23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 15:08

 

 

 

 

Photo G. Trucchi | Opera Mundi

La nouvelle législation utilise la figure du fidéicommis pour donner les ressources naturelles en concession aux investisseurs

Par Giorgio Trucchi pour Opera Mundi

 

Après l’idée de privatiser des territoires entiers avec la justification de la lutte contre les inégalités sociales, une autre initiative du gouvernement du président Porfirio Lobo a été approuvée au Honduras : La loi de Promotion du Développement et de Reconversion de la Dette Publique, mieux connue sous le nom de « loi hypothèque ». Pour les mouvements sociaux et d’autres secteurs de la société hondurienne, il s’agit d’un élément de plus dans un large processus de privatisation du pays, submergé par les dettes.

La session parlementaire du 20 juin dernier s’est tenue dans le village retiré de Gracias, Département de Lempira, avec la participation d’une quantité fort réduite de députés propriétaires, sans possibilité de discussions ni débats, et sans pouvoir compter sur le registre électronique des assistants qui permet de savoir comment a voté chaque congressiste.

La loi, dont l’approbation fut ultérieurement ratifiée en Assemblée Plénière du Congrès à Tegucigalpa et qui à présent est frappée de veto par son principal défenseur, le président Porfirio Lobo, utilise la figure du fidéicommis pour donner en concession à des investisseurs privés, dans leur majorité transnationaux, les ressources naturelles du pays considérées comme «oisives », pour des projets d’exploitation. En échange le gouvernement aura accès à des ressources en liquide pour couvrir une partie de la gigantesque dette interne, qui a commencé à croître principalement à cause de la crise provoquée par le coup d’Etat qui a renversé le président Manuel Zelaya en 2009.

Après de fortes protestations et de grandes manifestations et à moins de 100 jours des élections, le président à décidé de remettre la loi sur le tapis au Congrès National avec différentes observations. « Quand la loi sera présentée, je mettrai mon véto, pour que nous écartions ce thème des campagnes politiques » affirma Lobo. Cependant, pour plusieurs analystes l’approbation fut différée dans le but de ne pas affecter la candidature officialiste de l’actuel président du Congrès, Juan Orlando Hernandez.

Selon les données fournies par le FOSDEH (Forum Social de la Dette Externe du Honduras) à Opera Mundi, la dette publique totale, entre consolidée et flottante, se monte à quelques 14 mille millions de dollars et a dépassé de 70% le PIB (Produit Intérieur Brut). De ce montant total, plus de la moitié correspond à une dette interne.


Dans le cas, par exemple, d’une colline où a été détectée la présence de minerais métallique, où d’une rivière dont les eaux vont être utilisées pour générer de l’énergie électrique, le gouvernement émet un titre valeur pour une somme calculée sur base d’estimation du flux de caisse qui sera généré en un laps de temps donné, et le place sur les marchés financiers » explique Gabriel Perdomo, analyste technique de FOSDEH. De cette manière, l’investisseur qui acquiert ce titre valeur aura une domination absolue sur le bien et jouira de larges bénéfices fiscaux. En échange il remettra au gouvernement la somme d’argent dérivée de l’estimation réalisée.

Selon Perdomo, ce mécanisme de titularisation de flux de caisse future non seulement reflète la grave situation économico-financière dans laquelle se retrouve l’état hondurien, mais il génère aussi de sérieux doutes quant à la transparence de tout le processus. « Avec cette loi, qui fut approuvée à la hâte et sans aucune socialisation (consultation de la société civile NdT), ni discussion préalable, le gouvernement fait l’impasse sur tous les dispositifs et les mécanismes légaux contenus dans les lois qui régulent les processus des contrats publics, la transparence, l’accès à l’information et l’exploitation de ressources naturelle », argumente-t-il

En plus, l’analyste de FOSDEH exprime une profonde préoccupation pour l’introduction, dans ces opérations, du thème du fidéicommis, « qui est le mécanisme avec la moindre transparence qui existe », ainsi que pour les graves impacts que subiront les ressources naturelles du pays et les populations qui vivent sur les territoires qui seront objets de concession et d’exploitation. « Le vrai objectif de cette loi est purement politique. Ils vont vendre les biens de l’état au rabais et sans transparence et de cette manière, ils auront accès à de nouveaux fonds pour améliorer l’image de l’exécutif et des candidats du parti du gouvernement, en vue des élections », conclut Perdomo.


Honduras en vente

Pour l’avocat constitutionaliste Oscar Cruz, derrière l’approbation de la “Loi Hypothèque” sont occultées des fins bien plus stratégiques, qui ont à voir avec les processus de financement des groupes de pouvoir et des oligarchies nationales.

Il y a un projet en marche qui vise à substituer à la gestion et au pouvoir publics une gestion privée et il le mette en pratique avec l’approbation de la « Loi Hypothèque » et des réformes constitutionnelles qui, de fait altèrent les relations de pouvoir existantes », dit-il à Opéra Mundi.

Parmi les lois et réformes approuvées, le juriste mentionne la Loi d’Alliance Publique Privée, qui donne le jour a Coalianza, un ensemble de décrets et réformes constitutionnelles qui créeront les ZEDE (Zones d’Emploi et de Développement Economique) mieux connues comme « cité modèles », ainsi que la Loi d’Emploi Horaire.

