11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 22:03

 

 


Par Ganna Goncharova et  Alberto Montaner.

 

 

Les événements d’Odessa

Le 24 avril, lors de la session de l’assemblée du Gouvernement Régional d’Odessa, le chef de la Direction Régionale du Ministère de l’Intérieur, Piotr Lutssiuk, signale aux députés la nécessité de faire quitter la région aux groupes paramilitaires qui, s’étaient maintenus à Kiev sans aucun contrôle, et furent envoyés par les nouvelles autorités à Odessa pour se débarrasser d’elles provisoirement. Selon ce que rapporte Lutssiuk, ces groupes (qui d’après certaines sources, atteindraient les 3OOO membres) ont établi dans la région 12 postes de contrôle routier illégaux. Dans lesquels, montent la garde, par tournante, environ 1 500 personnes. En plus, la semaine précédente à la session à laquelle il est fait référence, la police locale a découvert à Odessa un dépôt d’arme appartenant à Pravyi Séktor, lequel contenait des balles, armes blanches, matraques, bouteilles de cocktails Molotov et des paquets d’explosif.

*Les médias locaux ont pour leur part rendu compte de multiples conflits qui ont eu lieu aux postes de contrôles illégaux entre des miliciens néonazis et des voyageurs d’Odessa ou des visiteurs de la ville. D’après ce qui a été dénoncé, les premiers rompaient les vitres des automobiles, maltraitaient les voyageurs et exigeaient de l’argent pour accorder le passage. Du coup, le gouverneur nommé par les illégales autorités de Kiev, Vladimir Nemirovsky, a tenu un discours en défense des dits contrôles qui, selon son opinion, sont nécessaires pour contrôler les activités de la police. (sic !!!)s

C’est dans ce climat qu’ont eu lieu les tragiques événements du 2 mai, dont les antécédents sont (en plus de la pré-mentionnée arrivée massive de membres de Pravyi Séktor), d’une part, l’existence préalable d’un camp d’activistes anti-Maidán à Kulivovo Pole (un parc au centre de la ville),qui avait déjà souffert de nombreux assauts de la part tant de la police que d’éléments nationalistes radicaux, et d’autre part la convocation d’une manifestation nationaliste des supporters des factions ultra-nationalistes radicales des deux équipes qui jouaient ce jour là à Odessa, le Chernomórets local et le Metallist de Járkov. Au début, on supposait que ces manifestations allaient rester pacifiques. Dans une video qui montre les débuts de la marche on peut voir un bien connu « centurion » de Pravyi Sektor (à Maidán ces groupes s’organisaient dans des groupes de cent néonazis.NdT) revêtu d’un gilet pare-balles, parler avec quelqu’un, d’après le contenu de la conversation, on a supposé que son interlocuteur aurait pu être le ministre Avakov lui-même, qu’il trompe sans vergogne en disant que ses « gars » étaient désarmés et que lui-même avait été blessé par une pierre envoyée par les « séparatistes » encore que ces deux derniers faits soient démentis par cette vidéo (antérieure au début des affrontements) et celles qui furent enregistrées pendant l’assaut de l’édifice des syndicats. Là déjà, parmi des individus revêtus de tenues de camouflages et armées de bâton et de barres métalliques, un des gardes du corps du « centurion », en uniforme paramilitaire, dit à un policier : « Faites nous faire un bout de chemin et nous ferons notre travail ». Il est donc hors de doute que la manifestation ait été planifiée comme une attaque organisée.

Pendant de temps des activistes de la dite Odésskaia Druzhina ou Masnada Odesita, (mouvements de contre-insurgés) campaient à Kulikovo Pole, en recevant des nouvelles de cette manifestation, ils se divisèrent entre ceux qui pensaient qu’il valait mieux rester pacifiquement dans le campement et ceux qui se décidèrent de partir à la rencontre (de la manifestation) car ils pensaient, et avait bien raison, que l’objectif réel de la marche était un nouvel et définitif assaut du campement. Ainsi alors que 100 à 150 personnes sont restées au camp, un autre groupe de 150, est parti rejoindre la manifestation, identifiés par des rubans de l’Ordre de Saint-Georges qui sont utilisés comme signes distinctifs de la contre-insurrection (car ils sont associés à la victoire sur les troupes nazies de la Seconde Guerre Mondiale). Ce groupe, portant des objets contondants et dans certains cas protégés par des casques et des boucliers comme en utilisent les anti-émeutes, s’est dirigés vers les manifestants qui s’étaient regroupés sur la place Sabórneia, lesquels étaient occupés à crier des slogans ultra-nationalistes de types fasciste Slava Ukraiiny ! et lançant des slogans contre les moskaly (littéralement « moscovites », appellation exprimant le profond mépris dans lequel les ukrainiens tiennent les russes). Ceux qui arrivèrent de Kulikovo Pole se trouvèrent là, face à quelques 1 500 personnes, c’est pourquoi, lors des affrontements qui ont suivi, ils ont eu la pire part.

C’est alors que se déroule la partie la plus confuse des événements, pour laquelle les témoignages sont, c’est logique, contradictoires. Les manifestants nationalistes accusent la police d’avoir agit en faveur des « activistes pro-russes », les défendant en constituant un bouclier humain. Même comme cela, les deux parties commencèrent à se lancer mutuellement des pierres et n’importe quel objet lançable qui leur tombait sous la main. Ceci suggère que la police tenta sans succès d’établir un cordon de sécurité entre les deux groupes, mais que finissant par être débordée, elle décida de se tenir à l’écart. Cependant dans une autre vidéo on constate que le comportement de la police (dont quelques membres portaient des brassards rouge, comme certains des nationalistes) est extrêmement déconcertant, parce qu’on les y voit ouvrir une brèche dans le dit cordon, permettant le passage à l’un et l’autre des groupes qui s’affrontaient.

De là, nous avons déduit que leur intention était de chauffer l’ambiance de manière à ce que les hostilités dérivent d’elles-mêmes sur un assaut du campement cité, mais ce qu’ils n’ont pas bien calculé c’est que le point d’ébullition serait atteint aussi rapidement avec des résultats tellement dramatiques. Confirment ce point de vue les images de cette même vidéo dans laquelle on voit le chef de la police d’Odessa mêlés aux manifestants et la disparition des participants au ruban rouge (ceux-ci réapparaîtrons parmi les assiégeants de la maison des syndicats) quand les manifestants nationalistes s’achemineront enfin vers Kulikovo Pole. Quoiqu’il en soit, ce qui n’admet aucun doute, c’est la passivité ultérieure des forces de sécurité ; ce qui constitue un des catalyseurs de la tragédie.*

Dans le feu de l’action, les nationalistes ont poursuivi leurs adversaires dans ce parc et une partie de ceux qui étaient là à camper, plus quelques passants non prévenus, finirent par se réfugier dans le bâtiment des syndicats, où ils se retrouvèrent encerclés par les manifestants de signe contraire. Selon le témoignage d’un de ces derniers, en conséquence des mouvements spontanées des affrontements, une partie des « agresseurs pro-russes » s’est réfugié dans le dit édifice entre les feux croisés des cocktails Molotov. Dans l’une des vidéos diffusées sur internet il y a quelques images, à première vue confuses, dans lesquelles on voit comment un cocktail Molotov, soi-disant lancé par un des réfugiés dans le bâtiment, tombe sur un appareil d’air conditionné, ce qui aurait provoqué l’incendie, donnant aux nationalistes la possibilité de parler d’auto-immolation. Selon cette même version, la police est restée sur place et les pompiers ont accompli leur mission, pendant que les membres de « l’autodéfense de Maidán » (autrement dit ceux de Pravyi Sektor) auraient aidé les gens à sortir des flammes, les défendant des coups des supporters furieux.

Cependant, les multiples vidéos enregistrées, plus ou moins en caméra cachée, pendant l’assaut, révèlent une situation très différente. Commençons par la vidéo mentionnée comme preuve par les manifestants nationalistes, là, il est évident que le rez-de-chaussée et la porte principale de l’édifice sont déjà en train de brûler quand le cocktail Molotov est lancé. En plus, même en ne prêtant pas grande attention, on constate parfaitement que la trajectoire de la bouteille n’est pas verticale mais décrit une parabole, dans laquelle elle tourne plusieurs fois sur elle-même, jusqu’à aller s’écraser contre l’appareil d’air conditionné, ce qui prouve factuellement qu’elle a été lancée depuis l’extérieur. En plus, sur l’omniprésent et quasi omniscient internet nous pouvons trouver des photos de joyeuses jeunes filles qui posent pendant qu’elles préparent des cocktails Molotov pour Pravyi Séktor, photos qu’elles diffusent elles-mêmes sur les réseaux sociaux, fières de leur travail au service de la patrie ukrainienne. En ce sens il n’y a pas le moindre doute que l’immeuble fut incendié par ses attaquants et le fait qu’ils ont commencé par incendier les portes révèle l’intention d’empêcher la sortie des occupants. De fait il y a une autre vidéo dans laquelle on entend un des assaillants crier : « Ecoutez, nous allons brûler ces putains de pédés dans le bâtiment ».

Dans ce même enregistrement, on entend clairement les coups de feu répétés et on voit les manifestants nationalistes, plusieurs d’entre eux en uniforme paramilitaire incluant des casques de l’armée, armés de bâtons et pour la plupart, portant un masque. On remarque aussi le dit « centurion » de Pravyi Séktor (sans blessure aucune, pour sûr) qui tire plusieurs coups de son pistolet en direction de la corniche du second étage où un des assiégés tente de fuir les flammes. sans qu’aucun des assiégeants lui vienne en aide, alors que de nouveaux cocktails Molotov frappent continuellement contre les portes et la façade de l’édifice et que l’on entend l’un des assiégeant dire à quelqu’un qui tentent de fuir par les fenêtres. “Tiens ! Prends pour te rafraîchir !”, cri qui s’accompagne clairement du lancement d’un autre cocktail Molotov. Ce type d’action explique pourquoi dans le bâtiment certains des corps, ont seulement la tête et les mains brûlées, et pas le reste du corps. Dans une autre vidéo ont entend une femme qui appelle à l’aide depuis une fenêtre de dernier étage, peut après, on voit trois manifestants nationalistes s’accouder à cette fenêtre, arborant un drapeau ukrainien. Grâce à la position de la fenêtre, la femme qui criait a été identifiée, dans les photographies prises postérieurement du cadavre d’une femme enceinte, étranglée avec un fil électrique, il s’agit d’une travailleuse des syndicats qui étaient sur place pour réaliser des travaux d’entretien. Pendant tout ce temps, la police brille par son absence, soulignée par la voix off de l’auteur de la prise de vue, qui se réfère régulièrement aux assiégés comme « les 300 Spartiates », en claire allusion à ceux qui sont tombés face aux Perses en défendant le défilé des Thermopiles. La police anti-émeutes arrivera seulement lorsque que certains des assiégés ont commencé à sauter depuis l’immeuble en flammes, ce qui indique qu’elle était dans les environs, mais n’osait pas intervenir (ou avait l’ordre de ne pas le faire jusqu’à ce que la situation devienne tout à fait insoutenable. Pour rendre justice à tous, il faut reconnaître qu’alors la police et une partie de ceux qui entouraient l’édifice (parmi lesquelles il y avait des gens en attente en plus des manifestants) tentèrent de créer un couloir pour évacuer avec sécurité les assiégés qui arrivaient à sortir du bâtiment (une sécurité telle que la plupart on été arrêtés sous inculpation de terrorisme, 69 d’entre eux ont été libérés le lendemain par la foule en colère. NdT), pendant qu’une partie des assiégeants continuaient à lancer des pierres contre les rescapés, en criant Slava Ukraiiny !. L’opérateur de la vidéo demandent alors qu’ils aident ceux qui tentent de sortir et quelques-uns de manifestants lui répondent « Ces chiens !à Kiev, on leur coupe la tête aux activistes et à leur pute de mère ! » ; ce qui se référant aux habitants d’Odessa est une accusation qui n’a pas de sens , en plus de fait, on a pas constater qu’à Maidán quiconque ait été décapité, ce qui révèle la haine absolue et irrationnelle qui a rendu possible la tragédie.

