3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 13:29

Aujourd’hui plus que jamais : « Plus jamais ça, pour personne, nulle part ». Et je sais que cela ressemble de plus en plus au cri d’agonie du monde assassiné, une dernière lutte avant le fascisme intégral.

Elevée par ma grand-mère, dont le père juif berlinois avait été assassiné par les nazis, le « Plus jamais ça » fait partie de mon éducation. Il incluait les morts de la guerre sans exception, de quelque qu’origine, qui sont toujours sacrifiés aux intérêts de puissances qui usent des peuples comme chair à canon. Plus jamais cela, voulait dire aussi plus jamais Hiroshima, ni Dresde, ni aucune des guerres, mise en esclavage qui ont eu lieu depuis…

Plus jamais ça, voulait dire plus de guerre, mais également plus de racisme, envers qui que ce soit.

Cela semblait alors un acquis, qui serait assez fou pour réitérer les destructions de la mort industrialisée de la Seconde Guerre Mondiale ? Pourtant, d’un seul regard sur 69 d’histoire, la guerre ne s’est jamais arrêtée, seul changeaient les champs de bataille, alors que les armements ont continué de perfectionner jusqu’à l’absurde leur pouvoir mortifère massif ou sélectif. 

Pour comprendre cela il nous faut réapprendre l’histoire en fermant les manuels officiels à travers d’autres sources. Apprendre à distinguer ceux qui sont nos ennemis actuels, et qui sont nos amis, nos alliés. Mes ennemis sont ceux qui ont armé Hitler, mes ennemis sont ceux qui après avoir détruit tout ce qu’ils pouvaient de l’Europe avec leur bombardement dans une fin de guerre déjà gagné par les Russes se sont imposés en colonisateurs économiques et culturels de notre Vieille Europe, nos ennemis ceux qui aujourd’hui veulent imposer leur dictature mondiale, et par l’imposition de leurs « Lois du marché » ont substitué aux politiques de nos gouvernements, les  règles de gestions de leur gouvernance économiste mondiale fondée dans la mise en concurrence de tous contre tous ; mais surtout imposée par des institutions fondées par eux et à leurs ordres usant de lois et principes qui leur sont entièrement favorables, jusqu’aux tribunaux internationaux qui règles les différents entre états et corporations, en faveur de ces dernières, quand les états n’acceptent pas de sacrifier leur population aux règle du Marché.

Je ne suis pas non plus de ceux qui souscrivent à la thèse qui voudraient que les Soviétiques auraient « libéré l’Europe »… un peu gros. Ils ont vaincu les Nazis, ils n’avaient pas le choix, mais à en juger par leur comportement en particulier vis-à-vis des femmes, massivement violées et maltraitées, dans l’Allemagne conquise, je doute que nous ayons eu affaire à des libérateurs.

Face à toutes les contradictions que je pouvais déceler dans les livres de l’histoire officielle, j’ai refait le chemin. « Plus jamais ça » demandait de comprendre ce qui s’était passé « en réalité ».

La conclusion, il est vrai que sans la victoire soviétique, le projet d’Europe fasciste des corporations de Ford à Renault… et bien d’autres serait une réalité depuis l’invasion de l’Europe par les armées d’Hitler, quand des gouvernements de toute l’Europe lui ont fait allégeance et que seule l’Angleterre, grâce à l’immense réaction populaire qui a arrêté la montée du fascisme en bonne voix pour s’installer aussi dans ce pays, nous a conservé un espace d’où une résistance assez impuissante sans l’aide opportune de l’URSS pouvait prendre appui pour sauver l’honneur. Les USA eux sont intervenus quand la guerre était gagnée pour conserver et développer leur emprise sur l’Europe, un de leur marché prometteur, mais aussi un espace où la force des mouvements d’émancipations des peuples en faisait le Centre d’une résistance mondiale dont nos universités étaient souvent le berceau et les lieux où se créaient les liens très fort d’un internationalisme libérateur. Il fallait y mettre un terme, c’est fait.

La conclusion aussi dans cette Seconde Guerre Mondiale, l’Europe a servi de champ de bataille à une guerre dont les deux objectifs principaux étaient la fascisation de l’Europe et la destruction de l’Union Soviétique et du « bolchevisme ». Et effectivement seule la victoire de l’Union Soviétique sur l’agresseur nous a sauvés de ce destin fasciste. Mais j’insiste, non point parce que Staline a décidé qu’il devait se porter au secours des pauvres européens succombant sous le joug du fascisme mais parce que l’éradication du nazisme était la condition de la propre survie de l’URSS.

Après nous assistons aux débuts d’un ensemble de processus, de la création d’une Union Européenne totalement inféodée à Washington, un processus maintenant classique dans laquelle l’Europe détruite d’endette au-delà du raisonnable avec obligation de reconstruire selon les standards du colonisateur.

A celui qui a conduit à travers la guerre froide et la chute de l’URSS  à la Russie « de Poutine », participante active du Nouvel Ordre Mondial, entièrement acquise au néo libéralisme et aux lois du Marché, à la vision d’austérité pour les peuples qu’implique la domination des corporations en parfaite adéquation avec le projet du « bloc d’extrême-droite » qui nous le savons tous va encore gagner du terrain comme partis « respectables » de l’UE ce 25 mai lors des prochaines élections, des partis à la campagne desquels la Russie de Poutine apporte un large soutien. Un Poutine au service des corporations de son pays qui veulent occuper sur le marché mondial, une place que l’Occident leur refuse, d’où la guerre actuelle.

La guerre à présent ouverte d’Ukraine est une guerre dont nous sommes tous partie. Il est donc vital de bien comprendre qui en sont les participants et le rôle qu’ils y jouent. Il est important de comprendre également que cette guerre entre la Russie et l’Occident, n’est comparable à celle qui a opposés les USA à l’URSS que par les risques d’embrasement planétaire qu’elle présente alors que les progrès de l’armement depuis apparente ce risque à celui de la pure et simple destruction de l’humanité.

Dans les deux cas les faucons étasuniens sont incontestablement les agresseurs, cela ne saurait être remis en question, ni l’URSS de Staline, ni la Russie de Poutine n’ont menacé de guerre les USA de quelque manière que ce soit et par contre l’OTAN trahissant ses promesses n’a cessé d’entourer la Russie toujours plus cernée de plus près par une ceinture militaire menaçante. L’Ukraine et les manipulations jusqu’aux meurtres commis par les Occidentaux pour y prendre le pouvoir étant l’ultime provocation, celle à laquelle la Russie ne pouvait pas ne pas répondre. La cause de la guerre est le refus par l’Occident d’accorder une part du pouvoir décisionnel et des parts de marché suffisante à la Russie, qui elle veut être une des acteurs dominants d’un Ordre néo libéral multipolaire.

 Et il est clair que cette attaque a eu lieu maintenant pour des impératifs d’agenda de la globalisation et de sa création de gouvernance mondiale Unipolaire sous direction de l’Ordre Marchand occidental, mais aussi d’autre part parce qu’il fallait agir avant que la Russie n’ait renforcé ses défenses,  qu’elle ait eu les moyens de ses ambitions ; celles que manifeste  sa prétention de vouloir (ses corporations) jouer un trop grand rôle dans ce Nouvel Ordre Mondial, de vouloir une trop grande part du gâteau-monde. Sont cause de cette guerre, autant son désir de Profit que de Pouvoir celui d’établir un ordre tripolaire (Troïka ?) des trois grandes puissances capitalistes USA – Russie – Chine, au lieu de cette hégémonie absolue, le rêve que poursuivent depuis longtemps les faucons de Washington – un rêve transmis de génération en génération, que les Bush en ce sens symbolisent - qui détruisent la planète et pratiquent le meurtre massif pour y parvenir, de ces sortes de rêves qui en font le cauchemar éveillé d’une toujours plus immense majorité d’habitants de la planète. Mais nous n’avons aucune garantie, que cet ordre tripolaire soit beaucoup plus respectueux de l’humain, tout concoure à prouver le contraire.

Nous ne sommes donc plus aujourd’hui dans un affrontement de deux mythes – qui ont fait long feu depuis – entre « Rêve américain » et « Révolution bolchevique » dont chacun inexistant dans la réalité ont servit de guides à des générations entières quand il s’agissait de formuler leur rêve d’avenir, leur projet d’un monde qu’il voulait voir exister.

J’ai mis en évidence hier, (désolée pour les fautes et maladresses, j’avance dans l’urgence) quelques aspects du Projet de Poutine, à travers ses propres paroles qui nous prouve que c’est bien ce Nouvel Ordre Mondial du Monde Marché qu’il veut voir exister et que son enjeu à lui est la place de la Russie dans cette réorganisation du monde. D’autres textes nous montre que ce projet est un projet d’essence fasciste sauf que la suprématie russe remplace celle des Aryens d’Hitler… qui pour moi ne sont jamais que des prétextes pour se fabriquer des « ennemis » face auquel un peuple donné, mobilisé, se sentant supérieur, de la même façon que beaucoup à d’humains se sentent supérieurs aux animaux – n’hésitera pas à infliger le pire à ceux définis comme « inférieurs », « animaux nuisibles ».

Zut alors… v’là que j’ai comparé Poutine à Hitler… je vous promets je ne l’ai pas fait exprès, c’est venu tout seul. Et pourtant si, ils ont ceci de comparable que chacun après avoir subit l’humiliation des alliés qui ont écrasé l’Allemagne après la Première Guerre Mondiale, et les parties démembrées de ‘l’URSS après la chute du Mur, en particulier la Russie, sont des hommes qui voulant restaurer la gloire et l’honneur de leur Nation, de leur Ethnie, au lieu de pratiquer le « Plus jamais ça  pour personne, nulle part » tombent dans le « cela nous le ferons vivre à tous les autres qui nous ont méprisés », nous les ferons payer le prix de leur mépris. Deux petits bonshommes qui pour se venger de l’humiliation décide de s’imposer comme « Surhomme » et incontestablement en tant que personne Poutine y parvient bien mieux qu’Hitler. Rien à dire le bonhomme est impressionnant de talents multiples développés avec succès.

Je pourrais épiloguer sur les liens entre Poutine et l’extrême-droite occidentale, sur les compagnes menées par les médias russes destinés à l’UE qui martelant d’une part le risque nazi que représente Svoboda et pravy sektor, d’autre part invite à voter pour l’extrême-droite et interviewent un Jean Marie Le Pen pour en faire le héraut de l’avenir de l’Europe. Mais en deçà de ça, le fait que Poutine soit un partisan inconditionnel du néo libéralisme, acteur convaincu du Nouvel Ordre Mondial, partisan de l’austérité imposée aux peuples pour le bien des grandes entreprises, reconnaissant les principes de concurrence et de compétitivité comme fondateurs du modèle, me suffit amplement pour dire : je ne suis pas du parti de Poutine. Point. Sans nuance, c’est « niet ! ».

Et les doutes qui me restaient de l’opportunité d’un soutien stratégique dans la guerre qui pourrait affaiblir les puissances de Washington, se sont effondrés quand j’ai approfondi son rôle dans l’instrumentalisation du peuple d’Ukraine, le tout avec des airs de Sainte-Nitouche, et de sens de la justice offensée, se posant en redresseur de torts, alors que si on creuse un peu, nous voyons qu’il n’hésite pas à sacrifier des ukrainiens à la gloire de la Russie…

Je n’ai pas approfondi assez pour en donner tous les détails, mais donne à réfléchir la manière dont il utilise par exemple les 20 000 motards des « Loups de la Nuit », une corporation de motards ultra orthodoxes fondée sur le modèle des anciens « Bandits d’honneur » qui ont sévit en Russie tsariste comme en URSS et font partie intrinsèque des structures sociales russes. Ils se sont mis à son service dans le conflit ukrainien et ont gagné la Crimée puis les autres régions de l’Est de l’Ukraine où ils contribuent activement à la « Résistance » avec leurs frères locaux, une ingérence dans le conflit qui est quasiment passée inaperçue, et pour cause tout journaliste qui voudrait la mettre en évidence est menacé. Quand aux hommes verts, qui n’avaient soit disant aucun lien avec la Russie lors de l’épisode Crimée, voici qu’ils arrivent massivement en soutient aussi de la Résistance ne cherchant plus à dissimuler leurs liens avec Moscou…. Et le reste, on le suppose à l’avenant, j’ai des échos, qui vont de pressions sur la presse à celles sur les habitants.

