien) comportant aussi une partie moins connue, et qui servait de lieu de rendez vous aux résistants de la dernière guerre. lien

Ajoutons-y le réseau d’anciennes carrières long de 280 km reliée par des galeries d’inspection, le labyrinthe des 2400 km d’égouts visitables, et les tunnels de métros abandonnés. lien

Le 3 septembre 2004, suite à une affaire de « vol d’électricité », une salle de cinéma a été découverte, en état de fonctionner, à 18 mètres de profondeur sous le Trocadéro, sièges taillés dans la roche, bar bien fourni, et salle à manger.

Le lieu semblait régulièrement occupé.

Comment ne pas imaginer que les lois sécuritaires de plus en plus rigoureuses pratiquées par ce gouvernement, n’obligent les exclus de notre société à s’y réfugier ?

Le scénario du film d’épouvante est-il sur le point de se concrétiser ?

Comme le dit mon vieil ami africain : « en bas le pouvoir des ténèbres, en haut les ténèbres du pouvoir ».



Auteur : Olivier Cabanel - Source : 100 Papiers

Source : Au 36ème dessous- Dazibaoueb

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 20:03

 

Et tout cela au fais de contribuables de plus en plus mal en point à force de s'avaler les petites pillules pour leur faire oublier qu'ils vivent des vies minables et misérables et que c'est le système qu'il faut changer....

 


Les troubles neurologiques et les maladies mentales affectent chaque année 38,2% des Européens, selon une étude publiée par le Collège européen de neuropsychopharmacologie (ECNP) à l'occasion de son congrès annuel qui se tient à Paris du 3 au 7 septembre.

Cette étude, menée par Hans-Ulrich Wittchen et ses collègues pendant 3 ans dans 30 pays (ceux de l'union européenne plus la Suisse, l'Islande et la Norvège) inclut toutes les maladies mentales majeures des enfants et adolescents, des adultes et des personnes âgées ainsi que les maladies neurologiques (telles que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer et l'accident vasculaire cérébral).

Les troubles mentaux les plus fréquents sont les troubles anxieux (14%), l’insomnie (7%), la dépression majeure (6,9%), les troubles somatiques (6,3%), la dépendance à l'alcool et aux drogues (au moins 4%), les troubles de l'hyperactivité avec déficit de l'attention (TDAH, 5% chez les jeunes) et la démence (1% chez les 60-65 ans, 30% chez les personnes âgées de 85 ans et plus).

Alors que l'anxiété était habituellement diagnostiquée dans la vingtaine, elle l'est maintenant à l'adolescence, indique Wittchen. Environ 90% des troubles anxieux se produisent pour la première fois avant l'âge de 18 ans, précise-t-il. À ce moment, s'ils sont détectés, ils peuvent être facilement traités, considère-t-il. "Vous pouvez régler les deux tiers facilement". Généralement, ce serait avec une thérapie psychologique (psychothérapie) mais si nécessaire, avec l'aide de médicaments. Mais si ces troubles ne sont pas traitées, dit-il, ils récidivent souvent et peuvent être précurseurs de dépression et d'autres troubles mentaux plus tard dans la vie.

Wittchen propose un dépistage de routine dans les écoles (ce qui pourrait laisser craindre une utilisation excessive et dangereuse des médicaments, ndlr).

L'étude conclut à l'insuffisance des traitements et au besoin d'une augmentation substantielle du financement public de la recherche fondamentale et clinique. Publiée dans la revue European Neuropsychopharmacology, l'étude a été financée par le ECNP, l'European Brain Council (EBC) et Lundbeck (laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le traitement des troubles psychiatriques et neurologiques).


Source : Psychomedia

         Un tiers des Européens souffrent de problèmes neurologiques- Dazibaoueb

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 18:17

 

Instit' depuis 24 ans, je suis venu vous dire que je démissionne

Un ancien directeur d'école nous a fait parvenir la lettre de démission qu'il vient d'envoyer à l'inspecteur d'académie de l'Essonne. Il y explique ne plus avoir sa place au sein d'un système éducatif qui n'a que faire d'une pédagogie respectueuse de l'enfant

Je souhaite par ce courrier, monsieur l'inspecteur, vous présenter ma démission. Depuis la fin des années 80, je n'ai pu qu'assister à la dégradation de la liberté éducative et pédagogique de l'enseignant, et à l'appauvrissement du champ éducatif à l'école.

Sous couvert d'un « recentrage » perpétuel vers l'acquisition de « fondamentaux », de socle, l'école primaire s'est appauvrie, s'est repliée sur elle-même ; elle s'est coupée des ressources de son environnement naturel, à la fois urbain, familial et social.

