9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:51

 

La Belgique a besoin de personnalités politiques qui élèvent et élargissent le débat avec des arguments fondés et rationnels pas de pourriture qui joue sur le plus bas niveau émotionnel pour gagner des voix... il ferait mieux de se reconvertir dans la littérature pornographique, sa véritable place. Ce machin inqualifiable est la honte de la Belgique décente, il détourne l'attention des vrais problèmes urgents posé par une globalisation qui nous étouffe à petit feu, pas des histoires de culs relayées dans le plus pur style de la presse à scandale...

 

 


 

Laurent Louis est-il vraiment anti-système ?
Ricardo Gomez

 

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MICHEL COLLON : Des lecteurs belges me demandent si je soutiens Laurent Louis, candidat aux prochaines élections. On leur a dit que j’en étais proche. Pas du tout. J’ai toujours dit que face au système injuste dans lequel nous vivons, avec ce croissant écart riches – pauvres, provoqué par l’exploitation des multinationales, nous avons besoin d’une transformation progressiste à la Chavez ou à la Evo Morales. Et pas d’un programme d’extrême droite qui renforce cette exploitation économique. Il vient même de conclure une alliance technique avec le parti « La Droite » en réalité d'extrême droite qui dénonce une « atmosphère étouffante » à Bruxelles à cause de « l'islamisation ». Tout vote pour Louis peut faire élire un député raciste et islamophobe. Aucun principe ! Quand on a commencé à parler de Laurent Louis, je l'ai rencontré pour voir si une évolution progressiste était possible. J’ai demandé s’il comptait prendre ses distances avec l’extrême droite, mais ce n’était pas le cas. Je suis opposé au fait qu’on interdise ces opinions, je suis même prêt à débattre avec lui pour réfuter ses thèses. Mais il faut de la clarté, pas de la confusion fourre-tout. Aujourd’hui, beaucoup de gens sont dégoûtés du système politique et certains voient en Laurent Louis le seul qui s’oppose à l’élite dirigeante. Vérifions les faits…



Laurent Louis est une girouette politique. Entre juin 2010 et novembre 2013, il est successivement passé de la droite du MR à l’extrême droite du Parti populaire (PP). Il en est exclu et fonde le MLD, qu’il dissout pour passer au parti Islam. Il en est rapidement exclu après s’en être autoproclamé président, et finit par créer Debout les Belges.

Laurent Louis dit tout et son contraire. Au PP, il défend des positions islamophobes, et a même proposé la suppression du financement public des cultes. Mais un an et demi plus tard, il se rallie au parti Islam. Comment interpréter un tel revirement ?

Laurent Louis est un opportuniste. Parti de l’extrême droite, il essaie de rallier à lui les musulmans et rejoint Islam. Ses anciens alliés y voient une trahison, mais il les rassure. En mars 2013, la militante d’extrême droite Géraldine Feuillien, qui avait soutenu le député, diffuse un échange de SMS dans lequel Laurent Louis s’explique : « Tu ne vois pas que c’est stratégique ? ISLAM, DLR, les Congolais et demain, rdv avec Parti Antisioniste. » Et ensuite : « Sans siège en 2014 je perdrai toute ma crédibilité au parlement. » 

Laurent Louis est un menteur.
Il essaie de séduire les musulmans mais s'allie pour ces élections avec le parti "La Droite", une liste d'extrême droite qui dénonce l'islamisation de Bruxelles Capitale et son "atmosphère étouffante". Pour grappiller des voix, il est prêt à tout, même à faire élire des fascistes.
 
Laurent Louis a été un parlementaire antisocial. Toutes ses propositions au Parlement vont dans le sens de l’ultralibéralisme. En vrac, il a défendu : la dénonciation des réfugiés par les CPAS, la limitation des allocations de chômage, le travail forcé pour les détenus, le retrait de la nationalité pour certains citoyens qui ne sont pas « Belges de souche » (sic), la suppression de la prépension, la suppression des primes de naissance, la suspension du paiement des allocations familiales en cas de condamnation d’un mineur…

Le programme de Debout les Belges est toujours antisocial. On y trouve des propositions telles que plafonner l’impôt à 35 %, un cadeau en or pour les plus riches, qui n’en demandaient pas tant. Le gouvernement avait déjà ramené ce plafond à 50 %, au grand plaisir des patrons et des plus fortunés. Il veut aussi mettre les chômeurs au travail forcé, comme les ultralibéraux le proposent dans plusieurs pays d’Europe.

