29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 10:20

Il y a eu trois ans hier que se produisait un coup d'état militaire qu Honduras. Actuellement la répression de la résistance Hondurienne qui n'a jamais cessé depuis s'intensifie. Des tentatives de déstabilisations de l'Amérique Latine ont commencé à se produire au cours des dernières semaines, elles trouvent leur place dans une "Chronique de tentative de recolonisation annoncée", les indices convergeaient, à présent les faits se multiplient et s'accumulent pour démontrer que "l'Empire" est passé à l'attaque. Pour tout ceux qui sonserveraient quelqu'ingénuité quand au rôle du gouvernement des USA dans ces tentatives, l'excellent article d'EVA GOLINGER qui démontre le rôle joué par le Département d'Etat  US dans le coup d'état militaire. Cet article a été écrit en juillet 2009, depuis beaucoup d'autres preuves sont venue encore confirmer l'importance de ce rôle.

Pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui, l'analyse d'Ava Golinger reste une aide précieuse.

 

Hilary Clinton, sinistre putschiste. Washington a joué un rôle indéniable dans le coup d’État contre le président Zelaya au Honduras

jeudi 30 juillet 2009.
 

L’excellent article ci-dessous a été écrit par Eva Golinger. De père nord-américain et de mère vénézuélienne, avocate spécialisée en droits de l’homme internationaux, analyse ici en détail la politique suivie par le département d’état américain (affaires étrangères) actuelle vis à vis du coup d’état au Honduras.

Eva Golinger

Eva Golinger

* Le département d’État avait connaissance du coup a priori.

* Le département d’État et le Congrès des États-Unis ont financé et conseillé les acteurs et les organisations au Honduras qui ont participé au coup.

* Le Pentagone a formé, éduqué, commandé, financé et armé les militaires honduriens qui ont exécuté le coup d’État et qui continuent de réprimer le peuple par la force.

* La présence de l’armée américaine au Honduras, qui occupe la base militaire de Soto Cano (Palmerola), a autorisé le coup d’État par sa complicité tacite et son refus de retirer son appui aux militaires honduriens impliqués dans le coup.

* L’ambassadeur des États-Unis à Tegucigalpa, Hugo Llorens, a coordonné l’expulsion du président Manuel Zelaya, de concert avec le secrétaire d’État adjoint Thomas Shannon et John Negroponte, qui est présentement conseiller à la secrétaire d’État Hillary Clinton.

* Depuis le premier jour du coup d’État, Washington parle de « deux partis » et du besoin de « dialoguer » pour rétablir l’ordre constitutionnel, ce qui donne de la légitimité aux chefs du coup en les considérant comme des joueurs égaux au lieu de criminels qui ont violé les droits humains et les principes démocratiques.

* Le département d’État a refusé de considérer légalement les événements au Honduras comme un « coup d’État », il n’a pas suspendu ou gelé l’aide économique et le commerce avec le Honduras et n’a pris aucune mesure pratique pour exercer des pressions sur le régime de facto.

* Washington a manipulé l’Organisation des États américains (OÉA) pour gagner du temps, permettant ainsi au régime du coup d’État de se consolider et d’affaiblir la possibilité d’un retour immédiat au pouvoir du président Zelaya, suivant en cela une stratégie toujours en vigueur qui vise à légitimer le régime de facto et à épuiser la résistance du peuple hondurien.

* La secrétaire d’État Clinton et ses porte-parole ont cessé de parler du retour au pouvoir du président Zelaya après avoir désigné le président costaricain Oscar Arias comme « médiateur » entre le régime du coup et le gouvernement constitutionnel ; et maintenant le département d’État décrit Roberto Micheletti, le dictateur qui s’est emparé du pouvoir durant le coup, comme étant le président intérimaire (« interim caretaker president »).

* La stratégie de « négociation » avec le régime du coup d’État a été imposée par l’administration Obama comme façon de discréditer le président Zelaya (comme s’il avait provoqué le coup) et de légitimer les chefs du coup d’État

* Des congressistes américains (démocrates et républicains) ont organisé une visite de représentants du régime du coup à Washington, l’accueillant avec les honneurs dans une autre arène de la capitale étasunienne.

* En dépit du fait qu’à l’origine c’est le sénateur républicain John McCain qui a coordonné la visite des représentants du régime du coup à Washington, par l’entremise d’une firme de lobbying liée à son bureau, le groupe Cormac, le régime illégal est maintenant représenté par Lanny Davis, le lobbyiste de renom et avocat de Clinton, qui se sert de son poids et de son influence à Washington pour faire accepter le régime du coup d’État par les congressistes sans considération partisane.

* Otto Reich et un Vénézuélien nommé Robert Carmona-Borjas, qui a joué le rôle de procureur du dictateur Pedro Carmona durant le coup d’État d’avril 2002 au Venezuela, ont aidé à préparer le terrain pour le coup d’État contre le président Zelaya au Honduras.

* L’équipe rassemblée par Washington pour planifier et aider à préparer le coup au Honduras comprend également un groupe d’ambassadeurs américains récemment assignés à l’Amérique centrale, des experts qui ont fait leurs armes dans les efforts de déstabilisation contre la révolution cubaine, et Adolfo Franco, ex-administrateur du programme de « transition vers la démocratie » de l’agence USAID contre Cuba.

Personne ne doute que les empreintes de Washington sont partout dans le coup d’État contre le président Manuel Zelaya qui a commencé le 28 juin dernier.

Beaucoup d’analystes, activistes, journalistes et même présidents l’ont relevé. Mais la majorité ont en commun le désir de blanchir l’administration Obama de toute responsabilité dans le coup d’État et de blâmer plutôt les vestiges de l’administration Bush-Cheney et les faucons de la guerre qui continuent de longer les couloirs de la Maison Blanche. Il peut être démontré que si d’une part il est certain que les suspects habituels, qui planifient et exécutent habituellement les coups d’État et les activités déstabilisatrices en Amérique latine, sont dans le coup, il y a aussi amplement de preuves confirmant que la nouvelle administration à Washington a joué un rôle direct dans le coup d’État au Honduras.

Le département d’État

La nouvelle forme de diplomatie des États-Unis, connue sous l’appellation « smart power » (« pouvoir intelligent »), a joué un important rôle avant, durant et après le coup d’État au Honduras. Lors d’un point de presse le 1er juillet, les porte-parole du département d’État ont admis qu’ils avaient une connaissance a priori du coup d’État lorsqu’ils ont dit que des diplomates américains avaient rencontré les groupes et les acteurs qui ont planifié le coup pour les encourager à opter pour une autre « solution » à leur mécontentement envers le président Zelaya. Le département d’État a également confirmé que deux hauts représentants du département, dont le secrétaire adjoint aux Affaires de l’hémisphère occidental Thomas Shannon et le secrétaire d’État adjoint Craig Kelley, étaient au Honduras une semaine avant le coup et qu’ils ont rencontré des groupes civils et militaires qui ont plus tard participé au renversement illégal du président démocratiquement élu. Ils affirment que leur mission était de « déconseiller » le coup (« urge against »), mais que, de toute évidence, la pression verbale n’a pas suffi à dissuader les acteurs du coup, surtout quand on sait que les actions manifestées par Washington ont contredit cette pression verbale.

Le jour du coup, la secrétaire d’État Hillary Clinton a publié une déclaration sur la situation au Honduras. Si les gouvernements partout dans le monde ont vite déclaré qu’il s’agissait d’un coup d’État, Mme Clinton ne considérait pas ces événements comme un « coup d’État » et n’a pas demandé le retour au pouvoir du président Zelaya. Ce qui est remarquable, c’est que dès le début les déclarations de Mme Clinton ont fait référence à « tous les partis concernés », prêtant ainsi de la légitimité aux chefs du coup d’État et rejetant en quelque sorte, publiquement, le blâme sur le président Mel Zelaya, qui aurait provoqué la situation : « Le geste contre le président hondurien Mel Zelaya viole les préceptes de la Charte démocratique interaméricaine et doit par conséquent être condamné par tous. Nous faisons appel à tous les partis au Honduras à respecter l’ordre constitutionnel et la primauté du droit, à réaffirmer leur vocation démocratique et à s’engager à résoudre les conflits politiques pacifiquement et par le dialogue. Le Honduras doit épouser les principes de la démocratie que nous avons réaffirmés au sommet de l’OÉA dont il a été l’hôte il y a moins d’un mois. »

Et depuis, bien qu’il ait parlé à plusieurs reprises d’un « coup », le département d’État a refusé de préciser que ce qui s’était produit était en effet un coup d’État. S’il le faisait, il serait obligé de suspendre l’aide économique, diplomatique et militaire au Honduras, ce qu’il n’est semble-t-il pas prêt à faire, puisque cela affecterait de façon considérable les intérêts américains dans ce pays et dans Amérique centrale en général. Le 1er juillet, des porte-parole du département d’État ont expliqué leur hésitation concernant la désignation des événements : « En ce qui concerne le coup comme tel, je crois qu’il serait préférable de dire que c’était un effort coordonné entre militaires et quelques acteurs politiques civils. L’armée est évidemment l’entité qui a exécuté le retrait forcé du président et qui a agi comme défenseur de l’ordre public durant ce processus. Mais pour que le coup devienne plus qu’un insurrection ou une rébellion, il doit y avoir un effort de transfert de pouvoir. Et à cet égard, le congrès, la décision du congrès d’assermenter son président, Micheletti, comme président du Honduras indique que le congrès et des membres clés du congrès ont joué un important rôle dans ce coup. »

Cette ambiguïté, qui consiste à qualifier les événements du Honduras de violation de l’ordre constitutionnel mais sans aller jusqu’à les désigner comme un coup d’État et sans appeler au rétablissement du président Zelaya dans ses fonctions, a été réitérée après la rencontre entre la secrétaire d’État Clinton et le président Zelaya le 7 juillet. Mme Clinton a fait la déclaration suivante : « Je viens de conclure une rencontre fructueuse avec le président Zelaya. Nous avons parlé des événements des neuf derniers jours et de ce qui va se produire. Je lui ai répété que les États-Unis sont en faveur du rétablissement de l’ordre constitutionnel au Honduras. Nous continuons de soutenir les efforts régionaux par l’entremise de l’OÉA pour un règlement pacifique qui correspond aux dispositions de la Charte démocratique interaméricaine. Nous faisons appel à tous les partis à renoncer aux actes de violence et à rechercher une solution pacifique, constitutionnelle et durable aux graves divisions au Honduras par le dialogue. À cette fin, nous collaborons avec plusieurs de nos partenaires dans l’hémisphère pour créer une négociation, un dialogue qui puisse mener à une résolution pacifique. »

Il était clair, après cette rencontre, que Washington ne considérerait plus le retour de Zelaya à la présidence comme une solution nécessaire et qu’il ferait plutôt pression en faveur d’une « négociation » avec le régime du coup, ce qui à la fin favorise les intérêts américains. Selon des sources présentes aux réunions de l’OÉA qui ont eu lieu après le coup d’État, la présence d’une délégation américaine de haut rang a accru les pressions sur les autres États en faveur d’une solution « négociée » qui ne comprend pas nécessairement le retour au pouvoir du président Zelaya.

Cette méthode qui consiste à contourner l’enjeu principal, à manipuler la situation pour obtenir un résultat précis et à donner l’impression qu’on défend une certaine position alors que les actions démontrent le contraire, fait partie de la nouvelle doctrine Obama, le « smart power », qui se propose d’atteindre les objectifs impérialistes sans démoniser le gouvernement. Le « smart power » est « la capacité de combiner le "pouvoir dur" et "le pouvoir mou" ("hard power with soft power") pour donner une stratégie victorieuse. Stratégiquement, le "smart power" utilise la diplomatie, la persuasion, le renforcement de la capacité, le pouvoir militaire et l’influence économique et politique en les concertant de manière efficace à une légitimité économique et politique. » Il s’agit essentiellement d’associer la force militaire à toute forme de diplomatie, en mettant l’accent sur la « promotion de la démocratie » comme tactique principale pour influer sur la destinée des sociétés, par opposition à l’invasion militaire. [Note : Le « smart power » met l’accent sur l’utilisation d’agences comme USAID et le National Endowment for Democracy (NED) pour faire le « sale travail » de pénétrer et d’infiltrer silencieusement les organisations de la société civile pour faire la promotion des politiques des États-Unis. Cela explique pourquoi Obama a demandé 320 millions $ de plus pour un fonds de « promotion de la démocratie » dans le budget 2010 uniquement pour l’Amérique latine. Il s’agit d’une somme considérablement plus élevée que celle demandée et utilisée pour la « promotion de la démocratie » en Amérique latine durant les huit années combinées de l’administration Bush.]