Toutes les circonstances, d’un autre côté sont loin d’avoir été mises en lumière. D’après les témoignages de plusieurs survivants, a l’intérieur du bâtiment il pourrait y avoir eu, non par une cinquantaine de victime, chiffre reconnu jusqu’à présent, mais au moins 200, vu qu’au début de son occupation, les membres de Pravyi Séktor ont poursuivit « les activistes pro-russes » et ont abattu à coups de feu plusieurs d’entre eux, ce qui explique également les photos des cadavres, plusieurs présentent à la tête des blessures par armes à feu. Selon les dire des témoins, plusieurs réfugiés auraient été conduit dans les caves où ils ont été exécutés ».

Par conséquence, l’incendie n’aurait pas eu pour but unique d’en finir avec ceux qui étaient encerclés dans le bâtiment, mais bien aussi de faire disparaître les traces des assassinats qui ont été perpétrés là-bas.  Il est évident que pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, il faudrait l’intervention d’une instance compétente et neutre, mais les actuelles autorités putschistes ukrainiennes qui ont célébré de manière réitérée l’action de leurs « patriotes » dans cette « action antiterroriste », jamais ne vont autoriser une enquête approfondie examinant les détails de la tragédie. Pour le moment, qui se sentirait capable de le faire peut voir les terribles images captées à l’intérieur de l’édifice, ainsi que les doutes, questions suscités par les mêmes concernant le déroulement des faits, au sujet desquels nous n’avons pas la compétence nécessaire pour nous prononcer, mais qu’il serait très éclairant de voir contestés par quelqu’un de qualifié.

A tout cela on peut ajouter les enregistrements faits par les assiégeants à l’entrée de l’édifice, après que l’incendie soit éteint, on les voit qui pillent les cadavres et qui se moque des missels et icônes miniatures que certains portent dans leurs poches. Pour compléter le tableau, dans les pages web pro-nationalistes il a été diffusé pour se référer aux morts la dénigrante désignation de la « centurie enfumées » en claire et ironique contre-désignation de la « centurie céleste » c’est-à-dire les victimes (martyrs dans leur terminologie) des actions de Maidán. Les déclarations faites au sujets de ces événements par des politiciens opportunistes comme Yulia Timoshenko, où d'authentiques fanatiques ultra-nationalistes comme la députée de Svoboda Irina Farión, ne font rien d’autre que d’augmenter le climat de haine ethnique le poussant à l’exaspération de même que le communiqué du SBU sur la présence complètent fausse de « provocateurs russes’ qui seraient en train de « déstabiliser » Odessa, Donetsk et d’autres villes ukrainienne offrant ainsi aux illégitimes autorités surgies du coup d’état du 22 février et à ses bases armées, les milices ultra-nationalistes d’extrême-droite, l’excuse pour déchaîner la présente vague de terreur, dont la victime potentielle est l’ensemble de la population qui ne partage pas l’idéal fascistoïde. En définitive, c’est une excuse pour assassiner leurs propres citoyens. 

Tout en reconnaissant l’imprudence de la contre-insurrection d’Odessa (encore qu’il soit possible qu’à la fin la mesure n’aurait pas été une meilleure parade), il est clair que ce qui s’est produit dans l’immeuble des Syndicats d’Odessa constitue un lynchage en bonne et due forme, qui est totalement inadmissible même s’il avait concerné un authentique groupe terroriste, puisque la présomption d’innocence et le droit à une justice équitable font partie des plus élémentaires des droits humains. Mais il est évident que dans la situation actuelle de l’Ukraine, nous sommes confrontés au plus absolu mépris de ceux-ci, a fortiori de l’état de droit. C’est seulement de cette manière que l’on peut comprendre que le gouverneur Nemirovsky ait « promulgué » depuis sa page facebook ( !!!) une « édit » prenant date ce jour même du 2 mai, dans lequel il déclare à l’encontre de toute loi et de tout principe éthique, que « Toute action des habitants d’Odessa qui sera dirigée vers la neutralisations et la détention des terroristes armés sera considérée comme légale ». Comme il fallait le rédouter la chasse est ouverte.

 

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Sources en espagnol :

   http://marquetalia.org/2014/05/07/terror-fascista-en-ucrania-por-ganna-goncharova-y-alberto-montaner-frutos/

Terror fascista en Ucrania 

Traduction Anne Wolff

 

 

De la même auteure : 

Plongée au cœur de la crise politique ukrainienne.1

Plongée au cœur de la crise politique ukrainienne.2 

Ukraine, terreur fasciste, peuple en danger : regard d'une Ukrainienne 1

Ukraine, terreur fasciste, peuple en danger : regard d'une Ukrainienne 2

Ukraine, terreur fasciste, peuple en danger : regard d'une Ukrainienne 3

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 21:49

 

 

Par Ganna Goncharova et  Alberto Montaner.

 

La réaction dans les régions sud-orientales

Le 7 avril, la contre-insurrection de la région de Donetsk proclame la souveraineté nationale de la République Populaire de Donetsk (Donétskaia Naródnaia Respublika), ce qui immédiatement a permis au gouvernement de fait ukrainien de taxer de « séparatiste » quiconque dans cette région s’oppose à ces actes ou qui exprime l’idée de la fédéralisation du pays, même quand cela n’a rien à voir avec l’auto-proclamée république souveraine, sinon tout le contraire. Avec le prétexte de la proclamation de la RPD, a commencé l’occupation par certains des contre-insurgés des bâtiments de l’Administration et toute la population dans la rhétorique officielle des autorités de Kiev est devenue immédiatement “terroriste” oubliant les actions similaires dans la capitale avant le coup d’état. L’expédient est facile et commode ; amalgamer dans le même schéma presque onze millions de personnes sans faires de nuances, ni, par dessus tout, s’embêter à comprendre le pourquoi ou, encore mieux, à l’assumer parce qu’il paraît impossible qu’ils ne se rendent pas compte, malgré l’aveuglement congénital du nationalisme de tout ce qui, de leur côté de la barrière identitaire, permettrait d’expliquer cette situation aberrante.

Le gouvernement de Kiev, euphorique grâce à l’approbation consentie par l’Union Européenne et les États-Unis, au moment même auquel il procédait à la destitution de Ianoukovitch, a complétement oublié qu’il n’était qu’un gouvernement provisoire ce qui, - même s’il avait été légitime - l’oblige à limiter ses fonctions aux tâches courantes de maintenance du pays et à la préparation des élections présidentielles prévues pour le 25 mai. Les nouvelles autorités n’ont pas entendu que le sud-est du pays, qui s’est tu pendant qu’elles manifestaient à Maidán, agissait ainsi, non pour un  plein soutien à ses exigences, buts, motivations et actions, mais parce qu’il ne considérait pas comme possible qu’un gouvernement démocratiquement élu puisse être destitué de cette manière, ni ne pensaient que le soutien de l’Occident en viendrait à être aussi éhonté ni qu’une fois que ce serait produit le coup d’état, ils oseraient s’immiscer dans les régions dont les activités industrielles constituent la base économique du pays, celles qui lui apportent la moitié de son PIB.

La première vague d’indignation parmi la population russophone (qui n’est pas ethniquement russe et encore moins par définition “pro-russe ») a eu lieu quand, au lieu de se préoccuper de résoudre les graves problèmes économiques dont souffre le pays, la Rada ou Parlement, dirigé par des éléments putschistes et sous la menace des armes de Pravyi Séktor, a supprimé la loi des langues, qui garantissait un statut spécial au russe, parlé par l’immense majorité des populations de ces régions, ainsi qu’à d’autres langues minoritaires comme le hongrois, le transcarpatien (mais pas le ruthène considéré comme un dialecte de l’ukrainien) ou au roumano-moldave à Chernivtsi et Odessa. Cette décision, prise le 23 février, fut répudiée y compris par le commissaire de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération Européenne) pour les affaires des minorités ethniques, qui averti qu’une telle initiative parlementaire pourrait aggraver la situation du pays, par-dessus tout dans les régions dans lesquelles la question de la langue est considérée comme importante. Pour sa part, la porte-parole du Conseil de la Fédération de Russie, Valentine Matviienko, prévint alors que cette décision allait constituer le début du séparatisme en Ukraine. Ce sujet, aux yeux de beaucoup d’habitants d’Europe, ne constitue pas une raison suffisante pour un affrontement comme celui qui s’est produit. Cependant, les citoyens ukrainiens russophones dès le début de Maidán recevaient des signaux verbaux et graphiques du parti-pris idéologique de l’opposition qui ensuite deviendra le gouvernement provisoire. La symbolique fasciste qui apparaît sur les drapeaux, les peintures, les vêtements et les pancartes de beaucoup d’activistes de Maidán démentent les déclarations de cette opposition qui prétend agir au nom de toute l’Ukraine - et ce malgré la participation du parti ultra nationaliste Svoboda - et que son objectif serait d’unir toute l’Ukraine indépendamment de l’ethnie, dans une avancée vers des valeurs démocratiques. Malgré tout, les gens se sont armés de patience et ont attribué l’usage des slogans et emblèmes de type fasciste d’avantage à la ferveur patriotique de l’opposition qu’à ses véritables intentions d’exécuter le programme politique de Svoboda, dont le contenu pour quiconque connaît un peu l’histoire remonte au Munich de 1933 et au Lvov de 1942.

De toute façon, cela a été démenti, dès leur accès au pouvoir, par la dite abolition de la loi des langues et parce que le gouvernement provisoire au lieu de désarmer les unités paramilitaires néonazies de Pravyi Séktor, leur a permis pratiquement de contrôler les régions occidentales d’Ukraine, sans exiger qu’ils abandonnent les bâtiments occupés et, pour abonder dans ce sens, tente de les légaliser comme partie de la Garde Nationale, en une sorte d’éruption schizoïde qui prétend unir les unités militaires du Ministère de l’Intérieur du dissous Bérkut avec ses adversaires antérieurs dans les rues de Kiev. Conjointement à cette offensive, de manière tout à fait évidente pour qui connaît la situation de l’Ukraine, se produit la signature précipitée, sans autorité légale ou morale pour cela des sections politiques (Titre I et II) de l’accord contesté d’association de l’Ukraine et de l’Union Européenne, qui pour les mineurs et les ouvriers de l’industrie du Donbass signifierait (en cas d’application de sa partie économique) la fermeture des entreprises correspondantes et la perte de leur poste de travail, comme cela s’est produit en Espagne, dans des circonstances similaires lors de ce qui est appelé par euphémisme la « reconversion industrielle ».

