1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:04

 

Tout un programme



Principales priorités

-Armes de contamination « des zones peuplées ou critiques d’autre manière pour de larges période de temps

 

-Munitions combinant un fort potentiel explosif avec du matériel radioactif pour causer des dommages physique et la contamination radioactive simultanément.

-Armes aériennes et/ou de surfaces qui étendent la contamination à travers une zone à évacuer, pour que ce quelle ce qui s’y trouve ne puisse être utilisé par les forces ennemies

-des munitions pour attaquer les individus en usant des agents des agents radioactifs de manière « qu’il n’y ait ni soin ni thérapie. »

 

Et le principe général est a garder en tête pour toute occasions où les USA ont impliqués, actuellement au Venezuela par exemple

L’attaque mortelle contre une personne au moyen de matériel radioactif devrait se faire d’une manière à ce que soit impossible d’incriminer le gouvernement des USA, un concept connu comme « négation plausible » qui est fondamentale pour les actions sous couverture des USA.

 

 

La menace de l’uranium appauvri

Le Ministère de la Défense, le plus grand pollueur de la nation, décontamine à présent 29.500 sites pollués de nos jours ou jadis dans chaque État et territoire. La Californie à elle seule compte 3.912 sites contaminés dans 441 installations anciennes et actuelles du Ministère de la Défense. Un grand nombre d’installations ont déjà contaminé l’eau potable de la nappe phréatique. . . Le coût du nettoyage de la contamination des munitions toxiques et des engins non explosés dans les installations militaires en activité et anciennes à travers tout le pays peut atteindre 200 milliards de dollars. — The National Resources Defense Council, 21 avril 2004.

Le Ministère de la Défense refuse de se conformer aux ordres et de signer des contrats pour décontaminer 11 sites de déchets dangereux, dont un à Hawaii, et a demandé à la Maison Blanche et au Ministère de la Justice d’intervenir en son nom. Associated Press, 1er juillet 2008.

En essayant d’agir en tant que contrôleurs nucléaires de la planète, les États-Unis et la Grande-Bretagne sont devenus deux des plus grandes causes de cancer du monde, avec la poussière radioactive et la rouille des projectiles pollueurs en uranium appauvri.

Utilisant des chars et des avions, les États-Unis et les militaires britanniques ont tiré des centaines de tonnes de munitions radioactives à l’uranium appauvri, pendant la première guerre du Golfe, la guerre des Balkans et, plus récemment, les guerres en Afghanistan et en Iraq. Depuis deux décennies successives, le leadership étasunien et britannique n’ont pas fait grand chose pour nettoyer les déchets de guerre dangereux. Et, quand ils ont été mainte fois questionnés durant un mois par un grand nombre de courriels et d’appels téléphoniques à ce sujet, les porte-parole du Premier Ministre de Grande-Bretagne, Gordon Brown et du Président étasunien George W. Bush, ainsi que des deux candidats à l’élection présidentielle, le sénateur Barack Obama (démocrate, Illinois) et le sénateur John McCain (républicain, Arizona), n’ont pas répondu.

Ironiquement, tout en tirant ces sous-produits nucléaires partout en Irak, en Afghanistan et dans l’ancienne Yougoslavie, la Grande-Bretagne et les États-Unis critiquent régulièrement et mettent la pression financière ou politiques sur l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord et le Pakistan, pour développement d’armes nucléaires. Parmi ces quatre pays, seuls le Pakistan posséderait des munitions à l’uranium appauvri, mais ses forces militaires n’ont pas la réputation de les avoir utilisées.

L’uranium appauvri est un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium naturel afin d’obtenir de l’uranium pour réacteur nucléaire et de qualité militaire pour arme nucléaire. Il sert en plus de blindage pour protéger les tanks. Sa densité est idéale pour faire des munitions qui percent facilement les tanks et les autres blindages en pénétrant à travers eux tout en brûlant. Mais, ce faisant, ces munitions créent de grandes quantités de poussière radioactive que le vent peut transporter à 20 ou 30 milles. Parfois, des projectiles qui n’explosent pas s’enfouissent et se désagrègent. Dès lors, dans les régions déchirées par la guerre, ils polluent ou menacent de contaminer les sources d’eau, le sol, les plantes, les oiseaux et les animaux.

Conséquences potentiellement graves pour la santé

Les dangereux débris d’uranium appauvri sont crédités par certains d’être à l’origine d’un taux de cancer et d’autres maladies plus élevé chez les enfants en Europe et au Moyen-Orient. Les fines particules d’uranium appauvri peuvent être nuisibles aux reins, aussi bien qu’à la peau et au cristallin des yeux. Et, quand elle est inhalée ou ingérée par l’homme, les animaux ou les poissons, cette poussière peut créer des dommages de santé graves et permanents. Par sa demi-vie de 4,5 milliards d’années [*], l’uranium appauvri utilisé contamine définitivement le terrain. La poussière d’uranium peut subsister dans les poumons, le sang et les autres organes pendant des années. Elle serait à l’origine de certaines des maladies soi-disant mystérieuses chez plus de 350.000 membres de l’armée des États-Unis, dont beaucoup ont cherché vainement un traitement médical après la première guerre du Golfe.

Au moins quatre États, New York, Californie, Louisiane et Connecticut, ont adopté inutilement des projets de loi pour tenter de forcer le Ministère de la Défense à mieux examiner et soigner les anciens combattants exposés à l’uranium appauvri. Leur corps législatif et les gouverneurs sont tous préoccupés par le personnel militaire malade, exposé à la poussière de l’uranium appauvri en temps de guerre.

Une étude scientifique de la British Royal Society précise : « Un grand nombre de pointes de projectiles (pénétrateurs) en uranium appauvri corrodées, profondément enfouis dans le sol, sont un danger potentiel à long terme si l’uranium s’infiltre dans la nappe phréatique. » Après les tirs d’obus, le sol est pollué par des déchets d’uranium sous forme de particules et par les fragments des munitions elles-mêmes. « La contamination par l’uranium appauvri doit être éliminée dans le périmètre d’impact des pénétrateurs sur les sites connus, » a dit la Royal Society. « Des prélèvement environnementaux, notamment dans l’eau et le lait, sont nécessaires en permanence. Ce sera une méthode efficace pour surveiller les composants sensibles dans l’environnement, et cela fournira des informations sur le taux d’uranium pour les populations locales concernées. Sur certains sites, la surveillance peut être renforcée par une évaluation spécifique des risques, si la situation justifie un examen plus approfondi. »

Bien que la Royal Society soutienne que les dangers pour la santé de ceux qui inhalent des poussières d’uranium appauvri est éloignée, et qu’ils se limitent à ceux qui en ont pris de grandes quantités, une étude sur des enfants irakiens exposés à l’uranium appauvri de la guerre contredit son appréciation. Le Dr Souad N. Al-Azzawi, membre du Comité Consultatif du Tribunal de Bruxelles, dit que les enfants qui respirent ou avalent des particules irradiantes dans les secteurs où les États-Unis font des tirs intenses de munitions à l’uranium appauvri, « donnent de forts indices de corrélation entre l’exposition aux radiations de faible niveau et la détérioration de la santé. » L’expositions à l’uranium appauvri a créé « un bond du taux de leucémie chez les jeunes enfants durant ces dernières années, » a déclaré le médecin. Une autre enquête, menée par trois professeurs dans les universités du Massachusetts et de Tufts, conclut : « Dans l’ensemble, les preuves épidémiologiques humaines concordent avec l’élévation du risque de malformation congénitale dans la descendance des gens exposés à l’uranium appauvri. »

Il y a quatre ans, le gouvernement provisoire irakien a demandé assistance à l’Organisation des Nations Unies pour décontaminer de larges pans de son pays, parsemés de projectiles des munitions utilisées, d’équipements détruits avec de l’uranium appauvri, balayés aléatoirement de nuées de particules et de vent de poussière d’uranium appauvri. L’Organisation des Nations Unies a exhorté vainement les militaire britanniques et étasuniens d’enlever les nombreux points dangereux qu’ils ont créé avec de l’uranium appauvri. En fait, les spécialistes de la décontamination environnementale des Nations Unies ont demandé aux fonctionnaires étasuniens et britanniques les endroits où les munitions ont été tirées en Irak, mais ils ont dit avoir reçu seulement les coordonnées des tirs de la Grande-Bretagne.

Mépris du besoin de nettoyer l’uranium appauvri

Ni les autorités britanniques, ni les autorités étasuniennes n’ont proposé d’augmenter les 4,7 millions de dollars donnés aux Nations Unies surtout par le Japon pour évaluer la contamination des sites de guerre que des experts de santé disent menacer le bien-être de millions de civils irakiens. Mais, contredisant les preuves scientifiques, fin octobre 2004 le lieutenant-colonel Marc Melanson a dit qu’une expérience sur cinq ans de 6 millions de dollars du Ministère de la Défense, avec simulation d’explosion de l’uranium appauvri d’un tank, montre que « les risques chimiques de la respiration dans la poussière d’uranium sont si bas que cela ne posera aucun risque de santé sur le long terme, » même pour l’équipage des tanks.

Quoi qu’il en soit, le règlement 700-48 de l’armée étasunienne et son Bulletin Technique 9-1300-278 exigent depuis des années de nettoyer les résidus d’uranium appauvri des tirs et des destructions. « Les matières radioactives et les déchets ne seront pas éliminés localement par enfouissement, immersion, incinération,  destruction en place, ou abandon, sans l’approbation du commandant général, » dit le règlement. « Si la mise au rebut  sur place est approuvée, le commandant responsable doit documenter la nature générale des matériaux éliminés et l’emplacement exact de la décharge. » Les équipements radioactifs, dans le cadre de ce même règlement, doivent être nettoyés et mis au rebut dès que possible. D’autres règlements militaires cruciaux demandent aux conducteurs de blindés à l’uranium appauvri de passer un examen médical s’ils sont exposés à la poussière ou à d’autres débris radioactifs. Des directives britannique similaires interdisent la collecte non autorisée de déchets radioactifs.

L’un des exemples les plus notables du problème des munitions à l’uranium appauvri et de leur danger pour le public a récemment ouvert un nouveau chapitre dans la longue et lancinante histoire des munitions. Devant le refus répété du Pentagone et de l’armée de l’obligation de respecter leur propre règlement, ce même leadership a participé ce printemps à une grande décontamination définitive et coûteuse des munitions à l’uranium appauvri au camp de Doha, une base de 200 hectares [500 acres US] au Koweït.

Malgré les dangers potentiels de santé pour quiconque marchant à proximité de la zone, la plupart des risques dus aux particules demeurent bien là, dans la terre, au-dessus et au-dessous du sol de ce camp militaire en service pendant plus de dix ans et demie. Dans les années depuis 1991, les déchets les plus dangereux de ce site ont été nettoyés partiellement de diverses manières. Cette négligence a provoqué des problèmes de santé pour tout ce qui vit à proximité ou qui est en garnison là-bas. Le camp militaire est sur une péninsule relativement proche de la ville de Koweït, la capitale où se tiennent les bureaux du gouvernement. Sa population comptait environ 191.000 habitants quand un accident s’est produit avec des munitions à l’uranium appauvri. Dans les alentours de ce coin se trouve l’aéroport international de Koweït City.

Il y a dix-sept ans, durant la première guerre du Golfe, Doha avait déjà été la proie d’un très grand incendie, avec des explosions de munitions à l’uranium appauvri et des zones de stockage des tanks. Le 11 juillet 1991, vers 10 heures 20 selon l’enquête du Pentagone, dans un transporteur de munitions M992 chargés d’obus d’artillerie de 155 millimètres, un appareil de chauffage défectueux a pris feu et a déclenché une série nourrie d’explosions et d’incendies. Les incendies et les explosions ont projeté les produits chimiques et la poussière radioactive des munitions et des chars dans l’air à des kilomètres, pendant qu’une fumée noire dangereuse montait haut dans le ciel. Des tanks, d’autres équipements, des véhicules et un grand magasin de munitions ont brûlé. Cinquante Étasuniens et six soldats britanniques ont été blessés. Deux soldats étasuniens ont été gravement blessés. Il a fallu de nombreux mois et des centaines de millions de dollars pour reconstruire cette importante base militaire. « La destruction a été incontrôlable, » a dit l’enquête du Pentagone. « Le feu et les explosions ont endommagé ou détruit 102 véhicules, dont quatre chars M1A1 et de nombreux autres véhicules de combat. Plus de deux douzaines de bâtiments ont aussi été endommagés. Parmi les quelques 15 millions de dollars de dommages ou de munitions détruites, il y avait 660 sabots de cartouches M829 de 120 millimètres en uranium appauvri. »

Au début, l’armée a travaillé pendant des mois sur un grand nettoyage. Puis, fin 1991, la deuxième et dernière phase du nettoyage du matériel dangereux a été confiée à Environmental Chemical Corporation. Et le rapport d’enquête du Pentagone a déclaré : « Le personnel qui emballait les batteries avec des pénétrateurs en uranium appauvri portaient des toques de chirurgien, des lunettes de sécurité, des masques de protection sur la moitié de la face, des combinaisons, des tabliers en caoutchouc butyle, des gants de chirurgien en caoutchouc avec rapiéçages de coton, et des chaussons de caoutchouc par dessus leurs bottes de travail habituelles. Un total de huit fûts ont été remplis avec environ 250 pénétrateurs en uranium appauvri. »

Le gouvernement koweïtien a embauché son propre entrepreneur privé, la société étasunienne Halliburton, pour déplacer le gros des carcasses brûlées vers une décharge dans le désert occidental, aux environs de la ville de Koweït. Mais, ce n’est que trois ans plus tôt, quand les États-Unis ont prévu de ne plus utiliser la base, que l’armée a mis au rebut les autres fragments d’obus. Et, ce n’est qu’en avril de cette année que le reste de ce gigantesque gâchis a finalement été neutralisé sur place. Le nettoyage, réalisé par MKM Engineers, dont le siège est à Stafford, au Texas, a été financé par le gouvernement koweïtien.

David Foster, un porte-parole des affaires publiques de l’armée, a déclaré : « dans ces circonstances, l’armée n’avait pas obligation légale de nettoyer les matériaux (sous forme de particules) » à Camp Doha. L’armée a amené à l’origine des munitions et du matériel pour protéger le Koweït, c’est donc maintenant de la responsabilité du Koweït de payer le nettoyage, le transport des matières dangereuses et leur enfouissement final en sécurité, a-t-il déclaré.

