4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:59

 

 

Juste un article qui tombe bien dans mon humeur du jour, pour tout dire une forme de dégoût qui fait que les mots me manquent en ce moment pour exprimer le fond de ma pensée.

 Il faudra attendre que ma tristesse et mon dégoût laisse la place à une saine et sainte colère. Des Tsipras, j’en ai vu des tas au cours de mes années militantes, et cela ne manque pas aujourd’hui. Des crétins prétentieux avides de pouvoir personnel qui embrassent non pas un idéal mais le créneau porteur qui leur ouvrira le chemin du pouvoir.

Ce qui m’attriste dans cette histoire, c’est moins que de tels personnages existent que cette cécité qui semble frapper les Européens qui tombent droit dans tous les panneaux et dans tous les pièges, Absence de mémoire et d’esprit critique qui conduit notre continent à la dérive vers sa perte.

 

SYRIZA aux USA: Réunions à huis-clos avec le ministère des Affaires étrangères et le FMI

Tsipras, le chef du parti d’opposition SYRIZA, passe un entretien d’embauche devant le ministère des Affaires étrangères américain et le FMI

Mondialisation.ca, 02 février 2013

 

Avec l’aggravation de la crise grecque, le chef du parti d’opposition SYRIZA (Coalition de la gauche radicale) est venu aux Etats-Unis cette semaine pour des réunions à huis-clos avec les représentants du ministère des Affaires étrangères et du FMI, ainsi que pour une série d’apparitions en public.

Pendant que le gouvernement grec du Premier ministre Antonis Samaras utilisait des méthodes dignes d’un Etat policier pour briser une grève des travailleurs du métro, Tsipras s’est servi de son voyage pour dire aux représentants américains et à ceux du FMI qu’ils n’auraient rien à craindre s’il arrivait au pouvoir.

Les derniers sondages indiquent que SYRIZA et Nouvelle démocratie, le principal parti du gouvernement de coalition entre conservateurs et socio-démocrates, sont pratiquement au coude-à-coude. Avec 27 pour cent des voix aux dernières élections, SYRIZA représente le principal parti d’opposition, et avec une colère populaire qui monte contre les mesures d’austérité sans fin et le chômage de masse, il est tout à fait possible qu’il arrive premier aux prochaines élections.

Tsipras a consacré sa tournée américaine à rassurer la classe dirigeante américaine sur le fait que si cela se produisait, elle pourrait compter sur lui et SYRIZA pour servir de pilier de la stabilité du capitalisme, qu’il œuvrera à supprimer les élans révolutionnaires de la classe ouvrière grecque.

« J’espère vous avoir convaincu que je ne suis pas aussi dangereux que certains le croient, » a obligeamment déclaré Tsipras devant l’assistance rassemblée par le groupe de réflexion Brookings Institute de Washington.

Mercredi, Tsipras a participé à des négociations au ministère des Affaires étrangères avec l’adjoint du ministre des Affaires étrangères Eric Rubin, responsable des questions liées à la Grèce, la Turquie, Chypre et le Caucase, ainsi qu’avec Christopher Smart, l’adjoint du ministre des Finances pour l’Europe et l’Eurasie.

Jeudi, le chef de SYRIZA a rendu visite au siège du Fonds monétaire international, y rencontrant son numéro deux, David Lipton, le premier directeur adjoint de l’agence.

Après la réunion de Tsipras au FMI, l’agence a publié un bref communiqué qui reconnaît que Lipton et le dirigeant de SYRIZA « ont eu une discussion constructive et sincère sur les défis économiques auxquels la Grèce est confrontée. »

Le ministère des Affaires étrangères n’a toujours pas publié de communiqué sur sa réunion avec Tsipras.

Pour sa part, SYRIZA affirme que, bien qu’il y ait « des accords et des désaccords, » la réunion au ministère des Affaires étrangères a révélé une « évaluation commune » sur le fait que la poursuite de l’austérité n’était pas la réponse à la crise économique grecque. Il a été dit que Tsipras avait assuré aux représentants américains qu’il croyait que la Grèce avait un « rôle important » à jouer pour assurer la stabilité internationale et qu’elle mènerait une politique internationale s’appuyant sur « la durée et la cohérence. » Dans d’autres remarques, Tsipras a défendu le maintien de la Grèce dans l’OTAN.

