28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 12:16

 

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Après un été à constater sur le terrain de la vie quotidienne dans la dite « Capitale de l’Europe » les effets délétères de la globalisation, je ne suis pas très optimiste en ce qui concerne l’avenir de mon pays.

Je renoue avec les luttes pour le droit à un logement digne. Traversée du monde des squats, des occupations temporaires où se côtoient le meilleur et le pire. Depuis la zone interlope des Petits Profiteurs qui à mes yeux ne valent guère mieux que ceux qui sévissent au sommet de la hiérarchie sociale jusqu’aux lieux qui réunissent des personnes qui portent avec une conscience politique en éveil des projets de monde alternatifs, je parcours un microcosme de l’univers parallèle des occupations – squats, occupations précaires, occupations temporaires, trois manières de se réapproprier le territoire en investissant quelques-uns des logements abandonnés, 15 à 30 mille logements vides pour un total de 550 000 dans la Capitale de l’Europe, alors que les soi-disant associations de lutte contre le sans-abrisme et la pauvreté sous évalue systématiquement le nombre des personnes sans logement. Et ce d’autant plus que Bruxelles attire aujourd’hui en plus de réfugiés extra-européens, des dizaines milliers de réfugiés d’une Europe touchée de plein fouet par les conséquences de l’accumulation de capital par expropriation à laquelle s’adonnent sans vergogne les Corporations des Profiteurs, depuis l’expropriation agraire, à celle industrielle et commerciale (éradication des petites entreprises et intégration sous des statuts de fausse indépendance de celle-ci à leur chaîne de productions) en passant par l’expulsion des habitants de leurs logements alors que la spéculation exclus toujours d’avantage les populations de l’accès à la propriété.

Un reste de réputation de notre ex-excellent système social détruit par l’Europe washingtonienne amène ici les largués qui ne trouveront pas leur place et dont une partie viendra rejoindre les rangs en augmentation des délinquants locaux. C’est un vaste sujet, que je ne ferai qu’effleurer. Alors que toute ma vie j’ai évolué dans des milieux multiculturels enrichissants et harmonieux, que la première fois que des étrangers m’ont importunée, il s’agissait des baudruches de fonctionnaires européens qui nous gâche le paysage, et contribuent à nous imposer les valeurs marchandes de concurrence comme mode d’être et de vie, j’ai cette fois été confrontée à des européens du Sud et de l’Est qui ont tenté de m’imposer leurs valeurs primitives, machisme et rapine, alors qu’eux-mêmes restaient totalement hermétiques à notre belgitude, celle dont je suis si fière, celle qui faisait de notre pays, en particulier la partie francophone, une terre d’accueil et de bonne intégration de tous, de partage. J’ai depuis toujours des amis arabes, des amis musulmans qui jamais n’ont tenté de m’imposer leurs valeurs et v’là que débarquent les européens qui veulent m’imposer les leurs, soumission de la femme à l’homme entre autres, application de la loi du talion, et les rapines – tout ce qu’on peut voler on le prend… quand les différents se règlent à coup de poings, à coups de battes, voir à coup de couteaux… un net recul pour le pays hautement civilisé que nous sommes encore malgré quelques décennies de colonisation yankee..

Je ne vais pas revenir là-dessus, mais oui, la grande majorité des associations de « lutte contre la pauvreté » me foutent tout simplement la gerbe… la pauvreté étant le moyen de se fabriquer des boulots sinécures manipulant les discours ad hoc pour obtenir les subsides qui leur permettent une vie de classe moyenne aisée avec des boulots non-contraignant, pour la plupart, alors que d’autres y trouvent le moyen de se donner de l’importance personnelle à travers la fréquentation du gratin politique… beaucoup de blabla et peu, pas d’actions concrètes efficaces quand elles ne sont pas tout mal-ement contre-productives. Et donc les problèmes qui se posent à ceux qui aujourd’hui veulent se donner les moyens d’une débrouille honnête et constructive sont tout autant de créer leurs propres associations en renouant avec des modes associatifs anciens et de se démarquer de cette lie alcoolique et droguée, qui ne vise que la consommation sans contrepartie. Se procurer alcool et drogue par le vol pour pouvoir se passer la journée écroulés devant les écrans de la connerie systémique. Non, je n’exagère pas au contraire… Une nouvelle faune qui contribue à la dégradation du paysage et des mœurs.

 

Mon retours à Bruxelles commence par un décompte des amis morts, assassinats qui ne disent pas leur nom, trop de misère, trop de douleur, la lente noyade de ceux après naufrage n’ont plus espoir d’atteindre un jour le port de la Sérénité.

Des processus récurrents, quand les conversations tournent autour des dernières hospitalisations des uns et des autres, les diverses cures d’ordre psychologique pour cause de dépression et/ou d’addictions diverses ou de somatisation du mal de vivre, c’est encore et toujours le même refrain, quand la société médicalise ceux qui ne tolèrent plus ses dérives, la lobotomie chimique est de mise qui tue à petit feu, mine de rien avec toute les apparences de l’autodestruction, ceux qui ne trouvent plus leur place dans ce monde où les alternatives sont toujours plus drastiquement réduites. Ce problème je l’ai déjà évoqué, il a pour moi les visages de ceux qui ne sont plus là pour le dire, une acre de saveur de tristesse et de deuil continué. Il a le visage d’amis que je vois glisser inéluctablement vers le fond du gouffre avec ce sentiment ravageur d’impuissance…

Et puis il a la rage aussi, cette sourde colère, contre ceux qui tirent les ficelles du génocide polymorphe et planétaire, rayant de la carte ceux qui n’ont pas place dans leur système. Au-delà des guerres militarisées, il y a des guerres qui ne disent pas leur nom, mais qui toutes ont des cibles similaires, les irréductibles, les non-intégrables au projet de monde global, mais aussi les habitants pauvres des pays qui recèlent les matériaux que les corporations qui dominent le monde doivent s’approprier pour se perpétuer.

Et j’ai bien conscience que la faune évoquée plus haut de même que les pandillas d’Amérique Centrale qui ont été générée dans le contexte des prisons étasuniennes avant d’être lâchées comme de facteurs de déstabilisation violente dans les pays d’origine plus souvent de leurs parents que d’eux-mêmes font partie de la même équation qui implique la nécessité d’un chaos provoqué pour favorisé l’instauration d’un Ordre Nouveau après réduction drastique de la population planétaire : génocide, cette fois au sens le plus littéral du terme.

Depuis que j’ai pris conscience qu’il n’est plus ici question de profit, mais bien de pouvoir et de domination, de fanatisme idéologique – sinon pour quoi une telle volonté d’accumulation, de concentration de ce qu’ils appellent « richesses » mais qui est surtout une déperdition de bon sens, un reniement d’humanité ? Passé un certain seuil de fortune, il n’est plus question de jouir du bien-être que procure l’aisance, mais bien des stratégies guerrières mie en œuvre pour conserver les biens mal acquis. Une machine emballée d’une idéologie mortifère… Non nous ne sommes pas « trop » sur terre, les seuls qui soient réellement surnuméraires sont les accapareurs, ceux qui trouvent normal de tuer, de torturer, d’affamer voir d’assoiffer, d’empoisonner par centaines de millions ceux qui ne sont plus depuis longtemps leurs semblables, le peuple des humains. Et que faire des toujours plus nombreuses machines à tuer que fabriquent en surnombre leurs industries de la mort. Entre les lignes, j’ai continué cette été mon approche d’un nazisme omniprésent qui n’a de néo que le nom, mais aussi de cette formation accélérée partout sur la planète des « machines de guerre »,tueurs et bourreaux d’origine humaine, selon les méthodes éprouvées et sans cesse affinées de l’Alliance Pentagone-Mossad-Nazis, une alliance qui à travers l’Ecole –militaire - des Amériques, par exemple, à permis le meurtre de centaines de milliers de souverainistes populaires latino-américains au siècle passé, une éradication qui reprend chaque jours de l’ampleur comme en témoigne chaque jours les dizaines de meurtres de militants du Mexique à la Terre de Feu….

Plus que jamais aussi se renforce ce constat, il n’est plus question ici ni d’origine ethnique, sociale ou culturelle, mais bien de cette volonté commune de vivre en bons voisins, dans le respect, une histoire de sensibilité, une histoire d’amour du prochain, ceux qui ne sont pas capables de vivre repus en bonne conscience tout en regardant avec mépris sur l’écran de la propagande les enfants des peuples « inférieurs » qui hurlent sous les bombes du génocide planétaire, prélude à la société de contrôle totale dont ils sont les pions, sacrifiables comme les autres mais tellement gavés de ce pseudo-élitisme induit qu’ils ne réalisent pas que demain cela pourrait être eux, et que ces étranges maladies dont pâtissent leur enfants, leurs petits enfants sont la conséquence directe de leur acceptation du pire pour les autres.

Soit, les classes moyennes, cet héritage du nazisme, n’ont pas le monopole de la connerie fascisante, elle est bien loin cette classe ouvrière digne, luttant pour les droits humains de manière organisée, et là, un nouveau lumpen a vu le jour, des profiteurs de bas étage, mais qui ne valent finalement pas mieux que les Profiteurs du sommet, ce sont les même pulsions, celles qui conduisent à « baiser la gueule » des autres pour s’approprier des biens mal-acquis.

Cela a été une dure leçon pour moi au cours de ces dernières années, une leçon que je partage avec beaucoup d’autres, celle qui nous dit que pour construire des alternatives qui tiennent la route, il faut se démarquer et exclure de nos projets ces petits profiteurs-saboteurs, qui n’hésitent pas à voler les plus pauvres pour satisfaire leurs compulsions addictives, de même que nous devons nous démarquer de ces associations aux beaux discours qui vivent dans l’illusion bien entretenue qu’il existe des solutions à la pauvreté au sein du système qui ne relèvent ni de la destruction des pauvres, ni de leur incarcération-esclavage, et de l’éternelle poursuite d’une Opération Condor qui vise à éradiquer – sans en avoir l’air – les créateurs d’alternatives.

Juste en passant, ce petit aperçu d’un été chaud… et petit clin d’œil à qui se reconnaîtra

A suivre

Anne

Ps… ceci dit ma petite caravane reste le logement le plus approprié à mes besoins que j’ai jamais eu parmi les centaines que j’ai expérimenté, mais si cela participe de la même lutte pour le droit au logement choisi, c’est une autre étape et je cherche toujours un endroit où la poser cet hiver, alors que je me concentre sur les moyens de la bonne vie par récupération, production et partage de savoir.

 

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 19:24

 

http://www.aporrea.org/imagenes/2013/12/obama-unpopular.jpg

Barack Obama dans le rôle de "Président des Etats-Unis"

Faut arrêter le délire, voici ce qu’affirme la marionnette démantibulée qui joue le rôle de Président des USA :

« Des pays comme l’Allemagne, la Chine et l’Inde travaillent tous les jours pour parvenir à ce que leurs jeunes obtiennent des niveaux d’éducation supérieurs aux nôtres. Et, sincèrement, chaque année, on remarque qu’ils progressent d’avantage que les nôtres » voilà une perle de plus de Barack la Concurrence.

Il insiste sur la nécessité pour le pays de faire des « bons choix » pour que les citoyens étasuniens aient de bonnes cartes pour obtenir les postes d’aujourd’hui et de demain.

« Nous vivons dans l’économie globale du 21ème siècle. Les emplois ne connaissent pas de frontières et les entreprises peuvent rchercher les employés avec le meilleur niveau éducatif et les plus hautement qualifiés là où ils vivent » souligne Obama. Résumé de :

 http://actualidad.rt.com/actualidad/view/125826-obama-alemania-china-india-educacion

 

Le monde est dans une catastrophe écologique qui met les espèces vivantes en danger. Jamais nous n’avons eu autant besoin de coopérer dans la création de socles de connaissances communs, de Patrimoines de l’Humanité de Connaissances partagées qui nous permettent de redresser la barre. Bien sûr les petits crétins sur-formatés qui vont convenir aux critères qui en feront des bons rouages pour le système ne sont pas d’un grand intérêt dans cadre. J’ai plus de confiance dans ces jeunes rebelles qui inventent des machines improbables dans des cabanes perdues au fin fond des montagne, que dans les costars cravates des universités pour nous tirer d’affaire. Pour cela il faut la possibilité d’un enseignement riche, diversifié et qui permette à chacun de réaliser aux mieux ses potentiels et ses talents.

 

Extraits de Discours d’Obama devant la NAACP (l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur(2009)

Obama a clairement dit que les terribles conditions sociales n’étaient pas une justification pour que des jeunes noirs puissent bénéficier de l’assistance gouvernementale. « Même s’il existe des problèmes économiques », a-t-il dit « Ce n’est pas une raison pour avoir de mauvaises notes, ce n’est pas une raison pour sécher les cours, ce n’est pas une raison pour abandonner la scolarité et quitter l’école. » « Nous devons apprendre à nos enfants…Votre destin est entre vos mains… Pas d’excuses… toutes ces difficultés vont simplement te rendre plus fort, mieux à même de prendre part à la compétition. »

Pour Obama la faim, la situation de sans-abri, le harcèlement de la police ne sont pas seulement des « excuses ». Ces « difficultés » sont en fait un bienfait et rendent les jeunes noirs « plus forts, mieux à même de prendre part à la compétition. »

(…)En ce qui concerne l’éducation, qu’il a qualifiée de condition préalable au succès, Obama soutient la fermeture des écoles publiques, et l’expansion des écoles privées sous contrat ainsi que les attaques contre les enseignants.

Et nous avons confirmation de cette politique récemment, puisque les écoles publiques des quartiers pauvres ferment massivement aux USA.

Nous ne voulons pas d’une école de la compétition et de la concurrence, nous voulons d’une école ou le plus fort aide le plus faible, ou la rivalité n’est pas un principe fondateur ou le développement de chacun soit pris en compte sans hiérarchie de valeurs si ce n’est la gentillesse et l’attention que chacun porte aux autres, sans normalisation mais au contraire avec une toujours plus grande différenciation, singularisation, enrichissement personnel et collectif. Et que l’apprentissage ne soit pas enfermé dans le cadre de l’école, que ce multiplient les lieux et possibilités de grandir, comme j’ai pu le voir dans des villages ou le mécanicien accepte l’aide d’un gamin de trois ans qui aime cela, et les jongleurs transmettent leur savoir à tous les enfants du village qui le souhaitent alors que d’autres aident leurs parents à construire la maison apprenant tout petits l’art de la pierre.

 

Toujours mais retour sur la baudruche qui se dégonfle (Obama) : la concurrence et la punition, discours au Congrès 2012, qui m’avait bien énervée à l’époque ce sommet monstrueux d’hypocrite connerie, quand je sais que cela a des répercutions négatives sur ma vie, sur celles de mes amis, de mes voisins, de mes semblables de toutes la planète, cela donne juste envie de l’envoyer méditer dans un coin avec un bonnet d’âne jusqu’à ce qu’il en vienne a de meilleurs sentiments, puisque PUNIR leur est indispensable. De quel droit, manifestement de celui du plus fort.

Il n’y a pas un endroit au monde que je négligerai pour ouvrir de nouveaux marchés pour les produits américains. Et je ne resterai pas les bras croisés quand nos concurrents ne respectent pas les règles du jeu.[sic] Nous avons déposé des plaintes(re sic) contre la Chine à un rythme près de deux fois supérieur à celui du gouvernement précédent – et cet effort a porté ses fruits. Plus d’un millier d’Américains ont un emploi aujourd’hui parce que nous avons stoppé une flambée d’importations de pneus chinois. Mais nous devons faire plus encore. (…)Il n’est pas juste que des industriels étrangers aient l’avantage sur nous uniquement parce qu’ils sont lourdement subventionnés.

Ce soir, j’annonce la création d’un organisme spécialisé dans les contentieux commerciaux, la « Trade Enforcement Unit », et qui sera chargé d’enquêter sur les pratiques commerciales déloyales de pays comme la Chine. (…) Le Congrès doit faire en sorte qu’aucune entreprise étrangère ne soit mieux placée qu’une entreprise américaine en matière d’accès à des financements ou à de nouveaux marchés, en Russie par exemple.

Et je pourrais en chercher d’autres qui abondent dans le même sens. Ce monde de concurrence, de rivalité, de punition par des tribunaux à la soldes des transnationales de Washington, on en a marre. Ce que nous voulons, c’est un monde de partage, de complémentarité, de réparation des dégâts, de redéfinition de la richesse, du travail utile à la sauvegarde de la vie sur la planète et de celui qui ne l’est pas. Comment peut-on se vanter de porter deux fois plus plainte contre un autre pays, de créer des moyens de sanctionner la concurrence à partir de tribunaux bidons et de lois bidouillées de telles manières qu’elles sont un déni de justice en soi, favorisant les corporation au détriment des nations, leur ôtant toute souveraineté, et brisant les peuples au nom de la « particularité étasunienne » dans un monde ou l’enseignement privatisé fait que seul les gosses de riches y ont accès.