Le temps et le champ de l'enseignement se sont retrouvés de plus en plus quadrillé d'objectifs, d'injonctions et de contrôles. Les possibilités pour les enseignants comme pour les élèves, de faire preuves d'initiative et d'autonomie sont progressivement et toujours plus rognées par des injonctions dans tous les domaines et une inflation de règlementations dissuasives.

Restriction de la liberté éducative

Le plan Vigipirate, l'alourdissement des procédures d'autorisation de sortie, ou d'intervention de tiers, la règlementation des activités physiques […] ont constitué autant d'entraves au développement d'un climat éducatif souhaitable, dans les classes et dans les écoles.

Qui peut encore en effet, dans sa classe et dans son école, sortir en toute simplicité, faire la cuisine, utiliser les transports en commun, faire participer les parents au quotidien de la classe, faire une sortie vélo avec ses élèves ou organiser un séjour avec eux ?

Sans que l'on y prenne garde, c'est toute la liberté éducative nécessaire à l'apprentissage de l'autonomie et au développement des relations éducatives de base qui se sont retrouvées progressivement rejetée hors de l'école.

Inflation des évaluations en tous genres

A la place, nous avons connu une inflation des évaluations en tous genres, nationales, de circonscription ou exceptionnelles, qui prennent de plus en plus de temps, de plus en plus de place et qui déterminent lourdement le quotidien des élèves, comme celui des enseignants.

Cette tendance est allée si loin, que l'on peut se demander si l'enseignement à l'école n'est pas en train de perdre tout sens en se réduisant à la simple préparation… de ses propres évaluations.

En vingt-quatre ans, je n'ai observé également aucun progrès dans la formation ou l'accompagnement des jeunes enseignants.

La formation éducative, l'accès à une formation consistante dans les domaines de la connaissance du développement psycho-affectif de l'enfant, de la connaissance des réalités sociales et contraintes des familles les plus précaires, sont toujours refusés aux jeunes enseignants qui subissent de plein fouet les peurs, les préjugés, auxquels les expose leur impréparation.

Des relations d'autoritarisme et de servilité

Membre de l'Icem pédagogie Freinet [pédagogie fondée fondée sur l'expression libre des enfants, ndlr] de longue date, j'aurais souhaité contribuer à l'intérieur de l'Education nationale au développement d'une pédagogie respectueuse de l'enfant, de ses besoins et de ses aspirations.

Je suis malheureusement aujourd'hui forcé de constater que de telles pratiques pédagogiques n'ont plus de place dans l'Education nationale, telle qu'elle est devenue.

Les sanctions, ou plus banalement les brimades et dénis de reconnaissance pleuvent sur nos collègues et camarades qui, partageant nos principes, refusent les modes d'évaluation néfaste, l'absurdité du » soutien scolaire » obligatoire, ou le fichage des enfants dans Base Élèves.

La relation avec la hiérarchie s'est tellement dégradée qu'il n'y a plus de place aujourd'hui dans notre institution que pour des relations d'autoritarisme et de servilité qui empêchent le développement de toute créativité nécessaire à l'acte d'éduquer. Aujourd'hui, Monsieur l'Inspecteur, il devient clair que c'est en dehors de l'école que peuvent se développer de véritables innovations pédagogiques et éducatives.

Mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie

C'est pour cette raison, que dans le cadre de l'action associative, je contribue à promouvoir de nouvelles formes de travail éducatif qui, répondant à des besoins sociaux pressants, ne trouvent pas de place à l'école.

C'est également pour cette raison que dans le cadre de la formation professionnelle, je contribue à développer des actions de formation propres à aider les éducateurs d'aujourd'hui à devenir les véritables promoteurs et ingénieurs de leur pratique professionnelle et éducative.

Constatant que ces objectifs n'ont plus aujourd'hui de place dans l'Education nationale, je vous prie donc de prendre en compte ma démission. Dans cette perspective, je vous prie de croire en mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie.

Source :

et  Chien Guevara Lettre de démission d'un instituteur

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 13:46

Par Anne Wolff

 




Je donne ma démission. Non pas de ce blog, non pas de la lutte pour un monde meilleur, un monde dans lequel le mot bonheur serait conjugué au quotidien. je donne ma démission de tout courant qui pensant combattre les oligarques qui tentent de prendre le pouvoir sur le monde finalement alimente ce pouvoir en les diabolisant en leur donnant une importance qu’ils n’ont pas en réalité, bref de tout courant qui les sert pensant de bonne foi, ou prétendant de mauvaise, faire le contraire. Je ne crois pas au diable, satan est une invention de l’homme et comme certains le savent je trouve aux inventions de la nature beaucoup plus d’intérêts qu’à celles des hommes.

