3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 12:42

 

 

 

Par Jairo Mejía

 

Washington, 14 avril (EFE). Les milices aux USA grandissent dans l’ombre, alimentées par les vétérans de guerre, « patriotes » armés organisés sous la discipline militaire, convaincus que cela représente l’ultime garantie pour ne pas laisser au gouvernement le monopole de la force.

Malgré le débat pour améliorer le contrôle des armes aux USA, les données indiquent que l’affection pour les fusils et pistolets n’a pas diminué et, les milices, obscurs groupes armés qui s’érigent en garants du Second Amendement de la Constitution, ne cessent de croître en nombre.

Tim Vance, un des leaders de l’autoproclamée Milice Citoyenne de Virginie Numéro 10, explique dans une entrevue avec Efe que la Constitution envisage et protège la création de milices armées informelles pour la protection des droits des citoyens  

Cette protection date de 1776, quand 13 états des récemment nés Etats-Unis craignaient encore de voir leur indépendance menacée par des empires envahisseurs, quoique les membres de la milice assurent que ces axes persistent et gardent leur validité.

Les milices armées secrètes ont augmenté de quelques centaines il y a environ 4 ans jusqu’à 1300 groupes de « patriotes » et opposés au  gouvernement fédéral, selon les données de « Southern Poverty Law Center »

Ce qui fait que cette dernière année, le FBI a reconnu avoir sans cesse vu augmenter le nombre de demandes de renseignement de la part d’autorités locales pour brider ce mouvement toujours mieux armés et entraîné.

En plus, selon ce que reconnait Vance, lui-même, les guerres d’Irak et Afghanistan ont alimenté ces organisations -dont les participants s’unissent de manière volontaire et avec l’engagement de servir leur communauté - en vétéran initiés à l’usage des armes et tactiques de guerre.

“Nous ne sommes pas des groupes anti-gouvernements, nous sommes contre la tyrannie. Les Etats-Unis tiennent la meilleure forme de gouvernement jamais crée par l’homme et les milices sont sujettes de ce gouvernement et défendront le mode de vie étasuniens en accord avec la Constitution » indique Vance

Tout bien pesé, les autorités fédérales surveillent avec vigilance ce type de groupements paramilitaires qui accueillent des personnes avec des idéologies conspiratives et disposées à attaquer le gouvernement fédéral pour défendre des libertés qu’ils considèrent toujours plus restreintes, comme celle de la possession d’armes.

Il ne faut pas chercher très loin pour rencontrer de telles idées chez des citoyens de Virginie qui n’ont jamais entretenus de contact avec les milices « subreptices »

Tom Clarke, un défenseur à outrance du droit à porter des armes librement des milices, explique qu’en Virginie « il y a une explosion du nombre de gens qui veulent apprendre le maniement des armes. En ce moment nous sommes en rupture de munitions, les balles arrivent dans les magasins et disparaissent à l’instant » .

Clark ne défend pas les milices mais partage cette paranoïa qui maintient en vie ces groupes. « La croissance exponentielle des dernières années est causée par l’inquiétude que provoquent des restrictions à venir de la liberté de la part du gouvernement. Les gens se préparent ; » dit-il.

Le leader de la « Milice 10 » est  préoccupé par les contrôles d’antécédents pénaux et psychologiques qui s’universalisent pour accéder aux armes et « sont initiés par les Nations Unies. L’ONU ne devrait se mêler en rien de ce qui affecte notre constitution.

Cette préoccupation est sous-tendue par la peur partagée par quelques membres des milices que le Président Obama, permette que d’autres pouvoirs extérieurs limitent les droits et libertés individuelles des étasuniens.

Les membres des milices sont discrets et ne souhaitent pas apparaître dans les médias, c’est pour cela que Charles –un autre membre – est prudent au moment de donner des détails de leur organisation. Il ne veut pas sauter par-dessus « la chaîne de commandement »

“Quelques membres préfèrent maintenir ces groupes occultés et ne souhaitent pas que la presse, les agents de l’ordre ou les agences gouvernementales s’informent à leur sujet, d’autres, au contraire, pensent que la publicité est bien. Nous avons choisi de vivre dans l’ombre », indique Vance.

En plein débat sur le contrôle des armes les milices continuent d’augmenter leurs files, à présent composées de centaines de milliers de gens, avec de nouvelles recrues soucieuses d’éviter ce qu’elles considèrent comme des abus du pouvoir central et de l’élite.

Pour le moment, elles continuent à s’entraîner régulièrement, amassant lentement des arsenaux, comme le laissent voir les saisies opérées par le FBI.

Traduction Anne Wolff, source en espagnol :

Milicias en EE.UU., la rebelión en la sombra contra el monopolio de la fuerza :: La Jornada Hispanic Newspaper :: América 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 13:46

 

 

Pétitions d’indépendance dans des Etats Fédérés des USA

 

Toutes les versions de cet article : [Español] [français]

À peine une semaine après son élection, Barack Obama reçoit déjà des plaintes. Ils sont actuellement 100 000 à avoir signé une pétition afin de réclamer leur indépendance des États-Unis.

Les Usaméricains mécontents de l’issue de l’élection présidentielle du 6 novembre inondent désormais la Maison Blanche de requêtes pour demander l’indépendance de leur État des États-Unis.

Déjà 100 000 indépendantistes signataires

Une pétition, signée par plus de 100 000 personnes, a été publiée sur la rubrique « Nous le Peuple » du site de la Maison Blanche, révèle la BBC.

Ces pétitions sont issues d’une vingtaine d’États, si la plupart sont traditionnellement républicains, de nombreuses pétitions proviennent également du Nord-Est, généralement acquis aux démocrates.

Dans l’ensemble, les pétitions ont été déposées pour l’Alabama, l’Arkansas, le Colorado, la Floride, la Géorgie, l’Indiana, le Kentucky, la Louisiane, le Michigan, le Mississippi, le Missouri, le Montana, le New Jersey, New York, la Caroline du Nord, le Dakota du Nord, l’Oregon, la Caroline du Sud, le Tennessee et le Texas.

Selon la Déclaration d’indépendance de 1776…

Le Washington Post indique que la majorité des pétitions commencent ainsi :

« Comme les Pères fondateurs l’ont inscrit, lisiblement, dans la Déclaration d’Indépendance de 1776 :

« Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation.[…] Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement […] »

Le Texas, chef de file des indépendantistes

Le Texas est plus précis dans sa requête et invoque des « violations flagrantes » des droits américains à travers le National Defense Authorization Act (série de lois votées par le gouvernement fédéral américain) ou encore la Transportation Security Administration.

« Puisque l’État du Texas dispose d’un budget équilibré et est parvenu à devenir la 15ème économie mondiale, il est possible, pour le Texas, de se retirer de l’union et ainsi, de protéger le train de vie de ses citoyens, de sécuriser leurs droits et leurs libertés, conformément aux idées originales et aux croyances de nos Pères fondateurs qui ne sont plus respectés par le gouvernement fédéral », pouvait-on lire sur la pétition de l’État du Texas.

Cette seule pétition devait réunir 25 000 signatures, elle en a recueilli plus de 66 000. La Maison Blanche a d’ores et déjà promis une réponse, selon une information de la BBC. Au Texas, Mitt Romney a remporté 38 grands électeurs. Il a également réuni 57% des voix contre 41% pour Barack Obama.

Kaitlin Funaro

Global Post / Adaptation Sybille de Larocque - JOL Press, le 14/11/2012

Source :
Pétitions d'indépendance dans des Etats Fédérés de USA - El Correo

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 11:01

Un pays aussi où la privatisation des prisons y compris celles pour enfants a déclenché quelques scandales. Les entreprises privées qui gèrent ces prisons font pression sur les juges de la jeunesse pour qu'ils aident à la rentabilité de leur entreprise en y envoyant des gamins qui n'ont rien à y faire. Quand on sait les conséquences irréversibles de ce genre "d'accidents de la vie" qui bouleversent le destin... on peut s'interroger sur cette politique carcérale du pays qui a rappelons le plus haut taux d'habitants emprisonnés au monde. Et n'oublions pas cette petite brochure officielle récemment réédité qui programme la rééducation des dissidents politique dans des camps prévus à cet effet.

Or nous savons que les habitants pauvres courent pour de multiples raisons un risque accru de se retrouver en prison, nous savons aussi que les séquelles de la misère surtout quand la société n'offrent aucune perspective d'y échapper que n'existe plus même pour la plupart de perspective de pouvoir même pas individuellement améliorer sot sort... sont dramatiques et irréversibles. Nous voyons cette tendance à la privatisation de l'enseignement aussi qui fait de l'éducation une marchandise pour gosses de riches...là-bas, comme ici, comme ailleurs

Jusqu'où cela ira-t-il ? Sommes-nous vraiment condamnés à ces lendemains qui déchantent toujours plus ? Devons-nous continuer à dormir pour poursuivre, nous aussi, européens notre illusion d'une Europe qui permet l'amélioration de notre qualité de vie. Parce que si cet article fait référence à la situation aux USA, nous ne pouvons ignorer que chez nous aussi, chaque jour, toujours plus d'enfants sont plongés dans la misère, privés d'enfance,  privés de logement, condamnés aux conséquences à vie de la malnutrition précoce... Qu'ici aussi la tendance est à l'augmentation  de la répression d'une misère que le système ne désire en aucun cas soulager ou combattre... Cela n'arrive qu'aux autres ? Et quand bien même ? Est-ce une raison pour y être insensible ?

