22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:46

 

Un article qui confirme d'autres au même sujet, si tous les activistes de Maidan qui sont incorporés dans les gardes-frontières, forces de l'ordre et milices du pays ne sont pas des néonazis, que beaucoup d'entre eux sont des simples nationalistes, cela n'empêche que les acivistes d'extrême-droite sont eux aussi intégrés dans ces forces officielles en plus de disposer de camps d'entraînement qui leur sont propres ou qu'ils partagent avec des groupes d'extrême-droite de toute l'Europe qui y sont cordialement conviées à venir y recevoir une formation paramilitaire.

Comme on peut supposer que ces néonazis de l'UE ne vont pas tous s'engager sur le front Russe, où donc comptent-ils mettre en pratique ces techniques guerrières et de contention- répressions des foules qui vont leur être enseignées en Ukraine. Pas besoin de souffler la réponse, elle est claire. Des milices néonazies secondent déjà officiellement les forces de l'ordre institutionnelles - officiellement (émeutes de Sotckolm) ou officieusement j'ai des échos pour la Pologne, la Tchéquie, la Hongrie mais je pense que cela n'est pas limitatif - dans l'exécution de leur plus sales boulots. Je sais aussi non seulement pour en avoir eu des échos pour d'autres pays, mais aussi pour en avoir rencontrés en face à face en Belgique que des néonazis et autres fascistes mènent des opérations d'infiltration des forces de l'Ordre et de l'Armée dans une grande partie (sinon tous) des pays de l'UE .

La grande différence, le franchissement de la ligne rouge, c'est que ce phénomène qui jusqu'ici était présenté par nos mandataires et les décideurs de Washington comme un cancer à combattre est devenu en Ukraine un phénomène qu'ils financent, promeuvent et encouragent. Hier les néonazis d'UE sont allé apporter leur aide à leurs semblables à Maidan, en particculier les Suédois, au cours du coup d'état.  Aujourd'hui c'est à la population du pays qui ne partage pas leurs "idéaux' qu'ils prétendent s'en prendre. verrons-nous tout ce vilain monde rappliquer chez nous pour prêter mains forte à la répression contre ceux qui non eulement ne partagent pas leurs idéaux mais voudront construire une Europe des Peuples dégagée de l'US-UE, de sa dictature, de la misère et du conformisme que nous impose cet hybride monstrueux ?  La multiplication de plus en plus décomplexée des agressions commises par des fascistes sur leurs cibles favorites, opposants politiques et populations fragilisées, dans un climat de tolérance grandissant de la part des institutions nous donne sans équivoque la réponse...

 

Les activistes de Maïdan apprennent le métier de garde-frontière

Les activistes de la place Maïdan rejoignent les rangs de la Garde nationale ukrainienne, créée sur décret du gouvernement provisoire début mars 2014. Une journaliste de la revue ukrainienne Reporter s’est rendue dans la garnison 3027, où s’entraînent les premiers 500 volontaires.

Crédits: ukrnovosti.net

Crédits: ukrnovosti.net

Bang !!! Le blindé tire si bruyamment qu’en se tenant même à dix mètres, la terre semble vous trembler sous les pieds. Un peu plus loin, sur le site militaire, on entend les tirs des lance-grenades. Plus loin encore, le fracas des fusils automatiques. Aujourd’hui, la garnison reçoit la visite du ministre de l’Intérieur Arsen Avakov, du secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense Andreï Paroubi et du commandant en chef des Forces intérieures, le lieutenant-général Stepan Poltorak. Ils sont tous venus assister à l’entraînement des premières nouvelles recrues.

« La garde nationale doit être capable de protéger la frontière étatique de l’Ukraine, note Andreï Paroubi. Aujourd’hui, c’est précisément là que se concentre le principal danger pour notre pays. Tous les jours, on voit arriver sur place des troupes de la Fédération de Russie et voler des avions de combat. Là-bas, la garde nationale peut assurer un soutien à l’armée. En outre, en créant cette garde, nous voulons impliquer tous les gens qui sont prêts à défendre leur pays les armes à la main. Aujourd’hui, elle comprend déjà 500 premiers volontaires, mais dans les jours à venir, ils seront 20 000 de plus. Je tiens à souligner qu’en temps de paix, la garde nationale devra s’occuper de préserver l’ordre public et d’anéantir les terroristes et les groupuscules criminels. »

Selon Stepan Poltorak, la Rada suprême a confirmé, pour l’armement de la garde nationale, l’attribution de 2 milliards 180 millions de hryvnias sur les trois premiers mois. « C’est bien que cette décision ait été prise, se félicite le commandant en chef des forces intérieures. Vous voyez bien que dans leur état actuel, les forces armées ne sont pas en mesure de défendre le pays. »

Une des tâches de la garde nationale est d’intégrer dans ses rangs toutes les formations militarisées qui sont apparues pendant Maïdan, telles les patrouilles d’auto-défense et le Secteur droit, mais aussi tous ceux qui ont formé des bandes spontanées en s’abritant derrière les formations existantes.

« Je ne sais pas de quelles bandes vous parlez, réagit Stepan Poltorak, visiblement très mal à l’aise face à cette question. Ceux qui nous rejoignent sont des gens très conscients, qui veulent protéger les Ukrainiens, leur paix et leur tranquillité en toutes circonstances ! L’esprit patriotique se développe à grande vitesse, simplement ! Et tout le reste n’est que rumeurs. »

Pendant que nous parlons, les combattants s’entraînent. Ils font du combat au corps-à-corps, franchissent des rangées d’obstacles, travaillent avec un spécialiste de dressage canin. Pas loin, je remarque deux rangs de nouvelles recrues. L’un d’eux, Ivan Tkatch, est originaire de Pervomaïsk. « J’étais sur Maïdan depuis le 2 décembre, j’y suis allé dès qu’ils ont commencé de s’en prendre à des enfants, se souvient-il. J’ai survécu à deux assauts. Dieu merci, je suis toujours en vie. Mais tout ce temps, j’ai vécu là-bas juste comme ça ; j’ai rejoint les troupes d’autodéfense quand a surgi la menace venant de Russie. »

« Moi, je suis resté un peu plus d’un mois dans l’autodéfense, intervient Andreï Petritchenko, de Krementchoug. J’y suis entré vers le 20 février, après qu’ils ont tué la Centaine céleste [près de 100 manifestants ont trouvé la mort durant le mouvement de protestation à Kiev en trois mois, ndlr]. J’avais essayé de venir avant, mais les trains ne marchaient pas. Dès mon arrivée, j’ai rejoint les troupes d’autodéfense, parce que j’avais un objectif : maintenir l’ordre. Nous surveillions le métro et le périmètre de Мaïdan ; et quand tout s’est terminé sur Maïdan, nous avons attendu des autorités une décision quelconque, du type création de la garde nationale. Et dès qu’est apparue la proposition de la rejoindre, nous nous sommes rassemblés et nous sommes venus ici. »

« En ce moment, nous avons une très grosse charge, poursuit Andreï. Nous faisons beaucoup de sport et nous apprenons à tirer depuis divers types d’armes. Il y a beaucoup d’informations, ça tourne la tête, mais nous faisons tout notre possible. »

Les combattants s’efforcent de ressembler à des héros. Et les héros, ça ne se plaint pas. Même s’il faut se tenir face à l’ennemi d’hier – la police. Aujourd’hui, ce sont justement des instructeurs professionnels des forces intérieures qui entraînent les gardes. [En février 2014, plusieurs affrontements sanglants avaient opposé la police et les activistes de Maïdan, ndlr].

Crédits: obozrevatel.com

Crédits: obozrevatel.com

« Il faudra du temps pour que leurs cœurs guérissent, commente Paroubi, le chef de l’autodéfense de Maïdan. Pendant plusieurs mois, nous nous sommes tenus sur les côtés opposés des barricades. Mais je tiens à rappeler que dès les premiers jours de la liberté, l’autodéfense de Maïdan et les forces intérieures ont commencé de patrouiller ensemble dans les rues de Kiev. »

« Oui, c’est la police qui nous entraîne – et quoi ?, dit Andreï en haussant les épaules. Ce qui me plaît à moi, c’est que tous ceux qui nous entraînent sont des instructeurs de haut niveau. Nous les regardons, et nous nous disons : voilà à quoi nous devons ressembler ! »

 

Source : Aliona Medvedeva, Reporter  via Les activistes de Maïdan apprennent le métier de garde-frontière — Le Courrier de Russie

 

 

Camp scout de Svoboda Source un très bon article :
[Ukraine : on a oublié de vous dire... 3-1] Svoboda : une “Liberté” toute relative…

 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 12:54

 

Les USA s’isolent, ils nous entraînent dans leur chute. Et dans le reste du monde les mains se tendent et s'unissent pour former la ronde de vie qui mettra un terme à leur morbide folie. Punir, du droit du plus fort, ils n'ont que ce mot à la bouche, punir tous ceux qui leur résistent, prendre les vies des humains insoumis, insolentes à leurs yeux. Et si demain, c'étaient eux qui se retrouvaient face aux Tribunal des Peuples, unis pour mettre un terme à leurs nuissances ? Je ne peux que leur souhaiter que ce Tribunal face preuve de beaucoup d'indulgence, car s'ils devaient être jugés selon les mêmes valeurs dont ils se servent pour cindamner le reste du monde, il n'existerait pas de cha^timent assez fort punir leurs crimes de lèse-humanité.

Et l'Europe, vassale fidèle, sans doute sera jugée aussi pour sa complicité.


Tournée d'Obama en Europe : paradoxes et contradictions

Par La Voix de la Russie | Le président des Etats-Unis Barack Obama va suspendre ses contacts avec Vladimir Poutine. Il va se venger de l’échec de sa politique internationale (notamment en Ukraine) sur la Russie, en déployant des efforts en vue de l’isoler sur l’échiquier international, selon le journal New York Times.

Les néoconservateurs radicaux belliqueux au Sénat lancent de tels appels. L’un d’eux, Bob Corker, a insisté sur les sanctions à l’égard des compagnies énergétiques russes et des grandes banques russes. Selon lui, il faut « punir » la Russie. Quelles seront les conséquences d’une nouvelle édition du programme américain classique d’intimidation de la Russie ?