 

 « La nouvelle loi vient refermer un cercle de cette stratégie, et l’usage de l’instrument mercantile du fidéicommis, contrôlé et manipulé par les trois principales banques du pays – banque Atlantida, Banque Ficohsa et Banque Continental – met en danger l’avenir de la nation » alerte Cruz. Selon lui, avec cette opération de cession des biens du peuple, «  ils sont en train de créer les conditions pour que les générations futures aient seulement des obligations et des dettes à payer , une énorme recul de caractère social, plus de marginalité, plus de pauvreté »

L’avocat constitutionnaliste souligne également qu’existeraient différents éléments d’inconstitutionnalité qui caractérise la “Loi Hypothèque” qui sont très similaires à celles qu’on détecte dans la loi qui a créée les ZEDE. « Bien que nous sachions que le système judiciaire sert les intérêt du groupe au pouvoir, nous allons introduire les recours d’inconstitutionnalité » alerte Cruz


Enchères et violence

Les organisations qui depuis des décennies défendent les territoires et les biens communs du pays, assurent que cette nouvelle loi non seulement augmentera les phénomènes d’exploitation et de pillage, mais qu’elle augmentera aussi la répression.

Le cas dramatique du conflit agraire dans le Bas Aguán et l’assassinat de non moins de 60 paysans organisés, la répression déchaînée contre les communautés indígènes Lenca qui protestent contre le développement d’un project hydroeléctriquez « Agua Zarca » dans la zone du Rio Blanco, ainsi que la lutte du peuple garifuna en défense de ses territoires et de ses côtes, qui sont envahies par des méga projets, touristiques, hydroélectriques et de monocultures, sont seulement des exemples, de la gravissime situation que traverse le Honduras.

 

Il y a une transmission absolue du territoire et de la souveraineté du pays. En plus, on prétend faire triompher l’idée que nos ressources sont oisives,  parce qu’elles ne sont pas exploitées. Ceci violente notre cosmovision qui veut que la terre, il faut en prendre soin, et que cela fait partie des manières d’être habituelles des peuples », dit Miriam Miranda, présidente de OFRANEH (Organisation Fraternelle Noire Hondurienne).

 La dirigeante garifuna rappelle aussi le fort affaiblissement institutionnel qui a résulté du coup d’état de 2009, approfondissant la cession des ressources naturelles au plus offrant et initiant une offensive médiatico-culturelle pour accroître la logique individualiste dans le pays. « Aujourd’hui le pari du système néo-libéral est rompre et en finir avec la vision collective et communautaire des peuples, où les droits et les biens collectifs sont plus importants que les droits individuels et la compétitivité »,explique Miranda.

 Pour elle, ce système « vorace et déprédateur dans lequel nous vivons considère le thème des droits collectifs comme un affront et un danger qu’il faut combattre. En ce sens, Miranda appelle la société hondurienne et les mouvements sociaux à poursuivre la lutte de résistance dans les territoires.

 

Traduction Anne Wolff

Depuis la version espagnole Lista Informativa Nicaragua y más (español): Honduras a la venta: ‘Ley Hipoteca’ refuerza paquete de privatizaciones post-golpe


Fuente original:
Opera Mundi (en portugués)

Lista Informativa Nicaragua y más (español): Honduras a la venta: ‘Ley Hipoteca’ refuerza paquete de privatizaciones post-golpe

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:48

 

 

Mon commentaire sur la lettre de congressistes étasuniens à Kerry au sujet du Honduras dont vous trouverez le texte ci-dessous :

Le 24 novembre prochain auront lieu au Honduras des élections présidentielles et régionales. Le parti au pouvoir, issu directement du coup d’état du 28 juin 2009 se dépêche de prendre les mesures qui concentrent toujours d’avantage de pouvoir entre ses mains, lui donne une domination absolue et militarisée du processus électoral et met en vente le pays pour assurer son propre financement et se donner les moyens d’améliorer son image, même si cette cession du territoire contre monnaie sonnante se fait au détriment du peuple hypothéquant son avenir pour plusieurs génération, provoque le pillage des ressources naturelles et conduit à l’expulsion violente, à l’assassinat des habitants des régions cédées.

Depuis les élections primaires de 2012, tous les sondages donne gagnante, avec une confortable avance, aux élections présidentielles, Xiomara Castro, candidate du parti LIBRE issu de la résistance au coup d’état. Une date que les irréductibles honduriens fêtent à présent comme le jour de la naissance de la conscience collective populaire de résistance constructive. Mais la répression qui n’a cessé d’être violente contre tous les nombreux résistants pacifiques et déterminés de ce pays, s’intensifie encore à l’approche des élections avec simultanément une militarisation des forces de police sous égide des O.P. des USA, revenus d’Irak et d’Afghanistan et des paramilitaires colombiens. Alors que le parti au pouvoir concentre toujours d’avantage de pouvoir militaire et institutionnel et juridique – allant jusqu’à destituer les juges de la Cour Suprême qui s’opposent à la cession inconstitutionnelle de régions entières du pays aux investisseurs – .

Des enquêtes ultérieures ont clairement mis en évidence le rôle du Département d’Etat US, comme co-auteurs de la préparation et de l’exécution du coup d’état militaire de 2009, condamné à l’unanimité par l’ONU et OIA. Nous avons pu observer comment à l’époque alors que H. Clinton jetait de l’huile sur le feu, Obama détournait « pudiquement » les yeux se gardant d’intervenir pour rétablir l’ordre constitutionnel au Honduras. Les élections à la fin de cette même année, qui ont porté au pouvoir Porfirio Lobo pour une durée de 4 ans qui prend fin en novembre prochain furent une parodie, délégitiment l’ensemble du processus. Elles se dérouleront dansle contexte d'une guerre dite de "basse intensité"

Au regard de l’ensemble de l’interventionnisme étasunien au Honduras, cette lettre à Kerry, dont le langage reste très diplomatique semble pleine de pieux souhaits qui ont peu de chance de se réaliser si l’opinion internationale populaire ne se mobilise pas pour faire pression sur le gouvernement étasunien pour qu’il retire ses sales griffes du Honduras.