Je ne sais si je vais poursuivre ces recherches, parce que ma conviction est faite et que chacun de ceux qui ont des doutes devraient pour notre avenir à tous mener leurs propres recherches tant pour démonter la propagande russe qui n’a rien a envier à celle occidentale, elles se valent en intensité, mais assurément la russe est nettement mieux ficelée.

Où je voulais en venir, et non seulement de nombreux échos le confirment, dans la guerre d’Ukraine, mais également sur d’autres terrains, comme la guerre de Syrie, nous nous retrouvons à nouveau  dans le cas de figure où ceux qui ne sont ni pro-russe, ni pro-européens, comme en Syrie ceux qui ne sont ni pro-Asad, ni pro-(ce qu’il faut appeler par son nom)invasion étrangère induite et manipulée par l’occident, sont niés par l’invisibilité à laquelle les renvoie une culture qui ne tolère que le dualisme qui implique qu’il faut choisir entre deux partis, celui des bons versus celui des méchants qui influencent tant les médias officiels que les alternatifs.

Nous voyons en Ukraine un peuple réduit à la misère tant par les corporations orientales Russe et Chinoises que par les Occidentales. Un peuple qui s’est soulevé tout d’abord contre la misère et l’indignité qu’elle entraîne. Maidan est incontestablement, aussi, un vrai soulèvement populaire massif dont une partie seulement leurrée par le « Mythe de la riche Europe » a posé le rapprochement avec l’Europe comme revendication et dont l’ensemble s’est vu à un moment complétement débordé par des mercenaires ukrainiens ou non au service de l’EU-UE.

Il faudrait revenir sur les analyses des « Révolutions de Couleur » dont j’ai traduit quelques-unes particulièrement intéressantes au cours des derniers mois, pour comprendre ce processus de récupération d’un mouvement de soulèvement populaire réel et légitime par des intérêts et des objectifs qui lui sont étrangers, voir antagonistes. Et dans ce cas-ci, cette récupération du mouvement et accaparation du pays, consistait bien concrètement en une inacceptable agression de la Russie. Un message qui après tant d’autres nous dit : oui, les faucons de Washington ne reculent devant aucune guerre, aucun sacrifice d’aucun peuple pour assurer leur hégémonie totale. Mais c’était aussi une destruction en règle du mouvement de Souveraineté des habitants dans leur pays.

Deuxième phase. Si nous reprenons le soulèvement réel de la population d’Ukraine, nous constatons qu’une partie de ce mouvement à pour but de se débarrasser une fois pour toute du joug de la Russie, une des raisons qui en a précipité une partie des participants dans les bras de l’Europe, et c’est celle-ci, minoritaire, qui a été hyper médiatisée par les medias occidentaux, laissant dans l’ombre tous les autres manifestants et les raisons de leur colère.

 Voici que dans une deuxième phase, une partie de la population du pays, menacée par le nouveau régime, s’insurge contre ce gouvernement fantoche issu d’un coup d’état fomenté par des puissances étrangères. Renversement de cas de figure : une grande partie de ces nouveaux insurgés (qui sont souvent les mêmes) veut la Souveraineté Populaire dans un pays qui s’appartient, mais cette fois ce sont les médias russes qui occultent ceux-là pour ne nous montrer que les Russophiles… cela ne vous a pas étonné vous, tous ces gens qui soudain sortaient partout des drapeaux russes ? Les gardaient-ils depuis toujours en réserve pour « le cas où » ? Un détail parmi d’autres.

En Syrie aussi, les anti-Assad qui sont les manifestants initiaux et qui voulaient une démocratisation du régime, une redistribution de pouvoir au peuple ont été complétement bâillonnés, on en parle très peu malgré les manifestations massives des débuts du conflits et il faut beaucoup chercher pour en trouver la trace, malgré qu’ils représentent un vrai et puissant mouvement populaire, et face aux horreurs des agresseurs-terroristes de la déstabilisation professionnelles beaucoup d’entre eux ont fini par se ranger du côté du moins pire, celui d’Assad.

Je suis persuadée que Poutine ne voulait pas de cette guerre, mais je suis toute aussi certaine qu’il n’hésitera pas à se servir des ukrainiens – il le fait déjà - y compris des pro-russes (beaucoup sous la contrainte des événements) comme chair à canon mise à la défense de ses intérêts et de ceux de ses sponsors.

Comme l’on constaté les Ukrainiens des mouvements populaires de « gauche » (au sens large) et de Souveraineté Populaire, leur manque d’organisation, de projet, d’unité les a rendu incapables d’amener le soutien théorique et logistique qui aurait permis au vaste mouvement de souveraineté populaire de s’organiser afin de défendre ses intérêts contre les ambitions des Occidentaux et des Russes pour défendre ceux du peuple d’Ukraine. Faute de cela ils se sont fait déborder par le petit nombre de néonazis et délinquants payés au service de l’Occident. Nous devons tirer les leçons de cela, notre avenir en dépend.

Je ne sais quel scénario nous réserve l’avenir, mais je suis certaine que la place que prend cette guerre des Corporations va grandir dans nos quotidiens. Une possibilité est l’Europe champ de bataille d’une Guerre USA-Russie, mais je n’y crois pas trop, sur ce plan là, je vois plutôt l’obligation OTANesque d’une participation ruineuse humainement et financièrement à une guerre dont le champ militaire resterait à l’Est. Par contre un scénario qui se profile à l’horizon avec insistance est celui de « printemps » dégénérant en guerre civile (cela fait partie du programme des coups d’état de Gene Sharp dont les printemps sont une variante), mais certains médias russes nous y incitent également. Tous les éléments se mettent en place pour radicaliser au sein des populations une division qui se fomente de longue date. Je vois par exemple ces jours-ci ce que le fait de remettre Poutine en question m’attire d’inimitié (pour le dire gentiment). De plus en plus nombreux sont ceux qui le soutienne à gauche comme à très droite.. Et je vois des gens de gauche prêts à voter FN si la Russie le suggère. Le rouge-brunisme prend corps autour de Poutine et c’est un danger qui n’est pas négligeable. La gauche jaune et la droite moyenne s’alignent résolument sur l’OTAN comme elles n’ont cessé de le faire avec toujours plus de conviction depuis des décennies.

Or je suis persuadée que nous sommes une immense majorité – comme les Ukrainiens - qui ne sommes ni d’un camp ni de l’autre, politisés ou non,  natifs ou non, qui voulons simplement vivre dignement dans un pays qui appartient à ses habitants qui prennent collectivement les décisions qui les concernent, dans le respect mutuel, et dans la solidarité quotidienne des humains de bon cœur, prêts à faire chacun leur part de boulot pour que tous vivent dignement dans Maîtres ni de l’Ouest, ni de l’Est.

Allons-nous comme les Ukrainiens nous retrouver bientôt dans le regret de n’avoir pas réussi à nous rencontrer, à nous parler, à nous écouter mutuellement et poser ensemble les bases d’une organisation qui nous permette de résister aux pires qui nous viennent de toutes parts en nous réappropriant territoire et décision politique.

Dans l’état actuel de la conscience politique, c’est le plus probable. Seul pourrait encore nous sauver le bon battement d’aile de papillon, au bon endroit, au bon moment, avec la bonne fréquence. Alors je continue à battre des ailes, au bord du désespoir…

A tous mes frères, mes sœurs dans ce combat pour une culture de paix, pour l’avenir digne et souverain, mon amitié

Anne Wolff 

 

 

 

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:38

Voilà un texte qui vient prendre place dans mes réflexions matinales en droite ligne avec les questions que me pose le rôle actuel et à venir de la Russie dans un conflit de pouvoir entre « grandes puissances » dont nous sommes partie prenante, au risque d’en devenir victimes, celle d’un repartage du monde entre des pouvoirs hégémoniques dans lequel nous serions les pions, soumis soit aux uns soit aux autres selon l’issue du conflit (pour les survivants).

J’ai écrit récemment que je ne savais pas que penser de Poutine dans ce conflit, et si je devais le considérer comme un ami ou un ennemi. La réponse se retrouve dans deux textes, la présentation de la nouvelle idéologie d’état de la Russie et l’interview, en deux parties de Jean Marie Le Pen par la Voix de la Russie, qui le présente comme relais de ce modèle en Europe de l’Ouest, la Culture étant un thème central de cette nouvelle idéologie.

Extrait du premier directement en lien avec le texte qui suit, la culture vision Poutino-suprémaciste-russe :

Le modèle occidental fondé sur la tolérance et le multiculturalisme y est clairement rejeté, le rapport préconisant lui une immixtion accrue de l’Etat au sein du management de la politique culturelle et surtout au sein des relations interculturelles, interreligieuses et interethniques afin de favoriser l’unité du pays et protéger le pays des vagues d’agression informatives(…) 

 

Suit un développement sur ce thème, et l’article expose bien d’autres aspects de la Russie aspirant à devenir modèle d’une nouvelle civilisation autoritaire.

 

Je vous conseille également la lecture des deux textes en liens,   je suis beaucoup plus radicale en ce qui concerne le danger de fascismes qui nous menace, et réaffirme mon choix du Socialisme du 21ème siècle proposé par Chávez et qui germe aujourd’hui dans le champ Amérique Latine qu’il a ensemencé comme prémisse d’un véritable pouvoir populaire qui ne réside pas dans les gouvernements de la région, mais bien dans le formidable mouvement des associations de base qui l’invente et le construise au quotidien, et composent le Pouvoir Populaire en voie de réalisation.

Et je recommande la lecture du texte qui décritla lutte – victorieuse dans cette étape - contre la loi des semences (dite Loi Monsanto) au Chili, qui est une excellente description, emblématique de ce que j’entends par dispositif de résistance du pouvoir populaire.

Et copier-coller extraits d’un commentaire écrit ce matin :

En ce qui concerne la grand jeu actuel mouvement des plaques tectoniques de la géopolitique mondiale… entre Russie et USA, je nous sens un peu dans la position des noirs étasuniens lors de  la guerre de Sécession à qui on demanderait s’ils préfèrent être esclaves dans les champs du Sud ou dans les usines du Nord…

 

Pour ceux qui ne veulent pas changer de maîtres mais ouvrir de nouveaux chemins vers un monde a-polaire, je pense que cette plateforme polymorphe, (des mouvements sociaux d’Amérique Latine) unités de diversités, est une base concrète de laquelle partir pour construire nos formes de résistance en bénéficiant de l’expérience concrète et des acquis de ceux qui nous lancent régulièrement des appels à les rejoindre dans la création de nouvelles solidarités de Souveraineté Populaire…

Dans ce contexte la question pourrait se formuler de cette manière : « Comment profiter des failles du processus de mouvement tectonique que constitue les grandes puissance pour faire émerger un modèle qui les relègue les uns comme les autres au rang des dinosaures, un modèle dans lesquels les Peuples décident collectivement de leur destin ???»

 

Pourquoi les néo-fascistes s’en prennent-ils à la culture ?
dimanche 27 avril 2014
par Patrick Mignard  

Dès que ces individus ont le pouvoir, ou une part de pouvoir, la culture est la première à en faire les frais. Il y a deux choses que haïssent les néofascistes, ce sont d’une part, l’intelligence, celle qui permet de comprendre, d’autre part, la différence.

Le cri de José Millan Astray y Terreros en Octobre 1936 « À bas l’intelligence, vive la mort » à l’Université de Salamanque en Espagne raisonne dans tout le 20ème siècle et trouve des échos dans tous les mouvements fascistes et nazis. On retrouve la même attitude chez Baldur von Schirach, chef des Jeunesses Hitlériennes : « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver ». De manière générale tous les pouvoirs et mouvements totalitaires ont brimé la culture qui permet l’expression de l’autre, de le comprendre, de l’accepter dans sa diversité.

La culture, au sens large, ne peut exister qu’en situation de liberté, sinon elle devient « officielle » et n’exprime que ce que le pouvoir qui l’autorise veut qu’elle puisse exprimer… Autrement dit une idéologie fermée, sans ouverture sur autre chose que ce pourquoi elle est autorisée. La culture libre (pléonasme) est dangereuse pour tout pouvoir qui a pour objectif d’enfermer la collectivité et l’individu dans des certitudes et des dogmes. La « culture » qui s’écarte des canons officiels ne peut donc être qu’une hérésie, bref une « sous-culture », voire une « culture dégénérée ». S’attaquer aux associations culturelles est donc tout à fait logique pour des néo-fascistes. Il y va de la survie de leur idéologie, donc de leur crédibilité « culturelle »… disons plutôt « idéologique ».

