7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 23:29
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Published by Anne Wolff
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 18:18

Me voici passée à la version "améliorée" d'Overblog ... et purée elle ne me convient pas du tout...

En plus passée aujourd'hui sur le blog pour désactiver la pub qui s"impose après n temps d'inutilisation la revoici en masse et cela m'agresse sans que je vois le moyen d'u mettre un terme. Les Etats d'Anne ne connaitront donc pas de nouvelle saison....

 

Actualisation Overblog... une amélioration ????

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Published by Anne Wolff
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 15:03

 

 

 

Comme beaucoup, me voici repliée sur l’action locale, quotidienne… la vie politique communaliste à la racine, celle qui noue entre voisins en quête de dignité et d’une bonne vie les liens de solidarité et de complémentarité qui nous rendent plus aptes à résister à la dégradation de l’ambiance globale.

J’ai beau être fidèle à mon « vœu de pauvreté » (tant que chacun n’aura pas sur cette planète le minimum de moyens vitaux je vivrai dans la frugalité), je finis comme toujours baignant dans l’abondance. Juste une question de débrouille et d’huile de bras. L’austérité, très peu pour moi… et toute cette grisaille, aille, aille, aille, chacun y contribue ou non par des choix quotidiens… faute de cultiver mon jardin je joue avec les couleurs et j’aime ça.

Me déplaçant beaucoup à travers la ville, à pied et en transport en commun j’observe les passants, les autres voyageurs, le gris est la couleur de l’air du temps. Très peu portent des vêtements colorés et les mines sont le plus souvent amères ou renfrognées ; la résultante de sinistrose est devenue un mal à combattre en se retroussant les manches au quotidien pour faire exister autre chose, des petits îlots où la joie, la couleur et l’espoir trouvent leur place.

Tout au fond du grenier d’une maison délabrée j’ai construit une cabane improbable où abriter mes rêves, où les concrétiser ou abriter aussi les moments de tristesse, de détresse quand tous les petits gestes de bien-faire qui défient la morosité ne suffisent plus à contrebalancer un amère sentiment d’impuissance face à la dégradation accélérée du bien-être global.

Et pourtant je dois le reconnaître : souvent je m’amuse. Les récupérations d’objets abandonnés, leur restauration, les petites créations quotidiennes, un trait de peinture, un assemblage de perles ou quelques points de couture sont une source de joie dont je ne me lasse pas. Aux yeux d’autres, tout pleins de sériosité et qui ont ce regard sombre et tourmenté des consciences malheureuses et vaguement coupables qui ne cessent de s fuir, il s’agit là d’un délire et s’ils n’ont sans doute pas tout à fait tort, il s’agit bien d’un délire mais c’est un bon délire et je m’y tiens. Cet forme minimale de l’objection de conscience et de la résistance aux application d’un système économique qui est certainement l’idéologie la plus contraignante et la plus pernicieuse que l’on ai vu de mémoire humaine.

Une idéologie d’une puissance opérationnelle inédite qui ne dit pas son nom mais nous pourrit les fondations de l’existence jusqu’aux plus petites radicelles de la vie baignant dans une ambiance toujours plus délétère. Or si une chose est certaine, c’est bien que les tenants de cette idéologie - tous puissants qu’ils soient aujourd’hui - ne peuvent à terme « gagner ». Leur projet de monde prévisible et contrôlable est incompatible avec la vie même, constante évolution imprévisible par nature.

A présent, leur relatif triomphe se mesure aux toujours plus dégâts qu’ils réussissent à produire transformant dans une accélération terrifiante la Terre en lieu non propice à la vie, planète inanimée. Quel que soient les mythes qu’ils continuent de produire et leur pouvoir de produire et contrôler l’information diffusée, le hiatus toujours plus profond entre discours et réalité se mesure à l’œil nu en place publique et privée. Ils ne peuvent que conduire à leur perte toujours plus de vivants et eux-mêmes dans la foulée… combien d’espèces qui chaque jour disparaissent au profit de machines… quand le drone abeille fait son apparition, c’est la fin d’un monde vivant qui se manifeste ainsi. Ce n’est pas un complot, c’est une Machination au sens littéral comme au figuré.

La notion d’emploi est une des manifestations de ce devenir machine de l’humain avec les redoutables conséquences que l’ont sait et les immenses bénéfices que tirent les Sociétés Pharmaceutiques de la conjugaison d’une société malade et des traitements iatrogènes.

Et si donc je travaille beaucoup, nul ne m’emploie et c’est très bien comme cela. Guidée par des principes d’écosophie - habiter sagement la planète et donc en bons voisins et cela est d’autant plus crucial que plus nombreux nous sommes, l’issue n’est pas dans la guerre du tous contre tous mais bien dans le partage de nos complémentarités – je pratique la Débrouille au quotidien. Etre débrouillarde est bien une qualité en soi…non ? Rien n’avoir ni avec la magouille et ni le profitage mais bien avec la polyvalence des savoirs d’autant plus grande que nous sommes plus de débrouillards de bonne volonté à mettre en commun, chacun à sa mesure nos connaissances, nos savoir-faire, nos outils et un idéal de bien-faire.

Le politique y retrouve son sens fondateur la manière dont des personnes s’arrangent entre elles pour vivre au quotidien dans l’idéal partagé du bien-vivre singulier et collectif : communalisme des habitants d’un territoire géographique et/ou culturel, fondation créatrice d’un monde sans état - mes voisins n’ont pas droit à la citoyenneté dans ce pays à la vie duquel par leurs actions ils participent positivement.

Il est aussi question de ne pas se donner trop d’importance personnelle, de ne pas perdre de vue que nous sommes à peine une étincelle dans l’espace et la durée de l’univers. De l’amour propre bien sûr… comme condition de possibilité de l’amour en soi. Et de mettre du cœur à l’ouvrage, prémisse du bonheur, participation au miracle de cette création continue, suite d’inventions géniales que l’on appelle La Vie. Le courage comme exigence face au cadeau qu’est la vie qu’il ne faut pas dilapider. Le courage comme facteur de bien-être.

J’ai donc déserté Internet et les expériences de survol de la pensée par-dessus les champs dévastés de la politique globale pour me reconcentrer sur le micro-terrain de la vie quotidienne retrouvant parmi mes amis vagabonds, les survivants d’un génocide annoncé et qui frappe de manière très ciblée ceux que les adeptes – souvent inconscients – du système requalifient comme rebuts, inutiles ou nuisibles à l’établissement de ce que leurs dirigeants qualifient de « Nouvel Ordre Mondial », un grand désordre mortifère et très laid – sinistrose généralisée (austérité) grissaillerie et conformité sociale - de mon point de vue mais soit… Il ne doit pas y avoir d’alternative à l’Economisme comme idéologie opérative et totalitaire et ceux qui incarnent d’autres possible doivent donc disparaître de la surface de la planète de même que les peuples « surnuméraires » dont l’existence fait obstacle à l’appropriation et aux pillages des richesses de leur territoire au profit d’un petit nombre de dé-générés.

La Globalisation c’est aussi la multiplication des moyens destinés à éradiquer ceux qui ne conviennent pas au Système. Depuis la nourriture-venin des supermarchés jusqu’aux radiations létales de l’uranium appauvri les dirigeants auto-proclamés du monde ne manquent pas d’imagination et d’astuce quand il s’agit de nuire aux ennemis qu’ils se désignent. Alors les survivants resserrent les rangs et se dressent entre amour de la vie et colère contre l’inacceptable pour combattre ceux qui ont décrété leur fin.

Depuis ma cabane, éphémère, improbable, faite de tuiles, de bois, de toiles et de cartons, j’écris ces quelques lignes avec la sérénité que confère ce détachement qui s’impose quand trop c’est trop et que le ressenti de la douleur du monde vous paralyse, inconcevable horreur produite par des êtres qui ne méritent plus le nom d’humains. Au cours des derniers mois, j’ai continué à temps perdu à lire entre les lignes de l’histoire officielle la réalité du monde entre ceux qui y vivent et ceux qui en tirent les ficelles depuis leurs forteresses de bêton armées.

Une engeance tellement inconcevable pour un esprit simple et sain que je comprends fort bien que l’hypothèse extra-terrestre vienne à notre secours pour expliquer l’inexplicable même si personnellement elle ne me parle pas plus que cela puisque la question qui me préoccupe est de savoir comment nous pourrions nous arranger pour vivre en bons voisins conviviaux et heureux dans un monde ou prendre soin de notre habitat et de ceux qui le peuplent avec amour et bienveillance ferait sens. Un vrai problème en l’état actuel des choses et l’avenir comme référence ultime.

Petit à petit, info par info, recoupement par recoupement soulevant le voile j’ai appris, Hitler mort à servi de masque et de leurre à la prolifération d’un nazisme qui avait préparé soigneusement écrémage, essaimage et prolifération à venir bien avant la Fin de la Guerre officielle. J’ai appris que de même que lors de la guerre de Sécession les yankees se sont battus pour s’approprier les terres du Sud et soumettre noirs et autre main d’œuvre prolétaire aux conditions de l’esclavage industriel, de même ; jouant sur les deux tableaux ils ont contribués avec leurs alliés locaux à accélérer la destruction de l’Europe pour s’en rendre maîtres et en transformer le paysage géographique et culturel en fonction des besoin de leur Marché et de la dictature corrélative qu’il implique. Colonisation.

Ainsi à présent chaque œuvre d’artisan sauvée, chaque création artisanale réalisée sont les actes de résistance que je pose face à cette dictature. Racines contre Machine avec de la débrouillardise et de l’huile de bras dans le choix volontaire de l’instabilité créatrice, refus du conformisme et de la normalité… humblement et insoumise… mais tout de même entre les lignes de joie que je pose ainsi sur la portée de la vie il y a ce contrepoint lancinant : quel gâchis … le Monde.

Voilà c’était encore une fois en passant comme une lettre pour les amis du Web qui, comme j’ai tenté de le faire, essayent chacun à sa mesure de faire apparaître la réalité derrière les apparences des matrices fabriquées manipulatrices des inconscients collectifs au service de la caste des usurpateurs criminels qui s’approprient le monde. Une grande famille de ceux qui refusent de s’en laisser compter et à leur manière contribuent à écrire une Autre Histoire.

Et la suite ? Je ne sais pas.

 

Anne

 

 

 

 

Débrouille et huile de bras

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Published by Anne Wolff - dans Amie de la tendresse
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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 12:16

 

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Après un été à constater sur le terrain de la vie quotidienne dans la dite « Capitale de l’Europe » les effets délétères de la globalisation, je ne suis pas très optimiste en ce qui concerne l’avenir de mon pays.

