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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 19:54

 

 

Spéculation sur la mort aux États-Unis

Bernard Gensane

Bernard Gensane

Le capitalisme financier a décidé de tout acheter et de tout vendre : l’eau, l’air, le génome humain, les recettes de grand-mère, les contrepoisons amazoniens à base de plantes. Il achète maintenant les vies et les morts, en s’attaquant aux plus faibles. C’est ce que nous a expliqué tout récemment le magazine de France 3 “ Pièces à convictions ”.

 

Outre-Atlantique, des personnes âgées revendent leur assurance décès, pour pallier le plus pressé, c’est-à-dire pour se payer des soins qui ne sont pas gratuits parce qu’elles ne disposent pas de la couverture sociale adéquate. Ces assurances sont rachetées à des malades aux abois par des épargnants privés ou, mieux encore, par des fonds d’investissement. Cela peut se passer dans de véritables foires, où il est proposé aux chalands du cancer de la prostate ou du pancréas (une valeur sûre), des problèmes respiratoires, du diabète etc. Dans cette forme de viager moderne, si la personne meurt, l’acheteur touche l’argent de l’assurance.

 

Lorsque le risque a été « réalisé », les bénéficiaires peuvent être informés en ces termes : « Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous informer que la police 7200490 a expiré plus d’un an avant l’échéance pronostiquée ! »

 

Les spéculateurs proviennent du monde entier, d’Europe, de France. Des banques comme le Crédit Agricole ou Parisbas proposent à leurs clients ces produits sur la mort à l’intérieur de portefeuilles divers et variés.

 

Pour le capitalisme, l’imagination est au pouvoir. On a récemment appris qu’un anonyme avait déboursé près de 500 000 euros pour pouvoir prendre un café avec Tim Cook, le patron d’Apple. À des fins caritatives, cela va sans dire.

Par Anne Wolff - Publié dans : USA décadence et répression - Communauté : Pensées sur la vie...
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 15:24

 

Le passage au crible de sélection des populations se poursuit de par le monde avec une criminalisations des victimes des crises et des marginaux.

En Hongrie, les victimes de la crise financière sont traitées comme des délinquants

par Krisztina Keresztély

Pris dans la tourmente de la crise financière, confronté à l’appauvrissement et au surendettement massif de centaines de milliers de familles incapables de rembourser leurs emprunts, le gouvernement ultra-conservateur hongrois choisit de criminaliser les sans-abris et de sélectionner les candidats à un logement social selon des critères moraux. Bienvenue dans l’autre laboratoire européen de la crise.

Quatre modifications de Constitution... en un peu plus d’un an ! La coalition de droite au pouvoir en Hongrie ne lésine pas sur les jongleries institutionnelles pour renforcer le caractère ultra-conservateur de l’État, forgé avec sa « loi fondamentale », la nouvelle constitution, mise en œuvre depuis janvier 2012. Cette fois, avec cette 4ème version, en vigueur depuis le 1er avril 2013, il s’agit, notamment, de criminaliser les sans-abris. Le nouveau texte donne la compétence aux collectivités locales de « qualifier la demeure permanente des personnes sur les espaces publics comme étant non-conforme à la loi pour des raisons de l’ordre public, de la sécurité publique, de la santé publique et de la sauvegarde des valeurs culturelles ». Devenir sans-abri et n’avoir d’autre choix que de demeurer dans l’espace public est donc un crime, susceptible d’être puni.

La Cour constitutionnelle hongroise s’était pourtant opposée à une telle loi à l’automne. Celle-ci prévoyait une amende pouvant s’élever à 500 euros, soit plus que le salaire minimum (300 euros), pour les sans-abris. « De par cette loi qualifiant de crime la demeure permanente d’une personne dans la rue, ce sont en effet les sans-abris mêmes que le législateur a qualifiés de criminels. Or, pour les sans-abris, vivre dans la rue ou dans les espaces publics est une situation de crise extrêmement grave, résultant des contraintes de nature différente et, seulement dans des cas très rares, des choix volontaires et bien réfléchis. (…) Le fait de vivre sur l’espace public ne heurte pas en soi les droits d’autrui, et ne menace ni l’utilisation de l’espace public ni l’ordre public. (…) Le sans-abrisme est un problème social, qui doit être traité par l’État à travers des dispositifs et des actions de la politique sociale et de la ville et non pas à travers des contraventions », expliquait dans sa décision, la Cour constitutionnelle. Qu’importe ! Le crime de « sans abrisme » est désormais inscrit dans la Constitution.

10% de la population fortement endettée

Cette 4ème modification constitutionnelle a provoqué l’indignation, en Hongrie comme dans plusieurs grandes villes européennes, et la protestation de la Fédération européenne des associations travaillant avec les sans-abris, qui regroupe en France des organisations comme Emmaüs, le Samu social ou le Secours catholique (Lire ici). Si être obligé de dormir dans des espaces publiques devient un délit, les autorités locales ne sont soumises à aucune contrainte en matière de politique sociale pour héberger ceux qui ont perdu leur domicile. L’article 8 de la Constitution déclare seulement que « l’État et les collectivités locales facilitent la mise en place des conditions humaines de l’accueil des sans-abris ».

Les sans-abris risquent bien, pourtant, de se multiplier. Se loger devient de plus en plus difficile dans un pays dans la tourmente de la crise financière. L’endettement et l’appauvrissement des ménages sont des plus inquiétants. Un million de Hongrois, soit 10% de la population, sont directement concernés par des prêts immobiliers sur la base de devise étrangère, en particulier le franc suisse, qui donnait accès à des taux d’intérêts moins élevés. Or la monnaie hongroise (le Forint) a été fortement dévaluée en 2008 [1] Résultat : dettes et intérêts ont augmenté. Deux ans plus tard, pour un emprunt immobilier sur quatre, la valeur de la dette a dépassé la valeur de l’habitat servant de base au montant du prêt, selon la Banque nationale hongroise. 90 000 ménages sont ainsi en situation de « prêts problématiques », dans l’incapacité pendant plus de trois mois d’honorer le remboursement du crédit.

Privatisation massive des logements sociaux

En parallèle, les Hongrois ont de plus en plus de mal à s’acquitter des diverses charges liées au logement : services communaux, loyers, dépenses des copropriétés, factures énergétiques... Entre 2003 et 2009, le nombre des arriérés de payement des factures d’électricité aurait augmenté de 150%, et celui des factures de gaz, de 700% ! Selon le gouvernement, 100 000 ménages ont été coupés des services de gaz, l’été dernier, en raison d’accumulation de factures impayées. Soit près de 3% de la population ! [2]. Ces charges liées à l’habitat représentent en moyenne 25,5% des revenus des ménages hongrois en 2011 (en France, c’est 17,8%). Une famille sur quatre a contracté des dettes liées à ces dépenses quotidiennes (factures ou loyers impayés, crédits non remboursés). Une proportion deux fois plus importante que la moyenne européenne et 2,5 fois plus élevée que la moyenne française [3].

Suite à la privatisation du parc de logement, entamée dès la transition politique de 1989, les ménages aux moyens modestes ne parviennent plus à se loger convenablement. En 2011, le parc du logement public locatif constitue 3% du total du parc des logements hongrois, principalement à Budapest (en France, environ 40% des locataires sont logés dans le parc de logement social). La qualité des logements publics est aussi en dégradation permanente : un cinquième d’entre eux est actuellement sans confort, et presque la moitié ne compte qu’une pièce. Il n’y a pourtant pas de pénurie de logements en Hongrie. Selon les résultats les plus récents du recensement de 2011, le nombre des logements vacants s’élève à 450 000, dont 13 000 dans le parc public. Cela signifie qu’un dixième du parc public reste vacant, malgré le nombre croissant des sans-abris !

Tous propriétaires, ou tous à la rue ?

Comment expliquer cette aberrante politique ? « Les autorités locales cherchent à se débarrasser des logements publics de mauvaise qualité au lieu de les rénover et de les remettre en location : ces logements sont laissés à l’abandon en attendant que quelqu’un les achète, même à un prix bas », analyse le collectif « La ville est pour tous » (« A város mindenkié », AVM). Cette stratégie permet de chasser les pauvres des centres des agglomérations et de libérer leurs logements pour pouvoir les revendre. Dans le 8ème arrondissement de Budapest, le plus touché par la pauvreté et la crise de logement depuis quatre ans, 1 400 demandes ont été enregistrées pour... 9 logements sociaux mis en location. Mais selon AVM, l’arrondissement compterait 300 logements publics vacants.

Car depuis 1990, ce sont les collectivités locales qui ont récupéré la gestion du parc de logement public. La loi sur l’habitat de 1993 a offert la possibilité aux occupants des logements publics de racheter leur appartement à un prix bien au-dessous de celui du marché. Les revenus modestes n’ont donc pas été en mesure de « profiter » de cette privatisation massive en acquérant leur logement. Les disparités spatiales se sont creusées. Ce sont les communes et les arrondissements [4] les plus pauvres disposant d’un patrimoine dégradé habité par une population défavorisée, qui ont le plus souffert des désavantages de cette privatisation accélérée. En parallèle, l’État central s’est pratiquement retiré des politiques de l’habitat. Il n’existe pas de stratégie de l’habitat. La politique de logement n’a jamais été représentée au niveau ministériel, et est restée soumise au lobbying peu transparent des divers acteurs concernés.

Des pavillons pour les bons pauvres

Plusieurs programmes ont cependant été mis en place par l’État. Face à l’ampleur de l’endettement, un fonds national de gestion immobilière a été lancé. Objectif : racheter certains logements avant qu’ils soient confisqués par les banques et les louer à leurs anciens propriétaires. Mais que se passera-t-il, par exemple, si les familles soutenues par le programme s’endettent, cette fois en raison des factures impayées, et doivent quitter les logements dans le délai de trois mois prévu par le programme en cas de retards de paiement des charges ? Que fera l’État avec ce patrimoine dégradé, dont une grande partie risque ainsi d’être abandonnée par leurs locataires – les anciens propriétaires - et qui, par ailleurs se concentrent majoritairement dans les territoires les plus touchés par les problèmes sociaux ?

D’autre part, le gouvernement hongrois a initié la construction d’un site de pavillons locatifs pour loger des familles expulsées. Un premier site a été choisi en lointaine périphérie de Budapest (près de la ville d’Ócsa), destiné à accueillir 60 familles. Un futur quartier qui ne bénéficie d’aucune infrastructure collective : pas de transport public, ni d’équipements scolaire ou de santé... Ce qui n’empêche pas la spéculation immobilière : le prix du terrain et les coûts de construction ont finalement atteint un niveau très élevé : 1659 euros/m2, soit à peu près équivalant au coût moyen de la construction neuve en France !

Dresser le profil du pauvre méritant

Ce n’est pas l’État qui sélectionne les candidats, mais une organisation caritative, le service hospitalier de l’ordre de Malte (un service particulièrement actif dans les actions de secours aux sans-abris). Les critères de sélection sont sévères : les candidats doivent non seulement prouver leur capacité à payer les loyers, mais démontrer leur aptitude à pouvoir s’intégrer dans la future communauté. Les relations familiales et amicales des candidats sont autant examinées que leur état d’esprit, afin de pourvoir estimer s’ils sont prêts à « commencer une nouvelle vie » sur le nouveau site... Une sélection autant sociale que morale. Fin mars, à l’issue du premier appel à candidatures, seulement 20 familles ont été sélectionnées parmi les 588 candidats. Les pauvres « méritant » d’être logés ne sont pas si nombreux... Et ceux qui restent, jugés inaptes à « commencer une nouvelle vie », seront criminalisés.

