28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:38

Voilà un texte qui vient prendre place dans mes réflexions matinales en droite ligne avec les questions que me pose le rôle actuel et à venir de la Russie dans un conflit de pouvoir entre « grandes puissances » dont nous sommes partie prenante, au risque d’en devenir victimes, celle d’un repartage du monde entre des pouvoirs hégémoniques dans lequel nous serions les pions, soumis soit aux uns soit aux autres selon l’issue du conflit (pour les survivants).

J’ai écrit récemment que je ne savais pas que penser de Poutine dans ce conflit, et si je devais le considérer comme un ami ou un ennemi. La réponse se retrouve dans deux textes, la présentation de la nouvelle idéologie d’état de la Russie et l’interview, en deux parties de Jean Marie Le Pen par la Voix de la Russie, qui le présente comme relais de ce modèle en Europe de l’Ouest, la Culture étant un thème central de cette nouvelle idéologie.

Extrait du premier directement en lien avec le texte qui suit, la culture vision Poutino-suprémaciste-russe :

Le modèle occidental fondé sur la tolérance et le multiculturalisme y est clairement rejeté, le rapport préconisant lui une immixtion accrue de l’Etat au sein du management de la politique culturelle et surtout au sein des relations interculturelles, interreligieuses et interethniques afin de favoriser l’unité du pays et protéger le pays des vagues d’agression informatives(…) 

 

Suit un développement sur ce thème, et l’article expose bien d’autres aspects de la Russie aspirant à devenir modèle d’une nouvelle civilisation autoritaire.

 

Je vous conseille également la lecture des deux textes en liens,   je suis beaucoup plus radicale en ce qui concerne le danger de fascismes qui nous menace, et réaffirme mon choix du Socialisme du 21ème siècle proposé par Chávez et qui germe aujourd’hui dans le champ Amérique Latine qu’il a ensemencé comme prémisse d’un véritable pouvoir populaire qui ne réside pas dans les gouvernements de la région, mais bien dans le formidable mouvement des associations de base qui l’invente et le construise au quotidien, et composent le Pouvoir Populaire en voie de réalisation.

Et je recommande la lecture du texte qui décritla lutte – victorieuse dans cette étape - contre la loi des semences (dite Loi Monsanto) au Chili, qui est une excellente description, emblématique de ce que j’entends par dispositif de résistance du pouvoir populaire.

Et copier-coller extraits d’un commentaire écrit ce matin :

En ce qui concerne la grand jeu actuel mouvement des plaques tectoniques de la géopolitique mondiale… entre Russie et USA, je nous sens un peu dans la position des noirs étasuniens lors de  la guerre de Sécession à qui on demanderait s’ils préfèrent être esclaves dans les champs du Sud ou dans les usines du Nord…

 

Pour ceux qui ne veulent pas changer de maîtres mais ouvrir de nouveaux chemins vers un monde a-polaire, je pense que cette plateforme polymorphe, (des mouvements sociaux d’Amérique Latine) unités de diversités, est une base concrète de laquelle partir pour construire nos formes de résistance en bénéficiant de l’expérience concrète et des acquis de ceux qui nous lancent régulièrement des appels à les rejoindre dans la création de nouvelles solidarités de Souveraineté Populaire…

Dans ce contexte la question pourrait se formuler de cette manière : « Comment profiter des failles du processus de mouvement tectonique que constitue les grandes puissance pour faire émerger un modèle qui les relègue les uns comme les autres au rang des dinosaures, un modèle dans lesquels les Peuples décident collectivement de leur destin ???»

 

Pourquoi les néo-fascistes s’en prennent-ils à la culture ?
dimanche 27 avril 2014
par Patrick Mignard  

Dès que ces individus ont le pouvoir, ou une part de pouvoir, la culture est la première à en faire les frais. Il y a deux choses que haïssent les néofascistes, ce sont d’une part, l’intelligence, celle qui permet de comprendre, d’autre part, la différence.

Le cri de José Millan Astray y Terreros en Octobre 1936 « À bas l’intelligence, vive la mort » à l’Université de Salamanque en Espagne raisonne dans tout le 20ème siècle et trouve des échos dans tous les mouvements fascistes et nazis. On retrouve la même attitude chez Baldur von Schirach, chef des Jeunesses Hitlériennes : « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver ». De manière générale tous les pouvoirs et mouvements totalitaires ont brimé la culture qui permet l’expression de l’autre, de le comprendre, de l’accepter dans sa diversité.

La culture, au sens large, ne peut exister qu’en situation de liberté, sinon elle devient « officielle » et n’exprime que ce que le pouvoir qui l’autorise veut qu’elle puisse exprimer… Autrement dit une idéologie fermée, sans ouverture sur autre chose que ce pourquoi elle est autorisée. La culture libre (pléonasme) est dangereuse pour tout pouvoir qui a pour objectif d’enfermer la collectivité et l’individu dans des certitudes et des dogmes. La « culture » qui s’écarte des canons officiels ne peut donc être qu’une hérésie, bref une « sous-culture », voire une « culture dégénérée ». S’attaquer aux associations culturelles est donc tout à fait logique pour des néo-fascistes. Il y va de la survie de leur idéologie, donc de leur crédibilité « culturelle »… disons plutôt « idéologique ».

La suppression des subventions accordées aux associations culturelles permet de réorienter leurs budgets vers d’autres secteurs : essentiellement la sécurité, la répression et le financement des alliés « politiquement sûrs ». La suppression des subventions accélère la disparition de ces associations, limite la liberté d’expression, démontrant par là-même, du fait de leur inexistence, qu’elles n’avaient pas grand-chose à dire (CQFD). L’« épuration » des bibliothèques complète le tout. L’exil ou la clandestinité restent donc les seules solutions pour ces associations qui, se marginalisant, sont accusées de « cosmopolitisme » et d’associations étrangères à la collectivité (CQFD).

Le tissu social s’appauvrit, permettant toutes les démagogies – comme celle qui a fait accéder les néo-fascistes au pouvoir. L’autoritarisme devient la règle et les difficultés sociales sont mises sur le dos de boucs émissaires (juifs, arabes, roms, mal pensants, étrangers…), justifiant le renforcement de la répression… le cercle infernal est enclenché…

Patrick Mignard
26 avril 2014

Voir aussi :
Atmosphère
Libéralisme et/ou néo-fascisme

 

Source :
[Altermonde-sans-frontières] Pourquoi les néo-fascistes s'en prennent-ils à la culture ?

via : Mes coups de coeur

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Published by Anne Wolff - dans Planète urgence
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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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