18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 15:05

 

C’est bien connu, il ne faut jamais plaisanter avec les forces de l’ordre aux Etats-Unis. Dans l’Ohio, un enfant de 9 ans s’est fait tiré dessus au taser car il faisait l’école buissonnière et aurait refusé de se faire menotter par le sheriff local qui était venu l’arrêter à son domicile.

Selon le rapport de police rédigé par le sheriff taseur d’enfant, le môme se serait allongé au sol et aurait fait le mort, refusant de bouger. Le petit vicieux aurait même osé mettre ses mains sous son corps pour empêché le policier de le menotter.

L’officier Mike McKoy s’explique : « il a refusé d’obéir à mes ordres. Je lui ai pourtant dit que s’il ne plaçait pas ses mains derrière son dos, j’allais le taser. Il ne s’est toujours pas plié à mes ordres ». On connaît la suite…

Le shériff explique même qu’il a été obligé d’utiliser le taser deux fois avant de pouvoir maîtriser le garçonnet de 9 ansqui pèse tout de même une centaine de kilos (rappelons que les fait se déroulent aux Etats-Unis).

L’enfant a ensuite été examiné par un médecin avant d’être amené au bureau du shériff qui l’a inculpé du chef d’accusation de délinquance,  pour avoir résisté à une arrestation, en plus de l’inculpation d’absentéisme.

Le shériff de cette petite bourgade de 1.800 âmes a annoncé sa démission quelques jours après, et a justifié son geste par le manque de moyens alloués à la sécurité.

En effet, avec la démission de celui qui était le seul policier du bourg, Mount Sterling ne compte plus personne pour faire régner l’ordre, en dehors de quelques volontaires. Paradoxalement, les habitants de cette petite commune de l’Ohio sont depuis probablement plus en sécurité…

 

Egalement : Électrocuté par taser pour avoir klaxonné « État du Monde, État d'Être

Concernant les répressions pratiquées contre Occupy :

Source : Un enfant de 9 ans tasé pour avoir fait l’école buissonnière « État du Monde, État d'Être

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 17:25
Je sais que tous n'ont pas encore compris que ce sont les "mêmes" aujourd'hui qui dirigent tant l'Europe que les États-Unis. Les mêmes qui préparent pas à pas les arsenaux et les forces de répression qui seront nécessaires quand les peuples d'Occident, sous le poids cumulés des mesures d'austérité, comme aujourd'hui en Grèce, n'ayant plus rien à perdre (et tant à gagner) se révoltera. Il faut lire les petits caractères de la constitution européenne qui établissent une peine de mort en autorisant les forces de la répression à tirer sur des émeutiers. Chaque jour toute forme de dissidence, tout mode de vie qui ne contribue pas à augmenter leur profit est un peu plus stigmatisé, interdit, réprimé, criminalisé.
Pendant des siècles, nos ancêtres se sont battus pour obtenir des droits pour tous dans un monde équitable. Pendant des siècles des résistants ont donné leur vie pour que les générations futures connaissent un avenir meilleur, pour que partout dans le monde bien-être ait la couleur de l'évidence.Aujourd'hui, nous sommes confronté à une horreur grandissante qui toujours d'avantage nous cerne de toutes parts. Je vois les réactions autour de moi, les gens sont tellement saturés d'horreur qu'ils ne veulent plus voir, ne plus savoir, refoulent,bloquent leur conscience pour ne plus voir, plus savoir, plus entendre. S'enfonce dans une sorte d'autisme induit, se réfugient dans un monde de fiction. La télévision est une drogue dure qui produit du lavage de cerveau... vous rappelez-vous "Orange mécanique". Les images de violence en mélange de fiction et de réalité font que les connexions neuronales n'interceptent plus la différence.
Pendant ce temps dans un lent glissement nous dérapons vers le pire, petit à petit, imperceptiblement, quotidiennement, dans une indifférence quasi-généralisée... Les Etasuniens et nous nous sommes sur la même galère transatlantique, Il faudra bientôt se cacher pour cueillir des orties, planquer les plans de tomates dans les fourrés.... bien sûr le monde ressemble de plus en plus à un cauchemar, et nombre de gens réagissent comme les autruches... oui, il y a de quoi être inquiet Toutes ces indices qui s'ajoutent à d'autres indices convergents,en zone Euro l'adoption du MES, tout le dit, il se prépare quelque chose de grave,quelque chose qui va inciterles peuples à se révolter et tout sera prêt pour lesarrêter dans leur révolte. Sombrer dans la parano n'arrange rien, jouer les autistes ou les autruches non plus, il n'est pas de pouvoir dictatorial qui n'ait imoser de répression arbitraire, de terreur qui ne laisse personne à l'abri... et dans ces cas-là,rien ne servira de clamer votre" innocence", ni de proclamer que vous avez toujours été un bon serviteur de l'Empire. Aucun système Inquisitorial, jamais n'a fait la part des choses, ce qui lui importe c'est que chacun vive dans un tel état de terreur,  auquel contribue le caractère arbitraire de la répression,  inciter les peuples à vivre à genou et raser les murs, et c'est vers cela que nous nous dirigeons, de plus en plus vite et à pas de plus en plus grands.
La criminalisation de la protestation: Dites adieu à la liberté d’expression aux Etats-Unis

 

 

Une nouvelle loi, HR 347, loi sur Federal Restricted Building and Grounds Improvement Act de 2011, connue également sous le nom de “loi sur l’empiètement”, doit bientôt être signée par le président Obama. Cette loi va effectivement criminaliser la protestation et va toucher très durement les groupes et les mouvements de protestation tel le mouvement d’occupation de Wall Street.

La loi stipule que “quiconque entre ou demeure volontairement dans un bâtiment ou une zone sans autorisation légale avec pour intention de déranger la marche normale des activités du gouvernement ou des fonctions officielles, s’engage dans un type de conduite altérant l’ordre public dans ou à proximité de tels bâtiments ou zones restreintes” ou “empèche et dérange la conduite des affaires gouvernementales et des fonctions officielles” sera puni d’une amende ou “d’un emprisonnement  de moins de 10 ans, ou des deux”.

Il y a déjà pas mal de problèmes impliquant cette loi, car elle ne fait aucune provision de ce que serait un “empêchement” ou un “dérangement de la conduite des affaires du gouvernement ou des fonctions officielles”, elle ne définit pas non plus ce que sont “les affaires du gouvernement”, ni les “fonctions officielles”. Cette vague description va permettre au gouvernement américain de museler effectivement les manifestations et la liberté de parole, et pouvoir criminaliser des actions comme les manifestations à venir anti-OTAN et G8 à Chicago. De plus, une telle loi rendra impossible pour les citoyens Américains d’exercer leurs droits stipulés dans le 1er amendement de la constitution (droit de parole et liberté d’expression), quand des “affaires gouvernementales” ou des “fonctions officielles” seront en cours.

De manière non surprenante, seulement trois élus ont voté contre cette mesure: Paul Broun (Républicain, Géorgie, 10ème circonscription), Justin Amash (Républicain, Michigan, 3ème circonscription) et Ron Paul (Républicain, Texas, 14ème circonscription). Cette loi va permettre aux forces de l’ordre fédérales “d’arrêter et de faire déférer devant la justice les manifestants engagés dans des manifestations où que ce soit sur le territoire national et les perpétrateurs feront face à des conséquences légales qui pourront aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.” Cette loi HR 347 est parfaite pour l’abus de pouvoir, tout comme la police de New York a récemment pris la décision que prende en photo ou filmer les policiers en action constitue une “atteinte à l’ordre public”.

Le fait que seulement trois élus de la chambre, tous républicains, se soient opposés à cette loi, alors qu’aucun démocrate ne l’a fait, ne fait que confirmer que les deux partis politiques ne sont que les deux faces de la même pièce.

Cette loi arrive juste après celle du gouvernement américain ayant débattu pour savoir si oui ou non il fallait détenir indéfiniment les citoyens américains (NdT: référence à la loi du NDAA signée par Obama à la St Sylvestre) et le ministre de la justice Eric Holder, l’équivalent pour le gouvernement Obama de John Yoo pour Bush, argumentant que le président peut faire assassiner des citoyens américains sans preuves et sans autre forme de procès.

La liberté de parole aux Etats-Unis ne va bientôt plus être qu’une relique d’un passé lointain.