Les spécificités de ce quartier pavillonnaire conduiront probablement à un isolement presque complet de ses habitants. Vu le nombre relativement restreint des candidats et encore plus restreint des familles sélectionnées, la question sur l’avenir de ce site se pose. Si le projet original est abandonné, ce site court le risque de se transformer en un futur ghetto accueillant les très pauvres poussés en dehors de la capitale par certaines opérations de renouvellement urbain.

Émergence de mouvements de gauche

Dans ce contexte, quel rôle joue la société civile hongroise ? Les associations disposant de la capacité financière pour lancer des programmes d’accueil est limitée. La majorité de ces programmes est liée à des organismes religieux : le service de l’ordre de Malte, les églises baptiste et évangélique. Le collectif « La ville est pour tous » (AVM) [5], créé en 2009, propose cependant une autre approche de la solidarité avec les sans-abris et de la lutte pour le droit au logement, sans les critères moraux appliqués par les organisations religieuses hongroises. Les activistes du mouvement sont en grande partie issus de divers milieux des sans-abris, et sont accompagnés par des activistes-experts. Très actif dans la mise en place de mobilisations contre les expulsions et les discriminations, AVM dispense également des aides juridiques et mène des investigations.

Plusieurs organisations travaillent également à la rédaction d’une proposition de loi pour mettre en place un système d’agences immobilières à vocation sociale en Hongrie [6]. Face à un gouvernement ultra-conservateur, criminalisant les pauvres, et à la crise qui s’aggrave en Hongrie, l’émergence de ces mouvements illustre l’engagement de plus en plus fort et visible d’un milieu professionnel et associatif, en majorité de gauche, sur la question du droit au logement.

Krisztina Keresztély / Aitec

Photo : source

Notes

[1De 67% par rapport au franc Suisse, de 28% par rapport à l’euro.

[2En 2011, on comptait 3,8 millions de ménages en Hongrie. 179 000 ménages ont des arriérés de plus d’un an du paiement de leur consommation de gaz, 286 000 ménages de celle de l’électricité, et 42 000 du chauffage communal, selon un communiqué ministériel de mi-2012.

[3Selon Eurostat 2011.

[4A Budapest, les 23 arrondissements sont des collectivités locales autonomes, leur statut est donc équivalant à celui des communes.

[5membre de la FEANTSA et partenaire de l’Aitec en France.

[6L’initiative est lancée par l’association « Habitat for Humanity » en collaboration avec un bureau d’études européen « Metropolitan Research Institute ». L’initiative est financée par l’Open Society Institute de la Fondation Soros.

Source :
En Hongrie, les victimes de la crise financière sont traitées comme des délinquants - Criminalisation des pauvres - Basta !

Par Anne Wolff - Publié dans : Eurocrassie - Communauté : Aidants des sans-abris, SDF et exclus
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 13:57

 

Le Pentagone dit au Sénat américain que les guerres vont continuer durant des dizaines d’années

Mondialisation.ca, 21 mai 2013

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Témoignant devant la Commission du Sénat américain sur les Forces armées, jeudi, des responsables du Pentagone ont affirmé que les lois sur la « Guerre contre le terrorisme » leur accordent des pouvoirs étendus pour mener des guerres partout dans le monde, y compris aux États-Unis, sans l’autorisation du Congrès.

Le vice-ministre de la Défense Michael Sheehan, a affirmé que la loi AUMF d’Autorisation de l’usage de la force armée, votée en 2001 par le Congrès après les attentats du 11 septembre, constitue une autorisation effective du Congrès pour les prochaines guerres menées dans le cadre de la « Guerre contre le terrorisme. » De son point de vue, le Pentagone peut continuer sa campagne mondiale d’assassinats par drones et lancer de nouvelles guerres tant qu’elles sont classées dans la catégorie « guerre contre le terrorisme, » sans avoir besoin d’une nouvelle autorisation du Congrès.

« Pour le moment, tout va bien avec l’AUMF, telle qu’elle est actuellement, » a dit Sheehan. « Présentement […] cela fait l’affaire. »

Sheehan a clairement dit qu’il croyait que cette autorisation de guerre s’étendait jusqu’à un avenir indéfini. Il a dit, « De mon point de vue, cela va continuer pendant un bon moment, oui, au-delà du deuxième mandat du président […] je pense que ce sera au moins pour 10 ou 20 ans. »

La position de Sheehan représente un rejet flagrant de la constitution américaine. L’article 1, section 8, de la constitution dispose : « Le Congrès aura le pouvoir […] de déclarer la Guerre, d’accorder des lettres de marque, et d’établir des règlements s’appliquant aux captures sur terre et sur mer. » Cependant, les hauts responsables du Pentagone sont, dans les faits, en train d’affirmer que le pouvoir du Congrès sera, pour une durée indéfinie, surpassé par le président et l’armée qui pourront lancer des guerres sans limites, à volonté.

Si la question est présentée publiquement comme un débat sur la révision de l’AUMF, des sections puissantes de la classe dirigeante américaine sont en fait en train de prendre des mesures pour suspendre des dispositions essentielles de la constitution américaine et installer une dictature militaro-présidentielle. En réaction aux interrogations de sénateurs amicaux, les responsables du Pentagone ont indiqué qu’ils pensent que l’AUMF permet à l’exécutif d’envahir unilatéralement, sans y avoir été provoqué, d’autres pays et de mener une guerre sur le sol des États-Unis.

Le sénateur Lyndsey Graham a demandé si l’AUMF actuelle conférait au président américain Barack Obama l’autorité pour déployer « une présence militaire » au Yémen au Moyen-Orient, ou au Congo en Afrique. Le conseiller général en poste au Pentagone, Robert Taylor, a répondu par l’affirmative.

« Seriez-vous d’accord avec moi si je dis que le champ de bataille se situe partout où l’ennemi choisit de l’établir ? » a demandé Graham.

Sheehan a répondu, « Oui, Monsieur, de Boston aux FATA [les Federally Administered Tribal Areas, au Pakistan], » faisant référence à ces régions qui sont une cible importante des attaques de drones américains, et à la prise de contrôle par l’armée de la ville de Boston le 15 avril lors des attentats contre le Marathon.

Dans le témoignage qu’il avait préparé, Sheehan a de plus écrit que « Etre citoyen américain n’immunise pas un membre de l’ennemi contre des attaques » de la part des forces américaines. Avec ce commentaire, Sheehan a encore une fois indiqué que le Pentagone approuve l’assassinat par les drones américains d’Anwar al-Awlaqi, un citoyen américain, le 30 septembre 2011. Washington n’a donné aucune preuve qu’Awlaki préparait ou menait un quelconque attentat contre les États-Unis, avant de l’assassiner avec un missile Hellfire.

Cela fait suite aux spéculations publiques, au début de l’année, du procureur général Eric Holder sur la possibilité d’assassinats extrajudiciaires contre des citoyens américains sur le sol américain, au cours d’opérations antiterroristes.

Tout le cadre des auditions au Sénat témoigne du profond déclin de la démocratie américaine. L’AUMF elle-même est un document antidémocratique, autorisant le président à utiliser la force contre toute « nation, organisation, ou personne, qui d’après lui a planifié, autorisé, commis ou contribué aux attentats terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001, ou abrité de telles organisations. »

Alors que l’AUMF était cyniquement présentée comme visant Al Quaïda et les Talibans afghans, Washington l’a pris comme un chèque en blanc pour mener des guerres impopulaires et commander des assassinats sur toute la planète.

Le prétexte était fondamentalement frauduleux, en ce que cette politique ne visait pas en premier lieu Al Quaïda. Elle visait à installer un pouvoir néo-colonial au Moyen-Orient, où la plupart des pays n’ont joué aucun rôle dans le lancement des attentats du 11 septembre, afin de prendre le contrôle de ressources pétrolières essentielles et de renforcer la position géostratégique de Washington vis-à-vis des autres grandes puissances étrangères. Elles visaient également à supprimer l’opposition populaire à une telle politique parmi la classe ouvrière américaine en installant un climat de peur et d’intimidation.

Les besoins changeants de la politique impérialiste américaine au cours des 12 dernières années ont complètement démenti le prétexte que ses guerres sont justifiées par l’AUMF. De nombreux groupes affiliés à Al Quaïda que Washington est en train d’attaquer, comme Al Quaïda au Maghreb islamique et Al Quaïda dans la Péninsule arabique, n’existaient pas en 2001 et n’ont joué aucun rôle dans les attentats du 11 septembre. Washington se sert même d’autres groupes, comme le Groupe islamique combattant en Libye ou le Front Al Nusra en Syrie, comme d’alliés de circonstance dans ses guerres pour un changement de régime dans ces pays.

Le Pentagone a réagi en affirmant que l’AUMF lui accorde également la possibilité de mener une guerre contre des « forces associées, »bien que ce terme n’apparaisse pas dans le texte de l’AUMF. Cela a provoqué des questions et même certaines critiques de la part des sénateurs.

Le sénateur Angus King a noté, « Vous avez pour l’essentiel réécrit la Constitution, là […] vous avez inventé ce terme, forces associées, et il annule les pouvoirs du Congrès sur la Guerre. » Il a ajouté, « Je ne suis qu’un vieux petit juriste de Brunswick, dans le Maine, mais je ne vois pas comment vous pouvez sérieusement lire ceci comme étant conforme à la Constitution. »

Le Sénateur John McCain a dit que, lorsque le Sénat avait voté l’AUMF en 2001, « Aucun d’entre-nous n’aurait pu envisager [d'accorder] l’autorité [pour déclencher une guerre] au Yémen ou en Somalie […] Que vous veniez ici nous dire que nous n’avons pas besoin de changer l’AUMF ou de la réviser, est, je pense, plutôt déconcertant. »

Le Sénateur Joe Donnelly a soulevé la question d’Al Nusra lors de l’audition au Sénat, et a demandé si en s’affiliant à Al Quaïda – comme l’a fait Al Nusra – un groupe devenait automatiquement une menace envers les États-Unis.

Sheehan a répondu, « Oui monsieur, même si je dois bien le reconnaître, on entre ici dans des zones un peu troubles, parce qu’il y a des groupes qui ont ouvertement affirmé leur soutien à Al Quaïda et pourtant, en fait ,en tant que gouvernement, nous n’avons pas complètement tiré toutes les conséquences de cela. »

Néanmoins, tous les sénateurs ont insisté sur leur accord fondamental concernant ce cadre frauduleux de la « guerre contre le terrorisme. » King a insisté, « je ne suis pas en désaccord sur le fait qu’il nous faut lutter contre le terrorisme. »

McCain a déclaré aux responsables du Pentagone, « Je ne vous le reproche pas, parce qu’en fin de compte vous avez carte blanche sur ce que vous allez faire de par le monde. »

Ces commentaires révèlent clairement la réalité politique que l’unique base sociale pour la démocratie aux États-Unis est la classe ouvrière. Même si l’AUMF et la « guerre contre le terrorisme » sont publiquement exposées comme des prétextes utiles à l’armée américaine pour s’emparer de pouvoirs immenses en violation de la Constitution, l’establishment politique officiel continue de soutenir le Pentagone, afin de faire progresser les intérêts stratégiques de l’impérialisme américain.

Alex Lantier

Article original, WSWS, paru le 18 mai 2013


Par Anne Wolff - Publié dans : Planète urgence - Communauté : Esprits libres
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 12:31

 

Petite précision : les mouvements sociaux vienne de créer l’ALBA des Peuples, une initiative transcontinentale (SUD), 22 pays participaient à cette fondation, dont le but est de permettre  une organisation horizontale des peuples en action, indépendamment des gouvernements ; développant ensemble leur projet de développement intégral pour la région. Les mouvements sociaux, les associations paysannes sont en première ligne de cette lutte guerre  contre le pouvoir transnational. Chaque jour, certains y perdent la vie, sont enfermés, torturés, expulsés…..

