5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 18:07
Humeur du jour : je suis en colère, et c’est très bien !

 

 

Toute la douleur du monde, et ce n’est pas ce qui manque, c’est accablant à la fin. Chance que je sois immunisée contre la dépression. Il n’y a pas à dire, le bilan de l’état de la planète est catastrophique, que ce soit la disparition de plus en plus rapide des conditions de possibilité de Vie sur Terre ou toute la douleur corrélative qui accompagne cette guerre à la vie que mène un système qui préfère les machines, jusqu’ici plus dociles que les vivants. Jusqu’ici parce que, avec les progrès de l’intelligence artificielle, le passage d’un seuil où le contrôle des robots échappe à leurs créateurs est une probabilité grandissante. Cela a été très vite, quelques décennies et ce qui semblait sortir de la folle imagination de petits génies de la science fiction c’est fait réalité…

Système ? Quel système ? Néolibéral ? Quand on a dit cela, on en dit trop ou trop peu. Il n’existe pas de claire définition de ce concept qui se traduit surtout par le malaise généralisé au sein des habitants de la planète, ceux « d’en bas » en particulier. En Bas de quoi ? De l’échelle sociale ? Ce machin sur lequel il faut écraser la tête d’autres pour gravir les échelons . Je préfère le plancher des vaches et le raz des Pâquerettes…

Et ceux d’en haut ? De qui parle-t-on quand on parle de décideurs planétaires ? Le terme s’utilise non ? Les décideurs. Et s’il y a des décideurs, cela veut dire que certains sont « décidés », par d’autres. Dans ce malaise généralisé, qui provoque de plus en plus de soulèvements populaires de par le monde, en Amérique Latine : au Chili, en Équateur, … mais aussi au « Moyen-Orient : Iran, Irak, Liban… et un peu partout dans le monde, derrière les revendications matérielles, qui sont devenues plus des questions de survie que d’amélioration de qualité de vie, s’élève une autre exigence, qui parcourt le monde : « Nous ne voulons plus que d’autres décident pour nous !». Il est question pour chacun de participer à la prise des décisions qui le concernent.

Nous savons finalement peu de choses concernant les réels décideurs, nous connaissons leurs façades, ceux qu’ils utilisent pour imposer leurs politiques, des noms circulent, et aussi des spéculations concernant les rivalités qui les opposent, mais pas besoin de noms pour constater dans la réalité les effets délétères des choix, des sacrifices qu’ils nous imposent. Des qualificatifs relevant du registre des pires maladies mentales circulent à leur sujet, et il y a tout lieu de penser qu’il ne s’agit pas d’exagération. Psychopathes, sociopathes désignent des gens qui ont un total manque d’empathie. Et ce sont des termes qui sont souvent utilisé à leur sujet. L’hyoer-capitalisme n’est pas sauvage, ne mélangeons pas tout, il est cruel, brutal et grossier.

Des sciences celle que je préfère, c’est bien sûr la biologie. Pas cette science usurpatrice du nom qui dans des laboratoires s’acharne à faire ressembler les vivants toujours d’avantage aux machines ou fabrique des êtres hybrides qui sont un peu des deux. Non, je parle de cette science qui approche le vivant, tel qu’il est dans son milieu naturel, et essaye de comprendre les mystère de la création, celle qui s’est déroulée avant que l’homme se prenant pour un dieu veuille recréér le monde à sa triste image. Parce que c’est bien cela qui se produit. Ceux qui se mêlent aujourd’hui de génétique, de robotique et compagnie, ne sont pas des biologistes, mais des physiciens mécanistes, ignorants de la vie, refusant son inventivité, sa créativité : ils ont peur de l’imprévu, il leur faut tout mettre sous contrôle, inventer un monde où tout est sous surveillance, et les in-conformités doivent être détectées et éliminées avant qu’elles puissent le temps d’éclore.

Cela aussi relève de la maladie mentale, et il n’est pas étonnant que la Chine, un pays qui a vécu le grand traumatisme collectif de la « Révolution Culturelle » soit à la pointe de ce délire paranoïaque de contrôle absolu. Je suis désolée, je n’ai pas envie de faire de la psychologie à bon marché, mais quand même, imaginez les traces que cela laisse chez des enfants – les adultes d’aujourd’hui, de voir soudain leurs parents livrés à la vindicte populaire, humiliés, emprisonné, tués parce qu’ils refusent de se conformer aux diktats du Parti Communiste, de se prêter de bonne grâce au lavage de cerveau qui veut les formater au plus profond de leur conscience… Des enfants fanatisés ont du espionner leurs parents, leurs proches et les dénoncer s’ils préféraient nourrir les oiseaux, alors que Mao avait décrété que les oiseaux ils faut les tuer tous, et les manger avant qu’ils mangent les récoltes…. (Un grand bonheur pour toutes sortes d’insectes qui ont proliféré, à eux les récoltes, l’équilibre écologique était rompu). Et Xi Jinping, homme tout puissant à la tête du tout puissant Parti Communiste de la Chine, en chemin vers l’hégémonie mondiale a vécu cela. Prince Rouge, comme on appelait les enfants des dirigeants du parti, il a vu le monde de son enfance dorée s’écrouler quand Mao a décidé de mettre de l’ordre à sa manière, d’éliminer toute concurrence potentielle dans l’exercice du pouvoir et de remodeler à la dure la conscience du peuple chinois. Son père déchu, soumis à toutes les brimades que subissaient les intellectuels, publiquement humilié et sommé de faire son autocritique et le jeune XI renvoyé à la boue des campagnes. Qu’on ne vienne pas me dire que cela ne laisse pas de traces. Depuis il a avec patience, intelligence et persévérance remonté un par un tous les échelons de la hiérarchie du parti. Développant simultanément un système de contrôle des populations toujours plus performant.

Pourquoi je parle ici de la Chine, parce qu’il y a trop longtemps que les USA sont les principaux ennemis du monde et de ses habitants, alors ils focalisent beaucoup de haine, de ressentiments, de rejets… et nombreux sont ceux qui ne mesurent pas le danger que la Chine représente aujourd’hui pour l’humanité comme espèce et dans ses manières d'être au monde. Beaucoup oublient que le Soft Power qui caractérise les stratégies de politique extérieure de la Chine, est justement ce concept inventé aux USA, qui consiste à coloniser un peuple, une région, en « douceur », en se faisant apprécier, en pénétrant insidieusement les consciences et les cœur, et sur le mode US, en remplaçant les cultures locales par l’acculturation yankee, une privation de culture qui permet de conditionner les inconscients collectifs en fonction des intérêts des Corporations Commerciales. La télévision a été un véritable Cheval de Troie de cette manipulation collective, installée dans tous les foyers, avec ses particularités locales à ses premiers temps, petit à petit, guerre psychologique oblige, elle s’est mise a diffuser quasi exclusivement la propagande du système.

Aujourd’hui la télé est de moins en moins présente, elle est remplacée par les « nouvelles technologies », et la Chine est à la pointe de ces technologie en particulier en ce qui concerne le contrôle des masses. Pour tous ceux qui sont tentés de croire que la Chine est « l’amie du monde », je vous conseille d’enquêter de manière plus approfondie. A l’intérieur, un peuple qui dispose de droits économiques mais pas de droits politiques, et le système de Crédit Social, un contrôle des comportements toujours plus perfectionné et pénétrant, surveillance absolue et évaluation de conformité qui décide de quelle part de « droits économiques » disposera chacun, cela concerne aussi bien des aspects strictement matériels, mais aussi un plus vaste registre des droits humains, comme par exemple la liberté de voyager qui  dans ce pays est fonction de votre conformité sociale… plus vous êtes conforme et plus loin vous pouvez voyager… mais les insoumis eux, seront cantonnés dans leur localité. Et à l’extérieur, je ne vais pas m’étendre sur ce sujet maintenant, mais les exemples s’amoncellent prouvant que le « donnant-donnant » de la Chine est un leurre, et qu’elle n’hésite pas à sacrifier les habitants des pays qu’elle exploite pour satisfaire les « droits économiques » de ses propres habitants et ressortissants, condition nécessaire de maintient au pouvoir du Parti Communiste.

Si je parle de la Chine, c’est parce que justement son modèle interne est celui qui est le plus contraire à cette aspiration qui se répand comme une traînée de poudre de soulèvements populaires : aspiration de décider personnellement et collectivement de nos destins. Le Chili montre cela très clairement. Le soulèvement qui a commencé pour une question matérielle, l’augmentation du prix du métro a changé de nature. Aujourd’hui le président Piñera pourrait annoncer que le métro est gratuit pour tous, il ne détiendra pas la colère du peuple qui demande une assemblée constituante populaire MAINTENANT !

Et c’est une des choses qui m’énerve depuis longtemps dans les conflits que j’ai suivi au cours des dernières années. D’une part, il y a ceux qui se focalisent sur la « guerre des 3 empires », qui est surtout un partage du monde entre corporations, une lutte pour 3 différentes versions d’un nouvel ordre mondial, économiste et non politique, un monde dans lequel les habitants sont un marché de l’emploi, mais un marché de l’emploi qui n’obéit plus aux règles officielles de l’économisme pour lesquelles sur le marché du travail, le travailleur offre sa force de travail en fixant ses conditions. A présent, le travail a été remplacé par  ‘emploi et ses demandeurs qui doivent accepter les conditions toujours plus proches de l’esclavagisme que lui impose ce nouvel ordre mondial. Comme je le disais plus haut, il est de moins en moins question d’améliorer ses conditions de vie, et de plus en plus d’accéder à des conditions de simple survie, alors que s’étend ce qui ressemble de plus en plus un génocide planétaire, polymorphe, sans restriction géographique, où seuls les conformes auront le droit de boire, pour prendre le point le plus dramatique de la raréfaction des conditions de possibilité de vie. Trois milliards de personnes n’ont pas accès à une eau saine et potable, et cette situation s’aggrave chaque jours à un rythme accéléré. L’extractivisme et ses hyper-pollutions des eaux, le gaspillage et la pollution consumériste irréversibles sont au cœur du problème. Et contre cela des peuples se soulèvent. Ils ne veulent plus que quelques-uns décident pour tous les autres qui a ou non le droit de vivre, ni qu’ils décident des étroites limites de conformité auxquelles chacun doit se soumettre pour avoir ce droit, dans un monde toujours plus carcéral. Il faut arrêter les dégâts, maintenant, tout de suite, se mettre à réparer la biosphère, les écosystèmes naturels pour diminuer la croissance inéluctable du nombre des victimes, et les souffrances du monde. Pour inverser les processus de destruction de la Vie sur Terre.

Cela fait partie de la grande croisade de la désinformation, la guerre psychologique dont les grands médias sont un des principaux outils que de nier l’existence de ce courant croissant, en mentant de manière éhontée, en proposant de constantes diversions… Vendredi Noir ! por favor ! voir des gens se battre entre eux pour se faire arnaquer est une triste allégorie de notre déchéance.

Ce courant refuse la politique comme polarisation gauche-droite, qui dresse les proches, voisins, amis, les uns contre les autres en vertu du vieil adage de Machiavel : « Diviser pour régner ». « Les partis politiques sont une invention de l’Occident pour diviser les voisins entre eux » disent les habitants de Cherán, Michoacán, Mexique, qui ont chassé de leur territoire ses importuns partis politiques - de même  que les cartels qui pillaient le bois de leurs collines et imposaient leur loi - et se sont réorganisé selon le mode communal de la tradition indigène. « La gauche ? La droite ? je ne vois pas pourquoi nous devrions nous définir en fonction de la position de français dans un hémicycle, au 19ème siècle. Nous avons nos propres traditions d’organisation politique » dit la porte-parole de la Minga de Colombie… Et pour en remettre une couche au sujet de la Bolivie, un reproche formulé par des Aymaras, nation dont il est originaire à Evo Morales : « Sa permanence au pouvoir va à l’encontre de nos traditions. Nous avons des mécanismes pour éviter justement toute concentration de pouvoir, des processus qui opèrent une constante redistribution du pouvoir entre tous dans le cercle des voisins. Et il les a abandonnés ».

Et partout ceux qui dressent l’oreille pour écouter la voix des peuples en rébellion, entendent en écho « Ni Maduro, ni Guaido », « Ni Moreno, ni Correa », « Ni Evo, ni Camacho ». Un autre exemple qui m’avait fait mousser à l’époque, il s’agit de l’Ukraine, en particulier du Donbass. Alors que le coup d’état installe un gouvernement néo-nazi à Kiev (une autre récupération d’un soulèvement populaire par l’extrême-droite…) et que la Russie annexe la Crimée, les autonomistes du Donbass affrontent les uns et les autres, ce qu’il veulent installer la souveraineté populaire dans leur région. Mais de la même manière que les médias nous parlent aujourd’hui en ce qui concerne la Bolivie des pro-Evo contre les « partisans de la démocratie » en ignorant toute autre proposition de pays, à l’époque en Ukraine les autonomistes étaient discrètement éliminés, dans le silence atterrant des médias… etc, je donne des exemples que j’ai suivi de plus près et qui ont des visages, Ce courant qui veut inventer d’autres modes politiques, inclusifs plutôt que discriminatoires, coopératifs et non plus concurrentiels, on va le retrouver un peu partout dans le monde. Et je suis convaincue que ceux qui se distinguent comme meneurs de ces mouvements de souveraineté populaire sont des cibles privilégiées des nouveaux pouvoirs lorsque l’extrême-droite ou d’autres agents de Washington, confisquent les mouvements populaires pour installer leurs dictatures au du moins des régimes autoritaires qui livreront le pays aux Corporations.

Je sais à quel point il peut être difficile pour ceux qui ont été toute leur vie sincèrement de gauche, de renoncer à cette étiquette sans se sentir traîtres, lâches...etc. Je suis une orpheline de la gauche, celle qui a implosé il y a longtemps et ne s’est pas recomposée depuis du moins en Europe. Et si la gauche est morte, c’est bien sûr en partie parce que nos colonisateurs US ont tout fait pour la faire imploser de l’intérieur en l’infiltrant, mais pas seulement, elle est morte aussi de tout les dirigeants qui ont sacrifié l’intérêt collectif à leurs ambitions personnelles, politiques, de notoriétés et/ou strictement matérielles et financières.

Un jour, il faut oublier les vieilles étiquettes écornées et se recentrer sur les valeurs qui nous ont fait adopter l’une plutôt qu’une autre. Je vois bien aussi ceux qui se laissent leurrer et voient la Russie et la Chine actuelles comme les héritières d’un mythe communiste qui a fait long feu de l’URSS à la Chine Populaire. Ce n’est pas vrai, ni la Chine, ni la Russie ne sont les grandes sœurs prêtent à tendre la main par pure générosité aux damnés de la terre.

L’exemple du Venezuela pour qui creuse un peu, un tout petit peu, est flagrant. Maduro peut vitupérer autant qu’il veut au sujet de l’impérialisme yankee, il ne se maintient au pouvoir qu’en livrant les ressources du pays à ses « alliés » de Chine (voir par exemple Le voyage en Chine de Maduro traduction de sa conférence de presse à l'issue de ce voyage) et de Russie qui se font payer très cher leur soutien aux ambitions personnelles de Maduro et de sa clique.

Voilà, c’est une des raisons de ma colère, ce déni, cette ignorance volontaire d’un courant mondial, tous ceux, de plus en plus nombreux, qui veulent réinventer ensemble nos manières d’habiter le monde, dans le respect de la Vie, du Bien Commun, de la dignité de chacun. Cette ignorance est une complicité tacite de l’élimination sélective de belles personnes qui luttent avec abnégation pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. Ce n’est pas la seule raison , mais je vais en rester là pour aujourd’hui, cette négation systématique des aspirations des peuples toujours plus éloignées de ceux et celles qui prétendent les diriger, à gauche comme à droite

 

Anne W

 

 

 

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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 10:23

 

Toutes mes excuses parce que j’ai commis une impardonnable erreur, grâce à la 5G ce ne sont pas 200 films que vous pourrez regarder simultanément en haute définition, mais 400. Quand même ! Et en plus dans un contexte d’hyper-sécurité, puisque vous serez sous contrôle total de votre comportement et de celui de vos visiteurs, en cas de problèmes plus besoin d’appeler les urgences, elles seront prévenues parfois avant même que vous ayez pris conscience du risque… Que du bonheur !!!

Toutes mes excuses aussi parce que j’ai pris conscience hier de ce qu’il y avait quelques dizaines de commentaires que je n’ai jamais publié, auxquels je n’avais jamais répondu, non par mauvaise volonté, mais parce que je ne savais qu’ils existaient. J’ai eu quelques longues absence du blog, période sans Internet… Quand je suis revenue, pas de notifications… je vais donc remédier à ce manquement.