 

Lire la suite : Hilary Clinton, sinistre putschiste. Washington a joué un rôle indéniable dans le coup d'État contre le président Zelaya au Honduras

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 00:51

 

 


VAMOS TODOS A LUCHAR!! VAMOS TODOS Y TODAS A CREAR PODER POPULAR !!

VAMOS PUEBLO
A CONMEMORAR EL SURGIMIENTO DEL MOVIMIENTO SOCIAL Y POLÍTICO MAS GRANDE EN LA HISTORIA DE HONDURAS¡
¡VIVA EL FRENTE NACIONAL DE RESISTENCIA POPULAR!
A TRES AÑOS DE LUCHA, NO LE FALLEMOS A LAS Y LOS OPRIMIDOS¡
POR NUESTROS CAÍDOS, JURAMOS VENCER¡
¡PORQUE LA REVOLUCIÓN ES INEVITABLE, LA VICTORIA ES INMINENTE!


"Si de tantos miles solo veinte creen, con esos veinte luchemos por esos miles"  
Escuela de Educación Popular ROGER IVAN BADOS
FORMAR PARA VENCER
FNRP

Foto G. Trucchi/Opera Mundi
   
Foto G. Trucchi/Opera Mundi

(Fotos) Honduras: Tres años de resistencia contra el golpe

Por Giorgio Trucchi -LINyM

Un multitud de gente se volcó a las calles de Honduras para celebrar tres años de resistencia contra el golpe y rechazar cualquier tipo de ruptura institucional en América Latina.

© Fotos Giorgio Trucchi - Rel-UITA
Las fotos se pueden reproducir añadiendo los créditos
(Click en la foto para agrandar y e
n LEER TODO para galería)


































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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:35

 

 

Le hasard à fait que je bloguais lors du coup d'état au Honduras, le hasard a fait que nuit après nuit, j'ai pu suivre la levée du peuple qui entrait en Résistance, le hasard aussi m'a emmenée dans un monde sans internet... et puis, je savais qu'il me fallait la disponibilité d'esprit qui me permette de me remettre à lire en Espagnol avec un peu de fluidité, je n'ai pas pratiqué depuis des années, pour creuser les racines et comprendre les suites de ce coup d'état que subit le peuple du Honduras, mais quand la pieuvre est impliquée, ces tentacules s'étendent toujours au-delà des apparences.  Je continue ma recherche de texte qui font sens en ce qui concerne le Honduras mais aussi en ce qui concerne  le tissu international qui a parainé le coup d'état et qui au-delà de ce  mois de janvier dont il est question ici permettra au régime putschiste militarisé de se perpétuer... puis voirun peu à présent que les racines sont dénudées le domaine d'extension de la pieuvre.

Un texte qui remettra un peu les horloges à l'heure pourtout ceux qui aujourd'hui s'étonne avec ingénuité : "Obama maître assassin ? M'enfin ?" J'ai vu des crétins medire....Obama, il est bien mais ilne peut pas faire ce qu'il veut... les illusions quand on veut les cultiver... Obama, il n'est rien, une façade ad hoc au moment ad hoc, un maître valet, mais un maître valet qui a accepté en pleine conscience le rôle crée pour lui,celui de maître assassin "sympathique", celui d'embraseur de planète souriant, celui de tortionnaire Hollywoodien, celui d'ange de la mort... qui a vendu son âme pour un peu de gloire usurpée. Le golpe au Honduras, c'était peu après son investiture, après tout était dit... Et tout ce qui est décrit ci-dessous se poursuit jusqu'aujourd'hui et bien pire. Les escadrons de la mort sont une fabrication étasunienne et Obama aura été celui qui aura réactivé ceux dont on pensait que le fantôme s'éloignait avec les souvenirs d'horreur d'un siècle révolu. 

 

 

Honduras : Le Prix Nobel De La Paix Et Les Escadrons De La Mort
par Giorgio Trucchi - Rel-UITA
dimanche 10 janvier 2010, par Primitivi
http://www.primitivi.org/spip.php?article167&var_mode=calcul
Les assassinats, les poursuites et les tortures continuent durant les  
fêtes de fin d’année.
Les États-Unis bénissent le régime putschiste.
La communauté internationale brille par son absence.

La politique de terreur ne s’est pas arrêtée un seul instant depuis le  
28 juin passé au Honduras, renouant ainsi avec le fil de la violence  
des années 80. Les organisations honduriennes des droits de l’homme  
continuent de dénoncer des assassinats, des poursuites, des menaces et  
des tortures contre des membres de la résistance, ainsi que les  
épisodes inquiétants de violence contre des journalistes impliqués  
dans la lutte contre le coup d’État et la tentative grossière du  
gouvernement de facto de "tourner la page" sur tout ce qui est arrivé  
depuis les six derniers mois.

Le Département d’État nord-américain, au travers de son fonctionnaire  
Craig A. Kelly en visite au Honduras, a nouvellement demandé au  
président de facto, Roberto Micheletti, d’abandonner le pouvoir avant  
le 27 janvier, date de la passation de pouvor, et a appuyé la  
proposition du futur président en exercice Porfirio Lobo Sosa de  
décréter une amnistie incluant le président légitime Manuel Zelaya  
Rosales.

De cette façon, l’administration Obama et plusieurs pays européens  
cherchent à nettoyer le visage du nouveau gouvernement et à le rendre  
acceptable pour le reste de la communauté internationale. Cependant,  
pas un seul mot n’a été prononcé sur les cas innombrables de violation  
des droits de l’homme qui continuent d’ensanglanter le pays.

Pour le Comité des Parents de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH),  
qui a réalisé le 1 janvier passé une manifestaton sur la Plaza La  
Merced, rebaptisée Plaza de los Desaparecidos (Place des Disparus),  
face au Congrès National, au Honduras "opère un escadron de la mort  
ayant une infrastructure terroriste, responsable d’exécutions, de  
poursuite et de morts sélectives contre des membres de la résistance,  
tout cela étant pleinement connu de la police et de l’armée".

Dans un document rendu public à cette occasion, l’organisation  
historique dénonce qu’il existe "un modèle des violations  
systématiques des droits de l’homme commises par la même structure qui  
a cassé l’ordre constitutionnel le 28 juin 2009".

Les exécutions de Walter Tróchez et d’Edwin Renán Fajardo, éditeurs  
des documentaires et des reportages produits par le journaliste César  
Silva, en plus des séquestrations et des attaques continuelles conte  
le personnel du journal El Libertador et de Radio Globo, confirmerait  
l’existence de cette infrastructure assassine qui sème la terreur  
parmis les membres de la résistance.

"Aujourd’hui nous passons les premiers jours de 2010, et nous le  
faisons dans une ambience de terreur, grâce à laquelle les putschistes  
civils et militaires, nationaux et étrangers, cherchent à étouffer les  
voix de millions d’honduriens et d’honduriennes, qui rejettent la  
violence comme façon de diriger le consensus et de gouverner l’État",  
continue le document.

Un Noël ensanglanté

Edwin Renán Fajardo Argueta
Edwin Renán Fajardo Argueta, 22 ans, membre actif de la résistance, a  
été assassiné le 22 décembre dernier dans son appartement à  
Tegucigalpa, et ses assassins ont grossièrement essayé de simuler un  
suicide par pendaison. Dans les jours précédents l’assassinat, Edwin  
Renán Fajardo avait indiqué à ses amis se sentir préoccupé parce qu’il  
avait reçu plusieurs SMS menaçants sur son téléphone portable.
César Silva
César Silva, journaliste indépendant impliqué parce qu’il avait  
raconté et dénoncer à travers ses vidéos les horreurs du coup d’État,  
a été descendu d’un taxi par trois hommes armés le 28 décembre dernier  
et il a été emmené dans une prison clandestine où il a été frappéà  
maintes reprises pour qu’il donne des informations sur la résistance  
et des supposés dépôts d’armes provenants de l’étranger.

A l’aube l’un des kidnappeur est entré. Il m’a pris par le cou, il m’a  
jeté au sol, il m’a donné des coups de pied et m’a mis une chaise sur  
le cou pour m’étouffer. Il a jeté un paquet d’eau dans le nez. Je  
m’asphyxiais, et il a essayé de me mettre un sac dans la bouche. Mais  
de dehors ils l’ont crié : "Hé je t’ai dit que tu ne te mets pas aux  
pets (dans des problèmes) : Laisse-le ! ", a raconté le journaliste à  
la presse internationale.

Après être arrivé aux bureaux du COFADEH, après avoir été libéré après  
24 heures d’interrogatoire sauvage, Silva a raconté que les  
lidnappeurs lui ont dit qu’il avait un ange gardien qui a plaidé pour  
sa vie.

Plus de journalistes menaçés

Le correspondant de Prensa Latina, Ronnie Huete, le journaliste de  
Radio Globo, Rony Martínez et la jeune journaliste du Libertador, Suny  
Arrazola ont été plusieurs fois menacés de mort par SMS et constament  
harcelés, tandis que l’éditeur du même journal, René Novoa, a été  
cruellement agressé et frappé par des membres de l’armée et de la  
police tandis qu’il était dans un taxi.

Depuis le coup d’État, les journalistes du Libertador ont été soumis à  
une répression constante et son illustrateur Delmer Membreño a dû  
partir en exil après avoir été séquestré et cruellement torturé.

La brutalité de ce régime oppresseur s’est même acharné contre l’une  
des "grands-mères de la résistance".
María Yolanda Chavarría
María Yolanda Chavarría, 70 ans, a été arrêté par trois policiers et a  
été emenée dans une pièce obscur d’un poste policier le 22 décembre  
dernier. Comme l’a évoqué le COFADEH, les policiers ont continuée de  
l’insulter et ils lui ont dit que c’était un cuatrero [NDT : brigand,  
bandit de grand chemin (merci à reineroro)] et qu’ils avaient pris des  
photos d’elle montrant qu’elle était avec la résistance.

Non à l’amnistie

Devant cette situation, le COFADEH lancé un appel à la communauté  
internationale pour qu’elle "continue de regarder ce qui se passe dans  
le pays et déclare le Honduras en alerte maximale en matière des  
droits de l’homme.

C’est extrêmement urgent qu’avant le simulacre de passation de la  
présidence le 27 janvier prochain et après cette date, les  
organisations multilatérales ouvrent au Honduras des légations in situ  
pour coordonner les opérations de sauvetage du leadership social et  
politique opposé aux assaillants du pouvoir.

La situation au Honduras se dégrade vite, loin du regard  
international, et l’état d’incapacité absolue à se défendre doit être  
combattu – continue l’appel du COFADEH–.
Pour celles et ceux qui sont poursuivis par cette dictature nous  
exigeons des jugements équitables et un respect dans le processus, la  
liberté pour les quatre détenus politiques dans le Pénitencier  
National et le retour en sécurité d’environ une centaine de personnes  
qui se sont éxilées du Honduras, à cause danger mortel imminent  
qu’elles courent.

Sans un processus constituant populaire il n’y aura pas de paix et de  
tranquillité possible. Sans un nouveau Pacte Social et un consensus  
politique minimal, aucune possibilité de gouvernement ne sera  
possible", il finit le document.

Source : La R@l El Premio Nobel de la Paz y los Escuadrones de la Muerte
Traduction : Primitivi

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 19:55

 

 

Le Copinh sous les feux de la répression.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Honduras : juin 2012

 

En parallèle avec cette histoire des luttes de la COPINH sous la dictature des putschistes que j’ai décidé de vous présenter, voici les dernières nouvelles qui ne sont pas bonnes. Si la recrudescence de la répression est un fait acquit est se développe vis-à-vis de tous ceux qui s’opposent au  régime fantoche  (voir les derniers articles de la rubrique Honduras) et à ses exactions, dernièrement le COPINH a été particulièrement visée par la répression de nombreuses manières qui s'ajoute aux précedentes mais s'intensifient

Tentative de réduire au silence les trois radios communautaires qu’elle anime, et qui ont une licence qui leur fut accordée du temps du gouvernement légitime. Après avoir en vain tenté de les faire taire par l’intermédiaire de la compagnie chargée de la facturation  d’électricité aux mains d’acolytes du régime une nouvelle méthode consiste à prétendre qu’elles prennent une place illégitime sur la bande des fréquences, ce qui ne tient pas la route puisque des radios commerciales monopolisent les fréquences jusqu’à brouiller les émissions de la COPINH et mais là personne ne dit rien

Au cours des derniers jours un membre du COPINH a été assassiné par la police. Elle a pénétré dans sa maison et lui a tiré plusieurs balles dans la tête.  Il s’agit de Santos Alberto Rodriguez de la communauté de San Bartolo, Intubica qui s’oppose à la construction d’un barrage électrique au profit d’intérêts privés de  proches du régime et de transnationales. Mais les choses ne s’arrête pas là puisque son frère a également été arrêté, des démarches ont été entreprise pour sa libération.

