17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 22:23

Durant le week-end des 12 et 13 avril, la rébellion contre le pouvoir central a commencé dans le Sud-Est de l’Ukraine. Des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut les bâtiments officiels des villes de la région de Donetsk. Qui sont ces hommes, et que veulent-ils ? Le journal ukrainien Vesti décrypte les événements récents.

Crédits: mail.google.com

Un homme armé à Slaviansk

Les 12 avril et 13 avril, des hommes armés se déclarant « membres de l’autodéfense de Donetsk » ont pris d’assaut des bâtiments officiels à Slaviansk, Krasniï Liman, Kramatorsk, Makeevka et Marioupol. Partout, les assaillants ont ôté le drapeau ukrainien du fronton des édifices et hissé le drapeau russe à la place.

Slaviansk, surnommée « la passerelle du Donbass » pour sa ligne de chemin de fer qui relie Kharkiv à Rostov-sur-le-Don (sud de la Russie), a été la première à passer aux mains des activistes pro-russes, samedi 12 avril.

Dans la matinée, un groupe d’hommes armés a ainsi pris d’assaut le siège de la police de la ville, sous des « Bravo » et « Russie ! » scandés par des habitants rassemblés à proximité. Parmi ces derniers se trouvait notamment la maire de la ville, Nelly Chtepa, qui a affirmé soutenir entièrement les assaillants. « Ce sont des gars de chez nous, a-t-elle déclaré. Ils viennent de Slaviansk et d’autres villes de notre région du Donbass. Ils sont contre la junte de Kiev et veulent simplement être entendus. »

Le même jour, d’autres groupes d’hommes armés ont pris possession des sièges de la police de Kramarorsk, Droujkovka et Konstantinovka, sans rencontrer la moindre résistance de la part des policiers eux-mêmes.

À Donetsk, les manifestants prorusses se sont emparés du bâtiment du ministère régional des affaires intérieures, forçant le ministre Konstantin Pojidaev à démissionner.

Des combattants des ex-forces spéciales ukrainiennes Berkout de Donetsk, rubans de Saint-Georges au bras, ont également fait irruption dans le bâtiment. Ils ont déclaré aux habitants de Donetsk, réunis pour une manifestation, qu’ils étaient désormais « avec le peuple du Donbass ».

Les Berkout, dissous par le nouveau pouvoir de Kiev à la fin février dernier, signent ici le premier cas de passage ouvert des forces spéciales du côté des forces protestataires sur le territoire de l’Ukraine continentale. Pour l’heure, les activistes pro-russes contrôlent toujours le bâtiment de l’administration régionale de Donetsk et celui des services de la sécurité ukrainienne (SBU) de Lougansk.

Qui sont ces hommes armés ?

Samedi 12 avril, la question était sur toutes les lèvres et les spéculations allaient bon train. La rumeur selon laquelle il s’agit de forces spéciales russes s’est répandue rapidement.

L’hypothèse a notamment été soutenue par le ministère ukrainien des Affaires étrangères, qui a déclaré détenir des preuves concrètes de l’implication de la Russie dans les assauts armés en région du Donbass. De nombreuses figures officielles ont également assuré que l’Ukraine faisait face à une « agression russe ». Le politologue du groupe Information résistance Dmitri Timtchouk a pour sa part annoncé que ces hommes armés étaient en outre contrôlés par des oligarques locaux.

Cependant, notre correspondant [du journal ukrainien Vesti, ndlr] a pu s’entretenir avec les assaillants de Slaviansk – et n’a rencontré parmi eux aucun Russe (excepté un homme, qui réside à Slaviansk depuis plus de dix ans). Les dirigeants de ces groupes armés sont en réalité des anciens militaires, des parachutistes, des anciens combattants des forces spéciales ukrainiennes, des membres des unités cosaques et des vétérans de la guerre d’Afghanistan.

Beaucoup, parmi les activistes de base, n’ont par ailleurs même jamais servi dans l’armée ni tenu d’arme en main. À les en croire, ils se sont organisés spontanément, au cours du mois dernier, et ont participé aux diverses actions de protestation contre la « junte de Kiev », comme ils qualifient le nouveau pouvoir ukrainien.

« Nous sommes pour une république de Donetsk au sein de l’Ukraine. Nous ne sommes pas des séparatistes. Nous avons pris les armes pour défendre le Donbass de l’invasion de Secteur droit », a expliqué à Vesti le leader de l’unité d’autodéfense locale, Viatcheslav Ponomarev, vétéran de l’Afghanistan et directeur d’une fabrique de savon, qui a été désigné maire de Slaviansk le 13 avril.

Le sang a coulé

Bien que le ministre ukrainien de l’Intérieur par intérim Arsen Avakov ait annoncé dès samedi matin sur sa page Facebook que le commissariat de Slaviansk serait libéré par la force dans la journée, l’opération antiterroriste n’a débuté que le dimanche 13 avril.

Des affrontements ont notamment eu lieu près du village de Semionovka, où les manifestants de Slaviansk avaient dressé un barrage routier. Selon les témoignages des habitants, une voiture immatriculée à Vinnytsia, ville de l’Ouest du pays, est arrivée au check point, puis ses occupants ont ouvert le feu sur les manifestants ainsi que sur les véhicules blindés de l’armée ukrainienne d’une garnison située à proximité.

Une autre confrontation a eu lieu à l’entrée de Slaviansk, près du village de Cherevkovka, où un échange de tirs a opposé manifestants pro-russes et forces spéciales ukrainiennes (les protestataires ont affirmé que ces troupes incluaient soit des membres du Secteur droit, soit des mercenaires occidentaux travaillant pour la sécurité ukrainienne). Les forces spéciales ukrainiennes ont finalement échoué à entrer dans Slaviansk et dû faire marche arrière.

Le bilan de ces confrontations : entre un et trois morts – issus des deux côtés – et neuf blessés, dont un officier des forces spéciales ukrainiennes de 42 ans, originaire de Poltava.

Dimanche soir, Slaviansk et d’autres villes étaient toujours sous le contrôle des manifestants. La protestation a même gagné deux grosses villes de la région, Marioupol et Makeevka, et d’autres plus petites.

Parallèlement, dans le centre-ville de Slaviansk, la population régionale s’est mobilisée. Face à l’emploi de la force par Kiev, plus d’un millier de personnes originaires de toutes les villes de la région de Donetsk ont ainsi rejoint les parvis de l’hôtel de ville et du siège de la police pour soutenir les assaillants.

« Nous nous sommes organisés via les réseaux sociaux, confie Olga, une habitante du Donbass. Nous avons mis en place des covoiturages, le transport de pneus pour la construction de barricades et des collectes de nourriture. Nous avons tous des rapports très différents à la Russie : certains voudraient le rattachement, comme dans le cas de la Crimée, d’autres veulent simplement élargir les droits de la région du Donbass… Mais nous sommes en tout cas tous d’accord sur une chose : il n’est plus question que nous nous pliions aux règles actuelles du gouvernement. Ces petits gars n’ont pas eu peur de prendre les armes pour s’opposer à la junte. C’est pour nous qu’ils se battent – et nous, nous devons les soutenir. »

Source : vesti.ua

Vial Qui sont les assaillants du Sud-Est de l'Ukraine ? — Le Courrier de Russie

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 06:56

 

 

Neil Clark

Je suis confus. Il y a quelques semaines, nous avons appris en Occident l’occupation des bâtiments du gouvernement en Ukraine était une très bonne chose. Ces gens, nous ont dit nos dirigeants politiques et l’élite des commentateurs dans les médias, étaient des « manifestants pro-démocratie ».

Le gouvernement américain avait mis en garde les autorités ukrainiennes contre l’utilisation de la force contre ces « manifestants pro-démocratie », même si, selon les images que nous avons vues, certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui lançaient des cocktails Molotov et d’autres choses sur la police et cassaient des statues et mettaient le feu aux bâtiments.

Maintenant, quelques semaines plus tard, on nous dit que les gens qui occupent les bâtiments du gouvernement en Ukraine ne sont pas « des manifestants pro-démocratie », mais des « terroristes » ou des « militants ».

Pourquoi l’occupation de bâtiments officiels en Ukraine était-elle une très bonne chose en Janvier, mais une très mauvaise chose en Avril ? Pourquoi l’utilisation de la force par les autorités contre les manifestants était-elle totalement inacceptable en Janvier, mais acceptable maintenant ? Je le répète : je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine au cours de l’hiver ont reçu la visite de plusieurs hommes politiques occidentaux de premier plan, y compris le sénateur américain John McCain, et Victoria Nuland, du Département d’Etat américain, qui ont distribué des cadeaux. Mais il y a eu de très grandes manifestations anti-gouvernementales dans de nombreux pays d’Europe occidentale au cours des dernières semaines, qui n’ont reçu aucune aide de la sorte, ni de la part de telles personnalités ni de la part de l’élite des commentateurs des médias occidentaux. Pas plus que les manifestants n’ont reçu de cadeaux de la part des fonctionnaires du Département d’Etat américain.

S’ils étaient si favorables aux manifestations antigouvernementales en Europe, et qu’ils les considéraient comme la forme la plus pure de la « démocratie », McCain et Nuland ne montreraient-ils pas la même solidarité avec les manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Il y a quelques semaines, j’ai vu une interview du secrétaire d’Etat américain John Kerry qui a dit : « On ne peut pas envahir un autre pays sous de fausses prétextes pour faire valoir ses intérêts. » Mais je crois me rappeler que les Etats-Unis ont fait exactement cela à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années.

Est-ce que les affirmations sur les armes de destructions massive en Irak n’étaient que le fruit de mon imagination ? Étais-je en train de rêver en 2002 et début 2003 lorsque les politiciens et les experts néo-conservateurs sont venus tous les jours à la télévision pour nous dire, à nous la plèbe, que nous devions entrer en guerre avec l’Irak en raison de la menace posée par l’arsenal de Saddam ? Pourquoi est-ce qu’un vote démocratique en Crimée sur l’opportunité de rejoindre la Russie est jugé pire que l’invasion meurtrière de l’Irak - une invasion qui a coûté la vie à près de 1 million de personnes ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Nous avons également été informés très solennellement par les politiciens occidentaux et les « experts » dans les médias que le référendum en Crimée n’était pas valide parce qu’elle s’est déroulée sous « occupation militaire. » Mais je viens de regarder la couverture des élections en Afghanistan, qui se sont tenues sous occupation militaire, et qui ont été saluées par des personnalités occidentales, comme chef de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, comme un « moment historique pour l’Afghanistan » et un grand succès pour la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il rejeté, mais celui en Afghanistan célébré ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Le cas de la Syrie aussi est assez déroutant. On nous a dit et on nous dit encore que les groupes islamiques radicaux terroristes constituent la plus grande menace pour la paix, la sécurité et notre « mode de vie » en Occident. Que Al-Qaïda et d’autres groupes doivent être détruits : que nous avions besoin de leur mener une implacable « guerre contre le terrorisme ». Pourtant, en Syrie, nos dirigeants ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïque qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment les chrétiens.

Quand les bombes d’Al-Qaïda ou leurs affiliés explosent en Syrie et que des innocents sont tués, il n’y a aucune condamnation de la part de nos dirigeants : leur seule condamnation a été celle du gouvernement syrien laïque qui se bat contre des islamistes radicaux et que nos dirigeants et commentateurs dans les médias sont désespérés de voir tomber. Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Ensuite, il y a les droits des homosexuels. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et arriéré parce qu’elle a adopté une loi contre la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs. Pourtant, nos dirigeants qui ont boycotté les Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi en raison de cette loi visitent les Etats du Golfe où les homosexuels peuvent être emprisonnés et même exécutés, et embrassent chaleureusement les dirigeants là-bas sans jamais soulever la question des droits des homosexuels.