La jeune Diane de l'article ci-dessous a passé une nuit en prison pour avoir, cumulant en plus deux boulots et logée avec ses parents, par un de ses employeurs hors de la ville,, manqué trop souvent l'école. 18 jours d'absence à l'école et le juge décide qu'une nuit de prison, ce n'est pas la mort...Le cas de Diane a fait scandale parce que malgré ces absences et sa fatigue elle est "honnor student" étudiante brillante. Mais chaque jours des jeunes sont ainsi condamnés dont on ne parle pas.... et envoyé pour beaucoup dans des prisons pour adultes... Une absence de solution qui promet bien des problèmes.

 

1 enfant sur 4 vit dans la misère aux Etats-Unis

Publié le 12 juin

it’s call american dream because you have to be asleep to believe it . G.Carlin

Miracle du capi­ta­lisme, les mai­tres du monde, chan­tres du libé­ra­lisme débridé, ren­trent dans les charts selects de la grande misère, médaille d’argent pas loin der­rière la Roumanie. taux d"enfants pauvres dans les pays développés

Ils s’étaient déjà illus­trés suite à la crise capi­ta­liste par un accrois­se­ment spec­ta­cu­laire de gosses vivants dans la rue , 1.6 mil­lions, une pro­gres­sion record de 45 % depuis 2010, mais aussi 46 mil­lions d’amé­ri­cains sur­vi­vent grâce à des bons ali­men­taire soit une aug­men­ta­tion notoire de 74 % depuis 2007. Le gen­darme du monde n’est plus capa­ble d’assu­rer le gite et le cou­vert sur son sol.

N’en déplaise aux thu­ri­fé­rai­res ser­vi­les du sys­tème capi­ta­liste, l’ali­men­ta­tion, le loge­ment devien­nent un pro­blème crois­sant dans les pays consi­dé­rés encore pour com­bien de temps comme les plus riches.

"Le confort qui vous entoure n’est pas le résul­tat d’un heu­reux hasard, ni une gra­cieu­seté de l’inter­ven­tion de l’État. Notre mode de vie, c’est à l’économie de marché que nous le devons.

S’il est vrai que l’accès à l’ali­men­ta­tion est encore pro­blé­ma­ti­que pour une partie de l’huma­nité et que nous devons nous en sou­cier, n’oublions pas pour autant que des mil­liards de per­son­nes jouis­sent à pré­sent d’un niveau de vie ini­ma­gi­na­ble il y a à peine deux siè­cles."

“le capi­ta­lisme moteur du pro­grès par Nathalie Elgrably dans contre­point”

C’est vrai, on s’en était pas rendu compte, la chance ini­ma­gi­na­ble de ces gosses de vivre au pays DE la liberté d’entre­prise, et ils ne remer­cie­ront sans doute jamais assez l’économie de marché de veiller sur leur bien-être.

Diane Tran, 17 ans peut témoi­gner de l’atten­tion par­ti­cu­lière que l’état amé­ri­cain, fidèle ser­vi­teur du grand capi­tal, tou­jours prêt à brimer une popu­la­tion aux abois, lui a réservé : une nuit de taule pour absen­téisme sco­laire. La gamine cumule 2 tafs en plus de sa sco­la­rité pour nour­rir ses frères et sœurs, les parents ayant fuit le domi­cile fami­lial. Pas de médaille pour cette étudiante méri­tante, mais la geôle, seul crime repro­ché à Diane, la pau­vreté, ne pou­vant jouir de parents riches pour sub­ve­nir à ses besoins et payer sa sco­la­rité, l’état l’a immé­dia­te­ment sanc­tionné. Cette his­toire pathé­ti­que a eut le mérite de mettre en lumière le sort réservé aux ado­les­cents aux USA, com­bien de Diane Tran, au par­cours moins méri­tant au regard des médias mains­tream et pour des motifs aussi absur­des, crou­pis­sent dans les geôles démo­cra­ti­ques amé­ri­cai­nes dans l’indif­fé­rence géné­rale.

Ces pseu­dos phares de l’émancipation des peu­ples oppri­més par la nuit noire de la dic­ta­ture tra­cent un chemin vers la démo­cra­tie à coup de bombes et autres drones aux popu­la­tions avides de liberté, se pren­nent un sérieux coup dans l’aile, rap­pe­lés bru­ta­le­ment par la réa­lité. L’ame­ri­can dream vire au cau­che­mar. Le capi­ta­lisme can­ni­bale ne se contente plus d’affa­mer les popu­la­tions du tier monde n’ayant plus grand chose à tirer de leur corps déchar­nés et s’atta­que aux siens, au nord de l’hémi­sphère juste retour de bâton, face à l’apa­thie du char­nier pré­cé­dent, diront cer­tains mal embou­chés. Et les dégâts com­men­cent a se voir. Ce désas­tre n’est certes pas un scoop, les États-Unis, apô­tres du capi­ta­lisme , terre du libé­ra­lisme le plus sau­vage, ne peu­vent qu’engen­drer ce genre d’iné­ga­li­tés tou­jours plus crois­san­tes . SHOW must go on, les states ont une répu­ta­tion a main­te­nir au prix de quel­ques dom­ma­ges col­la­té­raux, hélas pour eux (les col­la­té­raux, pas les capi­ta­lis­tes pour eux tout va bien pas de soucis)

Le réveil de la popu­la­tion amé­ri­caine risque d’être brutal , celle-ci abru­tie par des heures de télo­che, incons­cientes de l’iné­ga­lité et l’appau­vris­se­ment crois­sants aux USA. Quelques amé­ri­cains à la per­cep­tion défor­mée par l’abus du lit de clous sans nul doute décla­rent béa­te­ment vivre dans une contrée ima­gi­naire, ou l’abon­dance et le par­tage des riches­ses règnent Freedonia (pour le coup l’étude s’est un peu plan­tée sur le carac­tère égalitaire de Freedonia, c’est quand même un royaume avec le clown cou­ronné qui va avec, un beau concept liber­ta­rien de droite), alors que le par­tage des riches­ses aux states n’a rien à envier à des pays « en voie de déve­lop­pe­ment » comme l’inde ( ou la pau­vreté s’octroie dès la nais­sance, pour la caste des intou­cha­bles par exem­ple). répartition des richesses par pays {JPEG}

Mais impo­ser sa vision du monde et pro­té­ger sa popu­la­tion ter­ri­fiée ( et l’a main­te­nir dans cet état) de l’axe du mal est un choix poli­ti­que et a un coût. Le budget mili­taire amé­ri­cain s’ est envolé depuis l’ère Bush et l’atten­tat des tours jumel­les. Les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs ne lési­nent pas sur la dépense : 1.5 bil­lions ( 1 bil­lion = 1000 mil­liards) de dol­lars pour le budget de la défense en 2012. dépenses militaires par pays {JPEG}

1 tiers des recet­tes fis­ca­les sont consa­crés à la guerre et au budget sécu­ri­taire, le gou­ver­ne­ment dépense plus pour pro­té­ger la popu­la­tion d’une hypo­thé­ti­que atta­que ter­ro­riste que du coup du sort mal­heu­reux que la vie lui inflige. Depuis le 9/11,238 citoyens amé­ri­cains sont morts dans des atten­tats ter­ro­ris­tes, soit 24 par an et pour la grande majo­rité loin du sol amé­ri­cain, en Afghanistan ou en Irak. Sur 25719 décès liés au ter­ro­risme dans le monde, les amé­ri­cains ne repré­sen­tent que 0.124%. Un pour­cen­tage loin d’être anodin et qui jus­ti­fie à lui seul, la dépense mili­taire amé­ri­caine. Et bien sur, cette suren­chère hal­lu­ci­nante et osten­ta­toire du budget mili­taire , se fait au détri­ment des bud­gets mineurs qui subis­sent des coupes dras­ti­ques : l’éducation, la culture, la santé . Mais face la menace ter­ro­riste hypo­thé­ti­que qui obsè­dent les amé­ri­cains, l’état ne mégote pas.

Selon la CPSC [1], un amé­ri­cain moyen est plus sus­cep­ti­ble de se faire défon­cer le crâne suite à la chute d’ un télé­vi­seur que d’être tuer par un ter­ro­riste. Entre 2000 et 2010, 293 amé­ri­cains sont morts chez eux parce qu’une télé, un meuble leur est tombé dessus. 55 morts de plus que le ter­ro­risme sur la même période. Les télé­vi­seurs tuent plus que le ter­ro­risme mais malgré cela ne béné­fi­cient pas d’un budget gou­ver­ne­men­tal équivalent pour pro­té­ger la popu­la­tion du danger poten­tiel que cet objet repré­sente (éteint ou allumé) . On cons­tate envi­ron 40 décès chaque année suite à une réac­tion aller­gi­que aux piqû­res d’abeilles, de guêpes ou encore de fre­lons. Les insec­tes tuent chaque année plus de bons citoyens amé­ri­cains que les ter­ro­ris­tes et ne sont guère inquié­tés par les agents retors de la CIA. Le gou­ver­ne­ment pré­fère, ali­men­ter la peur irra­tion­nelle d’une horde de barbus, bardés de bombes enva­his­sant le sol amé­ri­cain, que celle d’un crâne réduit en bouilli suite à la chute malen­contreuse d’une télé, on se demande bien pour­quoi. On a les ser­vi­ces publics qu’on mérite, Al-Qaïda versus télé­vi­seur.