Pendant la même période un autre compagnon ,qui lui aussi s’oppose à la construction du barrage, ainsi que sa famille, ont été victime de brutalités de la part de proches du maire de sa commune, un des suppôts du barrage. Candido Gomez Perez a dû être emmené en ambulance à l’hôpital,  sa sœur frappée à la tête a du se faire placer des points de suture, ils ont frappé au visage et au crâne sa mère et les jeunes enfants présents sur les lieux n’en sortirent pas indemnes. Un autre frère a également été frappé dans d'autres circonstances.

Plus récemment encore alors qu’ils se déplaçaient sur la route qui mènent de Siguatepeque à La Esperanza, deux membres du comité exécutifs du mouvements Juan Vásquez y Sotero Chavarría,, ont été victimes d’une tentative d'attentat de la part d’un commando criminel se déplaçant à moto qui leur a tiré dessus. Leur voiture a quitté la route et percuté un muret, les tireur ont fui, peut-être pensaient-ils avoir mené à bien leur sale besogne. 

Si le COPINH se retrouvent ainsi pris sous les feux meurtriers du pouvoir, c’est que celui-ci veut mettre un terme aux luttes que ce mouvement mène avec succès. Je n’en suis qu’au début de mes présentations, il y a Utopia qui est un peu un symbole de la lutte, il y a la formation d’une assemblée constituante auto convoquée qui se poursuit jusqu’ici, il y a les luttes directes de réappriation de la terre mais aussi de protectiondes ressources et du milieu ambiant, la volontéde mettre dehors les armées étrangères et de restaurer la souveraineté nationale… le programme décrit dans l’article précédent, qui évoque la nécessité d'une constituante ne se limite pas à lancer des paroles qui  sont transcrites sur le papier mais ce programme fait l’objet de luttes quotidiennes concrètes  pour le réaliser maintenant malgré les meurtres, les tortures, la violence de la répression, le risque d'emprisonnement, les menaces, le harcèlement.


La violence guerrière de la répression et de l’intimidation qui vise à dissuader le COPINH mais également les autres mouvements de résistance non violente active, se heurtent à la détermination de milliers, de dizaines de milliers,de centaines de milliers (deux millions de manifestants pour 8 millions d'habitants dans les rues le premier mai) de personnes qui ont de leur côté la raison , la spiritualité, la justesse de leur cause ;


Justice, Liberté et paix.


Nous sommes victimes des mêmes agresseurs, les stratégies changent et nous sommes là pour leur payer de notre travail les biens dont les matières premières ont été volées à d’autres peuples que l’on fait taire en les torturant, en les assassinant, en les emprisonnant s’ils osent agir pour rétablir la justice. Les distances sur la planète aujourd’hui sont très relatives pour ceux qui ont les moyens de se déplacer par sauts de puces d’un bout à l’autre de la planète qui est leur territoire de prédation.  Etre solidaires des peuples du bout du monde des peuples dont on vole les richesses pour nous les fourguer sous formes de miettes coûteuses et d’illusion de possession qui nous volent notre vie pour les gagner les miettes et les illusions qui les accompagnent… publicité fabrique d’illusion…c'est aussi être solidaire de nous même... peuple des humains...

Il est vrai que par de bizarres détours de mon histoire, je me sens bien plus proche de ce peuple du Honduras, qus de mes voisins affalés devant leur téloche, un pack de bière dans le coin à attendre le retour de l’état providence en cassant verbalement du bougnoule… "Ah que ce serait mieux sans habitants locaux tous ces pays qui nous servent de manne au trésor, ma bonne dame…" A gerber...

Alors oui pour ceux qui ont encore une conscience qui ne s’arrête pes aux frontières militarisée du nationalisme prédateur et colonialiste triomphant…Je reprends ce paragraphe du texte précédent…

Mais c'est précisément au moment où la guerre fait à son tour son entrée chez nous que l'on va voir jusqu'à quel point nous sommes sérieux lorsque nous parlons de l'abolition des privilèges. Car alors la question n'est plus de proclamer verbalement combien nous en avons honte, mais de les mettre en jeu, en les utilisant comme part d'un autre Nous – un Nous qui lutte à l'échelle mondiale pour la libération. Ce qui fait également une différence, et qui n'est pas rien dans notre rapport à l'autre.

 

Les nouvelles sont une synthèse de l'article : Union de Pueblos de Nuestra America: COPINH bajo fuego criminal

et d'autres liens :

 

Informaciones relacionadas:
¡Denuncia urgente! atentado contra compañeros del COPINH
 http://copinh.org/article/denuncia-urgente-atentado-contra-companeros-del-co/

Premio a Berta Cáceres: un gesto necesario en la solidaridad con Honduras
 http://copinh.org/article/premio-a-berta-caceres-un-gesto-necesario-en-la-so/

Honduras: Pueblos indígenas y negros protestan contra privatización de recursos naturales y pérdida de territorios
 http://www.nicaraguaymasespanol.blogspot.it/2012/06/fotos-honduras-pueblos-indigenas-y.html

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 14:10

 

Le premier d'une série de textes qui concernent la convocation d'une assemblée constituante au Honduras, depuis son introduction avant le coup d'état militaire qui visait à epêcher sa tenue et à maintenirle contrôle du pays entre les mains d'une oligarchie à la solde des USA jusqu'à nos jours où cette constituante reste au coeur des mibilisations et des exigences du peuple du Honduras. Au-delà de ce que ceprocessus nous apprend et qui concerne l'histoire du Peuple du Honduras, il y a beaucoup d'enseignements à retirer pour nous ici de cette lutte opiniâtre d'un peuple parti à la conquête de la démocratie directe et de l'équité.

 

 

Salvador Zúniga est un des leader du mouvement indigène que nous aurons l'occasion de retrouver par la suite, entre autre par ses positions concernant les élections à venir, dans ce texte écrit en mars 2009 nous prenons la mesure de la situation et du risque pressenti d'un coup d'état à venir avec son cortège de sang et de larmes,

 

Une constituante pour la refondation du Honduras.

Par Salvador Zúniga, Miembro del COPINH.

 

   le 23 mars 2009

Ces derniers jours dans le débat national un des principaux thèmes de discussion est la consultation de la population avec la proposition de ce que soit approuvée ou désapprouvée l’installation d’une quatrième urne, par laquelle le peuple déciderait si doit ou non être convoquée une assemblée nationale constituante, pour la proclamation d’une nouvelle constitution politique.

Les représentants politiques ou membres des groupes de pouvoir, les mêmes qui ont promu la violation de la constitution de la République quand ils permirent à un citoyen de Panama de devenir président du Honduras, les même qui confièrent la souveraineté du Honduras à des armées étrangères, comme celle de la contre-révolution au Nicaragua, l’armée salvadorienne et à l’armée gringa, les mêmes qui ont joué avec la constitution pour habiliter ou récuser certains candidats à la présidence,

ceux qui enlèvent ou ajoutent des articles inamovibles (dans le constitution, la cause officielle du coup d’état étant que Zelaya voulait appeler une constituante qui toucherait à ces articles « bétonnés »  NdT) selon les besoins de leurs mesquins intérêts, aujourd’hui se déchirent les vêtements à grands cris et annoncent une mobilisation de défense de la constitution dont eux-mêmes ont violé les institution quand cela les arrangeaient. La constitution devrait appartenir au peuple, mais eux, se l’a sont arrogée comme leur propriété personnelle, faisant preuve  d’un énorme cynisme quand ils disent défendre la constitution de la république alors que, les mêmes,  quand ceux qui sont au  pouvoir la violèrent  se sont tus ou ont fait l’éloge  de telles violations, comme le ministère public, celui-là même qui se cacha les yeux face aux plus terribles actes de corruption comme dans les cas  pour lesquels les procédures (se han engavetado y siguen engavetados -suggestion de traduction bienvenue )

Dans ces actes ce sont les puissants qui sont impliqués, ce même ministère public qui contribue à l’impunité et pas seulement en ce qui concerne la corruption mais aussi pour les violations des droits humains, et que dire du grand éléphant blanc nommé Commission des Droits Humains qui se tait face aux actes de violation de ces droits comme les constants féminicides qui se produisent dans notre patrie chérie. Commission  qui aujourd’hui joue les porte-parole des groupes de pouvoir dans lesquels on retrouve d’anciens auteurs de coups d’état, les corrompus qui ont séquestré ce pays dans lequel 80 % de la population vit dans la pauvreté et 60 % dans l’extrême-pauvreté., dans ce pays où 800 000 petites filles et petits garçons non pas la possibilité de poursuivre leurs étude jusqu’au troisième cycle, dans ce pays où des milliers de jeunes filles exercent la prostitution dans les rues, dans ce pays ou les groupes fantoches depuis leurs luxueuses villa élisent les membres de la cours suprême de justice, les membres du ministère public, la nomination de ceux qui participeront à la commission des droits humains et comment seront réparties les administrations publiques en fonction de leur intérêts.

La consultation ne portera pas ombrage aux institutions ou personnes démocrates qui croient vraiment que la démocratie signifie que le peuple a tout le droit d’être consulté à ce sujet et à d’autres d’intérêt général ; le principe de toute démocratie est que la souveraineté réside dans le peuple et que de lui émane tous les pouvoirs.

Si le porte-parole de la commission,  le ministère public, les candidats à la présidentielle, les médias (moyens) de manipulations massives et tous ceux qui s’arrachent les vêtements en bon pharisiens avaient un minimum de vocation démocratique, ils ne s’opposeraient pas à la consultation, mais soutiendraient le peuple dans ce grand geste pour le refondation du Honduras.

Indépendamment de qui convoque à l’installation d’une nouvelle assemblée nationale constituante, nous devons profiter de la conjoncture pour impulser un mouvement pour la refondation du Honduras, être prêts non seulement à voter le SI à la quatrième urne mais aussi à voter un SI à la convocation d’une nouvelle assemblée nationale constituante [i],  et à participer aux élections le cas échéant avec des candidats et candidates à  devenir députés constituants dans tous les départements du pays

et contribuer à une la nouvelle constitution politique de la république par laquelle  le pays sera constitué comme un pays multilingue qui reconnait comme officielles les langues indigènes, le Toll, le Pech, le Garifune et les autres, dans laquelle soit promulgué la distribution équitable des ressources naturelles, dans laquelle se reconnaisse le droit à l’avortement thérapeutique ou pour des viol, dans laquelle se mette sur pied l’armée de la démocratie directe, dans laquelle se restaure la souveraineté nationale ordonnant le démantèlement des bases militaires étrangères, dans laquelle soit clairement établie l’égalité des sexes et que s’arrête la violence et les discrimination contre les femmes, dans laquelle soient expropriée la richesse des corrompus qui durant des années ont jouit de l’impunité,. Une nouvelle constitution qui garantisse le fonctionnement transparent des organismes qui rendent la justice afin de garantir une véritable administration de justice, une constitution qui garantissent la liberté d’expression à partir de moyens de communication qui soient indépendants et pas les comparses de groupes de pouvoir aui font de gros négoces en vendant de la publicité avec son rôle de manipulation des consciences.

La nouvelle constituante ne doit pas être un projet personnel autour d’un « caudillo », la nouvelle constituante doit être le projet du peuple du Honduras pour la construction d’une véritable institution démocratique qui en finisse avec ce désordre de manipulation, de mensonges, d’inégalités sociales, de discrimination, de violence, d’impunité et de corruption dans laquelle les puissants se jouent jour après jour de notre peuple qui chaque fois perd d’avantage l’espoir en tout et en tous.

L’opportunité, c’est maintenant, il faut agir rapidement, si nous y manquons maintenant  dans la suite viendront certainement des temps de troubles dans lesquels nous payeront un grand quota de sang pour que l’émancipation, de toute façon,  advienne.

La conjoncture est propice, ceci déjà à eu lieu au Venezuela, en Equateur, en Bolivie. Au Honduras, la terre de Lempira Morazon, de Cabanas, de Visitacion Padilla et autres patriotes aussi cela aussi se peut, il faut avancer sans peur, et avec toute notre volonté, si nous ne le faisons pas, l’histoire nous jugera.

 

 



[i] Rappelons le processus ultra démocratique  prévu pour décider ou non de la convocation d'une assemblée constituante avant le coup d’état.

Le 28 juin, jour où le coup d’état a eu lieu devait se dérouler une consultation populaire (non contraignante) pour savoir si lors des élections  d’octobre présidentielles, législatives et régionales, il faillait, ou non,  adjoindre une quatrième urne. La quatrième urne devait servir à un référendum – contraignant cette fois – pour permettre au peuple de se prononcer en faveur, ou non, de la convocation d’une assemblée constituante.