Il n’y a pas de Libre Marché, mais bien un Marché Unique dont les règles ont été édictées de telle manière que les Corporations soient favorisées, que les gros mangent les petits et les moyens qui leur deviennent inféodés. Nous ne voulons pas être des employés de leurs système, ni des consommateurs de leurs produits de merde, de leur bouffe poison, qui sont produit par des gens qui souffrent, les travailleurs jetables de la misère périphériques.

Nous voulons d’un monde ou les humains coopèrent pour créer les conditions les meilleures pour tous, sans rivalité. Un monde dans lequel apprendre que d’autres ailleurs ont progressé dans leur acquisitions de connaissance est une bonne nouvelle, un enrichissement de tous, où l’enseignement gratuit permet de vivre parmi des gens éduqués, qui ont la joie de pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes sans calcul pour le plaisir, pour le plus grand bien de tous. Nous ne voulons plus que d’obscures intérêts commerciaux nous empêche d'évoluer, réduisent nos enfants à la stupidité sous prétexte que s’ils devenaient trop bons, ils seraient des concurrents pour les gosses de riches étasuniens. On en veut plus de tout cela, l’humanité n’a plus de temps à perdre avec ces malveillantes fadaises.

On ne veut plus que leur service secrets de merde infiltrent les mouvements sociaux qui cherchent des chemins de paix et de partage, assassinent et/ou torturent ceux qui incarnent l’espoir des peuples parce qu’ils seraient en concurrence avec le monde de la pensée unique, verticale où les uns ont tout et les autres rien, même plus une ballade en forêt ou un bout de plage devenus propriétés privées.

On ne veut pas donner notre sueur pour payer le luxe de patrons exploiteurs qui fixent les tarifs, les balayeurs de rue ont apporté d’avantage à mon quotidien que ces prétentieux imbéciles qui veulent nous faire croire qu’on ne peut se passer d’eux et s’attribuent de pharamineux revenus injustifiés en rognant sur le salaires du balayeur, de l’ouvrier, du professeur afin augmenter leurs bénéfices, creusant toujours d’avantage le fossé des inégalité. Stop, ya basta ! Fini la tragédie humaine, nous voulons des comédies et produire en riant des biens qui nous reviennent.

Nous aimons travailler, apprendre nous surpasser, mais pas au profit des inutiles des phagocyteurs de planète, qui ne nous apportent rien de bon, qui prennent mais ne donnent pas.

Oui, Obama le pantin me fout la rage ! Je préfère mille fois un Bush qui annonce la couleur à cette vermine hypocrite qui a fait son show mis en scène par Hollywood pour mieux voler l’espoir d’un pays, l’espoir d’une planète.

Il n’est rien, une outre vide, une grenouille dégonflée, nous sommes tout, la vie, la créativité, l’invention d’un monde où paix et respect auront du sens parce que plus personne n’aura jamais le droit d’exploiter d’autres sur bases de règles qu’il aura lui-même fixées et ne peut imposer  que grâce à la plus grande machine de guerre, de répression jamais vue et aux meurtres de tous ceux qui un jour on représenté pour les peuples l’espoir de la souveraineté, de la communalité, d’un bonheur tranquille fait de créativité, de convivialité et de l’autre comme ami, comme partenaire dont le perfectionnement est un enrichissement pour moi comme pour elle ou lui… Ya Bosta !

Anne en colère…



 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:12

 

 

Les événements confirment ce qui était annoncé, il y a une dizaine de jour, le soulèvement de plusieurs régions d’Ukraine contre le gouvernement de fait, en particulier contre la participation de nazis à la direction du pays, mais aussi contre une révolution qui n’en était pas une mais bien un mouvement d’une guerre de quatrième génération dans laquelle une presse-arme de guerre met en scène un scénario pré-écrit, braquant les projecteurs là où on lui dit de le faire et produisant des discours dictés par les auteurs du scénario, en prenant bien soin de ne pas mettre trop en en évidence les réels courants de protestation légitimes – figurants les mouvements de masses mais détournés de leur sens - qui sont destinés à être sacrifiés par la suite - ce que Zibechi appelle « zurfer sur la vague[i] ». C’est ce courant volontairement laissé dans l’ombre, anti-gouvernemental pas pro Europe pour autant, qui aujourd’hui se manifeste en Ukraine et face au refus des forces de l’Ordre pré-coup d’état de les réprimer affronte de la répression conjointe de milices nazies et de mercenaires d’armées privées engagés dans ce but.

 

Si nombreux sont les Ukrainiens qui avaient des raisons de vouloir la chute du gouvernement, l’immense majorité n’était pas européiste pour autant, loin de là et encore moins nombreux étaient ceux qui désiraient voir l’extrême-droite nazie accéder au pouvoir. Dès lors face à la prise de pouvoir totalitaire de nouveaux gouvernants désignés par les EU-UE, des soulèvements étaient à prévoir, le gouvernement de fait, se doutant que les forces de l’ordre régionales refuseraient de les réprimer, engageait des mercenaires de sociétés privées pour mener la répression dans les régions indépendantistes et/ou antifascistes et intégraient les bandes de délinquants nazis à la Garde Nationale.

Alors que simultanément nous voyons Kiev et sa région devenir une sorte de Mecque des néo-nazis européens et autres, les Ministres nazis de la Défense et de l’Eduction ayant mis à leur disposition des ex Camps de Vacances, actuels Centres d’Entraînement ou les jeunes néo-nazis d’Europe sont cordialement invités à venir s’entraîner aux pratiques paramilitaires.[ii]

D’autre part encore, nous voyons qu’avec un léger décalage dans le temps, alors que le Gouvernement d’Ukraine venait de tomber, une autre guerre asymétrique, latente passa à la vitesse supérieure au Venezuela, entamant l’opération appelée « La Salida », la sortie, qui vise non seulement la chute du gouvernement mais aussi l’éradication du chavisme à travers de grandes opérations de « purge » qui se préparent de manière même pas voilée, alors que de ponctuellement nous avons pu assister à des prémisses de cette violence fasciste.[iii]

Seulement voilà, la différence entre l’Ukraine et le Venezuela, c’est que faute de vague sur laquelle surfer, il fut clair d’emblée, qu’il s’agissait ici non pas de manifestations spontanées, mais bien d’une guerre de basse intensité dirigée depuis l’étranger et ayant ses dirigeants locaux parmi les fascistes et nazis de l’intérieur, et le peuple y compris pour l’immense majorité de l’opposition populaire, a très bien réalisé qu’elle n’avait absolument rien à gagner à un changement de gouvernement qui mettrait des fascistes au pouvoir. 80% de la population approuve la gestion de la Crise par le Gouvernement qui a consisté à intensifier des opérations placées sous le signe de la Paix et à appeler l’opposition constitutionnelle à établir un dialogue de conciliation nationale. Nous pouvons ajouter que seuls 10% de la population approuve l’insurrection paramilitaire de l’opposition fasciste dans laquelle nous retrouvons des composantes similaires à celles qu’on retrouve Ukraine, une composante d’étudiants ou ex étudiants dont la direction appartient à des organisations fascistes et néo-nazies et qui a été formée dans les hauts lieux de formation de leaders de coup d’état « doux » de Harvard à la Serbie, en passant par Miami et la Colombie, des paramilitaires colombiens, des Forces d’Opérations Spéciales étrangère, des bandes criminelles de narcos, des terroristes sous mandat de recherche international et les délinquants recrutés sur place et payés pour fiche autant de bordel que possible…

Dans le cas de l’Ukraine et encore bien plus clairement dans celui du Venezuela, ont été mise en évidence les sources financières qui ont permis sur une durée de plusieurs années de préparer cette guerre, et qui trouve leur origine à Washington à travers diverses fondations de l’état, parastatales ou de fonds provenant des corporations qui sont actuellement les vraies détentrices du pouvoir aux USA et qui en terminent ces dernières semaines avec le pouvoir politique européen – en bref : les structures marchandes ont à présent la main mise sur les budgets des états et le droit marchand international, se substituant à la libre organisation des peuples -  alors que se profile à l’horizon des élections européennes dont nous savons tous qu’elles vont introduire comme force politique incontournable l’extrême-droite au pouvoir en Europe. Malheureusement nous n’avons pas en Europe d’enquêteurs et analystes qui puissent mettre largement en évidence les causes et effets d’une mainmise sur l’Europe, puisque sévit une Inquisition qui hurle au Conspirationisme dès qu’un enquêteur, un historien, un journaliste met en évidence le plus petit rouage d’une manipulation qui sévit depuis plusieurs décennies. C’est toujours une sorte de choc des cultures quand je passe du monde culturel latino ou de tels thèmes sont analysés en permanence en longueur, largeur et profondeur, d’en revenir à cette stérilité francophone où l’on se tait de peur de se voir stigmatiser et ostraciser affublé d’un uniforme rouge-brun. Car c’est là que nous en sommes, une telle catégorisation laisse à l’extrême-droite le monopole d’une critique pertinente de nombreux aspects du système, qui si quelques-uns d’entre nous se doutent qu’elle n’est qu’une façade racoleuse et trompeuse, pousse dans les bras du fascisme à peine masqué,  un peuple conscient de la faillite de la gauche (en général), alors que toute alternative de gauche plausible à été systématiquement éradiquée. Je trouve bien plus de lucidité sur les thèmes exclus par les tabous anti conspirationistes parmi les petites gens que parmi les intellectuels de gauche, et j’ai vu aussi comment ce puritanisme électoraliste de la gauche putain, faute de répondre aux questions légitimes que se pose le peuple a littéralement jeté ce peuple inquiet dans les bras d’une extrême-droite électorale décomplexée qui lui donne non seulement les réponses attendues, mais malheureusement l’entraîne ensuite plus loin dans des dérives, telles que celles qui résulte du coup de force logique qui fonde la manipulation intrinsèque de son discours… partir d’une critique de l’acculturation yankee et finir en en rejetant la faute sur le multiculturalisme, en faisant des « étrangers pauvres » et autres exclus les cibles d’une vindicte au départ dirigée vers le gros capital qui est l’ennemi commun des peuples.

Démonter ce saut de logique est un des point clé à mettre en évidence pour qui voudrait sincèrement démonter le discours de l’extrême-droite… comment on part d’un rejet de l’Europe pour finir par mettre dehors les étrangers et les inactifs au travail sous payé… dans une Europe Unie des Nationalismes « Whyte supremacist », quand il n’est pas tout simplement question de les laisser crever, voir de les aider à le faire… le jeunes nazis contemporains semi-délinquants sont en ce moment formés dans ce but, Lissage disent-ils à Kiev… purge annoncent-ils au Venezuela, et en Suède, Pologne ou Espagne,… les nazis multiplient les descentes armées dans les centres sociaux et les agressions physiques de militants sous l’œil bienveillant d’une partie de la police, comme celle de Stockholm qui lors des émeutes des banlieues de l’année passée a reconnu avoir trouvé de « bons auxiliaires » dans les milices de Vigilants.

 Les attaques se multiplient et mériteraient une meilleure systématisation de manière à en percevoir clairement non seulement l’ampleur réelle mais également les formes et vitesses de croissance, gardant bien en tête que ces actions ponctuelles sont actuellement limitées volontairement, alors que les milices d’extrême-droite se professionnalisent en vue d’une crise à venir en Europe[iv]

 

Grâce aux analystes et à toute une population latinos qui n’ont aucune envie de se faire massacrer par des paramilitaires dépeceurs, ni confisquer la construction d’une souveraineté populaire qui s’élabore à l’échelle de l’Amérique Latine dans son ensemble à travers de nombreuses plateformes régionales - comme l’ALBA des peuples, la Via Campesina, le Parlement Indigène, les groupements de communicateurs de médias populaires ou d’artistes, de communeros, de lutte continentale contre l’extractivisme et beaucoup, beaucoup de etc - qui regroupent de différentes manières à différentes échelles et selon des projets communs de large envergure ou ciblés une multiplicité de mouvements sociaux, j’ai appris énormément de choses tant sur les théories des guerres de quatrième génération que sur leur mise en pratique actuelle, passée et à venir, tant en AL qu’en UE,  ainsi que sur les liens entre fascisme et pouvoir global à l’échelle planétaire, y compris concernant ce moment de l’histoire dangereux auquel nous allons devoir faire face en Europe… J’ai appris aussi comment des dizaines de millions de gens étaient capables de différer des conflits secondaires qui les opposent pour créer un vaste Front Antifasciste à l’échelle d’un Continent… Les antifascistes d’Europe feraient bien d’en prendre de la bonne graine.

Une première chose à faire remarquer, c’est la spontanéité par laquelle c’est constituée la plus grande plateforme jamais vue même dans cette Amérique Latine qui en est si riche pourtant, celle de soutien à la révolution bolivarienne du Venezuela et à son gouvernement, cet immense Front Antifasciste réunit tant des personnes que des gouvernement en passant par toutes les échelles collectives intermédiaires. Et ce malgré la division qui partage au sein de cette plateforme les industrialistes-extractivistes et les partisans de la Souveraineté Alimentaires ou des Organisations Paysannes et Ouvrières du Venezuela même qui estiment que le Gouvernement n’apporte pas une réponse satisfaisante à leurs légitimes exigences ou n’accomplit pas comme il le doit le Plan de la Patrie  développé par Hugo Chávez, base sur laquelle Maduro a été élu. Que ce soit au Venezuela, en Colombie ou au Pérou, entre autres, le mot d’ordre était clair, d’abord nous faisons front ensemble et ensuite nous réglerons nos différents.

J’ai essayé de relayer cela à la mesure de mes moyens, mais s’il y a bien une chose dont je n’ai pas rendu compte de manière satisfaisante, sujet trop vaste, multiple, divers, mais convergent en l’occurrence,  c’est ce grand mouvement d’organisation populaire qui s’est emparé du Venezuela, (et de la région) réveillant un peuple qui s’endormait peut-être un peu sur ces lauriers et que la menace de guerre a amené – des centaines de ? dizaines assurément de millions de personnes - à apporter leur contribution à la mise en échec du coup d’état, que ce soit en s’organisant spontanément pour protéger des lieux cibles, dégager des voies de circulations bloquées par les Guarimbas, menant des enquêtes personnelles pour exposer la situation dans différents quartiers, construisant les structures des niveaux d’organisations de résistance plus élevés, et des apports théoriques grâce à des études approfondies des méthodes de « coup d’état doux » et de guerre asymétrique, des remontées aux sources de financements ou des mises en évidence des différentes étapes de préparation, celle des leaders ou les entraînements à la guérilla urbaine (Miami, Colombie, Serbie) de la chair à canon de Washington… un travail auquel ont participé les grands analystes de la région, de Boron à Petras, en passant par Zibechi, Eva Golinger, Calloni, Alvarado Godoy et Jean-Guy Allard - qui nous a donné de précieux renseignements sur le parcours universitaire de Leopoldo Lopez qui a eu droit à l’enseignement préparation de projet concret compris des leaders d’OTPOR qui sont à présent professeurs de déstabilisation de gouvernements à l’Université d’Harvard, ou qui nous a mis au courant de la réunion tenue par Machado en 2011 à Miami[v] qui constate que le chavisme n’étant pas renversable par les urnes, il faudra employer d’autres méthodes, et définit le programme – ainsi que de beaucoup d’autres qui chacun apporte sa contribution à l’élaboration d’une riposte victorieuse, c’est également la construction accélérée d’un Front du Pouvoir Populaire parti de la base qui se construit pour se préparer à résister à un prochain massacre annoncé, mais aussi se met en action pour renforcer ce Pouvoir Populaire - seule réponse susceptible de dérouter le fascisme et sa sale guerre, -  dont beaucoup pensent que le Gouvernement le laisse un peu trop en rade, mais n’est-ce pas justement le propre d’un vrai Pouvoir Populaire que de se donner soi-même les moyens de devenir gouvernement du peuple par le peuple ?

Un fait remarquable aussi, celui qui ne se voit pas, c’est la discipline dont a fait preuve le peuple bolivarien, malgré les morts parfois de proches, les blessées, les dégâts parfois de leur logement personnel, les menaces et les insultes, même si souvent cela lui coûte et que l’envie lui vient aussi de défouler sa rage sur les assassins, le peuple ravale sa douleur et sa colère et prépare une réponse concertée et collective.

