31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 01:18

 

 

Grèce : le coup de poker des marchés

Caleb Irri 

La partie qui se joue actuellement en Europe est digne de figurer dans les annales du poker, et le coup de la Grèce semble être la carte-maîtresse qui donnera au « vainqueur » d’après ce grand coup de bluff un sérieux avantage pour la suite du jeu. En effet, avec la rumeur concernant les travaux de l’Eurogroupe sur une sortie possible de la Grèce de la Zone Euro et la tenue d’une réunion « informelle » des dirigeants européens, les marchés espèrent à travers ce « coup de poker » faire « se coucher » son adversaire, la démocratie
Car il ne s’agit pas seulement de la Grèce. Après ce coup, s’ils le gagnent, ils montreront clairement au reste de l’Europe (ainsi qu’à leurs dirigeants) que le choix des urnes n’a de valeur que s’il correspond à leurs attentes, et que par conséquent il est possible de contraindre un pays soi-disant souverain à accepter des directives que le peuple refuse pourtant. Et les marchés ont tout misé sur la Grèce, « tapis ».
Cela signifie aussi qu’ils risquent gros. En exigeant de la part du peuple grec des sacrifices qui, s’il les refuse, est menacé de se faire « sortir de l’Euro » (alors qu’aucune loi ne le contraint, il faut que cela se sache !), les marchés parient en réalité sur les résultats des législatives grecques ; en espérant que cette menace suffise à dissuader les citoyens grecs de se choisir des dirigeants rétifs.
Mais pour le moment rien n’est certain. Sauf que si les Grecs se couchent, alors il est fort possible que tous les autres se couchent à sa suite. Et les marchés comptent bien jouer sur la peur du chaos qu’engendrerait une Grèce qui refuserait et de payer et de sortir pour lui faire perdre l’envie de se choisir une « autre » Europe.
Pourtant, s’ils veulent éviter de laisser les banquiers trop exposés dans l’embarras, les marchés se doivent de conserver l’Europe unie. S’ils veulent imposer à ses peuples une cure d’austérité drastique et supprimer les élections libres pour les remplacer par un gouvernement économique autoritaire directement choisi par le monde de la finance, ils n’ont aucun intérêt à laisser sortir leurs débiteurs hors des frontières qu’ils contrôlent. Ils ne le feront donc pas…
Et si du coup les Grecs ne se couchaient pas ? Et si les élections législatives en Grèce étaient l’occasion de montrer à tous que l’austérité n’est pas une fatalité, que aux marchés qu’ils ne peuvent pas tout ? Et si en France nous soutenions également (et le même jour !) cette idée non pas de la fin de l’Europe mais d’une autre Europe ?
La plupart des Européens se sentent européens, et ne veulent tout simplement ni austérité ni ingérence extérieure, ni fermeture ni compromission, ni injustice ni corruption. Cette dette n’est pas la nôtre. Que les véritables responsables se ruinent s’ils le doivent mais nous ne paierons pas pour eux. Ils ont plus à perdre que nous d’ailleurs. Austérité et dictature ou effondrement de la bourse et liberté, qu’avons-nous peur de voir les financiers ruinés ? Il faudra bien un jour prendre le risque de détruire ce monde de la finance si l’on veut en construire un moins injuste… Pourquoi ne pas le faire maintenant, alors qu’il est encore temps ?
Que les Grecs et les Français refusent un peu de se soumettre à ce bluff grossier, et alors nous pourrons enfin retourner les autres cartes, voir le jeu de chacun. Que l’on voit un peu qui, de la finance ou du peuple, à le plus besoin de l’autre pour prospérer… 
Le moment est historique, et les élections qui arrivent sont cruciales : nous avons le devoir de montrer aux autres peuples, aux Espagnols, aux Italiens, aux Portugais et à tous les autres, qu’une autre voie est possible. Et alors nous pourrons peut-être enfin rebattre les cartes. Ensemble. En Europe. Sans la dictature des marchés financiers. Tapis.
Caleb Irri
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 12:12

 

Je ne suis peut-être pas d'accord à 100 % avec les prévisions de l'auteur, mais vu que l'horizon temporel de prédictibilité est plutôt bas par les temps qui galopent, idiot celui qui pense être infaillible, Il y a aussi une question d'échelle en jeu. Ce qui m'intéresse avant tout, c'est la vie quotidienne des humains demain, la géopolitique est le cadre dans lequel s'intègre ces vies, les nôtres, de plus en plus imbriquées où que l'on soit, la globalisassions des marchés nous rend de plus en plus interdépendants et intensifie les phénomènes de résonances transplanétaires. Et entre les différentes échelles dans lesquelles s'intègre notre vécu des relais et des brouillards comme disait si bien Deleuze. reconstruire un monde à notre mesure, un projet de monde qui en vaut bien d'autres.