Ainsi allèrent les choses, le 28 février, le leader de la contre-insurrection Pavel Gubarev comparaissait devant l’assemblée régional de Donetsk, appelant les députés a réagir face aux autorités putschistes de Kiev et à défendre la région de “la Junte” sans aucun résultat. Le premier mars, pendant une manifestation, la multitude à élu Gúbarev comme « gouverneur populaire », contre le gouverneur imposé par Kiev, l’oligarque Serguéi Taruta, mais le 6 mars il fut arrêté, accusé de « actions dirigées vers le changement forcé, et la vulnération de l’Ordre Constitutionnel ou assaut au pouvoir de l’état », ainsi que d’attentat contre l’unité et l’inaliénabilité de l’Ukraine », ce qui ne laisse pas d’être ironique venant d’un gouvernement coupable précisément de ces mêmes charges. Cette inculpation fut sans doute une des premières démonstrations du double standard employé depuis systématiquement par le nouveau gouvernement et un catalyseur pour le développement du mouvement de résistance à “la Junte”. D’un autre côté, Gubarev appelait à la fédéralisation de l’Ukraine et pas à la Sécession du Donbass, une opinion qui était encore majoritaire fin mars, selon une enquête réalisée entre le 16 et le31 de ce mois par Ukrainian Sociology Service, qui révèle que seulement 18% de la population des régions orientales est partisane d’une sécession. Cette proposition de fédéralisation, que propose pour la première fois le 30janvier de 2013 le député pour le parti des régions Vadim Kolesnichenko, fut la première tentative de la part de la population des régions sud-orientales d’offrir une sortie rationnelle et pacifique à la situation de la part de quelques citoyens qui pour des raisons expliquées lors de l’entrevue citée au début de ces lignes, ne veulent pas en venir à faire partie de la Russie, ni être citoyens de seconde Zone dans leur propre pays.

Cependant, à cause du rejet par l’assemblée régionale des propositions de Gubarev et ensuite de sa détention, les manifestations à Donetsk ont commencé et elles ont grandi. Alors la Rada, alors que la sécession de la Crimée s’était déjà produite, adopta immédiatement une posture d’extrême agressivité et le 13mars, elle changea la loi électorale pour l’élection présidentielle, à laquelle fut ajoutée une clause : « La Commission Électorale centrale est obligée d’établir les résultats des élections présidentielles indépendamment de la quantité de districts électoraux dans lesquels les élections ont été menées à leur terme », autrement dit, elle élimine la nullité des élections faute de quorum, à manœuvre grossière au sujet de laquelle tout commentaire serait superflu. De surcroît, l’amendement suivant a été adopté “Si les élections ne sont pas menées à leur terme dans certains districts électoraux, les résultats des votes au jour des élections pour le Président de l’Ukraine s’établiront à partir des résultats des autres districts électoraux”. Il a également été établi que « le jour même des élections ne pourront être célébré aucun referendum ni de l’état, ni locaux ». Le fondement de ces modifications légales est constitué par la sécession non reconnue de la Crimée, où il y a près d’un million d’électeur, et aussi la possibilité d’un boycott électoral dans les régions du sud-est, en plus d’offrir la possibilité de manipuler les résultats électoraux, cherchant des excuses pour invalider les votes « inconvenants » de districts déterminés, sans avoir à recommencer les élections. Ces dispositions furent suivie d’action de protestation qui dans certains cas se sont terminées par l’occupation de bâtiments officiels, en prenant précisément comme modèle celles qui furent menées lors du Maidán, mais à la différence de ces dernières, celle-ci furent taxées de « séparatistes », en application de la morale de double standard. D’autre part, ces accusations semblent pouvoir s’enraciner dans la profusion de symbolique pro-russe parmi la contre-insurrection sud-orientale. Pour comprendre ce phénomène il faut comprendre que malgré que les autorités de Kiev et leurs médias affins, le nient constamment, le schéma de leurs actions révèle l’application du programme de l’extrême-droite nationaliste ukrainienne, c’est pourquoi dans les dites région on l’appelle « la Junte » et ses actions sont considérés quasi unanimement comme fascistes. Dans la mémoire collective de ces régions, fortement affectées par l’occupation nazie, la libération elle-même est associée de manière indélébile à l’armée soviétique (de là l’emploi mentionné du ruban de Saint-Georges, l’unique décoration tsariste reconnue par le régime soviétique). A son tour, l’armée russe est considérée de manière plus ou moins consciente, comme son héritière. De là l’adoption d’une symbolique qui, quoique dans certains cas elle corresponde réellement à une volonté séparatiste, pour la majorité des gens, elle exprime seulement un principe, son profond sentiment antifasciste.

 

 

 

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L’“opération antiterroriste” du Donbass

Le 13 avril, les autorités de Kiev ont annoncé le lancement de l’opération antiterroriste contre les régions du Sud-est, après la prise le 12 avril, de la mairie de Slaviansk par la contre-insurrection. Avant de poursuivre, il est indispensable de se demander : de quel terrorisme sommes-nous en train de parler ? Jusqu’à ce moment, dans les dits territoire, il n’y avait pas eu de prises d’otages, aucune explosion n’avait été provoquée, ou séquestration, il n’y avait pas eu de morts, sauf celle du porte-parole de Svoboda dans le Donbass, causée par un coup de poing au cours d’un affrontement entre des activistes pro et contre Maidán. Il est clair donc, que parler dans ce cas de terrorisme c’est simplement avoir recours au mot magique qui au moins depuis le 11 septembre, justifie en occident n’importe quelle classe de violation de droits.

De fait, le premier affrontement de la population civile avec les unités de l’armée s’est produit le 17 avril, quand les gens, surpris face à la grande affluence de véhicules militaires sur les routes se placèrent face à une colonne de tanks. Avec les débuts de cette opération, la population civile, qui fondamentalement était restée tranquille, par pure inertie, même si son opinion coïncidait avec celle de activistes commença à s’alarmer, d’autant plus que tout le monde savait que les troupes ne peuvent être mobilisées sans la déclaration préalable de l’état d’urgence. En plus, les troupes qui tenaient mobilisées avaient leurs quartiers à Dnepropetrovsk, elles étaient basiquement composées par les recrues originaires de la région de Donetsk, Lugansk et Jarkov. Les gens se rendaient compte que le gouvernement, au lieu d’agir ponctuellement contre les occupants de certains bâtiments généraux, envoyait directement l’armée, dont on ne savait pas comment elle allait agir.

Ainsi, malgré ce qu’affirmait le gouvernement de Kiev, les gens qui sont sortis pour arrêter les chars n’étaient ni armés, ni achetés par personne, il ne s’agissait pas non plus de russes infiltrés ou d’agents à la solde de Moscou. Quelle serait la réaction de n’importe quelle population du monde que son gouvernement déclarerait « terroriste » dans son ensemble et le lendemain lui enverrait l’armée ? Faut-il supposer que quelqu’un les a achetés pour qu’ils tentent de faire quelque chose ? Les gens qui ne voulaient pas que cela dégénère en conflit sanglant sont sortis, hommes, femmes, enfants, désarmés et le visage à découvert, pour demander aux militaires qu’ils partent de là. Dans certains cas, comme à Kramatorsk, le 16 avril, les soldats, qui n’avaient aucune idée d’où on les envoyait ni de qui les envoyaient, se sont indignés et sont passés à la contre-insurrection. Dans d’autres cas, les soldats, sans présenter de résistance et pour démontrer qu’ils n’allaient pas entreprendre d’action militaire, ont démonté leurs armes, confiant à leur commandant les verrous. Dans certains cas, les gens s’en sont allés avec des caisses de munitions qu’ils ont remises à la police. Nous ne pouvons pas non plus garantir qu’il n’y ait pas eu des cas dans lesquels les contre-insurgés ont conservé les armes réquisitionnées, mais nous ne l’avons pas constaté, parmi des centaines d’enregistrements et commentaires qu’il y a sur internet au sujet des événements. Les uniques affrontements ont eu lieu durant cette première phase de l’ « opération anti-terroristes », ce sont produits aux barrages routiers (presque tous sans armes et à visage découvert) pour éviter la venue des commandos paramilitaires de Pravyi Séktor. Quand leurs troupes étaient détectées, le feu était mis au pneumatiques de la barricade pour aviser les groupes d’autodéfense, qui, eux oui, étaient armés. C’est ce qui s’est produit dans l’escarmouche de la nuit du 19 au 20 avril près de Slaviansk, qui fut le plus grave des événements jusque là. 

Face à l’échec de cette première offensive, le gouvernement de Kiev, déclarant qu’il ne lancerait pas les troupes contre la population, a renforcé la Garde Nationale avec l’équipement de l’armée et a commencé à organiser des groupes irréguliers qui normalement s’identifient comme Pravyi Sektor, quoique en réalité on ait aucune certitude quand à leur composition réelle. De fait, de nombreux témoins signalent que parmi eux on a détecté des participants étrangers qui parlent en anglais et en polonais, et des rumeurs circulent concernant le recrutement des mercenaires de l’entreprise internationale Greystone, mais il n’y a pas de preuves avérées de cela. Ce qui est confirmé, oui, c’est que le gouverneur de Dnepropetrovosk, Igor Kolomoiskyi, forme à ses frais une unité de volontaires pour combattre les « séparatistes ».

Une fois ses effectifs réorganisés, le gouvernement de Kiev a décidé de lancer une seconde et puissante offensive le 2 mai passé. Alors que les gens du village de Adréievka, situé entre Kramatorsk et Slaviansk, conscients de ce que le même jour à Slaviansk les contre-insurgés livraient de durs combats contre la Garde Nationale et « compagnie », décidèrent d’arrêter une colonne de véhicules blindés qui se dirigeait vers une colline où se trouve la tour de la télévision, qui n’était pas en soi l’objectif, mais la position même, vu qu’elle est un des rares lieu en hauteur ou pouvait être ’installé l’artillerie, tant visant Slaviansk que visant les quartiers ruraux de Kramatorsk. De fait, ce fut déjà une position importante et disputée pour cette raison, lors des batailles de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis les premières heures de la matinée jusqu’au crépuscule, la majorité de la population de Andréievka, complétement désarmée, a tenté de convaincre les effectifs de la Garde nationale de se retirer, alors qu’eux répondaient qu’ils venaient uniquement pour les terroristes, à quoi les habitants répondaient que les uniques terroristes qu’eux connaissaient sont ceux de Pravyi Séktor et le gouvernement putschiste ukrainien, et que les gardes feraient mieux de retourner à Kiev pour la nettoyer des nazis armés qui se baladent dans les rues, alors qu’ici, c’est-à-dire dans le Donbass, il y a seulement des gens normaux, qui veulent qu’on respecte leur droits. Pendant ce temps, les gens amenaient de l’eau pour donner à boire aux gardes, vu que, il faut le faire remarquer, les autorités de Kiev ne se sont pas préoccupées d’assurer le ravitaillement de leurs propres troupes. Cela c’était déjà produit lors de la première d’offensive, pendant laquelle les « séparatistes » et les « terroristes » ont du alimenter (par charité pour le dire ainsi) les troupes envoyées de Dnepropetrovsk.

