8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 15:17

 

Ce sujet me met un peu trop en rage pour que je puisse m’exprimer sans un débordement d’émotion qui ne serait pas propice alors que trop de confusion règne déjà. Et ce n’est pas le moment pour moi, dans une situation un peu trop précaire de fuite en avant, d’approfondir l’origine de ces émotions et d’autres, de voir quel point elles touchent en moi qui réveillent cette colère de petite fille qui dit : NON ! Qu’on laisse les gamins grandir en paix, découvrir la sexualité en temps et heure sans leur dire à l’avance ce qu’ils sont sensés découvrir ou percevoir. Ce dont il est question, c’est bien d’en faire des cobayes sans aucune garantie qu’ils ne sortiront pas complétement déstabilisés à vie par le traumatisme, comme ce fut le cas pour de nombreuses expériences « pilotes » du style…. S’il faut éduquer que l’on éduque les adultes en commençant par revoir tous les aspects des médias qui véhiculent les stéréotypes de femelles idiotes qui ont pour plus grande vertu leur capacité à séduire les mâles dont la capture leur conférera un statut social…

 

En résumé, hommes et femmes nous ne sommes pas pareils, mais bien différents et complémentaires. Et si je mène un combat, c’est bien celui du respect de cette différence sans cette hiérarchisation de valeur qui a vu naître la société industrielle dans une apologie des valeurs masculines dont témoignent les nombreuses métaphores de viol et domination de la nature féminine de la Terre qui l’accompagne.

Et si certains doivent être éduqués à ce sujet, ce ne sont pas les enfants mais bien les adultes qui ont permis tout autant que la régression des dit « droits sociaux et du travail », la régression des conquêtes des femmes sur la minorisation que consistait l’introduction du Code Napoléon (post révolution…) calqué sur le droit romain qui consacre la domination du pater familias. Dans les années 70, des femmes avaient reconquis ce territoire juridique, alors que la contraception permettait aux filles une sexualité libre sans crainte de se retrouver enceinte, ce qui constituait un déséquilibre majeur, une prise de risque non partagée. Pourquoi une telle régression dans les comportements depuis cette époque où il semblait que le machisme et le féminisme réducteurs vivaient leurs derniers feux d’artifice ? Qu'enfin une complémentarité épanouie ferait place à ces éternels reproches si typique du couple féministe-machiste...

La réponse est principalement culturelle. Et c’est bien à cette culture ambiante qu’il faudrait s’attaquer plutôt qu’à pervertir des enfants. Une grande opération d’éducation permanente qui entre femmes, entre hommes et ensemble poserait les bonnes questions sur cette dérive des acquis en matière de respect réciproque des irréductible différences entre hommes et femmes, qui n’empêchent pas les uns et les autres d’exercer avec bonheur des taches traditionnellement réservées à l’autre sexe.

Et merci à Philippe Bilger, je ne partage pas absolulent tout mais ce texte pose les bonnes questions.

 

A lire également pour comprendre mieux les origines de ma colère Jacques Attali: Vers l’humanité unisexe | Slate

Contre le RNH ! redressement de la nature humaine
Philippe Bilger  

Cela a commencé avec le mariage pour tous. On pouvait penser que le mimétisme européen avait joué avec un engagement présidentiel à l’évidence plus facile à tenir que l’inversion de la courbe du chômage. 

Cela a continué avec l’affaire Dieudonné et les injonctions du ministre de l’Intérieur qui dépassaient, et de très loin, le cadre de sa mission pourtant si difficile à assumer quand on constate les piètres résultats de la lutte contre l’insécurité en 2013. Ce n’était pas à lui d’intimider les spectateurs des représentations de Dieudonné en leur faisant la morale et en les stigmatisant quasiment. Devaient-ils demander à Manuel Valls la permission de sortir le soir ?

Cela dure avec la conception de la justice socialiste qui, fuyant le réel et ses incommodités, rêve de l’avenir, fantasme sur le futur et élabore ses projets, qui le demeurent, pour un peuple imaginaire merveilleusement à l’écoute et détaché des misères humaines, des tragédies causées par les crimes et les délits.
Cela s’aggrave avec la théorie du genre et, même si les démentis des ministres sont sincères, il y a une aspiration de ceux qui nous gouvernent à faire de l’école et de l’enseignement tout autre chose que ce qu’ils devraient être. Apprendre, lire, écrire, calculer, s’imprégner de notre Histoire de France, se former à la passion des grands auteurs et de la littérature, apprivoiser les langues étrangères, autant d’objectifs et d’ambitions qui, pour être d’une heureuse banalité, sont aujourd’hui peu ou prou relégués au profit d’une éducation même plus civique mais bouleversante, destinée à constituer les établissements pour des lieux d’expérimentation et d’indifférenciation des sexes.
Dans 600 écoles de dix académies, si on n’apprend pas aux garçons à devenir des filles, les nouveaux ABCD de l’éducation, de la grande section de maternelle au CM2, s’assignent pour but de lutter contre les stéréotypes filles-garçons. “Nous voulons tout de même qu’il y ait égalité entre les hommes et les femmes au sein de la société, dans le choix d’un métier”, a déclaré Vincent Peillon (Le Parisien).
Soit, mais si une telle ambition est légitime, incombe-t-il à l’école de superposer sans cesse à ses missions fondamentales de plus en plus négligées des prises de conscience et des ateliers vecteurs d’une bouillie éthique et sociale difficilement assimilable ? L’enseignement est-il voué à diffuser une certaine conception de la morale qui se résume peu ou prou à un féminisme même plus raisonnable ? Serait-il absurde de laisser aux parents, aux familles, aux vies amoureuses et à l’influence aussi bien forte que subtile des hommes et des femmes dans leurs relations quotidiennes, la charge, l’honneur de se faire progresser, d’avancer en lucidité, en égalité ? La vie privée du président serait sacrée mais les intrusions dans notre sphère d’existence tolérables ? Est-il normal de poser la main de l’Etat, sa volonté orientée, son idéologie plus sectaire – une seule vision, toujours, de l’humain, de sa liberté, de sa responsabilité – qu’équitable, sur un monde qui appelle d’autres démarches, et surtout pas de la politique même déguisée en soie, en velours et en injonctions patelines à suivre ? Pourquoi s’immisce-t-il dans ce qui nous regarde au premier chef ?
Avec ces insensibles ou ostensibles dérives, je perçois l’émergence, dans la démocratie selon François Hollande, d’îlots de totalitarisme mou, d’un caporalisme collectif qui s’en donne d’autant plus à coeur joie qu’à défaut de changer le monde, de réformer la France, le pouvoir n’a plus que la ressource de s’en prendre aux “fondamentaux”, aux permanences, aux stabilités, à l’ordre, aux évidences de la nature.
Il y a de manière dévastatrice, sur tous les plans, une obsession de rupture. Si, en effet, parfois le naturel mérite d’être amendé ou complété par le culturel, nous n’en sommes plus là avec ce gouvernement. Pourquoi a-t-il une telle hantise devant ce qui coule de source, ce qui a été admis durant des siècles, ce qui a fait ses preuves et qui autorise une politique digne de ce nom ? Pourquoi la nature et ses leçons inspirent-elles autant de dégoût à ce pouvoir ? Parce que ce qui est proche, accessible, irréfutable, légitime fait peur ? Qu’on met le désordre et l’agitation là où on peut ? Que, dépassés par la nature, on a pris le parti de lui faire la peau ? Que la culture est un beau mot qui à force d’être exploité tourne à vide mais qu’on prétend s’en servir comme arme de guerre contre l’intolérable pesanteur des comportements et des déterminismes parce que ceux-ci seraient en eux-mêmes pervers ?
Parce que cette gauche ne sait plus quoi faire pour se faire remarquer. Alors elle change l’insupportable cohérence née du passé et du pragmatisme.
Ce totalitarisme qui pointe est soft, certes, mais clair et net. Logique aussi : la liberté est en effet une ennemie. Partout.
Pourquoi prétendre, à toute force ou à coups fourrés, dénaturer, confondre, enjoindre, ne pas succomber à l’immédiate compassion pour les victimes, détourner les institutions et les services de leur but, déséquilibrer une société, dégrader les identités, instiller de la mauvaise conscience dans des liens qui se sont toujours construits en s’opposant, qui s’opposent mais se complètent, quel besoin a l’Etat de venir s’immiscer dans ce qui ne le concerne pas ?
J’écoute, je lis Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem. Le premier : “La lutte contre les stéréotypes de genre – les opinions toutes faites sur les femmes et les hommes – et l’homophobie doit être menée avec force à tous les niveaux d’enseignement”. La seconde : “La théorie du genre, qui explique “l’identité sexuelle” des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité et de faire oeuvre de pédagogie sur ces sujets” (Le Figaro).
Pourquoi pas ? Mais il y a des politiques et des ministres pour cela. Ce prêchi-prêcha n’a pas sa place à l’école.
Les homosexuels se marient parce qu’il convenait de fabriquer une égalité artificielle. Des spectateurs sont réprimandés parce qu’ils croyaient avoir le droit, en démocratie, d’assister à des spectacles selon leur bon plaisir. L’angélisme gouvernemental s’obstine à faire céder les évidentes compassions pour les victimes et la rigueur qu’elles appelleraient en retour face aux constructions idéologiques gangrenées par la fuite du réel et fondées sur un autre peuple que celui, insupportable, réclamant sécurité et justice. L’école, les petits enfants et les enseignants sont embarqués dans un processus qui vise à déconstruire et à troubler. Le progressisme niais non seulement accable mais fait perdre son temps à un service public qui devrait pouvoir se concentrer sur l’essentiel.
Le naturel, partout, est chassé au galop.
Je suis contre le RNH. Contre le “redressement de la nature humaine” dont ce pouvoir s’est fait une dangereuse spécialité.

