11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:17

 

Quelques articles sur ce blog (repris de Les Dernières Nouvelles du Monde ) qui nous parlent de l'espoir incarné par les champigons ; j'ai poussé un grand OUF ! alors que je découvrais que des champigons présentaient la capacité de décontaminer une zone rendue radioactive en concentrant les substances toxiques...

Cela reste une question insistante : "Comment ferons nos héritiers pour que les "no mans land" de l'uranium appauvri ?", un autre aspect du génocide ciblé, raciste puisse redevenir zones habitables... et pas seulement par de nouvelles espèces mutées. Voir  à ce sujet    Usa recherches sur les armes radioactives, rapports déclassifiés en 2007 des documents concernant les programmes d'utilisation belliqueuse des armes radioactives par l'armée et les services secrets US et qui nous permettent un doute raisonnable quant à la volonté d'utiliser des substances radioactives pour se débarraser de populations génantes, par exemple celles établies sur des régions riches de ressources naturelles, Afghanistan, Irak, Lybie, ... c'est cette menace qui pousse les mandataires vigilants de l'Amérique Latine a s'armer pour pouvoir prévenir de tels maux....Il est vraiment absurde de penser que Chavez ou Correa s'apprêtent à faire la guerre à quelque nation que ce soit... l'Amérique Latine est menacée, et c'est un aspect de la guerre des Malouines dont on ne parle pas ici,y sont installée des bases militaires qui permettraient l'arrosage radioactif de la région...

Je ne comprends pas que nous en soyons encore à nous interroger sur la possession ou non d'armes radioactives par l'Iran, alors que l'armée US pratique la guerre radioactive au quotidien rendant inhabitables ou toxiques pour leurs habitants des régions entières de la planète. C'est inhumain !!! Mais ce passe dans le silence des opinions publiques anesthésiées et volontairement abêties, abruties par ce qui plus que de la désinformation consiste en une véritable opérations de conditionnement des conscience des masses par les méthodes les plus perfectionnées d'un psychologie sociale qui fonde son effectivité dans le pire des émotions humaines. Une véritables histoires de fous, très méchants et très dangereux pour l'ensemble de l'humanité à qui ils ont explicitement déclaré la guerre.

Pour tous ceux qui sont conscients de cette dégradation irréversible de notre planète qui produit déjà chaque jour son lot de pitoyables petits mutants,et de pathologies à longues agonies douloureuses  voir par exemple uranium appauvri et guerre sale   et pour ceux qui se posent les questions des remèdes à de tels maux, la durée de demi-vie (perte de la moitié de sa radioactivité) de l'uranium appauvri se chiffrant en milliards d'année, une durée qui ne fait pas sens à l'échelle de la durée d'une vie humaine, qui ne laisse d'espoir d'adaptation qu'aux espèces à reproduction rapide et nombreuse, après nous les mouches et les fourmis....une bone nouvelle,  il semble bien que la nature qui a déjà produit cette étrange espèce qu'est l'humain soit capable de produire également les remèdes aux maux destructeur de planète que cette espce a inventés et mis en oeuvre. Il semble cependant que si l'humanité veut faire partie de l'avenir de la planète, elle va devoir faire preuve d'un peu plus d'humilité et de respect vis-à-vis de l'ensemble de ses cousins Vivants, car elle va avoir grand besoin de cette alliance de la vie contre la destruction pour trouver une issue aux dégâts causés par la "civilisation étasunienne" imposée à la planète comme seule possible et synonyme de décadence de l'Occident.

Si le texte ci-dessous est une mystique du champigon,vous en trouverez d'autres qui donet quelques détails concernat ce rôle salvateur qu'ils seront sans doute amenés à jouer à l'avenir.

 

Lire aussi

DES CHAMPIGNONS POUR SAUVER LE MONDE !

Fungi et mycota, histoire d'intelligence et d'espoir

Un champignon mange du plastique !

 


Paroles de Champignon

Terence McKenna

Traduction de Dominique Guillet
Note du traducteur: Terence McKenna écrivit ce texte magnifique il y a une vingtaine d'années. Il n'aurait donc pas été surpris de la découverte récente de spores qui invalide totalement la théorie selon laquelle s’il existe de la matière organique incluse dans des roches métamorphiques, il n’en reste plus aucune trace après des millions d’années. En effet, dans des calcaires datant de 230 millions d’années et extraits du massif de la Vanoise, sur le Roc de la Pêche-Chanrossa, personne n’espérait retrouver des traces d’organismes vivants. Et pourtant, des chercheurs viennent d'y découvrir des organismes fossilisés, en l’occurrence des spores de lycophytes, des plantes vertes à racines, communes à l’époque du Trias, et dont les lycopodes sont les représentants actuels. Ces spores de lycopodes ont vu s’ériger les Alpes au-dessus d’eux et ont subi des pressions atteignant 14.000 bars sous une température de 360° C.

“Je suis vieux, plus vieux que l'émergence de la pensée dans votre espèce, qui est cinquante fois plus vieille que votre histoire. Bien que je sois sur terre depuis des temps immémoriaux, je viens des étoiles. Ma demeure n'est pas une planète unique, car une pléthore de mondes éparpillés dans le disque étincelant de la galaxie possèdent des conditions qui confèrent à mes spores une opportunité de vivre. Le champignon que vous voyez est la partie de mon corps qui se donne aux frissons du sexe et aux bains de soleil; mon corps véritable est un fin réseau de fibres qui croissent dans le sol. Ces réseaux peuvent couvrir des hectares et ils possèdent plus de connexions que n'en contient le cerveau humain.

Mon réseau mycélial est quasiment immortel: seules l'intoxication soudaine d'une planète ou l'explosion de son étoile mère peuvent m'éradiquer. Par des voies impossibles à expliquer, en raison de certaines méconceptions dans votre modèle de la réalité, tous mes réseaux mycéliaux dans la galaxie sont en communication supraluminique au travers de l'espace et du temps.

Le corps mycélial est tout aussi fragile qu'une toile d'araignée mais la mémoire et l'hypermental collectifs constituent une immense archive historique de l'aventure de l'intelligence en évolution sur de multiples mondes de notre essaim en spirale étoilée. L'espace, voyez-vous, est un vaste océan pour ces formes de vie robuste qui ont la capacité de se reproduire à partir de spores car ceux-ci sont recouverts de la substance organique la plus dure jamais connue.

Au travers des éons de l'espace et du temps, dérivent de nombreuses formes de vie sporulantes en animation suspendue durant des millions d'années jusqu'à leur rencontre avec un environnement adéquat. Peu d'espèces sont ainsi mentalisées; moi-même, et des proches parents récemment évolués, avons atteint un mode d'hyper-communication et de capacité mémorielle qui nous place en position de tête dans la communauté de l'intelligence galactique. Le mode d'opération de l'hyper-communication est un secret qui ne sera pas confié sans garanties aux humains.

Mais les moyens devraient être évidents: c'est la présence de la psilocybine et de la psilocine dans les voies biosynthétiques de mon corps vivant qui m'ouvrent, ainsi qu'à mes symbiotes, les écrans de vision vers de nombreux mondes. Vous, en tant qu'individu et en tant qu'espèce Homo sapiens, vous êtes à la veille d'établir une relation symbiotique avec mon matériel génétique qui, éventuellement, va conduire l'humanité et la terre vers la communauté galactique des civilisations supérieures.