Mais le 28 juin au matin, l’armée a enlevé le président et la conduit hors du pays (sous la menace des armes et en pyjama).

Des tas de mensonges ont circulés ici, l'un d'eux était que Zelaya voulait surtout faire sauter l’article betonné de la constitution qui interdit au président d’exercer deux mandats pour se faire réelire. Or l’agenda prouve que cela relève de la plus pure intoxication, puisque le referendum devait avoir lieu lors des élections présidentielles auxquelles il ne pouvait – en vertu de la constitution de mise – en aucun cas se représenter.

 

Source origninelleen Espagnol : Por: salvador zúniga, miembro del copinh. | COPINH | Consejo Civico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras

Traduction Anne Wolff

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 11:38

 

La COPINH Consejo de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras nous montre l'exemples s'une lutte qui associe le combat politique qui se fonde dans la construction quodinienne du monde que nous voulons. Il est temps que nous en prenions de la graine, l'alternative ne se construit pas à coups de théorie qui se perdent dans le vent, elle a besoin de base concrètes qui permettent l'expérience d'un autre monde, sa construction conrète et qui donne aux luttes les moyens de l'autosuffisance, voici donc

 

Utopia

 

el centro

 

 

Chère compagnonnes et compagnons,

Nous vous écrivons pour partager avec vous tous le plus récent rêve de COPINH, Le Centre de Rencontres et d’Amitié UTOPIA

Qu’est-ce donc que ce centre de Rencontres et d’Amitié UTOPIA ?

L’Utopie sera ce que nous en créerons ; la manifestation de nos efforts, initiatives, travail, créativité et rêves collectifs. Ce sera un espace de rencontre entre les personnes, les communautés, les idées, les luttes, les propositions et les rêves. Ce sera un espace ouvert à toutes et tous ceux qui rêvent d’un monde plus juste dans lequel plusieurs mondes pourraient entrer, parce que un autre monde est possible seulement en le construisant ici même, semant collectivement sur nos terres nos semences créoles de liberté, de justice, de paix, de mémoire, de communautés.

 

 


Au cœur d’Utopia, il y a la construction, un grand édifice qui servira de centre de formation, un lieu propice pour réaliser des forums,  rencontres, et échanges. Au cœur d’Utopia, il y a aussi un espace pour dormir, rêver, cuisiner, manger et partager la vie quotidienne en communauté. Il y a également des espaces pour une bibliothèque,  pour un centre de documentation, un musée de la culture Lenca et d’autres initiatives qui serviront de point de référence et d’apprentissage pour les communautés, organisations et personnes qui participent à la Utopia avec le COPINH. Le groupe de femmes GUINAKIRINA disposera de son espace pour les femmes qui en auront besoin et afin d’y développer des ateliers, des rencontres et des activités artistiques de toutes formes. Ce sera aussi un lieu de refuge pour les femmes et les hommes victimes de persécutions et violences policières.

 

 


Autours des installations il y a des terres, des bois, de l’eau, de l’eau et des arbres fruitiers. Là se dérouleront toutes sortes d’activités, comme l’agriculture organique soutenable restaurant la diversité de nos semences natives, la culture de plantes médicinales, engrais organiques, l’élevage de poules indigènes, la transformation de pêches dans diverses productions comme des confitures et du vin. Loin d’emmener ces activités dans d’autres directions, il s’agit de partager et enrichir les grandes connaissances et expériences de nos communautés, parce que ce qu’on appelle « alternatives », ce n’est rien d’autre que nos traditions. Il y aura un espace mystique et un bois pour la méditation, la réflexion, et les cérémonies Lenca, et un autre espace pour les enfants pour y jouer et raconter des contes. Le ruisseau et la petite lagune pourront devenir une pêcherie, enfin, les possibilités sont aussi infinies que nos rêves et nos idées.

 

 


Bon, pourquoi ce centre UTOPIA ?

Notre espace tant physique que mental est toujours plus individualisé, réduit, privatisés. Ils se sont appropriés et sont devenus maîtres de nos bois, de nos minéraux, de notre culture, de nos connaissances et de nos manières de penser et de vivre, de nous organiser ; nous étions laissés sans espace, jusqu’à ce que nous ne puissions plus faire les choses selon nos propres termes. Le centre de Rencontre et Amitié Utopia sera la récupération et la construction d’un espace collectif à nous, d’un dialogue entre toutes celles et ceux qui le partageront, où pourront se mettre en pratique nos alternatives (et traditions) au système contre lequel nous luttons quotidiennement et un point stratégique pour renforcer les liens entre divers secteurs de la lutte populaire au Honduras.

 

 


Le centre Utopia est une clé aussi pour l’auto soutenabilité de notre organisation COPINH. En dehors de la nourriture et des médecines que nous produirons pour notre consommation, les produits de la terre et des ateliers se vendront pour appuyer le Centre et l’organisation. Le centre sera à disposition des organisations et réseaux en affinité, il sera aussi mis en location comme centre de formation pour les ONG et institutions, contribuant ainsi à l’auto financement de COPINH. Ce qui nous permettra plus d’autonomie dans le développement de notre organisation, de nos communautés et de nos  luttes.

Et où sera situé le Centre ?

Le Centre de Rencontre et d’Amitié UTOPIA se trouve à quelques 10 minutes de la Esperanza, Intibuca, à la sortie vers Mercala, la Paz. Ce sont 7 hectares de terre avec une partie plane, un ruisseau, une lagune, des terres cultivables, un petit verger de pêchers et quelques petits bois.

Le site compte déjà des grandes installations qui furent construites dans le but d’y installer une école agricole. Il comprend quatre grands espaces pour des dortoirs, 4 grands salons, une cuisine, un bureau pour l’administration et 6 salles de bains.

 

 

Traduction Anne Wolff

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 12:51

 

 

 

Le pacifisme de l’Empire, au Honduras comme ailleurs

Au sujet de OTPOR, NarcoNews et CIA...

OPTOR la marque transnationale putschiste dont le chemin est tracé  par les USA pour la dénonciation et le renversement du gouvernement de Slobodan Milosevic en Yougoslavie, de Chavez au Venezuela, de Evo Morales en Bolivie et une longue liste de etc., … vint « conseiller » la résistance hondurienne quelques petites semaines après le coup d’état du 28 juin 2009. Que faisait là-bas ce groupe ? Collecter des intelligences ? Opérer un travail de diversion ? « Influencer »  d’une manière ou d’une autre les évènements ? Laver la façade de la Maison Blanche ? Toutes ces choses en même temps ?

A la fin juillet 2009, pendant que le peuple du Honduras se battait dans les rues contre les putschistes, parmi les groupes de résistance circulait une invitation pour assister à une projection du film »Renverser un dictateur », un film au sujet de la chute de Milosevic en Servie, « non par la force des armes, comme beaucoup l’avaient prédit, sinon par une ingénieuse stratégie non-violente d’élections transparentes et de désobéissance civile massive. L’organisateur de la projection qui se déroula dans le local du syndicat des professeurs COLPROSUMAH, était « Le programme des Amériques de l’organisation progressiste étasunienne « Non-violence International »

Ce fait, qui fut débattu en son temps dans des cercles réduits de la solidarité étasunienne avec l’Amérique Latine (quoiqu’on passa outre dans notre région) certainement projettera plus de lumière sur l’histoire récente de ce pays d’Amérique Centrale. Cependant ses implications peuvent aussi contribuer à révéler les stratégies de l’empire pour détruire les luttes des peuples au-delà de l’Amérique Latine, de Tripoli à Bengazi, jusqu’à New-York et au <Caire.

 

Whashington frappe « par la droite » 

Ici on en sait beaucoup sur l’implication de Washington dans le coup d’état contre Zelaya « par la droite », et spécialement le rôle joué par des agents comme Jacqueline Foglia Sandoval, qui oublia sa serviette  avec  tous les détails de la conspiration dans le lobby d’un hôtel . On connait aussi ses manœuvres pour neutraliser Zelaya et la ALBA au niveau international :

Comme le dit l’investigatrice Eva Golinger, « Washington manipulait  l’Organisation des Etats Américains pour faire rallonger le temps de débats concernant ce qu’il fallait faire et de cette manière ne pas appuyer le retour immédiat du président Zelaya au pouvoir, cela faisait partie d’une stratégie qui tenait la route et cherchait simplement à légitimer le gouvernement fantoche et à dégoûter le peuple du Honduras qui déjà résistait au coup d’état. Et aussi frappait « par la gauche »

Toutefois on en sait beaucoup moins sur le travail des USA pour influencer les forces de la résistance « par la gauche ».

Par exemple, en juillet 2010, un groupe d’ONG étasuniennes demanda à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton que son gouvernement dénonce les violations des droits humains et que l’aide au Honduras soit conditionnée par des enquêtes à ce sujet, qui produisent des réformes du régime de censure, etc.  Cependant,  d’aucune manière elles ne présentèrent la demande de garantir les conditions d’un retour au pays de Zelaya au pays avec tous ses ministres le plus rapidement possible, ou qu’une assemblée constituante soit convoquée. En plus les signataires considéraient que la justice post-putschiste (et co-putschiste, parce qu’elle fut partie active du coup d’état)était compétente pour juger et punir les crimes commis.

Toutes ces revendications, dans ce contexte, étaient clairement exprimées pour réaliser une normalisation du coup d’état.

Rappelons que les élections  par lesquelles fut élu Pepe Lobo avaient été boycottées tant par la résistance, que par l’Organisation des Nations Unies, que par la OEA. Il est impossible de savoir combien de gens ont réellement participé au scrutin, mais beaucoup ne se rendirent pas aux urnes à cause du climat de répression dominant à cette époque et parce qu’il n’y avait aucun candidat qui représenta l’anti-putschisme qui participe à la compétition. Une semaine après la signature de la lettre, les Etats-Unis reconnaissaient Pepe Lobo comme président.

Parmi les noms des signataires de cette lettre, sautait aux yeux un très spécial : celui de Joy Olsen, Directrice Exécutive du Bureau Américain en Amérique Latine (WOLA), un influant groupe libéral (progressiste aux USA) de conseillers étasuniens.

L’anthropologue Adrianne Pine, dans un excellent travail sur l’organisation, constate que « bien que beaucoup de Latino-Américains pensent que le projet des USA au Honduras est la continuation des méthodes impérialistes adoptées dans la région pendant le siècle passé, dans le cas du Honduras se manifeste une nouvelle orientation : une grande partie du travail que le Département d’Etat réalisa dans l’ombre d’une  des ONG qui défendent les droit humains les plus respectée à Washington : « la Wola ».

 

Putschistes habilitant des antiputschistes ? 

La présence de OPTOR  au Honduras quelques semaines après le Putsch est un autre élément qui fait un peu plus de lumière sur les interventions politiques de l’Empire pour influencer les mouvements populaires ?

Le rédacteur du site web  « indépendant » The Narcos News Bulletin, Al Giordano, décrivit un des ateliers que le vétéran serbe de OPTOR Ivan Marovic donna à Tegucigalpa en cette occasion :

Après la projection du documentaire « … plus de cent participants de base de la résistance civile hondurienne et quelques-uns de ses leaders connus sortirent pour parler avec Ivan Marovic(…) c’était une parmi 3 sessions, la seule ouverte à tous publics » expliqua Giordano.

« Le jeu consiste à prévoir les pas suivants, mettre l’adversaire dans une position telle qu’il ne peut réagir de manière adéquate. » expliqua Ivan Marovic aux activistes honduriens. « Dix personnes dans la rue, ce n’est pas une nouvelle » dit-il. « Mais dix personnes qui font quelque chose de fou, cela est une nouvelle » ajouta-t-il.

Pour le vétéran d’OPTOR, le fondement de la lutte non violente, qui est supposée conduire le groupe à grandir de 10 à des centaines de milliers d’activistes en quelques années, se base sur la planification adéquate et l’exécution de « dilemmes »  d’action » qui tournent en ridicule les forces de répression.

Ainsi, lâcher un paon sur une place avec un clou dans la tête (tout à fait charmant et pacifiste NdT) - ornement distinctif de la veuve de Milosevic - OPTOR mit les policiers serbes dans la ridicule situation d’avoir à arrêter un animal ; minant ainsi le moral de l’institution et l’image du gouvernement.

