23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 23:19

J.M. Santos

Le Président Santos de Colombie, ne fait pas partie, loin de là, des présidents d’Amérique Latine considérés comme progressistes. Pourtant dans la conjoncture actuelle, d’une offensive néonazie dans la région (aussi), nous verrons qu’il est encore beaucoup trop progressiste pour certains dont l’ex président leader de l’extrême-droite régionale et très bien noté à Washington, Alvaro Uribe.

J’avais publié récemment un entrefilet sur l’assassinat d’un leader des chemises noires de Tercera Fuerza, groupe néonazis dont il sera question dans ce texte… depuis d’autres épisodes ont eut lieu qui mettent en cause des membres de l’armée et de la police qui auraient contribuer à l’entraînement de ces charmants jeunes gens. Dans d’autres articles, des liens très serrés avaient été mis en évidence entre Alvaro Uribe et les leaders de l’extrême-droite vénézuélienne comme Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Laurent Saleh, avec qui il travaille, en très étroite collaboration, a essayer de renverser le gouvernement bolivarien du Venezuela.

Peut-être que le témoignage de Santos, aidera ceux qui seraient encore sceptiques à accepter que oui, c’est bien une tentative de coup d’état d’extrême-droite qui est menée au Venezuela, et que là aussi, ceux qui approuvent les manifestation ne dépassent pas les 10%, ce qui ne les empêche pas de multiplier les actions violentes et de sabotages pour s’emparer du pouvoir, avec le soutien actif de Washington, et d’Uribe,  de nos gouvernements et des mass medias.

 


 de neoefacista y neonazi, acusa santos a uribe

Uribe et Henrique Capriles

 

http://confidencialcolombia.com/get_img?ImageWidth=305&ImageHeight=277&ImageId=25932

Uribe et Laurent Saleh

 

 Uribe  et Lopez                      

 

 

 

 

 

Avril 23 – Le Président de Colombie, Juan Manuel Santos, dénonce des attaques à son encontre de la part du “Centre Démocrate” parti de l’ex mandataire Alvaro Uribe, qui se sont intensifiées pendant sa campagne de réélection présidentielle.

“Le Centre Démocratique, qui dans le fond est une extrême-droite, en arrive à un point que je n’aurais pas imaginé, des jeunes gens en chemises noires tentent de saboter mes apparitions en public pendant la campagne » raconte Santos à la BBC. Il souligne que : Il s’agit d’une sorte de néonazizme, de néofascisme qui a pour but unique  la polarisation (de la société) et la haine ». Il ajoute qu’il espère que la parti de Uribe ne va pas prospérer.

Il rappelle que lors des récentes élections législatives « Uribe espérait obtenir 40% du Congrès, mais il a en a obtenu 12% » Il ajoute qu’ « avec ce faible résultat il n’aura pas la capacité de bloquer aucune loi, ni de mettre un veto à aucune politique. Ils vont faire du bruit et c’est bien qu’ils en fassent, cela fait partie de la démocratie. Et qu’ils expriment leurs opinions par des canaux démocratiques »

Santos explique qu’en plus des actions à son encontre durant la campagne en vue des élections présidentielles du 25 mai, depuis l’uribisme, ils attaquent les processus de paix qui se mènent avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie –Armée du Peuple (FARC-EP) à la Havane à Cuba.

"Ils sont en train d’essayer de manipuler de nombreux secteurs avec des mensonges. Avec de fausses rumeurs : par exemple, ils vont raconter aux militaires qu’ils seront réduits à leur plus petite expression. Aux policiers, ils disent qu’on va leur ôter leurs pensions pour les donner aux guérilleros" dénonce Santos.

Il ajoute « ils sont en train de mener une guerre sale. Et cela certaines personnes cela les atteint et cela nuit »

Source :
Santos califica de neonazista y neofacista a partido de Uribe

 

 

Traduction Anne Wolff

 

 

 


http://prensarural.org/spip/IMG/jpg/Screen_Shot_2013-01-17_at_9-41-20_AM.jpg

  Les chemises noires de Colombie

 

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:56

 

 

Ces derniers temps, j’avais été interpellée par quelques « faits divers », des attaques au couteau de militants de mouvements sociaux, en Espagne, en Italie, à Caracas aussi* Puis je suis tombée sur le récit de  l’incendie d’un local du parti communiste à Kiev, qui avait été occupé par des jeunes des Pravy Sektor et autres néonazis et qui était parti en fumée après qu’ils aient reçu l’ordre de le quitter.

Ce centre était un lieu d’instruction pour les jeunes néofascistes d’Europe qui y apprenaient notamment le combat au couteau. J’avais donc décidée d’être attentive pour voir si de nouveaux faits divers relatant de nouvelles attaques aux couteaux par des néonazis apparaissaient. Aujourd’hui je trouve le récit de deux attaques au couteau, de militants antifascistes par des néonazis une en Espagne, l’autre en Suède. L’article qui relate celle qui s’est produite en Suède apporte quelques éléments intéressants qui s’ajoutant aux autres preuves de nazification de l’UE devraient nous alerter.

Voici ce qui ‘est produit en Suède la nuit du 8 au 9 mars de cette année, après la Journée de la Femme Travailleuse. :

 

Dans le centre de Malmö, un groupe de personnes, après les manifestations nocturnes de cette journée de la femme, a été attaqué par  des membre de "Svenskarnas parti" (parti des suédois), un mouvement néonazi.

Parmi les trois personnes agressées, l’une s’est retrouvée en soins intensifs avec de grave blessures à la tête, alors qu’une autre a pris un coup de couteau  qui lui a causé de graves lésions dans un poumon.

Cette attaque n’est pas due au hasard, comme on le verra, les nazis recherchait ces personnes pour les attaquer.

Cette attaque contre des manifestants n’est pas non plus un cas isolé. Octobre 2013, une école socialiste incendiée a marqué les débuts d’une intensification de la violence nazie à Malmö. Des locaux de gauches ont été peinturlurés et leurs fenêtres brisées et un membre de la Jeunesse Social Démocrate âgé de 16 ans a été attaqué en janvier par deux hommes qui l’ont menacé de récidiver s’il continuait à défendre son idéologie.

La personne de 25 ans qui a souffert des blessures les plus graves lors de l’attaque de mars est une figure notoirement connue pour son militantisme dans la lutte contre l’homophobie. Raison pour laquelle, son portrait a été diffusé dans les réseaux sociaux du parti nazi suédois, peu de temps avant l’attaque.

D’après le témoignage de personnes présentes lors de l’agression, Andreas Carlsson, un membre de haut rang de "Svenskarnas parti" faisait partie du groupe d’agresseurs. Les témoins l’ont vu attaquer les manifestants avec un couteau. Carlsson revenait de Kiev où il avait été apporter son soutien au parti Svoboda dans sa tentative de prendre le pouvoir en Ukraine. Quelques-uns des participants néo-nazis suédois au coup d’état sont restés sur place pour s’enrôler dans l’armée ( ? NdT) ukrainienne alors que le groupe de Carlsson est revenu à Molmö quelques jours avant le 8 mars.

Le 8 mars, avant l’attaque, le Chef analytique du Service de Sécurité suédois, Ahn-Za Hagstrom avait affirmé qu’il ne voyait aucun risque d’augmentation de la violence pour des raisons politiques avec le retour des militants de Kiev. Le Ministre des Affaires étrangères, Carl Bildt, a quant à lui affirmé dans une entrevue que le parti Svoboda frère du "Svenskarnas parti" sont « des démocrates européens qui travaillent pour nos valeurs ». Cette normalisation des partis fascistes des autres pays d’Europe à pour conséquence que les partis d’extrême-droite sentent qu'ils peuvent user de violence sans avoir à en payer les conséquences.

Tous les corps de polices tentent de faire passer la violence d’extrême droite et les tentatives d’assassinat pour des guerres de rues entre extrémistes politiques. Ce qui s'est produit à Molmö sà lieu quelques mois après que la police ait ignoré les avertissements concernant une attaque menée par un autre groupe nazi, Svenska Motståndsrörelsen , dans une manifestation à Stockholm.

Il est évident qu’en Suède comme dans le reste de l’Europe, la violence fasciste contre les mouvements sociaux n’est pas prise au sérieux par les institutions, et que finalement elle est inhérente au système capitaliste, elle est son fer de lance. Ni le gouvernement, ni la police secrète (SAPÖ) ni aucun type de corps de police n’a été capable de présenter une stratégie claire et cohérente pour remédier à cette situation. Du coup la gravité de la situation n’est pas mise en évidence. L’extrême droite suédoise apprend des techniques paramilitaires lors de voyages en Hongrie, en Ukraine et en Grèce avec le soutien de leurs partis homologues, Jobbik, Svoboda et Aube Dorée.

Traduction libre de AGRESION FASCISTA EN SUECIA | ..:: ACCIÓN ANTIFASCISTA SALAMANCA ::..