Article original en anglais : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=29673

Traduction par Résistance 71 

La criminalisation de la protestation: Dites adieu à la liberté d’expression aux Etats-Unis

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 20:33

 

Pour ce qui est de la forme, l'article n'est pas au top, il manque de références, mais le fond est important.

 

AUX U.S.A., LA LOI HR 1955 CRIMINALISE TOUTE DISSIDENCE POLITIQUE

 


Dorénavant, lutter pour les droits des travailleurs, protester contre la destruction d’un écosystème, militer pour les droits des animaux ou tout simplement critiquer publiquement la politique du gouvernement… tout cela est équivalent à la menace que pose Al Qaïda.

Bush et sa clique néo-con ont réussi à rétablir la dictature, sous un petit manteau “légal”…

Il est bien loin, l’esprit de 1776 !!


Dimanche 9 Mars 2008


AUX U.S.A., LA LOI HR 1955 CRIMINALISE TOUTE DISSIDENCE POLITIQUE

Le rêve américain :LA LOI DE PROFILAGE IDEOLOGIQUE DE 2007 :


[Nikki Alexander - ZMag Online - 1er février 2008 - Trad. Blackjack]


Le 23 octobre dernier, la Loi pour la prévention de la radicalisation violente et du développement du terrorisme domestique (HR 1955) a été adoptée au parlement par 404 voix contre 6. Son pendant devant le Sénat (S.1959) est en cours d’évaluation par le Comité sénatorial pour la Sécurité Intérieure et les Affaires Gouvernementales.

Cette loi étendrait le champ d’application de la Loi sur la Sécurité Intérieure de 2002 en créant une commission nationale autorisée à étudier et identifier les individus et groupes dont les valeurs sociales, les implications politiques ou les croyances religieuses << pourraient >> les mener à commettre des actes violents.


En tout état de cause, cela ne se réfère nullement aux assassinats perpétrés par la CIA, aux brutalités policières, aux meurtres de civils désarmés ni aux tortures qui ont cours dans les prisons secrètes. Cette commission cible les dissidents politiques et les activistes sociaux qui critiquent la politique étrangère des Etats-Unis, les abus du monde des affaires ainsi que les pratiques menaçant la vie sur notre planète.


Les épithètes idéologiques << radicalisation violente et terrorisme ‘maison’ >> sont l’oeuvre de la RAND Corporation, qui les utilisait en 2005 dans l’essai intitulé << Tendances en matière de terrorisme : Menaces sur les Etats-Unis et perspectives de la Loi sur l’Assurance du Risque Terroriste >>. L’intitulé de la loi qui nous occupe est littéralement tiré de cet essai.

 

Les porte-parole de RAND ont témoigné devant le Sous-comité du parlement pour le renseignement, le partage d’information et l’évaluation du risque terroriste, présidé par la députée Jane Harman (Démocrate), qui a parrainé ce projet.

Harman ajoute ici à une relation déjà longue et productive avec la RAND Corporation, un think-tank situé en Californie qui entretient des liens très étroits avec le complexe militaro-industriel désormais impliqué en matière de renseignement. Donald Rumsfeld l’a présidé de 1981 à 1986. Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de Dick Cheney, et Condoleeza Rice en étaient alors administrateurs.

 

Le résumé introductif de ce rapport met en lumière les << terroristes domestiques >> qui << constituent une menace mouvante à l’égard des intérêts du monde des affaires… >>. En sus des menaces terroristes que représentent Al Qaeda et les groupes jihadistes radicaux, à la fois associés et autonomes vis-à-vis de cette dernière organisation, une lame de fond de radicalisme prospère sur le développement du phénomène d’Antiglobalisation (AG).  Ce mouvement a au moins impacté trois entités présentes au sein de la société américaine - qui ont toutes démontré, à des degrés divers, leur penchant pour la violence et les actions dirigées vers les civils.

[Il s’agit d’abord des] anarchistes, sensibles à l’idée que le commerce international ne serait qu’un masque dissimulant les avancées du pouvoir global américain en matière économique, culturelle et politique.

 

[Il s’agit ensuite des] activistes d’extrême droite, qui rejettent la perte de l’identité individuelle qu’ils associent aux mouvements internationaux de population, de biens et de capitaux ; qui s’opposent à la concentration du pouvoir que la globalisation entraîne et qui tiennent la globalisation pour une conspiration menée par les Etats- Unis d’Amérique, dans l’intérêt des capitalistes juifs.

 

[Il s’agit enfin des] environnementalistes radicaux qui dénigrent désormais de manière routinière le pouvoir des entreprises et le capitalisme (ainsi que le gaspillage discrétionnaire de ressources qu’ils emportent) en les désignant comme la plus grande menace pesant sur la planète et la vie qu’elle accueille.


Un trait commun à nombre de ces courants de pensée peut être trouvé dans le risque accru qu’ils font peser sur le secteur privé.
Cette aggravation résulte des changements de contexte intervenus du fait de la Guerre Globale contre le Terrorisme ; le renforcement de la protection des infrastructures gouvernementales, qui déplacent le risque vers des cibles plus faciles ; la montée des extrémistes impliqués dans l’AG et partant hostiles au pouvoir des entreprises et la préférence d’Al Qaeda pour les attaques susceptible de produire des conséquences économiques majeures. >>


Ce rapport apparaît comme un plaidoyer en faveur du renforcement de la garantie des dégâts causés par ces attaques consentie sur les fonds publics. Il s’agirait d’étendre la définition des << attaques terroristes certifiées >> de manière à y inclure les actes commis par des citoyens américains, en sus de ceux perpétrés par des terroristes étrangers (saviez-vous que les contribuables souscrivent une police d’assurance pour attaque terroriste qui ouvre droit à remboursement dès lors que le montant des dégâts est compris entre 5 millions de dollars et 100 milliards de dollars, mais exclut la prise en charge des dégâts subis par les propriétaires de maisons, d’automobiles ainsi que le dédommagement des proches des personnes décédées ? Pourquoi les contribuables devraient-ils couvrir les pertes des grosses entreprises alors qu’ils ne sont pas protégés eux-mêmes ?)

 

La constellation d’individus désignée par la RAND Corporation comme nourrissant une << menace mouvante pour les intérêts des entreprises regroupe pour ainsi dire toute personne qui n’est pas favorable à la guerre, à la globalisation marchande, à la destruction de la biosphère et à la mise à bas des droits de l’homme.

Le chapitre quatre de ce document décrit en détail ces terroristes << maison >> et avance les thèmes de préoccupation majeurs parmi ces franges de la population :

  • L’abandon de la dette internationale ;
  • les droits civiques ; l’opposition au pouvoir des entreprises ;
  • la dislocation politique et socioéconomique ;
  • la quête insatiable de profit du capitalisme ;
  • la destruction de l’écologie mondiale ;
  • l’assistance aux individus et aux cultures indigènes ;
  • la concentration injuste et illégitime des pouvoirs public, d’Etat et privé ;
  • l’indifférence capitaliste aux besoins des faibles et des spoliés.
  • Le commerce international comme outil de l’hégémonie américaine en matière économique, culturelle et politique.
  • L’aversion pour le mal infligé aux animaux et à la biosphère ;
  • La préservation de << notre mère la terre >> contre les dégradations crapuleuses et l’exploitation ;
  • La préservation de la vie sauvage ; la restauration des écosystèmes endommagés.
  • La vénalité des entreprises comme principale menace contre la planète et la vie qu’elle accueille ;
  • Le fait que les multinationales exploitent les travailleurs, combattent les syndicats et violent les droits de l’homme dans les pays émergents.

Le rapport conclut en son quatrième chapitre que << le but de la préservation écologique est susceptible de se confondre dans l’impératif plus large d’AG…


Le mécontentement croissant généré par diverses décisions américaines en matière de relations internationales pourrait mener à l’émergence d’une nouvelle frange de gauche au sein de la société américaine qui serait susceptible de se coaliser contre le << big business >>, le << big money >>, le pouvoir des entreprises et le détachement du gouvernement…


La désobéissance civile pourrait être dirigée contre le capitalisme global, la vénalité des entreprises et les intérêts de conglomérats comme Boeing, Microsoft et Sears…


L’AG recèle clairement une menace pour les intérêts du secteur privé et spécialement pour les entreprises multinationales les plus larges …


Que la menace soit le fait de la Milice Patriotique Chrétienne, des Black Block, de l’ELF ou d’autres mouvements inspirés par l’AG, elle se situe dans le même contexte opérationnel que celle que représente Al Qaeda. >>


Nous y voici : les idées subversives des << terroristes domestiques >> américains sont désignées comme équivalentes à la menace d’Al Qaeda.