Laurent Louis est tout sauf éthique. Il parle de replacer l’« éthique » au centre de la politique. Pourtant, il n’hésite pas à exhiber publiquement les photos d’autopsie de Julie et Mélissa pour faire le buzz. Il n’a aucun respect pour les victimes d’un pédophile. 

(et les rapports d'autopsie avec tous les détails... un nectar pour les pédophiles qui voteront certainement pour ce fournisseur bénévole de pédopornographie la plus ignoble et qui n'apportait rien en matière de justice... Anne)

Laurent Louis se nourrit du système. Il fait partie de cette élite sur laquelle il prétend cracher. Il a été élu en 2010 avec le score bas de 1345 voix etgrâce à l’astuce juridique de l’apparentement. Grâce à ça, il gagne 5729 euros par mois pour siéger au Parlement… Il se nourrit de la colère et du dégoût légitimes que provoque ce système pour en faire l’instrument de sa réélection.

Laurent Louis n’a aucune vraie critique du système. Pour lui, tous les malheurs viennent des personnes d'origine juive et/ou des francs-maçons. On oublie le fait que les milliers de familles mises au chômage chez ArcelorMittal sont le fait du patron Lakshmi Mittal, qui n’est ni juif ni franc-maçon. On oublie que la crise financière de 2008 et la folie spéculative qui l’a précédée n’ont ni nationalité ni religion. Des banquiers belgo-belges comme Maurice Lippens, de chez Fortis, et Albert Frère en sont la preuve.

Laurent Louis n’a pas d’explication sur d’où viennent les inégalités. Dans le monde, 85 personnes possèdent autant que la moitié de l’humanité. Ça, Laurent Louis ne l’explique pas. Il ne critique pas le système économique actuel, basée sur le profit, qui permet à une minorité de s’enrichir sur le dos des autres.

Laurent Louis n’a pas d’alternative au système. Aucune de ses propositions ne change la logique du système. Jamais il ne parle des travailleurs qui se battent, jamais il ne dénonce les profits des multinationales, jamais il ne propose un projet de société. La plupart de ses propositions socio-économiques se retrouvent dans les programmes des partis libéraux et ultralibéraux.

Laurent Louis renforce le système. Sa stratégie provocatrice et son absence de critique du système renforcent le système. Laurent Louis légitime avec ses provocations un organisme comme la LBCA de Joël Rubinfeld qui veut faire taire toute critique d’Israël en Belgique au nom de la lutte contre l’antisémitisme.

Laurent Louis veut se faire passer pour un martyr, celui qui s’oppose à l’élite et défend le peuple contre une classe dirigeante « pourrie ». Mais la vérité, c’est que Laurent Louis sert de bouffon aux partis traditionnels. Nous avons besoin de penser en dehors du système actuel, mais ce que fait Laurent Louis n’est que trop profitable au système. L’alternative, il faudra la chercher ailleurs. Aucun doute là-dessus ...


Liste de quelques propositions de lois déposées par Laurent Louis au Parlement :
- le 11 mars 2011 : une exception au secret professionnel auquel sont tenus les agents du CPAS, afin de leur permettre de dénoncer des réfugiés à la police et de les exclure s’ils les soupçonnent d’avoir de faux papiers. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1291/53K1291001.pdf)
- le 31 mars 2011 : pour les chômeurs, abolir les allocations d’attente et limiter la durée des indemnités à un maximum de trois ans. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1341/53K1341001.pdf)
- le 28 avril 2011 : ramener l’âge de la majorité pénale à seize ans. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1359/53K1359001.pdf)
- le 8 juin 2011 : restaurer le travail forcé pour les détenus. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1551/53K1551001.pdf)
- le 14 juin 2011 : retirer la nationalité pour les citoyens qui ne sont « belges de souche » (sic) s’ils ont commis des crimes ou délits.
- le 9 août 2011 : suppression de la prépension conventionnelle. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1711/53K1711001.pdf)
- le 19 septembre 2011 : suppression des primes de naissance. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/1742/53K1742001.pdf)
- le 8 février 2012 : suspension automatique du paiement des allocations familiales en cas de condamnation d’un mineur et sanctions à l’encontre des parents. (http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/2047/53K2047001.pdf)

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commentaires

caligula63 11/05/2014 22:27


Visiblement, je me suis mal exprimé.


