13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 14:48

 

 

Une compilation d’infos sur les nouveaux événements d’Ukraine quand le gouvernement de fait envoie les mercenaires privés et nazis donner l’assaut au peuple antifasciste en quête de souveraineté et soutenu par les forces de l’ordre officielles

Prélude : Les populations se soulèvent avant tout dans un grand mouvement anti-fasciste.

La réponse du pouvoir, 3 unités ont été envoyées sur place don deux particulièrement remarquables 


- une unité de la Garde nationale, composée de combattants du mouvement d'extrême-droite Pravy Sektor

-'une unité formée à partir de mercenaires de Blackwater en tenues du détachement spécial Sokol du ministère ukrainien de l'Intérieur.

Leur tâche consiste à étouffer au plus vite et sans merci les protestations 

 

Est de l'Ukraine: les forces spéciales refusent de donner l'assaut
15:46 11/04/2014
KIEV, 11 avril - RIA Novosti

L'unité spéciale Alpha du Service de sécurité ukrainien (SBU) a refusé de lancer l'assaut contre les bâtiments occupés par les manifestants à Donetsk et à Lougansk, rapporte vendredi le site ukrainien From-UA citant des sources proches de la situation.

Selon le site, lors de réunions des chefs des forces de l'ordre tenues dans ces villes de l'est du pays, les officiers de l'unité Alpha ont refusé d'évacuer les bâtiments administratifs contrôlés par les partisans de la fédéralisation de l'Ukraine, leur unité ayant selon eux pour mission "de libérer les otages et de combattre les terroristes".

Ce refus a provoqué la colère du vice-premier ministre ukrainien Vitali Iarema, présent à la réunion de Donetsk, qui a qualifié les officiers de "traîtres".

Dans le même temps, selon une source citée par le site, le président ukrainien par intérim Alexandre Tourtchinov aurait ordonné à d'autres unités placées sous ses ordres de préparer l'assaut des bâtiments occupés à Lougansk et à Donetsk.

Les régions de l'est et du sud de l'Ukraine connaissent ces dernières semaines une mobilisation de militants pro-russes qui réclament la tenue de référendums sur le statut de leurs régions à l'instar de celui organisé en Crimée.

Le week-end dernier, les manifestants ont pris le contrôle de bâtiments administratifs dans les villes de Donetsk et de Kharkov et se sont emparés des locaux du Service de sécurité ukrainien (SBU) à Lougansk.

Les protestataires ne reconnaissent pas les nouveaux gouverneurs de leurs régions nommés par Kiev suite au renversement du président Viktor Ianoukovitch et réclament une fédéralisation de l'Ukraine.

 

 

 

 


Ukraine: la police de Donetsk rejoint les manifestants
20:16 12/04/2014
DONETSK, 12 avril - RIA Novosti

Les forces anti-émeutes de Donetsk (Est de l'Ukraine) ont refusé d'obéir à leurs chefs et, après avoir mis les rubans orange et noir des partisans pro-russes, ont annoncé qu'ils soutenaient les revendications des protestataires.  

"Nous refusons de disperser les manifestants pacifiques, car nous ne voulons pas qu'ils se comportent à notre égard comme les putschistes de Maïdan", a déclaré un membre des forces de l'ordre. 

"Nous refusons d'obéir aux autorités de Kiev, car nous contestons leur légitimité", a ajouté son collègue.

Plusieurs centaines de partisans de la fédéralisation se sont rassemblés, des drapeaux russes à la main, devant l'antenne locale du Service de sécurité ukrainien.

Depuis quelques semaines, les régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine connaissent une mobilisation de militants pro-russes qui réclament la tenue de référendums sur le statut de leurs régions à l'instar de celui organisé en Crimée.

Les manifestants ont pris le contrôle de bâtiments administratifs à Donetsk et se sont emparés des locaux du Service de sécurité ukrainien (SBU) à Lougansk. Les autorités ukrainiennes menacent de monter à l'assaut pour déloger les protestataires.

 

 


Ukraine/Slaviansk: les ultranationalistes arrivent pour soutenir les forces de l'ordre
14:48 13/04/2014
MOSCOU, 13 avril - RIA Novosti

Des membres du groupe ultranationaliste Pravy Sector (Secteur droit) sont arrivés à Slaviansk pour participer à l'opération spéciale lancée contre les protestataires, a annoncé dimanche à RIA Novosti un coordinateur du groupe Vladimir Karassev.

"Slaviansk nous informe que près de 150 hommes en uniforme noir sont arrivés à l'aéroport. Selon toute apparence, ce sont des membres du Pravy sector", a indiqué par téléphone l'interlocuteur de l'agence.

Selon lui, il n'est pas exclu que les ultranationalistes soient placés sous les ordres du Service de la sécurité ukrainien (SBU).

"Cela m'étonnerait que Pravy sector ose donner l'assaut sans être soutenu par la police et le SBU. Ils n'attaqueront jamais les premiers", a souligné  l'interlocuteur.

Hier, le leader du Pravy sector Dmitri Iaroch a annoncé la mobilisation générale de toutes les structures de son organisation à la suite des récents événements dans le sud-est de l'Ukraine, dont les habitants réclament la fédéralisation du pays.

 


 


Est de l'Ukraine: trois unités de combat pour réprimer les protestations (source)
21:24 07/04/2014
KIEV, 7 avril - RIA Novosti

Trois unités de combat ont été expédiées dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est de l'Ukraine) pour réprimer les protestations populaires, rapporte lundi une source au sein des structures de l'ordre du pays.

"Leur tâche consiste à étouffer au plus vite et sans merci les protestations", a déclaré la source.

Il s'agit notamment d'une unité des troupes de l'Intérieur, d'une autre de la Garde nationale, composée de combattants du mouvement d'extrême-droite Pravy Sektor (Secteur droit), et d'une unité formée à partir de mercenaires de Blackwater en tenues du détachement spécial Sokol du ministère ukrainien de l'Intérieur.

Des partisans de la fédéralisation de l'Ukraine - pour la plupart des russophones - ont manifesté dimanche dans l'est du pays, notamment à Donetsk, Kharkov et Lougansk, réclamant la tenue de référendums sur le statut politique de leurs régions. A Donetsk et Kharkov, les manifestants, arborant des drapeaux tricolores russes, ont occupé les locaux des administrations régionales et à Lougansk, ils ont investi l'antenne locale du Service de sécurité de l'Ukraine (SBU).

 


 

Sur le même sujet

 

 

Partager cet article
Repost0
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 14:01

 

 

Kiev : les nazis ouvrent un « centre international »... qui brûle

12 avril 2014
Geoffroy Géraud Legros

Entrainement au couteau, « enseignements théoriques », repas servis par « les plus jolies filles d’Ukraine », sous le regard d’un Lénine « transformé en nationaliste » : « Pravy Sektor » propose accueil et formation à tous les « nationalistes porteurs de l’héritage européen », dans l’ancien siège du PC ukrainien squatté depuis le 23 février et qui est parti en fumée ce 10 avril.

 

 

 

C’est dans un local du Parti communiste ukrainien (KPU) « saisi » par « Pravy Sektor », parti nazi — ou, disent certains de ses membres, « post-nazi », fer de lance des émeutes dites de Maïdan — que des activistes ont établi le siège d’un « Centre international » destiné à recevoir « tous les nationalistes d’héritage européen ».

« N’oubliez pas de sonner lors de votre arrivée, nous viendrons vous ouvrir », indique, prévenant, le site web de « de Frivilliga » — c’est le nom suédois qu’a reçu cette caserne internationale, en hommage aux fondateurs Varègues de Kiev… et aux « volontaires » suédois qui patrouillent dans les rangs de l’extrême-droite ukrainienne.

Le drapeau collaborationniste rouge et noir, remis au goût du jour par « Pravy Sektor » flotte au-dessus de l’entrée, que les nouveaux occupants (sans titre) des lieux surnomment avec emphase « les portes de la Liberté » .

