26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 01:48

 

 

High five, les néonazis de Malaisie !

Apparemment, vous aussi luttez pour une race pure

Par Nick Chester

Il y a quelques années, l’un de mes amis est parti s'installer en Malaisie, en quête d'une vie meilleure dans une contrée où les vêtements d'hiver n’existent que dans les magazines de mode. C’est aussi là où, pensait-il, il avait le moins de chances de tomber sur des trous de balle néonazis. Sur place, il a pourtant réussi à choper un job de chef du personnel dans un bar de punks malaisiens couverts de svastikas et de t-shirts Combat 18, qui radotaient des conneries à propos de la « malay power ».

Il se trouve que ces mecs faisaient partie d’un groupe de nationalistes d'extrême droite qui cherchent à nettoyer la Malaisie des gens n'appartenant pas à leur ethnie. Bien qu’elle soit un poil conne, cette volonté n'est pas si étonnante compte tenu du climat mondial actuel. Le truc surprenant, c'est le fait que ces mecs se prennent pour des fascistes, qu'ils soient amateurs de saluts nazis intempestifs et de Skrewdriver alors qu'ils ne sont pas du tout aryens. Adopter une vision du monde qui discrimine précisément votre propre « race », voilà une idée étrange.

On m’avait dit que Boot Axe était l'un des groupes punk les plus populaires du mouvement malay power. J'ai donc contacté Mr. Slay, un membre du groupe, afin d’essayer de comprendre les raisons qui poussent des Malaisiens à avoir ce genre d’idées.

VICE : Hey Slay, c'est quoi cette histoire de « malay power » là ?
Slay : Le malay power est important – nous tenons à conserver la communauté malaise sur tout l'archipel malaisien [cet archipel, situé entre l'Australie et l'Asie du Sud-Est, est considéré comme la terre natale du peuple malais]. Je fais partie de la seconde génération de combattants pour le malay power. La première génération, qui a fondé le mouvement, est moins active ces derniers temps. Le malay power trouve son origine historique le 13 mai 1969, le jour où les Chinois et les communautés malaises se sont affrontés. Le mouvement malay power punk et skinhead, lui, vient de Kuala Lumpur et est né au début des années 1990.

D'après ce que je sais, l'existence d'une ethnie malaise – qui serait originaire de l'archipel malaisien – a été suggérée par le scientifique allemand Johann Blumenbach. Mais l'existence de cette ethnie demeure polémique ; tout d'abord, la théorie de Blumenbach s'articule autour de l'idée qu'il n'y aurait que cinq ethnies dans le monde, ce qui est plutôt faux. J'ai l'impression que le racisme a une place importante dans votre idéologie, je me trompe ?
On est extrémistes en ce qui concerne l'ethnie malaise, mais ça ne veut pas dire qu'on est racistes. Rien à voir. Pour nous, il s'agit juste d'être ou ne pas être Malais.

OK. Quelle est l'importance de la culture nazie pour les Malais ? La Malaisie n'est pas un pays qu'on associerait spontanément avec Hitler.
La Malaisie est un foyer pour des gens de Chine et d'Inde, et le pays accueille des immigrés du Bangladesh, d'Afrique, du Sri Lanka, du Népal et de Birmanie. Le gouvernement ne peut pas contrôler l'entrée des immigrés et il en arrive beaucoup. On voit beaucoup de manifestations contre le gouvernement à ce sujet, mais rien de concret n'a été fait pour régler ce problème. L'origine ethnique est devenue un point important à cause de l'arrivée incontrôlée de beaucoup de ces étrangers dans notre société.

À quel niveau l'immigration vous affecte-t-elle ?
Les Malais ont été affectés sur le plan socio-économique. Les gens de notre ethnie sont aussi la proie de criminels de l'extérieur qui, une fois ici, vendent de la drogue, commettent des vols, des meurtres, des viols, et j'en passe. En cela, le nazisme nous a appris que nous pouvions mettre en place des actions racistes à partir du moment où le peuple malais est affecté par cette situation. Nous ne serons pas ouvertement racistes tant que le peuple malais ne sera pas en danger. Mais si les menaces se font pressantes, on agira.

Donc, vous n'êtes pas ouvertement hostiles aux minorités aujourd'hui ?
Si elles n’arrivent pas à cohabiter avec l'ethnie malaise, nous serons contre ces minorités. Mais si elles ne créent pas de problème, on ne leur en créera pas non plus.

En tant que nazis, que pensez-vous des juifs ?
Les groupes punk et les skinhead du malay power sont totalement antisémites et antisionistes. Si vous étudiez les origines des ancêtres du peuple malais, vous verrez que nous sommes liés aux juifs. D'après les écritures juives, une « tribu perdue » d'enfants d'Israël guidée par une puissance divine – des musulmans, donc – tuera les juifs sionistes en Palestine. Au début, les sionistes pensaient que les Indiens d'Amérique étaient les descendants de la tribu perdue. Ensuite, un scientifique et théologien américain, le professeur Ralph Olsen, a conclu que les Malais de la péninsule Malaise étaient les véritables descendants de cette tribu. Cette hypothèse est à moitié vraie. Les Malais ne sont pas à 100% les descendants de la tribu perdue, mais la théorie de Ralph Olsen quant aux aventures de cette ethnie perdue est des plus intéressantes.

C'est la première fois que j'entends parler de ça. Si je comprends bien, il existerait une idéologie islamique mélangée connectée au nazisme. C'est assez déroutant.
Le malay power est lié à l'Islam. Cependant, il n'a aucun lien avec un quelconque mouvement Islamiste.

J'ai remarqué que votre groupe semblait beaucoup aimer le slogan « blood and honor », celui-là même qui servait de nom à un groupe punk nazi britannique. Avez-vous été influencés par des néonazis anglais ?
Pas directement parce qu'on s'est rendu compte que les extrémistes du Royaume-Uni n'aimaient pas les asiatiques. On a juste pris le slogan « blood and honor » pour affirmer notre identité.

Vous écoutez des groupes nazis britanniques et américains ?
Ouais, j'écoute English Rose, Skrewdriver, Brutal Attack et Angry Aryan.

OK. Pensez-vous que Skrewdriver pourrait aimer Boot Axe ?
Non, je ne pense pas que notre musique les intéresse.

Merde. Y a-t-il des groupes néonazis dans d'autres pays d'Asie ?
Oui, en Indonésie, à Singapour et au Japon. À Singapour, il existe aussi un groupe de black metal nazi, As Sahar.

Est-ce que tous les néonazis malais sont punk ? Ou bien le nazisme malais s'étend-il au-delà des cultures punk et skinhead ?
Non, en effet tous les néonazis de Malaisie écoutent du son punk et skinhead.

Dans pas mal de pays, on trouve également des skins antifascistes. C'est aussi le cas en Malaisie ?
Ouais, bien sûr qu'ils existent. Mais ils n'osent pas s'attaquer à nous ouvertement. Ils ont peur.

Je dirais qu’une majorité de citoyens malais sont d'accord avec nous, même si ça a l’air difficile à croire. Et puis, comme je te l'ai dit plus tôt, on est pas forcément violents, ni extrémistes.

Comment qualifierais-tu le succès de votre mouvement jusqu’ici ?
Grâce à nous, les minorités ont peur de commettre des crimes en Malaisie. On les met en garde, on leur fait comprendre qu'il ne faut pas faire de bêtises. La violence n'est pas une solution à nos yeux. On commence toujours discrètement, on s'adresse aux immigrés avec politesse. Mais s'ils insistent, s'ils sont têtus comme des mules, on fera le nécessaire. On met également en place des œuvres de charité pour la Palestine, la Syrie, la Somalie et d'autres pays en guerre. On a aussi essayé de discuter avec le gouvernement des moyens de résoudre ce problème d'immigration – il nous a ignorés. Pour finir, je dirais qu’on est assez différents des néonazis européens qui revendiquent leur volonté d'éliminer toutes les « races » autres que la leur, la « race blanche ». On a commencé avec un peu de retenue. Mais on ira plus loin si les Malais de Malaisie sont menacés.

OK. Comment conciliez-vous donc le fait d'être nazi et celui de ne pas être Blanc ?
La plupart des organisations mondiales disent que le nazisme est un truc de Blancs. En effet, nous ne sommes pas aryens. Nous ne sommes pas blonds aux yeux bleus ; chez nous, c'est plutôt le teint hâlé, les yeux sombres et les cheveux noirs. On a juste adopté l'esprit associé au nazisme, c’est un symbole si l’on veut ; c'est une réponse du peuple malais aux problèmes ethniques.

OK Slay, merci pour ces précisions.

 

 

Source :
High five, les néonazis de Malaisie ! | VICE France

 

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BARRES DE FER EN TERRES NÉOFASCISTES – 20 000 lieues sous la haine avec les démocrates suédois

 


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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 01:19

 

Juan Pablo Proal

 




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México, DF- Les mêmes vénèrent la vierge de Guadeloupe qui persécutent les homosexuels. Hitler est leur principale icône, mais ils défendent la race créole. Ils veulent un état catholique, bien qu’ils s’opposent à toute ingérence étrangère. Il s’agit des néonazis mexicains, unis dans un réseau qui fonctionne de manière anonyme.

Par l’intermédiaire d’organisations qui n’ont pas leur propres locaux, ils se réunissent sur les marchés populaires et lors d’assemblées privées, la version mexicaine des nationaux-socialistes participent à la discussion quotidienne de l’agenda public, discutent sur des forums internet et défendent leur idéologie dans des livres et circulaires. Les matrices d’interprétations concernant le Troisième Reich sont multiples. Il existe des sympathisants avoués d’Hitler qui avouent avoir battus des homosexuels. Une autre version participe d'un courant catholique, prêchant l’éducation religieuse et un état militarisé. Les plus radicaux dissimulent leur identité. Les catholiques sont plus mesurés et critiquent les excès d’Hitler. D’autres adorent simplement leur blousons arborant la svastika en convivialité avec des symboles antagonistes comme ceux de l’anarchisme et la faucille du communisme.  

Ainsi le nazisme mexicain s’étend sur de multiples nuances, et il fait partie d’un mouvement international qui a pris de la force depuis la décennie passée et qui à Mexico existe dans une confusion de genres.

Nazisme sur internet

Le forum Mexico National Socialiste, hébergé sur les sites de discussion de l’entreprise MSN, est un des espaces de convivialité virtuelle entre les sympathisants du mouvement nazi.