Lorsque je parlais de populisme et de populaire, je parlais pour le côté politique.


La définition du populisme - en politique - est en gros, celle-ci:


"Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, prenant pour cible de ses critiques « les élites » et prônant le recours au « peuple » (d’où son nom), s’incarnant dans une figure
charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique1. Il suppose l'existence d'une démocratie représentative qu’il critique. C'est pourquoi il est apparu avec les démocraties modernes, après avoir connu selon certains historiens une première existence sous la République romaine (...)"


Wikipédia.


Certes, elle sous-entend une critique du pouvoir en place (ce qui de nos jours est assez large et assez
vague), mais elle suppose aussi une plus grande part pour le peuple.


Le populaire (toujours en politique) est l'équivalent d'un discours de comptoir. Attention, je ne dis pas
que les discours de comptoir, ou entre amis ne valent rien - j'ai, moi-même, pas mal changé le monde au coin du feu, ou accoudé à un comptoir - je dis simplement que l'on est en droit d'attendre
un peu plus de nos élites que des phrases du genre: "L'Europe c'est pas bien."; "Le chômage c'est pas bien!"; "Le plein emploi, c'est bien!"; voire même "Le changement, c'est
maintenant!"...


Faire peuple pour attirer les foules, c'est bas, très bas, même.


Par contre, le populaire (civil) tel que vous le décrivez, lui, me parle. Bien sûr que je suis pour les
discussions autour d'une bière (belge. Je ne dis pas ça pour vous faire plaisir, j'adore la bière belge, plus exactement la Gulden Draak), avec des amis ou des inconnus, peu importe.


Le retour à la terre me parle, lui aussi. Lorsque j'étais enfant, mes parents ont eu leur période baba
cool (ce n'est pas péjoratif). En gros, c'était manger des produits du coin, faire ses propres vètements (ma mère était une excellente couturière)...


Ils faisaient même partie d'une association dont le chef possédait des moutons. Il les tondait, ensuite,
on devait teindre la laine (dans des gros chaudron en cuivre, je me souviens encore de l'odeur que cela dégageait...). Mon père avait même fabriqué un métier à tisser, j'y ai passé des heures à
l'utiliser. Sans oublier son tour à bois, etc, etc. On avait même un moulin à blé de table, qu'est-ce que j'ai pu la tourner, cette poignée, sans parler de séparer la farine du son...Et les
nouilles que l'on faisait sécher sur les radiateurs, en hiver (quelle odeur! rien que d'y repenser, j'en ai l'eau à la bouche!).


Je vous envie d'avoir voyagé. Je n'en ai pas eu le courage. Et je ne pense pas le faire un jour. Si,
peut-être en Belgique; un "plat pays" cela me changera des volcans...

Anne Wolff 13/05/2014 13:47



Zut…. Pas de populisme dans mon Larousse
Illustré de 1905, pas de fascisme, ni de nazisme non plus, naturellement.


Les concepts ont une histoire et une
géographie (Deleuze. Qu’est ce que la Philosophie). Un concept forme une famille, de telle manière que – un peu comme nos familles recomposées – las composantes d’un moment donné de l’histoire
d’un concept, sont parfois totalement différentes de celles qui constituent ce même concept à un autre moment. (Wittgenstein. Investigations philosophiques. Je rends le sens pas la citation
exacte)


Démocratie est un concept
particulièrement illustratif… prenons l’évolution de son sens à travers l’histoire et nous trouverons des figures très différentes, parfois antithétiques.


La définition de Wikipedia me renvoie à
une instrumentalisation du peuple par l’utilisation de ses émotions, en ce cas ressentiment, impuissance et frustration vers la cristallisation en haine de cibles livrées à sa vindicte.


La Bastille comme symbole… des
« dominants » utilisent des « dominés » pour renverser d’autres « dominants » et prendre leur place toute chaude, en renvoyant aussitôt le peuple à sa galère.


Avec le populisme nous ne sommes donc pas
dans une pensée politique critique mais dans le ragot domestique… Seul un peuple éduqué est capable de faire valoir ses droits. Seul un peuple éduqué sait que le terme de « dirigeant »
est incompatible avec la notion de démocratie représentative qui suppose des mandataires et non des dirigeants qui appartiennent à la panoplie de la dictature.