2012, année de tous les dangers

Publié par Marc Lafontan |

 


La perspective économique, politique et sociale de 2012 est profondément négative. Quasiment tous les économistes orthodoxes de le pensée dominante sont pessimistes en ce qui concerne l’économie mondiale. 


Bien que, là aussi, leurs prédictions sous-estiment l’étendue et la profondeur de la crise, il y a de grandes raisons de croire que 2012 sera le début d’un déclin plus important que celui engendré par la Grande Récession de 2008-2009. Avec moins de ressources, plus de dette et une résistance populaire croissante, les gouvernements ne pourront pas sauver le système.

Beaucoup des principales institutions et relations économiques qui ont été la cause et la conséquence de l’expansion capitaliste régionale et mondiale des 30 dernières années sont en train de se désintégrer et de sombrer dans le chaos. Les anciens moteurs économiques de l’expansion globale, les États-Unis et l’Union européenne, ont épuisé leurs ressources et sont clairement en déclin. Les nouveaux centres de croissance, la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie, qui pendant une “courte décennie” ont donné un nouvel élan à la croissance mondiale arrivent en fin de course, leur décélération est rapide et continuera pendant toute l’année prochaine.




L’explosion de l’Union européenne
En particulier l’Union Européenne gangrenée par la crise se désintègrera et au lieu des relations croisées actuelles on aura des accords de commerce ou d’investissement bilatéraux ou multilatéraux. L’Allemagne, la France, les Pays-Bas et les pays nordiques essayeront de négocier le virage. L’Angleterre — c’est à dire la Cité de Londres — dans son splendide isolement, basculera en croissance négative, ses organismes financiers s’évertuant à trouver de nouvelles opportunités de spéculation dans les états pétroliers du Golfe et autres “niches”. L’Europe centrale et l’Europe de l’est, en particulier la Pologne et la République tchèque, se rapprocheront de l’Allemagne mais souffriront des conséquences du déclin général des marchés mondiaux. L’Europe du sud (la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie) entreront dans une profonde récession et le règlement de l’énorme dette par des assauts sauvages sur les salaires et les avantages sociaux réduira drastiquement la demande des consommateurs.

Le chômage et le sous-emploi dus à la récessions atteindront un tiers des personnes en âge de travailler et cela provoquera des conflits sociaux de longue durée qui s’élargiront en soulèvements populaires. L’explosion de l’Europe est presque inévitable. L’Euro, en tant que monnaie de référence, sera abandonné au profit de monnaies nationales nouvelles ou anciennes accompagnées de dévaluations et de mesures protectionnistes. Le nationalisme sera à l’ordre du jour. Les banques allemandes, françaises et suisses subiront d’énormes pertes sur les prêts consentis au Sud. Leur sauvetage engloutira des sommes énormes, clivant les sociétés allemandes et françaises en opposant les contribuables majoritaires aux banquiers. Le militantisme syndical et le pseudo “populisme” de droite (néo-fascisme) intensifieront les luttes nationalistes et les luttes de classe.
Une Europe fragmentée et socialement déchirée sera moins susceptible de se joindre à une opération militaire israélo-étasunienne d’inspiration israélienne contre l’Iran (ou même la Syrie). L’Europe en crise s’opposera à une attitude agressive des États-Unis à l’égard de la Russie et de la Chine.

États-Unis : la récession revient pour de bon
Les États-Unis subiront les conséquences de leur énorme déficit fiscal et ne seront pas capables de contrecarrer financièrement la récession mondiale de 2012. Ils ne pourront pas non plus “externaliser” leur solution de la crise en se tournant vers l’Asie auparavant dynamique car la Chine, l’Inde et le reste de l’Asie sont en perte de vitesse économique. La Chine aura une croissance bien inférieure à ses 9 % habituels. L’Inde passera de 8 % à 5 % ou moins encore. De plus, la politique militaire “d’encerclement” pratiquée par le régime d’Obama et sa politique économique d’exclusion et de protectionnisme écarteront la possibilité que la Chine contribue à la relance.

Le militarisme aggrave le déclin économique
Les États-Unis et l’Angleterre seront les plus grands perdants de la reconstruction économique de l’Irak après la guerre. Les entreprises étasuniennes et anglaises obtiendront moins de 5 % des 186 milliards de projets d’infrastructures (Financial Times, 12/16/11, p 1 et 3). Ce sera sans doute la même chose en Libye et ailleurs. L’armée impériale étasunienne détruit un adversaire, creuse sa dette pour le faire, et des pays qui n’ont pas pris part au conflit récoltent les juteux contrats de la reconstruction économique d’après guerre.
L’économie des États-Unis sombrera dans la récession en 2012 et la “relance sans emplois de 2011″ sera suivie d’une hausse importante du chômage en 2012. En fait la force de travail toute entière se contractera au fur et à mesure que ceux qui ne touchent plus d’indemnités de chômage cesseront de s’inscrire.