La suppression des subventions accordées aux associations culturelles permet de réorienter leurs budgets vers d’autres secteurs : essentiellement la sécurité, la répression et le financement des alliés « politiquement sûrs ». La suppression des subventions accélère la disparition de ces associations, limite la liberté d’expression, démontrant par là-même, du fait de leur inexistence, qu’elles n’avaient pas grand-chose à dire (CQFD). L’« épuration » des bibliothèques complète le tout. L’exil ou la clandestinité restent donc les seules solutions pour ces associations qui, se marginalisant, sont accusées de « cosmopolitisme » et d’associations étrangères à la collectivité (CQFD).

Le tissu social s’appauvrit, permettant toutes les démagogies – comme celle qui a fait accéder les néo-fascistes au pouvoir. L’autoritarisme devient la règle et les difficultés sociales sont mises sur le dos de boucs émissaires (juifs, arabes, roms, mal pensants, étrangers…), justifiant le renforcement de la répression… le cercle infernal est enclenché…

Patrick Mignard
26 avril 2014

Voir aussi :
Atmosphère
Libéralisme et/ou néo-fascisme

 

Source :
[Altermonde-sans-frontières] Pourquoi les néo-fascistes s'en prennent-ils à la culture ?

via : Mes coups de coeur

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 12:55

 

 

 

 

  Dans toute analyse en relation avec l’Ukraine, il est fondamental de prendre en compte le rôle joué par les multinationales dans la crise.

(...)
Le tableau se complète pas les mesures que le gouvernement néonazi fantoche de Kiev a commencé à prendre pour préparer le pays « afin qu’il affronte les douloureuses mais nécessaires réformes sociales et économiques” imposées par la médecine du FMI. Une des premières exigences du FMI fut que les subsides de gaz aux ménages soient réduits de 50%. Une autre exigence douloureuse du FMI inclus les diminution des pensions, de l’emploi de l’état et la privatisation des actifs et propriétés du gouvernement (traduction : que les corporations occidentales puissent acheter à des prix dérisoires les biens publics) ainsi que d’autres réductions dans les programmes de défense sociale de l’Ukraine.


Victor Wilches. Ukraine : gaz, pétrole et laboratoire néonazi (et la pièce maîtresse Venezuela) - Le blog de Anne Wolff

 

 

L’Ukraine est au bord de la famine et la situation s’aggrave quotidiennement. Les Ukrainiens plongent de pleins pieds dans l’austérité aggravée, et si aucune amélioration ne se produit à très court terme, les manifestations des régions où fédéralistes, antifascistes et pro-russes se sont unis dans une lutte commune contre la junte de Kiev, se doubleront d’émeutes de la faim.

A Maidan, se produisent à présent des manifestations contre les putschistes qui ont pris le pouvoir avec l’aide de Washington et de l’UE (un grand classique).

Un mouvement s’est crée « Pour une vie digne », une de ses militantes, Irina Bogdanets affirme : « Au cours de la dernière semaine, les prix des aliments ont doublés, les prix des médicaments ont augmentés de 50%, les services publiques et le prix du gaz de 50% », elle ajoute que ce qui se produit actuellement en Ukraine « est un Holocauste du 21ème Siècle ».

Cela en fait clairement partie en tout cas, le même auquel sont depuis longtemps soumis les peuples de la périphérie, ceux qui alimentent de leurs vies et leurs souffrances le modèle de développement, de croissance et permettent la perpétuation du mode de vie de l’Occident. Et auquel commence tout doucement à s’intéresser les Européens du Centre qui se sentent à présent eux aussi menacés. Ce qui favorise des courants nationalistes qui sont le colonialisme du 21ème siècle. Parce que si on poursuit leur logique pour l’ensemble de la planète et que chacun garde jalousement les ressources de son territoire en cultivant ses traditions, l’Europe se retrouvera parmi les régions les plus pauvres de la planète. Le nationalisme ne tient la route que comme vision raciste et élitiste qui accepte implicitement que les « Nations supérieures » se servent sans en payer le prix chez des peuples décrétés inférieurs.

Et à présent l’Ukraine est devenue un microcosme de ces contradictions ou la lutte ethnique prend le pas sur la lutte de classe, avec la promesse d’un pouvoir vertical qui propose à ceux de son ethnie, les joies du « Meilleurs des Mondes » au détriment de tous les autres.  Quand tous les frères de « race » blanche (en l’occurrence) sont décrétés être supérieurs – tous-  par nature à toutes les personnes des autres ethnies décrétées elles inférieures et qui fait du patron blanc l’allié naturel de l’ouvrier blanc dans la domination du travailleur noir, jaune, rouge et autres variantes. La Stratification « Raciale » transformant en élite jusqu’à la dernière des petites frappes blanches, jusqu’au dernier dernier des beaufs mous dans sa relation aux races « inférieures », le fondement même du colonialisme qui a toujours offerts aux misérables blancs (en l’occurrence toujours) la possibilité de se transformer en Maîtres en d’autres contrées, assurant sa domination par la mise en esclavage d’autres ethnies.

Dans ce contexte, il est équivoque, comme à tendance à le faire la gauche (moi inclue), de relayer la lutte Ukrainienne comme une lutte pro-russe contre pro-occidentaux en effaçant et rendant invisible les caractéristiques de lutte de classe qui sont inhérentes au conflit… seuls les Corporations y gagnent, Russes ou Occidentales. Et il est certain que dans la phase actuel le modèle Russe est infiniment plus favorable aux siens que ne l’est le modèle Occidental… toute la différence entre un « Bon Maître » et un « Mauvais Maître ».

La question et c’est avant tout une question de conscience que chaciun doit se poser pour soi-même est: "Voulons nous encore des Maîtres ou défendons-nous la Souveraineté Populaire ?" Et si c’est la Souveraineté Populaire alors nos alliés sont les travailleurs des usines du tiers-monde, ceux qui fabriquent nos vêtements dans les usines du Bengladesh comme les ouvrières des maquiladora d’Amérique Latine qui fabriquent notre électro-ménager dans des conditions d’esclavage. C’est aussi le peuple d’Ukraine qui ne veut ni de la domination occidentale et du FMI, ni de la domination Russe.

Ce sont les paysans du monde déjà unis par centaines de millions au sein de la Via Campesina qui défendent la Souveraineté Alimentaire avec toutes les conséquences de réforme agraire mondiale qu’implique ce choix, et toutes les conséquences qui en découlent en termes de réorganisation du monde dans le renversement de la relation ville/campagne… le renversement de l’exode urbain par un repeuplement paysan des campagnes… Qui est l’UNIQUE manière d’échapper au pouvoir des corporations. Mais cela implique des choix de modes de vie qui sont aussi des choix éthiques. A savoir si nous acceptons que d’autres payent de leur vie et de leurs souffrances notre droit à gaspiller les ressources pillées de leur pays, pour pouvoir acheter à bas prix les produits de leur souffrance pour prendre notre place dans la hiérarchie raciste.

Et les lieux qui sont à la pointe des conflits entre ces deux possibles ce sont l’Ukraine et le Venezuela. La première parce qu’elle est l’enjeu d’un combat entre le corporatisme occidental et le corporatisme russe (et Chinois par ricochet), le second parce qu’il est à la pointe de la lutte, son gouvernement inclus, pour le modèle de souveraineté populaire. Mêmes si des critiques qui peuvent être faites au gouvernement Vénézuélien, pour ces choix en matière de développement, mais cela reste un conflit entre amis, entre partenaires capables de dialoguer pour trouver des issues communes.

La description de la situation de l’Ukraine actuelle, fait penser aux descriptions dela Grèce faite par Panagiotis Grigoriou sur son blog Greek Crisis :

 

« Beaucoup de citoyens ont cessé d’aller dans les cafétérias et chezle coiffeur, les hôtels sont vides, la majorité des travailleurs des services publics se retrouvnt sans emploi. Au cours des dernières semaines dans la capitale 50 restaurants et cafétérias ont fermés, les analystes prévoient que d’ici la fin del’année,ils seront 200. Un des indicateurs de la chute du  niveau de vie est la hausse du prix des aliments qui est de 25%. La chute de la monnaie nationale a pour conséquence de faire doubler le prix des produits d’importations.

« La situation est menaçante. Demain nous ne pourrons plus nourrir nos enfants » avertit le candidat présidentiel Sergueï Tiguipko.


Et nous savons bien que d’ici peu nous serons logés à la même enseigne.


C’est donc le moment de faire des choix en toute conscience et en sortant de modèles binaires. Le sacrifice total de toute dignité prôné par le néolibéralisme, le sacrifice des « autres » prônés par un nationalisme qui est un fascisme soft pour ceux qui accepteront cette règle, ou la construction d’alternatives en d’autres termes… la mienne, partagée par des centaines de millions de gens dans le monde,  est celle qui se fonde dans le pouvoir populaire qui a comme cellule de base des collectivités la commune et se construit « Jour après jours, contingence par contingence » (Chávez) dans une harmonisation de diversités, et l’humanité organique comme fondement, et qui est prise au cœur de la lutte inter-capitaliste qui est sur le point de se déchaîner… une guerre à l’issue incertaine, dans laquelle nous sommes de fait parties. Dans quel camp, avec quel but, quel projet de monde ?

 

Anne Wolff

 

Citations extraites de
"Lo que sucede en Ucrania es un holocausto del siglo XXI" – RT

 

 

 

Les militaires ukrainiens à Cherkaskovo

 

Les militaires ukrainiens à Kramatorsk

Ukraine aujourd'hui... et demain ? source  image

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 10:36

par Sophie Chapelle 18 avril 2014

Les phénomènes de concentration et d’accaparement des terres ne concernent pas que l’Afrique ou l’Asie. Les gros propriétaires terriens sont aussi très actifs au sein de l’Union européenne. C’est ce que montre une infographie publiée le 14 avril par l’organisation Transnational Institute basée à Amsterdam. Les données sont effarantes : 3 % des plus grandes exploitations agricoles contrôlent 50 % des terres dans l’Union européenne ! A l’instar de ce qui se joue en France (voir notre enquête), ces exploitations s’agrandissent au détriment des petites fermes. Entre 2003 et 2010, le nombre de fermes inférieures à 10 hectares (ha) a par exemple diminué d’un quart. Dans le même temps, les exploitations de plus de 50 ha se sont étendues sur 7 millions d’ha, soit la surface de l’Irlande !

Cette course aux hectares agricoles touche d’abord les pays d’Europe de l’Est. La Hongrie, la Roumanie et la Serbie sont les pays européens les plus convoités par les investisseurs étrangers. 500 000 hectares en Serbie, soit 15 % du foncier agricole, ont ainsi été accaparés par des sociétés commerciales, relève le Transnational Institute (voir également notre article sur la Roumanie). A ces phénomènes de concentration et de financiarisation des terres agricoles, se mêle le problème de l’artificialisation des terres. Entre 2005 et 2010, la surface agricole a perdu 227 200 hectares en France, soit la superficie du Luxembourg récupérée au profit du bétonnage et de zones commerciales. Mais dans ce domaine, c’est l’Allemagne qui caracole en tête.

Des subventions qui creusent les inégalités

Le Transnational Institute met aussi l’accent sur le rôle de la Politique agricole commune (PAC) qui incite à l’agrandissement des exploitations et à la concentration des terres. Depuis 1992, les soutiens apportés aux prix des produits agricoles ont été remplacés par des subventions à la production. Autrement dit, plus la surface d’une exploitation est importante, plus l’agriculteur reçoit des aides. Résultat, en 2011, 1,5 % des plus grandes exploitations agricoles ont perçu un tiers des subventions de la PAC. Ces inégalités dans l’attribution des aides sont aussi géographiques : l’Europe de l’Ouest, qui représente 44 % des fermes, a reçu 80 % des subventions – contre 20 % pour l’Europe de l’Est.

Qui sont les principaux bénéficiaires de ces aides ? Ce ne sont pas des agriculteurs mais des entreprises du secteur agroalimentaire. Depuis 1997, Friesland Campina, une coopérative néerlandaise de produits laitiers, a ainsi perçu 1,6 milliards d’euros de subventions ! L’entreprise française Saint Louis Sucre (filiale de l’allemand Südzucker) a bénéficié de 196 millions de subventions depuis 2004. Et au Royaume-Uni, la multinationale Nestlé à perçu 197 millions d’euros.