Je renoue avec les luttes pour le droit à un logement digne. Traversée du monde des squats, des occupations temporaires où se côtoient le meilleur et le pire. Depuis la zone interlope des Petits Profiteurs qui à mes yeux ne valent guère mieux que ceux qui sévissent au sommet de la hiérarchie sociale jusqu’aux lieux qui réunissent des personnes qui portent avec une conscience politique en éveil des projets de monde alternatifs, je parcours un microcosme de l’univers parallèle des occupations – squats, occupations précaires, occupations temporaires, trois manières de se réapproprier le territoire en investissant quelques-uns des logements abandonnés, 15 à 30 mille logements vides pour un total de 550 000 dans la Capitale de l’Europe, alors que les soi-disant associations de lutte contre le sans-abrisme et la pauvreté sous évalue systématiquement le nombre des personnes sans logement. Et ce d’autant plus que Bruxelles attire aujourd’hui en plus de réfugiés extra-européens, des dizaines milliers de réfugiés d’une Europe touchée de plein fouet par les conséquences de l’accumulation de capital par expropriation à laquelle s’adonnent sans vergogne les Corporations des Profiteurs, depuis l’expropriation agraire, à celle industrielle et commerciale (éradication des petites entreprises et intégration sous des statuts de fausse indépendance de celle-ci à leur chaîne de productions) en passant par l’expulsion des habitants de leurs logements alors que la spéculation exclus toujours d’avantage les populations de l’accès à la propriété.

Un reste de réputation de notre ex-excellent système social détruit par l’Europe washingtonienne amène ici les largués qui ne trouveront pas leur place et dont une partie viendra rejoindre les rangs en augmentation des délinquants locaux. C’est un vaste sujet, que je ne ferai qu’effleurer. Alors que toute ma vie j’ai évolué dans des milieux multiculturels enrichissants et harmonieux, que la première fois que des étrangers m’ont importunée, il s’agissait des baudruches de fonctionnaires européens qui nous gâche le paysage, et contribuent à nous imposer les valeurs marchandes de concurrence comme mode d’être et de vie, j’ai cette fois été confrontée à des européens du Sud et de l’Est qui ont tenté de m’imposer leurs valeurs primitives, machisme et rapine, alors qu’eux-mêmes restaient totalement hermétiques à notre belgitude, celle dont je suis si fière, celle qui faisait de notre pays, en particulier la partie francophone, une terre d’accueil et de bonne intégration de tous, de partage. J’ai depuis toujours des amis arabes, des amis musulmans qui jamais n’ont tenté de m’imposer leurs valeurs et v’là que débarquent les européens qui veulent m’imposer les leurs, soumission de la femme à l’homme entre autres, application de la loi du talion, et les rapines – tout ce qu’on peut voler on le prend… quand les différents se règlent à coup de poings, à coups de battes, voir à coup de couteaux… un net recul pour le pays hautement civilisé que nous sommes encore malgré quelques décennies de colonisation yankee..

Je ne vais pas revenir là-dessus, mais oui, la grande majorité des associations de « lutte contre la pauvreté » me foutent tout simplement la gerbe… la pauvreté étant le moyen de se fabriquer des boulots sinécures manipulant les discours ad hoc pour obtenir les subsides qui leur permettent une vie de classe moyenne aisée avec des boulots non-contraignant, pour la plupart, alors que d’autres y trouvent le moyen de se donner de l’importance personnelle à travers la fréquentation du gratin politique… beaucoup de blabla et peu, pas d’actions concrètes efficaces quand elles ne sont pas tout mal-ement contre-productives. Et donc les problèmes qui se posent à ceux qui aujourd’hui veulent se donner les moyens d’une débrouille honnête et constructive sont tout autant de créer leurs propres associations en renouant avec des modes associatifs anciens et de se démarquer de cette lie alcoolique et droguée, qui ne vise que la consommation sans contrepartie. Se procurer alcool et drogue par le vol pour pouvoir se passer la journée écroulés devant les écrans de la connerie systémique. Non, je n’exagère pas au contraire… Une nouvelle faune qui contribue à la dégradation du paysage et des mœurs.

 

Mon retours à Bruxelles commence par un décompte des amis morts, assassinats qui ne disent pas leur nom, trop de misère, trop de douleur, la lente noyade de ceux après naufrage n’ont plus espoir d’atteindre un jour le port de la Sérénité.

Des processus récurrents, quand les conversations tournent autour des dernières hospitalisations des uns et des autres, les diverses cures d’ordre psychologique pour cause de dépression et/ou d’addictions diverses ou de somatisation du mal de vivre, c’est encore et toujours le même refrain, quand la société médicalise ceux qui ne tolèrent plus ses dérives, la lobotomie chimique est de mise qui tue à petit feu, mine de rien avec toute les apparences de l’autodestruction, ceux qui ne trouvent plus leur place dans ce monde où les alternatives sont toujours plus drastiquement réduites. Ce problème je l’ai déjà évoqué, il a pour moi les visages de ceux qui ne sont plus là pour le dire, une acre de saveur de tristesse et de deuil continué. Il a le visage d’amis que je vois glisser inéluctablement vers le fond du gouffre avec ce sentiment ravageur d’impuissance…

Et puis il a la rage aussi, cette sourde colère, contre ceux qui tirent les ficelles du génocide polymorphe et planétaire, rayant de la carte ceux qui n’ont pas place dans leur système. Au-delà des guerres militarisées, il y a des guerres qui ne disent pas leur nom, mais qui toutes ont des cibles similaires, les irréductibles, les non-intégrables au projet de monde global, mais aussi les habitants pauvres des pays qui recèlent les matériaux que les corporations qui dominent le monde doivent s’approprier pour se perpétuer.

Et j’ai bien conscience que la faune évoquée plus haut de même que les pandillas d’Amérique Centrale qui ont été générée dans le contexte des prisons étasuniennes avant d’être lâchées comme de facteurs de déstabilisation violente dans les pays d’origine plus souvent de leurs parents que d’eux-mêmes font partie de la même équation qui implique la nécessité d’un chaos provoqué pour favorisé l’instauration d’un Ordre Nouveau après réduction drastique de la population planétaire : génocide, cette fois au sens le plus littéral du terme.

Depuis que j’ai pris conscience qu’il n’est plus ici question de profit, mais bien de pouvoir et de domination, de fanatisme idéologique – sinon pour quoi une telle volonté d’accumulation, de concentration de ce qu’ils appellent « richesses » mais qui est surtout une déperdition de bon sens, un reniement d’humanité ? Passé un certain seuil de fortune, il n’est plus question de jouir du bien-être que procure l’aisance, mais bien des stratégies guerrières mie en œuvre pour conserver les biens mal acquis. Une machine emballée d’une idéologie mortifère… Non nous ne sommes pas « trop » sur terre, les seuls qui soient réellement surnuméraires sont les accapareurs, ceux qui trouvent normal de tuer, de torturer, d’affamer voir d’assoiffer, d’empoisonner par centaines de millions ceux qui ne sont plus depuis longtemps leurs semblables, le peuple des humains. Et que faire des toujours plus nombreuses machines à tuer que fabriquent en surnombre leurs industries de la mort. Entre les lignes, j’ai continué cette été mon approche d’un nazisme omniprésent qui n’a de néo que le nom, mais aussi de cette formation accélérée partout sur la planète des « machines de guerre »,tueurs et bourreaux d’origine humaine, selon les méthodes éprouvées et sans cesse affinées de l’Alliance Pentagone-Mossad-Nazis, une alliance qui à travers l’Ecole –militaire - des Amériques, par exemple, à permis le meurtre de centaines de milliers de souverainistes populaires latino-américains au siècle passé, une éradication qui reprend chaque jours de l’ampleur comme en témoigne chaque jours les dizaines de meurtres de militants du Mexique à la Terre de Feu….

Plus que jamais aussi se renforce ce constat, il n’est plus question ici ni d’origine ethnique, sociale ou culturelle, mais bien de cette volonté commune de vivre en bons voisins, dans le respect, une histoire de sensibilité, une histoire d’amour du prochain, ceux qui ne sont pas capables de vivre repus en bonne conscience tout en regardant avec mépris sur l’écran de la propagande les enfants des peuples « inférieurs » qui hurlent sous les bombes du génocide planétaire, prélude à la société de contrôle totale dont ils sont les pions, sacrifiables comme les autres mais tellement gavés de ce pseudo-élitisme induit qu’ils ne réalisent pas que demain cela pourrait être eux, et que ces étranges maladies dont pâtissent leur enfants, leurs petits enfants sont la conséquence directe de leur acceptation du pire pour les autres.

Soit, les classes moyennes, cet héritage du nazisme, n’ont pas le monopole de la connerie fascisante, elle est bien loin cette classe ouvrière digne, luttant pour les droits humains de manière organisée, et là, un nouveau lumpen a vu le jour, des profiteurs de bas étage, mais qui ne valent finalement pas mieux que les Profiteurs du sommet, ce sont les même pulsions, celles qui conduisent à « baiser la gueule » des autres pour s’approprier des biens mal-acquis.

Cela a été une dure leçon pour moi au cours de ces dernières années, une leçon que je partage avec beaucoup d’autres, celle qui nous dit que pour construire des alternatives qui tiennent la route, il faut se démarquer et exclure de nos projets ces petits profiteurs-saboteurs, qui n’hésitent pas à voler les plus pauvres pour satisfaire leurs compulsions addictives, de même que nous devons nous démarquer de ces associations aux beaux discours qui vivent dans l’illusion bien entretenue qu’il existe des solutions à la pauvreté au sein du système qui ne relèvent ni de la destruction des pauvres, ni de leur incarcération-esclavage, et de l’éternelle poursuite d’une Opération Condor qui vise à éradiquer – sans en avoir l’air – les créateurs d’alternatives.

Juste en passant, ce petit aperçu d’un été chaud… et petit clin d’œil à qui se reconnaîtra

A suivre

Anne

Ps… ceci dit ma petite caravane reste le logement le plus approprié à mes besoins que j’ai jamais eu parmi les centaines que j’ai expérimenté, mais si cela participe de la même lutte pour le droit au logement choisi, c’est une autre étape et je cherche toujours un endroit où la poser cet hiver, alors que je me concentre sur les moyens de la bonne vie par récupération, production et partage de savoir.

 

 

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 13:13

 

 

 

Odessa, le cri de ceux qui après avoir échappé à l'incendie de la maison des syndicats, ont été emprisonnés comme terroristes et libérés par un vaste mouvement populaire.

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Leurs bourreaux,conditionnés et instrumentalisés pour réaliser le travail de destruction de ceux pour qui la haine du vivant et de l'humain est la racine de leur être au monde et utilisent à leur profit la guerre fratricide

 

 


Le cri, Munch

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 12:45

Rumeurs de guerre

Avant de partir vers d’autres cieux, je vous annonce la création future de deux nouveaux blogs, un qui me servira à donner des humeurs, des impressions comme on écrit des lettres à ses amis, un autre qui sera consacré aux luttes de souveraineté populaire et alimentaire de l’Amérique Latine et aux traductions de textes hispanophones.