Au total, 6.700 tonnes de sable contaminé par des particules d’uranium appauvri et de plomb ont été expédiées en avril du Koweït vers le port de Longview, dans l’État de Washington. Les fûts ont ensuite été transférés sur des wagons de chemin de fer pour être livrés à l’American Ecology Corporation’s Idaho’s Grand View, une installation de gestion de déchets à faible niveau de radioactivité, à 70 milles au sud de Boise dans le désert de Owyhee.

« Se fondant sur le très faible niveau de contamination actuel, » selon Tchad Hyslop, le porte-parole de l’American Ecology, « le Ministère des Transports ne réglemente pas le sol comme les ‘’matières radioactives‘’. » Les pénétrateurs en uranium appauvri endommagés ont été extraits par MKM et envoyé séparément aux États-Unis pour leur mise au rebut, a déclaré Foster, le porte-parole de l’armée. Le Ministère de la Protection Environnementale et l’Agence de Réglementation Nucléaire, en acceptant de l’armée ses tests et sa description des dangers de la poussière, ont autorisé cette forme d’élimination.

L’EPA et le NRC abandonnent le nettoyage et l’enfouissement à l’armée

Ces deux organismes ont accepté la parole de l’armée, selon qui ces expéditions de poussières d’uranium appauvri ne posent aucun danger pour l’homme et l’environnement, bien qu’elles transitent à l’écart et sont stockées dans leur décharge finale éloignée, en Idaho. Mark MacIntyre, un porte-parole de l’EPA, a déclaré : « L’armée est responsable de définir les matériaux pour adapter le transport et l’élimination à leurs besoins. . . L’EPA n’a pas de norme spécifique relative à l’uranium appauvri. À l’égard de l’élimination, l’uranium appauvri est considéré comme un déchets de faible niveau radioactif et est soumis aux règlements de la Nuclear Regulatory Commission (NRC). » Neil Sheehan, un porte-parole du NRC, a expliqué : « Le sable  avec une petite quantité d’uranium appauvri envoyé à l’installation Ecology Idaho aux États-Unis pour être mis au rebut, contient une concentration d’uranium ‘’exemptée’’, moins de 0,5 pour cent de la charge. Si la concentration était plus grande, nous devrions le superviser. »

Doug Rokke [**], un major retraité de l’armée, titulaire d’un doctorat d’enseignement en physique et en technologie de l’université de l’Illinois, a combattu le recours à l’uranium pendant des années avec Internet et à d’autres moyens. Il estime que l’opération actuelle, de mise au rebut des déchets d’uranium appauvri de Doha, viole les directives sur la sécurité. Au cours de la première guerre du Golfe, il travaillait avec les équipes des opérations spéciales de la 3ème Armée, l’équipe d’étude des équipements conquis et l’équipe d’évaluation de l’uranium appauvri. Suite à son travail de nettoyage de l’uranium appauvri, Rokke dit être malade, les radiations ayant endommagé ses poumons et ses reins. Il a aussi des cataractes dues aux rayonnements, une fibromyalgie, des éruptions cutanées, une perte de l’audition, de la diarrhée, une maladie réactive des bronches, des lésions cérébrales, les dents qui se détachent et tombent, et des anomalies neurologiques.

Il est grotesque, dit Rokke, que la NRC, l’EPA et l’armée nient les dangers de l’uranium appauvri de Doha. Ils agissent ainsi, a-t-il dit, alors même que le gouvernement des États-Unis rend obligatoire un énorme nettoyage de munitions à l’uranium appauvri à Concord, dans le Massachusetts, sur le site du fabricant Starmet’s Superfund, et c’est vraiment se donner du mal pour expédier aux États-Unis l’uranium appauvri du Camp Doha au Koweït, en mettant en danger l’environnement et toute personne s’approchant de cette cargaison.

Santé gâchée par l’uranium appauvri

Todd Lightfoot, un ancien Premier Lieutenant est l’un des nombreux anciens combattants de l’armée qui estiment être tombés malades suite à l’incendie quand il était en garnison à Camp Doha en 1991. Il explique sur son site Internet : « Au cours de mon service entier, on peut dire que, j’étais au courant (sur les opérations). » Lightfoot a ajouté qu’il a passé en revue les « notes de toutes les réunions que nous avions . . . et nous en avions deux fois par jour tous les jours . . . avec plusieurs fois une séance ou deux entre les deux. Je n’arrive toujours pas à trouver une mention sur les risques potentiels pour la santé de l’uranium appauvri ou sur l’éventuelle contamination de la zone du Camp Doha, » et je suis maintenant malade depuis environ 1995, » a déclaré Lightfoot. « J’ai ce qu’ils appellent le syndrome du côlon irritable, mais ils ont été incapable de réussir à me soigner. Ça crée constamment de violentes crampes dans le bas-ventre, une sévère fatigue, de violentes douleurs articulaires, tous les symptômes relevés sous l’étiquette « maladie de la guerre du Golfe ! »

« Concernant ce que je pense être à l’origine de la détérioration de ma santé, » a déclaré Lightfoot, « il y avait trois constantes quand je suis arrivé à Doha. Il y avait l’incendie des puits de pétrole. Il y avait la présence constante d’insectes et de pesticides. Et ensuite il y a eu l’uranium appauvri. J’ai toujours pensé qu’il y avait plus d’uranium appauvri que le gouvernement étasunien et le Ministère de la Défense auraient aimé que nous le pensions. » Foster, le porte-parole de l’armée, n’a pas répondu aux questions sur Lightfoot.

Appels internationaux à l’interdiction et au nettoyage de l’uranium appauvri

Déjà en 1999 un comité des Nations Unies avait appelé à l’interdiction des munitions à l’uranium appauvri dans le monde entier car son impact néfastes à long terme sur la santé des civils viole le droit international. Plus récemment, en janvier, l’ONU a voté pour approuver une enquête dans les pays membres pour déterminer les incidences néfastes des munitions à l’uranium appauvri. Trois ans plus tard, l’Organisation Mondiale de la Santé recommandait que soit surveillée « l’exposition des jeunes enfants à l’uranium appauvri, que des mesures préventives soient prises, et que les secteurs fortement touchés par l’impact des munitions à l’uranium appauvri soient bouclés et nettoyés. » En fait, les responsables étasuniens n’ont pas mis en garde le gouvernement afghan au sujet de ce véritable danger. BBC News a signalé en avril : « Les médecins en Afghanistan disent que le taux des problèmes de santé touchant les enfants a doublé au cours des deux dernières années. Certains scientifiques disent que la hausse est liée au recours à des armes contenant de l’uranium appauvri par la coalition menée par les États-Unis qui a envahi le pays en 2001. Un groupe de recherche du Canada a trouvé un niveau très élevé d’uranium chez les Afghans au cours de tests juste après l’invasion. Un porte-parole des forces étasuniennes a refusé d’admettre que ses armes aient eu des effets sur la santé des Afghans ou sur l’environnement dans leur pays. »

Malgré quelques nettoyages opérés dans les Balkans, les recommandations n’ont créé que peu de coopération. En définitive, fin mai, le Parlement européen a approuvé par un raz-de-marée de voix l’interdiction mondiale de ces armes. Son raisonnement : « Depuis son utilisation par les forces alliées dans la première guerre contre l’Iraq, il y a eu de graves préoccupations quant à la toxicité radiologique et chimique des fines particules d’uranium produites lors de l’impact de ces armes sur les cibles. Des soucis ont aussi été exprimés sur la contamination du sol et des nappes phréatiques par les obus utilisés qui ont manqué leur cible et sur leurs implications pour les populations civiles. Bien que la recherche scientifique a été jusqu’à présent dans l’incapacité de trouver une preuve concluante de leur nuisance, il existe de nombreux témoignages quant à leur nocivité et effets souvent mortels sur les militaires et les civils. Ces dernières années ont vu de grandes avancées en termes de compréhension des risques environnementaux et de santé posés par l’uranium appauvri, et il est grand temps que cela se reflète dans les normes militaires, à mesure qu’elles se développent. Le recours à l’uranium appauvri pendant la guerre va à l’encontre des règles de base, des principes consacrés par écrit et du droit coutumier international, humanitaire et environnemental. »

Les porte-parole de presse du Président George W. Bush et du Vice Président Dick Cheney m’ont dit dans le passé, qu’il faisaient confiance au Pentagone pour le conseil sur l’usage, l’impact sur la santé et le nettoyage des munitions à l’uranium appauvri. Ni le Premier Ministre britannique Gordon Brown, ni l’agence environnementale britannique n’ont répondu précisément à mes demandes répétées au sujet de leur politique envers les munitions à l’uranium appauvri et leur nettoyage.

Le Ministère britannique de la Défense indique sur son site Internet : « Aucun scientifique ou preuve médicale sérieux ne relie l’uranium appauvri à la mauvaise santé des anciens combattants, que ce soit du Golfe ou des Balkans, ou chez les gens vivant dans ces régions. De nombreux rapports indépendants ont été produits et des chercheurs continuent à étudier les conséquences de l’utilisation des munitions à l’uranium appauvri sur le champ de bataille. Ces rapports comprennent des travaux de la Royal Society, de la Commission Européenne, du Programme Environnemental des Nations Unies (PNUE) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Aucune de ces organisations n’a trouvé de lien entre l’exposition à l’uranium appauvri et la maladie, et aucune n’a constaté que la contamination généralisée à l’uranium appauvri suffit pour avoir un impact sur la santé générale de la population ou du personnel déployé. »

Jasem Al-Budaiwi, le premier secrétaire de l’ambassade du Koweït à Washington, a envoyé mes demandes de renseignements à son gouvernement, mais aucune réponse n’est revenue. Les demandes répétées durant un mois entier, par appels téléphoniques et courriels aux candidats à l’élection présidentielle, le sénateur Barack Obama (démocrate, Illinois) et le sénateur John McCain (républicain, Arizona), n’ont donné lieu à aucune réponse.

Il a fallu attendre octobre 2006, après des décennies de plaintes sur les dangers, pour que le Président Bush signe un projet de loi au Congrès appelant à étudier les effets des munitions à l’uranium appauvri tirées sur la santé des troupes étasuniennes, mais pas sur les millions de civils étrangers exposés. En conséquence, un comité législatif devrait demander à l’armée de vérifier la véracité des faits concernant l’exposition intense et les risques cancérogènes qu’elle présente.

Cet été, Alex Atamanenko, un membre du Parlement canadien en Colombie-Britannique, a demandé à son gouvernement « d’engager toutes les mesures possibles pour assurer que les armes de destruction massive à l’uranium appauvri soient interdites à jamais. » Atamanenko a continué : « La Belgique a interdit l’usage de l’uranium dans tous les systèmes d’armes classiques. Mais, au moins 18 pays, dont les États-Unis, possèdent des armes à l’uranium appauvri dans leur arsenal. Elles sont considérées comme des armes de destruction massive en vertu du droit international. Selon un accord entre le Canada et les États-Unis, l’uranium canadien exporté peut seulement servir à des fins pacifiques. » Néanmoins, a-t-il dit, l’uranium brut fourni par le Canada aux États-Unis et à d’autres pays est traité et l’uranium appauvri est ensuite utilisé dans des armes.

Certains ont abandonné les munitions à l’uranium appauvri

Maintenant, dit Dai Williams, un expert britannique sur l’uranium qui écrit sur www.eoslifework.co.uk, la plupart des munitions à l’uranium appauvri sont devenues dépassées, mais, dans leur sillage, des obus à l’uranium non appauvri, faits d’uranium naturel ont été tirés et sont produits par les fabriquants d’armes du monde entier. « Pourquoi est-ce un problème ? » demande Williams. « Parce que l’uranium naturel dans l’environnement se trouve le plus souvent sous forme de grosses particules créées par le processus d’érosion. Le corps semble capable de les éliminer. Mais la poussière d’uranium de ces armes forme à haute température des particules ultra-fines sous forme d’aérosols qui peuvent s’infiltrer à travers les parois cellulaires etc. Dans les poumons, celles-ci se logeront dans les tissus mous et resteront là au lieu d’être expectorées à l’extérieur, » explique Williams. Pendant ce temps-là, explique-t-il, des tonnes d’anciennes munitions à l’uranium appauvri toujours en stock peuvent être éventuellement tirées par des pays incluant la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les Britanniques, a-t-il dit, utilisent à présent du tungstène, un métal dur, pour leurs munitions faites auparavant d’uranium. Étant donné leur danger potentiel pour la santé, même l’US Navy et les Marines ont abandonné les munitions à l’uranium appauvri.

Il y a deux ans, une enquête du Government Accountability Office (GAO), sur la manipulation par l’armée et le Ministère de l’Énergie de l’uranium appauvri et d’autres déchets nucléaires, a constaté le bourbier financier du nettoyage. Aux États-Unis, les opérations de fabrication de munitions à l’uranium appauvri ont créé de nombreux déchets dangereux. L’armée a dû s’occuper du nettoyage des tir à l’uranium appauvri, tandis que le Ministère de l’Énergie est responsable de la supervision des installations nucléaires. « Les installations militaires et nucléaires nationales de fabrication d’armes, » a déclaré le GAO, « ont accumulé au fil des ans de nombreuses sortes de déchets et de la contamination. Le gouvernement fédéral a estimé sa responsabilité morale environnementale de nettoyer ces déchets à 249 milliards de dollars au cours de l’exercice 2004, soit la troisième plus grande charge lui incombant. Ça représente d’importantes sorties de fonds futures, en même temps que de nombreuses autres demandes de fonds fédéraux, mais ce n’est pas en examen actuellement, » a déclaré le GAO.

Pour lire l’article original en anglais, publié le 15 août 2008, cliquez ici.

Tradution de Pétrus Lombard .

Notes de traduction

* Par transmutation naturelle, l’uranium appauvri perd la moitié de sa masse en 4,5 milliards d’années. Ce produit est donc nuisible pour l’éternité.