L’exploitation des travailleurs (“la productivité”) s’intensifiera à mesure que les capitalistes forceront les travailleurs à travailler toujours plus pour un salaire toujours moindre, creusant ainsi le fossé entre les salaires et les profits.
La récession économique et la hausse du chômage seront accompagnées de coupes sauvages dans les programmes sociaux pour subventionner les banques et les industries en difficulté. Les débats entre les partis politiques porteront sur l’importance des coupes qu’il faut imposer aux travailleurs et aux retraités pour gagner “la confiance” des actionnaires. Confronté a des choix politiques aussi limités, l’électorat réagira en ne réélisant pas les dirigeants sortants, en s’abstenant de voter et en organisant des mouvements de masse spontanés comme “occupy Wall Street”. L’insatisfaction, l’hostilité et la frustration domineront la culture. Les démagogues du Parti démocratique se serviront de la Chine comme bouc émissaire ; les démagogues du Parti républicain blâmeront les immigrants. Et les deux partis fulmineront contre les “fascistes islamistes”, en particulier contre l’Iran.

Nouvelles guerres au milieu des crises : les sionistes tirent les ficelles
Les “52 présidents des principales organisations juives étasuniennes” et leurs partisans “Israël avant tout” du Congrès étasunien, de Département d’État, du Trésor et du Pentagone inciteront à la guerre contre l’Iran. S’ils parviennent à leurs fins, il y aura une explosion régionale et une dépression mondiale. Étant donné la capacité du régime extrémiste israélien à obtenir du Congrès étasunien et de la Maison-Blanche une adhésion inconditionnelle à tous ses plans belliqueux, on ne peut écarter l’éventualité d’une aussi terrible catastrophe.

Chine : les mécanismes compensatoires en 2012
La Chine affrontera la récession mondiale de 2012 avec plusieurs options disponibles pour diminuer son impact. Beijing peut modifier sa production et produire des marchandises et des services pour les 700 millions de consommateurs qui ne sont pas pris dans la tourmente économique. En augmentant les salaires, les services sociaux et la qualité de l’environnement, la Chine peut compenser la perte des marchés étrangers. La croissance économique de la Chine, qui s’origine en grande partie dans la spéculation du marché immobilier, sera affectée par l’éclatement de la bulle. Un recul sévère s’ensuivra provoquant des pertes d’emplois, des faillites municipales et l’augmentation des conflits sociaux et des conflits de classes. Cela pourra entraîner soit une plus grande répression soit une démocratisation graduelle. L’issue affectera profondément les relations commerciales de la Chine. La crise économique renforcera probablement le contrôle de l’état sur le marché.

La Russie affronte la crise
L’élection du Président Poutine diminuera le soutien de la Russie aux soulèvements et aux sanctions fomentés par les États-Unis contre les alliés et les partenaires commerciaux de la Russie. Poutine se rapprochera de la Chine et bénéficiera de l’éclatement de l’Europe et de l’affaiblissement de l’OTAN.
L’opposition russe soutenue par les médias occidentaux utilisera son poids financier pour discréditer Poutine et promouvoir le boycott des investissements, ce qui ne les empêchera pas de perdre largement les élections présidentielles. La récession mondiale affaiblira l’économie russe et la forcera à choisir entre les nationalisations ou l’utilisation croissante des fonds de l’état pour tirer d’affaire les oligarques influents.

La transition 2011-2012 : de la récession et la stagnation régionales aux crises mondiales
L’année 2011 a posé les fondations de l’explosion de l’Union européenne. Les crises ont commencé avec la déconfiture de l’euro, la stagnation aux États-Unis et la déferlante dans le monde des manifestations populaires contre les indécentes inégalités. Les événements de 2011 ont donné un aperçu de ce que nous prépare 2012 : des guerres commerciales débridées entre les principales puissances, l’exaspération des luttes entre impérialistes et la perspective de soulèvements populaires qui tournent en révolutions. De plus, l’escalade de la fièvre belliciste orchestrée par les sionistes contre l’Iran en 2011 laisse présager la plus terrible guerre régionale depuis le conflit étasuno-indo-chinois. Les campagnes électorales et les résultats des élections aux États-Unis, en France et en Russie aggraveront les conflits mondiaux et les crises économiques.