Adapté à la situation hondurienne des semaines postérieures au coup d’état, selon Al Giornano, « le dilemme » (que la Résistance hondurienne) donnerait au régime putschiste est le suivant : s’il envoie la police et les militaires attaquer une marche pacifique, non seulement le régime apparaîtra comme autoritaire, mais également comme stupide. S’il n’envoie pas les forces de répression pour attaquer, la marche, l’importante taille de la manifestation qui va converger mardi qui vient dans les deux plus grandes villes du pays sera saisissant et démontrera une fois de plus (…) que la quantité de honduriens qui se sont mobilisés contre le coup d’état, des centaines de mille, est plusieurs fois plus importante que toutes les concentrations en faveur du coup d’état réunies. »

Des articles (ou panagériques) qu’aécrit Giordano sur Marovic il est difficile d’inférer l’influence réelle des idées du serbe sur la résistance hondurienne. Une chose cependant est notoire, c’est que à la différence des serbes, las forces de la répression du Honduras étaient  - et sont toujours - dépourvues du moindre sens de l’humour. Milosevic, par exemple n’envoya pas d’escadrons de la mor, assassiner des leaders des mouvements comme OPTOR, mais les fascistes du Honduras eux ne cessent de le faire en permanence contre les résistants.

De fait, la « révolution » d’OPTOR et ses acolytes  ne fut pas aussi pacifique et humoristique qu’il le disait. Ilsfurent impliqués dans l’incendie du parlement, la mise à sac des locaux du parti socialiste, la destruction de la station de Télévision Serbia (la même qui quelques mois plus tôt avait été bombardée par l’Otan) et l’attaque de civils qui de partageaient pas les idées des insurgés.

La « révolution » de OPTOR en Serbie ne fut pas une révolution, ce fut un coup d’état propagandiste contrerévolutionnaire réalisé avec l’appui des USA contre une nation décimée par presque une décennie de guerres et agressions politiques instiguées par l’OTAN pour détruire l’état le plus fort des Balkans.

Et en réalité le film (« renverser un dictateur » qui fut projeté à la résistance du Honduras) de peut être vu que comme un morceau de propagande éhontée en faveur des interventions des USA et de l’OTAN dans le pays des Balkans. De là, son utilité pour contrer le coup d’état contre Zelaya est plus que contestable.

La non-violence de l’Empire le plus violent 

A travers le documentaire présenté au Honduras on rencontre le centre International Sur les Conflits Non Violents (ICNC) une supposée entreprise personnelle du multimillionnaire et membre du Conseil des Relation Extérieur (CFR NdT)  des USA, Peter Ackerman. Le président de l’ICNC, Jack Duvall est le directeur du film ;et son producteur, Ackerman lui-même.

Pendant que Duvall fondait avec son ami ex-directeur de la CIA, James Woosley, l’institut Arlington, spécialisé dans le « penser les futurs globaux et tenter d’influencer des changements rapides et positifs », Ackerman était  un des directeur de la notoirement célèbre institution Albert Einstein Institution, fondée en 1983 par le docteur Gene Sharp et ‘dédiée à promouvoir l’étude et l’usage de moyens stratégiques non-violents dans les conflits du monde entiers ».

Ce furent ces cercles qui au début des années 2000 entrainèrent et  financèrent OPTOR.

Après le coup d’état contre Milosevic, OPTOR changea son nom en Centre pour l’Application des Actions et Stratégies Non-Violentes (CANVAS) afin d’étendre les techniques du coup d’état doux dans des pays comme la Géorgie, la Biélorussie et l’Ukraine. Selon l’enquêtrice Eva Golinger, « une semaine avant les élections présidentielles de 2006 au Venezuela, des représentants de CANVAS, (membres de OPTOR) arrivèrent au Venezuela pour former des jeunes vénézuéliens aux mêmes techniques. Peu après, naquit un groupe vénézuélien, le pan V dont la stratégie était identique à celle d’OPTOR et ses affiliés en Europe de l’Est.

Rapidement, l’activité de OPTOR dans les organisations fascistes de la droite s’étendit au reste des pays de l’ALBA. Par exemple, Golinger mentionne que le cadre vénézuélien Jan Goicoechea, formé par OPTOR et la Albert Einstein Institution , voyagea en Bolivie durant 2007 et 2008 pour travailler avec et entraîner le Mouvement des Jeunes Crucenista, de la one de Santa Cruz, Bolivie, connu pour ses attitudes et ses actions racistes, violentes et sécessionnistes. En mai 2008, Goicoechea se rendit en Equateur, entraînant et fondant la formation d’un mouvement étudiant de la droite de ce pays, « Manos Blancas » pour contrecarrer la politique socialiste du Gouvernement de Rafael Correa.

Au Nicaragua on connait les différentes initiatives promues pas les USA pour créer des groupes de jeunes a partir de la marque OPTOR, et cela sous le nom de Mouvement des Jeunes Nicaraguïta, REJUDIN, Nicaragua 2.0 ou Frente Amplio de Oposicion – il est difficile de se maintenir à jour avec les changements de sigles quoique tous portent la même estampille droitière impossible de dissimiler derrière un langage faussement juvénile.

En réalité, la multinationale OPTOR a joué un rôle important dans diverse partie du globe, par exemple dans les révoltes au Moyen-Orient, et par-dessus tout en Egypte, où le 2 février, le gouvernement égyptien a interdit de sortir du pays au directeur de l’Institut Républicain International (IRI) et a divers cadres des ONG toxiques « promotrices de la démocratie » comme le IDI et la Freedom House. Et dans le mouvement Occupy Wall Street des USA, on voit le cadre de OPTOR Ivan Marovic, le même qui visita le Honduras en 2009, qui apparaît haranguant les manifestants. OPTOR et la non-violence impériale n’ont rien à voir avec la promotion de la démocratie, ni ne portent de l’avant des révolutions, mais contribue à déstabiliser des gouvernements pour des raisons géopolitiques, et mène à terme des contrerévolutions et manipuler les aspirations populaires de manière que le résultat des protestations soit celui désiré par Washington et les puissances de l’OTAN.

Amis ou agents ennemis ? 

L’organisation qui patronnait la projection du documentaire d’OPTOR au Honduras quelques semaines après le coup d’état était le « Programme des Amériques » de l’organisation progressiste étasunienne « Non-Violence Internationale ». Le responsable du Programme des Amérique de l’organisation est l’activiste Urugayo- Etasunien André Thomas Canteris, qui a un impressionnant curriculum vitae dans lequel se retrouvent des mérites comme d’avoir mené à bien une grève de la faim de 40 jours devant la Maison Blanche revendiquant la fin de l’occupation US  dans l’iles portoricaines de Vieques, avoir dénoncé à travers de multiples campagnes les crimes de l’Ecole des Amériques et avoir été un des fondateurs du projet de communication Democracy Now ! Avec plusieurs années de travail dénonçant les violations de droits humains au Honduras, Thomas Conteris fut le seul étranger qui resta au côté du président Manuel Zelaya Rosales quand celui-ci fut encerclé par les militaires à l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa pendant plus de 4 mois entre septembre 2009 et janvier 2010.

Toutefois Non-Violence Internationale a des liens qui se contredisent avec ses lettres de créances progressistes; comme d’être l’organisation qui décerna au moyen de la Fondation de Charité El Hibri, la Prix d’Education El Hibri 2011, ni plus ni moins qu’à Gene Sharp, le fondateur de la Albert Einstein Institution et théoricien qui se trouve derrière les réseaux du « pacifisme » impérial. Selon les investigations de Eva Golinger, en décembre 2004, Gene Sharp déclara au quotidien Suisse Le Temps, « L’institution Albert Einstein collabore avec la Freedom House, le Centre International des Conflits Non Violents, Le Open Society Institute. Aujourd’hui je ne suis plus si jeune, et je pense que OPTOR devrait prendre la relève. »

De Tegucigalpa aux sables de Lybie. 

 « En Lybie, aucune évidence de la présence de Freedom House, USAID, etc… Si ces organisations furent actives en Egypte, écrivait sur son compte Twitter depuis Benghazi celui qui est alors reporter de teleSur, Lindsay Reed, le sept mars 2011. Depuis son arrivée dans le pays d’Afrique du Nord à la fin de février de cette année, la couverture du correspondant US déconcerte et pas qu’un peu les anti-impérialistes désireux d’obtenir une information fiable sur les évènements. A ce moment le public de Tele Sur ne sait qui croire au sujet de la Lybie. A Jordan Rodriguez envoyé à  Tripoli ou a Reed envoyé à Benghazi ?

 

Le vénézuélien Rodriguez informe au sujet d’un mauvais début dans le pays ; il a été arrêté deux fois et aussi frappé par des agents du gouvernement libyen. Il écrit aussi des choses comme : « Je vais me coucher avec l’image d’un enfant coupé en deux par une bombe » et « j’ai vu un journaliste mentir à mes côtés, ne pas enregistrer, ni écrire, ni rendre compte, parler de choses qu’il ne voit pas et je me demande si cette nuit je vais pouvoir dormir tranquillement »

Pour sa part, l’étasunien écrit sur son compte Twitter que « Les habitants de Benghazi disent qu’ils n’accepteront pas d’armes des USA ni d’aucun autre pays » et « demandent que les gouvernements de l’ALBA abandonnent Kadhafi et appuient la lutte révolutionnaire du peuple Libyen »

Depuis les commencements des bombardements de l’Otan jusqu’à la mi-mars, quand Lindsay Reed fut relevé de ses fonctions dans le bastion mercenaire de Benghazi, la moitié de la couverture de TeleSur sur la Lybie consista à se faire l’amplificateur des points de vue de Al Jazeera, de CNN et d’autres chaînes de la machine de propagande de l’Alliance Atlantique. La gauche européenne succomba grande partie aux mensonges et au manque d’honnêteté de beaucoup de ses intellectuels. Dans ces cercles, Reed est toujours une figure respectée,  et malgré que maintenant soit connue  la vérité sur les nommés ‘rebelles » libyens, il persévère  à affirmer que tout ce qui arriva en Lybie fut une révolution populaire… et retournons en Amérique Latine

Avant son service (conscient ou non) de l’OTAN en Lybie, la carrière de Reed est impressionnante, Il a été chef de l’officine de Washington de TeleSur, ainsi que correspondant en Haïti dévastée par le tremblement de terre et au Honduras même après  le coup d’état.

Reed a été formé dans une école de journalisme « indépendante » qui a des liens forts avec les organisations d’intervention pacifique de Washington. L’école de Journalisme Authentique de NarcoNews au Yucatan, Mexique.

En février 2010, 22 étudiants et professeurs de cette école dans une lettre ouverte prirent leurs distances avec le fait qu’un des financiers de l’école, le fameux Jack Duvall de OPTOR et ICNC ait été impliqué dans l’entraînement en « résistance civile » de groupes vénézuéliens dans la ville de Boston en 2005 à charge de la INC – un fait que Duvall lui-même confirma.

 « Nous exprimons notre appui à la construction d’un journalisme authentique, libre de toute obligation, indépendant de l’appui économique que reçoit cette école, et nous dénonçons publiquement toute tentative de nous associer au Centre International Sur les Conflits Non-Violents et à ses objectifs » affirme le dernier paragraphe de la lettre.

Parmi les signataires, (voir la liste en fin d’article) il y avait une groupe de journalistes de TeleSur qui avait évidemment échoué à découvrir que la main de L’ICNC leur avait tendu un piège, ainsi qu’au Venezuela, à Cuba et aux pays de l’ALBA et à tous les communicateurs qui pensaient qu’ils participaient à une entreprise de journalisme généreusement alternative ?

L’ICNC ne fait pas que financer les activités, elle fournit aussi des membres de l’équipe des professeurs, parmi eux Jack Duvall lui-même. Le coordinateur du cursus, Al Giordano, répondit aux signataires de la lettre, dans ce qui semble être son style personnel, que l’ICNC avait payé leur billet d’avion pour Mexico et que pour cela ils devraient danser au son de leur baguettes ; il menaça de ne plus jamais inviter TeleSur a participer aux activités de l’école de « Journalisme Authentique » à moins que ce ne soit sous ses conditions et accusa ses journalistes de s’être autorisés à refuser de participer à « un échange d’idées » avec la même organisation qui promeut la sédition contre le Venezuela et l’ALBA,. Giordano et Honduras.

Depuis longtemps, Giordano est associé à l’ONG des afro descendants ODECO et à son leader, Celeo Alvare Casildo, de la municipalité de la Ceiba au Honduras. De ce groupe, il a dit évidemment que c’était le meilleur et qu’il avait le projet d’organisation communautaire le plus avancé dans tout(…) le Honduras.

Toutefois groupe, qui en Août 2011 avait organisé une Conférence Mondiale des Afro descendants, et ouvertement rejeté par les organisations des peuples noirs du Honduras qui forment partie de la Résistance.