Comme il ne vous est pas aisé de reconnaître d'autres types d'intelligence autour de vous, vos théories les plus avancées en matière de politique et de société n'ont pas dépassé la notion de collectivisme. Mais au-delà de la cohésion des membres d'une espèce en un organisme social unique, il existe des possibilités évolutives plus riches et même plus baroques. La symbiose en est une. La symbiose est une relation de dépendance mutuelle et de bénéfices positifs pour les deux espèces associées.

Les relations symbiotiques entre moi-même et des formes civilisées d'animaux supérieurs ont été établies de nombreuses fois et en de nombreux espaces au fil des longues périodes de mon développement. Ces relations ont été mutuellement bénéfiques; au sein de ma mémoire repose la connaissance relative aux vaisseaux supraluminiques et à leur mode de construction. J'échangerai cette connaissance contre un ticket gratuit vers de nouveaux mondes gravitant autour de soleils plus jeunes et plus stables que le vôtre.

Afin de me garantir une existence éternelle dans le cours de la longue rivière du temps cosmique, j'ai très souvent proposé cet échange à des êtres supérieurs et je me suis ainsi répandu dans toute la galaxie au fils de longs millénaires.

Un réseau mycélial n'a pas d'organes pour mouvoir le monde, pas de mains; mais les animaux supérieurs, possédant des capacités de manipulation, peuvent contracter une alliance avec la connaissance galactique qui repose en moi-même et s'ils agissent de bonne foi, ils seront ainsi capables de retourner, en compagnie de leurs humbles champignons instructeurs, vers les millions de mondes dont tous les citoyens de notre essaim galactique sont les héritiers".

Extrait de l'ouvrage: “Psilocybin: The Magic Mushroom Growers Guide” rédigé par Oss et Oeric

Source : Paroles de Champignon

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 08:48

 

 

Soutien aux 11 de Wetteren.

janvier 7, 2013

Soutien aux 11 de Wetteren. Faisons le procès des OGM, pas celui des libérateurs de champ.
Venez à TERMONDE (BE), 15 janvier 2013, 8h

Le 29 mai 2011 des centaines d’activistes ont décontaminé un champ d’essai OGM à Wetteren. Ils ont remplacé des pommes de terre génétiquement modifiées par des variétés biologiques, sans manipulation génétique, délicieuses et saines.

Le « Grand Echange de patates » a eu lieu sans violence, et de façon publique. Le but de l’action était de stimuler le débat sur le bon sens / non-sens de la présence d’ OGM dans nos champs et dans nos assiettes. Avec succès : le débat citoyen s’est développé entretemps dans les journaux, les forums internet, à la radio et à la TV. Les écoles et les universités y participent, mais également le monde politique, agronome et les ONG. L’action de désobéissance civile a sensibilisé les gens aux dangers des OGM, et le rôle de la recherche publique en cette matière. Les gens se rendent compte que le monde a besoin de solutions durables et équitables face aux défis alimentaires de l’avenir.

La justice poursuit onze des militants pour « association de malfaiteurs ». Une demande d’indemnisation de 200.000 euros a été formulée à leur égard. En effet : l’Institut Flamand de Biotechnologie, l’université de Gand, l’école supérieure de Gand et l’ILVO ne réclament pas seulement l’indemnisation pour les coûts de six mois de protection par des sociétés privées, mais également les coûts de la manifestation pro-OGM, des contacts du secteur biotech avec la presse, et des dizaines d’heures que des professeurs ont passées en faisant de la propagande OGM par email ou Facebook.

Mener des campagnes pour une agriculture durable n’est pas un crime et l’acte d’accusation d’association de malfaiteurs est antidémocratique. Plus de nonante personnes se sont portées volontaires pour comparaître également en justice. Parmi les comparants se trouvent des paysans, des politiciens, des personnes du monde académique, des représentants de diverses associations, des activistes environnementaux, des citoyens concernés, des faucheurs volontaires français,… . Leur geste est un signal fort qui montre que les onze accusés font partie d’un vaste mouvement social. Donnez-nous aussi votre soutien aux onze inculpés!

Venez au procès le 15 janvier 2013 (rassemblement 8h devant le palais de Justice à Termonde, Justitieplein 1, nous y prendrons le petit-déjeuner ensemble, echangerons des infos, préparons des frites bio, il y aura de la musique…)!

Vous pouvez aussi:

- Proclamez votre commune « libre d’OGM », organisez une soirée à notre bénéfice, ou un débat
- Enregistrez un message de soutien et l’envoyer à field.liberation@gmail.com
- Contribuez généreusement au compte de soutien BE59 5230 8045 6626 au nom de Crop Resistance (Triodos BIC: TRIOBEBB)
- Achetez ou vendre de la bière de soutien aux Faucheurs. Vous pouvez l’acheter à Bruxelles, Liege, Namur, …. Pour les contacts//points de vente, voir ici

Info sur l’action: fieldliberation.wordpress.com
Contact: field.liberation@gmail.com

PS Le tribunal de Termonde (Jusitieplein 1 – Termonde) est facilement joignable par train
depuis Bruxelles: 07h25 (voie 1)
depuis Namur: 06h20 (voie 9)
depuis Liège: 06h00 (voie 3)

http://fieldliberation.wordpress.com/2012/12/19/steun-aan-de-11-van-wetteren-soutien-aux-11-de-wetteren-support-the-wetteren-11/

 

Source et vidéo chez Mes coups de coeur

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 00:43

 

Huit soldats de la Marine américaine portent plainte contre Tepco, après Fukushima

Le Monde.fr avec AFP

 

Huit soldats de la Marine américaine ont déposé une plainte devant la Cour fédérale de Californie, vendredi  28 décembre, contre la compagnie japonaise Tepco, qu'ils accusent d'avoir menti sur les niveaux de radiations émanant de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011.

Ils reprochent à la société de ne pas avoir pas transmis les véritables mesures aux capitaines de l'USS-Ronald-Reagan, engagé dans les opérations de secours après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Tepco et le gouvernement japonais "ont toujours assuré qu'il n'y avait pas de danger de contamination par les radiations pour le porte-avions ou son équipage", souligne le texte de leur plainte déposée devant une cour fédérale de Californie.

Les autorités japonaises ont insisté pour dire qu'il n'y avait pas de risque "immédiat" tout en "mentant effrontément à propos de la fusion du réacteur" à la centrale de Fukushima, soulignent les avocats des plaignants.

 PREMIÈRE PLAINTE DÉPOSÉE À L'ÉTRANGER

 

Lire la suite :
Huit soldats de la Marine américaine portent plainte contre Tepco, après Fukushima

 

 

L'Oregon refoule les "indésirables" du tsunami
 
Au lendemain du séisme au Japon.

Il en va parfois des pontons flottants comme des navires : le plus beau voyage n'empêche pas leur démantèlement. Long de près de 20 mètres, lourd de 165 tonnes, celui dont la découpe a débuté, mercredi 1er août, sur une plage de l'Oregon, dans le nord-ouest des Etats-Unis, a connu une incroyable aventure. Ce mastodonte de ciment, de métal et de polystyrène a accompli en quinze mois la traversée de l'océan Pacifique.... L'Oregon refoule les "indésirables" du tsunami

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 08:53

 

 

Du gras de porc dans mon jus d’orange
mercredi 2 janvier 2013


Imaginez que le jus d’orange ou le verre de lait que vous donnez tous les matins à vos chérubins parce que c’est bon pour la santé ait voyagé dans un camion-citerne qui, la fois d’avant, transportait des huiles de friture usagées, des déchets plastiques recyclés, des sous-produits animaux impropres à la consommation humaine ou, mieux encore, des engrais liquides. Impossible ? Non…

La Répression des fraudes dispose depuis peu d’un rapport secret pas très ragoûtant sur la « sécurité des transports de produits alimentaires ». Le résultat d’une enquête réalisée cette année dans le petit monde des transporteurs routiers par camion-citerne. Chaque année, en effet, des tonnes de chocolat, café en grains, miel, confiture, margarine, moutarde, etc., sont trimballées dans des dizaines de milliers de citernes tractées.