Mais pourquoi installer une Commission Nationale pour mettre en échec ces réseaux de << dangereux radicaux >> ? Pourquoi ne pas se contenter des habituelles campagnes de désinformation faites du radotage des télévisions au service des entreprises et des marionnettes de la radio, augmenté d’articles insérés dans la presse avant d’être cités comme autant de faits, de mensonges répétés ad nauseam, d’attaques personnelles et d’assassinats, de démolition de personnalités, de circonscription des débats par de faux prémices, d’abus de langage et d’inversion de la réalité ?

 

L’Internet
Ceci nous mène à une des assertions les plus insidieuses de ce texte : << L’Internet a aidé à faciliter la radicalisation violente, la violence idéologique et le processus de terrorisme domestique aux Etats-Unis en permettant l’accès des citoyens américains à de larges et constants courants de propagande liés au terrorisme. >>


Nous pouvons présumer que cette affirmation initie le travail de fond qui permettra le contrôle d’Internet par les entreprises, le blocage des adresses IP qui révèlent des vérités dérangeantes, les mensonges du gouvernement et les abus des entreprises ; en interrompant l’activité de groupes soucieux de justice sociale tout en maintenant l’accès aux sites commerciaux, nécessaire au profit des entreprises. Peut-être la capacité de jugement des 404 membres du Sous-comité sur le Renseignement, le Partage d’Information et l’Evaluation du Risque Terroriste du parlement qui ont voté cette loi a-t-elle été altérée durant la présentation du rapport << Utiliser le Web comme une arme : l’Internet comme outil de Radicalisation Violente et de Terrorisme Domestique >>. Cette présentation fut notamment le fait de groupes politiquement subjectifs, comme la RAND Corporation, par l’intermédiaire de Brian Michael Jenkins. Mark Weitzman a présenté un PowerPoint intitulé << Internet : un incubateur des conspirations et de la désinformation sur le 11 septembre >>, dans lequel il juxtaposait des sites Internet montrant des militants violents à celui des Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre, une compilation de travaux scientifiques conduite par des universitaires et soutenue par 800 membres.

 

Le texte autorise également la mise en place d’un centre universitaire d’excellence, financé sur fonds publics, << pour étudier les racines sociales, criminelles, politiques, psychologiques et économiques de la radicalisation violente et du terrorisme domestique aux Etats-Unis ainsi que les méthodes susceptibles d’être utilisées par les officiels de la Sécurité Intérieure des gouvernements fédéraux, étatiques, locaux et tribaux pour endiguer la radicalisation violente et le terrorisme domestique… [le centre] assistera [ces fonctionnaires du maintien de l’ordre] par des formations, enseignements et recherches en prévention de la radicalisation violente et du terrorisme domestique aux Etats-Unis. >> Pourquoi un centre universitaire coordonnerait-il ses activités avec le maintien de l’ordre ? Associer cette opération au système universitaire nous rappelle le glaçant limogeage, intervenu récemment, de maîtres de conférence, tant au Colorado qu’en Utah, qui publièrent sur Internet des recherches mettant en évidence certains mensonges du gouvernement.

 

Etant donné la surveillance illégale de citoyens américains innocents à laquelle s’adonne le gouvernement depuis au moins janvier 2001, cette loi soulève des questionnements quant à la liberté de pensée, de parole, d’association, d’accès à Internet ainsi que sur la criminalisation de prétendus << systèmes de croyance >> considérés comme menaçants par les conglomérats d’entreprises militants qui sont déjà parvenus à subvertir la Constitution et le Bill of Rights, à militariser le maintien de l’ordre local, à privatiser les biens publics et à convertir les Etats-Unis en une entreprise privée.

 

Cette Commission Nationale marque-t-elle le début d’une nouvelle inquisition à la Mac Carthy qui viserait à réduire au silence la dissension et à ruiner des vies en interrogeant des citoyens sur leurs valeurs, en les condamnant pour complicité par association et en les accusant d’être autant de << terroristes domestiques >> ? Il y a là trop en jeu pour attendre de voir ce qui pourrait résulter de l’adoption de ce texte. Si l’histoire doit nous apprendre quoi que ce soit, rappelons que le FBI de Hoover n’a aucunement usé de son autorité pour éliminer le crime organisé ou la violence du Ku Klux Klan. Il a plutôt employé ses moyens pour faire taire, éliminer et assassiner des leaders du mouvement pour les droits civiques, des activistes progressistes, des critiques sociaux et même des musiciens visionnaires.

 

Ce texte devrait plus logiquement s’intituler << Loi de profilage idéologique de 2007 >>, un texte visant à criminaliser les expressions de conscience sociale qui entrent en conflit avec l’Etat sécuritaire privatisé.

 

Source : USA fin de la démocratie - Le blog de Vahine

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 03:10

 

(Source : Spread the truth + Mondialisation.ca)

Dans de très nombreux pays dits « démocratiques » l’armée n’a pas le droit d’intervenir contre les citoyens. C’est même ce qui fait la différence entre les démocraties et les dictatures militaires comme l’Egypte. Pour contourner ce principe, les USA militarisent de plus en plus leurs forces de police. Celles-ci sont déjà équipées de blindés et maintenant elles vont recevoir des lasers aveuglants. Ceux-ci ont été testés sur les populations en Iraq et en Afghanistan. [source]

Ces lasers ont une puissance leur permettant de rendre une personne temporairement aveugle à une distance de 300 à 500 mètres quand il fait jour. La nuit, les pupilles sont dilatées et l’œil reçoit plus de lumière augmentant l’efficacité du laser qui devient opérationnel jusqu’à 1 kilomètre. Par contre, utilisé de près, il  cause une cécité permanente en dénaturant l’intérieur du globe oculaire à la manière d’un œuf bouilli.

Ce laser est utilisé dans les check points en Iraq et Afghanistan depuis 2006. Il est donc tout prêt pour servir dans les rues des capitales occidentales.

Un truc tout de même pour les futurs manifestants : prenez des miroirs avec vous pour leur renvoyer leurs rayons. En Iraq, un soldat s’est fait aveugler par son propre rayon parce que celui-ci a été renvoyé par le rétroviseur d’un véhicule vers lequel il pointait.

La Croix Rouge se déclare « sceptique ». Cette nouvelle est à rapprocher d’une qui est tombée il y a peu : la police britannique va pouvoir utiliser des armes chimiques interdites aux militaires par les conventions internationales. En effet, comme toutes ces conventions, y compris celle de Genève, parlent de « conflit armé », elles ne couvrent pas le travail de la police pour réprimer des manifestants.

Tous les régimes occidentaux savent que l’insatisfaction de leurs peuples va en croissant, et il viendra le jour il sera nécessaire de broyer les civils pour se maintenir. Ca se passe tous les jours comme ça en Afrique.

 

Les drones arrivent aux Etats-Unis

Un amendement à peine remarqué à un projet de loi de crédits de 63 milliards de dollars de la Federal Aviation Authority a des implications inquiétantes pour les droits démocratiques aux Etats-Unis.

Le président Barack Obama a promulgué le 14 février la loi « FAA Modernization and Reform Act of 2012. » Celle-ci prépare la voie à une vaste extension de l’utilisation de « véhicules aériens autonomes » (UAV) communément appelés drones, sur le territoire américain.

La législation, adoptée au début du mois, souligne le lien qui existe entre la croissance explosive du militarisme américain à l’étranger et la progression constante de la répression d’Etat policier à l’intérieur du pays.

Les drones sont devenus tristement célèbres dans le monde entier comme instruments de l’agression militaire américaine et outils de meurtre dans la « guerre mondiale contre le terrorisme. » Leur emploi a augmenté de façon exponentielle au cours de la dernière décennie. En 2001, l’arsenal militaire américain comptait à peine 50 drones. A présent, cet arsenal comprend une flotte d’environ 7.500 unités, allant des drones légers Raven utilisés pour la surveillance à ceux plus connus, comme les Predators et les Reapers, capables de planer sans être vus au-dessus de cibles humaines pendant une durée pouvant aller jusqu’à 28 heures et de tirer des missiles Hellfire aux effets dévastateurs.