Tsipras a pris la parole devant plusieurs auditoires aux Etats-Unis. Son discours le plus important, prononcé mardi à Washington à l’institut Brookings, s’adressait clairement à la classe dirigeante américaine. (La transcription intégrale en anglais est disponible ici).

« Y a-t-il une raison valable pour que quelqu’un craigne la gauche en Grèce aujourd’hui ? » a demandé Tsipras à son auditoire au milieu de ses remarques de mardi. « J’ai entendu la personne qui s’exprimait avant moi dire que je représente la gauche radicale [c’est la traduction du nom de son parti, ndt]… Mais en quoi sommes nous réellement radicaux ? Les alarmistes vous diront que notre parti va arriver au pouvoir, déchirer nos accords avec l’Union européenne et le FMI, faire sortir notre pays de la zone euro, rompre tous les liens de la Grèce avec l’occident cultivé – civilisé, puis transformer la Grèce en une nouvelle Corée du Sud. »

Il assuré à ses auditeurs que le « but [de SYRIZA] est de sauver le pays et de maintenir le pays dans la zone euro. »

Sa principale proposition, à laquelle il a fait référence à plusieurs reprises dans ses remarques, est, pour reprendre ses termes, une « coupe » pour les créanciers publics de la Grèce, principalement la Banque centrale européenne (BCE) et les pays de la zone euro, similaire à l’annulation partielle de la dettes imposée aux banques et aux prêteurs privés en octobre 2011 qui a réduit de moitié les intérêts attendus des emprunts grecs.

Les remarques de Tsipras montrent clairement que SYRIZA n’a aucune intention de répudier la dette grecque ou de déchirer l’accord sur les mesures d’austérités passé entre Athènes et ce que l’on appelle la troïka (Commission européenne, FMI, et BCE), ils veulent simplement en renégocier les termes.

Tsipras s’est vu demander par un des membres du public pourquoi le peuple grec devrait s’attendre à quelque chose de différent de la part de SYRIZA par rapport à ce que fait le Premier ministre Samaras « qui était initialement opposé à l’accord et qui maintenant le soutient. »

« Nous nous sommes accoutumés au fait de voir des politiciens qui disent une chose… avant d’être élu et une chose différente une fois au pouvoir, » a-t-il répondu, « comme vous le voyez, nous ne disons que des choses auxquelles nous croyons et que nous allons essayer d’appliquer. Nous ne disons rien de complètement fou. »

En fait, SYRIZA a obtenu 27 pour cent des voix l’an dernier en s’appuyant sur sa promesse d’inverser toutes les précédentes coupes du gouvernement Grec et de revenir sur l’accord. Comme l’ont démontré les commentaires de Tsipras à Athènes, ce parti n’a aucune intention de faire quoi que ce soit de ce genre. La rhétorique anti-coupes ne vise simplement qu’à détourner la colère des travailleurs grecs vers des voies sans danger pour le capital.

Au sein de la classe dirigeante à Washington, il y a eu des déclarations d’approbation pour la performance de Tsipras aux Etats-Unis, laquelle a été accueillie comme un virage à droite supplémentaire de la part de SYRIZA.

« Ce voyage montre l’évolution continue de son profil politique, de plus en plus socio-démocrate, » a déclaré Domenico Lombardi, un partenaire influent du Brookings Institute et ancien représentant de l’Italie au Conseil d’administration du FMI, au Wall Street Journal. Lombardi, toujours d’après leJournal, a dit que la tournée américaine de Tsipras « souligne le passage de SYRIZA à une position plus équilibrée, politiquement mature, qui pourrait rassembler plus de soutien en Grève et est plus acceptable vue de l’étranger. »

Un article affiché sur le site Web de l’institut Brookings déclare également : « Dans un pays où les gauchistes ont historiquement étés incendiaires, prompts à la violence, et agressivement anti-américains, M. Tsipras se révèle chaleureux, courtois, pragmatique et pressé d’entendre le point de vue américain. [...] Il a parlé chaleureusement des appels à la justice sociale lancés par le président Obama lors de son discours d’investiture. »

Effectivement, dans son discours de mardi, il a loué la politique du gouvernement Obama et du conseil de d’administration de la Banque fédérale américaine, tout en donnant une image édulcorée de la situation sociale aux Etats-Unis.