Malheureusement, la politique de l’Occident à l’égard de la Russie demeure invariable mais le monde a, heureusement, changé, dit le chef de chaire de la Politique mondiale de l’Université nationale, dite « Ecole supérieure d’économie », Maxim Braterski.

« Le monde a beaucoup changé. Si à l’époque, l’embargo de l’Occident était pratiquement de niveau mondial, maintenant, il existe un monde immense qui n’est pas l’Occident. Ce sont l’Inde, la Chine, l’Amérique du Sud, l’Afrique et beaucoup d’autres. Les sanctions occidentales concerneront en premier lieu notre accès aux technologies et aux marchés financiers mondiaux. L’Occident empêchera d’obtenir des crédits. Ces derniers seront plus chers pour nos compagnies. Il empêchera, en outre, d’obtenir des technologies. L’Occident le faisait par le passé également. »

Les Etats-Unis ont toujours poursuivi une politique d’attraction et de dissuasion à l’égard de la Russie fondée sur la conception inventée pendant la guerre froide : initier les « bolcheviks » (car il s’agissait alors de l’URSS) aux relations internationales et « donner un coup de frein ».

« Or, aujourd’hui cette méthode peut s’avérer efficace malgré l’aspiration de l’administration américaine à prendre la revanche pour les mécomptes en politique étrangère », expliqueMaxim Braterski.

« La politique d’Obama à l’égard de la Russie a échoué. Sa politique étrangère n’est globalement pas réussie. Il y aura une période de refroidissement. On ne sait pas si elle se prolongera. Les présidents se succèdent souvent, Dieu merci, aux Etats-Unis. Voyons qui sera président après Obama. »

L’Amérique engagera prochainement les préparatifs en vue des présidentielles. Obama n’a réussi à réaliser aucun objectif fixé : ni dans son pays, ni dans le monde. Les conservateurs lui succèderont le plus probablement. Il n’est pas exclu que leur administration soit plus isolationniste, concentrée sur le règlement des problèmes intérieurs. N
Source : http://french.ruvr.ru/2014_04_21/La-nouvelle-politique-d-Obama-visant-a-isoler-la-Russie-7096/

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 13:31

 

A quand un vrai journal d'information comme The Guardian, en France ?

"Le plan d’action de l’OTAN en Ukraine est tiré tout droit de Dr Folamour (The Guardian)

John PILGER

L’autre jour, jai regardé le film Dr Folamour (*). Je l’ai vu peut-être une douzaine de fois ; c’est un film qui donne du sens à l’insensé. Lorsque le major TJ "King" Kong part « bugne à bugne avec les Russkoffs » et s’envole avec son bombardier nucléaire B52 vers une cible en Russie, il laisse au général « Buck » Turgidson le soin de rassurer le président. Frappez le premier, dit le général, et « vous n’aurez que 10 à 20 millions de morts, grand max  ». Le Président Merkin Muffley : « Je n’entrerai pas dans l’histoire comme le plus grand assassin en masse depuis Adolf Hitler. » Général Turgidson : « Peut-être qu’il vaudrait mieux, Monsieur le Président, vous préoccuper plus du peuple américain que de votre image dans les livres d’histoire. »

Le génie du film de Stanley Kubrick est qu’il représente avec exactitude la folie et les dangers de la guerre froide. La plupart des personnages sont basées sur de vraies personnes et de vrais maniaques. Il n’existe pas d’équivalent à Folamour aujourd’hui parce que la culture populaire est presque entièrement tournée vers notre vie intérieure, comme si l’identité était devenue l’esprit du temps et le véritable satire obsolète, mais les dangers sont les mêmes. L’horloge nucléaire est toujours bloqué sur minuit moins cinq ; les mêmes fausses bannières sont hissées au-dessus des mêmes objectifs par le même « gouvernement invisible », comme Edward Bernays, l’inventeur des relations publiques, a décrit la propagande moderne.

En 1964 , l’année où Dr Folamour a été tourné, c’est le « fossé des missiles » qui était la fausse bannière. Pour construire des armes nucléaires de plus en plus puissantes et poursuivre une politique non déclarée de domination, le président John F. Kennedy a emboité le pas à la propagande de la CIA selon laquelle l’Union Soviétique était bel et bien en avance sur les États-Unis dans la production de missiles balistiques intercontinentaux. La « menace russe » couvrait la une de tous les journaux. En réalité, les Américains étaient tellement en avance dans la production de missiles que les Russes n’ont jamais réussi à s’en approcher. La guerre froide a été fondée en grande partie sur ce mensonge.

Depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, les États-Unis ont encerclé la Russie avec des bases militaires, des avions de combat et des missiles nucléaires dans le cadre de son projet d’extension de l’OTAN. Reniant la promesse faite par l’administration Reagan au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev en 1990 (**) que l’OTAN ne s’étendrait pas « d’un pouce vers l’est », l’OTAN a pratiquement pris le contrôle de toute l’Europe de l’Est. Dans l’ancienne Caucase soviétique, le renforcement des capacités militaires de l’OTAN est le plus vaste jamais entrepris depuis la seconde guerre mondiale.

En Février, les États-Unis ont monté un de leurs « coups d’états colorés » contre le gouvernement élu de l’Ukraine ; les troupes de choc étaient fascistes. Pour la première fois depuis 1945, un parti pro-nazi, ouvertement antisémite, contrôle des secteurs clés du pouvoir d’Etat dans une capitale européenne. Aucun dirigeant de l’Europe occidentale n’a condamné cette renaissance du fascisme à la frontière de la Russie. Quelque 30 millions de Russes sont morts lors de l’invasion de leur pays par les nazis hitlériens, qui ont été soutenus par la tristement célèbre Armée Insurrectionnelle Ukrainienne (AIU), responsable de nombreux massacres de juifs et de polonais. L’actuel parti Svoboda s’inspire de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens, dont l’AIU était l’aile militaire.

Depuis le putsch de Washington à Kiev - et la réponse inévitable de Moscou en Crimée pour protéger sa flotte de la mer Noire - la provocation et l’isolement de la Russie ont été inversés dans les médias et transformés en « menace russe ». C’est de la propagande fossilisée. Le général de l’armée de l’air des États-Unis qui dirige les forces de l’OTAN en Europe - le général Philip Breedlove, ça ne s’invente pas (***) – a affirmé il y a plus de deux semaines être en possession de photos montrant 40.000 soldats russes « amassés » à la frontière avec l’Ukraine. Colin Powell lui aussi avait affirmé avoir des photos prouvant qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak. Ce qui est certain, c’est que le coup d’état rapace et téméraire de Barack Obama en Ukraine a déclenché une guerre civile et Vladimir Poutine est en train d’être attiré dans un piège.

Après un saccage de 13 ans qui a commencé dans un Afghanistan dévasté bien après qu’Oussama ben Laden se fut enfui, qui a ensuite détruit l’Irak sous un faux prétexte, puis a inventé un « voyou nucléaire » en Iran, puis a renvoyé la Libye dans une anarchie cauchemardesque et soutenu les djihadistes en Syrie, les Etats-Unis ont enfin une nouvelle guerre froide pour alimenter leur campagne mondiale de terreur et d’assassinats par drones.

Un plan d’action pour l’adhésion à l’OTAN – tout droit sorti de la salle de commandes de Dr Folamour - est le don du général Breedlove à la nouvelle dictature en Ukraine. L’opération « Rapid Trident » mettra les troupes américaines à la frontière russe de l’Ukraine et « Sea Breeze » mettra des navires de guerre américains en vue de ports russes. Dans le même temps, les jeux de guerre de l’OTAN en Europe de l’Est sont conçus pour intimider la Russie. Imaginez la réaction si cette folie était inversée et se déroulait aux frontières des Etats-Unis. Suivez le général Turgidson.

Et puis il y a la Chine. Le 23 Avril, Obama entamera une tournée en Asie pour promouvoir son « pivot » autour de la Chine. L’objectif est de convaincre ses « alliés » de la région, principalement le Japon, de se réarmer et se préparer à la possibilité d’une guerre avec la Chine. En 2020, près des deux tiers de toutes les forces navales américaines dans le monde seront transférées dans la région Asie-Pacifique. Il s’agit de la plus forte concentration militaire dans cette vaste région depuis la seconde guerre mondiale.

Dans un arc qui s’étend de l’Australie au Japon, la Chine devra faire face à des missiles et des bombardiers nucléaires américains. Une base navale stratégique est en cours de construction sur l’île coréenne de Jeju, à moins de 400 miles [env. 600Km] de Shanghai et du centre industriel du seul pays dont la puissance économique est susceptible de dépasser celle des Etats-Unis. Le « pivot » d’Obama vise à miner l’influence de la Chine dans la région. C’est comme si une guerre mondiale avait commencé par d’autres moyens.

Ce n’est pas un fantasme à la Dr Folamour. Le secrétaire à la Défense d’Obama, Charles "Chuck" Hagel, était à Pékin la semaine dernière pour transmettre l’avertissement que la Chine, comme la Russie, pourrait faire face à un isolement et la guerre si elle ne cédait pas aux exigences américaines. Il a comparé l’annexion de la Crimée au différend territorial complexe entre la Chine et le Japon autour d’îles inhabitées de la mer de Chine orientale. « On ne peut pas aller partout dans le monde », a déclaré Hagel avec un visage impassible, « et violer la souveraineté des nations par la force, la coercition ou l’intimidation. » Quant aux mouvements massifs des forces navales et armes nucléaires US en Asie, c’est « un signe de l’aide humanitaire que l’armée américaine peut offrir » .

Obama cherche à obtenir un budget pour les armes nucléaires plus important que le pic historique de la guerre froide, l’époque de Dr Folamour. Les États-Unis sont en train de poursuivre leur ambition de longue date qui est de dominer tout le continent eurasiatique, de la Chine à l’Europe : un « destin manifeste », légitimé par le droit du plus fort.