Quand au crépuscule, les gardes décidèrent de faire demi tour, les habitants leurs demandèrent de remettre leurs armes, pour garantir contre le risque d’une attaque dans le dos. Et ils proposèrent en échange, pour ne pas qu’ils soient accusés d’avoir déposé les armes de vider les chargeurs en tirant en l’air. A ce moment, alors qu’il faisait déjà sombre, quelqu’un lança un feu de Bengale faisant du bruit et de la lumière (de ceux qui faisaient partie de l’équipement de la Garde, et on n’a pas constaté qu’il y en avait entre les main de la contre-insurrection), ce à quoi dans la multitude quelqu’un répondit en lançant un cocktail Molotov, en plus, à ce moment, on voit apparaître un garde avec une blessure au cou, ce qui a provoqué la réaction des autres gardes qui ont ouvert le feu. A partir d’ici les versions divergent. Selon le commandant de la garde nationale, les terroristes étaient cachés dans la multitude d’où ils tiraient à la kalachnikov (ce dont nous constatons que c’est faux), avec pour résultat deux gardes morts et aucun civil. sD’après les habitants, ceux qui ont provoqué l’affrontement, ce furent les « commissaires politiques » incorporés à cette colonne. Selon Viacheslav Ponomariov, le leader de la résistance de Slaviansk, il y a eu 15 morts, parmi lesquels 4 militaires et 11 civils, plus des dizaines de blessés. D’après son communiqué ceux qui ont commencé à tirer, ce furent plusieurs radicaux d’un groupe de Pravyi Sektor qui faisaient partie de la colonne, qui ont tiré quand ils ont vu qu’elle allait se replier. 

Cet affrontement peut être considéré comme déterminant, parce que jusqu’à ce moment la contre-insurrection appliquait la politique de ne pas tirer contre les membres des forces de sécurité de l’état, en partant du principe qu’elles étaient en service commandé, et de ne le faire que contre des unités paramilitaires. Cependant, en conséquence de cet affrontement, les soldats et les membres de la garde nationale ont été avertis que cette immunité a été suspendue. Cet affrontement a aussi initié les attaques des troupes régulières contre la population, celle-là même qu’ils étaient supposés venir défendre contre les « terroristes ». En parallèle, les habitants de Slaviansk et Kramatorsk ont dénoncé les actions indiscriminées des francs-tireurs, parmi les victimes desquels ont trouve par exemple Iuliia Izotova, une aide sanitaire abattue d’un tir dans le dos pendant qu’elle tentait de s’aligner d’une escarmouche à un poste de contrôle de la route dans lequel elle travaillait comme infirmière volontaire.

 

 

Réflexion finale

Nous ne prétendons pas que notre version soit absolument indiscutable ni que nous disposons de suffisamment d’information pour détenir la vérité, d’autant plus que dans tout conflit chaque partie à sa propre vérité qui n’est pas toujours dénuée de fondement. Cependant, il est clair qu’en mettant l’information dans la balance la partie qui coule dans ce cas, c’est la version des autorités de Kiev, et de ses partisans qui, avec l’intervention et l’aide pour le moins complaisante de l’Occident, diffuse une vision pour le moins partiale, quand elle n’est pas totalement fallacieuse, de la plus grande partie des événements d’Ukraine, afin de justifier ses actes, qui sont eux terroristes, contre ceux de ses propres concitoyens qui ne sont pas disposés à se soumettre à un gouvernement putschiste d’inspiration néonazie, soutenu par la « dialectique des poings et des pistolets » 

 

Sources en espagnol :

   http://marquetalia.org/2014/05/07/terror-fascista-en-ucrania-por-ganna-goncharova-y-alberto-montaner-frutos/

Terror fascista en Ucrania 

Traduction Anne Wolff

En traduisant ce texte, j’ai traversé d’intenses moment d’émotion, d’empathie, celle que ressent tout humain face à l’horreur qui détruit la vie de la manière la plus ignoble et sadique qui soit, mais aussi cette empathie avec des antifascistes qui eux ont à combattre le monstre en face à face et pour la plupart à main nue. Je rends hommage à ce peuple d’Ukraine qui a choisi de risquer sa vie pour combattre le fascisme et se bat aujourd’hui aussi pour ma liberté, demain. ) J’aimerais aussi traduire le premier qui nous donne une vision historique de l’Ukraine par une personne informée, qui change un peu du son de cloche des expert internationaux qui évaluant les positions stratégiques et actions des grandes puissances, ont un peu trop tendance à oublier l’essentiel, le peuple qu’elles utilisent comme des pions dans leur jeu.

Et pour ceux qui lisent l’espagnol, deux autres témoignages de militants de gauche depuis Kiev. Ucrania: dos miradas desde abajo y la izquierda  Un apport précieux pour tous ceux qui savent que construire un véritable front antifascistes antinazis est urgent et que nous devons tirer les leçons de l’échec des antifascistes ukrainiens qui débordés n’ont pas réussi à arrêter le coup d’état fasciste avant qu’il soit trop tard.

Anne W


De la même auteure : 

Plongée au cœur de la crise politique ukrainienne.1

Plongée au cœur de la crise politique ukrainienne.2

Ukraine, terreur fasciste, peuple en danger : regard d'une Ukrainienne 1

Ukraine, terreur fasciste, peuple en danger : regard d'une Ukrainienne 2

Ukraine, terreur fasciste, peuple en danger : regard d'une Ukrainienne 2

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 20:03

 

Le commandant en chef de Kiev
Dix tanques ont attaqué la ville de Mariupol avec à leur bord des paramilitaires nazis et probablement des mercenaires, les habitants de Mariupol ont réussi à capturer un tank

 

 

 

 

Voyez les "militaires" ukrainiens qui entrent dans la ville

 

Des affrontements très durs ont eu lieu entre ces bandits et la police qui a refusé d'exécuter les ordres de la Junte Nazie de Kiev de tirer sur la population.

Les bandes fascistes ont, elles, tiré sur des civils sans défense, il y a eu plusieurs morts

Les milices antifascistes de la ville de Donetsk se sont dirigées vers Mariupol pour apporter leur soutien a la population, rapporte Ria Novosti.

En ce moment il n’est pas question de combats importants au sens d’une attaque militaire classique. Ce qui donne à penser qu’il s’agit d’une nouvelle action des bandes de Praviy Sektor et de mercenaires de Blackwater, intégrés dans ce que Kiev appelle Garde Nationale. Nous l’avons rebaptisée Garde National-Socialiste.


D’après les dernières nouvelles les bandes fascistes auraient abandonné la ville.

 

D’autre part les guarimberos vénézuéliens semblent avoir repris leurs attaques en coordination avec leurs frères de Maidan. Aujourd’hui ils ont assassiné un Policier National Bolivarien. Blessé il est emmené par ses camarades(Qui dégageait une de leur barricade NdT)




Traduction Anne Wolff
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:51

 

La Belgique a besoin de personnalités politiques qui élèvent et élargissent le débat avec des arguments fondés et rationnels pas de pourriture qui joue sur le plus bas niveau émotionnel pour gagner des voix... il ferait mieux de se reconvertir dans la littérature pornographique, sa véritable place. Ce machin inqualifiable est la honte de la Belgique décente, il détourne l'attention des vrais problèmes urgents posé par une globalisation qui nous étouffe à petit feu, pas des histoires de culs relayées dans le plus pur style de la presse à scandale...

 

 


 

Laurent Louis est-il vraiment anti-système ?
Ricardo Gomez

 

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MICHEL COLLON : Des lecteurs belges me demandent si je soutiens Laurent Louis, candidat aux prochaines élections. On leur a dit que j’en étais proche. Pas du tout. J’ai toujours dit que face au système injuste dans lequel nous vivons, avec ce croissant écart riches – pauvres, provoqué par l’exploitation des multinationales, nous avons besoin d’une transformation progressiste à la Chavez ou à la Evo Morales. Et pas d’un programme d’extrême droite qui renforce cette exploitation économique. Il vient même de conclure une alliance technique avec le parti « La Droite » en réalité d'extrême droite qui dénonce une « atmosphère étouffante » à Bruxelles à cause de « l'islamisation ». Tout vote pour Louis peut faire élire un député raciste et islamophobe. Aucun principe ! Quand on a commencé à parler de Laurent Louis, je l'ai rencontré pour voir si une évolution progressiste était possible. J’ai demandé s’il comptait prendre ses distances avec l’extrême droite, mais ce n’était pas le cas. Je suis opposé au fait qu’on interdise ces opinions, je suis même prêt à débattre avec lui pour réfuter ses thèses. Mais il faut de la clarté, pas de la confusion fourre-tout. Aujourd’hui, beaucoup de gens sont dégoûtés du système politique et certains voient en Laurent Louis le seul qui s’oppose à l’élite dirigeante. Vérifions les faits…



Laurent Louis est une girouette politique. Entre juin 2010 et novembre 2013, il est successivement passé de la droite du MR à l’extrême droite du Parti populaire (PP). Il en est exclu et fonde le MLD, qu’il dissout pour passer au parti Islam. Il en est rapidement exclu après s’en être autoproclamé président, et finit par créer Debout les Belges.

Laurent Louis dit tout et son contraire. Au PP, il défend des positions islamophobes, et a même proposé la suppression du financement public des cultes. Mais un an et demi plus tard, il se rallie au parti Islam. Comment interpréter un tel revirement ?

Laurent Louis est un opportuniste. Parti de l’extrême droite, il essaie de rallier à lui les musulmans et rejoint Islam. Ses anciens alliés y voient une trahison, mais il les rassure. En mars 2013, la militante d’extrême droite Géraldine Feuillien, qui avait soutenu le député, diffuse un échange de SMS dans lequel Laurent Louis s’explique : « Tu ne vois pas que c’est stratégique ? ISLAM, DLR, les Congolais et demain, rdv avec Parti Antisioniste. » Et ensuite : « Sans siège en 2014 je perdrai toute ma crédibilité au parlement. » 

Laurent Louis est un menteur.
Il essaie de séduire les musulmans mais s'allie pour ces élections avec le parti "La Droite", une liste d'extrême droite qui dénonce l'islamisation de Bruxelles Capitale et son "atmosphère étouffante". Pour grappiller des voix, il est prêt à tout, même à faire élire des fascistes.
 
Laurent Louis a été un parlementaire antisocial. Toutes ses propositions au Parlement vont dans le sens de l’ultralibéralisme. En vrac, il a défendu : la dénonciation des réfugiés par les CPAS, la limitation des allocations de chômage, le travail forcé pour les détenus, le retrait de la nationalité pour certains citoyens qui ne sont pas « Belges de souche » (sic), la suppression de la prépension, la suppression des primes de naissance, la suspension du paiement des allocations familiales en cas de condamnation d’un mineur…

Le programme de Debout les Belges est toujours antisocial. On y trouve des propositions telles que plafonner l’impôt à 35 %, un cadeau en or pour les plus riches, qui n’en demandaient pas tant. Le gouvernement avait déjà ramené ce plafond à 50 %, au grand plaisir des patrons et des plus fortunés. Il veut aussi mettre les chômeurs au travail forcé, comme les ultralibéraux le proposent dans plusieurs pays d’Europe.

Laurent Louis est tout sauf éthique. Il parle de replacer l’« éthique » au centre de la politique. Pourtant, il n’hésite pas à exhiber publiquement les photos d’autopsie de Julie et Mélissa pour faire le buzz. Il n’a aucun respect pour les victimes d’un pédophile. 