** Pour en savoir plus sur Doug Rokke, lire Une question d’intégrité.

Source : La menace de l’uranium appauvri | Mondialisation
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 11:33

 

 


 

Ils m’hallucineront toujours, ces militaires étasuniens ¡ Leur gouvernement les envoie vers la mort, vers l’incurable maladie cyniquement, sans scrupules. Comme cela a été le cas pour centaines de milliers de soldats avant eux. Qu’attendre de ceux qui utilisent l’uranium appauvri contre des populations civiles. Les soldats qui ont participé aux guerres à l’uranium appauvri souffrent eux aussi de cancers, mettent au monde des enfants mutilés, d’autres souffrant de pathologies comme conséquence de leur rôle de cobayes non avertis dans le testage de substances pharmaceutiques, et d’autres ne se remettront jamais du rôle de criminel qui leur a été imposé. Les vétérans sont systématiquement abandonnés… mais les marins du USS Reagan qui sont atteints de cancer après avoir été manipulé par leur état major s’en prennent … au Japonais ! Une action individuelle de « réparation » n’a aucun sens sans une action collective de prévention, dirigée contre les crimes et abus du gouvernement US, qui l’incrimine pour toutes les conséquences de ces « inadvertances radioactives », tant celles qui concernent les militaires que les civils affectés. La guerre nucléaire est en cours, au quotidien. Ses conséquences affectent toute la planète, la pollution radioactive ne connaît pas de frontières Chaque bombe à l’UA – arme de destruction massive dans la durée - envoyée est un acte de guerre nucléaire.

On est pas sortis de l’auberge Terre en Perdition. 

 

Les Marines US qui participèrent au sauvetage de Fukushima atteints de cancer

RT 23/12/13

 

Más de cincuenta miembros de la tripulación del portaaviones USS Ronald Reagan han denunciado sufrir diferentes tipos de cáncer 

Credito: Archivo


Des dizaines de marins du porte-avions étasuniens qui participèrent aux opérations de sauvetage après l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en 2011 souffrent du cancer.

 Plus de 5O membres de l’équipage du porte-avions USS Ronald Reagan se sont plaints de souffrir de différents types de cancers en conséquence directe de leur participation à l’opération Tomodachi, la mission de sauvetage après la catastrophe de Fukushima en Mars 2011.

Différentes tumeurs malignes ont été diagnostiquées chez de nombreux membres de l’équipage – dont certains n’ont que 20 ans, incluant des cancers de la thyroïde, leucémies et tumeurs cérébrales. Cependant le Département de la Défense affirme que l’Armée a pris toutes les mesures préventives pour « atténuer les niveaux de contamination radioactive » (ben tiens ! NdT)

Charles Bonner, avocat des victimes, dit dans une entrevue avec Nuclear Hotseat Podcast que pendant leur mission les membres de l’équipage non seulement durent séjourner dans l’eau contaminée pour porter secours à des personnes sinon qu’ils burent de l’eau de mer désalée dont ils usaient aussi pour préparer la nourriture, jusqu’à ce que – finalement (sic) – le capitaine du USS Ronald Reagan informe l’équipage qu’il était exposé à de haut niveaux de radiation.

Selon Bonner, l’équipage ne fut pas informé se son séjour dans la zone affectée avant d’avoir passé un mois à quelques kilomètres de la côte contaminée.

Actuellement les membres de l’équipe d’USS Ronald Reagan exigent de Tokyo Electric Power (TEPCO) 40 millions de dollars par personne et 1000 millions de dollars pour créer un fond de dépenses médicales pour le traitement du cancer.

 

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol :
 

Marineros de EEUU que participaron en el rescate de Fukushima padecen cáncer

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 10:57

 

 

Il s’avère bien plus difficile et coûteux de détruire des armes chimiques que de les fabriquer. Nous avons vu l’irresponsabilité caractérisée dont font preuves les USA concernant leur propre arsenal (Le scandale des armes chimiques US abandonnées à Panama  ), il semble donc fort douteux qu’ils prennent la responsabilité de la destruction des armes chimiques syriennes.  

Au-delà du conflit syrien, nous sommes interpellés par les dangers que provoquent l’existence de telles armes qu’elles soient ou non utilisées dans un contexte belliqueux. Les coûts aussi tant en terme de valeur monétaire que en terme de destruction du milieu ambiant posent question.

Une « communauté internationale responsable » agirait dans le sens d’imposer une destruction progressive des armes existantes et prévoirait des peines sévères pour quiconque se risquerait à en fabriquer de nouvelles. Mais nousn’en sommes pas (encore) là.

A. W.  

 


Moscou s’éloigne de l’accord Kerry-Lavrov, Assad conserve ses armes chimiques

Les leaders russes se sont finalement éloignés de l‘accord entre Kerry et Lavrov pour le désarmement chimique de la Syrie – moins d’une semaine après qu’il ait été porté à notre connaissance samedi passé, à Genève. Ce jeudi, 19 septembre, ils se sont heurtés à une série d’obstructions coordonnées Le coup de grâce vint de la part du président Poutine qui commenta sèchement qu’il ne pouvait être à cent pourcents certain que le plan pour la destruction des armes chimiques de la Syrie sera un succès. « Mais tout ce que nous avons vu jusqu’ici, au cours des derniers jours, nous donne confiance que cela va se produire. J’espère que oui » dit-il. 

Pour dissiper cette espérance, le ministre de la Défense Sergey Shoigu poursuit une négociation pour qu’aucune des réserves chimiques syriennes ne soit détruite sur le sol russe.

Plus tard, dans une interview avec Fox News, le président syrien, Bashar Assad, en  phase avec Moscou, demande ironiquement : ’La destruction de produits empoisonnés est fort préjudiciable à l’environnement. Si le gouvernement étasunien est disposé a assumer le coût et prend la responsabilité d’emporter ces matériaux toxiques aux USA, pourquoi ne le font-ils pas ? »

Etant donné que les USA et la Russie sont les uniques pays qui ont la capacité de détruire des munitions chimiques à échelle industrielle et que leur importation est interdite sur le sol des USA, l’arsenal  chimique d’Assad est sauf.

De fait, seule l’Allemagne a offert d’envoyer un petit nombre d’experts chimistes en Syrie. Personne d’autre n’est disposé à superviser un démontage compliqué et à enlever environs 10 000 tonnes de matériel dangereusement empoisonné, à payer l’opération ou à accepter ce matériel sur son territoire.

Le Secrétaire d’Etat des USA, John Kerry, à voir lui échapper son accord avec Sergey Lavrov, a fait une tentative désespérée pour le sauver. Il a convoqué une conférence de presse au Département d’état, jeudi, pour déclarer qu’il était essentiel que l’accord soit exécuté par une résolution contraignante et que le Conseil  de Sécurité de l’ONU agira à ce sujet au cours de la semaine qui vient, quand l’Assemblée Générale des Nations Unies célébrera sa réunion annuelle à New York.

Kerry n’a pas indiqué comment réagirait le gouvernement des USA si l’accord ne se concrétise paso ou si l’option militaire des USA était revalidée.

Mais il est d’ores et déjà clair que son traité avec Lavrov ne mène nulle part, même pour le petit nombre de sympathisants d’Obama qui avait applaudit le président pour avoir obtenu enfin de mettre Moscou au bord d’une solution à la guerre syrienne et l’élimination de l’arsenal chimique de Assad.

Le dirigeant Syrien a dit avec calme à Fox que pour sa part son gouvernement était disposé à se défaire de ses armes chimiques, mais que cela serait une opération fort compliquée, qui prendra une année ou plus, et qui coûtera aux environs de mil millions de dollars.


Après avoir analysé ses commentaires, les experts du renseignement occidental dirent à Debkafile qu’ils étaient parvenus aux conclusions suivantes :

1. Que Assad a établi une distinction entre son arsenal chimique opérationnel et les arsenaux de ces armes. Il semble disposé à laisser partir la première catégorie mais décidé à conserver ses stocks.

2. Son attitude est confiante et quasi arrogante, démontrant qu’il est certain qu’il ne va pas être privé de ses capacités chimiques pour sortir vainqueur de la guerre civile syrienne. 

Il n’a eu aucune hésitation à nier que ses forces furent responsables de l’attaque du 21 aout à l’est de Damas, pleinement soutenu par la persévérance russe à faire endosser la culpabilité aux rebelles.

Pendant qu’étaient émis des extraits de son interview pour la Fox, Assad recevait le vice chancelier Sergey Riabkov, à Damas, à la tête d’une nombreuse délégation de militaires russes et d’officiels du renseignement. Profitant de l’occasion pour se plaindre qu’il était pris entre Al Qaeda et la pression des USA et il exprima l’espoir que Moscou serait capable de « dessiner une nouvelle carte de l’équilibre global »

.Pendant que l’accord Kerry-Lavrov se désagrège, il apparait moins comme un accord que comme une compilation plus flexible d’accords limités sur la question chimique syrienne, qui laisse sans solution les aspérités et les désaccords fondamentaux entre Washington et Moscou concernant son application, en particulier au Conseil de Sécurité de l’Onu.

Cela n’a pas empêché le président Obama de vendre la proposition au public étasunien et au monde de ce que l’accord russo-étasunien pour l’élimination des armes chimiques de la Syrie fut une grande avancée triomphale de la  diplomatie de son gouvernement en vue de résoudre aussi le problème nucléaire de l’Iran.

source: Debkafile

via Moscú se aleja del acuerdo Kerry-Lavrov. Assad se queda con sus armas químicas. | La próxima guerra.

Traduction française Anne Wolff

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 17:24

 

 

 

Parce qu’il n’est pas question ici de déterminer qui est plus coupable du gouvernement syrien ou des rebelles, opposants réels ou mercenaires, mais bien de mettre en évidence les conséquences terribles pour les populations qui les subissent des interventions « humanitaires » et autres ingérences « bienveillantes » des armées US et de l’OTAN.

Parce que la question ici n’est pas de juger des coupables mais bien une manière d’intervenir dans les affaires des nations souveraines, et d’accumuler les preuves à charges qui montrent que les effets pour les populations sont aussi délétères dans le cadre du néo-colonialisme lifté qu’elles ne l’étaient du temps du colonialisme assumé comme tel.

Parce que face à un tel constat, il faut sortir de la logique du tiers exclu, avec ces dualismes, ces bons et ces méchants sans nuances et ces solutions clés sur porte pour « punir » (sic) ceux qui auront été désignés comme méchants, quitte à ce que la punition fasse des dizaines de milliers de victimes civiles, qui n’en demandaient pas tant.

Parce que d’autres solutions sont à inventer pour régler les conflits intra et internationaux que des guerres souvent fratricides. Parce que se produit en ce moment l’ébauche d’un nouveau rapport de force, que sous l’égide de la Russie, diplomatiquement triomphante de nombreux petits pays, sans voix de l’ONU montent aux créneaux pour remettre en question l’Ordre imposé des USA auto-proclamés gendarmes du monde.

Pour cela il est nécessaire de faire apparaître cet Ordre pour ce qu’il est, assassin, fasciste, n’ayant d’autre fin que le profit de ceux qui le dirigent en coulisse. Voici donc un exemple de plus de la manière dont ces puissants font pression pour manipuler les données qui racontent comment ils sèment l’horreur sur la planète, jusqu’ici impunément.

Pressions sur l’OMS (Uranium appauvri et cancers en Irak)

 

A l’heure où des bruits de bottes se font entendre en France et aux Etats-Unis, il est intéressant de remettre en mémoire les méfaits de ces deux Etats en matière d’utilisation d’armes chimiques ou de répression à tout crin.
 
Qui le premier a eu recours à la plus dangereuse arme chimique ou radioactive contre des populations civiles au Japon, à Nagasaki et Hiroshima, faisant sur le moment 100.000 morts  avec des conséquences sur trois autres générations ?
 
Qui a aspergé le Vietnam avec l’agent Orange toujours contre des populations civiles, comme le rappelle, ci- après, Denis Halliday sans avoir jamais déclaré la guerre à ce pays ?
 
Qui a utilisé des armes à l’uranium appauvri en Irak, décimant des enfants et des mères ?
 
Qui a, en Algérie, déversé du napalm sur une population civile des départements français, dans une guerre sans nom?
 
Et ce sont ces gens-là qui donnent des leçons de morale et veulent « punir » sous couvert du nouveau concept « humanitaire » de « protection des populations civiles » alors que les lois de la guerre restreignent les effets de celle-ci  aux combattants ?
                                                                                                                         Xavière Jardez


Pressions sur l’OMS
(Uranium appauvri et cancers en Irak)*


Par Denis Halliday


L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) refuse catégoriquement de publier le rapport sur l’utilisation par l’armée US de l’uranium appauvri et autres armes de même type qui ont tué de nombreux Irakiens et dont les conséquences sont la naissance d’enfants malformés. C'est en violation de son mandat de porter les preuves de cette utilisation à la connaissance de tous.

Cette  question a été abordée en 2004 dans un rapport d’un expert de l’OMS sur «  la santé à long terme de la population irakienne résultant des armes à l’uranium appauvri (UA) ».  Ce premier rapport avait été considéré « comme secret » et comme tel enterré par l’OMS.


L’étude conduite par trois scientifiques de la radiation lançait un avertissement aux enfants et adultes qui pouvaient être atteints de cancer après avoir inhalé des poussières d’UA, toxique et radioactif. Mais l’Organisation a bloqué sa publication selon son principal auteur, le Dr. Keith Baverstock, conseiller principal en radiation de l’OMS ce que dément cette organisation.  (The Sunday Herald, 24 février 2004, Sir Rob Edwards).


Quelque neuf ans plus tard, un rapport conjoint de l’OMS et du  Ministère de la Santé irakien sur les cancers et les malformations  infantiles en Irak devait voir le jour en novembre 2012 mais « a été retardé à plusieurs reprises et maintenant n’a aucune date de publication ». Car jusqu’à ce jour, il reste un document «  classé ».


Selon Hans von Sponeck, ancien secrétaire-général adjoint des Nations unies : « le gouvernement américain cherche à empêcher les Nations unies d’inspecter les régions du sud de l’Irak  où l’uranium appauvri a été utilisé  et a causé de graves problèmes de santé et pour l’environnement ». (cité dans Mozhgan Savabiesfahani ‘Rise of Cancers and Birth Defects in Iraq : WHO refuses to releases Data, Global Research, july 31, 2013).


Cette tragédie rappelle celle de l’utilisation au Vietnam d’armes chimiques américaines pour laquelle les Etats-Unis n’ont pas voulu reconnaitre leur utilisation, ni n’ont payé de compensation ou fourni une assistance médicale à des milliers d’enfants nés, jusqu’à présent avec des déformations, en raison de la dispersion de l’agent Orange à travers le pays. Des millions de litres de ce produit chimique ont été vendus au Pentagone par les Monsantos, Dupont et autres sociétés pour des profits faramineux.


Etant donné la faculté des Etats-Unis à refouler les atrocités dont ils sont les auteurs en temps de guerre, je crains que les mères de Najaf et autres villes irakiennes ne reçoivent , en cas de naissance, aucune aide ou confort des coupables
.
Ce qu'il nous faut, ce sont des Nations unies qui ne seraient plus corrompues par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.