Il y a à peine un mois, Obama avait publiquement loué ce qui est ostensiblement une guerre secrète des drones au Pakistan, bien que la population pakistanaise sache parfaitement qui était responsable de la pluie mortelle qui s’était abattue sur les villages appauvris dans les régions tribales du pays. Les frappes de drones ont été drastiquement augmentées sous le gouvernement Obama. Elles ont fait près de 2.700 victimes depuis 2004, dont une grande majorité d’hommes, de femmes et d’enfants sans armes.

Les drones ont été utilisés pour commettre les meurtres de la CIA au Yémen, en Somalie et ailleurs. Parmi leurs cibles se trouvaient des citoyens américains comme le religieux musulman Anwar al-Awlaki né au Nouveau Mexique qui fut condamné à mort sur demande du président américain sans avoir jamais été inculpé ou sans que la moindre preuve n’ait jamais été apportée à son encontre devant un tribunal.

Ces massacres et ces assassinats sont effectués par télécommande, le personnel de la CIA et de l’armée ciblant leurs victimes depuis des écrans d’ordinateurs situés dans des cabines, dans le désert de Nevada ou des bureaux près de Langley, en Virginie.

A présent cette technologie rentre au pays. La législation, signée la semaine dernière par Obama, prévoit que la FAA accélère, d’ici 90 jours, le processus par lequel les agences gouvernementales peuvent obtenir la permission d’utiliser leurs propres drones sur le sol américain. Les drones plus légers doivent voir leur utilisation autorisée presque immédiatement par n’importe quelle « agence de sécurité publique gouvernementale ». Dans un délai de six mois, la FAA doit établir un programme pilote pour intégrer les drones dans le « système de l’espace aérien national» dans six régions tests réparties sur l’ensemble du territoire.

D’ici à 2021, quelque 30.000 drones pourraient être utilisés dans le ciel américain – dont des UAV appartenant à l’armée, à la police et à des sociétés. Ils sont déjà utilisés par le Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis pour la surveillance des frontières américaines.

La force motrice clé se cachant derrière la législation est l’Association internationale pour les systèmes de véhicules sans pilotes (Association for Unmanned Vehicle Systems International), dont les membres comprennent des géants du complexe militaro-industriel tels Lockheed Martin, Boeing, General Dynamics, Northrop Grumman et Raytheon. Ce sont leurs lobbyistes, à ce qu’on rapporte, qui ont rédigé le texte de cette loi. Le marché des dromes atteint déjà 6 milliards de dollars par an et devrait doubler dans les dix prochaines années.

Dans un premier temps, cette prolifération de drones prépare le terrain à une vaste expansion de l’espionnage des citoyens américains par l’Etat. Les drones peuvent être équipés d’un matériel sophistiqué capable non seulement de photographier et de faire des enregistrements vidéo des faits et gestes d’un individu une fois qu’il a quitté sa maison mais aussi d’intercepter des communications électroniques et des appels sur des téléphones mobiles.

« Les drones fournissent un nouvel et puissant instrument de surveillance au gouvernement et à d’autres opérateurs (d’UAV) pour la collecte vaste et envahissante de données sur les « mouvements et activités » des américains, a mis en garde la semaine passée Jennifer Lynch, l’avocate d’Electronic Frontier Foundation (EFF), au moment où celle-ci intentait une action en justice réclamant des informations sur des autorisations déjà accordées par le gouvernement pour l’utilisation de drones dans l’espace aérien.

De plus, il n’y a aucune raison de penser qu’à l’intérieur des Etats-Unis les drones ne sont pas armés, mettant à profit sur le territoire américain l’expérience acquise par le gouvernement américain dans ses massacres au Pakistan et dans l’assassinat d’Awlaki. A cet égard, il vaut la peine de rappeler les arguments mis en avant pour justifier l’adoption de la Loi d’autorisation de la Défense nationale (National Defense Authorization Act) signée par Obama en décembre dernier.

Par cette loi, le Congrès américain avait entériné les pouvoirs extraconstitutionnels du président pour condamner quiconque, y compris les citoyens américains saisis sur le sol américain, à la détention militaire indéfinie sans procédure juridique.

La logique avancée par les partisans au Congrès est que la « guerre mondiale contre le terrorisme » a transformé l’ensemble de la planète en un champ de bataille, y compris les Etats-Unis eux-mêmes. Il n’y a aucune raison qu’un gouvernement qui accepte cette revendication réactionnaire hésite à recourir aux drones pour tuer des gens aux Etats-Unis, alors qu’il les utilise régulièrement pour des assassinats à l’étranger.

Avec le soutien du gouvernement Obama, et à la fois des partis tant démocrate que républicain, et sans que le moindre mot d’opposition ne soit venu des médias ou de l’establishment politique en général, la machinerie est en train d’être mise en place en vue de l’établissement d’un Etat militaro-policier complet.

Ce qui sous-tend ce processus c’est la polarisation sociale sans précédent entre l’aristocratie financière qui monopolise la richesse et le pouvoir et la population laborieuse, l’écrasante majorité de la population.

Dans des conditions où la crise du capitalisme mondial a aggravé cette polarisation et donné naissance aux premiers signes d’un renouveau de la lutte de classe, l’élite dirigeante se tourne vers les mêmes méthodes sanglantes pour défendre sa mainmise sur le pouvoir à l’intérieur du pays qu’elle a utilisées pour la promotion de ses intérêts à l’étranger.

 

Article original, WSWS, paru le 21 février 2012

 

Source : États-[policiers]Unis : drones et lasers aveuglants contre le peuple « État du Monde, État d'Être

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 22:02

 

 

Non les USA ne vont pas bien !


Un article de l’excellent site TECB (the economic collaps blog) qui s’intitule « Vous n’imaginez pas ce que les américains doivent faire pour survivre » [0] démonte toutes les thèses bidons de Télé-Bouygues ou du Figaro-Dassault (entre autres), selon lesquelles, il y aurait une reprise économique aux USA alors que le pays croule sous les dettes et que la paupérisation de la population gagne chaque jour plus d’espace. Il est tout de même curieux qu’un pays qui dépense 700 milliards de dollars pour faire la guerre au monde entier, ne soit pas en mesure d’assurer la survie de son peuple. L’article dont j’ai fait un résumé précise, que de nombreux étatsuniens ignorent dans quelles conditions vivent une grande partie de leurs concitoyens, comme ils ne savent pas à quoi ils sont réduits pour survivre. 
De nombreuses familles américaines vivent dans des égouts, dans des tunnels de drainage, sous des tentes, dans leur véhicule, se nourrissent de soupe au ketchup et vont jusqu’à cuisiner des rats ! Comme les sites d’hébergement sont combles ils n’ont d’autres solutions, que de proposer aux SDF de vivre dans les bois. Cinquante millions d’américains vivent en dessous du seuil de pauvreté et ce chiffre augmente régulièrement. On est loin des clichés hollywoodiens de Times Square ou de Sunset Boulevard, censés représenter la richesse et la prospérité des USA, quand ce ne sont en réalité que de vulgaires cache misère. Le déclin de l’économie américaine est en symbiose avec la paupérisation de la population, cependant les journaux du système, continuent à affirmer que l’économie américaine se porte bien ! Le site TECB propose un documentaire hallucinant [1] d’une demi-heure produit par la BBC dont le titre est « Pauvre Amérique », ce document vidéo est révélateur de la situation catastrophique du pays.
Les américains sont aujourd’hui des millions à avoir perdu tout espoir, chaque jour ils sont plus nombreux à rejoindre la masse des sans logis, le week-end qui vient quatre-vingt mille citoyens du Michigan [2] vont perdre le bénéfice de leur allocation chômage. Ces gens là sortent des statistiques en revanche ils n’ont guère d’espoir de retrouver un job, sinon un emploi à mi-temps ou à tiers-temps sous payé, bien entendu. Entre un travail et l’autre, ils dépensent le peu d’économies qu’ils possèdent pour survivre mais hélas ces maigres réserves d’argent on une fin ! L’auteur du texte rappelle qu’il a traité plus d’une fois des problèmes économiques des USA [3] qui croulent sous les dettes et qui ne peuvent plus assister les pauvres et les déshérités. Des millions de famille s’en tirent comme elles peuvent avec les emplois à temps partiel qui selon Gallup [4] se développent plus que jamais. Ainsi le nombre des travailleurs pauvres augmente régulièrement au mépris de ceux qui ont encore un emploi stable.[5]
Il est évident qu’avec un salaire de 8$ / h il est très difficile de joindre les deux bouts, d’autant plus que le cours de la vie augmente rapidement, le prix de l’essence à augmenté de 83% [6] depuis la venue au pouvoir d’Obama. Il semble qu’en 2011 la dépense moyenne pour l’achat d’essence de chaque famille fut de 4000$, ce qui représente beaucoup quand on ne gagne que quelques centaines de dollars par semaine [7]. L’auteur du blog insiste sur le fait qu’il n’aurait jamais fallu laisser des centaines d’entreprises et des millions de dollars sortir du pays. Une photo satellite permet de comparer le déclin de Detroit et la croissance de Shanghai [8] cette photo est emblématique de l’état de l’économie américaine, en dehors de toutes les fadaises que raconte la presse. L’éclatant développement de la Chine et le déclin des USA ne sont pas dus au hasard mais à l’application de politiques économiques démentes dont on nous fait l’apologie régulièrement. Les USA comptent des centaines de villes ou les habitants vivent dans les conditions du tiers monde. La vie à Maryvale dans la banlieue de Phoenix, qui est décrite par un blogueur [9] est un exemple parlant de ce déclin national. Les gangs sont en pleine expansion, ceux qui ont encore la chance d’avoir une maison la réparent avec des matériaux de récupération et les piscines verdâtres sont devenues inutilisables. À présent une autre crise globale [10] est sur le point de se manifester, il est clair qu’une fois de plus le gouvernement prendra soin du peuple de Wall Street mais il laissera tomber le reste du peuple américain, qui perdra dans l'affaire son job et son foyer. Pour se faire une idée plus précise de ce qui attend les USA il suffit de voir ce qui se passe en Grèce [11] ou 25% des entreprises ont fermé leurs portes, un tiers de tout l'argent a été retiré des comptes bancaires grecs et le chômage et la pauvreté sont absolument endémiques.
Les conseils des économistes et des politiciens qui durant des années avertirent les divers gouvernements, que l’endettement du pays le conduirait à sa perte n’ont servi à rien. On à continué à élire les mêmes selon les bons principes de la bipolarité électorale et ces gens là qui sont au service du système on conduit le pays à la ruine. Ainsi des millions d’américains en sont réduits à faire ce que jamais ils n’auraient pensé faire pour survivre.
Ces quelques lignes de plus devraient aussi interloquer les investisseurs, qui se fient plus aux journaux qu’aux faits. Le système est mort et très bientôt l’achèvement de la crise systémique commencée en 2008, conduira les pays développés vers les abysses du quart-monde, le néolibéralisme est un projet dément sans avenir. Ce n’est pas en détruisant les projets de société que l’on fera évoluer le monde, les pays développés vont rapidement régresser mais avant de toucher le fond, les artisans de cette crise devront payer leur dette et ce jour là, ni la police, ni l’armée ne suffiront plus a contenir la foule qui ira lyncher tous les porcs de Wall-Street et de la City. 