 

*(A Caracas également : un frère et une sœur ainsi que la petite fille de 12 ans du premier voulaient traverser une barricade d’insurgés quand ils furent reconnus comme les enfants d’une célèbre militante chaviste, Chaperon Rouge. Ils ont alors été attaqués. Les manifestants ont voulu enfermer la jeune femme dans une bouche d’égoût, alors que son frère se portait à son secour, un des manifestants a sorti un couteau qu’il lui a planté dans le poumon. La présence d’une petite fille n’a pas empêché la violence des ces manifestants de l’extrême-droite latino. Le blessé est à présent hors de danger. Là aussi des photos de militants chavistes visés par la violence circulent sur les réseaux sociaux de l’extrême-droite qui a déjà annoncé à plusieurs reprise des journées de lynchages massifs de chavistes que le Pouvoir Populaire, la police, les services secrets et le gouvernement ont heureusement jusqu’ici réussi à déminer. J’y reviendrai quand je parlerai de la nouvelle phase d'attaque sélective et meurtriére qui est programmée par les fascistes locaux et leurs assistants professionels… les militants de l’extrême-’droite vénézuélienne ont également eu droit à des formations paramilitaires en Europe (et ailleurs) grâce à des voyages en Serbie, organisés par les universités privées et subventionnés par des ONG étasuniennes)

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Published by Anne Wolff
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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 15:59

 

 

 

Quand ils sont venus chercher les communistes, je nai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,  je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n’ai pas protesté, je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai pas protesté, je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester.

 Martin Niemoeller
Pasteur protestant, 1892-1984


“Tout à ses limites, et dans le cas de l’Ukraine nos associés occidentaux ont dépassé la ligne, ils se sont comportés de manière grossière, irresponsable et peu professionnelle” … “Saint Petersburg fut la tête de la Russie, Moscou son cœur, mais Kiev en est la mère”

Vladimir Poutine Discours sur la Crimée 2014


Par Victor Wilches

Agropolis 

Les tambours qui annoncent les prémisses d’une grande guerre mondiale continuent de résonner en Ukraine. L’ingérence totale de la part de l’USA/UE/OTAN dans la déstabilisation de l’Ukraine entraîne des répercussions géopolitiques qui vont au-delà du coup d’état induit pour installer un régime/laboratoire néonazi aux portes de l’Europe. Les événements permettent de prévoir que le but visé par cette agression, c’est de dériver le cap de l’ordre international multipolaire qui est en gestation depuis la dernière décennie et d’empêcher qu’il se consolide, pour imposer à sa place un ordre international hégémonique, oppresseur, militaro-mercenarisé et violent dirigé par la ploutocratie des USA. 

L’agression politico-militaire menée par les USA/UE/OTAN pour imposer un nouvel ordre international qui corresponde aux intérêts des USA indique qu’inévitablement tous les chemins mènent à une guerre frontale avec la Chine. Pour mener à bien de rêve impérial aventureux, Washington et Bruxelles doivent contrôler/dérouter trois lieux emblématiques : La place Maidán, La Place Rouge et la Place Tiananmen (et la place Altamira de Caracas, comme on le verra par la suite NdT). Tâche difficile, mais le désespoir peut mener à n’importe quelle aventure démentielle, ainsi qu’à un conflit inter capitalistes. 

Ce jeu dangereux de la part de l’USA/UE/OTAN est le résultat de la perte d’influence et de pouvoir global des USA, dont le déclin accéléré s’accompagne d’une profonde crise économique et énergétique irréversible. Le modèle capitaliste de production dégrade, détruit et épuise les ressources naturelles et énergétiques de la planète et contamine tous ses écosystèmes dans sa quête d’accumulation. La croissance économique appartient au passé. Sans énergie, il lui est impossible de croître.  Pour croître économiquement il est indispensable d’augmenter la consommation d’énergie et à l’inverse sans augmentation de la consommation d’énergie, il est impossible de croître économiquement. 

Et donc, si un système est basé sur la croissance économique indéfinie quand il ne peut plus croître, il est voué à l’effondrement sociétal. Le modèle capitaliste est arrivé à son point limite et a commencé son implosion entraînée par une crise multidimensionnelle inhérente à son propre modèle. « La décadence et la chute de l’empire global des USA est le fait le plus important de la géopolitique dans le monde actuel »(1), l’effondrement est en chemin et son impact a de grandes répercutions telluriques au niveau global. L’Ukraine est un révélateur symptomatique de l’obligation d’éviter l’effondrement le système. Ce carrefour montre que les appétits impériaux des USA dans leur fuite en avant pour le contrôle des territoires et des ressources qui restent nous conduisent à une guerre mondiale nucléaire.

Le système capitaliste frappé à mort dans l’âme hégémonique de l’empire est entré de plein pied dans une rotation accélérée de l’axe géographique/Asie. Les événements internationaux attestent que la transition de paradigme post impériale-USAméricaine se précipite, à pas de géant, laissant de profondes empreintes et de graves crises économiques, sociales, écologiques, politiques, culturelles, éthiques et humanitaires. Aucune transition ni dissolution impériale hégémonique ne pourra se produire sans crise, violence, ni guerre, pourtant ce scénario n’est pas souhaité par la majorité de l’humanité. L’idéal serait que cela se produise pacifiquement mais un pouvoir hégémonique érigé sur fondement de violence et de destruction ne va pas céder la place de manière pacifique pour que d’autres occupent ce vide.

L’actuelle offensive géopolitique mise en marche en Ukraine par l’USA/UE/OTAN pour remodeler l’ordre international – en dehors de ces dangereux coûts et dénouements finaux – a laissé à découvert deux lignes remarquables en interactions qui doivent être analysées avec attention : l’instauration d’un régime/laboratoire néonazi à Kiev, et une grande crise énergétique en particulier du gaz et du pétrole.

Pourquoi Kiev est au Centre de rivalités ?

L’Ukraine joue depuis toujours un rôle stratégique dans les intérêts et dans les aspirations hégémoniques des USA, dans sa volonté de contrôler le monde. Ces tendances remontent à loin dans le passé. Au début du 20ème siècle la théorie de « Heartland » de Halford Mackinder « Qui contrôle l'Europe de l'Est contrôle l'Heartland;

Qui contrôle l'Heartland contrôle l'Île Monde;

Qui contrôle l'Île Monde contrôle le Monde »*

Et plus concrètement qui domine le Heartland domine le monde   en particulier s’il contrôle l’Ukraine.

La situation géopolitique spécifique du début du 21ème siècle ranime et donne une nouvelle impulsion et valeur fonctionnelle à la région euro-asiatique comme segment particulier à contrôler pour dominer le monde, laquelle entre en collision frontale avec la vision géopolitique de l’euro-asiatisme russe et de l’alliance sino-russe pour faire revivre la route de la Soie. Une nouvelle impulsion en « occident » est issue des prétentions impériales dessinées par la stratégie de sécurité des USA. Zbigniew Brzezinski, souligne la doctrine qui veut que l’État qui domine ce vaste continent, - lequel constitue un axe géopolitique - de fait contrôle deux des trois régions économiques les plus productives et avancées du monde, mettra en subordination l’Afrique et rendra l’hémisphère occidental et l’Océanie géopolitiquement périphériques.

75% de la population mondiale vit en Eurasie et elle est dépositaire des ¾ des sources d’énergie connues dans le monde entier. Et plus concrètement il affirme que « La Russie sans l’Ukraine cesse d’être un Empire, mais la Russie avec l’Ukraine se convertit automatiquement en un empire ». Ces paramètres exposés montrent pourquoi l’USA/UE/OTAN est disposé à jouer ses dernières cartes pour mener une aventure belliqueuse en Ukraine, et en plus pourquoi dans son objectif de parvenir à ses fins de domination et contrôle de l’Eurasie, il n’existe aucune prescription d’aucune espèce qui les empêche de recourir aux méthodes et alliances exécrables, comme le soutien à des groupes néonazis et violents d’extrême- droite.

Dans le complot dirigé et patronné par l’USA/UE/OTAN pour faire tomber le gouvernement de Victor Yakounovitch et implanter un régime néonazi à Kiev, il utilise une série d’éléments entrelacés qui doivent être analysés.

Laboratoire néonazi à Kiev

En Ukraine, le classique coup d’état doux prôné par le modèle des “révolutions de couleur” de l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp n’a pas été utilisé, dans ce cas, ils ont eu recours à l’application de différents instruments pour mener à bien le coup d’état. Ceci va de l’utilisation de la protestation sociale pacifique jusqu’aux méthodes ouvertement radicales, dans lesquelles prévalent des formes de violence extrême avec à leur tête des groupes néonazis,des extrémistes nationalistes et des mercenaires francs-tireurs.

Des évolutions et variantes du modèle de Gene Sharp ont été observées en Egypte, Lybie, Syrie. Là, il a eu un recours, ouvertement, à des djihadistes islamistes comme complément central. Dans l’actuel complot en Ukraine à cause de son importance géostratégique se sont synchronisés, actualisée et ont été exécutés 9 mécanismes. D’une part nous avons un modèle de « coup d’état doux » avec toute sa panoplie. Les mass médias corporatistes de l’ « occident » accusant du pire et démonisant jusqu’au paroxysme le gouvernement de Yakounovitch, la Russie et en particulier Poutine (Note : l’auteur n’affirme pas ici que Yakounovitch ou Poutine sont des saints, il analyse le déroulement d’événements de rivalité inter capitalistes) ; les ONG ont agit à fond pour veiller sur les “droits humains” et “les libertés civiles et démocratiques”. En plus nous avons constaté alors que les ambassades, parlements et institutions des USA, Union Européenne, Canada, OTAN, OSCE ont eu une nouvelle mission diplomatique qui consista à participer ouvertement et en masse aux révoltes de la place Maidán de Kiev, étreignant les néonazis de Svoboda partisans de Stepan Bandera et ceux de Pravy Sektor.