Mais malgré tout, la plus grande menace qui pèse sur le peuple amé­ri­cain c’est lui-même. Selon le der­nier rap­port de l’OMS [2] les mala­dies non trans­mis­si­bles comme le cancer, les trou­bles pul­mo­nai­res, le dia­bète et les mala­dies car­dia­ques sont res­pon­sa­ble de 87 % de la mor­ta­lité chez les amé­ri­cains, com­pa­ra­ti­ve­ment 64 % dans le reste du monde. Ces mala­dies sont prin­ci­pa­le­ment causés par le taba­gisme, une mau­vaise hygiène ali­men­taire, le manque d’acti­vité phy­si­que, et l’abus d’alcool, (bref la vie ) ce qui signi­fie que les Américains se tuent à un rythme beau­coup plus sou­tenu qu’aucune orga­ni­sa­tion ter­ro­riste ne pour­rait jamais l’espé­rer. Malgré cela, le long et tor­tueux débat sur l’assu­rance mala­die uni­ver­selle, promis par Obama n’a guère avancé.

Ce der­nier , immé­dia­te­ment label­lisé prix Nobel de la paix à son inves­ti­ture, a achevé le taf de Bush et rem­placé son fameux patriot act devenu obso­lète. Impulsé par son admi­nis­tra­tion, le NDAA [3] permet l’arres­ta­tion et l’embas­tille­ment et le meur­tre de tout citoyen amé­ri­cain soup­çonné de rela­tion avec le ter­ro­risme [4] sans autre forme de procès où qu’il se trouve dans le monde, . Il étend ainsi les lois d’excep­tions de la non moins célè­bre prison Guantánamo sur le sol et contre la popu­la­tion amé­ri­caine en quel­que sorte en lieu et place de la fermer. On voit clai­re­ment que le bien être du peuple amé­ri­cain n’est guère la prio­rité bien au contraire de la plus grande démo­cra­tie libé­rale.

P.-S.

N.

Portfolio

dépenses militaires par pays répartition des richesses par pays

Notes

[1] Consumer Product Safety Commission

[2] Organisation Mondiale de la Santé

[3] National Defense Authorization Act

[4] http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-verschoore/180112/usa-obama-ndaa-et-l

 

Source : 1 enfant sur 4 vit dans la misère aux Etats-Unis

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:50



Mondialisation.ca, Le 30 mai 2012

Le gouvernement des États-Unis est le second abuseur des droits de l’Homme sur la planète et le seul qui permet au pire d’exister: Israël. Mais ceci n’empèche pas Washington de pointer du doigt dans d’autres directions.

“Le rapport des droits de l’Homme” du ministère des Affaires étrangères étasunien focalise sa colère sur l’Iran et la Syrie, deux pays dont le seul véritable pêché est leur indépendance vis-à-vis Washington; et sur le nouvel “homme de paille” en construction, la Chine, qui a été choisie pour le rôle du nouvel ennemi de guerre froide pour Washington.

Hillary Clinton, autre incompétente d’une longue lignée de ministres des Affaires étrangères, a informé “les gouvernements autour du monde que nous vous surveillons, et que nous vous tenons pour responsables”, à la différence de nous, que nous ne tenons pas pour responsables, ni nos alliés comme le Bahreïn, l’Arabie Saoudite, Israël et les marionnettes de l’OTAN.

Hillary a aussi clairifié “pour les citoyens et les activiste de partout: vous n’êtes pas seuls, nous sommes avec vous”, simplement pas avec les manifestants de Chicago contre le sommet de l’OTAN ou les manifestants d’Occupy Wall Street ou où que ce soit aux Etats-Unis.

Le ministère des Affaires étrangères se range aux côtés des manifestants financés par les Etats-Unis dans des pays dont ces derniers veulent renverser les gouvernements. Les manifestants aux Etats-Unis sont seuls, comme les Palestiens occupés qui apparemment n’ont aucun droit humain sur leurs maisons, leurs terres, leurs oliveraies ou leurs vies.

Voici quelques chiffres d’arrestations ayant eu lieu lors de quelques manifestations aux Etats-Unis. Le New York Daily News rapporte qu’au 17 Novembre 2011, 1300 manifestants du mouvement Occupy Wall Street ont été arrêtés simplement à New York. Fox News a rapporté le 2 Octobre 2011 que 700 manifestants ont été arrêtés sur le pont de Brooklyn. Au sommet de l’OTAN à Chicago la semaine dernière, 90 manifestants ont été interpellés.

Aux Etats-Unis, les manifestants sont officiellement catégorisés comme “extrémistes domestiques” voire même comme “terroristes domestiques”, une nouvelle catégorie de menace sur laquelle le Département de la Sécurité de la Patrie (NdT: le tristement célèbre DHS, la Stasi / Securitate de l’empire du goulag levant) a décidé de se concentrer dorénavant, remplaçant les terroristes musulmans en tant que menace numéro 1 aux Etats-Unis à l’heure actuelle. En Septembre 2010, la police fédérale a perquisitionné les maisons d’activistes pacifistes à Chicago et à Minneapolis. Le FBI essaie de bâtir un cas juridique contre eux en affirmant que les activistes pacifistes ont donné de l’argent au Front Populaire de Libération de la Palestine. A la demande d’Israël, le gouvernement étasunien a classé le FPLP comme groupe terroriste.

A Chicago la semaine dernière se trouvèrent parmi les nombreux manifestants arrêtés, trois jeunes Étasuniens, blancs, arrêtés pour “terrorisme domestique” au cours de ce que Dave Lindorff rapporte comme ayant été “une invasion de domicile privé sans mandat, qui rappelle ce que les forces d’occupation étasuniennes font toutes les nuits en Afghanistan.” Si le gouvernement étasunien qui soutient les manifestants partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, au Yémen et en Palestine, peut faire de ceci un cas juridique de terrorisme, les trois Étasuniens pourront être condamnés sur des bases de preuves tenues secrètes ou même simplement être incarcérés sans preuve et sans procès, pour le restant de leurs jours.

Les trois Étasuniens classifiés “terroristes domestiques” sont maintenus au secret. Comme beaucoup des manifestants anti-OTAN, ils ne viennent pas de Chicago. Brian Church, 20 ans, vient de Fort Lauderdale en Floride ; Jared Chase, 27 ans de Keene, New Hampshire et Brent Betterly, 24 ans, d’Oakland Park en Floride. Accusés de logistique au terrorisme, le juge a fixé leur caution à 1,5 millions dollars pour chacun.

Ces trois personnes ne sont pas accusées d’avoir de fait lancé des cocktails molotov sur des personnes ou des biens. Ils sont accusés d’être venus à Chicago avec l’intention de le faire. D’un côté, 16 agences fédérales de renseignement plus celles des marionnettes de l’OTAN et d’Israël furent incapables de découvrir le complot du 11 Septembre, mais la police de Chicago, elle, savait à l’avance pourquoi deux types de Floride et un du Newhampshire, venaient à Chicago. Les cas de terrorisme domestique s’affirment être des concoctions de la police elle-même, qui sont dévoilés avant qu’ils ne se passent, ainsi nous avons beaucoup de terroristes… mais pas d’actes terroristes.

Deux autres jeunes Étasuniens sont artificiellement mis en cause par leur gouvernement des droits de l’Homme. Sebastian Senakiewicz, 24 ans, de Chicago, est accusé d’avoir “faussement proféré une menace terroriste”, quoi que cela puisse bien vouloir dire. Sa caution a été établie à 750 000 dollars. Mark Neiweem, 28 ans, de Chicago, est accusé de “solicitation pour engins explosifs ou incendiaires”. Sa caution est fixée à 500 000 dollars.

Ceci représente les droits de l’Homme aux États-Unis d'Amérique. Mais le rapport du ministère des Affaires étrangères n’examine jamais les Etats-Unis. Ce n’est qu’un document politique dirigé contre les ennemis choisis de Washington.

Entre temps, les États-Unis des droits de l’Homme continuent de violer la souveraineté nationale du Pakistan, du Yémen, de l’Afghanistan en envoyant des drones, des bombes, des forces spéciales et en Afghanistan 150 000 soldats étasuniens pour assassiner des gens, de simples femmes, enfants, et anciens de villages. Les mariages, les funérailles, les matches de foot des enfants, les écoles et les fermes sont aussi des cibles préférées pour les attaques de Washington. Le 25 Mai, le Pakistani Daily Times a rapporté que le porte-parole du ministère pakistanais des affaires étrangères Moazzam Ali Khan avait fermement condamné les attaques de drones: “Nous les voyons comme une violation de l’intégrité de notre territoire. Ces attaques sont une contravention flagrante du droit international. Elles sont illégales, contre-productives et totalement inacceptables.” (dailytimes.com)

Les Etats-Unis donneraient de l’argent au groupe terroriste iranien MEK, déclaré terroriste par le ministère des Affaires étrangères des États-Unis lui-même. Mais cela est OK aussi loin que le MEK terrorise… l’Iran. Washington soutient les protestations du MEK délivrées sous forme de bombes et de balles d’assassins. Après tout, nous devons apporter la liberté et la démocratie à l’Iran et la violence est la voie préférée de Washington pour atteindre ce but.