Les derniers progrès dans l’installation d’une dictature mondiale sous le nom de « démocratie globale », depuis surtout que le gouvernement transitoire de Kiev donne à cette démocratie la forme d’un gouvernement « transitoire » clairement fasciste et clairement installé avec l’aide et le soutien de nos semi-dictatures occidentales, crée parmi ceux qui s’en sont aperçu, ce sentiment d’angoisse latente qui est le premier pas vers un régime de terreur.

Il est effarant de voir que ce gouvernement putschiste, issu d’un coup d’état à connotation nazie, se comporte comme un gouvernement démocratiquement élu, hypothéquant l’avenir du pays en contractant des dettes non remboursables à long terme, cédant les droits souverains du peuple aux corporations et après avoir déclarer la guerre aux minorités ethniques par des lois liberticides et privatives de dignité,  se lance dans une guerre réelle, concrète, qui fait couler le sang des mouvements antifascistes, à l’Est comme à l’Ouest du pays.

Ce qui est le plus dur à concevoir, surtout pour ceux qui n’ayant jamais rouvert les chapitres de l’histoire du nazisme au 20ème siècle, c’est que ce régime a été installé grâce aux moyens conjugués de l’EU/UE/OTAN en toute connaissance de cause. Pour ceux là, le choc est violent et le réarrangement narratif presque impossible. Pour ceux qui ont rouvert ses chapitres de l’histoire officielle pour s’intéresser à l’histoire réelle, le choc est rude certes, mais surtout en ce qu’il met en évidence une urgence.

Les corporations ont à présent presque totalement pris le pouvoir à « Washington », en tant que boîte noire, centre du pouvoir global, d’avantage représenté et intrinsèquement lié au Pentagone qu’au dit « gouvernement des États-Unis » dont le dernier fantoche, agissant comme un leurre, à surtout servi à faire diversion alors que l’agenda de transmission de transfert du pouvoir global vers la gouvernance des Grands Marchands et de déstabilisation mondiale se poursuivait, dans l’ombre, à coup de lois liberticides et de guerres de conquête du territoire planétaire qui ne disent pas leur nom.

En rouvrant ces fameux chapitres de l’histoire, on s’aperçoit alors que ces mêmes corporations dont les actuels dirigeants sont souvent les descendants de ceux de l’époque, et d’autres acquis à la même idéologie – mécaniste et industrialiste - ont été cooptés, sont celles qui au cours des années 30 du siècle passé avaient déjà armé le fascisme et le nazisme, dans un premier temps pour installer Franco en Espagne avec la complicité des gouvernements « alliés » et ensuite pour permettre à Hitler, la guerre éclair qui a fait de l’Europe pour 5 ans un continent fasciste.

Ensuite apparaît un double but de cette manœuvre criminelle, d’une part l’Europe fasciste avec sa population sous contrôle convenait particulièrement bien à l’instauration du Monde Marché, mais aussi les armées nazies étaient censées en finir une bonne fois pour toute avec l’Union Soviétique. Un plan qui nous le savons a échoué. De là à prétendre que les Soviétiques furent de philanthropiques sauveurs de l’Europe, il y a un immense fossé que je me garderai bien de franchir. Que l’Union Soviétique nous ait sauvés, c’est un fait, mais c’est surtout un accident de l’histoire, celui qui fait que pour défendre son propre territoire, il lui fallait mettre un terme au nazisme.

TATATAM, c’est là que la cavalerie arrive à la rescousse. Les USA qui ne sont pas intervenus tant que le projet de fascisation de l’Europe suivait son cours, se voient dans l’obligation de sauver leur marché européen du double risque de l’appropriation par l’URSS et de la création d’une grande puissance communiste.

J’ai eu l’occasion au cours des dernières semaines de voir monter au créneau pour disserter au sujet de l’Ukraine les vieux Stal ‘ et autres marxistes-léninistes dépoussiérés pour l’occasion, toujours dans l’illusion, quelques mondes en retard, allant jusqu’à confondre la Russie néo-libérale de Poutine avec leur vieux mythe d’une URSS qui pas plus que le « Rêve Américain » n’a jamais existé dans la réalité. Les vieux fantasmes ont la peau dure. Et nombreux sont les esprits « révolutionnaires » qui évoluent dans un monde qui n’existe plus, qui n’est jamais advenu, incapable de s’adapter à une réalité inédite qui demande de nouveaux cadres interprétatifs comme guides pour la pratique.

Sincèrement je ne suis pas certaine que j’aurais préféré grandir dans un monde régit par Staline, que comme je l’ai fait dans celui où les « alliés » forcés de lâcher du lest, pour contrecarrer le danger soviétique, tout autant que tout inventeur d’alternatives cohérentes au Monde Marché, nous ont offert, à nous européens cul-dans-le-beurre, au prix bien sûr du sang et des larmes d’autres peuples - mais qui s’en préoccupe finalement – quelques décennies de liberté et de bien être.

Du meurtre de Lumumba à celui d’Allende, de tout ceux qui – par dizaines de millions - sont tombés victimes de la nécessité où se trouvait la gouvernance globale d’annihiler d’une part cet idéal d’un monde équitable, mais aussi les habitants des régions riches en ressources du globe pour fournir à bas prix les drogues consuméristes le temps d’accrocher nos fameuses classes moyennes à ce besoin de « pouvoir d’achat » qui leur a finalement ôté toute dignité. Aujourd’hui, belles et biens accros, elles sont prêtes à tous les sacrifices, pour quelques verroteries dont la possession est devenue leur manière d’être au monde.

Un monde dans lequel l’imagination sert de guide à l’invention continuée de la vie par des créations adaptées à ce qui est sa nature même, l’évolution qui en ce qui concerne l’espèce humaine demande la création intelligente et réfléchie de solutions harmonieuses et simples, qui conduisent au bien-être, est l’issue à ce pari morbide de domination du spectre total, dont le Pentagone est le bras actif, dans une guerre de quatrième génération dont les outils sont tout autant que les armes au sens traditionnels, les médias, que les modes de consommations induits… et autres outils de la culture stratégique.

La vie qui a inventé l’humain sans son intervention n’à rien a voir avec cette compulsion spasmodique : la vie comme ce que l’on achète au supermarché du coin, pour la masse ou dans les boutiques de luxe pour les castes de cadres du système, qui entourent de toujours d’avantages de murs et de systèmes de sécurité les oasis qu’elles se réservent pour y dérouler le luxe qui pour les populations dans leur ensemble devient toujours plus inaccessibles. Tout cela sont par nature des actes de négations de la vie, et des formes plus ou moins développées de la haine du vivant.

Autant dire, rien qui me parle, rien qui me donnerait envie de me bouger le matin pour aller gagner le droit à quelques leurres, même si cela peut sembler étrange à beaucoup, bien que fort triste et inquiète pour notre avenir, je préfère les veillées fiévreuses de traductions qui relaient les paroles de ceux qui nous parlent d’autres possibles, à dimensions humaines, dans la tranquillité de l’âme et de l’esprit que donne le sentiment d’accomplir ce qui est juste à un moment de l’histoire. Que cela paraisse étrange que je me sente enrichie par ce travail, bien plus que part une accumulation de biens matériels, conquis en écrasant ma conscience pour ne pas voir que le travail mercenaire que j’accomplis quelques soient les déguisements dont il se pare, contribue de fait à l’accroissement du malheur du monde, c’est pourtant ma réalité.

Là, clairement au cours des dernières semaines, un seuil a été franchi et les corporations qui n’ont jamais cessé depuis des décennies leur étroite collaboration avec les nazis quand il s’agissait de réprimer les peuples en quête de souveraineté ont cessé de se cacher mettant ouvertement en place en Europe un gouvernement nazi, alors qu’une partie de l’opinion publique européenne abrutie par 70 ans de propagande n’en a pas même pris conscience, et que ceux qui le réalisent manque des concepts fondateurs d’une résistance efficace, là seule, celle qui cesserait de nourrir le monstre en recréant les conditions d’une économie alternative, au prix sans doute de sacrifices matériels, mais peut-être aussi en y gagnant cette joie qui naît du sentiment d’avoir accomplit une œuvre –vitale- qui a du sens en terme de bien-être collectif. Je ne vous dis pas tous les bons délires que j’ai partagés avec d’autres dans ce genre de boulot de fous qui ne souffre pas de contraintes syndicales, mais qui font que chacun se met à la tâche avec ardeur sans compter, pour le plaisir du résultat, un moment de fête. Des boulots souvent peu rétribués financièrement, mais qu’importe quand le travail en soi est un bonheur et l’occasion de relever victorieusement des défis qui contribuent au bien-être collectif,  créer un peu de joyeux bien-commun,  préserver un lieu, un espace, un écosystème de la dégradation ambiante… avoir du plaisir à faire ce que l’on fait, c’est en ce qui me concerne une première exigence en matière de travail… même si cela n’exclut pas les moment pénibles, fastidieux et même douloureux quand il faut se surpasser pour parvenir au but. Je ne sais comment traduire ce sentiment, quand le résultat à atteindre malgré toutes les difficultés vous anime, une énergie motrice ancrée dans le futur. Création.

C’est de cela que je ne veux pas abdiquer, c’est cela qui constitue mon trésor, intérieur et non matériel et que je ne veux pas renoncer à faire croître et fructifier au nom d’une sécurité mortifère – et qui plus est toujours plus illusoire puisque les banques ont fini de s’accaparer des mutuelles et fonds de pensions, tout ce labeur populaire qui leur sert à expulser d’avantage d’habitants de la terre et à créer les armes, les tortionnaires et systèmes de contrôle pour neutraliser ceux qui leurs résistent. Ouvrons les yeux, nous voyons que partout les conditions de l’univers carcéral sous forme de prison comme lieu de travail obligatoire ont le vent en poupe, alors que les enfants des plus misérables n’ont plus comme écoles que celles militaires où ils sont éduqués à devenir de « volontaires chair à canon », heureux de servir « leur » pays… c’est tout bonnement à dégueuler. Jeunes sicaires, jeunes soldats et le nombre croissant de jeunes de part le monde qui sont enrôlés dans les milices nazies, c’est tout bonnement à vomir. A cela on peut ajouter l’encouragement à la création de bandes criminelles, les pandillas d’Amérique Latine, par exemple, trouvent leur origine dans les prisons californiennes.