L’emprisonnement ou l’exécution des homosexuels est sûrement bien pire qu’une loi qui interdit la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi, s’ils sont véritablement préoccupés par les droits des homosexuels, nos dirigeants attaquent-ils la Russie et pas les pays qui emprisonnent ou exécutent les homosexuels ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

On nous dit dans de nombreux articles que le parti ultra-nationaliste hongrois Jobbik est très mauvais et que sa montée est une cause de grande préoccupation, même s’il n’est pas au gouvernement, ni susceptible de l’être un jour. Par contre, des néo-nazis et ultra-nationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement de l’Ukraine, que nos dirigeants Occidentaux soutiennent avec enthousiasme et les néo-nazis et l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine en Février, une « révolution » encouragée par l’Occident. Pourquoi les ultra-nationalistes et des groupes d’extrême-droite sont-ils inacceptables en Hongrie, mais tout à fait acceptables en Ukraine ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

On nous dit que la Russie est une puissance impérialiste agressive et que la préoccupation de l’OTAN est de s’opposer à la « menace » russe. Mais j’ai regardé une carte l’autre jour et j’ai bien vu beaucoup de pays proches (ou limitrophes) de la Russie qui sont membres de l’OTAN, l’alliance militaire dirigée par les Etats-Unis et dont les membres ont bombardé et attaqué de nombreux pays au cours des 15 dernières années, mais par contre je n’ai pas vu un pays proche des Etats-Unis qui faisait partie d’une alliance militaire avec la Russie, ni des bases militaires ou des missiles russes situés dans des pays limitrophes ou proches des États-Unis. Pourtant, c’est la Russie, nous dit-on, qui est « agressive ». Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Neil Clark

http://rt.com/op-edge/west-leaders-ukraine-democracy-600/

Traduction « tu vois Neil, je me posais justement les mêmes questions » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

URL de cet article 25221
Pour ceux qui penseraient encore que la Russie est la puissance belliqueuse, de quoi remettre les horloges à l'heure :

OTAN/RUSSIE - Sergueï Lavrov : « Toutes ces années, nos partenaires occidentaux nous ont menti »

Pour ceux qui ne comprennent pas comment la presse s'est transformée en arme de guerre

Ukraine - ENORME: le département d’état américain a diffusé aux rédactions européennes un argumentaire anti-russe!

Le Général Breedlove aux pays de l’Europe de l’Est : sauve qui peut !


Et autres articles qui font le tour de la question sur CAP 2012

Je ne suis pas confuse, je suis scandalisée et triste, avec cette rage sourde qui me prend quand je sais que des peuple sont menacés par la destruction quand ils s'opposent ou font obstacle simplement aux intérêts de Washington qui sont tout aussi contraires à ceux des peuples de l'Union Européenne. Et la passivité tolérante avec laquelle la "majorité silencieuse" contemple le massacre de la démocratie et de la liberté, ailleurs, ne songe même pas qu'une solidarité des peuples est le seul moyen d'en finir avec la destruction qui s'empare de nous aussi, me désole. Ce sont les mêmes qui assassinent en Afrique, en Amérique, en Asie, en Europe... les mêmes qui usent du monde comme de leur jouet et des peuples comme les enfants royaux des sociétés les plus perverses usaient de leurs esclaves, et peu importait s'ils étaient fous, sadiques et complètement insensibles. Et comme toujours ce qui me fait le plus mal, ce sont les enfances volées, les enfances détruites, les enfances livrées à la terreur.

Les militants de la fédéralisation de l'Ukraine ne sont pas différents de ceux - rares en fait - qui dans les années d'occupation nazie ce sont levés pour défendre cette liberté, notre humanité que nous laissons aujourd'hui détruire avec beaucoup de complaisance. Ce sont les mêmes que ceux que nous considérons aujourd'hui comme nos héros, ceux qui nous ont permis de vivre quelques décennies de bien-être et de dignité. C'est bien fini !


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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 14:18


 

 

 

En 1953 déjà, Allen W Dulles, cofondateur et futur directeur de la CIA, dans son livre « L’art du renseignement » exposait, s’en aucune gêne, la stratégie étasunienne face à leurs principaux ennemis d’alors, l’Union Soviétique :

« Les états Unis possèdent 50% des richesses du monde en ayant seulement 6% de sa population. Notre tâche consiste à maintenir cette disparité sans que ce soit au détriment de notre sécurité nationale… Pour y parvenir nous devons renoncer à des objectifs irréalistes comme les droits humains, l’amélioration des niveaux de vie et la démocratisation. 

Les États-Unis doivent imposer leur vision, leur style de vie et leurs intérêts particuliers au reste du monde… La littérature, le cinéma, le théâtre, devront exalter les plus bas sentiments humains… nous ferons incomber aux dits artistes, la tâche d’inculquer à la conscience humaine le culte du sexe, de la violence, du sadisme, de la trahison … et tous les types d’immoralité ». 

Nous sèmerons le chaos en URSS, sans que ce soit perceptible, nous substituerons à leurs valeurs de fausses valeurs et nous les obligerons à croire en elles. Nous trouverons nos alliés et coreligionnaires dans la Russie elle-même… Seuls quelques-uns seront assez judicieux pour comprendre ce qui leur arrive réellement… Notre principal appui sera la jeunesse. Nous la corromprons, nous la démoraliserons et nous la pervertirons. 

  L’objectif final de cette stratégie à l’échelle planétaire est d’éradiquer du terrain les idées d’alternatives à notre domination… obtenir que les victimes en viennent à comprendre et partager la logique de leurs bourreaux. »

 
Allen W Dulles

Celui-ci fait partie de quelques passages de mes dernières publications que j’avais envie de remettre en évidence et qui concerne la manière dont les « décideurs de Washington » entendent imposer au monde la suprématie de leurs intérêts et de leur sécurité au détriment des peuples.

Nous le constatons aujourd’hui, la haine de la Russie survit à la chute de l’URSS. Elle est constitutive de ce vieux fou de Brezinski - mais qu’est-ce qu’il fait encore là celui-là à nous pourrir la planète. Mais Dulles n’est pas mal non plus, j’ai chez moi un livre où il raconte les négociations secrètes qu’il a menées avec les généraux nazis pour négocier la reddition de l’Allemagne quand il est apparu que, « merde ! », les Russes étaient en train de fiche en l’air tous les beaux plans d’Europe fasciste concoctés par un groupe de Corporations. Le début d'une longue histoire qui sur divers terrains associera USA, Israèl et nazis dans la lutte contre le "communisme", jusqu'à nos jours avec une intensité menaçante ces temps-ci.

Il faut lire leurs textes pour comprendre leur vision du monde. C’est bien au-delà encore de la pourtant fertile imagination des complotistes qui inventent des extra-terrestres, si besoin est, solution ad-hoc aux solutions de continuité de la théorie du complot.  

Ce sont de "ces décideurs de Washington » eux-même qu’il faut apprendre, ce qu’ils veulent et comment ils entendent y parvenir. Et la sénilité aidant le vieux Brez nous en livre aussi quelques-unes, des clés de son délire. Là, il n’y a plus aucun doute possible. Ce sont des fanatiques, totalement irrationnels et absurdement rationalistes, niant la réalité quand elle ne leur convient pas, détruisant systématiquement tout ce qui s’oppose à leur conception de ce que devrait être le monde.

Des fanatiques dangereux, disposant d’une puissance inouïe et tout imbibés d’esprit d’Inquisition, les Inquisiteurs, ces grands pervers sadiques, qui ont transformé la planète en enfer pour ceux qui se trouvaient sur leur chemin. On en a toujours pas fini avec l’Inquisition, et ses pervers sadiques qui ne pensent qu’à punir l’humain en tant que tel, il serait temps pourtant ! Ils ne voient que le mal et du coup le fabrique, comme Dulles avoue sans gène qu'il s'attachera à le faire au cours des décennies qui suivront.

Un autre passage que je voulais mettre en évidence de ceux publiés ces jours derniers, est le suivant :

Compulsion vengeresse et férocité

Après une chasse à l’homme, ils sont capturés et enfermés dans un camp de prisonniers (…) où les (...) tentent de les priver de leur identité en les isolant, en les empêchant de dormir, en les exposant à des bruits assourdissants, (...) en leur faisant subir ou assister à une séance de waterboarding.

(…)j’ai vécu comme un animal. J’ai été encagoulé, battu, affamé,
dénudé et douché dans l’air froid de décembre jusqu’à l’hypothermie. À un moment, je ne pouvais plus parler parce que je tremblais si fort. Jeté dans une cage d’un mètre carré avec juste une boîte de café rouillée pour pisser dedans, j’ai été averti que le pire allait encore venir. J’ai été violemment interrogé à trois reprises.
Comme j’avais oublié mon numéro de prisonnier, j’ai été attaché à un chariot et forcé à regarder un codétenu subir une simulation de noyade à quelques centimètres de moi. Je n’oublierai jamais le son de ce jeune matelot suffocant, apparemment si proche de la mort, payant pour mon erreur. » En quelques jours, ce jeune lieutenant vit ses repères s’effondrer et crut réellement se
trouver dans une espèce de no man’s land où régnait l’arbitraire : « J’étais sûr que mes geôliers, qui portaient des uniformes de style soviétique et parlaient avec des accents slaves, iraient jusqu’au bout s’il le fallait. »
Un autre cadet de la US Air Force (…) subit le même traitement (…)
« J’ai été enfermé dans une très petite boîte. Comme j’étais un joueur de football à l’université, je leur ai dit de ne pas me mettre là-dedans car j’avais eu des opérations au genou et ce genre de choses. Ils m’y ont mis quand même. [...] Ils passaient en boucle un poème de Rudyard Kipling appelé Boots [...] qui pouvait vous rendre fou à l’entendre sans arrêt sur ces haut-parleurs. Ils passaient de la musique siamoise. Ils passaient une sonnerie de téléphone, ce genre de choses. Et pendant tout ce temps, ils ne vous laissaient pas vous asseoir sur le sol. Une fois dans la grande boîte, ils vous sortaient et vous mettait en position de stress. Ils vous mettaient à genoux sur un morceau de bois et vous faisaient tenir vos bras en l’air en même temps. Pendant tout ce temps, ils vous harcelaient. »

 Ceci ne sont pas des scènes de prisons secrètes, ce sont les techniques « enseignée » à l’École de survie de la US Air Force basée à Fairchild près de Spokane (Washington). Cette Académie fondée pendant la Guerre froide et baptisée SERE – pour Survival, Evasion, Resistance and Escape – est censée renforcer la résilience des soldats capturés par l’ennemi. Pendant plusieurs semaines, les jeunes cadets sont soumis à des situations de stress d’intensité croissante.

A l’École des Amériques, école militaire étasunienne, qui a formé les tortionnaires de l’Amérique Latine entre autres, le jeune cadet doit élever et prendre soin d’un animal familier. Puis il devra l’étrangler de ces propres mains et le manger. Dans l’école des Kaibils du Guatemala qui en est issue, et crée des soldats entièrement dévoués aux intérêts de Washington, les « étudiants » doivent manger de la chair vivante…

Les passages que j’ai reproduits ici sont extraits de Dérives de la psychologie américaine  un très long texte, mais qui vaut la peine d’être lu pour comprendre comment se forgent les méthodes d’une psychologie dont le but est le contrôle des comportements individuels et collectifs. Il nous parle du chemin de dégradation des consciences qui a été volontairement pratiqué pour mettre sous contrôle les populations de la planète.

Le dernier extrait, lui nous montre que ces méthodes évoquées ci-dessus sont en réalité des puissantes armes dans une guerre d’un genre nouveau qui implique la dégradation massive de l'intelligence, de la conscience et de la bienveillance Humaines.

 

La guerre de 4ème génération

 

La définition d’un modèle d’ingérence et d’intervention qui a été appliqué au monde à partir de la Seconde Guerre Mondiale pour déstabiliser les nations et faire tomber les gouvernements non affiliés aux intérêts des pays centraux (E.U. et Union Européenne) se radicalisa en 1989 quand depuis le Pentagone des officiers de l’Armée et l’Infanterie de Marine des USA produisirent un document intitulé « Le visage changeant de la guerre jusqu’à la quatrième génération ». A partir de là fut développée une théorie de la Guerre de Quatrième Génération associant le concept de Guerre Asymétrique à celui de « la lutte contre le terrorisme » que décrétera le gouvernement de George W. Bush.

En 1991, deux ans après ce premier document, le professeur Martin Van Creveld de l’Université Hébraïque de Jérusalem publia le livre « La transformation de la guerre » qui synthétise et complète la théorie de la guerre de Quatrième Génération. Dans ce modèle prévaut la substitution des bases militaires traditionnelles par d’autres cachées et des entrepôts ; Le contrôle de la population se fera non plus à travers une occupation militaire mais bien par un mélange de propagande et de terreur. Il prédit en plus la disparition des systèmes de combat traditionnels (armée contre armée) et sa transformation en conflit de basse intensité (également nommés Guerres Asymétriques).

Dans la Guerre de Quatrième Génération “Les tactiques et stratégies militaires sont remplacées par des tactiques et stratégies de contrôle social, au moyen de la manipulation de l’information et de l’action psychologique de manière à diriger le comportement social des masses. Les cibles ne sont pas physiques (comme dans l’ordre militaire traditionnel) mais psychologique et sociales. L’objectif ne vise plus la destruction d’éléments matériels (des militaires, soldats, infrastructures civiles, etc.) mais le contrôle du cerveau humain. Les grandes unités militaires (marine, aviation, tanks, sous-marins, etc.) sont remplacées par un grand appareil médiatique composé par les grandes rédactions et les studios de radio et télévision. Le bombardement militaire est remplacé par le bombardement médiatique. Les slogans et les images remplacent les bombes, les missiles et les projectiles du domaine militaire. L’objectif stratégique n’est alors plus la conquête et le contrôle des espaces physiques (populations et territoires, etc.) mais bien l’appropriation et contrôle du comportement social de masse.