Et donc le titre de l’article est un peu réducteur, ce n’est pas à terme de souveraineté des entités abstraites états dont il est question, mais bien de celle concrète des peuples. Il ne faut jamais perdre de vue que l’Amérique Latine actuelle est une constellation d’associations populaires liées par une toile d’araignée de relations à différentes échelles. Une construction de terrain au quotidien menée par des peuples bienveillants, intelligents, créatifs et dynamiques.

Les mandataires jouent alors un rôle de catalyseur et l’état un rôle organisateur dans la mise en place des mécanismes de défense face aux agressions extérieures. Le troisième évènement notable de conquête de souveraineté est la construction d’une Ecole Régionale de Défense en Equateur… pour en finir avec la sinistre tradition de l’Ecole US ex « des Amériques » où les gouvernements du sud envoyaient leurs militaires se transformer en bourreaux et assassins de leur peuple.

Tout l’espoir du monde les accompagne dans cette construction de la communalité. Refondation du monde, d’un autre monde, digne, populaire, pacifique.

 

Articles ici  en espagnol ;

Desde los pueblos, la articulación hacia el ALBA - Marcha - Una mirada popular de la Argentina y el mundo

Otra integración es posible: Cumbre de los Movimientos Sociales del ALBA 

 

 

 

 

Quand la souveraineté des états se reconstitue face aux multinationales

18 mai par Christophe Ventura

Depuis le 22 avril, plusieurs pays d’Amérique latine (Bolivie, Cuba, Équateur, Nicaragua, République Dominicaine, Saint-Vincent et les Grenadines, Venezuela) se sont associés pour créer une « Conférence permanente des États latino-américains affectés par les intérêts transnationaux ».

Ces dernières années, la Bolivie, Équateur et le Venezuela se sont engagés dans des conflits de forte intensité contre plusieurs entreprises multinationales (Exxon Mobil, Murphy Oil Corporation, Perenco, Conoco-Philips, etc.). En jeu, la renégociation des concessions d’exploitation de leurs ressources pétrolières et naturelles par celles-ci. C’est notamment au sein du Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), organisme rattaché à la Banque mondiale en charge de l’arbitrage des conflits entre États et entreprises en matière de droits des investissements, que les disputes se sont déroulées. Mais las de cet organisme trop favorable, selon eux, aux investisseurs privés |1|, ces pays l’ont quitté (respectivement en 2009, 2007 et 2012) pour impulser la création d’instruments régionaux de consultation et de gestion des conflits avec les entreprises multinationales des pays du Nord.

C’est dans ce contexte qu’ils ont organisé à Guayaquil (Équateur), en présence de représentants officiels invités d’Argentine, du Guatemala, du Honduras, du Salvador et du Mexique, cette première Conférence.

Celle-ci a permis de définir, dans le cadre de sa Déclaration finale, le périmètre d’action et les perspectives de l’initiative. Le document fondateur indique que, dans le contexte de la mondialisation, « les pays en développement (disposent) de ressources précieuses qui doivent être utilisées de manière soutenable pour le développement de (leurs) populations ». Il signale également que la période récente « a montré la persistance de cas flagrants de violation du droit international et de la souveraineté des États » (par des firmes transnationales). Enfin, les pays signataires considèrent que « plusieurs processus de négociations bilatérales avec des firmes transnationales sont actuellement en cours qui demandent une assistance solidaire entre les États de la région afin que ces négociations aboutissent à des résultats bénéfiques pour les peuples du Sud ».

Sur la base de cette analyse, ils s’engagent à soutenir la création, au sein de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), d’un « mécanisme régional de résolution des différends en matière d’investissement qui garantisse des règles justes et équilibrées lorsque surgissent des conflits entre firmes et États ».

Par ailleurs, ils proposent la création d’un Observatoire international sur les contentieux en matière d’investissements dont les objectifs seront multiples : activité de veille au niveau international, production d’analyses et de recommandations pour les États faisant face à un différend avec une multinationale, réflexion sur la réforme des organismes existants, mutualisation des expériences et des avancées juridiques en matière d’arbitrage dans les conflits commerciaux, création de mécanismes de coordination et de consultation sur les systèmes juridiques entre États latino-américains, élaboration de stratégies communes pour les États face aux multinationales, mise en place de mécanismes de sollicitation des mouvements sociaux, etc.

Enfin, il s’agira de proposer la mise en place « d’espaces de coordination générale des pays du Sud » sur l’ensemble de ces questions au niveau du G 77 + Chine. Et ce, de sorte à consolider un rapport de forces entre ces pays et les multinationales dans tous les espaces institutionnels multilatéraux : Nations unies, Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, etc.

Faisant écho à cette initiative qui vise, dans le cadre d’une coopération collective, à redonner des marges de manœuvre aux États et à la souveraineté nationale face aux multinationales, les mouvements sociaux latino-américains ont adopté, le 9 mai, une « Déclaration des mouvements et organisations sociales sur les propositions de la première Conférence permanente des États latino-américains affectés par les intérêts internationaux ».

Celle-ci affirme : « Nous pensons que les États nationaux doivent non seulement avoir l’obligation, mais également la pleine liberté d’établir et d’appliquer des législations et des politiques publiques favorables aux populations et à l’environnement, et ce en complément de leurs obligations en matière de droits humains, sans devoir subir la menace d’actions ou de revendications du capital transnational ».

Et d’exprimer une solidarité avec les objectifs affichés par les gouvernements et leurs propositions (notamment la création de l’Observatoire international). Le document précise toutefois : « nous ferons preuve de vigilance pour que l’ensemble se concrétise, et de manière à ce que cette initiative ne se limite pas à la question des multinationales privées, mais concerne également les entreprises multinationales d’État ». Cette position indique la préoccupation de ces mouvements sociaux quant à la stratégie des entreprises publiques de ces pays – ou celles d’autres pays du Sud (Afrique du Sud, Chine, Corée du Sud, Inde) – dans le domaine pétrolier et minier notamment.

Quoi qu’il en soit, voici qui devrait inspirer tous ceux qui, en Europe et ailleurs, souhaitent reconquérir du pouvoir face aux forces du capital.

Lire la Déclaration des mouvements sociaux : https://docs.google.com/spreadsheet...

Notes

|1| Le Brésil, Cuba et le Mexique ne sont pas signataires de la convention CIRDI. Pour sa part, la République Dominicaine ne l’a pas ratifié. Pour en savoir plus, lire Cécile Lamarque, « Et de trois : après la Bolivie et l’Équateur, le Venezuela quitte le CIRDI ! », Cadtm, 24 février 2012.

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Source : CADTM - Quand la souveraineté des états se reconstitue face aux multinationales 

Via Mes coups de coeur

Par Anne Wolff - Publié dans : Sud Amérique - Communauté : solidar' infos
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 11:41

 

 

Les ultras du PSG

Trocadero, (nuit du 12 au 13 mai) : des milliers de supporters fêtent le sacre du PSG. La fête tourne mal, et des «ultras » commencent à donner dans la casse. Une fois les vitrines cassées, la foule (et pas seulement les casseurs) s’engouffre, et commence à piller
Citation le figaro :
« Dans le XVIe, outre une papeterie et un supermarché Carrefour City, victimes de pillages, deux belles bijouteries de l'avenue Victor-Hugo ont subi des razzias. Coût estimé des vols: 70.000 euros au bas mot. »
Condamnable, oui : effraction et vol !

Les charognards s’arrachent les restes de Virgin

(13 mai) Virgin met la clé sous la porte, et « liquide » ses stocks : mouvement de foule pour faire des super-affaires.
Je vous livre « brut », l’article témoignage du blog de Mister Gutsy :

Hier, le 13/05/13 à minuit, via mails et réseaux sociaux, la nouvelle de répand comme un virus digne des zombies de Danny Boyle : le Virgin Megastore, à l'agonie, annonce -50% sur la quasi-totalité du magasin. Les détenteurs de cartes de fidélité bénéficient de 20% supplémentaires.
L'enseigne Champs-Elysées ouvre à 10H, et les choses se compliquent déjà. Les gens dehors, des centaines (dont certains sont là depuis 7 heures du matin), s'impatientent, et tentent d'ouvrir eux-même la  gigantesque porte métallique. Ils tentent, ils tentent, les charognards. La tension est déjà là, quelque chose ne tourne pas rond. Une ambiance, une attitude.
Le service de sécurité fait grincer les gonds. Sésame ouvre-toi.
Les chiens sont lâchés, le chaos peut commencer.

Des centaines d'humains, visages déformés, hagards, montent en courant au premier étage, se poussent les uns les autres. Une femme chute dans le grand escalier. Personne ne l'aide à se relever.
Objectif : le rayon numérique. L'ipad à 700€ devient un ipad à 350. Alors ils en prennent 2,3,4, car même à 600€, les tablettes numériques se revendent illico sur Ebay ou Leboncoin. Mais il n'y a pas que ça à récupérer, et certains ont prévu le coup : ils sont venus avec des grands sacs. D'autres ont carrément ramené des valises.
Comme le témoigne une certaine Emma : "C’était la folie. Ça poussait de tous les côtés. Les plus pressés montaient les marches quatre à quatre pour aller dans les rayons hi-fi. Mais il y avait peu d’articles. Du coup, certains clients arrachaient de leur socle les appareils photos ou les tablettes en exposition. Les alarmes retentissaient de toute part. » (source : Le Parisien)
Au téléphone, un homme hurle, plié d'un rire nerveux  : "J'y crois pas, ici c'est l'apocalyyypse !!! "
Dans un premier temps, les employés trouvent ça hallucinant, positivement parlant.
Mais ils vont déchanter très vite.

Les consoles Xbox, de 250€, passe à 175. Prenons en une, non deux, non trois. Durant  l'heure suivant l'ouverture du magasin, les vendeurs, complètement désemparés, sont suivis, pris à partie, traqués, insultés, secoués par des clients devenus fous. Certains employés montent sur des tabourets, et hurlent des ordres  aux gens afin de contenir, de canaliser la foule en furie. En vain. Des clients leur hurlent dessus, et l'attention sera - semble t'il - à qui criera le plus fort. Alors qu'ils ont commencé leur journée depuis moins de 2h, certains salariés s'échappent littéralement pour aller pleurer au stock, loin du chaos. Pour atterrir, pour se rendre compte de ce qu'il se passe, et reprendre un poil de force. La fermeture du magasin, le néant d'informations depuis plusieurs mois concernant un quelconque plan social, Pôle Emploi s'approchant, et maintenant ça, ça fait beaucoup.

En moins de 30 minutes, le rayon numérique est vide. Plus rien, à part de la poussière et des déchets sur les rayonnages (restes de menus McDo, cannettes vides, emballages divers). Des gens ont sous les bras des trucs sans savoir de quoi il s'agit. Ils ne savent même pas ce que c'est. "Vous pensez que je peux en tirer combien ?" osent-ils même demander. Mais même sans savoir, plus besoin de les mettre sur Priceminister.
Car la vente n'a jamais été aussi sauvage, et des enchères commencent dès lors dans les files d'attente. Je n'ai pas eu d'ipad, je rachète le votre. Non moi, non moi, non moi, qui dit mieux ? On dégaine le cash, des billets passent discrètement de mains en mains. On se croirait en plein deal généralisé.
La magasin a en stock 184 cartouches du dernier jeu Nintendo DS "Professeur Layton".
Un revendeur de jeux vidéos, venu avec des amis porteurs, les prend toutes. Les 184.