A de mes formation sur le tas, j’allie un bac (jury central) de math, une année réussie d’étude d’ingénieur agronome, 3 ans de philo orientés vers l’écologie politique et un diplôme de comptabilité obtenu avec grande distinction. Autant d’occasions pour moi de me confronter à cette nécessaire rigueur qu’imposent les dizaines d’épreuves de l’examen passées avec succès. Une discipline et un athlétisme – parfois- de la pensée qui sont un préalable à la critique constructive. Rigueur oui, austérité, allez vous faire voir !

Tout cela poussée par ce besoin de comprendre le monde, et aussi surtout de voir par quel chemin, il serait possible un jour de faire de la Terre un lieu où la gentillesse aurait droit de cité, comme qualité valorisée entre toutes. Pour me donner les moyens de replacer mon expérience dans le cadre du monde. Et les dernières années ont été très dures moralement, parce que nous le savons à présent, les gens gentils, pourtant si agréables à fréquenter, sont méprisés et exclus de fait d’un système qui se fonde dans la relation de concurrence du tous contre tous, de la rivalité comme fondatrice de toute relation. Une rivalité induite par ceux pour qui « diviser pour régner » est une condition d’existence, celle sans laquelle il leur serait impossible d’imposer aux peuples dans leur presque totalité leur système de malheur.

Le premier pas à accomplir pour sortir d’une Union Européenne mortifère serait de refuser un système qui pose pour principe fondateur la « concurrence libre et non faussée »… Un principe dont la conjugaison d’études de philosophie des sciences et de comptabilité m’ont appris que non seulement il était de l’entière fabrication de ceux à qui profite le crime, sans qu’aucune référence scientifique – d’une science digne de ce nom – puisse lui servir de justificatif, mais aussi que tel qu’il était conçu et mis en place, il trahissait les principes mêmes établis par cette « science économique » qui est surtout une science de dépouillement organisé des peuples, qui s’approprie non seulement leurs territoires par des mécanismes d’usure mais leur esprit grâce à cette science connexe, la psychologie comportementaliste, qui  est un outil de contrôle du comportement des masses.

C’est contre cela que je m’insurge et contre ce fatalisme induit qui fait que dans leur ensemble les populations européennes en sont venues à considérer ce système comme inéluctable, incontournable, seul possible, ne cherchant plus de solutions que comme formules d’aménagement « moins pires ». C’est pour cela que je m’apprête à quitter l’Europe pour partir à la rencontre de ceux qui mettent en pratique, au quotidien l’invention d’un monde dont le principe fondateur est de complémentarité dans une optique de bien vivre.

L’Europe meurt de son racisme et de son colonialisme intrinsèque qui lui permet de tolérer sans en être affectée outre mensure l’iniquité des relation nord-sud, elle meurt aussi parce qu’accro à la consommation elle ne trouve plus les ressorts de dignité et d’humanité qui lui permettrait de mener une critique hors de cadres imposés par le système alors même qu’il s’apprête à réduire les citoyens européens au même statut que celui des peuples qui pendant longtemps ont été sacrifiés à leur bien être, celui d’esclave dont la valeur est une valeur marchande, évaluée dans un bilan financier comme le chiffre qui le représente à l’actif de ce bilan. Toute qualité niée, il ne reste plus aux habitants d’Europe pour les représenter que ce chiffre mesure de leur droit à l’existence et aux conditions de celle-ci. Contre cela oui, je m’insurge. Mais comme je n’ai aucune envie de me sacrifier pour une cause perdue pour une durée indéterminée, que je ne vois pas trop à quoi je peux encore être utile ici, sur place dans les conditions actuelles, mais surtout c’elles d’un avenir proche qui s’annonce plus que menaçant pour les résistants, toutes les petites alertes de dangers sont allumées, tout ce que j’ai pu apprendre des « révolutions de couleurs » grâce aux analystes latinos, fait du massacre d’Odessa un signal  très clair adressés à ceux qui ne veulent pas du Nouvel Ordre Mondial, soutenu tant par Washington que par Moscou, qui n’hésite pas à sacrifier le peuple d’Ukraine dans un combat pour le partage des marchés entre leurs corporations respectives, et de partage d’influence au sein de la « démocratie globale », une lutte qui les voit déjà d’accord pour transformer en champs de batailles les pays dont les ressources sont enjeux, liquidant de manière arbitraire une population  « superflue » - en terme de chiffre dans le bilan – mais aussi tous ceux dont l’élimination ciblée porte un coup à l’organisation d’une résistance au système lui-même, car incarnant le germe d’une souveraineté populaire dans un monde débarrassé de l’économie de Marché, du pouvoir de ceux qui la promeuvent et leurs profits éhontés ayant été supprimés  pour le plus grand bien du peuple des humains.

Je n’ai aucun doute que cette guerre des corporations ne se soucie pas du sacrifice et de la douleur des peuples, un chiffre, cela ne souffre pas. La question qui se pose aujourd’hui est donc de trouver les chemins qui permettraient à ceux qui de fait s’acceptent déjà comme chiffre, de retrouver leur dignité de vivants et d’humains et le pouvoir créatif qui est le propre de la vie qui n’a d’autre certitude que la mort et d’autre sécurité  que l’environnement harmonieux que crée le bien être. Et c’est clairement un chemin d’amour et de partage. 

Aujourd’hui l’Europe moribonde a besoin de se ressourcer à l’expérience des mouvements sociaux qui tissent à travers toute l’Amérique latine cette trame de complémentarité amicale pour le bien-être de tous. Malgré la guerre qui est le quotidien de beaucoup de résistants de cette région qui chaque jour voit s’allonger la liste de ceux qui tombent sous les balles des armées de Washington (US, locales, privées et parallèles) mises au service des corporations qui poursuivent le génocide indigène et l’exode paysan, pour se faire maître de leurs ressources et de leur terre. Et là non plus, le combat est loin d’être gagné, mais au moins, des dizaines de millions de gens le mènent en conscience et détermination au quotidien. Puisse l’Europe en prendre de la graine, de la bonne graine non contaminée par les manipulations morbides de Monsanto une de ces Corporations qui nous dicte au quotidien nos manières de vivre.

 

Anne

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 13:18

 

 

 Les états d’Anne vous disent au revoir. L’horizon est sombre. Partout dans le monde des milices d’extrême-droite et leurs équivalents islamistes sont entraînés aux techniques de la mort violente et de la torture perfectionnée, dans un but précis.

L’Europe s’apprête à sombrer, fascisme à l’Ouest, fascisme à l’Est. Incapable de recomposer les forces d’un vrai front antifasciste, elle fait le choix du moins mauvais maître... un maître tout de même.

L’Ukraine est dépecée alors que pour le plus grand plaisir des occidentaux comme des russes, les forces de résistance sont assassinées. La haine de l’occident jette une grande partie de la gauche européenne dans les bras du psychopathe Poutine, alors que le reste à depuis longtemps BHL comme nounou.

Le Venezuela résiste, avec la peur au ventre sachant que les listes des chavistes à lyncher sont dressées et circulent et se précisent et que les armées de l’ombre campent à la frontière prêtes à déferler sur le pays. Des bases militaires et des troupes conjointement entraînées régleraient alors leur compte à tous les porteurs de projets souverainistes de la région.

Oui, c’est une grande déferlante du fascisme universel qui s’apprête à massacrer tous ceux qui sont encore porteur d’une alternative, souveraineté populaire, souveraineté alimentaire, prédominance du monde rural sur le monde urbain, de l’agriculture sur l’industrie ou tout simplement sans aller aussi loin, antifascistes sincères, épargnés par la haine.

Les classes moyennes sont une pure invention fasciste. L’évolution n’aime pas la moyenne, elle trouve ses sources dans l’excentrique, l’originalité, les rêveurs fous dont l’imagination fertile à l’inattendu perpétuellement renouvelé que constitue la vie. Les classes moyennes c’est le mythe du « Rêve Américain » couvant le cauchemar étasunien.

Sombre horizon et le bruit des chaînes des jeunes recrues du fascisme mondial qui tintent à l’horizon. Fascisme du super chaos à l’ouest, fascisme de l’ordre maladif à l’est. Rien qui dépasse, rien qui diverge, et surtout pas de démesure…pauvre Tchékhov.

Le monde des états nations s’apprête à rendre l’âme. Il y a peu de chance qu’Obama survive à son mandat, il en sait trop, il est déjà mort, le sale travail est fait. Bientôt la dictature des corporations installera sa gouvernance mondiale, la grande machine cybernétique, dont les instances dictatoriales sont déjà effectives. Le grand nettoyage liquidera d’un même mouvement meurtrier, les dissidents et ceux qui ne sont pas adaptés aux fonctions du système. Le peuple aura des boucs émissaires pour libérer les pulsions de sa vindicte.

Je ne connais pas la haine, elle ne peut donc m’aveugler. Je ne peux que constater cela, du Honduras à l’Ukraine les armées des corporations dépècent les pays. Alors que la Chine, comme elle l’a fait il y a longtemps au Tibet installe les infrastructures qui lui permettront le jour venu d’épancher le trop plein de son immense population dont les terres, les eaux et l’air contaminé de son pays ne peuvent plus assouvir les besoins vitaux.

Je ne me fais pas d’illusions, les trois géants, USA, Russie et Chine ne mènent pas le combat pour le bien de leurs peuples respectifs mais dans une conquête de territoires pour leurs corporations respectives qui déjà les dirigent. Une fois éliminé dans l’embrasement mondial la population « superflue » ils se partageront le butin et fixeront leurs limites de leurs propriétés, le prix étant le sacrifice des peuples sur l’autel du Profit.

Sombre vision de l’avenir, et pourtant réaliste. Sinon pourquoi tous ces camps où sont entraînées les armées du capital qui à présent s’empare des âmes des l’enfance pour les mettre au service de leur projet de mort. Le Pape remet à la mode les exorcismes… cela me ferait rigoler si effectivement je ne voyais éclore de toutes parts pas les fleurs sulfureuses de la haine et quand le conditionnement ne suffit pas qu’importe, il y a pour stimuler l’instinct de destruction les substances de la fabrique de bourreaux, mises au point par les laboratoires du pourvoir, et les ondes qui influent sur le comportement des masses.

Les sites dormants de la propagande russe sont entrés en action drainant des millions de gens dans les chemins de la pensée unique du régime de Poutine, alors que d’autres ont choisi les écussons nazis pour incarner leur révolte. L’Europe va mourir de son égoïsme, de son avidité, de sa paresse et de son trop grand besoin d’un « bon maître », d’un bon patron, de dirigeants.

L’Amérique Latine est menacée parce qu’en ce moment de l’histoire, elle ne veut plus de maître, mais bien des mandataires, qui soutiennent le cheminement des peuples vers la commune, et aident à son avènement. Que comme le dit Itzamna :  «  Nous ne voulons pas continuer à être les cendres des énergivores sociétés du Nord ! »

C’est cela la mort de l’Europe, c’est de s’être construite à droite comme à gauche sur les cendres des peuples dont le massacre et le pillage a garanti le droit de ses classes moyennes a consommer sans se poser de questions, se faisant laver le cerveau par le cheval de Troie de la télévision.