Cette infographie s’appuie sur les données d’un rapport de ECVC (Coordination européenne de la Via Campesina) et de l’Alliance Hands-Off The Land [1]. Ces organisations appellent les pouvoirs publics à « réduire la marchandisation de la terre et à promouvoir la gestion publique des territoires ». Elles demandent à ce que la priorité soit donnée aux petits agriculteurs qui promeuvent l’agriculture paysanne et la production alimentaire soutenable. Et proposent la création d’une banque de données permettant de suivre les transactions foncières des gouvernements et entreprises. Avec l’objectif, espèrent-elles, d’endiguer la disparition programmée des petits paysans.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 12:57

 

 

(Source : Basta!)

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Le moustique OX513A sera peut-être le premier animal – ou plutôt insecte – transgénique que vous rencontrerez dans la nature. Conçu par une entreprise britannique, ce moustique OGM doit servir à lutter contre la propagation de la dengue. Après des tests grandeur nature, le Brésil est sur le point de donner son feu vert à sa commercialisation. Problème : aucune étude indépendante n’a été réalisée pour mesurer les conséquences de la production massive de cet insecte transgénique. Et son efficacité contre la dengue est contestée.

A-t-on réellement besoin « d’études » pour réaliser les horreurs que nous faisons?

Ce n’est malheureusement pas un scénario de série B. Pour la première fois, des animaux génétiquement modifiés vont être commercialisés en milieu ouvert. Le Brésil est sur le point d’autoriser l’usage de moustiques génétiquement modifiés. Le 10 avril, la Commission brésilienne en charge des OGM (CNTBio) a approuvé, à 16 voix contre une, la dissémination dans l’environnement du moustique transgénique Aedes aegypti commercialisé par l’entreprise britannique Oxitec [1]. Le nom de code de cette lignée de moustiques génétiquement modifiés est OX513A. Pour les autorités brésiliennes, l’enjeu est de lutter contre la dengue, une infection virale potentiellement mortelle transmise à l’être humain par la piqûre de moustiques femelles.

Tout comme les vaccins sont censés lutter contre les maladies…

En 2013, 2,35 millions de cas de dengue, dont plus de 37 000 étaient des cas d’infection sévère, ont été signalés sur le continent américain, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

D’après la société Oxitec, qui a déposé la demande de commercialisation en juillet 2013, ces moustiques transgéniques permettraient de « contrôler » la population des moustiques porteurs de dengue en les rendant stériles.

Quelqu’un fait le lien avec les gènes « terminator »? Rendre stérile, voilà le but de tout OGM au final. Quelqu’un, quelque part croit qu’il y a trop d’humains sur terre…

Des essais ont eu lieu dans plusieurs villes du Brésil depuis 2011, notamment à Juazeiro dans l’État de Bahia (nord-est du pays). 17 millions de moustiques mâles y ont été relâchés en deux ans, selon un reportage vidéo de France 24. C’est dans cette même ville qu’a été inaugurée à l’été 2012 l’usine Moscamed, co-gérée par le ministère de l’Agriculture brésilien, qui multiplie les œufs de moustique conçus par Oxitec. Du ministère de la Santé aux sociétés Oxitec et Moscamed, les propos sont unanimes : les lâchers de moustiques mâles génétiquement modifiés réduisent drastiquement – de 79% à 90% – la population de moustiques sauvages au bout de six mois.

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Aucune étude indépendante

La technique utilisée par Moscamed consiste à insérer un gène perturbateur dans des œufs de moustiques qui les rend dépendants à un antibiotique, la tétracycline. Ce médicament est indispensable pour leur croissance, explique Oxitec. L’usine Moscamed se charge de détruire les œufs femelles et assure ne relâcher que les mâles qui ne peuvent pas piquer, donc transmettre la dengue. Ces moustiques mâles génétiquement modifiés sont censés s’accoupler dans la nature avec des femelles « sauvages » et engendrer des descendants non viables, contribuant ainsi à leur extinction progressive. « Ces moustiques, lâchés dans la nature en quantité deux fois supérieure à celle des moustiques non transgéniques, attireront les femelles pour copuler mais leur progéniture n’atteindra pas l’âge adulte, ce qui devrait réduire la population de l’Aedes aegypti », avance le ministère de la Santé brésilien.

Or, aucune étude indépendante n’a validé les données avancées par Oxitec. Pour de nombreuses organisations écologistes, « le dossier est lacunaire. Aucun plan de suivi post-commercial n’est fourni par l’entreprise, et les soi-disant « résultats probants » des essais en champs (commencés en février 2011) n’ont pas été publiés »rappelle l’association Inf’OGM. Les essais réalisés avec ce même moustique génétiquement modifié, dans les îles Caïmans, ont également montré que la technologie n’était pas si efficace, et qu’il faudrait plus de sept millions de moustiques génétiquement modifiés stériles, par semaine, pour avoir une chance de supprimer une population sauvage de seulement 20 000 moustiques [2].

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Reproduction incontrôlée d’insectes OGM ?

N’y a t-il par ailleurs aucune chance que ces OGM, présentés comme « stériles », se reproduisent ? Selon un document confidentiel rendu public par l’ONG anglaise GeneWatch – qu’elle a pu obtenir grâce aux lois britanniques sur la liberté d’information –, les moustiques génétiquement modifiés par Oxitec ne sont pas aussi stériles que prévu. La tétracycline, le fameux antibiotique dont dépendent ces insectes, est très largement présente dans les eaux usées et dans la viande issue d’élevage industriel. « Or, les moustiques qui transmettent la dengue se reproduisent dans des environnements largement pollués par les eaux usées, souligne Christophe Noisette, d’Inf’OGM. En présence de cet antibiotique, leurs progénitures ont un taux de survie de 15 % environ et leur descendance sont capables d’atteindre l’âge adulte ».

L’étude citée par GeneWatch mentionne aussi que les moustiques GM peuvent survivre, même sans la présence de tétracycline, à hauteur de 3 %, ce qui rend impossible le contrôle de millions de moustiques lâchés dans la nature. « C’est un défaut fondamental de la technologie d’Oxitec qui devrait donc arrêter ses expériences », réagit Helen Wallace, directrice de GeneWatch.

Lorsque le mot « technologie » se mélange au mot « vivant », le pire est à craindre. Une créature vivante devient un « produit ». Ce n’est pas le résultat de ce moustique lâché en nature qui me fait peur, c’est le principe qu’accepte les humains de breveter le vivant et de fabriquer les créatures qu’on veut comme un jeu de Lego…

Aux côtés d’autres organisations [3], GeneWatch exprime également sa crainte que le nombre de « moustiques-Tigre » (Aedes albopictus), originaires d’Asie et également vecteurs de la dengue, n’augmente. Cette espèce extrêmement invasive pourrait en effet occuper la niche écologique laissée par l’élimination des moutisques Aedes aegypti. C’est sur la base de cette absence d’étude d’impacts indépendante qu’une pétition a été lancée en Floride où la firme Oxitec avait prévu des essais à ciel ouvert. La pétition a recueilli près de 130 000 signatures et l’expérience dans cet Etat américain a été repoussée jusqu’à nouvel ordre.

Du coté d’Oxitec, on assure que cette technique serait « réversible ». « Les moustiques sauvages reviennent lorsque l’on arrête de traiter la zone ». Et c’est là une des clés financières pour Oxitec. Car les moustiques OGM fonctionnent comme des insecticides : pour qu’ils soient efficaces, il faut inonder les zones à traiter en permanence, ce qui implique une production continue de millions de moustiques transgéniques. En bout de course, des millions d’euros pour Oxitec qui a le monopole de cette « technologie ». Et qui a d’ores et déjà breveté l’idée dans la plupart des pays touchés par la dengue. Or, la moitié de la population mondiale environ est exposée au risque d’après l’OMS. Il ne reste plus à Oxitec qu’à attendre la confirmation de l’autorisation par l’Etat brésilien avant de commencer à percevoir ses royalties.

Le moustique OX513A deviendra alors le premier animal OGM librement commercialisé. D’autres animaux génétiquement modifiés ont déjà été autorisés, comme des poissons transgéniques fluo, nommés Glofish et Night Pear, destinés à un usage décoratif en aquarium. Mais ils sont censés demeurer en milieu confiné.

« Censés »… jusqu’à ce qu’ils aboutissent dans notre assiette.
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 18:52

 

 


Monsanto

 

 

 

Les grandes entreprises agro-alimentaires des Etats-Unis achètent de plus en plus de petits producteurs de produits d’agriculture bio, révèle une étude.

 


La concentration des entreprises de la chaîne alimentaire a été largement cachée aux consommateurs. Les choses changent, grâce à des outils infograhiques comme celui de Philip Howard, publié pour la première fois en 2003.

Mis à jour le 13 février, le tableau donne un aperçu de la structure de l’industrie alimentaire biologique, montrant les acquisitions et les alliances des cent plus importants fabricants de produits alimentaires en Amérique du Nord. Le tableau permet aux consommateurs de voir en un coup d’oeil quelles entreprises dominent le marché du bio aux Etats-Unis.

Les principaux changements depuis la dernière version, en mai 2013, montrent l’acquisition en décembre 2013 par WhiteWave de la firme Earthbound Farm, le plus grand fournisseur de produits biologiques de la nation, pour 600 millions de dollars. Coca-Cola a quant à lui acheté une participation de 10 % dans Green Mountain Coffee.

Le graphique montre que de nombreuses marques emblématiques organiques sont la propriété des titans de la malbouffe, vendeurs d’aliments transformés et sucrés, les mêmes qui ont dépensé des millions pour empêcher les initiatives d’étiquetage des OGM en Californie et à Washington.

General Mills, Coca-Cola, JM Smucker et de nombreuses autres sociétés propriétaires de marques bio ont dépensé de grosses sommes pour refuser aux citoyens le « droit de savoir ce qu’il y a dans leur nourriture ».

« Les consommateurs qui veulent consommer des produits alimentaires conformes à leurs idéaux d’agriculture bio doivent être informés et choisir des marques indépendantes », conseille Philip Howard qui a réalisé ce graphique pour l’institut Cornucopia.

Cet institut de recherche sur l’agriculture et l’alimentation fournit aux consommateurs et aux petits fermiers en agriculture biologique des informations qui défendent l’écologie et la sagesse économique, principes de base d’une agriculture soutenable et biologique.

 


 

Source : Article en anglais de Cornucopia, traduit par Elisabeth Schneiter pour Reporterre. via
Les trusts agro-alimentaires sont en train d’avaler le bio | LA PILULE ROUGE

 

Via strategika51

 

A lire aussi

Alerte ! U.E les corporations veulent s'emparer de l'agriculture paysanne !!!

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:09

 

 

 

JP Lebrun

Je reproduis ici un mail reçu par un collègue militant de la Confédération Paysanne, agriculteur retraité, qui était présent samedi dernier à Nantes pour manifester contre l'Ayraultport du premier sinistre. Vous trouverez également plus bas les témoignages qu'il évoque dans son texte, ainsi qu'une lettre ouverte adressée à Valls par une conseillère générale. Yo.

Bonjour,

Comme vous le savez, nous sommes profondément attaché à des valeurs simples qui tournent autour de ce qu’on appelle "le bon sens paysan".

Donc, samedi 22 février nous sommes allés à Nantes, comme bon nombre d’entre vous, pour soutenir nos collègues qui résistent depuis des dizaines d’années à l’implantation d’un aéroport qui les priverait de leur outil de travail. Comme c’est une lutte paysanne, bon nombre d’entre nous sont venu avec un autre outil de travail essentiel : il y avait quand même 520 tracteurs dans les rues nantaises, des petits, des moyens et des gros appartenant à des CUMAs regroupant bien plus d’agriculteurs que les seuls adhérents de la Confédération Paysanne.

Et puis il y avait cette foule (50, 60000, ... on ne saura jamais) qui était venue par solidarité, en toute sympathie pour cette lutte et aussi pour signifier son désaccord de façon festive.

Beaucoup était déjà venu à l’un ou l’autre des grands rassemblements de ces années dernières à Notre Dame Des Landes. A l’époque les autorités avaient préféré cacher les forces de l’ordre pour ne pas inciter à provoquer d’incidents ; d’ailleurs sage précaution qui se trouve confirmée par ce qui s’est passé samedi.

D’autres venaient pour la 1ère fois parce que cette lutte de bon sens ne peut que s’étendre et "contaminée" tous les citoyens disons "de base".