La formule de la guerre de 4ème génération a été employée dans le monde entier dès avant sa formulation théorique (par exemple au Chili en 1973), mais au cours des dernières années et face aux échecs successifs de la méthode de la guerre conventionnelle pour occuper des pays (Irak, Afghanistan) cette forme d’intervention est devenue la forme préférée des interventions impériales. Elle a été utilisée contre l’Iran, la Syrie et la Lybie et dans notre Amérique Latine contre le Honduras, le Paraguay, la Bolivie, l’Equateur et le Venezuela avec des degrés de succès divers. 

 

Por Miguel Guaglianone  

Extrait de VENEZUELA/ De la “violencia civil” al terrorismo | ecopopular 


Ces trois extraits témoignent de théories et pratiques qui sont nées de l’échec de la  Campagne de Russie par l’Allemagne nazie, pourtant bien armée par les Corporations étasuniennes, les mêmes qui remettent cela aujourd’hui, alors que le pouvoir de décision du gouvernement étasunien est passé, petit à petit entièrement entre leur mains. Alors que depuis quelques années ils ont impulsés partout dans le monde un immense essor de fanatisme hitlérien… même des fanatiques musulmans, rappellent qu’Hitler était l’ami de leurs Imams. A faire le tour du monde de ce mouvement, il semble bien qu’à part les Juifs non Israéliens, les Tsiganes, les Russes et les mouvements sociaux de Souveraineté populaire, chacun puisse d’une manière ou d’une autre se proclamer ami d’Hitler. Des gamins de Kuala Lumpur, à ceux de Mexico dans un grand tour du monde de la renaissance nazie qui n’a de néo que le nom.

Des vieux fous pour des raisons historico-personnelles, émotionnelles, de frustration et de rage de l’échec à écraser la Russie, celle de Staline, comme celle de Poutine, sans commune mesure, nous conduisent vers notre destruction.

Je voulais ici, à travers quelques textes parmi d’autres, beaucoup, donner un aperçu de LEUR vision du monde. Et des actions néfastes de destructions des consciences, des cultures, des pays, des crimes innombrables qu’ils ont commis en toute « bonne conscience » pour parvenir à des fins qui leur sont propres et ont pour corollaire la haine de l’humanité, sa destruction morale ou physique.


La victoire de Kramatorsk

Les peuples qui se lèvent en Ukraine pour défendre leurs droits sont composés en grande partie d’antifascistes déterminés. A Kramatorsk, la junte U.S.-U.E. de Kiev a envoyé ses chars pour « écraser les terroristes, sans pitié ni merci ». Des femmes de Kramatorsk ont fait une chaîne humaine pour arrêter les chars, en expliquant aux soldats qui les conduisaient qu’elles n’était pas des terroristes, mais des simples femmes, mamans, travailleuses, ménagères qui défendaient leur droit et l’avenir de leurs enfants. Six de ces chars sont aujourd’hui à leur côté portent le drapeau russe.

Respect pour ces femmes dont le combat et aussi le mien.


Et respect pour Poutine dont je ne sais toujours pas à terme s’il est mon ennemi ou mon ami, mais dont je sais qu’aujourd’hui, qu'il est sur la scène international celui qui incarne la rationalité, l’intelligence et la mesure face à des fous dangereux et compulsifs qui n’ont d’autres objectifs que de plonger la planète à feu et à sang pour se l’approprier pendant que les pauvres à leur instigation s’entre-tuent et qu’ils dégradent et pervertissent les consciences humaines pour mieux les contrôler.


Anne W

 

 

 

 

 

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Published by Anne Wolff - dans Amie de la tendresse
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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 00:01

 

Par La Voix de la Russie | Angela Merkel se rend ce vendredi dans la capitale grecque, protégée par 7000 policiers revêtus de carapaces de protections et de casques face au peuple grec armé, lui encore, de ses seules mains nues, de panneaux de protestation et de leurs cris de colère, le lendemain de l’annonce du retour par la Grèce sur le marché financier par l'émission d'emprunts d’État sur cinq ans. A l'aéroport d'Athènes, des limousines noires toutes brillantes de célèbres marques allemandes attendent Angela Merkel et son escorte berlinoise sous une rangée de drapeaux grecs et allemands.

La presse française parle d'un attentat à Athènes un jour avant la visite de la chancelière et d'un retour réussi sur les marchés pour la Grèce totalement ruinée. La chancelière vient féliciter et soutenir la politique d'austérité mené par Antonis Samaras.

Dans son dernier livre, Le Putsch silencieux (pas encore disponible en français) paru fin mars 2014, le journaliste d'investigation Jürgen Roth montre le système de corruption de la Troïka, de Berlin avec Angela Merkel et de Bruxelles, assis sur les peuples européens. Pour Jürgen Roth, la Grèce est le premier pays à avoir subi le test de la Troïka, un plan qui s'applique déjà aux autres nations européennes, Allemagne comprise. Un autre auteur, Panagiotis Grigoriou, qui nous a accordé plusieurs entretiens, avait déjà parlé de la destruction de la société grecque de manière technique par les technocrates de Bruxelles et les banquiers.

Bombe. Un jour avant l'arrivée d'Angela Merkel, une voiture a explosé dans le quartier des banques à Athènes. Des manifestants s'étaient réunis devant le Parlement grec avec des panneaux où on pouvait lire « Frau Merkel get out. Get out of our country bitch ». Pendant que les médias occidentaux parlent du retour avec succès de la Grèce sur le marché financier et même d'une baisse du chômage à 26,7 %, la population grecque ressent cette annonce comme une trahison. La population grecque s'enfonce dans la misère voulue par la Troïka, ce qui constitue une bombe sociale. Pour le Handelsblatt, l'économie grecque pourrait augmenter de 1 % cette année mais ne pourra pas réduire de manière significative le chômage. Le chômage des jeunes est à 60 %, ce qui n'est pas supportable sur le long terme pour une démocratie. La crise grecque, construite par la Troïka, profite aux investisseurs. Le retour d'Athènes sur le marché fait le bonheur des investisseurs qui s'arrachent les emprunts d’État grecs. « Nous vivons une situation exceptionnelle en Grèce. Les dettes d’État cachent la privatisation des biens et des services » écrit Jürgen Roth en citant un conseiller en économie du Pasok qui ne veut pas citer son nom.

Pays test de la Troïka. Colonie administrée par Berlin et Bruxelles, la Grèce est le premier pays test aux plans de la Troïka : baisse des salaires, baisse des retraites, disparition des soins d’État, privatisation de tous les services publics, réduction du nombre des fonctionnaires. « Rien n'est dévoilé. Les privatisations des structures conduisent au dumping salarial, aux contrats précaires, en Allemagne aussi. Les salariés doivent travailler dans les sociétés privatisées pour des salaires de misère où le mot d'ordre + bouffe ou crève + est de mise», écrit Jürgen Roth. Les bâtiments d’État grecs ont été vendus aux investisseurs et sont loués à des prix élevés à la même administration d’État. Plus de 300 îles sont à la vente. L’État grec, qui possède 70 % du pays, le vend aux financiers. « Les financiers se régalent de la forte baisse des salaires et des prix sur l'immobilier », écrit Jürgen Roth. L’État grec et la Troïka ne sont pas vraiment intéressés par les privatisations selon le journaliste Yannis Moutsos : « Ils utilisent la Grèce et le Portugal comme un terrain d'expérimentation. »

L’Allemagne exporte sa démocratie. L'historien et anthropologue grec Panagiotis Grigoriou nous a fait le nouveau portrait robot de son pays qui tombe en ruine humaine et sociale et démocratique à vitesse grand V dans un entretien en deux parties en décembre 2012 sous le titre « La Grèce, une colonie allemande qui souhaiterait l'aide de la Russie ». En décembre 2012, Panagiotis Grigoriou nous disait : « On découvre le changement interne de la société grecque, l'occupation du pays par l'Allemagne et l'administration européenne, la pulsion de mort dans une société qui fut l'une des plus vivantes du monde » et expliquait en citant des exemples que la Grèce est une colonie administrée par l'Allemagne : « Oui, nous avons des administrateurs coloniaux. Le Consul général allemand, Wolfgang Hoelscher et Hans-Joachim Fuchtel, CDU ont été nommés par Angela Merkel. Ils sont basés en Grèce, chez nous. Le job de Hans-Joachim Fuchtel, CDU, est de mettre en contact les entreprises allemandes et les municipalités grecques. Hans-Joachim Fuchtel, CDU, nous le considérons comme l'administrateur colonial ou comme un Gauleiter». Ce vendredi, la chancelière rend visite à son Gauleiter pour une tournée d'inspection. » N
Source : http://french.ruvr.ru/2014_04_11/La-funeste-visite-de-Merkel-a-Athenes-8500/

 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:39

 

 

L’OTAN agresse la Russie. Un général français témoigne

La France agresse joyeusement la Russie ensemble avec l’OTAN. La mission de cette structure militaire a connu une évolution depuis l’époque soviétique. Nous avons demandé au général de l’armée française Jean du Verdier de nous donner son analyse de l’histoire de l’OTAN qui vient de fêter son 65ème anniversaire.

Général Jean du Verdier. « A l’origine l’OTAN a été créée comme un organisme militaire pour faire face à la menace soviétique. Nous avions très peur à l’époque d’une attaque de l’armée soviétique. Il y avait une phrase qui courait à l’époque un peu partout : « Les chars soviétiques sont à une étape de Tour de France de Strasbourg ! » A cette époque-là on a accepté l’aide des Américains et il y a eu un accord passé à Lisbonne : les Américains ont donné à l’époque 600 millions de dollars pour équiper l’armée française… Et en échange, ils recevaient des bases en France et un axe de liaison entre l’Atlantique et l’Allemagne. Voilà où on en était à la fin des années 50 ! A ce moment-là arrivait le général de Gaulle qui va vouloir se dégager de l’emprise américaine. Parce qu’il n’acceptait pas que les mécanismes de l’OTAN qui étaient des mécanismes automatiques, puissent engager la France dans une guerre qu’elle ne souhaitait pas. Donc, à partir de 58, la France est complètement dégagée de l’OTAN. Il y avait deux attitudes à ce moment-là : c’est dommage de se séparer des Américains qui sont à la pointe du progrès ; et les autres croyaient que de Gaulle avait raison. Pour moi, personnellement, ce désengagement de Gaulle vis-à-vis des Etats-Unis a eu des conséquences désagréables parce que j’ai été prévu dans le cadre de ces accords pour aller en séjour pour un stage de formation aux Etats-Unis. Mais cela n’a pas marché, je le regrette !

A ce moment-là tous les Américains étaient partis de France. On a commencé par enlever à l’OTAN des unités françaises, en particulier, navales et petit à petit on a tout retiré… Et on n’a jamais accepté non plus l’arme nucléaire sur le sol français ! Dans les années 60 le retrait à a été terminé. Ainsi les Français étaient dans l’Alliance mais n’étaient plus dans le système militaire. »

La Voix de la Russie. La France a-t-elle pleinement accepté ce retour dans le dispositif militaire de l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. « Moi, personnellement j’ai été tout à fait contre ce retour au sein de l’OTAN ! A partir du moment de chute du mur de Berlin, on n’avait plus aucun besoin de l’OTAN. Elle avait perdu sa raison d’être. Cela a été une organisation défensive pour les pays de l’Europe de l’Ouest et à partir du moment où les Soviétiques avaient dissous le pacte de Varsovie, la Russie a cessé de constituer une menace pour les peuples occidentaux. Moi et mes camarades, nous sommes devenus complètement anti-OTAN. Parce que cette organisation était devenue offensive dirigée contre la Russie! »

LVdlR. Quelle est votre appréciation de l’étape actuelle avec l’envoi de bâtiments de guerre, y compris français, dans la mer Noire ?

Général Jean du Verdier. « Cette étape est très agressive vis-à-vis de la Russie sans qu’on puisse comprendre d’où est-ce que ça vient. Les Français sont russophiles, mais je pense qu’ils sont intoxiqués par les médias et ils sont méfiants vis-à-vis de Vladimir Poutine. Je pense que telle est la tendance générale.

Je pense que l’agressivité de l’OTAN s’est révélée au moment de la Guerre du Golfe à laquelle la France a encore participé. C’était la première guerre contre l’Irak. Mais ensuite, en 1995, au moment de la deuxième guerre du Golfe, Chirac a eu une réaction un peu gaullienne et il n’a pas suivi.

