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Le blog de Anne Wolff

*Ni individu(e)s, ni citoyen(ne)s lambda : des personnes singulières et irréductibles.

14 Mai 2009 , Rédigé par Anne Wolff Publié dans #anne humeur du jour

 

 

 

 

 

 

 


Une société fondée sur la notion d’individu est une société vouée au conformisme. Car qu’est-ce que l’individu, sinon ce en quoi nous sommes tous pareils avec les mêmes besoins fondamentaux. Quant au citoyen lambda, il n’existe pas. Le citoyen lambda n’est qu’une fiction statistique à l’échelle macroscopique, là (haut ?) où certains se permettent de considérer les êtres humains comme des pions dans un grand jeu stratégique d’accaparement des richesses matérielles de la planète et de concentration du pouvoir. Dans la réalité, il y a des personnes, chacune différente de chacune, avec ses émotions, ses sentiments et son histoire qui fait de chacune d’elle un être unique.



Une collectivité humaine, une collectivité capable d’intégrer chacun avec ses différences irréductibles sera donc fondée sur la notion de personne. Les individus sont remplaçables, interchangeables, pas les personnes. L’individu est la personne dépouillée de tous les attributs qui la caractérise, dépouillée de son histoire, une sorte de réductionnisme absolu, nivellement par le bas, négation de l’altérité : « Tous les mêmes ». C’est avec les individus que l’ont fait des masses aveugles soumises aux dérives d’inconscients collectifs émotionnellement manipulables. La personne est douée d’une conscience et s’interroge avant d’agir, résiste à la manipulation, la personne et capable de choisir et de décider de l’attitude qu’elle va adopter face aux évènements de l’existence et la contingence est prétexte à l’expression de son potentiel.

 


L’individu sert de fondation à une société mécaniste négatrice de l’imprévu (du moins à l’échelle du champ de perceptions de l’humain) qui est inhérent à toute évolution possible. Une société fondée sur une vision entropique de l’univers niant la dimension d’auto-organisation caractéristique de l’évolution. C’est pour cela que je prétends que la victoire des aspirants maîtres du monde serait aussi leur perte, car ils sont resté calé dans une interprétation du monde fondée sur les principes de la mécanique classique dont on sait aujourd’hui qu’ils sont incapables d’expliquer le vivant et l’infinie complexification que constitue l’évolution tant par les subtils équilibres des écosystèmes que par l’apparition de ces êtres étranges (d’autant plus qu’ils se veulent étrangers à la nature dont ils devraient se considérer comme partie intégrante).

 


L’humain avec ces 5 x 1014 cellules organisées et son cerveau, attracteur fractal de dimension indéfinie, autrement dit les possibilités de production de pensées du cerveau humain tendent vers l’infini. Là où cela devient inadmissible, c’est que se perdant, ces fous nous perdrons tous, car leur volonté de contrôle absolu signifiera la disparition de la vie. Peut-être échapperont à la destruction quelques bactéries, quelques insectes, mais certainement pas les humains, ni la majorité des espèces, en témoigne déjà l’inquiétante réduction de la biodiversité qui ne cesse de s’accélérer.



Nous assistons également à l’apparition d’aberrations due à la soupe mutagène que nous ont concocté quelques scientifiques sans conscience entre manipulations génétiques et radioactivité accrue par le développement des centrales nucléaires et l’utilisation d’armes radioactives qui ont d’ores et déjà rendu des régions entières de la planètes (dans les Balkans, en Irak, en Afghanistan, en Palestine, …)inhabitables pour des millénaires.

 


Je vous invite à aller jeter un coup d’œil sur la rubrique du blog de Bridge consacrée à l’uranium appauvri : uranium appauvri - bridge over troubled water. Onze articles qui vous donnent un bon aperçu de l’horreur et du délire que sont l’usage de telles armes et de la volonté d’occultation de leurs effets par leurs utilisateurs. Pourquoi ? Je ne comprends pas ?

 


Actuellement les universités ne forment plus de savants, elles produisent en série des scientifiques, des techniciens de la science ne bénéficiant pas de la formation humaniste qui leur permettrait de prendre la mesure des conséquences de leurs activités.  Pour rappel :

« Plus une personne gravite haut dans la hiérarchie sociale, plus il est probable qu’elle ait été l’objet d’un conditionnement fort qui lui impose ses manières de percevoir le monde et la réalité selon des catégories préétablies. L’éducation des élites est un conditionnement fort en matière de ce qui peut ou doit être perçu. »

 

















Or il ne faut pas sous-estimer l’intelligence des peuples. Sur Internet se trouvent des exemples de l’éveil des consciences bien informées. A chaque personne éveillée de contribuer à la diffusion de l’information. Il est urgent de rendre à chacun confiance en sa capacité de comprendre le monde, car ce monde est son monde, ce monde est notre monde. Ce serait normalement le rôle de l’éducation, celui des parents et de l’enseignement scolaire de contribuer à faire de chacun un citoyen capable de prendre position face aux grands choix de société qui se posent aux générations contemporaines et qui seront déterminants pour l’avenir de la planète.



Tout au contraire a été fait pendant ces dernières décennies pour abrutir les gens et leur faire croire qu’il fallait laisser quelques spécialistes (seuls capables de d’y retrouver dans la complication ambiante) jouer le rôle d’une minorité de décideurs laissant passifs une majorité de décidés trop ignares pour comprendre les enjeux de ces choix. Démocratie ou démocra(ss)ie ?

 










Il ne faut pas confondre manque de culture et manque d’intelligence. Je rencontre tous les jours des soi-disant « citoyens lambda » qui se sentent inaptes à prendre part aux décisions qui concernent leur avenir et celui de leurs enfants. En creusant un peu je découvre des trésors d’intelligence et des visions bien plus concrètement réalistes des problèmes en présence que celles des oligarques et de leurs valets.


 


J’ai d’ailleurs proposé qu’à ces derniers - pour qui le monde et ses habitants n’existent que comme une abstraction à faire entrer dans leurs bilans comptables (spécialistes en ressources humaines, c’est leur boulot)- on mette à disposition les meilleurs programmeurs de la planète afin qu’ils leur concoctent un jeu stratégique d’enfer sur ordinateur. Pour eux qui vivent déjà le monde comme une virtualité, cela ne ferait pas grande différence, et nous cela nous permettrait de réparer les dégâts qu’ils ont causés sans les avoir dans les pattes.

 


Devenez de belles personnes, ne vous laissez réduire ni au statut d’individus, ni à celui de citoyens lambda.

Anne

 

 

 


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