14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:27

Taxe qui serait fonction du nombre de mètres carré de carton, d'un indice d'épaisseur et d'une pondération selon le niveau de vie du quartier où ce refuge est installé..; Mais non je rigole puisque nous savons tous que les sans-abri ne le seront bientôt plus, que de nouveaux hôtels et camps s'ouvriront bientôt pour eux. Ils payeront cet avantage de leur travail (obligatoire) et n'auront pas le droit de sortir. Mais bon,tout de même, on a rien pour rien.

Anne.

 

Une nouvelle taxe pour les "SDF" (y cherchent des sous partout et surtout chez les pauvres)

Une nouvelle vient de voir le jour. Il s'agit de taxer ceux qui ont choisi (ou se trouvent contraints) de vivre en France dans des demeures précaires et mobiles.

Il n'est pas aisé, en France, de ne pas avoir de domicile fixe. Cela vous prive d'un certain nombre de droits. Néanmoins, vous aviez la satisfaction de ne pas avoir à payer l'impôt sur "le droit de vivre" que constitue la taxe d'habitation, obligatoire dès que vous vous posez à un quelconque endroit de l'hexagone.

"Aviez", car désormais, c'est fini, même si vous n'avez pas de domicile fixe, vous paierez une taxe sur votre domicile mobile. La 4e loi de finances rectificative pour 2010 a, en effet, institué une taxe annuelle sur la détention d'une résidence mobile terrestre dès lors que celle-ci constitue la résidence principale de son propriétaire. Dans une des instructions fiscales dont elle a le secret (7M-1-11), l'administration fiscale vient de commenter cette disposition.

Désormais, cette taxe concernera les véhicules terrestres habitables, comme par exemple les camping-cars et les caravanes, dès lors qu'ils pourvus d'un ameublement suffisant pour en permettre l'habitation, et ce, sans exception possible, puisque "Pour autant, l'importance et le confort du mobilier sont sans incidence sur l'exigibilité de la taxe", comme se plait à le préciser (avec sadisme ?) l'administration. Les véhicules utilisés quelques semaines par an pour les vacances ou encore les bungalows utilisés à l'année dans un camping sont exclus du champ d'application de cette taxe, ils disposent déjà de la leur.

Sont aussi exclus les résidence mobiles de plus de 15 ans, pourtant peu conformes aux règles d'économie de carburant et d'écologie dans les matériaux dont la mise en conformité semblait il y a peu constituer une priorité. La taxe revêt la forme d'un droit de timbre (150 € ou 100 €, selon si le véhicule a plus ou moins dix ans).

Chaque année, la déclaration et l'acquittement de la taxe devront être effectués au plus tard le 30 septembre, 2011 étant la première année d'application. Les contribuables handicapés ou bénéficiaires des minima vieillesse pourront être exonérés de cette taxe.

(ces môôssieurs sont trop bons)

Rendez vous pour la prochaine taxe du "droit à vivre", probablement sur les duvets ou les toiles de tente !

par TDK1 (son site) vendredi 12 août 2011 - 

  et Charlotte Une nouvelle taxe pour les "SDF" (y cherchent des sous partout et surtout chez les pauvres) - Le blog de mamie sceptix/Charlotte

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 11:20

 

par Anne Wolff

 

Le texte précédent, trouvé sur le blog de Serge est l'analyse la plus pertinente que j'ai trouvée au sujet des émeutes de Grande-Bretagne, tous les autres textes m'ont laissée dans un état de malaise : il y a quelque chose qui cloche, mais quoi ?  

Une des choses qui me gêne déjà, je ne trouve aucune trace de la parole des émeutiers. Chacun s'interroge, disserte, condamne ou stigmatise, mais personne ne semble prendre la peine de recueillir la parole de ceux qui sont ainsi mis en cause.

Je ne me permets de juger de la forme que prend le combat d'autres personnes.

Je n'ai personnellement l'intention de ne pratiquer ni l'émeute, ni le pillage. Simplement parce que je pense qu'il est possible de faire mieux de sa vie que de rester fascinés par les symboles d'un système qui nous opprime d'autant plus que nous souscrivons aux valeurs qu'il voudrait nous imposer.

Mais cette fascination est voulue, volontairement fabriquée grâce à cet horizon de convoitise créé par la publicité, la télévision, le cinéma.... C'est cela la vraie cause des émeutes, la création de cet horizon qui restera toujours d'autant plus inaccessible que l'on appartient à certaine "catégories" de population. Une insulte, une provocation, un gigantesque foutage de gueule. La réaction la plus saine serait évidemment de se détourner de tout cela pour fonder un autre monde, bâti avec d'autres valeurs. Mais pour cela, il faudrait déjà avoir conscience que c’est possible. Or tout est fait pour éviter cette prise de conscience. Il n’y a qu’à voir la violence de la réaction à Flagey à Bruxelles quand quelques indignés assis paisiblement invitent la population a deviser ensemble de sujets qui nous concernent tous. Je parle de ce moment précis, une quarantaine de personnes assises tranquillement, et ? une centaine de flics fédéraux anti-émeute, plus les locaux, les chiens, l’autopompe…

Il n’y a qu’à voir les attaques concertées contre le mode de vie « alternatifs » en Europe. Interdiction des habitats nomades, expulsions de squats dont certains existaient depuis plusieurs décennies. Les jeunes des banlieues, des quartiers pauvres n’ont pas connaissance de ces modes de vie différents ou alors on les a programmé pour les mépriser et ils sont tombés dans le piège… ringardisation, discrédit par l’ironie… La seule valorisation devient la possession des symboles, les marques qui uniformisent en tant que signe d’appartenance. Et puisqu’il ne sera jamais possible de les acheter, on se les approprie… Et ce n’est que conséquence logique de tout le dispositif de stimulation de la convoitise comme une des valeurs fondatrices de notre société.

Ce qui me gêne aussi, c’est cette opposition entre le bon et le mauvais « étranger ».  Souvent le bon est un « ancien » arrivé à une époque de relative prospérité et qui a pu faire sa place dans ce cadre, dans un autre monde en fait, dans un monde révolu. Le contexte est totalement différent, les perspectives ouvertes aux anciens n’existent pas pour la majorité des jeunes.