John Pilger

Traduction « jugera-t-on un jour les complices chez nous ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

(*) Dr Folamour = Dr Strangelove en VO - NdT

(**) Après vérification, Reagan n’était plus président en 1990 - NdT

(**) Breedlove / Strangelove - NdT

»» http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/apr/17/nato-ukraine-dr-s...

URL de cet article 25237
http://www.legrandsoir.info/le-plan-d-action-de-l-otan-en-ukraine-est-tire-tout-droit-de-dr-folamour-the-guardian.html

 

Via : Le blog de Pizzicalaluna | Mediapart

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 08:18

 

Les mensonges ont la vie de plus en plus courte. Deux mois après le changement de régime à Kiev, la presse polonaise publie des révélations sur l’implication du gouvernement de Donald Tusk dans la préparation du coup d’État. Ces nouvelles informations contredisent le discours occidental et montrent que l’actuel gouvernement provisoire d’Oleksandr Tourtchynov a été imposé par l’Otan en violation du droit international.


Thierry Meyssan

 

En sa qualité de négociateur européen, Radosław Sikorski signe un accord sur le règlement de la crise avec le président ukrainien Viktor Ianoukovytch, le 21 février 2014 au soir. Au petit matin, les hommes qu’il a secrétement formés en Pologne vont prendre le pouvoir.
En sa qualité de négociateur européen, Radosław Sikorski signe un accord sur le règlement de la crise avec le président ukrainien Viktor Ianoukovytch, le 21 février 2014 au soir. Au petit matin, les hommes qu’il a secrétement formés en Pologne vont prendre le pouvoir.
L’hebdomadaire polonais de gauche, Nie (Non), a publié un témoignage choc sur la formation des militants les plus violents d’EuroMaidan [1].

Selon cette source, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a invité, en septembre 2013, 86 membres du Secteur de droite (Pravy Sector), prétendument dans le cadre d’un programme de coopération inter-universitaire. En réalité, les invités n’étaient pas des étudiants, et beaucoup étaient âgés de plus de 40 ans. Ils ne se sont pas rendus à l’université technique de Varsovie, contrairement à leur programme officiel, mais au centre de formation de la police de Legionowo, à une heure de route de la capitale. Sur place, ils ont reçu quatre semaines de formation intensive à la gestion des foules, à la reconnaissance des personnes, aux tactiques de combat, au commandement, au comportement en situation de crise, à la protection aux gaz de maintien de l’ordre, à la construction de barricades, et surtout au tir, incluant l’usage des fusils de snipers.

Cette formation est intervenue en septembre 2013, alors que les protestations de la place Maidan sont sensées répondre à un décret suspendant les négociations en vue de la signature de l’accord d’association avec l’Union europénne, signé par le Premier ministre Mykola Azarov le 21 novembre.

L’hebdomadaire précise que des photographies attestent de cette formation. On y voit les Ukrainiens en uniformes nazis avec leurs professeurs polonais en civils.

Ces révélations justifient un nouveau regard sur la résolution, adoptée début décembre 2013 par la Diète polonaise, selon laquelle le Parlement affirmait son « entière solidarité avec les citoyens ukrainiens qui, avec une grande détermination montrent au monde leur volonté de garantir la pleine appartenance de leur pays à l’Union européenne ». Bien entendu , les parlementaires ignoraient alors que leur pays avait formé au préalable les individus qui tentaient —et réussirent— de prendre le pouvoir.

Ce scandale illustre le rôle assigné par l’Otan à la Pologne en Ukraine, que l’on peut comparer à celui assigné à la Turquie en Syrie. Il a été tenu par le gouvernement du libéral pro-européen Donald Tusk. Le ministre des Affaires étrangères, le journaliste Radosław Sikorski, jadis réfugié politique au Royaume-Uni, a été le maître d’œuvre de l’intégration de la Pologne dans l’Otan. En sa qualité de membre du « Triangle de Weimar », il fut l’un des trois représentants de l’Union européenne à négocier l’accord du 21 février 2014 entre le président Viktor Ianoukovytch et les trois principaux leaders d’EuroMaidan [2]. Bien entendu, le président ukrainien ignorait qu’il avait formé les émeutiers. Quant au ministre de l’Intérieur et coordinateur des services spéciaux, Bartłomiej Sienkiewicz (l’arrière petit-fils de l’écrivain Henryk Sienkiewicz, auteur de Quo Vadis ?), il fut l’un des fondateurs de l’actuel service secret polonais, le Bureau de protection de l’État (Urząd Ochrony Państwa). Il fut aussi longuement le directeur adjoint du Centre d’études orientales (Ośrodek Studiów Wschodnich), un centre de recherches national sur l’Europe de l’Est et les Balkans, particulièrement sur l’Ukraine et la Turquie. Cet institut exerce une profonde influence sur la perception occidentale des événements actuels, via ses accords avec la Fondation Carnegie [3].
Durant le gouvernement de Ioulia Tymochenko (2007-2010), l’actuel président provisoire ukrainien, Oleksandr Tourtchynov, était le chef des services secrets puis vice-Premier ministre. Il travaillait à l’époque avec les Polonais Donald Tusk (déjà Premier ministre), Radosław Sikorski (alors ministre de la Défense) et Bartłomiej Sienkiewicz (directeur de la société de renseignement privée ASBS OTHAGO).

Pour renverser le gouvernement de son voisin, la Pologne s’est appuyée sur des militants nazis à la manière dont la Turquie s’appuie sur Al-Qaïda pour renverser le gouvernement syrien. Non seulement il n’est pas étonnant de voir les actuelles autorités polonaises s’appuyer sur les petits-enfants des nazis que la CIA intégra au réseau Gladio de l’Otan pour lutter contre l’Union soviétique, mais on se souvient de la polémique qui éclata lors de l’élection présidentielle polonaise de 2005 : le journaliste et député Jacek Kurski révéla que Józef Tusk, le grand-père de Donald Tusk s’était engagé volontairement dans la Wermacht. Après avoir nié les faits, le Premier ministre finit par admettre que son grand-père avait effectivement servi dans les armées nazies, mais affirma qu’il avait été enrôlé de force après l’annexion de Dantzig. Un souvenir qui nous en dit long sur la manière dont Washington sélectionne ses agents en Europe de l’Est.

En résumé, la Pologne a formé des émeutiers pour renverser le président démocratiquement élu d’Ukraine et a feint de négocier avec lui une solution d’apaisement, le 21 février 2014, alors que ses émeutiers étaient en train de prendre le pouvoir.

Par ailleurs, il ne fait aucun doute que le coup d’État fut commandité par les États-Unis, comme l’atteste la conversation téléphonique entre l’assistante du secrétaire d’État, Victoria Nuland, et l’ambassadeur Geoffrey R. Pyatt [4]. De même, il est clair que d’autres membres de l’Otan, notamment la Lituanie (jadis l’Ukraine était dominée par l’empire lituano-polonais), et Israël en sa qualité de membre de fait de l’état-major atlantique, ont participé au coup d’État [5]. Ce dispositif laisse à penser que l’Otan dispose aujourd’hui d’un nouveau réseau Gladio en Europe orientale [6]. En outre, postérieurement au coup d’Etat, des mercenaires états-uniens d’une filiale de la société Academi (Greystone Ltd) ont été déployés dans le pays en lien avec la CIA [7].

Ces faits modifient profondément la perception que nous pouvions avoir du coup d’État du 22 février 2014. Ils contredisent l’argumentaire diffusé aux journalistes par le département d’État états-unien (les points 3 et 5 de la note du 5 mars) [8] et constituent un acte de guerre en droit international. Dès lors, le raisonnement des Occidentaux sur la suite des événements, y compris l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie et les soulèvements actuels à l’Est et au Sud de l’Ukraine, sont nuls et non avenus.

http://www.voltairenet.org/article183316.html http://www.voltairenet.org/article183316.html

 


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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 22:04

Discours du nouveau président par intérim de la fédération autoproclamée du Sud-Est ukrainien

 

Le comité fédéral pour la sécurité de l’Ukraine du Sud-Est décrète l’état d’urgence dans cette partie du pays afin de protéger la population, de la mettre à l’abri des fascistes. Mon devoir d’officier, de général, est d’empêcher que ne se produise un génocide.

Le président de l’Ukraine du Sud-Est, Anatoli Vizir.15 avril

 


http://statics.lecourrierderussie.com/wp-content/uploads/2014/04/erareha_opt-300x140.jpg

Des gens ordinaires

Dimanche 13 avril, les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en visite à Slaviansk, une ville de la région de Donetsk, ont été pris à partie par des habitants. Nous publions le résumé de cet échange. 

La première femme : Pulvériser à l’arme atomique les habitants du Sud-Ouest ukrainien ? Nous tuer, nous, civils ? [Allusion aux propos de Ioulia Timochenko lors d'une conversation téléphonique, interceptée et publiée le 24 mars, ndlr] Mais regardez-nous : nous sommes des femmes, nous ne sommes pas armées, nous sommes ici pour défendre nos droits. Nous n’en voulons pas, de l’UE. Nous ne sommes opposés ni à la Russie, ni à aucun autre peuple. Nous voulons simplement vivre en paix et être libres ! Ne nous imposez rien !

Le représentant de l’OSCE : C’est très important pour nous…

La première femme : Nous devons gérer notre terre nous-mêmes ! Nous en sommes maîtres !

La deuxième femme : Pourquoi Yaroch ordonne-t-il au Secteur droit de tuer nos enfants ?

Pourquoi Iatseniouk, Tiagnibok, Klitschko et les autres de la junte [l’actuel gouvernement de Kiev, ndlr]… Ce sont eux qui ont commencé les premiers à s’emparer du pouvoir. Ils ont assassiné les jeunes Berkout, des appelés de 18 ans, ils leur ont pissé dessus… Pourquoi ? Ils ont tué des policiers aussi, et personne n’a été jugé coupable ! Les secouristes ramassaient les Berkout blessés et les amenaient au centre de Maïdan où ils étaient abattus…

Vous qui êtes là depuis plusieurs semaines, je vous le demande – personnellement : pourquoi ne donnez-vous pas une appréciation objective des faits ? Pourquoi les chaînes de télévision russes ont-elles été coupées ?