Toutes mes excuses, encore, parce qu’il se passe des événements très important dans le bras de fer qui oppose le Mexique aux USA et qu’il faudrait en rendre compte. Le Mexique est en première ligne dans la guerre que Trump et consorts ont déclaré à l’Amérique Latine à la faible exception d’une oligarchie acquise aux intérêts US. Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO) en plus d’avoir à affronter la situation catastrophique et dramatique dans laquelle ses prédécesseurs ont laissé le pays, doit affronter les menaces venues du pays voisin, et les tentatives de déstabilisation en tout genres (droit de douane, guerre médiatique, fermeture des frontières, etc.). Nous le savons, l’histoire à ses moments. AMLO développe un modèle d’Union Nationale et de reconstruction de la souveraineté du pays, avec pour but le bien-être de la population. Pour y parvenir il semble vouloir mettre en pratique un modèle de démocratie, sans corruption, passe-droit, népotisme ou confusion des pouvoirs. Après on peut critiquer le concept de démocratie, et je ne m’en prive pas, mais en ce moment de l’histoire je pense que son choix est correct et s’il y parvient je lui tire mon chapeau. Jusqu’ici je pense qu’il est sincère et qu’il prend plaisir à relever le défi. Mais bon, c’est une personne très charismatique et cela peut induire en erreur. Chaque matin, à 7h, il donne une conférence de presse et répond à toutes les questions avec des informations concrètes et sur un ton poli. Il n’insulte pas ses adversaires, n’élude pas les questions gênantes, préservant son devoir de réserve par exemple en ce qui concerne une affaire en cours d’instruction judiciaire ou de possibles ingérences politiques. Sinon, comme toujours en dire plus sans dire de bêtises demande un travail approfondit, et c’est bien sûr une question de TEMPS…

Et pour finir, ce ne sont pas des excuses, mais une confirmation dans la bouche de Pompeo, de ce que j’ai fait remarquer à maintes reprises en plus grave encore. Une des difficultés rencontrées par les USA dans leur tentative de renversement du gouvernement de Maduro au Venezuela, c’est qu’il existe une quarantaine de candidats d’opposition qui se sentent chacun autant de droits pour devenir le futur président (la future présidente) du Venezuela. Alors que Guaido n’a pas réussi à se montrer à la hauteur et canaliser le potentiel de l’opposition vers sa petite personne. D’où, lors des négociations d’Oslo,la tendance d’opposition qui exige que Maduro ne puisse se présenter à de futures élections présidentielles : il aurait de très grandes chances d’être réélu.

Anne W

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 21:16

Hier j'ai passé la journée à traduire mes encyclopédies vivantes mexicaines avec un plaisir que j'avais un peu oublié. Pendant les premières années de ce blog qui aura 10 ans ce mois-ci, l'Amérique Latine dite progressiste était une source d'espoir pour la « gauche ? », aujourd'hui c'est douleur, douleur, douleur de toutes parts, deuil multiple qui se prolonge et se répète.. Chaque jour amène son lot de militants assassinés, emprisonnés, de paysans déplacés, de conditions de vie revues à la baisse (infra-humanisation) alors que le fascisme le plus dur ne cesse de gagner du terrain. L'élection de Bolsonaro, pur nazifasciste au Brésil m'a profondément affectée...

 

10 ans de blog et 50 ans (septembre, à l’anniversaire de mes 12 ans) depuis mon premier engagement politique conscient et volontaire, avec une première promesse tenue depuis : « Je serai toujours du côté des enfants qui n'ont pas eu leur chance ».... Conscient et volontaire, parce que Bolsonaro m'a fait découvrir que j'avais un engagement antérieur, constitutif de qui je suis : « Plus jamais ça, pour personne, nulle part ». Et le ça, avant même de parler de politique évoque tous les comportements cruels, sadiques, méprisants, destructeurs, brefs malveillants, malfaisants, que peuvent avoir les Hommes avec des humains ou d'autres habitants de la planète.

 

Les plus grands génocides planétaires ont eu lieu bien avant l'arrivée du nazisme, ce sont les génocides indigènes, sinistre prélude à l'invention de l'Amérique et celui des esclaves africains. Ceux que Bolsonaro remet aujourd'hui ouvertement à l'ordre du jour.

J’ai lu beaucoup les natifs des USA, et toutes les méthodes de la sale guerre était déjà en action à l’époque, pour les exterminer, y compris la guerre biologique, avec les couvertures infestées de varioles, ou l’utilisation du virus de la grippe, deux maladies contre lesquels les natifs n’étaient pas immunisés. Ce génocide était sadique, cruel, sans pitié… c’est le péché originel (je ne crois pas en la Bible, eux oui) des WASP et autres élitistes blancs qui ont inventé les USA en détruisant un peuple et un pays… à travers l’histoire des différentes tribus, on apprend que quand les blancs débarquent, non contents d’éliminer les habitants, de les enfermer dans les camps de concentration que sont les réserve, ils déboisent sans compter, des dizaine de milliers de kilomètres carré de forêt, de même qu’ils vont exterminer les bisons. L’invention des USA est une opérations de destruction massive des peuples originaires et du territoire occupé. Un comportement qu’ils ont exporté un peu partout dans le monde…

OK, ils ne sont pas les seuls, malheureusement, mais personne avant eux n’avait eu l’occasion de prouver son universelle malveillance à échelle planétaire, et même aujourd’hui en pleine décadence, ils continuent à semer la guerre, la maladie (Round Up digne héritier de l’Agent Orange, Uranium appauvri et autres saloperies qui affectent l’avenir d’un peuple par leur action mutagène irréversible… des moyens plus ignobles les uns que les autres).

{Petite parenthèse, aujourd’hui les populations indigènes du Venezuela meurent à vitesse accélérée à cause de conditions de vie de misères aggravées, des déplacements forcés, d’actes de violence divers de la part de forces du gouvernement mais aussi de forces paramilitaires colombiennes, de maffias minières et autres tueurs à gage, mais aussi de maladies épidémiques : de rougeole, de malaria, mais surtout d’un étrange virus du Sida, un natif su 6 serait séropositif, et ce virus tue rapidement et sélectivement uniquement des hommes. Alerte. Il y a un moment, depuis que la situation se dégrade, que le Venezuela n’offre plus de statistiques officielles, donc pour les chiffres à voir, mais pour le problème des épidémies, du sida en particulier, il est réel. Qu’est-ce qui se passe ? }

 

Alors oui AMLO, le président du Mexique met du baume sur ces blessures ouvertes de l'Amérique Latine assassinée, dont la jeunesse sacrifiée sur l'autel du profit. J'ai beaucoup insisté sur les raisons de mon mépris pour Maduro, des bonnes raisons. J'y ai passé beaucoup de temps parce que chercher la vérité qui se cache au milieu de la guerre médiatique forcenée qui se mène au et au sujet du Venezuela, c'est comme de chercher l'aiguille de la réalité dans la botte de foin des faux-semblant… et c’était aussi une recherche de la « gauche perdue » dans le chaos du Venezuela, et j’ai beaucoup appris. Et aussi pour le dire en quelques mots au risque de réduire, pour illustrer, j’ai appris à faire la différence entre ceux, souvent pauvres, à la base qui continuent à vouloir envers et contre tout et tous, appliquer les « belles idées » de Chavez et ceux souvent au sommet qui ont hérité de ses mauvaises manières, et les perpétuent de manière exacerbée.

Gauche ? 50 ans d'engagement politique... dont 40 à la recherche d'une gauche perdue, cette grande famille internationale, unie malgré ses divergences face à un ennemi commun, le capitalisme et son système d'exploitation absolu. J'ai appris très vite que je n'aimais pas plus le capitalisme d'état , qu’il s’appelle communisme, socialisme, ni l’URSS, ni la Chine de Mao que je n'aimais celui qui nous venait des USA. – par Plan Marshall interposé, imposé sans dire ce qu'il était vraiment. (ici, quelques citations de Lénine révélatrices de ce qu’il entend par capitalisme d’état, beurk définitivement) 

Je crois que c’est dans « Que faire ? » que Lénine explique que la première tâche des bolcheviques après la révolution sera d’éliminer les Mencheviks et autres dissidents de la gauche… ma philosophie politique est une philosophie de l’existant, faire avec ce qui est : « Toute personne a droit au respect et aux moyens de la dignité du simple fait qu’elle existe » Un principe casse-tête au 21ème siècle avec tous les psychopathes et autres sociopathes lâchés dans le monde qui se sont (ont été ? soldats sans âme et sans pitié, enfants tueurs...) multipliés au cours des dernières décennies, et je ne parle même pas des fascistes ordinaires.

 

 

Des seuils ont été franchis, le capitalisme actuel n’a plus rien à voir avec les petites usines et fabriques en Europe au début du 20ème siècle. Taylorisme et Fordisme (Ford, une des plus grand sympathisant et soutien d’Hitler ; Taylor, un modèle d’organisation pour Lénine) sont passé par là, multinationales à tendance monopolistique, anonymes, etc… le capitalisme a changé muté et dévoile mieux que jamais son aboutissement comme fascisme universel. Le Capital, n’est plus garantit "objets" réels, il n’a plus de référent concret, il joue de la planche à billets et de jeux d’écritures financiers, il pratique une usure forcenée pour capturer le monde. Rentabilisation, fondée dans le rationalisme et le scientisme, qui sont des perversions de la rationalité et de la Science, des réductionnismes : ce qu’on ne comprend pas, ne domine pas, on le nie, au besoin ont le fait disparaître. On peut aussi construire des laboratoires : systèmes fermés dans lequel l’expérimentateur garde le contrôle des conditions aux limites (du système), la Chine aux frontières fermées de Mao devient le Laboratoire de la Révolution Culturelle, pure horreur… et Terreur Totale. Où capturer le monde réel grâce à des actes virtuels… Nietsche prédisait le devenir Laboratoire du Monde.

Comme je l’ai dit à multiples reprises, il est urgent de redéfinir ce que richesse veut dire. De mon point de vue, cela n’a rien à voir avec la production de biens de consommations, surtout quand à terme cela menace de nous priver d’eau potable, d’air respirable et de territoires pour habiter le monde. Il y a quarante ans j’ai fait vœu de Pauvreté matérielle… (tant que tous n’auraient pas les conditions d’une vie digne sur cette planète... ) et cela a été une source d’enrichissement sans limites. Et j’ai rencontré plus qu’il ne faut de belles personnes du monde entier (et de salauds aussi) pour être certaine qu’il n’y a pas un peuple en soi qui mérite ou dispose de quelque droit divin de vivre mieux que les autres, aux dépends des autres sur cette planète. Il y a des personnes bienveillantes et d’autres qui ne le sont pas. La rencontre de ces belles personnes, fait partie de mes richesses personnelles.

 

Bolsonaro comme Maduro sont des héritiers du socialisme, celui d'Hitler pour le premier, celui de Staline-Mao pour l'autre qui adhère aujourd'hui au socialisme à la chinoise de Xi.

Même les marxistes devraient comprendre cela, la théorie des contradictions nous apprend que thèse et antithèse finissent par être subsumées sous la pression de nouvelles réalités qui les dépassent et les englobent. Accumulation, passage d’un seuil et changement de nature. En théorie du chaos : passage par un point de bifurcation (seuil), la trajectoire du système passe par un moment d’imprévisibilité totale, avant de prendre une direction nouvelle. C’est ce que nous vivons en ce moment. La contradiction principale a changé de nature.

Mais cela j'y reviendrai.

 

Les premières images qui me sont parvenues du Venezuela du 21ème siècle sont celle d'un peuple debout, Constitution à la main, qui grâce à la détermination de sa conscience, sa faculté d’auto-organisation, sa discipline et sa vaillance met en échec, en 2002, un coup d'état organisé par les USA. Amour, dignité, intelligence… Dans mes montagnes perdues, sans médias, sans électricité, (1999-2005) je n’avais même jamais entendu parler de Chavez. J’ai eu envie d’en savoir plus sur celui qui avait catalysé une si belle résistance. Constitution à la main, cela parle d’un peuple informé de ses droits et capable de les défendre. Une bonne prémisse. Qu’est-ce qui a foiré ?

En 2013, pendant la tentative de Coup d’État après la mort de Chavez et la première élection de Maduro, il y avait encore cette unité, cette mise en commun de toutes les ressources d'intelligence et de bonnes volontés de la « gauche » en général, autoorganisée pour résister à une nouvelle tentative de coup d’état. Tous n'accordaient pas à Maduro la confiance qu'ils avait en Chavez, mais tous étaient alors d'accord pour lui donner l'occasion d'être la chance du Pouvoir Populaire du Venezuela. Et bien non… Depuis, ce que j’observe, c’est cette implosion, parcellisation, atomisation des forces de gauches , y compris à la base du madurisme qui me fait vraiment penser à celle dont j'ai été témoin en Europe, au siècle dernier. L’auto-organisation existe encore pour des petites structures, plus à l’échelle d’un peuple…

La construction du Pouvoir Populaire comme force politique à part entière n’a pas eu lieu. Au contraire, le régime de Maduro est une confiscation continuée de ce pouvoir... qu'est-ce qui s'est passé ? Dans quelle mesure cet aboutissement tragique était enraciné dans le chavisme ? Dans le socialisme ? Dès ses débuts ? Plus tard lors des coups de timon de Chavez qui le lie toujours d'avantage à la Révolution Cubaine ?

 

Deux apports intéressants pour cette recherche, au cours des derniers jours que je vais essayer de vous résumer. Le premier, là présentement, le suivant dans la Revue 3. Les deux donnent une vision de « torts partagés ». Celui-ci me vient de La Pulla (qui signifie commentaires audacieux, piquants et véloces, plein de verve), une critique colombienne de l'actualité, intelligente, bien informée, synthétique, compacte et percutante, présentée avec humour par María Paulina Baena. En l'occurrence il s'agit d'un duo avec une invitée vénézuélienne Nina Rancel , le titre « Venezuela esta jodida por todos los lados » (joder : baiser), alors que Maduro s'accroche au pouvoir, l'opposition n'amène vraiment rien de positif.

Ce que cela raconte :

 

Maduro n'est pas entièrement responsable de ce qui se passe aujourd'hui, il y a des décennies que le Venezuela est comme une casserole à pression, bien avant même l’arrivée de Chavez au pouvoir. Un pays où le pétrole coule des robinets, à tel point que tous les gouvernements se sont fondés sur les revenus de la rente pétrolière sans se soucier de construire le pays. Quand Chavez est arrivé au pouvoir plus de la moitié du pays vivait dans des conditions de misère. Alors oui, il a dilapidé la rente pour éduquer la population et réduire la pauvreté, seulement il a tellement dépensé qu'il a plongé le pays dans un gouffre d'endettement sans générer de nouvelles sources de revenus par une diversification de la production. Il a fermé les yeux sur la corruption généralisée, arrosant des pays de flots de pétrole pour se faire des amis. Et pire, il ne s'est pas soucié d'entretenir et améliorer l'industrie de production de pétrole.

1. Maduro

Et quand ce génie de Maduro est arrivé au pouvoir, il a terminé de noyer le pays. Et aujourd'hui le Venezuela possède une montagne de pétrole, mais ni nourriture, ni médicaments, ni argent... Le salaire minimum d'un mois atteint environ 10$. L'équivalent d'1 $ ce sont des dizaines de billets en bolivares. Des produits courants, quand ils ne sont pas en pénurie, sont hors de la capacité de pouvoir d'achat pour les plus pauvres qui sont redevenus une majorité dans le pays. 85% de médicaments d'usage courant manquent à l'appel, mais Maduro continue à rejeter l'entière culpabilité de la situation sur le dos du capitalisme. En plus il veut se faire passer pour plus que ce qu'il est [président entre grenouille et bœuf, pour ceux qui connaissent Jean de la Fontaine] alors qu'il est arrivé à la présidence avec à peine quelques voix, 385.000 (soit 50,61 % des votes) d'avance sur le candidat de l'opposition Capriles. Faut dire qu’il n'a jamais rien eu le charisme inspirateur de Chavez.

Comme il n'a pas aimé perdre les élections législatives de 2015, il menace les gens de les priver le logements. Passage sur Maduro (3mn41s) qui dit : « Je pensais construire 500 000 logements l'année qui vient, mais là,... j'ai des doutes. Pas que je ne puisse pas les construire, je peux les construire, mais je t'ai demandé ton soutien (au peuple) et tu ne me l'as pas donné !» {authentique… Il peut le faire, sans commentaire,  c’est ce qu’il appelle sa relation donnant-donnant, voir discours électoral 2018. Tu votes pour moi, je donne, tu votes pas pour moi, tu peux te brosser. Confirmé par d’autres sources. Attention ! }

Après il y a l'annulation abusive du référendum révocatoire, il a bloqué l'Assemblée Nationale... tout cela il peut le faire parce qu'il concentre la direction de tous les Pouvoirs – exécutif, législatif, judiciaire, électoral – tout est entre les mains de ces amis. Personne ne va le contredire. Il a eu aussi la brillante idée de proclamer des états d'exception grâce auquel il va jusqu'à annuler la Constitution de Chavez pour pouvoir devenir -enfin - le dictateur qu'il a toujours voulu être !

Re Maduro (4mn23s) Alors que 3 millions de personnes protestent dans les rues, Maduro annonce :  « Nous autres, nous irons au combat, et ce que nous n'avons pu obtenir par les votes, nous l'obtiendrons par les armes » {Ok Nicolas, mais alors n’essaye pas de nous faire croire que tu es un grand démocrate!} Résultat : des morts, des blessés et des montagnes d'emprisonnés. Maduro a une parano terrible par rapport aux gens qui ne pensent pas exactement comme lui. Il est obsédé par l'idée d'envoyer des militaires de toutes part et de les laisser faire ce que bon leur semble. Et en plus il donne des armes à des collectifs (civils) pour qu'ils défendent la Révolution. Vous mélangez le tout, vous agitez, et qu'est-ce qu'il en sort : des gens qui tuent sans peur.