« Une fois passées les deux portes », poursuit la description en ligne, « traversez notre cour intérieure » laquelle, est-il précisé, sert autant à l’exercice qu’à la « relaxation ».

JPEG - 1.6 Mo
Le portrait en pied de Lénine a été affublé d’un brassard "White Power" frappé de la croix celtique

Un Lénine au brassard « white power »

Le vaste bâtiment intègre des chambres et plusieurs salles d’entraînement et de réunion, dont la plus grande est ornée d’une bannière verticale frappée d’un portrait en pied de Lénine, portrait hérité des anciens (et légitimes) propriétaires.

Une effigie détournée par l’ajout d’un brassard « white power » à croix celtique. « De Lénine, nous avons le nationaliste », ricane le texte d’accueil, qui décrit par le menu la journée « modèle » des volontaires .

« Levés à 7 heures, vous disposerez d’une demie-heure pour votre toilette ». Suivent des séances « d’entrainement au couteau ». Le petit déjeuner — thé et céréales — est « bien entendu (sic) servi par les plus jolies filles d’Ukraine ». Suivent des « cours théoriques » puis, un repas « toujours servi par les belles nanas », exercice physique et temps libre, avant un dernier « cours du soir ».

L’emploi du temps, prévient le règlement, est susceptible d’être bouleversé à tout moment par les activités que mène le « Centre » en partenariat avec l’organisation d’extrême-droite « Plus Jamais Ça ! ».

Décrite comme une « ONG », la structure ironiquement affublée de l’universel mot d’ordre pacifiste — procède à la « lustration » — c’est-à-dire, à des « enquêtes », dénonciations, campagnes d’opinion voire passages à tabac visant les « corrompus » issus de l’administration Ianoukovitch, réputée « communiste ».

JPEG - 53.1 ko
"Conférence" de l’organisation d’extrême-droite C-14

En clair : le « centre-des-nationalistes-porteurs-de-l’héritage-européen » forme des auxiliaires paramilitaires, liés au « Comité national pour la lustration » et au Ministère de la Justice, et des mercenaires : l’un des « partenaires » du centre, l’organisation d’extrême-droite « C-14-Sich », qui arbore la croix celtique, envisage d’ailleurs sa transformation en « compagnie privée ».

Incendie suspect

La concurrence entre ces différentes organisations, qui s’expriment de plus en plus violemment, est-elle à l’origine de l’incendie qui, hier, s’est déclenché au sein du centre ?

Les dirigeants de la structure invoquent le scénario quelque peu rocambolesque d’une intervention conjointe des services secrets russes et des communistes. Ceux-ci, affirme « Oleksander », professeur de couteau et « co-fondateur » de « de Frivilliga », n’auraient pas voulu récupérer leur quartier général, mais l’incendier dans le double but de détruire des documents « compromettants », et d’imputer les dégâts aux nationalistes.

Décidément confus, le militant d’extrême-droite affirme que l’opération aurait été couverte par un escadron de police composé d’anciens, « Berkut », réputés acharnés à la destruction des mouvements du Maïdan… mais que ces mêmes policiers auraient refusé d’ouvrir le feu, malgré les ordres paraît-il donnés par le ministère. « Notre travail avec le centre continuera à se dérouler de façon normale, à une seule exception : nous n’avons plus de centre pour le moment » affirme, le plus sérieusement du monde, le site de « de Frivilliga ».

GGL


PNG - 198.5 ko

 
Le siège du PC ukrainien, squatté depuis le 23 février par les nazis, part en flammes, après que le tribunal de kiev ait ordonné la libération des lieux le 10 avril. (Source : Observateur du monde russe)




Source le très bon site réunionnais à visiter :
7 Lames la Mer


Pour rappel
arton182891-8dc5a.jpg


  LA Republica.es Kiev entrega a los nazis 23 campos de vacaciones para facilitar entrenamiento paramilitar : laRepublica.es ) ;

Le nouveau Ministre de la Défense, Igor Tenyuk, se prononce pour l'incorporation des milices d'extrême-droite à la nouvelle Garde Ukrainienne, alors que le Ministre de l'Education leur a accordé 23 installations de "camps de vacances pour leurs entraînements paramilitaires !
Partager cet article
Repost0
11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 17:53

 

Depuis le coup d’Etat du 22 février à Kiev avec l’aide des oligarques et des fascistes, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont mis en place des mesures visant la Russie qui équivalent à une déclaration de guerre officieuse. En l’espace de seulement six semaines, les puissances de l’OTAN sont passées du soutien à un coup d’Etat, à l’imposition de sanctions contre la Russie, jusqu’au plus important renforcement de leurs capacités militaires en Europe depuis la Guerre froide.

La rapidité de ces changements démontre que le coup d’Etat contre le régime Ianoukovitch n’était pas le catalyseur inattendu tel que présenté, mais une provocation organisée dans le but de mettre en œuvre des plans préparés de longue date.

C’est ce qui ressort clairement du sommet de la semaine passée entre les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN. Ces derniers ont élaboré des projets pour étendre l’alliance militaire jusqu’aux frontières de la Russie, y compris d’importantes simulations militaires et un éventuel stationnement de troupes dans les pays voisins.

Washington a exigé qu’un Plan d’action pour l’adhésion [à l’OTAN] soit soumis non seulement à l’Ukraine, mais aussi aux anciennes républiques yougoslaves de la Bosnie, du Monténégro et de Macédoine, ainsi qu’à l’ancienne république russe de Géorgie.

En 2008, au moment de la guerre de cinq jours entre la Russie et la Géorgie, le président George W. Bush fut contraint, en grande partie en raison de l’opposition de la France et de l’Allemagne, de renoncer à des projets prévoyant l’admission de la Géorgie à l’OTAN. Les deux puissances européennes craignaient une escalade du conflit entre la Russie et la Géorgie pouvant se transformer en guerre directe avec la Russie.

Cette fois-ci, toutefois, le plan visant à intégrer la Géorgie et l’Ukraine est soutenu par l’Union européenne dans le cadre d’une campagne qui vise à intensifier la confrontation avec Moscou. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a plusieurs fois évoqué l’article 5 du traité du bloc exigeant que tous les Etats membres viennent en aide à un autre Etat membre qui est victime d’une attaque. Compte tenu du caractère viscéralement anti-russe des régimes géorgien et ukrainien, ces derniers ne seront que par trop désireux de fournir un tel prétexte.

Le plan d’adhésion doit être discuté en juillet et il est dans les intentions des Etats-Unis qu’il soit mis en œuvre dès septembre. Des exercices militaires sont prévus ou sont en cours en Lituanie, en Lettonie, en Bulgarie et en Pologne tout comme dans d’autres Etats baltes et au Caucase. Les exercices les plus provocateurs sont ceux dont la conduite a été convenue sur le territoire ukrainien – Rapid Trident et Sea Breeze.

La Pologne a joué un rôle clé dans les projets de l’OTAN après avoir relancé des propositions antérieures de mettre en place un «bouclier antimissile» de conception américaine et coûtant plusieurs millions de dollars. Le gouvernement a actuellement réclamé le stationnement sur son sol d’un bataillon militaire américain équivalant à 10.000 soldats.

Des discussions sont en cours dans les milieux dirigeants en Finlande et en Suède pour mettre un terme à leur neutralité officielle et pour adhérer à l’OTAN dans ce que Stockholm a qualifié de «doctrine du recentrage» en matière de défense.

Cette campagne d’encerclement militaire est justifiée d’une manière orwellienne par des arguments non fondés et exagérés concernant un renforcement des forces russes à la frontière ukrainienne. Le but de cette propagande est de présenter Moscou comme l’agresseur alors même que le président Barack Obama l’avait écarté comme n’étant qu’une puissance «faible» et seulement «régionale».

Comme dans le cas de l’Irak, de la Libye et de la Syrie, de tels mensonges visent à légitimer un programme permanent de réarmement impérialiste, notamment en Europe.