« Au nom du Peuple noir du Honduras se tient une conférence mondiale mais nous les peuples n’y participons pas » dit le représentant de l’Alliance 2-14, Organisation Fraternelle Noire du Honduras (OFRANEH) et la Coordination des Organisations Noires (CON) qui réunit en son sein plus de 20 organisation de population noires en annonçant la tenue d’un forum parallèle au sujet de «l’accaparement des terres et territoires en Afrique et en Amérique Latine ». A la conférence organisée par ODECO et soutenue par par Giordano vint assister le controversé président Pepe  Lobo.

Les organisations d’afro descendants liés à la Résistance critiquent la majorité des dirigeants de l’ODECO, les disant « opportunistes et toujours aux côtés du gouvernement, indépendamment de son idéologie ou couleur politique »

Au milieu du mois d’Août 2010 ; des membres de la Coordination départementale de Atlantida et de la municipalité de La Ceiba, membres du Front National de Résistance Populaire (FNRP) démentirent  les déclarations d’un journal local qui affirmait que la Résistance avait participé à des réunions de la Commission de la Vérité émanant du même gouvernement controversé de Pepe Lobo. A cette réunion participa ODECO et son dirigeant Celeo Alvarez Casildo « qui n’est pas membre et n’a jamais participé aux actions de la Résistance » assure une note publiée par le site officiel du mouvement.

En avril 2011 une multitude d’hommes, de femmes et de jeunes Garifuna avec 214 tambours symbolisant le nombre d’années que ce peuple a vécu en tant que peuple sur le territoire du Honduras, manifesta dans les rues de Tegucigalpa jusqu’à la résidence présidentielle demandant le respect de ses droits humains. En plus, les manifestants exprimaient leur mécontentement avec les projets récemment approuvés par le Congrès National, comme ceux des « Cités Modèles » (Zones de non droit offertes aux multinationales NdT) et les concessions pour des projets hydroélectriques aux bénéfices de l’oligarchie intéressée à saigner le pays de ses ressources..

Pendant que les activistes des organisations garifunas comme OFRANEH et COPINH manifestent à la base contre le gouvernement, à l’intérieur de la résidence présidentielle, les dirigeants de ODECO papotent avec le président Lobo au sujet des « 214 années de présence africaine au Honduras ». « Nous n’irons pas à la résidence présidentielle pour être reçu par quelqu’un qui n’a pas été capable de résoudre, à travers le dialogue le conflit avec les organisations de professeurs, nous ne voulons pas célébrer et nous n’avons aucune raison de le faire affirme la dirigeante de OFRANEH, Miriam Miranda.

Pour Al Giordano, le dirigeant de l’organisation qui papote avec Lobo, Celeo Alvarez Casildo, et « un des plus respecté et représentatif» des organisateurs communautaires du continent. Il déclare qu’il fera partie de l’équipe d’enseignants de son école de « journalisme authentique »

La meute de l’empire 

 « Il l’appelle démocratie et cela ne l’est pas ! » disent les Indignés d’Espagne. Aux USA les occupants de Wall Street disent « La seule chose que nous ayons en commun, c’est que nous sommes les 99 % qui à présent ne tolérons plus la convoitise et la corruption du 1 %. Ce sont les cris de désespoir de ceux qui voient la ruine de l’état Providence européen ou du Grand Rêve Américain.

Ils sont à la fois les voix héritières d’une tradition de résistance experte en divisions sectaires ; soumise à la forme la plus raffinée de cooptation et d’infiltration de la part des états impérialistes hautement centralisés. Ils sont aussi le produit d’une hégémonie occidentale en état de décomposition avancée qui a s’est imbibé et a imbibé les consciences de ses sujet de la Paranoïa universelle – ils feraient difficilement un référent utile pour les peuples du Sud en lutte pour leur libération.

La prolifération de sigle créés et financés par l’OTAN, particulièrement par les USA semble promouvoir la démocratie, la liberté, la non-violence, le milieu ambiant, les droits de la femme, les droits des peuples indigènes, les droits des peuples humains et les droits humains en général, ce sont des artefacts uniquement et exclusivement fabriquées afin de subvertir toutes et chacune de ces causes.

Il est temps que nos peuples, et dans le cas de celui qui est à l’origine de ces lignes, le peuple du Honduras apprennent la leçon qui dit que rien de bon ne peut venir des « aides » de politiciens payés par le Nord. Il est extrêmement important qu’ils apprennent à reconnaitre les sinistres réseaux par lesquels opèrent la contrinsurrection de l’empire.

Signataires de la lettre de l’école de « Journalisme Authentique :: Amanda Huerta Morán (Venezuela), Maylin Alonso (Cuba), Lourdes Zuazo (Argentina), Paloma Garcia (Argentina), Geovani Montalvo (El Salvador), Sunny Angulo (Estados Unidos), Wendy Martinez (Honduras), Noah Friedman–Rudovsky (Estados Unidos), Marianne Simons (Brasil), Marine Lorman (Francia), Karina Gonzalex (México), Jesee Freston (Canadá), Ter Garcia (España), Sandra Cuffe (Canadá), Kaelyn Fonde (Estados Unidos), Anne Vigna (Francia), Charles Hardy (Estados Unidos), Omar Vera (Colombia), Jean Friedman-Rudovsky (Estados Unidos), Jill Freidberg (Estados Unidos). Natalia Viana (Brasil) y Greg Berger (Estados Unidos) firmaron la carta pero sin adherirse al párrafo final de la misma.

http://www.rlp.com.ni/articulos/3935

Por Jorge Capelán, Radio La Primerísima, Tortilla con Sal.

 

Source originale en Espagnol :  Honduras y el pacifismo del imperio - [La Revolución VIVE]

Voir aussi la belle présentation des Garifuna par Cocomagnanville

Amérique centrale : Les garifunas - coco Magnanville


 Traduction Anne Wolff

 

 

 

 

 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 13:38

J'ai décidé de reprendre le suivi de ce qui se passe au Honduras, comme je le faisais après le coup d'état militaire du 28 juin 2009 qui fêtera son triste anniversaire, bientôt trois ans. Le Honduras est un pays doublement exemplaire. D'une part et malheureusement par l'installation avec la collaboration des USA d'un pouvoir fantoche fasciste après le renversement avec appui du Département d'état US du gouvernement légitime... je reviendrai sur les causes de ce coup d'état militaire, sur son déroulement et sur le grand mouvement populaire de résistance qui a suivi et persiste jusqu'à ce jour. Et c'est à cet autre titre que ce pays est exemplaire, si y sévit la pire vermine fasciste, s'y développe aussi un magnifique mouvement de Résistance qui persiste malgré tous les dangers et s'organise toujours d'avantage.

Si vous avez lu les précédents textes publiés ces derniers jours au sujet du Honduras... vous avez dû en retirer ce sentiment que la population partage avec les nombreux observateurs qui sympathisent avec les habitants et la résistance qu'ils constituent (2 millions de personnes sur 8 millions d'habitants ont manifesté le premier mai pour la refondation d'un Honduras libre et socialiste) : il se prépare quelque chose et quelque chose de grave. Déjà que de nombreux titres d'articles de sources différentes, et que des organisations internationales évoquent le bain de sang qui noie ce pays à nouveau depuis le coup d’état militaire et dont tous savent que la police et les militaires en sont les exécutants. Mais il y a une nouvelle montée de cette violence, coordonnée par le régime fantoche, les USA et les pires fascistes que compte la Colombie. De nombreux indices convergents donnent à penser que la répression et les meurtres pourraient franchir un nouveau seuil. Il serait naïf de croire que l’oligarchie va accepter sans broncher le mouvement populaire qui porterait à la présidence Xiomara Castro de Zelaya, femme de l’ex-président renversé, lors des élections de 2013.

La principale divergence dans la résistance que j’ai observé jusqu’ici, c’est celle qui partage ceux qui mettent encore leur espoir dans les urnes et ceux qui ne le font plus et ont tendance à traiter les premier de niais.

Je vais donc tenter de suivre la Résistance sous des angles différents, de sa naissance à maintenant, et la répression dont elle fait quotidiennement l'objet, mais je voudrais aussi montrer les aspects créatifs de cette Résistance et surtout de ses composantes indigène, paysanne et afro-hondurienne qui sont très créatives avec un très haut niveau de conscience politique, et les femmes y jouent un rôle très important

. Si la Grèce est un laboratoire européen pour le néo-libéralisme et les héritiers de Ford (ami et émule d’Hitler), le Honduras en est le laboratoire latino-américain... et c'est bien plus violent. Mais la Résistance y est aussi beaucoup plus forte, dynamique, organisée et créative. Le coup d'état a eu pour conséquence une élévation générale du niveau de conscience politique. Surmontant mieux qu'ici ce qui pourrait être source de division, elle est aussi très inventive et créative dans la diversité des dispositifs de solidarité qu'elle met en place, dans la protection des terres ancestrales et de leurs ressources. Toutes les formes de cultures y sont très vivantes et présentes, des syncrétismes intéressants s'y opèrent aidés par la proximité des indigènes et afro-honduriens avec leurs racines culturelles ancestrales. Les groupes  afro et indigènes par exemples se réunissent en assemblées constituantes autoconvoquées, pratiquent une agriculture préservatrice et dans un prochain article je vous parlerai d'Utopia, ce centre de convivialité qui réunit en un lieu tous les aspects de la vie. Et qui donne une bonne idée de ce que là-bas Résistance conjugue la lutte d’opposition avec la construction au présent, malgré tous les obstacles d’une société nouvelle : Refondation est le terme utilisé par la résistance pour qualifier cette dimension de son action.

J'ai eu un coup de cœur pour ce peuple digne et déterminé quand je l'ai vu, après le coup d’état militaire,  dans ces protestations pacifiques de l'été 2009, debout, imperturbable face aux forces de l'ordre composées en partie d'escadrons de la mort qui dans les dernières décennies du siècle passés lui ont infligés des blessures qui hantent les mémoires et les cœurs. J'ai été impressionnées de voir que très vite beaucoup de manifestations prenaient un tour festif, culturel,. Quel courage il faut pour affirmer face à ceux qui sont l'incarnation de la mort, de la violence, de la douleur, de la terreur : "Vous ne nous ôtez pas votre joie de vivre".

Oui, j'aime ce peuple libre, intelligent, joyeux et j'ai un immense respect pour sa détermination à se battre sans faillir au péril de sa vie.

Nous ne leur ferons pas le plaisir de leur montrer que nous avons peur, disent les Résistants du Honduras.

 

 

Mardi 12 juin 2012 expulsion violente  de la communauté paysanne du Movimiento Campesino de San Manuel Cortes MOCSAM qui s'est réapprprié des terres usurpées afin de les cultiver pour y vivre et assurer sa souveraineté alimentaire.


Résumé des communiqués paru ici : HONDURAS TIERRA LIBRE: HONDURAS: Capturan al menos 21 campesinos y campesinas en nuevo desalojo al Movimiento Campesino de San Manuel Cortes MOCSAM

 

Hier matin, un groupe de paysans de 1500 familles qui avaient entrepris le 17 avril un processus de récupération de 4252 parcelles de de terres ont été expulsés brutalement par la police et les militaires. Ces terres en litiges sont protégées par une résolution de l’Institut national agraire, elles  sont la propriété de l’état et des entreprises s’y sont installées illégalement.

L’expulsion fut décidée par le juge la veille au soir et exécutée tôt le matin en violation des droits de la défense à introduire un recours, par le même juge qui quelques jours auparavant avait ordonnés l’arrestation de 7 dirigeants du mouvement pour usurpation de terre. C’est la troisième expulsion depuis le début de l’occupation qui s’intègre dans un mouvement plus vaste de récupération des terres volées aux communautés indigènes.

Le campement collectif des familles ainsi que 100 parcelles de maïs cultivées ont été détruits, 21 personnes ont été arrêtées dont 18 femmes, un mineur et des personnes âgées, elles sont été emmenées immédiatement à un poste de commandement de la police à San Pedro Sula. Lors d’une précédentes expulsion ce sont 119 personnes qui ont été arrêtées et accusées d’usurpation de bien.

Malgré l’arrêté du 4 mai d’expulsion  de l’Institut Agraire National qui déclare illégale l’appropriation faite par la compagnie AZUCARERA CAHSA, le juge en s’appuyant sur une loi inconstitutionnelle a prononcé l’expulsion des occupants légitimes.  Depuis 20 ans cette loi a permis l’expulsion de milliers de paysans, a fait des centaines de morts et des centaines de blessés. Cette loi contraire à la justice sociale n’a pas de raison d’être.

C’est pour cela que les organisations paysannes exigent que soit voté immédiatement la loi de transformation agraire intégrale qui a été proposée le 11 octobre 2011.

Le mouvement paysan du Honduras accuse le Congrès National, la Cours suprême de Justice et le Pouvoir Exécutif d’être responsables de constantes violations des droits humains et de l’appauvrissement des paysans.