« L’une des choses que je remarque ces deux derniers jours que j’ai passé aux Etats-Unis [...] c’est que l’Amérique est un pays qui ne se trouve pas dans un état de dépression comme l’est la Grèce, » a-t-il dit. « Je n’ai vu aucun commerce fermé. Je n’as vu aucun visage triste. Je n’ai vu aucun signe de désespoir nulle part. L’Amérique a échappé à la misère après 2008. »

Dans son intervention à l’Université Columbia de la ville de new York jeudi soir, Tsipras n’a présenté qu’un visage légèrement plus « à gauche », tentant de gagner le soutien de son public en insistant sur la montée des forces fascistes en Grèce, organisées au sein du parti d’ultra-droite Aube dorée (Chryssi Avghi).

Il a appelé son auditoire à se joindre à SYRIZA dans sa tentative « d’ériger un pare-feu de démocratie contre le fascisme et le néonazisme. »

La réalité politique est que le double langage des éléments de la pseudo-gauche comme SYRIZA, qui dénoncent l’austérité dans leurs discours tout en soutenant la stabilité capitaliste et l’Union européenne en pratique, alimente la croissance d’Aube dorée, permettant aux fascistes de se présenter comme l’opposant combatif de l’UE, des banquiers et du monde politique dont SYRIZA fait partie.

Bill Van Auken

Article original, WSWS, paru le 26 janvier 2013

 

Source : SYRIZA aux USA: Réunions à huis-clos avec le ministère des Affaires étrangères et le FMI | Mondialisation

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Published by Anne Wolff - dans Eurocrassie
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commentaires

hobo-lullaby 05/02/2013 20:54


Bonsoir Anne


Entre tristesse et dégout aussi ...


Curieux de voir les réactions en Grèce en dans le reste de l'Europe, à moins que la lutte contre le capitalisme ai définitivement fuit notre continent


Bises


Serge

Anne Wolff 06/02/2013 19:39



La question m’interpelle. Je crois
surtout que la matrice d’Opinion qui a imposé l’idée qu’il n’y avait pas d’alternative a fait son œuvre. Pendant les années 90 j’ai mené une petite enquête informelle. La question était de savoir
ce que mon interlocuteur pensait du système qui se mettait en place.


La synthèse des réponses… une immense
majorité qui n’aime pas ce système, n’en veulent pas mais pensent qu’il a déjà gagné et qu’il n’y a plus rien à faire.


Question subsidiaire à ceux-là… et s’il y
avait quelque chose à faire pour le débouter… partage entre eux qui insistent sur le fait qu’il n’y a rien à faire, et que faut pas rêver avec les désillusions à la clé. Ils préfèrent jouer
profil bas et faire leur petite place tranquille, la situation était nettement moins grave à l’époque. D’autres trouvent que ce serait bien de pouvoir faire quelque chose, mais ils ne voient pas
de perspectives concrètes et acceptent l’état de fait.


Un autre partie, plus limitée, dont
beaucoup ont participé à des expériences collectives et d’ordre divers, du temps de l’associatif informel, sont chaud pour se rallier si de nouveaux mouvements se lèvent pour balayer cela et
réveiller leur créativité frustrée.


Quelques irréductibles, les Don Quichotte
et autres Robins ne désarment pas, ils sont plus rares.


Et quelques rares aussi trouvent que tout
est pour le mieux dans le meilleur des mondes. La politique ne les intéressent pas, ils ont votés, payés leur impôts et ont gagné le droit de s’abrutir en rond sans qu’on les emmerde avec le
reste du monde.


Bref je crois et mon expérience de ces
dernières années le confirme qu’il y a beaucoup plus de gens qui ne veulent pas du système capitaliste, la plupart ne font plus confiance au système représentatif non plus. Mais ils ne trouvent
plus de collectif qui correspondent à leurs aspirations.