Alain Conny (d'après l'article de the economic collaps blog

Non les USA ne vont pas bien ! | Écrire sous les tropiques

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 19:05

 


Publié le30 août 2011 par


 

 

Dans les rues de quelques villes traversées voici peu de temps, la crise est là. On croise la pauvreté.Ils sont jeunes, vieux, hommes, femmes. Certains semblent avoir sombré il y a longtemps. D’autres beaucoup plus récemment. Au pied d’un fast-food, une femme d’une quarantaine d’années, habillée correctement, pleurait assise dans la rue un gobelet devant elle pour quémander quelques pièces. Une autre, plus « optimiste », sollicitait les clients d’une station service perdue au bord d’une highway.

L’Amérique n’a plus l’argent pour cacher ses pauvres des artères touristiques. Les centres commerciaux, espaces privés, peuvent encore empêcher la misère de s’afficher dans leurs couloir grâce à leurs vigiles privés.

Dans les agences immobilières des petites bourgades, on peut lire des annonces rassemblées sous l’étiquette


« Bank Owned Homes »

 (« maisons possédées par des banques »).

 

 

Source : Homeless America « Les coulisses de Juan (Sarkofrance)

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:58

 

 

 03 août 2011, La ville américaine de Las Vegas, connue pour ses casinos et ses limousines, est aussi celle qui abrite la plus forte proportion d'écoliers sans domicile fixe. Dans l'école Whitney,  85% des élèves n'ont pas de toît pour dormir.

 

Par Katja Schaer | Journaliste | 11/07/2011 | 15H05

Las Vegas (joevare/Flickr/CC).

« Ça n'a pas d'importance », qu'il dit. Aucune importance qu'on lui tire le portrait, qu'on l'interroge, qu'on le scrute, qu'on inspecte son espace. Sauf peut-être encore, par pudeur, les bouteilles d'urine, qu'il couvre de quelques habits, en vitesse. Il marmonne qu'il a oublié de les sortir. Qu'il faut qu'il vide tout ça. Il dit qu'il est invisible. Il s'appelle Michael.

Mais ça non plus, ça ne compte pas. Ce n'est pas son vrai nom. « Mickey, Mickey, ils me disaient toujours, c'est resté. » Il décline ; 52 ans, originaire de Géorgie, il a grandi à Las Vegas. Papa construisait des casinos. Maman servait des cocktails.

« Ici les flics nous laissent tranquilles »

Il est parti plusieurs fois, toujours revenu. Pour vivre, il fait la manche, trie des ordures, ramasse les pièces oubliées dans les machines à sous. Deux ans qu'il vit là, dans les canaux d'évacuation des eaux de pluie. Des tunnels à l'odeur de moisi, qui se faufilent sous Las Vegas.

Plus de 300 kilomètres de souterrains, inconnus des touristes, invisibles pour les habitants, creusés sous les fortunes des casinos pour éviter les inondations, et qui sont les abris plus ou moins provisoires, parfois permanents, de dizaines d'oubliés.

« Parce que ici, on ne dérange personne. Tant que les touristes nous voient pas, les flics nous laissent tranquilles. »

 

Il a les cheveux blancs. Les yeux bordés de cils noirs, comme un reste de fard. Il dit qu'il s'est réveillé il y a peu, allume une cigarette. Le lit est fait, la couverture tirée.

Sur les parois, Kennedy et une biche

Michael a mis de l'ordre dans son habitacle construit dans les tunnels. Un matelas monté sur des containeurs de plastique, une table de chevet. Un store, des couvertures fixées au « plafond » délimitent sa « chambre à coucher ». Une chaise pliante à côté du lit. Ses affaires empilées dans un caddie, triées dans des sacs. Les mégots dans un cendrier de verre. L'organisation restaure l'humanité.

Sur la couverture pendue, l'image d'une biche, comme un éclat d'enfance accidentel, décalé et presque ridicule. Un fusil est appuyé contre. La petite étagère, au-dessus du lit, est peinte. Rouge, violet, bleu. Comme si les couleurs avaient une chance contre le noir des tunnels.

Et puis, plus loin, le portrait de Kennedy, sous verre. Il dit qu'il a hésité. Kennedy ou Marilyn Monroe. Il a pris Kennedy. « Un symbole de la vie américaine, vous comprenez. » Des décorations d'autant plus aberrantes que sa seule lumière vient d'une petite lampe de poche.

« Les bactéries, je les sens partout »

Son histoire est commune. Ni victime ni héros. Six enfants, un divorce, la perte du job, la famille qui implose et la vie chamboulée. Fumette, speed, métamphétamine. Il résume la chute. « C'est pas à cause de la drogue que je suis ici, mais parce que je prends de la drogue », répète-t-il, comme une phrase apprise en thérapie.

On imagine les travailleurs sociaux, les théories sur l'autoresponsabilisation. La dérision est là, l'envie de pouffer proche. Et la foi en Dieu, bien sûr, qu'il dit avoir encore sans préciser pourquoi. Vingt ans qu'il traîne. Ici, il se sent sûr. A part quelques paumés, personne ne vient dans ces tunnels.

Et même, ici tout s'entend. L'écho l'avertit toujours. Alors il est tranquille. A part pour les bêtes. Celles qui lui courent sur la peau. « Les bactéries, je les sens. Elles me démangent, elles sont partout. Ou peut-être que j'imagine. » Il ne sait plus. « Welcome to Fabulous Las Vegas », c'est marqué à l'entrée de la ville. Juste à côté de l'ouverture du tunnel. Et au-dessus de son lit, c'est gribouillé. The time is now - to stop and see - what this world - has done to me… (le moment est venu / de m'arrêter voir / ce que le monde m'a fait)

Juste sous le terrain de golf

Pour Jody et Eddie, c'est pareil. L'espoir en plus. Jody a un compte en banque. Elle économise ses rentes d'invalide pour vivre avec Eddie, dans une vraie maison. Sept ans qu'ils ont élu domicile dans les couloirs souterrains de Las Vegas.