Questionné sur le sujet, Bercy indique pudiquement : « La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes a constaté de nombreuses anomalies et, dans quelques cas, de graves manquements ». Lesquels ? Le rapport de la DGCCRF étant, comme d’habitude, estampillé confidentiel, on est prié de se contenter de cette généreuse précision : « Les investigations ont mis en évidence que des citernes dédiées au seul transport de produits alimentaires (jus de fruits, produits laitiers liquides, huiles alimentaires…) avaient pu également être utilisées pour transporter des sous-produits animaux impropres à la consommation humaine, comme des graisses animales (de bœuf, de porc, de volaille ou de poisson), des huiles de friture usagées, des matières plastiques (granulats), voire des engrais liquides ».

 

Quels aliments, et de quelles marques, se sont par exemple retrouvés dans des citernes qui avaient contenu des engrais ? Quid des consommateurs qui en ont profité en bout de chaîne ? Motus et bouches cousue. En théorie, ces transports qu’on appelle « alternés » sont pourtant strictement interdits par Bruxelles. Mais, pour ne pas revenir à vide et rentabiliser leurs camions citernes, certains transporteurs sont prêts à tout. Mis au parfum de l’embarrassant rapport des Fraudes, l’Association nationale des industries alimentaires a signé dare-dare, fin août, une nouvelle charte avec l’Association professionnelle de laveurs intérieurs de citernes agréés et la Fédération Nationale des transports routiers. Objectif : « garantir la sécurité sanitaire des produits alimentaires transportés en vrac, liquides ou pulvérulents ».

Depuis 1996, c’est juste la troisième version reliftée ! Y’a pas que la bûche de Noël qui donne mal au cœur…

Le Canard Enchaîné N° 4809 du 26 décembre 2012

Via : Mes coups de coeur et :
[Altermonde-sans-frontières] Du gras de porc dans mon jus d’orange


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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:47

 

Depuis quelques temps une question insiste : "Et qu'en est-il de la propriété urbaine et de l'immobilier en général ? Aux EU, en Espagne ... de nombreux biens immobiliers sont passés aux mains des banques. Je trouverais intéressant de savoir un peu ce qui se passe de ce côté là, j'ai pu suivre le transfert de propriété à Bruxelles quand nous avons hérité des Eurocrates... Des quartiers entiers ont subit les assauts des investisseurs pour accueillir les envahisseurs et ont changé de mains...

Et autre transfert de terres, celles dont sont expulsésles habitants, pour que s'y organise un tourisme de luxe qui n'a d'écologique que le nom. Je n'ai vu qu'une émission de H(orrible) Hulot, j'ai bondit et les gens qui m'entouraient n'ont pas compris pourquoi. Je ne sais plus de quel pays d'Amérique Latine il s'agissait, ill vantait la beauté de la nature et éludait les habitants dans sa présentation... sauf pour dire en substance qu'il s'agissait de gens dont la culture était morte depuis longtemps, J'en ai déjà parlé, y compris à travers mon expérience personnelle en Espagne, de ce mouvement d'expulsion des habitants locaux pour que les tourristes ne soient pas embêté par la "racaille locale" tout juste bonne à servir de domestiques... 

Je ne regarde pasla télé, c'est parce que j'étais chez des amis que j'ai vu cela et que je me suis rendu compte en direct des effets de la propagande... cette civilisation renaissante et syncrétique d'Amérique Latine qui est La Civilisation montante à présent que la dite "civilisation" occidentale vit ses derniers soubresauts d'agonie, assassinée par les Marchands, bien des gens sont totalement ignorants de cela, et n'ont pas l'ombre d'un soupçon de conscience du fait que le monde de Monsieur Hulot implique des meurtres, des expulsions, des harcèlements, pour offrir au gogos tourristes fortunés le plaisir d'une terre "vierge"....

Nous sommes à la phase ultime du capitalisme, une phase d'accummulation de capital, sous forme de confiscation du monde et qui avance sur tous les fronts... concentration de la propriété, mais aussi diminution des coûts de production par création de réservoir d'employés, individus interchangeables sur le mode "la fonction fait l'homme", corvéables à merci.

Propriétés intellectuelle, économie virtuelle,  des artifices  concourrant à usage ad hoc ou comment capturer le monde à partir de fictions. Où cette notion un peu spéciale du bien commun, qui soustrait l"accés de régions entières d'abord à leurs habitants : "Patrimoine de l'humanité",

Politiques eugénistes, expulsions des habitants, partout o ils ne sont pas nécéssaires pour la mise en oeuvre des mécanismes de bglobalisation du monde. Des transnationales qui assignent la main d'oeuvre dans de véritable campde travail, gardé par leur milices, Régions Spéciales de Développement, territoire nationaux soustraits aux nations souveraines pour créer des enclaves néolibérales, voir la mise en échec de trois RSD au Honduras, déclarées inconstitutionnelles... mais menace d'un nouveau coup d'état dans ce pays, coup d'état dur après celui "doux" de 2009, Eurovégas en Espagne, quid à terme de Notre Dame des Landes.

Au sujet des RSD, encore trop peu d'enquêtes francophones, mais un sujet digne de suscité notre attention. Au Honduras par contre, ils sont nombreux à en avoir traités et pour cause

Par exemple ce texte qui étudie les raisons de la déclaration d'inconstitutionalité.
HONDURAS TIERRA LIBRE: HONDURAS: LAS CIUDADES MODELO, COMO MECANISMO DE PÉRDIDA DE SOBERANÍA, VULNERACIÓN DE ELEMENTOS ESENCIALES DEL ESTADO Y DE DERECHOS Y GARANTÍAS CIUDADANAS‏

Confiscation,accaparement, expulsion,supression progressive des droits de la personne, jusqu'à mise en soupçon des comportements "originaux"... debout les gars réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup, à tous les grains de sable grippeurs de machine...

2013, année des Zones A Défendre... réapropriation du monde.

Main Basse sur la « campagne »:  «La course aux terres agricoles se poursuit»

C’est la ruée en Afrique, mais aussi dans les autres continents. Des pays, dont la Chine et l’Inde, veulent assurer la sécurité alimentaire. Des exploitations sont consacrées aux biocarburants. Trois entreprises suisses exploitent 242000 hectares à l’étranger à cet effet. Madiodio Niasse, de l’International Land Coalition, décortique le phénomène et ses enjeux multiples

Accaparement. Mainmise. Hold-up. Recolonisation. De nombreuses expressions ont été utilisées ces dernières années pour décrire un phénomène nouveau et considéré comme alarmant. Il s’agit de l’achat ou de la location de grandes surfaces des terres, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, en vue d’un développement agricole.