 Philippe Bilger

Via
Humeurs de Marissé

 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:07

 

 

 

Toute sa vie Montaigne a voulu écrire mais il n’a fait que des essais.

(Bourde d’un étudiant du Bacc.

les hommes chômeurs jouent au basket,
les hommes ouvriers au foot,
les hommes cadres au tennis,
les hommes cadres sup au squash,
les hommes patrons au golf,
Conclusion :
Plus leur situation est élevée, plus leurs boules sont petites.
Source

L’humanité à la poubelle : le nouveau resto du NOM.

Il n’y a pas d’armes contre la bêtise humaine : elle s’enseigne toutefois dans les écoles, où les étudiants avalent les produits frelatés de « connaissances » trafiquées, pour un cheminement social   menant à une belle liberté de sujets dépendants et menottés. Ce qu’autrefois l’on nommait esclave.

Tous des Christophe Colomb… Conquérants du « monde ».

Mission : s’emparer de tout.

Quand tout le monde veut s’emparer de TOUT, il ne reste plus qu’une concentration de richesses dans les mains de quelques uns. Le singe a toutes les bananes et sa vie consiste à acheter tous les magasins qui vendent des bananes.

Et on ne forme que des vendeurs de bananes.

À la Monsanto, si possible…

Fabriquer et vendre.

Si les adolescents ont leurs modes  passagères, les employés des états, fabricants de machines sophistiquées, ont leur « machine » à détruire dont ils sont fiers. Ils en sont fiers parce qu’ils ont participé à leur fabrication.

Tous des poissons, l’œil pétrifié à cet or des fous : la technologie frelatée de la marche des États.

La réussite personnelle, peu importe les dommages collatéraux…  La réussite « personnelle »,  en fait, elle n’existe pas, puisque la société est un océan dans lequel chaque poisson que nous somme, y a  couvé et y a  grandi.

Faire et détruire

Nous voici à l’ère du drone, dont le l’embryon a été créé par les allemands lors de la dernière grande guerre mondiale, le V 1. Pour le bienfait de la nation… Et pour la solde. Car voilà que dans une société à la puanteur des guerres et de causticités malveillantes pour fin de contrôle, on nous bâtit des drones "modèles réduits".

Le bien vient de passer dans le tordeur de l’Halloween…


 

Le gros drone… Aux armes, citoyens!

Le MQ-9 Reaper. Ce qui signifie « faucheuse », à « l’allégorie de la mort ».


 

En 2009, il était évalué à environ 16 milles Euro. Il doit frôler les 20 milles Euro aujourd’hui.

États-Unis

En janvier 2010, l’inventaire est de 6 819 drones de tout type, dont environ 200 appareils à haute altitude HALE (Predator, Reaper, Global Hawk…), et les états-majors réclament 800 drones à haute altitude pour l’avenir.

L’US Navy consacrera par exemple un budget à ces drones de 2 milliards de dollars américains pour 2013-2015 et qui devrait monter à 7 milliards en 202022. Wikipedia  

En France

En 2007, la France possédait 81 drones militaires (pour les renseignements). Quatre plans sont en cours de traitement pour acquérir de nouveaux appareils24. (Notamment le projet de Dassault Aviation: le nEUROn)

La police s’est dotée en 2008 du drone ELSA pour surveiller par les airs des manifestations ou des violences urbaines25.

Les drones, c’est comme les couteaux de cuisine : on peut trancher la viande ou assassiner  sa femme dans une folie « temporaire ».

Or, présentement, la race humaine semble plutôt vouloir charcuter la planète en utilisant le mauvais angle du couteau.

Les  armes, ce sont également les agents de la C.I.A. et l’armada de collaborateurs invisibles attelés à leurs bureaux pour combattre des ennemis créés pour… vendre des armes de…contrôle à distance.

Eux-mêmes, les avachis devant leur ordinateur-jouet ignorent qu’ils sont contrôlés.

Le pain volant et l’échappatoire par les chiottes

L’argent de nos impôts, de nos taxes, donné à  « l’État »,  (dettes à l’appui, sert à  farcir les dindes des réels meneurs néolibéraux),   mais détourné par  un arsenal de gamins aux cheveux blancs – faux sages des sociétés « modernes » –  se promènent  au dessus de nos têtes pendant qu’on crève de faim ou de désespoir.

Du pain volant…

Et pour l’eau? De la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste et des rivières pour  les sables bitumineux de l’Alberta. On en garde du « propre »  pour l’embouteillage des chérubins des G-20 et leur descendance de singes portatifs, sautillant sur la planète comme des sauterelles nazies.

La société a également son code génétique. Par sa propagande, elle enfante des « modèles ».

Des clones et des drones.

C’est la foi en ce code qui nous esclave jusqu’au puisard actuel mondialisé.

Nous sommes comme ce gamin dans une scène de la  Liste de Schindler  qui,  pour échapper aux gardes, plonge  dans le cercle troué  d’une chiotte.

Jusqu’aux cheveux…

On en est là.

À un poil du « puisard céleste ».

Le paradoxe de la liberté et de l’esclavagisme

Plutôt étonnant!

Un noir javellisé à la présidence des États-Unis qui est soit naïf, soit esclave de fabricants de miroirs produits par les banques « contrôlantes ».

Voilà!

On lutte pour instaurer des démocraties en luttant contre le totalitarisme intérieur  pendant qu’on instaure des régimes totalitaires par bombardements chirurgicaux ailleurs. Ou des massacres…

La résistance américaine se prépare déjà à abattre des drones. (Source ) Car, pour la population, l’ingénierie se dote de drones  pour infiltrer  et surveiller la citoyenneté américaine. Toutefois, les gros calibres ne suffiront pas…

Une bonne tapette à mouches pourrait faire le travail…


L’insecte espion

Ces drones vont de petits avions de surveillance pesant quelques livres à des aéronefs armés transportant des milliers de livres d’équipement et d’armement. Une nouvelle génération de micro-robots volants (« micro air vehicles, MAV ») est en cours de développement qui ne sont guère plus grands que des insectes et capables de pénétrer sans être vus dans des logements et des lieux de travail pour photographier, enregistrer et même tuer.wsws.org ( Tom Carter)

 

Mais les recherches sont en cours, là où les frères Wright ont fait leur premier vol : La Patterson Air Base, Ohio. Oiseaux et moustiques…

Voici le dernier cri :

 

 

 

La perle des drones

Financé par la DARPA, dépendante de l’armée américaine, ce projet vise à “modifier” des insectes, afin de pouvoir les télécommander, pour pouvoir les utiliser comme drones volants. Une vidéo montre les progrès accomplis : la commande à distance de ce gros insecte volant fonctionne !

Certains amis des animaux vont probablement hurler à la maltraitance d’animaux. Ou pas, car un gros scarabée, c’est quand même moins mignon qu’un bébé phoque. Ces chercheurs américains travaillent sur un projet étonnant : brancher sur le système nerveux d’insectes vivants, des appareils permettant de les commander à distance et ainsi, de les utiliser comme drones volants. Ou pour accéder à des endroits innaccessibles à un humain. Ce projet est financé par la DARPA, département recherche et développement de l’armée américaine.

Les progrès accomplis sont étonnants. Les chercheurs ont branché des électrodes sur les nerfs optiques de ce gros insecte volant. Des électrodes sont aussi implantées sur certains muscles de l’insecte, afin de les stimuler sur commande. Attaché sur son dos, se trouve le circuit de réception radio. Grâce à ce système, il est possible de faire décoller ou atterrir l’insecte, mais aussi de le faire tourner à gauche ou à droite ! Le chercheur ne fait qu’envoyer un ordre lorsque c’est nécessaire (tourner à droite par exemple), puis la stimulation s’arrête. L’insecte continue alors à faire tout seul ce qu’il sait le mieux faire, voler.