Jody a la petite cinquantaine, la voix noyée, le sens de l'humour, un ex-mari violent, alcoolique et décédé. Alors, forcément, les détours de la vie, elle connaît. Et il y a la bouteille aussi, toujours là.

Eddie, lui, a ses dettes. Soigné, rasé, la casquette de baseball sur les cheveux courts. Il dit qu'il a un travail maintenant, qu'il ne se drogue pas. Cordial, bronzé, il a des allures de gérant de supermarché. Eux aussi se sont construit un « sweet home ».

Ils ironisent sur le prestige de leur propriété, proche de l'aéroport et du terrain de golf. Juste quelques mètres en dessous, dans le noir. Assis, tous deux, sur des chaises pliantes, le sweatshirt aux couleurs d'équipe de sport, ils ont l'air de sympathiques vacanciers américains qu'on aurait, d'un coup de baguette malicieux, propulsés de la terrasse d'une villa mitoyenne aux égouts d'une ville.

« Des fois, on ne veut plus en sortir »

Tout y est, même le sourire radieux. Ne manquent que le barbecue et la glacière. Jody parle de ses enfants, de sa vie d'avant, normale, elle dit. « J'habitais dans la banlieue. J'ai travaillé un peu sur le Strip. » Las Vegas ? Une ville qu'elle aime, « fabulous of course ».

Mais sans pitié. Parce qu'il faut savoir lui échapper. Eddie n'a pas su. A côté de son travail, de son bon salaire, de sa vie tranquille, il s'est laissé éblouir, brûlé par les lumières de la ville, les tables de jeu et les paillettes des filles. L'argent a filé, comme le reste. Dettes, prison, chômage. On espère un récit extraordinaire. En vain. La vie toute plate.

Jody rigole. « Si j'avais pas mon Eddie, je perdrais la boule. » Les tunnels, c'est bizarre, elle raconte. Ils vous prennent, vous gagnent. « Des fois même, on a plus envie d'en sortir. Parce qu'on se sent sûr. Ils nous protègent des températures du désert, du trop chaud, du glacial. »

Même s'il y a les fous, les drogués qui les menacent quelquefois. Et les pluies aussi, soudaines, dont les courants balaient tout, on se sent sûr, malgré tout. On s'attache.

Dans les cales du rêve américain

Jody est appliquée. Elle en prend soin, de son chez-elle. Il faut savoir rester propre, elle dit. Entre les bitures, la lessive est faite, les draps rafraîchis. « No trespassing », avertit le signe de carton, à l'entrée de leur recoin. Comme si des touristes égarés, entre les lumières du Mandalay Bay et celles du Caesars Palace, se laissaient tenter par l'ombre souterraine.

« On a même un chien », pouffe-t-elle. Et brandit une énorme peluche. Là aussi, un morceau d'enfance pour ultime refuge, quand le reste est perdu. Mais Eddie et Jody sont tout près. Suspendus entre une illustration caricaturale de l'Amérique moyenne et celle d'un rêve américain échoué. Perchés sur la frontière invisible qui sépare le normal de l'intenable, ils nous rappellent la proximité du vide, la facilité de la chute.

Repas, repos, lessives, visites à la bibliothèque et promenades sur le Strip. Leur routine, leur imitation de normalité déconcerte. On cherche le drapeau américain, l'église du bled. Ils sont tout près. Invisibles parce qu'ils sont dans les tunnels. Mais aussi parce qu'ils nous ressemblent, parce qu'ils sont comme nous. Au bistrot, à la bibliothèque, sur les terrasses du Strip, ils sont assis, juste à côté de nous.

En partenariat avec La Liberté

 

 

Source : Le monde de l'exclusion

Pleins de renseignements utiles pour ceux qui la vivent l'exclusion et des articles pour ouvrir les yeux de ceux qui l'ignorent

 

http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/AurlieChampagne/FANTOME_CADDIE.jpg

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 12:34

 

 

Alain VIDAL


New-York, après l’attentat criminel du 11 septembre 2001, une petite fille en pleurs attend des nouvelles de sa maman. Coup de téléphone :

- Oh !c’est toi maman, tu es vivante, j’ai eu si peur, il y a tant de morts.

- Oui, ma chérie, c’est moi, mais tu sais je t’appelle pour te dire adieu…

Le même jour, quelque part en Somalie, une petite fille pleure sa maman qui vient de mourir, torturée par la faim. Pour faire le deuil, pas d’aide psychologique… à quoi bon ? Dans quelques heures, l’enfant mourra, emportée par la famine.

Toutes les heures, 3300 personnes meurent de faim, 100000 par jour ! Ce qui équivaut à trente 11 septembre ! En dix ans, le terrorisme alimentaire a tué 365 millions d’êtres humains…109 500 11 septembre …Pas de condoléances, pas une minute de silence, pas de commémoration, pas de reportages, pas de dessins d’écoliers envoyés aux familles des victimes, pas de mémorial pour cet attentat permanent, rien pour ces pauvres hères qui meurent assassinés dans l’indifférence d’un Nord bien nourri qui réduit l’universel au Word Trade Center.

Je me sentirai américain quand les Américains comprendront que l’économie dite de marché est incapable de résoudre la misère du monde, quand les Américains comprendront que le marché de l’emploi décrète l’inutilité d’un nombre croissant d’êtres humains dont la valeur n’est que marchande. Les capitaux se déplacent en toute liberté dans le monde à grands coups d’expropriations de terres vivrières et se posent là où les riches espèrent le plus grand profit.

Je me sentirai Américain quand les Américains comprendront que la sécheresse a bon dos pour expliquer les famines, quand on sait que 93 % des réserves d’eau ne sont pas utilisées en Afrique. Et pour cause ! Malgré leur évidente faisabilité, ces travaux ne seraient pas rentables. L’Afrique n’a pas de problème d’eau, elle a un problème de tuyaux ! Pour les produits à l’exportation, pour les complexes touristiques de grand luxe avec terrains de golf, miraculeusement, l’eau apparaît, là où, pour des productions agricoles locales, hier encore, rien n’était possible. Ce qui était utopique pour l’irrigation de terres nourricières devient réalité quand il s’agit de l’addiction compulsive des riches. Financement de campagnes électorales, aide à l’organisation de coup d’état, soutien aux dictateurs, partout, l’appétit prédateur des riches est à l’œuvre. Les chefs d’état, commis-voyageurs officiels, sillonnent la planète pour la défense d’intérêts strictement privés.

La famine, conséquence d’une guerre économique , qui, avec le remplacement des hommes par la machine, exige de vendre moins cher avec toujours moins de salaires. La conquête d’un marché, c’est du chômage pour les entreprises vaincues… Exclu de tout revenu, un nombre croissant de gens sont condamnés aux bidonvilles et aux camps de la faim. Autrefois, munis d’outils rudimentaires, tout travailleur manuel rapportait un profit au maître. On était exploités mais assurés du minimum, ne serait-ce que pour continuer à produire. Aujourd’hui, condamnés à mourir de faim car non rentables, chaque jour, cent mille êtres humains sont abandonnés à une mort certaine. Petits producteurs indépendants, expropriés de leur terre ou de leur atelier par l’endettement bancaire ou par des lois décrétées par des gouvernements corrompus à la solde de multinationales. Cent mille personnes assassinées, comme par exemple dans la corne de l’Afrique, à coup de cultures de roses et de tulipes chassant les terres vivrières.

La liberté de circulation du patrimoine de savoirs et de savoir-faire dont tout être humain est naturellement l’héritier apporterait la prospérité à l’échelle de la planète. Impensable, la prospérité pour tous sans le profit, source de distinction ! C’est le butin pris à autrui qui donne à certains cette illusion de grandeur dans un monde qu’ils ont mis à genoux en l’appauvrissant. L’intérêt général est intolérable, quand le charme discret de la bourgeoisie commande d’envoyer son enfant dans une école privée à 20 000 € l’année. Intolérable, pour les « élites », que tous les jeunes accèdent à un enseignement et à des soins de grande qualité semblables à ceux de leurs enfants… Souvenons-nous du Front populaire de1936, de ces riches ne supportant pas voir « leurs ouvriers » en congés payés pique-niquer sur « leurs » plage. Sans le développement séparé, les riches ne se distingueraient pas de ces masses indistinctes et vulgaires.