(et les rapports d'autopsie avec tous les détails... un nectar pour les pédophiles qui voteront certainement pour ce fournisseur bénévole de pédopornographie la plus ignoble et qui n'apportait rien en matière de justice... Anne)

Laurent Louis se nourrit du système. Il fait partie de cette élite sur laquelle il prétend cracher. Il a été élu en 2010 avec le score bas de 1345 voix etgrâce à l’astuce juridique de l’apparentement. Grâce à ça, il gagne 5729 euros par mois pour siéger au Parlement… Il se nourrit de la colère et du dégoût légitimes que provoque ce système pour en faire l’instrument de sa réélection.

Laurent Louis n’a aucune vraie critique du système. Pour lui, tous les malheurs viennent des personnes d'origine juive et/ou des francs-maçons. On oublie le fait que les milliers de familles mises au chômage chez ArcelorMittal sont le fait du patron Lakshmi Mittal, qui n’est ni juif ni franc-maçon. On oublie que la crise financière de 2008 et la folie spéculative qui l’a précédée n’ont ni nationalité ni religion. Des banquiers belgo-belges comme Maurice Lippens, de chez Fortis, et Albert Frère en sont la preuve.

Laurent Louis n’a pas d’explication sur d’où viennent les inégalités. Dans le monde, 85 personnes possèdent autant que la moitié de l’humanité. Ça, Laurent Louis ne l’explique pas. Il ne critique pas le système économique actuel, basée sur le profit, qui permet à une minorité de s’enrichir sur le dos des autres.

Laurent Louis n’a pas d’alternative au système. Aucune de ses propositions ne change la logique du système. Jamais il ne parle des travailleurs qui se battent, jamais il ne dénonce les profits des multinationales, jamais il ne propose un projet de société. La plupart de ses propositions socio-économiques se retrouvent dans les programmes des partis libéraux et ultralibéraux.

Laurent Louis renforce le système. Sa stratégie provocatrice et son absence de critique du système renforcent le système. Laurent Louis légitime avec ses provocations un organisme comme la LBCA de Joël Rubinfeld qui veut faire taire toute critique d’Israël en Belgique au nom de la lutte contre l’antisémitisme.

Laurent Louis veut se faire passer pour un martyr, celui qui s’oppose à l’élite et défend le peuple contre une classe dirigeante « pourrie ». Mais la vérité, c’est que Laurent Louis sert de bouffon aux partis traditionnels. Nous avons besoin de penser en dehors du système actuel, mais ce que fait Laurent Louis n’est que trop profitable au système. L’alternative, il faudra la chercher ailleurs. Aucun doute là-dessus ...


Liste de quelques propositions de lois déposées par Laurent Louis au Parlement :
- le 11 mars 2011 : une exception au secret professionnel auquel sont tenus les agents du CPAS, afin de leur permettre de dénoncer des réfugiés à la police et de les exclure s’ils les soupçonnent d’avoir de faux papiers. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1291/53K1291001.pdf)
- le 31 mars 2011 : pour les chômeurs, abolir les allocations d’attente et limiter la durée des indemnités à un maximum de trois ans. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1341/53K1341001.pdf)
- le 28 avril 2011 : ramener l’âge de la majorité pénale à seize ans. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1359/53K1359001.pdf)
- le 8 juin 2011 : restaurer le travail forcé pour les détenus. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1551/53K1551001.pdf)
- le 14 juin 2011 : retirer la nationalité pour les citoyens qui ne sont « belges de souche » (sic) s’ils ont commis des crimes ou délits.
- le 9 août 2011 : suppression de la prépension conventionnelle. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1711/53K1711001.pdf)
- le 19 septembre 2011 : suppression des primes de naissance. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1742/53K1742001.pdf)
- le 8 février 2012 : suspension automatique du paiement des allocations familiales en cas de condamnation d’un mineur et sanctions à l’encontre des parents. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/2047/53K2047001.pdf)

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 14:52

 

http://www.larepublica.es/wp-content/uploads/2014/05/ucrania-republica-popular-dov-672xXx80-620x330.jpg

 

Zones de guerres en Ukraine

 


Enlace permanente de imagen incrustada

 

C’est cela aussi la résistance, mais les soldats trop doux passibles de court martiale sont remplacés au fur et à mesure par les nazis de Praviy Sektor entraînés en masse et en urgence

 

Alors que dans la plupart des médias – y compris alternatifs –on ne sait plus trop si l’on se retrouve dans une ambiance de match de foot ou d’arène romaine, alors que chacun encourage son champion… les médias officiels courant pour les fascistes de Kiev alors que les médias alternatifs pencheraient plutôt pour l’ultra-droite de Moscou, et tous à grand cris se joignent au tintamarre de la géopolitique globale, il est une voix qui est bien difficile de percevoir, c’est celle du peuple ukrainien lui-même.

Quelques échos tout de même nous parviennent… quelques photos aussi.

 

Images and Video from East Ukraine that the Corporate Media Will Never Show You

 

 

C’est un peuple sans armes qui doit faire barrage aux chars de son corps.

A un de ces barrages les forces de Kiev ont tiré sur la foule faisant 10 morts 

 

Alors que les mineurs du Donbass sont repartis en grève, contre le propriétaire des mines l’oligarque Akhmetov, ancien partisan de Ianoulovicth, il apparait clairement que l’aspect social des luttes est occultés par les deux parties Russie et Occident qui défendent des options néo libérales. Les oligarques russes et l’ultra droite orthodoxe qui gouverne la Russie n’a que faire d’un peuple qui réclame des droits. Les investissements, il faut que cela rapporte, une des conditions étant un peuple de travailleurs dociles qui se contentent de peu, et la mise au rebut de ceux qui ne participant pas à augmenter la rentabilité de leur investissement peuvent tout aussi bien crever. Et là c’est bel et bien ce qui se passe. Alors que les jeunes de l’extrême droite de Maidan se rendent utiles au capital en intégrant leurs milices d’état, les jeunes rebelles tombent sous leurs balles, leurs coups ou brûlés vifs… A la plus grande satisfaction des oligarques de tous bords selon des échos qui me parviennent par bribes depuis les sites hispanophones de lutte antifascistes et de lutte ouvrière.

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Pour le peuple : la douleur et la misère 

 

Sur un forum francophone de Crimée, j’ai pu lire cette phrase terrible, écrite en toute bonne conscience par une dame russe de l'oligarchie : « Les russes n’aiment les cas sociaux, d’ailleurs en Crimée, le nettoyage à déjà commencé »… quelques mots, qui n’en disent pas plus mais qui dans le contexte du « conservatisme russe » me trottent en tête, sans que je trouve de source qui confirment ou infirment le pire que je soupçonne.


 

 

Le peuple libère les prisonniers d'Odessa, les antifascistes qui ne sont pas morts brûlés ont été arrêtés en tant que terroristes.


Dans un article publié sur La Voix de la Russie, nous pouvons voir que des Russes officialistes mettent dans le même sac fascistes et antifascistes, un même racaille à leurs yeux.


« Un défilé non autorisé des guérilleros des bandes nationalistes et des extrémistes des clubs de foot locaux à travers les rues de la ville sous les slogans « L’Ukraine unie ! » a dégénéré en un combat rangé avec les partisans de la fédéralisation qui ont récemment dressé leurs tentes sur la place dite « Le champ de Koulikovo ». Suivant la nouvelle « tradition révolutionnaire » ukrainienne, les gens se sont lapidés mutuellement et ont ensuite procédé à du matraquage et à des lancements de « cocktail Molotov ». La police a essayé de séparer les belligérants, mais ses démarches ont été passives et peu convaincantes. Ensuite, les nationalistes radicaux ont mis le feu aux tentes et à la Maison des Syndicats, où les activistes-protestataires s’étaient réfugiés. »

 

Ceci est le point de vue de Piotr Jouravlev, publié par la très à droite Voix de la Russie, la même qui fait l’éloge de la famille Le Pen, en particulier du père. Un journal de propagande officialiste russe qui fait la promotion vers le public francophone d’une « Grande Europe » d’extrême-droite. Je n’ai pas réussi à en savoir plus sur l’auteur… mais son point de vue exprime très bien celui officiel du Ministre de la Culture concernant la jeunesse antifasciste et autres dissidents au régime de pensée unique qui sévit en Russie : « On en veut pas, pas de pluralisme dans notre pays »


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Ceux dont la Russie ne veut pas 

 

La résistance du peuple auto-organisée d’Ukraine sait qu’elle ne devra pas compter sur la Russie dans son combat et que ce serait plutôt le contraire. Après les accords de Genève elle a refusé de se désarmer comme il lui était intimé de le faire. Elle a affirmé que le régime Russe qui participait à la conférence ne les représentait pas et que donc ils n’avaient quand à eux rien signé.

A présent le gouvernement auto organisé de Donetsk   à voté à main levée le refus de retarder le referendum sur l’autonomie prévu cette fin de semaine, malgré la demande de Poutine. Un peu partout dans le Sud-Est la junte de Kiev a lancé ses meutes de tueurs; la résistance continue avec fermeté, comme toujours quand un peuple sait que se soumettre serait pire que la mort.

 


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Le gouvernement auto-organisé de la République de Donestk vote le refus de retarder le referendum ‘indépendance.
La photo avec toutes les mains lévées en faveur du maintien ne passe pas...dommage

Un moment important que cet acte de courage héroïque contre la volonté de toutes les Oligarchies.

Conférence de Presse du Gouvernement de Donetsk après le vote qui maintient le referendum. La Répuplique Populaire de Lugansk ne recule pas non plus.


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GROUPE DE TERRORISTES ANTI-KIEV OU ARMEE DE LIBERATION

OU PEUPLE PRIS DANS  LA TOURMENTE DE LA GLOBALISATION...

QUESTION DE POINT DE VUE

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 12:43

 

La cathédrale St-Basil à Moscou. Crédits: allday2.com

La cathédrale St-Basil à Moscou. Crédits: allday2.com

 

Un texte édifiant du Ministre de la "Culture" Russe, dans la "Voix de la Russie" qui aurait bien besoin d'un bon laxatif. Si c'est votre projet de monde, ce n'est pas le mien !

 

Vladimir Medinskiï : « Non au pluralisme »


Vladimir Medinskiï, écrivain et docteur en histoire et en sciences politiques, est le nouveau ministre de la culture russe. Ce dernier s’était fait remarquer par le passé pour certaines de ses déclarations concernant la culture et l’éducation russe. Voici quelques unes de ses déclarations les plus célèbres.

PhotoXpress

Au sujet des problèmes de l’enseignement secondaire

« Le système éducatif actuel est une absurdité favorisant l’ignorance et la tricherie. Je n’ai aucune explication à ce sujet. Pourquoi existe-t-il 35 manuels d’histoire sur la Russie destinés à l’enseignement secondaire, et tous uniformément recommandés par le Ministère de l’Education ? »

Sur le cinéma historique

« Les films qui sortent au cinéma sont, pour la plupart, des productions pseudo-scientifiques à caractère fantastique. Nous avons besoin d’imposer une évaluation par des pairs (regroupement collectif de chercheurs et d’experts qui jugent les travaux de leurs confrères) dans ce domaine. Il ne s’agit en aucun cas d’une censure à l’encontre des cinéastes mais plutôt d’une expertise savante qui suggérera aux réalisateurs et scénaristes ce qui est correct et ce qui ne l’est pas ».

Les grandes lignes de la thèse du docteur Vladimir Medinskiï

« Il est nécessaire de créer une base d’informations qui permettrait non seulement un accroissement du savoir méthodologique des enseignants d’histoire russe afin d’améliorer les connaissances des étudiants et d’en faire de vrais patriotes ».