Sur ce forum, les usagers partagent de la musique avec des paroles qui exaltent le mouvement, ils ont leur propre calendrier d’activité, recommandent les derniers livres des idéologues du nazisme ainsi que des documents historiques sur cette matière. Comme n’importe quel groupe de conversation virtuelle, ceux qui s’identifient à Hitler partagent leur vision du panorama de leur organisation.

Citation du message de bienvenue :

« Unis-toi à notre mouvement et sauvons Mexico du mensonge, de la médiocrité et du conformisme. N’hésite pas à nous contacter sur n’importe quel sujet. Si tu crois que le National socialisme actuel est appelé nazi, prudence, il faut se rappeler que nazi est une appellation imposées par les juifs pendant la seconde guerre mondiale en dénigrement. C’est le national socialisme, il n’est pas nouveau, il date d’années avant et il n’est jamais mort, il a seulement presque disparu et aujourd’hui il émerge ».

L’échange de messages entre usagers couvre également les nuances de l’affrontement sur les visions particulières du rôle historique d’Hitler. Dans un commentaire envoyé en septembre de l’année passée, un défenseur de l’Allemand se confronte à un synarchiste avoué, concernant le fait que le premier estime que l’Union National Synarchiste a trahi le dictateur.

  

« SYNARCHISTE????????????? AH OUI TU ES DE CETTE PUTAIN DE BRANCHE TRAITRESSE QUI A TOURNE LE DOS AU REICH C’EST ÇA TON PUTAIN DE MOUVEMENT ?  T’IMAGINES PAS QUE T’IMPORTES »(sic) ainsi s’exclame le cybernaute qui utilise le nom de « hakkenkreus88 »



 

Il y a également des commentaires racistes, dédiés aux couillons de cubains, comme celui envoyé sous le pseudonyme de Angelica Hess : ‘”Lamentablement beaucoup d’entre nous ont été préoccupé par un truc qui se passe à Mexico. Nous voyons passer d’avantage de nègres dans nos rues, sans doute à cause des problèmes qu’ils rencontrent à Cuba, le problème est que cela nous affecte également nous » (sic)

A travers le contenu des messages il est évident qu’il existe des contradictions dans les formes d’interprétation du nazisme. Il y a ceux qui défendent la culture préhispanique mexicaines, alors que d’autres la déprécient. Certains des usagers se revendiquent d’Antonio Lopez de Santana, mais ne manquent pas ceux qui le taxent de traître.

Ce en quoi coïncident les cybernautes nazis est le langage chiffré de leurs pseudonymes. Une majorité utilise les chiffres 88 et 14 en début et fin de leurs noms.

Le chiffre 88 est une manière de faire référence aux initiale HH qui signifient « Heil Hitler ». Cette lettre étant la huitième de l’alphabet. Le 14 est une manière de rappeler une phrase célèbre du militaire David Lee, qui insista « Nous devons assurer l’existence de notre race et un futur pour nos enfants blancs ». 

Les usagers du système de conversation créent des liens selon leurs affinités. Ainsi des forums ouverts on passe à une autre phase : le chat. Ici entrent en jeu les figures animées connues comme « smileys » qui accompagnent les phrases des cybernautes.

Comme dans n’importe quel système d’échange de messages privés, les usagers doivent accepter ceux qui sollicitent de converser avec eux. En général, les sympathisants du nazisme sont méfiants et formulent une série de questions destinées à connaître un peu mieux leur futur contact cybernétique.

Une fois franchit le pas, le système de chat prend son rythme. Les nazis disposent de leurs propres icônes pour se parler. Pour se dire bonjour, ils ont une série de personnages au visage jaune aux côtés duquel apparaît une main horizontale qui évoque le salut d’Adolf Hitler.

Pour indiquer qu’un énoncé est accepté ou bien reçu, sur l’écran de l’ordinateur apparaît une bannière avec la croix gammée ondulant. Un soldat montant la garde est l’équivalent de la parole « camarade », confie un nazi dans une conversation à travers un système de chat.  

Dans des interviews via un chat, une couple de partisans d’Hitler reconnaissent leur répulsion pour la race indigène. Ils se décrivent comme descendants de blancs qui ont la haine, aussi, des homosexuels, qu’ils tabassent les nuits de parades.

Ces personnages évitent de donner leur nom ou d’en dire trop sur les violences qu’ils infligent aux personnes de sexes différents. Ils reconnaissent pourtant : des comme eux, il y a beaucoup, dans tout le pays,  des néonazis avec les mêmes pratiques.

Points de vente

Le marché de La Lagunilla, à côté du marché de Tepito, est le principal centre de réunion des sympathisants du national-socialisme. Sur ce marché, il y a trois échoppes contiguës qui se dédicacent exclusivement à vendre des livres, vidéos, de la musique et toutes les formes de propagande nazie.

La panoplie des articles comprend des bustes d’Hitler en plâtre, porte-clés qui font allusion au Troisième Reich, des chapeaux de l’époque et des affiches. Quant aux livres, abondent les textes de l’éditorialiste catholique Salvador Borrego, de Traian Romamescu et pratiquement n’importe quelle œuvre qui parle de la dite conspiration sioniste internationale.

Les auteurs classiques du nazisme ne manquent pas non plus : Heinrich Anacker, Walter Best et Hans Baunmann. Abondent les vidéos des discours d’Hitler et la propagande graphique de l’époque destinée a exalter l’époque d’abondance économique de l’Allemagne durant la première étape du gouvernement du dictateur.

Les stands sont tenus par des militants du National Socialisme qui refusent des interviews ouvertes. De leur point de vue, tous les medias sont contrôlés par les juifs et la franc-maçonnerie raison pour laquelle ils n’acceptent que les textes qu’eux-mêmes écrivent, lesquels sont diffusés sous formes de circulaires et de photocopies.

Cette caractéristique trouve ses fondements dans la théorie de “la grande conspiration juive”.

Aux clients curieux, las nazis mexicains distribuent des circulaires contre la légalisation et la pratique de l’avortement. Mais leur critiques, font toujours référence aux paroles et exemples de défense d’Hitler.

Par exemple l’holocauste ils le nomment « holocuento », à cause du fait que selon leurs idéologues, il est impossible qu’Hitler ait ordonné le meurtre de 6 millions de juifs. Ils écartent aussi la possibilité de ce que le prétexte de la Seconde Guerre mondiale ait été xénophobe, ils confortent leur argumentation avec l’idée qu’Hitler lui-même a eu des amis de race noire.

Chacun des points de vue qu’ils défendent de façon véhémente face au reporter est défendue dans l’un des centaines de livres qui s’accumulent sur leurs stands. Les prix des ouvrages oscillent entre 30 et 400 pesos.

Les aubettes de journaux et revues situés dans l’avenue Juarez, face à l’Almeda Centrel sont également des points de vente des ouvrages nazis. Quoique ces livres, ici, voisinent avec d’autre de surpassement de soi ou des best sellers ; ce qui est certain c’est qu’ils contiennent ouvertement de la propagande en faveur d’Hitler.

Ces militants se définissent comme informés en la matière, et sont contre les jeunes qui assistent régulièrement à la Lagunilla vêtus de blouson décorés de la croix gammée. Selon leur jugement, ceux-là se vêtent ainsi seulement pour être à la mode, mais ignorent l’essence même du mouvement national socialiste.

Dans ces marchés il est courant de voir passer des jeunes avec des coiffures de style punk, blousons de cuir et croix gammées.

 

Les matrices du néonazisme mexicain

Dans l’imaginaire collectif, le mot nazi est synonyme de racisme. La réalité dément cette théorie. Dans la pratique, à Mexico il existes des groupes variés de sympathisants du national-socialisme. 


Il y a ceux qui pratiquent le catholicisme et critiquent les erreurs d’Hitler, d’autres rejettent quant à eux toutes les accusations faites au dictateur, comme la réalité de l’holocauste et celles qui réfutent que l’Allemand fut un exemple d’efficience en matière d’administration publique. D’autres, également, sympathisent avec le synarchisme et le franquisme.

D’autre par certains se déclarent ouvertement racistes. Ils sont contre la race latine et toute matrice éloignée de l’aryen, ils tabassent les homosexuels et agissent de manière fort similaire aux têtes rasées européenne, mieux connus comme « skinheads ».

Une preuve de l’ample variété d’interprétation historique concernant Hitler est la position de Fernán Gónzales, dirigeant de la branche civile de Peuple de l’Union Nationale Synarchiste , ouvertement en confrontation ave le Mouvement pour la Solidarité, l’aile partisane du mouvement que fonda Salvador Abascal.

Gonzalez en se référant à Francisco Franco et Adolf Hitler commente : “Ils furent de grands leaders de leur temps, ils mirent en action des politiques pour éradiquer bien des maux qui affectaient leur peuple, tant économiques que sociaux. Ils ne sont pas ces monstres que les médias nous présentent, sinon le contraire, ils sont ceux sui ont mis à mal la politique internationale et le système financier mondial créant leurs propres fondements »

La vision de Juan Carlos Lopez, coordinateur général de l’Organisation pour la Volonté Nationale, une association qui s’assume comme sympathisante du national-socialisme, est différente

Il l’explique dans une interview « Il y a des concepts que nous avons en commun avec les grands nationalismes du 20ème siècle, nous défendons leurs aspects positifs et nous n’acceptons pas la version imposée par les alliés. Cependant, dans un sens nous sommes modernes et croyons qu’il y a plus de points de convergence avec des groupes comme Noua, Dreapta de Roumanie, Obraz de Serbie ou Fuerza Nueva d’Italie qu’avec le National Socialisme Allemand.



 

“Nous entretenons des relations amicales avec d’autres groupes nationalistes dans d’autres partie du monde, comme le Frente Integralisata du Brési et les organisations citées antérieurement. Nous ne sommes ni racistes, ni suprémacistes, nous valorisons nos origines indigènes et hispaniques de la même manière ».

L’Organisation pour la Volonté Nationale compte une présence en Nueva León, Chihuahua, Veracruz, Oaxaca et Morelos. 

Lopez Lee justifie la création du groupe : “Notre nation naquit comme un grand empire et doit le redevenir, ici et de l’autre côté de la rivière Bravo nous luttons pour rétablir l’unité territorial de la patrie.

C’est pour cela, cependant, qu’il est nécessaire que nous luttions pour obtenir de grands changements politiques et sociaux : le remplacement de cette république maçonnique décadente par un état fort et qui  fonctionne bien, dénoncer les partis qui ont trahissent le peuple et combattre la culture étasunienne dégénérée que nous imposent les médias ».