Je le constate de toute part, nous venons de franchir un seuil dans l’accélération de la mutation du monde et de la mise en œuvre d’une guerre totale contre les peuples des humains or la riposte existe, incontestablement et ne cesse de croître. Mais elle reste polymorphe, morcelée, locale. Des groupes en lutte, des groupuscules apparaissent chaque jour partout sur la planète, ils n’arrivent pas à s’unir, à faire bloc, nombre d’entre eux ne cherchent pas à le faire. Des groupes minuscules, insignifiants continuent à prétendre être les détenteurs de la recette magique pour l’avenir de l’ensemble de la planète. C’est ridicule, burlesque et infiniment tragique.

Comme beaucoup d’entre nous, je suis prise dans les doutes, les interrogations et plus ça va plus c’est intense. Il y a urgence mais la précipitation tue. Avec qui suis-je alliée ? L’ennemi est partout…mais non je ne suis pas parano. L’ennemi, ce sont toutes les formes du fascisme (la peur qui débouche sur la haine et le désir d’extermination de l’autre) entre autre. Le micro-fascisme  est la pire de ces formes, il est omniprésent, insidieux, il resurgit au détour d’une phrase, d’un regard. Aucun d’entre nous  n‘est totalement immunisé. Et plus nous entrons dans la guerre totale, plus il se fait redoutable et chacun doit être vigilant pour soi-même, mais aussi autour de soi.

Face aux émeutiers, il y  a la traditionnelle réponse micro-fasciste des petits bourgeois frileux et autres effrayé de la vie. Cela c’est récurrent, on pouvait s’y attendre, cela ne choque plus qu’à peine. Ceux-là n’ont pas attendu les émeutes pour rejeter la différence au nom de « la peur de l’inconnu ». C’est une franche de population prête à accepter toutes les dérivés sécuritaires,  quitte à ce qu’elles éliminent quelques « bons » pour autant que leurs biens et leur misérable vie de limaces soient protégées.

Maintenant dans les récits que j'ai lus je constate aussi la présence de micro-fascisme chez les émeutiers et de violence aveugle. Mais épiphénomènes montés en épingle ou essence des émeutes. Quand je vois comment on gonfle ici les actes de quelques Indignés à tendance plus violente, alors que l’immense majorité d’entre nous optent pour des actions pacifiques. C'est une des maières les plus courante de jeter le discréditsur un mouvement.Quitte àpayer quelques agitateurs pour fabriquer les incidents.

 

Ce qui me choque, ce sont les retournements de veste des nantis qui se la jouait tolérant, « amis du peuple » (en parole),  ils se croyaient à l’abri, dans leurs forteresses ils ne risquaient rien. Et à peine ils se sentent menacés, la peur leur fait perdre tout esprit critique : il faut sévir, expulser… Ce sont de dangereux bandits, des criminels, des assassins. Il est vrai, rien de tel qu’une émeute comme couverture pour des activités criminelles. Mais il y a aussi certainement pour beaucoup de p'tits gars,ce sentiment : "Ils peuvent me tuer demain...pour rien. Alors d'aujourd'hui je profite" Défi à la vie plus encore qu'au système...

 

A ceux qui stigmatisent les émeutes de leur mépris les discréditant d’un dédaigneux : « Elles ne sont pas politiques », je dis il faut rester logique, il y a longtemps que la politique a été supplantée et réduite à néant par le tout puissant Economisme. Je doute que les émeutiers aient eu l’occasion de bénéficier d’un apprentissage, d’une culture politique très poussés.  Alors oui, les émeutes sont aussi économiques et vous vous attendiez à quoi ? Malheur à celui par qui le scandale arrive et susciter en permanence chez autrui des tentations qu’il ne peut assouvir, c’est un pur scandale ! Cela ne fait que commencer et même si je déplore que cela en arrive-là, pas tant pour les nantis égoïstes que pour beaucoup de ces petits gars qui auraient certainement mieux à faire de leur vie dans un contexte plus favorable, j’entends une petite voix qui insiste et me dis « Peut-être que la société n’a que ce qu’elle mérite. Peut-être devrait-elle voir là un avertissement de désordre pire à venir. Il vous est donné une dernière chance de changer votre manière d’habiter la planète. Pour cela il faudrait comprendre la différence entre un droit et un besoin fabriqué. »

Et le premier droit planétaire, c'est que chaque personne à droit au respect et aux moyens de la dignité du seule fait qu'elle existe et chaque individu qui n'agit pas en ce sens est désormais exclu du Peuple des Humains

Anne

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 10:15

 

 

Par Marc-André Cyr
L'auteur est étudiant au doctorat en science politique. Son mémoire porte sur l'histoire de la contestation sociale au Québec

Les cibles des pilleurs anglais sont trop cohérentes
Force est d'admettre que nos commentateurs sont souvent bien mal outillés pour saisir le sens de l'émeute. Comment, en effet, comprendre le sens de ce qui par définition semble ne pas en avoir? Comment saisir le message transmis par des événements qui se produisent précisément lorsque les mots ne suffisent plus?
Du côté des classes dirigeantes, les réponses sont le plus souvent toutes faites, et c'est sous la rubrique de l'irrationnel, de la sauvagerie et de la violence gratuite qu'on situe généralement l'émeute.
Sans chercher dans l'émeute l'expression d'une pensée sociale et politique purgée de contradictions, il faut pourtant la saisir comme une action rationnelle, un mode d'expressivité propre aux classes populaires. Il ne s'agit pas simplement de « violence aveugle » : les cibles des émeutiers en Angleterre sont trop précises et symboliquement cohérentes pour n'y voir que la manifestation d'une frénésie aléatoire.
Les attaques, comme le souligne Paul A. Gilje, qui a travaillé sur l'histoire des émeutes aux États-Unis, ne sont pas le fruit au hasard. Les émeutiers, contrairement à ce qu'on en dit, ne cassent pas « tout ». C'est l'État et la société marchande, à travers les attaques aux forces de l'ordre, et la marchandise, à travers le pillage et la destruction, qui sont les cibles principales des émeutiers.
Le pillage, d'ailleurs, ne peut être réduit totalement réduit à sa dimension instrumentale ou consumériste : en banlieue de Londres comme en France, il n'est pas rare de voir ces marchandises détruites sur place, brûlées afin d'alimenter les feux ou utilisées comme matériel afin de dresser des barricades.
Les émeutes que vit présentement Londres peuvent être qualifiées, comme le fait l'anthropologue Alain Berthot, d'« émeutes de la dignité ». Ces émeutes répondent à un processus logique, à un pattern. Le récit est systématiquement le même : dans un quartier pauvre à forte concentration ethnique, où les citoyens se plaignent de profilage et de stigmatisation, la police abat un jeune. L'émeute éclate généralement en quelques heures, au plus tard le lendemain, tout dépendant du temps que la rumeur prend à se répandre.
C'est à ce schéma que répondent les émeutes de Cincinnati (2001), de Kabylie (2001), de Benton Harbor (2003), d'Australie (2004-2005), de Chine (2005), de Bruxelles (2006), de France (presque à chaque année depuis 2001) et, plus près de chez nous, de Montréal-Nord (2008).
Le sens de ces émeutes est clair, limpide. Si les jeunes doivent cyniquement vivre dans des sociétés où ils sont des citoyens de seconde zone, ils refusent toutefois de mourir en silence sous les balles de la police et de l'État.
En Angleterre, ce sont les radicales compressions dans les services publics (dont la fermeture de nombreuses maisons de jeunes), de même que les hausses des frais de scolarité (qui ont presque doublé), qui expliquent cette expansion de la flambée émeutière.
Tendre l'oreille à ce cri de révolte obligerait les autorités à faire un examen de conscience hors du commun, car les problèmes mis à jour par l'émeute ne sont pas bénins, mais historiques.
Ce sont les formes mêmes de nos sociétés que l'émeute, par la destruction, remet en cause. Mais le changement ne semble pas être à l'ordre du jour. Quand les feux seront éteints et que les traces du combat auront quitté les rues, tout redeviendra « comme avant ». Pour preuve, les autorités n'ont que le mot « riposte » à la bouche, comme si les émeutes étaient le fait d'étrangers ou d'ennemis de la nation.
Source Cyberpresse