Le modus vivendi entre l’impérialisme et les oligarchies capitalistes qui était apparu il y a un quart de siècle en Chine et en URRS est en train d’être rapidement réduit à néant. Accablées par la crise, les principales puissances impérialistes ne sont plus prêtes à accepter que la bourgeoisie à Moscou et à Beijing jouissent d’une relative autonomie. Elles exigent un accès direct aux vastes marchés et ressources qui existent à l’intérieur des frontières de la Russie et de la Chine ainsi que la réduction les deux pays à un statut semi-colonial.

La logique inexorable de cette politique irresponsable est la guerre.

A cette fin, Washington demande que les gouvernements d’Europe, et en premier lieu l’Allemagne, montent au créneau. Obama, dans son récent discours prononcé à Bruxelles, a malmené les membres de l’OTAN en déclarant:«Nous devons assumer les coûts du personnel, des armes et de la formation pour que les forces armées de l’OTAN constituent une force crédible et dissuasive… Chacun doit y contribuer.»

Sur les principaux pays européens, seuls le Royaume-Uni et la France satisfont actuellement les exigences de l’OTAN de dépenser 2,0 pour cent de leur produit intérieur brut (PIB) pour leurs forces armées. Depuis 1998, les dépenses militaires ont diminué dans tous les pays européens, celles de l’Allemagne chutant de 50 pour cent. Pour enrayer de telles réductions et permettre un accroissement des dépenses, il faudrait éliminer de vastes secteurs des services publics dans un contexte où l’Europe a déjà connu six années d’austérité.

Le tournant vers le militarisme nécessite une escalade spectaculaire des attaques menées contre les droits démocratiques et sociaux de la classe ouvrière. Il existe une très large opposition contre les projets de guerre de Washington, Berlin, Londres et Paris. Pour imposer davantage de «sacrifices» et contraindre une nouvelle génération à s’enrôler dans les forces armées, l’Etat devra recourir à ses pouvoirs coercitifs.

Le fait que les Etats-Unis et les puissances européennes aient ouvertement embrassé des forces fascistes et d’extrême-droite en Ukraine constitue un sérieux avertissement. Après des décennies durant lesquelles les gouvernements européens ont proclamé que le continent ne connaîtra «plus jamais» le règne de la croix gammée, les forces qui glorifient les complices ukrainiens de Hitler sont cultivées dans le but d’être utilisées contre la classe ouvrière.

Ces développements soulignent le caractère opportun de l’intervention dans les élections européennes de mai par les Partis de l’Egalité socialiste en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Dans leur manifeste conjoint pour les élections européennes, ils lancent cet avertissement: «Cent ans après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, l’Europe se trouve une fois de plus au bord de la catastrophe». Les ambitions des puissances impérialistes rivales, poursuit la déclaration, ont conduit à une situation dans laquelle «une petite étincelle suffirait de nouveau – comme l’assassinat de l’archiduc Ferdinand à Sarajevo en 1914 – à transformer un conflit régional en une conflagration mondiale.»

Chris Marsden et Julie Hyland

Article original en anglais, WSWS, le 8 avril 2014

 

Source : L’agression de l’OTAN contre la Russie et le risque de guerre en Europe | Mondialisation

Partager cet article
Repost0
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:37

 

 

 

 

Ce mardi le Ministère de l’Intérieur a entrepris une opération policière à Jarkov, où les manifestants opposés aux nouvelles autorités proclament la création d’une République Populaire de Jarkov.

 

La députée à la Chambre (Rada) Suprême d’Ukraine Irina Faritón, membre du parti Svoboda lance un appel  :

 

Il faut fusiller tous les manifestants de l’Est du pays !

 

 

q3397

Jarkov, Mars 2014, manifestation contre les Nouveaux Pouvoirs d'Extrême-Droite

 

 

 

Segunda ciudad en declarar su liberación del gobierno neonazi de Kiev 

 

Avril 2014, Jarkov est la seconde ville à proclamer son indépendance du gouvernement neonazi de Kiev

 

Irina Faritón : "Nous aurions du les jeter dehors en 1654 !"

 

Elle affirme que l’opération policière menée à Jarkov par le Ministère de l’Intérieur d’Ukraine ne fut pas assez sévère.

« J’agirais de manière bien plus sévère. Je les fusillerais, excusez moi. Ecoutez, l’ennemi gouverne nos terres ! De quoi parlons-nous ? Nous aurions du les jeter dehors en 1654 (il me semblait bien qu’elle avait l’air un peu momifiée.  NdT). C’est pour cela que la réaction actuelle est absolument adéquate. Mais les mesures doivent être bien plus sévères. Nos gens ont sacrifié leur vie. Pour cela ceux qui parviennent devant nous méritent seulement une chose : la Mort » annonce-t-elle à la télévision.

 

Anne Wolff d'après Una diputada ucraniana propone fusilar a los manifestantes en el sureste de Ucrania | Correo del Orinoco

 

« Nous allons brûler tous les chavistes. Nous ne les laisserons pas vivre. Aucun ! »

 

 

disent les fascistes et néonazis vénézuéliens…  

 

 Ukraine, Venezuela, les uns veulent fusiller, les autres brûler les humains des forces de souveraineté populaire de leur pays.

Et nous l’heure venue , ce sera quoi le programme qu’ils nous réservent ? Vous croyez vraiment qu'ils n'y ont pas encore pensé ? L'heure se rapproche pourtant !

Dangereusement !

Partager cet article
Repost0
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 19:15

 

 Source image
 Le 1er janvier 2014, 15 000 nazis manifestent au flambeau à Kiev, en souvenir de Stepan Bandera.

 


Les néonazis patrouillent à Kiev


par Unai Aranzadi, un journaliste de guerre qui dérange.

 


“Il est minuit et la colonne d’encapuchonnés sort de l’une des annexes de la place de l’Indépendance, à présent connue sous le nom d’ « Euromaidán ». Ils sont une soixantaine, avec des vêtements militaires, des gilets pare-balles, des barres d’aciers et jusqu’à des cartouchières qui pourraient abriter des pistolets. C’est ici que le 21 novembre dernier ont commencé les protestations en faveur de l’association de l’Ukraine avec l’Union Européenne, lesquelles se sont terminées par un coup d’état contre Viktor Yanoukovitch, un président élu mais corrompu. Selon Olekasander, un citoyen qui applaudit au passage de ceux qu’il appelle les « brigades de combattants », L’activité de ces hommes bardés d’armes « commence à minuit et s’achève à 6 heures du matin, la journée est divisées en tournantes entre cette « Brigade » et d’autres colonnes de différents groupes de l’extrême-droite qui dominent la zone 24 heure sur 24. Ils occupent tout le centre historique de Kiev pour éviter la présence d’étrangers, de communistes, d’homosexuels et de russes”, affirme cet habitant qui se dit “simple défenseur de l’Ukraine Unie et disciplinée à laquelle manquait l’Ordre et l’Honneur ». Depuis quelques jours, sur Internet on peut visionner les vidéos de violentes opérations de nettoyage », menées à bien par ses groupes contre de simples passants, des administrations publiques et on peut même y voir un blindé de l’armée qui passe au centre de la ville arborant la bannière de Svoboda, le parti nazi qui est à présent au gouvernement avec un vice premier ministre, trois ministres, un procureur général de l’état et 5 gouverneurs de provinces parmi des dizaines d’autres charges publiques d’importance impliquant des responsabilité au sein de l’Etat.  

“Mais ils ne sont pas les seuls à se battre. Nous sommes aussi patriotes qu’eux, si pas plus. De fait de nombreux militants de Svoboda font à présent partie de notre mouvement ». Mykola, lui se charge d’éviter « la présence d’espions étrangers » sur la place de l’Indépendance, il porte un costume militaire et  dit qu’il dissimule un Makarov 9mm et porte un émetteur radio collé à la poitrine. Il est membre du nouveau parti Pravy Sektor (Secteur Droit) et interpelle «  tous ceux qui pourraient être une menace pour la révolution que nous avons commencé ». Serein malgré une haleine qui distille la vodka, il énumère les alliés qui jusqu’à ce moment leur ont apporté de l’aide.  