Ceux qui sont arrivés trop tard au Saint Premier Étage - ou qui n'ont pas eu accès aux enchères sauvages - prennent alors TOUT ce qui passe à hauteur de panier. TOUT : peluches, Dvd au hasard, magnets, écouteurs, jeux de société, cartouches d'imprimantes. Ils n'ont pas le temps de choisir, sinon d'autres leur voleront leur butin. Alors ils prennent, ils prennent, se gavent sans peur de vomir. Ils prennent pour empêcher d'autres de prendre. La plupart sont au portable "Mais tu veux lesquels ?? Dis-moi vite, il n'y a presque plus rien !! Twilight ? Iron Man ? Transformers ? En blu ray ou Dvd ? Bon je prends tout et rappelle moi dans 10 minutes !! De toute façon on s'en fout, c'est à moins 50% !! "

Et pourtant - forcément - ils vomissent, quand le coup de sang est passé. Où ?  Aux caisses.
C'est réellement là qu'ils font leurs emplettes, leurs "bonnes affaires" : alors ça oui, je prend, ça non, ça oui, ça non... Ils reposent alors ce qui, en fait, ne les intéresse finalement pas.
La moyenne d'attente dans la file est de 1h30. Derrière les caissières, des centaines de produits divers s'entassent en dizaines de colonnes, trop rapidement dégueulés pour être rangés convenablement. Alors out  le traditionnel classement Fantastique  / Horreur / Comédie : on prend tout et on repose tout en tas au rayon Dvd. Obligé. Les clients, pour une fois, ne se plaignent pas.

Une employée sort fumer une clope, par une sortie privée qui mène dans la rue d'à côté. Elle a bien pris soin d'enlever son gilet rouge, chose qu'elle ne fait jamais. Elle n'a même pas allumé sa cigarette que les gens repèrent sans pitié le petit logo sur son badge et l'accaparent : "Vous pouvez me mettre ça de côté ? Il vous reste des ipad ? Achetez en un pour vous, et je vous le rachète !"
L'employée leur répond que non. Leurs bouches se déforment alors, deviennent méchantes : "Non mais sérieux on croit rêver... Pffff !! "
Même aux livres, rare rayon sur lequel les soldes n'ont pas lieu (Loi oblige), les gens remplissent des paniers en prenant - là encore - tout ce qui leur passe sous la main. Lorsque les employés leur précisent que les livres ne bénéficient pas de réductions : "Non mais vous auriez pas pu le dire? " - et reposent tout tel quel, n'importe où, avant de partir bon train vers des rayons plus juteux.

- "Vous devriez être contents, on rachète vos indemnités"
- "C'est scandaleux, les vendeurs se sont servis avant nous ! "
- "Vous n'allez pas vous plaindre d'être bientôt au chômage : vous vendez aujourd’hui, et je contribue en achetant.”

Pour ajouter au chaos ambiant, au rez de chaussée comme au premier étage, des centaines de boîtiers vides de Dvd et jeux vidéos jonchent le sol. Ouverts de force, volés dans la cohue. On marche comme sur des œufs de peur de glisser, en poussant du pied les cadavres d'une culture qui semble avoir été violée. A la sortie, les bornes antivols hurlent au point qu'on ne les entend même plus.

Alors que le magasin ferme normalement ses portes à 22h, aujourd'hui, extinction des feux à 19h30.  Ordre de ce qui reste de la direction : ne plus faire entrer personne pour mieux gérer la horde présente (Pour la plupart des salariés cependant, la journée ne se terminera vraiment que 5h plus tard) Les vigiles, sous une pluie d'insultes et de huées, font leur job. Les gens dehors deviennent fous, les en empêchent, retiennent la porte. Ce qu'ils ne savent pas, les chacals, c'est que le magasin a déjà été pillé. Chacun de ses os a été sucé méthodiquement. Avidement.
Avec difficulté, les agents de sécurité, qui n'ont JAMAIS vu ça de leur vie, parviennent à refermer sésame. Ouf.

Durant les derniers mois, depuis l'annonce de la fermeture de la chaîne Virgin, pas un seul de ces "clients" là n'a évidemment levé le petit doigt pour soutenir (de quelque manière que ce soit) les 1000 salariés, futurs chômeurs dans quelques semaines.
Mais hier, ils étaient pourtant tous là comme par magie, ces clients invisibles, fossoyeurs aux dents acérées. Ils ont soudain retrouvé l'adresse d'un magasin dans lequel, au mieux, ils n'avaient pas mis les pieds depuis des années, au pire, ne sont jamais allés. Comble, certains ont même posé des RTT le matin même pour pouvoir s'y rendre. Dans le même article du Parisien cité plus haut, il est également noté que la Emma en question (mise au courant de la braderie par une proche)"était venue en repérage la veille car elle n’avait encore jamais mis les pieds dans un magasin Virgin".
Le temps d'une matinée, oubliant Amazon, oubliant "La Crise", ils étaient là en chair et en os, en masse, les rats, les nécrophiles, dansant joyeusement sur les cadavres de milliers de salariés, amassant leur "butin", comme certain le disaient à 11h sur Twitter.

Faire des bonnes affaires, c'est une chose. Mais à ce prix là?
"Eh oui" avez-vous tous répondu en chœur, "A ce prix là",  justement. Et ce prix là, c'était -50%.
C'est ce que vous répétiez tous, vous, les charognards, la salive pâteuse aux commissures des lèvres.
Pour ce prix là, vous avez poussé aux larmes des travailleurs qui, peu importe ce qu'on peut penser de Virgin, ont mis toute leur énergie et leur amour durant des années dans un job qui les a passionnés.
Pour un simple rabais, vous les avez insultés, méprisés et violentés.  
Vous avez montré sans masque qu'un vulgaire ipad avait à vos yeux plus de valeur que leur travail et leurs passions.
Pour ce prix là, putain, vous êtes devenus des bêtes.  

A prix cassés, dignité soldée ? La vôtre on s'en doutait, mais également la leur dans la foulée ? Vous ridiculiser ne suffisait donc pas ? Il fallait également les écraser, les traîner dans la boue ?
Vous vous êtes battus comme des chiens. Bravo, c'est bien.
Mais vous n'êtes pas des chiens, les chiens n'agiraient pas ainsi.  
Mais vous n'êtes pas non plus des êtres humains, car un humain il me semble, n'agit pas non plus de la sorte.
Non.
Pour vous être comportés ainsi, vous n'êtes simplement - et clairement - que des sales pourritures.

 

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Du PSG à Virgin, l’humanité prédatrice - Chien Guevara

Par Anne Wolff - Publié dans : Empire économique et concentration de richesses - Communauté : C'est arrivé près de chez vous
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 13:15

 

Aujourd’hui le génocide se poursuit. Chaque jour de nouveaux meurtres, de nouvelles tortures, de nouvelles expulsions et les enfants qui meurent de faim, déracinées de leurs terres. Aujourd‘hui, le fascisme  décomplexé clame toujours plus haut son discours de haine, ses appels à l’extermination et envoie ses hommes de mains mettre en pratique les sales besognes. Eliminer la sensibilité disaient les nazis allemands, c’était un idéal. En lisant ce texte n’oubliez surtout pas qu’il se conjugue au présent avec une intensité qui ne cesse de s’accroitre alors que les corporations transnationales qui dirigent le système-monde sont en urgence de mettre la main sur les ressources du continent sud et aussi de faire taire ses voix dissidentes.

En lisant ce texte, n’oubliez pas que les horreurs décrites sont d’actualité

Un rapport alarmant sur les atrocités commises contre les Indiens du Brésil dans les années 1940, 1950 et 1960 vient de refaire surface, 45 ans après avoir été mystérieusement détruit dans un incendie.


Un couple karajá avec leur bébé mort de la grippe.
La plupart des Umutima ont été décimés en 1969
par une épidémie de grippe.
© Jesco von Puttkamer/ IGPA archive

Le rapport Figueiredo, commandé en 1967 par le ministre de l’Intérieur brésilien, avait déclenché un scandale international suite à la révélation des crimes commis contre les Indiens aux mains des puissants propriétaires terriens et du service gouvernemental de protection des Indiens (SPI). Ce rapport fut à l’origine de la création de Survival International deux ans plus tard.


Dans ce document de 7 000 pages, le procureur public Jader de Figueiredo Correia énumère les meurtres de masse, la torture, l’esclavagisme, la guerre bactériologique, les abus sexuels, les spoliations territoriales dont furent victimes les Indiens du Brésil. Suite à ces atrocités, certains peuples ont complètement disparu et de nombreux autres ont été décimés.

Le rapport a récemment été retrouvé au musée de l’Indien au Brésil. Il sera examiné par la Commission nationale de vérité qui enquête sur les violations des droits de l’homme commises entre 1947 et 1988.

L’un des faits les plus horribles de ce rapport est celui du ‘Massacre du 11e parallèle’(voir ajout) au cours duquel une avionnette largua de la dynamite sur le village des Indiens cinta larga. Trente Indiens furent tués – deux seulement survécurent et purent témoigner.

D’autres exemples relatent l’empoisonnement de centaines d’Indiens avec du sucre mêlé d’arsenic ou bien des méthodes de torture employées contre les Indiens, comme celle qui consistait à écraser lentement les chevilles des victimes avec un instrument connu sous le nom de ‘tronc’.

Les recherches de Figueiredo scandalisèrent l’opinion internationale. Dans son article intitulé ‘Génocide’ qu’il publia en 1969 sur ce rapport dans le magazine britannique Sunday Times, le journaliste Norman Lewis écrivait : ‘Depuis l’époque du feu et des épées jusqu’à celle de l’arsenic et des balles, notre civilisation a provoqué l’extermination de six millions d’Indiens’. Son article fut à l’origine de la création de Survival International la même année par un petit groupe de citoyens concernés par le sort des Indiens.

Suite à ce rapport, le Brésil lança une enquête judiciaire et 134 fonctionnaires furent condamnés pour plus d’un millier de crimes. Trente-huit d’entre-eux furent licenciés mais aucun ne fut condamné à une peine de prison pour ces atrocités.

Le SPI fut ensuite dissous et remplacé par la FUNAI, la Fondation nationale de l’Indien. Si certains de leurs territoires ont déjà été officiellement reconnus et protégés, les Indiens du Brésil continuent de lutter contre l’invasion et la destruction de leurs terres par les bûcherons, les éleveurs et les colons illégaux. Ils sont également menacés par le programme agressif de croissance économique du pays qui comporte la construction de méga-barrages hydroélectriques et l’exploitation minière à grande échelle sur leurs territoires.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le rapport Figueiredo est effroyable, mais dans un certain sens, rien n’a changé : les meurtres d’Indiens restent impunis. Des Indiens sont régulièrement abattus par les hommes de main des propriétaires terriens qui savent pertinemment qu’ils ont peu de chances d’être poursuivis en justice – aucun des assassins de leaders guarani et makuxi n’ont été emprisonnés pour leurs crimes. Il est difficile de ne pas soupçonner que le racisme et la convoitise sont les causes profondes de l’inertie du Brésil qui ne semble toujours pas décidé à défendre les droits fondamentaux et la vie de ses citoyens les plus vulnérables’.

AJOUT
1- La plupart des peuples indigènes aujourd’hui isolés sont en fait les survivants (ou descendants de survivants) d’actes génocidaires subis dans le passé. Ces atrocités (massacres, épidémies, violences effroyables) sont désormais ancrées dans leur mémoire collective et pour rien au monde ils ne souhaitent entrer en contact avec le monde extérieur.