Les avantages de l’utilisation d’un insecte vivant sont évidents : il sait déjà voler, décoller, atterrir de lui-même. Il peut même par exemple atterrir le plus naturellement du monde sur un mur vertical, ce qui serait extrêmement difficile à programmer pour un drone mécanique. Un insecte peut transporter à peu près 30% de son poids sur son dos, ce qui dans notre exemple, permettrait d’emporter une charge utile d’environ 2,5g. La difficulté est donc de miniaturiser suffisamment l’équipement pour pouvoir en faire une application utile. (2)

Inquiétant, tout l’argent qu’on dépense pour s’entretuer…

Le chat-drone

Je n’ai pas d’arme pour abattre des drones, ni de tapettes à mouches. La mouche domestique a disparu… La tapette verte ou jaune  est depuis longtemps inutilisée. Elle dort sur une tablette…

Ce qui me fait peur, c’est qu’un jour, on fabrique des chats-drones que nous adopterons. Ils dormiront au pied de nos lits, avec leurs grand yeux-caméra…

Brrrr!

Il faudra aller en forêt pour voir de vrais insectes qui ne nous voient pas.

Ce doit être la raison pour laquelle on rase les forêts. ( Le complotiste)

Le politicien-drone

Nous avons déjà des politiciens-drones télécommandés par des banquiers et une quantité infinie d’adeptes du « développement durable ». Ils développent des banques. Et avec leurs résultats, ils développent d’autres banques.

Qu’ils mangent leurs banques!…

En attendant, je pense à ce cher Freud, à qui,  vers la fin de sa vie,  on demanda s’il était optimiste au sujet de l’avenir de l’humanité…

Il demeura silencieux…

Je pense que finalement un grand silence règnera sur le monde et que les insectes, qui peuvent dormir pendant des siècles, se réveilleront.

Tout ça, parce que nous sommes hypnotisés…

Quand ils se réveilleront – LES INSECTES- ils travailleront, en commun, à reconstruire cet Éden massacré.

Le ruban continu de l’Histoire, version VHS

 

Alors, réapparaîtra sans doute une autre créature velue qui passera des milliers d’années à tenter de se nourrir, de se vêtir, de survivre.

Puis, un jour, il découvrira l’électricité. D’abord le courant continu, puis, comme Tesla, le courant alternatif.

Il tuera un chien pour montrer le danger du courant alternatif.

Car, ayant perdu la victoire sur la connaissance et sur l’argent de la connaissance, rien ne pourra l’arrêter.

Un chien, c’est un chien… Après tout, il faut bien voir « de l’ordre » dans l’intelligence de la Vie…

Après la tapette à mouches, il inventera la mouche qui rend la tapette inutile.

On finira par s’entretuer tous pour créer la meilleure invention qui puisse nous détruire.

La meilleure?

Inutile de l’inventer : c’est NOUS.

Gaëtan Pelletier

Référence

  1. http://www.courrierinternational.com/article/2012/06/07/comment-obama-a-appris-a-tuer-avec-ses-drones
  2. Transformer un insecte vivant en drone
  3.  http://wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/dron-j22.shtml
  4. http://efg-bnusfoodreserves.blogspot.ca/2012/05/usa-flying-drones-shot-down-in-texas.html

http://solari.com/blog/remote-controlled-mosquito-sized-flying-spy-drone/

 

Source : Avez-vous votre tapette à drones? | LA VIDURE

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:45

 

 

Les prêtres du chaos


"Ca va prendre du temps de restaurer le chaos?
" George Walker Bush
***

Une église intérieure brisée, anéantie par désagrégation, culture d’une foi matérialiste et division…

Le chaos.

Comment parler de réussites de sociétés quand les citoyens sont en guerre contre leurs gouvernants et que le véritable pouvoir est dans les mains des « marchands du temple »?

L’entourloupette consiste à n’utiliser qu’une partie de votre être pour en faire « votre être » au service « d’humains » qui ne cultivent qu’une part d’eux-mêmes : avoir pour être.

Alors, toute réussite est la somme de LEUR réussite à vous soustraire à votre âme, votre esprit, le petit dieu qui dort en vous.

La division par dons de connaissances ciblées vers la connaissance seule des tricots et des malversations des sociétés fait de l’être humain un rameur sur une galère qui ne va nulle part. Sauf, peut-être, aux banques… Ces îles passagères, frileuses au plus infime tsunami.

C’est la raison pour laquelle tout le monde se sent brisé…

Si trop de gens en puissance ou cherchant cette puissance de conduire, de diriger, de malmener un nombre de gens par l’argent, le pouvoir, l’individualisme exacerbé, toute supposée réussite est anéantie.

Réussite sociale.

Réussite de soi.

Car chacun est une œuvre à parfaire. Chacun est un brouillon ou un tableau sur lequel les autres peuvent inscrire LEURS LOIS.

Et patiemment ils sculptent votre être comme on écrit en tapant sur un clavier : lettre par lettre, phrase par phrase.

Alors, on devient le petit clavier qui rêve d’être …EUX.

Vous oubliez que vous êtes uniques.

Ils vous coulent, vous cimentent lentement à leur religion destructrice. Destructrice de tout : de l’humain, de la planète, des terres, de l’eau et ils vous chantent la grande et superbe chanson du vert.

Vous recyclez un boulon pendant qu’ils fabriquent un porte-avions.

Et vous y croyez…

Pourtant, vous vous déclarez ouvertement « athée ».

Victoire du diable : il n’a pas besoin de dieux, il désire s’en débarrasser.

Vous vivez alors dans une sorte de Shoah mondialiste, où les compagnies multiples bouffent  les travailleurs comme un aspirateur bouffe un nid de fourmis.

Mais vous y croyez…

Mais vous êtes athée…

On vous a disjoints de l’ensemble. Ensemble vous travaillez pour eux, ces gens qui n’ont plus de pays, plus de culture – sauf celle de la culture de l’argent pour l’argent, qu’ils enferment quelque part et qui est totalement inutile.

Le mal vient d’eux…

Mais il vient aussi de vous, de nous, de moi, puisque nous avons soustrait à un contrat social sans trop d’âme…

Et nous prétendons être conscients… En fait, nous sommes lessivés. Notre participation à la vie est réduite à une réunion de machinistes, de soudeurs, de bureaucrates contents d’être descendus de l’arbre.

La solution finale est de détruire la beauté de la différence des humains.

On essaie tout simplement d’enterrer 6 milliards d’humains dans des fosses.

Et nous sommes tous fiers de participer à la construction du bulldozer…

C’est là notre seule force. Et notre illusion…

Du moins, c’est bien ce qu’on voulut les prêtres du chaos.

Peu importe que vous achetiez un Ipad ou un écran à 1080HD.

Les seules images qui sont vraies sont celles qui dorment en vous. Si la réussite technologique n’est pas la réussite de votre être, vous n’avez rien réussi.

C’est de ça qu’on est en train de mourir. Emportant tout ce qui nous nourrit véritablement.

La malbouffe de l’âme et de l’esprit…

L’Occident bouffe du congelé…

Les réformes sociales ne sont là que pour bricoler la brisure des échecs sociaux.

Personne ne vous le dira…

C’est le syndrome du bus : « Avancez en arrière »…

Gaëtan Pelletier, 13 avril 2012

Source :

LA VIDURE | Naître dans une explosion et finir en implosion!

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 00:24

 

 

L’attitude des USA en ce qui concerne les armes chimiques est un pur scandale. Rappelons la totale irresponsabilité dont ils ont fait preuve dans le scandale des armes chimiques US abandonnées à Panama.

(…) nous insistons quant au fait que ce pays a le devoir absolu de retirer de notre territoire ces armes chimiques qu’il trouve aujourd’hui si répugnantes. Sa crédibilité morale et diplomatique l’exige.

Nous sommes en train de parler de milliers de bombes toxiques que les USA ont laissées sur nos terres et dans nos mers. L’Armée étasunienne a admis que 64 millions de livres de gaz toxiques – joints à 400 mille bombes chimiques et 500 tonnes de déchets radioactifs - ont été secrètement jetés dans les océans de leur propre territoire et de celui de différents pays étrangers, incluant Panama, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Fabriquer des armes chimiques est plus facile que de s’en défaire. Après le scandale de Panama, où les USA s’étaient carrément lavé les mains du problème, alors qu’éclate le scandale d’Okinawa, un scandale encore bien plus grand se déroule actuellement : le Pentagone installe une nouvelle fabrique d’armes chimiques en Géorgie à proximité de la frontière russe.

Les Etats-Unis une fois de plus jouent le deux poids deus mesures, voulant interdire toute autre production d’armes chimiques que les leurs qui sont en voie de prolifération massive en différents sites, de la même manière qu’ils refusent de participer à une désescalade de l’armement nucléaire dans le monde, selon leur méthode bien connue ; utiliser la communauté internationale pour contraindre les pays qu’ils se préparent à attaquer à désarmer.

Leur attitude belliqueuse incite de nombreux pays à entrer dans une escalade d’armements qui sont à présent capables de détruire plusieurs fois toute vie sur la planète et sont une menace et un danger pour chacun d’entre nous..

Que faire pour mettre fin à cette folie ?

 

 

Okinawa: l'armée US a mené des essais d'armes biologiques

 

Okinawa: l'armée US a mené des essais d'armes biologiques (agence)
13:33 12/01/2014
TOKYO, 12 janvier - RIA Novosti

Des militaires américains ont mené au moins une dizaine d'essais d'armes biologiques entre 1961 et 1962 sur le territoire de l'actuelle préfecture japonaise d'Okinawa, rapporte dimanche l'agence Kyodo.