 

Oui, je pense que certains agissent de bonne foi, de toute bonne volonté pensant dénoncer alors qu’en fait ils alimentent un courant d’inconscient collectif de peur, de lâcheté, d’une paralysante fascination. Je pense que d’autres par contre sont payés pour cela car le Nouvel Ordre mondial a besoin à présent qu’on parle de lui comme ce courant irrépressible auquel nul ne pourra résister.

 

La politique du soupçon est malheureusement de mise dans toute action politique à large visée. Et je ne vois pas par quel miracle la blogosphère serait épargnée par les incursions et les manipulations de cet « Ordre » qui s’est toujours trouvé présent depuis au moins 50 ans pour récupérer tout mouvement politique susceptible de faire sens.

Ce qui a changé, c’est que nous sommes prévenus et pouvons agir en connaissance de cause.

 

Dilemme

Il est plus que temps de mettre en forme des idées qui pourrait à présent constituer une bonne base de travail pour la construction théorique d’une utopie. Juste comme ça, juste pour faire rêver d’un autre monde. Simplement parce que les mondes que nous traversons sont les produits de rêves de l’humanité et parfois, tristement je le constate, des horribles cauchemars éveillés de quelques uns.

Pauvres gens, qui dirigent l’Occident, et voudraient diriger le monde, vraiment plus je constate l’abomination de la manière dont ils mènent leurs projets, plus je les plains d’avoir la tête farcie de telles horreurs, d’avoir toujours besoin de plus d’argent, de plus de ressources et de perdre ainsi ce précieux cadeau qu'est la vie, a accumuler des richesses dont ils ne savent que faire, tant sont démesurées leurs possessions. Ils pourraient vivre tranquillement sans se casser le cul, mais non il faut qu’ils complotent et manigancent contre le reste du monde. Il leur faut inventer des guerres, tuer, assassiner, détruire et se faire sans cesse de nouveaux féroces ennemis.

Je nous plains de ce qu’ils nous font subir, mais je les plains eux aussi d’être accrochés à leur vieux rêve pourri de domination. De ne pas être capables d’avoir pu apprécier les beautés de la vie.

J’ai besoin de prendre un peu de distance car ma pensée se stérilise à force de saturation de données. J’ai besoin de sortir un moment des agressions de l’actualité. Ces agressions qui depuis des décennies avec une intensité et une violence toujours croissante nous habitue à vivre l’horreur au quotidien.

Je vous laisse à méditer une ébauche. Ma perception actuelle, elle vaut ce qu’elle vaut et chacun y prendra ce qu’il voudra…mais tout de même…j’ai retrouvé quelques uns de mes textes plus anciens et ils sont tellement annonciateurs de ce qui se produit à présent. J’ai cependant commis deux grandes erreurs : j’ai vu arriver les choses comme un phénomène émergent dû à la nature du système et non comme la volonté de quelques uns de dominer l’ensemble de la planète et j’ai eu une confiance naïve dans la capacité de réaction des peuples d’Europe aux traditions démocratiques. Double erreur car les peuples à tradition démocratique sont composés de nouvelles générations qui n’ont vécu la tradition qui leur permettraient de perpétuer cet esprit de lutte populaire qui avait conduit à une amélioration générale de la qualité de vie.Hé ! ui le leur transmet ? Ajoutons à cela que l’UE est à présent composée de nombreux peuples qui n’ont pas partagé ces traditions.


Où en sommes-nous à présent. Un seuil a été franchi et nous entrons dans une période de transition qui verra l’affrontement de deux grandes tendances de l’humanité. Une tendance évolutive, le peuple des humains, pacifiques, généreux, conviviaux, créatifs, polyvalents,  respectueux des différences car ils y voient une possibilité d’enrichissement personnel plutôt qu’une menace.


Une autre tendance régressive, destructrice, les humanoïdes, dont le cerveau hyper conditionné fonctionne à la manière d’une mécanique. Si les humanoïdes en chefs n’étaient pas les représentants dégénérés d’un pouvoir héréditaire –féodalisation – de la société, s’ils exprimaient leur conception du monde et leur projet de domination en tant que simples citoyens, on les enverrait se faire soigner pour se débarrasser non seulement de leur psychopathe mégalomania, mais également de leurs idées morbides, mortifères et perverses. Ils ne sont clairement pas pleinement vivants.