Bien sûr comme beaucoup, je tremble aujourd’hui parce que si les différentes étapes d’une déstabilisation - jusqu’ici- ont été désamorcée une à une, ce n’est pas sans entraîner à chaque reprise une escalade de la violence téléguidée par Washington - dont nous avons eu un aperçu par exemple en Syrie, chaque victoire de l’armée du gouvernement entraînant la mise en œuvre de forces d’invasions accrues dotée d’armement plus puissant – alors que le but clairement énoncé de l’opposition fasciste est de provoquer une intervention militaire de Washington sur fond de guerre civile…  

Ainsi qu’il est apparu à partir de l’élucidation des parties occultes de la théorie de Gene Sharp, une guerre des pauvres contre les pauvres fait partie des conséquences souhaitées dès le départ par ceux qui programment ou récupèrent les « révolutions de couleur » dans le but très clair de permettre au Corporations transnationales de s’attribuer de nouvelles ressources et de s’ouvrir de nouveaux marchés (reconstruction) entre autre dans des pays dévastés, dont les populations s’entre-tuent dans une guerre civile  de longue durée ou conduisant  à domination et l’arbitraire de nouveaux dictateurs convenant au pouvoir de Washington.

Il faut comprendre une chose, les Corporations se fichent bien de savoir si ce pouvoir sera nazi ou islamiste, ce qui compte c’est qu’il serve leurs intérêts immédiats. Et nous voyons aujourd’hui également des gouvernements socialistes (social-libéraux) d’Europe servir ces intérêts avec beaucoup de bonne volonté, ce qui nous montre simplement que les manipulations de jeunes leaders ne se limitent pas à ceux de droites, mais que ceux d’une pseudo-gauches ont été, parfois à leur insu, également recrutés selon des méthodes dont Zibechi nous donne un aperçu, des Fondations organisant sous fausses bannières des formations pour mouvements sociaux de gauche, qui permettent également aux corporations de connaître chacun des faits et gestes de ces mouvements grâce à la création de « mémoires vives », entre autres techniques d’infiltration, noyautage, manipulation et fichage…

J’ai fait ce détour par l’Amérique Latine, tout d’abord pour montrer que dans une certaine mesure une riposte est possible mais qu’elle nécessite la solidarité active de vastes couches de la société et de plusieurs gouvernements de toute une région. Ce qui ne fut pas le cas en Ukraine. Mais aussi parce qu’il semble de plus évident que l’Empire des Corporations s’est lancé dans un assaut final sur le mode « Hégémonie Absolue ou Rien ». Au Venezuela le mot d’ordre est clair, il s’agit d’une guerre au finish, et d’autre part nous sentons bien que la Russie qui est ciblée à travers l’Ukraine est censée chuter une bonne fois pour toute.

Nous voyons à travers des attaques menées simultanément contre ces principaux obstacles à l’unipolarité du Monde Marché Unique, Russie, Venezuela, Chine, mais aussi Brésil, Argentine, annexion de l’Europe subordonnée à ce Marché après que les peuples et leurs biens y aient été livrés pieds et poings liés et restent sans réaction significative, pillage accru de l’Afrique à la faveur de guerres fabriquées, … Algérie et Iran dans le collimateur des troupes qui les surveillent de très près… Bref un ensemble de signes qui montrent que les Corporations menacées par la prise de conscience et l’organisation grandissantes de peuples Souverainistes ou la montée de pôles commerciaux concurrents come les BRICS, doit jouer son va-tout avant de ne plus pouvoir faire face ni par sa suprématie militaire, ni par celle économique défaillante, ni par l’intoxication médiatique qui malgré tout se fissure toujours d’avantage, si pas en Europe dans le reste du monde.

Nous voyons aussi que les politiques actuelles de Poutine et Maduro obtiennent non seulement le soutien des 80% de leurs populations respectives, mais que malgré la diabolisation forcenée dont il est objet, Poutine gagne en popularité dans le monde d’autant plus que la disparition de Chávez en fait le leader international unique incontesté de l’anti-hégémonisme US. Même Marion Le Pen se doit de lui envoyer son petit bouquet de flatterie….  Soit… une chose est de considérer les alliés dans une lutte anti hégémonique, (certainement pas La Le Pen) autre chose de considérer ceux qui sont les associés affins de la construction d’un monde. Il est très clair aujourd’hui que les alliés nazis de Washington sont les ennemis de Poutine et que la Russie n’est pas en train de mettre la mainmise sur l’Europe et ne pourrait certainement pas s’y risquer avant quelques décennies, ayant d’autres chats à fouetter pour un moment.

Il semblerait aussi assez logique que face à l’ennemi commun, Caracas, Moscou et Pékin dont les représentants ont eu récemment des entretiens en direct, loin des oreilles de Washington ont du se mettre d’accord sur des stratégies communes pour mettre l’ennemi en déroute sur base d’un principe amplement partagé, tant que Washington ne sera pas KO définitif, le monde ne connaîtra pas la Paix… Après, la Chine a besoin des ressources de la planète pour nourrir sa population alors que cet immense pays est dévasté par une pollution monstrueuse qui l’oblige pour commencer à importer toujours d’avantage la nourriture de ses populations humaines et d’élevage, sa conquête du Marché lui coûte irréversiblement cher, et en fait un prédateur dont il faut se méfier. Mais une chose à la fois.

Nous avons face à nous deux laboratoires du fascisme qui vient, le Venezuela et l’Ukraine. Et celui d’Ukraine nous concerne tout particulièrement, parce que les milices fascistes européennes qui ont à présent à disposition dans ce pays instructeurs et camps d’entraînement sont aussi originaires de nos pays. Selon divers analystes latinos, ce qui se produit en ce moment en Europe est une conquête du pouvoir par une extrême-droite au service des Corporations, qui utilise une façade plus ou moins politiquement correcte pour s’introduire dans les rouages du pouvoir politique et institutionnel, alors que, en plus d’une infiltration croissante des forces de polices et des armées d’Europe, se préparent des milices entraînées - une armée - destinées à agir dans une étape ultérieure, et que sont recrutés sous différentes bannières, des jeunes délinquants, comme c’est le cas en Ukraine et au Venezuela, les uns – meilleurs ? - étant intégrés aux milices, les autres serviront d’hommes de main et de chair à canon d’une prise de pouvoir à venir, pour laquelle les urnes n’auront été qu’un instrument parmi d’autres dans une marche vers une mainmise totale par le fascisme corporatiste sur le pouvoir de l’Union Européenne.

Je crois hélas, comme le font remarquer différents analystes latinos, que la vieille Europe ou Europe décadente comme ils l’appellent n’a plus les ressorts pour résister. Non seulement les matrices d’opinion formées par les outils médiatiques de la Guerre de Quatrième Génération y ont formaté les consciences de telle manière qu’un courant toujours croissant est prêt à accepter le fascisme comme un sauveur, mais aussi à se joindre à ceux qui contribueront à éliminer toute résistance par une participation active à sa mise hors combat ou par les mécanismes de la délation dont la mise en place progresse.

Néanmoins, je relaye le message venu du Sud, face à cette offensive globale, seule la résistance des peuples organisés sera en mesure de vaincre le fascisme qui est la nature intrinsèque du corporatisme. Cette organisation des peuples l’expérimente et la développe aujourd’hui dans toute l’Amérique Latine, y compris dans les pays les plus répressifs où les meurtres de résistants sont quotidiens come en Colombie, au Honduras, au Mexique, au Pérou… où chaque mouvement local fait partie de plusieurs structures régionales solidaires. Seules une alliance planétaire des Peuples en quête de Souveraineté permettrait de renverser le fascisme, et l’organisation qui est déjà bien ébauchée en Amérique Latine et qui s’internationalise grâce à des mouvements planétaires comme la Via Campesina entre autres ; peuvent mettre le fascisme – et les Corporations du Profit – en déroute. Mais aussi éviter que de nouvelles hégémonies se mettent en place.  En Europe cela implique la redéfinition totale d’un projet de monde, une refonte des valeurs par laquelle les principes de concurrence, pouvoir d’achat et emploi sont limogés par ceux de complémentarité, accès à des produits sains et/ou durables et de qualité à juste prix et la possibilité d’exercer de vrais métiers utiles au bien-être de tous et de chacun sans que soit détourner les fruits de ce travail par des Profiteurs-Affameurs-Assassins. Cela implique de prendre conscience de ce fascisme qui non seulement à nos portes mais dans nos murs ouvre la voie au totalitarisme comme principal ennemi à mettre en déroute une fois pour toute.

 

Anne W.

 

 

 

 



[i] Surfer sur la vague. 

Un art fort similaire fut celui dont firent preuve les groupes conservateurs du Brésil durant les manifestations de juin. Alors que les premières marches ne reçurent quasiment aucune couverture médiatique, sauf pour mettre en évidence le « vandalisme » des manifestants, à partir du 13, quand des centaines de mille descendirent dans la rue, une inflexion se produit.

 Les manifestations obtinrent les grands titres mais il se produit ce que la sociologue brésilienne Silvia Viana définit comme « une reconstruction de la narration” vers d’autres fins. Le thème du prix des transports fut relégué au second plan, les drapeaux du Brésil furent mis en avant ainsi que le slogan « A bas la corruption » qui ne figurait pas dans les rassemblements du départ (le Monde Diplomatique, 21 juin 2013). Les medias de masse firent aussitôt disparaître les mouvements qui avaient appelé à manifester et mirent en leur lieu et place les réseaux sociaux, allant jusqu’à criminaliser les secteurs les plus militants pour leur supposée violence, pendant que la violence policière restait au second plan.

De cette façon, la droite, qui au Brésil n’a pas de capacité de mobilisation, a tenté de s’approprier la mobilisation qui avait des objectifs (la dénonciation de la spéculation immobilière et des mega chantiers du mondial) qu’elle était loin de partager. « Il est clair qu’il n’y a pas de lutte politique sans conflit pour des symboles » assure Viana,Dans ce conflit symbolique, la droite, qui à présent emballe ses coups d’états de prétextes comme la « défense de la démocratie » apprend plus rapidement que ses adversaires.

Des droites au look de gauche par Raúl Zibechi - Le blog de Anne Wolff

[v] Sous le titre Maria Corina, de Miami à Caracas, au service de Washington, JC Allard nous explique :

-      Pendant la conférence de paix du 19 février Machado menait une Marche pour la Paix des femmes pendant laquelle elle n’a cessé de faire furieusement l’apologie de la violence.

-      Ce qui n’a rien d’étonnant si on sait que Maria est la membre d’opposition entretenant les liens les plus forts avec le département d’état US, la mieux financée aussi. Elle est aussi une grande admiratrice de GW Bush qui a l’époque l’a reçue personnellement.

-      Mais ce n’est pas tout, en 2011 elle a participé à Miami à une conférence qui avait pour thème « 600 jours pour éradiquer l’autoritarisme chaviste du Venezuela ». Persuadée qu’il était devenu impossible de renverser Chavez par les élections, elle s’y est clairement prononcée pour « l’action de rue pour chasser Chavez du pouvoir ». Elle le considérait comme imbattable, même si elle trouvait différents prétextes liés à son populisme et son autoritarisme pour expliquer la chose.

-      De sources qui assistèrent à cette conférence disent qu’il s’agissait clairement de la proposition de ce qui se passe aujourd’hui. C’est aussi à ce moment qu’elle a renforcé ses liens avec le département d’état, et d’autres forces parmi les plus réactionnaires des E.U.

"Venezuela : carnaval ou guarimba ? "

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 13:03

 

Avant de repartir pour de nouvelles aventures, à la recherche d’un boulot, d’un lieu où poser ma caravane et de quelques bons voisins (et des bois - por fa ! - des grands bois où me perdre)… un bilan s’impose, d’autant que j’ai joué mes dernières cartes « associatives » et que je ne sais plus trop par quel bout prendre les choses.

Et comme ce bilan est essentiellement lié à mes expériences de terrain et « institutionnelles » des neufs dernières années, j’ai décidé de vous le faire partager en tant qu’il constitue un témoignage, celui d’une lutte aussi pour que ma joyeuse pauvreté, confortable et « parlante » ne se voit pas réduite à la misère austère des sans-voix.

Cet hiver, le blog a encore une fois été ma réponse de l’entre-deux : «En tout cas, ils ne feront pas taire, moins que jamais », et comme ce qu’ont à dire les latinos est bien plus constructif que mes expériences collectives désastreuses des dernières années, qu’ils sont sous-relayés ici, je me suis lancée à fond dans cette entreprise de traduction et de relais qui a pris toujours plus de place à chaque impasse de boulot pour cause de profonde divergence, idéologique, politique, philosophique comme il vous plaira.

Il y a 9 ans en mars 2005, une chute de mille mètres m’amenait des montagnes de Catalogne à Bruxelles.  La vallée que j’habitais et ses voisines, étaient tombées sous l’emprise d’une « Fondation sans but lucratif » d’une banque qui en avait racheté en sous- main tout l’espace disponible, et pendant deux ans avait travaillé avec les pouvoirs politiques communaux et régionaux, à l’insu des habitants, à l’édification d’un projet de « tourisme idéologique » qui comprenait par exemple la création de pistes pour les 4X4, et l’implantation de clones de chèvres sauvages… no comment. Nous avons été mis au courant alors qu’avait été produit un dossier de quelques centaines de pages qui faisait un inventaire complet des ressources (humaines comprises) de la vallée et décrivait le projet en question. A part un voisin plus éveillé, pas trop de réaction. Quand il demande au missionnaire de la banque venu nous mettre au courant « Que ce passerait-il si nous n’étions pas d’accord ? », « Mon devoir est de vous convaincre », répond le mercenaire…

Il y alors un bon moment que je vis sans électricité, sans infos et je ne m’en porte que mieux. Un des deux bars de ce village de 40 habitants fait aussi magasin, et la télé y est allumée presqu’en permanence. La date ? Toujours est-il qu’à un moment, deux fois, à six semaines d’intervalle, je vais y faire quelques emplettes. Pendant que le J. emballe mes colis, je me bois une bière avec les voisins. Et je regarde la télé… Horreur, les deux fois, des images de torture en Irak défilent sur l’écran, mes voisins sirotent leur bière sans même avoir l’air de s’en apercevoir. La première fois, je suis rentrée chez moi en état de choc… au 21ème siècle, l’armée étasunienne torture et personne ne réagit ? C’est ma première prise de contact avec le 21ème siècle.  Une incompréhension horrifiée. Non seulement du fait même de la torture, mais encore plus du manque de réaction… Manque de dynamisme des habitants, disait le dossier de la banque, qui n’avait pas tout à fait tort… Soit… ce n’est plus la même vallée, et je constaterai bientôt à mes dépends… ce n’est plus la même Bruxelles.

A mon retour je suis bien décidée à renouer avec le monde associatif local, et c’est ce que je fais d’emblée. Je vais aller de déconvenue en déconvenue. Je me suis déjà exprimée sur cette expérience bruxelloise et la tristesse de voir – impuissante - un petit groupe de ceux qui sont devenus des amis dont je connais les immenses qualités de cœur, les talents jetés dans ces processus d’autodestructions induites qui sont le lot de ceux qui autrefois marginaux ont été – une fois la marge effacée - requalifiés de rebuts et sont traités comme tels.

Alcool, médicaments, méthadones et drogues fortes font des désastres, alors que quand il n’y a plus d’issues et que le contrôle social devient trop oppressant médicalisation et anesthésie de la conscience deviennent une manière d’être au quotidien avec ces parenthèse dans lesquelles coke et autres speed donne à certains l’illusion fugace d’exister vraiment. Comme je ne m‘adonne à rien de tout cela, et que la dépression ne fait pas partie de mon vocabulaire intime, je prends mes distances, l’autodestruction induite, non merci, même si j dois reconnaître qu’au cours de ces dernière années je n’ai pas veillé sur ma santé aussi bien que je l’avais toujours fait… trop de café, trop de tabac, pas assez d’exercice, et une bouffe minimaliste sans soucis de satisfaire mes besoins essentiels… mais bon, faut croire que les bonnes pratiques du passé continue à produire leurs effets… pas même un rhume.

Effacement de la marge… un processus en trois phases : nous étions des marginaux autonomes trouvant dans les failles (marge) du système nos lieux de vie, de convivialité et nos circuits de travail. Dans une première phase quand l’exclusion a été le concept qui s’est substitué à la marginalité, nous avons ri pendant un temps… exclus de quoi ? du consumérisme ? du métro-boulot-dodo… mais on en veut pas, non merci… comme disait Rimbaud (Le forgeron) « C’est trop petit pour nous, nous serions à genou ». Mais peu à peu, comme ma vallée investie par la banque, la montée spéculative des prix du terrain, la nourriture-poison,  les bois où nous courrions autrefois librement à présent cernés de clôtures, et la disparition des structures alternatives vont faire prendre peu à peu tout son sens à ce terme d’exclusion. Leur monde on en veut toujours pas, mais l’espace se fait rare où poser nos pénates.

Pendant quelques décennies, les agents d’insertion ont fait leur boulot de crible, séparant l’ivraie – intégrables employables, adaptés à la société – du bon grain – mauvaises herbes sauvages, comestibles, médicinales, adaptées à la vie. Pendant que les spéculateurs annexaient jusqu’au dernier brin d’herbe oisif sommé de devenir rentable, de participer à la genèse du Profit devenue une fin en soi.