Et après il y a eu une intervention absolument inadmissible au Kosovo. L’OTAN était peut-être investie d’une mission de l’ONU, mais l’OTAN n’a pas été créée pour servir de gendarme au profit de l’ONU. Cette opération du Kosovo était prévue pour casser la Serbie, alliée des Russes aussi ! Historiquement ce pays a toujours été dans l’orbite russe. Alors cela a été peut-être fait pour rétablir l’ordre au Kosovo, mais évidemment il n’était même pas sûr qu’il y avait du désordre au Kosovo ! Mais cela a été aussi fait pour affaiblie les positions de la Russie dans les Balkans. »

LVdlR. Comment voyez-vous la politique de Sarkozy qui faisait d’une main ce qu’il défaisait de l’autre avec cette intégration dans le dispositif militaire de l’OTAN et en même temps vente des Mistral aux Russes ? Que ferait-il s’il revenait au pouvoir ?

Général Jean du Verdier. « Je pense que le retour à l’OTAN a été presqu’imposé pour la participation aux opérations comme celle du Kosovo. A partir du moment où l’on participait à des opérations de l’OTAN, on était déjà obligés de se soumettre aux procédures américaines et on n’en pouvait plus se dégager. Sarkozy a accepté le Kosovo et par ce fait même il a accepté de réintégrer l’OTAN ! Alors pourquoi l’OTAN se montre-t-elle tellement hostile à la Russie ? Cette question, je ne l’ai pas résolue. L’OTAN veut-elle encore affaiblir la Russie… Mais pourquoi ? C’est un élément d’équilibre dans le monde actuel et on n’a aucun intérêt à affaiblir la Russie ! La Russie nous protège sur le plan du Sud-Est contre l’immigration et toutes les menaces islamiques qui peuvent venir de ce côté-là ! La Russie est notre alliée naturelle ! Pourquoi être anti-russe ?

Je crois qu’il y a une espèce de souvenir de la Guerre Froide qui n’a plus sa raison d’être aujourd’hui. C’est des raisons idéologiques. La Russie est très rattachée à ses traditions et très attachée à sa religion depuis qu’elle est redevenue « Russie ». Et cela ne plaît pas aux idéologues actuels occidentaux. On sent un acharnement contre la Russie que l’on note dans les médias. C’est à l’origine de l’affaire de la Crimée, en particulier. On a interviewé des gens dans la rue qui croyaient que les Russes en Crimée avaient parfaitement raison. Il n’y a que des intellectuels comme BHL qui pensent autrement. Tous les gens que je rencontre autour de moi donnent raison aux Russes. Qu’avons-nous à faire en Crimée, en Ukraine et en Géorgie ? C’est que l’OTAN voulait s’installer en Géorgie, sur le plan Sud-Est de la Russie. »

LVDLR. Quel est l’avenir de l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. « Les liens économiques de la France et de la Russie se développent. La France qui a été le 20ème exportateur en direction de la Russie, est devenue le troisième ! Il y a eu aussi la commande par les Russes des deux bâtiments "Mistral ». On avait l’impression d’aller dans le sens du rapprochement avec la Russie.

Et maintenant à cause de cette affaire de la Crimée les anti-russes sont en train de nuire aux relations. Mais on constate quand même que l’Europe au fond n’a pas suivi les Américains. Quand Obama est passé, on lui a fait beaucoup de courbettes, mais on n’a pas suivi. Les Anglais et les Français ont dit oui du bout des lèvres, mais ils n’ont pas suivi ! Et cela fait une faiblesse de l’OTAN. »

LVdlR. Que pensez-vous de la possibilité de la création de forces armées européennes sans implication américaine, sur la base de la brigade franco-allemande ?

Général Jean du Verdier. « Je pense que cela serait tout à fait souhaitable ! Mais en revanche, il y a une dizaine d’années l’OTAN a créé une force d’intervention pour intervenir rapidement sur les théâtres où les Américains voulaient faire quelque chose… Alors voilà ce que je vous dis : je serai tout à fait favorable au développement d’une force européenne mais elle sera encore équipée avec du matériel américain. Les Allemands ont des avions américains. Il n’y a que les Français qui ont des avions français ! Il y aura toujours une dépendance parce que l’on n’a jamais réussi à se dégager de l’emprise de l’industrie américaine. Ils ont tout fait pour bloquer le développement des Rafales et pour nous empêcher de devenir indépendants. L’avion de transport militaire est une réussite européenne mais pour les avions de combat c’est du matériel américain !

En Ukraine on a essayé de dresser les Ukrainiens contre la Russie. On leur a fait miroiter l’adhésion à l’Europe ; mais on n’a aucun intérêt. Leur économie est dans une telle situation qu’ils ne peuvent rien attendre de l’Europe ! Mais on essaie de les détacher de la Russie. L’Ukraine, elle, faisait partie de l’ensemble russe ! Pourquoi l’Ukraine est-elle devenue un Etat indépendant ? Parce qu’au moment de la Conférence de Yalta, Roosevelt était arrivé avec son projet de création de l’ONU… Staline, à l’époque, a dit oui mais à condition que l’Ukraine et la Biélorussie soient considérés comme des Etats à part entière parce que cela lui donnait deux voix de plus à l’ONU ! Et c’est pour ça qu’à l’époque on a créé la fiction d’une Ukraine- Etat indépendant. Au moment de la dislocation de l’URSS on a dit que l’Ukraine était vraiment indépendante. Et c’est pour cela que l’Ukraine fut séparée de la Russie, à la suite de la Conférence de Yalta. »

LVdlR. Est-ce qu’il y a une chance que la France quitte l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. « Les rapports avec l’OTAN n’étaient jamais stables. Pour le moment ce détachement de l’OTAN, je ne le vois même pas pointer. Je crois que c’est plutôt le contraire qui est en train de se passer.

Maintenant sur le plan de la politique internationale, je voudrais aussi noter qu’il y a l’analogie entre la politique de Vladimir Poutine et Karl Schmidt qui a développé l’idée des grands ensembles indépendants les uns des autres et n’intervenant pas les uns par rapport aux autres. Selon cette théorie, la Russie a le contrôle de tous les pays qui l’entourent. Je pense que c’est un point de vue qui est pacifique.

Il existe quelques grands ensembles qui sont chacun indépendants les uns des autres, mais à l’heure actuelle on est en train d’intervenir dans l’espace russe. Quand on se mêle des affaires en Géorgie, on entre dans l’espace naturellement contrôlé par la Russie ! Donc c’est agressif. Poutine, lui, n’a jamais manifesté d’intention vis-à-vis de l’espace européen ou américain ! Il ne réclame que de contrôler l’espace autour de lui. Ce n’est pas agressif ! Il est normal que la Russie veuille se défendre. La Russie est un pays-martyr depuis les Mongols et les invasions des Polonais, Napoléon et les Allemands ! Elle n’a jamais agressé personne ! Mais elle a toujours été agressée ! Il est normal qu’il se développe au sein de la société russe une volonté de garantir sa sécurité et créer ce glacis autour de son territoire ! Je maintiens que la Russie est un pays-victime! »

 

 

 

Source : http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/67041912/271196745/

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 10:53

 

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  Argentine aujourd'hui

 


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Usa, lynchage en famille

 

“Quand quelqu’un sent que sa vie ne vaut pas plus de 2 pesos pour le reste de la société, nous ne pouvons pas en attendre que la vie des autres à ses yeux vaille plus de 2 pesos”

Cristina Kirchner, présidente d’Argentine

Ceci est l’énigmatique phrase prononcée par la présidente Argentine face à la vague de « lynchages citoyens » qui a eu lieu récemment dans le pays.

 

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David après le lynchage, il mourra trois jours plus tard

Les lynchages sont un phénomène permanent mais diffus dans le pays, et dans d’autres de la région. Cette fois cependant, ils ont pris un caractère plus organisé. Au début du mois, ce sont 9 lynchages qui ont eu lieu à Buenos Aires et dans les états de Rosario, Córdoba et Río Negro, dont un a coûté la vie, à David Moreyro, âgé de 18 ans, qui après avoir volé un portefeuille s’est vu entouré par une bande déchaînée de 50 à 100 personnes qui l’ont tabassé à mort, lui brisant le crâne. Après 3 jours d’agonie, il est mort à l’hôpital.

L’excuse des lyncheurs qui agissent en bandes est l’insécurité et l’absence de l’état. Et effectivement, l’état détourne pudiquement les yeux – comme si de rien n’était – et ce sont les défenseurs des droits humains et les mouvements sociaux qui posent les questions que soulèvent ce déni de justice expéditif, par lequel des gens se glorifient d’accomplir leur « devoir civique » : punir le méchant.

Ils ont été encouragés en ce sens par le leader d’extrême-droite et Conseiller de la Magistrature Carlos Maslatón qui a publié ses pensées :

« Sans aucune charge de la conscience. La population doit continuer à exercer justice de sa propre main et tuer dans l’action les délinquants capturés sur le fait. C’est très révélateur que cela se produise dans le pays, parce que l’état argentin a non seulement décidé de ne pas nous défendre mais en plus il se place du côté du crime et déclare la guerre aux gens de bien, empêchant la police de réprimer – au contraire – punissant la police qui accomplit son devoir. Ceci ne constitue pas une apologie du crime, il s’agit simplement de légitime défense. (…) C’est l’heure de l’insurrection populaire contre eux tous. Maintenant ou jamais  ! ».

 

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Une militante retrouve sa moto brûlée, peu après elle et d'autres recevrons des menaces de mort par téléphone

 

 

Les voleurs ne sont pas les seuls à subir menaces et agressions. Des bandes d’extrême-droites organisées s’en prennent elles aux militants de mouvements sociaux qui se font agresser ou menacer,voir assassiner. Et ici aussi nous retrouvons la nébuleuse qui inclue des narcotrafiquants et leurs sicaires. Des figures récurrentes et troubles qui font du narco-capitalisme une composante intrinsèque de la forme achevée du capitalisme - avec ses liens dans la police, la magistrature et le monde politique - soutenue par une idéologie fasciste.

De nombreuses réunions au sommet ont eu lieu au cours des derniers mois entre les dirigeants de l’extrême-droite latino et si la déstabilisation culmine au Venezuela, c’est que le gouvernement de ce pays est le domino majeur à abattre pour faire tomber les autres gouvernements souverainistes de la région, chacun d’entre eux est confrontés en ce moment à des manœuvres d’agitation concertées ayant de nombreux aspects communs.

 

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Dont cette droitisation extrême d’une partie de l’opinion accompagnée d'une croissance des actes de violence commis par des milices d’extrême-droite (ou des délinquants payés) que nous connaissons également en Europe. L’étranger, le communiste (selon une vision large), les militants des mouvements sociaux et l’homosexuel, le sans-abri et leurs équivalents féminins étant les cibles des attaques. Les journalistes qui relayent leurs causes et les avocats qui les défendent sont également des victimes privilégiées.

C’est un long processus, de glissement en glissement, des années de propagande qui nous ont conduit là et vers une réelle intoxication des consciences (inconscients) à force de matraquages qui non seulement désignent des cibles qui seront systématiquement stigmatisées, mais aussi valorisent l’inacceptable, en pervertissant la notion de civisme. Ainsi la délation est comme au temps les plus vigoureux de l’Inquisition devenue un acte dont il convient de se glorifier, comme de la plus plate des normalités et du plus homogène des conformismes sociaux. Se conformer aux normes et obéir aux ordres vont de paire.  

Nous voyons ici, que nous glissons toujours d’avantage et que le lynchage, cet acte de lâches, qui libèrent les pires pulsions des tréfonds les plus noirs des inconscients les plus pollués devient petit à petit l’acte civique par excellence, celui dont on a toute raison de se glorifier. C’est totalement minable, mais ils ne s’en rendent pas compte, ils ne réfléchissent pas tout simplement, ils libèrent leurs pulsions, leurs instincts avec la garantie de l’impunité, ils se contentent de faire ce qu’on leur dicte.

 

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Alors que la maman de David pleure son fils, les assassins sur les réseaux sociaux se glorifient de leur acte.


En ce qui concerne les lynchages qui ont eu lieu en Argentine, les personnes qui se sont penchées sur le phénomène mettent en évidence la nature raciste des lynchages mais aussi, ce phénomène qui apparaît dans de nombreux autres pays d’Europe comme d’Amérique Latine ou sévit croissante une culture d’extrême-droite, dont Juan Barreto nous dit :

"De la dénonciation des « micro-fascismes » de la vie quotidienne (atomiques au sens individuels NdT), nous en venons à nous confronter à des comportements, affects et agencements d’énonciation de caractère molaire (collectifs, de masse NdT)."