Pour contribuer à cet éveil de conscience en faveur d’un peuple éminemment respectable et martyr d’une sanglante répression, je me propose dans la mesure de mes moyens de suivre les événements pré-électoraux au Honduras, tout en essayant de proposer un aperçu de la situation concrète dans le pays depuis le coup d’état, dont vous pouvez trouver certains épisodes à la rubrique Honduras, golpe et après  et de créer pour l’occasion une rubrique spéciale Honduras pré-électoral, Honduras élections 2013.

Je m’attacherai particulièrement aux projets de Cités Modèles (du néo-libéralisme dont elle forment des enclaves soustraites au territoire national) qui après avoir été évincée au Honduras sous l’appellation de RED (régions spéciales de développement), déclarée inconstitutionnelle par des juges de la Cour Suprême limogés depuis, elles réapparaissent en tant que ZEDE (zones d'emploi et de développement économique), accompagnée de la Loi Hypothèque qui permet de céder les ressources nationales du pays en échange de l’immense dette, mais aussi au plus grand profit des investisseurs et oligarchies locales et au détriment du petit peuple.

De plus, ces cités modèles ou villes charter qui tentent de s’imposer internationalement sont une menace de métastases néo-libérale absolues à prendre très au sérieux. En Europe, le projet Euro Vegas en Espagne en est un exemple.

J’espère vous faire comprendre à quel point il est important que chacun soit vigilant pour contribuer à veiller sur le peuple du Honduras résistant pour sa survie, et pour un modèle de bonne vie pour tous. J’espère également vous faire partager mon respect pour ce peuple exemplaire.

 

Le peuple du Honduras a besoin du soutien de chacun d’entre nous

 

Anne Wolff

 

 


 

Honduras : Des congressistes étasuniens lancent l’alerte quant à une possible militarisation du processus électoral

Par Defensores en Linéa

Les congressistes nord-américains Raúl M. Grijalva, Mike Honda y Hank Johnson ont envoyé hier une lettre au secrétaire d’état John Kerry priant instamment le département d’état de surveiller la possible militarisation du processus électoral en vue de l’élection présidentielle au Honduras le 24 novembre.

 

Les législateurs soulignent un “plan d’attaques concertées dirigées contre les défenseurs des droits humains et l’opposition et lancent un appel aux fonctionnaires du Département d’Etat “pour garantir des conditions d’équité dans les semaines précédant les élections et pour qu’il se comporte de manière totalement neutre dans ses messages publics et privés à ce pays ».

Selon ce que signale la lettre « En novembre 2009, alors que le coup d’état militaire au Honduras était encore en vigueur et que les libertés civiles basiques étaient violement réprimées, le Département d’Etat annonça qu’il reconnaîtrait le résultat des élections présidentielles même avant que ne soit compté les bulletins » – action qui causa des dommages à notre crédibilité dans la région et qui dénota une absence de supervision. La lettre intime à Kerry de ne pas répéter cette erreur et a observer attentivement au cours des prochaines semaines l’apparition des indices d’intimidation ou de force excessive de la part du gouvernement.

 

“Ignorer la répression et fermer les yeux face aux abus anti-démocratiques n’est dans l’intérêt de personne, encore moins le nôtre », indique le Rep Grijalva. « Prendre des mesures sérieuses pour assurer la transition pacifique du pouvoir nous amènera des dividendes à nous et au peuple du Honduras. Nous pouvons jouer un rôle positif dans la région si nous sommes vigilants, constructifs et aidons à faire que la volonté du peuple se manifeste avec justice. Nous ne pouvons permettre que se répète le désastre qui frappa le Honduras il y a quelques années et nous demandons au secrétaire Kerry qu’il s’assure que cela ne se reproduise pas»


 « Les Etats-Unis ne peuvent fermer les yeux sur les attaques faites aux libertés civiles, aux droits humains et au processus démocratique au Honduras » indique le Rep. Johnson. « Il faut garantir aux Honduriens le droit d’élire le prochain président dans un processus électoral libre et impartial. La violence, la répression et les actions antidémocratiques n’ont pas leur place au Honduras ni en aucun autre lieu de la région. Ces actions ne bénéficient pas aux honduriens et ne répondent pas non plus aux plus grands intérêts de notre pays. C’est pour cette raison que je me joint à mes collègues pour demander au secrétaire Kerry qu’il communique ce message au gouvernement du Honduras et qu’il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour appuyer un processus électoral impartial, libre et transparent en novembre ».

 

“Au milieu de sérieuses dénonciations d’attaques des droits humains et des libertés civiles, les Etats-Unis ne peuvent rester silencieux et sans réaction”. indique le Rep. Honda. « C’est pour cela que je suis fier de me joindre à mes collègues pour prier le secrétaire Kerry d’appuyer l’impartialité et l’accès équitable au processus démocratique. Agir de cette façon sera bénéfique pour le Honduras, pour nos relations bilatérales et pour notre voisinage global ».



 

Texte complet de la lettre



S.E.. Sr. John Kerry

Secretario de Estado

Département d’Etat des États-Unis

2201 C Street, NW

Washington, DC 20520



S.E.
Sr. Kerry:

 

Nous vous écrivons pour vous exprimer notre inquiétude concernant la politique des E.U. lors des prochaines élections au Honduras le 24 novembre. L’évidence jusqu’ici indique que la liberté et l’impartialité de ses élections se trouvent en grave danger, étant donné que les abus contre les droits humains se poursuivent sous le gouvernement actuel menaçant les libertés civiles basiques, les candidats de l’opposition ne disposent pas de conditions équitables et les forces de sécurité de l’Etat jouent un rôle toujours plus important et inquiétant dans le contexte des élections.