Une autre des associations liée au Mouvement est le dénommé Parti National Mexicain. Sur son site officiel, on trouve une déclaration de ces principes propres, synthétisé par trois principes essentiels. Parmi eux, élaborer une nouvelle constitution de l’état pour la régionalisation du pays, supprimer les congrès locaux et impulser le développement militaire du Mexique.

Le Parti National-Socialiste du Mexique est de même engeance, il évoque les discours d’Hitler : “Il n’y a pas plus d’une doctrine politique, celle de la nationalité et de la patrie. Nous devons assurer les moyens d’existence, et la croissance de notre race et de notre peuple, pour que notre peuple accomplisse la mission que le Créateur Suprême lui a réservé ».

Juan Cedillo, auteur du livre Les Nazis au Mexique, appréhende la complexité des matrices des groupes en affinité avec l’idéologie d’Hitler.

Qui finance les néo-nazis du Mexique ?

Il faut se rappeler que beaucoup des groupes politiques de droite se sont formés durant l’essor nazi au Mexique. De fait le Parti Action Nationale fut créée sur le modèle d’Action Française, groupe qui était en étroite relation avec les phalanges espagnoles. Les petits groupes d'extrême-droite mexicaine maintiennent actuellement ces liens avec les phalangistes espagnols, et les deux financent des groupes d’étudiants mexicains dans les universités privées qui peuvent être taxé de « néo-nazis » 

La majorité de ces groupes fonctionnent à travers Internet et se réunissent seulement sporadiquement ? Existe-t-il une possibilité réelle qu’ils s’organisent de la même manière qu’ils l’étaient en Allemagne ?

Cette possibilité est certainement latente, la Phalange espagnole et les nouveaux groupes néo-nazis aux Etats-Unis travaillent ardemment pour impulser de nouveaux groupes néo-nazis dans diverses partie du monde. Au Mexique, les partisans de Lyndon LaRouche sont un bon exemple de la manière dont des organisations de l’extrême-droite sont financées par des groupes des Etats-Unis. 

Actuellement trouve-t-on des politiques ou des fonctionnaires publics derrière cette idéologie

S’ils existent-ils restent cachés ou le déguisent parce que ce n’est pas une idéologie très bien vue, quoique nombreux sont ceux qui sympathisent secrètement.

 


La Redaccion 22 septembre 2008

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol  :Neonazismo a la mexicana

 

Ajout de JUAN RAMÓN JIMÉNEZ DE LEÓN


Tenemos bien identificados como neonazis straussianos a Sigrid Artz, asesora de seguridad nacional de Felipe Calderón y enviada al IFAI; Federico Döring y su novia Gabriela Cuevas, ex delegada de Polanco; los hermanos Werner en Hacienda: Georgina Kessel, en Energia, maestra de Calderón en la Escuela Libre de Derecha; Téllez Kunzler en la Bolsa Mexicana de Valores, Jorge Zermeño, embajador en España -liga entre la falange y el PAN, su padre fue fundador del partido nazi en México, y el Deutsche Bank. manejando los excedentes petroleros desde 1940.


Neonazimo en México

 

 

Une explication éclairante pour comprendre comment fonctionne le néonazisme mondial, j’ai trouvé les mêmes schémas en Tchéquie et Slovaquie, et je pense que c’est la structure générale de ce mouvement mondial :

Un néonazisme visible, qui n’est pas trop dangereux en soi, mais qui a des maîtres occultes qui savent très bien comment exploiter et manipuler les énergies d’une jeunesse mal dans sa peau et comment canaliser sa violence vers des cibles désignée à cet effet. Au Mexique, ces maîtres se cachent sous des pseudonymes pour intervenir dans les chats et orienter les mouvements.

(- Une autre composantes sont les armées de paramilitaires professionalisés.)

Un des but de ce mouvement est de rendre l’idée nazie acceptable et même souhaitable pour une jeunesse malléable, ainsi que l’amener à accepter la mise en place d’un état fort et militarisé

Et dans le large panel qui les rassemble, ils ont en commun d’adopter Hitler comme modèle, révisé ou non selon les besoins et les créneaux visés, de détester les juifs et les homosexuels, et pour certains de leurs donner la chasse et de les lyncher… ils peuvent également servir de chair à canon, comme on le voit actuellement au Venezuela. C’est parce que la réaction du peuple et du gouvernement du Venezuela est de ne pas céder à la tentation de violence en réponse aux exactions commises, aux meurtres, aux destructions que ces bandes de jeunes crétins qui exaspèrent selon une récente enquête 85% du peuple vénézuélien ne se sont pas fait lyncher par de citoyens excédés, ce qui étaient le but de la manœuvre, et aurait entraîné le chaos nécessaire pour justifier une intervention « humanitaire »…. Au Venezuela comme au Mexique, en Bolivie et ailleurs ce sont les mêmes jeunes écervelés en mal d’identité qui sont instrumentalisés par les mêmes maîtres de la même internationale fasciste  des Corporations, qui a développé un art consommé de manipulation des émotions et aspirations de la jeunesse fournissant les différentes bannières qui conduisent vers le même chaos mondial  qui leur permettrait d’assurer leur pouvoir absolu dans un monde divisé de communautés closes sur soi.

Bon Peuple, il est l'heure de se réveiller.....

 


Neonazis mexicanos atacan homosexuales en Puebla

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 22:11

 

 

Après enquête, arrestation au Venezuela de celui qui a appelé à tuer la fille du président de l’Assemblée Nationale Diosdados Cabello

 

 

Tuit fascista incitando al asesinato

 

 

 

La fille de Diosdado Cabello étudie dans un collège de San Antonio de Los Altos, je dis qu’il faut la tuer pour que ce maudit souffre.

Cesar Cruz

 


 

Un an de prison USA l’internaute qui appelle à tuer Obama

Un an et demi Espagne l’internaute qui appelle à tuer Rajoy (il lui donne des allergies)

Un an de prison, chacun, pour cinq internautes basques qui ont écrit un billet en mémoire d’une militante morte il y a 15 ans en manipulant des explosifs : Apologie  et incitation au terrorisme. 

 

 

Daniela Cabello y César Eduardo Cruz

Daniela Cabello y César Eduardo Cruz

Credito: @Daniella_Cc

 

 

 

Et voilà, la réponse bolivarienne, chaviste appelez le comme vous voulez, peu importe, ce qui importe c’est de comprendre qu’au Venezuela, aujourd’hui, il y a un peuple qui tend la main à ceux qui pris de folie veulent les tuer, brûler leur maison, leur causer autant de souffrances que possible… 

 


La fille de Diosdado Cabello, président de l’Assemblée Nationale du Venezuela, Daniela Cabello sert la main de celui qui appelait à la tuer !

 

 

“En mi casa no me enseñaron a odiar ni mucho menos a guardar rencor! Yo pido por La Paz! Por la Vida! Por Venezuela!”

Daniela

 


et que cela c’est l’espoir du monde qui se joue… l’amour ou la haine… chacun en soi et pour soi… rompre les chaînes de destruction... les bolivariens sont des chrétiens au plus beau sens de ce terme.... même pour ceux qui comme moi ne croient pas en Dieu, encore moins en son église, ... tendre la main,ce n'est pas tendre l'autre joue, c'est rompre l'enchaînement des causes et des effets pour un nouveau départ....

En finir une fois pour toute avec ce monde de haine et de destruction, partout pour toujours, ce sera long, mais c’est la seule issue pour l’humanité.

 

 

 

 


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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 20:27

 

 

 

 

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Laurent Saleh est un des plus ardent opposant au gouvernement de Nicolas Maduro.

Dans le panorama confus de la situation politique au Venezuela à tous les coups des liens surgissent avec la Colombie. Dans cette dernière crise, on a vu se manifester, tant les appuis à la révolution Chaviste de la part de groupes bolivariens que les proclamations de soutien à l’opposition, parmi ces dernier apparait un protagoniste, le jeune activiste Lorent Saleh, et ses liens avec les groupes de la droite colombienne. Toute une histoire !

 

 

 

Son activisme pourrait être comparable à celui de n’importe quel indigné par le système de gouvernement et économique appliqué par la Révolution Socialiste. Cependant, tous les citoyens qui protestent ou réclament des réformes n’ont pas le profil international et les relations de Saleh en Amérique Latine.

 

 

 

La première  de ces connexions est un groupe d’activistes appelé “Opération Libertad”. Sur la page internet de cette organisation elle déclare son ambition d’être une Organisation Non gouvernementale de caractère continental et dans son chapitre vénézuélien, elle ne se caractérise pas particulièrement par ses appel à une action pacifique, comme le prouve son profil Facebook.

 

 

 

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Saleh leader étudiant de 26 ans, a été un visiteur assidu de la Colombie où il s’est réuni par le passé avec plusieurs des membres les plus représentatifs de l’Uribisme et de la droite colombienne comme Pablo Victoria Wilches, José Obdulio Gaviria, Francisco Santos  et l’ex président Uribe Velez lui-même.

 

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Ses réunions avec la principale force d’opposition au gouvernement de Santos et à la paix négociée avec les FARC se voit abondement reflétée sur son profil tweeter personnel dans lequel il n’hésite pas à qualifier le processus de paix dirigé par le président Juan Manuel Santos de trahison. En plus, il y célèbre la destitution du maire de Bogota, Gustavo Petro, le 9 décembre 2013.

 

 

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Les relations avec l’uribisme ne se limite pas à des photos et des réunions, le 14 août 2013, Operacion Libertad a tenu un séminaire sur la démocratie en Amérique Latine en présence de Maria Fernanda Cabal, candidate à la Chambre du Centro Democratico, l’extrêmiste de droite, Ricardo Puentes Melo et le candidat au Sénat, José Obdulio Gaviria, parmi d’autres notables dirigeants de la droite

 

 

 


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Sa proximité avec la droite colombienne n’est pas un délit, mais un indice que ceux qui alimentent la paranoïa anti-chaviste,  sont en contact avec des groupes en affinité avec le nazisme., ce qui suggère d’autres affinités idéologiques

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A la fin de la semaine dernière, le journaliste Gustavo Rugeles a publié des photos du lancement, à Bogota, le 6 juin dernier, d’un mouvement qui se fait appeler Alliance Nationaliste pour la Liberté. Saleh assistait à cet événement ainsi que Pablo Victoria Wilches  , dirigeant conservateur, et   une des figures visibles du mouvement néonazi Tercera Fuerza. Dans le manifeste de l’Alliance ont peut lire qu’ils sont « Antisionistes, Anticapitalistes et Anticommunistes… et en plus on peut lire sur leur compte Facebook, qu’ils se sentent personnellement visé par le « No Pasaran » lancé par le maire Gustavo Petro contre le fascisme et qu’il constitue un défi les concernant. Ils présentent également des activités de plein air au cours desquelles sont menées des formations politiques et paramilitaires.