La notion clé, celle qui va disqualifier de manière générique l’ensemble des cibles  est en espagnol « escoria » en français « rebut », le principe actif étant de contribuer à débarrasser la société de ses rebuts - purge dans la version vénézuélienne,  lissage en Ukraine  - le terme utilisé est toujours un terme qui évoque  un acte de purification, une catharsis,  c’est aussi un devoir que tout bon citoyen se doit d’accomplir, qu’il se cache ou non sous le prétexte d’une sorte de principe d’auto-défense obligée (faute de forces de l’ordre efficaces). Les bons citoyens se « défendent », au-dessus d’eux dans cette hiérarchie de la haine, les hommes d’honneurs sont des attaquants. Il y a aussi une gradation dans l’expression de la haine, le fait de pouvoir accomplir les pires actes de tortures sans éprouver de sentiments fait partie des caractéristiques de la crème de l’élite fasciste. C’était aussi l’idéal des SS. La catharsis pour les lyncheurs est aussi le meurtre de sa propre peur, de sa lâcheté, la peur qu’éprouve la victime va renverser les rôles, et dans la bonne tradition, le bouc-émissaire sera frappé de tous les péchés de ses bourreaux qu’il emmènera dans le désert de la mort, un simulacre, qui soulage provisoirement les exécutants, mais charge encore d’avantage leur inconscient de scories non élucidées, il faudra donc reproduire régulièrement le rituel.

 

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

 Venezuela, mars 2014, sans preuves des opposants arrêtent un homme à "l'apparence de voleur "


Cette arme de guerre que sont les médias, propriétés des Corporations qui dirigent l’ensemble du mouvement,   joue un rôle inestimable dans cette dévolution de la société de droit, ils manipulent les inconscients collectifs, formatant les comportements, désignant les boucs-émissaires tout en ajoutant en contrepoint que nous sommes trop sur Terre, et qu’il est de bonne guerre de se débarrasser des inutiles, des charges sociales que représentent les improductifs, et quand on va voir plus loin, vers les sites fascistes, on peut trouver des propagandes qui vont jusqu’à prétendre que se produit sur la planète un génocide des blancs par les colorés. Tout coloré dans ce contexte devient un ennemi à abattre pour sauver les siens !

Chacun s’imprègne de cette vision du monde, on en parle entre collègue, entre voisins, au coin du bar, se montant mutuellement la tête, jusqu’au moment critique, le passage du seuil de l’action collective. Une fois ce point critique atteint, un petit événement peu servir de déclencheur,   se constitue le noyau autour duquel pourront s’organiser les haines, les frustrations, les rejets. Un des rôles récurrents de l’arme médiatique est de véhiculer également les éléments qui font mousser l’insécurité créant une peur, un sentiment d’angoisse latente, corrélatif de la honte de sa propre lâcheté. La peur et sa reconversion en haine de ce qui fait peur sont les moteurs de cette dynamique de destruction de la cause du mal (la peur), qui est identifiée comme le bouc-émissaire désigné à cet effet, mais le lâche ne peut surmonter sa peur que collectivement, noyé dans la masse dans la responsabilité diluée de l’anonymat, nul ne saura jamais qui a porté le coup qui a tué, personne n’est donc en soi responsable.

 

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Argentine autre victime de lynchage 2014

 

 

2013 Venezuela, après les élections  un étudiant

chaviste se fait lyncher par les troupes  de Capriles

 

 

Je n’ai pas fait ici un travail de systématisation exhaustif, j’ai rassemblé des résonnances, des récurrences, des points communs, ceux que j’ai pu constater en Belgique où ailleurs, dans mon expérience de terrain, où je reconnais les composantes de propagandes et de réactions dans ce que je peux voir constaté par d’autres ailleurs.

Une propagande qui conduit vers le meurtre rituel des rebuts (les non utiles ou nuisibles au Monde Marchand) est à l’œuvre dans le monde, s’adaptant aux caractéristiques locales. Le fascisme corporatiste se fiche bien de l’idéologie que pense défendre celui qui le sert, il n’est pas question ici ni de réflexion, ni de valeurs ou d’éthique mais bien de jouer sur le clavier des instincts et des émotions (inconscient) dans un champ pré-reflexif, créer des mouvements de masse par le=a prise de contrôle des comportements collectifs.

C’est pourquoi la seule réponse efficace n’est pas celle que pourraient fournir d’autres mouvements de masse, manipulés en fonction d’autres valeurs aussi respectables soient-elles en soi. La seule réponse passe par la détermination au sens le plus littéral de ce terme, le passage de la pensée inconsciente, réflexe, émotionnelle, à la pensée consciente, réfléchie, éthique. La masse en action est par nature indéterminée, amorphe, chacun y suit le mouvement en le créant, elle est an-organisée. La réponse qui peut l’arrêter ne peut venir que d'un peuple organisé, quand chacun pense par soi même et voit d’un seul regard  en quel lieu, à quel place, par quelle action à un moment donné son action permettra au collectif  un maximum d’efficacité.

Les masses haineuses qui lynchent dans le désordre sont le premier cercle de la nébuleuse fasciste. Un second cercle est constitué par les milices, une sorte de stade intermédiaire qui présente le caractéristique d’une ébauche d’organisation et de hiérarchisation.  Si nous regardons de vieilles images de défilé des armées de l’Allemagne nazie, cercle suivant nous voyons le terme « machine de guerre » prendre tout son sens. Moi, cela me fait froid dans le dos. Chacun est un rouage qui doit fonctionner mécaniquement à l’unisson des autres rouages obéissant aux ordres, sans se poser de questions, sans prendre d’initiative. Une stricte hiérarchisation détermine qui peut prendre des initiatives, donner des ordres et dans quelles limites strictement établies. Le soldat sera sélectionné parmi les miliciens les plus aptes à devenir rouage efficace de la machine à tuer, sans pensée personnelle, Les troupes d’élites elles seront sélectionnées parmi ceux qui peuvent infliger le pire à un humain sans éprouver de sentiment, et subiront les entraînements terribles qui font les bourreaux sans âmes. Déshumanisation Etc…

 

La Sainte Inquisition


Au-delà, les "hautes sphères" de cette hiérarchie restent pour moi assez mystérieuses - j'aime autant - les maîtres du jeu sont de vieux fous qui sont depuis longtemps dans la partie. Une chose me semble pourtant de plus en plus claire, le Profit n’est pas leur moteur principal. Le Pouvoir, le sentiment de Puissance absolue sur le destin, la vie, la mort et la souffrance d’autres êtres est pour eux encore bien plus important. Le Profit n’est que le moyen d’y parvenir. Et cette volonté de déshumanisation placée comme un objectif en soi, est un aveu de haine de soi, de rejet de son humanité. L’humain est le mauvais de l’histoire, la partie de soi qu’il faut détruire en détruisant celui qui incarne l’humanité.

C’est pourquoi, je pense que ceux qui aujourd’hui ceux nous proposent le chemin d’une culture de paix, en cultivant l’amour de soi, de l’autre, de la vie, de le faire collectivement, de manière intelligente et concertée, organisée nous indique le bon chemin, la seule issue pour que demain l’humanité advienne – enfin – en tant que telle, ensemble organisé d'habitants d'une même planète, déterminés par leur histoire, ayant développé leurs potentiels créatifs de manière à créer une unité dans la diversité, dans la complémentarité, l’espèce humaine et ses cousins vivants, habitant la planète en harmonie, des bons voisins.La complémentarité est en soi bien plus économique que la concurrence, et bien plus enrichissante.

Ce n’est pas gagné, la guerre sera longue, la culture de la mort gangrène la planète, et n’a pas fini de sévir, ses maîtres ont déclaré la guerre à l'humanité, à laquelle ils préfèrent les machines qu'ils fabriquent et qu'ils contrôlent. Beaucoup d’entre nous aurons certainement de choix très difficiles à faire, face aux soldats de la culture de la Mort, de la déshumanisation, ils devront répondre en guerriers, tuer parfois pour protéger les germes de la vie quand ils seront menacés. Aujourd’hui des gens sont contraints de se battre pour que nous n’ayons pas à faire ce genre de choix, pour sauver ce qui reste de Paix dans le monde et que ce soit elle à présent qui se répande sur notre planète envahie ldes guerres qui nuisent au vivant dans son ensemble. C’est une tâche d’une ampleur infinie arrêter cette guerre dont nous ne voulons pas, elle prendra certainement des générations et ce n’est pas gagné. Mais quoi de mieux à faire, quel autre combat serait plus important que celui de l’amour, du respect, celui qui fait que l’autre cessera définitivement d'être ce rival, ce concurrent, cet ennemi potentiel dont on se méfie, provoquant le soupçon  pour se faire ami potentiel, complément, l’occasion d’un sourire échangé, qui fait chaud dans le cœur. 

Des gens aujourd’hui donnent leur vie pour cela, payent de leurs souffrances, pour que d’autres un jour peut-être aient droit à l’amour, au bonheur, à la tranquillité créatrice. Tout mon respect pour eux.

Anne


 

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Published by Anne Wolff - dans Métastases du nazisme
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:32

Situation en Slaviansk

 

Situation en Slaviansk

Situation en Slaviansk

Un événement qui mérite d’être signalé : la rencontre, samedi dernier, entre les dirigeants de la junte de Kiev et John Brennan, le directeur de la CIA, qui s’était déplacé pour les rencontrer. La prise de décision d’envoyer des troupes pour écraser l’insurrection est postérieure à cette rencontre. Les Maîtres ont décidé, la junte s’exécute.. Cela mérite réflexion, et quelques questions sur les projets de Washington concernant l’Ukraine mais pas seulement. Il semble bien qu’un bain de sang de plus et une guerre civile entre voisins auparavant amis, une de plus soit au programme, cela devient banal. On prend un pays dans lequel les voisins d’ethnies différentes, de religions différentes vivent en bonne convivialité ou en bienveillante neutralité, on envoie une avant-garde d’agitateurs, semer la zizanie jusqu’à ce que les tensions soient telles qu’ils suffisent de mettre le feu aux poudres pour provoquer une meurtrière et irréversible guerre civile… Et pendant que le peuple s’entre-déchire, les Corporations installent au Pouvoir leurs valets, raflent le magot des ressources du pays et « offrent » des prêts qui sont autant de cordes au cou d’une usure à venir.

L’intervention de Brennan doit être prise très au sérieux. Encore une fois les parallèles avec le Venezuela sont révélateurs. Malgré l’échec de la révolution de couleur et l’éclatement de la coalition de l’opposition dont la branche constitutionaliste s’est assise à la table des négociations de Paix appelées par le gouvernement, l’extrême-droite financée par Washington continue à mener des actions violentes et à annoncé pour le 19 avril une grande purge (massacre) de chavistes censée mettre le feu aux poudres et provoquer une guerre civile - après la mort d’une « masse critique » de membres des deux camps - justifiant  l’intervention programmée  des gendarmes de Washington.

Cette intervention de Brennan et ses conséquences en forme de massacre annoncé est donc particulièrement significative et le fait mérite d’être connu. En espérant que quelques-uns de ceux qui doutent encore de la malveillance de Washington se poseront quelques questions sur la confiance que méritent les gendarmes auto proclamés du monde - assasins des peuples.


 

Anne W

 

Ukraine: les USA misent sur une guerre civile (expert)

Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

Ukraine: les USA misent sur une guerre civile

Ukraine: les USA misent sur une guerre civile

MOSCOU, 14 avril - RIA Novosti

Les Etats-Unis misent sur une guerre civile en Ukraine pour rejeter sur la Russie la responsabilité pour leur propre échec dans la région, a estimé lundi lors d'une table ronde à RIA Novosti Rostislav Ichtchenko, président du Centre d'analyse et de prévision systémiques (Kiev).

"Les Etats-Unis misent manifestement sur une guerre civile en Ukraine, en poussant les autorités de Kiev à déclencher une guerre civile d'envergure, et si Kiev avait pour cela des ressources militaires suffisantes, il aurait déjà déclenché cette guerre", a déclaré l'expert, ajoutant que Kiev voulait un tel conflit, tout en le craignant, faute de ressources pour mener la guerre.

Et de supposer qu'une guerre civile d'envergure en Ukraine ne manquerait pas de provoquer une ingérence militaire de la Russie, ce que les Etats-Unis ne manqueraient pas d'exploiter afin de faire passer Moscou pour un agresseur ayant attaqué et envahi l'Ukraine, petit pays épris de la paix.

Lors de cette même table ronde, il s'agissait également des problèmes de la sécurité eurasiatique.

"Le comportement des Etats-Unis et de certains pays de l'Union européenne en Ukraine, leur sponsoring du terrorisme en Syrie et leur refus de réprimer le trafic de drogue en Afghanistan, ainsi que leurs tentatives de réaliser une politique de dissuasion de la Russie et de la Chine représentent une grave menace pour la sécurité eurasiatique", a fait remarquer le directeur du Centre de communications eurasiatique Alexeï Pilko.