Le représentant de l’OSCE : Laissez-moi parler. Nous représentons l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Il s’agit de la plus grande organisation chargée de veiller à la sécurité sur le continent européen. Tous les pays-membres, incluant la Russie, la Biélorussie, les États-Unis, la Slovaquie, la Pologne et l’Ukraine, nous ont demandé – à moi, Slovaque, et à mon collègue polonais – de venir en Ukraine et de donner une représentation objective de ce qui se passe ici, puisque les médias se livrent une guerre de l’information à outrance. Notre but est d’obtenir des informations objectives. C’est pourquoi je vous remercie de nous avoir dit tout cela, car il est important pour nous de tout entendre.

La troisième femme : Et dites, s’il vous plaît : pourquoi Loukachenko, quand il y a eu les mêmes désordres dans son pays, a-t-il préféré ne laisser personne s’en mêler ? Et il avait raison ! Notre pays a ses propres droits et lois et nous n’avons besoin de personne.

La deuxième femme : Nous avons besoin de l’OSCE, puisque la junte a pris le pouvoir de manière illégitime !

La troisième femme : Les filles, une autre question, est-ce que nous voulons vivre sous cette junte ou non ?

Plusieurs voix : Non !

La deuxième femme : Nous sommes pour notre république démocratique à nous !

L’homme : Une autre question que nous nous posons – c’est qui ce Yaroch ?

Le représentant de l’OSCE : Je peux répondre ? L’OSCE n’accepte aucune forme de violence… Des actes de violence, malheureusement, ont lieu en Ukraine et ailleurs. En ce qui concerne Yaroch, je ne commenterai pas ses actes, mais nous sommes opposés à l’usage de la violence.

La deuxième femme : Pourquoi est-il toujours en liberté alors ? Pourquoi le Secteur droit n’a-t-il pas été condamné ?

L’homme : À quoi bon avoir un État, si ce n’est pas lui qui veille à la sécurité mais des bandits armés ?

Plusieurs voix : Comment vous appelez-vous ?

Le représentant de l’OSCE : Je suis le représentant du bureau de l’OSCE à Donetsk. Nous surveillons cette région.

La première femme : Le pouvoir illégitime a donné aux fascistes les rênes du pays ! Nous nous souvenons tous de l’année 1945, quand les fascistes ont marché sur la moitié de l’Europe. Et nous sommes là aujourd’hui pour nous opposer au fascisme, pour que l’ennemi ne passe pas ! Si nous nous couchons maintenant, ils vont tout envahir, et vous le savez très bien.

La quatrième femme : La preuve : si vous avez un moment de libre, allez visiter l’aérodrome de Slaviansk, vous y verrez deux hélicoptères et deux véhicules blindés !

Le représentant de l’OSCE : Merci pour le conseil, nous irons.

La troisième femme : Et que pensez-vous du fait que nous, habitants de la région de Donetsk, nous nous rassemblons dans le calme afin d’exprimer notre volonté de créer notre propre république démocratique ? Nous ne voulons pas dépendre d’individus à qui nous ne faisons pas confiance. En 23 ans, ils nous ont dépouillés, ils nous ont tout pris !

Le représentant de l’OSCE : Tous les pays-membres de l’OSCE soutiennent le fait que des personnes s’expriment lors de manifestations pacifiques.

Plusieurs voix : Mais on a en marre de manifester !

 

Source : Slaviansk : « On en a marre de manifester ! » — Le Courrier de Russie

Voir aussi :
Slaviansk : « Nous sommes des gens ordinaires » — Le Courrier de Russie

 


Le ministère de l’Intérieur ukrainien arme des civils

 

Pro-ukrainiens à Lougansk. Photo : Sébastien Gobert

Pro-ukrainiens à Lougansk. Photo : Sébastien Gobert

16 avril

19 régions ukrainiennes ont formé des bataillons de civils armés de kalachnikovs, a déclaré le 15 avril le conseiller du ministre de l’Intérieur Stanislav Retchinski. « Nous avons formé des bataillons afin de patrouiller dans les villes. Ces régiments réunissent exclusivement des locaux, afin de ne pas attiser la haine entre les régions », a souligné M. Retchinski, précisant que ces bataillons, équipés de fusils automatiques, devront aider la milice ukrainienne. Les régiments sont composés de bénévoles, qui doivent, lors du recrutement, fournir un extrait de casier judiciaire et passer un examen médical.

Source : Revue du 16/04 – Le ministère de l'Intérieur ukrainien arme des civils — Le Courrier de Russie

 

Les séparatistes ont dit non à l’accord de Genève
COUP DE MASSUE. Ukraine: l’Occident, prisonnier de ses mensonges et Donetsk dit non.

Publié le avr 18, 2014 


 

Denis Pouchiline

Denis Pouchiline

Les séparatistes ont dit non à l’accord de Genève. Celui qui prévoit l’évacuation et le désarmement des groupes armés a été purement et simplement rejeté. En réalité, ils ont raison. A partir du moment où le pouvoir de Kiev est issu d’un coup d’état, quelle légitimité a-t-il ?  Les déclarations des séparatistes sont nettes, claires et sans bavure. Le recul de Kiev est pâtant. Maintenant, les usurpateurs disent réfléchir à un statut particulier de la langue russe et aussi pour une large décentralisation. Niet, niet, niet !  

Le président par intérim Olexandre "Tourtchinov et (le premier ministre Arseni) Iatseniouk doivent d’abord quitter les bâtiments qu’ils occupent illégalement après leur coup d’Etat", comme les Anti-Maïdan appellent le soulèvement qui a renversé fin février un régime pro-russe, a déclaré à la presse à Donetsk Denis Pouchiline, ministre du gouvernement de la République de Donetsk". La presse mainstream met des guillemets et parle de ministre autoproclamé. Et à Kiev, ils ont été élus par qui ?

L’application de l’accord ne pourrait en outre intervenir "qu’après une réforme constitutionnelle", a ajouté Denis Pouchiline. Les séparatistes réclament une "fédéralisation" de la Constitution ukrainienne, que refuse les usurpateurs que l’Occident nomme "Gouvernement", qui y voit la porte ouverte à l’éclatement du pays et propose une "décentralisation".

Les Anti-Maïdan, qui prévoient un référendum sur l’autonomie régionale le 12 mai, ne se sentent pas liés par l’accord car le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï "Lavrov n’a pas signé en notre nom mais au nom de la Russie," a terminé Denis Pouchiline.

 

Source : COUP DE MASSUE. Ukraine: l’Occident, prisonnier de ses mensonges et Donetsk dit non. | Allain Jules

 

 

Contre qui la junte de Kiev arme-t-elle des civils, si ce n’est pour qu’ils combattent d’autres civils ?

Pourquoi ces civils de la fédération de l’Est qui sont le sujet des débats et qui ont prouvé tout à la fois leur claire détermination et leur capacité d’auto-organisation n’ont-ils pas été partie prenante des « dialogues » qui les concernent ?

Pourquoi les USA le sont-ils ?

Lire Discours du nouveau président par intérim de la fédération autoproclamée du Sud-Est ukrainien   pour comprendre qu’il s’agit bien là d’une organisation souveraine d’un peuple qui prouve en plus sa maturité politique.

Où est le droit à l’autodétermination quand les peuples sont placés de fait sous tutelle d’autres qui parlent en leur nom mais dans leur intérêt personnel ?

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 11:36

 

 

Kiev
16/04/2014
Par Alexandre Latsa, La Voix de la Russie-RIA Novosti

Les évènements à Kiev ne témoignent pas seulement de l’affaiblissement de l’Ukraine en tant qu’Etat, mais peut-être même de sa disparition en tant que nation, du moins telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Zone faible et molle entouré de deux zones fortes et dures, la Russie et l’Ouest américano-centré sous contrôle de l’OTAN, l’Ukraine paye aujourd’hui tout autant le prix de l’exécrable gestion des élites qui s’y sont succédé au pouvoir depuis la chute de l’URSS que celui de l’ingérence américaine qui veut faire d’elle un fusible de l’OTAN au cœur de l’OTAN aux frontières russes.

Par une inévitable et implacable logique historique ressurgissent en ces temps troublés des lignes de fractures pourtant évidentes entre l’Ouest du pays qui n’a jamais fait partie de l’empire russe et fut annexé par l’URSS, et le reste de l’Ukraine qui au contraire a fait partie de l’empire russe. Ce reste de l’Ukraine qui est lui décomposable entre une Crimée historiquement russe et rattachée par accident à l’Ukraine en 1954, un Est et un Sud-est russophones et ouvertement pro-russe (ou se concentrent les troubles de ces derniers jours) et enfin l’Ukraine centrale avec Kiev qui, victime de sa croissance et d’une immigration de travail venue de l’Ouest du pays, a connu une profonde modification sociologique que l’on pourrait qualifier de galicisation politique, morale et politique.

La bataille d’influence qui se joue sur la pauvre nation ukrainienne traduit une nouvelle fois l’absence de politique étrangère de l’Europe (la Zerope disait un célèbre écrivain français exilé au Canada), dont les positions sont alignées sur celle de l’Amérique avec une déroutante symétrie. Pourtant malgré la prodigieuse propagande déployée pour nous y faire croire, il n’y a pourtant pas de coup d’Etat russe en Ukraine.

Les seuls coups d’Etats en Ukraine sont ceux de 2005 et 2014, le dernier portant le triste nom d’Euromaïdan malgré son modus opérandi conçu outre-Atlantique et ses objectifs dirigés contre la paix sur le continent. Des coups d’Etats fomentés par le département d’Etat américain avec l’intention claire et unique de séparer l’Ukraine de la Russie et donc la Russie de l’Europe. Pourtant nul ne peut aujourd’hui douter que les nations européennes seraient les grandes perdantes d’un conflit entre «l’occident» et la Russie, conflit qui les éloigneraient de cette dernière.