Par exemple, beaucoup d’Indiens d’Amazonie occidentale sont les descendants des rares survivants du boom du caoutchouc qui eut pour conséquence, à la fin du XIXe siècle, la destruction de cette partie de la région amazonienne et l’extermination de 90% de la population indigène, due à une montée de l’esclavagisme et de brutalités inouïes.

D’autres Indiens sont des survivants de massacres plus récents, comme ces Indiens d’Amazonie, surnommés ‘Cinta Larga’ (ceintures larges), qui ont été victimes de monstrueuses attaques de la part d’exploitants de caoutchouc brésiliens, entre les années 1920 et 1960. Le célèbre « massacre du 11ème parallèle » eut lieu en 1963 aux environs de la source de la rivière Aripuana, où l’entreprise Arruda, Junqueira & Co récoltait le caoutchouc.

Le directeur de cette compagnie, Antonio Mascarenha Junqueira, avait en réalité planifié ce massacre, sous prétexte que les Indiens Cinta Larga se trouvaient sur le chemin de ses activités commerciales : « Ces Indiens sont des parasites, ils sont immondes. Il est temps d’en finir avec eux, d’éliminer ces pestiférés. Liquidons ces vagabonds. »

Il affrêta alors un avion duquel furent largués des bâtons de dynamite sur les villages indiens. Après ce massacre, certains des meurtriers se rendirent sur les lieux du crime afin d’exterminer les derniers survivants. Ils y trouvèrent une mère allaitant son bébé. Ils assénèrent alors de coups la tête du nourrisson, suspendirent la mère par les pieds et la découpèrent en deux. Lors du procès d’un des accusés, le juge déclara : « Nous n’avons jamais vu de cas d’une telle violence, d’une telle ignominie, de tant d’égoïsme, aussi dépourvu de considération pour la vie humaine ».

En 1975, l’un des auteurs du crime, José Duarte de Prado, fut condamné à dix ans d’emprisonnement mais fut gracié plus tard dans l’année. Il déclara durant le procès : « II est bon de tuer les Indiens – ils sont paresseux et traîtres ».

Par Anne Wolff - Publié dans : Planète urgence - Communauté : solidar' infos
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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 11:28

 

 

 

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Comment les E.U. convertissent trois pacifistes en violents terroristes.

 

FRAN QUIGLEY/KAOSENLARED –En seulement 10 mois, les E/U ont réussi à transformer une religieuse catholique de 82 ans et deux manifestants antinucléaires pour la paix accusés du délit d’entrée illégale en criminels fédéraux convaincus de violents crimes terroristes. A présent ils sont en prison, attendant leurs sentences pour leurs actions dans une installation de production d’armes nucléaires à Oak Ridge, Tenesse, leur histoire devrait faire froid dans le dos à toute personne préoccupée par la dissidence aux E.U.

Voici ce qui s’est passé

 Tôt le matin, le samedi 28 juin 2012, les pacifistes de longue date, la sœur Megan Rice, de 82 ans, Greg Boertje-Obed, de 57 ans et Michael Wallis de 63 ans, coupèrent la clôture métallique qui entoure l’installation de production des armes Oak-Ridge Y-12 et entrèrent illégalement dans la propriété. Y-12 appelé le Fort Knox de l’industrie d’armes nucléaires, entrepose des centaines de tonnes d’uranium hautement enrichi et travaille avec chacune des milliers d’armes nucléaires maintenue par les E.U.

Les trois se décrivent comme les Transform Now Plowshares, (Transformant maintenant  en socs). Ils arrivèrent comme des manifestants non violents pour désarmer symboliquement les armes. Portant des bibles, des déclarations écrites, des pancartes en faveur de la paix, des sprays de peintures, des fleurs, des bougies, des petites bouteilles de sang, du pain, des marteaux avec des versets bibliques et des cisailles. Leur intention étaient de suivre les paroles d’Isaïe 2:4 ; « De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l`épée contre une autre nation, plus personne n’enseignera la guerre à personne. » 

La sœur Megan Rice est une religieuse catholique de la Société du Saint Enfant Jésus depuis plus de 60 ans. Greg Boertje-Obed, menuisier, marié, avec une fille en âge d’université est vétéran de l’armée et vit dans une maison pour travailleurs catholiques à Duluth, Minnesota. Michael Walli, vétéran de deux périodes au Vietnam converti en pacifiste, vit à la Maison Dorothy Day pour Travailleurs catholiques à Washington DC.

Dans l’obscurité, les trois activistes coupèrent à travers un clôture portant une inscription qui disait ; “Défense d’entrer”. L’inscription disait que l’entrée non autorisée, un délit, était passible d’une peine allant jusqu’à un an de prison de d’une amende de 100 OOO dollars.

Aucun personnel de sécurité ne vint les confronter.

Alors  les trois grimpèrent une colline à travers d’épais arbustes, traversèrent une rue et continuèrent jusqu’à ce qu’ils voient l’Installation de Matériel d’Uranium Hautement Enrichi (Highly Enriched Uranium Materials Facility HEUMF) entourée de 3 clôtures,  illuminée par des lumières resplendissantes.

Alors ils coupèrent les 3 clôtures, pendirent leurs inscriptions pour la paix, et inscrivirent avec les sprays des consignes pour la paix dans le HEUMF. Ils ne virent  toujours pas de personnel de sécurité. Ils commencèrent à prier et chantèrent des chansons comme « Down by de Riverside » et « Peace is Flowing Like a River ».

Quand finalement arriva le personnel de sécurité, à presque 4h30 du matin, les trois se rendirent pacifiquement, furent arrêtés et emprisonnés.

Le lundi suivant, le 30 juillet, Rice, Boertje-Obes et Walli furent inculpés et accusés d’être entrés sans autorisation sur un site fédéral, un délit qui est sanctionné  d’une peine allant jusqu’à un an de prison.Frank Munger, un journaliste primé du Knoxville New Sentinel fut le premier à se demander publiquement : « Si quelques manifestants pacifistes désarmés habillés de vêtements obscurs peuvent arriver au centre du site en profitant de l’obscurité, cela provoque des questions quant à la sécurité de ce site face à des intrus plus menaçants ».

Le mercredi 1er août, on ordonna que toutes les opérations nucléaires à Y-12 soient suspendues afin que le site se concentre sur la sécurité. La détention pour sécurité » fut ordonnée par le contractant de sécurité en charge de Y-12 B&W Y-12(une société conjointe de Babcock & Willox Company & Bechtel National Inc.) et appuyée par l’administration Nationale de Sécurité Nucléaire.

Le jeudi 2 aout, Rice, Bertje-Odek et Walli se présentèrent devant le tribunal pour une audience préliminaire. Le gouvernement demanda que les trois soient détenus. Un procureur les qualifia de « danger potentiel pour la communauté » et demanda que les trois soient maintenus en prison jusqu’au procès. Le Magistrat des E.U. autorisa leur libération.

La sœur Megan Rice sortit de prison et admit rapidement devant les médias réunis que effectivement les trois étaient rentrés dans la propriété et qu’ils avaient agis en protestation contre les armes nucléaires. « Mais nous devions le faire, nous l’avons fait parce que nous voulions que soit révélée la vérité sur la criminalité qui existe ici, c’est notre devoir », dit Rice. Elle remit aussi en question toute l’industrie de l’armement nucléaire. « Nous avons le pouvoir, l’amour, la force et le courage pour en finir avec cela et transformer tout le projet, pour lequel ont été dépensés plus de 7,2 milliards de dollars », dit-elle. « La vérité nous soignera et soignera notre planète, soignera nos maladies, qui résultent de la désharmonie de la planète, causée par les pires armes de histoire de l’humanité, qui ne devraient pas exister. Pour cela nous offrons nos vies, pour la vérité sur la terrible existence de ces armes ».

Alors, le gouvernement commença à augmenter les accusations à l’encontre des manifestants antinucléaires  pour la paix.

Le jour suivant celui où le Magistrat ordonna la remise en liberté de Rice, Boertje-Obed et Walli, un agent du Département de l’Energie (DOE) déposa une plainte contre les trois avec ’une accusation de crime fédéral pour dommage à la propriété fédérale, un crime punissable d’une peine allant de zéro à 5 ans de prison, selon e code 18 des USA section 1363

L’agent de la DOE reconnu que les trois portaient une lettre qui déclarait “Nous sommes allé à l’installation Y-12 parce que notre propre humanité rejette les projets du nucléarisme, l’empire et la guerre. Notre foi dans l’amour et la non-violence nous encourage à croire que notre activité ici est nécessaire, que nous venons inviter à la transformation, à défaire le travail passé et présent de Y-12,à désarmer et en finir avec tous les efforts ultérieurs pour augmenter la capacité dY-12 vers une structure économique et sociale fondée dans la guerre et la construction de l’empire. »

Alors Rice, Boertje-Obed et Walli furent confrontés à une accusation de mauvaise conduite un crime passible de 6 ans de prison. 

Mais le gouvernement n’en resta pas là. La semaine suivante les accusations furent encore élargies. 

Le mardi 7 août, les E.U. élargirent les accusations contre les activistes pour la paix à trois charges. La première était l’accusation originelle de dommage à Y-12 en violation code  18, code 1361 des E.U., passible d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison. La seconde fut un dommage additionnel à la propriété fédérale supérieur à 1OOO dollars en violation du code 18 section 1363 des E.U. passible d’une peine allant jusqu’à 10 ans de prison. La troisième fut une accusation de pénétration illégale, un délit punissable d’une peine allant jusqu’à un an de prison selon le code 42 section 2278 des E.U.

A ce point, ils risquent jusqu’à 16 ans de prison. Et les actions des manifestants commencèrent à attirer l’attention du public national et international.

Le 2O août 2012, le New York Times publia une photo de la sœur Megan Rice en première page sous le titre « La religieuse qui fit irruption dans le sanctuaire nucléaire » ? Citant des experts nucléaires, qui qualifiaient leurs actions de « la plus grande rupture de la sécurité dans l’histoire du complexe atomique de la nation ».

 

A la fin du mois d’aout 2012, l’Inspecteur Général du Département de l’Energie publia un rapport exhaustif sur les failles de la sécurité d’Y-12. Qualifiant les activistes pour la paix de personne ayant enfreint la loi le rapport indique qu’ils purent aller aussi loin à cause de « multiples failles du système à différents niveaux ». Les failles citées incluaient « les caméras cassées depuis 6 mois, l’inefficacité de la réponse des alarmes, des problèmes de communication et beaucoup d’autres failles des contractants et de leur contrôleur fédéral.  Le rapport conclu que « Ironiquement la violation de la sécurité deY-12 pourrait avoir été un important « appel d’attention » concernant les problème de sécurité de l’installation ».

Le 4 octobre 2012, les défendeurs annoncèrent qu’ils avaient été informés de ce que, à moins de se déclarer coupables pour le moins d’un crime et de l’accusation de pénétration illégale,  ils seraient également accusés de sabotage contre le gouvernement, une accusation beaucoup plus grave. Plus de3000 personnes signèrent une pétition au Procureur Général des E.U. Holder, lui demandant qu’ils ne soient pas accusés de sabotage.

Mais le  décembre 2012, les E.U. présentèrent un nouvel acte d’accusation contre les manifestants. La première charge fut la nouvelle accusation promise de sabotage. Les accusés furent accusés d’intention d’endommager, interférer et faire obstruction à la défense nationale des E.U., de dommage intentionnel au E.U. et de dommage intentionnel aux installation nationale de sécurité en violation du Code 18 des E.U. section 2155, punissable de 20 ans de prison. Les charges 2 et 3 furent les accusations antérieures les crimes d’atteinte à la propriété, avec une condamnation potentielle à la prison allant jusqu’à 15 ans de plus. 