Washington est désespéré de renverser le gouvernement syrien afin d’éliminer la base navale russe. Le 15 Mai, le Washington Post a rapporté que Washington coordonne le flot d’armes et de munitions  aux rebelles syriens. La justification de Washington pour son interférence avec les affaires internes de la Syrie sont des accusations d’atteinte aux droits de l’Homme à l’encontre du gouvernement syrien. Les rebelles torturent et massacrent les prisonniers, kidnappent des civils suffisamment riches pour payer une rançon. (trust.org)

L’OTAN, guidé par Washington, a outrepassé la résolution de l’ONU en ce qui concerne la zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye. L’OTAN, en violation flagrante de la résolution de l’ONU, a fourni les raids aériens contre le gouvernement libyen, rendant possible pour les “rebelles” soutenus par la CIA de renverser Kadhafi et ce en massacrant un bon nombre de civils libyens dans le processus.

D’après les standards de Nüremberg, c’est un crime que de lancer une guerre d’agression, ce qui est ce que Washington et ses marionnettes de l’OTAN ont fait en Libye, mais pas de lézard, Washington a amené liberté et démocratie en Libye.

Assassiner les opposants étrangers est la diplomatie préférée de l’Occident. Les Britanniques se sentaient  bien avec cette pratique, Washington a repris le flambeau. Dans son livre “Déclin et chute de l’empire britannique”, l’historien Piers Brendon de l’université de Cambridge rapporte, d’après les documents d’archives qu’il a étudiés, que lors de la construction de la “crise de Suez” en 1956, le premier ministre britannique Anthony Eden avait dit au ministre des affaires étrangères Anthony Nutting: “Je veux Nasser assassiné”.

Brendon continue: “Sans coup férir et à l’initiative du premier ministre, les services secrets ourdirent des complots pour faire assassiner Nasser et renverser son gouvernement. Ses agents, qui proposèrent de déverser un gaz neurotoxique par le système de ventilation de son bureau, n’était en aucun cas discrets.” Les agents secrets parlèrent trop et rien ne fut jamais fait.

La semaine dernière en Malaisie, un tribunal pour crimes de guerre a jugé coupables de crimes de guerre, George W. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld ainsi que leurs conseillers légaux Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes Ii, Jay Bybee et John Choon Yoo.

Mais ne vous attendez pas à ce que Washington le remarque ni le dise. Les condamnations pour crimes de guerre ne sont “qu’une déclaration politique”.



Article original en anglais : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31048

Traduction : Résistance 71


Paul Craig Roberts est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Paul Craig Roberts publiés par Mondialisation.ca

Source : Les hypocrisies de Washington

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 00:17
USA: Adieu la liberté d’expression, bonjour la dictature... Le droit de manifester, bientôt un délit ... c5

http://static.skynetblogs.be/media/1353/720562358.jpg

 
C’est l’ensemble du monde capitaliste, prétendument “démocratique”, qui file droit vers la dictature, la tyrannie, fasciste...
Adolf revient vite parmi tes amis ... !
RoRo
 
 

http://idata.over-blog.com/4/16/26/23/Papyrodies-2012/Sarkozy_Obama_Jumeaux.jpg

Le droit de manifester, bientôt un délit

Les États-Unis, immense source d'inspiration de notre monarque surnommé "Sarkö l'américain", s'apprêtent à décréter une nouvelle loi anti-démocratique.
Cette nouvelle loi, HR 347, loi sur Federal Restricted Building and Grounds Improvement Act de 2011, connue également sous le nom de “loi sur l’empiètement”, doit bientôt être signée par le président Obama. Cette loi va effectivement criminaliser la protestation et va toucher très durement les groupes et les mouvements de protestation tel le mouvement d’occupation de Wall Street.
La loi stipule que “quiconque entre ou demeure volontairement dans un bâtiment ou une zone sans autorisation légale avec pour intention de déranger la marche normale des activités du gouvernement ou des fonctions officielles, s’engage dans un type de conduite altérant l’ordre public dans ou à proximité de tels bâtiments ou zones restreintes” ou “empèche et dérange la conduite des affaires gouvernementales et des fonctions officielles” sera puni d’une amende ou “d’un emprisonnement de moins de 10 ans, ou des deux.

Il y a déjà pas mal de problèmes impliquant cette loi, car elle ne fait aucune provision de ce que serait un “empêchement” ou un “dérangement de la conduite des affaires du gouvernement ou des fonctions officielles”, elle ne définit pas non plus ce que sont “les affaires du gouvernement”, ni les “fonctions officielles”. Cette vague description va permettre au gouvernement américain de museler effectivement les manifestations et la liberté de parole, et pouvoir criminaliser des actions comme les manifestations à venir anti-OTAN et G8 à Chicago. De plus, une telle loi rendra impossible pour les citoyens américains d’exercer leurs droits stipulés dans le 1er amendement de la constitution (droit de parole et liberté d’expression), quand des “affaires gouvernementales” ou des “fonctions officielles” seront en cours.
De manière non surprenante, seulement trois élus ont voté contre cette mesure : Paul Broun (Républicain, Georgie, 10ème circonscription), Justin Amash (Républicain, Michigan, 3ème circonscription) et Ron Paul (Républicain, Texas, 14ème circonscription). Cette loi va permettre aux forces de l’ordre fédérales “d’arrêter et de faire déférer devant la justice les manifestants engagés dans des manifestations où que ce soit sur le territoire national et les perpétrateurs feront face à des conséquences légales qui pourront aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.” Cette loi HR 347 est parfaite pour l’abus de pouvoir, tout comme la police de New York a récemment pris la décision que prende en photo ou filmer les policiers en action constitue une “atteinte à l’ordre public”.
Le fait que seulement trois élus de la chambre, tous républicains, se soient opposés à cette loi, alors qu’aucun démocrate ne l’a fait, ne fait que confirmer que les deux partis politiques ne sont que les deux faces de la même pièce.
Cette loi arrive juste après celle du gouvernement américain ayant débattu pour savoir si oui ou non il fallait détenir indéfiniment les citoyens américains et le ministre de la justice Eric Holder, l’équivalent pour le gouvernement Obama de John Yoo pour Bush, argumentant que le président peut faire assassiner des citoyens américains sans preuves et sans autre forme de procès.
La liberté de parole aux Etats-Unis ne va bientôt plus être qu’une relique d’un passé lointain.
*********

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 23:22


Mondialisation.ca, Le 10 mai 2012

La « malédiction » de la richesse pétrolière est un phénomène bien connu dans le tiers-monde des Etats pétroliers. Des millions de vies y sont gâchées à cause de la pauvreté et l'environnement y est ravagé, alors qu’une infime minorité élitiste dirige le pays grâce à l’argent du pétrole et de la corruption. Récemment, l’Amérique du Nord a été saluée par la planète entière comme étant la « Nouvelle Arabie saoudite » du vingt et unième siècle pour « son pétrole brut » – disponible en haute mer – pour ses sables bitumineux canadiens, pour le pétrole et le gaz naturel. Mais voici une question que personne n’ose prendre en considération : à l’aube d'une nouvelle ruée vers l'énergie américaine, la malédiction pétrolière va-t-elle frapper ce continent, comme c’est le cas en Afrique et ailleurs ? L’Amérique sera-t-elle le prochain continent à connaître un essor ? Ou deviendra-t-elle plutôt un nouveau tiers-monde pétrolier ?

 

 
Il était une fois d’énormes entreprises pétrolières américaines – Chevron, Exxon, Mobil et Texaco – qui ont fait leurs débuts en Amérique du Nord. Ces entreprises étaient à l’origine du boom pétrolier qui a duré un siècle et qui a fait des Etats-Unis le producteur d’énergie le plus important de la planète. Mais la plupart de ces entreprises se sont, depuis lors, tournées vers de nouvelles sources pétrolières.

Désireux d'échapper à des restrictions environnementales de plus en plus en sévères et à des champs pétrolifères qui se vident, les géants de l'énergie ont naturellement été attirés vers les zones économiquement et écologiquement plus ouvertes. Ils se sont alors installé au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine – le tiers-monde – où les gisements de pétrole sont abondants, les autorités conciliantes et où les réglementations environnementales sont peu contraignantes, voire inexistantes.
Mais la surprise du 21ème siècle réside dans les conditions de fonctionnement de plus en plus difficiles dans les pays du Sud : les grandes entreprises se sont désormais tournées vers l'Amérique du Nord. Pour exploiter les réserves précédemment négligées sur ce continent, Big Oil devra néanmoins surmonter de nombreux obstacles légaux et environnementaux. En d'autres termes, il sera contraint de recourir à la persuasion extrême afin de transformer le fonctionnement des Etats-Unis, le rendant équivalent à un Etat pétrolier du Tiers-monde.