D'après les documents obtenus par l'agence, des essais de pulvérisation de spores d'un champignon pathogène causant la pyriculariose du riz ont été réalisés dans les districts de Nago et de Shuri.

La dispersion de champignons pathogènes le long de champs a été également effectuée à Taiwan, indique l'agence sans fournir plus de détails.

Les forces US ont pris le contrôle d'Okinawa en 1945. Jusqu'en 1972, le territoire a été contrôlé par l'administration civile américaine des îles Ryükyü. A l'heure actuelle, Okinawa abrite 14 bases militaires américaines, dont Futenma et Kadena.

La population locale se prononce contre la présence de bases militaires US sur l'île. Le ressentiment anti-américain s'est notamment accru dans le pays en 1997, lorsque des soldats américains avaient enlevé et violé une écolière japonaise.

 


 

Source : Okinawa: l'armée US a mené des essais d'armes biologiques (agence) | International | RIA Novosti

 

 

Sur le même sujet

 


19/07/2013
MOSCOU, 19 juillet - RIA Novosti

Moscou est préoccupé par les activités militaires biologiques que les Etats-Unis mènent près de la frontière russe, a déclaré vendredi le ministère russe des Affaires étrangères.

"Nous sommes sérieusement préoccupés par les activités biologiques lancées par le ministère américain de la Défense à proximité des frontières russes", a indiqué le ministère commentant un rapport du Département d'Etat américain sur le respect des accords en matière de contrôle des armements, de non-prolifération et de désarmement pour 2012.

Les auteurs du rapport américain "expriment de nouveau des doutes quant au respect par la Russie de la Convention d'interdiction des armes biologiques et à toxines, sans fournir aucune preuve, comme toujours. Or, on aurait pu lever la préoccupation américaine depuis longtemps, si les Etats-Unis n'avaient pas bloqué la création d'un mécanisme de vérification dans le cadre de ladite Convention. Ce mécanisme permettrait également de clarifier de nombreuses questions concernant les Etats-Unis. Plusieurs organisations américaines participent à des activités biologiques d'envergure. Les résultats de ces activités peuvent servir à accomplir des missions interdites par l'article I de la Convention", a ajouté le ministère.

"Qui plus est, aucun document n'atteste que tous les sites américains ou contrôlés par les Etats-Unis, qui participaient à des programmes biologiques militaires, ont été démantelés ou reconvertis, ce qui est requis par l'article II de la Convention", a conclu le ministère.

Ouverte à la signature en avril 1972 à Moscou, la Convention sur l'interdiction des armes biologiques est en vigueur depuis le 26 mars 1975. Les pourparlers sur la création d'un mécanisme de contrôle dans le cadre de la Convention ont commencé en 1995, mais en 2001, les Etats-Unis ont refusé de continuer l'élaboration du protocole en bloquant ainsi un travail de six ans.

 


Partager cet article
Repost0
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:10

 

 

 

Bientôt une guerre sanglante en Europe ?

Par La Voix de la Russie | L'historien Eric Hobsbawm, d'origine autrichienne et britannique, décédé à Londres en octobre 2012 à 95 ans et Egon Bahr, l'éminence grise du SPD, 91 ans, vivant en Allemagne, ont évoqué à 4 ans d'intervalle la forte possibilité d'une guerre en Europe, une pensée également partagée par de nombreux lecteurs.

Avons-nous deux experts séniles, l'un souhaitant ne pas aller seul dans la tombe et l'autre un illuminé avide d'un coup publicitaire juste avant la nouvelle année 2014 ? Qu'on ne s’y trompe pas. La publicité n'intéresse pas ces deux hommes, surtout pas celui qui est parti. Leur âge, selon le concept platonicien, les a placés au rang de sages. Ces hommes ont utilisé leur savoir, leur vécu accumulé au fil de l'Histoire, leur capacité à prendre de la distance, pour parler. Le non-dit habituel de nos responsables politiques est brisé. Les hommes de terrain ont la parole.

Eric Hobsbawm a parlé dans un long entretien accordé au Stern en 2009 d'une guerre sanglante en Europe. Egon Bahr, journaliste politique avant de devenir l'éminence grise du SPD, réputé pour sa diplomatie et le choix des mots, fut le conseiller du chancelier Willy Brandt, SPD, et le théoricien de la politique de rapprochement de l'Allemagne fédérale à l'Est (Ostpolitik). Egon Bahr a évoqué au début du mois de décembre 2013 devant des lycéens médusés l'imminence d'une guerre.

L'historien. Eric Hobsbawm, devenu marxiste « à cause de la grande dépression des années 30 à Berlin», comme il le disait, a connu la fin de plusieurs systèmes et surtout la chute de la République de Weimar, l'anéantissement du nazisme, la fin de la RDA, la chute du communisme. Eric Hobsbawm s'attendait à la chute du capitalisme, quitte à irriter d'aucuns à l'évocation de ce terme du registre de Karl Marx. « En tant qu'historien, je sais qu'il n'existe pas de solutions durables. Le capitalisme, aussi, même si il apparaît comme immortel dans la tête des gens, va aussi disparaître ». Eric Hobsbawm a observé avec la montée du chômage et de la pauvreté une similitude entre son époque d'avant guerre et la nôtre. « Alors que j'étais encore à l'école à Berlin, j'ai vécu les combats de rue et je sais ce que cela signifie quand le chômage dévore la société. C'est comme une maladie qui brise l'âme et pourrit le corps. La peur rampe à travers le corps de la petite bourgeoisie. Dans les années 30 je savais que nous nous trouvions sur un Titanic et que nous allions heurter bientôt l'iceberg. La seule chose qui resta incertaine fut de savoir ce qu'il se passerait quand cela arriverait ». Pour Eric Hobsbawm, le 15 décembre 2008, le jour de la faillite de la banque Lehman, va plus changer le monde que l'effondrement des tours du 11 septembre 2001. « Je n'ai jamais pu comprendre comment les mêmes idéologues, qui vantaient l'économie de marché avant la grande dépression, ont pu dominer, la fin des années 70, les années 80 et 90 du siècle dernier. Cette même idéologie a mené le monde, par la pauvreté, la misère, le chômage, à une catastrophe épouvantable. Les experts sont des ignares qui ferment les yeux devant la réalité. L'homme a une mémoire courte. Nous les historiens écrivons sur les crimes et la folie de l'humanité. Nous rappelons ce que l'homme veut oublier. »

Le politique. «L'arrivée d'Hitler signifie la guerre, avait dit mon père, et je ne l'avais pas cru», a lancé Egon Bahr, 91 ans, en parlant à la surprise de son auditoire durant 40 minutes de la guerre qui nous menace, au lieu de faire comme prévu son exposé sur Willy Brandt. Le journaliste Sebastien Riemer du Rhein-Neckar-Zeitung,témoin de la scène,a vu des lycéens qui avaient du mal à prendre au sérieux le vieux politicien mais qui n'osèrent pas consulter leurs smartphones. « Le plus grand danger de notre époque est internet. Nous refusons de le voir pour la première fois de l'Histoire et nous ne voulons pas imaginer qu'un tel outil puisse être utilisé pour faire la guerre », aurait notamment dit Egon Bahr selon le Rhein-Neckar-Zeitungen évoquant les dangers d'une guerre numérique. Vu l'expérience politique d'Egon Bahr, on peut se poser des questions sur le maigre témoignage du journaliste du Rhein-Neckar-Zeitungqui se limite à l'arrivée d'une « cyber war » (une demande d'entretien a été envoyée auprès Egon Bahr pour précisions) quand les voyants rouges sur la pauvreté en Allemagne ne cessent de s'allumer. Nous pouvons au moins constater qu'un imminent politicien s'est permis de prendre la parole librement pour sortir ce qu'il avait sur le cœur, quitte à penser que l'Histoire se répète car comme le jeune Egon Bahr en son temps, ces jeunes lycéens ne purent s'imaginer l'imminence d'une guerre en Europe. Des jeunes lycéens qui pourraient dire un jour : « L'arrivée d'Internet signifie la guerre avait dit Egon Bahr et je ne l'avais pas cru ». La rencontre se déroulait à Heidelberg dans la fondation Friedrich Ebert, du nom du premier Reichskanzler d'après guerre 14-18, tout un symbole pour le vieil homme.