L’accusation originelle de délit de pénétration illégale avait totalement disparu. Rice, Boertje-Obed et Walli risquent alors jusqu’à 35 ans de prison.

En seulement 5 mois, les accusations du gouvernement les convertirent d’accusés d’un délit d’effraction en accusés de multiples crimes de sabotage. 

Le gouvernement connu également le succès en dépouillant les trois du droit de présenter quelque défense ou témoin concernant les effets dommageables des armes nucléaires. Le bureau du Procureur des E.U. présenta un document qu’il appelait « Motion pour exclure que les accusés présentent des arguments sur concernant les Justification de Défense ». Dans cette motion les E.U. demandent qu’il soit exclu que les manifestants pour la paix présentent des arguments en appuyant l’illégalité des armes nucléaires., l’immoralité des armes nucléaires, le  droit international ou des convictions religieuses, morales ou politique  concernant les armes nucléaires, les principes de Nuremberg développées depuis la  seconde guerre Mondiale, des protections en vertu du Premier Amendement, les nécessités ou le politique des E.U. concernant les armes nucléaires. »

 

Rice, Boertje-Obed et Walli argumentèrent contre la motion. Mais malgré un solide témignage de l’ex Procureur Général des E.U. Ramsey Clark, une déclaration dun médecin de réputation internationale et autres, le tribunal se prononça en défaveur des défendeurs.

Pendant ce temps, le Congrès examinait la violation de la sécurité, et l’attention des médias envers le jugement augmentait avec un notable article du Washington Post, avec une couverture de CNN et la participation de AP et Reuters.

Le procès eut lieu à Knoxville au début du mois de mai 2013. Les trois activistes furent accusés  de toutes les charges. Rice, Boertje-Obed et Walli furent appelés à la barre et admirent ce qu’ils avaient fait et expliquèrent pour quel motif. L’administrateur fédéral pour Y-12 dit que les manifestants avaient porté dommage à la crédibilité du site aux E.U. et globalement et il alla jusqu’à affirmer que leurs actes avaient eu un impact sur la dissuasion nucléaire.

Aussitôt que le jury se fut retiré, le gouvernement mis en prison les protestataires parce qu’ils avaient été convaincus de “crimes de violence”. Le gouvernement argumenta que couper des clôtures et peindre des consignes avec des sprays étaient des dommages à la propriété et en tant que tel constituaient un crime de violence pour lequel la loi imposait l’emprisonnement jusqu’au verdict.

La défense signala que Rice, Boertje-Obed et Walli étaient resté en liberté depuis leur arrestation sans aucun incident. Les avocats du gouvernement argumentèrent que deux des manifestants avaient violé leur liberté conditionnelle en participant à une audience du Congrès sur les problèmes de sécurité de Y-12, un acte qui avaient été approuvé par leurs agents de liberté conditionnelle..

Les trois furent emprisonnés immédiatement. Dans leur décision de mise en détention jusqu’au verdict, le tribunal argua que tant les sabotages comme les dommages à la propriété étaient définis par le Congrès comme des crimes fédéraux de terrorisme. Vu que les sentences potentielles étaient de dix années ou plus, le tribunal jugea qu’il y avait une forte présomption en faveur de l’incarcération, qui n’était infirmée par aucune circonstance spéciale qui justifiait leur mise en liberté jusqu’au verdict.

Les trois activistes non violents pour la paix sont actuellement en prison en tant que prisonniers fédéraux en attente du verdict qui sera prononcé le 23 septembre 2013.

En 10 mois une religieuse de 82 ans et deux pacifistes ont été transformés avec succès par le gouvernement des E.U. de manifestants non violents antinucléaires accusés d’un délit d’effraction en criminels convaincus de violents crimes terroristes.

Fran Quinley est un avocat dIndianapolis qui travaille sur des thèmes de pauvreté locale et internationea;e. Ses rubriques apparaissent toutes les deux semaines dans de Indianapolis Star.

Source anglaise: http://www.commondreams.org/view/2013/05/15-7

Source espagnole :

Cómo convirtió EEUU a tres pacifistas en violentos terroristas | CONTRAINJERENCIA

Traduction française Anne Wolff

 

From left, Greg Boertje-Obed, Sister Megan Rice, and Michael Walli. (Photo: Saul Young/News Sentinel)

 

Par Anne Wolff - Publié dans : USA décadence et répression - Communauté : La Cyber-résistance
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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 10:35

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Rockefeller lors d’un repas avec des ambassadeurs de l’ONU :

Nous sommes au bord d’une transformation globale ? Tout ce dont nous avons besoin c’est d’une grande crise et  les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial 

 

 


 

Extrait du livre GOUVERNEMENT MONDIAL de Esteban Cabal 

 

KAOSENLARED.NET – L’objectif principal de ces sagas de banquiers internationaux David Rockefeller, un de ces principaux représentants, l’a parfaitement énoncé :

« Ce dont il est question, c’est de substituer à l’autodétermination nationale, qui s’est pratiquée pendant des siècles, par le passé, la souveraineté dune élite de techniciens et financiers mondiaux »

 

David Rockefeller fut le conspirateur mondial par excellence, le Roi des cénacles occultes. Sous ses ordres ont travaillé les agents secrets de la CIA, le MI6, le Mossad et en particulier Interpol, qui est son œuvre.

Aucun moyen de communication de masse ne se risquera jamais à révéler les plans secrets de Rockefeller et ses amis. Ils garderont toujours un silence suspect autour des activités secrètes des dynasties de banquiers nord-américains : les Morgan, les Davison, les Harriman, les Khun Loeb, les Lazard, les Shiff  ou les Warburg et bien naturellement les Rockefeller.

En 1991, en référence au rapport du Centre pour le Développement Mondial, David Rockefeller confessa : « Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, le revue Times et autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion (silence) pendant presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de dérouler notre plan pour le monde si nous avions été objet de publicité pendant toutes ces années. »

 

L’excentrique et prétendument philanthrope David Rockefeller, qui a presque un siècle de vie, est sans doute le personnage le plus trépidant et controversé de cette caste usurière à laquelle nous nous référons. Bientôt, quand les journaux annonceront son décès, nous aurons l’occasion de connaître sa biographie insolite. Nous découvrirons des données qui nous ferons tomber à la renverse.

 

Le fondateur de la dynastie Rockefeller était le grand-père de David, nommé John Davison Rockefeller, descendant de juifs allemands arrivés aux E.U. en 1733. Conjointement avec la saga des Morgan et le groupe bancaire Warburg-Lehman-Kuhn Loeb, ils constituent le triumvirat ploutocratique du nommé Eastern Establishment. Son empire économique se généra pendant les années de la Guerre de Sécession (1861-1865) où s’affrontèrent les grands propriétaires esclavagistes du Sud avec les commerçants et industriels du Nord et qui se solda par 600 000 morts.

Les grands gagnants de cette guerre furent  4 familles oligarchiques, les Vanderbilt, les Carnegie, les Morgan et les Rockefeller, qui bénéficièrent du conflit comme fournisseurs de biens et de services et augmentèrent leur empire économique ensuite avec la concentration monopolistique qui succéda aux hostilités, arrivant à contrôler en 1880 les 95% du pétrole nord-américain.

La fortune des Vanderbilt se dilua dans le temps, celle des Carnegie passa en partie en succession aux Morgan, et celle des Rockefeller se dispersa entre les nombreux et mal avenus descendants du vieux John Davidson, pétrolier et banquier, fondateur de la Standart Oil et de la Chase National Bank, qui plus tard s’appellera Chase Manhattan Bank dont le siège emblématique à New York fut le premier édifice construit à Wall Street.

La Chase se convertit en pilier central du système financier mondial, devenant la Banque principale des Nations Unies, et parvint à avoir 50 000 succursales réparties dans le monde entier. Les présidents de la Banque Mondiale John J. McCoy, Eugène Black et Georges Woods, avaient travaillé pour la Chase antérieurement. Un autre président, James D. Wolfensohn fut également directeur de la Fondation Rockefeller.

David Rockefeller, le plus connu de la saga, est le petit-fils du mythique John Davidson Rockefeller et fils de John D. Rockefeller junior qui épousa la fille de Nelson Aldrich, leader de la majorité républicaine au Sénat et qui fut connu comme « gérant de la nation ». La mère de David était une amoureuse de peinture et à son initiative fut construit le Musée d’Art Moderne (MOMA) de New York situé dans la villa dans laquelle naquirent David et ses frères.

David, le plus jeune de six frères, tous déjà décédés, eut lui-même 6 fils et 10 petits-fils qui joints au fils et petits-fils de ses frères forment l’actuel clan Rockefeller.

David Rockefeller (Gch), banquier et pétrolier comme son père (Dr) et son grand-père travailla dans les services secrets pendant la seconde guerre mondiale et ouvrit le chemin pour la création de l’ONU en 1945, dont le siège principal se trouve sur un terrain dont il fit don à (la ville de) New York. Il a côtoyé les principaux mandataires du 2Oème siècle. Il dirigea les lobbys les plus puissants du monde, comme le CFR, le Club de Bilderberg et la Commission Trilatérale.

 

En bons banquiers sans scrupules, les Rockefeller appuyèrent et financèrent les nazis allemands. Ils allèrent jusqu’à se permettre de réécrire l’histoire. La fondation Rockefeller investit 139 000 dollars en 1946 pour offrir une version officielle de la seconde guerre mondiale qui occulte la réalité concernant le patronage par les banquiers internationaux du régime nazi, qui obtint également les faveurs de leur entreprise la plus emblématique : la Standart Oil. Les initiatives de cette Fondation, qui a également financé des groupes comme les Hare Krishna ou les rosicruciens de AMORC, sont parfois surprenantes.

 

David est frère de celui qui fut Sénateur, Gouverneur de New York et vice-président des E.U. (sous Gérald Ford, après la démission de Nixon), Nelson Rockefeller qui hérita de son grand-père maternel la vocation politique.

En 1962 Nelson déclarait : « les thèmes d’actualité exigent à grands cris un Nouvel Ordre Mondial, parce que l’ancien s’effondre, un nouvel ordre libre lutte pour émerger à la lumière… Avant que nous ne puissions-nous en rendre compte, se seront établies les bases de la structure fédérale pour un monde libre ».

David Rockefeller a qui le président Carter offrit la direction de la Réserve Fédérale (qu’il déclina en faveur de son ami Volcker) s’entoura de lieutenants aussi puissants que Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski, Lord Carrington et Etienne Davignon qui méritent également d’être cités ici.

 

Abraham ben Elazar, plus connu comme Henry Kissinger, est considéré comme un des cerveaux du Nouvel Ordre Mondial. D’origine juive allemande, il commença comme conseiller de Nelson Rckefeller dans les années 50, occupa de hautes responsabilités dans l’Administration pendant les années 60 et 70, avec Kennedy, Johnson, Nixon et Ford. Il parvint à être vice-président des E.U. avec Ford, secrétaire personnel de Nixon, chef du Conseil National de Sécurité  et du Département d’Etat, et Ministre des Affaires Extérieures en différentes occasions.

Il a collaboré étroitement avec David Rockefeller et l’élitiste Conseil de Relations Extérieures, dont il fut président. Du CFR sont issus depuis tous les présidents des E.U. à l’exception de Ronald Reagan, dont l’équipe fut formée majoritairement pas des membres du CFR. Il appartient également à la Commission Trilatérale et au Club du Bilderberger et à d’autres organisations de l’orbite des Rockefeller. Sa compagnie de consulting Kissinger Associates a comme clients des Etats débiteurs et des multinationales créancières.