Le funeste Euromaïdan, qui a fait des dizaines de morts, s’est accompagné d’un double standard sémantico-médiatique odieux. Pour les journalistes français, lorsque des dizaines de milliers de casseurs attaquent l’Etat et l’ordre public en renversant le gouvernement et causent directement ou indirectement des dizaines de morts et des centaines de blessés, ces évènements sont des éruptions démocratiques et les manifestants sont europhiles ou pro-européens. Dans le même temps, des comportements similaires à l’Est du pays sont dénoncés comme une violation du droit et les activistes pro-russes qualifiés de terroristes (sic) alors même qu’on ne compte pas de victimes mais juste quelques blessés.

Nul ne peut plus aujourd’hui douter que cette ligne de fracture provoquée volontairement survient chronologiquement au moment précis où l’hémisphère Nord est sur le point de ce scinder en deux blocs: eurasiatique et atlantique, autrement dit russe et américain. Historiquement, dans la grande fâcherie qui pourrait survenir entre un Occident américano-centré et la Russie, la France et l’Allemagne porteront la lourde responsabilité historique du vide politique que la communauté européenne a manifesté.

Prions que les élites européennes, visiblement atones à ce jour, sortent de la torpeur dans laquelle elles semblent se trouver avant qu’il ne soit trop tard.

La Voix de la Russie

 

 L'Europe champ de bataille ?


 

J’J'ai lu ce texte hier parmi beaucoup d’autres, 

-     - alors que je suis simultanément la tentative de coup d’état au Venezuela, et que j’ai pu voir que le Commando Sud de l’armée US, ainsi que l’a proclamé récemment son général en chef, maintient des troupes à la frontière du pays, dans leur « pays amis », (la Colombie, principalement) qui sont prêtes, dit-il, à intervenir immédiatement au Venezuela en cas « d’urgence humanitaire »

-   -    alors que j’ai accéléré depuis quelques temps mon réapprentissage de l’histoire de la seconde guerre mondiale, de ses prémisses et de ce qui a suivit. Une étude que j’avais entamée il y a longtemps mais sans aller au fond des choses, parce que c’est trop moche. Et que j’étais comme beaucoup d’entre nous tant imprégnée du « Plus jamais cela (le nazisme) » comme d’une certitude et non d’un combat à poursuivre au quotidien que je ne voyais pas la nécessité d’aller fouiller les poubelles de l’histoire.

 

A présent il est pour moi tout à fait clair que les fascismes, nazismes et franquismes européens n’auraient jamais pu devenir la réalité de l’Europe pendant les années de guerre et perdurer en Espagne ou en Grèce sans le soutien actif de Corporations, Banquiers et Entreprises « Alliées » qui les ont soutenus politiquement, financés et armées.  Que l’intervention des USA comme « sauveurs » ne s’est produite que quand l’URSS victorieuse des armées d’Hitler était en train d’avancer à grands pas vers l’Europe de l’Ouest menaçant d’y étendre son influence. Que si nous pouvons voir que les USA se sont bougé le cul pour « sauver l’Europe du communisme », le nazisme à lui seul n’y avait pas suffit. Que depuis à travers la dite Guerre Froide, la Guerre contre l’URSS, qui menée via les nazis avait échoué, a été la poursuite ininterrompue de cette guerre USA - URSS par d’autres moyens.

Que depuis les mêmes « décideurs de Washington » n’ont jamais cessé de travailler en étroite collaboration avec les nazis pour poursuivre cette guerre en Amérique Latine principalement, alors qu’en Europe il n’y a jamais eu de dénazification – en Allemagne en particulier – en dehors du show de Nuremberg mis en scène conjointement par Allen Dulles et des généraux allemands nazis avec qui il avait préparé la capitulation de l’Allemagne, mais aussi le blanchiment ou l’évacuation des autres nazis non sacrifiés pour les besoins de la cause.

D’autre part, il est tout à fait évident que les régimes fascistes correspondent tout à fait bien aux besoins du Schéma de Nouvel Ordre Mondial avec sa gouvernance technocratique et centralisée telle que le décrivent ses concepteurs et promoteurs eux-mêmes et sa volonté de contrôle absolu des comportements collectifs énoncé par les mêmes concepteurs et qui dans les termes du Pentagone se traduit par l’objectif de « Domination du Spectre Total ».

 Actuellement la remontée (émergence de son existence souterraine ininterrompue et multiplication des effectifs, pénétration des institutions et créations d’armées à leur service) du nazisme est un phénomène mondial et que la figure d’Hitler est une icône reconnue comme le « bon leader par excellence’ par des groupes d’extrême-droites d’un bout à l’autre de la planète. Que ces groupes se multiplient, grandissent en nombre et se professionnalisent militairement. Kiev étant actuellement devenue le haut lieu Européen de ces camps d’entraînement paramilitaires ou des camps sont à disposition des « amis d’Hitler ».

 

Ils sont partie prenante et dirigeante de la guerre de basse intensité qui au Venezuela est la troisième phase (1) Révolution de Couleur, 2) Coup d’État tous deux mis en échec par une large alliance de gouvernements et organisations populaires de la région) de l’actuelle tentative de renversent du gouvernement légitime.

Les liens de subordination, financements et entraînements de ces groupes nazis et autres fascistes par Washington ont été abondamment documentés en ce qui concerne leurs activités au Venezuela mais également dans d’autres pays de l’Amérique Latine qui subissent actuellement les assauts de la reprise en main vigoureuse de la région annoncée par Kerry, que des documents démontrent également que les groupes nazis qui sévissent en Ukraine ont été subsidiés par les mêmes (via des les mêmes fondations, ONG, d’autres similaires principalement mais pas exclusivement) , qui ont organisé le Coup d’État d’Ukraine de longue date.

Nous pouvons ajouter, un encerclement militaire de la Chine toujours plus agressifs et le soutien à des groupes de déstabilisation à l’intérieur du pays. Les récupérations par des courants de droite des manifestations populaires du Brésil et d’Argentine et leur instrumentalisation à des fins de déstabilisation des gouvernements et beaucoup d’etc, pour situer l’ensemble de ces événements dans le cadre d’un moment précis de la globalisation marchande.

Faisant abstraction de toute diabolisation mystique, mais en se fondant sur des événements concrets et les documents qui les décrivent, en prenant la mesure des transformations réelles de nos modes de vie et des comportements des masses, au cours des dernières décennies, en prenant en compte l’acharnement doublé de cruauté et de sadisme qui a conduit Washington a détruire toute alternative à son projet d’hégémonie mondiale, dont témoigne son acharnement contre l’URSS en un premier temps et contre la Russie actuelle, dont le président Poutine est bien plus proche de la figure souverainiste de De Gaulle que du « communisme » de Staline, mais s’oppose tout autant à la réalisation de monde unipolaire, en constatant sur le terrain la multiplication de ses foyers de guerres civiles annoncée par le Pentagone, et la doctrine de guerre des pauvres contre les pauvres qui fait partie intrinsèque de la partie occulte de la doctrine de Sharp (coups d’état doux en surface durs loin des caméras).

En constatant que le redressement de la Russie sous la direction de Poutine, et que le réveil de l’Amérique latine impulsé par Chavez sont considérés par les stratèges du Pentagone et ceux qu’ils servent comme des obstacles majeurs à leur hégémonie, dont l’absolutisation souffre de nombreux retards, en constatant également qu’il s’agit d’un vieux projets, poursuivit par quelques dinosaures et leurs héritiers formatés et conditionnés à ne percevoir le monde que dans les termes qui le définisse, et en prenant en compte bien d’autres données concordantes et convergentes à différentes échelles…

La conclusion s’impose : Le Projet  est devenu un but à atteindre absolument et par n’importe quel moyen, ce qui implique un déni permanent de réalité et l’obligation de détruire systématiquement toute alternative, un but face auquel la vie en général et la vie humaine en particulier n’a de valeur que comme rouage du projet, sans quoi elle doit être détruite sans pitié ni merci ou contrainte par la répression à se soumettre. Mais la vie ne cesse d’inventer de créer de nouvelles formes de résistance. L’URSS est démantelée surgit Poutine, une génération Souverainiste d’Amérique Latine a été massacrée, surgit Chávez… et je ne connais pas la Russie, mais en Amérique Latine et ailleurs, Chávez est aujourd’hui le nom d’une grande famille forte de dizaines de millions de personnes et compte des centaines de millions de cousins portant d’autre noms. Une famille qui est en éveil, en lutte, unie pour s’opposer au projet de domination et d’un nouveau massacre qui la menace.

Malheureusement les derniers événements me donnent à penser que l’Europe est aujourd’hui elle aussi menacée doublement par une prise de pouvoir de fasciste qui préparent leurs troupes et sont déjà très influents dans de nombreux gouvernements. Et chacun des éléments que j’ai pu rassembler, comme la décision du gouvernement d’Ukraine d’armer massivement de Kalachnikov des milices « citoyenne » alors qu’à Genève est exigé le désarmement immédiat des terroristes de l’Est, les efforts massifs et multiples pour mettre Poutine dans le rôle d’agresseurs, et le retour des enjeux de 40-45, la domination de l’Europe et la chute de la Russie à n’importe quel prix… aucun doute la guerre civile est au Programme en Ukraine. Sachant que la population insurgée ne se tourne vers la Russie qu’en conséquence de l’absence d’autre allié dans sa résistance à un coup d’état fasciste qui proclame bien haut sa volonté d’en finir dans le sang avec les Russophones du pays et autres communistes, nous voyons que les rôles sont attribués et le scénario écrit.

Mais jusqu’ici tant la Russie que le Venezuela ne cesse de réinventer ce scénario en donnant des réponses inattendues qui jusqu’ici, modifient le scénario en leur faveur.

Nous savons aussi que les concepteurs du scénario d’hégémonie globale ont écrit que leur Pouvoir s’installeraient grâce à une crise tellement terrible qu’ils apparaîtraient comme les seuls sauveurs possibles face à des peuples prêts à se soumettre pour arrêter le massacre. Oui nous vivons un moment très dramatiques de l’histoire de l’humanité.

La question cruciale pour nous : Le scénario prévoit il que l’Europe se transforme en champ de bataille.

Mon intime conviction : la réponse est oui !