En 2011 le régime Obama a initié une politique de confrontation militaire avec la Russie et la Chine et des politiques destinées à gêner et retarder la montée de la Chine en tant que puissance économique mondiale. A cause de l’aggravation de la récession économique et du déclin des marchés étrangers surtout en Europe, une guerre commerciale d’envergure éclatera. Washington poursuivra une politique agressive visant à limiter les exportations et les investissements chinois. La Maison-Blanche intensifiera ses efforts pour empêcher le commerce et les investissements de la Chine en Asie, en Afrique et ailleurs. On peut s’attendre à des efforts renouvelés de la part des États-Unis pour exploiter les conflits ethniques et populaires intérieurs de la Chine et augmenter sa présence militaire le long des côtes chinoises. Une provocation majeure ou des incidents montés de toutes pièces ne sont pas à exclure. Tout cela pourrait mener en 2012 au nationalisme fanatique et à une nouvelle et coûteuse “Guerre Froide”. Obama a fourni le cadre et la justification d’une confrontation à grande échelle et de longue durée avec la Chine. Ce sera un effort désespéré pour maintenir l’influence étasunienne et ses positions stratégiques en Asie. Le “quadrilatère de pouvoir” de l’armée étasunienne — les États-Unis, le Japon, l’Australie et la Corée — avec le soutien des satellites philippins, essayera de détruire les liens commerciaux de la Chine au moyen de la puissance militaire de Washington.

Europe : intensification de l’austérité et de la lutte des classes
Les programmes d’austérité imposés à l’Europe, de l’Angleterre à la Lettonie en passant par l’Europe du Sud, seront la marque de 2012. Des licenciements massifs dans le secteur public et des salaires et des offres d’emploi en réduction dans le privé engendreront une guerre continuelle entre les classes sociales et la remise en question des régimes. Les “politiques d’austérité” du Sud provoqueront une incapacité de payer la dette qui entraînera la faillite de banques françaises et allemandes. La classe financière dominante anglaise, isolée de l’Europe, mais dominante en Angleterre, obligera le gouvernement conservateur à “réprimer” les révoltes populaires et syndicales. Un nouveau style de règle autocratique néo-thatcherienne verra le jour ; l’opposition syndicale formulera des revendications de pure forme tout en serrant la bride à la populace rebelle. En un mot, les politiques sociales économiques régressives développées en 2011 ont préparé le cadre dans lequel de nouveaux régimes policiers pourront réprimer dans le sang les travailleurs et les jeunes chômeurs sans avenir.

Les guerres qui vont sonner le glas de “l’Amérique telle que nous la connaissons”
Aux Etats-Unis, Obama a préparé le terrain pour une guerre plus importante au Moyen-Orient en déplaçant des troupes d’Irak et d’Afghanistan pour les concentrer sur l’Iran. Pour déstabiliser l’Iran, Washington multiplie les opérations militaires et civiles secrètes contre les alliés de l’Iran, en Syrie, au Pakistan, au Venezuela et en Chine. Voilà les ingrédients de la stratégie belliqueuse israélo-étasunienne contre l’Iran : des guerres dans les États voisins, des sanctions économiques internationales, des attaques cybernétiques pour mettre à mal les industries vitales et des assassinats ciblés de savants et d’officiels militaires. Le projet en son entier, de sa planification à son exécution, peut être attribué, sans risque d’erreur, à la configuration du pouvoir sioniste qui tient les positions stratégiques dans l’Administration étasunienne, les médias dominants et la “société civile”. Une analyse systématique des politiciens étasuniens du Congrès qui promeuvent et mettent en oeuvre la politique de sanctions montre que les rôles principaux sont tenus par des méga-sionistes (les adeptes du “Israël avant tout”) comme Ileana Ros-Lehtinen et Howard Berman, Dennis Ross à la Maison Blanche, Jeffrey Feltman au Département d’Etat et Stuart Levy et son remplaçant David Cohenson au Trésor. La Maison-Blanche est entièrement aux mains des collecteurs de fonds sionistes et fait ce que veulent les 52 présidents des principales organisations juives étasuniennes.

La stratégie israélo-sioniste est d’encercler l’Iran, de l’affaiblir économiquement et de l’attaquer militairement. L’invasion de l’Irak a été la première guerre des États-Unis au bénéfice d’Israël ; la guerre de Libye, la seconde ; la guerre par personnes interposées contre la Syrie, la troisième. Ces guerres ont détruit les adversaires d’Israël ou sont en passe de les détruire. En 2011, les sanctions économiques destinées à créer de l’agitation intérieure en Iran ont été la principale arme sélectionnée. La campagne pour les sanctions internationales a mobilisé toute l’énergie des lobbys sionistes. Ils n’ont rencontré aucune résistance dans les médias dominants, ni au Congrès, ni dans les bureaux de la Maison-Blanche. La Configuration de Pouvoir Sioniste (CPS) n’a pas été l’objet de la moindre critique de la part des groupuscules, mouvements ou journaux de la gauche progressiste, à part quelques notables exceptions.