Situation sérieuse. Der paritätische Gesamtverband, association d'aides au plus démunis, a donné deux conférences de presse importantes où on apprend le 6 décembre dernier que 100 000 personnes sont sans assurance maladie en Allemagne et le 19 décembre 2013, qu'un nouveau record de pauvreté est passé de 14 % en 2006 à 15,2% en 2012. Il est à noter que cette organisation caritative dénonce la fausse étude publiée en mars 2013 par le gouvernement fédéral sous la houlette de Ursula von der Leyen (actuelle ministre de la Défense !), étude à laquelle nous avions à juste titre réservé un article(1) pointant une mascarade où Ursula von der Leyen, alors ministre du Travail et des Affaires sociales, avait déclaré que « les données actuelles montrent une évolution positive de la vie en Allemagne ».Les études et analyses de terrain du Der paritätische Gesamtverband rejoignent hélas les analyses d'Eric Hobsbawm. N

 

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur

 

Source :
Bientôt une guerre sanglante en Europe ? - Dernières infos - Société - La Voix de la Russie

 

Pour l'article ci-dessus, comme beaucoup de ceux qui porte en eux l'héritage des années 30 en Allemagne, je suis effectivement inquiéte, les conditions de féroces guerres civiles se mettent en place, j'ai vu de mes yeux monter les tensions à Bruxelles, je vois bien le climat de pré-lynchage ethnique, le désir de se débarasser purement et simpement des non-intégrés, la ise en place des conditions du travail obligatoire, et comme beaucoup je mesure le risque de terrorisme immense que nos participations aux méfaits guerriers de l'OTAN, et les formations généreusement accordées aux fanatiques, attirent sur nous.

Beaucoup sont morts dans les années 30 et 40 du siècle derniers pour n'avoir pas voulu voir les signes qu'ils avaient sous les yeux...entre 60 et 70 millions de morts en 40-45 dont 45 millions de civils.  L'horreur légitime qu'a sucité l'industrialisation de la mort dans les camps de concentration ne doit pas nous faire oublier les plus de 6O millions d'autres victimes mortelles de cette guerre. Je ne ferai pas de différence entre vicitimes civiles ou militaires pour tous ces pauvres "conscrits" obligés de se battre malgré eux, chair à canon de raisons d'état  qui ne les concernaient pas. Et j'ajouterai que les victimes mortelles sont l'aspect chiffrable d'une destruction bien plus vaste. Estropiés, orphelins, traumatisés, paysages ravagagés....

 

(1)Quelques extraits de cet article

 

Berlin : Curieux rapport darwinien sur richesse et pauvreté

 

j'aurais employé Malthusien  plus correct que de détourner une fois de plus les théories de ce pauvre Darwin, quand il s'agit des prémisses de la théorie eugéniste de Malthus dont nous gave la propagande. Nous ne sommes pas trop sur Terre, la misère est due à la convoitise sans limites de quelques-uns qui les conduisent dans une ultime phae d'accumulation de capital : une accumulation par dépossession (de tous les autres):

(...)
Le rapport montre la présence d'emplois « atypiques » dans le pays. Travail à temps partiel, mini-job, intérim, CDD, ont augmenté. La Ministre n'a pas parlé de moyens exceptionnels pour améliorer la situation.  

L'article dénonce un rapport écrit avec des luntettes roses par Alice au pays des Merveilles, il dénonce aussi une vision qui rend les pauvres, les chômeurs et les non-intégrés seuls responsables de leur situation.

(...)Fait. L'organisation gegen-hartz qui dénonce l'enlisement de la pauvreté en Allemagne, accuse le gouvernement fédéral d'avoir édulcoré le rapport sur les faits et a déclaré : « Comme les déclarations contenues dans le rapport officiel sur la pauvreté et sur la richesse ne reflètent pas la pensée politique du gouvernement, ce-dernier l'a, donc, modifié. Nous voyons une grande différence entre la richesse et la pauvreté augmenter dans le pays. En outre, la réelle augmentation des salaires n'est simplement pas considérée par le gouvernement. Dans le rapport initial on pouvait lire que les bas salaires avaient continué de baisser sur la période de l'étude et que l'écart des revenus s'était accru. Le rapport avait également évoqué la dangerosité de cette évolution pour la paix sociale. Des faits ont été éliminés. La phrase : « Un peu plus de quatre millions de personnes ont travaillé en 2010 pour un salaire horaire brut de moins de sept euros » a été tout simplement supprimée ».

Voir Réformes Hartz - Wikipédia

Un constat gravissime par sa récurrence, l'enlèvement à leur famille d'un nombre toujours plus élevé d'enfants, un phénomène dénoncé également aux USA, où les enfants sont littéralement enlevés dans leurs familles permettant aux entreprises privées (banques,sociétés pharmaceutiques) de juteux bénéfices dans le secteur de l'accueil.(a)

 

La distribution inégale de la richesse n'a pas plu au Ministre de l'Economie Philipp Rösler. Die Arche (Organisation qui nourrit gratuitement les enfants et qui ne cesse de construire des Centres) nous donne une idée de la représentation géographique de ces deux millions d'enfants vivant du Hartz IV et après le passage de la crise, sur une carte du pays publiée sur son site kinderprojekt-arche.de Armustkinder. Déjà en septembre 2012, la presse allemande titrait que 105 enfants par jour étaient retirés de leur famille. Curieusement, ni ce rapport, ni les journalistes présents dans la conférence de presse, ne parlent du Jugendamt qui est chargé de cette basse besogne d'autant plus qu'il semble être une des causes du dysfonctionnement sociétal.

 


Lire le tout : http://french.ruvr.ru/2013_03_09/Berlin-Curieux-rapport-darwinien-sur-richesse

 

(a)Voir le site en anglais :

Every Mother is a Working Mother Network | We are a national multi-racial grassroots network of mothers, other carers and supporters campaigning to establish that raising children is work and that caring work has economic value, entitling us to welfare and other resources. EMWM coordinates DHS: Give Us Back Our Children in Philadelphia and DCFS: Give Us Back Our Children in Los Angeles.

 

Et aussi article en espagnol sur ce thème : Los huérfanos de la pobreza

ainsi que

El Opus Dei controla los Bancos de Alimentos, de la caridad a la manipulación y el lucro 

 

Je lance l'alerte sur ce thème. J'ai constaté de solides dérives en Belgique, j'y reviendrai, mais ouvrez l'oeil, il se passe quelque chose de très grave !!! Les enlèvements d'enfants posent question, dans une majorité des cas (et dans presque tout ceux que je connais), la cause est la situation économique de la famille et il est prouvé qu'une aide directe aux familles serait - sans même aborder les traumatismes -  plus économique... dans une société de profit ce n'est pas innocent. Je reviendrai là dessus, des décennies d'expérience me le prouve : une génération placée est une génération sacrifiée. Et nous assistons actuellement à la mise en place de bizness très lucratifs autours de la "gestion" de la pauvreté !

 


  Une pauvreté sans visage dans un décor sans âme... voilà ce qui nous attend....

Nous remarquerons l'uniforme style Guantanamo que portent des pauvres  anonymes (à suivre)


Partager cet article
Repost0
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 13:58

 

efectos de transgénicos en ratas de laboratorio

 

A l’heure où l’Europe permet à Mansanto de coloniser toujours d’avantage son territoire au prix de nos santés, de la diversité biologique, de la pollution de nos terres et de la contamination de nos pools génétiques, avec des conséquences néfastes dont la durée et l’ampleur sont imprévisibles… et en grande partie irréversibles. Pour tous ceux dont la santé s’est dégradée à cause des produits Monsanto, pour tous ceux qui transmettront ces dégradations à leurs descendants, il y a incontestablement un Avant et un Après Monsanto qui marque une différence qualitative. Pour tous ceux qui sont affectés – impossible d’y échapper – mais ne le savent pas, je salue l’initiative des savants russes d’imposer un moratoire de 10 ans pour mener des études cohérentes sur les effets des OGM. Tout bon scientifique - pas ces techniciens formatés par le scientisme industrialiste qui sévissent aujourd’hui dans les laboratoires du Pouvoir Corporatiste -, sait que la durée est une donnée incontournable de toute étude scientifiquement recevable.

En ce qui concerne les études menées sur des espèces à reproduction rapide, de nombreuses études montrent que les OGM sont hautement pathogènes. Le cycle de reproduction des humains est lent, et il faudra des générations pour mesurer l’ampleur du désastre, comme cela apparaît avec ces petits vietnamiens qui naissent aujourd’hui, handicapés par conséquence des effets de l’Agent Orange de Monsanto, le précurseur de son produit phare, le Round Up, alors que les parents eux-mêmes ne se savaient pas porteurs de cette pathologie génétique.

Une autre arme de destruction massive dans la durée, remplacée dans les usages militaires par l’uranium appauvri, elle est devenue une arme de destruction massive qui cible les civils.

Les effets délétères, conséquences des fumigations par le Round Up, et autres produits et usages commencent à être fort bien documentés, malgré les méthodes de dissuasions parfois criminelles et presque toujours délictueuses, utilisée par la Firme pour empêcher toute recherche, toute enquête à charge, et lever les obstacles à son implantation, y compris, on le sait par l’achat ou la prise en otage du personnel politique.

Des savants russes proposent la seule solution raisonnable : un moratoire de 10 ans qui permettent de pratiquer des recherches valables. Ils méritent tout notre soutien.

 

Anne W.