D’autre part, ceci a été accompagné par la participation de multinationales comme Chevron dirigées dans le sens de l’appropriation du gaz de schiste de la région orientale de l’Ukraine – dans toute analyse en relation avec l’Ukraine, il est fondamental de prendre en compte le rôle joué par les multinationales dans la crise-. La signature d’un accord de 10 milliards de dollars pour la production conjointe de gaz de schiste entre le gouvernement Ukrainien et Chevron est prise depuis Washington comme un pas en direction de l’indépendance énergétique d’avec la Russie et se trouve dans la tradition qui consiste à placer les intérêts des corporations transnationales sous le parapluie et le prétexte de la sécurité nationale des USA. A ce sujet, l’International Business Times affirme que l’accord de Chevron avec l’Ukraine fut appuyé par les USA comme partie de sa stratégie de sécurité nationale pour aider à réduire la dépendance énergétique de l’Europe et de Kiev vis-à-vis de la Russie.

En plus de cela, la multinationale Cargill vise le contrôle de la production  des aliments renforçant la position commerciale de la corporation par plus de 200 millions de dollars d’investissements dans les actions de UkrLandFarming (Financial Times, janvier 2014). Cette entreprise Ukrainienne qui possède 500 mille hectares de terre est la huitième cultivatrice de terre la plus grande du monde et le second plus grand producteur d’œufs. Cargill possède également en Ukraine des intérêts dans des usines de traitement et des terminaux d’exportation dans la Mer Noire. Elle a forcément besoin d’un port pour augmenter son degré de contrôle du marché. 

Il ne faut pas perdre de vue l’importance mondiale agricole de l’Ukraine et de la tranche de terre de grande fertilité qui englobe la plus grande partie des dites “terres noires » ou chernozem, au centre et à l’ouest du pays. Et pour compléter le tableau, Monsanto, l’entreprise de semences transgéniques la plus grande du monde, a aussi conquis de l’espace en Ukraine, où elle contrôle 40% du marché des semences. Un jeu commercial de contrôle agricole qui cherche à soustraire à la Chine des espaces dans le marché Ukrainien. Lequel peut s’inscrire dans le cadre de la guerre pour les terres fertiles et l’alimentation qui se déchaîne à l’échelle mondiale. 

Le tableau se complète pas les mesures que le gouvernement néonazi fantoche de Kiev a commencé à prendre pour préparer le pays « afin qu’il affronte les douloureuses mais nécessaires réformes sociales et économiques” imposées par la médecine du FMI. Une des premières exigences du FMI fut que les subsides de gaz aux ménages soient réduits de 50%. Une autre exigence douloureuse du FMI inclus les diminution des pensions, de l’emploi de l’état et la privatisation des actifs et propriétés du gouvernement (traduction : que les corporations occidentales puissent acheter à des prix dérisoires les biens publics) ainsi que d’autres réductions dans les programmes de défense sociale de l’Ukraine ( Voix de la Russie Ukraine’s economic crisis: Who benefits? Who pays?).

Le laboratoire néonazi/néofasciste de Kiev n’est pas un simple fait conjoncturel de l’Ukraine ou destiné à des citoyens de troisième ou quatrième zone. Ceci est le modèle que les USA, l’UE et le Canada et les pays auto proclamés de l’ « occident » sont en train d’adapter et d’affiner pour les implanter dans leurs propres pays. La perte et la restriction continuées des libertés civiles, politiques et sociales et des droits démocratiques avancent à pas de géants. Les demandes sociales et politiques sont réduites au silence. De ceci les médias ne parlent pas parce que ceci n’entre pas dans le cadre de la désinformation corporative. La protestation citoyenne est criminalisée et sévèrement pénalisée. Le démantèlement de l’état de bien-être avance à marche forcée et à coup de décrets. Tout le domaine public et de bien commun sont pillés.

Le contrôle et l’interception de toutes les sources d’information et me contrôle de tous les citoyens, malgré que ce soit une des plus aberrantes attaques à la liberté, n’est rien d’autre que la peur affichée de cette ploutocratie et ses serviteurs. Les législations nationales de l’auto proclamé occident sont ajustées à un modèle néofasciste qui est en préparation pour être appliqué à ses citoyens. C’est pour cela que les USA/Obama, le gouvernement du Canada et les gouvernements d’Europe se sont montrés aussi pressés d’affirmer et de ratifier que le gouvernement néonazi fantoche à Kiev constitué après le coup d’état serait un « gouvernement légitime ».

Cette expérimentation mise en scène à Kiev est en soi un laboratoire néonazi/néofasciste qu’ils espèrent transposer, affiné, dans leurs propres nations. Un exemple flagrant de ce qui pourrait se produire dans l’avenir immédiat est la destitution du journaliste finlandais Jari Saravuo (voir http://rawnata.blogspot.se, Känd finsk programledare Jari Sarasvuo fick sparken; y en Helsingin Sanomat www.hs.fi/   ) et de la fermeture de son programme pour qu'il ait interviewé le professeur de l’Université d’Helsinki, Joan Beckman qui exigeait la libération de l’Europe de la junte fasciste Ukrainienne et accusait le Ministre des Affaires Etrangères de Finlande de soutenir des nazis.

Que personne ne s’y trompe. Qui pourrait croires que les USA, l’Union Européenne, le Canada, l’OTAN remettraient 5 milliards de dollars à des groupes ukrainiens sans savoir qui ils sont (somme confirmée par la Secrétaire d’état adjointe Victoria Nuland), Sans savoir qui sont ceux qui composent ces groupes, et encore moins qui sont leurs leaders ? Bien sûr que tous savaient que leurs pupilles/marionnettes chargées du coup d’état étaient membres de groupes néonazis et d’extrême-droite. Le montant économique transmis, ce n’est pas des clopinettes, mais ce n’est pas non plus un don gratuit. Face à l’ampleur des objectifs occidentaux, on peut imaginer que ce sont des montants bien supérieurs qui ont été transmis. Les infrastructures et les niveaux de coordination entre les intéressés dans le chaos et le complot contre le gouvernement de Yakounovitch ainsi que le contrôle de l’Ukraine pourraient receler des aspects bien plus obscurs que ce que n’importe quel esprit pourrait imaginer. Ce soutien de l’USA/UE/OTAN est un jeu politique téméraire, mais la crise multidimensionnelle qu’ils traversent les conduits inévitablement à des comportements aventureux.

Crise énergétique : gaz et pétrole

La crise mondiale galopante depuis 2007/2008 et en particulier, dans les pays développés (mal-développés est une meilleure définition) à pour cause la rareté et le déclin des hydrocarbures. De ne pouvoir disposer de quantités d’énergie illimitées sur le marché, principalement du pétrole, fait que le complexe système industriel et technologique, alimenté par cette source d’énergie, ne peut pas fonctionner et encore moins croître. Par conséquence, le système, qui ne peut poursuivre sa croissance et sa consommation illimitée entre en crise. Le système s’est heurté à la finitude du monde, réalité physique à laquelle il ne peut échapper : le zénith du pétrole.

Ce zénith pétrolier que nous avons déjà dépassé, et que l’Agence Internationale de l’Energie elle-même dans son rapport annuel de 2010 (War Energy Outlook 2010) finalement reconnaît, elle affirme que cela eu lieu en 2006. En plus de nombreux experts et études signalent que le pic « des hydrocarbures plus l’uranium » aura lieu en 2018 et du coup nous sommes donc face à un très gros problème. Ce graphique issu de différents rapports le ratifie, celui le premier est de Energy Watch Group: Fossil and Nuclear Fuels, the Supply Outlook 2013 et l’autre vient de The Future.

 

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Ceci change le paysage et entraîne un revirement total des politiques de sécurité et des relations internationales des pays aux économies (mal) développées, puisque dans leur désir de garantir les accès, disposition, transport et contrôle des ressources énergétiques, ils rencontrent en choc frontal les intérêts des autres pays et puissances qui sont aussi en compétition pour les mêmes ressources rares. A cause de cela l’USA/UE/OTAN a été mêlé dans la dernière décennie à quantité d’agressions et d’invasions de pays qui comptent encore des ressources comme le gaz et le pétrole ou d’abondantes ressources d’eau douce et de terres fertiles.

Dans le cadre de la situation contemporaine de crise internationale, l’Ukraine est une porte cruciale dans la recherche du contrôle des hydrocarbures de Russie, des régions de la Mer Caspienne et d’Asie Centrale. L’Ukraine est une zone géostratégique qui joue un rôle central dans la stratégie des USA et dans ses convoitises d’hégémonie globale. Avec cette offensive, Washington cherche, en premier lieu à enlever l’Ukraine à la Russie et donc à lui enlever ses possibilités d’accès à la Mer Noire et aux eaux de la Méditerranée. Deuxièmement, à porter les frontières de l’OTAN, si c’est possible, au centre de la Place Rouge. Troisièmement, à démembrer la Russie pour contrôler ses hydrocarbures et son vaste territoire. Quatrièmement à étrangler la Chine par ses flancs nord et occidental comme renforcement de la politique dite du pivot Asie-pacifique » d’Obama, pour enfin parvenir à lui assener le coup de grâce.