Le repositionnement des troupes étasuniennes de l’Irak aux frontières de l’Iran, les sanctions et l’influence grandissante de la cinquième colonne israélienne aux États-Unis signifie que la guerre va s’étendre aux Moyen-Orient. Cela implique sans doute une attaque aérienne “surprise” de missiles par les forces étasuniennes. Elle sera justifiée par une prétendue “attaque nucléaire imminente” inventée par le Mossad israélien et transmise dans les termes exacts par le CPS à ses laquais du Congrès étasunien et de la Maison-Blanche pour être officialisée et diffusée au monde entier. Ce sera une guerre meurtrière, sanglante et longue au profit d’Israël ; les États-Unis en paieront le prix militaire direct et le reste du monde paiera un prix économique élevé. La guerre étasunienne fomentée par les sionistes fera évoluer la récession du début de 2012 en une profonde dépression vers la fin de l’année et provoquera sans doute des soulèvements populaires massifs.

Conclusion
Tout indique que 2012 sera une année déterminante dans la crise économique dévastatrice qui s’étend de l’Europe et des États-Unis vers l’Asie et leurs états-clients d’Afrique et d’Amérique Latine. La crise sera vraiment mondiale. Les conflits entre les pays impérialistes et les guerres coloniales saperont touts les efforts pour mettre fin à la crise. En réaction, des mouvements de masse verront le jour et les manifestations et les soulèvements se transformeront avec le temps, espérons-le, en révolutions sociales qui amèneront un changement du pouvoir politique.
James Petras, ancien professeur de Sociologie à l’université de Binghamton, New York, conseille les personnes qui n’ont ni terre ni travail au Brésil et en Argentine. Il a co-écrit Globalization Unmasked(Zed Books). Son dernier livre est : The Arab Revolt and the Imperialist Counterattack.
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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 09:32

 

 

Voici un bilan publié en mai 2011, sachant que la situation ne cesse de s'aggraver, on peutse demander si ceux qui parlent des2tats-Unis aujourd'hui encore comme de "la première puissance mondiale" ont bien conscience de la situation. Il serait temps d'arrêterde penser le monde en terme d'hégémonie d'une grande puissance. de comprendre que nousnous dirigeans vers une préiode, ce sont les alliances multipolaires et quecelles qui ont un réel succés aujourd'hui sont celles qui senouent pour mettre un terme aux exactions de l'Empire Occidental en déclin. Officiellement nous sommes les alliés de Usa, nonleurs vassaux, il n'y a nul serment d'allégeance que nous puissions trahir. Il faut mettre un terme à la colonisation économique de l'Europe... déjà les maîtres de nos économies nous entraînent avec eux, au fond du gouffre.... plus nous descendons, plus la remontée sera pénible. Simple question de logique.


USA, expulsions sur fond de marasme économique


 

cartoon_three_apesOn n’en parle plus beaucoup, mais aux Etats Unis les expulsions continuent malgré les malversations révélées par le Foreclosure Gate. C’est un système informatisé qui a permis de signer des contrats d’hypothèques en quantité industrielle, sans bien sûr vérifier aucun dossier puisqu’on partait du principe que le prix des logements allait toujours augmenter et qu’en expulsant les gens on rentrerait largement dans ses frais. La crise subprime est passée par là, et l’endettement du pays commence à se faire un peu trop sentir. Mi avril, ce fut le choc : l’agence de notation Standard & Poor’s a menacé de dégrader la note de la dette US.

 

On a vu que les prix de l’immobilier ont chuté à partir de 2007, à l’inverse des taux d’intérêt qui, eux, ont augmenté, mettant des millions d’américains à la rue. Ainsi, l’investissement moyen réalisé par les américains pour l’achat d’une maison était de 94.000$ en 2010, contre 105.000$ en 2009. Normal les ventes de maisons neuves ont chuté de 17% en février.

Les expulsions continuent, car les banques n’ont toujours pas avoué l’ampleur de leurs déficits, et qu’il faut se payer sur la bête au maximum pour limiter la casse. On avait fin 2010 près de 1,3 millions de saisies pendantes : 19,6% de plus que l’année d’avant, et 352.000 en cours de réalisation, soit 12,7% de plus que l’année d’avant. Près de 19 millions d’habitations étaient vacantes au deuxième trimestre 2010, un tout petit peu plus qu’à la même époque en 2009.