 

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Depuis que la crise actuelle a commencé au Venezuela, il y a une semaine, l’activisme colombien contre le gouvernement de Nicolas Maduro s’est renforcé, une de ces manifestations fut la permanence d’un groupe de colombiens face à l’Ambassade e Venezuela à Bogota, parmi lequel se trouvait Rodrigo Obregon, activiste de la droite et pro militarisation. La nuit du 18 février ce groupe a compté avec la participation d’autres personnes. Une d’elles était l’actuel candidat à la chambre des représentants de Bogota, José James Uscátegui, fils du général Jaime Humberto Uscátegui condamné pour sa responsabilité dans le massacre de Mapiripán.

 

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Le jour suivant cette permanence le candidat Uscatégui a accueilli à l’aéroport El Dorado, de Bogota, Laurent Saleh, qui venait dans ce  pays avec pour mission de chercher des appuis internationaux pour l’opposition vénézuélienne. La réunion entre les deux jeunes leaders a été immortalisée par des photographies et des vidéos. Cependant ce qui n’a pas été gravé, c’est le résultat de la réunion entre Uscatégui et Saleh, mais on peut tenir compte de ce qu’a publié le vénézuélien sur son compte Tweeter, il y affirme que sa réunion avec le candidat à la Chambre avait pour but de rallier l’appui de militaires colombiens qui veulent en finir avec le mandat chaviste dans le pays voisin.

 

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Au milieu de la tension politique au Venezuela,   et des accusations réciproques d’avoir des intérêts cachés que se lancent l’opposition et le gouvernement, il est évident que la proximité de ce leader des jeunes vénézuéliens avec les membres de la droite colombienne semble être un détail qui alimente encore d’avantage les versions données par le gouvernement de Maduro,  concernant le fait que les mains de politiques Colombiens, applaudissent les manifestations contre son gouvernement (c’est peu dire NdT).

 

Traduction Anne Wolff

Escrito por Por: Confidencial Colombia   

 

http://anncol.eu

Via
Descubriendo verdades


Au sujet du néonazisme en Amérique Latine :

 

Néonazisme à la sauce Mexicaine

 

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 17:24

Ceci est une reprise, mais quand je vois les montruosités que certaines personnes même bien intentionnées peuvent sortir au sujet de Chavez et de la révolution bolivarienne, je pense que rien n'est mieux que de donner la parole au Maestro -) en personne.

 

 

 

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Nous les militaires ne sommes pas là pour imposer des politiques de misère”

Première entrevue au Chili du commandant Chavez

 Le Comandant Chavez séjournait à l’hôtel Panamericanno de Santiago en octobre 1994. Le leader du soulèvement militaire de février 1992 avait passé deux années en prison. Au Chili aucun parti politique ne désira dialoguer avec lui et « Punto final » fut l’unique média à le rencontrer. 

Libéré de la prison ou il avait été enfermé pour avoir pris la tête du soulèvement militaire contre le gouvernement de Carlos Andrès Pérez, Hugo Chavez visita en 1994 quelques pays latino-américains, parmi eux le Chili. Sa visite passa pratiquement inaperçue (pour cette raison elle fut qualifiée ironiquement de “secrète”). En tout, l’ex commandant pu avoir une réunion avec un groupe de dirigeants, militants et sympathisants de Gauche, mené par l’historien Luis Vitale et le professeur Pedro Godoy. Punto Final fut l’unique média à avoir en cette occasion une entrevue avec Chavez.

Nous republions cette entrevue (PF 327) réalisée par Hernan Soto. Elle montre l’origine de beaucoup de choses et la capacité prédictive du leader vénézuélien, qui se projettera à l’échelle latino-américaine et même mondiale. Les plans qu’ébauchent Chavez vont être strictement accomplis. Sa pensée aussi va s’élargir et s’approfondir conduisant jusqu’à un nouveau socialisme sans perdre ses racines.

MOUVEMENT BOLIVARIEN

Comment le mouvement bolivarien organisé par des militaires prétend-il se convertir en instance de changement démocratique au Venezuela ?

« Son origine est dans le mouvement de jeunes officiers qui surgit lors du Bicentenaire de Simon Bolivar, confronté à la profonde crise économique mise en évidence par le dit « vendredi noir » de février 1983, alors que le pays se trouvait dans abyssale crise de devises, avec son économie virtuellement pillée.

On percevait également une profonde crise morale qui touchait jusqu’au haut commandement, alliés à des gouvernements corrompus et des intérêts antinationaux. Nous vîmes que se corrompait le “être militaire” que définit Bolivar dans son ultime proclamation de Santa Marta  les militaires doivent empoigner leur épée en défense des garanties sociales.

Le mouvement a grandi dans toutes les branches des forces armées comme un courant rafraîchissant qui finalement devint public. Il fit l’objet de différents arrestations et enquêtes qui ne menèrent à rien parce que l’activité bolivarienne n’était pas conspirative. Vint ensuite le « carasco » de février 1989, Carlos Andrès Perez avait triomphé en promettant un progrès politique et social, mais à peine arriva-t-il au pouvoir, il a voulu appliquer une politique d’ajustements récessif, de shock dans le styles des Chicagos boys, en commençant par une hausse du prix de l’essence.

Le pays a implosé. Pérez a ordonné que les troupes sortent “tuer des gens” (“a matar gente” NdT), ceci fut l’ordre textuel, pour effrayer le peuple. Il y eut plus de 5 OOO morts dans les rues de Caracas et dans les villes principales. Les Bolivariens, nous perdîmes un de nos meilleurs hommes, le commandant Felipe Acosta Canales. Nous avons de gros soupçons quant au fait que le gouvernement commanda son assassinat en profitant de la confusion. Obliger les forces armées à réprimer leur propre peuple signifie un massacre féroce. Hommes, femmes, enfants détruit par les balles, les cabanes dans les collines aplaties à coup de canon. Heureusement j’étais au lit, malade. Après la tragédie nous nous réunîmes, en mars et prîmes la décision. Nous nous dîmes : « ce mouvement va faire tomber Carlos Andres Pérez »

Une autre sorte de militaires

Quelle est l’influence de la doctrine de la Sécurité Nationale chez les militaires Vénézuéliens ?

“Elle perd de l’influence depuis 1970. Dans les sommets de la hiérarchie, il y a encore des études autour de ce modèle de sécurité qui s’appliqua spécialement dans le Cône Sud favorisé par l’Ecole des Amériques et le Pentagone. Nous autres nous nous sommes écartés de cette doctrine. Les militaires nous avons commencé à nous regarder nous-même. Nous nous sommes éloignés des schémas importés, imposés par l’Amérique du Nord. Les militaires vénézuéliens sont en majorité issus du peuple. Je suis un paysan. Presque toute ma génération de militaires vient des barrios (quartiers pauvres. NdT) ou de la campagne. Nous avons commencé à nous poser des questions. Des éléments historiques importants nous ont influencés. Par exemple, le coup d’état contre Allende. Il nous a profondément marqués. Nous nous dîmes : on parle de démocratie, mais quand il y a un gouvernement qui ne convient pas aux militaires ou un secteur minoritaire, ils le font tomber. Ce rôle de gendarmes ou « gorille » au service de gouvernements autoritaires commençait à nous devenir intolérable (…) Tout cela (l’expérience du gouvernement de Velasco Alvadaro au Pérou et de Omar Torrijos au Panama) fut pour moi une grande attraction dans la recherche de ce que nous cherchons encore : une nouvelle sorte de militaires pour l’Amérique Latine. Un militaire du peuple, un militaire dédié à son peuple et non un militaire pour réprimer et imposer des politiques de misère. »


Des militaires soumis aux règles démocratiques ?

“Evidemment. A elles et subordonné à l’Etat de droit. Nous décidâmes de nous insurger après le “carasco” et nous commençâmes le travail de la conspiration. Nous avions déjà une décennie de travail idéologique. Ce ne fut pas un mouvement conjoncturel. Nous avions des semences semées de toutes parts. Pas même moi je ne pensais que la rébellion prendrait une telle ampleur, malgré les manques de coordination qui la firent se fracasser Cela ne se limita pas à Caracas et Maracay, mais aussi dans des villes comme Valencia ou Maracaibo. »

FONDEMENTS POLITIQUES

Que se passe-t-il aujourd’hui avec le Mouvement Bolivarien ¿

“Le Mouvement Bolivarien 200, je crois qu’il a fait vibrer le peuple à l’unisson. Rafael Caldera est à présent président parce qu’il fut le seul capable de dire, quand on combattait encore dans les barrios, qu’un peuple qui a faim ne défend pas la démocratie et qu’il fallait analyser à fond les causes du soulèvement (du Carasco. PF). Le mouvement bolivarien a alors subit une transformation, il se convertit en un mouvement politique et le peuple nous appuie (…). Après le 4 février de 1992 (date du soulèvement contre Carlos Andrés Peréz) les sondages nous donnaient 90% de soutien contre 1% pour Perez. Un soutien qui était plus émotionnel que réel. A présent il s’établit entre 50% et 60%. Et il est très fort parmi les jeunes officiers qui nous appuient à 80%, selon un sondage mené par la direction du Renseignement Militaire. Ce qui effraye le gouvernement.


Vous êtes critiqué par différents secteurs…

« Ils nous ont dit de tout ; que je suis communiste, ce qui n’est pas la vérité, mais je ne suis pas non plus anticommuniste. Je suis allé en Colombie et j’ai rencontré le Ministre de l’Intérieur. J’ai été dans les universités et j’ai rencontré des dirigeants de Gauche, j’ai donné à connaître mes opinions et j’ai écouté celle de mes interlocuteurs. Bien, la Direction du Renseignement rapporta que j’avais offert 4 000 hommes à la guérilla colombienne. Ils disent également que je suis allié aux narcotrafiquants.

Quel est le programme du mouvement ?