Non-intégrable est devenu synonyme de condamné, faute d’alternative. Les associations se sont fait progressivement récupérer par les critères définit pour avoir droit aux subsides. Il existe un vaste monde alternatif qui principalement tourne en rond entre soi, c’est tellement vrai que le mécanisme de la Circulaire pourrait le caractériser. Des « lobbys » d’associations sont consultés par les « pouvoirs politiques » pour produire des rapports sur divers sujets, des milliers de pages sont produites, que personne ou presque ne lit… un projet de loi est formulé, renvoyé aux associations sous forme de circulaire à critiquer… à la suite de quoi il repart vers des législateurs qui – après plusieurs cycles - tiendront compte d’ornements mineurs mais sont déjà décidés quant au fond. J’ai ainsi participé à je ne sais combien de réunions concernant la « Charte de l’eau », qui vise à interdire les coupures d’eau à des particuliers. Quelques années plus tard, les coupures se multiplient à Anvers, et j’ai un ami qui a fini par craquer complétement après quelques mois de coupure.

Ce n’est pas un secret, c’est exprimé très clairement dans le document « Cpas (Centres Publics - ex d’Assistance actuellement – d’Activation Sociale) aux pieds du mur ». Pendant des mois on lui a demandé des justificatifs et autres instruments de torture mentale, tout en l’envoyant faire soigner son problème d’eau par une médicalisation adéquate – de celle qui aide à se tenir « tranquille ». C’est la méthode classique, qui devient aussi celle utilisée par ceux qui sont résolument non-intégrables mais qui sont harcelés de manière à ce qu’ils s’enfoncent toujours davantage dans le mur de l’impasse, jusqu’’à ce qu’ils se décident à se faire déclarer inaptes avec « traitement médical » à la clé.

Je vais vous prendre un exemple de fraudeur caractéristique du genre. Le gars loin, loin, très loin, mais mécanicien de génie, il répare tout : vélo, motos, bagnoles, camions des copains et des copains de copains… gratuitement, parfois en échange d’un service. Expulsé de son atelier gratuit, il envisage d’en louer un, 300 euros… Sans la mécanique, il cesse d’exister.  Son raisonnement : « Je pourrais peut-être demander un petit quelque chose à chacun, 300 euros cela devrait aller »… un fraudeur je vous dis… une autre mentalité… une autre manière de fonctionner. Et j’en connais beaucoup comme cela... jamais ils ne pourront exercer un emploi, ils sont barges, caractériels, irréguliers, mais ils sont géniaux, et dans un contexte de convivialité affective avec des buts communs et solidaires, ils donneront le meilleur d’eux-mêmes… pas l’ombre d’un doute. Et peut-être qu’à d’autres moments, ils seront morts bourrés, pétés, inabordables pour quelques jours, qu’il faudra les porter jusqu’à leur pieu et leur apporter quelques petites tisanes et de quoi se remplir l’estomac… et alors, on est pas des gens normaux et n’avons aucune envie de le devenir, et même si on voulait, impossible. Pourtant nous sommes actifs, créatifs, travailleurs quand le but est noble. Oui, je mets un nous, même si je n’entre pas dans ce cycle destructeur d’alcool, drogues légales et autres… et que cela fait de moi une survivante, je ne sens bien plus de ce monde là, avec tous ces petits cœurs plein de tendresse qui ne trouve plus toujours à s’exprimer que de celui des « normaux ». Comme disait l’autre : « Nous sommes tous fous, mais les normaux c’et bien les pires »

Et donc j’ai laissé Bruxelles, la petite bande, les journées à se noyer la conscience pour oublier la douleur de rencontrer sans cesse ce mur au fond de l’impasse, toujours plus loin de soi-même, en renonçant à l’espoir en acceptant le statut de « malade »… et oui, cela me fend le cœur.

Je me suis remise affectivement au milieu  d’une bande de toutous et biquets, avec lesquels le boulot de nettoyage était un solide défi… jusqu’à ce que j’ai des problèmes avec leur propriétaire, ma patronne qui jouait les copines et ne voulait pas que je raconte aux autres que j’étais sa femme de ménage, parce que selon elle cela me plaçait 10 crans en dessous d’elle, ce qui a donné lieu à une solide discussion – mais pour qui tu te prends ? - qui ne fut pas sans conséquences, mais aussi je crois que je commençais à m’entendre trop bien – mieux qu’elle avec certains -, avec chacun de ses chiens, devenus des amis personnels tous autant qu’ils étaient… et ma copine Biquette, Blanche et sa petite famille, ils me manquent.

Le moment était venu pour moi aussi de reprendre le chemin d’un investissement collectif plus humain. Pendant les années de lutte citadine pour ce fameux droit au logement, j’avais eu l’occasion plusieurs fois de défendre ce qui est mon idéal, le logement alternatif, assez vite j’ai eu une caravane comme échappatoire à la ville, j’y vis à présent et je n’ai jamais eu aucun logement que j’ai autant apprécié. J’ai vécu en tipis, en cabane improbables et autres tentes…et j’aime ma caravane, cela peut sembler idiot, mais c’est comme cela, je ne peux comparer notre relation qu’à celle qui doit unir un escargot à sa coquille, sans elle il aurait tout d’une limace…

Donc me voilà repartie en quête de ces associations dont au cours des années précédentes plusieurs personnes m’avaient vanté les mérites. « Tu devrais aller voir (), ils pensent tout à fait comme toi ». La première du lot, hé… après des déboires dont je vous passe les détails… correspondait aux critères il y a encore quelques années, elle a mené des luttes mémorables pour défendre le droit au logement alternatif. C’est fini, à présent j’ai eu beaucoup de chance qu’une nouvelle arrivée pas au courant m’aide à trouver un endroit où poser ma maison sur roues, parce qu’à présent leur boulot c’est d’inciter les gens à trouver un logement « normal », les suivre pour qu’ils apprennent à payer leurs loyers, charge, et aillent voir des médecins et autres correcteurs de comportements au cas où ils ne s’adapteraient pas à leur nouvel situation. 5OOO euros pour brûler ta caravane et les coups de pieds ay cul pour que tu en sortes, c’est leur créneau actuel. Cette association là travaille avec un regroupement d’autres mouvements associatifs, et s’autoproclament représentatifs des pauvres de Belgique et d’Europe. Mais quand je leur parle de la petite bande laissée derrière moi, j’ai droit à un méprisant « Pourquoi tu traînes avec ses gens »… Yahh ! Dans le genre claque dans la gueule, je l’ai senti passé… s’il y a bien une chose que je déteste, c’est qu’on s’en prenne à mes amis, surtout sans prendre la peine de les connaître et encore plus uand on est payé pour contribuer à résoudre les problèmes de pauvreté. Soit et le reste à l’avenant, sans parler de mes conceptions anti systémiques fort peu recevables par des gens que le système subsidie et qui n’ont pas trop intérêt à porter leur critique au-delà des cadres admis pour que soient conservée une fiction de démocratie… après un long tirage et étirage en longueur, le boulot annoncé tombe à l’eau… Me v’là avec ma caravane au bout de nulle part. Qu’à cela ne tienne, je prends une autre piste croisée en chemin, et je reconnais, là c’est moi qui ait pris la fuite. Un peu long à expliquer en détails… mais les gens qui dirigent l’histoire, dont des parlementaires, ou des élus communaux, ils ont pour modèle Attali. Trop c’est trop, je me suis retrouvée dans le monde qui met en place les structures d’une sorte d’éco-fascisme à venir, avec des crétins, qui ne sont même pas fichus d’aller voir ce qu’est le modèle dans son ensemble et aux yeux desquels je suis devenue une terroriste sur le mode communiste couteau entre les dents quand je leur ai avoué – sans me faire prier – que oui ma lutte était anticapitaliste et fondée sur un autre modèle que l’économie de marché. Et je me suis enfuie, parce que j’ai senti que certains devenaient vraiment mauvais, et que le « Cela sent le souffre, hier le diable était ici » de Chavez à l’ONU tout d’un coup n’avait plus rien d’une petite blague – le diable et quoi encore ? Un grand comique Chavez – tout d’un coup je ressentais concrètement ce que cela voulait dire. Des gens dangereux qui se croient tout permis,  et se sentent des droits absolus sur la vie des autres. Ce même jour, j’ai compris que nous vivions bien réellement dans une dictature. Au secours ! J’ai fait pas mal de stop et rencontré quelques situations périlleuses, dont souvent je me suis sortie grâce à un instinct fiable, mais jamais je n’avais éprouvé cette impression de glaçage intérieur que j’ai ressenti là. Il faudra que j’approfondisse un jour parce que je sais que cela fait partie intrinsèque du pouvoir auquel nous sommes confrontés. L’image qui le vient est celle de ces gamins abominables au Venezuela, qui empêche le passage d’une ambulance dans laquelle une vieille dame a besoin de soins d’urgence, arrivée trop tard, elle décédera après son arrivée à l’hôpital. La vie d’autrui n’a d’importance qu’en tant qu’elle sert leurs projets, les opposants doivent être éliminés. J’ai rencontré la Reine des Neige et ses glaçons dans le cœur.

On était en plein hiver, ma caravane posée dans un lieu où les transports n’abondent pas. Je me suis donc plongée dans les traductions histoire de faire quelque chose qui soit – même petitement – collectivement utile, en attendant le retour du printemps, pour aller voir ailleurs, si par hasard, j’y étais… il gèle encore la nuit, mais bientôt le moment sera venu….

 

 Anne

 

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 16:17

 

 A force de ne pouvoir, y échapper… j’avais réussi à survoler le mariage pour tous, mais là, il s’agissait de légiférer pour élargir les libertés de chacun d’agir selon ses aspirations et sa conscience. Je vais donc me fendre d’un billet sur «faut-il restreindre la liberté d’expression » et si oui, dans quel cas, en mettant quelle limite à cette restriction ?

Parce que la question est bien là… que le jeté de nains soit interdit, ne relève pas d’une question de liberté d’expression, mais bien d’une maltraitance physique concrète, d’une pratique sadique et non de mots.

Quand la libre expression de sentiments antisémites s’est vu interdire, j’ai eu très peur. Quand la nécessité d’un tel interdit se profile, c’est que le mal est déjà fort avancé, et qu’il n’existe plus de mots, de raisonnements, d’arguments discursifs susceptibles de lui apporter la contradiction. Légiférer en cette matière est non seulement l’aveu d’une faiblesse de la raison mais aussi celui que l’échec de la démocratie à assurer la concorde public, c’est le passage de la démocratie à la dictature.

La citoyenneté crée déjà une différence, une catégorisation entre habitants d’un même pays qui crée un sous-statut aux droits restreints pour ceux qui ne sont pas admis à la citoyenneté. L’impact que cela peut avoir sur de jeunes esprits qui grandissent dans cette discrimination permanente entre ceux qui sont citoyens et ceux qui ne le sont pas, surtout chez ceux qui ne bénéficient pas ou dont les parents ne bénéficient pas du statut de citoyens, mais qui ont la même obligation que chacun à un comportement civique, a des conséquences sur la formation du rapport au monde qui sont passées sous silence.

La seconde guerre mondiale fut un génocide en tant que plus de 60 millions de personnes du monde entier y ont été assassinées. Au sein de ce génocide, se sont produit des ethnocides qui ciblaient des populations précises pour leurs origines ethniques alors que d’autres mourraient pour leurs idées.

J’ai été élevée par une grand-mère dont le père était juif allemand et avait été tué par les nazis. Notre entourage était formé de beaucoup de personnes d’ethnie juive, ou partiellement juive. Si ma grand-mère avait porté l’étoile jaune comme elle était obligée de le faire, de même que ma mère, une petite fille à l’époque, je ne serais probablement pas là pour écrire ces lignes. Si sa sœur avait fait de même, il est tout aussi probable qu’elle n’eut pas fait long feu dans la Résistance.

Je n’étais pas encore à l’école primaire, quand au cours d’un repas, la manche d’une amie proche de la famille c’est relevée. « Tante G, pourquoi tu as un numéro sur ton bras ? » Silence, et ce regard d’adulte qui vous intime de vous taire. Ce n’est que le repas terminé que ma grand-mère m’a prise à part pour m’expliquer, tout d’abord que ce numéro était porteur de souvenirs tellement douloureux qu’il ne fallait pas les évoquer devant Tante G. pour ne pas réveiller le cauchemar, et que ce n’était pas sans raison que même en été elle portait des manches longues.

Après j’y ai été des mes questions d’enfant, que lui est-il arrivé, qui lui a fait cela, pourquoi ? Ce fut le début d’une terrible découverte. Je ne m’en rappelle plus précisément les étapes. Ce dont je me souviens par contre, c’est que j’ai appris qu’il y avait eu une grande guerre, que des millions de gens y était morts, que cela avait été atroce, et que « Plus jamais cela » était un devoir que chacun se devait d’accomplir. Plus jamais personne, nulle part ne devait vivre cela. Ce qui était en cause, c’était la guerre, les discriminations qu’elles soient fondées sur des origines ethniques, sociales ou d’opinion.

Israël était à l’époque une sorte de leurre pour beaucoup de juifs et d’autres. Il est important de rétablir la vérité à ce sujet. L’idée « Israël » était alors « vendue » comme un concept de paix, de concorde, un pays qui se devait d’être missionnaire de paix, l’image commençait seulement à se brouiller et il faudra attendre mon adolescence pour que des juifs – et oui – commencent au nom du « Plus jamais cela » à dénoncer les exactions israéliennes en Palestine.

J’ai fait il y a quelques semaines un voyage du souvenir. Livre de témoins des années 30 en Allemagne, de ce « devenir juif » d’une partie de la population qui jusque-là se vivait allemande. Ce fut le cas de mon arrière-grand-père qui à l’issue de la Première Guerre Mondiale fut jugé trop patriote Allemand par sa belle famille Belge et après un divorce regagna Berlin, sa ville natale. Les témoignages d’enfants sont les plus bouleversants. En quelques mois, quelques semaines, quelques jours parfois, des gamins qui sont parmi d’autres dans une classe de petits allemands se voient exclus par les autres, parfois encouragés par des professeurs, il y a alors pour beaucoup de petits allemands, de petits français ou belges plus tard mais pas beaucoup plus tard, un « devenir juif » qui est la cause d’une stigmatisation, d’un rejet, d’une exclusion et comme on le sait pour beaucoup d’entre eux, ce fut une condamnation à mort.

Au cours de ma ballade du souvenir, j’ai parcouru un site qui m’a parlé Mémoire Juive et Education    . A un moment la question est posée à une personne d’ethnie juive, à savoir si le racisme d’état anti romms actuels peut être comparé à celui de la France de l’occupation envers les juifs. La réponse fait mal, la réponse fait peur : « Le comportement de la police est le même, la différence c’est qu’il n’y a pas les occupants ».

Si les juifs de l’après-guerre ont absolument besoin de refuge, c’est que beaucoup de ceux qui ont survécu ont subit les mauvais traitements de la police de leur pays d’origine, se sont retrouvés dans des camps après des dénonciations – revanchardes ou intéressées – de leur voisins. Et qu’après le traumatisme des camps, après voir du se cacher au fond de réduits, parfois pendant des années pour échapper aux raflés, après s’être vu enlevé enfant à sa famille partant vers la mort par des gens bienveillants, obligés de s’adapter à une identité d’emprunt pour échapper à la mort, en ne sachant pas où avaient été emmenés leurs parents, s’ils les reverraient et quand ? Sachant que le délire meurtrier des nazis n’avait été possible que grâce à la complicité tacite ou active d’une majeure partie des habitants de leur pays d’origine, pour beaucoup, il n’était plus possible de s’y refaire une vie. Et le besoin était urgent d’un endroit « où se sentir à l’abri ». Je vous décris ce qui apparaissait à mes yeux d’enfants : Israël était ce refuge placé sous le signe de la concorde. Je sais que ce mythe était encore vivace pour beaucoup, juifs ou non autour de moi. Un refuge où des personnes ayant vécu un cauchemar pourraient s’en libérer – peut-être, on ne revient pas d’Auschwitz.

J’ai aussi vécu cette déchirure de devoir me situer en permanence vis-à-vis de ma famille paternelle, un grand-père d’origine franco-bavaroise (dont je porte officiellement le nom), et une grand-mère bruxelloise habitée par un antisémitisme populaire qui ne résistait pas à l’épreuve de la rencontre. Pour illustrer, toute sa vie les homosexuels lui semblaient inacceptables et elle les condamnait de manière virulente. A la mort de son second mari, une ancienne ouvrière de son magasin de chapeaux est venue la chercher pour lui proposer de venir faire des chapeaux pour les séries télévisées de notre chaîne de télévision flamande. Résultat (accent bruxellois inclu) : « Les homosexuels !  Dire que j’ai dis tan-an-ant de mal de ces gens, et ils sont si gentils ». Du coup elle avait vu 30 fois la cage aux folles et promettait que malgré ses mauvaises jambes elle retournerait le voir s’il repassait en ville…. Pourtant, ma mère à ses yeux restait « Cette juive… ». Tout en parlant 5 minutes après, du petit garçon si mignon du quincaillier juif d’avant-guerre vitupérant parce que de son temps quand elle avait besoin d’un clou, elle pouvait acheter UN clou chez lui et non dix ou vingt comme les grandes surfaces nous obligent à le faire.