“L’Union Européenne nous a été favorable et il serait bien d’y adhérer par la suite, c’est pour cela que certains ajoutent de petites étoiles autour de notre écu national. Certainement, nous sommes bien la troisième voie, oui, au sein de l’OTAN. Si les américains nous soutiennent nous pourrons affronter même la Russie ». Le parti national-socialiste Svoboda, quoiqu’il vive en ce moment un sommet de son histoire est actif depuis le début des 90 (sous le sigle de parti « national social ») et est intégré depuis un moment aux institutions, mais d’autres, comme Pravy Sektor, se sont fondés dans l’embrasement des premières protestations européistes de novembre dernier, et on estime qu’il compte à présent plus de 5000 membres entraînés qui sont bien imprégnés de sa caractéristique indubitablement guerrière. 

En plus, depuis la fin de l’année passée tous les deux bénéficient d’une structure, d’un financement et d’une croissance difficiles à expliquer, et qui ont été attribués par l’ex chef du renseignement, Alexánder Yakimenko, « a l’évidente arrivée de dons étrangers par l’intermédiaires de quelques ambassades qui ont distribué de grandes quantités de devises. Cela a pu se vérifier par les visites qu’ils ont faites à des embrassades comme celles de Pologne et des États-Unis ou grâce aux changes de dollars qui ont eu lieu autour de Maidán ». 

Des milliers de gilets pare-balles à 12OO dollars l’unité, des équipements radio pour communiquer, des cantines de quoi alimenter toutes leurs “brigades” ou des fusils à visée télescopiques qui furent utilisés lors de “Euromaidán”, tout cela suppose des dépenses considérables qui contredisent la thèse de groupes surgit de la marginalité et du chômage. Précisément dans une de ces cantines, la « patriote Sofiya » comme l’appelle ses compagnons, sert la soupe, le café, les sandwiches aux militants de garde. Si on lui demande qui finance ces cantines qui fonctionnent 24 heures sur 24 pour approvisionner quelques milliers de néonazis, elle répond évasivement « beaucoup de gens nous aiment bien, dans le pays et à l’extérieur ».  

La place d’« Euromaidán » est un chapelet de tentes couleurs kaki, de remorques chaufferies de l’armée qui servent pour réchauffer les séjours des paramilitaires, il y a des barricades aussi hautes que des maisons, des foyers sur lesquels se fait la cuisine 24 heures par jour et des édifices occupés devant lesquels sont plantées des sentinelles, des jeunes et des adultes, avec des casques militaires, des passe-montagnes. A la porte de ce qui, auparavant, était un édifice de l’administration publique, les hommes de Pravy Sektor qui l’occupent sont bourrés, ils abandonnent leurs matraques et leurs boucliers sur des sacs de terres posés en guise de tranchée qui protègent l’entrée.

 


neonazis kiev

Surexcités, chacun veut raconter sa propre version de ce qui s’est passé pendant ce qu’ils appellent “la révolution”, et aussi presque tous sont favorables à l’idée de continuer à faire alliance avec les États-Unis ou l’Allemagne (pays qui ont eu et continuent à entretenir des connexions directes avec ces groupes ultras), alors que d’autres préfèrent maintenir des relations internationales d’un profil plus bas, ce qu’ils qualifient de « solidarité des nations européennes » en faisant allusion aux alliances qu’ils ont construit après avoir reçu lde nombreuses  visites de groupes néonazis émergeants comme les Nordisk Ungdom de Suède, le NPD d’Allemagne ou Jobbik de Hongrie parmi quelques douzaines d’organisations d’extrême-droite qui ont fait de Kiev leur nouvelle Mecque. 

A quelques mètres de là, derrière un check point paramilitaire qui n’a aucune autorité légale mais contrôle un des accès à la place, Vasyl vend ses souvenirs de « la révolution ukrainienne », tels que des souvenirs de Svoboda, des drapeaux ukrainiens mélangés à celui de l’Union Européenne et autocollants de Pravy Sektor. Las acheteurs de cette symbolique ultra-nationaliste sont autant des skinheads venus du monde entier que des porteurs d’uniformes locaux, mais aussi des familles avec des enfants, des visiteurs de provinces et quelques jeunes qui disent se sentir en affinité avec Pravy Sektor ou Svoboda, « parce que se sont des patriotes et d’une certaine manière nous les comprenons » affirme Nataliya, étudiante en beaux arts et fervente défenseuse « des valeurs de l’Union Européenne. » 

Un des produits qui se vend le mieux, à ces postes, c’est l’effigie qui dans la nouvelle Kiev a remplacé le faible culte qui se rendait encore à la figure de Lénine. Il s’agit de Stepan Bandera, héros national pour une grande partie du nouveau gouvernement et fondateur de l’ « Armée d’Insurrection Ukrainienne », le groupe armé qui pendant la seconde guerre mondiale a collaboré avec les nazis allemands à l’extermination des polonais, des communistes et par-dessus tout des juifs, le collectifs minoritaire le plus controversé sous le nouveau gouvernement.

 


Nuit des longs couteaux à Kiev (Cameroon Voice)

A lire Nuit des longs couteaux à Kiev

  le poing levé, Sachko Le Blanc, chef du Pravy Sektor en Ukraine occidentale.

 Des jours après que l’un des leader de Pravy Sektor, Aleksandr Musychko – mort cette semaine dans un échange de tir – prononce un discours incendiaire – Kalachnikov brandie – au sujet des juifs, Reuven Din El, l’ambassadeur d’Israël en Ukraine tint une réunion avec Dmytro Yaros (une autre figure visible de Pravy Sektor) concluant un accord non révélé coupant court à toute confrontation possible entre la communauté juive et l’extrême-droite du pays. En ce sens, l’« Agence de Presse Juive » est allée plus loin en publiant des informations (que des quotidiens israéliens comme Haaretz ont également diffusées) selon lesquelles plusieurs membres, liés à l’armée israélienne servirent sous les ordres de Svoboda pendant les combats qui se sont déroulés à Euromaidán », où apparaissait une petite unité israélienne surnommée « les casques bleus » qui étaient d’origine ukrainienne ( comme beaucoup d’israéliens) ce qui facilita leur parfait mimétisme dans la société locale. 

Leur leader, un ex militaire qui parle hébreu ne désirait pas dévoiler s’il était venu à Kiev comme contractant du gouvernement sioniste ou comme volontaire, il déclarait “je n’appartiens pas à Svoboda bien que j’ai servi sous leurs ordres. Pour moi, ils sont comme des frères, et il ne faut pas oublier que dans les protestations, il y avait beaucoup de juifs », une incongruité confirmée depuis décembre par le journal conservateur « Jerusalem Post qui a publié un reportage dans lequel il affirme que  « des jeunes juifs d’organisations internationales ont apporté un appui logistique et collaboré à l’organisation des barricades »  

Il est plausible que la rencontre entre l’ambassadeur israélien à Kiev avec Dimitro Yarosh, (qui c’est produite un peu avent celle de Netanyahu avec Obama à la Maison Blanche) ait répondu non seulement à la nécessité de contenir quelque attaque déchaînées contre des membres de la communauté juive, mais qu’elle ait également traité du thème de la « sécurité » comme stratégie locale de participation internationale, puisqu’aujourd’hui Dymitro Yarosh occupe non seulement de hautes charges dans  Pravy Sektor, mais est secrétaire pour la sécurité nationale, et finalement, occupe des responsabilités d’un grand intérêt pour les États-Unis et l’Europe Occidentale.