Denis Hallyday, ancien Secrétaire général adjoint a été le Coordinateur Humanitaire des Nations Unies en Irak du 1er septembre 1997 jusqu’en 1998. Il est Irlandais, titulaire d’un Master en Economie, Géographie et Administration Publique de Trinity College à Dublin.
 
Source: Information Clearing House (13/9/13)
 
Titre de la version originale: WHO Refuses to Publish Report on Cancers and Birth Defects in Iraq Caused by Depleted Uranium Ammunition
http://www.informationclearinghouse.info/article36220.htm

http://www.france-irak-actualite.com/
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:24

 

 

Alerte : les USA ont abandonné des milliers de dangereuses bombes chimiques au Panama.

9/15/13 •  

 

BETTY BRANNAN JAEN – PARÍS, France

Le journal français le Monde a publié mardi une double page, une carte montrant les pays qui possèdent des armes chimiques ou qui les ont utilisées. Je fus surprise de voir que Panama apparaissait fort visible sur cette carte

Pour avoir une explication, j’ai dû lire les petits caractères. Panama détient des armes chimiques sur son territoire, mais pas de sa propre volonté, sinon « parce qu’elles furent abandonnées par un pays tiers » Le Monde ne donne pas le nom de ce pays tiers, mais les Panaméens nous savons bien de qui il s’agit. C ‘est pour cela que nous insistons quant au fait que ce pays a le devoir absolu de retirer de notre territoire ces armes chimiques qu’il trouve aujourd’hui si répugnantes. Sa crédibilité morale et diplomatique l’exige.

Nous sommes en train de parler de milliers de bombes toxiques que les USA ont laissé sur nos terres et dans nos mers. L’Armée étasunienne a admis que 64 millions de livres de gaz toxiques – joints à 400 mille bombes chimiques et 500 tonnes de déchets radioactifs - ont été secrètement jetés dans les océans de leur propre territoire et de celui de différents pays étrangers, incluant Panama, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Sur l’Isle de San Jose, on estime que les USA ont laissé trois mille bombes de gaz moutarde et phosgène (gaz utilisé auparavant comme arme chimique NdT), qu’elles aient été boutées à la mer ou enterrées dans la jungle, où certaine bombes se retrouvent en pleine vue à la surface. Ils ont également pratiqué 31 mille expériences avec des gaz moutarde et phosgène dans l’île, usant de soldat portoricains comme cobayes, ce qui fut pour eux une torture, malgré qu’’ils ne furent pas obligé des respirer les gaz, ce qui aurait été mortel (explication : le gaz moutarde provoque des ampoules sur la peau, et lorsqu’il est respiré ; les ampoules apparaissent également dans les poumons. Le phosgène est un « gaz asphyxiant » qui détruit les parois pulmonaires, la victime meurt asphyxiée dans son propre sang).

Nous ne savons pas dans quelle mesure ces substance peuvent s’être dissipées au cours du temps, ou si elles sont encore actives ; il y a des raisons de supposer que celles qui sont enterrées sont intactes et que celles qui se trouvent dans la mer pourrait se trouver dans des conteneurs corrodés par le contact prolongé ave l’eau salée. En 2005, quand le quotidien étasunien Daily Press publia une enquête, un expert affirma que le danger grandissait au cours du temps plutôt que de diminuer.

En 2003, Washington fit une offre, que l’ambassadrice de l’époque, Linda Watt, qualifia de « fort généreuse ». Washington offrit son appui financier et des formations pour que Panama opère son propre assainissement de l’Ile San Jose, mais exigea que Panama exonère les USA de toute responsabilité. L’exigence était que Panama reconnaissent que « les USA n’avaient aucune obligation, responsabilité ou une quelconque dette concernant les munitions qui ont été découvertes sur l’Ile San Jose, ni sur elles qui pourraient être découvertes par la suite »

Dès la signature de l’accord, selon la proposition des USA, “porter plainte contre le gouvernement de Panama sera le remède exclusif pour quelque acte ou omission” relatifs au déminage des munitions de l’ile ». En plus, la proposition stipule que « le gouvernement de Panama assume la responsabilité et défendra, indemnisera et délivrera de toute responsabilité les USA… pour toutes et n’importe quels réclamation, procès  au défaillance qui pourrait résulter de quelque que manière que ce soit, de façon intégrale ou partielle, de quelque acte ou omission des USA … [qui] d’une quelconque manière serait en relation avec la présence, le retrait, la destruction, le transfert ou le déminage de toutes armes, munitions ou explosifs sur l’ile de San Jose, ou de toute substance en relation avec de telles armes, munitions ou explosifs, incluant mais n’étant pas limité aux déchets toxiques ou dangereux ».

Le gouvernement de Moscoso a repoussé l’offre, un acte que Watt qualifia de « grave erreur ». Il ne servit à rien que Colin Powell, alors secrétaire d’état, donne l’assurance que Washington essayerait « agir correctement » en ce qui concerne les armes chimiques de l’Ile de San Jose. Nous attendons encore.

www.prensa.com

Source espagnole : Alerta: EEUU abandonó en Panamá miles de peligrosísimas bombas quimícas | CONTRAINJERENCIA

Traduction Anne Wolff

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 23:52

 

 

              

Un exemple d’article très intéressant:

L’URANIUM « APPAUVRI »:

CHEVAL DE TROIE

DE LA GUERRE NUCLEAIRE

Par Leuren Moret, juillet 2004

L’usage des armes à l’uranium appauvri par les Etats-Unis, défiant tous les traités internationaux, annihilera doucement toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays continue à le faire en pleine connaissance de leur potentiel destructeur.

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à l’uranium appauvri, illégales devant tous les traités internationaux, conventions et accords, aussi bien que devant la loi militaire US. L’usage continu de ces armes radioactives illégales, qui ont déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de radiation et qui contamineront d’autres parties du monde, est vraiment une affaire mondiale et un sujet international. L’intention plus profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri – de l’Egypte, du Moyen Orient, d’Asie Centrale et de la moitié nord est de l’Inde – avec les impératifs géostratégiques US décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski en 1997 Le Grand Echiquier.

Région du Sud : « Cette vaste région secouée de haines versatiles et entourée de puissants voisins en compétition peut probablement être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre états-nations que plus probablement, pour la prolongation de la violence ethnique et religieuse. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. » Brzezinski

Le fait est que les US et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4.5 milliards d’années, l’age de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse-radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide.  »

Le « Manhattan Project 1943″ modèle pour l’uranium appauvri

Dans une note déclassée au Général Leslie R. Groves, datée du 30 Octobre 1943, trois des plus importants physiciens du Projet Manhattan, Dr James B. Conant, A.H .Compton et H.C. Urey, firent leurs recommandations, en tant que membres du Sous-Comité de l’Exécutif S-1, sur l’  »Usage de Matériaux Radioactifs comme Arme Militaire. » :

« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau serait pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne qui inhale le matériau est extrêmement petite… Il n’y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures… cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables. »

 Comme Contaminant de Terrain :

« Pour être utilisé de cette manière, le matériau radioactif devrait être répandu sur le sol soit par voie aérienne ou à partir du sol, si en territoire contrôlé par l’ennemi. Afin d’interdire le terrain à l’un ou l’autre côté, excepté aux dépends d’exposer du personnel aux radiations malfaisantes…Des endroits ainsi contaminés par le matériau radioactif seraient dangereux jusqu’à ce que la lente décomposition naturelle du matériau s’effectue…pour le terrain courant il n’y a pas de méthodes de décontamination connues. Le développement de vêtements de protection efficaces pour le personnel ne semble pas possible. …Des réservoirs ou des puits seraient contaminés ou la nourriture empoisonnée avec un effet similaire à celui résultant de l’inhalation de la poussière ou de la fumée. »

Exposition interne :

« …Les particules inférieures à 1 micron se déposeraient plus probablement dans les alvéoles où soit elles resteraient indéfiniment, soit elles seraient absorbées par le système lymphatique ou le sang…pourraient pénétrer le système gastro-intestinal à partir de l’eau polluée, ou de la nourriture, ou de l’air. …pourraient être prélevées des poumons ou du système G-I par le sang et ainsi, distribuées à travers le corps. »

Les deux produits de fission et le déchet uranium appauvri issus du Projet Bombe Atomique devaient être utilisés dans le cadre de ce plan. La nature pyrophorique de l’uranium appauvri, qui le fait commencer à brûler à la très basse température de la friction dans le canon de l’arme, en fit dès lors et jusqu’à maintenant une arme à gaz radioactif idéale. Il était aussi plus disponible parce que la quantité d’uranium appauvri produite était beaucoup plus grande que la quantité de produits de fission produite en 1943.

La Grande-Bretagne pensait à l’utilisation de gaz empoisonné sur l’Irak bien avant 1991 :

« Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon…et il répandrait une vive terreur…  » (Winston Churchill commentant l’usage de gaz empoisonné contre les Irakiens après la Première Guerre Mondiale).

SYSTEMES D’ARMES GUIDEES

Les armes à l’uranium appauvri ont été fournies en premier par les US à Israël pour un usage sous supervision US dans la guerre du Sinaï contre les Arabes en 1973. A partir de là les US ont testé, manufacturé et vendu des systèmes d’armes à uranium appauvri à 29 pays. Un tabou international empêcha leur utilisation jusqu’en 1991, quand les US brisèrent le tabou et les utilisèrent pour la première fois sur les champs de bataille d’Irak et du Koweït.

Les militaires US admirent utiliser des projectiles à uranium appauvri dans des tanks et des avions, mais la présence d’ogives dans des missiles et des bombes est classifiée ou désignée comme un « dense » ou « mystérieux métal ». Dai Williams, un chercheur de la Conférence Mondiale sur les Armes à l’Uranium Appauvri de 2003 a rapporté l’existence de 11 brevets pour systèmes d’armes guidées utilisant le terme « uranium appauvri » ou « métal dense », dont la densité ne peut-être que celles de l’uranium appauvri ou du tungstène pour s’adapter aux dimensions de l’ogive.

Des bombardements intensifs, des bombardements sélectifs, et l’usage fréquent de missiles et de balles à l’uranium appauvri sur les habitations de régions densément peuplées ont eu lieu en Irak, en Yougoslavie et en Afghanistan. La découverte en 1999 que des cratères de bombes en Yougoslavie étaient radioactifs, et qu’un missile non-explosé contenait une ogive d’uranium appauvri, implique que la quantité totale d’uranium appauvri utilisé depuis 1991 a été grandement sous-estimée. Ce qui est encore plus inquiétant, est que 100% de l’uranium appauvri des bombes et missiles est vaporisé dès l’impact et immédiatement libéré dans l’atmosphère. Cette quantité peut aller jusqu’à 1,5 tonnes pour les grosses bombes. Pour les balles et les obus, la quantité vaporisée est de 40-70%, laissant des morceaux et des obus non-explosés dans l’environnement, qui seront de nouvelles sources de poussière radioactive et de contamination des eaux souterraines par le métal dissout de l’uranium appauvri, longtemps après la fin des batailles, comme rapporté par le Programme de l’ONU pour l’Environnement sur la Yougoslavie dans un rapport de 2003.

Considérant que les US ont admis avoir utilisé 34 tonnes d’uranium appauvri sous forme de balles et d’obus en Yougoslavie, et le fait que 35.000 missions de bombardements de l’OTAN y ont eu lieu en 1999, la quantité potentielle d’uranium contaminant la Yougoslavie et sa dérive transfrontalière dans les pays environnants est colossale.

A cause de maladies mystérieuses et de naissances défectueuses après la guerre rapportées parmi des Vétérans du Golfe ainsi que des civils dans le sud de l’Irak, et de maladies relatives aux radiations chez des Casques Bleus de l’ONU servant en Yougoslavie, des inquiétudes grandissantes au sujet des effets des radiations et des dommages causés à l’environnement ont soulevé l’outrage international quant à l’utilisation d’armes radioactives par les US après 1991. A la réunion 2003 des membres du Traité de Non-prolifération Nucléaire discutant le désir US de maintenir leur stock d’armes nucléaires, le Major Tadatoshi AKIBA d’Hiroshima a déclaré :

« Il incombe au reste du monde…de se lever maintenant et de dire à tous nos chefs militaires que nous refusons d’être menacés ou protégés par des armes nucléaires. Nous refusons de vivre dans un monde de peur continuellement recyclée et de haine. »

ILLEGALES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits Humains :

TEST DE LEGALITE DES ARMES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

TEST DE TEMPORALITE – Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.

TEST ENVIRONNEMENTAL – Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.

TEST TERRITORIAL – Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.

TEST D’HUMANITE – Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.

L’avocate et humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests des armes légales devant le droit international, et qu’il est aussi illégal sous la définition d’une arme «  poison  ». Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits Humains de l’ONU a déterminé en 1996 que l’uranium appauvri est une arme de destruction massive qui ne devrait pas être utilisée :

RESOLUTION 1996/ 16 SUR L’ARRET DE L’UTILISATION DE L’URANIUM APPAUVRI – UA

L’utilisation militaire de l’UA viole la législation internationale humanitaire actuelle, incluant le principe qu’il n’y a pas de droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art. 22 Convention VI de La Haye (HCIV) ; Art. 35 du Protocole Additionnel de Genève (GP1) ; l’interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art. 23 §le HCIV ; Art. 35 §2 GP1), la guerre aveugle (Art. 51 §4c et 5b GP1) aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

Le déploiement et l’utilisation de l’UA violent les principes de protection des droits internationaux humains et environnementaux. Ils contredisent le droit à la vie établi par la résolution 1996/16 du sous-comité à l’ONU des Droits Humains.

QUATRE GUERRES NUCLEAIRES

Bien que restreinte aux champs de bataille d’Irak et du Koweït, la Guerre du Golfe de 1991 a été l’une des plus toxiques et dévastatrices pour l’environnement de l’histoire du monde. Incendies de puits de pétrole, bombardement de pétroliers et de puits qui répandirent des millions de litres de pétrole dans le Golfe d’Arabie et le désert, et la dévastation des réservoirs et des équipements lourds ont détruit l’écosystème du désert. Les effets à long terme et de grande envergure, et la dispersion d’au moins 340 tonnes d’armes à uranium appauvri, ont eu un effet environnemental mondial. De la fumée des feux de pétrole a été trouvée plus tard sous forme de dépôts en Amérique du Sud, dans l’Himalaya et à Hawaï. Les grands vents de sable annuels qui partent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et d’Asie Centrale répandront rapidement la contamination radioactive autour du monde, et le fil des saisons sur les vieilles munitions à uranium appauvri des champs de bataille et autres régions produira de nouvelles sources de contamination radioactive dans les années futures. Sous le vent de la dévastation radioactive de l’Irak, Israël souffre aussi une grande augmentation de cancers du sein, de leucémies et de diabète infantile.