Texte trouvé sur le blog de  SERGE ADAM 

Mon commentaire suivra

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 12:54

 

 

 

http://www.whiteheadcarvings.com/images/gallery/Expulsion_from_Paradise.jpg

 

 

Le Groupe consultatif de l’UN-Habitat indique q

ue les expulsions forcées augmentent de façon significative partout dans le monde

Le Groupe consultatif sur les expulsions forcées de l’UN-Habitat (AGFE) à établi son second Rapport durant la 21ème session du Conseil d’administration. Il comporte des informations à jour sur les expulsions forcées fournies par l’AGFE dans son premier Rapport et 15 nouveaux cas en Angola, Botswana, Brésil, Inde, Nigéria, Japon, Pakistan, Palestine, Pérou, Afrique du Sud et au Zimbabwé.

Nairobi, 17/04/2007

 

http://streetgeneration.fr/news/wp-content/uploads/2010/07/expulsion.jpg


Durant la cérémonie d’ouverture, Madame Anna Tibaijuka, directrice executive de l’UN-Habitat, a exprimé sa reconnaissance envers le travail de l’AGFE et rajouta qu’ “il est impératif que nous restions constamment en alerte face aux expulsions illégales et menées de façon arbitraire. L’ONU appelle au contraire à une consultation avec les communautés suivie d’un relogement négocié. Les informations fournies par l’AGFE servent énormément à l’UN-Habitat et à la communauté internationale.”

 

 

 

L’une des conclusions les plus importantes du Rapport indique que la fréquence, le nombre et la violence des expulsions forcées durant ces trois dernières années ont augmenté de façon significative. Elles semblent être devenues une pratique courante en lieu et place d’un aménagement urbain et de politiques sociales, que ce soit dans les pays riches ou en voie de développement. Les expulsions, souvent à grande échelle, ont eu ou vont avoir lieu dans au moins 60 pays.

 

http://www.lemonde.fr/image/2009/12/28/575x385_1371330_0_9180_ill-1285320-0801-530141.jpg

Thaïlande : 4 400 Hmong expulsés vers le Laos - LeMonde.fr

 

Cependant, malgré cette tendance négative, des initiatives locales à échelles variées et menées par différents groupes montrent qu’il existe d’autres solutions que l’expulsion. Certaines de ces personnes, organisations et certains gouvernements qui ont développé avec succès des méthodes qui permettent d’éviter les expulsions on été cités dans le Rapport de l’AGFE. Ils redonnent de l’espoir à des centaines de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes à travers le monde qui vivent sous la menace permanente d’être expulsés.
Les conclusions de ce Rapport ont été présentées durant une conference de presse par mademoiselle Leticia Osorio, coordinatrice du Porgramme Americas du Centre sur le Droit au Logement et sur les Expulsions (COHRE) et monsieur Cesare Ottolini, coordinateur de l’Alliance Internationale des Habitants (IAI), un réseau mondial d’associations instaurant la Campagne Zero Expulsion.

 

http://2.bp.blogspot.com/_36LNNF561Ic/S8THH3JsCqI/AAAAAAAACjk/7yHlNCxWME4/s1600/Afridescendant+dans+un+camp+de+concentration+nazi.jpg

Histoire & Sociétés des 3A: Résistance dans les camps nazis, Fontenay-sous-Bois

 

Cliquez ici pour lire le Rapport AGFE complet
Cliquez ici pour lire le Rapport Exécutif AGFE (english)
Cliquez ici pour connaître la Campagne Zéro Expulsions

 

 

Source : Le Groupe consultatif de l’UN-Habitat indique que les expulsions forcées augmentent de façon significative partout dans le monde / Alertes internationales sur les violations du droit au logement / Nouvelles / Alliance Internationale des Habitants - International Alliance of Inhabitants


Photo expulsion des mal logés à Paris Stalingrand


A lire aussi :

Violence policière : Expulsion ultra-violente de femmes et enfants 30 juillet 2010 (VOIR VIDEO) | StreetGeneration

"T'As Vu Comment Que J'ai Ramené Le Votant Pénique Dans Le Giron De La République, Mâme Chabot ?" / Bakchich : informations, enquêtes et mauvais esprit blogs

Italie: dehors les Roms? - LExpress.fr

turque de 89 ans vivant en france depuis 8 ans menacée d expulsion

Parti Ecologique Ivoirien - Expulsion des Mal-logés a Paris : Christine Boutin "déterminée", nouveau campement place de Stalingrad

 

http://www.lesmotsontunsens.com/files/expulsion-francais-bresil.png

 

 

 

 

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 11:53

 

 

 

http://www.parispekinavelo.com/jours/img/tziganes01.jpg

Voir la galerie de photos de tziganes - V! image

 

En France, le gouvernement Sarkozy s’enfonce de plus belle dans sa dérive sécuritaire et anti-immigrants. On le sait, des xénophobes convaincus sont aujourd’hui ministres en France (dont le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux), sous la gestion corrompue de Nicholas Sarkozy, qui ne se serait jamais retrouvé là sans l’aide d’un certain Paul Desmarais… Dans sa dernière dérive autoritaire, le gouvernement Sarkozy s’apprête à expulser des centaines de Roms du territoire français vers la Roumanie et la Bulgarie. Déjà qu’il est aberrant de détruire ainsi les espoirs pour une vie meilleure de tant de familles, le plus troublant est que cette vague d’expulsions vise exclusivement des individus et des familles d’ethnie Rom, autrefois connus comme «gitans» ou «tziganes».