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:13

 

 

Angela Merkel veut appliquer dans toute l’Union européenne les rigoureuses mesures d’austérité imposées par la troïka à la Grèce, l’Irlande, le Portugal et Chypre. Les quatre grands groupes du Parlement européen ont déjà approuvé, mais pour éviter de fâcher l’électeur, il a été décidé de reporter la décision après le 25 mai. Aucun des partis au Parlement n’a jugé bon de tirer la sonnette d’alarme...

Aurélie Decoene, tête de liste PTB-go! aux élections européennes

 

Depuis le début de la crise en 2008, l’Union européenne n’a cessé d’étendre son pouvoir en matière de contrôle des dettes et déficits publics des états membres. Parmi les différents instruments mis au point, le « pacte budgétaire », officiellement appelé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), est de loin le plus puissant. Ce traité repose sur l’engagement des gouvernements nationaux à réduire de manière drastique les dépenses au cours des prochaines années. L’Union européenne peut désormais infliger des sanctions aux états qui ne parviendraient pas à rééquilibrer dans les délais leur déficit budgétaire. Le traité prévoit en outre une réduction de la dette publique, au rythme d’un vingtième par an.  

Pour la Belgique, cela signifie économiser jusqu’à 13 milliards d’euros au cours des prochaines années. Le traité a été ratifié en mai dernier par la Chambre et le Sénat et en décembre par les parlements régionaux. Ce qui frappe, c’est la grande unanimité de la plupart des partis au pouvoir, et ce à tous les niveaux. 

Ces dernières années, l’Union européenne a également étendu ses compétences pour pouvoir uniformiser la politique économique et sociale des états membres. La Chancelière allemande s’est beaucoup investie pour cela et a finalement concocté le Pacte Euro-Plus. Chaque année, la Commission européenne évalue les plans de réforme des gouvernements européens et a, en principe, également le droit de les sanctionner si elle estime qu’ils n’ont pas fait suffisamment d’efforts pour améliorer leur position concurrentielle. C’est là l’objet du second volet du traité de stabilité. 

Chaînon manquant

Mais pour Merkel, il manque « un chaînon ». Même si l’Union européenne peut émettre des avis et directives, elle déplore que seuls 10 % des recommandations européennes soient appliqués. Il s’agit de matières relevant de la compétence nationale : compétitivité et salaires, emplois et flexibilité, systèmes des pensions et chômage, efficacité du secteur public, enseignement... Seuls les pays sous la curatelle de la troïka (Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne, Commission européenne) peuvent être soumis à des obligations en matière de réforme, comme c’est le cas pour la Grèce, l’Irlande, le Portugal et Chypre. Ces pays ont reçu l’ordre de privatiser, de réduire les salaires et le nombre de fonctionnaires, de diminuer les pensions, etc. Les pays qui n’obéissent pas aux ordres de la troïka ne recevront plus aucune aide sous forme de prêts à taux préférentiel. 

Ce qui manque, selon Merkel, c’est un instrument permettant de rendre ce type de mesures contraignantes y compris pour les états qui ne sont pas sous curatelle, autrement dit tous les autres pays. Elle propose donc une sorte d’accord de compétitivité volontaire, une « troïka soft ». Concrètement, un contrat bilatéral entre un état membre et la Commission, dans lequel l’état promet de mener des réformes structurelles en échange d’un soutien financier. Un mémorandum sur mesure pour chaque état. 

La carotte et le bâton

Prenons le cas de l’indexation automatique des salaires et des allocations en Belgique. Tout le monde sait que c’est une épine dans le pied de la Commission, une entrave à la compétitivité de l’économie belge et un exemple qui risque de contaminer les autres états. Si le gouvernement belge promettait de revoir l’indexation automatique, de limiter les allocations de chômage dans le temps et de porter l’âge de la pension légale à 67 ans (purement fortuitement, bien entendu...), le Trésor public belge pourrait alors faire appel à la générosité de l’Union européenne. La formule précise n’a pas encore été mise au point, mais il sera notamment question de prêts à faible taux d’intérêt. La carotte et le bâton. Alors que la Banque Centrale européenne ne peut prêter directement aux états, elle va ainsi pouvoir le faire grâce à un nouveau fonds qu’il faut encore inventer, sur le modèle du FMI. La Commission européenne pourra alors se démener en Union européenne comme l’a fait le FMI dans les pays du tiers monde en les bombardant de programmes d’ajustement. Toutes les matières qui relèvent de la « compétitivité » pourront y être incluses, ce qui est très vaste. Il sera notamment et surtout question du coût du travail, de la flexibilité du marché du travail, de la libéralisation de certains secteurs et d’une réduction des effectifs de l’administration publique. 

En janvier 2013, Angela Merkel a parlé du « chaînon manquant » à la prestigieuse assemblée de Davos. Et en décembre de la même année, elle en a parlé au Conseil européen. Merkel espérait une décision de principe sur ce qu’elle appelle « l’instrument de compétitivité » de manière à ce qu’on puisse voter la mise en œuvre pratique lors du sommet de mars 2014. Les médias disent qu’elle est revenue bredouille, certains parlent même de la « première défaite de Merkel ». Mais la vérité, c’est qu’aucun chef d’état ou de gouvernement n’a voulu des « contrats de compétitivité » de Merkel avant les élections européennes. Les 27 chefs d’état et de gouvernement ont donc supplié Merkel de reculer l’échéance après le 25 mai. Et c’est effectivement ce qui s’est passé. Le rapport du Conseil de décembre stipule que ces « accords de partenariat visant à stimuler la croissance, l’emploi et la compétitivité » seront gelés jusqu’en octobre. Tous les gouvernements, toutes les fractions politiques, tous les partis savent qu’il s’agit d’un report et que le projet sera remis à l’ordre du jour au sommet de juin et finalisé lors du Conseil européen d’octobre 2014.

Ce qui est inquiétant, c’est qu'aucun des partis belges présents au Parlement européen n’a tiré la sonnette d’alarme. Alors que les élections sont l’occasion de faire des choix pour l’avenir au travers d’un débat démocratique. 

Source : Angela Merkel nous réserve une petite surprise après le 25 mai

Via Mes coups de coeur

 


"Alors que les élections sont l’occasion de faire des choix pour l’avenir au travers d’un débat démocratique".

De cela je ne suis vraiment pas convaincue !!!

Et il faudrait également appeler les choses par leur nom compétitivité augmentation de la rentabilité du capital en rognant sur le coût du travail est plus réaliste. Un vaste programme qui implique également de réduire encore d'avantage le nombre des emplois - ceux qui sont consacrés au bien-être collectif considérés comme non rentables principalement - tout en supprimant toujours plus de métiers.

Il faut être naïf pour croire que les élections sont en relation avec quelque débat démocratique que ce soit alors que les budgets nécesaires aux programmes sociaux se réduisent inexorablement ne laissant pas les moyens de politiques de bien-être personnel ou collectif. Soit.

Anne


 

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Published by Anne Wolff - dans Eurocrassie
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:12

 

 

Les événements confirment ce qui était annoncé, il y a une dizaine de jour, le soulèvement de plusieurs régions d’Ukraine contre le gouvernement de fait, en particulier contre la participation de nazis à la direction du pays, mais aussi contre une révolution qui n’en était pas une mais bien un mouvement d’une guerre de quatrième génération dans laquelle une presse-arme de guerre met en scène un scénario pré-écrit, braquant les projecteurs là où on lui dit de le faire et produisant des discours dictés par les auteurs du scénario, en prenant bien soin de ne pas mettre trop en en évidence les réels courants de protestation légitimes – figurants les mouvements de masses mais détournés de leur sens - qui sont destinés à être sacrifiés par la suite - ce que Zibechi appelle « zurfer sur la vague[i] ». C’est ce courant volontairement laissé dans l’ombre, anti-gouvernemental pas pro Europe pour autant, qui aujourd’hui se manifeste en Ukraine et face au refus des forces de l’Ordre pré-coup d’état de les réprimer affronte de la répression conjointe de milices nazies et de mercenaires d’armées privées engagés dans ce but.

 

Si nombreux sont les Ukrainiens qui avaient des raisons de vouloir la chute du gouvernement, l’immense majorité n’était pas européiste pour autant, loin de là et encore moins nombreux étaient ceux qui désiraient voir l’extrême-droite nazie accéder au pouvoir. Dès lors face à la prise de pouvoir totalitaire de nouveaux gouvernants désignés par les EU-UE, des soulèvements étaient à prévoir, le gouvernement de fait, se doutant que les forces de l’ordre régionales refuseraient de les réprimer, engageait des mercenaires de sociétés privées pour mener la répression dans les régions indépendantistes et/ou antifascistes et intégraient les bandes de délinquants nazis à la Garde Nationale.

Alors que simultanément nous voyons Kiev et sa région devenir une sorte de Mecque des néo-nazis européens et autres, les Ministres nazis de la Défense et de l’Eduction ayant mis à leur disposition des ex Camps de Vacances, actuels Centres d’Entraînement ou les jeunes néo-nazis d’Europe sont cordialement invités à venir s’entraîner aux pratiques paramilitaires.[ii]

D’autre part encore, nous voyons qu’avec un léger décalage dans le temps, alors que le Gouvernement d’Ukraine venait de tomber, une autre guerre asymétrique, latente passa à la vitesse supérieure au Venezuela, entamant l’opération appelée « La Salida », la sortie, qui vise non seulement la chute du gouvernement mais aussi l’éradication du chavisme à travers de grandes opérations de « purge » qui se préparent de manière même pas voilée, alors que de ponctuellement nous avons pu assister à des prémisses de cette violence fasciste.[iii]

Seulement voilà, la différence entre l’Ukraine et le Venezuela, c’est que faute de vague sur laquelle surfer, il fut clair d’emblée, qu’il s’agissait ici non pas de manifestations spontanées, mais bien d’une guerre de basse intensité dirigée depuis l’étranger et ayant ses dirigeants locaux parmi les fascistes et nazis de l’intérieur, et le peuple y compris pour l’immense majorité de l’opposition populaire, a très bien réalisé qu’elle n’avait absolument rien à gagner à un changement de gouvernement qui mettrait des fascistes au pouvoir. 80% de la population approuve la gestion de la Crise par le Gouvernement qui a consisté à intensifier des opérations placées sous le signe de la Paix et à appeler l’opposition constitutionnelle à établir un dialogue de conciliation nationale. Nous pouvons ajouter que seuls 10% de la population approuve l’insurrection paramilitaire de l’opposition fasciste dans laquelle nous retrouvons des composantes similaires à celles qu’on retrouve Ukraine, une composante d’étudiants ou ex étudiants dont la direction appartient à des organisations fascistes et néo-nazies et qui a été formée dans les hauts lieux de formation de leaders de coup d’état « doux » de Harvard à la Serbie, en passant par Miami et la Colombie, des paramilitaires colombiens, des Forces d’Opérations Spéciales étrangère, des bandes criminelles de narcos, des terroristes sous mandat de recherche international et les délinquants recrutés sur place et payés pour fiche autant de bordel que possible…

Dans le cas de l’Ukraine et encore bien plus clairement dans celui du Venezuela, ont été mise en évidence les sources financières qui ont permis sur une durée de plusieurs années de préparer cette guerre, et qui trouve leur origine à Washington à travers diverses fondations de l’état, parastatales ou de fonds provenant des corporations qui sont actuellement les vraies détentrices du pouvoir aux USA et qui en terminent ces dernières semaines avec le pouvoir politique européen – en bref : les structures marchandes ont à présent la main mise sur les budgets des états et le droit marchand international, se substituant à la libre organisation des peuples -  alors que se profile à l’horizon des élections européennes dont nous savons tous qu’elles vont introduire comme force politique incontournable l’extrême-droite au pouvoir en Europe. Malheureusement nous n’avons pas en Europe d’enquêteurs et analystes qui puissent mettre largement en évidence les causes et effets d’une mainmise sur l’Europe, puisque sévit une Inquisition qui hurle au Conspirationisme dès qu’un enquêteur, un historien, un journaliste met en évidence le plus petit rouage d’une manipulation qui sévit depuis plusieurs décennies. C’est toujours une sorte de choc des cultures quand je passe du monde culturel latino ou de tels thèmes sont analysés en permanence en longueur, largeur et profondeur, d’en revenir à cette stérilité francophone où l’on se tait de peur de se voir stigmatiser et ostraciser affublé d’un uniforme rouge-brun. Car c’est là que nous en sommes, une telle catégorisation laisse à l’extrême-droite le monopole d’une critique pertinente de nombreux aspects du système, qui si quelques-uns d’entre nous se doutent qu’elle n’est qu’une façade racoleuse et trompeuse, pousse dans les bras du fascisme à peine masqué,  un peuple conscient de la faillite de la gauche (en général), alors que toute alternative de gauche plausible à été systématiquement éradiquée. Je trouve bien plus de lucidité sur les thèmes exclus par les tabous anti conspirationistes parmi les petites gens que parmi les intellectuels de gauche, et j’ai vu aussi comment ce puritanisme électoraliste de la gauche putain, faute de répondre aux questions légitimes que se pose le peuple a littéralement jeté ce peuple inquiet dans les bras d’une extrême-droite électorale décomplexée qui lui donne non seulement les réponses attendues, mais malheureusement l’entraîne ensuite plus loin dans des dérives, telles que celles qui résulte du coup de force logique qui fonde la manipulation intrinsèque de son discours… partir d’une critique de l’acculturation yankee et finir en en rejetant la faute sur le multiculturalisme, en faisant des « étrangers pauvres » et autres exclus les cibles d’une vindicte au départ dirigée vers le gros capital qui est l’ennemi commun des peuples.