« Nicolas, ..., si ta prémisse est défendre le peuple, pourquoi est ce que tu le fais tuer ? »

2.L'opposition

L'autre partie, c'est l'opposition, concentrée dans la MUD, une vingtaine de partis qui se sont unis pour vaincre le chavisme dans l'hystérie. Leopoldo « biceps d'acier » Lopez et sa femme Lilian « instagram » Tintori, Enrique « Casquette » Capriles, Julio « réprimé dans toutes les manifs » Borgez, la Maria Corina «  putschiste » Machado et Enri Ramos (?) Allup...

Ensemble ils ont gagné les élections législatives de 2015, du coup l'Assemblée Nationale a été annulée par Maduro, et depuis, ils s'en sortent comme ils peuvent. Ils ont protesté dans les rues, dénoncé Maduro devant l'OEA et l'ONU.... rien n'y fait.

Mais l'opposition n'a pas vraiment un passé brillant. Deux de ces partis ont été au pouvoir et ils ont volés des millionssss de dolars. Rappelez vous que je disais qu'avant Chavez, le pays était déjà dans la panade. Ceux qui dénoncent aujourd'hui la dictature de Maduro avaient volé à ne plus compter, plongé les habitants dans la misère (66% de grande pauvreté) et le pays dans une terrible crise, ils avait monopolisé le pouvoir sans partage.

Admettons, que ce qui c'est passé est du passé, que l'opposition est rénovée, on ne peut pas oublier que l'opposition a tenté de renverser Chavez par un coup d'état en 2002 et tenter d'éliminer la Constitution votée par des millions de Vénézuéliens.

Si on prend par exemple Enri Ramos Allup. Il était un des chefs des partis au pouvoir lors du Caracazo (émeutes de la faim) de 1989. Il n'a pas bougé quand l'armée tirait sur le peuple affamé, faisant des centaines de morts (398 selon HRW) et des milliers de disparus. C'est le même qui se pose aujourd'hui en grand défenseur des droits de l'homme, stigmatisant Maduro, parce qu'il réprime les gens ! Et le couple le plus glamour du Venezuela, Lopez-Tintori... Lopez a été condamné à 14 ans de prison pour des manifestations qui ont fait 43 morts {du fait de ses disciples de Leopoldo, qu'il incitait ouvertement à la violence, et dont fait partie Guaido}, ce Paulo Coelho du Venezuela qui a écrit « En prison mais libre », un type qui aime l'agitation violente. Déjà en avril 2002, il propose "soit un coup d'état rapide et sec, soit Chavez renonce". A présent sa femme s'est convertie en sa plus grande fan (8mn34s) protectrice de la patrie entière , Force et Foi... il amène la Force, elle la Foi. On espère que telemundo {Chaîne hispanophone étasunienne, anti-communiste, et très glamour} leur proposera bientôt un contrat en or.

Alors que Maduro gouverne le pays sur le mode « Dieu pourvoira aux besoins du Venezuela », notre charmant couple veut rétablir l'importance de la Famille et la Foi, celle de grenouilles de bénitiers. Ils vivent pour l'église...

En plus dans l'opposition, ils ont une certaine tendance à se cannibaliser entre eux - comme ce pauvre Capriles qui est de loin le moins pire, mais qui se retrouve à présent complètement isolé - et elle ne propose absolument rien pour sortir le Venezuela du bourbier . Ils sont tellement obsédés par l’idée de faire dégager Maduro qu'ils n'ont pas le temps de s'occuper des problèmes des gens de « a pie ». Quand ils rencontrent quelqu'un qui agonise dans la rue, ils lui offrent... un paquet de chewing gum {don de l’USAID?}. Ils n'ont pas proposé de changements pour l'économie, ni de manière de régler le problème des taux de changes. Ils n'ont pas expliqué comment leur néolibéralisme va en finir avec la pauvreté et les inégalités.

 

3.Alors que peut-on faire ?

Il n'y a pas d'issue facile. Regardez ce que peuvent faire ces gens. Ils recueillent des signatures pour un referendum révocatoire et Maduro les envoie dans les roses. Ils gagnent des élections et Maduro n'en tient pas compte. Le Pape est intervenu comme médiateur et cela n'a rien donné. Maduro veut changer la Constitution alors que personne ne le lui avait demandé. En plus il invente des règles pour que l'opposition n'ait pas de représentation. L'opposition a un plébiscite pour mettre un frein à la Constituante et Maduro se moque d'eux. Beaucoup de pays font pression sur Maduro, mais cela ne vaut même pas un bolivar. Ils descendent dans les rues, on les tue. La situation est asphyxiante. Mais l'appel à assassiner Maduro

« Les gens de bien (...) doivent comprendre que la mort de Maduro devient nécessaire pour garantir la survie de la République » publié dans El Heraldo (quotidien colombien) n'est pas une solution.

La barbarie n'est pas compatible avec la démocratie. Les coups d'état n'amènent pas de bonnes choses. Les Vénézuéliens doivent savoir qu'il ne sont pas seuls, on sait que les choses sont difficiles mais il faut continuer à réclamer le pays avec des bonnes manières. Et rappelons qu'il n'y a pas de mal qui dure cent ans, ni de bananes qui ne pourrissent.

 

Message PS de la Vénézuélienne Nina Rancel qui remercie la Colombie de l'avoir accueillie. Elle sait que cela lui donne une responsabilité qu'elle assume et s'engage à lutter pour le bien de ce pays d'accueil.

Fin de la video

Revue 2 : La contradiction principale a changé de nature

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans cette petite vidéo. La moindre n’est pas, au moment où un racisme anti-vénézuélien se développe en Amérique Latine, de montrer qu’il existe aussi cette solidarité croisée d’une jeunesse militante, qui est l’avenir de la région. J’espère parce que ce sont aussi les cibles désignées d’un nouveau Plan Condor. Ne l’oublions pas. Elle montre aussi que les exilés ne sont pas la lie du pays, comme voudrait le faire croire le régime de Maduro, il y a des jeunes qui sont exilés politiques et tous ne sont pas des crétins (désolée cela m’a échappé) d’extrême-droite comme L.S., je ne dirai pas son nom, parce que le but n’est pas d’insulter les gens, mais de combattre les idées qui amènent la violence, la ségrégation, … etc, on connaît la chanson.

 

Suite au numéro 3...

 

Anne W

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 12:16

 

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Après un été à constater sur le terrain de la vie quotidienne dans la dite « Capitale de l’Europe » les effets délétères de la globalisation, je ne suis pas très optimiste en ce qui concerne l’avenir de mon pays.

Je renoue avec les luttes pour le droit à un logement digne. Traversée du monde des squats, des occupations temporaires où se côtoient le meilleur et le pire. Depuis la zone interlope des Petits Profiteurs qui à mes yeux ne valent guère mieux que ceux qui sévissent au sommet de la hiérarchie sociale jusqu’aux lieux qui réunissent des personnes qui portent avec une conscience politique en éveil des projets de monde alternatifs, je parcours un microcosme de l’univers parallèle des occupations – squats, occupations précaires, occupations temporaires, trois manières de se réapproprier le territoire en investissant quelques-uns des logements abandonnés, 15 à 30 mille logements vides pour un total de 550 000 dans la Capitale de l’Europe, alors que les soi-disant associations de lutte contre le sans-abrisme et la pauvreté sous évalue systématiquement le nombre des personnes sans logement. Et ce d’autant plus que Bruxelles attire aujourd’hui en plus de réfugiés extra-européens, des dizaines milliers de réfugiés d’une Europe touchée de plein fouet par les conséquences de l’accumulation de capital par expropriation à laquelle s’adonnent sans vergogne les Corporations des Profiteurs, depuis l’expropriation agraire, à celle industrielle et commerciale (éradication des petites entreprises et intégration sous des statuts de fausse indépendance de celle-ci à leur chaîne de productions) en passant par l’expulsion des habitants de leurs logements alors que la spéculation exclus toujours d’avantage les populations de l’accès à la propriété.

Un reste de réputation de notre ex-excellent système social détruit par l’Europe washingtonienne amène ici les largués qui ne trouveront pas leur place et dont une partie viendra rejoindre les rangs en augmentation des délinquants locaux. C’est un vaste sujet, que je ne ferai qu’effleurer. Alors que toute ma vie j’ai évolué dans des milieux multiculturels enrichissants et harmonieux, que la première fois que des étrangers m’ont importunée, il s’agissait des baudruches de fonctionnaires européens qui nous gâche le paysage, et contribuent à nous imposer les valeurs marchandes de concurrence comme mode d’être et de vie, j’ai cette fois été confrontée à des européens du Sud et de l’Est qui ont tenté de m’imposer leurs valeurs primitives, machisme et rapine, alors qu’eux-mêmes restaient totalement hermétiques à notre belgitude, celle dont je suis si fière, celle qui faisait de notre pays, en particulier la partie francophone, une terre d’accueil et de bonne intégration de tous, de partage. J’ai depuis toujours des amis arabes, des amis musulmans qui jamais n’ont tenté de m’imposer leurs valeurs et v’là que débarquent les européens qui veulent m’imposer les leurs, soumission de la femme à l’homme entre autres, application de la loi du talion, et les rapines – tout ce qu’on peut voler on le prend… quand les différents se règlent à coup de poings, à coups de battes, voir à coup de couteaux… un net recul pour le pays hautement civilisé que nous sommes encore malgré quelques décennies de colonisation yankee..

Je ne vais pas revenir là-dessus, mais oui, la grande majorité des associations de « lutte contre la pauvreté » me foutent tout simplement la gerbe… la pauvreté étant le moyen de se fabriquer des boulots sinécures manipulant les discours ad hoc pour obtenir les subsides qui leur permettent une vie de classe moyenne aisée avec des boulots non-contraignant, pour la plupart, alors que d’autres y trouvent le moyen de se donner de l’importance personnelle à travers la fréquentation du gratin politique… beaucoup de blabla et peu, pas d’actions concrètes efficaces quand elles ne sont pas tout mal-ement contre-productives. Et donc les problèmes qui se posent à ceux qui aujourd’hui veulent se donner les moyens d’une débrouille honnête et constructive sont tout autant de créer leurs propres associations en renouant avec des modes associatifs anciens et de se démarquer de cette lie alcoolique et droguée, qui ne vise que la consommation sans contrepartie. Se procurer alcool et drogue par le vol pour pouvoir se passer la journée écroulés devant les écrans de la connerie systémique. Non, je n’exagère pas au contraire… Une nouvelle faune qui contribue à la dégradation du paysage et des mœurs.

 

Mon retours à Bruxelles commence par un décompte des amis morts, assassinats qui ne disent pas leur nom, trop de misère, trop de douleur, la lente noyade de ceux après naufrage n’ont plus espoir d’atteindre un jour le port de la Sérénité.

Des processus récurrents, quand les conversations tournent autour des dernières hospitalisations des uns et des autres, les diverses cures d’ordre psychologique pour cause de dépression et/ou d’addictions diverses ou de somatisation du mal de vivre, c’est encore et toujours le même refrain, quand la société médicalise ceux qui ne tolèrent plus ses dérives, la lobotomie chimique est de mise qui tue à petit feu, mine de rien avec toute les apparences de l’autodestruction, ceux qui ne trouvent plus leur place dans ce monde où les alternatives sont toujours plus drastiquement réduites. Ce problème je l’ai déjà évoqué, il a pour moi les visages de ceux qui ne sont plus là pour le dire, une acre de saveur de tristesse et de deuil continué. Il a le visage d’amis que je vois glisser inéluctablement vers le fond du gouffre avec ce sentiment ravageur d’impuissance…

Et puis il a la rage aussi, cette sourde colère, contre ceux qui tirent les ficelles du génocide polymorphe et planétaire, rayant de la carte ceux qui n’ont pas place dans leur système. Au-delà des guerres militarisées, il y a des guerres qui ne disent pas leur nom, mais qui toutes ont des cibles similaires, les irréductibles, les non-intégrables au projet de monde global, mais aussi les habitants pauvres des pays qui recèlent les matériaux que les corporations qui dominent le monde doivent s’approprier pour se perpétuer.

Et j’ai bien conscience que la faune évoquée plus haut de même que les pandillas d’Amérique Centrale qui ont été générée dans le contexte des prisons étasuniennes avant d’être lâchées comme de facteurs de déstabilisation violente dans les pays d’origine plus souvent de leurs parents que d’eux-mêmes font partie de la même équation qui implique la nécessité d’un chaos provoqué pour favorisé l’instauration d’un Ordre Nouveau après réduction drastique de la population planétaire : génocide, cette fois au sens le plus littéral du terme.

Depuis que j’ai pris conscience qu’il n’est plus ici question de profit, mais bien de pouvoir et de domination, de fanatisme idéologique – sinon pour quoi une telle volonté d’accumulation, de concentration de ce qu’ils appellent « richesses » mais qui est surtout une déperdition de bon sens, un reniement d’humanité ? Passé un certain seuil de fortune, il n’est plus question de jouir du bien-être que procure l’aisance, mais bien des stratégies guerrières mie en œuvre pour conserver les biens mal acquis. Une machine emballée d’une idéologie mortifère… Non nous ne sommes pas « trop » sur terre, les seuls qui soient réellement surnuméraires sont les accapareurs, ceux qui trouvent normal de tuer, de torturer, d’affamer voir d’assoiffer, d’empoisonner par centaines de millions ceux qui ne sont plus depuis longtemps leurs semblables, le peuple des humains. Et que faire des toujours plus nombreuses machines à tuer que fabriquent en surnombre leurs industries de la mort. Entre les lignes, j’ai continué cette été mon approche d’un nazisme omniprésent qui n’a de néo que le nom, mais aussi de cette formation accélérée partout sur la planète des « machines de guerre »,tueurs et bourreaux d’origine humaine, selon les méthodes éprouvées et sans cesse affinées de l’Alliance Pentagone-Mossad-Nazis, une alliance qui à travers l’Ecole –militaire - des Amériques, par exemple, à permis le meurtre de centaines de milliers de souverainistes populaires latino-américains au siècle passé, une éradication qui reprend chaque jours de l’ampleur comme en témoigne chaque jours les dizaines de meurtres de militants du Mexique à la Terre de Feu….

Plus que jamais aussi se renforce ce constat, il n’est plus question ici ni d’origine ethnique, sociale ou culturelle, mais bien de cette volonté commune de vivre en bons voisins, dans le respect, une histoire de sensibilité, une histoire d’amour du prochain, ceux qui ne sont pas capables de vivre repus en bonne conscience tout en regardant avec mépris sur l’écran de la propagande les enfants des peuples « inférieurs » qui hurlent sous les bombes du génocide planétaire, prélude à la société de contrôle totale dont ils sont les pions, sacrifiables comme les autres mais tellement gavés de ce pseudo-élitisme induit qu’ils ne réalisent pas que demain cela pourrait être eux, et que ces étranges maladies dont pâtissent leur enfants, leurs petits enfants sont la conséquence directe de leur acceptation du pire pour les autres.

Soit, les classes moyennes, cet héritage du nazisme, n’ont pas le monopole de la connerie fascisante, elle est bien loin cette classe ouvrière digne, luttant pour les droits humains de manière organisée, et là, un nouveau lumpen a vu le jour, des profiteurs de bas étage, mais qui ne valent finalement pas mieux que les Profiteurs du sommet, ce sont les même pulsions, celles qui conduisent à « baiser la gueule » des autres pour s’approprier des biens mal-acquis.

Cela a été une dure leçon pour moi au cours de ces dernières années, une leçon que je partage avec beaucoup d’autres, celle qui nous dit que pour construire des alternatives qui tiennent la route, il faut se démarquer et exclure de nos projets ces petits profiteurs-saboteurs, qui n’hésitent pas à voler les plus pauvres pour satisfaire leurs compulsions addictives, de même que nous devons nous démarquer de ces associations aux beaux discours qui vivent dans l’illusion bien entretenue qu’il existe des solutions à la pauvreté au sein du système qui ne relèvent ni de la destruction des pauvres, ni de leur incarcération-esclavage, et de l’éternelle poursuite d’une Opération Condor qui vise à éradiquer – sans en avoir l’air – les créateurs d’alternatives.

Juste en passant, ce petit aperçu d’un été chaud… et petit clin d’œil à qui se reconnaîtra

A suivre

Anne

Ps… ceci dit ma petite caravane reste le logement le plus approprié à mes besoins que j’ai jamais eu parmi les centaines que j’ai expérimenté, mais si cela participe de la même lutte pour le droit au logement choisi, c’est une autre étape et je cherche toujours un endroit où la poser cet hiver, alors que je me concentre sur les moyens de la bonne vie par récupération, production et partage de savoir.