 

Femme rom à Paris, décembre 2007 (Leroyer/Flickr).

 


Question de rafraîchir la mémoire, il faut rappeler que les Roms ont, durant la 2e Guerre Mondiale, été particulièrement visés (aux côtés des juifs, des communistes, des homosexuels et des handicapés mentaux) par la barbarie nazie. Plus que les juifs encore, les Roms ont presque toujours été considérés de manière générale comme des citoyens de seconde zone en Europe, particulièrement en Europe de l’Est. À la différence des juifs, aux représentants (sionistes et autoproclamés) desquels l’Europe et les États-Unis ont donner un territoire déjà habité par un peuple qui n’avait rien à voir dans leur malheur, peuple palestinien innocent que les sionistes humilient, tuent et nettoient ethniquement depuis plus de 60 ans avec le support inconditionnel des mêmes puissances qui ont autrefois martyrisé les juifs… À la différence de ces victimes là, le peuple Rom n’a jamais été dédommagé pour les horreurs qu’il a subit durant la période fasciste. En fait, ils sont toujours aussi stigmatisés qu’avant…

 

http://fre.habitants.org/var/ezwebin_site/storage/images/media/images/incendio_e_sgombero_campo_rom2/450642-1-fre-FR/incendio_e_sgombero_campo_rom.jpg


Durant la 2e Guerre Mondiale, peut-être plus cruellement encore qu’en Allemagne, les «tziganes» (terme péjoratif désignant les Roms) ont été la cible de grands nettoyages par les gouvernements fantoches alliés au 3e Reich. Les pires exactions ont sans doute eu lieu en Croatie, petit état devenu «indépendant» après l’invasion de la Yougoslavie par l’armée hitlérienne. Son gouvernement fasciste mis en place, l’état croate, traditionnel client de l’Allemagne, a rapidement fait sien la croisade de purification ethnique d’Hitler. Dans les camps de la mort croates, les Roms étaient massacrés comme du bétail, et lorsque leurs bourreaux manquaient de moyens et de munitions, ils les ligotaient et les jetaient par groupes dans des fosses, où les plus fanatiques des nazis croates se jetaient ensuite, armés de couteux, pour accomplir l’innommable.

 

http://www.spectaclerusse.fr/danse%20tzigane/danse%20tzigane.jpg


Les Roms sont aujourd’hui toujours stigmatisés en Europe comme «rien que des voleurs et des paresseux» et toujours persécutés dans des pays comme la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, les trois états baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie) et plus particulièrement, d’une manière des plus révoltantes, en République Tchèque, où la persécution des Roms a été institutionnalisée, avec des histoires d’horreur comme ces femmes Roms stérilisées de force dans les hôpitaux et les enfants Roms placés systématiquement dans des classes pour handicapés mentaux. C’est à croire que les Roms n’ont pas droit à la même sympathie que d’autres… Surtout pour le gouvernement conservateur du Canada, dont le ministre de l’immigration, Jason Kenney (un autre xénophobe), considère que : «Il est impossible que des réfugiés puissent provenir de la République Tchèque, une démocratie libérale»…

 

 

 

derriere la vie. Slovaquie 1991
 

derriere la vie. Slovaquie 1991

Voir la galerie de photos Denis Mercier | Photos - Tziganes


 

Aujourd’hui, en France, un état qui autorise les sionistes israéliens à tirer sur tout ce qui bouge en agitant l’épouvantail de l’Holocauste, le gouvernement de Nicholas Sarkozy se prépare à renvoyer en Roumanie et en Bulgarie des centaines de familles Roms sous prétexte «qu’ils ne sont pas assez intégrés» et qu’ils érigent leurs campements «sans autorisations». C’est donc pour ces raisons floues que ces gens seront renvoyés dans leurs pays d’origine, où ils sont condamnés au chômage et à la pauvreté par une société qui les stigmatise comme «des voleurs et des paresseux». À peine arrivés à Bucarest, certains d’entre eux ne se gênent pas pour dire qu’ils ne sont pas les bienvenus en Roumanie et qu’ils reprendront la route de la France dans quelques semaines, voir quelques jours seulement.

 

Le Pen et Sarkozy dans des costumes d’époque qui leur vont comme un gant (photo truquée, bien-sûr, mais pas si fausse que ça…)


Quand c’est rendu que l’ONU accuse de racisme un état occidental (la France possède en plus un droit de veto au conseil de sécurité), et que le conseil de l’Europe pointe du doigt l’un des états dominants de l’Union Européenne pour discrimination, c’est que quelque chose de très sérieux est en train de se dérouler sous nos yeux : le premier pas de déportations massives d’individus et de groupes d’individus en fonction de leur appartenance ethnique et de la paranoïa d’un leadership français qui a depuis longtemps dépassé la simple obsession pour les prochaines élections. Si les despotes en herbe du gouvernement Sarkozy voulaient vraiment aller chercher les votes du FN, il serait temps qu’ils regardent les sondages pour réaliser que c’est l’inquiétant contraire que leurs actions ont produit : le FN du clan Le Pen, dangereux parti français d’extrême droite raciste et négationniste, remonte dans les sondages…

 

http://tchorski.morkitu.org/2/social/gitans-17.jpg

Voir la galerie de photos de tziganes - V! image

 

Enfin, sauf pour l’exception de certains chroniqueurs de Quebecor, je suis soulagé de voir qu’au Québec, malgré la fausse crise des accommodements raisonnables et ses suites pathétiques, nous sommes toujours loin de la France et de son système de «deux poids, deux mesures» en matière de racisme (exemple : c’est «mal», même pour les juifs, de boycotter Israël pour les obliger à respecter les droits humains des palestiniens, mais c’est «correct» de déporter des Roms par centaines et de parler de retirer la nationalité française à certains arabes). Nicholas Sarkozy n’a pas besoin de chercher jusqu’au Québec pour trouver «des sectaires et des gens repliés sur eux-mêmes», il n’a qu’à se contempler dans le miroir ou à regarder du côté de son propre gouvernement…

 

http://www.denismercier.com/img_resizer.php?img=dyn_img/2-0050_1.jpg&h=360&w=500

 

Voir la galerie de photos Denis Mercier | Photos - Tziganes

 

 

«Liberté. Égalité. Fraternité.» Telle est la devise de la France… Il serait donc temps pour le peuple français d’effectuer son devoir et de protéger sa démocratie en expulsant du gouvernement ceux qui cherchent à corrompre la France!