Anne Wolff

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 22:23

Durant le week-end des 12 et 13 avril, la rébellion contre le pouvoir central a commencé dans le Sud-Est de l’Ukraine. Des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut les bâtiments officiels des villes de la région de Donetsk. Qui sont ces hommes, et que veulent-ils ? Le journal ukrainien Vesti décrypte les événements récents.

Crédits: mail.google.com

Un homme armé à Slaviansk

Les 12 avril et 13 avril, des hommes armés se déclarant « membres de l’autodéfense de Donetsk » ont pris d’assaut des bâtiments officiels à Slaviansk, Krasniï Liman, Kramatorsk, Makeevka et Marioupol. Partout, les assaillants ont ôté le drapeau ukrainien du fronton des édifices et hissé le drapeau russe à la place.

Slaviansk, surnommée « la passerelle du Donbass » pour sa ligne de chemin de fer qui relie Kharkiv à Rostov-sur-le-Don (sud de la Russie), a été la première à passer aux mains des activistes pro-russes, samedi 12 avril.

Dans la matinée, un groupe d’hommes armés a ainsi pris d’assaut le siège de la police de la ville, sous des « Bravo » et « Russie ! » scandés par des habitants rassemblés à proximité. Parmi ces derniers se trouvait notamment la maire de la ville, Nelly Chtepa, qui a affirmé soutenir entièrement les assaillants. « Ce sont des gars de chez nous, a-t-elle déclaré. Ils viennent de Slaviansk et d’autres villes de notre région du Donbass. Ils sont contre la junte de Kiev et veulent simplement être entendus. »

Le même jour, d’autres groupes d’hommes armés ont pris possession des sièges de la police de Kramarorsk, Droujkovka et Konstantinovka, sans rencontrer la moindre résistance de la part des policiers eux-mêmes.

À Donetsk, les manifestants prorusses se sont emparés du bâtiment du ministère régional des affaires intérieures, forçant le ministre Konstantin Pojidaev à démissionner.

Des combattants des ex-forces spéciales ukrainiennes Berkout de Donetsk, rubans de Saint-Georges au bras, ont également fait irruption dans le bâtiment. Ils ont déclaré aux habitants de Donetsk, réunis pour une manifestation, qu’ils étaient désormais « avec le peuple du Donbass ».

Les Berkout, dissous par le nouveau pouvoir de Kiev à la fin février dernier, signent ici le premier cas de passage ouvert des forces spéciales du côté des forces protestataires sur le territoire de l’Ukraine continentale. Pour l’heure, les activistes pro-russes contrôlent toujours le bâtiment de l’administration régionale de Donetsk et celui des services de la sécurité ukrainienne (SBU) de Lougansk.

Qui sont ces hommes armés ?

Samedi 12 avril, la question était sur toutes les lèvres et les spéculations allaient bon train. La rumeur selon laquelle il s’agit de forces spéciales russes s’est répandue rapidement.

L’hypothèse a notamment été soutenue par le ministère ukrainien des Affaires étrangères, qui a déclaré détenir des preuves concrètes de l’implication de la Russie dans les assauts armés en région du Donbass. De nombreuses figures officielles ont également assuré que l’Ukraine faisait face à une « agression russe ». Le politologue du groupe Information résistance Dmitri Timtchouk a pour sa part annoncé que ces hommes armés étaient en outre contrôlés par des oligarques locaux.

Cependant, notre correspondant [du journal ukrainien Vesti, ndlr] a pu s’entretenir avec les assaillants de Slaviansk – et n’a rencontré parmi eux aucun Russe (excepté un homme, qui réside à Slaviansk depuis plus de dix ans). Les dirigeants de ces groupes armés sont en réalité des anciens militaires, des parachutistes, des anciens combattants des forces spéciales ukrainiennes, des membres des unités cosaques et des vétérans de la guerre d’Afghanistan.

Beaucoup, parmi les activistes de base, n’ont par ailleurs même jamais servi dans l’armée ni tenu d’arme en main. À les en croire, ils se sont organisés spontanément, au cours du mois dernier, et ont participé aux diverses actions de protestation contre la « junte de Kiev », comme ils qualifient le nouveau pouvoir ukrainien.

« Nous sommes pour une république de Donetsk au sein de l’Ukraine. Nous ne sommes pas des séparatistes. Nous avons pris les armes pour défendre le Donbass de l’invasion de Secteur droit », a expliqué à Vesti le leader de l’unité d’autodéfense locale, Viatcheslav Ponomarev, vétéran de l’Afghanistan et directeur d’une fabrique de savon, qui a été désigné maire de Slaviansk le 13 avril.

Le sang a coulé

Bien que le ministre ukrainien de l’Intérieur par intérim Arsen Avakov ait annoncé dès samedi matin sur sa page Facebook que le commissariat de Slaviansk serait libéré par la force dans la journée, l’opération antiterroriste n’a débuté que le dimanche 13 avril.

Des affrontements ont notamment eu lieu près du village de Semionovka, où les manifestants de Slaviansk avaient dressé un barrage routier. Selon les témoignages des habitants, une voiture immatriculée à Vinnytsia, ville de l’Ouest du pays, est arrivée au check point, puis ses occupants ont ouvert le feu sur les manifestants ainsi que sur les véhicules blindés de l’armée ukrainienne d’une garnison située à proximité.

Une autre confrontation a eu lieu à l’entrée de Slaviansk, près du village de Cherevkovka, où un échange de tirs a opposé manifestants pro-russes et forces spéciales ukrainiennes (les protestataires ont affirmé que ces troupes incluaient soit des membres du Secteur droit, soit des mercenaires occidentaux travaillant pour la sécurité ukrainienne). Les forces spéciales ukrainiennes ont finalement échoué à entrer dans Slaviansk et dû faire marche arrière.

Le bilan de ces confrontations : entre un et trois morts – issus des deux côtés – et neuf blessés, dont un officier des forces spéciales ukrainiennes de 42 ans, originaire de Poltava.

Dimanche soir, Slaviansk et d’autres villes étaient toujours sous le contrôle des manifestants. La protestation a même gagné deux grosses villes de la région, Marioupol et Makeevka, et d’autres plus petites.

Parallèlement, dans le centre-ville de Slaviansk, la population régionale s’est mobilisée. Face à l’emploi de la force par Kiev, plus d’un millier de personnes originaires de toutes les villes de la région de Donetsk ont ainsi rejoint les parvis de l’hôtel de ville et du siège de la police pour soutenir les assaillants.

« Nous nous sommes organisés via les réseaux sociaux, confie Olga, une habitante du Donbass. Nous avons mis en place des covoiturages, le transport de pneus pour la construction de barricades et des collectes de nourriture. Nous avons tous des rapports très différents à la Russie : certains voudraient le rattachement, comme dans le cas de la Crimée, d’autres veulent simplement élargir les droits de la région du Donbass… Mais nous sommes en tout cas tous d’accord sur une chose : il n’est plus question que nous nous pliions aux règles actuelles du gouvernement. Ces petits gars n’ont pas eu peur de prendre les armes pour s’opposer à la junte. C’est pour nous qu’ils se battent – et nous, nous devons les soutenir. »

Source : vesti.ua

Vial Qui sont les assaillants du Sud-Est de l'Ukraine ? — Le Courrier de Russie

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 06:56

 

 

Neil Clark

Je suis confus. Il y a quelques semaines, nous avons appris en Occident l’occupation des bâtiments du gouvernement en Ukraine était une très bonne chose. Ces gens, nous ont dit nos dirigeants politiques et l’élite des commentateurs dans les médias, étaient des « manifestants pro-démocratie ».

Le gouvernement américain avait mis en garde les autorités ukrainiennes contre l’utilisation de la force contre ces « manifestants pro-démocratie », même si, selon les images que nous avons vues, certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui lançaient des cocktails Molotov et d’autres choses sur la police et cassaient des statues et mettaient le feu aux bâtiments.

Maintenant, quelques semaines plus tard, on nous dit que les gens qui occupent les bâtiments du gouvernement en Ukraine ne sont pas « des manifestants pro-démocratie », mais des « terroristes » ou des « militants ».

Pourquoi l’occupation de bâtiments officiels en Ukraine était-elle une très bonne chose en Janvier, mais une très mauvaise chose en Avril ? Pourquoi l’utilisation de la force par les autorités contre les manifestants était-elle totalement inacceptable en Janvier, mais acceptable maintenant ? Je le répète : je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine au cours de l’hiver ont reçu la visite de plusieurs hommes politiques occidentaux de premier plan, y compris le sénateur américain John McCain, et Victoria Nuland, du Département d’Etat américain, qui ont distribué des cadeaux. Mais il y a eu de très grandes manifestations anti-gouvernementales dans de nombreux pays d’Europe occidentale au cours des dernières semaines, qui n’ont reçu aucune aide de la sorte, ni de la part de telles personnalités ni de la part de l’élite des commentateurs des médias occidentaux. Pas plus que les manifestants n’ont reçu de cadeaux de la part des fonctionnaires du Département d’Etat américain.

S’ils étaient si favorables aux manifestations antigouvernementales en Europe, et qu’ils les considéraient comme la forme la plus pure de la « démocratie », McCain et Nuland ne montreraient-ils pas la même solidarité avec les manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Il y a quelques semaines, j’ai vu une interview du secrétaire d’Etat américain John Kerry qui a dit : « On ne peut pas envahir un autre pays sous de fausses prétextes pour faire valoir ses intérêts. » Mais je crois me rappeler que les Etats-Unis ont fait exactement cela à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années.