Comme nous sommes militants, nous avions organisé une autre réunion en marge de ce rassemblement pour coordonner nos points de vue et nos actions sur un autre front les OGMs. Donc nous sommes arrivés très tôt à Nantes et avons été frappé par l’importance des mouvements de véhicule de police en ville.

Ci-joint, vous avez quelques témoignages de citoyens ordinaires qui ont vu ce qui s’était vraiment passé lors de cette manifestation et qui n’a pratiquement pas été relayé par la grande presse.

Et comme nous y étions voilà aussi notre avis. Nous vous remercions de relayer au maximum ce message puisque ce qui est dedans ne paraitra jamais dans le journal et on ne l’entendra jamais à la radio ou à la télé.

Le départ de la manif étant prévue sur la place devant la préfecture, la foule s’est rassemblée et des tracteurs se sont alignés rue de Strasbourg dès la fin de la matinée. Bon nombre de militants avait vu sur internet un plan du premier circuit prévu. Celui-ci devait passer par le boulevard des 50 otages, axe central de la ville habituel pour de nombreuses manifestations. Visiblement il avait été modifié en dernière minute par les autorités avec les instructions pas de manifestants dans le centre ville avec beaucoup de commerce en pleine activité le samedi après-midi.

Cette présence policière extrêmement dense empêchant tout passage sur la droite de la rue de Strasbourg ne pouvait qu’exciter les volontés d’en découdre des plus violents des manifestants. A l’Hôtel de Ville en haut de la rue de Strasbourg ils ont déversés des quantités de peinture sur les grillages et les CRS (les bleus devenant blancs), mais aussi sur les vitres et murs de la Mairie. Plus bas, une vitrine Vinci n’a pas pu résister et quand nous sommes arriver sur le cours D’Estienne D’Orve c’était impossible de continuer tellement de gaz lacrymos étaient balancés plus loin en bas du Cours des 50 otages, le vent ramenant tout vers nous.

Après avoir rebroussé chemin dans la rue de Strasbourg et retrouvé nos esprits nous sommes repartis plus loin pour contourner le quartier Neptune en passant dans un chantier ou une tarrière était déjà entrain de brûler. De cet endroit nous apercevions la guerilla urbaine qui avait tendance à nous suivre et à nous repousser. Finalement nous avons croiser nos copains du comité de soutien du saumurois qui revenaient du terme de la manif ou il y avait les tribunes pour les prises de paroles et nous avons décider judicieusement de les accompagner et de revenir en ville pour trouver un bar. Pendant ce temps les forces de l’ordre étaient arriver vers les tribunes et avec leurs moyens disproportionnés avaient conduit tout le monde a faire comme nous.

En lisant les témoignages ci-joint on ne peut s’empêcher d’être convaincu que les forces de l’ordre étaient là pour contribuer à entrainer l’escalade de violence inévitable en pareille situation afin de discréditer l’ensemble de la manifestation.

Merci à Françoise Verchère d’exprimer notre ressenti à tous dans sa lettre ouverte à M Valls.

Ce projet d’aéroport pose de réel problème de société que les élus qui le soutiennent ne veulent pas voir. Ils ont tort et plutôt que de payer les CRS à faire monter une pression inutile qui a des conséquences non négligeable sur la vie démocratique et la paix civile ils feraient bien de se pencher sur toutes les informations que les opposants à ce projet ont rassemblé afin de prendre les décisions qui s’imposent dans la conjoncture économique, sociale et environnementale d’aujourd’hui.


Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

Je vous ai entendu commenter dès samedi soir les événements en marge de la manifestation contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et vos propos appellent de ma part quelques réactions et aussi plusieurs questions.

Sur les chiffres d’abord : vous avez parlé de 1000 casseurs et de 20 000 manifestants dont vous avez dit qu’il fallait les différencier des premiers. Je crois décidément que vos services ont un problème avec le calcul car nous étions beaucoup plus de manifestants et il y avait beaucoup moins de casseurs : disons qu’on pourrait diviser le premier chiffre et multiplier le second par deux au moins pour approcher de la vérité. Mais dans cette affaire d’aéroport, la vérité est décidément malmenée depuis longtemps...

Sur les fameux casseurs : je vous avoue que j’ai été très surprise de comprendre que vos services les connaissaient visiblement bien (vous avez donné des précisions sur leur origine, leur positionnement politique) et même qu’ils savaient ce qui allait se passer. Depuis deux jours, les bruits couraient sur des incidents à venir ; les avocats savaient qu’ils risquaient d’être réquisitionnés pour de nombreuses gardes à vue. Samedi matin, au moment où nous étions avec les tracteurs à l’aéroport de Nantes-Atlantique, les policiers présents nous ont spontanément parlé des « blacks blocs », en nous disant « qu’ils allaient gâcher notre manifestation ».

Je m’étonne donc que « les forces de l’ordre » n’aient pas été au fond plus efficaces puisque cela aurait dû être leur mission, n’est-ce pas ? Puisque l’on sait désormais interdire un spectacle avant même qu’il n’ait lieu, et puisque nous n’avons pas sur la ZAD 1000 casseurs ni blacks blocs, pourquoi ne les avez-vous pas fait arrêter avant leur arrivée ? J’imagine que s’ils sont si dangereux, vous avez certainement des preuves et même des faits graves à leur reprocher ?

Mais peut-être préfériez-vous les arrêter en flagrant délit ? Est-ce pour cela que vous n’avez pas fait protéger l’agence Vinci, située au tout début du parcours de la manifestation, pas plus que des engins de chantier Vinci aussi (car Vinci est partout vous le savez, immobilier, parkings, aéroports...) dont vous saviez qu’ils seraient forcément des cibles ? Est ce pour cela que la Préfecture n’a autorisé qu’un parcours ridiculement petit, jamais vu jusque là ? Est-ce pour cela que les échauffourées localisées dans un périmètre pourtant restreint ont duré plusieurs heures ? Et au bout du compte combien y a-t-il eu d’interpellations ? Une douzaine seulement...C’est assez curieux et à vrai dire difficilement compréhensible alors que les moyens déployés étaient impressionnants, en hommes et en matériel anti-émeute, alors que la fermeture du centre ville était inédite, alors qu’il y avait vraisemblablement des hommes à vous des deux côtés.

Évidemment les images de « la guérilla urbaine » dont vous avez parlé seront reprises à l’envi plus que celles du char-triton, des 520 tracteurs présents ou des nombreuses familles manifestant paisiblement. Évidemment, cela permettra d’occulter une fois encore le fond du dossier, évidemment le choeur des partisans de l’aéroport poussera des cris horrifiés en rejetant la responsabilité sur les organisateurs de la manifestation.

Organisateurs qui ont pourtant tenté d’éviter l’affrontement en interposant des tracteurs entre l’imposant mur de fer érigé et ceux qui voulaient effectivement en découdre.

Organisateurs dont le métier n’est pas d’assurer l’ordre, vous en conviendrez et à qui il serait malvenu de demander de faire mieux que vous... Organisateurs particulièrement choqués, en tout cas, par les propos du Préfet de Loire-Atlantique qui n’a pas hésité à affirmer que nous « opposants historiques » devions cesser « d’être la vitrine légale d’un mouvement armé ». Je me suis pincée pour y croire...encore un peu de temps et nous finirons nous-mêmes par être tenus pour de dangereux terroristes alors que nous avons participé loyalement au débat public, et à toutes les commissions mises en place. Débat déloyal puisqu’il y a une « vérité officielle » intangible même quand elle est contraire aux faits, aux chiffres et à la réalité. Le Premier Ministre ne reconnaît la validité que de la commission du dialogue à qui il avait donné mission de valider à nouveau le projet, mais refuse de regarder les conclusions accablantes de la commission des experts scientifiques au regard de la loi sur l’eau. Comment croire encore à la parole de l’État ?

En réalité, Monsieur le Ministre, tout cela est très lisible et vieux comme le pouvoir.

Pour discréditer notre combat, et tenter de retourner l’opinion publique qui nous est aujourd’hui favorable, on fera appel à la peur du désordre, on utilisera l’image, déplorable je vous l’accorde, des dégradations commises par les méchants casseurs et on justifiera ainsi une nouvelle opération policière pour aller enfin nettoyer la ZAD de ses « délinquants dangereux », en même temps que de ses tritons et de ses paysans. Il faudra mettre les moyens (ils sont mille, ne l’oublions pas, et les tritons innombrables...) mais vous y êtes peut-être prêts pour que « force reste à la loi » ? Permettez-moi de vous le déconseiller car pour que nous, citoyens, acceptions désormais cette clef de voûte théorique de la société, (« la seule violence légitime est celle de l’État »), il faudrait que l’État soit irréprochable, que la loi soit juste et que ses représentants soient dignes du mandat que nous leur avons confié. Vous avez compris, je pense, que ce n’est pas le cas depuis longtemps.

Depuis deux jours, j’ai lu et entendu que le centre ville de Nantes était « saccagé », qu’un commissariat avait été « dévasté », qu’il faudrait du temps pour « panser les plaies de la ville », que les dégâts ne pouvaient pas encore être chiffrés, autant dire que c’était l’apocalypse. Les mots eux-mêmes sont visiblement sens dessus dessous... Puis-je vous suggérer de venir à Nantes pour juger de la situation ? Aujourd’hui dimanche, flottait certes une petite odeur de gaz lacrymogène, mais le tramway roulait et les nantais flânaient. Je ne nie pas les poubelles brûlées, les pavés arrachés, les vitrines brisées et les murs maculés dans le secteur des affrontements. Je déplore ce vandalisme d’autant plus que nous dénonçons par ailleurs le gaspillage d’argent public qu’induirait le transfert de l’aéroport !

Mais je voudrais aussi vous rappeler que samedi des personnes âgées, des enfants ont été noyées sous les lacrymogènes. Et qu’un jeune manifestant a perdu un oeil à cause d’un éclat de grenade assourdissante. Ce n’était pas un casseur. Et cela nous rappelle le même malheur survenu déjà à Nantes, à cause d’un tir tendu de flash ball lors d’une manifestation sans violence devant le Rectorat. Les aubettes seront reconstruites, cela fera même monter le P.I.B mais ce jeune restera, lui, marqué à jamais. Cela m’interroge sur la manière dont les forces de l’ordre utilisent leurs armes et me scandalise davantage que la casse matérielle. Et demain, si le gouvernement persistait dans son projet d’aéroport, la destruction du bocage de Notre Dame des Landes et de la vie qu’il abrite serait elle aussi irréversible.

Il faut arrêter un projet désormais dans l’impasse et régler le problème en prenant la seule décision raisonnable : respecter la loi sur l’eau, améliorer l’aéroport de Nantes- Atlantique et rendre sa sérénité à Notre Dame des Landes pour que la ZAD redevienne une campagne où vivre et travailler. Vous pourrez ainsi, Monsieur le Ministre, vous consacrer aux blacks blocs si vous le jugez indispensable.

Dans l’espoir de votre réponse, je vous assure de mes salutations les plus distinguées,

Françoise Verchère,
Conseillère générale de Loire-Atlantique

Commentaires sur les incidents à Nantes le 22 février

Gaelle CHARDON-LUCET :23/02/2014 10:21:44ayant assisté au début des échanges entre jeunes et CRS à l’entrée du cours des 50 otages, je peux témoigner qu’au démarrage une poignée de jeunes (qu’on avait pu remarquer dans la manif car ils avaient le visage caché par des écharpes... ni plus ni moins nombreux que dans d’autres manifestations contre NNDL qui elles n’ont pas dégénéré) lançaient des bouteilles à la tête de CRS. ce genre d’incident en général est atténué par le stoïcisme des agents mais là ils ont tout de suite répliqué avec bombes lacrimos, bombes fumigènes ou assourdissantes et très vite canon à eau. Quels étaient les ordres donnés à ces CRS car cela nous a vraiment étonné qu’ils démarrent aussi vite ?

Le nombre des CRS étaient impressionnants et disproportionnés et a participer à la montée du sentiment d’agression.