Ce n’est pas la première fois que des pays ou des entreprises étrangères investissent dans l’exploitation agricole ou minière dans les pays du Sud. Mais c’est l’arrivée de nouveaux acteurs, notamment des Chinois, des Indiens ou encore des Brésiliens, ainsi que le nombre élevé de transactions foncières qui frappent les esprits. Selon l’organisation Oxfam, 67 millions d’hectares ont changé de mains rien qu’en Afrique, ce qui représente 17 fois la superficie de la Suisse. Le cri d’alarme s’est amplifié du fait que presque la moitié des terres concernées n’est pas affectée à la production alimentaire, mais aux biocarburants. En Sierra Leone, en Afrique de l’Ouest, l’entreprise genevoise Addax Energy a négocié la location de 57 000 hectares à cet effet pour une durée de cinquante ans. Au total, trois entreprises suisses cultivent la canne à sucre ou le jatropha sur 242 000 hectares dans le continent noir. Le Sénégalais Madiodio Niasse dirige l’International Land Coalition, une sorte d’observatoire qui traque les transactions foncières, sise à Rome.

Infographie. Achat,vente et location des terres agricoles: les grands enjeux

Le Temps: Comment se poursuivent les achats ou locations de terres agricoles dans le monde? Est-ce que le phénomène s’estompe?

Madiodio Niasse: On peut parler de vague en 2007-2008, dans le sillage de l’envolée des prix des produits alimentaires et du pétrole ainsi que de la crise financière. Le sommet en termes de volume de transactions foncières a été atteint en 2009. Nous avons remarqué un répit en 2010-2011. En revanche, on peut affirmer que le phénomène est là pour durer, parce que les causes sous-jacentes sont toujours valables. C’est un fait que la demande en produits alimentaires continue à augmenter alors que la production ne suit pas.

 

A lire ici Main Basse sur la « campagne : «La course aux terres agricoles se poursuit» « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

Merci Les Dernières Nouvelles du Monde | Scoop.it


PS... pour une fois, je vais me plaindre d'être pauvre, du coup j'ai un accès à Internet très très limité,ce qui ne me permet pas d'avancer vraiment dans mes recherches, par exemple, celles qui concerneraient toutes les références concernant un sujet donné. En ce qui concerne les accaparement de terre par exemple... ou l'éventuel transfert de propriété urbaine à explorer, ce genre de choses...

Et surtout, surtout, cette nouvelle donne qui semble redessiner les équilibre géopolitiques internationaux... Frustration, heureusement, il y a des quantités incroyables de textes latinos à traduire... et qui chacun et tous contribuent à la Refondation du Monde...

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 13:40

 

 

 

 

 

 

Hier Monsieur Poireau attirait mon attention sur cet article de la Charente Libre : Les coccinelles asiatiques débarquent en Charente!

Brrrrrr !!!

Et puis j'ai quand même voulu en savoir plus, car le frelon asiatique pose problème, les produits à bas coût produits en Asie aussi, on va quand même pas craindre aussi des coccinelles maintenant ?! Surtout que les larves de coccinelles qui ont tant amusé la famille, puis la classe des filles l'année dernière se sont révélés être des coccinelles asiatiques...

Alors quel est le problème avec ces coccinelles ? Elles posent deux soucis :

  • elles sont voraces (ce qui explique l'origine de leur arrivée en Europe, mais je vous explique ça plus bas), tellement voraces qu'elles s'attaquent volontiers aux coccinelles "de souche" autochtones
  • elles n'aiment pas le froid, mais ont trouvé une solution pratique : l'invasion de maisons, à quelques centaines à chaque fois
  • en fin de saison, devant l'absence de pucerons ou autres larves, elles peuvent s'attaquer aux fruits, ce qui peut poser un problème an horticulture notamment


Enfin elles posent un souci aux viticulteurs nord-américains : lorsqu'elles envahissent les vignes elles peuvent très bien foutre en l'air la production d'une année de vin. Et là je dis stop !

"Une seule coccinelle par kilo de fruits peut suffire à gâter le précieux nectar", indique Marc Kenis. La faute aux toxines que l'animal dégage pour se protéger des prédateurs. source

D'où viennent elles ?

Hé bien c'est très bête, leur présence partait d'un bon sentiment : faire de la lutte contre les pucerons mais sans produits phytosanitaires. On a donc fait venir de nombreuses larves de cette espèce réputée plus vorace (un peu le Predator des coccinelles) et surtout meilleur marché que les espèces autochtones du fait d'une plus grande reproductibilité (20 à 30 œufs/jour en laboratoire), d'une plus grande adaptabilité aux différents climats, et ne nécessite pas de pucerons frais pendant son élevage se contentant de larves facilement obtenables industriellement.

Du coup, les gens qui voulaient protéger leur environnement en n'utilisant plus de produits phytosanitaires ont déclenché sans le savoir une véritable invasion de tueuses de coccinelles autochtones.


 
source
Comment reconnaître des coccinelles asiatiques ?

 

A lire ici ainsi que la suite de cet article intéressant mêmesi je ne partage pas l'analyse des causes des effets et l'a priori d'absence de solution,  point de vue de l'écoqophie idiosyncraique contre celui de l'écologie idustrialo-capitaliste : De tout et de rien: Invasion de coccinelles asiatiques

Penser local pour des situations adaptées, à chaque écosystème (contexte) singulier. Favoriser les espèces locales et les processus déjà existants, toujours à petite échelle, quand on prend le risque de bouleverser un équilibre . Observer et éprouver dans la longue durée, l'écosophie est aussi une histoire de patience et d'observation, les processus de la vie contemporaine et leurs états d'équilibre résultent d'une évolution très lente, avec des essais, échecs, erreurs, avancées, réenchaînement là ou on ne les attendaient pas, des surprises dues à ces précurseurs des ingénieurs génétiques que sont les virus qui transmettent des segments de gênes d’une espèce à l’autre… et oui les virus ne sont pas « que » néfastes.

La nature n’est pas une machine, il n’y a pas de mécanismes dans la nature mais un processus d’invention et de création toujours continuées qui fait que chaque écosystème aussi petit soit-il est différent de toute autre, singularité. Quand nous voulons intervenir pour introduire une modification dans cette création dont nous faisons partie, il nous faut être très prudent. Une bonne partie de l’humanité fonce droit dans le mur  en surjouant le mythe de l’emploi et des miettes qu'il procure au prix d'inceommmensurables destructions irréversibles "création de richesses" pour gogo... le premier qui se fout de la gueule de l'indigène qui accepte la verroterie, en échange de sa vraie richesse se couvre de honte. Aujourd’hui du travail il y en a, et encore et encore…

Avis à la population, la planète Terre a beoin de bons jardiniers, de jardiniers inventeurs. Quand aux coccinelles, je n’ai pas de recettes, mais dans sur un territoire où les habitants seraient les décideurs politique collectifs ,nulle doute que des solutions puissent être imaginées et mises en œuvre.

Mais nous n’en sommes pas là et chacun d’imaginer ses propres solutions. Les âmes sensibles pourraient décider de les capturer, de les mettre dans des centres de rétention avant d’affréter les charters qui renvoient le problème à son origine. Les amoureux des coccinelles locales, porte-bonheurs et bêtes à bon dieu, alliées des jardiniers pourraient décider de se faire leur chevalier et d’exterminer l’agresseur, d’autre pourraient  adopter le laisser faire et voir ce qui se passe, regardant disparaître les fruits de leur verger dans l’estomac de l’occupant.... etc…

Moi j’en ai des centaines chez moi (Brabant wallon) et mes voisins aussi, en Brabant Flamand, c’est tout dit le même. Me voici donc en ce premier janvier confrontée à un problème de conscience  quelle attitude adoper face à l’envahisseur ? Je vais en parler avec mes voisins

Bonne Année pour le nouveau monde en fondation et tout ceux qui  contribuent.