Est-ce que les affirmations sur les armes de destructions massive en Irak n’étaient que le fruit de mon imagination ? Étais-je en train de rêver en 2002 et début 2003 lorsque les politiciens et les experts néo-conservateurs sont venus tous les jours à la télévision pour nous dire, à nous la plèbe, que nous devions entrer en guerre avec l’Irak en raison de la menace posée par l’arsenal de Saddam ? Pourquoi est-ce qu’un vote démocratique en Crimée sur l’opportunité de rejoindre la Russie est jugé pire que l’invasion meurtrière de l’Irak - une invasion qui a coûté la vie à près de 1 million de personnes ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Nous avons également été informés très solennellement par les politiciens occidentaux et les « experts » dans les médias que le référendum en Crimée n’était pas valide parce qu’elle s’est déroulée sous « occupation militaire. » Mais je viens de regarder la couverture des élections en Afghanistan, qui se sont tenues sous occupation militaire, et qui ont été saluées par des personnalités occidentales, comme chef de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, comme un « moment historique pour l’Afghanistan » et un grand succès pour la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il rejeté, mais celui en Afghanistan célébré ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Le cas de la Syrie aussi est assez déroutant. On nous a dit et on nous dit encore que les groupes islamiques radicaux terroristes constituent la plus grande menace pour la paix, la sécurité et notre « mode de vie » en Occident. Que Al-Qaïda et d’autres groupes doivent être détruits : que nous avions besoin de leur mener une implacable « guerre contre le terrorisme ». Pourtant, en Syrie, nos dirigeants ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïque qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment les chrétiens.

Quand les bombes d’Al-Qaïda ou leurs affiliés explosent en Syrie et que des innocents sont tués, il n’y a aucune condamnation de la part de nos dirigeants : leur seule condamnation a été celle du gouvernement syrien laïque qui se bat contre des islamistes radicaux et que nos dirigeants et commentateurs dans les médias sont désespérés de voir tomber. Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Ensuite, il y a les droits des homosexuels. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et arriéré parce qu’elle a adopté une loi contre la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs. Pourtant, nos dirigeants qui ont boycotté les Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi en raison de cette loi visitent les Etats du Golfe où les homosexuels peuvent être emprisonnés et même exécutés, et embrassent chaleureusement les dirigeants là-bas sans jamais soulever la question des droits des homosexuels.

L’emprisonnement ou l’exécution des homosexuels est sûrement bien pire qu’une loi qui interdit la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi, s’ils sont véritablement préoccupés par les droits des homosexuels, nos dirigeants attaquent-ils la Russie et pas les pays qui emprisonnent ou exécutent les homosexuels ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

On nous dit dans de nombreux articles que le parti ultra-nationaliste hongrois Jobbik est très mauvais et que sa montée est une cause de grande préoccupation, même s’il n’est pas au gouvernement, ni susceptible de l’être un jour. Par contre, des néo-nazis et ultra-nationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement de l’Ukraine, que nos dirigeants Occidentaux soutiennent avec enthousiasme et les néo-nazis et l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine en Février, une « révolution » encouragée par l’Occident. Pourquoi les ultra-nationalistes et des groupes d’extrême-droite sont-ils inacceptables en Hongrie, mais tout à fait acceptables en Ukraine ? Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

On nous dit que la Russie est une puissance impérialiste agressive et que la préoccupation de l’OTAN est de s’opposer à la « menace » russe. Mais j’ai regardé une carte l’autre jour et j’ai bien vu beaucoup de pays proches (ou limitrophes) de la Russie qui sont membres de l’OTAN, l’alliance militaire dirigée par les Etats-Unis et dont les membres ont bombardé et attaqué de nombreux pays au cours des 15 dernières années, mais par contre je n’ai pas vu un pays proche des Etats-Unis qui faisait partie d’une alliance militaire avec la Russie, ni des bases militaires ou des missiles russes situés dans des pays limitrophes ou proches des États-Unis. Pourtant, c’est la Russie, nous dit-on, qui est « agressive ». Je suis confus. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Neil Clark

http://rt.com/op-edge/west-leaders-ukraine-democracy-600/

Traduction « tu vois Neil, je me posais justement les mêmes questions » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

URL de cet article 25221
Pour ceux qui penseraient encore que la Russie est la puissance belliqueuse, de quoi remettre les horloges à l'heure :

OTAN/RUSSIE - Sergueï Lavrov : « Toutes ces années, nos partenaires occidentaux nous ont menti »

Pour ceux qui ne comprennent pas comment la presse s'est transformée en arme de guerre

Ukraine - ENORME: le département d’état américain a diffusé aux rédactions européennes un argumentaire anti-russe!

Le Général Breedlove aux pays de l’Europe de l’Est : sauve qui peut !


Et autres articles qui font le tour de la question sur CAP 2012

Je ne suis pas confuse, je suis scandalisée et triste, avec cette rage sourde qui me prend quand je sais que des peuple sont menacés par la destruction quand ils s'opposent ou font obstacle simplement aux intérêts de Washington qui sont tout aussi contraires à ceux des peuples de l'Union Européenne. Et la passivité tolérante avec laquelle la "majorité silencieuse" contemple le massacre de la démocratie et de la liberté, ailleurs, ne songe même pas qu'une solidarité des peuples est le seul moyen d'en finir avec la destruction qui s'empare de nous aussi, me désole. Ce sont les mêmes qui assassinent en Afrique, en Amérique, en Asie, en Europe... les mêmes qui usent du monde comme de leur jouet et des peuples comme les enfants royaux des sociétés les plus perverses usaient de leurs esclaves, et peu importait s'ils étaient fous, sadiques et complètement insensibles. Et comme toujours ce qui me fait le plus mal, ce sont les enfances volées, les enfances détruites, les enfances livrées à la terreur.

Les militants de la fédéralisation de l'Ukraine ne sont pas différents de ceux - rares en fait - qui dans les années d'occupation nazie ce sont levés pour défendre cette liberté, notre humanité que nous laissons aujourd'hui détruire avec beaucoup de complaisance. Ce sont les mêmes que ceux que nous considérons aujourd'hui comme nos héros, ceux qui nous ont permis de vivre quelques décennies de bien-être et de dignité. C'est bien fini !


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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:39

 

 

L’OTAN agresse la Russie. Un général français témoigne

La France agresse joyeusement la Russie ensemble avec l’OTAN. La mission de cette structure militaire a connu une évolution depuis l’époque soviétique. Nous avons demandé au général de l’armée française Jean du Verdier de nous donner son analyse de l’histoire de l’OTAN qui vient de fêter son 65ème anniversaire.

Général Jean du Verdier. « A l’origine l’OTAN a été créée comme un organisme militaire pour faire face à la menace soviétique. Nous avions très peur à l’époque d’une attaque de l’armée soviétique. Il y avait une phrase qui courait à l’époque un peu partout : « Les chars soviétiques sont à une étape de Tour de France de Strasbourg ! » A cette époque-là on a accepté l’aide des Américains et il y a eu un accord passé à Lisbonne : les Américains ont donné à l’époque 600 millions de dollars pour équiper l’armée française… Et en échange, ils recevaient des bases en France et un axe de liaison entre l’Atlantique et l’Allemagne. Voilà où on en était à la fin des années 50 ! A ce moment-là arrivait le général de Gaulle qui va vouloir se dégager de l’emprise américaine. Parce qu’il n’acceptait pas que les mécanismes de l’OTAN qui étaient des mécanismes automatiques, puissent engager la France dans une guerre qu’elle ne souhaitait pas. Donc, à partir de 58, la France est complètement dégagée de l’OTAN. Il y avait deux attitudes à ce moment-là : c’est dommage de se séparer des Américains qui sont à la pointe du progrès ; et les autres croyaient que de Gaulle avait raison. Pour moi, personnellement, ce désengagement de Gaulle vis-à-vis des Etats-Unis a eu des conséquences désagréables parce que j’ai été prévu dans le cadre de ces accords pour aller en séjour pour un stage de formation aux Etats-Unis. Mais cela n’a pas marché, je le regrette !

A ce moment-là tous les Américains étaient partis de France. On a commencé par enlever à l’OTAN des unités françaises, en particulier, navales et petit à petit on a tout retiré… Et on n’a jamais accepté non plus l’arme nucléaire sur le sol français ! Dans les années 60 le retrait à a été terminé. Ainsi les Français étaient dans l’Alliance mais n’étaient plus dans le système militaire. »

La Voix de la Russie. La France a-t-elle pleinement accepté ce retour dans le dispositif militaire de l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. « Moi, personnellement j’ai été tout à fait contre ce retour au sein de l’OTAN ! A partir du moment de chute du mur de Berlin, on n’avait plus aucun besoin de l’OTAN. Elle avait perdu sa raison d’être. Cela a été une organisation défensive pour les pays de l’Europe de l’Ouest et à partir du moment où les Soviétiques avaient dissous le pacte de Varsovie, la Russie a cessé de constituer une menace pour les peuples occidentaux. Moi et mes camarades, nous sommes devenus complètement anti-OTAN. Parce que cette organisation était devenue offensive dirigée contre la Russie! »

LVdlR. Quelle est votre appréciation de l’étape actuelle avec l’envoi de bâtiments de guerre, y compris français, dans la mer Noire ?

Général Jean du Verdier. « Cette étape est très agressive vis-à-vis de la Russie sans qu’on puisse comprendre d’où est-ce que ça vient. Les Français sont russophiles, mais je pense qu’ils sont intoxiqués par les médias et ils sont méfiants vis-à-vis de Vladimir Poutine. Je pense que telle est la tendance générale.

Je pense que l’agressivité de l’OTAN s’est révélée au moment de la Guerre du Golfe à laquelle la France a encore participé. C’était la première guerre contre l’Irak. Mais ensuite, en 1995, au moment de la deuxième guerre du Golfe, Chirac a eu une réaction un peu gaullienne et il n’a pas suivi.

Et après il y a eu une intervention absolument inadmissible au Kosovo. L’OTAN était peut-être investie d’une mission de l’ONU, mais l’OTAN n’a pas été créée pour servir de gendarme au profit de l’ONU. Cette opération du Kosovo était prévue pour casser la Serbie, alliée des Russes aussi ! Historiquement ce pays a toujours été dans l’orbite russe. Alors cela a été peut-être fait pour rétablir l’ordre au Kosovo, mais évidemment il n’était même pas sûr qu’il y avait du désordre au Kosovo ! Mais cela a été aussi fait pour affaiblie les positions de la Russie dans les Balkans. »

LVdlR. Comment voyez-vous la politique de Sarkozy qui faisait d’une main ce qu’il défaisait de l’autre avec cette intégration dans le dispositif militaire de l’OTAN et en même temps vente des Mistral aux Russes ? Que ferait-il s’il revenait au pouvoir ?