Les observateurs avertis ont d’ores et déjà noté les premiers signes avant-coureurs de la « Tiers-mondialisation » de l'industrie pétrolière américaine. Les régions sauvages qui étaient autrefois protégées, sont désormais ouvertes à l’exploitation énergétique. Les restrictions sur les opérations de forage invasif sont de moins en moins respectées. Les prévisions s’annoncent encore plus négatives : d’ici fin 2012, avec la campagne électorale, les règlements environnementaux seront encore moins respectés et d’autres aires protégées seront mises à disposition pour le « développement ». Dans ce processus, comme cela est souvent le cas dans le Tiers-monde des Etats pétroliers, les droits et le bien-être des citoyens locaux seront piétinés.
 
 
Bienvenue dans le tiers-monde de l'énergie
 
Jusqu'à 1950, les Etats-Unis étaient le premier producteur mondial de pétrole, comme l'Arabie saoudite, de nos jours. Cette année-là, les Etats-Unis ont produit environ 270 millions de tonnes métriques de pétrole, soit environ 55% de la production mondiale. Mais avec une reprise d'après-guerre en plein essor, le monde a eu besoin de beaucoup plus d'énergie tandis que les gisements de pétrole américain les plus accessibles ont été proches de leurs niveaux maximaux de production durables. La sortie nette de pétrole brut aux Etats-Unis a atteint un pic de 9,2 millions de barils par jour en 1970, puis est entrée en déclin (jusqu'à très récemment).

Cette situation a incité les compagnies pétrolières géantes, qui avaient déjà élaboré des points d'ancrage importants en Indonésie, en Iran, en Arabie saoudite et au Venezuela, à parcourir les pays du Sud à la recherche de nouvelles réserves à exploiter ( « Daniel Yergin’s epic history of the oil industry ».) Une attention particulière a été portée à la région du golfe Persique, où en 1948 un consortium de sociétés américaines – Chevron, Exxon, Mobil et Texaco – a découvert le gisement mondial de pétrole, Ghawar, en Arabie saoudite. En 1975, la production des pays du Tiers-monde constituait 58% de l'approvisionnement en pétrole du monde, tandis que la part des Etats-Unis avait chuté à 18%.

Les préoccupations environnementales ont également conduit à la recherche de nouvelles réserves dans les pays du Sud. Le 28 Janvier 1969, une éruption sur la plate-forme A d'un champ d’Oil Company à Santa Barbara en Californie, provoque une importante fuite de pétrole qui a recouvert une grande partie de la région et a ravagé la faune locale. Intervenant à un moment de conscience croissante sur l'environnement, le déversement a provoqué l’indignation de l’opinion publique, en aidant à inspirer la création de la Journée de la Terre, d'abord observée un an plus tard. Plus important encore, il a contribué à stimuler le passage de diverses restrictions législatives sur les activités de forage, y compris la National Environmental Policy Act de 1970, le Clean Water Act de 1972, et le Safe Drinking Water Act de 1974. En outre, le Congrès a interdit les nouveaux forages dans les eaux au large de la côte Atlantique et du Pacifique et dans l'est du golfe du Mexique à proximité de la Floride.

Durant ces années, Washington a également élargi les zones désignées comme réserves naturelles, en les protégeant contre l'extraction des ressources. En 1952, par exemple, le président Eisenhower a créé l’Arctic National Wildlife Range et, en 1980, cette région reculée du nord-est de l'Alaska a été rebaptisé par le Congrès, d’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR). Depuis la découverte de pétrole dans la zone de cette réserve, les entreprises pétrolières ont réclamé le droit de forer dans l'ANWR, mais ils en ont toujours été empêchés par le président ou un membre du Congrès.

La production dans les pays du Tiers-monde a rarement posé de telles complications. Le gouvernement nigérian, par exemple, a longtemps accueilli les investissements étrangers dans ses champs de pétrole. Il se préoccupait peu de la spoliation de ses côtes méridionales, où les opérations des compagnies pétrolières ont provoqué une énorme catastrophe environnementale. Adam Nossiter du New York Times a décrit la situation qui en résulte : « Dans le Delta du Niger, la richesse pétrolière souterraine n’est en rien comparable avec la pauvreté que la population du pays endure à la surface. Elle subit chaque année, depuis 50 ans, les déversements de l’Exxon Valdez. »
 


Comme le dénonce lourdement Peter Maass dans son ouvrage Crude World, une tendance similaire est évidente dans de nombreux autres Etats pétroliers du Tiers-monde. Tous les responsables gouvernementaux y sont conciliants – ils sont souvent les bénéficiaires d’énormes pots de vin ou d'autres faveurs octroyées par les compagnies pétrolières. Les entreprises ne se préoccupent pas des violations des droits de l'homme perpétrées par les gouvernements « partenaires » étrangers – la plupart d’entre eux étant des dictateurs, des seigneurs de guerre, ou des potentats féodaux.

Mais les temps changent. Le Tiers-monde n’est plus ce qu’il était. De nombreux pays de l'hémisphère Sud sont de plus en plus actifs sur la protection de l’environnement. Ils sont de plus en plus enclins à accepter des réductions de la richesse pétrolière de leur propre pays, et de plus en plus enclins à sanctionner les sociétés étrangères qui abusent de leur législation. En février 2011, par exemple, dans la ville équatorienne Amazon de Lago Agrio, un juge a condamné Chevron à payer 9 milliards de dollars de dommages et intérêts pour les dégâts environnementaux causés à la région, dans les années 1970 par Texaco (société acquise ultérieurement). Bien que les Equatoriens aient peu de chances de récolter un seul dollar de Chevron, le cas est révélateur d’un climat règlementaire plus sévère auquel les compagnies pétrolières doivent désormais faire face dans les pays en développement. Plus récemment, dans une affaire de déversement de pétrole dans un champ en mer, un juge brésilien a saisi les passeports de 17 employés de Chevron et de l'opérateur américain de forage Transocean-rig, les empêchant ainsi de quitter le pays.

En outre, la production est en déclin dans certains pays en développement comme l'Indonésie et le Gabon. D’autres ont nationalisé leurs champs de pétrole ou réduit l'espace dans lequel les entreprises privées internationales peuvent fonctionner. Durant la présidence d’Hugo Chávez, par exemple, le Venezuela a obligé toutes les entreprises étrangères à accorder une participation majoritaire de leurs opérations à la compagnie pétrolière d'Etat, Petróleos de Venezuela SA. De même, le gouvernement brésilien, en vertu de l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva, a institué une règle que toutes les opérations de forage dans les nouveaux gisements « pré salés » dans l'océan Atlantique – qui est largement considéré comme la découverte pétrolière la plus importante du vingt et unième siècle – devaient être gérées par la pétrolière brésilienne (Petrobras), contrôlée par l'Etat.
 


Notre moyen d’opposition contre une planète toxique

De telles pressions dans le Tiers-monde ont forcé les grandes entreprises américaines et européennes, comme BP, Chevron, ConocoPhillips, ExxonMobil, Royal Dutch, Shell, et Total en France, à chercher ailleurs, de nouvelles sources de pétrole et de gaz naturel. Malheureusement pour elles, il ne reste pas beaucoup d'endroits dans le monde disposant encore de réserves d'hydrocarbures prometteurs et dont les propriétaires sont prêts à accueillir à bras ouverts les investissements des géants énergétiques privés. C'est pourquoi quelques-uns des marchés les plus attractifs d'énergie nouvelles se trouvent maintenant au Canada et aux Etats-Unis ou au large de leurs côtes. En conséquence, ces deux pays jouissent d’une hausse significative de nouveaux investissements de grandes entreprises internationales.

Les deux pays possèdent encore des réserves substantielles de pétrole et de gisements de gaz, mais pas la variété « facile » (càd des gisements proches de la surface, près de la rive, ou facilement accessibles pour l'extraction). Celles qui restent sont des réserves d’énergie « dures » (profondément encrées sous terre, loin au large, difficile à extraire et à traiter). Afin d'exploiter celles-ci, les sociétés d'énergie doivent déployer des technologies agressives, susceptibles de causer des dommages importants à l'environnement, et dans de nombreux cas, également nocifs pour la santé. Elles doivent aussi trouver des moyens pour gagner l'approbation du gouvernement pour entrer dans des zones écologiquement protégées et donc hors de portée.

La formule qui consiste à faire du Canada et des Etats-Unis « l'Arabie saoudite du XXIe siècle » est sinistre mais relativement simple : les politiques de protection de l'environnement devront être éviscérées et les personnes s’opposant au forage, comme les propriétaires fonciers ainsi que les groupes locaux de protection de l'environnement, passés au bulldozer. Autrement dit, l'Amérique du Nord devra être « tiers-mondialisée ».

Prenons l'extraction de l'huile et du gaz de schiste, largement considéré comme l'aspect le plus important du retour actuel de Big Oil sur le marché nord-américain. On soupçonne que les formations de schiste au Canada et aux Etats-Unis regorgent de quantités massives de pétrole et de gaz naturel, et leur extraction accélérée, contribue d’ores et déjà à réduire la dépendance au pétrole importé de la région.

Les deux sources d'énergie, cependant, ne peuvent être extraites que par un processus connu sous le nom de hydro-fracturation qui utilise de puissants jets d'eau dans des quantités massives, dans le but de briser les formations de schistes souterraines, qui créeront des fissures permettant aux hydrocarbures de s’échapper. En outre, afin d’élargir ces fissures pour en faciliter l’échappement de l'huile et du gaz qu’elles contiennent, l'eau de fracturation doit être mélangée à une variété de solvants toxiques et souvent acides. Cette technique produit des quantités massives d'eaux usées toxiques, qui ne peuvent être ni reversées dans la nature sans mettre en danger l'approvisionnement en eau potable, et qui ne sont ni faciles à stocker ni à décontaminer.