Nous sommes particulièrement alarmés de découvrir que le parti officiel et son candidat présidentiel, Monsieur Juan Orlando Hernandez, dominent actuellement toutes les institutions clés du gouvernement, incluant les autorités électorales du pays et l’armée, laquelle distribue les bulletins de vote - ce qui limite les options des citoyens honduriens au cas où se commettrait des fraudes durant le processus électoral alors que les violences contre les droits humains continuent à être une menace contre un débat ouvert. Cette situation est particulièrement préoccupante étant donné la longue histoire de fraude électorale au Honduras, incluant les plaintes concernant les fraudes généralisées pendant les élections primaires de novembre 2012.


 

A la lumière de ces faits, nous affirmons que le pays ne dispose pas actuellement des conditions pour garantir un processus électoral libre et impartial. Par exemple, dans un rapport récent sur le Honduras, la fédération Internationale des Droits Humains exprime une grande préoccupation relative au « disfonctionnement absolu » du système judiciaire hondurien, la « politisation de la justice à des fins électorales » et la concentration du pouvoir.

 

Nous sommes également préoccupés d’apprendre les actes de violence et d’intimidation commis à l’encontre des leaders des partis d’opposition en particuliers les membres de LIBRE. Selon COFADEH, la principale organisation de droits humains du Honduras, au moins 16 activistes et candidats de LIBRE ont été assassinés depuis juin 2012. En plus nous avons été informés que le gouvernement du Honduras n’a pas mené d’enquête ni poursuivit les   responsables de ces assassinats.

 

Nous observons également avec une grande inquiétude le renforcement de la croissante militarisation de la police étant donné que cela représente une menace contre les libertés civiles, incluant la liberté d’expression et la liberté d’association au Honduras. Par exemple, les medias honduriens ont informé du blocage par l’armée de manifestations pacifiques réalisées par l‘opposition durant le jour de l’Indépendance, le 15 septembre, et de l’épisode dans lequel des membres du bataillon Ingenieros de l’armée ont tiré sur et assassiné un activiste indigène, Tomas Garcia, durant une manifestation pacifique en juillet.

 

On nous a avertis que le candidat du parti officiel a basé une grande partie de sa campagne dans la création d’une nouvelle police hybride, de 5 OOO agents, placée sous contrôle de l’armée. Le même candidat a dirigé la pression pour la création de ce corps par le Congrès hondurien au mois d’août dernier, promettant un soldat à tous les coins de rue. » Cette nouvelle troupe se rencontre déjà réalisant des missions de police et on les voit dans les rues, portant des casques noirs et des masques qui ne laissent visibles que les yeux.

 

La récente déclaration de l’Ambassade étasunienne à Tegucigalpa, nous satisfait, laquelle a communiqué la position politique neutre des E.U. relativement aux élections et sa disposition à travailler avec n’importe quel candidat qui triomphera. Cependant, nous sommes préoccupés par le fait que l’Ambassade ne s’est pas prononcée fermement au sujet de la militarisation de la police sous l’impulsion d’un des candidats, et n’a pas exprimé d’inquiétude au sujet de la concentration de pouvoir institutionnel entre les mains du Parti National par des méthodes illégales et n’ait pas dénoncé la continuelle intimidation à l’encontre des membres de l’opposition.

Nous sommes d’avis que notre gouvernement perdrait de la crédibilité au Honduras et dans la région si l’on s’apercevait qu’il prend parti dans les élections ou qu’il ferme les yeux face a des fraudes électorales ou des conditions électorales partiales. Nombreux sont ceux dans la région qui savent bien qu’effectivement le gouvernement des Etats-Unis a appuyé par le passé certains candidats dans des élections latino-américaines particulièrement en Centramérique. En novembre 2009, alors que le coup d’état militaire au Honduras était encore en vigueur et que les libertés civiles de base étaient violement réprimées, le Département d’Etat annonça qu’il reconnaîtrait le résultat des élections présidentielles avant même que ne soient comptés les bulletins. Il semble également que le Département d’Etat a toléré dans une grande mesure la concentration du pouvoir institutionnel dans le gouvernement hondurien, au cours de la dernière année, dans les mains du candidat du parti officiel, par des méthodes illégales.


 

Nous prions instamment le département d’Etat de mettre en œuvre tous les  moyens à sa disposition pour assurer que se déroulent des élections libres et impartiales au Honduras le 24 novembre, pour garantir des conditions d’équité dans les semaines précédant le scrutin, et qu’il se comporte de manière complétement neutre dans ses messages publics ou privés à ce pays. En plus nous demandons que le département d’Etat se prononce énergiquement contre le plan d’attaque concertées dirigées contre les défenseurs des droits humains et l’opposition.



Avec notre considération,



Raúl M. Grijalva                 Hank Johnson                 Michael Honda


Membre du Congrès      Membre du Congrès           Membre du Congrès       

 

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol : Lista Informativa Nicaragua y más (español): Honduras: Congresistas norteamericanos alertan sobre posible militarización de proceso electoral

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 09:32

 

 

 

Publié le 15 octobre 2013 par OFRANEH

L’état du Honduras tarde à prendre la décision d’effectuer une socialisation – consultation - concernant le contrat signé avec le groupe BG, démontrant une fois de plus l’inconsistance de l’actuelle administration gouvernementale en matière juridique et remet en cause de cette façon la convention 169 de l’OIT, en particulier l’article 6, se référant à la consultation et au consentement, préalable libre et informé.