Nous avions comme tous les adolescents rêvés d’être ceux qui mettraient un terme à l’injustice et contribueraient à l’avènement d’une l’humanité, organistique, harmonieuse, coopérative et solidaire. Je n’ai que faire d’un monde mécaniste, de concurrence. Je n’ai pas choisi cette Europe là, ni mon voisin si je l’en crois, mais lui oui a abdiqué de ses rêves pour le « pouvoir d’achat ». Brassens pleure dans sa tombe. Nous n’avons pas construit ce monde, les plus sincères d’entre nous ont pris le chemin de la marge et construit tant que ce fut possible, les modes de vie d’une simplicité joyeuse. Ils ont presque fini d’effacer la marge. Je m’étais fait deux promesses, il y a des décennies : d’être toujours du côté de ces enfants à laquelle la société n’a pas donné leur chance, et ne pas consommer plus que ce qui m’était nécessaire tant que l’équité, celle qui permettrait à chacun sur cette planète de disposer des moyens de la dignité ne serait pas chose réalisée.

Cela ne sera pas, pas de mon vivant. J’ai vu au contraire au cours des dernières années une accélération insensée du dépouillement des peuples, jusqu’à l’horreur de la transformation des plus pauvres en réserve d’organes pour les riches. Un comble de l’horreur marchande. L’implosion est proche. 

C’est dans ce monde au bord de l’embrasement que je m’en vais chercher une petite place, où poser mes pénates, loin d’internet outil précieux d’information mais illusion en termes de résistance.

Je remercie, là où elles sont à présent, s’il existe, certainement au paradis des résistantes, ma grand-tante Stella Wolff et son amie et complice de toujours, Georgette Ciselet, qui m’ont appris dès l’enfance que le bien le plus précieux dont dispose un humain, la condition première de la dignité est l’intégrité de sa conscience, sa rectitude morale.


Anne Wolff.

 

 

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 18:20

 

Par Ganna Goncharova

 

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Ganna Goncharova est ukrainienne, socialiste, elle est née à Kramatorsk dans la région du Donbass en 1972 dans une famille de membres du parti communiste de l’Union Soviétique (PCUS). Son grand-père maternel et son père dirigeaient des organisations du parti dans les universités où ils étaient professeurs. Elle fut membre du Komsomol dès 1986 jusqu’en 1991. Elle obtint la double licence en ingénierie et économie à l’Académie de l’État du Donbass et obtint ensuite un master en Direction d’Entreprises. Pendant un temps elle travailla comme gestionnaire économique à divers postes de l’administration publique ukrainienne et comme auditeur des comptes de l’état. Ensuite elle s’est incorporée à l’entreprise privée et a travaillé comme directrice financière. Après avoir épousé en 2009 Alberto Montaner Frutos, professeur à l’Université de Zaragoza elle est venue vivre en Espagne. Grande connaisseuse de la réalité politique de son pays, détenant de l’information de première main, elle s’exprime à ce sujet dans deux entrevues avec Marquetalia.org | Artículos para la reflexión política     Celle-ci se déroule avant le massacre d'Odessa

 

Le monde a été témoin des spectaculaires images diffusées autour de tout ce qui s’est produit au cours des derniers mois en Ukraine. Les nouvelles se sont d’abord focalisées sur Maidán – la place de l’indépendance à Kiev – ensuite vers la Crimée et à présent sur Donetsk, Jarkov, Odessa et les autres régions du Sud-est ukrainien.

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On peut observer une multitude d’images de groupes fascistes lors des troubles de Maidán et de partis d’extrême-droite comme Svoboda et Pravyi Séktor qui se révéleront être des acteurs clé des protestations. Quel a été leur rôle exact ? Étaient-ils là dès le début ? Raconte-nous comment tout à commencer ?

GG Les concentrations ont commencé sans les nationalistes d’extrême-droite même si il y avait des nationalistes dès le départ. Elles ont commencé spontanément à travers les réseaux sociaux quand les gens sont venus à Maidán pour exprimer leur désaccord avec la décision du gouvernement de suspendre les négociations sur l’association de l’Ukraine avec l’Union Européenne. Ces négociations se déroulaient depuis longtemps déjà. Cependant, tant qu’a duré le gouvernement de Yushenko, en permanence pourrissait les relations avec la Russie, le résultat de ces négociations n’importait pas beaucoup à l’UE, elle n’avait pas grand intérêt à ce qu’elles avancent et encore moins d’exiger de sa marionnette, Yushenko, la signature d’un quelconque document à ce sujet, étant donné qu’ils étaient conscients de ce que l’accomplissement des conditions que proposait et continue de proposer l’Europe conduiraient l’état ukrainien à la ruine définitive et le convertirait en une colonie allemande, prenant en compte le fait, que jusqu’aujourd’hui, l’Allemagne est le plus grand investisseur de l’économie ukrainienne après les oligarques ukrainiens eux-mêmes. Cependant quand Ianoukovitch a gagné les élections de 2012 et que sous sa direction insensée, le pays s’est retrouvé au bord de la rupture, l’’Occident s’est senti menacé par un possible rapprochement entre l’Ukraine et la Russie, sur base d’un possible accord financier, d’une diminution du prix du gaz et d’autres avantages que l’Europe ne pouvait ni ne voulait offrir (ou au moins promettre). Du coup, ils ont commencé à mettre une grosse pression sur Ianoukovitch forçant la conclusion des accords. Étant donné que le gouvernement ukrainien corrompu s’était déshabitué depuis longtemps de se soucier de l’opinion publique, - il en était arrivé, en certaine occasion, à appeler, en privé, le peuple « le bétail » - ils ne se sont pas fatigués à rendre publiques les clauses de l’accord avec l’Union Européenne, ni même à en faire la traduction provisoire en ukrainien ou dans une autre langue qui pourrait être entendue par la majorité de la population (autrement dit, le russe). Par conséquent, tous les gens qui sympathisaient avec l’idée de l’union (en réalité seulement une association) avec l’Europe, en se rendant à Maidán, en réalité, n’avait pas une idée très claire de ce qu’ils demandaient. Ils ne savaient pas que la signature du dit accord supposait, pour commencer, la paralysie de toute l’industrie ukrainienne, étant donné que celle-ci, même en plusieurs années, ne pouvait se convertir aux exigences des normes techniques européennes, sans compter l’investissement que nécessiterait ce changement. De fait, cela non seulement aurait empêché la ventes des produits ukrainiens à l’Union Européenne, mais aussi en Ukraine même. Ils ne savaient pas non plus que l’agréable perspective de remplir l’Europe de la production agricole ukrainienne ne pourrait se réaliser à cause des quotas de la politique agricole de l’UE, au contraire les actuelles exportations se verraient considérablement diminuées. En plus les manifestants avaient l’impression fausse que les accords contenaient la possibilité de la libre circulation en Europe pour les Ukrainiens et l’ouverture du droit de travailler dans n’importe quel pays européen. Alors que dans les clauses de l’ébauche d’accord, il n’y avait rien de tout cela. Et cela sans compter que pour quelque étrange raison, tous ces gens pensaient que des relations étroites avec l’Europe élimineraient par une sorte de miracle toute forme de corruption en Ukraine, sans qu’ils aient à faire quoi que ce soit pour cela, et bien sûr, qu’immédiatement ils allaient obtenir des salaires et des pensions au niveau européen, du montant desquels ils ont une vision trop optimiste.

Le gouvernement ukrainien du moment n’a pas daigné exposer tout cela, en conséquence de quoi, les gens ont organisé une mutinerie spontanée, et l’extrême-droite en a rapidement profité pour changer le sens des protestations vers la démission du gouvernement d’Ianoukovitch, ce qu’au début personne n’exigeait. En Ukraine il y a de fortes rumeurs au sujet de ce type de révolte d’extrême-droite qui aurait été programmée pour 2015, si lors des élections présidentielles prévues pour novembre de cette année, c’était à nouveau un candidat des régions de l’est, qui gagnait. Depuis plusieurs années, ils entraînent des milices de jeunes néonazis dans le cadre du plan Hitlerjegend, dans des camps dans les Pays Baltes et selon certaines sources, avec des instructeurs étasuniens, ainsi qu’une finalisation de  l’entraînement par la participation à des opérations en Tchétchénie contre les Russes comme ce fut le cas pour le récemment assassiné (selon la rumeur, par le  Ministère de l’Intérieur ukrainien lui-même) d’Aleksandr Musichko, un des leaders de Pravyi Séktor. Bien sûr, j’insiste, sur le fait que le candidat à abattre devrait être des régions de l’Est et non des « régions pro-russes », parce que, jusqu’à aujourd’hui, alors que l’affrontement n’est plus entre les forces d’extrême-droite et le gouvernement d’Ianoukovitch, mais entre l’Est et l’Ouest du pays, d’après les enquêtes, seulement 18% de la population ukrainienne orientale serait disposée à considérer la possibilité de l’union du Donbass et de la Fédération de Russie.

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Nous avons pu voir les acteurs les plus disparates parmi l’opposition à Ianoukovitch ; le boxeur Vitali Klichko, l’antisémite Oleg Tiahnybok ou une des protagonistes de la « révolution orange » de 2004, l’ex présidente Yulia Timoshenko entre autres. Pourrais-tu nous expliquer de manière schématique quels sont les intérêts sous-jacents sous cette hétérogène panoplie de leaders d’opposition ?

Deux choses rassemblent l’opposition ukrainienne des droites, personnifiée par Klichko, Tiahnybok et Yatseniuk, comme nous le savons à présent : la nécessité de se libérer sur le plan politique du puissant clan des oligarques orientaux (sans entrer pour le moment dans la sphère économique), représenté par le Parti des Régions ; et le financement de Petro Poroshenko, (un oligarque de second rang et actuellement principal candidat aux élections du 25 mai prochain) utilisé dans ce but. Pour le reste, leurs orientations politiques à l’intérieur d’un nationalisme commun sont relativement différentes. Alors que Tiahnybok est plus proche des néonazis de Pravyi Séktor de Yarosh, Klichko et Yatseniuk incarnent la typique droite parlementaire.

 

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Vu le soutien que les USA et l’UE ont apporté aux protestation de Maidán, il est impossible de ne pas se demander quel intérêt géostratégique se cache en Ukraine. Le renversement d’Ianoukovitch est-il le fruit des clameurs populaires ou un coup d’état au service des intérêts des puissances occidentales ? De quelle légitimité démocratique crois-tu que dispose le gouvernement né des protestations de Kiev ?