“Dans un travail que j’ai écrit en prison, j’ai signalé les trois directions de cette étape de transition : idéologique, pragmatique et organique. Et quant au premier, il est vrai que sans idéologie il n’y a pas de projet de nation. Nous nous refusons à importer de l’idéologie et avons recours à la pensée bolivarienne qui pour nous est symbolique d’une action qui mobilise des anciens aux enfants… »

Mais concrètement…

“Dans le programme national Simon Bolivar nous parlons d’un modèle économique alternatif, d’une économie souveraine que réalise le rôle de l’Etat dans les entreprises de bases et dans les services sociaux, tel que la santé qui est une responsabilité inéludable de l’Etat d’offrir un service national. Dans cette économie souveraine, le secteur privé tient de larges champs d’action. Mais il ne doit pas assumer entièrement le contrôle nous ne devons pas tomber dans l’exagération du marché. Un modèle d’économie mixte, qui est en plus est fortement marqué par les coopératives, avec des modèles coopératifs de cogestion et d’autres formes nouvelles parce que nous devons rassembler le tout en un ensemble cohérent.

En politique nous pensons qu’une Assemblée Constituante est nécessaire qui, entre autre chose, additionne aux trois pouvoirs classiques un pouvoir moral et un pouvoir électoral. Pour nous autres Vénézuéliens, ce ne sera pas vraiment nouveau, puisque Simon Bolivar installa en Angostura, en 1819, et en Bolivie, le pouvoir électoral. Le pouvoir moral unifiera les instances de contrôle, comme un pouvoir élu par le peuple et non comme cela se passe à présent où les pouvoirs de contrôle sont nommés par le pouvoir à travers le Congrès, ce qui équivaut à dire par les grosses têtes » – le sommet de la hiérarchie - qui tient le pays amarré. Ils nomment également le Conseil Suprême Electoral, ce qui explique qu’au cours des dernières années ils durent répéter dix élections de gouverneurs pour fraudes dont on ne trouve jamais les responsables. Nous proposons un pouvoir électoral élu par le peuple, permanent, indépendant de tous les autres pouvoirs, qui contrôle la rectitude des processus électoraux et qui peut convoquer un référendum lorsque les autorités élues s’éloignent de la volonté de la majorité ».

CONJONCTURE ELECTORALE

Si vous n’obtenez pas l’Assemblée Constituante, vous présenterez-vous aux prochaines élections ?

« Non, aux prochaines nous n’irons pas. C’est une décision pratiquement prise. Elles auront lieu d’ici un an et deux mois, : elles sont trop proches (…) Mais oui nous nous présenterons aux élections de 98. S’éliront le Président et aussi des gouverneurs, maires, et conseillers pour trois ans »

Mais parler de 98 cela semble trop loin et aussi tellement improbable.. 

« C’est vrai. Au Venezuela tout peut arriver.  Il y a beaucoup d’effervescences. Nous avons demandé au Président Caldera qu’il convoque une Assemblée Constituante. Selon le dernier sondage – de Mercoanalisis – 82% des gens nous appuient. Mais le président a mésestimé notre pétition. “Ce serait une illusion », a-t-il dit, mais nous insisterons jusqu’à le sensibiliser. Si nous ne l’obtenons pas, si se maintient l’équilibre instable, nous nous présenterons aux élections.


Comment envisagez-vous les grands thèmes de l’intégration et la relation avec les Etats-Unis ¿

“Quant au second point,  doivent être des relations de respect mutuel. Nous n’avons pas l’intention d’envahir les Etats-Unis mais nous n’accepterons pas non plus d’être envahis par les Etats-Unis. Les pays d’Amérique Latine doivent peser leur propre poids et chercher des chemins d’intégration. Le problème de la dette externe exige, par exemple, une action commune. Si le Venezuela déclare un moratoire sur l’impayable dette externe- plus de 32 mille millions de dollars – ils nous écraserons. Mais il n’en sera pas ainsi si nous agissons tous conjointement. Nos relations avec les EU doivent être envisagés avec réalisme mais debout, avec une arrogante souveraineté et avec les bras tendus à l’Amérique Latine.

APPUI A CUBA

Et en qui concerne Cuba ?

“Cuba est une partie de l’Amérique latine. Elle est dans une situation fort difficile dont nous espérons que son peuple et son gouvernement sont capables de la surmonter. Cuba est pour nous un bastion de dignité. Là on est debout. En marge des différences idéologiques nous leur tendons la main”. 

Le Programme du mouvement, quel délai envisagez-vous pour sa réalisation ?

« Il s’agit pour nous d’une entreprise de longue durée, on pourrait dire 20 ans. Le général Omar Torrijos disait : avançons, fusse d’un millimètre, mais sachons bien vers où nous cheminons.

Quels sont les principaux adversaires du mouvement Simon Bolivar ¿

« La hiérarchie militaire qui  représente cette forme prussienne et arbitraire du monde militaire est l’un d’entre eux, et à des plans – nous en sommes convaincus - pour nous liquider. Egalement la police politique, la Disip. Nous avons des adversaires dans les grands intérêts qui savent que nous allons les combattre. Nous allons nous entendre avec ce que l’on appelle la « bourgeoisie nationale » mais pas avec les corrompus qui ont manipulé l’Etat et son truquage. Nous avons également des ennemis dans la hiérarchie politique, dans les structures rances de Action Démocratique et Copei (…) ».

Comment fonctionne le mouvement ? De manière verticale, militaire, hiérarchique ou démocratique ? 

« Nous pensons que la force vient d’en-bas, depuis les « catacombes sociales » et nous voulons donner au mouvement la tendance la plus horizontale possible. Nous avons des assemblée de mille et quelques personnes et nous tentons de parvenir à des formes de démocraties directes (…) »

Vous semblez mener une campagne à toute vapeur comme si vous aviez à gouverner demain.

« Oui, c’est vrai. Nous ne pouvons nous assoir et nous reposer. C’est un combat plus qu’une campagne. Le 1er novembre - et cela est une prémisse - nous commencerons à parcourir le Venezuela durant 54 mois. Nous irons de toutes parts pour faire connaître nos idées et aussi écouter et apprendre.  Je pense que nous ne pouvons pas échouer. C’est un autre siècle, un changement de millénaire dans lequel nous devrons agir. Nous avons dessiné le cercle, la spirale et l’ouragan bolivarien comme étape du mouvement en développement que nous mettons en pratique. Ce sont des temps favorables pour l’espoir, malgré l’angoisse qui est la situation aujourd’hui. »

(re) publié par Punto Final,édition N°776,8 mars 2013

 

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Source : La primera entrevista en Chile del Comandante Chávez 

Traduction Anne Wolff

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:54

 

esp

 

L’avancée de l’extrême-droite en Europe/ Oscar Laborde

 

Un fantôme parcourt l’Europe, c’est celui de l’extrême-droite, qui gagne toujours plus d’influence dans la majorité des pays et spécialement parmi la jeunesse des quartiers populaires européens. 

L’extrême-droite, fasciste ou néonazie, chauviniste, avec un haut taux de nationalisme, méprisant tout qui est différent, et hostile à l’intégrisme européen, commence à s’étendre dans tous les pays, comme une force politique telle qu’elle fait partie de quelques gouvernements, conditionnant les politiques et provoque la chute d’autres alors que  le discours de la démocratie libérale et parlementaire est inefficace et caduque. 

C’est ainsi que son influence augmente dans les groupes de jeunes, désoccupés et de classe moyenne, dénonçant les immigrants sous prétexte que les étrangers occupent les postes de travail des nationaux. Un de ses axes communs est qu’ « ils viennent surimposer leur culture à la nôtre » et l’autre est celui du nationalisme, entendu comme un système de valeur menacé par l’arrivée des étrangers.

A présent de nombreux hollandais votent pour le Parti de la Liberté (PVV), de Geert Wilders qui tient un langage anti-immigration, identitaire et de phobie de l’U.E., les trois piliers idéologiques des courants extrêmes qui souhaitent faire front commun en vue des élections européennes. Cet axe, est impulsé par Marine Le Pen jointe au PVV hollandais, au FPO autrichien, au Vlaams Belang belge (flamand NdT) et les démocrates de Suède. « Nous sentons que cette fois, c’est différent, que nous avons des positions très proches et que le climat nous est favorable », s’enthousiasme le belge Claeys.

De son côté, le Hollandais a rendu visite à ses collègues en France, et en Belgique, en Suède et Autriche afin de les sonder au sujet d’une potentielle coalition, de même que Le Pen travaille a concrétiser cette croisade singulière contre l’U.E. Ils aspirent à ce que de nombreux partis d’extrême-droite les rejoignent, à mesure que se rapproche l’échéance électorale avec pour objectif de former un groupe parlementaire qui renforce leur pouvoir.

Ces jours derniers d’autres données sont venues s’ajouter. L’une d’elle est le referendum qui a eu lieu en Suisse, dans lequel a gagné la proposition de mettre des quotas à l’entrée d’immigrants. D’autre part un tiers des français « adhère aux idées du Front National et presque la moitié du pays (46%) considère que Marine Le Pen, leader de ce parti xénophobe et raciste « représente une droite patriote respectueuse des valeurs traditionnelles ». De même qu’en Espagne, des secteurs entiers du PP avec un nombre considérable d’affiliés mécontents de Rajoy s’apprêtent à opérer une scission vers l’extrême-droite.

Cette histoire se répète dans toute l’Europe. Les paysages changent, mais les postures idéologiques sont les mêmes des campagnes flamandes aux vallées suisses ou aux quartiers périphériques de Finlande, comme dans l’Est de l’Europe, où la plus grande avancée de l’extrême-droite se rencontre en Roumanie où le Partidul Romania et le Partidul Alianta National, que dirige Cornelio Vadim Tudor, représente 21% de l’électorat, ce qui en fait la deuxième force politique de Roumanie.

Et un des exemples les plus significatifs, quoiqu’on en pense, est que ni l’arrestation des ses principaux leaders ni les nombreuses preuves réunies contre eux ne paraissent affecter le parti Aube Dorée (AD), que les intentions de vote consolide comme troisième option politique face à d’hypothétique élection, avec 10% d’intentions de vote.

En plus des chiffres, il y a des exemples qui sont inhumains, et qui sont emblématiques, comme la jeune Leonarda Dibrani, une élève Kosovar de 15 ans, d’ethnie rom qui fut arrêtée lors d’une excursion en avec ces condisciples et déportée. De même que ses parents, auxquels il manquait seulement deux mois pour obtenir la nationalisation. En octobre de l’année passée, un bateau qui transportaient des centaines d’immigrants africains en Europe pris feu et coula face à la frontière italienne de Lampedusa, ce qui entraîna la mort de 133 personnes.