L'expansion rapide de l'hydro-fracturation serait problématique même dans les meilleures circonstances. Bon nombre des sources les plus riches de pétrole et de gaz de schiste, par exemple, sont situées dans des zones peuplées du Texas, de l'Arkansas, de l'Ohio, de la Pennsylvanie et de New York. En réalité, l'un des sites les plus prometteurs, est la formation Marcellus, avoisinant le bassin versant Nord de l’Etat de New York. Dans de telles circonstances, le souci de la salubrité de l'eau potable devrait être primordial, et la législation fédérale, en particulier la Loi sur la salubrité de l'eau potable de 1974, devrait théoriquement donner à l'Environmental Protection Agency (EPA) le pouvoir de contrôler (et de prohiber potentiellement) des procédures mettant en danger l'approvisionnement en eau.

Cependant, les sociétés pétrolières qui cherchaient à accroître leurs profits en maximisant l'utilisation de l'énergie hydro-fracturée se sont regroupées, afin d’exercer une pression sur le Congrès, et ont réussi à obtenir l’exemption des dispositions de la loi de 1974. En 2005, suite à un lobbying important exercé par le vice-Président de l’époque, Dick Cheney – ancien CEO des services pétroliers de l’entrepreneur Halliburton – le Congrès a adopté l'Energy Policy Act, qui interdit à l'EPA de réglementer les hydro-fracturations via le Safe Drinking Water Act, ce qui élimine un obstacle important à une plus large utilisation de la technique.

Tiers-mondisation

Depuis lors, il y a eu une bousculade virtuelle pour les régions de schiste entre les grandes compagnies pétrolières, qui ont dans de nombreux cas dévoré les petites entreprises pionnières du développement de l'hydro-fracturation. (En 2009, par exemple, ExxonMobil a dépensé 31 milliards de dollars pour acquérir XTO Energy, l'un des principaux producteurs de gaz de schiste.) Comme l'extraction de l'huile de schiste et de gaz s'est accélérée, l'industrie a fait face à d'autres problèmes. Afin de pouvoir exploiter avec succès les formations schisteuses, par exemple, les entreprises énergétiques doivent creuser de nombreux puits. Chaque opération de fracturation peut s'étendre sur plusieurs centaines de kilomètres dans n'importe quelle direction, exigeant la mise en œuvre d’opérations de forage bruyantes, polluantes et potentiellement dangereuses en zones rurales et suburbaines densément peuplées.

Alors que le forage a été salué par certaines de ces communautés comme une source de revenu supplémentaire, un grand nombre de personnes s’est vigoureusement opposé à l'invasion, y voyant une atteinte à la paix du quartier, à la santé et à la sécurité. Dans un effort pour protéger leur qualité de vie, certaines communautés de Pennsylvanie, par exemple, ont adopté des lois sur le zonage qui interdisent la fracturation dans leur milieu. Cet obstacle est perçu comme intolérable pour l'industrie, qui a mis une pression intense sur les membres du Congrès afin d'adopter une loi qui prive la plupart des juridictions locales du droit d'exclure les opérations de fracturation. « Nous avons purement et simplement été vendus à l'industrie du gaz », a déclaré Todd Miller, commissaire dans le sud du canton Fayette, un opposant à la législation.
 


Si l'industrie énergétique agit de la sorte en Amérique du Nord, il y aura beaucoup d’autres Todd Millers pour se plaindre de la manière dont leurs vies et leur monde ont été « cédés » aux barons de l'énergie. Des batailles similaires ont déjà été menées ailleurs en Amérique du Nord, alors que les compagnies énergétiques cherchent à vaincre la résistance pour pouvoir continuer à forer dans les zones jadis protégées d'une telle activité.

En Alaska, par exemple, l'industrie se bat devant les tribunaux et au Congrès pour permettre le forage dans les zones côtières, malgré l'opposition de communautés amérindiennes qui s'inquiètent pour les animaux marins vulnérables. Cet été, Royal Dutch Shell devrait commencer les forages d'essai dans la mer des Tchouktches, un domaine important aux yeux de plusieurs de ces communautés.

Et ce n'est que le début. Pour pouvoir obtenir d'autres approvisionnements en pétrole et en gaz, l'industrie cherche à éliminer pratiquement toutes les restrictions environnementales imposées depuis les années 1960 et à obtenir l’accès aux vastes étendues sauvages et aux zones côtières, y compris l'ANWR, pour les soumettre au forage intensif. Elle vise également la construction de l'oléoduc Keystone XL très controversée, qui consiste à transporter le pétrole brut synthétique fabriqué à partir de sables bitumineux canadiens au Texas et en Louisiane pour un traitement ultérieur. Selon Jack Gerard, président de l'American Petroleum Institute (API), la stratégie énergétique favorite des Etats-Unis inclurait un plus grand accès à des zones qui sont actuellement hors-limite.

Pour atteindre ces objectifs, l'API, qui prétend représenter plus de 490 sociétés pétrolières et de gaz naturel, a lancé une campagne de plusieurs millions de dollars, surnommée « Votez pour l'énergie » afin d’influencer les élections de 2012. Bien que se décrivant comme non partisan, l'API vise à discréditer et à marginaliser tout candidat opposé à la version la plus édulcorée de l’ordre du jour concernant le forage.

« Il y a deux pistes que nous pouvons suivre » sur la politique énergétique. Le site Internet de « Votez pour l’énergie » revendique «  Un chemin menant à davantage d'emplois, avec des recettes publiques plus élevées et une plus grande sécurité énergétique aux Etats-Unis » qui peuvent être obtenus en augmentant le développement de l’huile de schiste et du gaz naturel localement. L'autre possibilité serait de « mettre à mal des emplois, des revenus et notre sécurité énergétique. » Ce message sera diffusé avec une fréquence croissante au fur et à mesure que le jour du scrutin approche.

D’après les données du secteur énergétique, il est possible de choisir soit un chemin qui mène à une plus grande indépendance énergétique soit un chemin plus périlleux menant à l'insécurité de l'énergie. Cependant, il y a une autre façon de caractériser ce « choix » : sur un chemin, les Etats-Unis ressembleront de plus en plus à un Etat pétrolier du Tiers-monde, avec des chefs de gouvernement conformes, un système davantage dirigé par l'argent et en proie à la corruption politique, négligeant l'environnement ainsi que la prévention de la santé ; soit un autre, qui impliquerait un investissement beaucoup plus important dans le développement des énergies alternatives renouvelables, les Etats-Unis resteraient une grande nation mondiale avec une santé forte, des réglementations environnementales et de solides institutions démocratiques.

La manière dont nous caractérisons notre situation énergétique dans les décennies à venir et la voie que nous auront finalement décidée de suivre pour y parvenir, déterminera dans une large mesure le sort de cette nation. 


Article original en anglais : http://www.tomdispatch.com/archive/175523/


Traduit de l'anglais par Investig'Action


 Articles de Michael T. Klare publiés par Mondialisation.ca

Bienvenue dans le nouveau Tiers-Monde de l’énergie, les Etats-Unis !


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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 22:37

 

Vivre aux Etats-Unis devient très difficile pour quelqu’un qui a une conscience morale, un sens de la justice, ou juste un brin d’intelligence. Considérez ceci:

Nous avons une seconde histoire de faux complot d’attentat à la bombe par slip piégé, encore plus incroyable que la première escroquerie. Le second terroriste au slip explosif était un agent de la CIA ou informateur qui a été soi-disant recruté par Al Qaïda, une organisation que les autorités américaines ont annoncé il y a peu, qu’elle avait été battue, qu’elle était en pleine déconfiture et plus vraiment importante.

Cette organisation vaincue et insignifiante, qui n’a pas de laboratoires scientifiques et technologiques, a inventé une “bombe invisible” qui ne peut pas être détectée par les scanners pornographiques des aéroports. Une source “vétéran des forces de police” a dit au New York Times que “ce qui est le plus terrifiant” est que “s’ils en ont construit une, ils peuvent en construire d’autres”.

La ministre des affaires étrangères Hillary Clinton a déclaré que “le complot lui-même indiquait que les terroristes essaient toujours d’inventer des moyens plus terribles et pervers pour tuer des innocents.” Hillary a dit ceci alors que les manchettes continuent de proclamer que les Etats-Unis massacrent toujours des femmes et des enfants avec ses drones haute-technologie en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Afrique. Le faux complot éventé, prétend Hillary, sert à “nous rappeler le pourquoi nous devons rester vigilants aussi bien à la maison qu’à l’étranger afin de protéger notre nation et les nations amis et les peuples comme en Inde et autres.”

Le directeur du FBI Robert Mueller a dit au congrès que le faux complot prouve le besoin d’une surveillance sans mandat afin de détecter quoi, de faux complots ? Au congrès, le républicain Peter King et le démocrate Charles Ruppersberger ont dénoncé les médias pour avoir révélé que le complot était une opération de la CIA, clâmant à l’unisson que la vérité mettait en danger l’effort de guerre et les vies des soldats.