Il n’est pas tant question de refaire le
monde au bistrot, que d’écouter ce que le peuple a à dire de son propre vécu quand il ne sent pas renvoyé au silence par le mépris souvent implicite des intellectuels envers lui. Je n’ai ni tant
fréquenté les bistrots, ni tant voyagé que pratiquer les bancs publics ; dans une commune où résident des habitants de 169 nationalités auxquelles il faut ajouter les voyageurs de passage,
il suffit de s’asseoir pour laisser le monde venir à soi. Et pour entendre les opinions de gens très différents sur le monde et ce qu’ils en attendraient s’ils avaient le pouvoir de décision.
C’est alors qu’on se rend compte que sans ceux qui ont usurpé le pouvoir qu’ils monopolisent (au sens le plus littéral de ce terme), les braves gens de la terre, les gens simples, qui sont une
immense majorité, pourrait très bien s’entendre ensemble pour vivre bien sur une planète de rêve. Cela suppose une démocratie participative, dont la cellule de base est la commune, dans un monde
où la mécanicité aura été détrônée au profit de l’organicité. Où les multitudes (faites de personnes différenciées) inventent collectivement les dispositifs qui permettent une optimalisation (en
terme qualitatifs) des ressources.


Utopie ? C’est pourtant la seule
issue pour la Vie…en général, humaine en particulier… nous ne sommes pas faits pour vivre dans un monde conçu pour optimaliser les rendements des machines.


Et il n’est pas tant question de retour à
la terre que de défense du territoire… le paysan ukrainien, qui dispose d’un usufruit sur une terre appartenant à l’état, qui la défend contre l’appropriation par Cargill.. il ne revient pas à la
terre, il essaye surtout d’y rester… Pareil pour des centaines de millions de paysans qui dans le monde entier luttent pour conserver la terre des peuples qu’elle soit en propriété individuelle
ou collective, contre l’appropriation par des corporations transnationales.


Mon propos était donc de voir comment il
serait possible que le bon sens redevienne la chose la mieux partagée au monde (Descartes), et comment la conscience populaire, et son bon sens pourrait sortir de ce muselage, qui fait qu’elle ne
se sent plus autorisée à exprimer son désaccord concernant des décision prisent par une dictature qui amputent son destin de l’espoir et lui mettent l’horizon de Liapounov (durée dans laquelle à
une époque, il est possible de se projeter dans un avenir prévisible) au ras des pâquerettes.


Comment les gens gentils pourraient-ils
changer le cours de l’histoire ?


En rappelant que gentils est le terme qui
désignait autrefois la noblesse, quand celle-ci ne s’était pas encore cristallisée et stratifiée en aristocratie, aujourd’hui gentils désignent ceux qui ont hérité de la noblesse de cœur.



caligula63 10/05/2014 21:43


Bonjour!


 


Je me suis toujours méfié des beaux-parleurs. Et encore plus lorsqu'ils sont politiciens.


La première fois que j'ai lu un article sur ce député, j'ai fait quelques recherches, et je me suis assez vite aperçu que tout n'était pas rose chez cet homme.


Les politiciens ont tendance à confondre populisme et populaire. Les journalistes aussi, d'ailleurs. Si le populisme dans son premier sens (pour le peuple) est louable, le "populaire" sonne
creux.


Il n'y a qu'à voir Marine le Pen chez nous. Elle a fait un nombre incroyable d'alliances pour les élections municipales - elle a réussi à conquérir 12 villes - mais depuis, les choses se corsent.
Ménard (l'autre ahuri de Reporters sans Frontières) élu à Béziers avec l'appui du FN, vient de déclarer qu'il n'avait rien à voir avec eux...Ce n'est pas du goût de tout le monde, chez les
fachos.


Et en ce moment, nous avons droit à des câresses dans le sens du poil, de la part de Marine, en vue des élections européennes. Elle est en tête des sondages, pour l'instant. Il est quand même
étonnant qu'aucun des futurs électeurs ne se pose la question: Pourquoi un parti anti-UE veut se faire élire au parlement européen? Mis à part dans le but de faire sauter le bâtiment, je ne vois
pas trop.


Les électeurs sont des idiots, ils ne réfléchissent pas, mais par contre, ils savent s'offusquer lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils se sont fait avoir...Enfin, jusqu'aux prochaines élections.