Compte tenu de ce que vivent mes amis et
du sale moment que j’ai passé cet automne quand j’ai cru perdre ma caravane, deux mois de vagabondage sur le fil et dans l’angoisse, je n’en suis pas encore tout à fait remise… heureusement la
solidarité et l’amitié était là. Mais moi je ne veux pas vivre comme ils vivent au quotidien, et je comprends très bien cette usure de l’envie d’entreprendre.


C’est une partie du problème, une
conjugaison d’absence de culture (pratique incluse) et de conscience politiques. Et un ennemi qui sait se rendre insaisissable en détournant la hargne vers d’autres cibles qui en deviennent les
boucs émissaires. Et des vies vouées à la survie quotidienne, avec tous les moyens mis à disposition pour supporter en s’émoussant la conscience en plus ou moins bonne compagnie. Comme vagabonde
j’ai des ressources d’expérience qui me permettent de me ménager des espaces, lieu et temps de vie plus constructifs, c’est une chance que j’ai et je ne peux vraiment reprocher à d’autres de ne
pas en avoir autant. Je ne sais pas si mes amis sont anticapitalistes, je pense que la plupart d’entre eux ne se pose même pas la question. Par contre je sais qu’ils feraient des bons habitants
d’un monde de bons voisins, qui vivent en bonne convivialité et s’entraident et vivent simplement parce qu’ils aiment cela, le manque d’ambition à la consommation vous exclus des processus de
sélection. Et des gens comme cela, j’en ai rencontré partout où je suis passée, avec ce même sentiment d’impuissance grandissant devant la difficulté croissante à concrétiser des projets qui
participent déjà d’un autre monde, des bonnes personnes.


Pour moi cela a pris plus d’importance
que le discours politique ou son absence chez les uns et les autres. Et comme nous sommes beaucoup dans ce cas, des initiatives voient le jour un peu partout. J’ai quelques échos de ces courants
en Grèce, mais pas assez, il y a tellement de sujet sur lesquels il faudrait pouvoir s’informer pour savoir ce qui se passe vraiment. Que signifie l’exode vers les campagnes d’une partie de la
population, quelles sont les formes spontanées d’entraide en voie d’auto organisation. Finalement la défection SYRYSA n’est qu’une petite déception prévue, comme celle de Hollande. Certes ils
sont encore pires qu’on ne pouvait l’imaginer, mais je pense bien qu’une part de nous-même est prête en permanence à s’attendre au pire en matière de trahison des peuples par les cercles de
pouvoir.


Des anarchistes du Venezuela qui
soutiennent Chavez insistent, le socialisme bolivarien n’est pas leur but, mais il ouvre des possibilités, des champs d’action, des espaces de liberté qui seraient aussitôt confisqués si la
droite revenait au pouvoir. Les politiciens de la gauche européenne par contre participent pleinement à la confiscation du territoire et des espaces de liberté. Alors que nous devons nous lancer
à le reconquête du territoire, nous savons que sauf à titre personnel ou localement nous ne pouvons trouver aucun allié institutionnel dans cette construction d’une autre économie qui est la
seule réponse cohérente et viable à donner au capitalisme. De la reprise en autogestion des entreprises, des zones autonomes aux potagers urbains… là se trouve la véritable lutte anticapitaliste,
parce que l’étape actuelle devrait consister à nous donner les moyens de nous passer de leurs produits et de leurs emplois. Après les étiquettes je m’en fiche, dans ce genre de projets, c’est
plutôt le gros ténor de gauche qui ne s’abaisserait pas à nettoyer les chiottes ou à peler les patates que le vieux mercenaire enivré qui verse des larmes dans la soupe qu’il prépare pour
d’autres amis de la rue quand il se rappelle comment il a tué (), même si à une époque il a eu des sympathies pour l’extrême-droite.