Si on parle des intérêt des USA, nous devons nous rappeler des éternelles tendances géopolitiques anglo-saxonnes, héritées de l’Empire Britannique par les USA, et leur obsession pour le leadership mondial en vertu de laquelle ils sont disposés à détruire n’importe quel pays, société ou système qui, de leur point de vue, menace leur suprématie et à user de n’importe quelle méthode pour y parvenir. En plus, ils savent tirer profit des problèmes internes de leurs adversaires. Chaque fois que la Russie, que ce fut comme Principauté de Moscou, Empire Russe ou Union Soviétique, a atteint un niveau de stabilité interne suffisant pour s’intéresser à ses affaires extérieurs et acquérir de l’influence, l’Empire Britannique et après ses successeurs, les USA, ont mis la main à l’ouvrage (parfois accompagnés d’alliés, comme la France, l’Allemagne, la Turquie, ou la Pologne selon les conjonctures) pour renvoyer les Russes (ou les slaves orientaux en général) à ce qu’ils considèrent comme leur état naturel, autrement dit « asiatiques » ou sauvage.

Confronter l’Ukraine et la Russie, n’est pas une idée originale, déjà Bismarck était conscient de ce qu’il était nécessaire d’exploiter chaque désaccord ou insatisfaction mutuelle pour réduire la force russe. Étant donné, qu’à chaque époque le territoire qu’aujourd’hui nous appelons Ukraine fut une plateforme idéale pour toute guerre contre la Russie qu’elle soit économique ou belliqueuse, la première chose que fit le gouvernement étasunien après s‘être confronté à la Russie dans les affaires du Moyen Orient (particulièrement en Syrie), c’est de mettre en marche tous ses projets politiques en Ukraine. Ceci doit son succès en grande partie à la grande diaspora d’ukrainiens occidentaux aux USA, qui dans sa plus grande partie sont des descendants des nationalistes ukrainiens radicaux qui se réfugièrent là-bas après les deux Guerres Mondiales. (Principalement des nazis après la seconde NdT). Ce qui favorise aussi les plans étasuniens, c’est le rejet de l’actuel régime politique de Poutine en Russie par la majeure partie de la population ukrainienne, vu que les tendances monarchiques dans toutes leurs manifestations, inclue la variante dictature unipersonnelle, non jamais été le propre du peuple ukrainien au sens large, plus en référence au territoire qu’aux ethnies. Cela est du aux modes de vie de la population aux moments où s’est formée la conscience nationale, chaque tentative d’imposer un régime politique féodal que ce soit de la part des Polonais ou des Russes à toujours rencontré la plus grande résistance sur ces territoires. Nous devons à ces luttes l’existence de l’institution du kozáchestvo  ou « cosaquez », autrement dit un groupe de gens qui se considèrent comme libres (originairement, les cosaques) et dont les valeurs sont à la base de la conscience nationale ukrainienne, laquelle, certainement n’a rien à voir avec le nationalisme, étant donné que les cosaques acceptaient parmi les leurs toute personne qui était disposée a respecter les règles de la fraternité. D’un autre côté, cela a imprimé à leur personnalité une fréquente tendance individualiste qui contraste fortement avec la tendance grégaire propre à la Russie profonde.

Quand à l’Union Européenne, qu’un de ces jours, sans aucun doute, nous pourrons appeler le IVème Reich allemand, le détonateur de sa participation à ces événements fut probablement la crise du gaz de 2007, quand soudain, l’élite politique allemande se rendit compte que la stabilité énergétique de l’Europe Centrale dépendait de quelques milliers de kilomètres de gazoducs qui passent par les territoires ukrainiens et sont la propriété d’un peuple sur lequel, en réalité, eux n’exercent aucune sorte d’influence et dont les actes sont imprévisibles. D’autre part, une fois qu’ils se sont mis à y réfléchir, ils se sont rendu compte qu’en hypothéquant le gouvernement ukrainien au moyen de prêts, ils pouvaient obtenir le contrôle et même la propriété de l’entreprise d’état de laquelle dépend le gazoduc, et bien plus que cela. Les 600 000 km2 du territoire ukrainien (dont 58% sont utilisés pour la production agricole et qui sont les meilleures terres de culture d’Europe sinon du monde) sont également des propriétés de l’état. La discipline de fer néo libérale européenne qui est clairement dirigée aujourd’hui par le gouvernement de Merkel obligerait l’Ukraine à privatiser cet immense trésor. Les agriculteurs ukrainiens actuellement ne disposent pas de l’argent suffisant pour acquérir en cas de privatisation, la terre qui aujourd’hui leur est donnée gratuitement en usufruit. Les oligarques industriels seraient ligotés par l’obligation d’adapter de leurs usines aux normes européennes parce qu’eux non plus ne pourraient pas mobiliser suffisamment d’argent, et je doute également que les agriculteurs espagnols ou italiens participeraient au partage du butin. Du coup, l’Allemagne pourrait enfin réaliser, au moins en partie, son vieux rêve d’amplification de son Lebensraum ou espace vital, qui ne lui a pas trop réussi en d’autres occasions, en 1918 et en 1944, quand en deux occasions, elle fut expulsée d’Ukraine par l’Armée Rouge.

En ce qui concerne les raisons du renversement d’Ianoukovitch, je pense que, dans sa grande majorité, le patient et indulgent, peuple d’Ukraine aurait continué d’attendre jusqu’aux élections légitimes de 2015, parce qu’on n’a pas vu non plus une totale démonstration d’indignation à son encontre de la part de la population. Que représentaient ces manifestants et l’assaut des sièges du gouvernement à Kiev et dans différentes régions d’Ukraine comparés au nombre total de citoyens ukrainiens ? Nous parlons de 43 millions de personnes, face à quelques milliers de manifestants. Le soutien massif de la part de l’Union Européenne et des USA aux putschistes, le silence opportun des anciens copains d’Ianoukovitch comme par exemple le plus grand  oligarque d’Ukraine, Rinat Ajmetov (qui, pour sûr, est député au parlement, mais n’a pas daigné adresser une seule parole aux électeurs pendant toute cette crise, jusqu’à la semaine passée), l’appui financier des oligarques de seconde zone (qui veulent être calife à la place du calife) et la propre mesquinerie personnelle d’Ianoukovitch, sont les causes qui rendirent  possible un coup d’état fasciste en Ukraine qui, assurément, fut dénoncé en différentes occasions par les partis de gauche (le Socialiste et le Communiste), de ceux que l’Occident préfère ne pas entendre.

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L’arrivée au pouvoir des secteurs les plus réactionnaires nous a fait voir de terribles scènes comme l’assaut des sièges du Parti Communiste d’Ukraine (PCU), l’incendie de leurs livres et une infinité d’agressions contre leurs militants, comme par exemple la tentative de lynchage de son secrétaire dans la ville de Lvov, Rostislav Vasilko. Elle l’a également rendu illégal dans certaines régions, de même que le Parti des Régions d’Ianoukovith. Y a-t-il une persécution politique en Ukraine aujourd’hui ? Quelle est la situation des membres et des sympathisants du PCU et du reste des partis et organisations interdites et persécutées ?

L’interdiction du Parti des Régions et du Parti Communiste dans la région de Ternopil et Ivano-Frankivsk est complétement illégale et va à l’encontre de la Constitution Ukrainienne. Néanmoins, une des principales caractéristiques de la droite ultra-nationalise ukrainienne a toujours été la politique du double standard. Le gouvernement putschiste n’ira pas, de sa propre initiative, à l’encontre de ses principaux partisans. Les ultimes événements en Ukraine ont conduit les membres de ces partis vers une semi clandestinité sauf dans les territoires orientaux. Les nationalistes n’ont eu aucun scrupule à frapper publiquement dans le Parlement le leader communiste Petro Simonenko, en plus de brûler sa maison. La dirigeante du Parti Socialiste, Natalia Vitrenko, a également dénoncé devant le Parlement Européen le soutien de l’Union Européenne à un gouvernement néonazi et les agressions de l’extrême-droite dont elle, comme d’autres membres de son parti ont été l’objet, sans que les euro-parlementaires fassent quoique ce soit à ce sujet. Le fait est que rien de tout cela n’a surpris, ni les Russes, ni les Ukrainiens, et ne devrait pas surprendre non plus ni les juifs, ni les Polonais, s’ils n’ont pas complétement perdu la mémoire historique, étant donné que 200 000 de leurs compatriotes furent éliminés par les ultra nationalistes ukrainiens dans le nettoyage ethnique de la Gallitsia pendant l’occupation allemande, entre 1941 et 1944. Pas besoin de comprendre le russe ou le polonais pour comprendre le matériel présenté dans le livre d’Alexander Karman à ce sujet, dont la section graphique peut se voir à http://slavgromada.wordpress.com/history/oun-upa/ et c’est seulement une petite partie des crimes commis sous le prétexte de la défense du peuple ukrainien dans les territoires des Carpates, l’épicentre (bien qu’historiquement excentrique) de l’ultra nationalisme ukrainien. Des centaines de spécialistes techniques, de médecins, de professeurs, y compris de l’ethnie ukrainienne, envoyés après la Seconde Guerres mondiale sur ce territoire par les autorités soviétiques furent torturés et assassinés, ceci sans compter probablement des milliers de fonctionnaires, de militaires, de policiers ou de membres des services secrets soviétiques tombés dans la lutte contre les nationalistes ukrainiens, qui commença en 1939 avec l’annexion des territoires de Transcarpathie à l’Union Soviétique, en conséquence du Pacte Molotov-Von Ribbentrop et dont le contenu est resté d’application  une fois les combats terminés pratiquement jusqu’aux années 70. Sans aucun doute, on trouve en tête de cette liste, le Général Batutin, mortellement blessé en 1944 dans une embuscade de la UPA (les milices ultra nationalistes à qui on doit le cri si souvent entonné de Slava Ukrayini = Gloire à l’Ukraine, avec sa réponse Geroyam Slava = Gloire aux héros), que le reste de l’Ukraine considère comme celui qui les a libérés des troupes hitlériennes. Bon, toutes ces horreurs les nationalistes ukrainiens les justifient jusqu’à présent, comme la réponse aux représailles de la part des communistes depuis le pacte cité. Dans ce cas, il convient de se demander ce qu’on en commun les Polonais et les Juifs, les maîtres d’écoles et les médecins (ou leurs enfants, en particulier des enfants de 2, 4 et 5 ans) avec ces représailles. Le problème c’est que le monde stupéfié par les crimes du nazisme, passe sous silence ceux qui se produisirent à l’ombre des Carpates, au sujet desquels, seuls ont enquêté, les services de sécurité soviétiques, qui aujourd’hui pour diverses raisons ne disposent plus d’une grande crédibilité, mais dans ce cas cela devrait leur en accorder. En regard, de tout ce qui é été exposé, le Parti des Région, pour étrange que cela puisse paraître, aux yeux des ultra nationalistes est l’héritier du Parti Communiste, ils le prennent pour son allié, sans se rendre compte à quel point c’est ridicule.