On a des cas d’expulsions complètement limites, comme celle de Catherine Lennon, une grand-mère de l’Etat de New York qui n’a pas payé plusieurs traites de son crédit hypothécaire à la mort de son mari en 2008. Elle a finalement recommencé à payer, mais comme c’était le nom de son mari qui figurait sur le contrat, Fannie Mae a décidé de l’expulser quand même (avec ses enfants et petits enfants qui vivaient là aussi soit 11 personnes au total), menottes aux poignets, par une Swat team, un peu l’équivalent du RAID[1].

Ces expulsions se poursuivent aussi malgré les enquêtes judiciaires sur les machines à signer les contrats issues du système MERS. Par deeringexemple, Bank of America a vu son bénéfice chuter de 36% au premier trimestre 2011 par rapport à l’année d’avant, essentiellement parce qu’elle n’a pas pu saisir autant de maisons qu’elle le voulait dans une vingtaine d’Etats : impossible de prouver que c’est bien elle qui est propriétaire de la maison à saisir, puisque toutes les banques se sont revendus ces contrats.

Dans différents Etats parmi les plus touchés par la crise subprime, comme l’Arizona, le Nevada ou la Californie, les expulsions continuent d’augmenter de mois en mois, de même que les ventes réalisées à la suite d’une expulsion[2]. Même constat plus localement dans de nombreuses villes, où on observe que la crise est toujours là en matière d’expulsions. L’office of the Comtroller of Currency anticipe même une nouvelle augmentation des saisies pour 2011, puisque les suspensions de saisies liées au scandale du foreclosure gate vont prendre fin.

Etrangement, les autorités sont bien en peine de donner un chiffre fiable de ces expulsions. Mais, d’après certains, on n’en serait plus à ce premier trimestre qu’à une saisie pour 191 propriétaires, avec 681.000 propriétés saisies en l’espace de trois mois. Cela représenterait une baisse de 30% par rapport à l’année précédente. Mais comme pour Bank of America, cette baisse est certainement due en tout ou en partie au foreclosure gate. Sans ce scandale, les saisies auraient probablement tourné autour de 900.000.

Au niveau du pays, près de 7 millions de propriétaires seraient en défaut de paiement ou déjà sous le coup d’une procédure d’expulsion.

Et les choses ne vont pas s’arranger avec ce qui se profile ces derniers jours : des coupes drastiques dans les budgets sociaux afin de s’endetter encore plus pour payer les charges courantes.

Toutefois, à force de pression médiatique et juridique[3], les banques sont en train de préparer une espèce de code de bonne conduite en matière de prêts hypothécaires et de saisies immobilières. Histoire de calmer un peu les choses, mais personne n’ira vérifier l’application de ces vœux pieux. Il serait même question de rembourser certains propriétaires expulsés abusivement, mais on se doute qu’il reviendra aux requérants de prouver le dommage… L’autorégulation, y’a que ça de vrai.

haunted_house_foreclosure_political_cartoonPour en revenir aux expulsions et aux délires du foreclosure mess, les difficultés ne sont pas les mêmes dans tous les Etats Unis, et 12 des 50 Etats, comprenant quand-même 40% des américains, ont été envahis de prêts subprime et leurs banlieues deviennent aujourd’hui des déserts. L’Arizona, le Nevada, la Floride ou la Californie sont par exemple bien plus touchés que d’autres.

On pourrait aussi regarder d’autres indicateurs qui montrent la santé économique des Etats Unis. Dans ce pays où le chômage est vu comme une tare, on voit que la durée moyenne du chômage augmente beaucoup ces derniers temps : 45% des chômeurs dépassent les 27 semaines de chômage, contre 42% il y a un an. Ils n’étaient que 31% en 2009, et moins de 20% en 2008. Vu autrement : la durée moyenne de chômage était de 9,4 semaines en 2008, de 15,1 semaines en 2009, de 21,4 semaines en 2010. Il semblerait qu’on dépasse 37 semaines pour ce début 2011. Tout va bien ?

Certains médias applaudissent la « hausse des revenus » et de la consommation, en oubliant de préciser que la -relative- « hausse des revenus » est complètement rognée par l’inflation, et pour les bas revenus, le pouvoir d’achat diminue clairement.

Enfin, l’endettement des ménages US se rapproche de celui du pays, à près de 14.000 milliards de dollars fin 2007. Un ménage US était alors endetté à hauteur de 140% de ses revenus, et il en épargnait 0,2%. Il semble que ce taux d’endettement ait baissé en raison de la contraction des crédits de la part des banques.

 

Les Etats Unis, puissance surendettée

(...)