Même certains médias alternatifs sont tombés dans le panneau de ce faux complot. Apparemment, personne ne cesse de s’étonner comment Al Qaïda, qui est devenu si désorganisée et si inefficace, qu’elle se sauve en laissant derrière elle son leader révéré Oussama Ben Laden, dans un village du Pakistan, seul, sans protection, pour y être assassiné par des commandos américains ; comment cette entité donc, peut-elle toujours prendre la CIA au dépourvu avec une “bombe indétectable”, pour utiliser la description faite par la présidente du comité sénatorial pour le renseignement, Dianne Feinstein, qui a reçue une explication sur l’engin par des personnels du renseignement américain.

Notons au passage que la ministre des affaires étrangères a engagé les Etats-Unis en banqueroute et son filet de sécurité sociale à la protection “de l’Inde et d’autres pays” contre les terroristes. Mais la véritable intention de cette toute dernière escroquerie est d’introduire auprès des citoyens américains apeurés l’idée qu’il existe un slip explosif indétectable.

Qu’est-ce que cela nous rappelle t’il ? Quiconque de ma génération ou tout amateur de science fiction pense immédiatement au livre de Robert Heinlein “Les marionnettistes” (NdT: “The Puppet Masters” en anglais).

Ecrit en 1951, mais décrivant un narratif actuel, l’histoire procède de la Terre qui est envahie par de petites créatures qui s’attachent au corps humain et prennent possession de la personne. Les humains deviennent les marionnettes de leurs maîtres. De grandes zones des Etats-Unis tombent aux mains des envahisseurs avant que les imbéciles à Washington ne comprennent que l’invasion est réelle et non pas une théorie du complot.

Sur des humains habillés, les créatures ne peuvent pas être détectés et le mot passe que quiconque est habillé est suspect. Tout le monde doit donc se balader à poil. Les femmes ne peuvent même plus porter un sac à main, car la créature peut-être dans le sac et attachée à la main de la femme porteuse.

De manière évidente, si la CIA, les sources d’information et les instructeurs de Dianne Feinstein ont raison et qu’Al Qaïda la vaincue a inventé une bombe “indétectable”, alors nous devrons tous passer la sécurité des aéroports à poil.

Comment cela sera t’il possible ? Si chaque passager d’une compagnie aérienne doit passer par une fouille personnelle et un déshabillage en cabine, combien de temps cela prendra t’il pour passer la “sécurité des aéroports” ? Je doute qu’il y ait un endroit en Amérique du nord ou du sud où le passager n’aurait pas plus vite fait d’aller en voiture. Ou alors peut-être que ceci est une réponse au chômage qui atteint des niveaux de dépression économique. Des millions de citoyens sans emplois seront employés à observer des passagers nus avant qu’ils n’embarquent dans des avions.

Alors que l’administration de la sécurité du transport (NdT: la tristement célèbre TSA outre-Atlantique), une division du Département de la Sécurité de la Patrie (NdT: DHS, la Stasi ou Securitate du pays du goulag levant) est passée des aéroports à des intrusions qui n’ont pas été contestées dans les trains, les bus et sur le traffic  autoroutier, va t’on assister à l’effondrement total de l’industrie de l’habillement ? Affaire à suivre de près.

Il y a quelques années, un philosophe écrivit un article dans lequel il suggérait que les Américains vivaient dans une réalité artificielle ou virtuelle. Un autre philosophe dit qu’il pensait que l’autre philosophe avait 25% de chances d’avoir raison. Je suis convaincu qu’il a raison. Les Américains vivent dans une matrix. Rien de ce qu’ils savent ou pensent ou connaissent est correct.

Par exemple, nos leaders menteurs déclarent continuellement “qu’Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient”. Ce mythe est une des multiples raisons utilisées pour justifier que les impôts sur les revenus en net déclin des Américains soient donnés en partie au gouvernement israélien pour qu’il ait les moyens de tuer des Palestiniens et leur voler leur pays.

La démocratie israélienne est un mythe dites-vous ? Oui, un mythe. D’après des rapports compilés et publiés par Antiwar.com (du 8 Mai 2012), les élections en Israël du 4 Septembre ont été annulées, parce que le “leader d’opposition Shaul Mofaz rejoint le gouvernement”. Mofaz a vendu son parti pour un pouvoir personnel, une attitude typiquement politicienne.

La trahison de Mofaz a déclanché des protestations de ses suiveurs, mais d’après les rapports de presse, “la police israélienne fut prompte à réprimer les manifestations, les déclarant ‘illégales’ et arrêtant un bon nombre de journalistes.”

Ah ! “Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient.”

En vérité, Israël est un état fasciste, un état qui a été en violation de la loi internationale et de la morale chrétienne pendant la totalité de son existence. Et pourtant, en Amérique, Israël est une icône approuvée. Comme Bush, Cheney et Obama, des millions de chrétiens américains vénèrent Israël et pensent que c’est par “appel divin” que les Américains doivent mourir pour Israël.

Si vous croyez dans le meurtre de votre adversaire, sans débattre avec lui, déposséder les sans pouvoirs, créer un monde fictionnel basé sur des mensonges et payer des médias corporatistes pour promouvoir les mensonges et le monde fictif, vous faites partie de ce que le reste du monde perçoit comme étant “l’occident”.

Laissez-moi ne pas être trop dur avec l’Occident. Les peuples français et grec ont montré dans leurs élections récentes qu’ils sont en train de se débrancher de la Matrix et comprennent qu’eux-mêmes, les 99%, sont mis dans une position telle par leurs élites, d’être les agneaux du sacrifice pour les erreurs du 1% de méga-riches, qui sont en compétion avec l’un l’autre en termes de savoir combien de milliards de dollars ou d’euros, combien de yachts, de collections de voitures et propriétés de luxe, ils ont en leur possession.

Les banques centrales occidentales, la réserve fédérale américaine, la BCE et la Banque d’Angleterre, sont dévoués à fond à la prospérité de ces méga-riches. Personne d’autre ne compte. Marx et Lénine n’ont jamais eu une cible comme elle existe aujourd’hui. Et pourtant, la gauche est si faible de nos jours, si soumise au lavage de cerveau, qu’elle n’existe plus, même comme petite puissance d’opposition. La gauche américaine a même complètement accepté la version officielle absurde du 11 Septembre et de l’assassinat de Ben Laden au Pakistan par des commandos. Un mouvement si dénué de force mentale et émotionnelle est complètement inutile. Il ne devrait même plus exister.

Des citoyens sans information valide et correcte sont à la dérive, c’est ce que les occidentaux sont. La nouvelle tyrannie monte en occident, pas en Russie, pas en Chine. Le danger pour l’humanité est la valise du bouton nucléaire dans le bureau ovale et dans la population lobotomisée et militante de l’Amérique, la population la plus désinformée et la plus ignorante de la planète.


Article original en anglais :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=30799

Traduction : Résistance 71

Source : La nouvelle tyrannie: l’Occident a t’il un avenir ?

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:52

 

 
 


 

Les Etats-Unis ne voient pas d’un bon oeil que le sort des Indiens d’Amérique soit étudié pour la première fois aux Nations-Unies. Car il s’agit de se pencher sur le sort d’une population de 2,7 millions d’habitants ravagés par des fléaux dans des proportions effroyables mais dont la parole est inaudible, ce qui arrange bien les institutions du pays.

On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n’est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent les souvenirs tragiques de lynchages des Noirs, ces expressions populaires ne renvoient à la réalité d’un génocide toujours en cours dans l’indifférence générale.

Lorsqu’un Américain de l’Illinois souhaite acheter ses cigarettes à bas prix (un paquet coûte ici actuellement 10 dollars), il prend la route de l’Indiana voisin pour s’approvisionner dans l’un des territoires octroyés aux tribus locales. Là, il paiera son paquet de cigarettes 4 dollars en moyenne. Dans un certain nombre de ces tribus, qui sont des milliers à travers les Etats-Unis, on peut également se procurer de l’alcool à bon marche, jouer au casino (dans 452 d’entre-elles) ou, si l’on se sent possédé par le mal, consulter un shaman. Il est toujours très exotique de s’offrir une escapade dans ces drôles d’endroits. Pourtant, l’Américain moyen ne s’y risque pas trop.

 

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En effet, 2,1 millions de ces Indiens, soit l’écrasante majorité, vivent largement sous le seuil de la pauvreté. La vision offerte par bien des campements tient purement du bidonville. L’alcoolisme prend des proportions catastrophiques. Le chômage bat tous les records du pays. La maladie s’y propage et tue comme dans les pires zones de la planète. Le suicide, celui des jeunes en particulier, crève le plafond des statistiques. Les Indiens vivant à l’extérieur des tribus n’y reviennent eux-mêmes que pour se faire soigner lorsqu’ils n’ont pas, chose courante, accès au système de santé américain.

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King’s College de New York et Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Americains [Indiens d’Amérique, NDA] sont aujourd’hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d’économie qui est la conséquence directe des problemes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions sensees résoudre les problemes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautées leur autonomie. »

 

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Tel est le prix à payer pour les Indiens d’Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant ces réserves n’ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces. Et une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d’Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l’esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique.