 

Source image : les combattants de Maidan accusent leurs chefs d'avoir volé l'argent qui leur était destiné (article en espagnol + vidéo ici)


C’est déjà le matin, à plusieurs blocs de Euromaidán, la où les inscriptions SS (en allusion très claire à la Waffen-SS d’Hitler) sont moins fréquentes, quelques rues obscures sont contrôlées par des « petites unités patriotiques » de quatre ou cinq hommes en état d’ivresse, comme ceux que dirigeait ce samedi matin le jeune Bodan. « Parfois nous avons des discussions avec la police, mais dans son ensemble elle nous fait confiance. Là où nous sommes, il n’y a pas de vol, pas de crime mais bien de l’ordre et du respect de la véritable Loi ». A la question de savoir ce qu’est la véritable Loi, il me répond « Nous sommes la LOI ».  

A la Justice de l’État nous avons Svoboda, le direction de la Sécurité Nationale est assurée par Pravy Sektor et à Ihor tenyukh, le Ministre de la Défense appartient également à Svoboda. Que voulez-vous de plus ? La bande paramilitaire continue son erratique transit en quête de quelqu’un « à se faire ». Dans cette zone, la police ne circule pas, il y a seulement une voiture de patrouille vide qu’ils traitent comme si c’était la leur. Dans la presse étrangère, il n’y a pas un dixième de ce qui se passe ici qui est rapporté. Rien de la manière dont depuis cette place et ses rues « la révolution » est « légitimée » contre le gouvernement antérieur. Ainsi le fascisme campe, à son aise, à Kiev, sans police pour les contenir, ni presse qui les dénonce.

 

Traduction Anne Wolff

Source :

 

www.independentdocs.com

via : 

Rebelion. Los neonazis patrullan Kiev

 


arton182891-8dc5a.jpg


Bonus (la Republica.es Kiev entrega a los nazis 23 campos de vacaciones para facilitar entrenamiento paramilitar : laRepublica.es ) ;

Le nouveau Ministre de la Défense, Igor Tenyuk, se prononce pour leur incorporation à la nouvelle Garde Ukrainienne, alors que le Ministre de l'Education leur a accordé 23 installations de "camps de vacances pour leurs entraînements paramilitaires !

 

 

 


 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:30

L’ONU a refusé le referendum d’Ukraine par 100 voix pour le rejet, 11 contre et 58 abstentions alors que le gouvernement Ukrainien a contracté des paramilitaires pour réprimer les manifestations populaires du Sud-Est, manifestation antifascistes et prorusses. Avant d’aller plus loin, voici les photos des manifestations antifascistes qui ont eu lieu le 1er mars dans de nombreuses villes du pays afin de mettre des visages sur ces manifestants qui vont être livrés aux assassins et bourreaux professionnels.

 


Járkov

q3390
q3393
q3394
q3395
q3397
q3399
q3404
q3405
q3408
q3421
q3422
q3423
q3425

Dnepropretovsk
q3410
q3412
q3413
q3414
q3416
q3417
q3420

Lugansk
q3433
q3434
q3435

Crimea
q3426
q3427
q3428
q3429
q3431
q3432

Jerson
q3495

q3436

Donetsk
q3499
q3388
q3466
q3467
q3470

Stajánov
q3460
q3461

Alchevsk
q3473
q3474
q3475

Gorlovka
q3477
q3479

q3480
mise à feu de la bannière fasciste Ukrainienne

 

Source : C C C P: Fotos de algunas de las concentraciones prorrusas y antifascistas de hoy en Ucrania

 

Partager cet article
Repost0
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:58
Exigen que les paguen por su trabajo de violencia
Contractés pour semer le chaos, ils ont accomplit leur travail, ils n'ont pas été payés, ils se révoltent.

 

Deux nouvelles complémentaires, d’une part les groupes violents qui ont participé aux manifestations de Kiev sous contrat n’ont pas été payés et cela les met de très mauvaises humeurs, d’autant qu’ils affirment que l’argent est arrivé en Ukraine, en dollars, des millions, et a disparu dans le circuit. Il semble qu’au Venezuela ceux qui jouent le même rôle et touchent chaque semaine plus de 500 euros pour leur travail de destruction, déstabilisation et violence sous contrat sont sans doute plus intelligents, ils se font payer à la semaine, les contractants d’Ukraine eux parlent de trois mois qui leur seraient dus.

De quoi s’interroger sur la nature « spontanée » de mouvements qui visent à renverser des gouvernements et dont les fonds catalyseurs sont versés par Washington et ses vassaux européens dans des aventures qui ne sont ni de l’intérêt des peuples qui les subissent, ni des peuples européens et étasuniens. De l’argent qui a pour origine illégitime entre autres le travail - toujours plus exploité - de ces populations.

L’autre nouvelle est que le gouvernement putschiste d’Ukraine a décidé que pour la suite des événements, il lui fallait du personnel professionnel, c’est plus cher, plus dangereux si on se risque à ne pas les payer mais nettement plus efficac quand il s’agit d’écraser une révolte populaire –vite fait bien fait – sans souci de respect humain, de lois, de droits humains et de réglements… des pros.

Il s’agit de mercenaires appartenant à Greystone Limited une filiale de l’ex Blackwter – dont j’ai oublié le nouveau nom, c’est comme pour l’école des Amériques, c’est encore tellement la même chose que le changement de nom ne passe pas. Une firme qui propose « les meilleurs combattants du monde pour des opérations spéciales de n’importe quel niveau de difficulté en tous lieux de la planète ». Tout un programme, pas réjouissant du tout

Ces mercenaires auront pour tâche de réprimer les protestations dans le Sud-Est de l’Ukraine. Ils assureront des fonctions de police politique et des missions de sécurité que le gouvernement putschiste se dit incapable d’assumer.

Je ne vais pas tourner autour du pot, ces mercenaires seront chargés de faire respecter les « valeurs occidentales » et pour tous ceux qui ont vu le seuil passé par cette dérive dans le soutien, la préparation et le financement de groupes fascistes et néonazis dans le but de renverser des gouvernements élus selon les procédures en cours dans la dite démocratie occidentale, ces "valeurs" posent questions, beaucoup de questions, essentielles. 

Quand nous avons quelques connaissances des meurtres de civils et méthodes de tortionnaires et autres trafics qui ont obligés Blackwater a changer de nom pour échapper aux poursuites et se refaire une façade de respectabilité, quand nous savons que ces compagnies sont les meilleurs alliées de la défense des intérêts et de la sécurité des corporations transnationales dans le monde, quelles sont héritières d’une longue traditions de répression sans pitié ni quartier des peuples résistants mises au point et améliorées pendant des décennies de pratiques sur des dizaine de champ de bataille ou de lieu de contre-insurrection (les insurgés aujourd’hui potentiellement, c’est nous, ce sont des gens comme nous qui protestent en Ukraine pour leur manifestations confisquées par des nazis au service de l’EU-UE), quand on sait que les mêmes "gardent" de véritables camps de travaux forcés que sont certaines mines ou les méga cultures de ces corporations, et bien d’autres choses encore, on comprend qu’il se passe des choses très graves en Europe et dans le monde. Et que c'est de pire en pire en accéléré.

Un gros indicateur de cela est le fait que ce pouvoir EU-UE, se soucient de moins en moins de ce que pourra penser l'opinion publique pour commettre ces forfaits, utilisant pour ses sales coups tant en Ukraine qu'au Venezuela des groupes qui se réclament ouvertement du fascisme et du néonazisme... et à présent la crème des répresseurs sans retenue.

On comprend également à travers les phases des composantes et étapes de coup d’état sous couverture de manifestations populaires, détaillées dans plusieurs textes que j'ai traduit récemment, que ceux-ci qui impliquent la prise de leadership dans les manifestations, et l’invisibilisation en tant que force politique des mouvements initiaux, et semble-t-il la liquidation discrète d'autant de dirigeants que possible de ces mouvements populaires pendant la période de chaos. Et nous voyons que lorsque ces mouvements se réveillent, en plein cauchemar,  pour reprendre en main LEUR révolution, ce qui les attend est une répression féroce, comme celle qui se profile à présent en Ukraine, dans le Sud-Est du pays où la population comprend qu’elle a été trahie et reprend ses manifestations contre le nouveau pouvoir cette fois ! Que les mercenaires seront chargés de réprimer...