 


La Russie souhaite interdire les transgéniques pendant 10 ans pour étudier leurs effets

Par: RIA Novosti  23/12/2013

efectos de transgénicos en ratas de laboratorio 

Obésité “transgénique” chez les rats

Credito: Archivo

23décembre 2013 – Des scientifiques russes demandent que soit imposé un moratoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) pendant 10 ans, durée pendant laquelle ils souhaitent étudier leur impact sur la santé humaine.

« C’est indispensable d’interdire les OGM dans le pays et imposé un moratoire de 10 ans,. Période durant laquelle nous pouvons planifier des expériences, et épreuves et nous pouvons introduire de nouvelles méthodes de recherche », dit dans une entrevue avec l’agence russe Interfax, Irina Ermakova, vice-présidente de l’Association nationale de sécurité génétique.

D’après elle, jusqu’ici aucune étude suffisante n’a été réalisée concernant l’impact des OGM sur la santé humaine qui pourrait permettre une large introduction sur le marché des aliments modifiés génétiquement.

« La consommation et l’usage des OGM obtenus de cette manière peuvent provoquer des tumeurs, cancer et de l’obésité chez les animaux », dit Ermakova, qui ajoute que les médecins ont enregistré une augmentation des cas de diabète et de cancer dans les régions dont les résidents ont consommé une plus grande quantité d’aliments qui contiennent des OGM.

En septembre 2012, la Russie a approuvé un règlement pour le Registre de l’Etat des OGM et les produits qui en contiennent, une loi qui impose un enregistrement obligatoire de tous les produits qui contiennent des composants transgéniques.

En septembre également, les autorités russes ont interdit temporairement l’importation et la vente de maïs génétiquement modifié de Monsanto, après qu’une étude française suggère qu’il pourrait provoquer le cancer. Selon l’actuelle législation russe la culture de transgéniques est interdite sur le territoire de Russie, bien que l’usage des OGM ne soit pas interdits dans 19 chaînes de produits d’alimentation.

Selon une étude menée par le centre Levada en 2012, 58% des personnes interrogées étaient contre les OGM, 25% avouaient maintenir une attitude “plutôt négative » envers les transgéniques. Pendant qu’une enquête similaire menée en 2003, montrait que seuls 30% savaient ce qu’étaient les transgéniques, une enquête de 2011 voit ce chiffre s’élever à 70%.

Traduction Anne Wolff

Source (en espagnol) :

Rusia busca prohibir los transgénicos por 10 años para estudiar sus efectos sobre la salud

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 12:50

 

 

Hérault : poursuivis en justice parce qu'ils veulent vivre dans une yourte
THIERRY DUBOURG
Arnaud et Véronica redoutent de devoir quitter leur yourte.
Arnaud et Véronica redoutent de devoir quitter leur yourte. (DR)

Le couple d'agriculteurs de Gignac (Hérault) est poursuivi  en correctionnel pour avoir  installé une yourte, sur leur terrain, sans permis. Un choix de vie alternatif mis en cause par la justice.

Arnaud Masson et sa compagne Véronica redoutent de se retrouver à la rue. Le jeune couple, avec un enfant de 18 mois, habite une yourte sur leur terrain dans la campagne gignacoise. Un terrain utilisé pour le maraîchage bio, depuis deux ans. Le couple vit de ce travail, Arnaud cotisant à la Mutualité sociale agricole.

 

Lire la suite Hérault : poursuivis en justice parce qu'ils veulent vivre dans une yourte

Via Mes coups de coeur

 

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:52

 

 

Barnabé Binctin
 

Le site de Tricastin accumule incidents, fissures, et relargage incontrôlé de tritium. Et si l’accident arrivait ? Eh bien… ce serait vraisemblablement le chaos, comme l’a montré une récente simulation en grandeur nature.
Reportage, Pierrelatte (Drôme) 
Il est environ cinq heures du matin, ce lundi 15 juillet 2013, lorsque vingt-neuf militants de Greenpeace pénètrent à pas de loup dans la centrale de Tricastin. Répartis en trois équipes, ils entrent par trois endroits différents en franchissant les trois niveaux de sécurité à l’aide d’une échelle. L’un d’eux raconte : « Au niveau du deuxième sas, il y avait des gens qui nous regardaient en prenant un café. Quand nous sommes arrivés dans l’enceinte, nous avons croisé deux personnes, on leur a dit que nous faisions un reportage pour la télé… mais ils ne parlaient pas français. Nous n’avons vu les premiers gyrophares que deux heures et demie plus tard… ».
La gendarmerie se justifiera en expliquant qu’elle a tout suite reconnu les activistes. Habituée à Greenpeace, il n’y aurait donc pas eu urgence... Sur place toutefois, les forces de l’ordre du PSPG (Pelotons Spécialisés de Protections de la Gendarmerie) mettent plusieurs heures à déloger les trouble-fêtes qui sont suspendus sur la structure du pont de chargement menant aux réacteurs. Il faut même faire appel à un hélicoptère venant tout droit de Briançon avec une unité du PGHM (Peloton de gendarmerie de haute montagne) pour attraper le dernier, moniteur en spéléologie et spécialiste des techniques d’escalade. Leur procès est attendu pour le 14 janvier à Valence.
L’action visait d’abord à rappeler que Tricastin fait partie des 5 centrales les plus dangereuses de France selon l’association écologiste. Leur intrusion visait à poser la question : quel est le véritable niveau de sécurité sur les centrales et dans les environs ? Et que se passerait-il aussi en cas d’accident ?
Le 7 novembre a eu lieu un exercice national de crise nucléaire, avec simulation d’un accident sur l’une des usines Areva du site du Tricastin. L’objectif ? Vérifier le bon fonctionnement du dispositif de sécurité, particulièrement dans la zone du PPI – le Plan Particulier d’Intervention destiné à mettre à l’abri ou évacuer les populations en cas d’accident nucléaire ou chimique dans un périmètre de dix km autour de la centrale. Elargie pour l’occasion, la zone d’exercice concerne près de cinquante écoles, et de nombreux établissements recevant du public. Toute la population locale est concernée par le test.
Mais la simulation a surtout révélé que l’on n’était pas préparé au pire : capsules d’iode périmées, manque de combinaisons et de masques NBC (nucléaire bactériologique chimique), absence de barrage sur les voies de circulation aux alentours de la centrale, coups de fils d’alerte mal orientés... À l’école des Blaches, à Pierrelatte, les fenêtres sont restées ouvertes bien après le déclenchement de l’alerte : la sirène de la ville n’a pas fonctionné.
  - Des enfants de l’école des Blaches de Pierrelatte sont - tardivement - confinés pendant l’exercice nucléaire -
André Vermorel est maire de la commune avoisinante de Bidon (Ardèche) et participait à l’exercice en tant qu’observateur pour la CLIGEET (Commission Locale d’Informations sur les Grands Equipements Energétiques du Tricastin). Il était positionné au niveau du grand centre commercial depuis lequel on distingue tout le complexe de Tricastin, de l’autre côté du canal. Il raconte : « Aucune mesure de confinement n’a pu être prise au niveau du supermarché. Les gens continuaient de fumer leur clope sans se soucier des alarmes, et le directeur du centre commercial me demandait comment on pourrait bien faire rentrer tout le monde… De toute façon, à l’intérieur, il n’y avait pas de filtre pour assainir l’air contaminé en cas d’accident ».
L’évacuation des populations riveraines est officiellement à la charge de la préfecture, les mairies prenant le relais sur le terrain. André Vermorel s’inquiète de ce qui est réellement envisageable : « Le PPI réunit 14 000 personnes. Il faudrait pouvoir mobiliser 280 bus en moins d’une journée. Sans compter qu’il faudra trouver les chauffeurs de bus motivés pour venir dans la zone… ».
Les associations redoutent une situation de chaos. « Les pouvoirs publics comptent sur l’auto-évacuation de la majeure partie de la population de la région touchée avec les risques d’improvisation et de panique associés », estime Alain Volle, du collectif Stop Tricastin. Si Tricastin ne se situe pas dans une zone à forte densité de population (moins de 400 000 habitants dans un rayon de 30 km), elle est toutefois située à proximité d’un axe autoroutier dense – l’A7 – qui voit passer 70 000 véhicules par jour, avec tous les risques de saturation que cela comporte en as d’accident. Surtout, en raison des vents violents de la vallée du Rhône, la contamination pourrait vite atteindre des bassins de population beaucoup plus conséquent, au niveau d’Avignon puis de Marseille.
La possibilité d’accident n’est plus évoquée seulement par les enquêtes journalistiques, les riverains ou les associations anti-nucléaires. Elle est entrée dans les scénarios officiels. En 2012, par exemple, Jacques Repussard, directeur de l’IRSN (Institut de la radioprotection et de la sûreté nucléaire) l’expliquait très clairement : "Nous devons accepter que l’impossible puisse se produire". En mai dernier, Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire, indiquait que qu’une "anomalie grave" sur les réacteurs français "ne peut absolument pas être exclue, elle est même plausible". Depuis quelques années, la survenue d’un accident grave en France est même entrée dans la doctrine officielle, avec la création d’un "Comité Directeur pour la gestion de la phase Post Accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique" (Codirpa).
Mais tout se passe comme si, à Tricastin, l’impossible ne pouvait pas être plausible.
Enquête à suivre…
Photo : . chapô : Greenpeace
Partager cet article
Repost0
15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 21:02