Pour ces raisons, personne ne doit s’auto-leurrer ou se laisser duper. Ici tout a à voir avec le pétrole et le gaz ; énergie. Pétrole est quasi synonyme de pouvoir. La trame Ukrainienne de l’USA/UE/OTAN obéit aux impératifs de l’accès et du contrôle du pétrole et du gaz de Russie, de la Mer Caspienne et d’Asie Centrale. Sans énergie et sans pétrole, il n’y a pas de possibilité de maintenir la machine de domination et il est impossible d’arrêter la chute de l’Empire.  Sans pétrole le dollar sera relégué à la ferraille, parce qu’il n’y a pas de forces armées, ni de missiles menaçants qui puisse l’imposer comme monnaie globale

L’« apparente sensation de match nul » qui apparaît dans la crise ukrainienne recèle beaucoup de dangers cachés. Cela ne s’arrête pas là. D’un côté parce que les USA et leurs alliés européens bien qu’ils soient contents avec leur gouvernement de fantoche néonazi à Kiev, ne vont pas se satisfaire de ce qu’ils ont obtenu. Et de l’autre côté, la Russie ne dort pas tranquille malgré la rapide adhésion de la Crimée après le massif referendum d’autodétermination.

La marche forcée à laquelle se voit obligé l’UAS/UE/OTAN à la suite du jeu rapide du Kremlin pour consolider sa position en Crimée et assurer un contrôle assuré de la base militaire de Sébastopol, est une simple interrègne pour préparer le pas suivant. Pendant ce temps, l’obscure réalité est maquillée par des sanctions et des expulsions d’organisations qui ne jouaient déjà plus un rôle prépondérant dans le contexte international.

La question résultante : Qu’est-ce qui oblige l’USA/UE/OTAN à cette pause dans la marche de conquête ? Réponse !la carence et le manque de garanties de disposer fournitures énergétiques (gaz et pétrole) suffisantes et assurées qui permettraient d’aller de l’avant dans l’agression.

Pour cette raison, pétrole et gaz et leur garantie d’approvisionnement sont le thème récurrent dans l’actuelle crise ukrainienne de la part des élites gouvernementales européennes et des USA, un sujet qui contient deux versants centraux 1) les pays européens ne disposent ni de gaz ni de pétrole et 2) l’Europe dépend en grande partie de ses importations de gaz de Russie.

Cet atout, en faveur de la Russie et le fait que Moscou pourrait couper la fourniture d’énergie fait que les agressions se détiennent un moment, pendant que se résout la question des fournitures d’énergie pour que l’économie européenne ne soit pas compromise et paralysée. Face à ces contingences, ont surgi plusieurs solutions et réponses. Celles-ci vont depuis recourir à la prétendue abondante indépendance énergétique des USA, pour en user comme d’une arme stratégique contre la Russie jusqu’à en arriver à proposer un supposé approvisionnement en ayant recours au gaz de l’Afrique du Nord.

 Aucune de ces alternatives n'est réaliste, ni non plus facile à concrétiser, malgré que leurs leaders les donnent pour assurées. Quant au gaz provenant de l’Afrique du Nord, un doute surgit, si par cette voie, il était possible d’assurer si facilement l’approvisionnement de l’Europe pourquoi n’a-t-elle pas été utilisée auparavant ? A cela s’additionne le fait que l’Europe ne peut compter ni sur des gazoducs, ni sur des usines de liquéfaction de gaz en Europe. Et ne dispose pas non plus des entrepôts pour y stocker de grandes quantités de gaz. Du coup, ceci peut être utile pour tranquilliser les citoyens, mais un pieux souhait ne suffit pas à garantir la sécurité énergétique d’un continent qui ne dispose ni de pétrole, ni de gaz.

En ce qui concerne l’abondance de gaz et de pétrole des USA, nous rencontrons l’argument qui voudrait que Washington pourrait pallier aux nécessités de gaz d’Europe, ou comme l’affirme Angela Merkel que “Le gaz étasunien pourrait être une option ». Merkel sait-elle ce que dissimule l’histoire du gaz de schiste, qu’il n’existe pas en abondance suffisante pour l’exporter, et que ce n’est rien de plus qu’une grande bulle énergétique qui ressemble plus à une chaîne de Ponzi. Que le déclin du gaz de schiste des USA a déjà commencé comme le signale cet article de Oil Price.com  “Shale Bust: North America Natural Gas Production set to Seriously Decline” . En plus, elle devrait savoir que les investisseurs fuient ce négoce à cause de sa basse rentabilité et être au courant de l’opposition des habitants des lieux affectés par le fracking, conséquence des graves problèmes de contamination de l’environnement. Elle et les gouvernements européens pourraient consulter l’étude complète sur ce thème Baby, Drill, Baby   de David Hughes, pour ne pas spéculer sur le gaz de schiste des  USA, ou de Pologne.

Voyons ce qu’il en est des prétentions d’inonder l’Europe avec du gaz étasunien, écoutons ce que disent à ce sujet les militaires et experts qui se sont réunis lors de la dernière conférence de décembre du Dialogue transatlantique de sécurité énergétique. Le colonel de l'US Army, Daniel Davis, affirme que « La production de gaz de schiste des USA a atteint un plateau au cours de l’année dernière qui rend douteux la capacité de maintenir sa soutenabilité à long terme, étant donné l’impressionnant taux de déclin, et parce que la production provient seulement de deux ou trois sites. »

Et que dire le la proposition de création d’une ‘Union énergétique européenne” ? Cela ressemble surtout à un discours pompeux pour l’oreille des citoyens européens. C’est quelque chose du style : le gaz russe ne nous manquera pas, nous n’en avons pas besoin. Ils ne se réoccupent pas de savoir que si nous entrons en guerre, rien ne garantit que nous n’ayons pas froid en hiver. La question est donc de savoir sont les hydrocarbures, peut-être que les USA comptent sur les ressources d’autres pays.

Le pétrole de schiste des USA, lui non plus, n’inondera pas l’Europe. L’abondance et l’indépendance procédant du boom pétrolier de schiste a touché l’apogée du pic et commence à décliner de manière accélérée. Prenons le rapport que présente BP pour 2O12 en relation avec les importations/exportations des USA, pour voir si réellement ils peuvent envoyer du pétrole aux pays européens assoiffés. Les USA produisent 8,9 millions de barils quotidiens, consomment 18,5 Mbd et importent 10,5 Mbd. Selon la US Energy Information Administration (EIA), en janvier 2014 la consommation fut de 18,89 Mbd et la production de 8,39 Mbd, ce qui indique qu’ils ont un déficit de 10,5 Mbd qu’ils doivent importer. Et donc, où est le pétrole qui devrait être envoyé en Europe afin d’éviter la pénurie ?

En même temps, nous trouvons une information qui corrobore ce qui sera l’avenir du boom énergétique US à court terme, et il existe de nombreuses questions sur ce qui se produira quand la bulle résultant du gaz et pétrole de schiste va se dégonfler. Le Monde de France se demande « Selon Washington, le boom pétrolier de schiste étasunien atteindra un pic en 2016. Et après ? » pour sa part Christian Science Monitor, du 21 janvier 2014 demande : « Que se passera-t-il quand le boom du schiste touchera à sa fin ? » Alors que Bloomberg, le 27 février 2014, se réfère au fait que “Le rêve de l’indépendance pétrolière des USA lui claque la porte au nez a cause des coûts du pétrole de schiste » et Wall Street Journal du 28 janvier 2014 préoccupé par ce commerce fait référence à « Les grandes compagnies pétrolières luttent pour justifier la croissance des coûts des projets ». Et en guise de conclusion, prenons ce que dit l’expert Arthur Brenman dans une entrevue le 5 mars 2014 : « Soyons honnêtes, avant tout. La production de combustible de schiste n’est pas une révolution, c’est une fête de mise à la pension. (Oilprice.com y en Produktionen från Skiffer är inte en Revolution utan ett Pensionärsparty!)

Ce qui précède complète le tableau. et réitère que l’apparent « calme qui règne » dans la crise ukrainienne post adhésion de la Crimée à la Russie, est une période de préparation pendant laquelle l’USA/UE/OTAN tente de résoudre de manière expéditive et « sûre » le problème central : les énergétiques, pour pouvoir poursuivre son projet de s’emparer de l’Ukraine, démembrer la Russie et poursuivre leur marche vers Pékin.

C’est à ce moment de l’analyse qu’apparaît de manière limpide la pièce du Puzzle énergétique qui manquait pour cette aventure belliqueuse : Le Venezuela. Les hydrocarbures du Venezuela sont ceux qui doivent garantir que l’USA/UE/OTAN puisse poursuivre ses prétentions d’imposer un nouvel ordre international hégémonique. Du coup, ce qui se prépare pour le Venezuela, c’est une attaque avec la combinaison de tous les instruments possibles de la part de Washington pour mettre en déroute le gouvernement bolivarien, parce que son pétrole est requis d’urgence. Ce pétrole pour les USA est la garantie de ne pas disparaître de la scène internationale en tant qu’empire. Les pays qui disposent de ressources énergétiques suffisantes et qui peuvent être appropriés par les intérêts US doivent s’attendre à la même médecine. Les pays qui posèdent du gaz ou du pétrole se verront offrir des « bombardements humanitaires » et la démocratie leur viendra par des drones.

En guise de conclusion il faut souligner le gambit sélectif Sebastopol Севастóпoль de Poutine, dans la prophylactique défense de la Crimée qui pourrait s’étendre sur le flanc oriental et à son tour menace par les rayons X de sa puissante paire de fous ; gazière et pétrolifère, le cœur de l’industrie et de l’économie essoufflées européennes qui ne donnent pas de signes de récupération. Le Tsar prépare de repli stratégique, pendant qu’il développe de complexes stratégies du  jeu weiqi围棋(Go) des érudits chinois. Tout cela sous le regard attentif des BRIC+S, joueurs d’un moderne chaturanga. Mais malgré ses rapides mouvements et les alliances défensives obligatoires pour arrêter le monstre, dans le tableau global danse une menaçante guerre mondiale nucléaire.