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L’Ukraine est un pays aux nationalités fort variées. Penses-tu qu’étant donné la structure ethnique, culturelle et historique du pays nous soyons face à une possible balkanisation du conflit ? Crois-tu que les tensions pourraient déclenchera une guerre civile en Ukraine ou un conflit international de grande envergure ? 

En Ukraine vivent des personnes ressortissant de plus de 150 nationalités et ethnies. Pourtant le conflit principal se développe entre les nationalistes ukrainiens et tous les autres, alors que les premiers sont l’ethnie majoritaire en Ukraine, puisque, si on fait crédit aux statistiques, des 45 millions de citoyens ukrainiens, ceux de l’ethnie ukrainienne constitue les 77,8% de la population. Qui pourrait croire qu’une telle quantité de gens puisse se sentir menacée par les 22,2% restants de la population ? Il faudrait que ceux-ci soient réellement des ogres pour constituer concrètement une menace. Pourtant, ces 22,2% avec l’arrivée du gouvernement putschiste sont eux réellement menacés, d’autant que jusqu’ici nous n’avons pas eu le temps d’oublier les méthodes par lesquelles les nationalistes ukrainiens « assimilent » les minorités ethniques. Mais que peuvent-ils faire concrètement face à cette menace, étant donné leur relative faiblesse numérique et leur absence de fanatisme ? En Yougoslavie toutes les parties disposaient d’une certaine égalité de forces. Par malheur, le scénario le plus probable n’est pas une guerre civile, mais bien un génocide perpétré contre les minorités ethniques pendant que les puissances étrangères (la Russie inclue) siffloteront en regardant d’un autre côté, ou bien l’Ukraine deviendra le champ de bataille entre ces puissances étrangères selon le modèle de la guerre délocalisée instauré par la guerre de Corée au début de la Guerre Froide. Il est certain qu’un conflit ayant ces caractéristiques, au cœur de l’Europe, pourrait déclencher une troisième guerre mondiale. 

 

  Source en espagnol :        

BUCEANDO EN LA CRISIS POLÍTICA DE UCRANIA. Entrevista con Ganna Goncharova. - Marquetalia.org | Marquetalia.org

 

Traduction Anne Wolff

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:40

Par Ganna Goncharova


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L’épicentre des protestations contre le gouvernement ce situait à Kiev. Mais nous pouvons constater qu’une fois qu’Ianoukovitch a été renversé le conflit s’est déplacé vers d’autres régions comme la Crimée au départ et Donetsk et Jarkov actuellement. Dans ces régions se sont développés de même qu’à Lungansk ou Odessa de puissants mouvements populaires opposés au gouvernement de Maidán. Quelle est la situation dans chacune de ces régions ? Comment s’agence la corrélation des forces existantes dans la distribution géographique du pays ?

Nous devrions revoir notre perception de la fissure interne de l’Ukraine, si nous prêtons attention aux faits suivants : les régions de droite et de centre droite qui sont touchées par le nationalisme sont des régions agricoles, alors que les régions dans lesquelles le Parti Communiste et les partis de gauche en général jouent encore un rôle dans la vie politique en général, sont des régions qui ont une industrie développée, autrement dit, prolétaires. Même le Parti des Régions, qui à d’emblée été créé par de hauts fonctionnaires et oligarques, parfois, en particulier au niveau régional se voit obligé, parfois, de défendre les intérêts des travailleurs étant donné qu’ils constituent la majorité de leur électorat. Ceci nous donne des raisons de nous demander si nous ne sommes pas confrontés à une moderne manifestation de la lutte de classe, étant donné que, pour dire la vérité, le Parti Communiste n’a jamais domestiqué les paysans, et que n’importe quel agriculteur depuis les petits propriétaires, a toujours tendance à être conservateur en raison même de la propriété, pour misérable qu’elle soit. Finalement, nous avons d’un côté l’avancée du capitalisme occidental qui en a presque fini avec les droits des travailleurs en Europe et aux États-Unis, alors qu’avance une dictature de droite dans la Russie actuelle, qui ignore tout type de droits humains en général. Jusqu’à il y a peu, pour aussi propagée que fut l’expression impropre de « régime d’Ianoukovitch », les citoyens ukrainiens avaient la liberté d’expression et d’association et pouvaient continuer à compter sur un système social, en partie hérité de l’Union Soviétique et en partie adapté ultérieurement à cause des difficultés économiques du pays dans les années 90. Tout cela permet de suspecter que le conflit apparemment ethnique, n’est rien d’autre que le masque qu’adopte un affrontement structurel plus profond.

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Le peuple de Crimée a voté dans sa majorité pour son annexion à la fédération de Russie. Quel fut le dispositif d’organisation du peuple pour résister à l’entrée des activistes de Maidán ? Comment s’est déroulé le changement de statut de la Crimée ? Penses-tu que les autres régions à majorité russes dans leur population suivront le même chemin. ?

Pour commencer, il faut souligner que, comme je le disais plus haut, les insurgés de Maidán ne sont pas plus d’une minime partie de la population ukrainienne, y compris parmi ceux de l’ethnie de ce nom. En Crimée, en réalité il n’y avait pas de partisans de Maidán , malgré qu’ils aient menacé de venir dans un « train de l’amitié » depuis Maidán, cela n’alla pas plus loin que des paroles. Il faut mettre en évidence le fait que la Crimée à toujours été une région à part, à l’intérieur de l’Ukraine post soviétique, y compris administrativement. Psychologiquement, ils n’ont jamais assumé leur annexion à l’Ukraine et leur relation avec le peuple russe sont dans une autre dimension. Nous ne devons pas oublier que les humeurs nationalistes ne sont pas l’apanage des seuls nationalistes ukrainiens, que les nationalistes russes aussi les partagent. Les idées nationalistes russes, alimentées par les conflits du Caucase, et la prise de distance de la part de l’Occident, ont été développées dernièrement, soutenues par le gouvernement de Poutine, jusqu’à des niveaux d’un absurde total. Ils en sont pratiquement arrivés à croire sérieusement qu’ils sont l’authentique race aryenne, supérieure aux autres. Je ne dis pas que toute la population russe pâtit de ce trouble, mais il a de fortes répercutions, surtout dans la jeunesse, spécialement sensible à ce genre de virus, et dans les couches de la population semi-analphabète qui ont augmenté drastiquement au cours de 20 dernières années dans toutes les républiques ex-soviétiques. Aux yeux des nationalistes russes, la population russophones de Crimée continue à être considérée comme russe, alors que la population des régions orientales à leurs yeux sont des « petits-russes » (d’après la terminologie tsariste), donc des russes de seconde catégorie, au sujet desquels, est permise une large panoplie d’aphorismes dénigrants, de préjugés, de moqueries.

Ce qui n’aide pas non plus, c’est qu’au cours des 20 dernières années les citoyens russophones ukrainiens ce sont habitués à disposer de plus de liberté individuelle que les russes. En plus il est certain que la population dans les régions de l’Est de l’Ukraine est fort métissée et pratiquement tous ceux qui sont nés là-bas sont incapables de déterminer avec certitude leur ethnie, étant donné que nominalement ils peuvent s’appeler russe, tartare ou ukrainien ou juif, mais en réalité compter des dizaines de composantes ethniques dans leur famille. Peu des gens savent que dans l’Union Soviétique, un couple, en enregistrant son enfant, pouvait quasi librement lui assigner la nationalité de l’ethnie qu’il considérait comme opportune. Ce qui a entraîné des problèmes, en particulier pour les jeunes juifs qui voulaient émigrer en Israël dans les années 90 et dont deux générations d’ascendants étaient nominalement russes, pères et mères (par-dessus tout pour ces derniers pour des raisons de détachement ethnique judaïque) malgré qu’ils aient eu un nom clairement juif. Cela est inacceptable pour le concept d’un vrai russe, étant donné qu’un nationaliste russe est aussi antisémite et xénophobe que l’Ukrainien. Peu de gens ici savent que dans la perception populaire russe, toute la population du bassin de la méditerranée, en partant du Caucase et jusqu’au Finistère sont des « gitans » ou des « nègres », ce qui dans leur subconscient est en soi insultant. La population russophone d’Ukraine a une perception consciente ou inconsciente de cela. Aussi, à la différence des Criméens, la majorité, comme je le disais n’est pas disposée à passer sous contrôle russe. La preuve de cela, c’est qu’actuellement la majorité de ceux qui manifestent contre le gouvernement ukrainien n’exigent pas la séparation, malgré qu’on les appelle séparatistes (pour justifier leur répression) mais exigent la fédéralisation de l’Ukraine, une configuration dans laquelle, à leurs yeux, il sera plus facile de résister à l’oppression des nationalistes ukrainiens. Il est clair qu’à présent ils peuvent aussi avoir recours à la Russie pour contenir les nationaliste ukrainiens et éviter de se faire écraser, mais il s’agit d’un mouvement plus tactique que stratégique.

 

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Merci Ganna d’avoir répondu à nos questions. Veux-tu ajouter quelque chose ?

  Pour finir, je voudrais souligner que ceci est ma propre opinion, fondée dans mon appartenance à une famille multi ethnique et dans ma formation que certains peuvent considéré comme compromise avec l’idéologie soviétique, dans mon travail comme fonctionnaire de l’état d’Ukraine et comme exécutive des entreprises industrielles du Donbass. Je voudrais ajouter, que d’autre part je suis bilingue, russe et ukrainien, que j’ai voté en faveur de l’indépendance de l’Ukraine en 1991 et que je n’ai jamais donné mon vote au Parti des Régions, ce que je n’ai jamais caché, même en travaillant comme je le faisais dans une entreprise du conglomérat de Ajmétov, sans que cela ait jamais eu aucune répercussion sur ma carrière, mon salaire ou n’importe quel autre domaine. Je doute que les partisans de ce parti, de même que les communistes et les socialistes puisse en dire autant aujourd’hui en Ukraine Occidentale.

                                                                                                                                        Source en espagnol :        

BUCEANDO EN LA CRISIS POLÍTICA DE UCRANIA. Entrevista con Ganna Goncharova. - Marquetalia.org | Marquetalia.org

 

Traduction Anne Wolff

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 22:09
TERROR FASCISTA EN UCRANIA

 

 

Par Ganna Goncharova et  Alberto Montaner.