Nous avons passé une partie de l’après-midi dans un café avec d’un coté des CRS et de l’autre des jeunes cagoulés. à un moment, une vingtaine de policiers (non arnachés comme les CRS) est venue atturé les jeunes vers eux, ils étaient suivi par les crs eux en habit de scarabée... très surréalistes car c’était clairement de la provoque pour faire monter la sauce...

plus tard vers 16h30/17h c’était plus calme, nous étions d’ailleurs sortis devant le café, le patron du café a fait remarquer que les CRS étaient en train de discuter pour savoir ce qu’ils faisaient : se retirer ou monter (nous avons tous traduit : calmer le jeu ou faire monter la pression) devinez ce qu’ils ont fait ? et bien non ils n’ont pas calmé le jeu, ils sont au contraire venu encercler les jeunes et ont en plus appeler des voitures bélier...

Alors je ne sais pas si les jeunes roulaient (volontairement ou non) pour le gouvernement, ce qui est clair pour moi c’est que les CRS étaient là pour attiser la haine et provoquer l’incident afin de discréditer le mouvement.

Le 23 février 2014 11:44, anne queffeulou <anne.queffeulou@laposte.net> a écrit :

http://blogs.mediapart.fr/blog/mcollo/220214/casse-nantes-qui-la-faute

Bonjour et félécitations pour vos efforts

Il n’y avait pas 63 bus mais 64, et oui le notre, pr des raisons logistiques et des impératifs horaires, était stationné à la Beaujoire.

Je partage votre analyse quant aux débordements, et j’en suis à me demander avec d’autres demander si, finalement, Vals et les pro-aéroports n’avaient pas tout fait pr que ça puisse dégénérer, alors que ça partait bonne enfant malgré cette ville mise en état de siège.

D’autre part, tout près de l’espace de prise de parole, nous avons été témoins d’une charge de CRS alors que personne ne les agressait et ne les provoquait davantage. Après s’être replié, face à la détermination d’un ancien qu’ils ne pouvaient matraqués vu le nombre de témoins, ils ont lancé une vingtaine de bombes lacrymo alors qu’ils y avait des gosses et des personnes âgées. Une gosse de notre comité a été gazée, si c’est une black-bloc, elle est vraiment précoce, elle a moins de 10 ans !...

Des copains 44 pourront coroborrés ce témoignage.

Alain, coordinateur du comité Ariège.

Bonjour

Nous étions également près du lieu de prise de paroles en fin d’après-midi ; je confirme les affirmations des collègues du 09 ; la charge des CRS n’avait aucune raison d’être si ce n’est inciter à la provocation. Ils ont de plus refoulé tout le monde vers le centre ville qui avait été ré-ouvert... Quelle logique dans tout cela ?

Collectif des CItoyens Vendômois COntre le Projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes
nonaeroportnddl.vendome@gmail.com

Quentin, gravement blessé à l’oeil le 22 février à Nantes

publié le dimanche 23 février 2014 à 18:14

Retranscription du témoignage de Quentin, gravement blessé à l’oeil le 22 février à Nantes

> >> écouter le son là : https://soundcloud.com/valk-photos/retranscription-du-t-moignage

> >> lire la transcription ci-dessous :

retranscription du témoignage de Quentin, gravement blessé le 22 février à Nantes23 février 2014, 15:33

Ca a démarré vraiment quand on s’est retrouvés vers Commerce, au moment où on devait remonter normalement le cours des 50 otages, ce qui était censé être le parcours de la manif. Là, il y avait des cars de CRS et des barrières qui bloquaient tout. Nous quand on est arrivés, direct on s’est fait gazer. Il y a eu tout de suite des gaz lacrymo qui ont été jetés sur les gamins, sur tous les gens qui étaient là.

Là c’était la manifestation paisible, normale ?

C’était la manifestation paisible mais il y avait quand même déjà des gens un peu excités déjà avant, depuis le début de la manif. Donc nous on est restés un petit peu dans la zone, voir un peu ce qui se passait, et puis après, sur les conseils des organisateurs et tout, on a continué à marcher, à aller vers le point de ralliement, l’endroit où c’était fini, pour qu’il y ait un mouvement et que ça s’essoufle un peu.
Après, il y a eu plusieurs salves d’affrontement, des lacrymos qui perpétuellement revenaient, lancés par les flics. Et moi, ce qui m’est arrivé, c’est à la fin, on était vers la place Gloriette, entre Gloriette et l’autre là, là où il y a le café plage, ce rond-point là en fait, près du CHU justement. Et nous on allait pour se replier, on rentrait, les CRS avançaient eux, avec les camions et tout le truc, et moi je reculais avec tout un tas d’autres gens. Je reculais en les regardant pour pas être pris à revers et pouvoir voir les projectiles qui arrivaient. Et là, à un moment, j’ai senti un choc, une grosse explosion et là je me suis retrouvé à terre et, comme ils continuaient à nous gazer, ils continuaient à envoyer des bombes assourdissantes alors que j’étais au sol, des gens ont essayé de me sortir le plus vite possible, de m’emmener plus loin aussi. Et puis après je sais pas trop, on m’a mis dans une... les pompiers m’ont emmené quoi.

Et donc, on dit que tu as reçu une grenade assourdissante qui, au lieu d’être tirée en l’air, a été tirée de façon horizontale, dans ton œil ?

Je l’ai prise directement dans le visage. Elle a explosé dans mon visage. Vu ce que ça a fait... Elle a explosé là et c’est comme ça que moi je l’ai ressenti, quoi. Le choc, ça a été un bruit et une douleur extrêmement vive sur le coup, puis bon moi je me suis écroulé. C’est vrai que c’était assez violent j’ai trouvé. Il y avait, de la part des manifestants, des gens qui voulaient absolument lancer des trucs sur les CRS mais les CRS, eux, gazaient n’importe qui. Et ils visaient, au flash ball, ils étaient cachés, on les voyait viser, suivre des gens qui marchaient ou qui couraient en face pour aller se mettre à l’abri. Ils les visaient, les suivaient et shootaient, quoi. et ils visaient pas les pieds. On a vu la façon dont ils tiraient, c’était très... c’était ciblé.

Et toi tu étais là, en manifestant paisible, tu n’étais pas armé, tu n’avais rien dans les mains ?

J’étais pas armé, j’avais pas de masque à gaz, j’avais pas de lunettes de protection. On était là pour une manifestation familiale, festive, on était là pour faire masse, pour faire du nombre. Et après, c’est vrai que je suis resté même s’il y avait les lacrymos, parce que je trouvais ça injuste et qu’il fallait rester. Y’avait des gens, y’avait des pères de famille, y’avait des anciens, y’avait un petit peu de tout et voilà, moi je voulais rester aussi avec les gens pour montrer qu’on était là mais sans...

(Quentin n’a plus d’œil gauche)


Autre témoignage

Nous sommes écoeurés. A la manif anti aéroport, beaucoup de monde ce samedi 22 février 2014 à Nantes. Des gens de toute la France, des gens de tous les âges, des gens issus de plusieurs courants politiques et des gens, simples citoyens comme nous, ni encartés ni militants. Des gens calmes, souriants, pacifiques et déterminés.

Nous venons dire non à un projet qui imaginé il y a quarante ans ne correspond plus ni aux besoins actuels de déplacements ni aux perspectives possibles. Sans compter l’impact écologique énorme quant à la disparition de certaines espèces devenues rares, ou au fait de bétonner (encore) une zone essentielle : qu’auraient été les inondations sur Redon et autres villes de l’Ouest de ce dernier hiver sans ce quasi dernier espace de boccage.

L’aéroport actuel offre des possibilités d’aménagements à moindre coût financier comme écologique : de nombreuses études le prouvent, avec des arguments raisonnés qui ont été très faiblement diffusés pas la presse et encore moins via les grands médias.

Mais aujourd’hui ce qui nous écoeure tient à la manière dont la manifestation de samedi a été à dessein manipulée pour produire des débordements qui étaient assurément voulus en plus haut lieu pour discréditer le mouvement ! Comme un scénario écrit à l’avance, le circuit initial est modifié l’avant-veille de la manifestation laissant très peu de temps aux organisateurs pour garantir de bonnes conditions d’encadrement et de supervision. C’est la première fois que le coeur de Nantes est interdit à une manifestation et le cortège composé d’une part importante de manifestants ne connaissant pas la ville se trouvera écartelé, avec un service d’ordre dans l’impossibilité d’être efficace. Le déploiement de forces de l’ordre qui s’installent pour protéger le coeur de ville inaccessible est énorme, il offre l’image d’une ville assiégée et c’est exactement cette seule image de la manifestation que relaieront tous les médias le soir même !

Dès 15 heures, de premiers affrontements, oui sans doute une poignée est là pour en découdre, instrumentalisant ce combat pour afficher leur radicalisation extrême face aux forces de l’ordre. D’autres aussi, et c’est là notre question, ont été instrumentalisés pour que la manif dérape. Parce que tous les arguments lus ce dimanche 23 février matin dans la presse étaient écrits d’avance : ils avaient intérêt au PS comme à droite à ce que le mouvement passe pour un mouvement incontrôlé, à pouvoir parler de guérilla urbaine alors qu’il s’agit d’un groupe de 500 individus, ou à faire croire à la dévastation de la ville. Qui sont-ils vraiment ces 500 (connus dit le Ministre de l’Intérieur) qui avancent casqués et masqués recherchant l’affrontement ? Qui a eu intérêt à les laisser agir hier ? 500 sur un cortège qui comptait plus de 40 000 personnes.

Contrairement aux images et commentaires principalement diffusés pour les quelques 66 millions de citoyens de France qui n’étaient pas à cette manifestation, la ville n’est pas dévastée. Il y a eu des destructions inadmissibles, mais finalement limitées (rien à voir avec les manifs des bonnets rouges qui ont détruit les portiques écotaxes ou les radars par exemple) : une aubette, une foreuse, des tags, des retraits de pavés (prêts à l’emploi), des jets de peinture sur la façade du commissariat ou de la mairie... et puis les vitres de l’agence Vinci qui ont été descendues... Cette agence qui n’était pas sur le trajet initial de la manif, dans la grande sagesse des organisateurs, et qui s’est retrouvée sans protection particulière sur le seul parcours laissé possible, comme offerte, une invitation provocante. Monsieur le Maire de Nantes, vous aviez pensé porter plainte contre les organisateurs, mais pourquoi pas aussi contre Monsieur le Préfet, représentant de l’Etat, pas moins responsable des dérives inacceptables survenues en marge de cette très belle manifestation ? Pour finir en portant plainte contre X nous pouvons espérer comme vous peut-être que les vraies responsabilités seront dégagées.

Nous sommes écoeurés car nous voilà manipulés par un pouvoir pour lequel nous avons voté, Monsieur Hollande, oui nous avons voté pour vous, comme simples citoyens, ni encartés, ni militants, mais désireux de vivre en démocratie après les années Sarkozy, désireux de vivre autrement que gouvernés par les grands groupes financiers, désireux d’une information juste et loyale à l’égard des citoyens, désireux d’une prise en compte des arguments écologiques sans les faire caricaturer comme contraires au progrès.

Désinformation orchestrée, manipulation, mensonges, soumissions aux grands groupes financiers, mise en cause des élus EELV, menace de dépôt de plainte contre les organisateurs, débauche de moyens policiers.... vous agissez contre toutes les forces qui portent encore la gauche au pouvoir. Combien étions-nous dans le cortège qui avons voté pour vous Monsieur Hollande ? Combien serons-nous à ne plus le faire ? Pourquoi prendre ce risque inouï à s’enferrer dans un entêtement mortifère, dans un déni manifeste de démocratie et de débat ?

Nous sommes écoeurés. Alors que c’était une très belle manifestation, responsable, tournée vers un avenir que nous souhaitons « tenable » pour nos enfants, sans débauche illusoire de grands projets qui mettent en péril les ressources économiques, naturelles, humaines du pays.

Réveillez-vous (très vite) Monsieur Hollande.