Anne

 

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 08:12

 

Je reprends ce texte pour recadrer le débat en ce qui concerne la légitime violence. La question se pose dans le contexte décrit ci-dessous qui est un exemple parmi d'autre de l'utilisation "démesurée" pour rester soft de la violence par l'état plus trop "de droit". La question de la "Légitime violence" se pose donc ans ce cadre, précis, l'état abuse de son pouvoir de violence. Blesse, emprisonne, expulse, voir tue... que fait-on ? Lui répondre par la violence dans une escalade réciproque ? Mettre au point les techniques de résistance passive qui détournent et canalise cette violence, en faisant le pari que si l'abus est manifeste, l'opinion publique se mobilisera et rendra le pouvoir plus prudent ? On se dit Ouille, ouille, cela commence sérieusement à chauffer, un peu trop pour moi, salut les gars, je quitte le champ de bataille. Il y a certainement encore d'autres réponses... et chacun trouvera la sienne... y compris tous les crétins adeptes de l'obéissance inconditionnelle. Ceux qui apparaîtront peut-être un jour comme des collabos d'une dictature, tous ceux qui dans l' Expérience de Milgram - Wikipédia , acceptent de torturer, voir de tuer parce que l'autorité leur en a donner l'ordre, une majorité de personnes à l'époque vont jusqu'au bout, et certaines variantes ont été testées récemment qui confirme ce résultat... vive l'obéissance civile ? Il y a des précédents tragiques.

Je ne vous donnerai pas ma position personnelle à ce sujet. Je voudrais juste amener à réfléchir, c'est une décision d'une grande gravité que chacun doit prendre pour soi en son âme et conscience, et en cherchant sa propre information pour le faire en connaissance de cause.


 

 

Depuis Notre-Dame des Landes

25.11.2012 - Depuis des semaines d’occupation et de harcèlement policier et militaire, alors que nous continuons à défendre la zone du bétonnage programmé, nous avons atteint aujourd’hui, samedi 24 novembre, un pic de violence avec une centaine de blessé.e.s, dont une trentaine graves pris en charge à l’infirmerie de l’équipe medic établie à la Vache rit, l’une des nombreuses équipes de soins sur la zone.

On dénombre une vingtaine de personnes touchées par des éclats de grenades assourdissantes, aux jambes, aux bras, à la lèvre, au bas ventre. Ces bouts métalliques ou plastiques entrent dans les chairs, on peut rarement les extraire, et ils restent souvent à vie.
Les grenades assourdissantes sont censées être utilisées selon un protocole précis : notamment en cas d’encerclement des forces de l’ordre, et en direction du ciel, ce qui n’était clairement pas le cas aujourd’hui. Les gendarmes mobiles les utilisent de façon à ce qu’elles explosent à côté ou sur les manifestants, provoquant des blessures graves.
Une personne a été touchée au bas ventre par un éclat d’une de ces grenades offensives, provoquant un gros hématome et des lésions internes. On constate chez deux personnes 10 impacts chacune dans les jambes. Une personne risque de perdre son oeil droit. On constate également une plaie au tympan due à un tir de grenade, provoquant une surdité brutale. Suite à des tirs tendus de flashball, on dénombre quatre blessures au thorax, avec fractures de côtes et état de choc, de multiples blessures aux jambes et aux mains, une blessure hémorragique au visage. Et de nombreux.ses autres blessé.e.s.
Il était difficile d’évacuer les blessé.e.s les plus graves par ambulance ou par véhicule particulier suite aux différents barrages de police. Ces scènes de défilé ininterrompu de blessé.e.s du matin au soir ravive dans nos mémoires le souvenir de l’action de masse contre les pylônes THT (Très Haute Tension) dans la Manche le 24 juin 2012 pendant laquelle les forces de l’ordre ont fait l’usage démesuré des mêmes armes, faisant plus d’une vingtaine de blessé.e.s en une heure.
L’habituelle stratégie de frapper fort celles et ceux qui résistent à leurs plans de destructions ne semble pas fonctionner ici à Notre-Dame-des-Landes. La force et la détermination est bien vive sur les visages. Nous ne lâcherons rien.

La Zone à Défendre de Notre-Dame des Landes

Lire aussi : Forêt de Rohanne : c’est loin d’être fini !

Action clown au salon du bétonnage immobilier

 

Source : Le Manifeste des Desobeissants

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:31

 

Mexique

Par Rédaction (14 décembre 2009)

Dans l’Etat d’Oaxaca, au Sud du Mexique, des multinationales européennes tentent d’implanter de gigantesques fermes éoliennes pour compenser leurs émissions de CO2. Ces projets estampillés écologiques se font au détriment des populations locales et menacent leurs ressources alimentaires. Betina Cruz Velásquez raconte la résistance à ce néocolonialisme vert. Un exemple des dérives du business vert induit par le marché des droits à polluer.

 

 

Betina Cruz Velásquez vit dans l’Isthme de Tehuantepec (Etat d’Oaxaca, Mexique). Elle participe à un mouvement de résistance aux fermes éoliennes que les multinationales installent dans les pays du Sud.

Quelles solutions proposez-vous à la crise climatique ?

J’espère que les solutions au changement climatique viendront d’en bas, qu’elles seront construites à partir de l’expérience du mouvement global des exclus et des victimes du changement climatique. Je n’attends rien de Copenhague, mais du mouvement international qui se bat pour de vraies solutions.

Dans nos communautés, nous n’avons pas une consommation d’énergie très élevée, et ça ne signifie pas que nous en vivons mal. Pour nous, les appels à augmenter la production d’énergie sont mauvais. Bien sûr, il est nécessaire de trouver de nouvelles sources d’énergies renouvelables, comme l’éolien. Mais nous devons nous assurer que ce soit basé sur les besoins des peuples, et non imposé par les besoins du marché et des multinationales. Nous avons été accusés de ne pas vouloir nous développer. Alors que ce que nous voulons, c’est un mode de développement qui diffère de celui qui nous est imposé.

Que pensez-vous des solutions basées sur le marché, présentées comme pouvant résoudre la crise climatique ?

Les fermes éoliennes du Mexique ont été présentées comme s’intégrant dans les soi-disant « mécanismes de développement propre » et reçoivent des subventions dans le cadre de ce programme. Mais le combat contre le changement climatique ne pourra être gagné en marchandisant nos vies, car c’est justement cela qui a été l’une des plus grandes racines du changement climatique. Pour résoudre la crise climatique, les projets d’énergie renouvelable, qu’il s’agisse de l’éolien, du solaire ou de la géothermie, ne peuvent être vus comme du business.

Pour trouver de vraies solutions à la crise climatique, il ne suffit pas de commencer à produire de l’énergie renouvelable. Nous avons également besoin de nous attaquer à la consommation d’énergie excessive, particulièrement dans le Nord. Nous ne pouvons pas continuer à produire de l’énergie pour faire face à ces excès, si le prix à payer c’est l’utilisation pour ces énergies de terres destinées à produire notre nourriture.

Pourquoi résistez-vous à ces projets d’énergie renouvelable ?

Au motif de développer les énergies renouvelables, les grandes entreprises occupent notre terre avec des éoliennes. L’agriculture, particulièrement les cultures de maïs, c’est l’essence de notre région. Et elle sera complètement déplacée par ces projets de fermes éoliennes.