 


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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 08:13

 

   

 Le scénario du Pentagone noie le Honduras dans le sang.

Quelles forces sont derrière la vague d’assassinat de journalistes au Honduras ?

Les griffes du Pentagones déchirent le Honduras

PAR Dick et Myriam Emanuelsson

 

 

Pourquoi la violence, les massacres et les assassinats augmentent-ils alors qu’il y a plus “d’assistance” que jamais de la part des Etats-Unis ?

Quel intérêt ont les ”capos” et les cartels de la drogue à attirer l’attention en assassinant la population hondurienne ?

Qui approuve le vide et l’incertitude que sèment la terreur et la mort ?

 

L’envoyé du Pentagone annonce la construction d’une nouvelle base de radars sur le territoire, qui s’additionnera aux six bases militaires que les USA possèdent au Honduras. 

Le bras politique de la Résistance, le Parti Libre, avance dans toutes les enquêtes. L’oligarchie est inquiète. 

Le candidat présidentiel putschiste recoure au “Fantôme des FARC”; accusant la guérilla colombienne d’être responsable d’assassinats, disparitions et de la lamentable situation dans laquelle se trouvent les partis libéraux et nationaux (sic) face à la population hondurienne. 

Depuis un hélicoptère du Pentagone  et de la DEA des familles indigènes Misquitas sont massacrées et les militaires étasuniens, couverts pour n’avoir signé aucun accord avec le gouvernement hondurien, jouissent de l’impunité.     

De quel droit le porte-parole de la police nationale demande « l’aide de gouvernements amis du Honduras » (Lire USA-Colombie) ? 

Une nouvelle version est-elle planifiée de APROH (Association Pour le Progrès au Honduras) une campagne pour annexer le Honduras aux USA comme le proposait le Pouvoir Fantoche en 1983 ? 

Ceci sont les interrogations du peuple du Honduras. 

  

·     

  

Alfredo Villatoro, el No. 25 de periodistas asesinados en Honduras desde enero de 2010.

Tecucigalpa / 2012 – 05 -18/

Le 8 mai, Alfredo Villatoro, journaliste et rédacteur en chef de l’émission nationale HRN a été enlevé. Le 15 mai on le retrouve assassiné. Il fut le numéro 25 des collègues mort assassinés depuis le 27 janvier 2010 et le second en moins d’une semaine que les journalistes enterrèrent avec une douleur répétée. Ce qui provoqua un précèdent de terreur psychologique chez chaque journaliste de cette nation d’Amérique Centrale.

Pourquoi les a-t-on assassinés ?

Qui sont, et à quels secteurs appartiennent les assassins ?

Pratiquement tous les mois parviennent des informations et des statistiques émanant de différents organismes internationaux qui indiquent que nous vivons dans le pays le plus violent du monde. Jusqu’au groupe” G-16” qui considère que 95 % des d’activistes de droits humains assassinés sont des victimes de la police. La population confirme que les policiers, qui se déplacent en voitures des derniers modèles offerts par les USA et qui portent cette devise ‘SERVIR ET PROTEGER”, paroles que les gens considèrent comme une insulte cynique, fait régner la terreur.

Ce sont des centaines de membres de la famille, collègues, amis, politiciens de différentes obédiences idéologiques et d’autres personnes qui ont assisté à la veillée mortuaire du journaliste assassiné.

Il fut enlevé  le 8 mai à 4h30 du matin. Il allait commencer sa journée de travail comme rédacteur en chef au canal HRN. Six personnes se mirent en travers de son chemin avec une voiture l’obligeant à descendre. Dans la nuit du 15 mai, une semaine plus tard, il fut retrouvé, tué par balle dans la rue d’un bidonville appelée Las Uvas.

  


El colega vestido de un camuflaje de ocho años de los Comandos Cobras.
Il était revêtu d’un uniforme de camouflage fatigué des Commando Cobras, organisme militarisé qui, il y a quelques mois, déclara que 300 de ses AK-47 avaient disparus de leur centre d’opération. Une semaine auparavant l’armée avait déclaré que, depuis ses installations, avaient disparus  une trentaine de lance-fusées capables de détruire jusqu’à des tanks ou des véhicules blindés. L’année passée, un avion Cessna confisqué aux narcos fut entreposé dans d’une base de l’aviation hondurienne à San Pedro Sula,  il décolla de cette même base militaire et maintenant nul  ne sait où il est. La DEA livra aux narcos des centaines de fusils et armes lourdes et ils prétendent que c’était pour une tentative d’infiltration qui a tout simplement échoué. Les scandales de corruption et les liens entre le crime organisé, le pouvoir fantoche et les différents organismes de l’intelligence “gringa” sont tellement innombrables que l’on pourrait écrire facilement plusieurs livres à ce sujet. Et au milieu de toute cette pourriture,  disent les Honduriens, il y a le Honduras.

 

 

Selon le porte-parole de la police, Ivan Mejia, l’uniforme que portait Villatoro avait été remplacé par un nouveau modèle il y a 8 ans. Il ne portait pas de chaussures mais des chaussettes rouges, c’est aussi cette couleur qu’était le foulard qui lui couvrait la bouche et les yeux. Il avait deux orifices de balle dans la tête.

Beaucoup de questions ont surgi au sujet du cadavre et du message que les auteurs du meurtre voulaient faire passer. Qui possède de tels uniformes et qui garde ces vêtements à l’abri pendant 8 ans pour les sortir au moment “adéquat”, en en revêtant une victime de meurtre ?

Ici personne ne doute que ce meurtre soit un signal, pas pour réduire les journalistes au silence, le narcotrafic et les cartels colombiens et mexicains ne désirent pas attirer l’attention sur leur commerce. Ceci nous le savons, nous les journalistes  qui avons couverts la terreur pendant les années où nous vivions en Colombie.. Les « capos » ne sont pas des imbéciles, jamais ils ne risqueraient leur négoce lucratif, ça ne les intéresse  pas d’assassiner des journalistes parce qu’ils savent que nous sommes partie du 4ème pouvoir de l’état et que nous pouvons toujours compter sur un réseau international qui ne permettra pas que les meurtres des collègues restent impunis.

Alors ? Qui a intérêt faire passer l’état hondurien pour « défaillant », des mots que nous entendons trop fréquemment quand ils disent que le Honduras est un état impuissant et sans défense contre un ennemi invisible, puissant qui contrôle chaque jour d’avantage le territoire du pays ?


  

Dans une interview, effectuée dans la matinée du 16 mai, l’officier et porte-parole de la police Mejia, répétait presque les mêmes paroles que celles qui se disaient en Colombie dans les années 1985-1989, « ceci est une guerre qui ne fait pas de quartier. Une guerre contre l’état et le peuple. L’état doit mener une guerre sans pitié, inviter des gouvernements amis pour qu’ils nous aident, parce que les ennemis du Honduras possèdent des équipements beaucoup plus sophistiqués que les nôtres ».(lire les USA et la Colombie) 

Est-ce cela la réponse face aux questions du peuple hondurien ? Ils sont occupés à préparer le terrain et l’opinion des gens pour que les maîtres du Nord soient invités par le gouvernement et les FF.MM. du Honduras pour nous sauver de la catastrophe imminente ?

  


Le sous-secrétaire adjoint de la Défense pour les Affaires de l’Hémisphère Occidental des Etats-Unis, Frank Mora, fut la personne qui informa l’opinion publique hondurienne qu’un pouvoir étranger allait construire une base militaire avec des radars sur son territoire.

 

Les « gringos » possèdent six bases militaires au Honduras. Ils ont renforcé les 3 anciennes et en ont construit 3 nouvelles depuis juin 2010, premier anniversaire du coup d’état militaire. La base d’aviation la plus importante et la piste d’atterrissage la plus longue d’Amérique c Centrale, appelée Sato Cano ou Palmerola, se situent à Camayagua . Le Commando Sud a construit à Palmerola de nouveaux baraquements susceptibles d’accueillir 700 militaires. Pour quoi ? Ils l’ont fait  dans l’ombre du coup d’état, après que le président Zelaya au début de 2009, après l’accident d’avion de Taca à Tegucigalpa, donne leur congé aux « gringos » de Palmerola (70 km de la capitale) avec une phrase du genre : « Merci pour tout, mais à présent nous voulons que vous quittiez Palmerola. Les Honduriens, nous voulons être souverains »

Peu de mois plus tard, le coup d’état militaire eu lieu. Et comme par une ironie de la vie, le président renversé fut sorti de de sa modeste maison sous les tirs par un commando spécial de l’armée, stationné à la base d’aviation de la capitale et emmené à Parmerola où, dirent-ils l’avion devait faire le plein en vue de son voyage vers Costa Rica où lePrésident fut expédié, ainsi Manuel Zelaya Rosales fut amené à l’aéroport.

Aujourd’hui les militaires et les agents des USA sont plus présents que jamais au Honduras. Les organismes comme le FBI, DEA, USAID noient la police nationale et les FF.AA. avec de « l’ assistance ». Et les gens se demandent : « Où est le résultat de cette « aide » ?

Le sous-secrétaire d’état adjoint à la Défense pour les Affaires de l’hémisphère Occidental des USA, Frank Mora, a annoncé l’installation d’un radar qui servira pour détecter les vols des narcotrafiquants le même jour que l’apparition de collègue Villatoro assassiné.

« Bon, d’abord nous installons un radar, ou nous en rétablissons ou presque, je ne sais pas, mais nous savons que cela se fera » ; exprima Mora dans une interview exclusive a EL HERALDO pendant la visite qu’il a faite hier à la nation pour  informer au sujet de la politique sécuritaire des USA pour la région. Cet appareil aura de « grandes capacités » pour monitorer les vols irréguliers repérés.

 


En una de sus frecuentes visitas en Honduras.
 

Uribe signa un accord de coopération et échange pour la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme seulement trois jours après que Profirio Lobo ait été investi à la présidence le 27 janvier 2010. Des commandos « antisséquestration » comme Gaula et des unités des forces spéciales de l’armée colombienne opèrent ici. Chaque semaine différentes délégations de l’état hondurien, des policiers, des militaires, des maires, des ministres etc… se rendent à Bogota pour « se préparer ». « En quoi et pour quoi ? », se demandent les gens qui mettent en relation cette situation comme si c’était la réédition du plan Colombia à la mode Hondurienne.


A chaque nouvelle assistance, projet et préparation, augmentent la violence, les meurtres et les horreurs commises par la police nationale. Des armes de gros calibre disparaissent des casernes de l’armée. Ceci est le panorama dans ce petit pays de 112 OOO km2 et 8,2 millions d’habitants. 

Ils disent que le Mexique est terriblement dangereux, mais cela reste peu de chose comparé au Honduras.

Les collègues Honduriens sont secoués. « L’ancre” de Televicentro, Renato Alvaré, dans une déclaration insolite cite un collègue mexicain en disant que nous, les journalistes nous devons être plus gentils pour ne pas provoquer les assassins afin de ne pas être les prochaines victimes. Terrible erreur, c’est cela même que veulent les maîtres du Honduras et le Pentagone, semer la terreur pour que nous n’enquêtions pas au sujet de la corruption, et des  liens entre politiques, entrepreneurs, pasteurs religieux, tous reliés dans le même projet et avec les assassins  en personne ou avec l’invasion de tous les fronts de la société hondurienne par les USA.

-      Il me semble qu’ils veulent museler la presse hondurienne, dit Carlo Roberto Zelaya, quand nous sommes tombés sur lui  à la veillée de Villatora.

Carlos R. Zelaya

C’est un vétéran du journalisme qui a travaillé pour plusieurs des médias honduriens qui  pendant le putsch, non seulement ont pris parti en faveur du coup d’état militaire mais qui ont aussi pour la plupart mené des campagnes systématiques contre le président renversé, Manuel Zelaya et les poursuivent encore. Carlos Zelaya c’est toujours montré  antiputschiste.

Pendant que nous parlions du droit à la vie et du droit qui permet au journaliste d’exercer son métier, Carlos Roberto et nous tous qui étions à faire nos derniers adieux à Villatoro, nous commentions à quel point ce meurtre nous avait tous secoués,  bien au-delà des positions politiques que nous soutenons.

Personne n’ignore que jusqu’aux journalistes qui ont adopté une position favorable au renversement du président Zelaya, demain, pourraient subir le même sort que les centaines de membres de la Résistance hondurienne qui ont donné leur vie dans l’intention de récupérer la fragile démocratie bourgeoise existant dans la petite nation Sud-Américaine.

Nous savons que le scénario du pouvoir qui provoque la guerre et la terreur au Honduras, ne distingue pas entre résistants et putschistes quand il est question de créer l’angoisse, l’incertitude et l’horreur.