Au sujet de Boris Eltsine en 1991

« L’échec des Putschistes (le vrai putschiste ayant été Eltsine en personne puisque ce dernier empêchait les organes de justice de faire leur travail) est due avant tout à la faiblesse du gouvernement soviétique ».

Au sujet de la fermeture de son compte personnel sur le réseau social russe Vkontakte

« Quand des personnes incultes, non éduquées et ignares, souffrant de troubles de la mémoire et de problèmes d’alcool crient leur haine contre le monde entier, c’est dérisoire, car nous pouvons leur tourner le dos. Mais quand une personne instruite, éduquée et influente tient de tels propos concernant le Jour de la victoire, je suis profondément choqué. [Pavel Dourov, dirigeant du réseau social russe Vkontakte, avait déclaré le 9 mai dernier sur son compte Twitter lors de la célébration du Jour de la victoire de 1945 : « Alors que le peuple se promène librement en ce Jour de la victoire, il y a 67 ans, Staline volait à Hitler le droit de réprimer son peuple à la suite de la victoire de 1945 », ndlr].

Au sujet de ses activités culturelles

« Notre histoire est complexe, elle a besoin de plus de films et de livres qui la concernent, j’ai donc décidé de m’y atteler ».

Au sujet du livre d’histoire

« Pour chaque classe d’âge, il ne doit exister qu’un seul et unique manuel d’histoire, expliquant d’une manière univoque qui étaient, par exemple, Alexandre Nevskiï, Dmitri Donskoï ou encore Mikhaïl Koutouzov. Il ne faut pas que les élèves de CM2 adoptent le pluralisme ».

Concernant le gouvernement

« Staline était conscient de la nécessité d’imposer une idéologie et de procéder au lavage des cerveaux de la population. De nos jours, plus rien ne se passe, on laisse les choses se faire d’elles-mêmes et ce n’est pas du tout efficace ».

 

 

source : Vladimir Medinskiï : « Non au pluralisme »

Le même en 2014 : Vladimir Medinsky : « La Russie a le devoir de se défendre culturellement contre cette Anti-Europe » — Le Courrier de Russie

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:02

 

 

 

 

Source MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti

Le nombre de Russes qui considèrent le président Vladimir Poutine comme un homme politique sage et compétent a doublé en un an, indique un sondage publié mercredi par le Centre russe d'étude de l'opinion publique (VTsIOM).

"Les Russes considèrent Vladimir Poutine en premier lieu comme un dirigeant sage et compétent (21%) et comme un homme déterminé et persévérant (20%). Disons à titre de comparaison qu'il y a un an, des avis analogues ont été émis respectivement par 10% et 14% des sondés", lit-on dans l'étude.

Plus de 40% des personnes interrogées témoignent leur respect au président et saluent son expérience et sa décision de réunir la Crimée et la Russie, un tiers (37%) apprécient son énergie et sa détermination et 27% reconnaissent sa perspicacité.

"16% des Russes sont convaincus que Vladimir Poutine est un homme à cheval sur les principes et 15% estiment qu'il jouit du respect de son entourage. 12% des sondés apprécient la probité et le désintéressement du chef de l'Etat", soulignent les sociologues, ajoutant qu'en tant que responsable politique, Vladimir Poutine suscite des émotions positives chez la plupart des Russes.

Les Jeux olympiques de Sotchi et le retour de la Crimée dans giron russe ont considérablement relevé la popularité du président russe et le niveau de confiance dont il bénéficie.

Le sondage ci-dessus a été effectué les 19 et 20 avril auprès de 1.600 personnes vivant dans 130 localités de la Russie.

 

 

Voici le titre originel de l'article :

Les Russes deux fois plus nombreux à qualifier Poutine de dirigeant compétent

 


Un bel exemple de manipulation de l’info

 

A lire les résultats de l’enquête….

On ne peut pas vraiment dire que Poutine fasse l’unanimité… et il est loin de provoquer un enthousiasme débordant de la part de la population dont il est président. Plus prêt de Hollande que d’Obama, qui ne sont pas des Présidents considérés comme très populaires en ce moment et très, très, très loin des 85% qui réunissent la population du Venezuela autour du président Nicolas Maduro  dans sa promotion active d’une culture de paix et de dialogue en réponse à la tentative de coup d’état….

Une politique dont Poutine, auto proclamé représentant des populations de l’Ukraine lors des discussions de l’ONU aurait du s’inspirer en proposant d’établir des tables de discussion entre parties opposées d’Ukraine désireuses de participer à une culture de Paix et à un dialogue d’Union Nationale qui n’excluait pas la possibilité ultérieure de referendum fédéralistes ou séparatistes. A Genève Poutine a défendu ses intérêts pas ceux du peuple d’Ukraine. Et une nouvelle qui est tombée dans le silence ; le président provisoire du gouvernement auto-organisé de l’Est a refusé de reconnaître les accords : ‘Les Russes ne nous représentent pas », a-t-il affirmé…

 De même que qualifier systématiquement de pro-russe les antifasciste ukrainiens mobilisés dans l’est de l’Ukraine est un abus de langage lourd de conséquence pour ceux qui à l’est comme à l’ouest de ce pays ont un ennemi commun : la junte au pouvoir, les fascistes qui y participent et ceux qu’ils soutiennent et arment. Un abus qui fait obstacle à l’unité de ces mouvements dans une union nationale antifasciste.

 Et qui nous empêche de discerner qu’il ne s’agit pas d’un combat ethnique, mais bien d’une lutte politique qui participe de toutes les luttes antifascistes de la planète qui ne se soucient pas des origines, des tendances politiques ou religieuses de ceux qui la mènent avec détermination et sincérité. La résistance lors de la Seconde Guerre Mondiale a réuni des gens très différents qui ont tous mis en risque leur vie pour faire barrage au fascisme.

L’exemple du Venezuela montre en plus que des tables de dialogues entre les différentes personnes qui dans le pays veulent vivre en paix et ne soutiennent pas les auteurs déstabilisation fascistes isolent les extrémistes et terroristes et mettent en évidence leur non représentativité au sein de la population faisant apparaître clairement leur caractère minoritaire..  Parmi les antifascistes d’Ukraine on retrouve aussi ceux qui, présents à Maidan, se mordent les doigts de n’avoir pas vu les fascistes arriver et récupérer le mouvement avec les conséquence que l’on sait.

Odessa a passé un seuil, rendant le dialogue (quasi ?) impossible et radicalisant les positions des n parties… Je n’en dirai pas plus, mais je n’en pense pas moins, il est possible de juger les gens tant sur ce qu’ils font que sur ce qu’ils auraient pu faire et n’ont pas fait.

 


Oui l’US/UE/OTAN a pris systématiquement l’initiative d’agressions successives dirigé in fine contre la Russie.  Oui, c’est l’OTAN qui vient de déclarer que la Russie était dorénavant une ennemie, sans que rien ne justifie cela sinon le fait que Poutine ne lèche plus les bottes de leurs dirigeants comme il l’avait fait avec celles de Bush.  Mais non, chaque jour qui passe, chaque info qui s’ajoute à d’autres me confirme, Poutine n’est résolument pas ma tasse de thé, et je ne suis pas certaine que les antifascistes de la gauche ukrainienne qui sont morts dans la souricière d’Odessa auraient trouvé harmonieusement leur place dans la Russie de Poutine.

Paix à leurs âmes et solidarité avec les antifascistes  ukrainiens survivants du désastre qui continuent le combat après la traversée de l'enfer et tous les autres que les grandes puissances de l'Est comme de l'Ouest sacrifient aujourd'hui à leurs intérêt..

 

Quelques photos de 2011 de l'article Sueños y luchas de la juventud ucraniana postsoviética « Desinformémonos par Oleg Yasinsky alors que les jeunes d'Ukraine luttaient contre la privatisation del'enseignement pour leur droit à l'éducation. Ce sont les mêmes qui aujourd'hui sont envoyés en enfer... pour les intérêts de l'OTAN qui agresse et de la Russie qui défend ses intérêt dans l'histoire pas le droit de ses jeunes à vivre heureux et libre dans un pays prospère et en paix.


Ucraina

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Ucraina

Ucraina

 

En 2010, 51 personnes arrêtées par la police sont mortes des suites de torture. Ces jeunes qui luttaient hier contre la privatisation de l'éducation par le régime de Ianoulovitch, luttent aujourd'hui contre la junte gangrènée de fascistes au pouvoir... et contre le néolibéralisme et l'annexion de leur pays à des intérêts oligarchiques nationaux et extranationaux... d'où qu'il viennent Une jeunesse qui n'a de place ni en Russie, ni dans un pays dirigé par une junte sous tutelle, mais bien dans une Ukraine de Souveraineté Populaire et une multiculturalité respectueuse de l'autre.

Cela est-il encore possible ? La chute du néolibéralisme sera planétaire où ne sera pas.

 

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:51

http://www.aporrea.org/imagenes/2014/04/diosdado_cabello_el_7-4_en_vtv.jpg

Diosdado Cabello qui tient la Constitution à la main

 

Je viens de l’apprendre, le Président de l’Assemblée Nationale du Venezuela l’a annoncé hier : une partie des jeunes fascistes qui dirigés par Washington et un groupe d’oligarques du pays et de la région qui tentent de renverser le gouvernement et prévoient de se déchaîner dans un grand lynchage de chavistes  - que grâce à un travail commun population et gouvernement ont réussi depuis deux mois  à mettre en déroute - ont été formés par les Ukrainien de Praviy Sektor.

Nous savions déjà que certains (des dizaines et plus probablement des centaines) avaient bénéficié de bourses d’ONG étasuniennes pour aller se former aux méthodes d’OTPOR en Serbie, que d’autres avaient fréquenté les camps d’entraînements paramilitaires de Colombie et du Mexique, mais Praviy Sektor, tout cela à beau être la même  fabrique de bourreaux estampillés "Made in Pentagone"après les « événements » d’Odessa cela donne froid dans le dos.

Nous savons aussi que les événements d’Ukraine et du Venezuela mis en œuvre par l’US-UE-OTAN sont deux mouvements d’une même phase de l’avancée des dingues de Washington dans la réalisation de leur cauchemar d’hégémonie totale et globale et que ces fous furieux - toujours plus enfoncé dans leur déni de réalité - donnent de plus en plus de signes qui prouvent que quitte à mettre la planète à feu radioactif et à sang du peuple deshumains, cette fois ils sont prêts, si personne ne les arrête à aller jusqu’au bout.

Le Venezuela est certainement le pays au monde qui connaît la plus grande liberté d’expression, puisque non seulement les médias d’opposition s’y expriment librement et il existe aussi à travers le pays de nombreux médias populaires locaux, télévisions, radios, site internet… ce qui donne accès à des sources multiples et variées (un bonheur que cette richesse de points de vue). Avant même d’être au pouvoir le mouvement bolivarien était un mouvement populaire d’auto-éducation, depuis un immense investissement à été fait dans l’éducation la culture pour tous les âges, le bénéfice de cet investissement se manifeste aujourd’hui sous forme de capacité de production d’intelligence collective dans la résistance pacifique contre les agressions et provocations fasictes. Prenons-en fe la graine.