 

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 19:24

 

http://www.aporrea.org/imagenes/2013/12/obama-unpopular.jpg

Barack Obama dans le rôle de "Président des Etats-Unis"

Faut arrêter le délire, voici ce qu’affirme la marionnette démantibulée qui joue le rôle de Président des USA :

« Des pays comme l’Allemagne, la Chine et l’Inde travaillent tous les jours pour parvenir à ce que leurs jeunes obtiennent des niveaux d’éducation supérieurs aux nôtres. Et, sincèrement, chaque année, on remarque qu’ils progressent d’avantage que les nôtres » voilà une perle de plus de Barack la Concurrence.

Il insiste sur la nécessité pour le pays de faire des « bons choix » pour que les citoyens étasuniens aient de bonnes cartes pour obtenir les postes d’aujourd’hui et de demain.

« Nous vivons dans l’économie globale du 21ème siècle. Les emplois ne connaissent pas de frontières et les entreprises peuvent rchercher les employés avec le meilleur niveau éducatif et les plus hautement qualifiés là où ils vivent » souligne Obama. Résumé de :

 http://actualidad.rt.com/actualidad/view/125826-obama-alemania-china-india-educacion

 

Le monde est dans une catastrophe écologique qui met les espèces vivantes en danger. Jamais nous n’avons eu autant besoin de coopérer dans la création de socles de connaissances communs, de Patrimoines de l’Humanité de Connaissances partagées qui nous permettent de redresser la barre. Bien sûr les petits crétins sur-formatés qui vont convenir aux critères qui en feront des bons rouages pour le système ne sont pas d’un grand intérêt dans cadre. J’ai plus de confiance dans ces jeunes rebelles qui inventent des machines improbables dans des cabanes perdues au fin fond des montagne, que dans les costars cravates des universités pour nous tirer d’affaire. Pour cela il faut la possibilité d’un enseignement riche, diversifié et qui permette à chacun de réaliser aux mieux ses potentiels et ses talents.

 

Extraits de Discours d’Obama devant la NAACP (l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur(2009)

Obama a clairement dit que les terribles conditions sociales n’étaient pas une justification pour que des jeunes noirs puissent bénéficier de l’assistance gouvernementale. « Même s’il existe des problèmes économiques », a-t-il dit « Ce n’est pas une raison pour avoir de mauvaises notes, ce n’est pas une raison pour sécher les cours, ce n’est pas une raison pour abandonner la scolarité et quitter l’école. » « Nous devons apprendre à nos enfants…Votre destin est entre vos mains… Pas d’excuses… toutes ces difficultés vont simplement te rendre plus fort, mieux à même de prendre part à la compétition. »

Pour Obama la faim, la situation de sans-abri, le harcèlement de la police ne sont pas seulement des « excuses ». Ces « difficultés » sont en fait un bienfait et rendent les jeunes noirs « plus forts, mieux à même de prendre part à la compétition. »

(…)En ce qui concerne l’éducation, qu’il a qualifiée de condition préalable au succès, Obama soutient la fermeture des écoles publiques, et l’expansion des écoles privées sous contrat ainsi que les attaques contre les enseignants.

Et nous avons confirmation de cette politique récemment, puisque les écoles publiques des quartiers pauvres ferment massivement aux USA.

Nous ne voulons pas d’une école de la compétition et de la concurrence, nous voulons d’une école ou le plus fort aide le plus faible, ou la rivalité n’est pas un principe fondateur ou le développement de chacun soit pris en compte sans hiérarchie de valeurs si ce n’est la gentillesse et l’attention que chacun porte aux autres, sans normalisation mais au contraire avec une toujours plus grande différenciation, singularisation, enrichissement personnel et collectif. Et que l’apprentissage ne soit pas enfermé dans le cadre de l’école, que ce multiplient les lieux et possibilités de grandir, comme j’ai pu le voir dans des villages ou le mécanicien accepte l’aide d’un gamin de trois ans qui aime cela, et les jongleurs transmettent leur savoir à tous les enfants du village qui le souhaitent alors que d’autres aident leurs parents à construire la maison apprenant tout petits l’art de la pierre.

 

Toujours mais retour sur la baudruche qui se dégonfle (Obama) : la concurrence et la punition, discours au Congrès 2012, qui m’avait bien énervée à l’époque ce sommet monstrueux d’hypocrite connerie, quand je sais que cela a des répercutions négatives sur ma vie, sur celles de mes amis, de mes voisins, de mes semblables de toutes la planète, cela donne juste envie de l’envoyer méditer dans un coin avec un bonnet d’âne jusqu’à ce qu’il en vienne a de meilleurs sentiments, puisque PUNIR leur est indispensable. De quel droit, manifestement de celui du plus fort.

Il n’y a pas un endroit au monde que je négligerai pour ouvrir de nouveaux marchés pour les produits américains. Et je ne resterai pas les bras croisés quand nos concurrents ne respectent pas les règles du jeu.[sic] Nous avons déposé des plaintes(re sic) contre la Chine à un rythme près de deux fois supérieur à celui du gouvernement précédent – et cet effort a porté ses fruits. Plus d’un millier d’Américains ont un emploi aujourd’hui parce que nous avons stoppé une flambée d’importations de pneus chinois. Mais nous devons faire plus encore. (…)Il n’est pas juste que des industriels étrangers aient l’avantage sur nous uniquement parce qu’ils sont lourdement subventionnés.

Ce soir, j’annonce la création d’un organisme spécialisé dans les contentieux commerciaux, la « Trade Enforcement Unit », et qui sera chargé d’enquêter sur les pratiques commerciales déloyales de pays comme la Chine. (…) Le Congrès doit faire en sorte qu’aucune entreprise étrangère ne soit mieux placée qu’une entreprise américaine en matière d’accès à des financements ou à de nouveaux marchés, en Russie par exemple.

Et je pourrais en chercher d’autres qui abondent dans le même sens. Ce monde de concurrence, de rivalité, de punition par des tribunaux à la soldes des transnationales de Washington, on en a marre. Ce que nous voulons, c’est un monde de partage, de complémentarité, de réparation des dégâts, de redéfinition de la richesse, du travail utile à la sauvegarde de la vie sur la planète et de celui qui ne l’est pas. Comment peut-on se vanter de porter deux fois plus plainte contre un autre pays, de créer des moyens de sanctionner la concurrence à partir de tribunaux bidons et de lois bidouillées de telles manières qu’elles sont un déni de justice en soi, favorisant les corporation au détriment des nations, leur ôtant toute souveraineté, et brisant les peuples au nom de la « particularité étasunienne » dans un monde ou l’enseignement privatisé fait que seul les gosses de riches y ont accès.

Il n’y a pas de Libre Marché, mais bien un Marché Unique dont les règles ont été édictées de telle manière que les Corporations soient favorisées, que les gros mangent les petits et les moyens qui leur deviennent inféodés. Nous ne voulons pas être des employés de leurs système, ni des consommateurs de leurs produits de merde, de leur bouffe poison, qui sont produit par des gens qui souffrent, les travailleurs jetables de la misère périphériques.

Nous voulons d’un monde ou les humains coopèrent pour créer les conditions les meilleures pour tous, sans rivalité. Un monde dans lequel apprendre que d’autres ailleurs ont progressé dans leur acquisitions de connaissance est une bonne nouvelle, un enrichissement de tous, où l’enseignement gratuit permet de vivre parmi des gens éduqués, qui ont la joie de pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes sans calcul pour le plaisir, pour le plus grand bien de tous. Nous ne voulons plus que d’obscures intérêts commerciaux nous empêche d'évoluer, réduisent nos enfants à la stupidité sous prétexte que s’ils devenaient trop bons, ils seraient des concurrents pour les gosses de riches étasuniens. On en veut plus de tout cela, l’humanité n’a plus de temps à perdre avec ces malveillantes fadaises.

On ne veut plus que leur service secrets de merde infiltrent les mouvements sociaux qui cherchent des chemins de paix et de partage, assassinent et/ou torturent ceux qui incarnent l’espoir des peuples parce qu’ils seraient en concurrence avec le monde de la pensée unique, verticale où les uns ont tout et les autres rien, même plus une ballade en forêt ou un bout de plage devenus propriétés privées.

On ne veut pas donner notre sueur pour payer le luxe de patrons exploiteurs qui fixent les tarifs, les balayeurs de rue ont apporté d’avantage à mon quotidien que ces prétentieux imbéciles qui veulent nous faire croire qu’on ne peut se passer d’eux et s’attribuent de pharamineux revenus injustifiés en rognant sur le salaires du balayeur, de l’ouvrier, du professeur afin augmenter leurs bénéfices, creusant toujours d’avantage le fossé des inégalité. Stop, ya basta ! Fini la tragédie humaine, nous voulons des comédies et produire en riant des biens qui nous reviennent.

Nous aimons travailler, apprendre nous surpasser, mais pas au profit des inutiles des phagocyteurs de planète, qui ne nous apportent rien de bon, qui prennent mais ne donnent pas.

Oui, Obama le pantin me fout la rage ! Je préfère mille fois un Bush qui annonce la couleur à cette vermine hypocrite qui a fait son show mis en scène par Hollywood pour mieux voler l’espoir d’un pays, l’espoir d’une planète.

Il n’est rien, une outre vide, une grenouille dégonflée, nous sommes tout, la vie, la créativité, l’invention d’un monde où paix et respect auront du sens parce que plus personne n’aura jamais le droit d’exploiter d’autres sur bases de règles qu’il aura lui-même fixées et ne peut imposer  que grâce à la plus grande machine de guerre, de répression jamais vue et aux meurtres de tous ceux qui un jour on représenté pour les peuples l’espoir de la souveraineté, de la communalité, d’un bonheur tranquille fait de créativité, de convivialité et de l’autre comme ami, comme partenaire dont le perfectionnement est un enrichissement pour moi comme pour elle ou lui… Ya Bosta !

Anne en colère…



 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:12

 

 

Les événements confirment ce qui était annoncé, il y a une dizaine de jour, le soulèvement de plusieurs régions d’Ukraine contre le gouvernement de fait, en particulier contre la participation de nazis à la direction du pays, mais aussi contre une révolution qui n’en était pas une mais bien un mouvement d’une guerre de quatrième génération dans laquelle une presse-arme de guerre met en scène un scénario pré-écrit, braquant les projecteurs là où on lui dit de le faire et produisant des discours dictés par les auteurs du scénario, en prenant bien soin de ne pas mettre trop en en évidence les réels courants de protestation légitimes – figurants les mouvements de masses mais détournés de leur sens - qui sont destinés à être sacrifiés par la suite - ce que Zibechi appelle « zurfer sur la vague[i] ». C’est ce courant volontairement laissé dans l’ombre, anti-gouvernemental pas pro Europe pour autant, qui aujourd’hui se manifeste en Ukraine et face au refus des forces de l’Ordre pré-coup d’état de les réprimer affronte de la répression conjointe de milices nazies et de mercenaires d’armées privées engagés dans ce but.

 

Si nombreux sont les Ukrainiens qui avaient des raisons de vouloir la chute du gouvernement, l’immense majorité n’était pas européiste pour autant, loin de là et encore moins nombreux étaient ceux qui désiraient voir l’extrême-droite nazie accéder au pouvoir. Dès lors face à la prise de pouvoir totalitaire de nouveaux gouvernants désignés par les EU-UE, des soulèvements étaient à prévoir, le gouvernement de fait, se doutant que les forces de l’ordre régionales refuseraient de les réprimer, engageait des mercenaires de sociétés privées pour mener la répression dans les régions indépendantistes et/ou antifascistes et intégraient les bandes de délinquants nazis à la Garde Nationale.

Alors que simultanément nous voyons Kiev et sa région devenir une sorte de Mecque des néo-nazis européens et autres, les Ministres nazis de la Défense et de l’Eduction ayant mis à leur disposition des ex Camps de Vacances, actuels Centres d’Entraînement ou les jeunes néo-nazis d’Europe sont cordialement invités à venir s’entraîner aux pratiques paramilitaires.[ii]

D’autre part encore, nous voyons qu’avec un léger décalage dans le temps, alors que le Gouvernement d’Ukraine venait de tomber, une autre guerre asymétrique, latente passa à la vitesse supérieure au Venezuela, entamant l’opération appelée « La Salida », la sortie, qui vise non seulement la chute du gouvernement mais aussi l’éradication du chavisme à travers de grandes opérations de « purge » qui se préparent de manière même pas voilée, alors que de ponctuellement nous avons pu assister à des prémisses de cette violence fasciste.[iii]

Seulement voilà, la différence entre l’Ukraine et le Venezuela, c’est que faute de vague sur laquelle surfer, il fut clair d’emblée, qu’il s’agissait ici non pas de manifestations spontanées, mais bien d’une guerre de basse intensité dirigée depuis l’étranger et ayant ses dirigeants locaux parmi les fascistes et nazis de l’intérieur, et le peuple y compris pour l’immense majorité de l’opposition populaire, a très bien réalisé qu’elle n’avait absolument rien à gagner à un changement de gouvernement qui mettrait des fascistes au pouvoir. 80% de la population approuve la gestion de la Crise par le Gouvernement qui a consisté à intensifier des opérations placées sous le signe de la Paix et à appeler l’opposition constitutionnelle à établir un dialogue de conciliation nationale. Nous pouvons ajouter que seuls 10% de la population approuve l’insurrection paramilitaire de l’opposition fasciste dans laquelle nous retrouvons des composantes similaires à celles qu’on retrouve Ukraine, une composante d’étudiants ou ex étudiants dont la direction appartient à des organisations fascistes et néo-nazies et qui a été formée dans les hauts lieux de formation de leaders de coup d’état « doux » de Harvard à la Serbie, en passant par Miami et la Colombie, des paramilitaires colombiens, des Forces d’Opérations Spéciales étrangère, des bandes criminelles de narcos, des terroristes sous mandat de recherche international et les délinquants recrutés sur place et payés pour fiche autant de bordel que possible…

Dans le cas de l’Ukraine et encore bien plus clairement dans celui du Venezuela, ont été mise en évidence les sources financières qui ont permis sur une durée de plusieurs années de préparer cette guerre, et qui trouve leur origine à Washington à travers diverses fondations de l’état, parastatales ou de fonds provenant des corporations qui sont actuellement les vraies détentrices du pouvoir aux USA et qui en terminent ces dernières semaines avec le pouvoir politique européen – en bref : les structures marchandes ont à présent la main mise sur les budgets des états et le droit marchand international, se substituant à la libre organisation des peuples -  alors que se profile à l’horizon des élections européennes dont nous savons tous qu’elles vont introduire comme force politique incontournable l’extrême-droite au pouvoir en Europe. Malheureusement nous n’avons pas en Europe d’enquêteurs et analystes qui puissent mettre largement en évidence les causes et effets d’une mainmise sur l’Europe, puisque sévit une Inquisition qui hurle au Conspirationisme dès qu’un enquêteur, un historien, un journaliste met en évidence le plus petit rouage d’une manipulation qui sévit depuis plusieurs décennies. C’est toujours une sorte de choc des cultures quand je passe du monde culturel latino ou de tels thèmes sont analysés en permanence en longueur, largeur et profondeur, d’en revenir à cette stérilité francophone où l’on se tait de peur de se voir stigmatiser et ostraciser affublé d’un uniforme rouge-brun. Car c’est là que nous en sommes, une telle catégorisation laisse à l’extrême-droite le monopole d’une critique pertinente de nombreux aspects du système, qui si quelques-uns d’entre nous se doutent qu’elle n’est qu’une façade racoleuse et trompeuse, pousse dans les bras du fascisme à peine masqué,  un peuple conscient de la faillite de la gauche (en général), alors que toute alternative de gauche plausible à été systématiquement éradiquée. Je trouve bien plus de lucidité sur les thèmes exclus par les tabous anti conspirationistes parmi les petites gens que parmi les intellectuels de gauche, et j’ai vu aussi comment ce puritanisme électoraliste de la gauche putain, faute de répondre aux questions légitimes que se pose le peuple a littéralement jeté ce peuple inquiet dans les bras d’une extrême-droite électorale décomplexée qui lui donne non seulement les réponses attendues, mais malheureusement l’entraîne ensuite plus loin dans des dérives, telles que celles qui résulte du coup de force logique qui fonde la manipulation intrinsèque de son discours… partir d’une critique de l’acculturation yankee et finir en en rejetant la faute sur le multiculturalisme, en faisant des « étrangers pauvres » et autres exclus les cibles d’une vindicte au départ dirigée vers le gros capital qui est l’ennemi commun des peuples.

Démonter ce saut de logique est un des point clé à mettre en évidence pour qui voudrait sincèrement démonter le discours de l’extrême-droite… comment on part d’un rejet de l’Europe pour finir par mettre dehors les étrangers et les inactifs au travail sous payé… dans une Europe Unie des Nationalismes « Whyte supremacist », quand il n’est pas tout simplement question de les laisser crever, voir de les aider à le faire… le jeunes nazis contemporains semi-délinquants sont en ce moment formés dans ce but, Lissage disent-ils à Kiev… purge annoncent-ils au Venezuela, et en Suède, Pologne ou Espagne,… les nazis multiplient les descentes armées dans les centres sociaux et les agressions physiques de militants sous l’œil bienveillant d’une partie de la police, comme celle de Stockholm qui lors des émeutes des banlieues de l’année passée a reconnu avoir trouvé de « bons auxiliaires » dans les milices de Vigilants.