Quand nous comparons cette réalité du “Premier Monde” qui autrefois était progressiste et d’avant-garde en ce qui concerne les droits sociaux, cette Europe qui s’est distinguée par ses luttes et acquis syndicaux, celle qui ouvrit solidairement les bras aux latino-américains qui fuyaient les dictatures génocidaires, avec celle actuelle,  nous voyons qu’elle  vit à présent un des moments les plus décadent de son histoire, produit par l’avarice du pouvoir financier mondial, qui, on le voit n’a pas de limites.

Il est douloureux de penser que cela est l’avenir et qu’il n’y a pas d’alternative depuis la gauche d’Europe qui est vieillie et sans représentativité, alors que la social-démocratie pour ne pas perdre de vote abandonne ses principes. Le résultat final est qu’ils perdront les votes, les principes et qu’ils sont en train de perdre les gouvernements. Mais nous sommes certains que surgira une alternative populaire qui propagera une alternative politique et idéologique qui conquerra les grandes majorités, pour pouvoir surmonter non seulement cette crise, mais aussi la décadence de la société.

 


* Dirigente del Frente Tansversal. Pte. del Centro de Estudios del Sur.

Osacar Laborde est directeur de Frente Transval, Président du Centre d’Etudes du Sud. Il appartient à la branche communiste du Front pour la Victoire Argentin et coordonne les mouvements sociaux d’Argentine et de Mercosur.

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol

PAGINA12 

OSCAR LABORDE / El avance de la ultraderecha en Europa | CONTRAINJERENCIA

 


J’ai traduit ce texte, j’aurais pu en traduire nombre d’autres, qui ont en commun de tirer la sonnette d’alarme depuis l’Amérique Latine face à la montée de l’extrême-droite en Europe. A partir de mes propres recherches, je sais que la situation est encore bien plus dramatique et inquiétante que celle qui est décrite ici. La Pologne qui est en pleine gangrène a réuni 100 000 nationalistes européens « confisquant » la fête nationale à l’automne dernier. On a pu y observer ce phénomène qui se répand dangereusement (j’ai des exemples pour la Suède, la Tchéquie et la Slovaquie, cela commence en Espagne…) des groupes d’extrême-droite « nettoient" des centres sociaux des sièges d’association de gauche ou des banlieues, à coup de barres de fer, de tessons de bouteilles, alors que la police est opportunément absente, détourne pudiquement les yeux ou se félicite de cette collaboration – Suède, les Vigilants lors des émeutes des banlieues.

Minimiser le danger de cette montée d’extrême-droite aujourd’hui est « criminel par anticipation », des observateurs des pays de l’Est mettent en évidence une structuration nouvelle, qui ressemble fort à ce que nous pouvons observer au Venezuela en ce moment, une partie du mouvement se professionnalise, autrement leurs membres s’entraînent à des formations paramilitaire, une autre consiste en bande plus ou moins incontrôlées qui fichent le chaos, et sont composées de délinquants, une autre branche est une instrumentalisation des mécontentements locaux, en Europe cette branche est populaire et fondamentalement petite bourgeoise, en Amérique Latine où un courant néo-nazis se développe dangereusement depuis une dizaine d’année, cette assise « populaire » se trouve dans les catégories de l’oligarchie frustrée de privilège par la montée des gouvernements progressistes. Des adolescents de la Media Luna de Bolivie, par exemple, de la bourgeoisie huppée blanche, y trouvent un exutoire pour l’angoisse identitaire ontologique suprémaciste que génère chez cette jeunesse le fait d’avoir pour président un indigène. Et beaucoup, beaucoup de etc…

Un autre angle d’attaque pour étudier l’importance de ce courant est historique et se fonde dans les accords et affinités, solidarités qui ont existé d'emblé, dès les premiers jours entre le nazisme d’Hitler, le fascisme de Mussolini et le Franquisme qui n’ont pu accéder au pouvoir que grâce à une aide substantielle de corporations multinationales US mais aussi de leur alliées européens, les mêmes qui ont permis à la fin de la seconde guerre mondiale non seulement un essaimage international du nazisme qui aujourd’hui prend l’allure de métastases d’un cancer qui se généralise, mais parmi ses métastases on constate que la réintégration des nazis et de collaborateurs s’est effectuée très rapidement, dès que les projecteurs du théâtre de Nuremberg se sont éteints, partout en Europe dans le monde politique, industriel, dans les forces de polices, l’armée et à travers des services de sécurités privés. On détecte aussi les composante d’une internationale d’extrême-droite qui en réunit aussi bien les dirigeants, comme Uribe, Aznar et compagnie, mais aussi des camps de jeunesses internationaux auxquels participent des jeunes européens, latino-américains et d'autres qui tissent entre eux des liens forts et opérationnels. . Et très certainement d'autres, puisque ce mouvement se développe en Asie, et le nazi-chic en est une manifestation qui mériterait une étude rigoureuse, en ce sens où produisant jusqu'à ses peluches pour bébés à l'effigie d'Hiltler il est la manifestation la plus avancée d'un courant mondial qui introduit Hitler dans les inconscients collectifs de la jeunesse, et nenazisme comme seul courant suceptible de sauver à la fois les libertés individuelles et l'économie, ca qui est aussi sont argument de vente aussi au Mexique, se doublant en l'occurence de ce qui pourtout esprit averti est fortement contradictoire, la nécessité d'une militarisation de la société pour atteindre ce résultat paradisiaque !

Je n’ai qu’un faible aperçu de ce panorama – la faute à ces stupides journées qui ne comptent que 24 heures -) – mais c’est plus qu’il n’en faut pour que je tire moi aussi la sonnette d’alarme et sonne la cloche d’un danger imminent. Dans les pays d’Amérique Latine de nombreux chercheurs font un travail de décryptage d’autant plus précieux que comme font remarquer certains, l’Europe du « politiquement correct » et de la chasse aux conspis ne se donne plus les moyens conceptuels d’étudier le phénomène ni dans sa nature, ni dans sa profondeur, ni dans son étendue. Je ne peux que confirmer, sans l’aide de ces chercheurs, sans l’apport constant d’une conscience populaire en éveil et vigilante, qui en Amérique Latine nourrit en permanence le dossier à charge de l’extrême-droite documentant tant ses structures que ses manifestations, j’en serais encore – comme beaucoup – à flotter dans les limbes d’un confusionnisme timoré – volontairement induit par les « aspirant maîtres du monde qui ratissent large grâce à une cybernétique très efficace, qui  va jusqu'à réduire les aspects de la liberté d'expression qui permettraient une dénonciation claire et fondée du fascisme.... sous prétexte d’antifascisme… si, si…

Le Venezuela est en train de nous donner une réponse essentielle, fondamentale, nous ramenant aux racines de la philosophie, alors qu’Empédocle déterminait comme moteur fondamental de l’évolution la dualité amour/haine. Ce n’est pas que cela, mais c’est très clairement aussi cela, tout aussi clairement que Deleuze dans les années 70 énonçait les fondement d’un néofascisme à venir, un microfascisme opérant actuellement :

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […]. Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

 


 

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Published by Anne Wolff - dans Métastases du nazisme
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 12:11

 

 

A Merida, le pouvoir populaire, les collectifs révolutionnaires, les institutions et les Forces Armées sortent pour récupérer la “Ciudad de Los Caballeros”

Un reportage du collectif populaire : Reporters Communautaires de Merida

http://www.aporrea.org/imagenes/2014/02/cuadrillas_de_limpieza.jpg

 

 

Les équipes populaires de nettoyage récupèrent les espaces de Guarimba

Crédit: Reporteros comunitarios de Mérida


Il y a eu hier une immense participation du peuple à la journée de nettoyage des dégâts causés par les « petits maîtres » (sifrinos) de l’opposition.

Il est 16 heures. Au point de départ, l’emblématique Place de toros Ramon Eduardo Sandia, la brise fraîche caractéristique de cette époque de l’année souffle avec force sur les visages des hommes et des femmes andins habitués à des tâches plus rudes encore, mais aujourd’hui tous forment un chœur, une seule voix de lutte, de travail ; libérer la ville de Mérida des ghettos installé – en guise de protestation – pour bloquer le passage et éviter que les habitants aient accès aux commerces, supermarchés et autres services basiques. Le calendrier nous dit que ces barricades ont accomplis leurs fonctions terroristes pendant près de deux semaines installés par des manifestants qui au nom de la liberté et d’un supposé « manque de démocratie » interrompent et réduisent les droits humains de la majorité des habitants de Merida. (1)

 



http://www.aporrea.org/imagenes/2014/02/cuadrillas_de_limpieza2.jpg

Equipes de nettoyage en pleine action, près de mille personnes sont présentes,

Depuis le pouvoir populaire, les collectifs révolutionnaires, des étudiants, des fonctionnaires, sous la protections d’un grand contingent d’effectifs de la Garde Civile Bolivarienne sous le commandement du Vice Amiral Gustavo Adolfo Colmenares Flores (Commandant de la Zone Opérative de Défense Intégrale ZODI-Mérida) et la Police de Merida respectivement sous le commandement du Général de Brigade (GN) Gustavo Saluzzo Ramírez (directeur de l’Institut Autonome de Police de l’État de Mérida) renforcé par le corps de Pompiers de l’Etat de Mérida et l’Institut de la protection Civile et de l’Administration des Désastres de l’Etat de Merida INPRADEM, tous disposés à répondre à l’appel lancé par le Gouverneur de l’Etat de Mérida, Alexis Ramirez. L’objectif était de récupérer les zones dévastées et de rouvrir le passage au transit des véhicules, bloqués par des faits récents de violence vandalisante, sans aucun sens ni orienttion politique. Leur action répondant à l’appel à la lutte pour une « sortie » de l’ex leader de Volonté Populaire Leopoldo López à présent sous les verrous au Centre de Détention Militaire de Ramo Verde, Los Teques (Miranda). (2)

 

 

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Les énormes tubes que l’ont peut voir sur la photo ont nécessité la mise en œuvre d’une importante logistique de la part des bandes de droite


 

Nous présentons des images de RCM qui se réfère au processus de nettoyage réalisé à 70% dans l’avenue de Las Americas, lequel fut accompli en un temps record. Les objectifs ne purent être atteints dans leur totalité à cause de secteurs de l’extrême-droite d’opposants au gouvernement légitime de Nicolas Maduro - des urbanisations de Santa Barbara et Humbolt - qui se replièrent derrière leurs énormes barricades de fer et de constructions en décombres balancées en travers de la route pour éviter le passages des équipes de nettoyage.