Et les professionnels de la contre-insurrection sont appelés à la rescousse pour remettre le peuple à sa place. Le tiers-état qui une fois de plus a joué son rôle dans le renversement du pouvoir est sommé de retourner à sa place servile et d’obéir sans rechigner aux nouveaux Maîtres.

On est pas sorti de l'auberge ! ça va saigner !

Anne

 


ucrania2

Partager cet article
Repost0
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 19:55

Geoffroy Géraud Legros

 

 


« Négros, youpins, ruskofs » ! Ils sont dans le collimateur de la 4ème force politique ukrainienne depuis 2012, le parti nazi et pro-européen ukrainien « Svoboda », locomotive des manifestations qui se déroulent en Ukraine depuis deux semaines. Un premier rôle qui couronne dix années de dédiabolisation — toute formelle... — et obtient un label « révolutionnaire » et « démocratique » grâce aux médias occidentaux.

JPEG - 156.5 ko

Un emblème omniprésent : trois doigts de la main couleur or sur bannière azur comme une promesse de victoire renouvelée. Des mots d’ordre et des drapeaux qui claquent au vent. Des porte-parole qui manient avec ardeur et habileté le langage « révolutionnaire ». Le parti « Svoboda » est la locomotive des manifestations qui, depuis deux semaines, secouent plusieurs villes d’Ukraine. Ainsi, ce sont ses militants qui ont fait franchir un cap décisif à la contestation ukrainienne, en occupant la mairie de la capitale, Kiev, transformée par leurs soins en « quartier général révolutionnaire ».

Pas une photographie, pas un reportage télévision qui ne donne à voir les insignes de cette organisation montante. Forte de 37 députés à la Verkhovna Rada (Assemblée nationale), « Svoboda » est devenu en 2012 la 4ème force politique de l’ancienne république socialiste. Une percée électorale et un activisme qui ont imposé Oleg Tiagnibok — au nombre des leaders de l’opposition — au président Viktor Ianoukovitch.

PNG - 578.9 ko
JPEG - 83 ko
L’ancien et le neuf : malgré l’adoption d’un symbole « neutre », les militants de « Svoboda » restent attachés à la rune « Wolfsangel », signe de l’« idée de nation » et insigne de la division SS « Das reich ».

Du nazisme au dialogue

Sobrement identifié comme « nationaliste » par la presse occidentale, le dirigeant de « Svoboda » parade dans les médias, aux côtés d’Arseniy Yatsenyuk, représentant de l’oligarque emprisonnée Ioulia Timoshenko, et de l’ancien boxeur, Vitali Klitchko, revenu d’Allemagne après avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. C’est avec ce triumvirat que le ministre allemand, Guido Westerwelle, a souhaité entamer un « dialogue  », après une visite sur la « Place de l’Indépendance » de Kiev (EuroMaïdan) en soutien aux « centaines de milliers de personnes dont le cœur bat en Europe ».

Stratégie de dédiabolisation

Pour « Svoboda », l’accès au leadership de « l’opposition démocratique » encouragée par les chancelleries occidentales couronne une stratégie de dédiabolisation engagée il y a 10 ans. En 2004, le « Parti national-socialiste d’Ukraine » néo-nazi, fondé en 1995, optait pour la dénomination plus consensuelle de « Svoboda » — « Liberté » en langue ukrainienne. Simultanément, la rune « Wolfstangel », symbole de « l’idée nationale » et insigne de la division SS « Das Reich », faisait place aux trois doigts couleur or, évocation « conviviale » du traditionnel trident ukrainien.

Mal acceptée par certains militants attachés à l’emblématique nazie, cette mue symbolique n’a en revanche guère affecté le discours du parti ultra-nationaliste. Ainsi, note la chercheuse, Halyna Bocheva, auteure d’une étude consacrée à l’extrême-droite ukrainienne, « Svoboda articule un discours ouvertement raciste à l’encontre des minorités visibles ».

JPEG - 131.3 ko
Née à kiev de père congolais et de mère ukrainienne, la chanteuse pop « Gaitana » a été prise pour cible par « Svoboda ».

« Négros » et « youpins »

Outre les étudiants africains, qui, comme en Russie, constituent des cibles permanentes pour l’extrême-droite, « Svoboda » vise les quelques Noirs et métis du pays, dont la chanteuse « Gaitana », native de Kiev, de père congolais et de mère ukrainienne. Une « négresse », aux yeux de l’extrême-droite, qui « représente un coin quelque part en Afrique », estimait Yuri Syrotiuk, porte-parole du parti. Juifs et Russes, sont quant à eux, selon « Svoboda » les « ennemis naturels de la Nation ».

Un Poutine « pédé » et « enjuivé »

« La « mafia judéo-russe » contrôle le Kremlin », expliquait en 2004 Oleg Tiagnibok. Des Juifs qui seraient, depuis la Révolution bolchévique, les agents de la « russification », mettraient aujourd’hui le pays en coupe réglée via le gouvernement Ianoukovitch aux ordres du « Juif Poutine » et prépareraient un « génocide » contre la population chrétienne du pays. Des thématiques racistes qui expliquent le soutien, a priori paradoxal, que reçoit « Svoboda » d’une partie de l’extrême-droite russe, elle-même en pointe des manifestations anti-Poutine de l’an dernier, laquelle pourfend sans répit un Poutine « pédé » et « enjuivé ».

JPEG - 269.6 ko
Oleg Tiagnibok, leader de Svoboda. À droite, le portrait de Stepan Bandera, chef collaborationniste ukrainien durant la Seconde Guerre mondiale.

Elle regrette la « fin de l’Apartheid en Afrique du Sud »

Au nombre de ses soutiens russes, « Svoboda » compte aussi l’ancienne dissidente, Valeria Novodvorskaya, qui, par ailleurs, dit « regretter » la « fin de l’Apartheid en Afrique du Sud ». En 2010, « Svoboda » appelait au boycott d’une exposition consacrée aux massacres de Polonais et de Russes par les Nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale : une « provocation judéo-polonaise », selon le bureau du parti, dont le dirigeant dissertait plus tôt, en séance parlementaire, sur la distinction entre « youpins » et « Juifs », « Russkofs » et Russes. Nostalgique de la collaboration ukrainienne, « Svoboda » soutient la réhabilitation de la division SS « Galicie », partiellement composée de volontaires ukrainiens sous l’occupation nazie.

« Voler l’or des Ukrainiens »

Le parti s’inscrit ainsi dans un courant mémoriel et culturel initié par la « Révolution orange » qui, en 2004, a consacré la victoire du tandem pro-européen composé de Viktor Iouchtchenko et de Ioulia Timochenko. Cette dernière avait d’ailleurs en 2004 pris la défense du journal raciste « Isti Visti », auteur — entre autre — d’un article selon lequel « 400.000 Juifs ukrainiens avaient rejoint les troupes nazies pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de voler l’or des Ukrainiens ».

PNG - 499.7 ko
Militants de « Svoboda » lors d’une manifestation pro-européenne. photographie : Oxana Sozanova.

Un nazisme relooké

Outre la réhabilitation de plusieurs nazis notoires et la consécration du collaborationniste, Stepan Bandera, au rang de « héros national », la Révolution orange fut la matrice d’une culture d’extrême-droite underground, qui irrigue la confuse constellation de groupuscules qui, à la faveur de la crise, ont le vent en poupe en Europe : un nazisme relooké, qui mêle antisémitisme, suprématisme blanc, rejet des musulmans, hédonisme, post-modernisme et combine, en fonction des enjeux, discours social, féminisme, ultralibéralisme et appels à la tradition.

Aux portes du pouvoir ?