 

 

http://www.aporrea.org/imagenes/2014/05/universidad_fermn_toro_barquisimeto.jpg

Universidad Fermín Toro de Barquisimeto, état de Lara, Venezuela, incendiée la nuit passée par les fascistes

Alors que des listes de chavistes à lyncher circulent sur les réseaux sociaux des terroristes, que des signes de reconnaissance sont peints sur les maisons des cibles, les nouvelles arrivent d’Odessa qui permettent de recomposer le scénario de l’horreur. Nous avons à présent que les personnes qui ont péri ne sont pas toutes  morte brûlées loin de là, mais par d’autre méthodes étranglement, tabassages à mort, coups de feu, etc… je ne vais pas refaire l’inventaire de cette horreur qui pour ceux qui en ont vu les images, même pour ceux qui comme moi n’y croient pas évoque une seule chose : l’ENFER.

 

Conferencia Nacional por la paz

 

Au fascisme le Venezuela répond en construisant la PAIX.

 



Résumé de la version espagnole  d’un article en Russe sur l'enfer d'Odessa dans son intégralité ici

La majorité des personnes qui ont péri dans l’incendie à Odessa étaient des membres d’organisations de gauche, du Parti Communiste et de Borotba, mouvement antifasciste d’Odessa.


 

Le peuple libère les prisonniers

 

Il y a également des blessés, des gens qui ont survécu ont été arrêtés accusés de terrorisme et séparatisme (près de 70 qui n’avaient pas été transférés ont été libérés par la population NdT), beaucoup sont passé à la clandestinité.

Les forces de l’Ordre d’Odessa démentent les fables qui parlaient d’agents russes, de mêmes que par les enregistrements des événements.

Le texte date du 3 mai, donc je complète avec les infos que j’ai eu depuis. Alors on parlait de 39 morts depuis le chiffre est revu à la hausse et selon certains il y an aurait plus de 100 y compris des enfants, une jeune nettoyeuse des bureaux enceinte a été étranglée. 174 blessés dit l’article… je n’ai pas d’autres données du côté de l’anti-kiev, et 4 morts chez les fascistes.


 Les maîtres d'oeuvre


c JE N’OUBLIRAI JAMAIS L’HORREUR DE CE JOUR : le témoignage de Yuri

Le témoignage : le rédacteur de « Antifascista » a réussi à avoir un contact téléphonique avec un survivant des gens du camp de Kulikovo, dont les tentes installées devant la maison des syndicats furent les premières à brûler alors que les occupants se réfugiaient dans l’immeuble pour se protéger des coups.

Yuri, âgé de 49 ans des heures après est encore en état de choc et rend grâce à Dieu d’avoir échappé à l’enfer. Il raconte qu’au moment de l’agression, ils étaient quelques 250 compagnons. autour du camps Dans ce nombres il y avait une trentaine jeunes des membres du service de sécurité, le reste étaient des gens d’Odessa d’âge mur et des personnes âgées, parmi lesquels beaucoup de femmes.

 


JPEG - 61.3 ko

Le camps est incendié

« Après les affrontements dans la rue Gréchaskaya et sur la place Sobornaya, les fascistes se sont lancé dans l’attaque du camp. Ils étaient des milliers. Les forces étaient clairement inégales et en plus nous n’avions aucun type d’armes. Nous avons été obligé de reculer et de nous réfugier dans la maison des syndicats qui était à côté. Tout ce qui c’est produit par la suite, cela s’embrouille dans ma tête », dit-il d’une voix tremblante.

D’après lui, ils l’ont visé et ont tiré avec des armes à feu et des fusils à air comprimé (dans un autre témoignage une jeune fille raconte la même chose, une balle lui a effleuré le visage avant de s’enfoncer dans le mur. Les photos montrent des gens morts non de l’incendie mais de coups de feu Ndt). Le garçon qui était à mes côtés fut un des premiers à tomber. Ils nous coincèrent à l’intérieur de l’édifice puis bloquèrent toutes les entrées. Moi je me suis retrouvé dans l'aile droite au troisième étage. Nous étions une dizaine de personne dans une pièce. Les nazis de Praviy Sektor ont commencé à nous lancer des cocktails molotovs et à tirer par les fenêtres. Le premier étage était en flamme et l’incendie montait. La fumée envahissait les couloirs. Il n’y avait aucun moyen de sortir. Il y en a qui sautèrent. En bas ils les achevaient. On entendait les cris “Slava Ukrainie” et "Smert vagram’ (Gloire à l’Ukraine et Mort aux ennemis). C’était un authentique Enfer », raconte Yuri. 

C’est avec difficulté qu’il arrive à se rappeler ce qu’il fit par la suite. « Tous autour de moi nous étions asphyxiés, dans l’immeuble, on entendait des cris de désespoir et de supplications demandant la pitié »

"Je me rappelle avoir enlevé ma tenue de camouflage et le gars à côté demoi me fila un survêtement sportif. Nous nous sommes élancés dans le couloir, nous heurtant aux cadavres. Il y an avait une grande quantité, je ne saurais pas die combien… tout était obscur. Comme des zombies nous sommes arrivés à l’escalier d’incendie du premier étage. Je ne sais pas comment nous y sommes arrivés. Au premier le feu avait déjà éttouffé. De nombreux nazis étaient devant la sortie de secours. Ils faisaient les idiots et quand ils nous dirent d’arrêter, nous avons répondu « Hé les gars, on est des vôtres ». Ils n’ont pas essayé de vérifier. Ils avaient d’autres tâches en vue. Ainsi nous avons réussi à sortir sans être identifiés et à nous fondre dans la multitude…” raconte Yuri.

« Nous avons perdu la bataille parce que nous n’étions ni prêts ni organisés. Mais tout ceux qui sont tombé à Kulivosco sont des héros. » Yuri explique alors que quand il a pu recommencer à respirer et revenir à lui la tête lui tournait et il était incapable de parler. Après cet entretient il allait continuer les amis pour tenter de savoir qui avait survécu….

 


 Complices de meurtres

 


 

 

Plus je lis de témoignages, les recoupe, entre eux avec des photos, celles qui montrent que tous ne sont pas morts brûlés mais de bien d’autres manières, ceux qui disent que des membres de Praviy Sektor guettaient armés à l’intérieur., que du napalm à été utilisé, des gaz inconnu aux effets paralysants… plus cela me semble évident, il n’y a pas eu un accident mais bien un piège, une souricière dans lequel ont été rabattus volontairement les gens du campement qui n’avaient pas d’autre échappatoire… 

 

Je termine en revenant à l’est de Caracas ou des jeunes fascistes ont attaqué un métrobus à coup de cocktails molotovs ? L’action terroriste cherchait à incendier tant le bus que le conducteur. Les cocktails qui le visaient étaient envoyés directement dans sa cabine. Il est à l’hôpital, grièvement brûlé. Des élèves de Praviy Sektor qui ont voulu mettre les leçons en pratique ?

 

 


Odessa. Il n’y a pas de mots… Quand on est sur place, on peut prendre les gens contre sont cœur, leur transférer un peu de vie, les aider à sortir de la terrible solitude qui s’abat sur celui qui a traversé l’enfer…

 

Mais il y a des leçons à tirer. Collectivement pour tous les antifascistes sincères. Là-bas tous le disent, nous n’étions pas prêts, pas organisés, nous avons perdu trop de temps en querelles futiles… Mieux l’autodéfense est préparée plus elle a de chance d’éviter la violence… il est peut-être déjà trop tard pour nous… peut-être pas. Cela dépend de chacun et de tous.

Mais la réponse n’est certainement pas d’aucune manière d’ajouter de la haine à la haine parce que la haine c’est le fascisme. De la colère, de la détermination , de la cohésion et au bon moment, cette adrénaline de la peur qui maîtrisée produit des miracles : « Hé les gars on est des vôtres »… quelques secondes de maîtrise de soi et de bluff qui ont fait la différence pour Yuri et son copain… et pour ceux qui pensent que se soumettre et jouer profil bas pourrait les sauver… le fascisme à besoin de terreur, d’arbitraire et pour lui les victimes sont coupables par définition.

 


Selon un bilan révisé le drame a fait plus de 40 morts et de 200 blessés

Odessa rend hommage aux compagnons assassinés


Arrêtons le fascisme avant qu'il soit trop tard

Anne

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 18:10

 

 

Je n’ai pas envie d’écrire un article là où il n’y a pas de mots pour le dire…

Quelques photos et des questions

Au Venezuela, des jeunes insurgés dirigés par des fascistes avérés pour qui les gens de couleurs et le petits peuples sont des animaux et des voleurs « par nature » arrêtent un passant, son crime : avoir le profil « type d’un voleur » et donc il mérite d’être châtié au nom de tous les siens (le point de vue de ces jeunes est que tout ce qui est dans ce pays redistribué au peuple plutôt que de filer dans les poches de l’oligarchie est du vol), ils affirment qu’ils sont l’avenir du Venezuela

 

 

Joven amarrado a un poste por manifestantes opositores en Los Mangos, Ciudad Guayana.

Joven amarrado a un poste por manifestantes opositores en Los Mangos, Ciudad Guayana.

Credito: Twitter @JRodriguezPSUV

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

Credito: Twitter @GNBCORE8

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

Credito: Twitter @GNBCORE8

Joven amarrado a un poste por manifestantes opositores frente a barricada en Los Mangos, Ciudad Guayana.

Joven amarrado a un poste por manifestantes opositores frente a barricada en Los Mangos, Ciudad

 

 

 

Il y a eu aussi des lynchages d’étudiants, des jeunes gens qui essayent de jeter de l’essence sur leur victime et l’ambulance qui tente de l’emmener pour y mettre le feu…. Et ils se préparent pour un massacre massif des chavistes et de leurs sympathisants dès que leurs chefs en donneront l’ordre. Une opération déjà plusieurs fois annoncée et retardée par le travail des enquêteurs qui arrivent à déminer l’histoire, mais leur leader Maria Machado parcourt en ce moment le pays pour leur dire de se tenir prêts, c’est pour bientôt… des listes des futures victimes et de leur habitudes circulent dans leur réseaux du net, des marques de reconnaissance ont été tracées sur les maisons des cibles.

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En Ukraine de charmantes jeunes filles préparent des cocktails molotovs destinés à tuer leurs « ennemis »

 


Pro-russes à Odessa/Images d'archives/Crédits photo/ Alexandre Sivov

  les « ennemis »



Voir l'image sur Twitter

 

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Les copains

 

 

 

Le résultat

 

 

 

Leurs copains achèveront à coups de bar de fer et de pierres les rescapés de l’incendie, la rumeur veut que certains auraient jeté de ce même napalm pour en jeter sur ceux qui ne brûlaient pas assez vite à leurs yeux....

 

 

 

Les images, les détails, les photos de toutes ces horreurs ne manquent pas.

 

Ils ont l’âge où ils devraient savourer les joies de la vie, la découvertes de l’amour, avoir les rêves des adolescents … un avenir.


Trop tard…d’autres ont décidé d’arrêter le cours de ce destin, de les utiliser de sacrifier non seulement leur vie mais aussi leur conscience, leur humanité pour un projet qui ne leur appartient pas.