Mes parents étaient séparés avant ma naissance et divorcés peu après, et j’ai fort peu fréquenté ma famille paternelle, D’avantage mes grands-parents, mon père reste anecdotique dans mon histoire. Ce qui n’a pas empêché ma mère de me bassiner régulièrement sur l’affront que je lui faisais en ressemblant à mon père. J’ai donc dès l’enfance pris refuge auprès de ma grand-mère maternelle - qui m’a élevée - dans mon identité Wolff, auprès de ceux qui ne me soumettaient pas au stress d’une division d’appartenance et s’intéressaient à la petite fille que j’étais, sans chercher ce qui pourrait être discrédité en moi au nom d’origines douteuses. Auprès de ceux pour qui « Plus jamais ça » s’adressait à chaque personne en tant que personne humaine qui se devait de chercher les moyens de la paix mondiales dans le respect de chacun et de tous. Est-ce un hasard si beaucoup d’entre eux étaient juifs ?

J’avais 17 ans quand ma grand-mère a commencé a souffrir d’un cancer qui pendant les dix mois qui suivirent la conduisent vers la mort en la plongeant  en enfer. Après pour des raisons qui n’amèneraient rien ici, j’ai pris le large. Mais pas sans savoir que mes tantes et oncles, de sang ou d’adoption commençaient à ouvrir les yeux sur le sionisme, il faudra encore quelques années pour que soient fondée l’association belgo-palestinienne dont un des fondateurs, Marcel Liebman était juif, un autre Naïm Kadher Palestinien fut bientôt assassiné et le troisième Pierre Galand est un Belge. C’est dans ce courant de pensée que j’ai grandi, celui qui fonde notre humanité commune sur une sensibilité partagée et une considération du degré l’humanité de chacun évalué en fonction de son respect de l’humanité de tous les autres. Telles sont mes origines, constitutives de ma conception du monde.

Un long parcours pour en arriver au cas « Valls », au sionisme et en particulier au sionisme israélien, et à la judéophophie, l’arabophobie et la phobie des rroms composantes d’une même forme de déshumanisation pour chacun de ceux qui les pratiquent, pour tous ceux dont un quelconque forme de phobie est constitutive de la conception de l’Autre.

Pourquoi le cas « Valls » parce que ce que fait Valls aujourd’hui crée un précédent (qui UE oblige pourrait nous atteindre bientôt) qui porte atteinte à la liberté d’expression de tout un peuple qui pourra si ce précédent passe se voir condamner pour délit d’opinion et selon les dominantes du moment, le principe restera, les cibles changeront. Ce délit d’opinion pourra concerner tant des formes de xénophobie que des ’idéologies à géométrie variable, divergentes d’avec celle du Pouvoir en place, alors que nous assistons à une dérive généralisée tant en UE qu’aux EU, celles de la criminalisation des opinions divergentes condamnées comme menaçantes pour la « sécurité et les intérêts de Etats-Unis » qui est une doctrine militaire imposée dans le monde entier, et dans lequel Etats-Unis ne désigne plus ce pays, mais bien des Corporations Transnationales. Et donc Il serait aussi contre-productif et égarant de remplacé EU par USRAËl ou quelques formules du même genre qui ne désignent pas une cible mais un leurre. Les vraies cibles sont ailleurs, les déterminer demande à la fois une réouverture de l’histoire et une analyse du quotidien.

Le cas « Valls », parce que après avoir stigmatisé les victimes du dit Holocauste que sont les Rroms, après avoir envoyé ses forces de polices, user envers eux de comportements qui sont ceux utilisée par la police française quand elle obéissait aux ordres de l’occupants quand il s’agissait de rafler Rroms et juifs pendant la seconde Guerre Mondiale, après avoir suscité les troubles de l’ordre public par de légitimes réactions  de protestation d’une – bien trop faible – partie de la population , après avoir jeté le trouble dans la conscience d’enfants qui voyaient leur petits camarades de classe « devenir rroms »  et être déportés pour cette raison et cela dans l’accomplissement de ces fonctions officielles de Ministre de la République, le voici qui sans vergogne, sans aucun soucis de cohérence, fait monter la tension au sujet d’un comédien qui lui n’a aucun pouvoir d’envoyer qui que ce soit en déportation.

Je ne vais pas entrer ici dans la polémique Dieudonné, à mes yeux et à ceux de beaucoup après avoir pratiqué longtemps avec talent un humour de Concorde le voici devenu artisan de haine, cela est rejetable, doit être mis en lumière et des centaines de milliers de personnes en débattent aujourd’hui, que ce soit sur Internet ou ailleurs que ce soit en France, dans d’autres pays ou sur d’autres continents. Mais le débat est faussé par ceux qui depuis des années l’ont mis en position de jouer un rôle dans un scénario écrit par d’autres, mais dans lequel il se complait, celui de victime, de martyr, de persécuté pour délit d’opinion. Et désolée, je trouve que sa réponse fait le jeu non seulement de ceux qui lui imposent ce rôle, mais aussi de ceux qu’ils prétendent combattre en le lui imposant. On l’aurait préféré plus intelligent et faisant la nique à tous les fabricants de haine de tous bords, et moins ami des producteurs de concepts (sic) « caca-culotte » (re-sic), qui sèment la division partout où ils passent. Il est triste de le voir instrumentalisé par ceux dont il faisait rire aux débuts de sa carrière par la qualité de son humour qui a fait place à une ironie au rire méchant à relent d’ego blessé.,  il n’y a plus d’autodérision mais le culte d’un ego qui dénigre avec hargne, tout et n’importe qui.

 Il est encore plus triste que cette ironie fondée sur le rejet aujourd’hui fasse salle comble et déchaîne les passions et dans lequel le seul rapprochement populaire est celui de judéophobes, d’arabophobes et autres phobes. Et je mets en garde ceux qui continuent de le suivre au nom de ces débuts… Il y a un devenir « Dieudonné » qui marque une rupture entre ce qu’il était avant le sketch du colon (que des juifs auraient aussi bien pu écrire) et après ce sketch, ce n’est plus la même idéologie qui l’habite., ni les mêmes effets qu’il produit

J’ai commencé en établissant une différence entre habitant et citoyen et je terminerai par cette autre différence, qui n’est pas nouvelle, qui a établi une rupture de la démocratie moderne entre des citoyens qui au nom de leur opinion ne jouissent pas des mêmes droits, celui d’exprimer librement leur pensée et d’en débattre que les autres. Nous sommes face au danger de franchir un seuil dans cette discrimination qui nous éloigne dangereusement de la démocratie moderne, en créant des différences entre citoyens et leurs droits, entre habitants en fonction de leur idéologie.

Il serait urgent de faire une analyse profonde des conséquences de la loi Gayssot, et autres interdits similaires, elle a été le catalyseur d’une prolifération d’une parole qui devenait attrayante parce qu’elle transgressait un interdit, diffusée dans le « secret », en privé, elle a pu proliférer sans avoir à affronter le contradiction du débat public. J’ai en écrivant cela, une souvenir qui s’impose, alors que les étudiants de toute l’université venaient se mesurer à Marcel Liebman en lui apportant la contradiction pendant ses cours, et les étudiants d’extrême-droite n’étaient pas les moins assidus, parce que lui rabattre le caquet en réduisant son argumentation à néant était un défi à relever, je ne crois pas qu’aucun d’entre eux y soient jamais parvenu.

Cela se passait à chaque cours, devant des centaines d’étudiants, les théories des étudiants de l’extrême étaient démontées et réduites à néant par une argumentation informée, rationnelle et cohérente. Et cela faisait barrage à la remontée de l’extrême-droite. Quand on en arrive à croire qu’il faut  interdire, il est déjà trop tard, surtout quand la police vient enlevé des enfants devant leurs copains montrant que ce qui est interdit au peuple est permis à ceux qui confisquent le pouvoir lié à leur mandat.

Quand à Valls, il fut le premier a transgresser les interdits qu’il veut imposer à d’autres, cela devrait être la question centrale du débat actuel, celle de la dérive du pouvoir et de la destruction de la démocratie par ceux la-même qui ont été élu pour l’incarner et la défendre !

 

Anne Woff

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:47

 

Je devrais pour bien faire et obéir à la coutume me fendre de quelques vœux, formels et de « bon ton ». Désolée, j’ai pas le cœur à ça. Ce que j’ai vu autour de moi, pendant les « fêtes » : elles sont devenues pendant quelques jours une sorte de trêve ou la plupart se gavent en oubliant ce qui ne va pas et formulant des « pieux souhaits », comme s’il s’agissait de quelques formules magiques qui par miracle transformeraient le monde. On fait semblant d’y croire. Après les fêtes, le carrosse redevient cette épave bonne pour la casse qu’il n’avait jamais cessé d’être, une citrouille au moins, cela fait des bonnes soupes…

Vient janvier, la nausée, on a trop bu, trop mangé, et zut… vidé son compte en banque pour créer l’illusion un éphémère moment que tout va bien, qu’il ne se passe rien… les fêtes comme une sorte de catharsis pour vider son trop plein d’amertume, et se gaver en remplissant les poches de qui « on sait », ce sont toujours les mêmes qui sortent gagnants… et les mêmes qui sont grugés.  Pour beaucoup, la fin du mois sera dure – et même le début. Janvier est un mois serre-ceinture.

Si le solstice a du sens, celui du premier janvier, Nouvelle Année, m’échappe, d’ailleurs différents peuples ont d’autres dates, quand à Noël et au « petit Jésus », je rigole doucement en voyant ceux qui n’y croient pas vider leur portefeuille pour célébré sa naissance engraissant d’autant les usuriers dont Jésus justement voulait nous débarrasser.

2014, s’annonce très dure. Rien ne sert de le nier, il faut s’y préparer, je vous souhaite donc une grande lucidité, du sens pratique et de trouver dans votre entourage une de ses structures locales qui bâtissent modestement d’autres futurs, donnent au quotidien du bon sens à la vie et apporte la joie dans les chaumières. Frugalité n’est pas synonyme d’austérité.

A présent pour beaucoup, rien ne va plus et les dés sont jetés.

Les événements du 11 septembre sont à présent suffisamment documentés pour ne pas laisser place au doute et nous dévoiler quelques secrets sur les manipulations occultes de notre histoire. Certains participants à présent se vantent même du rôle qu’ils ont joué pour fomenter ce complot. C’est certainement une des racines de ma vision du monde et un trésor de renseignements pour comprendre comment se fabriquent les manipulations de l’histoire.

Quand Allende, un socialiste plutôt modéré, démocratiquement élu, devient président du Chili, l’Empire est obsédé par une idée : il faut s’en débarrasser. Le 11 septembre 1973, ce sera chose faite. J’ai beaucoup entendu, lu, vu de documents concernant cette période, mais aucun n’est plus convainquant que ce morceau d’anthologie : Billy Joya, le bourreau du Honduras qui après le renversement de Manuel Zelaya, un coup d’état dont il est une des membres actif, vient expliquer, qu’il fallait s’en débarrasser pour les même raison qu’il fallait le faire d’Allende. Il a amené avec lui, un dossier de quelques centaines de pages, il nous explique, celui-ci est celui qu’il avait monté pour préparer le coup d’état au Chili et dont il s’est inspiré pour renverser le président légitimement élu du Honduras Manuel Zelaya. Cela, s’appelle des complots et leur théorisation est importante pour comprendre le présent.

Le coup d’état au Chili, avait pour composante une féroce déstabilisation économique, une guerre économique pour susciter le mécontentement populaire, nous retrouvons exactement les mêmes méthodes au Venezuela aujourd’hui, symbolisée par cette rétention massive du papier de toilette au Venezuela comme au Chili,, le détail qui tue, rien de vital mais prodigieusement énervant….

Cela pour dire, ce sont toujours les mêmes vieilles méthodes qui s’adaptent, se corrigent et s’améliorent. Des progrès notables sont faits en matière de propagande. La guerre psychologique bat son plein, des matrices d’opinion sont conçues et diffusées destinées à la manipulation massive des inconscients collectifs, alors que la lucidité des peuples a été érodée par des décennies de télé, une  main mise sur les medias, une participation grandissante du secteur privée à l’élaboration des programmes d’enseignement public, et les diverses formes de publicité destinées à maintenir le leurre d’un horizon de désir, un horizon de convoitise.

Nul doute que nous soyons tous confrontés à une guerre psychologique de haute intensité, et nous pouvons en observer chaque jour les méfaits cumulés dans les manifestations de différents courants de « l’opinion » publique, Mon but, avec ce blog n’a jamais été en soi de contribuer à l’éveil des consciences, mais bien plutôt baliser des chemins pour des consciences éveillées en relayant des informations qui me paraissaient significatives pour mes propres recherches. Prudence avec la conscience d’autrui… le prosélytisme est toujours un abus de conscience.

Le point de départ d’une recherche : Je me suis retrouvée en 2005 complétement larguée dans un monde que je ne comprenais plus. Pendant des décennies de ma vie vagabonde, Ixelles (Bruxelles) a toujours été un point central, mes autres racines ayant été coupées pour causes de gentrification, Lasne, où j’ai grandi, devenue la commune la plus chère du pays ne m’est plus accessible depuis longtemps. Je revenais d’un petit village perché dans les montagnes de Catalogne, la vallée (et ses voisines) avait été rachetée par une banque pour activer ces ressources honteusement oisives (à leurs yeux), un site magnifique non rentabilisé. Je retrouvais mon quartier d’Ixelles situé près du Parlement Européen devenu enjeu pour de féroces spéculateurs, qui en chassaient systématiquement les habitants les plus pauvres, dont beauoup se retrouvaient sans logis.

Je l’avoue sans honte, j’aurais pu continuer à cultiver tranquillement mon jardin, je ne me serais sans doute plus jamais mêlée de politique, j’aurais savouré les bonheurs d’une vie simple et frugale, toute pleine d’activités qui vous donnent énergie, santé et bonne humeur… L’hiver, après avoir coupé mon bois, j’aurais philosophé au coin du feu, ou fait à l’ancienne quelques ouvrages « de dame », broderie, crochet, couture, des collages, des colliers, quelques peintures…

Cela ne c’est pas passé comme cela, en plus la ville dans laquelle je crois « revenir » n’existe plus. Me voilà soudain la conscience en alerte… il se passe des choses bizarres qui m ‘échappent. Une destruction systématique de l’habitat alternatif est menée, en Europe. Des gens partout perdent leur logis et n’en retrouvent point. Je me suis retrouvée très vite mêlée aux activités du milieu associatif, j’y avais quelques repères, des leurres. Je m’aperçois alors que l’associatif en général (heureusement il reste quelques exceptions), n’est plus non plus ce qu’il était :une société civile capable de faire pression sur les politiciens en défendant les droits des populations. Les associations institutionnalisées, sont l’élément d’une fiction de participation, qui donne un supplément apparent de légitimité à un système qui n’en a plus aucune. Ce blog est jalonné d’anecdotes qui illustrent ce propos, je ne reviendrai pas là-dessus.

J’aime comprendre. Ce qu’il me fallait à présent élucider, c’est ce que signifiait théoriquement et concrètement la GLOBALISATION. Je ne partais pas de rien, j’ai pas mal d’expérience de terrain et j’ai déjà auparavant fait beaucoup de recherches pour comprendre ce hiatus entre la gauche concept et les gauches réelles auxquelles j’avais été confrontée dans ma carrière militante. J’ai analysé ce vécu en faisant des recherches dans les bibliothèques, des études à l’Université, en écoutant des témoignages, j’avais entendu parler de Gladio, du Bilderberg, découvert des modes manipulatoires et les instrumentalisations déployés par la CIA et autres services secrets, j’ai été contemporaine de l’éclatement de la gauche en factions contradictoires qui se perdaient et se perdent encore en pinaillages à fin clientéliste et souvent dans des buts de recherche de pouvoir personnel… c’était dans les années 70, au début des années 80, ont était loin de la dérive actuelle, mais comme pour tous les points abordés ici, il faudrait quelques chapitre pour montrer tous les fils.

A l’époque me suis complétement trompée sur deux points qui sont liés. Le premier est que au vu de la conscience populaire des années 70, il me semblait alors impossible que ces manipulations de l’histoire fassent sens, la démocratie me paraissait receler suffisamment de garde-fou institutionnels et dans la conscience populaire, pour que les aspirants maîtres du monde finissent moquer de tous et faisant rire les enfants sous forme de caricatures dans les BD, nous savions tous alors que quelqu’un qui prétendrait vouloir devenir maître du monde mériterait toute notre compassion et un traitement psychiatrique approprié, il était clair pour (presque) tout le monde qu’il fallait être complétement barge pour vouloir devenir « Maître du Monde »…  mon autre erreur fut de ne pas croire que de tels fous existaient qui allaient concentrer et perfectionner les moyens de parvenir à leur fin, une dangereuse et curieuse perversion du cœur, de l’âme et de l’intelligence les ayant affectés..