Gabriel Proulx

 

Source : Expulsion de Roms en France : le racisme «correct»… « Vision socialiste

 

A lire aussi :

Femmes roms: l'accueil catastrophique des hôpitaux | Rue89

Sur le traitement réservé aux roms en Italie, à lire absolument si vous vous entez concrné par le sort réservé aux nomades en Europe actuellement Le problème rom en Italie : rencontres dans le quartier de Ponticelli à Naples / info locales / Nouvelles / Alliance Internationale des Habitants - International Alliance of Inhabitants

 

http://sites.google.com/site/cocalagne/files/0909/SamaraHilal.jpg

Voir la galerie de photos de tziganes - V! image

 

 

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 07:56




par Lamia Oualalou

Un entretien de Joao Pedro Stedile, membre de la coordination nationale du MST
Par Lamia Oualalou, journaliste
Blog : http://www.mediapart.fr/club/blog/lamia-oualalou


Le chef du file du mouvement des paysans sans terre (MST) brésilien m’a accordé une interview pour témoigner du mécontentement des siens à l’encontre de la politique du président Luiz Inacio da Silva sur la question de la réforme agraire. João Pedro Stedile fait également l’autocritique des mouvements sociaux, qui peinent à trouver une position par rapport à un gouvernement qui leur reste malgré tout plus favorable que les précédents.

C’est un débat capital à l’approche de l’élection présidentielle (octobre 2010) à laquelle Lula ne peut se présenter. Au Brésil, la loi constitutionnelle n’autorise pas deux mandats consécutifs. Une interview à lire en complément du reportage que j’ai effectué dans l’Etat du Para, publié ce week-end par Mediapart (accès abonnés seulement) http://www.mediapart.fr/journal/international/070709/decus-par-lula-les-sans-terre-ne-lachent-rien

 

Quel bilan fait le MST de la réforme agraire au cours des mandats du président Lula ? Y a-t-il une différence entre sa politique et celle de son prédécesseur Fernando Henrique Cardoso ?

Les comparaisons entre les deux gouvernements n’ont pas beaucoup de sens. Nous n’attendions rien du gouvernement de Fernando Henrique Cardoso. Nous savions que l’alliance de son parti PSDB (Parti de la social-démocratie brésilienne, centre-droit) et le PFL (aujourd’hui baptisé démocrate, héritier des partis de la dictature) avait pour objectif de mettre en œuvre les politiques néolibérales dans notre pays.

En revanche, le gouvernement Lula a été porteur d’une très forte espérance aux yeux des mouvements sociaux. Aussi, en optant pour la continuité en termes de politique économique, Lula a suscité la déception et la frustration au sein de ces mouvements. Il ne fait aucun doute que la réforme agraire est le parent pauvre du gouvernement Lula. Les résultats sont même inférieurs à l’époque de Cardoso. La première année de son mandat, Lula a créé une commission spéciale chargée d’élaborer un plan national pour la réforme agraire. Même ce plan a d’abord commencé à être retouché, puis complètement abandonné.

De cette façon, le gouvernement a donné le signe, politiquement, qu’il ne voulait pas affronter les grands propriétaires terriens, ni mettre en place la réforme agraire « d’un coup de crayon », comme Lula le promettait durant ses campagnes. Pire, le complexe agro-industriel, qui à nos yeux est incompatible avec une politique de réforme agraire et l’encouragement d’une agriculture familiale, a reçu un soutien politique et économique total du gouvernement.

Néanmoins, il faut reconnaître que gouvernement Lula a beaucoup plus investi dans les politiques publiques en faveur des familles installées dans le cadre de la réforme agraire. Je veux parler de l’énergie, des routes, et de l’assistance technique. Nous avons maintenu notre autonomie à l’égard du gouvernement, mais nous avons une meilleure relation politique qu’à l’époque de Cardoso, sans être criminalisés comme nous l’étions.

 

Combien de familles attendent encore dans les campements du MST ? Et combien ont bénéficié de la réforme agraire ?

Actuellement, on compte environ 120.000 familles dans nos campements, en l’attente de terre. La plupart sont dans le Sud et le Nordeste, et attendent depuis environ quatre ans dans ces conditions. Selon l’INCRA, quelques 900 000 familles ont bénéficié de la réforme agraire, en prenant en compte les familles qui s’inséraient dans les projets de colonisation de l’Amazonie et les programmes de la régularisation foncière. Sur ce total, 380 000 familles font partie de notre mouvement.

 

Le mandat de Fernando Henrique Cardoso a été marqué par une criminalisation des mouvements sociaux et en particulier des sans-terres. La situation a-t-elle changé sous Lula ?

De fait, le gouvernement Lula n’a jamais criminalisé les mouvements sociaux, mais cela ne veut pas dire que la situation s’est arrangée. Les agents de la répression se sont déplacés vers d’autres espaces. Jamais les médias n’ont été aussi violents à l’égard des mouvements sociaux qu’actuellement. Ils sont devenus les véritables porte-parole de la droite et des forces conservatrices de notre pays.

En criminalisant les mouvements sociaux dans leurs journaux ou à la télévision, ils justifient aux yeux de la société la violence à l’encontre des luttes sociales.

Une partie du pouvoir judiciaire, qui regrette les gouvernements antérieurs à celui de Lula, et dont le principal représentant est Gilmar Mendes, l’actuel président du Tribunal Suprême fédéral a pris le même parti. Enfin, la criminalisation des mouvements sociaux s’est étendue au sein de certains gouvernements d’Etats, tels celui de la gouverneure Yeda Crusius (PSDB), dans le Rio Grande do Sul. Avec leurs politiques répressives, et le soutien des médias, ils prétendent encourager la répression des mouvements sociaux au niveau national.