Le gouvernement et les entreprises nous ont expliqué que ces projets apporteraient du travail et le développement de la région. Au lieu de quoi les gens perdent leurs terres, et l’énergie produite ne bénéficie pas au peuple mexicain. Aucun investissement ne reste dans le pays. Ces firmes annoncent qu’elles vont investir trois milliards de dollars : 78% de ce montant sera investi dans l’achat de turbines en Allemagne, en Espagne ou au Danemark. Les 22% restants seront utilisés pour installer les turbines. Moins d’1% sera alloué au développement de la région. Le développement de l’éolien ne signifie pas que les autres sources d’énergie polluantes seront bannies. C’est l’inverse qui se produit : il y a des discussions autour de l’installation d’une nouvelle centrale nucléaire au Mexique.

Voilà les raisons pour lesquelles nous demandons un moratoire immédiat sur les projets de fermes éoliennes. Nous n’avons pas été consultés convenablement, et les projets de fermes éoliennes ont été réalisés avec des contrats et des baux abusifs, obtenus par des multinationales qui ont violé les accords exigeant une consultation locale pour de tels projets.

Ces expériences nous ont amenés à penser que nous devons analyser avec attention ce que sont les énergies alternatives. Les vraies solutions doivent être pensées de manière globale. Nous ne pouvons pas boucher un trou pendant que nous en creusons trois autres au même moment.

À quelle situation votre communauté fait-elle face ?

La plupart des firmes qui viennent pour produire de l’énergie éolienne sont d’origine espagnole : Endesa, Union Fenosa, Preneal, Iberdrola, Acciona and Gamesa. Il y a aussi des firmes françaises, suisses, allemandes et italiennes. Ces parcs éoliens font partie du plan « Puebla Panama » lancé en 2001.

Ces entreprises, en collusion avec le gouvernement mexicain, manipulent les pauvres, pour la plupart des Indiens non-hispanophones de ma communauté, pour qu’ils signent des contrats de location. Ces contrats signifient en réalité l’abandon de leurs terres pour 30 ans. Un abandon compensé par des sommes ridiculement basses : les propriétaires Indiens reçoivent 150 pesos (environ huit euros) par hectare et par an. Ils reçoivent également un versement unique de 1000 pesos (environ 50 euros) quand ils signent le contrat. Ces accords ont été présentés à notre peuple en espagnol, alors que dans la plupart des cas les gens ne parlent que le zapotèque.

Ces accords sont également trompeurs parce que les firmes ont promis que les propriétaires pourraient continuer à cultiver leurs terres. Mais le contrat inclut comme restriction que les cultures de plus de deux mètres ne peuvent être plantées. Or le maïs peut pousser plus haut. De leur côté, les firmes n’ont aucune restriction dans leur utilisation de la terre. Les baux sont de 30 ans, mais ils peuvent être automatiquement renouvelés pour 30 années. Et seules les firmes peuvent mettre fin au contrat.

Ces locations représentent une nouvelle forme de féodalisme. Les entreprises contrôlent des milliers d’hectares. Dans la ville de San Mateo del Mar, elles voulaient louer 4000 hectares, alors que la superficie totale de la commune est de 7000 hectares. C’est un manque complet de respect de notre mode de vie. Les firmes se comportent comme si nous étions des marchandises qui pourraient être achetées.

Quelles sont vos stratégies de résistance ?

Dans ma ville, Juchitán, nous avons créé une Assemblée de défense des terres et du territoire. Nous avons rejoint d’autres groupes qui rejettent ce genre de projets de fermes éoliennes et nous avons créé le Front Populaire de l’Isthme en défense de la terre, « Frente de Pueblos del Istmo en Defensa de la Tierra ». Ensemble, nous avons commencé une campagne de sensibilisation dans les zones où les fermes sont basées.

Dans le cadre de notre campagne, nous avons organisé des occupations de terres et des recours pour annuler les contrats de location. Jusqu’à présent, nous avons gagné environ 200 procès. Grâce à la mobilisation, les firmes ont accepté de révoquer les contrats des propriétaires qui avaient entamé des recours, libérant ainsi les gens des contrats draconiens.

Nous avons hérité de nos terres et nous les considérons comme communales. Elles ne peuvent donc pas être sujettes à des contrats privés. Nous commençons à faire appel auprès du Tribunal agraire, pour demander le respect de ces terres communales et exiger que les firmes quittent nos territoires. Ce sera une bataille rude, puisque le gouvernement de Oaxaca est connu pour défendre les entreprises et terroriser les communautés.

Comment avez-vous commencé à vous impliquer dans les luttes sociales ?

Je viens d’une communauté zapotèque, dont la population est majoritairement indienne. Pour nous, le maïs est la principale ressource alimentaire, et il est aussi présent dans la plupart de nos rites quotidiens. Sans le maïs, nous mourrons. J’ai rejoins la lutte pour défendre notre droit à cultiver quand les multinationales ont commencé à s’intéresser à notre terre. Je fais maintenant partie de l’Assemblée de défense des terres et du territoire de Juchitán.

Propos recueillis par Mary Lou Malig (www.focusweb.org) et Cecilia Olivet (www.tni.org), qui ont participé à la Caravane « pour le climat et la justice sociale »

Traduit par Nicolas Haeringer, dans le cadre du projet m-e-dium.net

Source :
Quand le « développement durable » se transforme en néocolonialisme vert - Mexique - Basta !

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 20:01

 

jeudi 13 décembre 2012

Cyril, tailleur de pierre de vingt-sept ans, a été arrêté sur la ZAD à Notre-Dame-des-Landes, le 26 novembre, par des gendarmes infiltrés sur une barricade. Il a été condamné deux jours plus tard, en comparution immédiate, à dix mois de prison dont cinq avec sursis.

Il envoie aux zadistes cette lettre, accompagnée d’une chanson qu’il demande de publier.

Pour lui écrire :

Centre pénitentiaire de Nantes
Quartier Maison d’arrêt
Cyril n° d’écrou 57360
rue de la Mainguais
44300 Nantes

Mes chers camarades,

Un très grand merci pour votre soutien et celui des autres camarades zadistes. Pas une journée ne se passe sans que je pense à vous tous. Merci pour ces infos non muselées que tu m’apportes, cela renforce encore plus mes convictions déjà fortes et ne me désespère pas pour notre cause qui est juste, elle. Nous ne sommes peut-être qu’une épine dans le pied de ce gouvernement mais elle est assez profonde pour qu’il ne puisse la retirer. Remplie d’un venin qui se nourrit d’amour et de solidarité, elle envenime ceux qui sont pour la destruction, la répression violente et les constructions capitalistes inutiles pour une population pacifiste mais résistante qui ne demande que de vivre en paix et en harmonie avec la mère nature. Ils ne sont pas à leur premier coup d’essai. Mais la résistance est toujours là. Nous faisons partie de la nouvelle et de l’ancienne génération qui lutte depuis tant d’années contre ces multiples projets inutiles. Ils dépassent les bornes. Ces souffrances qu’ils infligent à nous et à la mère nature sont malheureusement irréversibles et nous ne les oublierons jamais. Qui sont-ils pour penser que la valeur de l’argent est plus importante que celle de l’être humain et de son environnement ? Pour moi c’est un devoir envers les miens de crier mon opposition à tout cela. La destruction massive de notre mère la terre doit cesser car les conséquences en sont désastreuses. Que laisserons-nous à nos enfants ? Une chose est sûre, nous ne sommes pas des lâches. Nous nous battons pour des valeurs sûres, justes et ils en seront fiers. L’État ne peut en dire autant, car il n’en est pas à sa première erreur. Mes grands-parents et mon père ont subi les mêmes erreurs à une échelle différente et leur était reproché à l’époque le simple fait d’être juifs et de vouloir protéger cette terre qui est la nôtre.