En collectant de ci de là, des informations sur les montants financiers qui ont été alloués à des associations, des personnes, des partis politiques pour réaliser cette fin en manipulant l’histoire... un délire, des sommes folles ont été dépensées pour contraindre le devenir du monde selon les intérêts d’un très  petit nombre. Mais le pire, c’est que l’argent, qui n’a pas de valeur en soi est devenu un outils d’accaparement grâce à sa virtualisation et des mécanismes de capture bien rodé comme les taux usuraires de dettes contraintes ou non. , Un argent qui n’existe pas est devenu le moyen de s’accaparer des biens réels des peuples, de leurs terres, de leurs moyens de production et de subsistance, de leurs espaces vitaux.

Il n’y a pas de problème de surpopulation et le 1% de riches est une autre forme de leurre, un mythe qui divise des forces qui devraient s’unir. Ils sont entre 1/50 000 et 1/100 000 aujourd’hui qui accumulent tout à la fois les pouvoirs économiques, militaires, politiques, culturels, les propriétés des terres et des moyens de production, et développent et appliquent des moyens de contrôle des inconscients collectifs de masses et de répressions des consciences personnelles ou collectives qui font obstacle à leur projet. Cette évaluation nous donne un chiffre de l’ordre de 100 000 propriétaires du Monde, terres, moyens de productions, disposant d’un pouvoir économique qui a réduit le pouvoir politique à une façade, un guignol,  et de moyens financiers virtuels dont ils pourront très bien se passer quand ils auront fini d’accaparer la planète. Et nous pouvons sans grand risque de nous tromper supposer que ces 100 000 sont eux-mêmes organisés hiérarchiquement et que le pouvoir réel est concentré dans un cercle bien plus restreint qui a tous les moyens de faire la fortune de ceux qui les servent comme ils ont ceux de ruiner, d’éliminer ceux qui ferait mine de les « trahir ».  (Encore un chapitre). Autrement dit nous assistons à une expropriation globale qui implique aussi l’éradication des petits, et des moyens capitalistes qui sont remplacés par les franchisés intégrés dans les chaînes de production des Corporations…

C’est à ces conclusions que m’ont conduit les chemins de ce blog, nous sommes dans une phase inédite d’accumulation capitaliste, une accumulation par expropriation qui ne laisse « oisif » (ne rapportant pas de profit aux 100 000) ni le moindre brin d’herbe, ni la moindre goutte d’eau pour ne pas parler des humains qui ne compte à leurs yeux qu’en terme de chiffres dans des bilans qui leurs soient globalement favorables. Tout un programme pour l’avenir… la mort ou de nouvelles formes d’esclavage se mettent en place… (autres chapitres)

 

Anne Wolff

(suite 2014, des combats pour la dignité nous appellent 2)

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:28

 

 

 

Je n’ai aucun doute qu’il y ait un programme initial mis en œuvre dans la réalisation de ce projet, je n’ai aucun doute que parmi les concepteurs d’un tel programme il y ait eu quelques élitistes de bonne intention, persuadé que réellement le peuple serait plus heureux si des personnes « éclairées » décidait pour lui de son destin que si on le laissait faire. Je n’ai aucun doute non plus que parmi les concepteurs figurent des crapules absolues, eugénistes dans l’âme, qui ne pensait dès le départ qu’à leur propre profit et se laissait guider par leur pathologique désir de Puissance sans mesure.

Je suis persuadée aussi que ce projet, s’il a rencontré moins de résistance que je ne le supposais en à rencontré bien plus que dans leur grand mépris des peuples l’avaient envisagé les concepteurs initiaux. Personnellement les phases d’un éventuel complot qui remonte à des durées variables ne m’intéressent que dans la mesure où cela me permet de discerner les acteurs actuels et leurs modes d’action. Je suis tout aussi persuadée que seul un travail en profondeur du peuple, pour le peuple qui met en place des organisations locales productives et conviviales, en connexion avec toutes les autres partout sur la planète peut apporter une solution. Cela se fait, partout, mais dans la course contre la montre, le temps en ce moment joue contre nous, encore que les lois de la nature  nous apprennent que dans une situation d’instabilité, quand existe des précurseurs d’une innovation adaptative, le renversement peut se faire très vite qui fera de cette exception une généralité, et que des effets leviers peuvent alors être mis en action qui font que « de petites causes produisent des grands effets, non sortons ici de la linéarité (et de la mécanique) dans les résultats de rapports de forces asymétriques. ..   

Je ne juge pas les criminels accapareurs à titre personnel, seul un tribunal des Peuples seraient habilité à juger collectivement les crimes de lèse-vie, le génocide qui résulte de l’application d’une idéologie qui se veut « Pensée Unique », une industrialisation du monde.

Comme je rappelais, 6 millions de juifs tués pendant la seconde guerre mondiale, ne doivent pas, en mobilisant seuls toute la mémoire d’une guerre génocidaire, nous faire oublier les plus de 60 millions d’autres morts, et les centaines de millions d’autres victime de ce génocide qui n’était pas une guerre des Peuples mais une guerre d’appropriation capitaliste au détriments de tout ceux qui furent victime d’un génocide[i], la guerre industrielle comme méthode génocidaire qui tue plus de civils que de militaires et qui est le prélude indispensable à la future colonisation de l’Europe par le Marché, elle-même prélude à l’accaparement de la Planète par les 1/100.000. Et, nul doute, que le plus horrible, parmi toutes ces horreurs, fut une industrialisation de la mise à mort de civils dans les camps de la mort. Et je n’ai d’autres cousins juifs que ceux qui se donnent corps et âme pour que « Plus jamais ça » soit une réalité pour tous les enfants et les adultes de la Terre, en aucun lieu, pour aucun peuple, sans discriminer entre les victimes du carnage, et je n’ai d’autres cousins de mes autres origines que ceux qui ceux aussi ont rejoint ce combat. C’est inacceptable ce combat pour savoir qui est la plus grande victime d’un holocauste mondial alors que ces ravages se poursuivent et menacent de subir un inimaginable saut quantitatif dans un très proche avenir (croissance de la guerre, progrès de sa létalité l’aboutissement obligé de la compétition pour les ressources de la terre et les profits qu’elle génère).

Ce que nous révèlent ces chiffres, c’est que les Maîtres du Marché n’ont eu aucun scrupule à entraîner dans la mort des dizaines de millions de gens pour faciliter leur colonisation de l’Europe. Ce que nous ne devons pas oublier c’est que l’immense majorité des militaires morts dans ce conflit sont aussi des civils qui ont été revêtus d’un uniforme pour servir de chair à canon et s’entre-tuer avec d’autres civils dans une guerre qui n’était pas celles des peuples qui y furent sacrifiés.

Cette guerre là, n’a jamais cessé depuis, elle a occupé d’autres champs de batailles, adopté différentes formes, mais c’est encore et toujours la même guerre, et si nous ne réagissons pas, elle touchera à son terme, elle a fait des centaines de millions de victimes, elle pourrait en faire des milliards.  C’est pourquoi mes premiers vœux sont ceux d’une prise de conscience populaire des enjeux et des protagonistes de ce conflit planétaire qui opposent quelques dizaines de milliers d’individus et ceux qui sont à leur service, dont certains ont subit des conditionnements inhumains pour devenir ces machines de guerre sans sentiments qui était aussi l’idéal des SS. à l’ensemble des peuples du monde. J’ai pesé ce que j’écris là, j’ai remonté des dizaines de fils en partant de la réalité concrète de mon implantation de terrain.

C’est pourquoi mon plus grand souhait, mon plus grand espoir est que les peuples du monde s’unissent pour décider d’être co-auteurs d’un nouveau scénario.

Utopia : La réalité, c’est que débarrassé des accumulateurs pathologiques, la Terre recèle bien assez de ressources pour que nous puissions y vivre tous confortablement, sans se tuer au travail. La réalité est que les destructions massives et contaminations sont telles que cela ne sera bientôt plus vrai.

 

Il faut que cesse les divisions des peuples qui les poussent à s'entretuer, faisant le jeu d'un ennemi commun devenu maître dans l'art de semer et d’exacerber entre voisins des différents souvent fabriqués à cette fin. Les 100 000 en rigolent et cela conforte leur mépris, une telle racaille n'est-ce pas, la populace, ne mérite pas de vivre... je vous promet que je n'exagère pas. Vous savez comme moi que cela n'est pas vrai que ce sont eux encore qui fabrique ces conditions de guerres et de misère qui font perdre toute dignité à ceux qui en sont victimes. 

Des centaines de millions de gens l’ont compris qui œuvrent au quotidien pour poser les fondations d’un nouveau monde, d’économie locale, fondé sur d’autres notions de richesses et d’abondance plus proprement humaines et gratifiantes. Et le cœur de cette lutte, son nerf de la guerre, est la défense de l’agriculture paysanne, avant d’avoir besoin d’argent, nous avons besoin d’une nourriture saine produite dans un milieu ambiant non contaminé. Au quotidien, c’est une question de sérénité et bonheur personnel, collectivement ce sont les conditions de possibilité de la survie qui se posent ainsi, petites graines par petite graines dans un terreau dont nous essayons de protéger la fertilité, de l’améliorer quand cela se peut… Un chemin de bonne vie…

2014… des combats nous attendent. Un seul guide : l’Amour : l’amour-propre, l’amour du prochain, l’amour de la vie.

 

Anne Wolff

 



[i]Pertes humaines pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Comme le montre ce graphique, plus de la moitié des victimes furent des civils

Bilan des victimes1,2 

Pays

Militaires

Civils

Total

Union soviétique3,4

8 800 000 à 10 700 000

13 600 000

21 100 000

 République de Chine

3 800 000

16 200 000

20 000 000

Indes orientales néerlandaises

-

4 000 000

4 000 0005

 Reich allemand6,7

5 318 000

3 810 000

9 128 000

 Pologne

320 000

5 500 000

5 820 000

 Japon

1 300 000

700 000

2 000 000

 Royaume de Yougoslavie

300 000

1 400 000

1 700 000

 Royaume de Roumanie

520 000

465 000

985 000

 Royaume de Hongrie

-

-

750 000

 Royaume de Grèce

-

-

574 000

 France

238 000

330 000

541 000

 Autriche

380 000

145 000

525 000

Royaume d'Italie

330 000

80 000

410 000

 Tchécoslovaquie

-

-

400 000

 Royaume-Uni

382 600

67 800

450 400

 États-Unis

416 800

1 700

418 500

 Pays-Bas

12 000

198 000

210 000

 Belgique

12 000

76 000

88 000

 Finlande

-

-

84 000

 Canada

45 300

-

45 300

 Inde britannique

87 000

1 500 000

1 587 000

 Australie

39 400

700

40 100

 Albanie

-

-

28 000

Espagne

12 000

10 000

22 000

 Royaume de Bulgarie

19 000

2 000

21 000

 Nouvelle-Zélande

12 000

-

12 000

 Norvège

-

-

10 262

 Luxembourg

-

-

5 000

 Danemark

4 000

-

4 000

Nombre total des victimes 

25 189 100 

42 186 200

64 781 162

En 1945, de nombreuses régions sont détruites en Europe et plusieurs millions de personnes sont mortes ou blessées. Les combats de la Seconde Guerre mondiale n’ont épargné que les pays neutres. Le bilan humain est dramatique : entre 60 et 70 millions de morts, plusieurs millions de blessés, 30 millions d’Européens déplacés8 en raison des changements de frontières, surtout en Europe orientale9. Ce conflit fut le plus coûteux en vies humaines de toute l'histoire de l'humanité. Environ 45 millions de civils sont morts dans les combats et les bombardements et le nombre de victimes civiles est supérieur à celui des victimes militaires.

Des peuples entiers sont décimés (ainsi on comptait sept millions de Juifs en Europe avant la guerre et seulement un million après) et des populations sont détruites. La Pologne a perdu environ 15 % de sa population.

Source :
Bilan de la Seconde Guerre mondiale - Wikipédia

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 15:55

 

 


 

Dans le cadre de ma campagne, j’ai la rage et je la partage : maladie mentale, renversement des causes et des effets. La globalisation, c’est aussi ce phénomène qui jette dans l’angoisse ou la terreur la majeure partie des habitants de la planète.

Ce que je désire mettre en lumière aujourd’hui, c’est la globalisation comme fabrication à échelle industrielle de la maladie mentale, dans nos régions.

Pour bien comprendre ce qui se joue ici, il faut avoir en tête le paradoxe d’échelle que je peux illustrer par les théories de la mise à l’emploi des « inactifs » (sic).

« Chacun peut trouver un emploi mais tous ne le peuvent pas » est un paradoxe d’échelle.

Les rapports varient, en Belgique il existe un emploi pour 15 à 40 demandeurs selon les plus basses ou hautes estimations. Et donc si l’échelle individuelle prône que chacun, s’il le veut vraiment, peut trouver un emploi, le paradoxe d’échelle fait que même si chacun y met la meilleure volonté du monde entre un 14/15 ou 39/40 pourront y mettre toute l’énergie et toute la bonne volonté du monde, ils resteront néanmoins sur le carreau. Ajoutons qu’un nombre croissant de personnes inaptes à l’emploi, ont recours à la médicalisation de leurs symptômes sociaux, elles ne se retrouvent dès lors plus dans les statistique des « demandeurs d’emploi », sans pour autant être inaptes à fournir un vrai travail, et souhaitant souvent pouvoir le faire… mais le vrai travail est lui aussi exclu du cadre de la globalisation. C’est le thème central de ce billet de colère, celle de l’assassinat « doux » de personnes en perdition par la médicalisation des malaises sociaux.

Le discours des agents d’insertion, et les matrices d’opinions publiques se construisent sur base de « Chacun le peut s’il le veut » avec pour implicite que celui qui n’y parvient pas est soit de mauvaise volonté, un fraudeur, un tricheur, un profiteur, soit une forme quelconque d’incapable (y compris au sens juridique du terme) et doit donc être stigmatisé ou traité comme tel, ce qui aujourd’hui se synthétise toujours d’avantage une re-catégorisation  en rebut de la société, personne, malveillante ou incapable, improductive à charge de l’ensemble de la société, et selon les tendances des « analystes » elle sera définie avec plus ou moins de virulence comme nuisible. Présentée par les matrices de propagande comme charge pour la « bonne société » elle fera des systémiquement improductifs (ceux qui ne grossissent pas les avoirs des 1%) un groupe objet de mépris voir de haine, servant ainsi la globalisation qui nous écrase tous en détournant les population des cibles de leur légitime colère, leur permettant de décharger leur hargne sur le plus faible, le plus démuni, le moins bien loti. C’est moche, minable, moralement condamnable, mais bien réel

Nous sommes quelques-uns qui observons avec une grande inquiétude les dérives du système. D’une part nous voyons que la « masse » de ces dits rebuts ne cesse de croître, que les prévisions les plus optimistes annoncent une augmentation de 125 millions à 150 millions de personnes vivants sous le seuil de pauvreté en Europe en 2020. Nous savons bien qu’il s’agit là de projections linéaires et que les constantes mesures « austéritaires »  et autoritaires toujours plus drastiques en matières de réduction de travail disponible, bien commun, redistribution équitable… nous conduisent toujours plus vite vers une situation toujours plus dramatique. Les plus observateurs d’entre nous constatent aussi l’apparition récurrente de mesures Made in « UE » & cie (Association à But Lucratif du Corporatisme Transatlantique), qui nous amènent à la question « quel avenir est réservé à ces 15O (et plus) millions de personnes par l’ABLCT ?  : Durcissement des traitements de rejets des largués du système y compris la criminalisation de la lutte sociale et celle de la création d’alternatives, construction de nouvelles places de prisons dans toute l’Europe dont certaines sont d’avances réservées aux « sans-abri » et aux « malades mentaux », dormir dans la rue à Madrid 250 euros d’amendes, à Amsterdam 50, plus de 100 en Hongrie qui en cas d’incapacité de payement vous conduisent en prison. Destinées aussi à tous ceux, qui n’ayant plus d’autres recours, enfreindrons la loi et la Tolérance Zéro pour des raisons de survie : rouvrir l’électricité coupée en plein hiver, participer à une manifestation interdite, voler dans un supermarché de quoi se nourrir faute de meilleure solution, dormir dans les lieux publics, faire usage de semences prohibées, pratiques de solidarités criminalisées par les lois du marché comme crime de lèse concurrence,  … la liste des actes susceptibles de conduire en prisons augmente chaque jour. En Espagne, comme en Grèce, des associations se sont vu refuser le droit de distribuer de la nourriture au plus démunis parce que cela constitue un délit en tant qu’elles ne sont pas officiellement reconnues et autorisées à le faire ! Les nouvelles lois espagnoles permettant de condamner ceux qui s’insurgeraient contre de tels diktats, à des amendes démesurées ou conduisant en prison pour rébellion les personnes dont l’incivisme les pousseraient à continuer à distribuer nourritures, vêtement et couvertures, malgré l’interdiction qui leur a été signifiée.