LE RAYONNEMENT NE RESPECTE AUCUNE FRONTIERE, AUCUNE CLASSE SOCIO-ECONOMIQUE, AUCUNE RELIGION.

…/…Près de 700.000 vétérans de la Guerre du Golfe rentrèrent aux US d’une guerre qui ne dura que quelques semaines. Aujourd’hui plus de 240.000 d’entre eux sont en incapacité médicale permanente, et plus de 11.000 sont morts. Une étude du Gouvernement US sur les bébés nés après la guerre de 251 vétérans, rapporte que 67% des bébés présentent de graves maladies ou de graves anomalies congénitales. Ils sont nés sans yeux, sans oreilles, avaient des organes manquants, les doigts palmés, des disfonctionnements de la thyroïde et autres. L’uranium appauvri contenu dans le sperme des soldats a contaminé leurs femmes. De sévères anomalies congénitales ont été rapportées chez des bébés nés de civils contaminés en Irak, Yougoslavie, et Afghanistan et l’incidence et la gravité des anomalies s’accroissent avec le temps. Les femmes de Yougoslavie, d’Afghanistan et d’Irak ont maintenant peur d’avoir des bébés, et quand elles accouchent, au lieu de demander si c’est une fille ou un garçon, elles demandent «  est-ce qu’il est normal ?  »

 Dr Keith Baverstock, un conseiller expert en rayonnement qui était en charge à l’OMS, participa à un rapport ( http://www.mindfully.org/Nucs/DU-Radiological-Toxicity-WHO5nov01.htm) en novembre 2001, avertissant que les effets à long terme de l’uranium appauvri mettraient en danger les populations civiles d’Iraq, et que la sécheresse du climat augmenterait l’exposition aux minuscules particules environnantes qui seraient inhalées pendant des années à venir. L’OMS lui refusa la permission de publier son étude, cédant à la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Dr Baverstock livra le rapport compromettant aux médias (http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-WHO-Suppressed22feb04.htm) en février 2004. Pekka Haavisto, président de l’Unité d’Evaluation des Conflits d’après-guerre du Programme pour l’Environnement de l’ONU à Genève, partage l’anxiété de Baverstock à propos de l’uranium appauvri, mais ses experts n’ont pas été autorisés à se rendre en Irak pour évaluer la pollution.

« PEUR DE L’URANIUM APPAUVRI. » – clamée par G.W.Bush sur le site officiel de la Maison Blanche :

« Pendant la guerre du Golfe, les forces de la coalition ont utilisé des munitions perforantes faites en uranium appauvri, lequel est idéal dans ce cas pour sa grande densité. Ces dernières années, le régime Irakien a commis de substantiels efforts pour promouvoir la fausse plainte que les tirs à uranium appauvri des forces de la coalition ont causé des cancers et des anomalies congénitales en Irak. L’Irak a distribué d’horribles photos d’enfants avec des malformations de naissance et les a reliés à l’uranium appauvri. La campagne a deux ateliers de propagande majeurs. »

« Uranium est un nom qui a d’effrayantes associations dans l’esprit de la moyenne des gens, ce qui fait le mensonge relativement facile à vendre; et l’Iraq pourrait tirer avantage d’un réseau international établi d’activistes anti-nucléaires qui ont déjà lancé leur propre campagne contre l’uranium appauvri. »

« Mais des scientifiques qui travaillent pour l’Organisation Mondiale pour la Santé, le Programme Environnemental de l’ONU, et l’Union Européenne n’ont trouvé aucun effet sur la santé lié à l’exposition à l’uranium appauvri. »

La guerre US en Afghanistan montra clairement que ce n’était pas une guerre DANS le tiers-monde, mais une guerre CONTRE le tiers-monde. En Afghanistan où 800 à 1.000 tonnes d’uranium appauvri ont été estimées avoir été utilisées en 2001, même les Afghans sans instruction comprennent l’impact que ces armes ont eu sur leurs enfants et sur les futures générations.

« Après que les Américains aient détruit notre village et tué beaucoup d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Cependant nous aurions enduré ces misères et les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils déformé, j’ai réalisé que mes espoirs pour le futur avaient disparu pour de bon, différemment du désespoir du barbarisme Russe, même si à cette époque j’ai perdu mon fils aîné Shafiqullah. Cette fois, cependant, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que les US nous ont apporté, une mort silencieuse de laquelle je sais que nous ne nous évaderons pas. »

(Jooma Khan de la province de Lagham, mars 2003)

En 1990, l’Autorité à l’Energie Atomique du Royaume Uni (UKAEA) écrivit un rapport avertissant de la catastrophe potentielle pour la santé et l’environnement de l’utilisation des armes à uranium appauvri. Les effets sur la santé étaient connus depuis longtemps. Le rapport envoyé au Gouvernement du Royaume Uni avertissait «  dans leur estimation, si 50 tonnes de poussière résiduelle d’UA restent «  dans la région  » il pourrait y avoir un demi million de cancers en plus à la fin du siècle [2000].  » Les estimations d’armes à uranium appauvri utilisées en 1991, vont maintenant de 325 tonnes admises par le Pentagone, à 900 tonnes selon d’autres corps scientifiques. Cela porterait l’estimation du nombre de cancers à 9.000.000, selon la quantité utilisée pendant la guerre du Golfe de 1991. Dans la guerre du Golfe de 2003, des estimations de 2.200 tonnes ont été données – causant à peu près 22.000.000 de nouveaux cas de cancer. Dans son ensemble, le nombre total de patients atteints de cancer estimé en utilisant les données de l’UKAEA serait de 25.250.000. En juillet 1998, la CIA estimait la population de l’Iraq aux environs de 24.683.313.

Ironiquement, la résolution 661 de l’ONU appelant à des sanctions contre l’Irak, a été signée le jour anniversaire d’Hiroshima, le 6 août 1990.

 

Source :
 Le souffle c'est ma vie

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 23:36

 

 

MALI: L’OMERTA SUR L’UTILISATION DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » PAR LA FRANCE (Thierry LAMIREAU)

MALI:

MALI: L'OMERTA SUR L'UTILISATION DES ARMES A L'URANIUM

L’omerta sur l’utilisation des armes

à l’uranium « appauvri » par la FRANCE                      

Le 12 octobre 2012, lors d’une interview exclusive par FRANCE 24, TV5 Monde et RFI, François HOLLANDE indiquait en substance: « La France, l’Afrique, désormais deux mots distincts. Il n’y aura plus de « Françafrique ».

Ceci, bien sûr, était un mensonge parmi tant d’autres !

Le colonialisme est toujours là, bien évidemment….ne serait-ce que pour voler les ressources minières diverses…et les otages de AREVA en sont une preuve pour l’instant encore vivante.

 La majorité des problèmes en Afrique existent parce que la France et d’autres pays ont laissé s’installer (voire ont installé directement) des Présidents dictateurs et corrompus.

Ce matin, mercredi 16 janvier 2013, dans le « 7 / 9″ de FRANCE INTER, l’on a pu entendre ce cher Monsieur Bernard KOUCHNER, lui qui a tant navigué dans les eaux troubles de la politique en suivant souvent « le sens du vent » pour flatter sa vanité personnelle.

Cet adorateur du « Droit d’ingérence » et des « Droits de l’Homme », grand porteur de sac de riz…

Ce matin donc, sur FRANCE INTER, M.KOUCHNER nous parlait de « petits matériels » envoyés par la FRANCE au MALI.

Ceci est une vaste plaisanterie.

2595873-3660257 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI dans LA MER

Déjà des MIRAGE 2000, des RAFALE, des hélicoptères TIGRE et certains blindés sont en action.

Ces appareils utilisent des armes dites « munitions flèches » à l’URANIUM « appauvri ». 

Dans tous les conflits, les pays comme la France ou d’autres comme les Etats-Unis, l’Angleterre, Israël, la Russie, etc…utilisent ces armes pour détruire plus profondément leurs « cibles ».

Pour rappel, le bout de ces « munitions flèches » est constitué d’URANIUM métal plus dense que le plomb. Ainsi, au lieu de traverser un char, cela peut en traverser deux, au lieu de pénétrer dans 10 mètres de béton cela en pénètre encore plus !

Cela permet, également, aux industries nucléaires de se séparer à bon compte d’un URANIUM « appauvri » dont elles ne savent que faire !

Le problème majeur est que, lorsque ces armes atteignent leurs « cibles » et explosent, elles se consument à des températures très élevées et libèrent de nombreuses particules fines TRES RADIOACTIVES et des éléments importants de métaux lourds.

Ainsi, pour des milliers d’années, l’air, les sols et les eaux sont définitivement contaminés et pollués.

 Les populations autochtones ingèrent et inhalent « éternellement » ces contaminants.

 Cela induit de très nombreuses pathologies et notamment sur les enfants et toutes les générations naissantes à venir.

Photos of Babies Deformed at Birth as a Result of Depleted Uranium (DU) 2003 photos: Dr. Jenan Hassan

On note une augmentation MAJEURE de la morbidité (différentes maladies comme leucémies, cancers solides, troubles neurologiques, cardiaques, déficiences intellectuelles, malformations à la naissance, etc) et de la mortalité.

La FRANCE utilise donc actuellement ces armes à l’URANIUM « appauvri » au MALI !

Une OMERTA est présente actuellement pour ne rien dévoiler.

La presse, si prompte à dénoncer d’autres scandales voire des « faits divers », se tait !

Les élus…se taisent !…évidemment, ils sont pour l’intervention de la France au MALI.

J’ACCUSE le Président de la République française d’utiliser les armes à l’URANIUM « appauvri » dans tous les conflits, qu’ils soient au nom de la France ou sous l’égide de l’OTAN et de l’ONU.

Je vais prochainement envoyer une « lettre ouverte » à François HOLLANDE pour lui demander d’être clair sur le sujet et de bien vouloir s’engager à abandonner l’utilisation de ces armes y compris dans le cadre des missions de l’OTAN et de l’ONU.

Il doit répondre clairement et indiquer s’il souhaite toujours utiliser ces armes.

Je ne suis pas naïf: toutes les armes devraient être interdites…mais déjà le dire…c’est sûrement être naïf !

Mais je m’en moque, jusqu’à ma mort, je lutterai à mon petit niveau pour dénoncer l’utilisation de ces armes à l’URANIUM « appauvri » parce qu’elles touchent l’ADN du vivant, parce qu’elles détruisent l’équilibre séculaire naturel, parce qu’elles sont la signification de l’approche du NEANT !

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

PS: Je vous renvoie aux autres articles de mon blog sur l’uranium « appauvri »

Image de prévisualisation YouTube

 

Source : MALI: L’OMERTA SUR L’UTILISATION DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » PAR LA FRANCE (Thierry LAMIREAU) · Le souffle c'est ma vie

             

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 13:20

 

 

 

 

 

Des documents que je ressors comme on jette une bouteille à la mer en espérant que d’autres s’en ressaisissent parce qu’il s’agit de quelque chose d’extrêmement grave, aussi grave que l’utilisation des nazis par les Etats-Unis dans le but d’éliminer leurs ennemis tout en créant un climat de terreur. Et que de tels faits devraient être de notoriété publique contribuant à augmenter la résistance des consciences aux matrices d’opinion que crée la propagande du système.

La guerre à laquelle nous sommes sommés de participer est aussi une guerre des consciences ;  en ce qui me concerne, il est hors de question d’entrer dans le jeu des théories de masses, c’est à cela justement que nous cherchons à échapper. Par contre, il s’agit  de permettre à des personnes d’effectuer leur choix en ayant connaissances des enjeux qui  les concerne, (en habitants bien informés). Tous dans le cadre de la globalisation, c’est de choix de monde à venir dont il est question, dans les conditions d’une interdépendance accrue de tous les « points » de la planète, résonance et interaction longue distance sont deux clés, point de bifurcation en est une autre, je vous renvoie à la lecture de « La nouvelle alliance » de Stengers et Prigogine, mais aussi à « Condition de l’homme moderne » d’Hannah Arendt deux livres qui suivent souvent des chemins convergents.

Une petite formule de Stengers que j’aime beaucoup : « La gauche a besoin de gens qui pensent, la droite pas ». Et une illustration de la différence concrète, les défilés des zappatistes dernièrement dans les rues des Chiapas n’ont rien d’un mouvement de masse comme peut l’être une émeute, c’est le mouvement organique de personnes conscientes chacune  de soi et de la collectivité qu’elles constituent ensemble.

Je dois creuser la question : « Qu’est-ce qui fait qu’au Venezuela ou au Honduras, dernièrement au Paraguay, les médias aux ordres (dominant le paysage médiatique) peuvent y aller de leur matraquage de masse, de leur désinformation la plus sophistiquée, cela ne marche plus ?

Un excellent livre de Claude Julien pour comprendre l’expansion de l’empire  L'Empire américain, Grasset, 1968. Réécrire un manuel d’histoire des USA, non revu par Hollywood serait une œuvre de salubrité publique.  Des collusions des Ford, Bush et autres « pouvoir de l’ombre » avec le nazisme, du rôle joué par le nazisme dans l’expansion coloniale US en particulier dans l’opération Condor. Une excellente chose aussi serait de mettre en lumière la nature et le déroulement des formations à « l’école des Amérique » ou Mossad, CIA et ex-nazis ont formé les bourreaux de l’Amérique latine en se fondant sur le film « la bataille d’Alger » pour peaufiner leurs méthodes de douleur. Incontournable à ce sujet l’excellent documentaire de Marie-Monique Robin, une des rares à nous prouver aujourd’hui que le grand journalisme d’investigation n’est pas mort..

Quelques pistes donc sur ce chemin crucial : mettre en lumière qui sont les Etats-Unis,  une histoire réelle d’un pouvoir occulte, victime d’une idéologie dévastatrice. Et qui aimerait nous voir tous logés à la même enseigne, une guerre perpétuelle dans le monde du soupçon et voici de quoi contribuer à cette démarche :

 

USA recherches sur les armes radioactives, rapports déclassifiés en 2007

 

Traduction du texte publié par Eva Golinger

Ejército de EEUU busca la radiación para matar a los líderes de la Guerra Fría

Version espagnole ci-dessous et lien vers le texte originel en Anglais. Suggestions pour améliorer ma traduction bienvenues....