 

 

Fukushima : le nouveau «fascisme» japonais
Harvey Wassermann                   

Fukushima continue de cracher des radiations. Les quantités semblent être en hausse, de même que les impacts.
Le site a été infiltré par le crime organisé. Il y a des signes terribles de catastrophe écologique dans le Pacifique et d’impacts sur la santé humaine aux États-Unis
Mais au Japon, une nouvelle Loi sur les Secrets d’État fait qu’un tel discours devient passible de dix ans de prison.
Taro Yamamoto, un législateur japonais, dit que la loi "représente un coup d’Etat" conduisant à "la recréation d’un Etat fasciste." Le puissant journal Asahi Shimbun la compare aux lois «conspirationnistes» adoptées par le Japon totalitaire dans le cadre des préparatifs de Pearl Harbor, et avertit qu’elle pourrait mettre fin aux reportages indépendants sur Fukushima.
Le Premier ministre Shinzo Abe a orienté le Japon dans une direction de plus en plus militariste. Les tensions ont augmenté avec la Chine. Les manifestations massives ont été abandonnées avec des discours de «trahison».
Mais c’est Fukushima qui pèse le plus lourdement sur la nation et sur le monde.
Tokyo Electric Power (Tepco) a commencé à ramener au niveau du sol les barres de combustible chaudes suspendues en l’air de l’unité IV fortement endommagé. Les premiers assemblages enlevés pourraient contenir des barres encore inutilisés. Les autres pourraient être extrêmement radioactifs.
Mais Tepco a mis le holà sur la couverture médiatique et s’est plaint des hélicoptères des journalistes qui filmaient le retrait des barres de combustible.
En vertu de la nouvelle loi sur les secrets d’État, le gouvernement pourrait interdire – et arrêter-tous les médias indépendants sous n’importe quel prétexte à Fukushima, jetant un voile d’obscurité sur une catastrophe qui nous menace tous.
De toute évidence, quelle que soit la solution de nettoyage possible, cela prendra plusieurs décennies. La ville de Fairfax, CA, a appelé à une reprise en main mondiale de Fukushima. Plus de 150 000 signataires ont demandé une telle intervention à l’ONU.
En tant que société privée, Tepco vise à arrondir les angles, à rogner sur les salaires et à transformer ce nettoyage en un centre privé de profit.
Elle en aura amplement l’occasion. La piscine de combustible à l’unité Quatre pose d’énormes dangers qui pourraient prendre des années pour en venir à bout. Il en est de même pour les piscines des unités Une, Deux et Trois. L’ensemble du site est parsemé de milliers de barres hautement radioactives et d’autres matériaux dont les retombées potentielles sont des milliers de fois supérieures à celles qui ont frappé Hiroshima en 1945.
Peu de temps après l’accident, Tepco a réduit la main-d’œuvre de Fukushima. Il en a depuis rétabli une partie, mais a réduit les salaires. Des entrepreneurs louches font la navette parmi des centaines d’ouvriers non qualifiés qui travaillent dans des conditions horribles. Reuters affirme que le site est comme une ruche, infiltré par le crime organisé, soulevant le spectre du vol de matières radioactives pour des bombes sales et plus.
Des milliers de tonnes d’eau radioactive stagne désormais dans les réservoirs qui fuient, construits par des ouvriers temporaires qui mettent en garde contre leur construction de mauvaise qualité. Ils sont sûrs que cela va s’effondrer avec un fort tremblement de terre.
Tepco dit que, de toute façon, il ne peut que vider l’excès d’eau dans le Pacifique. L’expert nucléaire Arjun Makhijani  a préconisé que l’eau soit stockée dans des superpétroliers jusqu’à ce qu’elle puisse être traitée, mais la suggestion a été ignorée.
Des centaines de tonnes d’eau s’écoulent aussi quotidiennement des montagnes à travers le site contaminé pour se jeter dans le Pacifique. L’ingénieur nucléaire Arnie Gundersen a depuis longtemps demandé à Tepco de creuser une tranchée remplie avec des absorbants pour détourner ce flux. Mais il a été répondu que cela coûterait trop cher.
Maintenant Tepco veut installer un mur de glace. Mais sa construction prendrait au moins deux ans. On ne sait pas d’où proviendrait l’énergie pour maintenir la paroi gelée, ni même si cela fonctionnera.
Pendant ce temps, les radiations ont maintenant atteint des niveaux records, tant dans l’air que dans l’eau.
Les retombées ont déjà été détectées au large de la côte de l’Alaska . Elles vont circuler le long de la côte ouest du Canada et des États-Unis jusqu’au nord du Mexique à la fin de 2014. La disparition massive de bébés lions de mer, de sardines, de saumon, d’orques et autres animaux marins a été signalée, ainsi qu’une désintégration massive des étoiles de mer. Un marin a fait un documentaire sur une immense « zone morte » à 2,000 miles de Fukushima. Les Impacts sur les humains ont déjà été documentés en Californie et ailleurs.
Sans intervention mondiale, les isotopes à vie longue de Fukushima vont continuer à se déverser dans la biosphère pour les décennies à venir.
La seule énergie désormais produite à Fukushima provient d’une énorme nouvelle éolienne récemment installée offshore.
Encore en plein dans un désastre qu’il ne peut pas gérer, le gouvernement japonais pousse toujours à rouvrir les 50 réacteurs en arrêt forcé depuis la fusion des réacteurs. Il veut éviter les retombées publiques au sein d’une population terrifiée, et sur les Jeux olympiques de 2020, prévue pour une région de Tokyo maintenant remplie de points chauds radioactifs. Au moins une des  caméras sur site a cessé de fonctionner. Le gouvernement a aussi apparemment interrompu la surveillance des radiations par hélicoptère.
Il y a un an un professeur japonais avait été détenu 20 jours sans procès pour avoir dénoncé l’incinération en plein air des déchets radioactifs.
Maintenant le Premier ministre Abe peut faire bien pire. Le Times of India rapporte que la loi sur les secrets d’État est impopulaire, et que la cote de popularité de Abe a chuté au moment où cette loi est passée.
Mais la nouvelle loi peut faire de la démocratie japonaise une relique de son passé pré-Fukushima.
C’est la marque cancéreuse d’un régime nucléaire attaché à contrôler toutes les informations sur une catastrophe mondiale mortelle maintenant en progression constante.


Traduction : Avic

Source : http://ecowatch.com/2013/12/11/japans-new-fukushima-fascism/

 

Via Humeurs de Marissé

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 19:27

 

 

 

 

Ceci est la transcription du témoignage d'Isabelle Stengers au procès des faucheurs d'OGM de Wetteren dont elle faisait partie. Docteure en Chimie et docteure en philosophie, les travaux d'Isabelle Stengers mettent en évidence les liens entre science et politique, incitant les scientifiques à prendre en compte les conséquences de leur travaux et de le faire à travers des processus de création d’intelligence collective, qui associent les parties concernées, populations informées et scientifiques dont les recherches et leurs résultats engagent notre avenir commun.

 

Les activistes sont les premiers défenseurs d’une démocratie qui a besoin que tout un chacun nous devenions capables de poser des questions qui nous concernent, qui concernent l’avenir commun.

Ce que les juges ne voulaient pas entendre

Témoignage au Tribunal de Termonde

Isabelle Stengers, 28 mai 2013

Je voudrais d’abord me présenter. Je suis philosophe des sciences et mes cours à l’université de Bruxelles essaient d’expliquer aux étudiants pourquoi la recherche scientifique est une activité très spéciale, pourquoi elle permet aux scientifiques de prétendre qu’un résultat scientifique est fiable.

Je leur explique que lorsque les scientifiques affirment qu’ils ont réussi à démontrer une hypothèse – par exemple, récemment, au CERN, que le boson de Higgs existe, ou bien que le réchauffement climatique est une réalité – c’est parce que cette réussite a été discutée, mise à l’épreuve et finalement acceptée par une communauté d’un genre très spécial. C’est une communauté qui réunit des collègues pour qui la fiabilité du résultat est cruciale parce que eux-mêmes devront en tenir compte dans leur recherche. La recherche scientifique est en effet un processus cumulatif. Un résultat nouveau est important pour les collègues qui travaillent dans le même champ, car ils vont chercher ses conséquences, pouvoir poser de nouvelles questions, appuyer sur lui de nouvelles orientations de recherche. C’est pourquoi ils ont intérêt à objecter, à chercher une faiblesse, à mettre à l’épreuve un résultat qui les intéresse. Cette communauté est spéciale parce que objecter n’y est pas un acte hostile, c’est une manière de coopérer. La proposition d’un scientifique ne peut être acceptée que si elle a surmonté les objections de collègues.