Le scénario global, l’ordre mondial, le plus probable, celui qu’on entrevoit est un darwinisme social militaro-mercennarisé régit par les diktats d’un néofascisme social, dirigé par la ploutocratie US et secondé par l’UE et Israël. Si cette sérieuse menace contre l’humanité ne peut être contenue par les pouvoirs qui sont en train de consolider l’ordre international multipolaire actuel, le futur sera par trop funeste. Et si en plus de cela les peuples du monde et leurs luttes ne parviennent pas à une unité suffisante et puissante, l’avenir des futures générations sera bien sombre. Pour cela, tous les efforts et luttes qui sont entreprises pour arrêter la barbarie mise en marche sont une conquête. Chaque seconde gagnée pour éviter que le Léviathan avance est un temps gagnant pour l’humanité. Le battement d’ailes de papillon de l’émancipation sociale et politique à l’échelle globale et la soif de liberté des peuples peut faire tomber des empires.

_____________________

Note:

1. John Michael Greer: Decline and Fall. The end of empire and the future of democracy in 21 century America. Ed. New Society, 2014.

Source : Ucrania: laboratorio neonazi, gas y petróleo | Agropolis

Traduction Anne Wolff

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 13:21

Russie : l'armée répondra à toute menace (Lavrov)

Par La Voix de la Russie | Les forces armées russes doivent être prêtes à intervenir en cas de menace contre les citoyens du pays, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview à la chaîne de télévision RT.

« Si nous sommes attaqués, il ne fait aucun doute que nous riposterons. Si nos intérêts légitimes, les intérêts des Russes sont directement attaqués, comme cela s'est passé en août [2008] en Ossétie du Sud, je ne vois aucune possibilité autre que de répondre conformément au droit international. Une agression contre les Russes est une agression contre la Russie », a affirmé le ministre.

« Nous n'avons jamais nié avoir déployé des troupes supplémentaires le long de notre frontière [avec l'Ukraine], tout comme les autorités ukrainiennes ont rapproché leurs troupes des frontières de la Russie, en les déplaçant vers les régions est et sud de l'Ukraine », a répondu M. Lavrov interrogé sur la concentration de troupes russes près des frontières ukrainiennes.

Le ministre a également souligné que les dirigeants russes organisaient régulièrement des exercices militaires dans différentes régions du pays.

Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a fait savoir vendredi 18 avril que Moscou avait le droit de déployer ses troupes à la frontière avec l'Ukraine où un coup d'Etat avait eu lieu en février dernier.

« Dans ce contexte, n'importe quel pays prendrait des mesures de prévention spéciales pour garantir sa sécurité. Il ne faut pas oublier que la Russie est un Etat souverain qui a le droit de déployer ses troupes partout où il le veut sur son territoire », a souligné M. Peskov dans une interview à la chaîne de télévision Rossiya-1.

 

RIA Novosti
Source :
http://french.ruvr.ru/news/2014_04_23/Russie-larmee-repondra-a-toute-menace-Lavrov-1956/

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:46

 

Un article qui confirme d'autres au même sujet, si tous les activistes de Maidan qui sont incorporés dans les gardes-frontières, forces de l'ordre et milices du pays ne sont pas des néonazis, que beaucoup d'entre eux sont des simples nationalistes, cela n'empêche que les acivistes d'extrême-droite sont eux aussi intégrés dans ces forces officielles en plus de disposer de camps d'entraînement qui leur sont propres ou qu'ils partagent avec des groupes d'extrême-droite de toute l'Europe qui y sont cordialement conviées à venir y recevoir une formation paramilitaire.

Comme on peut supposer que ces néonazis de l'UE ne vont pas tous s'engager sur le front Russe, où donc comptent-ils mettre en pratique ces techniques guerrières et de contention- répressions des foules qui vont leur être enseignées en Ukraine. Pas besoin de souffler la réponse, elle est claire. Des milices néonazies secondent déjà officiellement les forces de l'ordre institutionnelles - officiellement (émeutes de Sotckolm) ou officieusement j'ai des échos pour la Pologne, la Tchéquie, la Hongrie mais je pense que cela n'est pas limitatif - dans l'exécution de leur plus sales boulots. Je sais aussi non seulement pour en avoir eu des échos pour d'autres pays, mais aussi pour en avoir rencontrés en face à face en Belgique que des néonazis et autres fascistes mènent des opérations d'infiltration des forces de l'Ordre et de l'Armée dans une grande partie (sinon tous) des pays de l'UE .

La grande différence, le franchissement de la ligne rouge, c'est que ce phénomène qui jusqu'ici était présenté par nos mandataires et les décideurs de Washington comme un cancer à combattre est devenu en Ukraine un phénomène qu'ils financent, promeuvent et encouragent. Hier les néonazis d'UE sont allé apporter leur aide à leurs semblables à Maidan, en particculier les Suédois, au cours du coup d'état.  Aujourd'hui c'est à la population du pays qui ne partage pas leurs "idéaux' qu'ils prétendent s'en prendre. verrons-nous tout ce vilain monde rappliquer chez nous pour prêter mains forte à la répression contre ceux qui non eulement ne partagent pas leurs idéaux mais voudront construire une Europe des Peuples dégagée de l'US-UE, de sa dictature, de la misère et du conformisme que nous impose cet hybride monstrueux ?  La multiplication de plus en plus décomplexée des agressions commises par des fascistes sur leurs cibles favorites, opposants politiques et populations fragilisées, dans un climat de tolérance grandissant de la part des institutions nous donne sans équivoque la réponse...

 

Les activistes de Maïdan apprennent le métier de garde-frontière

Les activistes de la place Maïdan rejoignent les rangs de la Garde nationale ukrainienne, créée sur décret du gouvernement provisoire début mars 2014. Une journaliste de la revue ukrainienne Reporter s’est rendue dans la garnison 3027, où s’entraînent les premiers 500 volontaires.

Crédits: ukrnovosti.net

Crédits: ukrnovosti.net

Bang !!! Le blindé tire si bruyamment qu’en se tenant même à dix mètres, la terre semble vous trembler sous les pieds. Un peu plus loin, sur le site militaire, on entend les tirs des lance-grenades. Plus loin encore, le fracas des fusils automatiques. Aujourd’hui, la garnison reçoit la visite du ministre de l’Intérieur Arsen Avakov, du secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense Andreï Paroubi et du commandant en chef des Forces intérieures, le lieutenant-général Stepan Poltorak. Ils sont tous venus assister à l’entraînement des premières nouvelles recrues.

« La garde nationale doit être capable de protéger la frontière étatique de l’Ukraine, note Andreï Paroubi. Aujourd’hui, c’est précisément là que se concentre le principal danger pour notre pays. Tous les jours, on voit arriver sur place des troupes de la Fédération de Russie et voler des avions de combat. Là-bas, la garde nationale peut assurer un soutien à l’armée. En outre, en créant cette garde, nous voulons impliquer tous les gens qui sont prêts à défendre leur pays les armes à la main. Aujourd’hui, elle comprend déjà 500 premiers volontaires, mais dans les jours à venir, ils seront 20 000 de plus. Je tiens à souligner qu’en temps de paix, la garde nationale devra s’occuper de préserver l’ordre public et d’anéantir les terroristes et les groupuscules criminels. »

Selon Stepan Poltorak, la Rada suprême a confirmé, pour l’armement de la garde nationale, l’attribution de 2 milliards 180 millions de hryvnias sur les trois premiers mois. « C’est bien que cette décision ait été prise, se félicite le commandant en chef des forces intérieures. Vous voyez bien que dans leur état actuel, les forces armées ne sont pas en mesure de défendre le pays. »

Une des tâches de la garde nationale est d’intégrer dans ses rangs toutes les formations militarisées qui sont apparues pendant Maïdan, telles les patrouilles d’auto-défense et le Secteur droit, mais aussi tous ceux qui ont formé des bandes spontanées en s’abritant derrière les formations existantes.

« Je ne sais pas de quelles bandes vous parlez, réagit Stepan Poltorak, visiblement très mal à l’aise face à cette question. Ceux qui nous rejoignent sont des gens très conscients, qui veulent protéger les Ukrainiens, leur paix et leur tranquillité en toutes circonstances ! L’esprit patriotique se développe à grande vitesse, simplement ! Et tout le reste n’est que rumeurs. »

Pendant que nous parlons, les combattants s’entraînent. Ils font du combat au corps-à-corps, franchissent des rangées d’obstacles, travaillent avec un spécialiste de dressage canin. Pas loin, je remarque deux rangs de nouvelles recrues. L’un d’eux, Ivan Tkatch, est originaire de Pervomaïsk. « J’étais sur Maïdan depuis le 2 décembre, j’y suis allé dès qu’ils ont commencé de s’en prendre à des enfants, se souvient-il. J’ai survécu à deux assauts. Dieu merci, je suis toujours en vie. Mais tout ce temps, j’ai vécu là-bas juste comme ça ; j’ai rejoint les troupes d’autodéfense quand a surgi la menace venant de Russie. »

« Moi, je suis resté un peu plus d’un mois dans l’autodéfense, intervient Andreï Petritchenko, de Krementchoug. J’y suis entré vers le 20 février, après qu’ils ont tué la Centaine céleste [près de 100 manifestants ont trouvé la mort durant le mouvement de protestation à Kiev en trois mois, ndlr]. J’avais essayé de venir avant, mais les trains ne marchaient pas. Dès mon arrivée, j’ai rejoint les troupes d’autodéfense, parce que j’avais un objectif : maintenir l’ordre. Nous surveillions le métro et le périmètre de Мaïdan ; et quand tout s’est terminé sur Maïdan, nous avons attendu des autorités une décision quelconque, du type création de la garde nationale. Et dès qu’est apparue la proposition de la rejoindre, nous nous sommes rassemblés et nous sommes venus ici. »

« En ce moment, nous avons une très grosse charge, poursuit Andreï. Nous faisons beaucoup de sport et nous apprenons à tirer depuis divers types d’armes. Il y a beaucoup d’informations, ça tourne la tête, mais nous faisons tout notre possible. »

Les combattants s’efforcent de ressembler à des héros. Et les héros, ça ne se plaint pas. Même s’il faut se tenir face à l’ennemi d’hier – la police. Aujourd’hui, ce sont justement des instructeurs professionnels des forces intérieures qui entraînent les gardes. [En février 2014, plusieurs affrontements sanglants avaient opposé la police et les activistes de Maïdan, ndlr].