 Lire la suite : USA, expulsions sur fond de marasme économique - donde vamos

 


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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 12:32

Les confirmations se multiplient, ils veulent jusqu'à votre dernier sous pour augmenter encore des fortunes tellement énormes qu'il faudrait plusieurs vies de gaspillage éhonté pour en utiliser seulement une partie.... A mettre en relation avec mon texte "apocalypse 2012" écrit avant de lire ceci.... mise en place du spectacle de la désorganisation du monde..... dernières mises au points avant le lever de rideau... l'un positionne quelques vaisseaux de guerre supplémentaire, d'autres s'empressent de faire voter quelque loi liberticide de plus, mais ici cela va plus loin que le seule privation de liberté, c'est une atteinte au droit de vie... et comme je l'ai écrit ailleurs : traquer les habitants de caravanes, de yourtes, de cabanes... empêcherer les agriculteurs de produire leurs propres semences, faire la guerre à l'ortie, plante miracle, bref interdire tout ce qui permettrait de s'organiser en posant les bases d'une nouvelle économie à travers d'autres modes de vie, de productions d'échanges que ceux que nous impose la pensée unique fondée sur ce principe "tu es pour nous source de Profit ou crève. Point barre." et "quiconque proposera une alternative à notre système mortifère sera jugé, condamné voir éliminé." Une lecture de l'histoire du 20ème siècle regorge d'exemple de Lubumba à Sankara en Passant par Arbenz, Allende et tous les autres, la liste est longue, tous ont payé de leur vie leur outrecuidance, vouloir développer un modèle équitable dans le monde où le Profit est le Dieu unique auxquels tous doivent allégeance, ses prêtres se nourrissant des offrandes toujours plus importantes imposées à des peuples de plus en plus affamés. Anne




Une nouvelle loi scélérate, qui entre en vigueur le 1er janvier 2012, réduit la fraction insaisissable que le créancier doit laisser au salarié.

C'est la crise, et les gens sont pris à la gorge. Pour preuve, cette année, le nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement a bondi de 8,1%.

Actuellement, selon les derniers chiffres de la Banque de France, près de 950.000 ménages seraient surendettés pour un montant moyen de 35.000 €.

Plus de 80% d'entre eux disposent de ressources inférieures ou égales à 2.000 €/mois; 55% disposent de ressources inférieures ou égales au Smic, et 5% de ressources inférieures ou égales au RSA "socle".

Alors que cette crise entame une nouvelle phase qui promet d'être critique, le gouvernement adopte en catimini des mesures visant à étrangler davantage ses victimes : les personnes contraintes de vivre dans des campings seront traquées, et les salariés endettés dont le revenu est saisi vont tomber sous le joug de règles encore plus restrictives.

En effet, jusqu'à présent, le montant de la saisie sur salaire était déterminé par un barème publié chaque année par décret. Ce barème tenait compte de la rémunération annuelle brute et était corrigé en fonction du nombre de personnes à la charge du salarié.

Lors d’une saisie sur salaire, la loi interdit au créancier de prendre la totalité de la rémunération du débiteur afin que celui-ci continue à percevoir un minimum vital pendant le remboursement de son arriéré : ce "reste à vivre" devait être égal au montant du RSA applicable au foyer du salarié (article L. 3252-3 du Code du travail) et variait en fonction du nombre de personnes le composant.

La loi vient de modifier cette disposition. Désormais, la fraction insaisissable est fixe, peu importe le nombre de personnes composant le foyer du salarié, et correspond au montant du RSA pour une personne seule, soit 466,99 euros pour 2011.

En clair : vous êtes dans la merde, et l'UMP vous y enfonce encore plus !

Source: Actu Chomage.org
http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=28002

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 16:30

 

L’état.C’est étrange tout de même, des flics, des militaires, des membres de différents secteurs de la fonctions publique attendent le versement de leurs salaire ou de diverses primes qui leur sont dues. Et quand ils interrogent leurs banquiers, ceux-ci attribuent le retard à un problème informatique. Comme il s’agit de banque différente, il faut en déduire que les programmeurs sont des incompétents Plus honnête la réponse qui annonce que le budget 2011 est épuisé et qu’il faudra attendre 2012 pour apurement du contentieux.

Les banques. A côté de cela des manœuvres transparentes, retenue de fonds qui permettent au banques de spéculer avec l’argent de leurs clients… de petits montants pour chaque personne individuellement concernées, mais des sommes importantes quand on en fait la somme. Les cas se multiplient de personnes au compte pourtant approvisionnés qui se sont vu refuser  la libre disposition de leur bien. Limitations mises au retrait d’argent liquide…

La zone Euro. Malgré l’annonce de la fin imminente de l’euro, se multiplient les fonds de soutien et de renflouement qui vont chercher l’argent directement dans la poche des populations…. Comme si avant d’annoncer la mort définitive de l’euro, il fallait d’abord saisir jusqu’au dernier cent des populations. Quant à la mise en gage de l’or des Français, il aurait été beaucoup moins hasardeux d’aller jouer cet argent à la roulette, on peut prévoir avec un très grand degré de certitude que les français viennent de faire don de leur or aux créanciers qui sont derrière le FMI.