 Les attaques se multiplient et mériteraient une meilleure systématisation de manière à en percevoir clairement non seulement l’ampleur réelle mais également les formes et vitesses de croissance, gardant bien en tête que ces actions ponctuelles sont actuellement limitées volontairement, alors que les milices d’extrême-droite se professionnalisent en vue d’une crise à venir en Europe[iv]

 

Grâce aux analystes et à toute une population latinos qui n’ont aucune envie de se faire massacrer par des paramilitaires dépeceurs, ni confisquer la construction d’une souveraineté populaire qui s’élabore à l’échelle de l’Amérique Latine dans son ensemble à travers de nombreuses plateformes régionales - comme l’ALBA des peuples, la Via Campesina, le Parlement Indigène, les groupements de communicateurs de médias populaires ou d’artistes, de communeros, de lutte continentale contre l’extractivisme et beaucoup, beaucoup de etc - qui regroupent de différentes manières à différentes échelles et selon des projets communs de large envergure ou ciblés une multiplicité de mouvements sociaux, j’ai appris énormément de choses tant sur les théories des guerres de quatrième génération que sur leur mise en pratique actuelle, passée et à venir, tant en AL qu’en UE,  ainsi que sur les liens entre fascisme et pouvoir global à l’échelle planétaire, y compris concernant ce moment de l’histoire dangereux auquel nous allons devoir faire face en Europe… J’ai appris aussi comment des dizaines de millions de gens étaient capables de différer des conflits secondaires qui les opposent pour créer un vaste Front Antifasciste à l’échelle d’un Continent… Les antifascistes d’Europe feraient bien d’en prendre de la bonne graine.

Une première chose à faire remarquer, c’est la spontanéité par laquelle c’est constituée la plus grande plateforme jamais vue même dans cette Amérique Latine qui en est si riche pourtant, celle de soutien à la révolution bolivarienne du Venezuela et à son gouvernement, cet immense Front Antifasciste réunit tant des personnes que des gouvernement en passant par toutes les échelles collectives intermédiaires. Et ce malgré la division qui partage au sein de cette plateforme les industrialistes-extractivistes et les partisans de la Souveraineté Alimentaires ou des Organisations Paysannes et Ouvrières du Venezuela même qui estiment que le Gouvernement n’apporte pas une réponse satisfaisante à leurs légitimes exigences ou n’accomplit pas comme il le doit le Plan de la Patrie  développé par Hugo Chávez, base sur laquelle Maduro a été élu. Que ce soit au Venezuela, en Colombie ou au Pérou, entre autres, le mot d’ordre était clair, d’abord nous faisons front ensemble et ensuite nous réglerons nos différents.

J’ai essayé de relayer cela à la mesure de mes moyens, mais s’il y a bien une chose dont je n’ai pas rendu compte de manière satisfaisante, sujet trop vaste, multiple, divers, mais convergent en l’occurrence,  c’est ce grand mouvement d’organisation populaire qui s’est emparé du Venezuela, (et de la région) réveillant un peuple qui s’endormait peut-être un peu sur ces lauriers et que la menace de guerre a amené – des centaines de ? dizaines assurément de millions de personnes - à apporter leur contribution à la mise en échec du coup d’état, que ce soit en s’organisant spontanément pour protéger des lieux cibles, dégager des voies de circulations bloquées par les Guarimbas, menant des enquêtes personnelles pour exposer la situation dans différents quartiers, construisant les structures des niveaux d’organisations de résistance plus élevés, et des apports théoriques grâce à des études approfondies des méthodes de « coup d’état doux » et de guerre asymétrique, des remontées aux sources de financements ou des mises en évidence des différentes étapes de préparation, celle des leaders ou les entraînements à la guérilla urbaine (Miami, Colombie, Serbie) de la chair à canon de Washington… un travail auquel ont participé les grands analystes de la région, de Boron à Petras, en passant par Zibechi, Eva Golinger, Calloni, Alvarado Godoy et Jean-Guy Allard - qui nous a donné de précieux renseignements sur le parcours universitaire de Leopoldo Lopez qui a eu droit à l’enseignement préparation de projet concret compris des leaders d’OTPOR qui sont à présent professeurs de déstabilisation de gouvernements à l’Université d’Harvard, ou qui nous a mis au courant de la réunion tenue par Machado en 2011 à Miami[v] qui constate que le chavisme n’étant pas renversable par les urnes, il faudra employer d’autres méthodes, et définit le programme – ainsi que de beaucoup d’autres qui chacun apporte sa contribution à l’élaboration d’une riposte victorieuse, c’est également la construction accélérée d’un Front du Pouvoir Populaire parti de la base qui se construit pour se préparer à résister à un prochain massacre annoncé, mais aussi se met en action pour renforcer ce Pouvoir Populaire - seule réponse susceptible de dérouter le fascisme et sa sale guerre, -  dont beaucoup pensent que le Gouvernement le laisse un peu trop en rade, mais n’est-ce pas justement le propre d’un vrai Pouvoir Populaire que de se donner soi-même les moyens de devenir gouvernement du peuple par le peuple ?

Un fait remarquable aussi, celui qui ne se voit pas, c’est la discipline dont a fait preuve le peuple bolivarien, malgré les morts parfois de proches, les blessées, les dégâts parfois de leur logement personnel, les menaces et les insultes, même si souvent cela lui coûte et que l’envie lui vient aussi de défouler sa rage sur les assassins, le peuple ravale sa douleur et sa colère et prépare une réponse concertée et collective.

Bien sûr comme beaucoup, je tremble aujourd’hui parce que si les différentes étapes d’une déstabilisation - jusqu’ici- ont été désamorcée une à une, ce n’est pas sans entraîner à chaque reprise une escalade de la violence téléguidée par Washington - dont nous avons eu un aperçu par exemple en Syrie, chaque victoire de l’armée du gouvernement entraînant la mise en œuvre de forces d’invasions accrues dotée d’armement plus puissant – alors que le but clairement énoncé de l’opposition fasciste est de provoquer une intervention militaire de Washington sur fond de guerre civile…  

Ainsi qu’il est apparu à partir de l’élucidation des parties occultes de la théorie de Gene Sharp, une guerre des pauvres contre les pauvres fait partie des conséquences souhaitées dès le départ par ceux qui programment ou récupèrent les « révolutions de couleur » dans le but très clair de permettre au Corporations transnationales de s’attribuer de nouvelles ressources et de s’ouvrir de nouveaux marchés (reconstruction) entre autre dans des pays dévastés, dont les populations s’entre-tuent dans une guerre civile  de longue durée ou conduisant  à domination et l’arbitraire de nouveaux dictateurs convenant au pouvoir de Washington.

Il faut comprendre une chose, les Corporations se fichent bien de savoir si ce pouvoir sera nazi ou islamiste, ce qui compte c’est qu’il serve leurs intérêts immédiats. Et nous voyons aujourd’hui également des gouvernements socialistes (social-libéraux) d’Europe servir ces intérêts avec beaucoup de bonne volonté, ce qui nous montre simplement que les manipulations de jeunes leaders ne se limitent pas à ceux de droites, mais que ceux d’une pseudo-gauches ont été, parfois à leur insu, également recrutés selon des méthodes dont Zibechi nous donne un aperçu, des Fondations organisant sous fausses bannières des formations pour mouvements sociaux de gauche, qui permettent également aux corporations de connaître chacun des faits et gestes de ces mouvements grâce à la création de « mémoires vives », entre autres techniques d’infiltration, noyautage, manipulation et fichage…

J’ai fait ce détour par l’Amérique Latine, tout d’abord pour montrer que dans une certaine mesure une riposte est possible mais qu’elle nécessite la solidarité active de vastes couches de la société et de plusieurs gouvernements de toute une région. Ce qui ne fut pas le cas en Ukraine. Mais aussi parce qu’il semble de plus évident que l’Empire des Corporations s’est lancé dans un assaut final sur le mode « Hégémonie Absolue ou Rien ». Au Venezuela le mot d’ordre est clair, il s’agit d’une guerre au finish, et d’autre part nous sentons bien que la Russie qui est ciblée à travers l’Ukraine est censée chuter une bonne fois pour toute.

Nous voyons à travers des attaques menées simultanément contre ces principaux obstacles à l’unipolarité du Monde Marché Unique, Russie, Venezuela, Chine, mais aussi Brésil, Argentine, annexion de l’Europe subordonnée à ce Marché après que les peuples et leurs biens y aient été livrés pieds et poings liés et restent sans réaction significative, pillage accru de l’Afrique à la faveur de guerres fabriquées, … Algérie et Iran dans le collimateur des troupes qui les surveillent de très près… Bref un ensemble de signes qui montrent que les Corporations menacées par la prise de conscience et l’organisation grandissantes de peuples Souverainistes ou la montée de pôles commerciaux concurrents come les BRICS, doit jouer son va-tout avant de ne plus pouvoir faire face ni par sa suprématie militaire, ni par celle économique défaillante, ni par l’intoxication médiatique qui malgré tout se fissure toujours d’avantage, si pas en Europe dans le reste du monde.

Nous voyons aussi que les politiques actuelles de Poutine et Maduro obtiennent non seulement le soutien des 80% de leurs populations respectives, mais que malgré la diabolisation forcenée dont il est objet, Poutine gagne en popularité dans le monde d’autant plus que la disparition de Chávez en fait le leader international unique incontesté de l’anti-hégémonisme US. Même Marion Le Pen se doit de lui envoyer son petit bouquet de flatterie….  Soit… une chose est de considérer les alliés dans une lutte anti hégémonique, (certainement pas La Le Pen) autre chose de considérer ceux qui sont les associés affins de la construction d’un monde. Il est très clair aujourd’hui que les alliés nazis de Washington sont les ennemis de Poutine et que la Russie n’est pas en train de mettre la mainmise sur l’Europe et ne pourrait certainement pas s’y risquer avant quelques décennies, ayant d’autres chats à fouetter pour un moment.

Il semblerait aussi assez logique que face à l’ennemi commun, Caracas, Moscou et Pékin dont les représentants ont eu récemment des entretiens en direct, loin des oreilles de Washington ont du se mettre d’accord sur des stratégies communes pour mettre l’ennemi en déroute sur base d’un principe amplement partagé, tant que Washington ne sera pas KO définitif, le monde ne connaîtra pas la Paix… Après, la Chine a besoin des ressources de la planète pour nourrir sa population alors que cet immense pays est dévasté par une pollution monstrueuse qui l’oblige pour commencer à importer toujours d’avantage la nourriture de ses populations humaines et d’élevage, sa conquête du Marché lui coûte irréversiblement cher, et en fait un prédateur dont il faut se méfier. Mais une chose à la fois.

Nous avons face à nous deux laboratoires du fascisme qui vient, le Venezuela et l’Ukraine. Et celui d’Ukraine nous concerne tout particulièrement, parce que les milices fascistes européennes qui ont à présent à disposition dans ce pays instructeurs et camps d’entraînement sont aussi originaires de nos pays. Selon divers analystes latinos, ce qui se produit en ce moment en Europe est une conquête du pouvoir par une extrême-droite au service des Corporations, qui utilise une façade plus ou moins politiquement correcte pour s’introduire dans les rouages du pouvoir politique et institutionnel, alors que, en plus d’une infiltration croissante des forces de polices et des armées d’Europe, se préparent des milices entraînées - une armée - destinées à agir dans une étape ultérieure, et que sont recrutés sous différentes bannières, des jeunes délinquants, comme c’est le cas en Ukraine et au Venezuela, les uns – meilleurs ? - étant intégrés aux milices, les autres serviront d’hommes de main et de chair à canon d’une prise de pouvoir à venir, pour laquelle les urnes n’auront été qu’un instrument parmi d’autres dans une marche vers une mainmise totale par le fascisme corporatiste sur le pouvoir de l’Union Européenne.

Je crois hélas, comme le font remarquer différents analystes latinos, que la vieille Europe ou Europe décadente comme ils l’appellent n’a plus les ressorts pour résister. Non seulement les matrices d’opinion formées par les outils médiatiques de la Guerre de Quatrième Génération y ont formaté les consciences de telle manière qu’un courant toujours croissant est prêt à accepter le fascisme comme un sauveur, mais aussi à se joindre à ceux qui contribueront à éliminer toute résistance par une participation active à sa mise hors combat ou par les mécanismes de la délation dont la mise en place progresse.

Néanmoins, je relaye le message venu du Sud, face à cette offensive globale, seule la résistance des peuples organisés sera en mesure de vaincre le fascisme qui est la nature intrinsèque du corporatisme. Cette organisation des peuples l’expérimente et la développe aujourd’hui dans toute l’Amérique Latine, y compris dans les pays les plus répressifs où les meurtres de résistants sont quotidiens come en Colombie, au Honduras, au Mexique, au Pérou… où chaque mouvement local fait partie de plusieurs structures régionales solidaires. Seules une alliance planétaire des Peuples en quête de Souveraineté permettrait de renverser le fascisme, et l’organisation qui est déjà bien ébauchée en Amérique Latine et qui s’internationalise grâce à des mouvements planétaires comme la Via Campesina entre autres ; peuvent mettre le fascisme – et les Corporations du Profit – en déroute. Mais aussi éviter que de nouvelles hégémonies se mettent en place.  En Europe cela implique la redéfinition totale d’un projet de monde, une refonte des valeurs par laquelle les principes de concurrence, pouvoir d’achat et emploi sont limogés par ceux de complémentarité, accès à des produits sains et/ou durables et de qualité à juste prix et la possibilité d’exercer de vrais métiers utiles au bien-être de tous et de chacun sans que soit détourner les fruits de ce travail par des Profiteurs-Affameurs-Assassins. Cela implique de prendre conscience de ce fascisme qui non seulement à nos portes mais dans nos murs ouvre la voie au totalitarisme comme principal ennemi à mettre en déroute une fois pour toute.

 

Anne W.

 

 

 

 



[i] Surfer sur la vague. 

Un art fort similaire fut celui dont firent preuve les groupes conservateurs du Brésil durant les manifestations de juin. Alors que les premières marches ne reçurent quasiment aucune couverture médiatique, sauf pour mettre en évidence le « vandalisme » des manifestants, à partir du 13, quand des centaines de mille descendirent dans la rue, une inflexion se produit.

 Les manifestations obtinrent les grands titres mais il se produit ce que la sociologue brésilienne Silvia Viana définit comme « une reconstruction de la narration” vers d’autres fins. Le thème du prix des transports fut relégué au second plan, les drapeaux du Brésil furent mis en avant ainsi que le slogan « A bas la corruption » qui ne figurait pas dans les rassemblements du départ (le Monde Diplomatique, 21 juin 2013). Les medias de masse firent aussitôt disparaître les mouvements qui avaient appelé à manifester et mirent en leur lieu et place les réseaux sociaux, allant jusqu’à criminaliser les secteurs les plus militants pour leur supposée violence, pendant que la violence policière restait au second plan.

De cette façon, la droite, qui au Brésil n’a pas de capacité de mobilisation, a tenté de s’approprier la mobilisation qui avait des objectifs (la dénonciation de la spéculation immobilière et des mega chantiers du mondial) qu’elle était loin de partager. « Il est clair qu’il n’y a pas de lutte politique sans conflit pour des symboles » assure Viana,Dans ce conflit symbolique, la droite, qui à présent emballe ses coups d’états de prétextes comme la « défense de la démocratie » apprend plus rapidement que ses adversaires.

Des droites au look de gauche par Raúl Zibechi - Le blog de Anne Wolff

[v] Sous le titre Maria Corina, de Miami à Caracas, au service de Washington, JC Allard nous explique :

-      Pendant la conférence de paix du 19 février Machado menait une Marche pour la Paix des femmes pendant laquelle elle n’a cessé de faire furieusement l’apologie de la violence.

-      Ce qui n’a rien d’étonnant si on sait que Maria est la membre d’opposition entretenant les liens les plus forts avec le département d’état US, la mieux financée aussi. Elle est aussi une grande admiratrice de GW Bush qui a l’époque l’a reçue personnellement.

-      Mais ce n’est pas tout, en 2011 elle a participé à Miami à une conférence qui avait pour thème « 600 jours pour éradiquer l’autoritarisme chaviste du Venezuela ». Persuadée qu’il était devenu impossible de renverser Chavez par les élections, elle s’y est clairement prononcée pour « l’action de rue pour chasser Chavez du pouvoir ». Elle le considérait comme imbattable, même si elle trouvait différents prétextes liés à son populisme et son autoritarisme pour expliquer la chose.

-      De sources qui assistèrent à cette conférence disent qu’il s’agissait clairement de la proposition de ce qui se passe aujourd’hui. C’est aussi à ce moment qu’elle a renforcé ses liens avec le département d’état, et d’autres forces parmi les plus réactionnaires des E.U.

"Venezuela : carnaval ou guarimba ? "

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 13:03

 

Avant de repartir pour de nouvelles aventures, à la recherche d’un boulot, d’un lieu où poser ma caravane et de quelques bons voisins (et des bois - por fa ! - des grands bois où me perdre)… un bilan s’impose, d’autant que j’ai joué mes dernières cartes « associatives » et que je ne sais plus trop par quel bout prendre les choses.