 

 

 

 

 

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Les « rebelles » ont détruit les abris bus

 

 

 

 

 

 

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Les jeunes opposants de la classe moyenne et de l’oligarchie contemplent d’un œil mauvais le peuple venu nettoyer leurs dégâts

 

 

 

 

 

 

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La garde nationale Bolivarienne protège le peuple qui nettoie sa ville des résidus des guarimbas destructrices.

 

 

 

Traduction Anne Wolff, source en espagnol Mérida: Poder popular, colectivos revolucionarios, instituciones y Fuerza Armada salen por la recuperación de la "Ciudad de Los Caballeros”

Notes de Traduction :

 

1 .Les barrages installés par les petits maîtres évoquent la triste réalité du retours des ghettos en Amérique Latine, au Honduras un système d’enfermement dans les quartiers – opération quartiers sûrs - a été mis en place, sur les routes les barrages policiers incarnent la réalité d’un état de siège permanent. Rien de plus éclairant pour comprendre qui sont les rebelles du Venezuela et ce que deviendrait le pays sous leur direction que de se référer à la situation du Honduras, un pays entièrement militarisé, cédé chaque jour plus largement aux investisseurs étrangers, alors que le peuple plongé dans une toujours plus noire misère - sous payé, sans travail, sans éducation, ni service de santé et dans le viol permanent de ses droits humains, jusqu'à celui le plus fondamental le droit à la vie - est pris entre le feu des répresseurs officiels et la violence des bandes de délinquants, pendant que les transnationales   dépècent littéralement le pays.

 

 

2. A cause des Milices fascistes de « petits maîtres » en goguette (guarimba) de l’opposition oligarchique dont chacun des actes exprime l’impérieux désir de brimer ce peuple trop digne, un jeune gars est mort, décapité par leur guaya, ce sont les barrages de fils de fer barbelé galvanisés que – à l’instigation de leurs conseillers militaires – ces « rebelles » tendent en travers des rues pour empêcher le libre passage du peuple. Un jeune magasinier rentrait chez lui après une journée de travail, il n’a pas vu la guaya, il est mort. Ces jeunes ne savent même pas pourquoi ils sont là sinon pour « répondre à l’appel de Léopold » et « en finir avec ce gouvernement dictatorial qui nous affame ». Quand on les interroge, ils n’ont aucune revendication politique, aucun programme, si ce n’est de fiche le plus grand bordel possible et de semer la terreur parmi la population pendant que les « experts » paramilitaires colombiens s’attaquent eux aux centrales énergétiques et autres points névralgiques, et que les membres de bandes de délinquants payés pour cela mènent des actions de violence. Un autre jeune homme est mort, en voulant traverser un de ces barrages, il s’est heurté à un fou qui lui a planté un couteau dans le ventre. Une dame qui était sur la moto d’un de ses fils est morte, quand le pneu a éclaté sur un de ces dispositifs clouté que les « rebelles » dispersent sur le sol des rues et des routes.

 

 

Ils ne sont pas bien nombreux mais commettent d’innombrables dégâts, leur forces organisées sont les paramilitaires, ceux qui ont été entraînés à Miami au bons soins de Leopoldo López, mais aussi 20 000 des 46 OOO paramilitaires colombiens démobilisés des milices d’Uribe dont une partie a déjà été infiltrés et les autres attendent à la frontière, àTachira, et les bandes de délinquants payés pour mettre leur talents destructeurs au service de la « rébellion ». Certains ont même été « importés » pour l’occasion d’autres pays.

 

 

Une seule chose est à comprendre qui explique tout le reste, ce qui gène les rebelles dans le Pouvoir Populaire du Gouvernement du Venezuela, c’est bien ce que représente concrètement ce mot POPULAIRE qu’ils espèrent pouvoir rayer en renvoyant à la place d’infra-humains qu’ils n’auraient jamais du quitter à leurs yeux, ceux qui l’incarnent et le font exister, au quotidien !


Anne W.

 

 

 

 

 

 

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Et le gouverneure l’état, , Alexis Ramirez, d a participé à cette journée… du côté du peuple !

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 19:15

   Mujeres Chavistas por la Paz ocupa desde la mañana la Plaza Morelos para marchar hacia el norte en respaldo del gobierno del presidente Nicolás Maduro.

 

 

 

Beaucoup de gens manifestent ces jours-ci leur soutien à la constitutionnalité du Venezuela, le rejet des agitateurs et des agités, et leur soutien au gouvernement qui les représentent alors que par l’intermédiaire de cette ordure _ désolée mais il faut le dire, - de Kerry, des gens comme lui sont une insulte à la face de l’humanité incarnée ici par ces femmes qui sont un groupe parmi des centaines d’autres qui se sont mobilisés cette semaine au Venezuela.

Regardez les, leur visages ne parlent pas d’une dictature qu’ils faut détruire pour le bien du peuple, mais de femmes que nous devons tous protéger aujourd’hui en empêchant les griffes de l’Empire de déchiqueter le peuple debout et libre du Venezuela.

Regardez-les, ce sont des humaines, comme vous, comme moi qui sont menacées et leurs enfants et la vie par des êtres déshumanisés sans cœur sans âmes à qui la convoitise tient lieu d’amour, et qui n’aime les peuples que courbés sous le joug de la machine à profit, leur profit, soumis, productifs, infra humanisés, mécannisés. Ils préfèrent aux humains les machines qui ne se révoltent pas, qu'ils dominent.

C’est cela le miracle de Chávez avoir catalysé l’accès à la dignité, à la joie, d’un continent à genou sous le joug jamais soulevé des colonisateurs. Et c’est cela qui est insupportable à ceux pour qui notre bonheur se traduit par une perte de pouvoir, une perte de possession, une perte de bénéfice.  Ce sont des voleurs, et des accapareurs, des destructeurs de la beauté du monde, de toutes ses richesses les plus magnifiques. Repensons la richesse avant qu’il soit trop tard. Le Venezuela est le domino majeur de la liberté du Monde, il est la clé de toutes les richesses d’amour et de liberté, de l’avenir du monde.

 

 

 

 

 

 

Fuente y Fotos/AVN

Mujeres por la Paz y la Vida marchan este sábado contra la violencia (+Fotos) | Correo del Orino

 

C'est contre la liberté de ces femmes que les sifrinos se rebellent. Il leur est insuportable qu'elles soient leurs égales. Ils les préfèrent mortes que debout.

Ils sont méprisables, et ceux qui les manipulent sont haïssables et dangereux.

 


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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 14:32

 

 

 

21 février, Caracas – Le Président Vénézuélien, Nicola Maduro, a déclaré ce vendredi que son Gouvernement était confronté à la “terrible campagne qui cherche à provoquer la violence au Venezuela ».


 

Lors d’une rencontre avec les medias internationaux il a réitérer les dénonciations d’une campagne médiatique contre la Révolution Bolivarienne, « l’idée que des groupes d’étudiants étaient en train d’enflammer le Venezuela et que le pays était au bord de la Guerre Civile ont filtré (…) cela est ce que montrent certains canaux internationaux comme CNN, Telemundo, Univision, Fox News ».


 

Maduro explique que cette violence est la même que celle que les courants de la droite appliquent dans toute la région pour diviser les Gouvernements d’Amérique Latine, et à son avis ils y arrivent. « Le président Juan Manuel Santos (Colombie) le - ex(NdT) - président Sebastián Piñera (Chile) et le président Ricardo Martelli (Panama) se sont laissé mener par la pression du Département d’État des E.U. »


 

“Il y a une campagne mondiale contre le pays, elle est l’accompagnement-prétexte d’une intervention en force dans les affaires internes du Venezuela ». J’alerte le Gouvernement des E.U. « Les planificateurs du Pentagone, qui ont le pouvoir dans ce pays - et je ne me réfère pas à Obama - et se préparent depuis que le président Chavez est tombé malade, croient que le moment est venu ».


“J’appelle au dialogue le Président (Barack) Obama, j’ai désigné le Ministre des Affaires Étrangères Elias Jaua, à vous d’envoyer John Kerry. Acceptez le défi, alors », exhorte le dignitaire Vénézuélien.

 

Il ajoute que la conversation pourra servir à initier un changement, parce que « Obama décide que faire (…) parce que Obama a le pouvoir de décision de changer l’histoire en Amérique Latine et dans les Caraïbe »

 


 

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol

Presidente Maduro: La derecha internacional quiere dividir a América Latina

 


Los niños consentidos se divierten con caña, rumba, piedras y molotov

Opposition étudiante au Vénézuela, s'ils se plaignent de manquer de pain, heureusement ils ont du vin !

 

Gregorio Ignacio José Silva: “Me dejaron en la calle porque soy chavista”

 

 

Et les barbecues ad hoc, le chauffeur du bus, chaviste, après avoir été menacé par des armes à feu, par les vandales, a lui, perdu son gagne pain... une personne parmi d'autre, un travailleur du peuple parmi d'autres, précarisé par des oligarques irrespectueux.. Ouvrez les yeux, c’est le moment de comprendre beaucoup de choses concernant les révolutions de couleurs et autres fantaisie made in USA : les opposants ici sont un bande de sales gosses de riches  (et loin de moi l’idée d’englober tous les gosses de riches dans le même panier) fascistes,  de la pire espèce, qui attendent que les inférieurs passent derrière eux pour faire le ménage et n’ont que faire ni du bien public, ni du bien-être du peuple, …Seul le pouvoir en Soi et leurs privilèges font sens pour eux. D'ailleurs ils n'ont exprimé aucune autre revendication que celle de s'approprier le pouvoir d'Etat.

Après on parlera des imperfections du gouvernement de Maduro – et j’ai beaucoup de questions à poser et de critiques à faire. Mais aujourd’hui de tout le continent sud montent les appels des organisations des petits peuples, y compris de Colombie, de Panama, du Honduras, dont les gouvernements sont sous la coupe des E.U., et c’est le même son de cloche : "Si le gouvernement du Venezuela tombe nous sommes morts", et ce n’est pas une image. Ce ne sont pas des gouvernements (seulement) qui nous appellent aujourd’hui, ce sont des peuples, de belles personnes, courageuses, généreuses (surtout) et qui sont menacées de terreur et de mort !!!