La faim, le froid. Braquage de surgelés ou de boucherie à la kalachnikov, dépeçage de vaches à même les prairies, multiplication des mains qui se tendent vers vous à chaque coin de rue pour demander l’obole de quelques cents, détour pour éviter le sans-abri qui dort sur le trottoir. Pas de place en suffisance dans les refuges d’hiver pour ceux toujours plus nombreux qui n’ont pas de logement. Regards qui se détournent pudiquement ou hypocritement pour éviter de contempler la misère qui envahit nos villes.

La haine. Cette mamelle de l’extrême-droite se répand comme une traînée de poudre. LE FN en hausse constante dans les sondages. Alors que des néo-nazis décomplexés multiplient les coups de violence sans que ce développe une réaction à la mesure de cette dérive. Et le discours stupide d’acrimonie et de stigmatisation de ceux qui jouissent à l’idée de pouvoir participer incessamment à ma mise à mort des boucs émissaires. Chers voisins et amis, aller vous courir le risque de vous taper la honte de voir l’égérie de la haine relookée sortir victorieuse du premier tour des élection présidentielle ? De voir ceux qui font la honte de la France aux yeux des étrangers s’emparer de l’arsenal liberticide et mortifère préparé par une présidence dont la fonction principale semble être plus que jamais de préparer le nid douillet et tout chaud, dans lequel l’extrême-droite n’a plus qu’à se glisser. Avez-vous réalisé que tout est prêt pour que une fois le pouvoir en main, l’extrême-droite jouirait aussi de l’arsenal lui permettant de massacrer toute tentative d’opposition et de résistance dans la plus parfaite légalité ?

La guerre civile. Conséquence de ce qui précède… j’ai vécu longtemps en France, et je sais qu’il y a dans ce pays des forces vives qui préfèrent la mort à l’esclavage et qui se battront jusqu’à leur dernier souffle pour la liberté. Je garde ma confiance dans ceux des habitants de ce pays qui sont les héritiers de ce que la France à de plus essentiel, enfants du berceau de la reconnaissance des droits humains de liberté, de bonheur, de dignité. Que ces habitants soient des français d’origine ou ceux qui sont venus dans ce pays parce qu’il symbolisait pour eux ce respect de l’humain pour chaque autre humain, indépendamment de ces origines de classe ou de culture.

La milice. Ne plus payer ses policiers, pousser au suicide, à la démission voir révoquer les policiers qui se sont engagés dans ce métier difficile avec un idéal de défense des valeurs liées au respect des humains entre eux, gardiens de la paix. Promouvoir les forces de la répression qui sont des vecteurs puissants de la montée de la violence et de l’insécurité. Brader la fonction d’agent de la police au profit d’une milice qui n’aura pas la formation requise et donc dangereux pour soi, mais surtout pour les autres, comme chaque fois que le pouvoir est entre des mains incompétentes, c’est aussi ouvrir la porte à ceux qui y verront là l’occasion d’assouvir leurs pulsion de haine et de violence en toute légalité, sans ce contrôle de soi qui demande plus que 10 jours de formation…. Transformer des vétérinaires en médecins au rabais, déjà cela interpelle…. Mais former des policiers en 10 jours, c’est la mort d’un métier.

La noblesse. En finir avec toutes les aristocraties décadentes pour retrouver les valeurs de noblesse de cœur, d’intelligence, de solidarité, de dignité et d’honneur qui  font que tous agissent pour le bien de chacun. Inventer, créer, découvrir, apprendre, partager les connaissances indispensable pour réparer les dégâts commis par des irresponsables.

La résistance. Réveillez-vous peuples d’Europe… Enfants de la vieille Europe, ne laissez pas les adolescents immatures de la néo-colonisation d’outre-Atlantique vous imposer les valeurs d’un peuple immature qui veut tout, tout de suite et sans contrepartie. (cela pour mettre mon petit grain identitaire)… Refusez l’acculturation qui nie et détruit notre héritage, ouvrons-nos cœurs, nos âmes nos intelligences à tous ceux qui sur cette planète mènent le combat de la paix et ont réalisé la symbiose entre les apports de leurs cultures ancestrales et ce message de dignité, de respect, lancé à nos ancêtres, défendu par certains au prix de leur vie, du renoncement. Personnellement je dis non à l’acculturation Coca-cola et oui à la multi culturalité mise en commun de ce que nous avons chacun de meilleur pour (re)construire le monde auprésent.

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  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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