Non savons qui sont ces « autres », ils ont installé à travers le monde leurs fabriques industrielles de Machines à tuer, le plus cruellement possible, de tortionnaires experts à distiller la douleur, les produits de leurs fabriques se retrouvent sur tous les continents. La seul réponse à leur donner est ce Tribunal des Peuples – pas ceux des oligarques où ils s’arrangent entre eux - pour juger les crimes de lèse–humanité dont ils ne cessent de se rendre massivement coupables. Le président de Bolivie Evo Morales à mainte fois lancé l’appel à la création d’un tel tribunal. Détruire la conscience d’un être, l’amputer de son avenir à la sortie de l’enfance en en faisant un monstre, un assassin, un tortionnaire est aussi un crime de lèse-humanité.



 

 

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 14:34

 

Un article très important pour comprendre qui sont les ambassadeurs en France de la Russie de Poutine, Latsa organise également des voyages en Russie pour des groupes de jeunes Nationalistes francophones. Il y a beaucoup à dire sur cette propagande discrète d’une certaine Russie - celle de Poutine -  dans la francophonie, une propagande qui fait partie du projet de Grande Europe Nationaliste étudié par les experts du gouvernement russe.

J’en apprends de plus en plus à ce sujet, je relaye ce texte parmi bien d’autres infos, entre Venezuela, Ukraine et travail de recherche… je suis un peu débordée là ! Alors que je pense que c'est un droit pour chacun d'être informé de ce qui se passe en haut en coulisse, des décisions sont prises, des actions entreprises qui concernent notre avenir alors que l'Europe entre en guerre, que nos pays deviennent ou non champ de bataille, ils sont engagés et Washington - lors de la visite de Merkel ' vient déjà d'ordonner à l'UE d'augmenter ses dépenses militaires ... forcément au frais de la population !

Alexandre Latsa Alexandre Latsa à la tribune / photo Nouvel Arbitre

La guerre de l’information russo-ukrainienne ne connaît pas de répit. Le rôle de la mouvance "sociale-nationaliste" dans la révolution made in Maidan, un temps ignoré, est ainsi désormais notoire et étayé. Symétriquement, les accointances du pouvoir russe avec une mouvance idéologique "eurasiatique", d’extrême-droite ont bien été évoquées dans la presse écrite, mais n’ont pas fait l’objet d’une même médiatisation. C’est en quoi la conférence "mythes sur la Russie d’aujourd’hui" organisée au siège de l’UMP par la Droite Populaire récemment, et la personnalité de son orateur sont intéressantes.

 Il s’agit d’Alexandre Latsa, porte-voix des thèses russes. Sa trajectoire est exemplaire de la séduction qu’exerce la Russie auprès de notre propre extrême-droite.

"Deauville, Sentier, territoires occupés"

Revenons rapidement sur la Droite Populaire. Incarnant un des courants les plus droitiers de l’UMP, son soutien à la politique russe n’est pas une surprise. En outre, un de ses représentants est le lobbyiste Thierry Mariani. Il dirige l’organisation Dialogue franco-russe, qui recevait Latsa en décembre 2013.

Photo Dialogue franco-russe

Les Jeunes de la droite populaire, maîtres d’œuvre de la conférence, sont de leur côté dirigés par Pierre Gentillet. "Poutinien" revendiqué ayant eu les honneurs de la Voix de la Russie, défenseure de la geste dieudonniste, en outre. Dans la foulée de la conférence, les trois hommes cosignaient une tribune dans Atlantico.

Serbie et jeunesses FN

Latsa, chasseur de têtes, "fixeur" basé à Moscou depuis 2008, est/fut chroniqueur dans plusieurs médias russes officiels (Ria Novosti, Voix de la Russie), pour les sites français Atlantico et Agoravox ou encore Eurasia Rivista, revue du "nazi-maoïste" revendiqué Claudio Mutti. En 2012, il a coordonné un livre de commande appelé la "Russie de Poutine". Latsa explique cet engagement russophile par le "traumatisme politique" que fut la guerre de Yougoslavie et évoque sa conversion à la religion orthodoxe.

Dans le conflit yougoslave, Latsa prit le parti des dirigeants serbes et s’associa au collectif "Non à la guerre". Plus tard, il multiplie les séjours à Belgrade, au nom d’un engagement humanitaire. En 1998, il était élu sur une liste étudiante du Renouveau étudiant (émanation du FN), à Bordeaux. Une organisation dont les slogans étaient alors "Deauville, Sentier, territoires occupés", "A Paris à Gaza Intifada", "Europe, Jeunesse, Révolution" et posant bras tendu, rapportaient Le Monde ou Libération. Une rhétorique nationaliste-révolutionnaire qui "colle" : à l’instar du maître à penser de cette mouvance, Jean Thiriart, Latsa prône l’Europe de "Dublin à Vladivostok" et fréquenta par le passé quelques forums où il est de bon ton de dénoncer "l’occupation usraélienne de la France".

Promotion d’un mouvement ultranationaliste

Dix ans et quelques séjours en Serbie plus tard, c’est donc à Moscou que l’on retrouve Latsa, toujours aussi impliqué politiquement. Début 2009, il accorde un entretien à Russki Obraz, un groupement ultranationaliste, qui sera mêlé à une dizaine d’affaires criminelles. Au cours de cet échange, Latsa déclare que "la France est devenue une colonie de ses anciennes colonies". Quelques mois plus tard, inversion des rôles. C’est au tour de Latsa d’interroger et promouvoir le chef d’Obraz, sur le média français Agoravox. Enfin, sur le site d’Obraz, le blog de Latsa sera pendant plusieurs années listé parmi les "blogs officiels" du mouvement. A l’insu de son plein gré, répond Latsa :

"Je ne suis pas membre d’Obraz et ne l’ai jamais été, primo car je suis étranger et un étranger ne peut appartenir a un mouvement russe, (ni Obraz, ni Russie Unie etc) … Et secundo car lorsque j’ai faite cette ITV Obraz en 2008 se présentait comme un mouvement affilié a Russie-Unie (duquel je suis par contre proche depuis 2008) via lequel ils m’ont contacté [...] Je crois qu’Obraz a utilisé ce texte et mon site dans leur blogroll pour se targuer d’avoir des soutiens étrangers pour se faire valoir politiquement (?)"

Il n’empêche, sur son blog Latsa a pendant un temps relayé l’actualité d’Obraz et même traduit certains de leurs communiqués. Il dit ainsi son approbation à celui intitulé "ni capitalisme ni communisme" :

Comme l’explique Ilia Goriachev, un des responsables de Russki Obraz :

«Nous avons des valeurs claires : nous sommes pour le développement industriel et technologique de notre pays (…) Mais pour cela nous estimons n’avoir besoin que de travailleurs Russes !
Nous n’avons ni besoin de managers internationaux, ni d’immigrés du 1/3 monde!
Nous sommes en faveur de l’identité nationale y compris dans le travail. Ainsi, vous pouvez voir ici un certain nombre de drapeaux d’autres travailleurs de pays «frères» (pays de galles, transdnistrie, québec, texas ..). Pour nous la lutte pour la liberté est la même partout, c’est la luttre des travailleurs contre l’impérialisme, contre l’oppression et de l’OTAN et contre l’internationalisme.

Il est temps pour la Russie de surmonter sa dépendance aux afflux de migrants de l’est, mais également aux crédits de l’ouest et de recouvrer son indépendance !
Pour nous aujourd’hui un seul mort d’ordre : ‘Ni libéralisme, ni marxisme’.

Latsa vante aujourd’hui "le modèle pluriethnique eurasien et russe" contre  "le multiculturalisme occidental" et affirme que "le meilleur modèle est celui d’un Etat fort, dirigiste, permettant le capitalisme d’Etat(1) afin de maitriser le capitalisme sauvage". Il collabore avec des médias russes "mainstream" ; des éléments du pouvoir russe sont par ailleurs entrés en guerre totale contre Obraz, pourchassant son chef pour des faits relevant de terrorisme. (Obraz aurait en fait longtemps été instrumentalisé dans un jeu plus vaste de pure ingénierie politique, alias "political technology").

Une "quenelle" à l’UMP ?

Latsa UMP
Gentillet et Latsa / photo Euryanthe M.M. Facebook

L’intervention en elle-même de Latsa à l’UMP n’aura pas réservé de grandes surprises, mais ne fut pas sans "dérapages". Les différents comptes-rendus font état, de sa part :

  • D’une apologie sans nuance du régime russe : "On peut penser que le modèle qui se déroule en Russie sera un modèle pour l’Europe de l’Ouest demain", "En France, il y a une alternance de personnes qui gèrent mal. En Russie un parti qui gère à peu près bien.", "Poutine est un authentique patriote."
  • D’une défense de "l’axe Paris Berlin Moscou", "seul moyen d’avoir la paix en Europe."
  • De raccourcis et sous-entendus :  "Je n’arrive pas à comprendre que BHL qui est juif puisse soutenir le parti nazi Svoboda". Surtout, Latsa a déclaré être venu à la conférence en tant que "citoyen français entrepreneur en Russie et éternellement lié à cette nation par sa femme", un clin d’oeil appuyé à destination des initiés "antisionistes". Ceux-là ne manquent pas une occasion de rappeler les propos démagogiques de Valls à une radio communautaire : "par ma femme je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël" (cf.Comment Florian Philippot est devenu une star de la dieudosphère et Comment l’antisémitisme a gagné l’UMP)

C’est donc ce sulfureux mercenaire de l’information, au carrefour d’intérêts économiques et politiques (il animait encore récemment une rencontre avec le frontiste Aymeric Chauprade à Moscou) qui est venu tenir conférence au siège de l’UMP. Un fait peu anodin pour le parti en question et qui témoigne par ailleurs de la crise qu’a connue le mouvement de jeunesse officiel de l’UMP, les Jeunes Pop’, laissant un espace aux plus radicaux. L’affaire pose un problème plus sérieux : la France  a longtemps été soudée par un consensus social et géopolitique dit "gaullo-communiste". A défaut d’un courant gaulliste fort, avec qui la gauche française réaliste dialoguera-t-elle et construira-t-elle la politique étrangère indépendante qu’elle appelle de ses voeux ?

De façon plus terre-à-terre. Du côté des Jeunes de la droite populaire, après soirée, on se félicitait presque d’avoir mis une "quenelle"… à cette UMP "atlantiste". Certains militants joueraient-ils contre leur camp ? Qu’en pense Jean-François Copé, qui a accordé une "enveloppe parlementaire" de 10 000 euros à un mouvement de la droite extrême appelé UNI (MET) et très lié à la Droite populaire ?

 

Source :
Ukraine/Russie. Un drôle d’expert au siège de l’UMP | Olivier Pechter

(1) Comprendre les structures de la société russe beaucoup plus complexe que la nôtre, avec ses survivances d'avant et de pendant la révolution, et après et les mutations qu'elles ont subit; celles de cette classe à part entière de corporations de voleurs du temps du tsarisme, qui a traversé tous les régimes, changeant de formes donnant plusieurs branches qui évoluent dans des directions différente est un vrai casse tête, certaines branches ont pris le chemin de la petite délinquance, d'autres se sont organisées sur un mode mafieux, d'autres encore conservent leurs formes corporative traditionnelles, un entremêlement du même type que le narco-mafio-capitalisme structurel occidental, où oligarques et maffieux sont parfois les mêmes, on retrouve de ces anciens bandits tant dans les sommets du pouvoir, que dans les institutions,  c'est une étude pour russophile, ce qui est certain ici que le terme d'état désigne non pas un peuple et ses aspirations mais bien la gestion par une oligarchie capitaliste qui tient les rênes du pouvoir et contrôle l'économie et la population....

 

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  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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