Crédits: obozrevatel.com

Crédits: obozrevatel.com

« Il faudra du temps pour que leurs cœurs guérissent, commente Paroubi, le chef de l’autodéfense de Maïdan. Pendant plusieurs mois, nous nous sommes tenus sur les côtés opposés des barricades. Mais je tiens à rappeler que dès les premiers jours de la liberté, l’autodéfense de Maïdan et les forces intérieures ont commencé de patrouiller ensemble dans les rues de Kiev. »

« Oui, c’est la police qui nous entraîne – et quoi ?, dit Andreï en haussant les épaules. Ce qui me plaît à moi, c’est que tous ceux qui nous entraînent sont des instructeurs de haut niveau. Nous les regardons, et nous nous disons : voilà à quoi nous devons ressembler ! »

 

Source : Aliona Medvedeva, Reporter  via Les activistes de Maïdan apprennent le métier de garde-frontière — Le Courrier de Russie

 

 

Camp scout de Svoboda Source un très bon article :

[Ukraine : on a oublié de vous dire... 3-1] Svoboda : une “Liberté” toute relative…

 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 16:58

 

Foto: Juan Barreto, AFP

Quelques infos qui font le point sur la situation au Venezuela, alors que les troupes du Commandement Sud se disent prêtent à intervenir dans le pays.

La Seconde phase est le titre d’un article du journaliste Jose Vicente Rangel dont je vais vous résumer l'essentiel.

Une nouvelle phase de déstabilisation se prépare, malgré que les manifestations qui sont menées depuis plus de deux mois dans le pays n’aient pas suscité l’adhésion populaire dans un premier temps, et perdent chaque jour du terrain, y compris dans les rangs de l’opposition, comme le reflètent non seulement les enquêtes qui leur accordent maximum dix pourcents d’avis favorables, mais les avis exprimés par des membres et de plus en plus de leaders de l’opposition qui désavouent la violence et s’en démarquent.

 

terrorismo en Chacao


Une question se pose donc : « Face à une telle débâcle, qu’est-ce qui pousse cette minorité d’insurgés violents à vouloir poursuivre leur tentative de coup d’état ? »

Il y a certainement la poursuite implacable de ce coup d’état permanent qui malgré l’échec de 2002, n’a jamais cessé, comme si ses auteurs étaient totalement incapables de se remettre en question poursuivant fanatiquement un but qui toujours se dérobe. Pris dans le mouvement, les insurgés ne songent même pas à s’arrêter, de réfléchir, de tirer les leçons de leurs échecs répétitifs et encore moins de songer à réparer les dégâts qu’ils ont commis. Seule la chute de Maduro ou leur mise hors de combat pourra les arrêter.

Le gouvernement est au courant de leurs projets. Le Ministre de l’Intérieur Miguel Rodriguez Torres sait qu’ils disposent de la logistique nécessaire pour entamer cette seconde phase dont l’objectif reste la chute du Président Maduro. Pour y parvenir, ils ont les ressources économiques nécessaires, des équipes spéciales, l’armement approprié, le personnel entraîné ainsi que les connexions nationales et internationales. Un nouveau développement certainement plus létal est en préparation.

Et les dirigeants (intérieurs et hors du pays) sont les mêmes qui ont menés et subit l’échec du coup d’état de 2002, de la grève pétrolière, ce sont eux qui étaient derrière les guarimbas (Noms donné aux manifestations et en particuliers aux barricades élevée par les manifestants) et ce sont eux qui préparent cette nouvelle phase. Pour ces gens peu importe le pays, ses habitants, les institutions, la Constitution et encore moins que coule le sang, comme ils l’ont déjà démontré.

 

Foto: Mildred Manrique ‏@milmanrique


Que faire ?

Il faut aller au-delà du simple rejet. Ne pas perdre de vue ce qui est en marche. Ne pas céder aux provocations. Et avant tout unir les Vénézuéliens contre les terroristes. Dialoguer avec tous ceux qui répudient ces pratiques politiques aberrantes. Mettre l’accent sur la recherche de la paix. Mettre sa confiance dans la majorité de la population qui est consciente et sensée, comme elle l’a été il y a 12 ans.

 

Dispararon cohetones contra la PNB. Foto: Rafael Hernández @sincepto


Aujourd’hui le Venezuela, et demain ?

Partout il y a des signes inquiétants. La droite Latino-Américaine abandonne tout scrupule, tout respect de l’institution du suffrage, comme elle l’avait déjà fait lors du coup d’état du 11 septembre 1973 contre Salvador Allende au Chili et comme elle a réitéré avec le coup d’état du 11 avril 2002 contre Hugo Chávez. .Alors qu’aujourd’hui se lève partout dans la région des gouvernements élus progressistes ce qui se passe au Venezuela est prémonitoire. L’opposition y méconnaît un résultat électoral obtenu selon des normes légales, et qualifie le président élu, Nicolas Maduro de dictateur. Avec cet argument n’importe quel gouvernant progressiste peut devenir une cible, et renversé par la force. Aujourd’hui le Venezuela est un laboratoire. Les destin démocratique de la région se joue ici. Si les plans impériaux et de la droite consulaire se réalisent plus aucune démocratie ne sera en sécurité. C’est pourquoi la question est : Que sera demain ?

 

An anti-government protester stands with a shield near flames from molotov cocktails thrown at a water cannon by anti-government protesters during riots in Caracas


La furie de l’opposition est déchaînée. Quand dans l’Est de Caracas ils voient un chaviste ils l’humilient ou l’agresse physiquement. Les cas sont innombrables Ils ne respectent même pas les femmes. Par contre à l’Ouest, l’ambiance est fort différente. Il y a du respect, une maturité… une différence qui mériterait d’être étudiée.

Le directeur de l’entreprise d’enquête dont les résultats ont montré la désaffection populaire pour les manifestants, fait partie de l’opposition. Il s’est fait insulter abondement sur les réseaux sociaux, s’est fait traiter de Caïn, les insurgés ont tenté de l’agresser alors qu’il était au restaurant.

Quand à Leopoldo Lopez et Maria Machado, ils ont sombrés dans l’indifférence de leurs pairs, sans gloire. Certains des membres de l’opposition sur les bancs de l’Assemblée ont même manifesté une certaine jubilation lors de la chute de Machado, c’est un vrai nid de vipères..

Résumé de La segunda fase - Por: José Vicente Rangel

 

 

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Les photos sont extraites de  Vándalos opositores irrumpieron en futuro edificio de tribunales de Chacao y atacaron Banco de Venezuela reportage sur la guarimba de dimanche à Chacao, municipalité de l'est de Caracas aux mains du parti d'opposition Voluntad Popular, Muchacho, qui les encourage et les soutient.

 

 


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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 12:54

 

Les USA s’isolent, ils nous entraînent dans leur chute. Et dans le reste du monde les mains se tendent et s'unissent pour former la ronde de vie qui mettra un terme à leur morbide folie. Punir, du droit du plus fort, ils n'ont que ce mot à la bouche, punir tous ceux qui leur résistent, prendre les vies des humains insoumis, insolentes à leurs yeux. Et si demain, c'étaient eux qui se retrouvaient face aux Tribunal des Peuples, unis pour mettre un terme à leurs nuissances ? Je ne peux que leur souhaiter que ce Tribunal face preuve de beaucoup d'indulgence, car s'ils devaient être jugés selon les mêmes valeurs dont ils se servent pour cindamner le reste du monde, il n'existerait pas de cha^timent assez fort punir leurs crimes de lèse-humanité.

Et l'Europe, vassale fidèle, sans doute sera jugée aussi pour sa complicité.


Tournée d'Obama en Europe : paradoxes et contradictions

Par La Voix de la Russie | Le président des Etats-Unis Barack Obama va suspendre ses contacts avec Vladimir Poutine. Il va se venger de l’échec de sa politique internationale (notamment en Ukraine) sur la Russie, en déployant des efforts en vue de l’isoler sur l’échiquier international, selon le journal New York Times.

Les néoconservateurs radicaux belliqueux au Sénat lancent de tels appels. L’un d’eux, Bob Corker, a insisté sur les sanctions à l’égard des compagnies énergétiques russes et des grandes banques russes. Selon lui, il faut « punir » la Russie. Quelles seront les conséquences d’une nouvelle édition du programme américain classique d’intimidation de la Russie ?

Malheureusement, la politique de l’Occident à l’égard de la Russie demeure invariable mais le monde a, heureusement, changé, dit le chef de chaire de la Politique mondiale de l’Université nationale, dite « Ecole supérieure d’économie », Maxim Braterski.