La disparition des productions inutiles et dangereuses qui n’existent que pour le seul profit, conjuguée à l’abondance technologique, ferait que 15 % de la population active suffirait à la production des biens matériels pour les particuliers, l’industrie et les services (nourriture, logement, machines…). Le reste, 85 %, s’investissant dans les services publics.

Ce luxe criminogène provoque de multiples luxations entre les membres du corps social. N’oublions pas que luxation vient de luxe, consommation excessive… L’addiction à l’accumulation compulsive pousse les seigneurs du capital à maintenir les populations en état de nécessité, en dénaturant l’abondance de temps libéré par les machines. Ce temps libéré, on préfère le détourner des services publics, pour le gaspiller dans le chômage ou le salariat.

Pour endiguer l’extension des services publics, ou pour les détruire, les grands actionnaires possèdent une arme de dépossession massive : l’endettement. Un endettement généré par des intérêts bancaires illégitimes. La monnaie est devenue quasiment gratuite par l’abandon depuis le siècle dernier de la parité-or (95 % de monnaie électronique, 5% de pièces et de billets…). L’argent n’est pas une richesse, mais seulement la mesure des richesses. Quand tout, quasiment, se fabriquait à la main, il était logique de créer la monnaie en fonction du seul travail des hommes, cristallisé dans les marchandises, mais aujourd’hui, en deux cents ans, les marchandises, en moyenne, sont fabriquées à 95% par les machines informatisées. Malgré cela, la création monétaire et le pouvoir d’achat restent alignés sur le seul travail humain !

La création de monnaie et son usage sont contrôlés par dix millions de millionnaires en dollars et neuf cents milliardaires à la tête des banques, des grands moyens de production et des médias. Par les intérêts sur l’argent, ils décident des productions, et règnent ainsi sur nos existences. L’obligation faite aux Etats de réduire les services publics pour abaisser la dette, a pour objectif caché de mettre à la disposition des capitaines d’industrie un réservoir de chômeurs, taillables et corvéables à merci dans le salariat, chômeurs qui, s’ils devenaient fonctionnaires, seraient à tout jamais perdus pour l’enrichissement privé. On aura compris que le système bancaire ne profite pas qu’aux seuls banquiers, c’est une arme d’expropriation massive entre les mains des multimillionnaires. Une arme d’endettement (par intérêts accumulés), qui rabat les dépossédés vers le chômage ou le salariat. En Somalie, comme ailleurs, des enfants continueront à mourir de faim, tant que les peuples n’auront pas la souveraineté monétaire, préalable à la souveraineté alimentaire.

Je me sentirai américain quand les Américains comprendront qu’une dette qui n’est que racket ça ne se rembourse pas !

De l’esclavage au salariat, de l’expropriation par enlèvement d’esclaves à l’expropriation par endettement des petits paysans et artisans indépendants…du racket par l’épée au racket par les intérêts sur la monnaie, le monde est passé de l’occupation militaire à l’occupation monétaire. Sans endettement, pas de profit. Ce racket fait que les dépossédés s’entassent dans les bidonvilles, contraints au trafic de drogue, à la prostitution, au démantèlement des familles par la vente d’enfants à des gens du Nord en mal d’adoption, voire à la vente à la découpe de son propre corps, je veux dire la vente d’organes. Au dernier stade de l’avilissement, un amas de corps dégradés, paysage de famine, dans un océan de terres exploitées ou maintenues en jachère au nom du seul profit.

Je me sentirai américain quand les Américains comprendront que les commémorations du 11 septembre sont un message à destination des couches intermédiaires de la société, un message pour reléguer dans l’oubli les victimes du terrorisme de la faim, en Somalie et ailleurs. L’intégrisme musulman est présenté comme le pire ennemi, occultant le fait que les intégrismes se développent sur le terreau des inégalités. Sans ce matelas protecteur, sans les couches intermédiaires, du cadre moyen au pdg salarié, les seigneurs du capital seraient directement confrontés à la colère des couches populaires. Millionnaires et milliardaires en seraient réduits à se calfeutrer, comme le font les dictateurs du Sud, au fond de leur palais, dans l’angoisse des révoltes populaires. Sans l’Ecole et l’Université, sans une foule de journalistes et d’intellectuels médiatisés à outrance, banalisant salariat et croyance fausse en l’argent (présenté comme une richesse), comment faire consentir les peuples au système ? Et comment légaliser la dette-racket sans ces politiques dont la carrière dépend d’un passage en continu dans les médias, propriétés des riches ? N’oublions pas que le printemps arabe est né de la défection des couches intermédiaires se rangeant au côté des classes populaires… Les couches intermédiaires, portent une énorme responsabilité dans la marche du monde, car, consciemment ou non, elles gèrent le système pour les riches. Que ces couches se lèvent aux côtés des dépossédés de la Terre !

Je me sentirai américain quand les Américains comprendront que la libre entreprise est un mirage lorsque 92 % de la population active est réduite au salariat. Le Code du travail définit le salariat dans un rapport de subordination aux actionnaires qui achètent une force humaine de travail contre un salaire… Qu’on soit vendu comme esclave ou qu’on soit éduqué à se vendre sur le marché de l’emploi, on doit se plier à un maître, que ce soit le planteur ou le conseil d’administration, (employer, de ployer, faire plier). Ainsi, qu’on le veuille ou non, on reste mancipare, vendu, le contraire d’émancipé, celui qu’on n’achète pas….

Les seigneurs du capital s’accrochent au capitalisme comme les seigneurs féodaux au féodalisme. Sans les serfs rackettés, pas de château, sans les salariés rackettés, pas d’îles privées, pas de suite dans les palaces, pas d’enveloppes aux politiques qui promulguent des lois d’enrichissement sur mesure. Pour les banksters-racketteurs et leurs copains, pas d’enrichissement sans appauvrissement.

Je me sentirai américain quand les Américains reconnaîtront que le verrouillage des savoirs et savoir-faire par les brevets, constitue l’une des principales causes de la misère du monde. Un savoir, une idée, une invention, relèvent de la sphère de l’immatériel. La même connaissance peut être utilisée par un nombre illimité de gens sans que son inventeur en soit privé. Contrairement à une idée reçue, le savoir ne se partage pas, il se transmet à l’identique… Dans la réalité, seuls les biens matériels sont échangeables, tu me donnes un bonbon contre une image, chacun a donné, chacun a reçu. Les informations se transmettent sans aucune dépossession, mieux elles s’enrichissent dans leur utilisation à l’inverse des biens matériels qui s’usent dans la consommation. Cette remise en question d’un prétendu marché de la connaissance est aussi lourde de conséquences que celle de la centralité de la Terre par Galilée. L’ignorer, c’est se donner bonne conscience dans des actions charitables, nécessaires certes, mais inopérantes sur le long terme car n’agissant pas sur les causes du mal.

Qu’un auteur, qu’un inventeur soit reconnu, très bien, mais la propriété intellectuelle qui n’est que le droit de déposséder autrui doit être abolie, aucune œuvre, aucune invention, n’aurait pu voir le jour sans toutes celles qui l’ont précédée, et pour la quasi-totalité, sans aucun brevet.

Je me sentirai Américain quand viendra le jour du libre accès aux inventions et procédés qui appartiennent au patrimoine de l’humanité. Quand ne seront plus confisqués les savoirs et savoir-faire accumulés depuis la nuit des temps, patrimoine dont nous sommes tous les héritiers…

Je me sentirai Américain quand les Américains ressentiront de l’émotion à l’égard des victimes du terrorisme alimentaire. Quand seront interdits quotas et destructions concernant les productions utiles aux populations. Quand savoirs et savoir-faire circuleront librement en lieu et place des capitaux. Quand, dans la production des biens matériels, le temps libéré par les machines sera systématiquement déversé dans les services, tous, devenus publics. Quand la création monétaire sera alignée sur les quantités de productions, autorisant ainsi un revenu d’existence, alimenté par une monnaie sans intérêts, une monnaie anti-spéculation, une monnaie anti-expropriation, tout simplement, une monnaie de paix. Fabuleux programme, quand on sait que payer vient de pacare, faire la paix...