Des citoyens nantais, militants associatifs non encartés mais écoeurés

URL de cet article 24652
Et pleins de liens, le DOSSIER : Notre Dame des Landes - Reporterre
Les manifestants violents de NDDL sont les cousins souvent inconscients des troupes d'étudiants qui vandalisent le Venezuela au service d'Uribe et de "Washington, ils servent le même projet de monde sous d'autres étiquettes.
Là nos médias en font les "défenseurs de la démocratie", ici on les qualifie de "pourfendeurs de démocratie"... les uns comme les autres en sont assurément les fossoyeurs
Le fascisme aujourd'hui ratisse large, n'oublions pas qu'il n'est pas une étiquette, ni de gauche, ni de droite, mais bien une manière d'être, une ontologie de la haine et de la peur et de leur rejeton xénophopie.
Dans le défilé à Nantes, samedi 22 février.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 15:17

 

Ce sujet me met un peu trop en rage pour que je puisse m’exprimer sans un débordement d’émotion qui ne serait pas propice alors que trop de confusion règne déjà. Et ce n’est pas le moment pour moi, dans une situation un peu trop précaire de fuite en avant, d’approfondir l’origine de ces émotions et d’autres, de voir quel point elles touchent en moi qui réveillent cette colère de petite fille qui dit : NON ! Qu’on laisse les gamins grandir en paix, découvrir la sexualité en temps et heure sans leur dire à l’avance ce qu’ils sont sensés découvrir ou percevoir. Ce dont il est question, c’est bien d’en faire des cobayes sans aucune garantie qu’ils ne sortiront pas complétement déstabilisés à vie par le traumatisme, comme ce fut le cas pour de nombreuses expériences « pilotes » du style…. S’il faut éduquer que l’on éduque les adultes en commençant par revoir tous les aspects des médias qui véhiculent les stéréotypes de femelles idiotes qui ont pour plus grande vertu leur capacité à séduire les mâles dont la capture leur conférera un statut social…

 

En résumé, hommes et femmes nous ne sommes pas pareils, mais bien différents et complémentaires. Et si je mène un combat, c’est bien celui du respect de cette différence sans cette hiérarchisation de valeur qui a vu naître la société industrielle dans une apologie des valeurs masculines dont témoignent les nombreuses métaphores de viol et domination de la nature féminine de la Terre qui l’accompagne.

Et si certains doivent être éduqués à ce sujet, ce ne sont pas les enfants mais bien les adultes qui ont permis tout autant que la régression des dit « droits sociaux et du travail », la régression des conquêtes des femmes sur la minorisation que consistait l’introduction du Code Napoléon (post révolution…) calqué sur le droit romain qui consacre la domination du pater familias. Dans les années 70, des femmes avaient reconquis ce territoire juridique, alors que la contraception permettait aux filles une sexualité libre sans crainte de se retrouver enceinte, ce qui constituait un déséquilibre majeur, une prise de risque non partagée. Pourquoi une telle régression dans les comportements depuis cette époque où il semblait que le machisme et le féminisme réducteurs vivaient leurs derniers feux d’artifice ? Qu'enfin une complémentarité épanouie ferait place à ces éternels reproches si typique du couple féministe-machiste...

La réponse est principalement culturelle. Et c’est bien à cette culture ambiante qu’il faudrait s’attaquer plutôt qu’à pervertir des enfants. Une grande opération d’éducation permanente qui entre femmes, entre hommes et ensemble poserait les bonnes questions sur cette dérive des acquis en matière de respect réciproque des irréductible différences entre hommes et femmes, qui n’empêchent pas les uns et les autres d’exercer avec bonheur des taches traditionnellement réservées à l’autre sexe.

Et merci à Philippe Bilger, je ne partage pas absolulent tout mais ce texte pose les bonnes questions.

 

A lire également pour comprendre mieux les origines de ma colère Jacques Attali: Vers l’humanité unisexe | Slate

Contre le RNH ! redressement de la nature humaine

Philippe Bilger  

Cela a commencé avec le mariage pour tous. On pouvait penser que le mimétisme européen avait joué avec un engagement présidentiel à l’évidence plus facile à tenir que l’inversion de la courbe du chômage. 

Cela a continué avec l’affaire Dieudonné et les injonctions du ministre de l’Intérieur qui dépassaient, et de très loin, le cadre de sa mission pourtant si difficile à assumer quand on constate les piètres résultats de la lutte contre l’insécurité en 2013. Ce n’était pas à lui d’intimider les spectateurs des représentations de Dieudonné en leur faisant la morale et en les stigmatisant quasiment. Devaient-ils demander à Manuel Valls la permission de sortir le soir ?

Cela dure avec la conception de la justice socialiste qui, fuyant le réel et ses incommodités, rêve de l’avenir, fantasme sur le futur et élabore ses projets, qui le demeurent, pour un peuple imaginaire merveilleusement à l’écoute et détaché des misères humaines, des tragédies causées par les crimes et les délits.
Cela s’aggrave avec la théorie du genre et, même si les démentis des ministres sont sincères, il y a une aspiration de ceux qui nous gouvernent à faire de l’école et de l’enseignement tout autre chose que ce qu’ils devraient être. Apprendre, lire, écrire, calculer, s’imprégner de notre Histoire de France, se former à la passion des grands auteurs et de la littérature, apprivoiser les langues étrangères, autant d’objectifs et d’ambitions qui, pour être d’une heureuse banalité, sont aujourd’hui peu ou prou relégués au profit d’une éducation même plus civique mais bouleversante, destinée à constituer les établissements pour des lieux d’expérimentation et d’indifférenciation des sexes.
Dans 600 écoles de dix académies, si on n’apprend pas aux garçons à devenir des filles, les nouveaux ABCD de l’éducation, de la grande section de maternelle au CM2, s’assignent pour but de lutter contre les stéréotypes filles-garçons. “Nous voulons tout de même qu’il y ait égalité entre les hommes et les femmes au sein de la société, dans le choix d’un métier”, a déclaré Vincent Peillon (Le Parisien).
Soit, mais si une telle ambition est légitime, incombe-t-il à l’école de superposer sans cesse à ses missions fondamentales de plus en plus négligées des prises de conscience et des ateliers vecteurs d’une bouillie éthique et sociale difficilement assimilable ? L’enseignement est-il voué à diffuser une certaine conception de la morale qui se résume peu ou prou à un féminisme même plus raisonnable ? Serait-il absurde de laisser aux parents, aux familles, aux vies amoureuses et à l’influence aussi bien forte que subtile des hommes et des femmes dans leurs relations quotidiennes, la charge, l’honneur de se faire progresser, d’avancer en lucidité, en égalité ? La vie privée du président serait sacrée mais les intrusions dans notre sphère d’existence tolérables ? Est-il normal de poser la main de l’Etat, sa volonté orientée, son idéologie plus sectaire – une seule vision, toujours, de l’humain, de sa liberté, de sa responsabilité – qu’équitable, sur un monde qui appelle d’autres démarches, et surtout pas de la politique même déguisée en soie, en velours et en injonctions patelines à suivre ? Pourquoi s’immisce-t-il dans ce qui nous regarde au premier chef ?
Avec ces insensibles ou ostensibles dérives, je perçois l’émergence, dans la démocratie selon François Hollande, d’îlots de totalitarisme mou, d’un caporalisme collectif qui s’en donne d’autant plus à coeur joie qu’à défaut de changer le monde, de réformer la France, le pouvoir n’a plus que la ressource de s’en prendre aux “fondamentaux”, aux permanences, aux stabilités, à l’ordre, aux évidences de la nature.
Il y a de manière dévastatrice, sur tous les plans, une obsession de rupture. Si, en effet, parfois le naturel mérite d’être amendé ou complété par le culturel, nous n’en sommes plus là avec ce gouvernement. Pourquoi a-t-il une telle hantise devant ce qui coule de source, ce qui a été admis durant des siècles, ce qui a fait ses preuves et qui autorise une politique digne de ce nom ? Pourquoi la nature et ses leçons inspirent-elles autant de dégoût à ce pouvoir ? Parce que ce qui est proche, accessible, irréfutable, légitime fait peur ? Qu’on met le désordre et l’agitation là où on peut ? Que, dépassés par la nature, on a pris le parti de lui faire la peau ? Que la culture est un beau mot qui à force d’être exploité tourne à vide mais qu’on prétend s’en servir comme arme de guerre contre l’intolérable pesanteur des comportements et des déterminismes parce que ceux-ci seraient en eux-mêmes pervers ?
Parce que cette gauche ne sait plus quoi faire pour se faire remarquer. Alors elle change l’insupportable cohérence née du passé et du pragmatisme.
Ce totalitarisme qui pointe est soft, certes, mais clair et net. Logique aussi : la liberté est en effet une ennemie. Partout.
Pourquoi prétendre, à toute force ou à coups fourrés, dénaturer, confondre, enjoindre, ne pas succomber à l’immédiate compassion pour les victimes, détourner les institutions et les services de leur but, déséquilibrer une société, dégrader les identités, instiller de la mauvaise conscience dans des liens qui se sont toujours construits en s’opposant, qui s’opposent mais se complètent, quel besoin a l’Etat de venir s’immiscer dans ce qui ne le concerne pas ?
J’écoute, je lis Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem. Le premier : “La lutte contre les stéréotypes de genre – les opinions toutes faites sur les femmes et les hommes – et l’homophobie doit être menée avec force à tous les niveaux d’enseignement”. La seconde : “La théorie du genre, qui explique “l’identité sexuelle” des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité et de faire oeuvre de pédagogie sur ces sujets” (Le Figaro).
Pourquoi pas ? Mais il y a des politiques et des ministres pour cela. Ce prêchi-prêcha n’a pas sa place à l’école.
Les homosexuels se marient parce qu’il convenait de fabriquer une égalité artificielle. Des spectateurs sont réprimandés parce qu’ils croyaient avoir le droit, en démocratie, d’assister à des spectacles selon leur bon plaisir. L’angélisme gouvernemental s’obstine à faire céder les évidentes compassions pour les victimes et la rigueur qu’elles appelleraient en retour face aux constructions idéologiques gangrenées par la fuite du réel et fondées sur un autre peuple que celui, insupportable, réclamant sécurité et justice. L’école, les petits enfants et les enseignants sont embarqués dans un processus qui vise à déconstruire et à troubler. Le progressisme niais non seulement accable mais fait perdre son temps à un service public qui devrait pouvoir se concentrer sur l’essentiel.
Le naturel, partout, est chassé au galop.
Je suis contre le RNH. Contre le “redressement de la nature humaine” dont ce pouvoir s’est fait une dangereuse spécialité.

 Philippe Bilger

Via
Humeurs de Marissé

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:07

 

 

 

Toute sa vie Montaigne a voulu écrire mais il n’a fait que des essais.

(Bourde d’un étudiant du Bacc.

les hommes chômeurs jouent au basket,
les hommes ouvriers au foot,
les hommes cadres au tennis,
les hommes cadres sup au squash,
les hommes patrons au golf,
Conclusion :
Plus leur situation est élevée, plus leurs boules sont petites.
Source

L’humanité à la poubelle : le nouveau resto du NOM.

Il n’y a pas d’armes contre la bêtise humaine : elle s’enseigne toutefois dans les écoles, où les étudiants avalent les produits frelatés de « connaissances » trafiquées, pour un cheminement social   menant à une belle liberté de sujets dépendants et menottés. Ce qu’autrefois l’on nommait esclave.

Tous des Christophe Colomb… Conquérants du « monde ».

Mission : s’emparer de tout.

Quand tout le monde veut s’emparer de TOUT, il ne reste plus qu’une concentration de richesses dans les mains de quelques uns. Le singe a toutes les bananes et sa vie consiste à acheter tous les magasins qui vendent des bananes.

Et on ne forme que des vendeurs de bananes.

À la Monsanto, si possible…

Fabriquer et vendre.

Si les adolescents ont leurs modes  passagères, les employés des états, fabricants de machines sophistiquées, ont leur « machine » à détruire dont ils sont fiers. Ils en sont fiers parce qu’ils ont participé à leur fabrication.

Tous des poissons, l’œil pétrifié à cet or des fous : la technologie frelatée de la marche des États.

La réussite personnelle, peu importe les dommages collatéraux…  La réussite « personnelle »,  en fait, elle n’existe pas, puisque la société est un océan dans lequel chaque poisson que nous somme, y a  couvé et y a  grandi.

Faire et détruire

Nous voici à l’ère du drone, dont le l’embryon a été créé par les allemands lors de la dernière grande guerre mondiale, le V 1. Pour le bienfait de la nation… Et pour la solde. Car voilà que dans une société à la puanteur des guerres et de causticités malveillantes pour fin de contrôle, on nous bâtit des drones "modèles réduits".

Le bien vient de passer dans le tordeur de l’Halloween…


 

Le gros drone… Aux armes, citoyens!

Le MQ-9 Reaper. Ce qui signifie « faucheuse », à « l’allégorie de la mort ».


 

En 2009, il était évalué à environ 16 milles Euro. Il doit frôler les 20 milles Euro aujourd’hui.

États-Unis

En janvier 2010, l’inventaire est de 6 819 drones de tout type, dont environ 200 appareils à haute altitude HALE (Predator, Reaper, Global Hawk…), et les états-majors réclament 800 drones à haute altitude pour l’avenir.