« Le monde a beaucoup changé. Si à l’époque, l’embargo de l’Occident était pratiquement de niveau mondial, maintenant, il existe un monde immense qui n’est pas l’Occident. Ce sont l’Inde, la Chine, l’Amérique du Sud, l’Afrique et beaucoup d’autres. Les sanctions occidentales concerneront en premier lieu notre accès aux technologies et aux marchés financiers mondiaux. L’Occident empêchera d’obtenir des crédits. Ces derniers seront plus chers pour nos compagnies. Il empêchera, en outre, d’obtenir des technologies. L’Occident le faisait par le passé également. »

Les Etats-Unis ont toujours poursuivi une politique d’attraction et de dissuasion à l’égard de la Russie fondée sur la conception inventée pendant la guerre froide : initier les « bolcheviks » (car il s’agissait alors de l’URSS) aux relations internationales et « donner un coup de frein ».

« Or, aujourd’hui cette méthode peut s’avérer efficace malgré l’aspiration de l’administration américaine à prendre la revanche pour les mécomptes en politique étrangère », expliqueMaxim Braterski.

« La politique d’Obama à l’égard de la Russie a échoué. Sa politique étrangère n’est globalement pas réussie. Il y aura une période de refroidissement. On ne sait pas si elle se prolongera. Les présidents se succèdent souvent, Dieu merci, aux Etats-Unis. Voyons qui sera président après Obama. »

L’Amérique engagera prochainement les préparatifs en vue des présidentielles. Obama n’a réussi à réaliser aucun objectif fixé : ni dans son pays, ni dans le monde. Les conservateurs lui succèderont le plus probablement. Il n’est pas exclu que leur administration soit plus isolationniste, concentrée sur le règlement des problèmes intérieurs. N
Source : http://french.ruvr.ru/2014_04_21/La-nouvelle-politique-d-Obama-visant-a-isoler-la-Russie-7096/

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 10:36

par Sophie Chapelle 18 avril 2014

Les phénomènes de concentration et d’accaparement des terres ne concernent pas que l’Afrique ou l’Asie. Les gros propriétaires terriens sont aussi très actifs au sein de l’Union européenne. C’est ce que montre une infographie publiée le 14 avril par l’organisation Transnational Institute basée à Amsterdam. Les données sont effarantes : 3 % des plus grandes exploitations agricoles contrôlent 50 % des terres dans l’Union européenne ! A l’instar de ce qui se joue en France (voir notre enquête), ces exploitations s’agrandissent au détriment des petites fermes. Entre 2003 et 2010, le nombre de fermes inférieures à 10 hectares (ha) a par exemple diminué d’un quart. Dans le même temps, les exploitations de plus de 50 ha se sont étendues sur 7 millions d’ha, soit la surface de l’Irlande !

Cette course aux hectares agricoles touche d’abord les pays d’Europe de l’Est. La Hongrie, la Roumanie et la Serbie sont les pays européens les plus convoités par les investisseurs étrangers. 500 000 hectares en Serbie, soit 15 % du foncier agricole, ont ainsi été accaparés par des sociétés commerciales, relève le Transnational Institute (voir également notre article sur la Roumanie). A ces phénomènes de concentration et de financiarisation des terres agricoles, se mêle le problème de l’artificialisation des terres. Entre 2005 et 2010, la surface agricole a perdu 227 200 hectares en France, soit la superficie du Luxembourg récupérée au profit du bétonnage et de zones commerciales. Mais dans ce domaine, c’est l’Allemagne qui caracole en tête.

Des subventions qui creusent les inégalités

Le Transnational Institute met aussi l’accent sur le rôle de la Politique agricole commune (PAC) qui incite à l’agrandissement des exploitations et à la concentration des terres. Depuis 1992, les soutiens apportés aux prix des produits agricoles ont été remplacés par des subventions à la production. Autrement dit, plus la surface d’une exploitation est importante, plus l’agriculteur reçoit des aides. Résultat, en 2011, 1,5 % des plus grandes exploitations agricoles ont perçu un tiers des subventions de la PAC. Ces inégalités dans l’attribution des aides sont aussi géographiques : l’Europe de l’Ouest, qui représente 44 % des fermes, a reçu 80 % des subventions – contre 20 % pour l’Europe de l’Est.

Qui sont les principaux bénéficiaires de ces aides ? Ce ne sont pas des agriculteurs mais des entreprises du secteur agroalimentaire. Depuis 1997, Friesland Campina, une coopérative néerlandaise de produits laitiers, a ainsi perçu 1,6 milliards d’euros de subventions ! L’entreprise française Saint Louis Sucre (filiale de l’allemand Südzucker) a bénéficié de 196 millions de subventions depuis 2004. Et au Royaume-Uni, la multinationale Nestlé à perçu 197 millions d’euros.

Cette infographie s’appuie sur les données d’un rapport de ECVC (Coordination européenne de la Via Campesina) et de l’Alliance Hands-Off The Land [1]. Ces organisations appellent les pouvoirs publics à « réduire la marchandisation de la terre et à promouvoir la gestion publique des territoires ». Elles demandent à ce que la priorité soit donnée aux petits agriculteurs qui promeuvent l’agriculture paysanne et la production alimentaire soutenable. Et proposent la création d’une banque de données permettant de suivre les transactions foncières des gouvernements et entreprises. Avec l’objectif, espèrent-elles, d’endiguer la disparition programmée des petits paysans.

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Published by Anne Wolff - dans Planète urgence
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 16:32

 

 

 

 

 

 

L’agression de l’OTAN contre la Russie et le risque de guerre en Europe

 

Russie Otan

Depuis le coup d’Etat du 22 février à Kiev avec l’aide des oligarques et des fascistes, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont mis en place des mesures visant la Russie qui équivalent à une déclaration de guerre officieuse. En l’espace de seulement six semaines, les puissances de l’OTAN sont passées du soutien à un coup d’Etat, à l’imposition de sanctions contre la Russie, jusqu’au plus important renforcement de leurs capacités militaires en Europe depuis la Guerre froide.

La rapidité de ces changements démontre que le coup d’Etat contre le régime Ianoukovitch n’était pas le catalyseur inattendu tel que présenté, mais une provocation organisée dans le but de mettre en œuvre des plans préparés de longue date.

C’est ce qui ressort clairement du sommet de la semaine passée entre les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN. Ces derniers ont élaboré des projets pour étendre l’alliance militaire jusqu’aux frontières de la Russie, y compris d’importantes simulations militaires et un éventuel stationnement de troupes dans les pays voisins.

Washington a exigé qu’un Plan d’action pour l’adhésion [à l’OTAN] soit soumis non seulement à l’Ukraine, mais aussi aux anciennes républiques yougoslaves de la Bosnie, du Monténégro et de Macédoine, ainsi qu’à l’ancienne république russe de Géorgie.

En 2008, au moment de la guerre de cinq jours entre la Russie et la Géorgie, le président George W. Bush fut contraint, en grande partie en raison de l’opposition de la France et de l’Allemagne, de renoncer à des projets prévoyant l’admission de la Géorgie à l’OTAN. Les deux puissances européennes craignaient une escalade du conflit entre la Russie et la Géorgie pouvant se transformer en guerre directe avec la Russie.

Cette fois-ci, toutefois, le plan visant à intégrer la Géorgie et l’Ukraine est soutenu par l’Union européenne dans le cadre d’une campagne qui vise à intensifier la confrontation avec Moscou. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a plusieurs fois évoqué l’article 5 du traité du bloc exigeant que tous les Etats membres viennent en aide à un autre Etat membre qui est victime d’une attaque. Compte tenu du caractère viscéralement anti-russe des régimes géorgien et ukrainien, ces derniers ne seront que par trop désireux de fournir un tel prétexte.

Le plan d’adhésion doit être discuté en juillet et il est dans les intentions des Etats-Unis qu’il soit mis en œuvre dès septembre. Des exercices militaires sont prévus ou sont en cours en Lituanie, en Lettonie, en Bulgarie et en Pologne tout comme dans d’autres Etats baltes et au Caucase. Les exercices les plus provocateurs sont ceux dont la conduite a été convenue sur le territoire ukrainien – Rapid Trident et Sea Breeze.

La Pologne a joué un rôle clé dans les projets de l’OTAN après avoir relancé des propositions antérieures de mettre en place un «bouclier antimissile» de conception américaine et coûtant plusieurs millions de dollars. Le gouvernement a actuellement réclamé le stationnement sur son sol d’un bataillon militaire américain équivalant à 10.000 soldats.

Des discussions sont en cours dans les milieux dirigeants en Finlande et en Suède pour mettre un terme à leur neutralité officielle et pour adhérer à l’OTAN dans ce que Stockholm a qualifié de «doctrine du recentrage» en matière de défense.

Cette campagne d’encerclement militaire est justifiée d’une manière orwellienne par des arguments non fondés et exagérés concernant un renforcement des forces russes à la frontière ukrainienne. Le but de cette propagande est de présenter Moscou comme l’agresseur alors même que le président Barack Obama l’avait écarté comme n’étant qu’une puissance «faible» et seulement «régionale».

Comme dans le cas de l’Irak, de la Libye et de la Syrie, de tels mensonges visent à légitimer un programme permanent de réarmement impérialiste, notamment en Europe.

