*Qui était Bertrand Russell???
Bertrand Russell. Info ou intox ? Les deux forcément car soit l’intox est la publication de ce texte en l’attribuant à Russell, soit la grande intox est de présenter Russell comme maître « es pacifisme » et de faire de lui le grand défenseur des droits de l’homme. La première des choses à faire serait de trouver des références qui démontrent si ce texte est ou non celui du grand mathématicien, piètre biologiste et philosophe à la vision fort limitée. Si certains d’entre vous peuvent apporter des éléments de réponses ou des preuves dans un sens ou l’autre, je leur en serais reconnaissante car il me semble intéressant d’étudier ce qui est véhiculé-là tant comme info que comme intox.
J’avais lancé un appel sur le blog de Mamie Sceptix-Charlotte pour retrouver ce texte
important, et je ne sais si c’est coïncidence mais il est apparu dans les commentaires issus d’un article de 2007 publié par exdisciple
L’American Family Foundation, ou les geôliers de la « chambre d’exécution » de Bertrand Russell par Barbara Boyd
2007 juin archive at exdisciplesleblog
Je vous en recommande vivement la lecture.
Pour ce qui est de ce texte, je vous laisse juges et vous invite au débat.
Dans son livre de 1951, The Impact of science, Lord Bertrand Russell, un des présidents d’honneur du « Congrès sexuel pour le Fascisme Culturel » vendit la mèche au monde à propos d’une initiative dans le domaine de l’ingeneering social. Pour Russell, la dictature par le contrôle mental n’était pas une pensée éphémère, car il caressait cette idée depuis des années. Il donna déjà une description de son programme dans un ouvrage datant de 1931 The Scientific Outlook, véritable manuel totalitaire :

« De la même manière, les gouvernants scientifiques proposeront un type d’éducation pour les hommes et les femmes ordinaires et un autre type pour ceux qui sont voués à devenir les détenteurs du pouvoir scientifique. Les hommes et femmes ordinaires devront être dociles, travailleurs, ponctuels, sans résistance et contents. De ces qualités, c’est probablement le contentement qui aura le plus d’importance. Afin de l’obtenir, toutes les recherches en psycho-analyse, comportementalisme et biochimie devront être mises en jeu. Tous les garçons et filles devront apprendre dès leur plus jeune âge à être ce que l’on appelle “coopératifs”, c’est-à-dire faire exactement comme tout le monde. L’initiative sera découragée et l’insubordination, sans être punie, sera scientifiquement évacuée de leurs esprits. (…). A l’exception de la loyauté envers l’état mondial et envers leur propre ordre », nous explique Bertrand Russell, « les membres de la classe gouvernante seront encouragés à être audacieux et plein d’initiatives… »

Russell émettait un avertissement fort :
« A de rares occasions, lorsqu’un garçon ou une fille, qui a dépassé l’âge où il est normal d’avoir décidé de son statut social, montre une capacité à être l’égal intellectuel des gouvernants, une situation difficile va apparaître nécessitant une attention particulière. Si la jeune personne est heureuse d’abandonner ses anciens associés et de se lancer de tout cœur avec les gouvernants, elle peut, après des tests appropriés, être promue. Mais si elle montre une quelconque regrettable solidarité envers ses anciens partenaires, les dirigeants devront conclure, à contre-cœur, qu’il n’y a rien à faire à part l’envoyer dans la chambre d’exécution avant que son intelligence mal disciplinée n’ait le temps de répandre la révolte. Il s’agira d’un difficile devoir pour les gouvernants, mais je pense qu’ils ne reculeront pas devant l’idée de l’accomplir. »
Je ne sais qu’en penser. J’avais été interpellée lors d’une première lecture. L’immensité de l’imposture est incroyable si ce texte est authentique. Je commenterai d’avantage après avoir lu vos réactions.
Anne