À la faveur de la crise de la corruption bien réelle du gouvernement en place, et de son recrutement caricaturalement favorable aux russophones, « Svoboda » met en avant des solutions économiques anti-libérales telles que la nationalisation des grandes industries, le protectionnisme économique, la sécurité de l’emploi, la protection de la paysannerie et l’extension du service public. Un agenda qui contredit en tous points le Traité d’intégration à l’Union européenne défendu par le parti, puisque celui-ci, rapporte la revue « Ekspert », exige de l’Ukraine la privatisation de son industrie gazière et le relèvement des tarifs individuels du gaz…

« Svoboda est devenu un acteur décisif du jeu politique ukrainien », observait en septembre dernier l’universitaire, Dustin Christensen, qui, déjà, voyait dans l’éventuel rejet de l’accord d’intégration avec l’Union européenne un facteur de crise politique susceptible de mener le parti de M. Tiagnibok aux portes du pouvoir. Nul doute que le bombardement de son parti au nombre des « forces démocratiques » par les médias occidentaux — et la diplomatie allemande, qui retrouve assez logiquement le fil de la Mitteleuropa — nourrira encore cette dynamique.

Geoffroy Géraud Legros

L’auteur de cet article a vécu plusieurs années dans l’aire qu’il est convenu de nommer « Europe centrale et orientale ». Outre ses travaux de recherche, il s’est investi dans la vie civile et politique des pays où il a séjourné — notamment dans l’espace (ex-) yougoslave. C’est l’observation, appliquée à l’Ukraine, de constantes dans la démarche des médias occidentaux, et notamment français, qui a suscité l’écriture de ces quelques lignes.

Non, « Svoboda » n’est pas un « parti nationaliste », comme on peut le lire un peu partout. Non, Oleg Tiagnibok n’est pas le « chef du parti de la Liberté », avec toute l’équivoque que peut comporter, dans le texte, la traduction bien placée d’un label partisan adopté sur le tard.

M. Tiagnibok est un dirigeant nazi, « Svoboda » est un parti nazi, et ce sont des emblèmes nazis et des mots d’ordre nazis que répercutent journaux et télés qui font leurs choux gras de la crise ukrainienne.

De même, les groupes issus du mouvement « Panthères » (Panteri), qui ont assailli le Parlement slovène en 2010, n’étaient pas, comme on a pu le lire, des « jeunes révoltés  » : ce sont des néo-nazis, qui tabassent, voire tuent les « nègres » (Zamorc) et confondent dans leur détestation Juifs, Serbes, Bosniaques, Croates, rassemblés sous le terme de « čefur », lui-même issu du vieux turcisme « čifut » : « youpin ».

Les manifestants-type de Moscou et de Kiev ne sont pas des geek à barbiche et à la coule, des activistes LGBT et des bloggers férus de droits de l’homme : ces gens-là n’existent pas en terme de rapport de force politique — ou existent juste assez pour servir d’idiots utiles à la large masse des néo-nazis, ultranationalistes et nostalgiques de l’ère Brejnev qui occupent les rues et écrivent, par exemple, qu’un tunnel caché relie le Kremlin à des synagogues secrètes où se déroulent des meurtres rituels.

Pire : tout se passe comme si, sans le savoir, nos confrères avaient pleinement intégré les lieux communs de la littérature consacrée aux « transitions » post-communistes — dont la mesure du caractère démocratique d’une société, à sa seule aptitude à garantir le « marché libre et non faussé ».

JPEG - 49.5 ko
Ukraine : publicité pour la réhabilitation de la division SS « Galicie ».

Ainsi, l’extrême-droite hongroise au pouvoir, active de longue date, raciste, pan-ottomane, qui veut dresser des « listes de Juifs nuisibles à l’État » et affirme que « l’islamisme est la seule chance de l’Europe » n’a commencé à inquiéter les faiseurs d’opinion qu’au moment où il s’est avéré qu’elle pourrait — peut-être — nationaliser certaines entreprises.

À l’inverse, on tend la perche (de micro) à des dirigeants croates qui emprisonnent leurs opposants, font l’apologie du régime nazi des Oustachi, et exigeaient après 1992 de la part de fonctionnaires yougoslaves présents sur le sol du nouvel État la production d’une domovnica — certificat de nationalité impossible à décrocher pour qui n’était pas « purement » Croate.

On préfère zoomer les tresses de Mme Timochenko que les réhabilitations d’anciens nazis qui ont lieu en Ukraine, mais aussi en Estonie, en Lettonie et en Moldavie ; on ne veut pas voir l’édification d’Etats autoritaires en Géorgie, en Serbie, ni, dans un autre registre, les progrès du salafisme dans la Bosnie soi-disant multiculturelle. Tout cela parce que les dirigeants de ces Etats, souvent plus autoritaires encore que leurs prédécesseurs, procèdent à des privatisations favorables aux intérêts des pays occidentaux — ou plus exactement, aux multinationales.

Cette cécité a de graves conséquences : non seulement par le pouvoir de légitimation qui accompagne la parole des médias de l’Ouest dans une Europe orientale qui continue de se vivre, selon la formule de Conrad, « sous l’œil de l’Occident ». Mais aussi, parce que l’extrême-droite « moderne », qui, après la Hollande, trouve à l’Est ses fabriques idéologiques et symboliques, profite dans son ensemble de cette mondialisation des symboles, thématiques et postures que lui offre une presse pourtant affairée, chez elle, à traquer antisémitisme, racisme et nazisme jusque dans le coeur ténébreux de l’inconscient et de l’implicite…

GGL

 

Source :
Quand les nazis mènent le bal… - 7 Lames la Mer

Partager cet article
Repost0
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:05

L’art de la guerre

 

delta

Son nom de guerre est Delta. C’est un des chefs militaires de la « révolution ukrainienne » même si, comme il le déclare lui-même, il ne se considère pas comme Ukrainien. Sous le casque il porte la kippa. C’est l’agence de presse juive Jta (dont le siège est à New York) qui en raconte l’histoire, après l’avoir interviewé de façon anonyme, en le photographiant en tenue de camouflage et gilet pare-balle, le visage couvert par des lunettes et une écharpe noires. Delta est un vétéran de l’armée israélienne, qui s’est spécialisé en combat urbain dans la brigade d’infanterie Givati, utilisée dans l’opération Plomb Durci et dans d’autres actions contre Gaza, notamment le massacre de civils dans le quartier Tel el-Hawa. Rentré en Ukraine il y a quelques années en habits d’homme d’affaires, il a formé et entraîné avec d’autres ex militaires israéliens le peloton « Casques bleus de Maïdan », en appliquant à Kiev les techniques de combat urbain expérimentées à Gaza. Son peloton, déclare-t-il à la Jta, est aux ordres de Svoboda, autrement dit d’un parti qui derrière sa nouvelle façade conserve sa matrice néonazie. Pour tranquilliser justement les juifs ukrainiens qui se sentent menacés par les néonazis, Delta souligne que l’accusation d’antisémitisme à l’égard de Svoboda est une « connerie ».

La présence en Ukraine de spécialistes militaires israéliens est confirmée par l’information, diffusée par la Jta et d’autres agences juives, que plusieurs blessés dans les affrontements avec la police à Kiev ont immédiatement été transportés dans des hôpitaux israéliens, évidemment pour empêcher que quelqu’un ne révélât d’autres vérités incommodes. Comme celle sur les gens qui ont entraîné et armé les snipers qui, avec les mêmes fusils de précision, ont tiré, place Maïdan, à la fois sur les manifestants et sur les policiers (presque tous touchés à la tête). Ces faits apportent une nouvelle lumière sur la façon dont a été préparé et mis en œuvre le coup d’Etat de Kiev. Sous direction USA/OTAN, à travers la Cia et d’autres services secrets, ont été pendant des années recrutés, financés, entraînés et armés les militants néonazis qui à Kiev ont donné l’assaut aux palais gouvernementaux, et qui ont ensuite été institutionnalisés comme « garde nationale ». Une documentation photographique, qui circule ces jours-ci, montre de jeunes militants néonazis ukrainiens de Uno-Unso entraînés en 2006 en Estonie par des instructeurs de l’OTAN, qui leur enseignent des techniques de combat urbain et d’utilisation d’explosifs pour des sabotages et des attentats. L’OTAN fit la même chose pendant la guerre froide pour former la structure paramilitaire secrète de type « stay-behind », avec le nom de code « Gladio ». Active aussi en Italie où, à Camp Darby (base étasunienne à côté de Pise) et dans d’autres bases, furent entraînés des groupes néofascistes en les préparant à des attentats et à un éventuel coup d’Etat. Une structure paramilitaire analogue a été créée et employée aujourd’hui en Ukraine, en se servant aussi de spécialistes israéliens.