Des dérives parmi d’autres et celle qui m’intéresse aujourd’hui est la psychiatrisation du malaise social.

 

Je décris ici tout autant de ce que j’ai pu constater dans les textes de la théorie sociale que dans les constats d’une longue pratique de terrain ; une véritable dérive qui accule les personnes qui se trouve dans le « rebut » à se tourner vers « l’aide médicale » pour soulager les symptôme d’une pression sociale accrue qui génère des « troubles mentaux » à tour de bras.

Un rapport de l’OCDE établi qu’un belge sur trois sans emploi souffre de troubles mentaux. Ce rapport se fonde sur des croisements de données des organismes de sécurité sociale et sur une enquête de terrain qui prend en compte les indicateurs suivants : l’irritabilité, l’insomnie, la nervosité, le désespoir, la dévalorisation, le stress,

Un extrait d’un texte, une entrevue avec Anne Herscovici, ancienne directrice de CPAS (organismes chargés d’activer ceux qui bénéficient du minimum de revenus d’existence, le RIS, revenu d’intégration sociale) dévoile toute l’étendue du problème. Sachant que Madame H. est de « gôche » et fait partie de ce qu’il y a de moins pire sur le « marché » de l’aide sociale, nous comprendrons que la personne qui se retrouve demandeuse d’emploi a peu de chance, quasi aucune en fait, d’échapper à une douleur et un désarroi générant des « troubles mentaux ». Ce qui comme vous allez voir est le chemin normal encouragé par les acteurs du social !!!

Souffrance psychosociale et aide conditionnée : les CPAS désarmés

J’ai eu régulièrement un terrible sentiment d’impuissance devant des usagers qui me semblent « à côté de leurs pompes » – mais je ne suis pas médecin - très dépressifs et/ou consommateurs abusifs de psychotropes. Ils se mettent en défaut par rapport aux exigences de la loi. Ils ne remplissent pas leurs obligations(multiples rendez-vous ratés, formations abandonnées, démarches administratives non effectuées, agressivité ou léthargie, etc...) et risquent donc de se voir priver du revenu d’intégration. Et de plonger en conséquence dans une situation pire encore.

Là où je pense souffrance psychique, d’autres voient absence de bonne volonté, refus de collaboration. Mon diagnostic amateur est réduit à de la « naïveté » ou à de la gentillesse mal placée. (belle propagande politique A.W.) Une attestation médicale permet de suspendre les obligations des usagers, mais encore faut-il qu’ils acceptent de voir un médecin et que le médecin fasse plus que délivrer un certificat. Dur aussi de devoir médicaliser, si pas psychiatriser une personne pour lui éviter la perte de ses droits. (sic, sic, sic Anne W) Dur de se contenter de ce minimum-là, de n’avoir d’autre perspective à proposer que le maintien d’une aide financière. Jusqu’à l’âge de la pension ? Cela ressemble à de l’abandon, du renoncement face à une cause qui serait perdue. Les CPAS ne disposent pas ou peu des outils qui permettent un accompagnement spécifique, un travail d’insertion socio-professionnelle adapté et donc à bas seuil d’accès.(t’as tout compris, vive le mépris. A.W.)

Anne Herscovici in Les CPAS, au pied du mur des inégalités - Fédération des maisons médicales

Moi qui ait vu des amis partir en spirale descendante vers le fond du gouffre après avoir accepté la psychiatrisation pour éviter la perte de « droits », je peux vous assurer que c’est encore bien plus dur pour moi que pour la pignoufette ci-dessus « J’ai eu régulièrement un terrible sentiment d’impuissance devant des usagers qui me semblent « à côté de leurs pompes (…) très dépressifs et/ou consommateurs abusifs de psychotropes» ». Pauvre Chérie ! Une personne qui par le rôle qu’elle a joué et joue encore assume à part entière la responsabilité de cette situation. Vous ne remarquez peut-être pas, mais je ressens moi profondément le profond mépris dont je l’ai toujours vu témoigner à l’égard de personnes dont je connais la richesse de talents, de solidarité et pour certains d’humour (pas vraiment bas du seuil, loin de là, fragiles, sensibles, mal dans des relations de concurrence) qui sont ainsi sacrifiées pour le plus grand bénéfice de big pharma, mais pour la plus grande irrémédiable et irréversible perte de la société (– les 1%). Ce que dit ce texte, c’est que fasse à son impuissance de politicienne, les usagers n’ont qu’à aller faire soigner un trouble médical qui n’existe pas pour espérer disposer de revenus de survie. Et elle a le culot d’ajouter qu’un simple certificat qui permet de soulager la pression sans addiction médicamenteuse ne suffit pas… Bravo ! 

Le serpent se mord la queue. Personnellement je considère que la plus à côté de ces pompes est l’auteure de ce texte. Mais c’est aussi une politicienne qui se doit d’avoir en toute circonstance un discours électoralement relevant, et nous savons que de tels discours ne peuvent s’encombrer de « sens de la réalité » parce que quiconque aujourd’hui est doté de ce sens s’engagera dans d’autres combats que la politique politicienne. Où pour le prendre par l’autre bout, quiconque aurait un discours réaliste n’aurait aucune chance de percer dans le monde politicien, pas tant parce qu’il ne serait pas écouté par le peuple dont une grande partie au contraire aspire à un tel discours réaliste qui lui permettrait de retrouver ses repères, mais parce que tout les mécanismes bien rôdés sont en place pour que nul ne puisse réussir en politique qu’il ne soit implicitement coopté par l’oligarchie globalisante. Seules les représentations communales permettent encore une action politicienne d’une certaine efficacité, mais c’est un autre débat.

Avec le discours de notre politicienne ex-directrice de CPAS nous voici en plein dans le paradoxe d’échelle. (…) multiples rendez-vous ratés, formations abandonnées, démarches administratives non effectuées, agressivité ou léthargie, etc... 

Un peu de logique élémentaire. Nous le savons, la misère qui touche des couches toujours plus large de la population menace très clairement de s’aggraver pour des durées indéterminées mais qui apparaissent toujours plus longues, générant dans l’opinion publique le sentiment d’une situation sans issue. Quoi de plus normal donc pour les personnes qui en souffrent de manière toujours plus intense, et qui ont bien conscience en vertu de différents facteurs objectifs que dans la course à l’emploi elles partent perdantes, que de se retrouver en conséquence de cette impuissance dans des états de stress, de perte de confiance, de dépression… Surtout quand d’autre part une pression sadique est exercée sur eux… « T’as perdu mais faut courir, sinon tu perdras tes allocations » Qui court ne pense pas et le système ne veut pas de gens qui pensent, observent, analysent et inventent des solutions réalistes donc Hors Profit.

Si nous passons dans notre paradoxe du point de vue chacun peut trouver un emploi à tous ne peuvent pas, nous arrivons à des conclusions fort antithétiques. Nous avons une société malade de la globalisation, qui et aussi un phénomène discriminant entre ceux qui sont intégrables dans la grande machinerie sociale et ceux qui ne le sont pas. Nous avons des personnes toujours plus nombreuses à savoir qu’elles ne trouveront pas d’issue dans le cadre de ce système, ce qui – quoi de plus normal - génère des angoisses, des insomnies, du stress ou de la dépression chez la majorité d’entre elles, des maux qui n’épargnent d’ailleurs pas les travailleurs pauvres qui ne peuvent plus faire face à leur besoins élémentaires et ceux de leur famille. La pression des agents d’insertion s’accentuant, la déstabilisation augmente. Et que leur propose notre gentille politicienne de gauche : d’aller se faire voir chez le médecin, en espérant que celui-ci leur donnera un traitement « efficace ». La seule efficacité en ces termes là, étant celle qui soigne le symptôme individuel, en l’anesthésiant sans toucher aux causes du mal qui sont collectives et le résultat d’un système inadapté à la vitalité. Un système pour lequel « intégrable » est synonyme de « susceptible de contribuer à l’enrichissement toujours plus démesuré du 1% au détriment de tous les autres, lui ou elle-même inclus ». Clair qu’avec cette libérale-gauche là, nous n’avons aucun espoir.

Ce n’est que récemment que j’ai compris pourquoi je rencontrais plus de lucidité chez ceux qui subissent ce traitement d’ostracisme social  -toujours plus intense et flagrant - que chez ceux qui de l’autre côté de la barrière leur assènent leur mépris imbécile : « On ne la leur fait plus ». Combien de fois n’ai-je pas entendu dans la bouche de nouveaux venus au Club des largués du système, « Maintenant je comprends », ils comprennent soudain que les beaux discours officiels et autres qui stigmatisent les « inactifs » sont de la vaste foutaises, une propagande pernicieuse qui empoisonne les relations sociales et prévient la possibilité d’union des peuples contre un ennemi commun en créant artificiellement la division entre bouc émissaires désignés « les profiteurs » et les « bons travailleurs, payeurs d’impôts, voteurs et consommateurs » bref ceux qui se sentent une mauvaise conscience tranquille, celle d’avoir accompli leur devoirs civiques. Ceux qui sont – souvent brutalement projetés de cette catégorie de « civiques intégrés par l’emploi » à celle d’inactifs inciviques par définitions, comprennent alors pourquoi certains se rebellent, en cessant de faire des démarches qui ne conduisent nulle part pour mériter leur maigre pitance, et contre cette obligation de se narrer comme intégrable potentiel, une aliénation pathogène. Ils comprennent aussi pourquoi beaucoup de ceux qui vivent cette situation ayant compris l’arnaque refusent d’encore jouer ce jeu aux dés pipés. Avoir vécu la situation de l’autre côté du miroir produit souvent une rupture irréversible… après on ne se laisse plus manipuler par les mensonges du système, ce qui fait de vous un non-intégrable à vie.

Quand j’étais en ville, sur le terrain, j’ai pu observer à quelle vitesse grandissait cette fracture au sein de la population et mesurer aussi les dangers qu’elle recèle.

Les méthodes des « agents d’insertions » sont toujours plus proches d’interrogatoires policiers qui pratiquent (au moins) le premier degré de la violence morale en toute bonne inconscience du rôle qu’ils jouent. J’ai vu des personnes soumises à ce traitement se décomposer sous mes yeux et entrer dans des processus d’autodestruction. Les agents d’insertion qui la plupart du temps ont des formations qui ne dépassent pas le niveau d’un conditionnement primaire concernant les méthodes à appliquer pour stimuler l’activité du sujet sont de plus en plus invités à mettre la pression à l’activation par l’emploi, alors qu’il y a de moins en moins de perspective d’emploi. Elles sont également (dé)formées pour jeter la suspicion sur toute proposition de création de travail alternative qui ne peut en aucun cas être prise au sérieux,. Imposer des projets alternatifs, pour ceux qui y parviennent, est un parcours du combattant, un chemin de guerrier. Autrement dit les agents d’insertion sont obligés dans leur boulot de faire pression, quitte à ce que l’activation se traduise par une agitation accélérée qui n’a plus d’autre but que de ce rendre recevable pour les allocations ad-hoc par des démarches dépourvues de sens et sans perspective de solution, la dignité d’un travail utile. Les agents d’insertion font ainsi prendre de la vitesse - sous forme d’accélération d’une agitation incohérente - à ceux qui savent qu’ils sont sur le point de rentrer en collision avec le mur de l’impasse, celle de la recherche sans issue d’un emploi fictif.

Certaines des personnes soumises à ce traitement cessent d’exister pour elles-mêmes – aliénation - se réduisant de plus en plus à être des « activés sociaux » en permanence, même dans le cercle des amis elles ne sont plus capable d’avoir d’autre narrations d’elles-mêmes que celle d’un bon petit plouc obéissant qui pratique systématiquement toutes les recherches d’emploi que le système lui impose. Paradoxalement (encore) c’est dans cette tranche que se retrouve les meilleurs truqueurs, ils ont construits un discours d’évitement qui leur permet de faire face à l’interrogatoire social en se montrant irréprochables même après des années de recherche infructueuse d’emploi. Le problème est qu’ils se sont perdus en route… mais nous savons bien que cela aussi contribue à faire le nid de la globalisation.

D’autres malheureusement suivent les conseils prodigués par notre ex-directrice de CPAS, et pour résoudre individuellement les conséquences d’un problème de société, ils acceptent de voir leur problème médicalisé et de prendre les traitements qui effacent les symptômes de stress provoqués par des circonstances extérieures. Honte sur ceux qui d’un côté stigmatisent ceux qui prennent des « psychotropes » mais d’autres part les envoient de bon cœur consommer les poisons des sociétés pharmaceutiques qui dans l’immense majorité des cas cristallisent comme maladie individuelle un malaise global, et dans d’autres détruisent ce qui reste de santé mentale à des gens qui ne sont pas outillé pour contre-effectuer un ostracisme destructeur. Honte encore plus à ceux qui pratiquent ce sale jeu après avoir prêté le serment d’Hippocrate, ils ont perdu le droit d’exercer la médecine… peu nombreux ceux qui dans la corporation passent l’examen !

Nous sommes face à une logique irréprochable et bien rôdée. Ceux qui ne participent pas à la globalisation, ceux qui ne sont pas capables de se soumettre au formatage de l’intégration ou refusent de la faire doivent être détruits ou - la perspective est de plus en plus nette et proche- mis au travail forcé soit dans des prisons classiques soit en pseudo-liberté dans le cadre toujours plus carcéral de nos sociétés contemporaines. Quand à la destruction elle doit se produire si possible sans faire de bruit et de telle manière que cette destruction puisse être mise sur le compte des tendances autodestructrices de la personne elle-même. Une belle image que vient troubler par exemple l’épidémie d’immolés par le feu qui rendent un peu trop visible le malaise et rouvre des questions que le système voudrait faire taire à jamais. D’où d’ailleurs cette grande générosité en matière de produits pharmaceutiques calmants qui sont payés avec les impôts des « honnêtes travailleurs » et enrichissent les conglomérats de Big Pharma, ces empoisonneurs de peuples dans un souci de lucre.

C’est ainsi que après l’avoir vue remonter la pente, une personne qui m’est chère a eu droit à un second degré de la part d’agents d’insertions qui n’ont fait aucun cas de ces handicapas réels, ce qui dans la panique et la colère l’a mené chez le médecin, qui lui a fournit le certificat et le carcan pour museler sa rage débordante. Je l’ai retrouvé au ¾ dans les vapes sur un banc public qui me salua d’un « C’est tout de même mieux de ne rien faire ». La gerbe ! Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire, elle ne m’appartient pas. Mais j’affirme que d’une personne généreuse et bourrée de talent, prête à apporter beaucoup en matière de compétence dans le cadre d’une solidarité conviviale, on a fait un demi-légume condamné à une semi-agonie pour le restant de son existence.

De tels processus évidement sont de nature à réduire et faire tendre à néant toute possibilité de remise en question du système pour lui-même. D’une part en créant une division au sein de la population entre les bons intégrés, ces abrutis qui payent sans se poser de questions les impôts qui servent à détruire leur cadre de vie et les possibilités d’avenir de leurs enfants et leurs voisins… Payer des impôts et laisser des dirigeants auto-proclamés en faire un usage sans contrôle populaire est tout simplement criminel (et je pèse mes mots). A l’assertion sans nuance de « Je paye mes impôts, moi », la seule réponse possible face à l’usage qui en est fait est « Et vous n’avez pas honte », même topo en ce qui concerne ceux qui estime que voter suffit à se dédouaner de la responsabilité politique dans un monde en destruction massive accélérée.

Le texte, dont j’ai extrait un paragraphe ci-dessus contient d’autres délires de la même veine, nous (les marginaux assumés) nous disons parfois qu’il y a des claques qui se perdent, non par agressivité mais dans l’espoir qu’elles réveilleront quelques-uns de ces biens pensants du système de leur somnambulisme imbu de soi. Oui, merci, je sais qu’avec les somnambules, faut y aller en douceur.