C’est pourquoi, depuis qu’il y a des communautés scientifiques elles ont défendu leur autonomie. Elles ont demandé qu’on leur donne la possibilité de déterminer si un résultat scientifique était fiable. Cela ne veut pas dire que ces communautés étaient coupées du monde des intérêts sociaux et économiques, mais que ces intérêts ne pouvaient pas court-circuiter la question de la fiabilité qui est la préoccupation des scientifiques, la condition du processus de recherche qui les rassemble.

Cependant, depuis dix ans je dois également expliquer à mes étudiants que ce processus de recherche est en grande danger d’être détruit. C’est le résultat de la politique scientifique développée à partir des années quatre-vingt, que l’on appelle « économie de la connaissance », qui a mis fin à l’autonomie des communautés scientifiques. Désormais une recherche, pour être financée par l’argent public, doit aussi être soutenue par le privé. Cela signifie que les scientifiques ont beaucoup moins besoin que leurs résultats soient mis à l’épreuve par leurs collègues. Il y a désormais bien d’autres moyens de réussir « scientifiquement », et ce sont des moyens beaucoup moins exigeants car la fiabilité des résultats d’une recherche, sa capacité à répondre aux objections n’est pas ce qui intéresse l’industrie. Elle n’est pas nécessaire pour prendre un brevet ou inventer un procédé. Il se pourrait bien que la fiabilité des résultats scientifiques se perde parce que chaque chercheur ne dépendra plus de sa communauté mais de l’intérêt qu’il peut susciter chez des partenaires industriels.

De ce point de vue il est fatal que les conflits d’intérêt se multiplient, lorsqu’un scientifique appelé à donner un avis expert est lié aux intérêts industriels qui sont en jeu dans l’expertise. Il y a tout simplement de moins en moins de scientifiques indépendants. D’autre part, on entend de plus en plus parler de fraudes scientifiques et d’articles retirés après publication, ce qui implique que les referees n’ont pas fait leur travail. Cela pourrait bien signifier que les scientifiques ne sont plus intéressés à objecter, plutôt à maintenir l’attractivité de leur champ, ses promesses, sa compétitivité. Dans ces conditions, nul n’a vraiment intérêt à remettre en question les résultats d’un collègue, à objecter, surtout si les objections devaient remettre en question les promesses associées à un champ de recherche. On ne scie pas la branche sur laquelle tous sont assis. Les voix dissidentes sont désormais ignorées comme un « point de vue minoritaire », dont il n’y a pas lieu de tenir compte. Leurs objections sont passées sous silence. A la limite, et cela s’est déjà vu dans le champ de recherche portant sur les organismes génétiquement modifiées, ils seront privés de crédit de recherche, isolés et disqualifiés.

C’est donc avec une grande inquiétude que je vois des expérimentations comme celles de Wetteren être qualifiées de scientifiques alors qu’elles ne produisent aucune connaissance contribuant à l’avancement des connaissances mais relèvent seulement d’une stratégie industrielle. Je suis inquiète parce que dans l’avenir nous auront besoin de sciences fiables pour répondre aux terribles problèmes écologiques qui nous attendent. Je voudrais donc souligner que l’opposition aux Plantes génétiquement modifiées n’est pas d’abord une position anti-scientifique. Beaucoup de scientifiques encore attachés à la fiabilité des sciences partagent cette opposition parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent plus se fier aux arguments des scientifiques qui travaillent dans ce domaine, parce qu’ils savent que les recherches qui seraient nécessaires pour évaluer les effets des plantes génétiquement modifiées ne sont pas subventionnées, faute de partenaires industriels, et donc ne sont pas menées.

Pour moi, le fait que des citoyens interviennent comme ils l’ont fait à Wetteren n’est pas donc du tout une menace contre la liberté de la recherche scientifique. C’est plutôt un signal d’alarme que les communautés scientifiques devraient entendre si elles veulent que la relation de confiance des citoyens envers la science ait une chance de se prolonger. La confiance, cela se mérite et le fait de confondre recherche scientifique et stratégie industrielle est en train de favoriser l’idée que les sciences sont des entreprises intéressées comme les autres, pas plus fiables que les autres : il n’y a pas plus de raison d’écouter un scientifique que d’écouter le chargé de communication d’une entreprise.

Je voudrais aussi souligner que l’action de Wetteren appartient à la tradition de désobéissance civile non violente. C’est une action politique, annoncée publiquement, menée au grand jour, motivée par des raisons d’intérêt commun. Son premier objet est d’attirer l’attention du public sur la manière dont l’agriculture est aujourd’hui redéfinie par les stratégies industrielles et sur les dangers de cette redéfinition. Il est impossible de parler à son sujet de violence, car la violence a pour but de faire taire les gens, de les forcer à se soumettre. Ici, il s’agit de leur demander de réfléchir, de s’informer, de ne pas faire confiance à ceux qui affirment que l’avenir de l’agriculture ce sont les plantes génétiquement modifiées.

De telles actions visant les plantes génétiquement modifiées ont eu lieu dans la plupart des pays européens, et c’est grâce à elles que le débat reste ouvert en Europe. Sans de telles actions, les voix critiques auraient été étouffées. Les autorités publiques auraient refermé le dossier avec quelques mesures destinées à rassurer une population jugée frileuse, inquiète pour sa santé ou refusant l’innovation. C’est parce que le débat est resté ouvert que des problèmes qui intéressent l’avenir commun ont pu être envisagés avec un sérieux que l’on ne retrouve pas du tout dans les textes écrits par les scientifiques qui travaillent en biotechnologie et se bornent souvent à montrer les avantages des plantes génétiquement modifiées et à rassurer quant aux risques.

La documentation qui a été diffusée à l’occasion de l’action de Wetteren est hautement informative. Ceux qui l’ont produite ne sont pas le moins du monde des fanatiques excités. Je dirais même que certains sont de véritables chercheurs parce qu’ils ont participé à l’apprentissage des raisons nombreuses pour lesquelles les stratégies industrielles de redéfinition de l’agriculture sont un danger pour l’avenir de l’humanité et une menace de désastre écologique. Ils analysent les effets de la mise sous brevet des semences, les dangers de la monoculture du fait de sa vulnérabilité aux épidémies, l’impossibilité d’empêcher des transferts génétiques disséminant les gènes intégrés à une plante à d’autres plantes ou d’éviter l’apparition de champignons ou d’insectes qui résistent aux pesticides que produisent par exemple les pommes de terre expérimentées à Wetteren.

Et les faits leur donnent raison. Aux Etats Unis et au Canada, les agriculteurs doivent désormais lutter contre ce qu’on appelle des super-mauvaises herbes, devenues résistantes au Round Up l’herbicide que tolère le soja génétiquement modifié de Monsanto. Ils doivent les arracher à la main ou multiplier les doses de Round up ou abandonner leurs terres devenues incultivables.

Il existe encore des scientifiques qui luttent sur le front de la recherche scientifique, en toxicologie par exemple, pour faire reconnaître aux autorités publiques que les tests garantissant le caractère sans danger pour la santé des pesticides et autre molécules librement diffusées dans l’environnement sont inadéquats. Ou qui mettent en cause le secret industriel qui fait que les garanties offertes par les industries à propos des conséquences des OGMs sur la santé et l’environnement sont invérifiables. Mais ces scientifiques, minoritaires, ont besoin des activistes parce que sans eux leurs travaux n’auraient aucun écho. C’est ce qu’on a vu avec la récente affaire Seralini, lorsque l’EFSA, Agence Européenne pour la Sécurité des Aliments, a non seulement rejeté des travaux qui, affirmait-elle, ne suffisaient pas à prouver le danger du Round up pour la santé, mais a aussi a déclaré inutile que d’autres travaux soient menés à ce sujet. Si un jour les autorités sanitaires devaient être forcées de prendre au sérieux la possibilité d’un empoisonnement silencieux des populations, malgré les intérêts industriels qui seraient alors mis en cause, ce sera en raison d’une pression publique, et une telle pression est précisément ce que les actions de désobéissance civile ont pour but de susciter.

Nous vivons, dit-on, en démocratie, mais il n’y a pas de démocratie si le droit de penser l’avenir, c’est-à-dire aussi de penser les menaces qui pèsent sur cet avenir n’est pas reconnu comme crucial. Or, ce droit ne se heurte pas seulement aujourd’hui à un sentiment d’impuissance général, mais aussi à un véritable refus. On nous demande de faire confiance là où nous n’avons vraiment aucune raison d’avoir confiance. On nous dit « circulez, il n’y a rien à voir, rien à penser ». L’action de désobéissance civile de Wetteren est un appel à résister à cette situation. Les activistes sont les premiers défenseurs d’une démocratie qui a besoin que tout un chacun nous devenions capables de poser des questions qui nous concernent, qui concernent l’avenir commun.

http://www.fieldliberation.org/cour…

Source :

Etopia | Ce que les juges ne voulaient pas entendre

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Anne Wolff
  • : Comprendre la globalisation, apprendre à y résister
  • Contact

Profil

  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

No Pub

Malgré les publicités imposées dans sa nouvelles versions qui apparaissent sur ce blog,celui-ci reste un acte gratuit.

Recherche

Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

Toutes Dernières Archives