L’une des plus graves violations des Droits de l’Homme dans le monde

En effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l’Indian Removal Act [1] lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens a délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s’approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l’Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd’hui toujours existante, en raison des pathologies qu’elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l’avaient fait durant des millénaires.

 

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En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l’Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n’est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l’espèce, il est impossible d’idéaliser la réalité sur laquelle s’est construite l’Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l’arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes.

Mais ce n’est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que, pour la première fois de leur histoire, l’organisation se penche, du 23 avril au 4 mai, sur le sort des Indiens d’Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c’est avant tout pour regarder en face une réalité qui n’est pas celle du passé mais celle du présent.

Cette réalité concerne les 2,7 millions d’Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l’un des cas de violation des droits de l’homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées.

 

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

- Les Indiens d’Amérique vivent en moyenne 6 ans de moins que les autres Américains
- Ils ont 770% de risques en plus de mourir d’alcoolisme
- Ils ont 665% de risques en plus de mourir de Tuberculose
- Ils ont 420% de risques en plus de mourir de Diabète
- Ils ont 280% de risques en plus de mourir d’accidents
- Ils ont 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe

(Source : Commission des Etats-Unis sur les Droits Civils, 2004:8)

Un Apartheid constitutionnel
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Répartition des réserves indiennes (source National Atlas)

Les Indiens d’Amérique se sont vus accorder la citoyenneté américaine en 1924. Mais ils ont pour longtemps encore été exposes au même sort que les Noirs américains, empêchés d’accéder à l’enseignement scolaire, victimes de la ségrégation.

Ce n’est qu’en 1969 qu’ils se sont organises, dans la foulée de la loi sur les Droits civils des Indiens votée l’année précédente. C’est à cette époque qu’ils ont obtenu ce dont les Américains blancs jouissaient depuis deux siècles : la liberté d’expression et d’information, la protection contre les recherches et les arrestations arbitraires, le droit d’engager un avocat pour se défendre, la protection contre les punitions inhumaines et dégradantes, contre les cautions excessives, l’abolition de la peine systématique d’un an d’emprisonnement ou de 5000 dollars d’amende quel que soit le délit commis, le droit d’être jugé par un jury, et ainsi de suite.

 

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Mais à l’heure actuelle, aucun Indien d’Amérique, citoyen des Etats-Unis, n’a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains.

La guerre des Etats contre les Tribus

Mais le pire pour ces tribus à l’heure actuelle vient probablement de la pression des Etats pour s’accaparer leurs terres. Les conflits sont nombreux à travers tout le pays. Ils sont allumes sous divers motifs, comme la volonté du Gouverneur de New York, en 2007, d’étendre la taxation de l’Etat aux territoires de la Nation des Seneca, ce qui a engendre une violente bagarre juridique. Et bien que les territoires laisses aux Indiens soient pour la majorité pauvres en ressources et difficiles d’accès, leur contestation par les Etats qui les abritent sont de plus en plus courantes.

Toutefois, la pente naturelle démographique et sociologique suivie par cette population dont la Constitution américaine fait fi devrait se résoudre par le procédé le plus naturel du monde dans les décennies qui viennent : l’extinction.

Lire le rapport de l’Organisation Survival

Par Stephane Trano le 26/04/ 2012 source Marianne 2

Transmis par Linsay

 

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Stéphane Trano, 43 ans, est journaliste politique et essayiste. Il est installé à Chicago, souvent considérée comme la plus « américaine » des grandes villes des Etats-Unis, au rang desquelles elle se classe troisième. Porte du Midwest où se côtoient les géants de l’industrie, la bourse mondiale des matières premières et les écoles les plus réputées d’économie ou d’architecture, Chicago se trouve également au carrefour des états de la « corn belt » - fortement ruraux - et nombre de scrutins y ont déterminé l’issue des élections à la présidence des Etats-Unis. C’est aussi le fief de Barack Obama et cœur de son dispositif pour sa réélection en novembre 2012.


[1] Loi sur le Retrait Indien, NDA

 

Source : Indiens d'Amérique: un génocide tranquille et presqu'achevé - Rouge Midi

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 03:58

 

65 000 enfants en prison aux Etats-Unis : ce "modèle" dont certains veulent s’inspirer en France


Une exposition sur l’enfermement des mineurs commence à faire grand bruit aux Etats-Unis et sera visible pour le public français cet été à l’Université de Nanterre. Choquante, dérangeante, elle offre une vision violente et désespérante de la justice américaine. Un message que devraient méditer ceux qui, en France, n’ont de cesse d’abaisser l’âge de la détention.

Extrait du rapport de la Fondation Casey

Ce sont des photographies de fin de vie. Certaines les montrent en groupe, d’autres en extérieur, mais toutes provoquent un malaise instantané devant la solitude définitive qui s’en dégage. Il n’y a aucun après ni au-delà pour ceux et celles qui y figurent. Et ce, quelle que soit la durée de leur peine, le lieu de leur détention ou le programme qui leur est appliqué.

Pendant cinq ans, le photographe américain Richard Ross a sillonné les Etats-Unis et saisi les éléments humains ou matériels d’une réalité qui siphonne, au fur et à mesure qu’on s’en imprègne, toute justification que l’on serait tenté d’y apporter. S’y mêlent un travail remarquable sur l’architecture de ces bâtiments, car elle a été souvent pensée, ce qui est pour beaucoup dans le malaise immédiat qui s’en dégage, sur les murs et sur la manière dont les murs traversent le temps, sur les plafonds, dont on détache difficilement son œil une fois qu’il s’y est collé, sur des salles de classe ou sur les êtres qui sont disposés dans ces ensembles.

Juvenile In Justice, difficilement traduisible en raison de son contenu, mais qui signifie littéralement Mineurs dans le Système Judiciaire, est le nom donné à ce travail extraordinaire qui a abouti à cette exposition ainsi qu’à un livre, et dont on peut se donner une idée sur le site qui lui est dédié.

Les Etats-Unis emprisonnent six fois plus de mineurs que n’importe quel autre pays développé dans le monde, 60 500 au moment où l’on écrit ces lignes. Mais 500 000 mineurs par an passent par les centres de détention. La détention des personnes de moins de 18 ans, telle qu’elle désigne le système applicable aux mineurs, est ancienne de plus d’un siècle. Le premier tribunal pour mineurs a été créé en 1899 à Chicago. Avant cette date, les mineurs étaient incarcérés avec les adultes.

Le rapport que vient de publier la Fondation Annie E. Casey sur la question de la réduction de l’incarcération des mineurs constitue l’un des documents les plus élaborés jamais rendu public à ce jour en Amérique. Il décrit ce système comme dangereux, inefficace, inutile, obsolète, couteux et inadéquate. Mais il faut également souligner qu’il est extrêmement opaque et que son exploration se heurte a deux éléments majeurs : l’hypermédiatisation de la délinquance juvénile qui est un exercice quotidien de la presse américaine et la consultation de données qui paraissent peu en accord avec la réalité, dans un contexte ou le législateur s’appuie sur la popularité du discours punitif nourrit par la peur de l’opinion publique. Pourtant les chiffres sont là : la délinquance juvénile aux Etats-Unis n’est guère supérieure à ce qu’elle est dans les autres pays développés : 336 délits pour 100 000 habitants. Le pays suivant sur la liste, l’Afrique du Sud, s’affiche à 69 pour 100 000, puis la Nouvelle Zélande, 68 pour 100 000 et la France se situe à 18,6 pour 100 000. (Source : Hazel, Neal, Cross-National Comparison of Youth Justice, London : Youth Justice Board, 2008)

De son long voyage à travers trente états américains et 35 centres de détention pour mineurs, le photographe Richard Ross revient avec une réflexion glaçante : « J’ai grandi dans un monde où l’on résolvait les problèmes, pas dans un monde où l’on détruit une population. Pour moi, c’est une honte lorsque je vois ce que ces enfants doivent affronter ». Pas une statistique, pas un argument, pas une théorie ni même un exemple de "réussite" ne peut en effet contrer l’effet dévastateur de ces images. Elles sont celles d’un enfer dont aucun ne réchappe et qu’il emporte avec soi ou qu’il aille par la suite.

Par Stephane Trano blogueur associé de Marianne 2 le 13/04/ 2012

Transmis par Linsay

Source : 65 000 enfants en prison aux Etats-Unis: ce "modèle" dont certains veulent s'inspirer en France - Rouge Midi

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 20:14

Chômage aux États-Unis : la descente aux enfers continue


(Source : Gilles Bonafi via SOTT)

 

L’ensemble de la presse est unanime, l’économie US va mieux et le chômage est en forte baisse. C’est pour cette raison que le nombre de SDF explose partout aux USA. New York a ainsi dépassé le cap des 17 000 enfants SDF !

Le nombre de femmes SDF est lui aussi en pleine explosion, du jamais vu (graphique ci-dessus) !

Source : http://www.coalitionforthehomeless.org/

De plus, la durée moyenne du chômage s’envole vers des sommets passant de 38,2 semaines en janvier 2012 à 39,1 en février 2012. Une semaine de plus en 1 seul mois, c’est vrai, tout va mieux !
Source : http://research.stlouisfed.org/fred2/series/LNU03008275?cid=32451

Chômage aux États-Unis : la descente aux enfers continue « État du Monde, État d'Être

 


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Gilles Deleuze, février 1977.

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