Le 5 août dernier, la Secrétaire aux Ressources Naturelle (SERNA) a envoyé à notre organisation une note signalant l’intérêt d’effectuer une « socialisation du Projet d’Exploitation Pétrolière dans la Mer Caraïbe Hondurienne, en soutien à la firme British Gas Group ». Dans un paragraphe additionnel de la missive de SERNA, ils sollicitent « un rendez-vous pour établir un dialogue relatif au processus de consultation au sujet du projet ».

Apparemment SERNA confond la socialisation avec la consultation, en plus de de remettre complétement en cause la condition d’antériorité pour la transformer en simple acte d’approbation après la signature du contrat par le pouvoir exécutif le 9 avril dernier et la rapide approbation, le 23 mai, sans autre débat par le Congrès National.

Les aberrations juridiques de l’administration Lobo font partie du manuel de démantèlement de l’état et du coup d’état permanent, dans lequel a été plongé le Honduras. L’assaut de la Cour Suprême et du Ministère Public de la part du pouvoir législatif garantissent la livraison du pays, morceau par morceau, comme ils prévoient de le faire avec loi RED-ZEDE et la Loi de Reconversion de la Dette.

Approbation de Matacaballo

La livraison de 35.246 kilomètres carrés de la plateforme continentale face à la Moskita hondurienne pour une période de 4 ans d’exploration prolongeable de 2 ans, et de 20 ans d’exploitation, sans aucun appel d’offre qu’impliquerait la présence d’autres postulants en plus du groupe BG, n’a pas provoqué plus de préoccupation dans les rangs des nationalistes, lesquels détiennent la majorité absolue au Congrès, , grâce au coup d’état de 2009, situation qui leur a permis d’approuver des lois retirant toute protection du peuple hondurien en faveur de présumés investisseurs étrangers.

Les royalties de la remise de la plateforme au groupe BG sont dérisoires : Selon le contrat (avril 2013) BG remettra « 50 mille dollars pour la totalité de la zone du contrat et, pour la durée de la période de développement et de production, un dollar par hectare de la zone sélectionnée pour l’exploitation ». 50% des bénéfices seront alloués à l’état au cas ou la production ne dépasserait pas les 100 mille barils par jour, et 58% seront pour l’état au cas ou la production dépasserait les 100 mille barils par jour, en plus d’un droit d’entrée symbolique de six millions de dollars.

Le contrat signale le don de $250 000 par an pour des programmes sociaux dans les communautés riveraines du département de Gracias a Dion, ou nous peuples Miskitos et Garifuna habitons, bien que jamais nous n’ayons été consultés de manière préalable, libre et informée, ignorant le droit sur le territoire maritime de nos communautés.

Exploitation pétrolière, changement climatique et possibles conséquence environnementales

Le Honduras est considéré par le Germanwatch comme le pays le plus affecté par les conséquences du changement climatique pour la période allant 1992 à 2011. Ouragans et tempêtes tropicales assaillirent le pays laissant un sillage de morts et de destruction. Aussi, l’état, à travers SERNA, élabora une stratégie Nationale sur le Changement Climatique dans un document de 113 pages se référant seulement en 6 occasions aux peuples indigènes, exclusivement en matière forestières, sans référence aucune au sujet de la mitigation (atténuation et partage des risques NdT) et à l’adaptation au changement climatique Autant le peuple Garifuna que le peuple Miskito, nous habitons de fragiles cordons littoraux et des deltas de rivières qui ont été les lieux les plus affectés par les phénomène météorologique.

 ‘Il se fait qu’une partie de la zone d’exploration et susceptible d’exploitation livrée à GB se recouvre avec le système de Système de Récifs Mésoaméricain (SAM), lequel est supposé être la deuxième plus grande barrière de récifs au monde, et est formée de différentes zones protégées depuis le Mexique jusqu’au Honduras. Le secteur de la SAM compris entre le cap Camaron et Barra Patuca coïncide avec la zone d’exploitation des hydrocarbures concédée récemment par le gouvernement de Lobo.

Les prétendues organisations environnementalistes en charge des zones protégées du SAM n’ont pas hésité à réprimer les pêcheurs Garifunas, pendant que persistait un silence absolu au sujet de la cession de la plateforme continentale située face à la Moskita à BG. Il semble que les fondations environnementalistes ont oublié les conséquences du désastre du puis Macondo dans le Golfe du Mexique en 2010, manipulé par l’entreprise British Petroleum (BP), avec un déversement estimé à 4,9 millions de barils de pétrole, et le puis Ixtoc dans la Baie de Campeche en 1979.

Le groupe BG n’a pas été exempt d’accidents, il suffit de rappeler le cas de la plateforme Elgin dans la mer du Nord, qui avait pour opérateurs TOTAL, ENI et BG. Même l’ex directeur de BG, Frank Chapman déclare qu’il existe un niveau inacceptable de détérioration de la sécurité et déplore le taux d’accidents soufferts par l’entreprise.

BG et les stigmates de la corruption

Le groupe BG, ainsi que la majorité des entreprises pétrolières, s’est vu impliqué dans de retentissants cas de corruptions financières, que ce soit pour obtenir des concessions ou pour réduire les standards environnementaux.

Une des plus retentissantes affaires s’est produite en Italie en 2007, en relation avec la construction à Brindisi d’une usine de gaz naturel liquide. Le payement de pot-de-vin de la part de GB pour obtenir les permis requis se converti en un scandale qui mena à l’arrestation de cinq personnes liées à la compagnie Britannique.