Aujourd’hui des solutions se dessinent à l’horizon de l’espoir, elles ont ceci en commun qu’elles regroupent des personnes de tous horizons dans des activités qui ont ceci en commun qu’elles constituent par leur objectifs et réalisations concrets, une remise en question (explicite ou implicite) de la globalisation avec ce constat commun que ce sont les conséquences de cette globalisation  le problème qui doit être éliminé pour que les populations dans leur ensemble retrouvent le bien-être tant physique que moral et la concorde indispensable au bon voisinage, condition d’une bonne vie. De telles initiatives sont toujours d’avantage menacées de tomber dans l’illégalité. Le cas des semences ou celui des orties en France sont exemplaires de cette tendance qui s’impose aujourd’hui à travers des lois impératives « Ce qui est gratuit est interdit » en vertu du principe de concurrence devenu un diktat européen, un des principes fondateur de l’Union Européenne. Mais l’action politique ne se limite pas à la politique politicienne. Le politique en tant que « manière des gens s’organisent entre eux pour vivre ensemble » (H. Arendt) est une dimension inaliénable des initiatives évoquées plus haut. Préparer un repas populaire avec les récupérations de fin de marché est devenu un acte politique, ( et bientôt sans doute de désobéissance civile et de résistance) à part entière qui contrevient aux Lois du Marché Unique imposées par les Corporations. Or ces lois du Marché Unique, via l’UE, supplantent toujours d’avantage nos lois nationales, transformant de telles actions en délit.

Les agents d’insertions sont donc chargés de décourager chez l’usager de telles initiatives qui sont le plus souvent stigmatisées par une honteuse suspicion, ainsi ce jeune couple de marginaux qui se crève et se casse le dos pour lancer une petite entreprise de maraîchage de légumes bio, se voit régulièrement insulté par des agents qui les accusent de vouloir frauder en ne participant pas au parcours de courses à l’emploi… un exemple parmi des centaines d’autres, mais celui des jeunes ayant des projets d’agriculture respectueuse est particulièrement écœurant parce qu’il s’engagent dans un métier dans lequel il est évident que quand bien même ils réussissent, ce sera toujours au prix d’un travail bien plus prenant que n’importe quel emploi avec des rémunérations inférieures… Un tel choix est aussi un choix de conscience, d’intelligence collective de construction d’une société meilleure pour le plus grand nombre, un choix de belles personnes.

Les plus tenaces, ceux qui ont autour d’eux des réseaux de solidarité qui les aident à passer le cap de déstabilisation que constituent les interrogatoires, pressions, chantages, voir menaces de la police de l’intégration ont quelques chances de s’en tirer moralement. Mais plus nombreux sont ceux qui sombrent, une fois déstabilisés par les conditions ambiantes, atteints de troubles mentaux qui créent des tensions psychiques insupportables, entre leur perception concrète d’une réalité qui n’a d’issue que dans la recréation d’alternatives, certains s’ils sont bourrés de talents à apporter dans l de tels projets n’ont pas la capacité d’affronter le combat contre la globalisation qu’elles impliquent.

Pour échapper aux tensions de la schizophrénie systémique, l’obligation de chercher avec une bonne volonté manifeste une chose dont on sait de part et d’autre qu’elle n’existe pas, un sadisme systémique, des personnes, qui souffrent au départ d’un climat social pathogène et mortifère, se réfugient alors dans une maladie, inventée au départ, qui se somatise et souvent se cristallise sous l’effet de médicaments qui court-circuite la colère, la volonté de se battre pour créer ses propres issues ou se joindre à une lutte collective. Heureusement le nombre de personnes qui ont une conscience très claire de ce que le refus du système est une condition sine qua non de bonne santé mentale ne cesse de croître.

Que ce soit les agents d’insertions, les politiciens complices ou les médecins complices, je partage le point de vue d’Isabelle Stengers dans un texte que je vous recommande ("Cultiver une déloyauté envers ceux qui nous gouvernent". Entretien avec Isabelle Stengers - Le blog de Anne Wolff   )

(…)nous connaissons déjà la triste rengaine qui tiendra lieu de chant sur les lèvres de ceux qui survivront dans un monde de honte, de fratricide et d’automutilation. Ce sera « il faut bien, nous n’avons pas le choix ». Il ne faut pas être « tenant » des logiques néo-libérales pour avoir cette rengaine aux lèvres. Cette logique nous tient, elle nous rend « autres » à nous-mêmes. Elle traduit une impuissance qui est ce que cette logique ne cesse de fabriquer, ce que j’appelle les « alternatives infernales ».

(…)il importe d’abord de ne pas les  [le montages des logiques néolibérales] respecter, d’écouter ceux qui nous demandent de les respecter comme on pouvait écouter les collaborateurs pendant la guerre. Ne pas se laisser mobiliser, soutenir les déserteurs à cette mobilisation, cultiver une déloyauté déterminée envers ceux qui nous gouvernent et envers leurs raisons et apprendre à tisser des solidarités, des coopérations entre ceux qui résistent, ce n’est évidemment pas « la solution », mais c’est ce qui est possible dès aujourd’hui – c’est aussi une manière de contrer le désespoir et le cynisme, le « chacun pour soi » et le « tous pourris » qui est en train de gagner très dangereusement du terrain.  

Ces quelques phrases d’I.S. sont un meilleur remède contre la tentation de se vivre malade - alors qu’ on est seulement découragés ou stressé par la pression sociale normative -  que n’importe lequel des médicaments que vous imposeront les agents d’insertion , politiciens et médecins de la Collaboration avec le système. Les porteurs des initiatives évoquées sont les réalisateurs de cette possibilité de se retrouver actifs à construire un monde à échelle humaine. Et tous, à contre courant du système pathogène et mortifère font œuvre de Salubrité Publique.

Merci à eux

Anne Wolff

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 14:42

 

Envie de m’exprimer en ce jour de soleil froid. ANTITINA, c’était ma réponse à cette aberration d’une prétendue lutte contre la pauvreté, comme s’il existait en ce monde une sorte d’entité maligne Pauvreté qui nous voulait du mal.

On ne lutte pas contre un état de fait mais bien contre ceux qui le produisent, non des entités mais des êtres concrets (les auto-exclus du genre humain) qui agissent de manière délibérée pour causer la pauvreté du plus grand nombre afin d’accumuler eux un maximum de possession et toujours plus de pouvoir de les accumuler et de les augmenter.

A ce stade là d’égarement il serait tout aussi utile de fabriquer des effigies de Pauvreté et d’inviter « les pauvres » à venir les mettre en pièce, cela au moins cela défoule, une saine émotion qui fait du bien, en relâchant le stress et les tensions.

Soyez deux minutes – non pas sérieux…le sérieux on l’emm… tout autant que cette austérité qui leur appartient, pas sérieux mais éveillés, attentifs, responsables aussi, utilisez les jolis petits neurones que la nature (pas Monsanto) a produit à cet effet et sortons pour un moment de leur patrons patrologiques.  

Les moulins à vent de Don Quichottes étaient des cibles bien plus concrets que cette pauvreté diffuse qui semble ne sortir de nulle part comme une sorte de fatalité que les incantations ad-hoc pourrait éradiquer, écarter à jamais.

Exemple de prière à usage des masses appauvries, celle que nous concoctent tant les apôtres égarés, que les sinécurés repus des Pourfendeurs de Pauvretés : « Notre Maître-Patron qui présidez l’Olympe des Profiteurs Patentés, donnez-nous au quotidien notre Etat-Providence, et nous serons vos Employés reconnaissants, fréquentant vos Temples du SuperMarché Unique, nous rendrons un culte quotidien à vos icônes Ecrans, qui chaque jour nous font partager la vie des Saintes Vedettes, et si nos gosses bruyants perturbent le spectacle, nous serons de bons parents et nous les ferons taire, même s’il nous faut pour cela les bâillonner d’un hamburger ! Si, si. Et si cela ne suffit pas Big Pharma saura y faire, grâce à Sainte Sécurité Sociale nous aurons gratuitement (il faut bien que les impôts servent à quelque chose d'utile) plus de Rilatine qu’il n’en faut pour en finir avec cette insulte au Système : des enfants plein de Vie, que les carcans énervent. En Bons Employés Méritant nous transmettrons à nos enfants la Sainte Soumission nécessaire au bon fonctionnement de votre système, nous leur donnerons des jolis prénoms machiniques, Rouage, Ecrou, Visse, parmi les plus jolis Puce est très apprécié, Cyborg aussi n’est pas mal. Je laisse à votre imagination le soin de trouver la nomenclature de demain, celles qui nommera de petits êtres voués à devenir les rouages d’une machine conçue par d’autres, machine perpétuelle de leur Pouvoir, faut que ça rapporte…

Mais nous nous éloignons de notre sujet, Pauvreté serait donc comme la mauvaise fée des contes, la cause de nos maux. Faut grandir un peu les gens, devenir responsables de vous-même et du monde, de Notre Terre, qui est sous nos pieds et ne se cache pas dans l’Olympe des Réserves pour Ultra-Riches avec leur mercenaires qui en garde l’accès… les seuls pauvres qui y entrent ce sont les domestiques… mais comme disait l’un deux, un Sifrino (oligarques et assimilés) Vénézuélien, surveillons ces gens de près, le Ressentiment Social pourraient les rendre dangereux.Il aurait pu rajouter Vivement les robots domestiques que nous n’ayons plus affaire à cette misérable engeance qui s’obstinent à penser, juger, discriminer, malgré toutes les mesures prises pour les en empêcher, capables de se rebeller.

Ce n’est pas à la pauvreté qu’il faut s’attaquer, mais à ceux qui la causent – oulah, incitation au terrorisme ? Non, le terrorisme est aveugle. Le terrorisme est ce qu'ils nous concoctent  au nom de la Sécurité, une instabilité qui plonge tous et chacun dans la peur  permanente en augmentant les risques de faire les frais d'un violence arbitraire quelle qu'en soit la source, police ou criminels. J

e parle de cibles concrètes et identifiables et je ne prône pas la violence mais simplement l’abandon de leurs Temples de Consommation et des modes de vie préformatés qu’ils nous imposent… Faisons nôtre le Libre Echange, un libre échange qui parle de partage, de gratuité, de juste prix. Vous n’avez pas remarqué, plus ils installent le Libre Echange de leur Marché Unique dominé par les Corporations Monopolistiques plus sont taxés, contrôlés interdits nos marchés libres…  plus ils ont le monopole sur l’emploi devenu seul moyen de travailler, plus ils réduisent la rémunération et les droits du travail alors que le Capital lui se sert sans limite par ce tour de passe-passe bien connu qui fait qualifier de compétitivité annihilée par les partage du Marché qu’ils règlent entre eux sans se faire concurrence, la recherche d’une rentabilité accrue, pour quelques-uns au détriment de tous les autres, à qui ils imposent aussi le stress d’une rivalité permanente, concurrence entre les petits sur un marché de l’emploi toujours plus restreint, toujours plus exigeant où il est toujours plus question d’écraser l’autre, de grimper sur sa tête pour franchir les degrés d’une hiérarchie sociale où la mobilité est en perte d’espace, en perte de vitesse.
Voilà ce que cache "compétitivité", cette autre mauvaise fée de notre triste conte,o, une recherche de croissance permanente de la rentabilité qui n'est certainement ni sage, ni raisonnable, un mauvais délire obsessionnel en quelque sorte

Si je vous appelle à prendre pour cible les Causeurs de Pauvreté, je ne veux pas dire par là que vous devez prendre votre fusil pour leur flanquer une balle dans la tête, prenez les pour cible de votre discernement. Réfléchissez, cherchez, identifiez les causes plutôt que de perdre votre énergie, votre temps à combattre Pauvreté une entité fictive. Plutôt que de perdre votre temps à coller des emplâtres sur les jambes de bois d’agonisants… Vous avez tant tardé à le faire que nous voici tous embarqué sur la même galère ! La seule manière d’en finir avec la destruction du monde et de ses habitants est de ne plus nourrir la bête. Mais le mouvement s’accélère qui par appropriation du territoire, lois et réglementations restreignent toujours plus drastiquement le droit et la possibilité de construire une autre économie, de faire exister d'autre manière d'habiter la planète.

TINA (there is no alternative) est la mère de la Globalisation Corporatiste et Marchande. ANTITINA nous sommes, ANTITINA nous resterons, bien plus qu’hier et bien moins que demain, tout simplement contre leur Haine globale qui les conduit à détruire ce qu’il ne peuvent dominer, une histoire de pervers qui sont c'est le moins qu'on puisse dire, absolument dépourvu du moindre sens commun et pour qui tout Bien Commun est une insulte  au Dieu Profit qu'il faut éradiquer.TINA est un cri de HAINE, une forme de néfaste folie.

Agissons par amour de la VIE, par AMOUR, avec JOIE. ALEGRIA, le début de la fin de toutes les misères, de leur pauvreté dont la racine principale est la soumission sans combattre à l’impératif moral d’AUSTERITE, qui sans aucun fondement matériel est un libre choix de la conscience.

ALTERNATIVES PARTOUT


Anne W.

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:41

 

 

En guise d’humeur du jour la réponse que j’ai faite aujourd’hui à quelques apôtres et sinécurés) de la lutte contre la pauvreté en Belgique qui en appellent aux

« ouvriers, employés, indépendants, agriculteurs, fonctionnaires, enseignants, travailleurs sans emploi, chômeurs, personnes en nécessité d’avoir recours au système solidaire à travers le RIS/allocations d’invalidité, pensionnés, syndiqués, réseautés, , fédérés, … »

 

Nous sommes les ANTI-TINA. Pas de place pour nous dans ce monde là et ses catégories… humains ni plus, … ni moins, de telles définitions qui cloisonnent, nous réduisent, nous abstraient, nous les refusons, nous nous définissons à travers un projet de monde qui nous unis, où nous n’aurons plus jamais à être définis en des termes qui nous réduisent, nous formatent et font abstractions de nos réalités, bien plus vastes que ces définitions-prisons


Anti-Tina, marginaux, nous n’avons pas notre place dans vos catégories, vos rêves policés sont trop petits pour nous… et pourtant ceux qui vous briment sont ces mêmes effaceurs de marge qui réduisent toujours plus à néant nos espaces de liberté.

 

Nous sommes les anti-tina, ceux qui continuent de porter l’alternative. Autrefois on nous appelait, les marginaux. Depuis qu’ils ont effacé les marges, nous n’avons plus de lieux où habiter la terre, plus d’ancrage, plus de terroir, plus de ce pays planétaire où nous retrouver dans les étapes du grand voyage, la vie et ses mystères. Qu’importe, chacun de nous est fort d’une identité singulière.

De zone autonome éphémères en zones autonomes à défendre nous semons à tous vents les graines d’espoir, les graines de rêve, les graines de la diversité, celles d’un autre monde possible,  que nous continuons d’inventer et de faire exister de zones autonomes éphémères, - un coin de trottoir où nous joignons nos histoires le temps d’un petit foyer de chaleur humaine partagée, un camp nomade que les toiles de nos légères demeures transforment en palais de fête, le temps d’un rituel, et nos musiques éclaboussent le vieux monde de sentiments enfouis dans les puits du Profit.  

 En zone autonomes à défendre - toutes celles qui construisent en parallèle, envers et contre tout et tous, une autre économie, une écosophie sans doute, champ de labeur, champ de bonheur que nous cultivons avec amour dans le respect de notre grande inventeuse, cette créatrice intelligente, la Vie, notre mère à tous, humain, brin d’herbe, caillou et le vers de terre, si utile et toute ces beautés aujourd’hui  menacées, managées au marketing de l’absolutisme marchant, le miracle d’une fleur, d’un papillon, ce n’est pas monnayable.

Pour les fous de Profit, et leurs valeurs morbides et mortifères, cela n’a pas de sens, et doit donc disparaître, comme on tuait aux temps anciens, les chimères pour conserver l’ordre « divin », ce qui ne leur rapporte pas la rançon qu’exige leur pouvoir est condamné par eux à disparaître de leur Ordre Marchand. Regardez autour de vous, l’Homme n’a rien inventé, il détruit au contraire, comme un chancre, un cancer, un gangrène cette création vieille de temps immémoriaux, durée inconcevable pour un esprit humain.

Nous sommes les ANTI-TINA, les marginaux, les fous de gratuité fertile, les irréductibles, les rhizomes de nos chemins de traverses résistent à toute intégration< ; Les autres – les normaux – voudraient pouvoir nous regarder de haut, mais nous fixons la règle, dans notre monde les échelles sociales n’ont pas cours, quiconque s’élève au-dessus des pâquerettes a perdu ses racines, nous ne sommes pas du même monde et les regards mauvais de ceux qui, faute de pouvoir grimper leur mythique échelle, aimeraient nous mettre plus bas que terre s’ils nous affligent c’est qu’il est triste de voir des êtres se perdre dans l’illusion de malheur qu’inventent les hiérarchies et d’en métaboliser des humeurs néfastes pour ceux qui les éprouvent comme un venin qui les ronge..

ANTI-TINA, nous n’avons pas notre place parmi ceux qui réclament les prisons de l’emploi et des maîtres qui décident, nous sommes les décideurs, collectifs, d’un avenir commun, habitants de la Terre, nous rêvons comme rêvent les lakotas, un rêve contingent, une écoute de l’existant, des rêves réalistes, qui sont autant de modèles pour modeler la terre, Notre Terre, à l’image évolutive… de la Vie.

Anne

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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