 

Le Polonais Zbigniew Brzezinski, marié avec une cousine de celui qui fut Président de la république Tchécoslovaque Edouard Benes, fut recruté par Rockefeller en 1971. Il parvint à être Conseiller de Sécurité Nationale du Gouvernement de Etats-Unis durant l’administration Carter, mais déjà auparavant il avait été nommé directeur de la Trilatérale, que lui-même a défini comme « la conjonction de puissance financières et intellectuelles la plus grande que le monde ait jamais connue ».

Il affirma que “la société sera dominée par une élite de personnes libres de valeurs traditionnelles qui n’hésiteront pas à réaliser leurs objectifs aux moyens de techniques épurées avec lesquelles ils influenceront le comportement du peuple et contrôleront la société dans tous les détails, jusqu’au point où il sera possible d’exercer une surveillance quasi permanente sur chacun des habitants de la planète ». A un autre moment, il dit ; « cette élite cherchera tous les moyens pour parvenir à ses fins politiques, comme de nouvelles techniques pour influencer le comportement des masses, ainsi que pour obtenir le contrôle et la soumission de la société ». Pas même George Orwell, auteur du terrorisant roman « 1984 » ne l’aurait mieux exprimé.

Dans une entrevue publiée par le New York Times, le 1er août 1976, Brzezinski affirma que de nos jours les Etats-nations ont fini de jouer leur rôle ». En certaines occasions il pronostique «le déclin des idéologie et des croyances religieuses traditionnelles ».

Brzezinski est un spécialiste des méthodes de contrôle social, ses essais publiés dessinent un horizon orwellien dans lequel Big Brother surveille et contrôle en permanence chaque individu. Il prédit l’existence de gigantesques bases de données dans les quelles seront emmagasinées d’immenses quantités d’informations sur chaque citoyen (comme celle que possède le renseignement espagnol à El Escorial, Madrid), l’installation massive de caméras de surveillance dans les rues et les édifices (ce qui est déjà un fait dans toutes les villes du monde), la généralisation des satellites espions d’une incroyable précision (comme ceux qu’usent les troupes des E.U. depuis la guerre du Golfe) et la mise en circulation de documents d’identités électroniques (comme le sont les passeports modernes et les cartes d’identité, qui contiennent une micro puce avec une abondante information au sujet de leur propriétaire).

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La fascination de Brzezinski  pour la technologie appliquée au contrôle social cadre parfaitement avec les plans des élites ploutocratiques, qui ont déjà développé d’inquiétants gadgets comme les micro puces sous cutanées avec un localisateur qu’ils prétendent rendre obligatoires pour toute la population mondiale et qui se substitueraient en les unifiant, à tous les carnets d’identité, passeport, cartes de crédit, permis de conduire, cartes de sécurité sociale, etc., rendant possible la disparition de l’argent physique.

L’autre invention terrible que l’élite nous tient déjà prête a été conçue par la compagnie étasunienne Nielsen Media Research en collaboration avec le Centre d’Investigation David Sarnoff (organisme contrôlé par le CFR et la société Pilgrims). Il s’agit d’un dispositif qui une fois installé dans un téléviseur, permet d’observer et d’identifier depuis une station de contrôle les spectateurs assis face au petit écran. Ce dispositif évoque « l’œil qui voit tout », l’Horus égyptien qui  apparait sur les billets des dollars. « L’œil qui voit tout » n’est pas seulement un procédé littéraire du roman d’Orwell 1984. Il existe déjà des millions de caméras installées sur les routes, rues, entreprises et locaux publics, et des millions de webcam dans les foyers de tout le monde. Sans compter les modernes systèmes opératifs du monopole Microsoft, comme le Windows Media,  qui suivent sans arrêt tous nos mouvements à travers le réseau et permettent de lire notre courrier privé de Outlook, l’État de notre compte courant quand nous accédons à notre banque par le web, les mots clés que nous utilisons dans des moteurs de recherche comme Google et le contenu des pages que nous visitons sur Internet.

 

Lord Carrington dont le vrai nom est Peter Rupert, a été ministre britannique dans des gouvernements successifs, membre notable du RIIA (l’équivalent du CFR en Grande-Bretagne) et de la Societé Fabiana, Secrétaire Général de l’OTAN, dirigeant de la Barclay Bank et de l’Hambros Bank et, à partir de 1989, président du sinistre Club du Bilderberg.

 

Le quatrième lieutenant de Rockefeller et secrétaire Général du Club de Bilderberg est le vicomte Etienne Davignon. Son curriculum dit tout : président et fondateur de l’European Round Table (Table Ronde Européenne des Industriels, lobby européens des multinationales), ex vice-président de la Commission Européenne, Président de l’association pour l’Union Monétaire membre de la Trilatérale et du Centre d’Etudes Politique Européenne, ministre belge de l’Extérieur, président de Airholding, vice-président de Suez-Tractebel, administrateur de Kissinger Associetes,  Fortis, Accor, Fiat, BASFn Solvay, Gilead, Angl_American Mining, entre autre corporations.

 

Extrait du libre GOUVERNEMENT MONDIAL de Esteban Cabal

Traduction Anne Wolff 

Source espagnole : David Rockefeller: “Todo lo que necesitamos es una gran crisis..." | CONTRAINJERENCIA 

 

 

 

A lire également Les mensonges du capitalisme

 

Par Anne Wolff - Publié dans : L'empire : hégémonie ? - Communauté : La Cyber-résistance
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Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 18:44

 

 

Monsanto & Co : Disparition des abeilles, menace de guerre globale et grosse monnaie !

Le Kremlin a décidé de prévenir l'Oncle Sam.

 

par Lg

A force de protéger des multinationales "qui nous veulent du bien" comme Monsanto, on voit bien la volonté du gouvernement américain à venir défendre encore et toujours son économie.

Un rapport du ministère des ressources naturelles et de l'environnement de Russie a annoncé qu'une gamme d'insecticitdes détruit purement et simplement la population d'abeilles de la planète. Ce qui, bien évidement, au vu de leur rôle de pollinisation n'est pas de bon augure.

Suite à ce rapport, la Commission Européenne a pris des mesures de précaution, interdisant l'usage de ces pestiucides pendant 2 ans.

Dans ce rapport, on peut apprendre que le marché des pesticides est contrôlé par un oligopole de 4 firmes à quasiment 100% :

- Monsanto, que nous ne présenterons plus.

- Syngenta, à la base société suisse avec une détention majoritaire de The Capital Group Companies pour 9.84 %, viens ensuite Blackrock pour 5.06% et en troisième actionnaire majoritaire, The Growth Fund of America pour 4.94%. (source), bref du fonds de pension américain... Cette société produit les très sympathiques Cruiser et Actara, faisant l'objet d'une récente interdiction européenne (parmi d'autres...)

- Dow Chemical, société américaine notamment connu pour sa participation à l'élaboration de l'agent orange.

- et DuPont, société américaine.

Soit approximativement entre 8 et 10 milliards de Dollar de bénéfices net chaque année à eux quatre.

En plus de relever des dégats incommensurables sur les abeilles, d'autres dégats sont avancés sur d'autres espèces. (source)

Ce serait donc une partie de la biodiversité et de la vie qui seraient sérieusement mise en jeu par ces multinationales par l'usage de certains de leurs produits. Mais le gouvernement américain tient à protéger une petite mine d'or. D'ailleurs ce gouvernement américain n'est il pas déjà trop infiltré par certaines de ces multinationales, pour être un minimum objectif ? 

Mais d'ailleurs, qu'est-ce qui différencie aujourd'hui l'intérêt des grosses multinationales et du gouvernement américain ? Dur, dur de différencier...

Et bien évidement, si les abeilles ne pollinisent plus, il va falloir acheter des semences... Et à qui va-t-on bien pouvoir acheter ces semences ? On se le demande bien...

Alors que la Commission Européenne a pris le chemin de la criminalisation dans le domaine des graines et des plantes non enregistrées avec le gouvernement. Nous voilà, à l'aube des jours nouveaux qui pourrait bien se transformer en catastrophe planétaire, tant la situation risque de se crisper sur l'échiquier international. Poutine fait attendre John Kerry 3 heures, et prévient d'une menace de guerre concernant la capacité des Etats-Unis à brusquer l'environnement avec la disparition des abeilles. En effet, il s'agit de pouvoir manger, pour nous même et pour l'Humanité en général et à long terme.

Obama a signé en catimini le "Monsanto Protection Act", assurant la supériorité de Monsanto vis-à-vis des lois américaines, laissant sans recours tout son peuple contre l'industrie crimino-chimique américaine. Pauvres américains...

Qu'adviendra-t-il au moment où les Etats-Unis continuent d'assurer l'hégémonie de leur industrie toxique avec leurs organismes génétiquements modifiés ? Qu'adviendra-t-il au moment où l'on considérera cette position comme un crime contre l'Humanité ? Ou qu'adviendra-t-il, si leur funeste dessin voit le jour ?

Quelques chose me dit que John Holdren, toujours en poste et en photo à côté du président américain se frotte les mains... L'application du livre qu'il a co-écrit en 1977 "Ecoscience : population, ressource, environnement", n'est peut-être plus très loin...

Quelque chose me dit qu'il n'y a plus beaucoup de barbelés, mais que l'eugénisme risque de ressurgir et de prendre une forme nouvelle. Bien plus insidieuse, surtout quand on commence à contrôler Mère nature. Nous sommes bel et bien les cobayes de savants fous aux manettes, tout se passe bien sous nos yeux...

 

"Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez le peuple, contrôlez la monnaie et vous contrôlerez le monde" - Henry Kissinger

 

Source : Monsanto & Co : Disparition des abeilles, menace de guerre globale et grosse monnaie ! - AgoraVox le média citoyen

Sur le même thème : Près d’un tiers des colonies d’abeilles ont péri cet hiver aux Etats-Unis « État du Monde, État d'Être

Des abeilles et des hommes

 

mobee, une abeille robotisée pour sauver notre mondeUn robot abeille est en cours de développement ...elle pourrait également être utilisée par le secteur militaire

 

Par Anne Wolff - Publié dans : Echos de la guerre totale - Communauté : solidar' infos
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Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 18:21

 

Posté par  le

Le journaliste Rory Carroll du journal The Guardian qui s’autoproclame spécialiste de la question du Venezuela, a lancé de manière détournée de graves accusations au sujet ceux qui disent que le défunt président du Venezuela, Hugo Chávez Frías, aurait été assassiné en utilisant des armes biologiques produites aux Etats-Unis, en leur donnant la même importance qu’aux « théoriciens de la conspiration qui cherchent des extra-terrestres à Roswell ou ceux qui prétendent que la NASA a fabriqué les photos des premiers pas sur la lune ».

Un certain nombre de Vénézuéliens et de mandataires internationaux pensent que l’ennemi a introduit de manière clandestine une forme agressive de cancer dans le corps du président, âgé de 58 ans.

Carroll fait remarquer aussi que Chavez lui-même pensait que plusieurs leaders d’Amérique Latine qui ont été affectés par le cancer, y compris le président d’Argentine Nestor Kirchner (auquel on a diagnostiqué un cancer du côlon) et le président du Brésil, Luiz Inázio Lula da Silva (qui a été soigné pour un cancer de la gorge) ont été victimes d’un complot de la CIA dirigé contre les leaders de gauche.

Curieusement, Carroll suggère que l’ancien président de gauche en Uruguay, Tabaré Vázquez, a guéri aussi d’un cancer. Or en fait, Vázquez n’a jamais eu de cancer, et, en plus, c’est un oncologue reconnu formé en France.

Mais on a bien diagnostiqué un lymphome, cancer du système immunologique, chez Fernando Lugo, président du Paraguay qui a été en 2012 chassé par un coup d’état de la droite, appuyée par la CIA.