Une histoire de corruption fut dénoncée au Kazakhstan, quand BG et d’autres compagnies pétrolières versèrent 90 millions de dollar pour obtenir des permis d’exploitation dans la mer Caspienne. En février 2010, le Kazakhstan imposa une amende de 21 millions de dollars en conséquence des jugements dans les opérations de l’exploitation de gaz naturel. Depuis Tarija (Bolivie) jusqu’à Queensland (Australie) les activités de BG ont été signalées par les populations locales come préjudiciables pour le milieu ambiant.

Moratoire sur l’exploration et l‘exploitation de gaz

Depuis l’OFRANEH, l’année passée en décembre, nous avons lancé un appel à un moratoire sur l‘exploration et l’exploitation des hydrocarbures au Honduras. Nous comprenons parfaitement la grave crise économique que traverse le pays et le montantélevé du coût des importations d’hydrocarbures. Cependant nous mettons en balance les possibles bénéfices de l’exploitation d’hydrocarbures avec le coût de la conséquence du changement climatique.

Le récent rapport de l’IPPC, indique que nous sommes dans une lutte contre la montre pour freiner l’impact du changement climatique, et  nous savons également que  nous, les peuples qui habitons le rivage de la mer, nous sommes condamnés tôt ou tard au déplacement en plus d’avoir à affronter la subite perte des ressources marines, pilier de notre alimentation.

Ratifier l’exploitation d’hydrocarbure au nom de symboliques projets sociaux et de prébendes économiques pour nos leaders nous convertirait en simples complices d’un schéma planétaire d’autodestruction. Les fausses solutions au changement climatique promues par les organismes internationaux come le Programme REDD+ ou le changement de modèle de production énergétique qui inclus la destruction des rivières, sont des alternatives de peu d’impact sur la grande problématique existante. Les énergies solaire, éolienne ou le OTEC (conversion de l’énergie thermale océanique) ont été rejetées dans l’ultime décennie poursuivant de manière perverse la continuité de l’ère du pétrole, mettant en risque la survie future de l’humanité.

Fait en la Communauté de Sambo Creek le 15 octobre 2013

Organisation Fraternelle Noire du Honduras, OFRANEH

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol :
Honduras: Petróleo, el Grupo BG y la farsa de la “consulta” estilo SERNA

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 14:33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque fois que mon regard se tourne vers le Honduras, je ressens ce même mélange d’émotions : de la rage, une terrible tristesse mais aussi une immense admiration et un irrépressible élan de cœur vers ce peuple à l’avant-garde des luttes contre les destructeurs de Terre.

Souvent j’enrage de ne pouvoir transmettre ces sentiments à ceux qui ici noient dans le silence de l’ignorance ces peuples en lutte pour notre avenir à tous, pour celui de tous les petits garçons et toutes les petites filles de la Terre.

Souvent j’enrage de voir que même l’information dite alternative se préoccupe seulement des guerres que le pouvoir lui donne en pâture sans prendre conscience jamais de cette guerre diffuse, présente sur toute la planète avec des « intensités » variable.

Souvent j’enrage, de ne pouvoir me multiplier par 10, par 100, par 1000 pour transmettre les clameurs d’un peuple qu’on assassine, torture, emprisonne, harcelle, dépouille de tout, mais qui résiste debout et sans perdre le rire.

Parfois j’en pleure aussi

 

Anne


 

 


Voici donc les paroles des Femmes de l’Aguan au Honduras, pour rompre le silence !

Les faits décrits ci-dessous se produisent dans toute l'Amérique Latine ou un génocide silencieux se poursuit, et s'accélère sous l'égide des Etats-Unis et des transnationales qui les dirigent.

 

 

  

 Le Forum des Femmes de la Region du Bas Aguan, rapporte  devant la Communauté Nationale et Internationale

 

 

 

Communiqué 

 

Le Forum des Femmes de la région de l’Aguan, à la Communauté Nationale et Internationale, aux Organisations de défense des Droits de la Femme et des Peuples, aux Organisations de Droits Humains.


 NOUS DENONÇONS la répression permanente contre les COMUNAUTÉS ET LES ÉTABLISSEMENTS PAYSANS DU BAS AGUAN ET D’AUTRES RÉGIONS DU PAYS  et l’impact qui se traduit par les terribles dommages soufferts par les femmes d’Aguan et du Honduras. 

 

Depuis avril 2010, quand a commencé la Militarisation de l’Aguan, les familles Paysannes et en particulier les femmes NOUS NE VIVONS PLUS EN PAIX à cause des interventions militaires permanentes, car nous les femmes, nous partageons les plus grandes inquiétudes pour la sécurité de nos enfants et de nos hommes et aussi pour le peu de biens patrimoniaux que la vie nous a donné.

 La répression dans l’Aguan n’opère pas de discrimination entre sexes, ou genre, ou âges, dans certains cas des petits garçons, des petites filles sont harcelés par la police pour donner des informations sur leurs parents ou leurs voisins ou sur l’Entreprise Paysanne à laquelle ils appartiennent.

Il y a des Femmes qui ont perdu la vie assassinées par des paramilitaires, des Femmes qui ont été violées par les gardes des Grands Propriétaires, il y a des Femmes qui sont persécutées par la justice parce qu’elles se battent pour le Droit à la terre, plus de 100 femmes ont perdu leur mari parce que les sicaires, la police ou l’armée Nationale, les ont assassinés, il y a plus de 4OO enfants qui ont perdu leur père et qui subissent une crise alimentaire, il y a des femmes qui ont vécu l’expérience terrible de la séquestration par les gardes des Grands Propriétaires Terriens, il y a des femmes qui ont subi des attentats pour en finir avec leur vie, il y a des femmes qui ont avorté en conséquence des coups, des gaz ou parce qu’elles ont du courir, dormir dans la montagne ou traverser des rivières pour sauver leur vie. 