Démonter ce saut de logique est un des point clé à mettre en évidence pour qui voudrait sincèrement démonter le discours de l’extrême-droite… comment on part d’un rejet de l’Europe pour finir par mettre dehors les étrangers et les inactifs au travail sous payé… dans une Europe Unie des Nationalismes « Whyte supremacist », quand il n’est pas tout simplement question de les laisser crever, voir de les aider à le faire… le jeunes nazis contemporains semi-délinquants sont en ce moment formés dans ce but, Lissage disent-ils à Kiev… purge annoncent-ils au Venezuela, et en Suède, Pologne ou Espagne,… les nazis multiplient les descentes armées dans les centres sociaux et les agressions physiques de militants sous l’œil bienveillant d’une partie de la police, comme celle de Stockholm qui lors des émeutes des banlieues de l’année passée a reconnu avoir trouvé de « bons auxiliaires » dans les milices de Vigilants.

 Les attaques se multiplient et mériteraient une meilleure systématisation de manière à en percevoir clairement non seulement l’ampleur réelle mais également les formes et vitesses de croissance, gardant bien en tête que ces actions ponctuelles sont actuellement limitées volontairement, alors que les milices d’extrême-droite se professionnalisent en vue d’une crise à venir en Europe[iv]

 

Grâce aux analystes et à toute une population latinos qui n’ont aucune envie de se faire massacrer par des paramilitaires dépeceurs, ni confisquer la construction d’une souveraineté populaire qui s’élabore à l’échelle de l’Amérique Latine dans son ensemble à travers de nombreuses plateformes régionales - comme l’ALBA des peuples, la Via Campesina, le Parlement Indigène, les groupements de communicateurs de médias populaires ou d’artistes, de communeros, de lutte continentale contre l’extractivisme et beaucoup, beaucoup de etc - qui regroupent de différentes manières à différentes échelles et selon des projets communs de large envergure ou ciblés une multiplicité de mouvements sociaux, j’ai appris énormément de choses tant sur les théories des guerres de quatrième génération que sur leur mise en pratique actuelle, passée et à venir, tant en AL qu’en UE,  ainsi que sur les liens entre fascisme et pouvoir global à l’échelle planétaire, y compris concernant ce moment de l’histoire dangereux auquel nous allons devoir faire face en Europe… J’ai appris aussi comment des dizaines de millions de gens étaient capables de différer des conflits secondaires qui les opposent pour créer un vaste Front Antifasciste à l’échelle d’un Continent… Les antifascistes d’Europe feraient bien d’en prendre de la bonne graine.

Une première chose à faire remarquer, c’est la spontanéité par laquelle c’est constituée la plus grande plateforme jamais vue même dans cette Amérique Latine qui en est si riche pourtant, celle de soutien à la révolution bolivarienne du Venezuela et à son gouvernement, cet immense Front Antifasciste réunit tant des personnes que des gouvernement en passant par toutes les échelles collectives intermédiaires. Et ce malgré la division qui partage au sein de cette plateforme les industrialistes-extractivistes et les partisans de la Souveraineté Alimentaires ou des Organisations Paysannes et Ouvrières du Venezuela même qui estiment que le Gouvernement n’apporte pas une réponse satisfaisante à leurs légitimes exigences ou n’accomplit pas comme il le doit le Plan de la Patrie  développé par Hugo Chávez, base sur laquelle Maduro a été élu. Que ce soit au Venezuela, en Colombie ou au Pérou, entre autres, le mot d’ordre était clair, d’abord nous faisons front ensemble et ensuite nous réglerons nos différents.

J’ai essayé de relayer cela à la mesure de mes moyens, mais s’il y a bien une chose dont je n’ai pas rendu compte de manière satisfaisante, sujet trop vaste, multiple, divers, mais convergent en l’occurrence,  c’est ce grand mouvement d’organisation populaire qui s’est emparé du Venezuela, (et de la région) réveillant un peuple qui s’endormait peut-être un peu sur ces lauriers et que la menace de guerre a amené – des centaines de ? dizaines assurément de millions de personnes - à apporter leur contribution à la mise en échec du coup d’état, que ce soit en s’organisant spontanément pour protéger des lieux cibles, dégager des voies de circulations bloquées par les Guarimbas, menant des enquêtes personnelles pour exposer la situation dans différents quartiers, construisant les structures des niveaux d’organisations de résistance plus élevés, et des apports théoriques grâce à des études approfondies des méthodes de « coup d’état doux » et de guerre asymétrique, des remontées aux sources de financements ou des mises en évidence des différentes étapes de préparation, celle des leaders ou les entraînements à la guérilla urbaine (Miami, Colombie, Serbie) de la chair à canon de Washington… un travail auquel ont participé les grands analystes de la région, de Boron à Petras, en passant par Zibechi, Eva Golinger, Calloni, Alvarado Godoy et Jean-Guy Allard - qui nous a donné de précieux renseignements sur le parcours universitaire de Leopoldo Lopez qui a eu droit à l’enseignement préparation de projet concret compris des leaders d’OTPOR qui sont à présent professeurs de déstabilisation de gouvernements à l’Université d’Harvard, ou qui nous a mis au courant de la réunion tenue par Machado en 2011 à Miami[v] qui constate que le chavisme n’étant pas renversable par les urnes, il faudra employer d’autres méthodes, et définit le programme – ainsi que de beaucoup d’autres qui chacun apporte sa contribution à l’élaboration d’une riposte victorieuse, c’est également la construction accélérée d’un Front du Pouvoir Populaire parti de la base qui se construit pour se préparer à résister à un prochain massacre annoncé, mais aussi se met en action pour renforcer ce Pouvoir Populaire - seule réponse susceptible de dérouter le fascisme et sa sale guerre, -  dont beaucoup pensent que le Gouvernement le laisse un peu trop en rade, mais n’est-ce pas justement le propre d’un vrai Pouvoir Populaire que de se donner soi-même les moyens de devenir gouvernement du peuple par le peuple ?

Un fait remarquable aussi, celui qui ne se voit pas, c’est la discipline dont a fait preuve le peuple bolivarien, malgré les morts parfois de proches, les blessées, les dégâts parfois de leur logement personnel, les menaces et les insultes, même si souvent cela lui coûte et que l’envie lui vient aussi de défouler sa rage sur les assassins, le peuple ravale sa douleur et sa colère et prépare une réponse concertée et collective.

Bien sûr comme beaucoup, je tremble aujourd’hui parce que si les différentes étapes d’une déstabilisation - jusqu’ici- ont été désamorcée une à une, ce n’est pas sans entraîner à chaque reprise une escalade de la violence téléguidée par Washington - dont nous avons eu un aperçu par exemple en Syrie, chaque victoire de l’armée du gouvernement entraînant la mise en œuvre de forces d’invasions accrues dotée d’armement plus puissant – alors que le but clairement énoncé de l’opposition fasciste est de provoquer une intervention militaire de Washington sur fond de guerre civile…  

Ainsi qu’il est apparu à partir de l’élucidation des parties occultes de la théorie de Gene Sharp, une guerre des pauvres contre les pauvres fait partie des conséquences souhaitées dès le départ par ceux qui programment ou récupèrent les « révolutions de couleur » dans le but très clair de permettre au Corporations transnationales de s’attribuer de nouvelles ressources et de s’ouvrir de nouveaux marchés (reconstruction) entre autre dans des pays dévastés, dont les populations s’entre-tuent dans une guerre civile  de longue durée ou conduisant  à domination et l’arbitraire de nouveaux dictateurs convenant au pouvoir de Washington.

Il faut comprendre une chose, les Corporations se fichent bien de savoir si ce pouvoir sera nazi ou islamiste, ce qui compte c’est qu’il serve leurs intérêts immédiats. Et nous voyons aujourd’hui également des gouvernements socialistes (social-libéraux) d’Europe servir ces intérêts avec beaucoup de bonne volonté, ce qui nous montre simplement que les manipulations de jeunes leaders ne se limitent pas à ceux de droites, mais que ceux d’une pseudo-gauches ont été, parfois à leur insu, également recrutés selon des méthodes dont Zibechi nous donne un aperçu, des Fondations organisant sous fausses bannières des formations pour mouvements sociaux de gauche, qui permettent également aux corporations de connaître chacun des faits et gestes de ces mouvements grâce à la création de « mémoires vives », entre autres techniques d’infiltration, noyautage, manipulation et fichage…

J’ai fait ce détour par l’Amérique Latine, tout d’abord pour montrer que dans une certaine mesure une riposte est possible mais qu’elle nécessite la solidarité active de vastes couches de la société et de plusieurs gouvernements de toute une région. Ce qui ne fut pas le cas en Ukraine. Mais aussi parce qu’il semble de plus évident que l’Empire des Corporations s’est lancé dans un assaut final sur le mode « Hégémonie Absolue ou Rien ». Au Venezuela le mot d’ordre est clair, il s’agit d’une guerre au finish, et d’autre part nous sentons bien que la Russie qui est ciblée à travers l’Ukraine est censée chuter une bonne fois pour toute.

Nous voyons à travers des attaques menées simultanément contre ces principaux obstacles à l’unipolarité du Monde Marché Unique, Russie, Venezuela, Chine, mais aussi Brésil, Argentine, annexion de l’Europe subordonnée à ce Marché après que les peuples et leurs biens y aient été livrés pieds et poings liés et restent sans réaction significative, pillage accru de l’Afrique à la faveur de guerres fabriquées, … Algérie et Iran dans le collimateur des troupes qui les surveillent de très près… Bref un ensemble de signes qui montrent que les Corporations menacées par la prise de conscience et l’organisation grandissantes de peuples Souverainistes ou la montée de pôles commerciaux concurrents come les BRICS, doit jouer son va-tout avant de ne plus pouvoir faire face ni par sa suprématie militaire, ni par celle économique défaillante, ni par l’intoxication médiatique qui malgré tout se fissure toujours d’avantage, si pas en Europe dans le reste du monde.

Nous voyons aussi que les politiques actuelles de Poutine et Maduro obtiennent non seulement le soutien des 80% de leurs populations respectives, mais que malgré la diabolisation forcenée dont il est objet, Poutine gagne en popularité dans le monde d’autant plus que la disparition de Chávez en fait le leader international unique incontesté de l’anti-hégémonisme US. Même Marion Le Pen se doit de lui envoyer son petit bouquet de flatterie….  Soit… une chose est de considérer les alliés dans une lutte anti hégémonique, (certainement pas La Le Pen) autre chose de considérer ceux qui sont les associés affins de la construction d’un monde. Il est très clair aujourd’hui que les alliés nazis de Washington sont les ennemis de Poutine et que la Russie n’est pas en train de mettre la mainmise sur l’Europe et ne pourrait certainement pas s’y risquer avant quelques décennies, ayant d’autres chats à fouetter pour un moment.

Il semblerait aussi assez logique que face à l’ennemi commun, Caracas, Moscou et Pékin dont les représentants ont eu récemment des entretiens en direct, loin des oreilles de Washington ont du se mettre d’accord sur des stratégies communes pour mettre l’ennemi en déroute sur base d’un principe amplement partagé, tant que Washington ne sera pas KO définitif, le monde ne connaîtra pas la Paix… Après, la Chine a besoin des ressources de la planète pour nourrir sa population alors que cet immense pays est dévasté par une pollution monstrueuse qui l’oblige pour commencer à importer toujours d’avantage la nourriture de ses populations humaines et d’élevage, sa conquête du Marché lui coûte irréversiblement cher, et en fait un prédateur dont il faut se méfier. Mais une chose à la fois.