 

 

Ganna Goncharova est ukrainienne, socialiste, elle est née à Kramatorsk dans la région du Donbass en 1972 dans une famille de membres du parti communiste de l’Union Soviétique (PCUS). Son grand-père maternel et son père dirigeaient des organisations du parti dans les universités où ils étaient professeurs. Elle fut membre du Komsomol dès 1986 jusqu’en 1991. Elle obtint la double licence en ingénierie et économie à l’Académie de l’État du Donbass et obtint ensuite un master en Direction d’Entreprises. Pendant un temps elle travailla comme gestionnaire économique à divers postes de l’administration publique ukrainienne et comme auditeur des comptes de l’état. Ensuite elle s’est incorporée à l’entreprise privée et a travaillé comme directrice financière. Après avoir épousé en 2009 Alberto Montaner Frutos, professeur à l’Université de Zaragoza elle est venue vivre en Espagne. Grande connaisseuse de la réalité politique de son pays, détenant de l’information de première main, elle s’exprime à ce sujet dans deux entrevues avec Marquetalia.org | Artículos para la reflexión política  ce texte-ci est chronologiquement le deuxième, s’il traite des derniers événements (avec le décalage de traduction), il nous donne aussi une vision qui associe une bonne connaissance du terrain et nous aide à mieux comprendre qui sont les gens en contre-insurrection en Ukraine, pourquoi et contre quoi – le fascisme – ils se sont levés, pour l’immense majorité, à visage découvert et sans armes,  à cette connaissance profonde de la réalité ukrainienne et aux onformation de première main dont dispose l’auteure est associé un travail d’analyse, une compilation de centaines de documents, de enregistrements vidéo, blogs, commentaires de la récente et tragique actualité de l’Ukraine…

 

 

Nous ne prétendons pas que notre version soit absolument indiscutable ni que nous disposons de suffisamment d’information pour détenir la vérité, d’autant plus que dans tout conflit chaque partie à sa propre vérité qui n’est pas toujours dénuée de fondement. 

Dans notre première entrevue publiée le 16 avril dernier dans Marquetalia  nous signalions que de la manière dont évoluaient les choses, “ le scénario le plus probable n’est pas une guerre civile [en Ukraine] mais bien un génocide perpétué contre les minorités ethniques, par les puissances étrangères (la Russie inclue) se déroulant pendant que l’on regarde d’un autre côté ». Malheureusement, cette prévision se voit confirmée par les faits qui se sont déroulés le 2 mai. Notre objectif dans ces lignes est de donner l’information les plus précise possible sur ce qui s’est réellement produit dans les régions en contre-insurrection en Ukraine (entendu au sens où elles s’opposent à l’insurrection de Maidán et son gouvernement putschiste) et de le dénoncer face à l’opinion publique, en particulier les lecteurs conscients de la désinformation qui, comme c’est le cas depuis le début de la crise Ukrainienne, s’est diffusée en Occident.

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Nous commencerons par répliquer à l’intervention des représentants de plusieurs pays européens face à l’assemblée de l’ONU lors de sa session de ce même 2 mai, qui ont accusé les activistes du Donbass de « terroriser la population civile » et d’être des troupes russes infiltrées appuyées par « de rares manifestants ». Il serait difficile d’être moins informé ou moins trompeur, parce que la résistance du Donbass, dont les membres, là-bas s’appellent « volontaires » (opolchentsy) est composée justement de cette même population civile et quiconque détient de l’information de première main sait que la seule terreur qu’on les habitants de Donbass est celle de voir débarquer les troupes des milices néonazies de Praviy Sektor, ou selon leur version officialisée, de la Garde Nationale. Quand à la présence de l’armée russe, rappelons simplement que jusqu’à l’amiral finlandais Georgij Alafuzoff, ex chef de l’intelligence militaire de Finlande et Directeur du Renseignement de l’Etat Major de l’Union Européenne a reconnu le 15 avril dernier qu’il la considérait comme « improbable », et selon nos informations, sauf peut-être à Slaviansk, elle est inexistante.

 “Terrorisme” et double standard

Les furieuses protestations de l’Occident, qui pour le moins donnent dans la caricature, n’apportent rien d’autre que la mise en évidence du double standard qui, selon ce qui est habituel en politique, et particulièrement en politique internationale, s’applique dans ce cas. Et l’on se demande en quoi se différencie la prise d’édifices publics, l’installation de barricades ou l’appropriation des armes de la police pendant Maidán, où ces actions furent applaudies, et dans les régions sud-occidentales (que nous nous refusons à qualifier tendancieusement de « pro-russes ») où ces mêmes actions sont condamnées sans recours. Les premiers, malgré qu’ils aient utilisé des cocktails Molotov depuis janvier de l’année en cours - ce que nous pas encore fait les contre-insurgés - et plus tard des armes à feu, ont été encouragés et applaudis à chaque moment depuis l’Occident. Les seconds qui n’ont réagi qu’après le coup d’état à Kiev et qui n’ont pas utilisé jusqu’à présent la mortelle combinaison, sont qualifiés de « terroristes » et toutes les forces armées Ukrainiennes et l’opinion publique occidentale s’excitent contre eux. En résumé, les moyens et les circonstances qui conditionnent l’utilisation de ce terme s’avèrent en soi non pertinents et ont pour fins celles qui conviennent à la partie intéressée, dans le cas présent l’axe Berlin-Washington.

Concernant la qualification de terrorisme, il faut également mettre en évidence les déclarations de l’actuel Ministre de l’Intérieur ukrainien, Arsén Avákov, qui sur les réseaux sociaux, a signalé que « Ils ont donné l’ordre aux groupes terroristes de se vêtir de noir et de tirer contre des civile, imitant les actions de la milice ukrainienne. Je demande aux citoyens de Kramatorsk et Slaviansk de ne pas sortir dans les rues et j’ai donné l’ordre aux commandos du Ministère de l’Intérieur d’en finir avec la provocation ». Selon les informations que nous détenons, l’unique groupe qui pourrait agir de cette façon (et selon tous les indices et d’après ce dont ils se sont montrés capables à Maidán), c’est le Pravyi Séktor, les milices néonazies émanant des partis ultra nationalistes de l’extrême-droite Trizub de Iarosh et Svoboda de Tiahnybok. Ils sont aussi les seuls qui ont les moyens de se procurer le genre de fusils qu’utilisent les francs-tireurs, sauf que du matériel de ce genre a été découvert et saisi dans un véhicule intercepté dans un contrôle routier à proximité de Slaviansk la nuit du 19 au 20 avril, au début de la période pascale, un événement qui s’est conclu par un solde de cinq morts. L’accusation lancée par Avákov, délibérément floue, vise bien les prétendus infiltrés russes (dont la présence, nous l’avons dit n’a pu être démontrée par personne), elle vise aussi les prétendus « terroristes » et « séparatistes » du Donbass, mais il serait préférable de la lire comme un prétexte et non des moindres dont le but est de couvrir ses arrières si, finalement les véritables terroristes, autrement dit, les miliciens de Pravyi Séktor ou leurs collaborateurs étrangers (un possibilité que nous aborderons plus loin), arrivent à prendre position, et commencent à assassiner des gens.

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La réaction en Transcarpathie  

Avant de nous préoccuper des régions qui font l’objet de l’offensive de la Junte, comme les mouvements de résistances ont baptisé l’auto-proclamé gouvernement de Kiev (en comparaison avec les gouvernements putschistes d’Amérique Latine des 70), il faut préciser que la menace fascistoïde est ressentie non seulement dans les régions sud-orientales à majorité russophone, mais également dans les autres régions. C’est ce qui se passe dans la région extrême orientale du pays, la Transcarpathie (Zakarpastka Óblast’), dans laquelle il y a une notable présence « ethnique » de Ruthènes, Hongrois et Roumains, entre autres. Là, comme dans d’autres régions, les ultra nationalistes ukrainiens ont pris le contrôle de la situation, occupant les édifices publics, et, dans un putsch localisé, le gouvernement régional, contre la volonté de la majorité de la population. D’après une enquête récente, 80,8% des personnes interrogées soutiennent l’initiative qui vise à exiger du gouvernement de Turchynov, la libération des immeubles occupés : 80% pensent qu’il faut mener une enquête contre les assaillants et les participants au putsch régional, et le même nombre exige que le Service de Sécurité d’Ukraine (SBU, successeur ukrainien du KGB) suspendent les poursuites concernant ceux que les dites autorités de fait qualifient de « séparatistes ruthènes ».

La résistance régionale, ancrée dans le Congrès de la Ruthénie Carpatique, qui avait déjà proclamé en 2008 la République de Ruthénie Subcarpatique (Podkarpatska Rus’), a rendu public un manifeste, divulgué également sur les réseaux sociaux, dans lequel elle exige du gouvernement de Kiev et ses alliés l’application de l’accord conclu à Genève le 17 avril passé, celui qui inclus la remise des armes par les formations paramilitaires illégales, la libération de tous les édifices administratifs illégalement occupés , ainsi que des voies publiques bloquées, et l’amnistie de tous les prisonniers politiques sans délit de sang. On se souviendra des exigences de la part de “la Junte” demandant que les activistes sud-orientaux exécutent l’accord unilatéralement, étant donné qu’eux ne se sentaient pas concernés, niant la principale raison par laquelle traité pour un moment, pouvait désactiver la spirale de violence. A ce sujet, la résistance ruthène considère que le dialogue pan-ukrainien sans participation de la République Populaire de Donetsk (Donetskaia Naródnaia Respúblika) ou la République de la Ruthénie Subcarpatique manque politiquement de sens.  

En plus d’exposer ces exigences générales, le manifeste inclue les exigences suivantes concernant le cas de la Transcarpatie spécifiquement : la libération immédiate des édifices occupés de la région, l’ouverture d’enquêtes judiciaires contre les assaillants de ceux-ci, et que soient abandonnées les poursuites à l’encontre des « séparatistes ruthènes », le désarmement en application del’article 17 de la constitution d’Ukraine, de tous les groupe illégaux, à commencer par Pravyi Séktor, les reconnaissances des ruthènes comme « ethnie subcarpatique avec les droits politiques et culturels annexés à  la condition d’ethnie officiellement reconnue, l’interdiction du SBU et d’autres organes de persécutions ethnique des Ruthènes ainsi que de représailles contre eux, et finalement la présence d’observateurs internationaux pour contrôler ce processus.


 

Óblast de Zakarpatia (La Transcarpatia)

Óblast de Zakarpatia (La Transcarpatia)

La cuenca minera de Donets (Región de Donbass)


Bassin minier de Donetz (Région du Donbass)

La región considerada el Donbass es la zona de color rosa, pero las fronteras oficiales de las regiones (óblast) son las lineas de color negro.

La région considérée comme Donbass est la zone de couleur rose, mais les frontières officielles de la région (óblast) sont les lignes de couleur noire.


 

 

Sources en espagnol :

   http://marquetalia.org/2014/05/07/terror-fascista-en-ucrania-por-ganna-goncharova-y-alberto-montaner-frutos/

Terror fascista en Ucrania 

Traduction Anne Wolff

 

 

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