 

La répression, le harcèlement militaire permanent des femmes et des enfants provoquent de terribles traumatises psychologiques qui nous marquent durement dans la vie quotidienne. Il y a des petits garçons et des petites filles dont le corps se met à trembler ou qui fondent en larmes ou qui courent se cacher en présence des militaires ou de policiers, nous les femmes nous faisons de terribles cauchemars et le moindre bruit altère notre système nerveux. En vertu du droit à jouir des bénéfices d’une vie en paix et dans la dignité, cette réunion de femmes de la région de l’Aguan EXIGE d’en terminer avec l’intervention militaire dans les Etablissements Paysans et le retrait de la Force de d’Opération Conjointe XATRUCH III que dirige le Colonel German Alfaro qui jusqu’ici mène des actions qui ne bénéficient qu’aux seuls Grands Propriétaires Miguel Facusse, Reynaldo Canales et Rene Morales 

 

Halte aux persécutions judiciaires !

Halte à la violation des Droits Humains en Aguan !

Ni balles, ni coups contre les femmes  ,les petites filles et les petits garçons paysans du Honduras ! 

 

Colon, 16 juillet 2013 

 

Red de Mujeres del Movimiento Campesino del Aguan MCA. 

 

Red de Mujeres del MARCA. 

 

Red de Mujeres del Movimiento Campesino de Rigores. 

 

Red de Mujeres Campesinas de Orica. 

 

Red de Mujeres Campesinas de Luxon. 

 

Red de Mujeres Campesinas del Movimiento Campesino Gregorio Chávez 

 

Red de Mujeres Campesinas del Asentamiento Buenos Aires.

 

Red de Mujeres Campesinas del Asentamiento La Lempira.

 

Red de Mujeres del Asentamiento Campesino La Confianza.

 

Red de Mujeres del Asentamiento Campesino La Aurora.

 

Red de Mujeres Campesinas del Asentamiento La Concepción.

 

Red de Mujeres del Movimiento Campesino de Vallecito.

 

Red de Comedores Solidarios de Colon.

 

Mujeres de Ofraneh.

 

Mujeres Docentes de Colon.

 

Casa Luna de Tocoa, Colon.

 

 

Red de Mujeres del Movimiento Campesino de Rigores.

 

Red de Mujeres Campesinas de Orica.

 

Red de Mujeres Campesinas de Luxon.

 

Red de Mujeres Campesinas del Movimiento Campesino Gregorio Chávez

 

Red de Mujeres Campesinas del Asentamiento Buenos Aires.

 

Red de Mujeres Campesinas del Asentamiento La Lempira.

 

Red de Mujeres del Asentamiento Campesino La Confianza.

 

Red de Mujeres del Asentamiento Campesino La Aurora.

 

Red de Mujeres Campesinas del Asentamiento La Concepción.

 

Red de Mujeres del Movimiento Campesino de Vallecito.

 

Red de Comedores Solidarios de Colon.

 

Mujeres de Ofraneh.

 

Mujeres Docentes de Colon.

 

Casa Luna de Tocoa, Colon.

 

Source en espagnol :
Foro de Mujeres de la Región del Aguán, ante la comunidad Nacional e Internacional Informa.

Traduction Anne Wolff

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 20:38

 

 

 

Dans mes recherches sur les Régions Spéciales de Développements devenues Zones Spéciales de Développements et d’Emploi du Honduras par les effets conjugués d’un piètre maquillage et d’un viol de la constitution, je suis tombée sur cet article, en français, qui introduit bien le problème dans son contexte. Je me suis permis d’introduire quelques photos de maquettes des projets pour montrer à quoi ressemblent ces « cités modèles » et le genre d’esprit de « démocratie » qui les caractérisent.

Les « Cités Modèles » méritent toute notre attention. Elles sont une des manières par lesquelles les transnationales phagocytent les territoires. Quelques échos du côté d’EuroVegas, de Nice ou de Notre dame des Landes donnent à penser que nos contrées ne seraient pas épargnées par ce genre de soustraction de territoire, livré au néo-libéralisme qui y installerait aussi ces propres forces de répression.

Après que les RED ait été déclarée inconstitutionnelle, en 2012 et après éviction de plusieurs des juges ayant déclarés l‘inconstitutionnalité, le projet a été représenté avec des modifications de façade et de nouveaux bouillages de constitution. De nouvelles plaintes pour inconstitutionnalité se préparent mais qui n’arrête manifestement pas l’avancée de projets patronnés entre autre par Goldman Sachs et facilité par la « Loi Hypothèque » véritable cession du pays au « plus » offrant, en toute absence de transparence tout cela à quelques semaines des élections régionales et présidentielles. Dans ces dernières, la favorite confirmée est Xiomara Castro, du parti LIBRE, né dela résistance au coup d’état, épouse du président Zelaya, victime d’un coup d’état en 2009.

Mais les contrats de cession de territoire qui seraient conclu avec les transnationale qui se pressent, vaudraient indépendamment des gouvernement qui se succèdent.

Pas toujours évident de s’y retrouver (trouver les bons textes pour) donc, entre première version et modifications, ni de ce que seront ces « lieux qualifiés de « Paradis Imprésarial » par les investisseurs potentiels, un concept qui fait redouter beaucoup de douleur et de misère pour les populations. A suivre donc de très près…

Anne

 

Honduras : Tambours contre capital
Honduras : Les tambours de la resistance
(par O.C.)