Le coup d’Etat n’aurait cependant pas pu réussir si l’OTAN ne s’était attachée une grande partie des sommets de la hiérarchie militaire ukrainienne, en les formant pendant des années au NATO Defense College et dans des « opérations pour la paix » sous conduite OTAN. Et il n’est pas difficile d’imaginer que, sous le réseau officiel, ait été construit un réseau secret. Les forces armées ukrainiennes ont ainsi obéi à l’ordre de l’OTAN de « rester neutres », pendant que le coup d’Etat était en cours. Ensuite, leur direction a été prise par Andriy Parubiy, co-fondateur du parti socialnationaliste renommé Svoboda, devenu secrétaire du Comité de défense nationale, et, en habits de ministre de la défense, par Igor Tenjukh, lié à Svoboda.

A coup sûr est déjà en oeuvre l’épuration (ou élimination) des officiers jugés non fiables. Tandis que l’OTAN, qui a déjà de fait annexé l’Ukraine, déclare le référendum en Crimée « illégal et illégitime ».

 

Edition de mardi 18 mars 2014 de il manifesto 

http://ilmanifesto.it/la-nuova-gladio-in-ucraina/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Source :
Le nouveau Gladio en Ukraine | Mondialisation

Partager cet article
Repost0
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:10

UKRAINE-HISTORY-UPA-RALLY

Cette fois il n’y a pas de doute : Monstrueuse et horrible, la menace fasciste est de retour, sans que notre Europe se scandalise outre mesure. La preuve ? Des nazis purs sangs, qui se revendiquent du IIIème Reich et de ses divisions SS et devant lesquels les brutes de l’Aube Dorée grecque font presque figure d’enfants de chœur, occupent des postes parmi les plus névralgiques (ordre public, défense, justice) dans le gouvernement intérimaire ukrainien ! Et en plus, leur présence dans ce gouvernement ne choque point ni nos médias qui se hâtent de les baptiser… « nationalistes » ni nos chers dirigeants européens de tout poil (sociaux-démocrates inclus) qui s’empressent de les reconnaitre comme partenaires tout a fait fréquentables.

En somme, c’est comme si le procès de Nuremberg n’avait jamais existé ! Mais, ce n’est pas tout. Le pire est que les acolytes de ces revenants d’un monde qu’on croyait –à tort- disparu a jamais, se comptent désormais par milliers, se baladent armés jusqu’aux dents dans les rues de Kiev et de Lviv et surtout, sont en train de gagner la confiance d’un très grand nombre de leurs compatriotes. Car paradoxe ou pas, c’est malheureusement un fait que cette révolte authentiquement populaire qui vient de balayer le régime de Yanoucovitch, comprend parmi ses dirigeants les nostalgiques de la collaboration banderiste de Svoboda et –surtout- les néonazis en plein ascension de Praviy Sektor.

Alors, si ces Svoboda et Praviy Sektor font partie du gouvernement ukrainien sans que nos dirigeants européens et nord-américains – comme d’ailleurs nos grands médias et autres institutions internationales – s’en émeuvent trop, ne soyons pas surpris si tout ce beau monde néolibéral accepte demain sans broncher la présence d’un parti comme l’Aube Dorée dans un futur gouvernement grec. Si Dmytro Yarosh, chef de Praviy Sektor, devient le second de Andriy Parubi (d’ailleurs, lui-même fondateur du parti national-socialiste d’Ukraine) a la tête du Conseil de Sécurité Ukrainien, alors pourquoi pas demain le führer de l’Aube Dorée N. Mihaloliakos a la tête du ministère de la défense ou de l’ordre public grec ? Voila donc une raison de plus qui nous fait considérer ce qui se passe actuellement en Ukraine comme un véritable tournant dans l’histoire européenne d’après guerre, un immense saut qualitatif de la menace néofasciste qui pèse désormais sur nous tous.

Mais, il ne s’agit pas seulement de ça. Indépendamment de la tournure que vont prendre les événements qui voient s’ affronter sur le sol ukrainien non seulement la Russie et l’Ukraine (tout autant réactionnaires et inféodées aux oligarques) mais aussi les grandes puissances impérialistes de notre temps, tout indique que les néonazis ukrainiens, déjà puissants, seront les seuls à profiter des ravages que ne manqueront de provoquer tant les politiques d’austérité du FMI que les vents guerriers et nationalistes qui balaient la région. Les conséquences sont tout à fait prévisibles : Les néonazis ukrainiens en armes seront vraisemblablement en mesure d’étendre leur influence bien plus loin que l’est européen et de gangrener l’ensemble de notre continent ! Comment ? Tout d’abord, en imposant, à l’intérieur du camp de l’extrême droite européenne en pleine ascension, des rapports de force favorables au néonazisme militant. Ensuite, en servant comme modèle à exporter au moins dans les pays avoisinants (Grèce inclue) déjà frappées de plein fouet par les politiques d’austérité et déjà contaminées par les virus racistes, homophobes, antisémites et néofascistes. Et évidemment, sans oublier « l’argument » de taille que constituent les milliers et milliers d’armes -lourdes inclues- en leur possession qui d’ailleurs ne manqueront de se faire exporter. La conclusion crève les yeux : C’est l’ensemble du paysage, des équilibres et des rapports de force politiques en l’Europe qui seront immanquablement transformés, aux dépens de syndicats ouvriers, des organisations de gauche et des mouvements sociaux. En mots simple, il y a déjà de quoi faire des cauchemars…

Alors, que faut-il de plus pour que la gauche européenne sorte de sa torpeur actuelle, sonne l’alarme, se mobilise d’urgence et prenne le plus vite possible la seule initiative capable de contenir le tsunami fasciste et fascistoïde qui s’approche : une initiative qui ne peut que viser la création d’un mouvement antifasciste européen, unitaire, démocratique, radical, de longue durée et de masse, qui combine la lutte contre les politiques néolibérales d’austérité draconienne avec la lutte contre la peste brune partout où elle se manifeste. L’heure n’est plus ni aux tergiversations, ni a l’illusion que tout ça se déroule loin de chez nous, ni a l’alibi du train-train antifasciste qui consiste à lutter dans son quartier ou même dans son pays, en s’en foutant éperdument de ce qui se passe de l’autre cote de la frontière. D’abord, parce que même avant l’alarme néonazi ukrainien, la situation en Europe occidentale était –et reste- plus qu’alarmante justifiant pleinement la mobilisation générale contre la montée impétueuse de l’extrême droite. Et ensuite, parce que si nécessaires qu’elles soient, les luttes et les campagnes antifascistes nationales ou régionales ne suffisent plus, ne sont pas a la hauteur des circonstances actuelles tout a fait exceptionnelles et historiques.

En d’autres mots, antifascistes d’Europe, réveillez-vous car il est déjà minuit moins cinq et l’histoire tend à se répéter aussi tragique que par le passé…

Yorgos Mitralias

Yorgos Mitralias est membre du comité grec de l’initiative du Manifeste Antifasciste Européen (www.antifascismeuropa-ellada.gr)

 

Source :
Ukraine : Antifascistes européens réveillez-vous ! La peste brune est de retour… | Mondialisation

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Anne Wolff
  • : Comprendre la globalisation, apprendre à y résister
  • Contact

Profil

  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

No Pub

Malgré les publicités imposées dans sa nouvelles versions qui apparaissent sur ce blog,celui-ci reste un acte gratuit.

Recherche

Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

Toutes Dernières Archives