Surtout la criminalité et la violence contre les mouvements sociaux est le résultat d’une énorme inégalité sociale structurelle, politique et économique dans notre pays. Et de ce point de vue, Lula n’a pas fait avancer les choses. L’allocation sociale « Bolsa Familia » est importante et nécessaire pour atténuer les effets immédiats de la pauvreté. Mais elle est insuffisante pour faire face à la question de la concentration des revenus et des richesses dans les mains d’une infime minorité de la population. Le résultat est que, même avec « Bolsa Familia », la violence continue de croître dans tout le pays, à la campagne comme en ville.

 

Comment qualifiez-vous l’attitude du Tribunal Suprême électoral à l’encontre de votre mouvement ?

Historiquement, le pouvoir judiciaire a toujours été conservateur, aligné sur les intérêts contraires à la lutte pour la réforme agraire et fidèle aux élites brésiliennes qui, selon le sociologue Florestan Fernandes, sont antinationales, antidémocratique et antisociales. Mais cela n’empêche pas qu’il existait une partie de la magistrature qui s’identifient aux les aspirations des mouvements sociaux et à la défense des intérêts de notre pays.

Ce cadre n’a pas changé. La seule différence est que l’actuel président du Tribunal, utilisant l’importance de son poste, cherche à faire connaître ses positions très à droite pour occuper l’espace politiquement, ce qui est très choquant aux yeux de tous ceux qui soutiennent le système républicain.

 

L’allocation sociale « Bolsa Familia », vient d’être étendue aux familles des campements du MST – auparavant ils ne pouvaient en bénéficier faute d’adresse fixe. Quel est l’impact de cette mesure dans les campements ?

L’allocation « Bolsa Familia » est importante et nécessaire à ce moment. Grâce à cette politique sociale, les familles qui souffraient de la faim ont aujourd’hui assez à manger. La pauvreté, provoquée par une politique de l’élite brésilienne depuis 500 ans relègue notre pays à une condition de colonie des capitaux internationaux. Dans ce contexte, la politique d’assistance est extrêmement nécessaire.

Mais à moyen et long terme, nous ne pouvons pas nous contenter d’une politique d’assistance. Il faut mettre en place une politique économique qui favorise la distribution de la richesse produite et garantisse la souveraineté nationale de notre pays.

Ce n’est pas « Bolsa Família » qui est responsable de la réduction du nombre de familles dans les campements. Ce qui provoque leur découragement, c’est l’absence de décision politique sur la question de la réforme agraire, et de la priorité à l’agriculture familiale. Sans une politique claire et courageuse, la tendance des familles est de se contenter des politiques d’assistance ou d’abandonner la campagne pour venir grossir la cohorte de pauvres dans les banlieues des villes.

 

Comment qualifiez-vous l’actuelle politique économique du Brésil ?

Cette politique économique a des effets très nocifs pour notre nation, dans la mesure où le gouvernement Lula a simplement perpétué le modèle de Cardoso. Les bénéfices astronomiques des banques sont le symbole des erreurs de cette politique. L’hégémonie des politiques néolibérales - responsable de cette grave crise mondiale - a accentué la concentration de la richesse et par conséquent, l’inégalité sociale, en provoquant une destruction de l’environnement sans précédent.

Le Brésil a été frappé par la crise comme le reste du monde. Mais ici, du fait des gigantesques inégalités, les effets sont encore plus pervers. Cela se reflète au niveau du chômage, de la violence urbaine, du nombre croissant de sans-domicile fixe, et d’absence de perspectives pour la jeunesse. A la campagne, la subordination des intérêts de notre agriculture au modèle agro-industriel (dans lequel les décideurs sont les banques, les multinationales et les grands propriétaires terriens), contribue à dénationaliser notre agriculture. Cela a provoqué un appauvrissement des services publics d’assistance technique et de recherche, en introduisant une logique de production, basée uniquement sur la maximisation des profits, avec des effets désastreux pour l’environnement et la santé de la population.

Le modèle agro-industriel n’est pas viable en tant que modèle de production alimentaire et de la préservation de l’environnement. Nous avons besoin d’un autre modèle d’agriculture, basé sur la production familiale et écologique, avec comme priorité de récupération les terres dégradées et d’augmenter la valeur ajoutée sur le terrain pour générer une hausse des revenus à la campagne.

 

Estimez-vous que les grands propriétaires terriens aient gagné la bataille d’influence au sein du gouvernement ?

Les grands propriétaires qui forment le complexe de l’agro-industriel, liés au capital financier et aux multinationales constituent l’ennemi principal de la réforme agraire aujourd’hui. Et ils ont remporté d’importantes victoires, en bénéficiant de la connivence du gouvernement. La libération des semences transgéniques, le refus d’actualiser l’indice de la productivité agricole, les soutiens à la monoculture - notamment la plantation d’eucalyptus, de canne à sucre et de soja - sont autant d’exemples de ces victoires. Maintenant, ils veulent s’en prendre à l’Amazonie, comme en témoigne de dangereux changements dans le Code forestier adoptés à l’Assemblée.

 

Que pensez-vous de la politique de promotion des biocombustibles, que ce soit au Brésil ou en coopération avec d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique centrale ?

Le MST, tout comme les membres de Via Campesina au Brésil et de Via Campesina international, désapprouve cette politique. Les biocombustibles sont directement liés aux grands groupes du complexe agro-industriel et à la monoculture extensible. C’est un modèle qui n’est pas bon pour le Brésil et, par conséquent, ne convient pas non plus aux agriculteurs dans les pays où le gouvernement brésilien cherche à l’implanter.

Le problème central des pays de l’hémisphère sud est la faim. Ce que souhaitent les agriculteurs, c’est d’être en condition de produire de la nourriture en quantité et de qualité. C’est pourquoi non plaidons pour des politiques qui garantissent la souveraineté alimentaire de chaque pays. C’est-à-dire, le droit de chaque nation à produire ses aliments. Avant de nous rétorquer que c’est une idée simpliste et naïve, je vous rappelle que la crise alimentaire mondiale, qui a eu lieu il y a moins de deux ans et qui n’est pas encore résolue, est là pour démontrer la justesse de nos propositions.

 

Que pensez-vous de la politique du gouvernement sur la question de l’environnement ?