Et comme ce bilan est essentiellement lié à mes expériences de terrain et « institutionnelles » des neufs dernières années, j’ai décidé de vous le faire partager en tant qu’il constitue un témoignage, celui d’une lutte aussi pour que ma joyeuse pauvreté, confortable et « parlante » ne se voit pas réduite à la misère austère des sans-voix.

Cet hiver, le blog a encore une fois été ma réponse de l’entre-deux : «En tout cas, ils ne feront pas taire, moins que jamais », et comme ce qu’ont à dire les latinos est bien plus constructif que mes expériences collectives désastreuses des dernières années, qu’ils sont sous-relayés ici, je me suis lancée à fond dans cette entreprise de traduction et de relais qui a pris toujours plus de place à chaque impasse de boulot pour cause de profonde divergence, idéologique, politique, philosophique comme il vous plaira.

Il y a 9 ans en mars 2005, une chute de mille mètres m’amenait des montagnes de Catalogne à Bruxelles.  La vallée que j’habitais et ses voisines, étaient tombées sous l’emprise d’une « Fondation sans but lucratif » d’une banque qui en avait racheté en sous- main tout l’espace disponible, et pendant deux ans avait travaillé avec les pouvoirs politiques communaux et régionaux, à l’insu des habitants, à l’édification d’un projet de « tourisme idéologique » qui comprenait par exemple la création de pistes pour les 4X4, et l’implantation de clones de chèvres sauvages… no comment. Nous avons été mis au courant alors qu’avait été produit un dossier de quelques centaines de pages qui faisait un inventaire complet des ressources (humaines comprises) de la vallée et décrivait le projet en question. A part un voisin plus éveillé, pas trop de réaction. Quand il demande au missionnaire de la banque venu nous mettre au courant « Que ce passerait-il si nous n’étions pas d’accord ? », « Mon devoir est de vous convaincre », répond le mercenaire…

Il y alors un bon moment que je vis sans électricité, sans infos et je ne m’en porte que mieux. Un des deux bars de ce village de 40 habitants fait aussi magasin, et la télé y est allumée presqu’en permanence. La date ? Toujours est-il qu’à un moment, deux fois, à six semaines d’intervalle, je vais y faire quelques emplettes. Pendant que le J. emballe mes colis, je me bois une bière avec les voisins. Et je regarde la télé… Horreur, les deux fois, des images de torture en Irak défilent sur l’écran, mes voisins sirotent leur bière sans même avoir l’air de s’en apercevoir. La première fois, je suis rentrée chez moi en état de choc… au 21ème siècle, l’armée étasunienne torture et personne ne réagit ? C’est ma première prise de contact avec le 21ème siècle.  Une incompréhension horrifiée. Non seulement du fait même de la torture, mais encore plus du manque de réaction… Manque de dynamisme des habitants, disait le dossier de la banque, qui n’avait pas tout à fait tort… Soit… ce n’est plus la même vallée, et je constaterai bientôt à mes dépends… ce n’est plus la même Bruxelles.

A mon retour je suis bien décidée à renouer avec le monde associatif local, et c’est ce que je fais d’emblée. Je vais aller de déconvenue en déconvenue. Je me suis déjà exprimée sur cette expérience bruxelloise et la tristesse de voir – impuissante - un petit groupe de ceux qui sont devenus des amis dont je connais les immenses qualités de cœur, les talents jetés dans ces processus d’autodestructions induites qui sont le lot de ceux qui autrefois marginaux ont été – une fois la marge effacée - requalifiés de rebuts et sont traités comme tels.

Alcool, médicaments, méthadones et drogues fortes font des désastres, alors que quand il n’y a plus d’issues et que le contrôle social devient trop oppressant médicalisation et anesthésie de la conscience deviennent une manière d’être au quotidien avec ces parenthèse dans lesquelles coke et autres speed donne à certains l’illusion fugace d’exister vraiment. Comme je ne m‘adonne à rien de tout cela, et que la dépression ne fait pas partie de mon vocabulaire intime, je prends mes distances, l’autodestruction induite, non merci, même si j dois reconnaître qu’au cours de ces dernière années je n’ai pas veillé sur ma santé aussi bien que je l’avais toujours fait… trop de café, trop de tabac, pas assez d’exercice, et une bouffe minimaliste sans soucis de satisfaire mes besoins essentiels… mais bon, faut croire que les bonnes pratiques du passé continue à produire leurs effets… pas même un rhume.

Effacement de la marge… un processus en trois phases : nous étions des marginaux autonomes trouvant dans les failles (marge) du système nos lieux de vie, de convivialité et nos circuits de travail. Dans une première phase quand l’exclusion a été le concept qui s’est substitué à la marginalité, nous avons ri pendant un temps… exclus de quoi ? du consumérisme ? du métro-boulot-dodo… mais on en veut pas, non merci… comme disait Rimbaud (Le forgeron) « C’est trop petit pour nous, nous serions à genou ». Mais peu à peu, comme ma vallée investie par la banque, la montée spéculative des prix du terrain, la nourriture-poison,  les bois où nous courrions autrefois librement à présent cernés de clôtures, et la disparition des structures alternatives vont faire prendre peu à peu tout son sens à ce terme d’exclusion. Leur monde on en veut toujours pas, mais l’espace se fait rare où poser nos pénates.

Pendant quelques décennies, les agents d’insertion ont fait leur boulot de crible, séparant l’ivraie – intégrables employables, adaptés à la société – du bon grain – mauvaises herbes sauvages, comestibles, médicinales, adaptées à la vie. Pendant que les spéculateurs annexaient jusqu’au dernier brin d’herbe oisif sommé de devenir rentable, de participer à la genèse du Profit devenue une fin en soi.

Non-intégrable est devenu synonyme de condamné, faute d’alternative. Les associations se sont fait progressivement récupérer par les critères définit pour avoir droit aux subsides. Il existe un vaste monde alternatif qui principalement tourne en rond entre soi, c’est tellement vrai que le mécanisme de la Circulaire pourrait le caractériser. Des « lobbys » d’associations sont consultés par les « pouvoirs politiques » pour produire des rapports sur divers sujets, des milliers de pages sont produites, que personne ou presque ne lit… un projet de loi est formulé, renvoyé aux associations sous forme de circulaire à critiquer… à la suite de quoi il repart vers des législateurs qui – après plusieurs cycles - tiendront compte d’ornements mineurs mais sont déjà décidés quant au fond. J’ai ainsi participé à je ne sais combien de réunions concernant la « Charte de l’eau », qui vise à interdire les coupures d’eau à des particuliers. Quelques années plus tard, les coupures se multiplient à Anvers, et j’ai un ami qui a fini par craquer complétement après quelques mois de coupure.

Ce n’est pas un secret, c’est exprimé très clairement dans le document « Cpas (Centres Publics - ex d’Assistance actuellement – d’Activation Sociale) aux pieds du mur ». Pendant des mois on lui a demandé des justificatifs et autres instruments de torture mentale, tout en l’envoyant faire soigner son problème d’eau par une médicalisation adéquate – de celle qui aide à se tenir « tranquille ». C’est la méthode classique, qui devient aussi celle utilisée par ceux qui sont résolument non-intégrables mais qui sont harcelés de manière à ce qu’ils s’enfoncent toujours davantage dans le mur de l’impasse, jusqu’’à ce qu’ils se décident à se faire déclarer inaptes avec « traitement médical » à la clé.

Je vais vous prendre un exemple de fraudeur caractéristique du genre. Le gars loin, loin, très loin, mais mécanicien de génie, il répare tout : vélo, motos, bagnoles, camions des copains et des copains de copains… gratuitement, parfois en échange d’un service. Expulsé de son atelier gratuit, il envisage d’en louer un, 300 euros… Sans la mécanique, il cesse d’exister.  Son raisonnement : « Je pourrais peut-être demander un petit quelque chose à chacun, 300 euros cela devrait aller »… un fraudeur je vous dis… une autre mentalité… une autre manière de fonctionner. Et j’en connais beaucoup comme cela... jamais ils ne pourront exercer un emploi, ils sont barges, caractériels, irréguliers, mais ils sont géniaux, et dans un contexte de convivialité affective avec des buts communs et solidaires, ils donneront le meilleur d’eux-mêmes… pas l’ombre d’un doute. Et peut-être qu’à d’autres moments, ils seront morts bourrés, pétés, inabordables pour quelques jours, qu’il faudra les porter jusqu’à leur pieu et leur apporter quelques petites tisanes et de quoi se remplir l’estomac… et alors, on est pas des gens normaux et n’avons aucune envie de le devenir, et même si on voulait, impossible. Pourtant nous sommes actifs, créatifs, travailleurs quand le but est noble. Oui, je mets un nous, même si je n’entre pas dans ce cycle destructeur d’alcool, drogues légales et autres… et que cela fait de moi une survivante, je ne sens bien plus de ce monde là, avec tous ces petits cœurs plein de tendresse qui ne trouve plus toujours à s’exprimer que de celui des « normaux ». Comme disait l’autre : « Nous sommes tous fous, mais les normaux c’et bien les pires »

Et donc j’ai laissé Bruxelles, la petite bande, les journées à se noyer la conscience pour oublier la douleur de rencontrer sans cesse ce mur au fond de l’impasse, toujours plus loin de soi-même, en renonçant à l’espoir en acceptant le statut de « malade »… et oui, cela me fend le cœur.

Je me suis remise affectivement au milieu  d’une bande de toutous et biquets, avec lesquels le boulot de nettoyage était un solide défi… jusqu’à ce que j’ai des problèmes avec leur propriétaire, ma patronne qui jouait les copines et ne voulait pas que je raconte aux autres que j’étais sa femme de ménage, parce que selon elle cela me plaçait 10 crans en dessous d’elle, ce qui a donné lieu à une solide discussion – mais pour qui tu te prends ? - qui ne fut pas sans conséquences, mais aussi je crois que je commençais à m’entendre trop bien – mieux qu’elle avec certains -, avec chacun de ses chiens, devenus des amis personnels tous autant qu’ils étaient… et ma copine Biquette, Blanche et sa petite famille, ils me manquent.

Le moment était venu pour moi aussi de reprendre le chemin d’un investissement collectif plus humain. Pendant les années de lutte citadine pour ce fameux droit au logement, j’avais eu l’occasion plusieurs fois de défendre ce qui est mon idéal, le logement alternatif, assez vite j’ai eu une caravane comme échappatoire à la ville, j’y vis à présent et je n’ai jamais eu aucun logement que j’ai autant apprécié. J’ai vécu en tipis, en cabane improbables et autres tentes…et j’aime ma caravane, cela peut sembler idiot, mais c’est comme cela, je ne peux comparer notre relation qu’à celle qui doit unir un escargot à sa coquille, sans elle il aurait tout d’une limace…

Donc me voilà repartie en quête de ces associations dont au cours des années précédentes plusieurs personnes m’avaient vanté les mérites. « Tu devrais aller voir (), ils pensent tout à fait comme toi ». La première du lot, hé… après des déboires dont je vous passe les détails… correspondait aux critères il y a encore quelques années, elle a mené des luttes mémorables pour défendre le droit au logement alternatif. C’est fini, à présent j’ai eu beaucoup de chance qu’une nouvelle arrivée pas au courant m’aide à trouver un endroit où poser ma maison sur roues, parce qu’à présent leur boulot c’est d’inciter les gens à trouver un logement « normal », les suivre pour qu’ils apprennent à payer leurs loyers, charge, et aillent voir des médecins et autres correcteurs de comportements au cas où ils ne s’adapteraient pas à leur nouvel situation. 5OOO euros pour brûler ta caravane et les coups de pieds ay cul pour que tu en sortes, c’est leur créneau actuel. Cette association là travaille avec un regroupement d’autres mouvements associatifs, et s’autoproclament représentatifs des pauvres de Belgique et d’Europe. Mais quand je leur parle de la petite bande laissée derrière moi, j’ai droit à un méprisant « Pourquoi tu traînes avec ses gens »… Yahh ! Dans le genre claque dans la gueule, je l’ai senti passé… s’il y a bien une chose que je déteste, c’est qu’on s’en prenne à mes amis, surtout sans prendre la peine de les connaître et encore plus uand on est payé pour contribuer à résoudre les problèmes de pauvreté. Soit et le reste à l’avenant, sans parler de mes conceptions anti systémiques fort peu recevables par des gens que le système subsidie et qui n’ont pas trop intérêt à porter leur critique au-delà des cadres admis pour que soient conservée une fiction de démocratie… après un long tirage et étirage en longueur, le boulot annoncé tombe à l’eau… Me v’là avec ma caravane au bout de nulle part. Qu’à cela ne tienne, je prends une autre piste croisée en chemin, et je reconnais, là c’est moi qui ait pris la fuite. Un peu long à expliquer en détails… mais les gens qui dirigent l’histoire, dont des parlementaires, ou des élus communaux, ils ont pour modèle Attali. Trop c’est trop, je me suis retrouvée dans le monde qui met en place les structures d’une sorte d’éco-fascisme à venir, avec des crétins, qui ne sont même pas fichus d’aller voir ce qu’est le modèle dans son ensemble et aux yeux desquels je suis devenue une terroriste sur le mode communiste couteau entre les dents quand je leur ai avoué – sans me faire prier – que oui ma lutte était anticapitaliste et fondée sur un autre modèle que l’économie de marché. Et je me suis enfuie, parce que j’ai senti que certains devenaient vraiment mauvais, et que le « Cela sent le souffre, hier le diable était ici » de Chavez à l’ONU tout d’un coup n’avait plus rien d’une petite blague – le diable et quoi encore ? Un grand comique Chavez – tout d’un coup je ressentais concrètement ce que cela voulait dire. Des gens dangereux qui se croient tout permis,  et se sentent des droits absolus sur la vie des autres. Ce même jour, j’ai compris que nous vivions bien réellement dans une dictature. Au secours ! J’ai fait pas mal de stop et rencontré quelques situations périlleuses, dont souvent je me suis sortie grâce à un instinct fiable, mais jamais je n’avais éprouvé cette impression de glaçage intérieur que j’ai ressenti là. Il faudra que j’approfondisse un jour parce que je sais que cela fait partie intrinsèque du pouvoir auquel nous sommes confrontés. L’image qui le vient est celle de ces gamins abominables au Venezuela, qui empêche le passage d’une ambulance dans laquelle une vieille dame a besoin de soins d’urgence, arrivée trop tard, elle décédera après son arrivée à l’hôpital. La vie d’autrui n’a d’importance qu’en tant qu’elle sert leurs projets, les opposants doivent être éliminés. J’ai rencontré la Reine des Neige et ses glaçons dans le cœur.

On était en plein hiver, ma caravane posée dans un lieu où les transports n’abondent pas. Je me suis donc plongée dans les traductions histoire de faire quelque chose qui soit – même petitement – collectivement utile, en attendant le retour du printemps, pour aller voir ailleurs, si par hasard, j’y étais… il gèle encore la nuit, mais bientôt le moment sera venu….

 

 Anne

 

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 16:17

 

 A force de ne pouvoir, y échapper… j’avais réussi à survoler le mariage pour tous, mais là, il s’agissait de légiférer pour élargir les libertés de chacun d’agir selon ses aspirations et sa conscience. Je vais donc me fendre d’un billet sur «faut-il restreindre la liberté d’expression » et si oui, dans quel cas, en mettant quelle limite à cette restriction ?

Parce que la question est bien là… que le jeté de nains soit interdit, ne relève pas d’une question de liberté d’expression, mais bien d’une maltraitance physique concrète, d’une pratique sadique et non de mots.

Quand la libre expression de sentiments antisémites s’est vu interdire, j’ai eu très peur. Quand la nécessité d’un tel interdit se profile, c’est que le mal est déjà fort avancé, et qu’il n’existe plus de mots, de raisonnements, d’arguments discursifs susceptibles de lui apporter la contradiction. Légiférer en cette matière est non seulement l’aveu d’une faiblesse de la raison mais aussi celui que l’échec de la démocratie à assurer la concorde public, c’est le passage de la démocratie à la dictature.

La citoyenneté crée déjà une différence, une catégorisation entre habitants d’un même pays qui crée un sous-statut aux droits restreints pour ceux qui ne sont pas admis à la citoyenneté. L’impact que cela peut avoir sur de jeunes esprits qui grandissent dans cette discrimination permanente entre ceux qui sont citoyens et ceux qui ne le sont pas, surtout chez ceux qui ne bénéficient pas ou dont les parents ne bénéficient pas du statut de citoyens, mais qui ont la même obligation que chacun à un comportement civique, a des conséquences sur la formation du rapport au monde qui sont passées sous silence.

La seconde guerre mondiale fut un génocide en tant que plus de 60 millions de personnes du monde entier y ont été assassinées. Au sein de ce génocide, se sont produit des ethnocides qui ciblaient des populations précises pour leurs origines ethniques alors que d’autres mourraient pour leurs idées.

J’ai été élevée par une grand-mère dont le père était juif allemand et avait été tué par les nazis. Notre entourage était formé de beaucoup de personnes d’ethnie juive, ou partiellement juive. Si ma grand-mère avait porté l’étoile jaune comme elle était obligée de le faire, de même que ma mère, une petite fille à l’époque, je ne serais probablement pas là pour écrire ces lignes. Si sa sœur avait fait de même, il est tout aussi probable qu’elle n’eut pas fait long feu dans la Résistance.