Le Gouvernement du Venezuela est le garant des espaces de liberté grâce auquel sur tout le continent sud, ensemble, un immense mouvement de souveraineté populaire se construit. Un mouvement qui va bien au-delà du pouvoir d'un gouvernement, vers une souveraineté populaire au plein sens du terme, un mouvement qui chaque jour paye son tribu de morts, de blessés, de persécutés aux transnationales qui s’emparent de leur territoire. Et n’auront de cesse que de s’être approprié le dernier morceau, d’avoir exterminé les derniers peuples indigènes, si riches de ressources de savoir ancestraux indispensables pour refroidir la planète et sauver  la vie sur la Terre…

Après eux, ce sera nous ? C'est en bonne voie !

  Non ! Stop au pouvoir destructeur des Corporations dont le Pentagone commande la plus puissante armée, transnationale, une parmi d’autres, privées celles-là.

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 11:22

 

 

Raúl Bracho

Par: Raúl Bracho  21/02/2014


Depuis plusieurs jours, je cherche la sortie du labyrinthe. J’ai étudié tous les manuels, toute la littérature qu’utilise l’opposition pour mener sa mal-nommée « révolution ».

Après l’avoir étudiée en détails et fait des études comparées avec ce qui se passe à Kiev, Ukraine, la première chose que nous devons comprendre est que la méthodologie Sharp des coups d’états doux, est conçue de telle manière, qu’absolument toutes les réponses du gouvernement contre leur « mouvement » ou « révolution », j’insiste tout ou presque tout, sera usé médiatiquement en faveur de leur révolte. 

Que nous envoyions la police nationale pour dégager les rues bloquées et, usions de forme légale des gaz lacrymogènes pour les disperser, immédiatement, face au monde ils nous présentent comme des « répresseurs », comme « violents » et comme assassins. Que nos forces de police se trouvent dans n’importe quelle rue, déjà nous sommes coupables. Une stratégie puissante appuyée depuis l’étranger pour créer l’image dont ils ont besoin pour exiger une intervention. Tout aussi respectueux de la loi que nous soyons, ils nous accusent d’être un « régime terrible et répresseur » et quand ils n’ont pas d’images de violence de la part de notre police, ils ont recours à des photos d’autres pays et d’autres époques, une matrice qui fonctionne, bien… 

Je vous répète que parmi nous un groupe s’est dédié à étudier et réviser de forme audacieuse, en rompant avec tout préjugé, pour chercher leur faiblesses et la manière dont nous pourrions désactiver leur plans macabres.

La guerre à laquelle ces violents jouent est d’usure, nous nous sommes donc demandé : Comment pourrions nous les avoir eux à l’usure ?

Leur guerre utilise la provocation, donc nous nous sommes attachés à penser : « Comment ne tomber dans aucune provocation ? »

Les fondements de leur guerre consistent à utiliser chacune de nos actions pour nous affaiblir, du coup nous nous sommes demandé : comment user leur force pour que ce soit nous qui les affaiblissions

Ils utilisent en permanence leur manuel, nous nous sommes donc demandé ; Pouvons-nous utiliser leur manuel contre eux ?

Quoique nous pensions être devenus fous, je pense que nous sommes arrivés à une excellente proposition. 

Paix et amour ! Comme les hippies des soixante ! Paix et amour ! Comme n’importe quel évangélisateur ! Plus de police, plus de gaz lacrymogène !

Ils s’approprient notre casquette tricolore et les symboles patriotes depuis la campagne de Capriles ? OK, nous allons faire de même, nous allons commencer par leur prendre la couleur blanche, qui est la couleur internationale de la paix  et sans armes, mais la constitution à la main, nous irons rouvrir les rues qu’ils bloquent, nous irons parler avec les personnes qui souffrent dans leur voiture, dans des rues bloquées, et nous leur demanderons de nous aider à exorciser ces violents, tel que  nous l’enseigne les collectif de motorisés, qui nous éclairent à leur courageuse et extraordinaire utilisation de « paix active » pour affronter et annuler l’effet orange. 

Qu’ils soient les seuls à utiliser la violence ! Nous enregistrerons tout avec de la haute technologie, chaque moment, un par un, ainsi les corps de police iront les chercher, un par un, chez eux, pour les empêcher de violer la constitution, mais nous en les arrêterons plus dans la rue. Leur plan de générer des affrontements se convertira en « une grande croisade » pour la Paix et l’Amour, de manière bien théâtrale, vêtus de blanc et avec Chávez dans le cœur.

Vous direz que nous sommes devenus fous, mais regardez, si en plus à ces citoyens qui enfreignent  la loi, quand nous les arrêterons dans leurs foyers, avec la preuve à la main, quand nous leur dicterons des sentences pour atteinte à l’ordre public et dommage au patrimoine national, nous exigerons qu’il payent les dommages qu’ils ont commis aveuglés par la haine, et s’ils n’ont pas de biens à leur nom que nous puissions confisquer, et bien ils devront effectuer des « travaux communautaires » réparant ce qu’eux et leurs groupes violents ont détruit où aller en prison. 

Confisquer les motos est une méthode qui doit se poursuivre. Que feront-ils ? Nous dénoncer face au monde parce que nous les réprimons Parce que nous les affrontons nous avec la police Pourquoi confisquons-nous leur moto à ces fils à Papa ?

Nous les emmènerons sur le terrain du ridicule, nous ferons rire d’eux afin que le monde voie leur niveau de dissociation.

De grandes équipe de presse sociale les interviewerons et enregistrerons chaque jour la manière dont ils s’autodétruisent. 

L’audace et l’imagination qui ont toujours caractérisé le peuple du Venezuela, leur donnera une leçon sur la manière de faire chanceler la révolutionnette de couleur qu’ils souhaitent, je le dis bien : avec du bagou, nous allons les faire chanceler, avec la constitution à la main et en leur parlant de paix et d’amour.

Quelles images donnera au monde le Venezuela ? Nous autres vêtus de blancs, tranquilles, calmant des fous !!! Et les photos de leurs attaques violentes et terroristes contre nos gens, institutions et propriétés publiques, que de toute URGENCE, nos ambassades devront diffuser dans chaque CHAINE DE TELEVISION du monde, pour créer notre réponse médiatique 

ZurkaConducta (programme de VTV) est le moyen d’intervention dans les manifestations avec cette stratégie pour désarmer la violence terroriste.

Internationalement nous devons agir de la même manière, il y a une proposition que quelques unq d’entre nous envoient depuis l’extérieur, je vous la joins en annexe

Monsieur Bracho,

Mes collègues et moi nous avons analysé comment la Révolution pourrait reprendre l’initiative sur la scène internationale. Nous somme arrivés à la conclusion de nous devons effectuer un Coup d’effet international. Ce coup d’effet, être exécuté adéquatement devrait mettre sur la défensive les promoteurs et financiers des actes terroristes qui avec des fins déstabilisatrices conduisent l’opposition au Venezuela. A Savoir :

1.Qu’un groupe nombreux de victimes de la violence et leurs proches intentent une action judiciaire contre les organisateurs et financiers du terrorisme et leurs opérateurs au Venezuela : Alvaro Uribe Vélez, Otto Reich et Robert Alonzo, Henrique Capriles Radonsky, Maria Corina Machado, Antonio Ledesma, Ramón Aveledo et Julio Borges, entre autres.

2. Que le ministère public reçoive la demande documentée avec la grande quantité de preuve de toutes natures que possèdent le gouvernement, les collectifs et les particuliers.

3. Que le ministère public émette un ordre de capture international avec diffusion rouge contre Alvaro Uride Vélez, Otto Reich et Robert Alonzo (cela sera le coup à dimension internationale). Que soit donnée une grande couverture médiatique à l’ordre de capture de ces sujets. Après qu’il ait été émis par le ministère/Interpol, que le président convoque toute la presse nationale et internationale pour annoncer l’ordre de capture émis contre eux. Ainsi l’ordre annoncé face à toute la Presse, les medias internationaux devront rendre publiques les déclarations du Président.

4. Que Ministère Public émette un mandat d’arrêt contre les leaders/opérateurs locaux mentionnés, responsables de la violence. Que cet ordre soit annoncé par la Procureure Générale.

5. Il est indispensable que les deux annonces jouissent d’une grande couverture médiatique, répétitive, pour atteindre les objectifs et l’impact désiré. Il faut saturer les media

6. Que les terroristes et guarimberos prisonniers ainsi que leurs mentors créoles payent les dommages occasionnés à la propriété publique et privée. C’est ce qui se fait ici (EU). Tous ceux qui commettent des actes de vandalisme contre la propriété privée, sont condamnés à payer les dommages occasionnés, que ce soit avec de l’argent ou de manière effective avec la confiscation de leurs propriétés, en plus de la peine de prison qui leur est imposée.

7. Aussi, que celui qui commet des actes de vandalisme contre la propriété publique, que ce soit celle des Contés,  des États ou Fédérale soit considéré comme TERRORISTE et Accusé de TERRORISME et d’attenter à la Sécurité Nationale, crime qui ici (aux EU) se paye très cher, avec des amendes suffisamment élevées pour couvrir le montant des dommages causés plus la confiscation de leur propriétés et des peines qui vont de trente ans de prison à la perpétuité et jusqu’à la peine de mort dans le cas de victimes fatales causées par l’action de l’accusé. Un cas fameux récent fut celui de Thimoty McVeigne et Terry Nichols qui perpétué un attentat contre l’édifice fédéral en Oklahoma tuant quelques personnes, ils furent exécutés pour TERRORISME. Comme vous le voyez, ici on y v pas de main morte avec les « terroristes »

7. La constitution du Venezuela ne prévoit pas de cas similaires, que Nicolas faisant usage de la Loi Habilitante, promulgue une loi qui contient des peines sévères, similaires à celles que nous avons ici (EU) pour châtier les terroristes.

Cordiales Salutations

Ann

Le Venezuela vaincra les violents par la Paix !

Donnons une leçon de Paix, d’amour et de non violence active et révolutionnaire !!!

 


Raùl Bracho est un chroniqueur de la révolution bolivarienne, fidèle à Chavez au plus profond du cœur, il nous éclaire par sa lucidité, nous fait rire avec son grand sens de l’humour et nous donne par son immense humilité des leçon d’humanité au plein sens de ce terme. J’aimerais le traduire plus souvent, le billet par lequel il comparaît l’addiction au papier de toilette - invention récente de l’humanité avec une addiction provoquant des phénomènes de manque et de recherche désespérée que produit la cocaïne dont il parle en connaissance de cause – m’a fait bien rire, pour ceux qui lisent l’espagnol Papel toilete y cocaína

 Traduction Anne Wolff

Source en espagnol

Ustedes pensarán que me volví loco, pero… - Por: Raúl Bracho @hombrenuevo

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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