Là encore, la libération de la plantation de produits transgéniques, l’incitation à monoculture extensive, tout comme la loi qui vise à régulariser les occupations illégales de la terre dans la forêt amazonienne et la flexibilisation du code forestier, si elles sont approuvées, ont des conséquences désastreuses pour l’environnement. On en ressent déjà les effets dans notre pays, et dans l’ensemble de la planète. Cela, sans parler de l’impunité à l’égard des crimes contre l’environnement commis par les grands exploitants de bois, l’industrie de pâte à papier et les compagnies minières.

 

On vous rétorquera que les petits agriculteurs ne sont pas plus intéressés par la défense de l’environnement, certains contribuant même à la déforestation...

De façon générale, les petits propriétaires terriens sont, de façon naturelle, e, faveur de la préservation de l’environnement. Ils vivent dans leur propriété, ce qui est rarement le cas des grands propriétaires, ce qui en fait les principaux intéressés à prendre soin les sources d’eau, la qualité de l’eau des rivières et la forêt. Il est faut de penser qu’ils n’ont pas de conscience environnementale. C’est une image répandue dont l’objectif est de discréditer la lutte pour la réforme agraire aux yeux de la société, et de dissimuler les véritables responsables des crimes contre l’environnement, que sont le complexe agro-industriel, les entreprises de bois et l’exploitation minière.

La déforestation dans les petites propriétés est provoquée pour l’essentiel par un facteur économique. Face à la baisse de leurs revenus, la tendance des petits paysans est d’étendre la zone de production. L’autre cas de figure est quand cette petite propriété est incorporée au complexe agro-industriel, qu’il s’agisse d’élevage, de pâte à papier, ou de la canne à sucre pour produire de l’alcool. La position du MST est claire. Depuis l’origine de notre lutte, nous nous prononçons en faveur de la défense de l’environnement.Lorsque le gouvernement de la dictature militaire, au lieu de faire une réforme agraire, optait pour une politique de colonisation dans l’Amazonie, nous étions contre, et nous exigions que les sans-terres soient installés dans leurs Etats d’origine.

Aujourd’hui, quand le gouvernement décide d’exproprier une terre en faveur des sans-terres, le propriétaire lance une politique de la terre brûlée, en vendant tout le bois à des entreprises avant de remettre la terre aux petits paysans. Pour ces familles, le défi est de récupérer ces surfaces. Il y a aussi un travail d’éducation dans nos écoles à la préservation de l’environnement. Enfin, nous essayons de donner les conditions techniques aux familles pour qu’elles produisent de manière agro-écologique, en assurant la production d’aliments sains et respectueux de l’environnement.

 

Sept années après l’élection de Lula, quelle est la situation des mouvements sociaux ?

Il y a deux éléments de réponse. Tout d’abord, il faut prendre en compte la nature du gouvernement Lula. C’est une équipe au spectre large, qui va de la gauche au centre droit. De ce fait, le gouvernement a opté pour une politique de conciliation de classes, ce qui place les mouvements sociaux et populaires dans une situation très complexe. Nous pensions que la mobilisation populaire qui a fait de Lula le grand leader de la classe ouvrière allait, grâce aux victoires électorales de 2002 et de 2006 donner plus de forces aux mouvements sociaux, contribuant à une redistribution du revenu et un approfondissement de la démocratie dans notre pays.

Nous espérions également que la victoire électorale de Lula encouragerait les masses à investir la rue, donnant ainsi les conditions au gouvernement pour effectuer les changements revendiqué historiquement par la classe ouvrière. Cela ne s’est pas fait. Pire, la capacité d’améliorer la situation des plus pauvres s’est trouvée incarnée par la personne de Lula, et non pas dans le pouvoir des masses. Ensuite, nous devons faire notre autocritique. Une bonne partie des mouvements sociaux a confondu la nécessité de défendre le gouvernement contre les attaques de la droite avec la perte de l’autonomie de leur organisation. Plusieurs figures clefs ont abandonné le travail syndical et de mobilisation populaire pour se consacrer à l’activité parlementaire ou au sein du gouvernement. Cela nous a affaiblis d’un point de vue social et institutionnel.

Une autre partie des mouvements sociaux et syndicaux ont fait une autre lecture, selon nous, erronée. Celle de traiter le gouvernement actuel comme un ennemi de classe. Pour notre part, nous ne considérons pas que ce soit le cas, mais nous devons maintenir notre autonomie politique pour organisation la mobilisation populaire. C’est la seule façon d’obtenir la réalisation des revendications de la classe ouvrière. Actuellement, la gauche est donc divisée, et nous avons négligé le travail de base, tout comme la formation de cadres politiques en faveur des luttes sociales.

 

En 2006, le MST était déjà bien critique de la politique du gouvernement, mais il a soutenu la réélection de Lula. Qu’en sera-t-il en 2010 ? Allez-vous appuyer la campagne de sa candidate Dilma Roussef, ou prendre le risque que la droite gagne ?

Nous voulons échapper au piège du calendrier électoral. C’est une logique qui restreint la participation des personnes en politique aux périodes électorales. Nous revendiquons le droit à faire de la politique en dehors du calendrier électoral, ce qui va au-delà du choix de tel ou tel candidat.

C’est pour cela que nous sommes un mouvement qui organise le peuple en faveur de la réforme agraire, et que nous participons, avec d’autres organisations sociales, étudiantes, syndicales et religieuses, à la lutte pour construire un projet populaire de développement économique et de défense de la souveraineté nationale de notre pays.

Telle est notre tâche en ce moment. Perdre du temps à discuter des candidats pour une élection qui aura lieu dans quinze mois n’aide en rien notre lutte. Nous n’avons pas encore mis ce débat sur la table avec notre base sociale. Nous concentrons tous nos efforts pour relever les défis d’élever la conscience politique de la population brésilienne et construire l’unité des forces progressistes de notre pays.

SOURCE : Le Mouvement des sans terre au Brésil - Mémoire des luttes
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 22:50
Zalea TV n'existe plus, je ne sais pas ce que sont devenus ses animateurs aujourd'hui mais vous pourrez trouver sur le site qui lui existe toujours une série d'émissions d'information divertissantes qui me font regretter que de tels chaînes ne soient pas encouragées  à se développer et à se multiplier, vous pourrez trouver une série d'émission sur le site qui vous montre la lutte de l'équipe de Zalea pour se faire reconnaître officiellement comme chaîne numérique et les obstacles rencontrés jusqu'à leur dissolution.