 

L’armée des Etats-Unis cherche la radiation pour tuer les leaders de la guerre froide

Par Robert Burns – Associeted Press

Publié le 9 octobre 2007

 

Un des secret les plus longtemps gardé de la guerre froide, fut l’exploration par l’armée des Etats-Unis de la possibilité d’utiliser des poisons radioactifs pour assassiner des « personnes importantes », comme les chefs militaires ou civils, selon des documents déclassifiés obtenus par l’Associated Press

Approuvés par les plus hautes instances de l’armée étasunienne en 1948, ce projet faisait partie d’une recherche secrète des militaires d’un nouveau "concept de  guerre » usant des matériaux radioactifs de la bombe atomique pour contaminer des portions de territoire ennemi ou pour les utiliser contre des bases militaires, des usines ou des troupes ennemies.


Les historiens militaires qui ont mené des investigations au sujet de ce vaste programme de guerre radiologique dirent lors d’entrevues que jamais ils n’avaient  vu [d’évidences] de cette recherches, jusque-là.  L’usage de telles armes contre des personnalités publiques a des précédents. L’année passée (2006 NdT), un attaquant inconnu a utilisé une petite quantité de Polonium-210npour assassiner le critique du Kremlin à Londre, Alexandre Litvinenko.

 

Dans les documents déclassifiés du gouvernement concernant ces armes, il n’est pas fait mention de leur usage contre des personnes. Leur déclassification fait suite a une demande  présentée par AP en 1995, justifiée par la loi d’accès à l’information (FOIA).  


Les documents récemment remis à AP ont été censurés par le gouvernement étasunien afin d’éliminer les détails concernant les agents de la guerre radiologique et d’autres détails. La censure montre que l’intérêt pour le potentiel de l’usage de poisons radioactifs comme arme est plus qu’une note historique, [sino que se cree ? sinon qu’il est possible ?] que ce soit une recherche pour les terroristes actuellement impliqués dans l’attaque d’objectifs étasuniens)


Les documents n’indiquent pas si une arme radiologique pour assassiner des individus de haut rang fut utilisée en quelque occasion ou si elle fut finalement développée  par les USA. Le document n’indique pas non plus jusqu’où est allé ce projet de l’armée. Un mémoire de décembre 1948 décrit ce projet et d’autres notes du même mois indiquent qu’il est en cours. Les sections principales de différents rapports de 1949 ont été censurées avant la délivrance des documents à l’AP .


L’effort le plus grand de l’usage offensif de guerre radiologique parait s’être arrêté autour de 1954, en partie du fait de la conviction du Département de la Défense que les armes nucléaires sont une meilleure option.

Il n’est pas clairement dit si le travail passa à une autre agence comme la CIA. Le projet reçu son approbation finale en novembre 1948 et commença au cours des mois suivants, juste un an après la création dela CIA en 1947.


Ce fut une époque turbulente de la scène internationale. En Août 1949, l’Union Soviétique essaya avec succès sa première bombe atomique, et deux mois plus tard les communiste de Mao Tse Tung triomphèrent dans la guerre civile chinoise.


Lorsque les scientifiques des USA utilisèrent  la bombe atomique lors de la seconde guerre mondiale, il était reconnu que les agents radioactifs utilisés ou créés dans le processus de fabrication avaient un potentiel létal. Le premier communiqué public du gouvernement US au sujet du projet de la bombe, publié en 1945, signale que les produits de fission d’un réacteur ayant l’uranium  comme combustible peuvent être extraits et utilisés comme une forme particulièrement cruelle de gaz empoisonné.


Parmi les documents remis à la AP – une note de l’armée du 16 décembre 1948, et classifiée secrète – décrit un programme intensif pour développe une variété  d’usages militaires du matériel radioactif. Travailler à la mise au point d’armes d’attaque subversive des personnes ou petits groupes fût catalogué comme priorité secondaire, qui se limitait aux études de faisabilité et expériences.

Les principales priorités énumérées furent :




-Armes de contamination « des zones peuplées ou critiques d’autre manière pour de larges période de temps


-Munitions combinant un fort potentiel explosif avec du matériel radioactif pour causer des dommages physique et la contamination radioactive simultanément.


Armes aériennes et/ou de surfaces qui étendent la contamination à travers une zone à évacuer, pour que ce quelle ce qui s’y trouve ne puisse être utilisé par les forces ennemies


L’objectif avoué est de créer un prototype d’armes pour les numéros 1 et 2 pour le 1er décembre 1950.


La 4ème priorité dans l’ordre furent des munitions pour attaquer les individus en usant des agents des agents radioactifs de manière « qu’il n’y ait ni soin ni thérapie. »

Cette catégorie de munition est destinée à l’usage d’agents secrets ou d’unités subversives menant des attaques mortelles contre de petits groupes d’individus importants, par exemple durant les réunions des chefs civils ou militaires, disent les documents.


L’assassinat de personnalités étrangères par des agents du gouvernement US ne fut pas interdite explicitement jusqu’à ce que le président Gerald R. Ford signe un ordre exécutif en 1976 en réponse aux révélations de la planification de l’assassinat du Président Cubain Fidel Castro, notamment par .empoisonnement


Le 16 décembre 1946, un rapport souligne qu’une attaque mortelle contre une personne au moyen de matériel radioactif devrait se faire d’une manière à ce que soit impossible d’incriminer le gouvernement des USA, un concept connu comme « négation plausible » qui est fondamentale pour les actions sous couverture des USA.



« L’origine de la munition, le fait qu’une attaque a eu lieu et le type d’attaque ne doivent pas être déterminables, si c’est possible », et  « la munition doit être discrète et facilement transportable »


Les agents radioactifs paraissaient idéaux pour cet usage, selon ce document, à cause de leur grande toxicité et du fait que les personnes affectées ne pouvaient ni percevoir leur odeur, ni les goûter ou sentir l’attaque.


« Il devait être possible » par exemple, d’utiliser une munition fort petite, qui puisse fonctionner imperceptiblement et qui établirait une concentration invisible, mais hautement létale dans une pièce, avec des effets visibles seulement beaucoup plus tard après l’attaque »… dit le rapport.

Tom Bielefeld, un physicien de Harvard qui a étudié la question des armes radioactives, dit que bien qu’il n’ait jamais entendu parler de ce projet, ses objectifs techniques sont réalisables

Bielefeld signale que le polonium, la substance radioactive utilisée pour assassiner Litvinenko en novembre 2006, possède exactement le type de caractéristiques qui seraient adéquates pour la mission mortelle que décrit la note du 16 décembre 1948


Barton Bernstein, professeur d’histoire à l’université de Standford en Californie qui a réalisé une investigation d’envergure sur les efforts militaires des USA pour développer la guerre radiologique, dit que cet aspect n’avait jamais amené à la lumière du public auparavant.
"

« Cela est un des éléments qui nous surprend, mais qui ne devrait pas nous étonner, vu que durant la guerre froide, il y eu déjà toutes sortes de manière de tuer les gens – inhumaines, barbares et même pires-  envisagées périodiquement aux hauts niveaux du gouvernement US dans ce qui fut perçu comme une guerre juste contre un ennemi odieux » dit Bernstein

Le projet fut dirigé par le Corps Chimique de l’Armée, commandé par le général de division Alden H. Waitt, et supervisé par un organisme à présent disparu appelé Projet d’Armes Spéciales des Forces Armées. Le premier chef de projet fut le major général Leslie R. Groves, chef pour l’Armée, du projet Manhattan qui construisit les premières bombes atomiques. Le projet fut approuvé par le successeur de Groves, le général de division Kenneth D. Nichols. 


Les documents déclassifiés furent rendus  publics dans les archives du Projet d’Armes Spéciales des Forces Armées et les Archives Nationales des USA.

Parmi ceux qui reçurent ces documents de 16 d&cembre se trouvaient Herbert Scoville Jr., le directeur technique du Projet d’Armes Spéciales des Forces Armées et le sous directeur de la CIA pour les investigations et Samuel T. Cohen, un physicien de Rand Korp qui avait travaillé au projet Manhattan.

La première autorisation pour l’armée de mener à bien son projet d’armes radiologiques se donna en mai 1948, un moment important de l’histoire des USA puisque ce fut juste après l’utilisation avec succès de deux bombes atomiques contre le Japon pour mettre un terme à la seconde guerre Mondiale. L’armée était anxieuse d’explorer les implications de la science atomique pour les guerres futures.


Dans un document déclassifié de juillet 1948 délimitant les intentions du programme avant réception des détails pour accord final, un point de focalisation fut la longue durée de la contamination de vastes territoires dont les résidents devraient partir ou mouraient des radiations dans une période évaluée entre 1 et 1O ans (période largement sous-évaluée et ne tenant pas compte des transmissions de gènes mutés au mieux létaux pourles génération à venir NdT)

« Il apparait que c’est un nouveau concept de guerre dont les consequences sont imprévisibles», dit le document

 

 

 

 

 

Ejército de EEUU busca la radiación para matar a los líderes de la Guerra Fría

Ejército de EEUU busca la radiación para matar a los líderes de la Guerra Fría

{Original in English here]

Por Robert Burns - The Associated Press

Publicado: Martes 09 de octubre 2007


En uno de los secretos más duraderos de la Guerra Fría, el Ejército de Estados Unidos exploró la posibilidad de utilizar venenos radioactivos para asesinar a "personas importantes", como líderes militares o civiles, según documentos desclasificados obtenidos por The Associated Press.

Aprobados por los niveles más altos del Ejército estadounidense en 1948, el esfuerzo formó parte de la búsqueda secreta de los militares para un "nuevo concepto de guerra" usando materiales radiactivos de la bomba atómica para contaminar franjas de tierra enemiga o para utilizar contra bases militares, fábricas o tropas enemigas.

Los historiadores militares que han investigado el amplio programa de guerra radiológica, dijeron en entrevistas que nunca antes habían visto evidencia de la búsqueda de un arma de asesinato, hasta ahora. Usando armas así contra figuras públicas tiene precedentes. El año pasado, un atacante desconocido utilizó una pequeña cantidad de polonio-210 para asesinar al crítico del Kremlin Alexander Litvinenko en Londres.

No se mencionan personas afectadas en las referencias sobre las armas de asesinato en los documentos desclasificados del gobierno, que fueron recibidos en respuesta a una solicitud bajo la Ley de Acceso a la Información (FOIA) presentada por la AP en 1995.

Los antiguos documentos dados recientemente a la AP fueron censurados por el gobierno estadounidense para eliminar detalles sobre los agentes de guerra radiológica y otros detalles. La censura refleja que la preocupación sobre el potencial para el uso de venenos radiactivos como arma es más que una nota histórica, sino que se cree que es buscado por la actual terroristas empeñados en atacar objetivos de los EE.UU.

Los documentos no indican si un arma radiológica para asesinar a individuos de alto rango fue usado alguna vez o incluso si fue finalmente desarrollado por los EE.UU. Los documentos no indican hasta qué punto llegó el proyecto del Ejército. Un memorando de diciembre 1948 describe el proyecto, y otra nota de ese mes indicó que estaba en marcha. Las principales secciones de varios informes de progreso en 1949 fueron censuradas antes de la liberación de los documentos a la AP.

El esfuerzo más amplio del uso ofensivo de guerra radiológica al parecer murió alrededor de 1954, al menos en parte debido a la convicción del Departamento de Defensa de que las armas nucleares eran una mejor opción.

No está claro si el trabajo pasó a otra agencia como la CIA. El proyecto recibió la aprobación final en noviembre de 1948 y comenzó el mes siguiente, justo un año después de la creación de la CIA en 1947.

Fue una época turbulenta en la escena internacional. En agosto 1949, la Unión Soviética probó con éxito su primera bomba atómica, y dos meses más tarde los comunistas de Mao Zedong triunfaron en la guerra civil china.

Mientras los científicos de EE.UU. desarrollaron la bomba atómica durante la Segunda Guerra Mundial, fue reconocido que los agentes radiactivos utilizados o creados en el proceso de fabricación tenían un potencial letal. El primer informe público del gobierno estadounidense sobre el proyecto de la bomba, publicado en 1945, señaló que los productos radiactivos de fisión de un reactor de uranio como combustible podrían ser extraídos y utilizados "como una forma particularmente cruel de gas venenoso."

Entre los documentos entregados a la AP - una nota del Ejército de fecha 16 de diciembre 1948, y clasificada secreto - se describe un programa intensivo para desarrollar una variedad de usos militares de los materiales radiactivos. Trabajar en un "arma de ataque subversivo de los individuos o grupos pequeños" fue catalogado como una prioridad secundaria, que se limitó a estudios de viabilidad y experiencias.

Las principales prioridades enumeradas fueron:

• Armas de contaminar "las zonas pobladas o de otra manera críticas por largos períodos de tiempo."

• Municiones de la combinación de explosivos de alta potencia con material radiactivo "para lograr daños físicos y contaminación radiactiva simultáneamente".

• Armas de aire y / o armas de superficie que se extendieran la contaminación a través de un área para ser evacuado, por lo que éste no podrá utilizarse por las fuerzas enemigas.

El objetivo declarado era crear un prototipo de armas de prioridad para el No. 1 y No. 2 para el 31 de diciembre de 1950.

La cuarta prioridad del ranking fue "municiones para atacar a los individuos" usando agentes radiactivos para los que "no hay curas ni terapia."

"Esta clase de municiones se proponía para el uso de agentes secretos o unidades subversivas en ataques letales contra grupos pequeños de individuos importantes, por ejemplo, durante las reuniones de líderes civiles o militares", decían los documentos.

El asesinato de personalidades extranjeras por parte de agentes del gobierno de EE.UU. no fue prohibido explícitamente hasta que el presidente Gerald R. Ford firmó una orden ejecutiva en 1976 en respuesta a las revelaciones de que la CIA había planeado en la década de 1960 el asesinato del presidente cubano Fidel Castro, incluso por envenenamiento.

El 16 de diciembre 1948, un informe destacó que un ataque letal contra una persona utilizando material radiactivo se debería hacer de una manera que hiciera que sea imposible rastrear la participación del gobierno de EE.UU., un concepto conocido como "negación plausible" que es fundamental para las acciones encubiertas de EE.UU.