L’existant, il faut faire avec et déminer
les tensions qui ont été artificiellement produites dans la population selon le bon adage diviser pour régner. Et donc je me fiche du passé des gens, et même des idées qu’ils peuvent exprimer qui
me déplaisent si dans leur pratique et dans leur conduite, ils sont de bons voisins, solidaires, pacifiques et de bons compagnons. Il s’agit moins d’être anti que d’être pour, il s’agit moins du
passé que de l’avenir, il s’agit moins de ce que chacun dit que de ce que chacun fait…



nomind 04/02/2013 22:14


Du Melenchon grec au Président normal
serrant la paluche d'un vice Président normal, Jo Biden,  signataire du PNAC, Projet pour le Nouveau Siècle Américain,http://exdisciplesleblog.unblog.fr/2007/08/04/pnac-projet-pour-le-nouveau-siecle-americain-non-merci/ l'imposture
et la connivence s'étalent partout sur les merdias

Anne Wolff 04/02/2013 23:47




Et oui !



A vrai dire le gars qui se pâme devant les sourires du bon peuple étasunien n'a pas du tout l'air au courant de la misère qui sévit dans ce pays qui en plus compte le plus haut taux d'incarcérés
au monde... Les expulsions en masse, les bons d'alimentation, les gamins qui vivent dans les tunnels souterrains de Las Vegas, les malades qui ne peuvent se soigner... pour ne parler que de
l'angle économique... ce grand cauchemar étasunien que d'aucuns voudraient nous faire partager avec son pire à venir... Et l’autre crétin qui va leur serrer la pince ; un cauchemar je vous
dis….  



Quant à moi je suis restée calée sur ce petit trésor d'intoxe à la Belge que tu nous as dégotté, puisé dans un de nos pire torchon médiatique (DH), populisme d'extrême-droite et la plupart du
temps commentaires gerbe garantie pur porc... merci pour cette plongée dans les fonds glauques de l’intoxication, j'aurais pas mal de choses à raconter à ce sujet mais là je ne trouve pas les
mots. Ainsi donc les "sans-emploi" belges ont des problèmes dans la tête...tout ce que je peux dire en ce moment : "ben, y'a de quoi, non ?"



Je revenais justement d’en voir une petite panoplie de ces « sans-emploi » chers à mon cœur et quelques autres plus ou moins employés… et je le vois bien qu’à chacun de mes passages, ce
ne sont pas les nouveaux problèmes qui manquent… et encore moins dans la tête… mais ce qui me gêne surtout c’est cette espèce de spirale médicamenteuse, qui m’apparait comme totalement iatrogène
(désigne les traitements qui créent les maladies qu’ils sont censés soigner ou d’autre plus ou moins idiosyncrasiques).



Et je sais que la situation est loin de la misère qui s’est abattue sur la Grèce. Je me rappelle ces quelques lignes de Greek Crisis qui décrivent l’angoisse qui prend les protagonistes quand ils
découvrent que leur pharmacien n’a plus d’antidépresseurs… Et quelques lignes plus loin des athéniens se demandent si on ne leur met pas quelques substance dans l’eau pour que tous restent aussi
apathiques… Comme si les antidépresseurs et autres lénifiants ne suffisaient pas pour saper tout à la fois l’esprit critique et la combativité… On drogue les gens dans l’univers carcéral que sont
devenues nos cités comme on le fait en prison pour éviter les émeutes…



Social libéralisme, social-démocratie, socialisme jaune ou de velours comme chacun choisira de l’appeler, tous collaborateurs d’un modèle qui s’il parvient à ses fins signera la nôtre, celle de
l’espèce humaine et de beaucoup de nos cousins. Même leurs masques sont de plus en plus grimaçants. Et se fissurent et dévoilent ces visages qui n’expriment plus rien de sensible, un masque en
cache un autre… et il n’y a personne derrière, juste une idéologie pourrie, qui possède ceux qui l’adopte, des personnages sans consistances qui interprètent une politique-fiction…
télé-réalité,  grands messes qui canalisent la colère des peuples… yes we can… l’auberge espagnole des slogans dans lesquels chacun met ce qu’il veut,
ce qu’il peut, sponsorisé par Goldman Sachs et cie… qu’importe puisque les dés sont déjà jetés… N’empêche.. je suis vraiment encore bien naïve, parce que cela me surprend encore, l’apôtre de
SYRYSA faisant allégeance aux grands-pères de Washington, les natifs du continent sont pourtant là pour témoigner : ce n’est pas une bonne idée. Est-ce que cette partie du bon peuple grec
qui lui avait donné mandat en lui accordant son vote veut vraiment ce qu’il impose là ?


 



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