Refusant de partir de leur terre pendant la guerre, ils en ont payé le prix fort. Fusillés par les collabos de l’époque devant mon père qui n’avait que cinq ans. Certaines choses ont changé mais le gouvernement lâche et hypocrite reste ferme devant les cris et les pleurs de ses enfants qu’il dit capricieux. Je pense que le caprice vient d’eux et que la Raison vient de notre passion et de notre amour pour ces nombreuses causes justes et défendables. Ils ne l’entendent pas de même et nous poussent dans l’illégalité et la rébellion. Ma peine est celle d’un être humain qui ne se soumet pas. Comme la vôtre. Faut-il pourtant subir ? Ma réponse est Non. Nous ne lâcherons rien. Car peu importe le temps, ce qui compte ce sont les messages et le résultat ainsi que les erreurs flagrantes que le peuple voit. Ne changez rien, restez comme vous êtes, libres !

Mes bottes me manquent, vous me manquez camarades et ami•e•s et je continue la lutte d’une autre manière. Grâce à vous j’ai assez de contacts à l’extérieur pour me faire entendre. Cela fait plus de dix ans que je me bats pour différentes causes. Je suis originaire de cette région et je le resterai malgré mon interdiction de séjourner dans le 44 pendant deux ans. Sauf Avessac où j’ai acheté un petit corps de ferme que je rénove pour tous ceux qui aiment la nature et la liberté. Je suis tailleur de pierre et cela me plaît. Ma lutte se fait aussi dans la musique depuis douze années et passera ces messages grâce à l’aide extérieure, étant à l’heure actuelle prisonnier. Je suis sur le projet d’un nouveau CD destiné à notre cause. Car il me semble nécessaire de faire passer ces messages.

Je vous fais donc part du premier jet de la première chanson que je vous offre en espérant votre participation future d’une vérité qu’on nous demande de cacher.

J’aimerais si possible que cette lettre ainsi que cette chanson soient mises sur Indymedia. Merci.

Je compte sur vous et vous remercie tous pour le soutien que vous m’apportez et surtout pour cette cause juste. La terre de nos parents est la future terre de nos enfants, ne l’oublions pas.

V.D.R. et S.

Je vous embrasse,
Cyril
n° écrou 57360
prison de Nantes

Cette chanson se fredonne comme un chant de pirate.

ZAD pacifiste mais résistante

refrain
 
Nous ne sommes pas des criminels, nous sommes des enfants
Nous nous battons pour la terre et non pour l’argent
Que laisserons-nous derrière pour tous ces enfants ?
Sûrement pas une terre meurtrie depuis trop longtemps.
 
Nous ne pouvons plus nous taire car l’erreur est flagrante
L’État reflète notre misère et en est conscient.
Pousse l’humain à bout de nerf à cause des dirigeants.
Dans une atmosphère austère et si méprisante.
 
Nous nous battons pour cette terre que nous aimons tant.
Pour combattre cette misère nous restons devant.
L’égalité sur cette terre n’est pas si flagrante.
Regarder autour mes frères l’ampleur est dégradante.
 
Pour nos sœurs et pour nos frères même pour nos enfants.
Le reflet d’une misère créée par tous ces gens.
De finance et de guerre nous n’nous laisserons pas faire.
En avant tous ensemble.
 
refrain
 
Que laisserons-nous derrière si ce n’est le temps de réparer
cette terre qui nous offre tant.
Nous ne sommes pas des criminels nous sommes des enfants
tous issus de la même terre celle de nos parents.
 
N’ayons plus peur de nous taire devant toute cette violence.
Envers nous envers la mère qui nous rend vivants.
Des cultures si différentes et enrichissantes.
Pour combattre la misère qui est juste devant.
 
Allons marchons mes frères unis tous ensemble.
Montrons-leur ni peur ni souffrance car nous nous sommes fiers.
De combattre vaillamment mais pas pour la guerre.
Pour un futur rayonnant résistons mes frères.
 
Que laisserons-nous à nos enfants sûrement pas la misère.
Que le ministère comprenne que l’on ne peut se taire
devant toute cette violence gratuite et volontaire
nous ne pouvons nous taire.

Merci pour tout et continuez à vivre.

Source : Indymedia Nantes.
Via : Lettre de Cyril, prisonnier à Nantes - la voie du jaguar
Mais encore :

Du val de Suse à Notre-Dame-des-Landes, de Saint-Affrique à Châteaubriant, une vague de résistance
7 décembre, par ZAD

Texte de la prise de parole d’occupant·e·s de la ZAD à la manifestation No TAV du 3 décembre à Lyon (ce texte n’a pu être lu en l’état, du fait de la répression que la plupart ont subie ce jour-là).

Appel de Saint-Affrique et communiqué du collectif de Châteaubriant.

Rendez-vous quotidiens ou réguliers
- Notre-Dame-des-Landes, à partir de 9 heures : permanence sur la place de la Poste (local des syndicats, angle opposé à la mairie) pour déplacement sur la zone.
- Nantes, à partir de 10 heures : vigie citoyenne au Pont-Morand ; à 19 heures, un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture (le prochain : vendredi 14 décembre).
- Blois, chaque mardi à 18 heures : au Liber.thés (21, avenue Wilson), permanence du comité.
- Châteaubriant, chaque vendredi à 18 h 30 : devant la mairie, rassemblement.
- Clermont-Ferrand, chaque mardi à 18 heures : à l’Hôtel des Vil·e·s (55, avenue de l’Union-Soviétique), réunion du comité de soutien.
- Concarneau, chaque jeudi à 18 heures : à la Maison des associations (place Duquesne), réunion du collectif de solidarité.
- Cran-Gevrier (Haute-Savoie), chaque lundi à 18 heures : à l’Alterlocal (3, chemin des Grèves), réunion du comité de soutien à la ZAD.
- Paris, chaque mardi à 19 heures : au CICP (21 ter, rue Voltaire, métro Rue-des-Boulets), assemblée du Collectif de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes.
- Quimper, chaque jeudi à 18 heures : au local cyberacteurs (6, rue Aristide-Briand), réunion.
- Rennes, chaque lundi à 19 h 30 : à la Maison de la Grève (37, rue Legraverend), point info et organisation ; chaque vendredi à 18 heures : place de la Mairie, rassemblement.
- Toulouse, chaque mercredi à 19 heures : au Sloli (faubourg Bonnefoy), assemblée.
- Vannes, chaque lundi à 20 h 30 : au café L’Éloge de la lenteur (16, rue de Chateaubriand), réunion du collectif.
- Villefranche-de-Lauragais, chaque vendredi de 9 h 30 à midi : au marché (place Gambetta), permanence et collecte pour la ZAD.