Nous avons face à nous deux laboratoires du fascisme qui vient, le Venezuela et l’Ukraine. Et celui d’Ukraine nous concerne tout particulièrement, parce que les milices fascistes européennes qui ont à présent à disposition dans ce pays instructeurs et camps d’entraînement sont aussi originaires de nos pays. Selon divers analystes latinos, ce qui se produit en ce moment en Europe est une conquête du pouvoir par une extrême-droite au service des Corporations, qui utilise une façade plus ou moins politiquement correcte pour s’introduire dans les rouages du pouvoir politique et institutionnel, alors que, en plus d’une infiltration croissante des forces de polices et des armées d’Europe, se préparent des milices entraînées - une armée - destinées à agir dans une étape ultérieure, et que sont recrutés sous différentes bannières, des jeunes délinquants, comme c’est le cas en Ukraine et au Venezuela, les uns – meilleurs ? - étant intégrés aux milices, les autres serviront d’hommes de main et de chair à canon d’une prise de pouvoir à venir, pour laquelle les urnes n’auront été qu’un instrument parmi d’autres dans une marche vers une mainmise totale par le fascisme corporatiste sur le pouvoir de l’Union Européenne.

Je crois hélas, comme le font remarquer différents analystes latinos, que la vieille Europe ou Europe décadente comme ils l’appellent n’a plus les ressorts pour résister. Non seulement les matrices d’opinion formées par les outils médiatiques de la Guerre de Quatrième Génération y ont formaté les consciences de telle manière qu’un courant toujours croissant est prêt à accepter le fascisme comme un sauveur, mais aussi à se joindre à ceux qui contribueront à éliminer toute résistance par une participation active à sa mise hors combat ou par les mécanismes de la délation dont la mise en place progresse.

Néanmoins, je relaye le message venu du Sud, face à cette offensive globale, seule la résistance des peuples organisés sera en mesure de vaincre le fascisme qui est la nature intrinsèque du corporatisme. Cette organisation des peuples l’expérimente et la développe aujourd’hui dans toute l’Amérique Latine, y compris dans les pays les plus répressifs où les meurtres de résistants sont quotidiens come en Colombie, au Honduras, au Mexique, au Pérou… où chaque mouvement local fait partie de plusieurs structures régionales solidaires. Seules une alliance planétaire des Peuples en quête de Souveraineté permettrait de renverser le fascisme, et l’organisation qui est déjà bien ébauchée en Amérique Latine et qui s’internationalise grâce à des mouvements planétaires comme la Via Campesina entre autres ; peuvent mettre le fascisme – et les Corporations du Profit – en déroute. Mais aussi éviter que de nouvelles hégémonies se mettent en place.  En Europe cela implique la redéfinition totale d’un projet de monde, une refonte des valeurs par laquelle les principes de concurrence, pouvoir d’achat et emploi sont limogés par ceux de complémentarité, accès à des produits sains et/ou durables et de qualité à juste prix et la possibilité d’exercer de vrais métiers utiles au bien-être de tous et de chacun sans que soit détourner les fruits de ce travail par des Profiteurs-Affameurs-Assassins. Cela implique de prendre conscience de ce fascisme qui non seulement à nos portes mais dans nos murs ouvre la voie au totalitarisme comme principal ennemi à mettre en déroute une fois pour toute.

 

Anne W.

 

 

 

 



[i] Surfer sur la vague. 

Un art fort similaire fut celui dont firent preuve les groupes conservateurs du Brésil durant les manifestations de juin. Alors que les premières marches ne reçurent quasiment aucune couverture médiatique, sauf pour mettre en évidence le « vandalisme » des manifestants, à partir du 13, quand des centaines de mille descendirent dans la rue, une inflexion se produit.

 Les manifestations obtinrent les grands titres mais il se produit ce que la sociologue brésilienne Silvia Viana définit comme « une reconstruction de la narration” vers d’autres fins. Le thème du prix des transports fut relégué au second plan, les drapeaux du Brésil furent mis en avant ainsi que le slogan « A bas la corruption » qui ne figurait pas dans les rassemblements du départ (le Monde Diplomatique, 21 juin 2013). Les medias de masse firent aussitôt disparaître les mouvements qui avaient appelé à manifester et mirent en leur lieu et place les réseaux sociaux, allant jusqu’à criminaliser les secteurs les plus militants pour leur supposée violence, pendant que la violence policière restait au second plan.

De cette façon, la droite, qui au Brésil n’a pas de capacité de mobilisation, a tenté de s’approprier la mobilisation qui avait des objectifs (la dénonciation de la spéculation immobilière et des mega chantiers du mondial) qu’elle était loin de partager. « Il est clair qu’il n’y a pas de lutte politique sans conflit pour des symboles » assure Viana,Dans ce conflit symbolique, la droite, qui à présent emballe ses coups d’états de prétextes comme la « défense de la démocratie » apprend plus rapidement que ses adversaires.

Des droites au look de gauche par Raúl Zibechi - Le blog de Anne Wolff

[v] Sous le titre Maria Corina, de Miami à Caracas, au service de Washington, JC Allard nous explique :

-      Pendant la conférence de paix du 19 février Machado menait une Marche pour la Paix des femmes pendant laquelle elle n’a cessé de faire furieusement l’apologie de la violence.

-      Ce qui n’a rien d’étonnant si on sait que Maria est la membre d’opposition entretenant les liens les plus forts avec le département d’état US, la mieux financée aussi. Elle est aussi une grande admiratrice de GW Bush qui a l’époque l’a reçue personnellement.

-      Mais ce n’est pas tout, en 2011 elle a participé à Miami à une conférence qui avait pour thème « 600 jours pour éradiquer l’autoritarisme chaviste du Venezuela ». Persuadée qu’il était devenu impossible de renverser Chavez par les élections, elle s’y est clairement prononcée pour « l’action de rue pour chasser Chavez du pouvoir ». Elle le considérait comme imbattable, même si elle trouvait différents prétextes liés à son populisme et son autoritarisme pour expliquer la chose.

-      De sources qui assistèrent à cette conférence disent qu’il s’agissait clairement de la proposition de ce qui se passe aujourd’hui. C’est aussi à ce moment qu’elle a renforcé ses liens avec le département d’état, et d’autres forces parmi les plus réactionnaires des E.U.

"Venezuela : carnaval ou guarimba ? "

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 14:48

 

 

Une compilation d’infos sur les nouveaux événements d’Ukraine quand le gouvernement de fait envoie les mercenaires privés et nazis donner l’assaut au peuple antifasciste en quête de souveraineté et soutenu par les forces de l’ordre officielles

Prélude : Les populations se soulèvent avant tout dans un grand mouvement anti-fasciste.

La réponse du pouvoir, 3 unités ont été envoyées sur place don deux particulièrement remarquables 


- une unité de la Garde nationale, composée de combattants du mouvement d'extrême-droite Pravy Sektor

-'une unité formée à partir de mercenaires de Blackwater en tenues du détachement spécial Sokol du ministère ukrainien de l'Intérieur.

Leur tâche consiste à étouffer au plus vite et sans merci les protestations 

 

Est de l'Ukraine: les forces spéciales refusent de donner l'assaut

Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

Est de l'Ukraine: les forces spéciales refusent de donner l'assaut
15:46 11/04/2014
KIEV, 11 avril - RIA Novosti

L'unité spéciale Alpha du Service de sécurité ukrainien (SBU) a refusé de lancer l'assaut contre les bâtiments occupés par les manifestants à Donetsk et à Lougansk, rapporte vendredi le site ukrainien From-UA citant des sources proches de la situation.

Selon le site, lors de réunions des chefs des forces de l'ordre tenues dans ces villes de l'est du pays, les officiers de l'unité Alpha ont refusé d'évacuer les bâtiments administratifs contrôlés par les partisans de la fédéralisation de l'Ukraine, leur unité ayant selon eux pour mission "de libérer les otages et de combattre les terroristes".

Ce refus a provoqué la colère du vice-premier ministre ukrainien Vitali Iarema, présent à la réunion de Donetsk, qui a qualifié les officiers de "traîtres".

Dans le même temps, selon une source citée par le site, le président ukrainien par intérim Alexandre Tourtchinov aurait ordonné à d'autres unités placées sous ses ordres de préparer l'assaut des bâtiments occupés à Lougansk et à Donetsk.

Les régions de l'est et du sud de l'Ukraine connaissent ces dernières semaines une mobilisation de militants pro-russes qui réclament la tenue de référendums sur le statut de leurs régions à l'instar de celui organisé en Crimée.

Le week-end dernier, les manifestants ont pris le contrôle de bâtiments administratifs dans les villes de Donetsk et de Kharkov et se sont emparés des locaux du Service de sécurité ukrainien (SBU) à Lougansk.

Les protestataires ne reconnaissent pas les nouveaux gouverneurs de leurs régions nommés par Kiev suite au renversement du président Viktor Ianoukovitch et réclament une fédéralisation de l'Ukraine.

 

 

 

 

Ukraine: la police de Donetsk rejoint les manifestants


Ukraine: la police de Donetsk rejoint les manifestants
20:16 12/04/2014
DONETSK, 12 avril - RIA Novosti

Les forces anti-émeutes de Donetsk (Est de l'Ukraine) ont refusé d'obéir à leurs chefs et, après avoir mis les rubans orange et noir des partisans pro-russes, ont annoncé qu'ils soutenaient les revendications des protestataires.  

"Nous refusons de disperser les manifestants pacifiques, car nous ne voulons pas qu'ils se comportent à notre égard comme les putschistes de Maïdan", a déclaré un membre des forces de l'ordre. 

"Nous refusons d'obéir aux autorités de Kiev, car nous contestons leur légitimité", a ajouté son collègue.

Plusieurs centaines de partisans de la fédéralisation se sont rassemblés, des drapeaux russes à la main, devant l'antenne locale du Service de sécurité ukrainien.

Depuis quelques semaines, les régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine connaissent une mobilisation de militants pro-russes qui réclament la tenue de référendums sur le statut de leurs régions à l'instar de celui organisé en Crimée.

Les manifestants ont pris le contrôle de bâtiments administratifs à Donetsk et se sont emparés des locaux du Service de sécurité ukrainien (SBU) à Lougansk. Les autorités ukrainiennes menacent de monter à l'assaut pour déloger les protestataires.

 

 

Ukraine/Slaviansk: les ultranationalistes arrivent pour soutenir les forces de l'ordre


Ukraine/Slaviansk: les ultranationalistes arrivent pour soutenir les forces de l'ordre
14:48 13/04/2014
MOSCOU, 13 avril - RIA Novosti

Des membres du groupe ultranationaliste Pravy Sector (Secteur droit) sont arrivés à Slaviansk pour participer à l'opération spéciale lancée contre les protestataires, a annoncé dimanche à RIA Novosti un coordinateur du groupe Vladimir Karassev.

"Slaviansk nous informe que près de 150 hommes en uniforme noir sont arrivés à l'aéroport. Selon toute apparence, ce sont des membres du Pravy sector", a indiqué par téléphone l'interlocuteur de l'agence.

Selon lui, il n'est pas exclu que les ultranationalistes soient placés sous les ordres du Service de la sécurité ukrainien (SBU).

"Cela m'étonnerait que Pravy sector ose donner l'assaut sans être soutenu par la police et le SBU. Ils n'attaqueront jamais les premiers", a souligné  l'interlocuteur.

Hier, le leader du Pravy sector Dmitri Iaroch a annoncé la mobilisation générale de toutes les structures de son organisation à la suite des récents événements dans le sud-est de l'Ukraine, dont les habitants réclament la fédéralisation du pays.

 

Est de l'Ukraine: trois unités de combat pour réprimer les protestations (source)


 


Est de l'Ukraine: trois unités de combat pour réprimer les protestations (source)
21:24 07/04/2014
KIEV, 7 avril - RIA Novosti

Trois unités de combat ont été expédiées dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est de l'Ukraine) pour réprimer les protestations populaires, rapporte lundi une source au sein des structures de l'ordre du pays.

"Leur tâche consiste à étouffer au plus vite et sans merci les protestations", a déclaré la source.

Il s'agit notamment d'une unité des troupes de l'Intérieur, d'une autre de la Garde nationale, composée de combattants du mouvement d'extrême-droite Pravy Sektor (Secteur droit), et d'une unité formée à partir de mercenaires de Blackwater en tenues du détachement spécial Sokol du ministère ukrainien de l'Intérieur.

Des partisans de la fédéralisation de l'Ukraine - pour la plupart des russophones - ont manifesté dimanche dans l'est du pays, notamment à Donetsk, Kharkov et Lougansk, réclamant la tenue de référendums sur le statut politique de leurs régions. A Donetsk et Kharkov, les manifestants, arborant des drapeaux tricolores russes, ont occupé les locaux des administrations régionales et à Lougansk, ils ont investi l'antenne locale du Service de sécurité de l'Ukraine (SBU).

 


 

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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