"El origen de la munición, el hecho de que un ataque se ha hecho, y el tipo de ataque no debe ser determinable, si es posible", decía. "La munición debe ser discreta y fácilmente transportable."

Se pensaban que los agentes radiactivos eran ideales para este uso, según el documento, debido a su alta toxicidad y el hecho de que las personas afectadas no podían oler, gustar o sentir el ataque.

"Debería ser posible, por ejemplo, desarrollar una munición muy pequeña, que podría funcionar imperceptiblemente y que establecería una concentración invisible, pero altamente letal en una habitación, con los efectos visibles sólo mucho después de la hora del ataque," decía.

Tom Bielefeld, un físico de Harvard que ha estudiado el tema de armas radiológicas, dice que aunque nunca había oído hablar sobre este proyecto, sus objetivos técnicos suenan factibles.

Bielefeld señaló que el polonio, la sustancia radiactiva utilizada para matar a Litvinenko en noviembre de 2006, tiene exactamente el tipo de características que serían adecuadas para la misión letal que se describe en la nota de 16 de diciembre de 1948.

Barton Bernstein, profesor de historia de la Universidad Stanford en California que ha realizado una amplia investigación sobre los esfuerzos de los militares de EE.UU. para desarrollar la guerra radiológica, dijo que este aspecto no había llegado anteriormente a la luz pública.

"Este es uno de los elementos que nos sorprende, pero no debe sorprendernos, ya que en la Guerra Fría, todo tipo de formas de matar a la gente, de todas las maneras - inhumanas, bárbaras y hasta peor - se contemplaron periódicamente a altos niveles del gobierno de Estados Unidos en lo que fue visto como una guerra justa contra un enemigo odiado y odioso", dijo Bernstein.

El proyecto fue dirigido por el Cuerpo Químico del Ejército, comandado por el general de división Alden H. Waitt, y supervisado por un organismo ya desaparecido llamado el Proyecto de Armas Especiales de las Fuerzas Armadas. El primer jefe del proyecto fue el mayor general Leslie R. Groves, jefe del Ejército del Proyecto Manhattan que construyó las primeras bombas atómicas. El proyecto fue aprobado por el sucesor de Groves, el general de división Kenneth D. Nichols.

Los documentos desclasificados fueron puestos en público en los archivos del Proyecto de Armas Especiales de las Fuerzas Armadas en el Archivo Nacional de Estados Unidos.

Entre los receptores del documento del 16 de diciembre se encontraban Herbert Scoville, Jr., el director técnico del Proyecto de Armas Especiales de las Fuerzas Armadas y el subdirector de la CIA para la investigación, y Samuel T. Cohen, un físico de Rand Corp. que había trabajado en el Proyecto Manhattan.

El primer visto bueno para el Ejército de llevar a cabo su proyecto de armas radiológicas se dio en mayo de 1948, un punto importante de la historia de EE.UU., porque fue justo después de la utilización con éxito de dos bombas atómicas contra Japón para poner fin a la Segunda Guerra Mundial. El ejército estaba ansioso para explorar las implicaciones de la ciencia atómica para el futuro de la guerra.

En un documento desclasificado de julio 1948 delineando la intención del programa antes de haber recibido los detalles para la aprobación final, un punto de enfoque fue la larga duración de la contaminación de grandes extensiones de tierra donde los residentes tendrían que salir o morirían de la radiación dentro de uno a 10 años.

"Se cree que este es un nuevo concepto de la guerra, con resultados que no se pueden predecir", decía el documento.

Posted by Eva Golinger Postcards from the Revolution

 

Traduction Anne Wolff

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 16:42

 

 

Hibakushas: Hiroshima dans les gènes

 

http://www.492cafe.org/audio/events/2007_04_12-gerson-book/pics/Poster-02.jpg

 

Internationalnews

Bastamag  (27 juillet 2010)

Par Eros Sana 

 

Ils vivaient à Hiroshima au moment de l’explosion de la bombe atomique, il y a 65 ans. Aujourd’hui, ils portent la marque de ce drame dans leurs chromosomes. Des mutations génétiques qui ont fait de leur vie un calvaire. Rencontre avec ces « Hibakushas » - les « exposés » - qui parcourent le monde pour demander le désarmement nucléaire.

 


Le Peace Boat, affrété par une fondation japonaise pour la paix et le dialogue interculturel, est parti de Bergen en Norvège. Il navigue en mer du Nord. A son bord, neuf « Hibakushas ». Littéralement, des « exposés », présents au moment de l’explosion des bombes nucléaires sur les villes d’Hiroshima ou de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. Dans la salle Pacific du bateau, Mitsuo Kodama s’exprime en leur nom. Elégant dans son complet gris, avec des lunettes aux fines branches, il parle d’une voix calme. Sa femme, les cheveux bouclés à peine blanchis, est à ses côtés. Monsieur Kodama s’incline devant son auditoire. A l’aide d’un rétroprojecteur et d’une canne télescopique, il tente de décrire cette journée qui a fait basculer son existence, et ce qu’est sa vie depuis.

 

 

 

Hiroshima, ses immeubles, ses habitants, son ciel, tout est en feu.


Mitsuo Kodama a 78 ans, il est né à Hiroshima. Il a douze ans quand la bombe A explose au-dessus de sa ville natale. Ce jour-là, il est à l’école, au milieu d’un immeuble en bois, recouvert d’un toit en céramique. « Nous avons entendu le bruit d’un avion dans le ciel et… j’ai perdu conscience », décrit-il. Lorsqu’il se réveille, l’immeuble s’est effondré tout autour de lui, sauf au centre de la classe. Sous les débris, ses amis. Certains, encore vivants, hurlent ou gémissent. La plupart sont morts, le crâne et le corps brisés. Mitsuo Kodama est blessé. Seul et très faible, il parvient à s’extirper des ruines de son école, sans pouvoir venir en aide à ceux qui sont restés sous les gravas. Hiroshima, ses immeubles, ses habitants, son ciel, tout est en feu.

Cette image du ciel embrasé d’Hiroshima se transmet dans la mémoire collective du Japon par le récit des survivants. Mais aussi à travers l’œuvre célèbre d’un peintre, Ikuo Hirayama, lui-même hibakusha. Son tableau « Hiroshima shohenzu » (L’Holocauste d’Hiroshima) est une immense toile à la puissance émotionnelle semblable au « Guernica » de Picasso. L’observer provoque une sensation de mort et de terreur.

 

 

“Hell” Photo from an exhibit at the A-Bomb Peace Memorial Museum in Hiroshima Photo by Shin’ichi Oki (source: 492cafe.org)

 

De l’horreur de l’explosion aux cancers multiples


Sorti de son école, Mitsuo Kodama quitte le quartier de Zakoba cho et ses camarades « enterrés vivants ». Il marche vers son village, Hesaka-mura, situé à cinq kilomètres d’Hiroshima. En chemin, il vomit à plusieurs reprises et ne croise que des cadavres, brûlés, démembrés, les orbites vidées de leurs yeux. A deux kilomètres du village, il s’évanouit de nouveau, et se réveille dans une maison inconnue, secouru par un anonyme. Il se remet en route, arrive vers minuit à son village.


Monsieur Kodama peut décrire longuement le jour où Little boy – le nom donné par l’US Air Force à la bombe atomique – a explosé et tué près de 100.000 personnes. Il peut raconter l’horreur de cette journée. Mais il préfère parler de ce qui s’est passé après l’explosion de la bombe : la perte immédiate des cheveux, les fièvres, les hémorragies pulmonaires et rénales, les maladies qui ne l’ont jamais quitté.


Comme si la bombe atomique explosait tous les jours en eux


Toute sa vie, Kodama-San - Monsieur Kodama - comme l’ensemble des Hibakushas, a développé de multiples cancers : de l’estomac, de l’intestin, de la tyroïde, de la peau… « Rien que pour traiter mon cancer de la peau, j’ai subi douze opérations chirurgicales », explique-t-il. Des tâches brunes parcourent toutes les parties visibles de son corps, de ses mains à son cou. Certains autres Hibakushas dans la salle présentent cette même particularité. Sur l’écran, Kodama-san projette la liste des cancers ayant frappé les autres Hibakushas qui, eux, en sont morts.


L’écran s’illumine ensuite sur une image d’une étrange beauté, brillante comme un vitrail. Alignés les uns à côté des autres, des bâtonnets plus ou moins rectilignes luisent d’une lumière verte, jaune, rouge ou bleue. Ce sont les chromosomes de Monsieur Kodama, à côté de ceux d’une personne non soumise à des radiations atomiques. « Les radiations peuvent briser le gène d’un chromosome. Mes chromosomes présentent 102% d’anormalités par rapport à une autre personne », décrit Mitsuo Kodama. « Les chromosomes se régénèrent, mais chaque fois qu’ils repoussent, ils copient la mauvaise information, désormais inscrite dans mon corps suite aux radiations ». C’est comme si la bombe atomique explosait tous les jours à l’intérieur d’eux.


Hibakushas « in utero »


En faisant exploser des bombes nucléaires au-dessus d’Hiroshima et Nagasaki, les Etats-Unis n’ont pas seulement tué des dizaines de milliers de personnes, sur le coup ou dans l’immédiate période qui a suivi. Directement exposés à la bombe et à ses radiations, des milliers d’autres continuent de subir les conséquences de l’explosion. Ceux qui n’étaient que des enfants ou de jeunes adolescents, comme les époux Kodama, Madame Mihoko Hagino (77 ans) ou Monsieur Kunihiko Bonkohara (69 ans), qui représente des 140 Hibakushas qui vivent au Brésil.


Une partie des Hibakushas, n’étaient pas nés au moment de l’explosion. Ils sont alors de simples fœtus dans les entrailles de leurs mères. Ces « Hibakushas in utero », comme les autres personnes exposées, souffrent de multiples cancers et autres maladies, telle la cécité partielle de Kenji Tanaka, dont la mère est enceinte de trois mois le 6 août 1945. D’autres personnes sont exposées indirectement aux radiations, comme celles qui sont venues en aide aux survivants près des villes martyres.



Le mouvement des Hibakushas n’est pas centré sur leurs souffrances. Ils veulent seulement que les drames d’Hiroshima et Nagasaki ne se reproduisent pas. « Les armes nucléaires, c’est le diable. Nous devons annihiler les armes nucléaires avant que ce soit elles qui nous annihilent », s’emporte Kodama-san. Ils portent ce message partout où ils le peuvent – et tant qu’ils le peuvent encore, car de nombreux Hibakushas disparaissent chaque année. En 2009 et 2010, ils étaient à New York, à l’ONU, lors des conférences de préparation et de révision du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Le programme « Orizuru » permet aux Hibakushas, à tour de rôle, d’embarquer sur le Peace Boat [1].


« Ceci est ce que je suis devenu et ce que je serai à jamais »


En ce début de mois de juin, le bateau accoste à Dublin. Des jeunes du bateau ont confectionné une immense bannière « End the blocade – Free Gaza [2] » qui occupe une partie de la coque tribord. Les sensei, anciens Hibakushas, solidaires de la flottille pour la paix attaquée par l’armée israélienne, posent ce matin-là fièrement devant la bannière pour la presse irlandaise. Leur engagement pour la cause palestinienne s’est renforcé après une visite d’un camp de réfugiés palestiniens en Jordanie, au mois de mai dernier.


Le groupe part rencontrer Derek Hannon, responsable des questions nucléaires pour le Department of Foreign affairs irlandais. Dans l’hôtel cosy où la délégation est reçue, le groupe d’Hibakushas, jusque-là d’un calme quasi monacal, fait preuve d’une énergie insoupçonnée. Dans tous les coins de la salle, ils dressent des kakémonos (rouleaux suspendus) de messages et de photos d’Hibakushas encore vivants, des photos des villes d’Hiroshima et Nagasaki détruites… En dix minutes, la salle de conférence est transformée.


Au bout d’une heure de salamalecs diplomatiques, Kodama-san exprime pour la première fois sa frustration. Il se lève, se dirige vers le haut fonctionnaire irlandais qui le domine de plusieurs têtes et lui tend une image, celle de ses chromosomes, ses « vitraux génétiques ». La traductrice se cale sur le débit accéléré du survivant. « Ceci est ce que je suis devenu et ce que je serai à jamais. Ce que nous serons à jamais. Nous sommes les prophètes du présent. Ce qui s’est passé ne doit plus se reproduire, déclare-t-il. Il faut que disparaissent totalement de la surface de la terre les armes nucléaires. Le président du pays qui a lâché ces bombes sur nous vient de relancer cette initiative [3]. L’occasion est là, il faut la saisir. » Le diplomate reste sans voix.


Vers une convention d’interdiction totale des armes nucléaires ?


Randy Rydell, conseiller du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon sur les questions de désarmement nucléaire – présent également sur le Peace Boat - rappelle que les revendications des Hibakushas sont certes ambitieuses, mais sensées. Elles rejoignent un plan en cinq points présenté par le Secrétaire général de l’ONU pour aboutir à une convention mondiale d’interdiction totale des armes nucléaires. Lors de la dernière conférence de révision du TNP, ce projet a été soutenu par des dizaines de pays comme le Brésil, le Chili, la Norvège, la Suisse. Même la Chine, dans ses déclarations finales, fait référence à une « convention sur l’interdiction complète des armes nucléaires ». Contrairement à la France, qui ne soutient pas réellement la proposition du Secrétaire général sur l’interdiction totale des armes nucléaires. La France est à la traîne, globalement, dans la dynamique actuelle de débat sur le désarmement.

Eros Sana

Notes

[1] affrété par une organisation humanitaire japonaise, le Peace Boat est un projet d’éducation populaire pour la paix et pour la résolution non-violente des conflits, auquel participent des jeunes et des moins jeunes - majoritairement japonais, mais aussi chinois, coréens ou européens - qui parcourent le monde, de port en port

[2] Fin du blocus – Libérez Gaza

[3] Référence directe au discours de Barack Obama, le 4 avril à Prague, pour un monde "sans armes nucléaires"

 

Sources :

 

http://www.bastamag.net

 

  http://www.internationalnews.fr/article-hiroshima-dans-les-genes-54862035.html

 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:50

 

Voilà, je continue ma petite opération de résistance à la désinformation aux sujets des guerres sales. Et les promesses de guerres qui se renforcent à l'horizon sont des promesses de guerres sales sans aucune commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu'ici et de loin. Un article qui dévoile les mensonges, dénis jusqu'à ce que les preuves accumulées ne permettent plus de s'y tenir. Le mépris total des conséquences. Nous voyons le même phénomène se produire avec l'usage de munitions nucléaires actuellement. Les procédés sont les mêmes, mais la contamination est elle encore beaucoup, beaucoup plus grave et ne connait pas de limites territoriales, ni temporelles. Et les "débordements" des sources nucléaires militaires se cumulent avec les fuites des installations du nucléaires civiles et les émanations tolérées et permanentes des centrales.