Rendez-vous à venir
- Vendredi 14 décembre à Melle (Deux-Sèvres), de 8 heures à midi : sur le marché, vin chaud contre Vinci.
- Vendredi 14 décembre à Saint-Jean-du-Gard, à partir de 19 heures : à la Bibliothèque-infokiosque (152, Grand’Rue), rencontre autour de la lutte contre l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
- Vendredi 14 décembre à Rezé, à 19 h 30 : au Canon à Pat’ (51, rue Alsace-Lorraine), soirée de soutien à la ZAD.
- Vendredi 14 décembre à Laval (Mayenne), à 20 h 15 : salle de l’auditorium (place de Hercé), réunion d’information et discussion.
- Vendredi 14 décembre à Ambon (Morbihan), à 20 h 30 : espace du Lenn, soirée information-débat.
- Vendredi 14 décembre à Houilles (Yvelines), à 20 h 30 : salle Michelet (17, place Michelet, au-dessus du supermarché), réunion-débat.
- Vendredi 14 décembre à Prades (Pyrénées-Orientales), à 21 heures : au Lido (174, avenue du Général-de-Gaulle), projection du film Kashima Paradise, documentaire français de 1973 retraçant la résistance des paysans et étudiants japonais à la construction de l’aéroport de Narita.
- Samedi 15 décembre à Notre-Dame-des-Landes : salle Cassiopée (rue Jules-Verne), week-end des comités de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes.
- Samedi 15 décembre à Chambéry, à 10 heures : devant la mairie, action de rue.
- Samedi 15 décembre à Châteauroux, à partir de 10 heures : sur le marché, stand d’information.
- Samedi 15 décembre à Metz, à partir de 10 heures : sur le marché, information.
- Samedi 15 décembre à Privas (Ardèche), à 10 heures : devant la préfecture, manifestation.
- Samedi 15 décembre au Puy-en-Velay (Haute-Loire), à 10 heures : devant la préfecture, rassemblement.
- Samedi 15 décembre à Aurillac, à 11 heures : en bas du square, au niveau de la statue des Droits-de-l’Homme, rassemblement.
- Samedi 15 décembre à Belin-Béliet (Gironde), à 11 heures : place de la Mairie, rassemblement.
- Samedi 15 décembre à Paris, à 11 h 30 : café La Petite Louise (52, rue du Château-d’Eau, face à la mairie du Xe), réunion.
- Samedi 15 décembre à Lille, à 13 heures : place de la République, action de sensibilisation.
- Samedi 15 décembre à Châteaulin, à 14 heures : le collectif de Quimper appelle à un rassemblement de tous les collectifs du Finistère.
- Samedi 15 décembre à Pontonx-sur-l’Adour (Landes), à 15 heures : à la Maison des associations (2, avenue Chalosse), assemblée.
- Samedi 15 décembre à Tours, à 15 heures : place Anatole-France, manifestation.
- Samedi 15 décembre à Saint-Affrique (Aveyron), à 16 heures : devant la mairie, manifestation de soutien à Notre-Dame-des-Landes et aux inculpés saint-affricains.
- Samedi 15 décembre à L’Affenadou (Gard), à partir de 18 heures : à La Cantine, la Fée Nadou et ses farfadets organisent une cantine solidaire aux résistants de Notre-Dame-des-Landes.
- Samedi 15 décembre à Chalon-sur-Saône, à 18 heures : place de l’Hôtel-de-Ville, mobilisation de soutien à la ZAD.
- Dimanche 16 décembre à Notre-Dame-des-Landes : salle Cassiopée (rue Jules-Verne), week-end des comités de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes.
- Dimanche 16 décembre au Mans, à 10 h 30 : place des Jacobins (devant le futur théâtre bâti par Vinci), rassemblement.
- Dimanche 16 décembre à Carhaix (Finistère), à 14 h 30 : au cinéma Le Grand Bleu (rue Jean-Monnet), projection du film Notre-Dame-des-Landes, au cœur de la lutte.
- Dimanche 16 décembre à Saint-Jean-de-Maruéjols (Gard) : manifestation.
- Lundi 17 décembre à Clermont-Ferrand, à 10 heures : place Gaillard, rassemblement.
- Lundi 17 décembre au Cannet-des-Maures (Var), à 19 heures : Maison du paysan (ZAC La Gueiranne, route du Vieux-Cannet), réunion du comité.
- Lundi 17 décembre à Anduze (Gard), à partir de 19 h 30 : Le Triboulet (rue Bouquerie), café-repaire “les grands projets inutiles et imposés”.
- Lundi 17 décembre à La Roche-sur-Yon (Vendée), à 20 h 30 : diaporama suivi d’un débat.
- Mardi 18 décembre à Lille, à 19 heures : au Café citoyen (7, place du Vieux-Marché-aux-Chevaux, métro République), réunion.
- Mardi 18 décembre à Marseille, à 19 heures : au Tableau Noir (60-64, rue Saint-Savournin), réunion du collectif marseillais.
- Mardi 18 décembre à Bourges, à 20 heures : Maison des associations (28, rue Gambon), conférence du comité local pour le soutien à Notre-Dame-des-Landes.
- Mercredi 19 décembre à Carcassonne, à 18 heures : au 12, avenue Arthur-Mullot, réunion du collectif.
- Mercredi 19 décembre à Ixelles (Belgique), à 19 heures : à L’Horloge du Sud (141, rue du Trône), assemblée du Collectif bruxellois de soutien à Notre-Dame-des-Landes.
- Jeudi 20 décembre à Blois, à 19 heures : à l’annexe de la Bourse du travail, en face de la Maison des syndicats (avenue de l’Europe), réunion publique.
- Jeudi 20 décembre à Montpellier, à 19 heures : au Kalaj (11, rue Desmazes), réunion du collectif.
- Jeudi 20 décembre à Strasbourg, à 20 heures : au FEC (17, place Saint-Étienne), projection-débat.
- Jeudi 20 décembre à Dinan, à 20 h 30 : au cinéma Vers le large (4, route de Dinard), projection du film Notre-Dame-des-Landes stop à l’aéroport.
- Vendredi 21 décembre à Saint-Rivoal (Finistère), à 20 heures : concert de soutien aux résistants de Notre-Dame-des-Landes.
- Samedi 22 décembre à Châteauroux, à partir de 10 heures : sur le marché, stand d’information.
- Samedi 22 décembre à Albi, à 14 h 30 : place du Vigan, action de sensibilisation.
- Samedi 5 janvier à Lille, à 8 heures : devant l’Opéra de Lille (place du Théâtre, métro Rihour ou gare Lille-Flandres), départ de la marche de solidarité de Lille à Notre-Dame-des-Landes.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 15:00

Extraction

Par Sophie Chapelle (12 décembre 2012)

 

Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder.


Crédit photo : OHSEP (prise le 21 août 2012)

La compagnie Texas Brine est dans le viseur des autorités publiques. Cette entreprise de forage et stockage basée à Houston traite depuis des années une caverne de sel souterraine, située sous la zone du gouffre, recourant à des techniques de fracturations. La saumure salée produite par ses puits est un élément vital pour l’industrie pétrochimique, rappelle Truth-Out. Des puits de forage pouvant atteindre 500 mètres ont été creusés pour repousser la saumure vers la surface. Or, selon certains géologues, « la pression dans la caverne aurait provoqué un "frack out" ». Autrement dit, la pression pour extraire la saumure de manière verticale aurait été trop forte, fracturant la roche vers la surface et provoquant l’effondrement de terrain.

Quatre mois après les faits, 300 résidents vivant à proximité du gouffre dénommé « Bayou Corne » n’ont toujours pas pu regagner leur domicile. La compagnie Texas Brine est astreinte au versement d’une somme hebdomadaire de 875 $ à chaque ménage évacué. La société a également été condamnée à une amende de 100 000 $ par le commissaire de la Conservation de Louisiane, ce 1er décembre, pour ne pas avoir empêché la contamination des cours d’eau avoisinants. A l’heure actuelle, des quantités incalculables de pétrole et de gaz continuent de s’échapper de Bayou Corne. Même si la technique utilisée est différente, faut-il y voir un avant goût des impacts de l’extraction des huiles et gaz de schiste ?

@Sophie_Chapelle sur twitter

Source : Catastrophe écologique en Louisiane à cause de la fracturation - Extraction - Basta !

Via : Les Dernières Nouvelles du Monde | Scoop.it


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  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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