Général Jean du Verdier. « Je pense que le retour à l’OTAN a été presqu’imposé pour la participation aux opérations comme celle du Kosovo. A partir du moment où l’on participait à des opérations de l’OTAN, on était déjà obligés de se soumettre aux procédures américaines et on n’en pouvait plus se dégager. Sarkozy a accepté le Kosovo et par ce fait même il a accepté de réintégrer l’OTAN ! Alors pourquoi l’OTAN se montre-t-elle tellement hostile à la Russie ? Cette question, je ne l’ai pas résolue. L’OTAN veut-elle encore affaiblir la Russie… Mais pourquoi ? C’est un élément d’équilibre dans le monde actuel et on n’a aucun intérêt à affaiblir la Russie ! La Russie nous protège sur le plan du Sud-Est contre l’immigration et toutes les menaces islamiques qui peuvent venir de ce côté-là ! La Russie est notre alliée naturelle ! Pourquoi être anti-russe ?

Je crois qu’il y a une espèce de souvenir de la Guerre Froide qui n’a plus sa raison d’être aujourd’hui. C’est des raisons idéologiques. La Russie est très rattachée à ses traditions et très attachée à sa religion depuis qu’elle est redevenue « Russie ». Et cela ne plaît pas aux idéologues actuels occidentaux. On sent un acharnement contre la Russie que l’on note dans les médias. C’est à l’origine de l’affaire de la Crimée, en particulier. On a interviewé des gens dans la rue qui croyaient que les Russes en Crimée avaient parfaitement raison. Il n’y a que des intellectuels comme BHL qui pensent autrement. Tous les gens que je rencontre autour de moi donnent raison aux Russes. Qu’avons-nous à faire en Crimée, en Ukraine et en Géorgie ? C’est que l’OTAN voulait s’installer en Géorgie, sur le plan Sud-Est de la Russie. »

LVDLR. Quel est l’avenir de l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. « Les liens économiques de la France et de la Russie se développent. La France qui a été le 20ème exportateur en direction de la Russie, est devenue le troisième ! Il y a eu aussi la commande par les Russes des deux bâtiments "Mistral ». On avait l’impression d’aller dans le sens du rapprochement avec la Russie.

Et maintenant à cause de cette affaire de la Crimée les anti-russes sont en train de nuire aux relations. Mais on constate quand même que l’Europe au fond n’a pas suivi les Américains. Quand Obama est passé, on lui a fait beaucoup de courbettes, mais on n’a pas suivi. Les Anglais et les Français ont dit oui du bout des lèvres, mais ils n’ont pas suivi ! Et cela fait une faiblesse de l’OTAN. »

LVdlR. Que pensez-vous de la possibilité de la création de forces armées européennes sans implication américaine, sur la base de la brigade franco-allemande ?

Général Jean du Verdier. « Je pense que cela serait tout à fait souhaitable ! Mais en revanche, il y a une dizaine d’années l’OTAN a créé une force d’intervention pour intervenir rapidement sur les théâtres où les Américains voulaient faire quelque chose… Alors voilà ce que je vous dis : je serai tout à fait favorable au développement d’une force européenne mais elle sera encore équipée avec du matériel américain. Les Allemands ont des avions américains. Il n’y a que les Français qui ont des avions français ! Il y aura toujours une dépendance parce que l’on n’a jamais réussi à se dégager de l’emprise de l’industrie américaine. Ils ont tout fait pour bloquer le développement des Rafales et pour nous empêcher de devenir indépendants. L’avion de transport militaire est une réussite européenne mais pour les avions de combat c’est du matériel américain !

En Ukraine on a essayé de dresser les Ukrainiens contre la Russie. On leur a fait miroiter l’adhésion à l’Europe ; mais on n’a aucun intérêt. Leur économie est dans une telle situation qu’ils ne peuvent rien attendre de l’Europe ! Mais on essaie de les détacher de la Russie. L’Ukraine, elle, faisait partie de l’ensemble russe ! Pourquoi l’Ukraine est-elle devenue un Etat indépendant ? Parce qu’au moment de la Conférence de Yalta, Roosevelt était arrivé avec son projet de création de l’ONU… Staline, à l’époque, a dit oui mais à condition que l’Ukraine et la Biélorussie soient considérés comme des Etats à part entière parce que cela lui donnait deux voix de plus à l’ONU ! Et c’est pour ça qu’à l’époque on a créé la fiction d’une Ukraine- Etat indépendant. Au moment de la dislocation de l’URSS on a dit que l’Ukraine était vraiment indépendante. Et c’est pour cela que l’Ukraine fut séparée de la Russie, à la suite de la Conférence de Yalta. »

LVdlR. Est-ce qu’il y a une chance que la France quitte l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. « Les rapports avec l’OTAN n’étaient jamais stables. Pour le moment ce détachement de l’OTAN, je ne le vois même pas pointer. Je crois que c’est plutôt le contraire qui est en train de se passer.

Maintenant sur le plan de la politique internationale, je voudrais aussi noter qu’il y a l’analogie entre la politique de Vladimir Poutine et Karl Schmidt qui a développé l’idée des grands ensembles indépendants les uns des autres et n’intervenant pas les uns par rapport aux autres. Selon cette théorie, la Russie a le contrôle de tous les pays qui l’entourent. Je pense que c’est un point de vue qui est pacifique.

Il existe quelques grands ensembles qui sont chacun indépendants les uns des autres, mais à l’heure actuelle on est en train d’intervenir dans l’espace russe. Quand on se mêle des affaires en Géorgie, on entre dans l’espace naturellement contrôlé par la Russie ! Donc c’est agressif. Poutine, lui, n’a jamais manifesté d’intention vis-à-vis de l’espace européen ou américain ! Il ne réclame que de contrôler l’espace autour de lui. Ce n’est pas agressif ! Il est normal que la Russie veuille se défendre. La Russie est un pays-martyr depuis les Mongols et les invasions des Polonais, Napoléon et les Allemands ! Elle n’a jamais agressé personne ! Mais elle a toujours été agressée ! Il est normal qu’il se développe au sein de la société russe une volonté de garantir sa sécurité et créer ce glacis autour de son territoire ! Je maintiens que la Russie est un pays-victime! »

 

 

 

Source : http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/67041912/271196745/

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:32

Situation en Slaviansk

 

Situation en Slaviansk

Situation en Slaviansk

Un événement qui mérite d’être signalé : la rencontre, samedi dernier, entre les dirigeants de la junte de Kiev et John Brennan, le directeur de la CIA, qui s’était déplacé pour les rencontrer. La prise de décision d’envoyer des troupes pour écraser l’insurrection est postérieure à cette rencontre. Les Maîtres ont décidé, la junte s’exécute.. Cela mérite réflexion, et quelques questions sur les projets de Washington concernant l’Ukraine mais pas seulement. Il semble bien qu’un bain de sang de plus et une guerre civile entre voisins auparavant amis, une de plus soit au programme, cela devient banal. On prend un pays dans lequel les voisins d’ethnies différentes, de religions différentes vivent en bonne convivialité ou en bienveillante neutralité, on envoie une avant-garde d’agitateurs, semer la zizanie jusqu’à ce que les tensions soient telles qu’ils suffisent de mettre le feu aux poudres pour provoquer une meurtrière et irréversible guerre civile… Et pendant que le peuple s’entre-déchire, les Corporations installent au Pouvoir leurs valets, raflent le magot des ressources du pays et « offrent » des prêts qui sont autant de cordes au cou d’une usure à venir.

L’intervention de Brennan doit être prise très au sérieux. Encore une fois les parallèles avec le Venezuela sont révélateurs. Malgré l’échec de la révolution de couleur et l’éclatement de la coalition de l’opposition dont la branche constitutionaliste s’est assise à la table des négociations de Paix appelées par le gouvernement, l’extrême-droite financée par Washington continue à mener des actions violentes et à annoncé pour le 19 avril une grande purge (massacre) de chavistes censée mettre le feu aux poudres et provoquer une guerre civile - après la mort d’une « masse critique » de membres des deux camps - justifiant  l’intervention programmée  des gendarmes de Washington.

Cette intervention de Brennan et ses conséquences en forme de massacre annoncé est donc particulièrement significative et le fait mérite d’être connu. En espérant que quelques-uns de ceux qui doutent encore de la malveillance de Washington se poseront quelques questions sur la confiance que méritent les gendarmes auto proclamés du monde - assasins des peuples.


 

Anne W

 

Ukraine: les USA misent sur une guerre civile

Ukraine: les USA misent sur une guerre civile

MOSCOU, 14 avril - RIA Novosti

Les Etats-Unis misent sur une guerre civile en Ukraine pour rejeter sur la Russie la responsabilité pour leur propre échec dans la région, a estimé lundi lors d'une table ronde à RIA Novosti Rostislav Ichtchenko, président du Centre d'analyse et de prévision systémiques (Kiev).

"Les Etats-Unis misent manifestement sur une guerre civile en Ukraine, en poussant les autorités de Kiev à déclencher une guerre civile d'envergure, et si Kiev avait pour cela des ressources militaires suffisantes, il aurait déjà déclenché cette guerre", a déclaré l'expert, ajoutant que Kiev voulait un tel conflit, tout en le craignant, faute de ressources pour mener la guerre.

Et de supposer qu'une guerre civile d'envergure en Ukraine ne manquerait pas de provoquer une ingérence militaire de la Russie, ce que les Etats-Unis ne manqueraient pas d'exploiter afin de faire passer Moscou pour un agresseur ayant attaqué et envahi l'Ukraine, petit pays épris de la paix.

Lors de cette même table ronde, il s'agissait également des problèmes de la sécurité eurasiatique.

"Le comportement des Etats-Unis et de certains pays de l'Union européenne en Ukraine, leur sponsoring du terrorisme en Syrie et leur refus de réprimer le trafic de drogue en Afghanistan, ainsi que leurs tentatives de réaliser une politique de dissuasion de la Russie et de la Chine représentent une grave menace pour la sécurité eurasiatique", a fait remarquer le directeur du Centre de communications eurasiatique Alexeï Pilko.

 

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