Les guerres des USA, les guerres de l'OTAN sont des guerres génocidaires. Alors que chacun mesure bien les conéquences de son soutien à l'une de leurs interventions, à une de leur guerre pour les peuples directement concernés et pour l'ensemble des habitants de la planète. Ne vous faites pas enfer pavé de "bonne intention" comme l'on été certains pour le peuple Lybien. Prenez la mesures des conséquences, et vous en viendrez, sauf à être suicidaires et à en vouloir à l'humanité dans son ensemble, à la conclusion qu'il est urgent de mettre un terme à cette folie meurtrière.

 

 



Mondialisation.ca, Le 20 mai 2012

De la vérité engloutie, des pièces manquantes au puzzle remontent en surface. Désormais, les volumes communément acceptés d’Agent Orange déversés sur le Viêt Nam semblent réellement obsolètes.




Okinawa*


Depuis la fin de la Guerre américaine au Viêt Nam (Laos et Cambodge), selon différentes recherches scientifiques au fil du temps, les estimations portant sur le volume d’ « Agent Orange » utilisé lors de cette guerre chimique ne cessèrent d’aller crescendo. Ces études avancèrent 42 millions de litres, ensuite 54, ultérieurement 72, puis 84, avant d’évoquer plus ou moins 100…**

 

En mai 1990, le rapport déposé par l’amiral Zumwalt confirme que de nombreuses utilisations d’herbicides n’étaient pas enregistrées dans l’opération Ranch Hand. L’amiral Zumwalt écrit que des unités combattantes, telle Brown Water Navy, ont souvent procédé à des épandages de façon officieuse « En tant que commandant des forces navales US au Vietnam, j’étais au courant que l’Agent Orange délivré aux forces alliées était fréquemment utilisé dans des missions non enregistrées ».

 

En 2003, à partir d’archives de l’armée étasunienne, le rapport Stellman situe le pic d’utilisation d’Agent Orange durant l’année 1967, tandis que le rapport Zumwalt (rédigé d’après la situation réelle par ce haut responsable intègre) l’établit en 1969.

 

Entre ces deux rapports, aux Philippines, la fermeture des bases militaires américaines ne releva pas de la volonté des États-Unis, mais d’un refus du Sénat philippin de reconduire le bail en 1992. La décision fut facilitée par l’éruption du Pinatubo qui, un an plus tôt, avait détruit à moitié la base aérienne de Clark et celle de la marine à Subic Bay situées de part et d’autre du volcan. De fait, sans être abandonnées, elles restèrent en l’état, contaminées. La base de Subic Bay comptait 6 000 marins et employait 27 000 Philippins. Les autorités philippines exigèrent des anciens occupants une enquête de qualité environnementale (EQE), pour ce qui allait devenir la zone franche du port de Subic Bay : un vaste projet à destination industrielle et commerciale, financière et touristique comprenant un parc à thèmes pour enfants et générant plus du double d’emplois que la base de l’US Navy.

Les résultats de cette étude menée par Clearwater Revival Company furent complètement remis en cause par Subic Bay Metropolitan Authority, et Environment Baseline Study qui démontrèrent qu’elle n’avait pas été réalisée dans les normes. Elle n’avait pas respecté le quadrillage des aires ni même les profondeurs de prélèvements et les échantillons ne provenaient pas des endroits les plus susceptibles d’être pollués. Elle fournissait des déclarations inexactes et des omissions nuisibles à la crédibilité des résultats. Aucune information sur l’historique des activités menées sur les sites sensibles ne fut livrée. Malgré cela, dans les 47 sites examinés, on retrouva de nombreux poisons se distillant dans les sols, la rivière, le port, la nappe phréatique, et donc dans la chaîne alimentaire. Le site N°24 révélait, entre autres, des composés chimiques accompagnant habituellement les dioxines, ce fantôme de l’Agent Orange. L’Agent Orange était aussi là, nous allons le voir plus loin.

 

L’année suivante, en 2004, éclatait un scandale en Nouvelle Zélande. Dans la ville de New Plymouth, et son quartier de Paritutu très précisément. Le gouvernement états-unien fit pression sur l’usine Ivon Watkins Dow (IWD) pour obtenir rapidement de grandes quantités de 2,4-D et de 2,4,5-T afin de pourvoir aux gigantesques besoins d’Agent Orange que les grandes compagnies chimiques US ne parvenaient plus à satisfaire. Car à la guerre s’ajoutait la forte demande intérieure de l’agriculture industrielle qui, si elle n’était pas satisfaite, risquait de remettre en cause la production de denrées alimentaires, menaçant du même coup de stimuler l’inflation, donc d’augmenter le mécontentement et la contestation du peuple américain.

Mue par la même avidité que ses consœurs états-uniennes, IWD obtint l’exclusivité de la licence en Nouvelle-Zélande et demanda à ses responsables d’observer un mutisme absolu sur cette fabrication aussi soudaine qu’effrénée. Par souci de discrétion, IWD expédiait sa production au Mexique. De là, elle était acheminée vers les Philippines et livrée à la base navale de Subic Bay, pour ensuite rejoindre le Viêt Nam. Quand la pression des scientifiques et de l’opinion publique internationale obligea les USA à stopper l’utilisation de l’Agent Orange au Viêt Nam, IWD se retrouva avec un stock considérable sur les bras : des dizaines de milliers de gallons. L’entreprise acheta alors une ferme de 100 ha jouxtant son usine (qui en faisait 29), et y enfouit clandestinement ces surplus, son personnel étant plus que jamais tenu au secret. Plus tard, les habitants trouvèrent régulièrement des poissons morts, (surtout l’anguille qui vit sur les fonds), jusqu’à ce qu’il soit nécessaire d’organiser leur ramassage en grande quantité. En septembre 2004, le ministère de la Santé révéla des taux élevés de dioxine dans le sang des habitants de Paritutu. Le 11 janvier 2005, le New Zealand Herald publia un communiqué du ministère de la Défense confirmant les craintes de la population, avant qu’un ancien haut responsable d’IWD ne confesse ces enfouissements massifs d’Agent Orange. L’étendue de la contamination souterraine de la ville par la dioxine s’avéra considérable. Ainsi, les vétérans néo-zélandais du Viêt Nam, eux aussi victimes, subiront une mystification supplémentaire de la part de leur gouvernement.

 

Puis, en 2011, c’est au tour de la Corée du Sud. Un ancien combattant US a déclaré avoir participé en 1963-64 à l’enfouissement de « produits chimiques » à Camp Mercer, situé à Bucheron, près de la capitale sud-coréenne. Au mois de mai, deux vétérans états-uniens révélèrent que l’US Army avait enterré, en 1978, un reliquat d’Agent Orange (environ 50 000 litres) dans la base militaire US de Camp Carroll, à Chilgok, situé à 300 km au sud-est de Séoul. Malade, le vétéran Phil Steward fait une demande auprès du département des Anciens Combattants (VA) en 2005.

Puis il entre en contact avec d’autres soldats américains ayant servi en Corée au cours des années 1960 et 70, tous ayant une expérience de l’utilisation de l'Agent Orange. "L’Agent Orange n’a pas seulement été utilisé sur la DMZ, il a été pulvérisé à travers un large éventail de zones de Corée du Sud. On nous a dit que c’était tout à fait sécuritaire et que cela était nullement nocif. Vous pouvez le boire, vous pouvez vous brosser les dents avec, vous pouvez vous baigner dedans qu’il ne se passera rien. C’étaient des mensonges", dit Steward. Il était en Corée avec Steve House, un autre vétéran américain qui a été le premier à révéler que l'Agent Orange avait fait l'objet de stockage à Camp Carroll, puis d’enfouissement : «  » House indique : « les barils portaient l’étiquette « composé Orange, Vietnam ». Rouillés, les barils fuyaient et me provoquèrent, comme et mes compagnons, des éruptions cutanées douloureuses et une grosse toux. » House, qui a servi comme opérateur d’engins de travaux à Camp Carroll pendant un an, a ajouté que s’il pouvait se rendre sur place : « probablement je localiserais les lieux exacts…" Comme preuve, il a présenté une photo d’une des tranchées creusée à l'arrière de la base militaire américaine en 1978. House et Steward souffrent de diabète, de neuropathie périphérique, de glaucome, de chloracné et autres maladies connues pour être causées par l'Agent Orange : "Je n’ai plus beaucoup de temps...  C'est à vous de prendre la relève, afin que nous puissions obtenir des réponses pour les peuples coréen et américain qui ont été exposés à ce genre de chose », dit House devant la Chambre en essuyant ses larmes. « Déni, déni… jusqu’à ce qu’on soit tous morts » est un slogan des vétérans. Au printemps 2011, une enquête épidémiologique menée auprès des habitants de Chilgok montre une mortalité due aux cancers et maladies neurologiques élevée.

 

Aujourd’hui, c’est l’île d’Okinawa, située au sud du Japon, qui est visée. En réalité, cette île sous contrôle US depuis le traité de San Francisco, en 1952, fut le refuge de bases militaires étasuniennes ayant servi au stockage d’armes non conventionnelles, avant que son contrôle revienne au japonais en 1972. Dix ans plus tôt, l’US Air Force y effectua des essais d’armes biologiques sur des cultures de riz. En 1963, les navires étasuniens livrèrent 12 000 tonnes d’armes biochimiques. Mais, 6 ans plus tard, sur la base de Kadena Air Force, une fuite de gaz neurotoxique oblige l’hospitalisation de 23 membres des forces armées étasuniennes.

En 1971, l’opération Red Hat transfère ces stocks sur l’île Johnston, perdue au beau milieu de l’océan Pacifique. 1998, des vétérans étasuniens d’Okinawa souffrant de pathologies liées à l’exposition de l’Agent Orange demanderont la prise en charge de leurs soins et des compensations au département des Anciens combattants (VA). Demandes rejetées : le gouvernement des États-Unis disant qu’il n’y a jamais eu d’Agent Orange à Okinawa. En juillet 2004, le général Richard Myers, chef d’état-major, déclare qu’ « aucun dossier contient la moindre information reliant l’utilisation ou le stockage de l’Agent Orange ou autre herbicide à Okinawa ». Cependant, en 2009, preuve est apportée à VA que l’opération Red Hat a bien transféré depuis Okinawa de l’Agent Orange vers l’île Johnston. The Japan Times révèlera les témoignages précis d’une trentaine de vétérans étasuniens ayant déchargé des containers cerclé d’une bande orange dans les années 60 jusqu’au début des années 70, comme de ceux qui ont assisté aux pulvérisations sur les côtes et le long des routes d’Okinawa.

Récemment, un employé des services VA montre des documents prouvant que les États-Unis ont menés des tests ultrasecrets d’Agent Orange sur cette île en 1962, ceci dans le cadre du programme « Agile » développant des techniques de guerre non conventionnelles, faits confirmés plus tard par un ancien haut fonctionnaire étasunien. Une employée de VA, Michelle Gatz, est parvenue (dans le cadre du Freedom of Information Act, FOIA) à mettre la main sur des documents (comprenant entre autre le journal de bord d’un navire), ordres de déploiement de l’armée et dossiers gouvernementaux. Le journal de bord du navire révèle des bons de transports « classifiés ». Ce navire de la marine marchande est le « SS Schuyler Bland Otis ».



 

Navire marchand SS Schuyler Bland Otis

 

Le journal de bord stipule qu’il effectuait le transport de marchandises classifiées entre les USA et Okinawa, et qu’il y était déchargé sous le contrôle de gardes armés à White Beach (port de l’US Navy sur la côte Est de l’île), notamment le 25 avril 1962. Ce navire de propriété civile, régulièrement employé par l’US Navy pour le transport de défoliants incognito, était en mesure de contourner les contrôles douaniers des navires militaires dans les ports étrangers. Avant d’arriver à Okinawa, le cargo avait navigué au Viêt Nam du Sud pour une des premières livraisons de défoliants par le Pentagone. Gatz découvrira que le 267ème peloton de service chimique, jusque-là stationné en Alaska, à été réactivé en 1962 et transféré à Okinawa de façon inexpliquée. En septembre 2011, un haut responsable américain en retraite (souhaitant garder l’anonymat) brise l’omerta et affirme à The Times que le Pentagone avait testé des défoliants dans les jungles du Nord de l’île d’Okinawa, à proximité des villages de Kunigami et Higashi. Ce fonctionnaire déclare qu’Okinawa avait été choisi pour ces expériences en raison des similitudes de sa végétation avec celle du Viêt Nam et l’absence de règles de sécurité strictes qui avaient entravé ces essais potentiellement dangereux ailleurs. Maintenant il semble difficile à VA de repousser les 132 demandes récentes (qui ne sont que la pointe de l’iceberg) de vétérans d’Okinawa atteints de pathologies gravissimes, tout comme leur progéniture, en lien avec l’Agent Orange. L’utilisation expérimentale de l’Agent Orange à Okinawa et son stockage clandestin pour la guerre du Viêt Nam ne fait plus guère de doute. Okinawa viendra s’ajouter à la centaine de lieux répertoriés dans le monde où furent fabriqués, expérimentés, stockés, et utilisés les défoliants de la guerre du Viêt Nam.            

 

Pour approvisionner la guerre chimique au Viêt Nam, une véritable ceinture d’entrepôts clandestins d’Agent Orange se dessine sur le Pacifique, du sud au nord, sites de production et de stockages n’apparaissant nulle part dans les archives.

André Bouny


 

  *Livre : « The U.S. Forces in Okinawa as Grasped by FOIA » de Hiromichi UMEBAYASHI (membre japonais du CIS), février 1994.

 

 **Dans mon ouvrage « Agent Orange – Apocalypse Viêt Nam », je l’estime à 350 millions de litres.

 

André Bouny, constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange (CIS); fondateur de D.E.F.I. Viêt Nam ; auteur de Agent Orange – Apocalypse Viêt Nam, Éditions Demi-Lune, Paris 2010. 

http://www.editionsdemilune.com/agent-orange-apocalypse-viet-nam-p-33.html

 


André Bouny est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de André Bouny publiés par Mondialisation.ca

Source : Agent Orange Viêt Nam : Okinawa, les preuves s’accumulent


 

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