Je n’étais pas encore à l’école primaire, quand au cours d’un repas, la manche d’une amie proche de la famille c’est relevée. « Tante G, pourquoi tu as un numéro sur ton bras ? » Silence, et ce regard d’adulte qui vous intime de vous taire. Ce n’est que le repas terminé que ma grand-mère m’a prise à part pour m’expliquer, tout d’abord que ce numéro était porteur de souvenirs tellement douloureux qu’il ne fallait pas les évoquer devant Tante G. pour ne pas réveiller le cauchemar, et que ce n’était pas sans raison que même en été elle portait des manches longues.

Après j’y ai été des mes questions d’enfant, que lui est-il arrivé, qui lui a fait cela, pourquoi ? Ce fut le début d’une terrible découverte. Je ne m’en rappelle plus précisément les étapes. Ce dont je me souviens par contre, c’est que j’ai appris qu’il y avait eu une grande guerre, que des millions de gens y était morts, que cela avait été atroce, et que « Plus jamais cela » était un devoir que chacun se devait d’accomplir. Plus jamais personne, nulle part ne devait vivre cela. Ce qui était en cause, c’était la guerre, les discriminations qu’elles soient fondées sur des origines ethniques, sociales ou d’opinion.

Israël était à l’époque une sorte de leurre pour beaucoup de juifs et d’autres. Il est important de rétablir la vérité à ce sujet. L’idée « Israël » était alors « vendue » comme un concept de paix, de concorde, un pays qui se devait d’être missionnaire de paix, l’image commençait seulement à se brouiller et il faudra attendre mon adolescence pour que des juifs – et oui – commencent au nom du « Plus jamais cela » à dénoncer les exactions israéliennes en Palestine.

J’ai fait il y a quelques semaines un voyage du souvenir. Livre de témoins des années 30 en Allemagne, de ce « devenir juif » d’une partie de la population qui jusque-là se vivait allemande. Ce fut le cas de mon arrière-grand-père qui à l’issue de la Première Guerre Mondiale fut jugé trop patriote Allemand par sa belle famille Belge et après un divorce regagna Berlin, sa ville natale. Les témoignages d’enfants sont les plus bouleversants. En quelques mois, quelques semaines, quelques jours parfois, des gamins qui sont parmi d’autres dans une classe de petits allemands se voient exclus par les autres, parfois encouragés par des professeurs, il y a alors pour beaucoup de petits allemands, de petits français ou belges plus tard mais pas beaucoup plus tard, un « devenir juif » qui est la cause d’une stigmatisation, d’un rejet, d’une exclusion et comme on le sait pour beaucoup d’entre eux, ce fut une condamnation à mort.

Au cours de ma ballade du souvenir, j’ai parcouru un site qui m’a parlé Mémoire Juive et Education    . A un moment la question est posée à une personne d’ethnie juive, à savoir si le racisme d’état anti romms actuels peut être comparé à celui de la France de l’occupation envers les juifs. La réponse fait mal, la réponse fait peur : « Le comportement de la police est le même, la différence c’est qu’il n’y a pas les occupants ».

Si les juifs de l’après-guerre ont absolument besoin de refuge, c’est que beaucoup de ceux qui ont survécu ont subit les mauvais traitements de la police de leur pays d’origine, se sont retrouvés dans des camps après des dénonciations – revanchardes ou intéressées – de leur voisins. Et qu’après le traumatisme des camps, après voir du se cacher au fond de réduits, parfois pendant des années pour échapper aux raflés, après s’être vu enlevé enfant à sa famille partant vers la mort par des gens bienveillants, obligés de s’adapter à une identité d’emprunt pour échapper à la mort, en ne sachant pas où avaient été emmenés leurs parents, s’ils les reverraient et quand ? Sachant que le délire meurtrier des nazis n’avait été possible que grâce à la complicité tacite ou active d’une majeure partie des habitants de leur pays d’origine, pour beaucoup, il n’était plus possible de s’y refaire une vie. Et le besoin était urgent d’un endroit « où se sentir à l’abri ». Je vous décris ce qui apparaissait à mes yeux d’enfants : Israël était ce refuge placé sous le signe de la concorde. Je sais que ce mythe était encore vivace pour beaucoup, juifs ou non autour de moi. Un refuge où des personnes ayant vécu un cauchemar pourraient s’en libérer – peut-être, on ne revient pas d’Auschwitz.

J’ai aussi vécu cette déchirure de devoir me situer en permanence vis-à-vis de ma famille paternelle, un grand-père d’origine franco-bavaroise (dont je porte officiellement le nom), et une grand-mère bruxelloise habitée par un antisémitisme populaire qui ne résistait pas à l’épreuve de la rencontre. Pour illustrer, toute sa vie les homosexuels lui semblaient inacceptables et elle les condamnait de manière virulente. A la mort de son second mari, une ancienne ouvrière de son magasin de chapeaux est venue la chercher pour lui proposer de venir faire des chapeaux pour les séries télévisées de notre chaîne de télévision flamande. Résultat (accent bruxellois inclu) : « Les homosexuels !  Dire que j’ai dis tan-an-ant de mal de ces gens, et ils sont si gentils ». Du coup elle avait vu 30 fois la cage aux folles et promettait que malgré ses mauvaises jambes elle retournerait le voir s’il repassait en ville…. Pourtant, ma mère à ses yeux restait « Cette juive… ». Tout en parlant 5 minutes après, du petit garçon si mignon du quincaillier juif d’avant-guerre vitupérant parce que de son temps quand elle avait besoin d’un clou, elle pouvait acheter UN clou chez lui et non dix ou vingt comme les grandes surfaces nous obligent à le faire.

Mes parents étaient séparés avant ma naissance et divorcés peu après, et j’ai fort peu fréquenté ma famille paternelle, D’avantage mes grands-parents, mon père reste anecdotique dans mon histoire. Ce qui n’a pas empêché ma mère de me bassiner régulièrement sur l’affront que je lui faisais en ressemblant à mon père. J’ai donc dès l’enfance pris refuge auprès de ma grand-mère maternelle - qui m’a élevée - dans mon identité Wolff, auprès de ceux qui ne me soumettaient pas au stress d’une division d’appartenance et s’intéressaient à la petite fille que j’étais, sans chercher ce qui pourrait être discrédité en moi au nom d’origines douteuses. Auprès de ceux pour qui « Plus jamais ça » s’adressait à chaque personne en tant que personne humaine qui se devait de chercher les moyens de la paix mondiales dans le respect de chacun et de tous. Est-ce un hasard si beaucoup d’entre eux étaient juifs ?

J’avais 17 ans quand ma grand-mère a commencé a souffrir d’un cancer qui pendant les dix mois qui suivirent la conduisent vers la mort en la plongeant  en enfer. Après pour des raisons qui n’amèneraient rien ici, j’ai pris le large. Mais pas sans savoir que mes tantes et oncles, de sang ou d’adoption commençaient à ouvrir les yeux sur le sionisme, il faudra encore quelques années pour que soient fondée l’association belgo-palestinienne dont un des fondateurs, Marcel Liebman était juif, un autre Naïm Kadher Palestinien fut bientôt assassiné et le troisième Pierre Galand est un Belge. C’est dans ce courant de pensée que j’ai grandi, celui qui fonde notre humanité commune sur une sensibilité partagée et une considération du degré l’humanité de chacun évalué en fonction de son respect de l’humanité de tous les autres. Telles sont mes origines, constitutives de ma conception du monde.

Un long parcours pour en arriver au cas « Valls », au sionisme et en particulier au sionisme israélien, et à la judéophophie, l’arabophobie et la phobie des rroms composantes d’une même forme de déshumanisation pour chacun de ceux qui les pratiquent, pour tous ceux dont un quelconque forme de phobie est constitutive de la conception de l’Autre.

Pourquoi le cas « Valls » parce que ce que fait Valls aujourd’hui crée un précédent (qui UE oblige pourrait nous atteindre bientôt) qui porte atteinte à la liberté d’expression de tout un peuple qui pourra si ce précédent passe se voir condamner pour délit d’opinion et selon les dominantes du moment, le principe restera, les cibles changeront. Ce délit d’opinion pourra concerner tant des formes de xénophobie que des ’idéologies à géométrie variable, divergentes d’avec celle du Pouvoir en place, alors que nous assistons à une dérive généralisée tant en UE qu’aux EU, celles de la criminalisation des opinions divergentes condamnées comme menaçantes pour la « sécurité et les intérêts de Etats-Unis » qui est une doctrine militaire imposée dans le monde entier, et dans lequel Etats-Unis ne désigne plus ce pays, mais bien des Corporations Transnationales. Et donc Il serait aussi contre-productif et égarant de remplacé EU par USRAËl ou quelques formules du même genre qui ne désignent pas une cible mais un leurre. Les vraies cibles sont ailleurs, les déterminer demande à la fois une réouverture de l’histoire et une analyse du quotidien.

Le cas « Valls », parce que après avoir stigmatisé les victimes du dit Holocauste que sont les Rroms, après avoir envoyé ses forces de polices, user envers eux de comportements qui sont ceux utilisée par la police française quand elle obéissait aux ordres de l’occupants quand il s’agissait de rafler Rroms et juifs pendant la seconde Guerre Mondiale, après avoir suscité les troubles de l’ordre public par de légitimes réactions  de protestation d’une – bien trop faible – partie de la population , après avoir jeté le trouble dans la conscience d’enfants qui voyaient leur petits camarades de classe « devenir rroms »  et être déportés pour cette raison et cela dans l’accomplissement de ces fonctions officielles de Ministre de la République, le voici qui sans vergogne, sans aucun soucis de cohérence, fait monter la tension au sujet d’un comédien qui lui n’a aucun pouvoir d’envoyer qui que ce soit en déportation.

Je ne vais pas entrer ici dans la polémique Dieudonné, à mes yeux et à ceux de beaucoup après avoir pratiqué longtemps avec talent un humour de Concorde le voici devenu artisan de haine, cela est rejetable, doit être mis en lumière et des centaines de milliers de personnes en débattent aujourd’hui, que ce soit sur Internet ou ailleurs que ce soit en France, dans d’autres pays ou sur d’autres continents. Mais le débat est faussé par ceux qui depuis des années l’ont mis en position de jouer un rôle dans un scénario écrit par d’autres, mais dans lequel il se complait, celui de victime, de martyr, de persécuté pour délit d’opinion. Et désolée, je trouve que sa réponse fait le jeu non seulement de ceux qui lui imposent ce rôle, mais aussi de ceux qu’ils prétendent combattre en le lui imposant. On l’aurait préféré plus intelligent et faisant la nique à tous les fabricants de haine de tous bords, et moins ami des producteurs de concepts (sic) « caca-culotte » (re-sic), qui sèment la division partout où ils passent. Il est triste de le voir instrumentalisé par ceux dont il faisait rire aux débuts de sa carrière par la qualité de son humour qui a fait place à une ironie au rire méchant à relent d’ego blessé.,  il n’y a plus d’autodérision mais le culte d’un ego qui dénigre avec hargne, tout et n’importe qui.

 Il est encore plus triste que cette ironie fondée sur le rejet aujourd’hui fasse salle comble et déchaîne les passions et dans lequel le seul rapprochement populaire est celui de judéophobes, d’arabophobes et autres phobes. Et je mets en garde ceux qui continuent de le suivre au nom de ces débuts… Il y a un devenir « Dieudonné » qui marque une rupture entre ce qu’il était avant le sketch du colon (que des juifs auraient aussi bien pu écrire) et après ce sketch, ce n’est plus la même idéologie qui l’habite., ni les mêmes effets qu’il produit

J’ai commencé en établissant une différence entre habitant et citoyen et je terminerai par cette autre différence, qui n’est pas nouvelle, qui a établi une rupture de la démocratie moderne entre des citoyens qui au nom de leur opinion ne jouissent pas des mêmes droits, celui d’exprimer librement leur pensée et d’en débattre que les autres. Nous sommes face au danger de franchir un seuil dans cette discrimination qui nous éloigne dangereusement de la démocratie moderne, en créant des différences entre citoyens et leurs droits, entre habitants en fonction de leur idéologie.

Il serait urgent de faire une analyse profonde des conséquences de la loi Gayssot, et autres interdits similaires, elle a été le catalyseur d’une prolifération d’une parole qui devenait attrayante parce qu’elle transgressait un interdit, diffusée dans le « secret », en privé, elle a pu proliférer sans avoir à affronter le contradiction du débat public. J’ai en écrivant cela, une souvenir qui s’impose, alors que les étudiants de toute l’université venaient se mesurer à Marcel Liebman en lui apportant la contradiction pendant ses cours, et les étudiants d’extrême-droite n’étaient pas les moins assidus, parce que lui rabattre le caquet en réduisant son argumentation à néant était un défi à relever, je ne crois pas qu’aucun d’entre eux y soient jamais parvenu.

Cela se passait à chaque cours, devant des centaines d’étudiants, les théories des étudiants de l’extrême étaient démontées et réduites à néant par une argumentation informée, rationnelle et cohérente. Et cela faisait barrage à la remontée de l’extrême-droite. Quand on en arrive à croire qu’il faut  interdire, il est déjà trop tard, surtout quand la police vient enlevé des enfants devant leurs copains montrant que ce qui est interdit au peuple est permis à ceux qui confisquent le pouvoir lié à leur mandat.

Quand à Valls, il fut le premier a transgresser les interdits qu’il veut imposer à d’autres, cela devrait être la question centrale du débat actuel, celle de la dérive du pouvoir et de la destruction de la démocratie par ceux la-même qui ont été élu pour l’incarner et la défendre !

 

Anne Woff

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:47

 

Je devrais pour bien faire et obéir à la coutume me fendre de quelques vœux, formels et de « bon ton ». Désolée, j’ai pas le cœur à ça. Ce que j’ai vu autour de moi, pendant les « fêtes » : elles sont devenues pendant quelques jours une sorte de trêve ou la plupart se gavent en oubliant ce qui ne va pas et formulant des « pieux souhaits », comme s’il s’agissait de quelques formules magiques qui par miracle transformeraient le monde. On fait semblant d’y croire. Après les fêtes, le carrosse redevient cette épave bonne pour la casse qu’il n’avait jamais cessé d’être, une citrouille au moins, cela fait des bonnes soupes…

Vient janvier, la nausée, on a trop bu, trop mangé, et zut… vidé son compte en banque pour créer l’illusion un éphémère moment que tout va bien, qu’il ne se passe rien… les fêtes comme une sorte de catharsis pour vider son trop plein d’amertume, et se gaver en remplissant les poches de qui « on sait », ce sont toujours les mêmes qui sortent gagnants… et les mêmes qui sont grugés.  Pour beaucoup, la fin du mois sera dure – et même le début. Janvier est un mois serre-ceinture.

Si le solstice a du sens, celui du premier janvier, Nouvelle Année, m’échappe, d’ailleurs différents peuples ont d’autres dates, quand à Noël et au « petit Jésus », je rigole doucement en voyant ceux qui n’y croient pas vider leur portefeuille pour célébré sa naissance engraissant d’autant les usuriers dont Jésus justement voulait nous débarrasser.

2014, s’annonce très dure. Rien ne sert de le nier, il faut s’y préparer, je vous souhaite donc une grande lucidité, du sens pratique et de trouver dans votre entourage une de ses structures locales qui bâtissent modestement d’autres futurs, donnent au quotidien du bon sens à la vie et apporte la joie dans les chaumières. Frugalité n’est pas synonyme d’austérité.

A présent pour beaucoup, rien ne va plus et les dés sont jetés.

Les événements du 11 septembre sont à présent suffisamment documentés pour ne pas laisser place au doute et nous dévoiler quelques secrets sur les manipulations occultes de notre histoire. Certains participants à présent se vantent même du rôle qu’ils ont joué pour fomenter ce complot. C’est certainement une des racines de ma vision du monde et un trésor de renseignements pour comprendre comment se fabriquent les manipulations de l’histoire.

Quand Allende, un socialiste plutôt modéré, démocratiquement élu, devient président du Chili, l’Empire est obsédé par une idée : il faut s’en débarrasser. Le 11 septembre 1973, ce sera chose faite. J’ai beaucoup entendu, lu, vu de documents concernant cette période, mais aucun n’est plus convainquant que ce morceau d’anthologie : Billy Joya, le bourreau du Honduras qui après le renversement de Manuel Zelaya, un coup d’état dont il est une des membres actif, vient expliquer, qu’il fallait s’en débarrasser pour les même raison qu’il fallait le faire d’Allende. Il a amené avec lui, un dossier de quelques centaines de pages, il nous explique, celui-ci est celui qu’il avait monté pour préparer le coup d’état au Chili et dont il s’est inspiré pour renverser le président légitimement élu du Honduras Manuel Zelaya. Cela, s’appelle des complots et leur théorisation est importante pour comprendre le présent.

Le coup d’état au Chili, avait pour composante une féroce déstabilisation économique, une guerre économique pour susciter le mécontentement populaire, nous retrouvons exactement les mêmes méthodes au Venezuela aujourd’hui, symbolisée par cette rétention massive du papier de toilette au Venezuela comme au Chili,, le détail qui tue, rien de vital mais prodigieusement énervant….