…C’est alors que les Somaliens se sentiront américains.

Alain Vidal, Nantes le 21 septembre 2011

http://alain-vidal.blogspot.com/ http://liberonslamonnaie.blogspot.com/

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http://www.legrandsoir.info/je-me-sentirai-americain-quand-les-americains-se-sentiront-somaliens.html
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:56

 

http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_horizontal/occupy_wallstreet.jpg

 

 

Ceux qui s’appellent les 99 %, ont été violemment réprimés lors d’une marche pacifique samedi devant Wall Street. Ils étaient venus pour dénoncer pacifiquement l’injustice du système financier, ils ont été accueillis par des tasers et des matraques.

C’est pire que disproportionné, surtout au moment où Barack Obama et Hilary Clinton invoquent le droit à manifester comme un droit de l’homme, en Syrie… La répression dont sont victimes les Indignés de New York laisse pantois. Plusieurs centaines d’entre eux marchaient pacifiquement samedi en direction de Wall Street, en dénonçant l’injustice sociale et la dictature des marchés financiers. Ils se sont fait intercepter par une impressionnante quantité de policiers, qui n’ont pas hésité à jouer de la matraque et du gaz au poivre sur des manifestants médusés. Plusieurs manifestants ont également pris des coups de tasers. Il y aurait cinq blessés. Aucun débordement, ni de dégradation de la part des manifestants. La police évoque des « troubles de l’ordre publics » parce que la circulation des voitures a été perturbée pendant une heure… Résultats des blessés et au moins 80 arrestations.
Les manifestants rapportent que la police a également confisqué téléphones et appareils photos, puisque la seule arme des indignés est de donner à voir. Ce dimanche, les militants restant sont cantonés dans leur square, entourrés d’un épais cordon de police.

 

http://s2.lemde.fr/image/2011/09/25/540x270/1577540_3_6e0d_la-police-a-notamment-invoque-des-troubles-a.jpg

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 21:11

Je publie ce texte qui n'est pas daté, sinon "après Katrina", il y en a d'autres sur ce blog sur ce thème. Si je le publie c'est qu'il reflète à quel point ce que nous vivons là, présentement est transatlantique et combien nous sommes proches, étasuniens, européens, des problèmes similaires et des manières de l'exprimer qui se ressemblent. J'ai toujours un peu mal quand je vois stigmatiser les Étasuniens en tant que tels... seul figure le nom de la traductrice, qui a fait du bon boulot, mais je me sens cousine de l'auteur(e) et peut-être le suis-je ou vous. Anne

 

La misère en Amérique La tempête parfaite

(texte traduit par Maria Pia Mascaro)

"Avec la démolition annoncée de quatre complexes de logements sociaux, probablement à la mi-décembre, les habitants de la Nouvelle Orléans vont perdre quelques 5000 appartements à loyer modéré, probablement pour toujours. Je disais ce matin à un ami que la ville se désintégrait. Une explosion de vols, certains commis par des adolescents, à ce que qu'en disent les autorités; un augmentation vertigineuse du nombre de sans-abri; des politiciens qui préfèrent regarder ailleurs quand la corruption les sert si bien. Cela me fait penser, lui dis-je, au personnage du dessin animé Bugs Bunny, dans une scène où il est furieusement occupé à creuser un tunnel sous-terrain pour trouver son chemin vers le paradis, ou une plage, ou un endroit agréable, je ne me souviens plus exactement. Quant sa tête surgit enfin du trou, il est au milieu du Pole Nord et dit un truc du genre: "J'ai du faire fausse route à Albuquerque". Je ressens les choses comme ça parfois. Il suffit d'une erreur à un croisement pour se retrouver dans un environnement glacial. Le genre d'environnement où 17000 de nos habitants, citoyens, résidents sont sans abri. Le genre d'environnement où les politiciens sont prêts à démolir des logements viables pour une "théorie", celle qui voudrait que l'amalgame de pauvres crée la pauvreté. Le genre d'environnement où nos "leaders" élus caquètent sur des questions d'éthique et sur la réforme du gouverment, mais préfèrent regarder ailleurs quand le chef de notre agence fédérale, supposée créer des logements pour les pauvres, est l'objet d'une enquête criminelle pour des deals sulfureux conclus dans le but de démolir des logements publics abordables pour les travailleurs pauvres de la Nouvelle Orléans. Et n'est-ce pas un concept corrompu, que celui de vouloir détruire des quartiers entiers habités par des pauvres, au nom du combat contre la pauvreté, alors qu'il y a eu peu d'efforts, à ce jour, pour remplacer ces logements? Il faut en conclure qu'il s'agit bien dans ce cas, de détourner le regard, loin de la souffrance des autres. Oui, il y a bien eu un peu de raffut en faveur des "chèques"de logement, 3000 pour être exact, selon la conseillère communale Stacy Head. Nous prendrons les 3000 chèques, s'ils seront véritablement distribués. Mais, Madame Head, et avec vous le reste du Conseil, vous continuez à plaider pour la destruction de 7000 logements sociaux, alors que vous réclamez 3000 chèques pour des logements "permanents et de secours". Quel meilleur moyen de fournir des logements de secours que les structures existantes? Allez comprendre! Ensuite, nous entendons Mme Head dire qu'elle est prête à avoir quelques uns de ces appartements de secours dans son district d'uptown. Il en faudra bien plus que quelques uns, Mme Head, pour régler le problème. Deux leaders politiques de New Orleans East, la conseillère communale Cynthia Willard Lewis et la sénatrice Ann Duplesis sont opposées à la construction de complexes d'appartements familiaux dans l'est de la ville. Les loyers proposés oscilleraient entre 700 et 1300 dollars, ce qui ne sont pas à proprement parler des loyers modérés, avec emphase placée sur "ceux qui peuvent payer par leurs propres moyens". Il ne s'agit donc pas d'appartement pour les plus bas salariés de la ville. Refuser des nouveaux logements au prétexte du manque de services publics ne résoudra pas le problème du manque de services publics dans ce quartier. En général, les services publics suivent les gens, surtout si nous finançons correctement ces services. Ajoutez à cela la décision de la FEMA (apparemment soutenue par la ville) de fermer les campements de caravanes. La FEMA a déjà discrètement fermé plusieurs sites depuis août. Cette décision implique la fermeture de 2797 caravanes et touche plus de 5000 personnes. Plusieurs résidents se demandent où ils vont aller. Ces caravanes ne sont pas la solution idéale, elles sont même dangereuses si l'on prend en compte le problème des taux de formaldehyde détectés dans certaines unités. Mais leurs locataires se retrouvent entre le marteau et l'enclume: il n'y a tout simplement plus suffisamment de logements abordables à la Nouvelle Orléans en ce moment. Il y a bien sûr une alternative à tout cela: et si le gouvernement fédéral fournissait les ressources nécessaires pour reconstruire nos quartiers et nos infractructures, ce qu'il aurait dû faire depuis le début? Pourquoi ne pas créer un programme fédéral d'emplois pour reconstruire la Nouvelle Orléans et le reste de la Côte du Golfe? Pourquoi nos élus continuent-ils à lobbyer en faveur des mauvais projets, au lieu de réclamer des ressources pour des logements abordables? C'est qu'il y a un intérêt derrière tout cela: le réduction du nombre de logements sociaux sert à empêcher les gens de rentrer. Quelle autre conclusion en tirer? Nous nous réveillons tous au milieu d'une tempête glaciale, dans un paysage soufflé par les vents où nos concitoyens dorment dans des tentes, sans sanitaires, dans un campement devant la mairie de la ville. Nos amis se plaignent de maladies liées au stress, certains en meurent. De nombreux résidents se battent pour la réouverture des logements sociaux tout en ayant à faire face au stress de ce qui est devenue la lutte pour leur survie quotidienne entre l'augmentation des prix de l'électricité, de la nourriture, l'inefficacité des transports publics, le sous-financement des écoles publiques. Et puis, il y a ceux qui ont tout simplement abonné, renoncé à leur rêve de retour. N'est-ce pas ce que ce les gens au pouvoir souhaitaient? La démolition des logements sociaux ne résoudra pas le problème. Il ne fera que l'exacerber. Et nous courons le risque d'avoir une population permanente de sans abri. Alors quoi? le slogan serait-il "habituez-vous?"." Source : http://humeurs-en-billets.over-blog.com/pages/La_misere_en_Amerique-769417.html

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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