Il y avait eu un exemple assez frappant, lors des élections présidentielles de 2007. A l'époque, Philippe de Viliers (le directeur du Puy-du-Fou) était candidat. Après un de ses meetings à Nice,
des journalistes avaient intervievé des électeurs venus assister à la réunion. Parmi eux, il y avait un camerounais et un marocain. Le journaliste leur demanda ce qu'ils avaient pensé du discours
de Philippe de Viliers; les deux ont dit qu'ils étaient intéressés, et qu'ils trouvaient que c'était un bon programme politique. Le journaliste à faillit s'étrangler et leur a demandé: "Vous ne
savez pas que PH de Viliers est plus raciste que le Pen?"


Les deux électeurs ne savaient plus quoi dire...Ils étaient même complètement surpris...


Le peuple est mort...

Anne Wolff 11/05/2014 09:31



"beau-parleur" c'est lui faire beaucoup d'honneur, il vomit plus qu'il ne parle.


Ce n'est pas un politicien, c'est un déstabilisateur professionnel... un manipulateur des émotions des masses, des inconscients collectifs dans ce qu'ils ontde plus sordide...


Populisme, populaire, je dirais plutôt l'inverse, Le populisme comme version dégénérée de la démagogie. Populaire pour moi au contraire est plain de vie, de visages d'une grande humanité, avec
des labours, deslabeus,des musiques et des danses, le son des verres qui trinquent autour d'un bon repas. Mais ce n'est plus le même peuple...


Le populaire meurt quand sont coupées les racines des cultures ancestrales et que la mémoire du paysage est assassiné à coup de bêton, de bulldozers, de tronçonneuses. Le populisme c'est la
télévision... le populaire, c'ataient les infatigables lavandières qui après un boulot harassant le samedi soir au son de l'accordéon, inventaient le french cancan, ...Le populaire meurt quand
mcDo dévitalise un peuple à coup de poison qui lui ôtent son énergie.


Aujourd'hui le peuple survit dans les failles toujours plusétroite d'un systèmequi veut s'emparer aussi de sa conscience, pourtant c'est parmi ceux qui n'y trouvent pas leur place, universitaires
(c'est plus rare) ou clochard, au fond d'une nuit glauque  dans un bistrot qui ne paye pas de mine, quand les langues se délient et que des petites gens ou de grands incompris, des génies
méconnus disent ce qu'ils ont sur le coeur, avec la lucidité de ceux dont le rêve, un moment, se réveille et rallume les regards, que la nostalgie du moment où "on était vraiment", dans l'ancien
monde, donne envie d'être encore ce rêve dans un monde à venir qui n'est pas celui-ci... , c'est dans ces moments que je sais que populaire à du sens et que c'est un beau mot.


Le pen, Ménard, Laurent Louis ils ont l'inconsistance de ceux qui joue le rôle que d'autres ont écrit pour eux sans bien comprendre la pièce dans laquelle ils jouent. Ils sont des pions, et ne
sont pas intéressant en soi, ce qui compte ce sont les forces qui lesmeuvent et dans quel but.... MLP n'est pas ne personne, c'est un personnage.


Ménard travaille pour la CIA, Poutine soutient Le Pen... il doit choisir entre ses employeurs... encore que... Et le projet n'est pas de détruire l'Europe mais de faire une Europe Nationaliste
(fasciste), où il n'y aura même plus ni le vieux bistrotss glauque où réfeiller les rêves, et pas non plus les caisse en bois, au coin des rues ou les vieux philosophes alccoliques de l'URSS
del'Antichambre du Paradis" de Zinoviev, tissent nuit après nuit à coup de vodka frelaté comme un fil de mémoire qui unit la Russie à la Russie, l'évangile selon Yvan... aujourd'hui quelque
cosaque serait là pourle faire déguerpir... a moins que...à moins que le cosaque aussi ne se pose un moment sur une caisse, partage un coup et n'ajoute un fil à l'évangile


Leur projet est laid, leur monde est laid, ... c'est triste parce que la planète elle était très belle avant qu'ils y posent leurs sales pattes pour la remodeler à leur image... et tout était là
pour que les humains ensemble améliorent , en douceur ce qi avait à l'être.


Franchement quand je vois mes amis des pays où la vie est un combat, beaux, intelligents, créatifs, les gamins des rues, belges de hasard parce que nous avons détruits et pillés leurs pays
d'origine, assassiné Lumumba,  pour qui la rue, le monde sont une jungle et qui s'inventent des dignités marginales,  à côté d'un Louis ? j'ai honte d'être belge.


 


 



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Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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