-      Le meurtre est un message qui indique qu’aucun secteur de la société ne peut se sentir sauf et en sécurité,  ajouta Carlos Roberto Zelaya.

L’autre Zelaya, Jose Manuel, « MEL », dénonce dans un communiqué que « la campagne criminelle qui s’est réactivée dans le pays pendant les dernières semaines, contribue à la formation d’une matrice médiatique qui tente de justifier l’intensification de la haine et de la terreur.

  

Gilberto Ríos; secretario Internacional del FNRP y Libre, Manuel Zelaya y Bertha Oliva, Cofadeh.

 

Manuel Zelaya qui a signé le communiqué comme coordinateur général au nom de la Résistance Hondurienne (FNRP) et du Parti Libertad et Refundacion (Libre) n’hésite pas à diriger ses paroles contre ceux qui, en vérité,  sont ceux qui promeuvent la guerre sans quartier contre le peuple du Honduras et a dénoncer ce qui motive cette guerre.

« Nous dénonçons le schéma des faits qui se sont produits et qui nous montrent qu’au Honduras se développe une escalade paramilitaire de nature fasciste, à laquelle on tente de donner une connotation de crise afin de justifier le plan de terreur auquel nous sommes soumis tous et toutes,  les Honduriens. De manière préméditée on cherche à relier les organisations sociales et les associations liées avec des groupes armés de pays distants et ce sur bases de documents fournis par des terroristes étrangers conseillers du coup d’état. »

Cette « matrice médiatique » a été illustrée deux jours après l’enlèvement du journaliste Alfredo Villatoro. Quand le précandidat du parti libéral, Mauricio Villeda, caractérisé comme « fasciste » par les membres de la résistance et différents journalistes, en en plus d’’être ouvertement porte-parole de l’Opus Dei au Honduras, celui qui quand il rencontra Uribe lui demanda des informations de l’ordinateur bombardé du commandant Raul Reyes des FARC-EP. Alors Uribe appela le chef de la police, qui une demi-heure plus tard lui transmit une copie de ce qui concernait le Honduras :

« Là, ajoute-t-il, on peut lire le plan qui existe contre le Honduras, on  peut y lire le nom des personnes qu’il faut enlever au Honduras ou de celles qu’il fallait enlever au Honduras »

La déclaration au quotidien El Heraldo fut faite deux jours après l’enlèvement de Villatoro.  Quatre jours plus tard on retrouvait le journaliste de HRN, assassiné.

  


Periodismo Modelo El Heraldo: "El Fantasma de las FARC" en Honduras, dice El Heraldo
sin cuestionar ni un segundo la fuente que ni siquiera la Corte Suprema de Justicia
en Colombia reconoce como pruebas.

Raul Reyes mourût dans le bombardement de son campement le 1er mars 2008, c’est dire que cela fait plus de quatre  ans. Plusieurs fois sont apparus des titres et des séries d’articles dans le Heraldo et dans des médias liés au coup d’état, qui mentionnaient : « Des cellules clandestines des FARC au Honduras » ; en faisant un amalgame comme quoi la guérilla colombienne financerait tant une centrale syndicale, la FUTH, que le parti d’Unification Démocratique (UD). Ni les médias, ni Vellaba  n’ont montré une seule preuve. Il est évident que le fantôme des FARC parcourt à nouveau la patrie du général  Francisco Morazan.

 

Le député de la UD et vice-président du congrès national, Marvin Ponce, repoussa aussi les accusations de Villeda comme des fantaisies derrière lesquelles se voit le scénario de Uribe et des USA.

 

El Heraldo cita sin cuestionar un segundo al dictador Micheletti. A su lado izquierdo; Vilma Morales, ex presidenta de la Corte Suprema de Justicia e integrante en la comisión Micheletista que negociaba formalmente con una comisión del derrocado presidente Zelaya. La Corte Suprema de Justicia avaló el golpe de estado en Honduras.

 


Marvin Ponce

On dit que Uribe conseille Villeda qui est la référence politique des putschistes. Le discours des USA c’est que les FARC sont un appareil terroriste, alors que les FARC sont un mouvement de libération nationale, le groupe guérillero le plus ancien d’Amérique Latine qui lutte pour une Colombie Nouvelle.

 

 

Fin de la première partie.Source originale :HONDURAS: mayo 2012

 

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 06:59

 

Suite de Les griffes du Pentagones déchirent le Honduras 1

Selon Villeda : « Il y a un plan pour s’emparer du Honduras. Il y a un plan pour diviser le Honduras.  Il y a une intention de détruire les partis politiques traditionnels de ce pays. ( …) La division dont souffrent les partis politiques traditionnels en ce moment, je n’ai aucun doute qu’une partie de cela vient de l’extérieur. Je n’en doute pas. Je ne doute pas non plus que beaucoup de l’argent arrive pour financer des groupes politiques vienne de l’étranger. Le plan est de s’emparer du Honduras pour détruire la démocratie et tenter d’imposer un régime politique de un (puño  distinto ?)dans notre pays, ajoute Villeda a El Heraldo. »

 

Villeda a été nommé par le dictateur Micheletti comme porte-parole de la commission de négociation. Il alla à San Jose de Costa Rica le 9 juillet 2009 pour s’assoir à la même table qu’une délégation de personnes sélectionnée par Zelaya. Les négociations, orientées par le département d’état US, avec l’ex président Oscar Arias à leur tête, « homme de l’administration de la Maison Blanche », échouèrent. Mauricio Villeda et la délégation de la dictature civilo-militaire ne rentrèrent pas au Honduras au Nord, c’est-à-dire à Tegucigalpa, mais mirent cap vers le sud jusqu’à la capitale colombienne.

Là, invités à la Maison présidentielle par Alvaro Uribe lui-même, ils furent reçus, avec discrétion, vu que le monde entier jusqu’à la OEA et l’ONU considéraient qu’il y avait eu un coup d’état militaire au Honduras qui ébranlait la fragile démocratie.  Mais pour Uribe, il n’y avait aucun problème, relate  au Heraldo le chancelier putschiste Carlos Lopès.

  


22 de julio de 2009, solo tres semanas después el golpe militar. 

La question que chaque journaliste, y compris ceux du Heraldo, devraient logiquement formuler est : « Si Villeda a détenu cette copie entre les mains durant trois ans, pourquoi ne l’a-t-il pas remise à la police ou au Ministère Public ?

Pour lui, cela eut été fort facile d’avoir des entrées auprès du pouvoir judiciaire, puisque Vilma Morales qui participait à la même délégation  michelettiste a la maison de Narino, à Bogota, est ex présidente de la cours suprême de Justice du Honduras. (2000-2007)

Cette dame accusée par Zelaya et la résistance d’être une de plus parmi les acteurs judiciaires qui donnèrent leur aval au coup d’état militaire, elle aurait pu facilement donner protection aux « cibles militaires » des Farc au Honduras, il aurait pu  lui remettre le document mais il ne le fit pas. En plus, il est insolite que Villeda n’ait pas montré la copie à Madame Morales puisqu’ils voyagèrent et restèrent ensemble durant plus d’une semaine. Mais la Dona Vilma n’a rien dit non plus pendant ces  quatre ans.

Le Journaliste Robert Quesada du Tiempo (Honduras) à un sale jeu :

La coïncidence (ou causalité), c’est que Mauricio Villeda « dénonça » cela quelques heures avant que ne réapparaisse le journaliste Alfredo Villatora, assassiné. Et pour comble de malheur, l’assassiné apparu vêtu d’un uniforme militaire, dans le meilleur style des « faux positifs » de Colombie… Ce que raconte Maurice Villeda ne sont pas seulement des carabistouilles pour terroriser le peuple sinon que c’est une justification anticipée de faits atroces qui se préparent(ajoutés à ceux qui l’ont déjà été)

Il désire impliquer les FARC, tentant  de se laver les mains en disant que les actions de crimes et terreur sont exécutées au Honduras avec un entraînement et des conseillers étrangers.

 


Quand verrons-nous    les premiers guérilléros Farianos au Honduras ? Monsieur Jorge Canahuati.

Le Heraldod du 14 mars de 2005. Des reporters du quotidien hondurien furent invités par l’intelligence militaire colombienne durant trois jours au  Club des Officiers de Bogota. Après leur retour les collègues du Heraldo produisirent six éditions sur « Le fantôme des FARC » au Honduras. Mais le résultat jusqu’ici est nul, pas un seul guérilléro coombien n’a été arrêté au Honduras.


 

Maintenant Uribe se balade dans le monde entier organisant les éléments de l’extrême-droite, comme Villeda, et s’en prend tous les jours au  « dictateur Chavez ». Ses paroles ne sont qu’une pièce de plus, comme celles de Villeda, dans le puzzle du plan ou scénario pour délégitimer le triomphe électoral imminent de Chavez, le 7 octobre,  selon ce qu’indiquent toutes les enquêtes réalisées au Venezuela.

Dans les enquêtes au Honduras, il existe aussi une tendance très stable favorable à Xiomara Castro, candidate présidentielle du bras politique de la résistance, le parti Libre, ce qui préoccupe les oligarques et les politiciens comme les propriétaires du Heraldo et Villeda pour ne pas parler des faucons du Pentagone.

Les prévisions sont là et la démonstration de la grande popularité de la candidate, ce fut le 1er mai quand des centaines de milliers d’ouvriers, de paysans, de femmes et de jeunes ont manifesté dans les rues du Honduras, surmontant le terreur de la mort et de la tentative d’extermination de l’alternative politique qui naquit le 28 juin de 2009,sous une pluie tropicale et l’explosion de rafales de balles depuis la maison du président occupée par l’armée.

Tout cela me rappelle les années 1985-1989 en Colombie, quand l’espérance d’une belle terre avec Paix et Justice Sociale était alimentée par la naissance de l’Union Patriotique ?

Espérance avortée, noyée  dans le sang et la douleur quand ils commencèrent à mettre en pratique l’extermination des membres de la compagnie, ce dont on se souvient comme le premier génocide politique dans le monde.

L’histoire se répète dans les deux pays où il y a tant de douleur mais aussi l’espérance. En Colombie surgit la Marche Patriotique et au Honduras le peuple résiste, tout indique que le scénario du Pentagone tôt ou tard tombera sous son propre poids

Mais l’avertissement est clair et  nous rappelle les paroles du poète et révolutionnaire soviétique Vladimir Mayakovsky. Quand il disait

 

Le fascisme c’est la faim

Le fascisme c’est la terreur

Le fascisme c’est la guerre

 

Et la guerre est à présent déclarée contre le peuple du Honduras et ses alternatives politiques


El saldo del Plan Colombia. La matanza en Mapiripan en donde 50 habitantes
fueron mutilados por el monstruo que creyó el estado colombiano en alianza

Cette nuit nous écoutions la vétérane et combattante des droits humains et des disparus au Honduras, Bertha Oliva (Cofadeh),  qui disait quand notre collègue Marvin Palacios demandait « Que pouvons-nous faire ? » « Il faut être avec ceux qui aujourd’hui souffrent, enquêter et dénoncer »disait Oliva  « mais aussi soutenir les activistes des droits humains. »

« Mais ce n’est pas suffisant. Les ONG des droits de l’homme ont leur limites compréhensibles et peu importe combien d’aide qu’elles reçoivent de l’extérieur s’il n’y a pas un Front Interne, disait Xiomara Castro dans une interview dans la nuit du 24 juillet 2009, alors que l’armée l’empêchait de rejoindre la Frontière pour retrouver le président renversé Manuel Zelaya. « Le slogan que nous entendons dans les manifestations « Seul le peuple sauve le peuple » ne suffit pas non plus. Non, SEUL le peuple organisé à tous les niveaux de la société peut mettre en échec le fascisme et la guerre déclarée par l’empire au peuple du Honduras. La résistance et le parti Libre peuvent être ce canal par lequel le peuple, et toutes ses manières de lutter, pourrons trouver le chemin dans cet obscur tunnel de sang et de douleur.

-      Notas:  

-       

-      Notas:

-       

-      1.      Hay un plan para asesinar y secuestrar hondureños, revela Mauricio Villeda
http://www.elheraldo.hn/Secciones-Principales/Pais/Hay-un-plan-para-asesinar-y-secuestrar-hondurenos-revela-Mauricio-Villeda

-      2.      Colombia admite reunión con delegación usurpadora en Bogotá. Autor: TeleSUR, Fecha de publicación: 22/07/09 http://www.aporrea.org/tiburon/n139184.html

-      3.      Roberto Quesada: “Mauricio Villeda: ¿Pregonero de la muerte?”
http://tiempo.hn/index.php/dados-y-daros-roberto-quesada

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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