L’US Navy consacrera par exemple un budget à ces drones de 2 milliards de dollars américains pour 2013-2015 et qui devrait monter à 7 milliards en 202022. Wikipedia  

En France

En 2007, la France possédait 81 drones militaires (pour les renseignements). Quatre plans sont en cours de traitement pour acquérir de nouveaux appareils24. (Notamment le projet de Dassault Aviation: le nEUROn)

La police s’est dotée en 2008 du drone ELSA pour surveiller par les airs des manifestations ou des violences urbaines25.

Les drones, c’est comme les couteaux de cuisine : on peut trancher la viande ou assassiner  sa femme dans une folie « temporaire ».

Or, présentement, la race humaine semble plutôt vouloir charcuter la planète en utilisant le mauvais angle du couteau.

Les  armes, ce sont également les agents de la C.I.A. et l’armada de collaborateurs invisibles attelés à leurs bureaux pour combattre des ennemis créés pour… vendre des armes de…contrôle à distance.

Eux-mêmes, les avachis devant leur ordinateur-jouet ignorent qu’ils sont contrôlés.

Le pain volant et l’échappatoire par les chiottes

L’argent de nos impôts, de nos taxes, donné à  « l’État »,  (dettes à l’appui, sert à  farcir les dindes des réels meneurs néolibéraux),   mais détourné par  un arsenal de gamins aux cheveux blancs – faux sages des sociétés « modernes » –  se promènent  au dessus de nos têtes pendant qu’on crève de faim ou de désespoir.

Du pain volant…

Et pour l’eau? De la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste et des rivières pour  les sables bitumineux de l’Alberta. On en garde du « propre »  pour l’embouteillage des chérubins des G-20 et leur descendance de singes portatifs, sautillant sur la planète comme des sauterelles nazies.

La société a également son code génétique. Par sa propagande, elle enfante des « modèles ».

Des clones et des drones.

C’est la foi en ce code qui nous esclave jusqu’au puisard actuel mondialisé.

Nous sommes comme ce gamin dans une scène de la  Liste de Schindler  qui,  pour échapper aux gardes, plonge  dans le cercle troué  d’une chiotte.

Jusqu’aux cheveux…

On en est là.

À un poil du « puisard céleste ».

Le paradoxe de la liberté et de l’esclavagisme

Plutôt étonnant!

Un noir javellisé à la présidence des États-Unis qui est soit naïf, soit esclave de fabricants de miroirs produits par les banques « contrôlantes ».

Voilà!

On lutte pour instaurer des démocraties en luttant contre le totalitarisme intérieur  pendant qu’on instaure des régimes totalitaires par bombardements chirurgicaux ailleurs. Ou des massacres…

La résistance américaine se prépare déjà à abattre des drones. (Source ) Car, pour la population, l’ingénierie se dote de drones  pour infiltrer  et surveiller la citoyenneté américaine. Toutefois, les gros calibres ne suffiront pas…

Une bonne tapette à mouches pourrait faire le travail…


L’insecte espion

Ces drones vont de petits avions de surveillance pesant quelques livres à des aéronefs armés transportant des milliers de livres d’équipement et d’armement. Une nouvelle génération de micro-robots volants (« micro air vehicles, MAV ») est en cours de développement qui ne sont guère plus grands que des insectes et capables de pénétrer sans être vus dans des logements et des lieux de travail pour photographier, enregistrer et même tuer.wsws.org ( Tom Carter)

 

Mais les recherches sont en cours, là où les frères Wright ont fait leur premier vol : La Patterson Air Base, Ohio. Oiseaux et moustiques…

Voici le dernier cri :

 

 

 

La perle des drones

Financé par la DARPA, dépendante de l’armée américaine, ce projet vise à “modifier” des insectes, afin de pouvoir les télécommander, pour pouvoir les utiliser comme drones volants. Une vidéo montre les progrès accomplis : la commande à distance de ce gros insecte volant fonctionne !

Certains amis des animaux vont probablement hurler à la maltraitance d’animaux. Ou pas, car un gros scarabée, c’est quand même moins mignon qu’un bébé phoque. Ces chercheurs américains travaillent sur un projet étonnant : brancher sur le système nerveux d’insectes vivants, des appareils permettant de les commander à distance et ainsi, de les utiliser comme drones volants. Ou pour accéder à des endroits innaccessibles à un humain. Ce projet est financé par la DARPA, département recherche et développement de l’armée américaine.

Les progrès accomplis sont étonnants. Les chercheurs ont branché des électrodes sur les nerfs optiques de ce gros insecte volant. Des électrodes sont aussi implantées sur certains muscles de l’insecte, afin de les stimuler sur commande. Attaché sur son dos, se trouve le circuit de réception radio. Grâce à ce système, il est possible de faire décoller ou atterrir l’insecte, mais aussi de le faire tourner à gauche ou à droite ! Le chercheur ne fait qu’envoyer un ordre lorsque c’est nécessaire (tourner à droite par exemple), puis la stimulation s’arrête. L’insecte continue alors à faire tout seul ce qu’il sait le mieux faire, voler.

Les avantages de l’utilisation d’un insecte vivant sont évidents : il sait déjà voler, décoller, atterrir de lui-même. Il peut même par exemple atterrir le plus naturellement du monde sur un mur vertical, ce qui serait extrêmement difficile à programmer pour un drone mécanique. Un insecte peut transporter à peu près 30% de son poids sur son dos, ce qui dans notre exemple, permettrait d’emporter une charge utile d’environ 2,5g. La difficulté est donc de miniaturiser suffisamment l’équipement pour pouvoir en faire une application utile. (2)

Inquiétant, tout l’argent qu’on dépense pour s’entretuer…

Le chat-drone

Je n’ai pas d’arme pour abattre des drones, ni de tapettes à mouches. La mouche domestique a disparu… La tapette verte ou jaune  est depuis longtemps inutilisée. Elle dort sur une tablette…

Ce qui me fait peur, c’est qu’un jour, on fabrique des chats-drones que nous adopterons. Ils dormiront au pied de nos lits, avec leurs grand yeux-caméra…

Brrrr!

Il faudra aller en forêt pour voir de vrais insectes qui ne nous voient pas.

Ce doit être la raison pour laquelle on rase les forêts. ( Le complotiste)

Le politicien-drone

Nous avons déjà des politiciens-drones télécommandés par des banquiers et une quantité infinie d’adeptes du « développement durable ». Ils développent des banques. Et avec leurs résultats, ils développent d’autres banques.

Qu’ils mangent leurs banques!…

En attendant, je pense à ce cher Freud, à qui,  vers la fin de sa vie,  on demanda s’il était optimiste au sujet de l’avenir de l’humanité…

Il demeura silencieux…

Je pense que finalement un grand silence règnera sur le monde et que les insectes, qui peuvent dormir pendant des siècles, se réveilleront.

Tout ça, parce que nous sommes hypnotisés…

Quand ils se réveilleront – LES INSECTES- ils travailleront, en commun, à reconstruire cet Éden massacré.

Le ruban continu de l’Histoire, version VHS

 

Alors, réapparaîtra sans doute une autre créature velue qui passera des milliers d’années à tenter de se nourrir, de se vêtir, de survivre.

Puis, un jour, il découvrira l’électricité. D’abord le courant continu, puis, comme Tesla, le courant alternatif.

Il tuera un chien pour montrer le danger du courant alternatif.

Car, ayant perdu la victoire sur la connaissance et sur l’argent de la connaissance, rien ne pourra l’arrêter.

Un chien, c’est un chien… Après tout, il faut bien voir « de l’ordre » dans l’intelligence de la Vie…

Après la tapette à mouches, il inventera la mouche qui rend la tapette inutile.

On finira par s’entretuer tous pour créer la meilleure invention qui puisse nous détruire.

La meilleure?

Inutile de l’inventer : c’est NOUS.

Gaëtan Pelletier

Référence

  1. http://www.courrierinternational.com/article/2012/06/07/comment-obama-a-appris-a-tuer-avec-ses-drones
  2. Transformer un insecte vivant en drone
  3.  http://wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/dron-j22.shtml
  4. http://efg-bnusfoodreserves.blogspot.ca/2012/05/usa-flying-drones-shot-down-in-texas.html

http://solari.com/blog/remote-controlled-mosquito-sized-flying-spy-drone/

 

Source : Avez-vous votre tapette à drones? | LA VIDURE

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Published by Anne Wolff - dans Planète urgence
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:45

 

 

Les prêtres du chaos


"Ca va prendre du temps de restaurer le chaos?
" George Walker Bush
***

Une église intérieure brisée, anéantie par désagrégation, culture d’une foi matérialiste et division…

Le chaos.

Comment parler de réussites de sociétés quand les citoyens sont en guerre contre leurs gouvernants et que le véritable pouvoir est dans les mains des « marchands du temple »?

L’entourloupette consiste à n’utiliser qu’une partie de votre être pour en faire « votre être » au service « d’humains » qui ne cultivent qu’une part d’eux-mêmes : avoir pour être.

Alors, toute réussite est la somme de LEUR réussite à vous soustraire à votre âme, votre esprit, le petit dieu qui dort en vous.

La division par dons de connaissances ciblées vers la connaissance seule des tricots et des malversations des sociétés fait de l’être humain un rameur sur une galère qui ne va nulle part. Sauf, peut-être, aux banques… Ces îles passagères, frileuses au plus infime tsunami.

C’est la raison pour laquelle tout le monde se sent brisé…

Si trop de gens en puissance ou cherchant cette puissance de conduire, de diriger, de malmener un nombre de gens par l’argent, le pouvoir, l’individualisme exacerbé, toute supposée réussite est anéantie.

Réussite sociale.

Réussite de soi.

Car chacun est une œuvre à parfaire. Chacun est un brouillon ou un tableau sur lequel les autres peuvent inscrire LEURS LOIS.

Et patiemment ils sculptent votre être comme on écrit en tapant sur un clavier : lettre par lettre, phrase par phrase.

Alors, on devient le petit clavier qui rêve d’être …EUX.

Vous oubliez que vous êtes uniques.

Ils vous coulent, vous cimentent lentement à leur religion destructrice. Destructrice de tout : de l’humain, de la planète, des terres, de l’eau et ils vous chantent la grande et superbe chanson du vert.

Vous recyclez un boulon pendant qu’ils fabriquent un porte-avions.

Et vous y croyez…

Pourtant, vous vous déclarez ouvertement « athée ».

Victoire du diable : il n’a pas besoin de dieux, il désire s’en débarrasser.

Vous vivez alors dans une sorte de Shoah mondialiste, où les compagnies multiples bouffent  les travailleurs comme un aspirateur bouffe un nid de fourmis.

Mais vous y croyez…

Mais vous êtes athée…

On vous a disjoints de l’ensemble. Ensemble vous travaillez pour eux, ces gens qui n’ont plus de pays, plus de culture – sauf celle de la culture de l’argent pour l’argent, qu’ils enferment quelque part et qui est totalement inutile.

Le mal vient d’eux…

Mais il vient aussi de vous, de nous, de moi, puisque nous avons soustrait à un contrat social sans trop d’âme…

Et nous prétendons être conscients… En fait, nous sommes lessivés. Notre participation à la vie est réduite à une réunion de machinistes, de soudeurs, de bureaucrates contents d’être descendus de l’arbre.

La solution finale est de détruire la beauté de la différence des humains.

On essaie tout simplement d’enterrer 6 milliards d’humains dans des fosses.

Et nous sommes tous fiers de participer à la construction du bulldozer…

C’est là notre seule force. Et notre illusion…

Du moins, c’est bien ce qu’on voulut les prêtres du chaos.

Peu importe que vous achetiez un Ipad ou un écran à 1080HD.

Les seules images qui sont vraies sont celles qui dorment en vous. Si la réussite technologique n’est pas la réussite de votre être, vous n’avez rien réussi.

C’est de ça qu’on est en train de mourir. Emportant tout ce qui nous nourrit véritablement.

La malbouffe de l’âme et de l’esprit…

L’Occident bouffe du congelé…

Les réformes sociales ne sont là que pour bricoler la brisure des échecs sociaux.

Personne ne vous le dira…

C’est le syndrome du bus : « Avancez en arrière »…

Gaëtan Pelletier, 13 avril 2012

Source :

LA VIDURE | Naître dans une explosion et finir en implosion!

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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