Carroll déclare tout simplement que comme les trois anciens leaders sont guéris il n’y a pas d’histoire d’armement biologique cancérigène qui impliquerait les Etat-Unis !

D’une manière bien commode, Carroll ne parle pas des cancers qui ont touché d’autres leaders latino-américains, dont la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, qui a eu un cancer de la thyroïde, et la présidente du Brésil, Dilma Roussef, qui a eu un lymphome. Après avoir entamé les dialogues de paix avec les FARC de Colombie, on a diagnostiqué un cancer de la prostate chez le président conservateur Juan Manuel Santos.

Le président en charge du Venezuela, Nicolás Maduro, a déclaré que Chavez avait souffert d’une « agression scientifique » de la part des ennemis historiques du Venezuela. Le Département d’État américain dit que c’est absurde. Le dirigeant du Parti Communiste Russe, Gennady Zyuganov, quant à lui, a fait remarquer que le fait que six leaders de gauche soient atteints du cancer à peu près à la même époque était loin d’être une coïncidence. Fidel Castro lui-même, qui a été la cible de plusieurs attentats biologiques de la part de la CIA, a fait la leçon à Chavez « Fais attention, Hugo. Ces gens-là (les Américains) ont développé des techniques. Tu dois faire très attention. »

Fidel Castro a failli mourir d’une mystérieuse maladie gastro-intestinale qu’il a contractée après avoir assisté avec Chávez et Néstor Kirchner à deux évènements, La Cumbre de los Pueblos et la réunion du MERCOSUR en Juillet 2006 en Argentine, à Córdoba. Un câble daté du 26 Juillet 2006 provenant de l’ambassade américaine à Buenos Aires fait état du déplaisir de Washington au sujet de la présence de Castro, Chávez et Kirchner à Córdoba. « Ce qui est à noter au sujet de ce sommet c’est à quel point l’Argentine et le Brésil, les deux protagonistes du MERCOSUR depuis sa fondation, y ont joué un rôle secondaire tandis que Chavez et Castro le dominaient. » Des trois participants à la Cumbre de los Pueblos, Kirchner et Chávez sont morts. (…) ; »

Le général José Ornella, chef de la Garde Présidentielle, a dit qu’il se passerait cinquante ans avant que « la griffe de l’ennemi » à l’œuvre dans la mort de Chávez n’émerge dans un document dé-classifié.

Le général Ornella et d’autres pourraient n’avoir pas à attendre encore cinquante ans pour que soient divulgués les documents sur les armes oncovirales des États-Unis. Les documents ont déjà été dé-classifiés et sont disponibles, même si nombre d’entre eux ont été détruits au début des années 70 par la CIA sous la direction de Richard Helms.

Bien que la Convention sur les Armements Biologiques et Toxiques de 1972, signée par les Etats-Unis, l’Union Soviétique et l’Angleterre, interdise l’usage et la possession d’armes biologiques, l’armée, la Division des Opération Spéciales de la CIA au Maryland, à Fort Detrick, ainsi que son Département des Services Spéciaux , ont continué à stocker et à développer des réserves d’agents biologiques cancérigènes pour une utilisation en tant qu’armes spéciales. Les agents biologiques en tant qu’armes ont été développés en particulier dans le cadre du projet ultra-secret MKNAOMI, opération menée conjointement par la CIA et l’Institut Militaire Médical de Recherche sur les Maladies Infectieuses (en anglais : l’USAAMRIID ), situé à Fort Detrick.

* * *

Mais l’utilisation d’agent cancérigènes comme faisant partie de la guerre bactériologique par les Etats-Unis a commencé bien avant le début de la Guerre Froide et les premières victimes de ces sortes d’armes furent les Latino-américains.

En 1913 le Dr Cornelius P. Rhoads, scientifique américain blanc, raciste, et anti Latino-américains. qui travaillait pour l’Institut Rockefeller de la Recherche Médicale à San Juan (Porto Rico) a soumis 13 Portoricains à des expériences en leur injectant des agents biologiques cancérigènes. Le président du Parti Nationaliste de Porto Rico, Albizu Campos, connu également comme « El Maestro », a obtenu une lettre que Rhoads avait envoyée à un ami et dans laquelle il écrivait ceci sur les Portoricains :

« Je pourrais avoir ici un travail formidable et je suis tenté de le prendre. Ce serait l’idéal, mis à part les Portoricains. Il n’y a pas de doute, ce sont les plus sales et les plus paresseux, c’est la race d’hommes la plus dégénérée et la plus voleuse qui ait jamais habité sur terre. Ca me rend malade d’avoir à vivre sur la même île qu’eux. Ils sont plus minables que les Italiens. Ce dont cette île a besoin, ce n’est pas d’un service public de santé mais d’un tsunami ou de quelque chose qui extermine totalement la population. Alors seulement elle pourrait être habitable. J’ai fais mon possible pour faire avancer le processus d’extermination en tuant huit d’entre eux et en transmettant le cancer à plusieurs autres, bien que ceci n’ait rien donné jusqu’à présent…

La question de prendre en considération le bien être des patients n’a pas lieu d’être ici et, en fait, tous les médecins s’amusent à abuser et torturer ces pauvres sujets. »

Albizu Campos a envoyé sa dénonciation à la Ligue des Nations mais sans aucun résultat. En 1950 Albizu a été arrêté durant la répression des activités du Parti Nationaliste de Porto Rico et il a été victime d’empoisonnement et de brûlures par irradiations. Nul doute que Rhoads, qui dirigeait le programme des armes biochimiques à Fort Detrick, le Champ des Essais de Dugway et le Centre des Essais dans le Désert de l’Utah et la Zone du Canal de Panama, se soit vengé de Albizu Campos en le soumettant à de telles expériences.

Ensuite Rhoads est devenu Directeur de la Commission de l’Energie Atomique, laquelle a soumis les citoyens Américains à de dangereuses expériences impliquant la radioactivité.

Pendant qu’il était en prison Albizu Campos a eu en 1956 une hémorragie cérébrale. En 1964, il a été innocenté mais il est mort en 1965 peu après sa sortie de prison.

The Guardian, le Département d’Etat et le Pentagone peuvent rabâcher tout ce qu’ils veulent à propos du côté « absurde » de l’accusation et des « théories conspirationnistes » mais c’est un fait que le leader nationaliste Portoricain a été assassiné par le gouvernement des Etats-Unis qui a fait sur lui des expériences médicales terribles pendant qu’il était en prison. Si c’est ce que les Etats-Unis sont prêts à faire à leurs propres citoyens, à quelles extrémités en viendront-ils pour leurs rivaux étrangers ?

* * *

Le MKNAOMI a planifié l’assassinat de Fidel Castro et du Premier ministre du Congo, Patrice Lumumba, en utiliusant des armes chimiques « exotiques ». L’élaboration des ces armes était sous la responsabilité du chef des Services Techniques de la CIA, le Dr Sidney Gottlieb. d’autres programmes d’armement bactériologique affiliés à la CIA et à l’armée des Etats Unis ont pour nom de code DORK et OFTEN/CHICKWIT.

L’institut National du Cancer, en même temps qu’il recherche des remèdes au cancer, produit des dérivés pour un projet élaboré par une agence de renseignement, projet appelé Projet Oncoviral pour le développement d’agents biologiques cancérigènes à des fins d’applications militaires. Le travail se fait à Fort Detrick et, depuis la Convention sur la Guerre Bactériologique de 1072, signée par le président Richard Nixon, le travail secret pour « la production à grande échelle de virus cancérigènes et suspectés de l’être » a continué à aller de l’avant avec le résultat net en 1977 de la production et du stockage de 60 000 litres de produits cancérigènes et d’immuno-suppresseurs.

En 1970, le Sous directeur de la Planification de la CIA, Thomas Karamessines, a émis la recommandation selon laquelle si la Convention sur la Guerre Bactériologique était signée, les réserves en agents de guerre bactériologique devaient être transférées de Fort Detrick au Centre de Recherches de Huntington de l’entreprise Becton-Dickinson, à Baltimore.

Le programme secret élaboré par le Département d’Etat et la CIA à Fort Detrick comprenait des réserves de toxines qui causent un empoisonnement mortel des aliments. D’autres programmes de recherche comprennent la transmission de virus cancérigènes par voie aérienne et la production d’ « espèces sautantes », espèces qui peuvent « sauter » de l’animal à l’homme, comme vecteurs de virus cancérigènes.

Une de première victimes du programme de bio-assassinat de la CIA a pu être le premier président de l’Angola, Agostinho Neto. Neto a été la cible de la CIA qui violait l’interdiction du Congrès. Il a développé rapidement un cancer et est mort dans un hôpital de Moscou en 1979 à l’âge de 57 ans. Une autre victime probable de la CIA est l’ancien président du Chili, Eduardo Frei, qui devint un franc adversaire du dictateur installé par la CIA, Augusto Pinochet. Frei mourut dans un hôpital de Santiago du Chili le 2 Janvier 1982 après avoir contracté une infection suspecte lors d’une opération de routine.

La CIA est pionnière dans l’usage des agents cancérigènes qui peuvent infecter ses victimes par des injections, des inhalation, des contacts physiques au moyen de vêtements contaminés – particulièrement les robes de chambre, ce qui est pertinent concernant Chavez et la formation d’une tumeur pelvienne agressive – des contacts avec le système digestif par l’intermédiaire de l’absorption d’aliments, de boissons, et même de dentifrices contaminés.

* * *

Il y a une telle quantité de documents sur l’utilisation par la CIA d’armes cancérigènes contre ses ennemis que l’existence de telles armes n’est pas le problème. Le vrai problème pour le Venezuela et d’autres pays attaqués est de déterminer comment les agents cancérigènes sont inoculés et les identités des assassins et des futurs assassins.

 

Original en anglais (attention aux virus, informatiques cette fois) : http://www.strategic-culture.org

En espagnol : www.aporrea.org/internacionales/a162217.html

Source :
Les assassinats scientifiques font partie des protocoles de la CIA « État du Monde, État d'Être

Sur le même sujet, de l'assassinat de leaders d'opposition à l'extermination de populations génantes, des documents déclassifiés : Guerres nucléaires : le programme (de l'armée US)

Par Anne Wolff - Publié dans : Métastases du nazisme - Communauté : Esprits libres
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SAUVAGE

 

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    Sauvage est un mot qui me parle de beauté.

Là-haut  dans   la montagne, ils m’appellaient la « salvaje », la sauvage et j’aimais bien car je savais ce que civ ilisé à l’oc cidental peut con tenir de mesquinerie, de dévitalisation, de déshumanisation, d’apologie de l a haine. J’en avais fini avec le mythe du progrès. Je n’avais pas encore compris ce que les horreurs du 20ème siècle avait de concerté, de prog rammé, de volontaire, mais je savais par contre que si l’humanité survivait aux conséquences des désastres produits par l’occident universaliste triomphant, ce siècle apparaîtrait comme la genèse de l’horreur absolue : celle de « l’ Homme » détruisant l’humanité en gestation.

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Aujourd’hui j’en sais trop, je ne crois pas que je pourrais jamais retrouver cette vie de plénitude sereine de fille des bois sans que se rappelle à moi la destruction organisée de notre monde. Mais ce qui motive avant tout mon combat, c’est la survie de la vie sauvage. Une vie où même les mots proie et prédateur participent de la survie et n'ont pas le sens comme c’est le cas avec les Hommes, de la destruction de toute vie, de toute tendresse, de toute compassion sur la planète. Mais je n
 e suis pas un Homme, je suis une humaine,…

Anne 

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Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […]. Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma.

 
Gilles Deleuze, février 1977.

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