Le modus vivendi entre l’impérialisme et les oligarchies capitalistes qui était apparu il y a un quart de siècle en Chine et en URRS est en train d’être rapidement réduit à néant. Accablées par la crise, les principales puissances impérialistes ne sont plus prêtes à accepter que la bourgeoisie à Moscou et à Beijing jouissent d’une relative autonomie. Elles exigent un accès direct aux vastes marchés et ressources qui existent à l’intérieur des frontières de la Russie et de la Chine ainsi que la réduction les deux pays à un statut semi-colonial.

La logique inexorable de cette politique irresponsable est la guerre.

A cette fin, Washington demande que les gouvernements d’Europe, et en premier lieu l’Allemagne, montent au créneau. Obama, dans son récent discours prononcé à Bruxelles, a malmené les membres de l’OTAN en déclarant:«Nous devons assumer les coûts du personnel, des armes et de la formation pour que les forces armées de l’OTAN constituent une force crédible et dissuasive… Chacun doit y contribuer.»

Sur les principaux pays européens, seuls le Royaume-Uni et la France satisfont actuellement les exigences de l’OTAN de dépenser 2,0 pour cent de leur produit intérieur brut (PIB) pour leurs forces armées. Depuis 1998, les dépenses militaires ont diminué dans tous les pays européens, celles de l’Allemagne chutant de 50 pour cent. Pour enrayer de telles réductions et permettre un accroissement des dépenses, il faudrait éliminer de vastes secteurs des services publics dans un contexte où l’Europe a déjà connu six années d’austérité.

Le tournant vers le militarisme nécessite une escalade spectaculaire des attaques menées contre les droits démocratiques et sociaux de la classe ouvrière. Il existe une très large opposition contre les projets de guerre de Washington, Berlin, Londres et Paris. Pour imposer davantage de «sacrifices» et contraindre une nouvelle génération à s’enrôler dans les forces armées, l’Etat devra recourir à ses pouvoirs coercitifs.

Le fait que les Etats-Unis et les puissances européennes aient ouvertement embrassé des forces fascistes et d’extrême-droite en Ukraine constitue un sérieux avertissement. Après des décennies durant lesquelles les gouvernements européens ont proclamé que le continent ne connaîtra «plus jamais» le règne de la croix gammée, les forces qui glorifient les complices ukrainiens de Hitler sont cultivées dans le but d’être utilisées contre la classe ouvrière.

Ces développements soulignent le caractère opportun de l’intervention dans les élections européennes de mai par les Partis de l’Egalité socialiste en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Dans leur manifeste conjoint pour les élections européennes, ils lancent cet avertissement: «Cent ans après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, l’Europe se trouve une fois de plus au bord de la catastrophe». Les ambitions des puissances impérialistes rivales, poursuit la déclaration, ont conduit à une situation dans laquelle «une petite étincelle suffirait de nouveau – comme l’assassinat de l’archiduc Ferdinand à Sarajevo en 1914 – à transformer un conflit régional en une conflagration mondiale.»

Chris Marsden et Julie Hyland

Article original en anglais, WSWS, le 8 avril 2014

 

 

Source : L’agression de l’OTAN contre la Russie et le risque de guerre en Europe | Mondialisation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour une Culture Mondiale de la Paix

 

 

 

 

 

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Published by Anne Wolff - dans L'empire : hégémonie
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 15:04

 

Pour une Culture Mondiale de la Paix

La dépense militaire revient à la guerre froide

L'art de la guerre

Dépenses militaires

Tandis que la stratégie USA/OTAN, avec la crise ukrainienne, provoque un affrontement Ouest-Est qui ramène l’Europe à une situation, par certains aspects, analogue à celle de la guerre froide, les données publiées hier par le Sipri confirment que la dépense militaire mondiale (calculée net d’inflation pour la comparaison dans le temps) est revenue aux niveaux de la guerre froide : après avoir chuté entre 1991 et 1998, elle est remontée à un niveau supérieur à celui de la dernière période de l’affrontement Ouest-Est. Les données, concernant 2013, montrent qu’on dépense dans le monde, dans un objectif militaire, 3,3 millions de dollars par minute, 198 millions de dollars par heure, quasiment 4,8 milliards de dollars par jour. Ce qui équivaut à 1747 milliards de dollars en une année.

La dépense militaire mondiale est en réalité encore plus élevée que celle calculée par le Sipri quand il fait la somme des budgets de la défense des différents pays : il s’y ajoute en fait diverses dépenses de caractère militaire, incluses dans d’autres chapitres des budgets d’Etats. Aux Etats-Unis, la dépense pour les armes nucléaires (23 milliards de dollars annuels) est inscrite non pas au Département de la défense,  mais à celui du Département de l’Energie ; celle des militaires à la retraite (environ 170 milliards annuels), à celui du Département des retraités ; les dépenses pour les aides militaires et économiques à des alliés stratégiquement importants (environ 50 milliards annuels) sont inscrites aux budgets du Département d’Etat et de quelques autres. Dans le budget fédéral 97 milliards annuels sont alloués pour un « fonds unifié de la Défense, du Département d’Etat et de l’Usaid » destiné aux opérations ultramarines (Overseas contingency operations). 40 autres milliards annuels sont dépensés pour la « sécurité  de la patrie ». Et il y a enfin la dépense secrète des services secrets, dont l’unique chiffre « non-classifié » (1,6 milliards annuels) n’est que la pointe de l’iceberg. En ajoutant ceux-ci et les autres postes de dépense au budget officiel du Pentagone (640 milliards en 2013), la dépense militaire étasunienne grimpe à quasiment 1000 milliards de dollars annuels. Ce qui signifie qu’environ un dollar sur quatre, dans le budget fédéral, est dépensé dans un objectif militaire.

Si l’on ne s’en tenait même qu’au chiffre de 640 milliards de dollars fourni par le Sipri, les Etats-Unis restent nettement en tête dans le classement des 15 pays ayant la plus grosse dépense militaire du monde. Suivent à distance, comme en 2012, la Chine et la Russie avec une dépense estimée respectivement à 188 et 88 milliards de dollars en 2013. L’ordre change par contre notablement dans la partie restante du classement. L’Arabie Saoudite passe, par rapport à 2012, du septième au quatrième rang. Suivent la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne (qui avance du neuvième au septième rang), le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, l’Italie (avec une dépense estimée à 32,7 milliards de dollars en 2013), le Brésil, l’Australie, la Turquie, les Emirats Arabes Unis. Ces 15 pays totalisent 80% de la dépense militaire mondiale.

Les données du Sipri mettent en évidence de fortes augmentations dans les budgets militaires de divers autres pays, surtout ceux où les Etats-Unis exercent leur influence. En Europe orientale, le budget militaire de l’Ukraine a grossi de 16% par rapport à 2012. En Afrique, le Ghana a augmenté en une année son budget de 129%, l’Angola de 36%, le Congo (Rép. dém.) de 34%. Au Moyen-Orient, les budgets militaires en Irak et au Bahreïn ont augmenté d’environ 27%. En Asie, celui de l’Afghanistan a grossi de 77% par rapport à 2012, celui des Philippines de 17%. En Amérique du Sud, les budgets militaires du Paraguay et du Honduras ont augmenté en une année respectivement de 33% et 22%.

La dépense militaire alimente une nouvelle course aux armements qui, conduite par les plus grandes puissances occidentales, a un effet de traction à l’échelle mondiale. Il ne s’agit pas que des F-35, sur lesquels se concentre aujourd’hui l’attention des médias, mais de plusieurs autres systèmes d’arme tout aussi coûteux mais peu connus. Il y a six mois a été lancé aux Etats-Unis le super porte-avions Gerald Ford (premier d’une série), le navire de guerre le plus coûteux jamais construit : 14 milliards de dollars. Grâce à de nouvelles catapultes, ses 75 avions (dont le coût doit être ajouté à celui du navire) pourront effectuer 25% d’attaques de plus que ceux actuellement embarqués sur les actuels porte-avions Nimitz. Et le 4 juillet prochain sera lancé en Angleterre le super porte-avions HMS Queen Elizabeth de 65 000t. ( le triple de l’actuelle classe Invincible), auquel fera suite une unité jumelle, pour une dépense de 12 milliards de dollars, plus celle des avions embarqués : les F-35, qui pourront être amenés du hangar sur le pont d’envol en 60 secondes. Ces porte-avions, annonce la Royal Navy, pourront ainsi « depuis la mer projeter la puissance aérienne à tout moment et dans tous les endroits du monde où ce sera nécessaire ».

L’empire frappe encore.

Manlio Dinucci

 

 

Edition de mardi 15 avril 2014 de il manifesto

https://www.google.fr/url?q=http://ilmanifesto.it/spesa-militare-numeri-da-guerra-fredda

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Apostille de la traductrice :

Le lecteur curieux rapportera les chiffres de la dépense 2013 de chacun des 15 premiers pays du classement établi par le Sipri (même sans les corrections indiquées par l’auteur) à leur nombre d’habitants ; pour comparer par exemple la dépense militaire par tête entre la Chine (1, 347 milliards d’habitants environ) et l’Arabie Saoudite (presque 30 millions), ou le Bahreïn (1,231 millions officiels, après les massacres des manifestations de leur « printemps » 2011).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_population

La logique voudrait qu’on compare ensuite la dépense militaire par habitant aux dépenses annoncées pour l’éducation, la santé, bref tous les postes entrant dans ce qu’on appelle l’indice de développement humain. Y compris celui des « dictatures » comme Cuba et la Syrie, malgré les embargos qui y sévissent, par les soins du premier de la classe, depuis respectivement une cinquantaine et plus d’une dizaine d’années.

Source : La dépense militaire revient à la guerre froide | Mondialisation
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