Le seuil dont je parle qui témoigne de cette folie se traduit de différentes manières, c’est un seuil dans le droit qu’ils se donnent d’attenter à l’intégrité de des personnes occidentales. Car n’oublions pas que pour ne nombreux peuples non occidentaux ce seuil a été franchi avec l’arrivée des colonisateurs et un autre bien pire témoigne des méfaits du néo-colonialisme en action sous nos yeux. Car  c’est cela non ? Ceux qui nous gouvernent vont à présent nous traiter comme nos pays ont traité et continuent de le faire, les habitants des peuples qu’ils ont colonisés, mais nos "sorcières" locales. N'oublions pas que nous aussi portons ce lourd héritage de 5 siècles d'Inquisition déclarée dont l'esprit ne cesse de se perpétuer de multiples manière. Un perfectionnement cependant : des techniques perfectionnées de lavage de cerveau permettent à présent de nous asservir aussi de manière civilisée. Chance pour ceux qui en ont bénéficié, ils ne courent pas le risque de subir les atteintes à leur intégrité physique que vont encourir ceux qui résistent à la dictature sous d'autres cieux.  le prix se solde en termes d'intégrité morale, bien sûr, mais somme le dit le dicton « On a rien sans rien », et les chiffres de vente des antidouleurs en tout genre sont là pour montrer que nous sommes devenus bien douillets.


Une petite parenthèse, une conception personnelle (partagée par certains), la douleur nous signale que quelque chose ne va pas, et que nous devons donner à notre corps ou à notre esprit, les moyens de la guérison. En supprimer le symptôme, c’est souvent au prix de l’oubli de la nécessité de soigner les causes. Petite anecdote : il m’est arrivé de me retrouver dans des lieux isolés avec une douleur manifestant un de ces dérèglement de l’organisme que je n’avais pas les moyens de soigner directement, je m’adressais alors à mon organisme en ces termes « OK, OK j’ai compris le message, je ferai ce qu’il faut pour soigner cela dès que possible » et la douleur diminuait.

Et donc le seuil. Et donc la transition. Cette lutte entre humains et humanoïdes  dont je serais bien incapable de deviner qu’elle sera la durée. La guerre est à présent ouvertement, officiellement, globalement  déclarée, non plus seulement aux peuples que l’Occident s’est permis de considérer comme inférieurs sans même essayer de comprendre les richesses de leurs civilisations, mais aux pauvres petits occidentaux valets qui ce sont cru « Peuples élus » pour le capital qui les a longtemps fait bénéficier de miettes des profits indécents qu’il réalisait. Une stratégie efficace, l’état du monde en témoigne.

Beaucoup de choses me choquent dans l’état du monde actuel, une d’entre elle est cet égoïsme à œillères qui fait que nous nous plaignons de notre triste sort alors que nous ne nous sommes pas préoccupé de celui des peuples opprimés, exploités, saignés à blanc, assassinés pour nous procurer cette illusion de richesse, cette illusion de confort. Nous allons payer notre manque de solidarité.


Nous allons payer pour ne pas nous être posé cette question fondamentale : « Mais d’où viennent donc ces richesses redondantes qui s’étalent. Quel est leur coût humain de douleur, à qui ont-elles été volées ? » Nous allons payer pour notre manque de solidarité humaine. Je le déplore car toute souffrance inutile m’insupporte, mais cela ne m’empêche pas de voir la logique sous-jacente, ce que nous commençons à subir, ici, en Occident n’est rien d’autre que ce que nous avons toléré que d’autres subissent pour que nous puissions nous vautrer dans un luxe factice. Le prix du mépris.


Et si j’ai un conseil à vous donner : chercher l’essentiel, chercher le fondamental, chercher les formes qui vous permettraient de vous batte « pour » et non contre, celles qui amèneraient l’anéantissement de ce contre quoi vous êtes, faute d'énergie à vampiriser.


« Et le combat cessa faute de combattants »

- Parce que les humains auront disparus ?

- Parce que les horribles et minables profiteurs auront été abandonné à leur triste sort car plus personne ne viendra nourrir la machine qui les engraisse au dépends de tous les autre ?

Voici les termes de l’alternative. Vos superflus matériels, vous les perdrez, de toute manière. Mais perdrez vous aussi votre dignité ?

 

Je vous renvoie à la vidéo   Chavez : le peuple a écrit une âge d'histoire - Le blog de Anne Wolff

Une vidéo d’amour, de dignité, de bonheur. Et inspirons nous de la dignité du peuple du Honduras en lutte contre les boureaux formés à l'école des Amérique et successeurs. Nous avons beaucoup à apprendre des peuples en lutte et des Indigènes de ce continent.

C’est beau un peuple uni qui lutte pour sa dignité au péril de sa vie. Un peuple qui écrit une page de l’histoire des humains. Prenez-en de la graine pour la semer dans le terrain fertile de la solidarité humaine transplanétaire et remerciez du fond de vos coeurs ces peuples dont le combat quotidien nous préserve de l’absolutisme sauvant les graines de ce monde nouveau qui germent en Amérique Latine, sans lesquelles les aspirants Maîtres du Monde ne rencontreraient plus aucune opposition digne de ce nom.

Anne

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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