Cela pour dire, ce sont toujours les mêmes vieilles méthodes qui s’adaptent, se corrigent et s’améliorent. Des progrès notables sont faits en matière de propagande. La guerre psychologique bat son plein, des matrices d’opinion sont conçues et diffusées destinées à la manipulation massive des inconscients collectifs, alors que la lucidité des peuples a été érodée par des décennies de télé, une  main mise sur les medias, une participation grandissante du secteur privée à l’élaboration des programmes d’enseignement public, et les diverses formes de publicité destinées à maintenir le leurre d’un horizon de désir, un horizon de convoitise.

Nul doute que nous soyons tous confrontés à une guerre psychologique de haute intensité, et nous pouvons en observer chaque jour les méfaits cumulés dans les manifestations de différents courants de « l’opinion » publique, Mon but, avec ce blog n’a jamais été en soi de contribuer à l’éveil des consciences, mais bien plutôt baliser des chemins pour des consciences éveillées en relayant des informations qui me paraissaient significatives pour mes propres recherches. Prudence avec la conscience d’autrui… le prosélytisme est toujours un abus de conscience.

Le point de départ d’une recherche : Je me suis retrouvée en 2005 complétement larguée dans un monde que je ne comprenais plus. Pendant des décennies de ma vie vagabonde, Ixelles (Bruxelles) a toujours été un point central, mes autres racines ayant été coupées pour causes de gentrification, Lasne, où j’ai grandi, devenue la commune la plus chère du pays ne m’est plus accessible depuis longtemps. Je revenais d’un petit village perché dans les montagnes de Catalogne, la vallée (et ses voisines) avait été rachetée par une banque pour activer ces ressources honteusement oisives (à leurs yeux), un site magnifique non rentabilisé. Je retrouvais mon quartier d’Ixelles situé près du Parlement Européen devenu enjeu pour de féroces spéculateurs, qui en chassaient systématiquement les habitants les plus pauvres, dont beauoup se retrouvaient sans logis.

Je l’avoue sans honte, j’aurais pu continuer à cultiver tranquillement mon jardin, je ne me serais sans doute plus jamais mêlée de politique, j’aurais savouré les bonheurs d’une vie simple et frugale, toute pleine d’activités qui vous donnent énergie, santé et bonne humeur… L’hiver, après avoir coupé mon bois, j’aurais philosophé au coin du feu, ou fait à l’ancienne quelques ouvrages « de dame », broderie, crochet, couture, des collages, des colliers, quelques peintures…

Cela ne c’est pas passé comme cela, en plus la ville dans laquelle je crois « revenir » n’existe plus. Me voilà soudain la conscience en alerte… il se passe des choses bizarres qui m ‘échappent. Une destruction systématique de l’habitat alternatif est menée, en Europe. Des gens partout perdent leur logis et n’en retrouvent point. Je me suis retrouvée très vite mêlée aux activités du milieu associatif, j’y avais quelques repères, des leurres. Je m’aperçois alors que l’associatif en général (heureusement il reste quelques exceptions), n’est plus non plus ce qu’il était :une société civile capable de faire pression sur les politiciens en défendant les droits des populations. Les associations institutionnalisées, sont l’élément d’une fiction de participation, qui donne un supplément apparent de légitimité à un système qui n’en a plus aucune. Ce blog est jalonné d’anecdotes qui illustrent ce propos, je ne reviendrai pas là-dessus.

J’aime comprendre. Ce qu’il me fallait à présent élucider, c’est ce que signifiait théoriquement et concrètement la GLOBALISATION. Je ne partais pas de rien, j’ai pas mal d’expérience de terrain et j’ai déjà auparavant fait beaucoup de recherches pour comprendre ce hiatus entre la gauche concept et les gauches réelles auxquelles j’avais été confrontée dans ma carrière militante. J’ai analysé ce vécu en faisant des recherches dans les bibliothèques, des études à l’Université, en écoutant des témoignages, j’avais entendu parler de Gladio, du Bilderberg, découvert des modes manipulatoires et les instrumentalisations déployés par la CIA et autres services secrets, j’ai été contemporaine de l’éclatement de la gauche en factions contradictoires qui se perdaient et se perdent encore en pinaillages à fin clientéliste et souvent dans des buts de recherche de pouvoir personnel… c’était dans les années 70, au début des années 80, ont était loin de la dérive actuelle, mais comme pour tous les points abordés ici, il faudrait quelques chapitre pour montrer tous les fils.

A l’époque me suis complétement trompée sur deux points qui sont liés. Le premier est que au vu de la conscience populaire des années 70, il me semblait alors impossible que ces manipulations de l’histoire fassent sens, la démocratie me paraissait receler suffisamment de garde-fou institutionnels et dans la conscience populaire, pour que les aspirants maîtres du monde finissent moquer de tous et faisant rire les enfants sous forme de caricatures dans les BD, nous savions tous alors que quelqu’un qui prétendrait vouloir devenir maître du monde mériterait toute notre compassion et un traitement psychiatrique approprié, il était clair pour (presque) tout le monde qu’il fallait être complétement barge pour vouloir devenir « Maître du Monde »…  mon autre erreur fut de ne pas croire que de tels fous existaient qui allaient concentrer et perfectionner les moyens de parvenir à leur fin, une dangereuse et curieuse perversion du cœur, de l’âme et de l’intelligence les ayant affectés..

En collectant de ci de là, des informations sur les montants financiers qui ont été alloués à des associations, des personnes, des partis politiques pour réaliser cette fin en manipulant l’histoire... un délire, des sommes folles ont été dépensées pour contraindre le devenir du monde selon les intérêts d’un très  petit nombre. Mais le pire, c’est que l’argent, qui n’a pas de valeur en soi est devenu un outils d’accaparement grâce à sa virtualisation et des mécanismes de capture bien rodé comme les taux usuraires de dettes contraintes ou non. , Un argent qui n’existe pas est devenu le moyen de s’accaparer des biens réels des peuples, de leurs terres, de leurs moyens de production et de subsistance, de leurs espaces vitaux.

Il n’y a pas de problème de surpopulation et le 1% de riches est une autre forme de leurre, un mythe qui divise des forces qui devraient s’unir. Ils sont entre 1/50 000 et 1/100 000 aujourd’hui qui accumulent tout à la fois les pouvoirs économiques, militaires, politiques, culturels, les propriétés des terres et des moyens de production, et développent et appliquent des moyens de contrôle des inconscients collectifs de masses et de répressions des consciences personnelles ou collectives qui font obstacle à leur projet. Cette évaluation nous donne un chiffre de l’ordre de 100 000 propriétaires du Monde, terres, moyens de productions, disposant d’un pouvoir économique qui a réduit le pouvoir politique à une façade, un guignol,  et de moyens financiers virtuels dont ils pourront très bien se passer quand ils auront fini d’accaparer la planète. Et nous pouvons sans grand risque de nous tromper supposer que ces 100 000 sont eux-mêmes organisés hiérarchiquement et que le pouvoir réel est concentré dans un cercle bien plus restreint qui a tous les moyens de faire la fortune de ceux qui les servent comme ils ont ceux de ruiner, d’éliminer ceux qui ferait mine de les « trahir ».  (Encore un chapitre). Autrement dit nous assistons à une expropriation globale qui implique aussi l’éradication des petits, et des moyens capitalistes qui sont remplacés par les franchisés intégrés dans les chaînes de production des Corporations…

C’est à ces conclusions que m’ont conduit les chemins de ce blog, nous sommes dans une phase inédite d’accumulation capitaliste, une accumulation par expropriation qui ne laisse « oisif » (ne rapportant pas de profit aux 100 000) ni le moindre brin d’herbe, ni la moindre goutte d’eau pour ne pas parler des humains qui ne compte à leurs yeux qu’en terme de chiffres dans des bilans qui leurs soient globalement favorables. Tout un programme pour l’avenir… la mort ou de nouvelles formes d’esclavage se mettent en place… (autres chapitres)

 

Anne Wolff

(suite 2014, des combats pour la dignité nous appellent 2)

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:28

 

 

 

Je n’ai aucun doute qu’il y ait un programme initial mis en œuvre dans la réalisation de ce projet, je n’ai aucun doute que parmi les concepteurs d’un tel programme il y ait eu quelques élitistes de bonne intention, persuadé que réellement le peuple serait plus heureux si des personnes « éclairées » décidait pour lui de son destin que si on le laissait faire. Je n’ai aucun doute non plus que parmi les concepteurs figurent des crapules absolues, eugénistes dans l’âme, qui ne pensait dès le départ qu’à leur propre profit et se laissait guider par leur pathologique désir de Puissance sans mesure.

Je suis persuadée aussi que ce projet, s’il a rencontré moins de résistance que je ne le supposais en à rencontré bien plus que dans leur grand mépris des peuples l’avaient envisagé les concepteurs initiaux. Personnellement les phases d’un éventuel complot qui remonte à des durées variables ne m’intéressent que dans la mesure où cela me permet de discerner les acteurs actuels et leurs modes d’action. Je suis tout aussi persuadée que seul un travail en profondeur du peuple, pour le peuple qui met en place des organisations locales productives et conviviales, en connexion avec toutes les autres partout sur la planète peut apporter une solution. Cela se fait, partout, mais dans la course contre la montre, le temps en ce moment joue contre nous, encore que les lois de la nature  nous apprennent que dans une situation d’instabilité, quand existe des précurseurs d’une innovation adaptative, le renversement peut se faire très vite qui fera de cette exception une généralité, et que des effets leviers peuvent alors être mis en action qui font que « de petites causes produisent des grands effets, non sortons ici de la linéarité (et de la mécanique) dans les résultats de rapports de forces asymétriques. ..   

Je ne juge pas les criminels accapareurs à titre personnel, seul un tribunal des Peuples seraient habilité à juger collectivement les crimes de lèse-vie, le génocide qui résulte de l’application d’une idéologie qui se veut « Pensée Unique », une industrialisation du monde.

Comme je rappelais, 6 millions de juifs tués pendant la seconde guerre mondiale, ne doivent pas, en mobilisant seuls toute la mémoire d’une guerre génocidaire, nous faire oublier les plus de 60 millions d’autres morts, et les centaines de millions d’autres victime de ce génocide qui n’était pas une guerre des Peuples mais une guerre d’appropriation capitaliste au détriments de tout ceux qui furent victime d’un génocide[i], la guerre industrielle comme méthode génocidaire qui tue plus de civils que de militaires et qui est le prélude indispensable à la future colonisation de l’Europe par le Marché, elle-même prélude à l’accaparement de la Planète par les 1/100.000. Et, nul doute, que le plus horrible, parmi toutes ces horreurs, fut une industrialisation de la mise à mort de civils dans les camps de la mort. Et je n’ai d’autres cousins juifs que ceux qui se donnent corps et âme pour que « Plus jamais ça » soit une réalité pour tous les enfants et les adultes de la Terre, en aucun lieu, pour aucun peuple, sans discriminer entre les victimes du carnage, et je n’ai d’autres cousins de mes autres origines que ceux qui ceux aussi ont rejoint ce combat. C’est inacceptable ce combat pour savoir qui est la plus grande victime d’un holocauste mondial alors que ces ravages se poursuivent et menacent de subir un inimaginable saut quantitatif dans un très proche avenir (croissance de la guerre, progrès de sa létalité l’aboutissement obligé de la compétition pour les ressources de la terre et les profits qu’elle génère).

Ce que nous révèlent ces chiffres, c’est que les Maîtres du Marché n’ont eu aucun scrupule à entraîner dans la mort des dizaines de millions de gens pour faciliter leur colonisation de l’Europe. Ce que nous ne devons pas oublier c’est que l’immense majorité des militaires morts dans ce conflit sont aussi des civils qui ont été revêtus d’un uniforme pour servir de chair à canon et s’entre-tuer avec d’autres civils dans une guerre qui n’était pas celles des peuples qui y furent sacrifiés.

Cette guerre là, n’a jamais cessé depuis, elle a occupé d’autres champs de batailles, adopté différentes formes, mais c’est encore et toujours la même guerre, et si nous ne réagissons pas, elle touchera à son terme, elle a fait des centaines de millions de victimes, elle pourrait en faire des milliards.  C’est pourquoi mes premiers vœux sont ceux d’une prise de conscience populaire des enjeux et des protagonistes de ce conflit planétaire qui opposent quelques dizaines de milliers d’individus et ceux qui sont à leur service, dont certains ont subit des conditionnements inhumains pour devenir ces machines de guerre sans sentiments qui était aussi l’idéal des SS. à l’ensemble des peuples du monde. J’ai pesé ce que j’écris là, j’ai remonté des dizaines de fils en partant de la réalité concrète de mon implantation de terrain.

C’est pourquoi mon plus grand souhait, mon plus grand espoir est que les peuples du monde s’unissent pour décider d’être co-auteurs d’un nouveau scénario.

Utopia : La réalité, c’est que débarrassé des accumulateurs pathologiques, la Terre recèle bien assez de ressources pour que nous puissions y vivre tous confortablement, sans se tuer au travail. La réalité est que les destructions massives et contaminations sont telles que cela ne sera bientôt plus vrai.

 

Il faut que cesse les divisions des peuples qui les poussent à s'entretuer, faisant le jeu d'un ennemi commun devenu maître dans l'art de semer et d’exacerber entre voisins des différents souvent fabriqués à cette fin. Les 100 000 en rigolent et cela conforte leur mépris, une telle racaille n'est-ce pas, la populace, ne mérite pas de vivre... je vous promet que je n'exagère pas. Vous savez comme moi que cela n'est pas vrai que ce sont eux encore qui fabrique ces conditions de guerres et de misère qui font perdre toute dignité à ceux qui en sont victimes. 

Des centaines de millions de gens l’ont compris qui œuvrent au quotidien pour poser les fondations d’un nouveau monde, d’économie locale, fondé sur d’autres notions de richesses et d’abondance plus proprement humaines et gratifiantes. Et le cœur de cette lutte, son nerf de la guerre, est la défense de l’agriculture paysanne, avant d’avoir besoin d’argent, nous avons besoin d’une nourriture saine produite dans un milieu ambiant non contaminé. Au quotidien, c’est une question de sérénité et bonheur personnel, collectivement ce sont les conditions de possibilité de la survie qui se posent ainsi, petites graines par petite graines dans un terreau dont nous essayons de protéger la fertilité, de l’améliorer quand cela se peut… Un chemin de bonne vie…

2014… des combats nous attendent. Un seul guide : l’Amour : l’amour-propre, l’amour du prochain, l’amour de la vie.

 

Anne Wolff

 



[i]Pertes humaines pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Comme le montre ce graphique, plus de la moitié des victimes furent des civils

Bilan des victimes1,2 

Pays

Militaires

Civils

Total

Union soviétique3,4

8 800 000 à 10 700 000

13 600 000

21 100 000

 République de Chine

3 800 000

16 200 000

20 000 000

Indes orientales néerlandaises

-

4 000 000

4 000 0005

 Reich allemand6,7

5 318 000

3 810 000

9 128 000

 Pologne

320 000

5 500 000

5 820 000

 Japon

1 300 000

700 000

2 000 000

 Royaume de Yougoslavie

300 000

1 400 000

1 700 000

 Royaume de Roumanie

520 000

465 000

985 000

 Royaume de Hongrie

-

-

750 000

 Royaume de Grèce

-

-

574 000

 France

238 000

330 000

541 000

 Autriche

380 000

145 000

525 000

Royaume d'Italie

330 000

80 000

410 000

 Tchécoslovaquie

-

-

400 000

 Royaume-Uni

382 600

67 800

450 400

 États-Unis

416 800

1 700

418 500

 Pays-Bas

12 000

198 000

210 000

 Belgique

12 000

76 000

88 000

 Finlande

-

-

84 000

 Canada

45 300

-

45 300

 Inde britannique

87 000

1 500 000

1 587 000

 Australie

39 400

700

40 100

 Albanie

-

-

28 000

Espagne

12 000

10 000

22 000

 Royaume de Bulgarie

19 000

2 000

21 000

 Nouvelle-Zélande

12 000

-

12 000

 Norvège

-

-

10 262

 Luxembourg

-

-

5 000

 Danemark

4 000

-

4 000

Nombre total des victimes 

25 189 100 

42 186 200

64 781 162

En 1945, de nombreuses régions sont détruites en Europe et plusieurs millions de personnes sont mortes ou blessées. Les combats de la Seconde Guerre mondiale n’ont épargné que les pays neutres. Le bilan humain est dramatique : entre 60 et 70 millions de morts, plusieurs millions de blessés, 30 millions d’Européens déplacés8 en raison des changements de frontières, surtout en Europe orientale9. Ce conflit fut le plus coûteux en vies humaines de toute l'histoire de l'humanité. Environ 45 millions de civils sont morts dans les combats et les bombardements et le nombre de victimes civiles est supérieur à celui des victimes militaires.

Des peuples entiers sont décimés (ainsi on comptait sept millions de Juifs en Europe avant la guerre et seulement un million après) et des populations sont détruites. La Pologne a perdu environ 15 % de sa population.

Source :
Bilan de la Seconde Guerre mondiale - Wikipédia

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Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.