Le lien que je vous donne ici vous conduit à une de ces émissions qui nous montre la désonformation à l'oeuvre sur les chaînes oficielles non par ce qu'elles disent mais par ce qu'elles ne disent pas et l'intoxication qui peut dévir à travers des enchaînements dont on peut être certains qu'ils ne sont pas innocents. Du journalisme télévisé comme j'aimerais en voir d'avantage.

Voici le thème 

Christophe Del Debbio analyse les JT suite à l’incendie du campement de gens du voyages dans la nuit du 28 au 29 juin 2007.

Et voici le lien. 

Zalea TV

Si vous voulez- voir leurs émissions vous cliquez sur vidéothèque puis visionner les vidéos et vous aurez la liste des émissions dont voici un petit aperçu

Visionner les vidéos


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Après plusieurs émissions consacrées à la culture andine, aux révolutions en cours, à l’immigration latine en France, aux pillages des ressources naturelles en Amazonie, on fait le point sur les bouleversements politiques qui traversent l’Amérique du Sud en Bolivie, en Equateur, au Vénézuela, au Paraguay...


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A quoi bon ? Episode 2

Les réflexions de l’artiste Chilo-brésilienne Patricia Osses...


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A quoi bon ? Episode 1

Les réflexions de l’artiste Brésilien Henrique Oliveira...


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Un diaporama qui fait des liens entre les emeutes de novembre 2005, le mouvement "anti-cpe’ et les luttes à venir...


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Bande annonce D4Y

Retrouvez D4Y vendredi 29 juin 2007 à partir de 22h en direct sur ZALEA TV.


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Transfert

Nous avons suivi le déménagement des patients de l’hôpital PerrayVaucluse (Epinay sur orge 91) vers l’hôpital Henri-ey (Paris 13), dansle cadre des nouvelles orientations de la psychiatrie dans la perspective de rapprocher le patient de son lieu de vie.


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Une emission sur les banlieues enregistrée à ZALEA le samedi 19 novembre 2005


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Le fil des jours 25/06/2007

"Le fil des jours, chronique de la vie courante"


Ajouté le 26 juin 2007


Au marché de la Bastille - 3eme partie

"La prière de l’actionnaire à notre grand président bien-aimé" recite Jean-Michel, en clown educateur...


Ajouté le 26 juin 2007


L’actu par derrière 21/07/2007

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Carte Blanche à Metazone - Nuit Blanche 2006

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Café politique organisé par le PCF du 20eme.


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Au Transartistic Café L’Estaminet avec les transartisticités de la Compagnie Lubat d’Uzeste musical et ses invités (Marc Perrone).


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Hervé Krief, 20 ans au service du Groove

Créateur de SEAP (Swinging Art Ensemble de Paris), le guitariste Hervé Krieff a fondé le funk à la française en 1988 avec l’album manifeste Paris Funk, fluide et précis.


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Comment les financiers vous bourrent le crâne pour se remplir les poches

Les normes des Banques - La fiscalité - Les LBO et ce qu’on apprend dans les écoles de commerce avec des experts-comptables.




















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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:58



Si vous croyez à un changement positif aux Etats-Unis. Si vous voyez en Obama une sorte de messie opportunément apparu pour jouer les redresseurs de tort, lisez l'article cité ci-dessus. L'homme qui arrache des larmes à ses électeurs en mentionnant avec le pathos d'un acteur consommé, la petite vieille qui lui aurait envoyé un mandat de 3 dollars pour soutenir sa campagne.


D'où sortent les deux autres milliards de dollars, le coût de son élection (contre 680 millions pour son adversaire) ? Beaucoup de gens de part le monde se laisse berné par le leurre que les oligarques ont crée à leur intention. J'ai donc décidé de poster quelques brèves qui démentent l'amélioration de la qualité de vie des pauvres étasuniens.

États-Unis • Les victimes de Katrina de nouveau à la rue | Courrier international



A la fin du mois les victimes de Katrina qui occupent encore 4600 caravanes qui avaient été mises à leur disposition par la FEMA vont être jetées à la rue. Les loyers qui ont augmenté depuis le passage du cyclone sont inabordables pour elles et le projet de logement sociaux qu'on devait leur construire est resté dans les tirroirs.


Pendant ce temps Obama-le-manipulateur et sa clique distribue aux banques qui ont volontairement crée la crise l'argent des impôts, leur permettant grâce à cette manne de confisquer encore d'avantage de notre monde ! Le reste des recettes fiscales étant englouti par les besoins de l'armée et de la guerre. Beau programme social. Je commence à me demander si je ne préfèrais pas le petit Georges W. et son indécrottable sottise à cet arriviste hypocrite et démagogue de président-vedette qui n'a eu aucun scrupule à abuser de la naïveté de foule manifestant leur réelle volonté de changement..


En ce qui concerne Le petit George, tout le monde sait pertinement que jamais il n'a présider les Etats-Unis, que son horrible Père et le non moins affreux Tonton Dick se sont servis de lui afin de garder la main sur un pouvoir dont ils sont un élément clé depuis des décénnies.

La débâcle fiscale des États-Unis  De Michel Chodussovsky sur Mondialisation.ca (vous y trouverez d'excellents articles de fond sur les questions évoquées ici et bien d'autres)


 
Je vous invite aussi à lire l'article  Katrina ou "Le Karcher© de Dieu". | Mediapart
Il dévoile le cynisme corrompu des classes dirigeantes étasunienne en toute crudité.

Dans le figaro un aricle qui coupe le cou à la légende du précédent qui parle d'une diminution de criminalité depuis le cyclone. Le Figaro - Le Figaro Magazine : La Nouvelle-Orléans <br /> La cité de toutes les peurs <br />
Encore un article intéressant qui montre comment on traite les "pauvres" aux Etats-Unis D'Amérique du nord


La moitié de la population pauvre de la Nouvelle-Orléans a été définitivement déplacée : échec ou réussite ? / info locales / Nouvelles / Alliance Internationale des Habitants - International Alliance of Inhabitants

En ce qui concerne les enfants souffrant de malnutrition, voir
Etats-Unis: 17% des enfants en bas âge menacés par la faim, selon une étude - Le blog de Ferlinpimpim
 
Je complèterai cette mise au point quand j'en aurai l'occasion.




Ne vous laissez pas leurrer !

Résistez à l'intoxication médiatique!
Résistez à la manipulation des insconscients collectifs !
Devenez de belles personnes !
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