En 1797, quelques 2000 survivants dela “guerre caraïbe” sont débarqués par les Anglais sur l´île de Roatan, au large des côtes du Honduras, d´où ils sont transférés à Trujillo par les colons espagnols pour la défense du port face aux incessantes attaques des corsaires anglais. Les “Caraïbes Noirs”, comme on appelle alors les Garifunas, fondent des villages le long d’un littoral dépeuplé où ils pratiquent l’agriculture par rotation (traditionnellement dévolue aux femmes), la pêche, le commerce de contrebande et le travail saisonnier – les colons anglais contrôlent alors l’exploitation des bois précieux au Honduras Britannique (Belize) et dans la Mosquitia, dont la forêt tropicale humide,la plus étendue d’Amérique après celle de l’Amazonie, recouvre un vaste territoire entre le Honduras et le Nicaragua. 

 
La situation s’inverse avec l’implantation des compagnies bananières américaines au début du XXème siècle. La United Fruit, la Standard Fruit et la Cuyamel Fruit Company se partagent les terres le long de la régioncôtière à la faveur de concessions exorbitantes octroyées au titre de la construction de chemins de fer, et se bâtissent un empire dont le poids économique et l’influence politique vaudront au Honduras le surnom de ”République bananière” (expression née sous la plume de l’écrivain et voyageur américain O. Henry). La pression sur les terres communautaires ira s’accentuant à mesure que de nouvelles populations s’installent dans la région. Le retrait progressif des compagnies après la grande grève de 1954 augmente le nombre de paysans sans terre ; la Réforme agraire consiste alors davantage en un projet de colonisation et d’avancée du front agricole que de redistribution des terres des grandes propriétés, accentuant la pression territoriale sur la côte nord et les communautés garifunas.


Le peuple garifuna est né de la rencontre entre esclaves marrons et Indiens caraïbes sur l’île de Saint-Vincent. La langue garifuna, de famille arawak, témoigne d’une histoire aux échanges multiples – dont un certain nombre de vocables français incluant la numération. En 1795, les Garifunas s’allient à la France révolutionnaire contre les troupes anglaises qui finissent par écraser la résistance héroïque des Garifunas, déportés vers Roatan au cours d’une traversée ou périssent une grande partie des survivants. Aujourd’hui, les Garifunassont confrontés à l’expansion des nouveaux empires du capital et des transnationales, désireuses de tirer profit du tourisme et des conditions d’exploitation locales, sous les auspices d’un gouvernement néolibéralultra-corrompu qui sévit dans la continuité du coup d’Etat du 28 juin 2009 contre le président Manuel Zelaya, qui avait osé promouvoir quelques réformes en faveur des travailleurs et adhérer à l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) d’Hugo Chavez. 
En décembre dernier, le Congrès, dominé par le Parti National au pouvoir, a voté la destitution (illégale) des quatre des cinq juges de la Cour Suprême ayant voté, deux mois auparavant, l’inconstitutionnalité des “ciudades modelos” (“villes-modèles”), ou “charter-cities”, également baptisées RégionsSpéciales de Développement dans les réformes (in)constitutionnelles entreprises début 2011, puis Zones d’Emploi et de Développement Economique (ZEDE) dans la loi organique approuvée en juin 2013. Conçues par l’économiste américain Paul Romer, les “charter-cities” se définissent comme des espaces urbains dotés d’une juridiction, d’un système d’administration public et d’un régime fiscal autonomes, et de la faculté de contracter des dettes et signer des accords internationaux en matière de commerce et coopération – bref, de véritables enclaves soustraites à la souveraineté nationale, sortes de zones franches 2.0 dont les emplacements seraient projetés, l’un sur la côte pacifique autour du port d’Amapala, les deux autres sur la cote caraïbe – l’un dans la zone d’Omoa, à proximité de Puerto Cortes, l’autre autour de Puerto Castilla, entre Trujillo et la rivière Sico, entre les départements de Colon et Gracias a Dios,zone supposément “inhabitée” qui concentre plus d’une vingtaine de communautés considérées comme “sanctuaire de la culture garifuna” (il s’agit des communautés les moins urbanisées) par l’Organisation Fraternelle Noire Hondurienne (OFRANEH). 

 
Exemple de projet

L’OFRANEH, fondée dans les années 1970, est la fédération de défense des droits politiques, culturels et territoriaux du peuple garifuna. Les luttes qu’elle a menées pour défendre les terres des plus de quarante communautés d’ouest en est de la côte hondurienne ont abouti, en 1996, suite à la PremièreMarche des Tambours, à un Accord présidentiel pour leur titularisation, en tant que terres communautaires – et à ce titre, inaliénables (seuls les habitants de la communauté peuvent disposer de la terre en usufruit). Pour autant, les titres communautaires ne recouvrent généralement que les zones résidentielles, à l’ exclusion des terres “auxquelles ils ont traditionnellement accès pour leurs activités traditionnelles et de subsistance” – selon les termes de la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail(OIT), ratifiée par le Honduras en 1994 mais notoirement méconnue par les gouvernements successifs depuis lors. L’inadaptation de la législation nationale, la superposition des titres individuels et collectifs et des juridictions, les pratiques de corruption et d’abus de pouvoir et la continuité des politiques néolibérales de promotion des investissements perpétuent les ventes illégales et autres expropriations – comme dans le cas du quartier garifuna de Río Negro, Trujillo, ou la municipalité a fait valoir une loi d’expropriation forcée afin de permettre la construction d’un embarcadère pour navires de croisière, qui fait partie d’un vaste projet d’investissement touristique dans l’ensemble de la baie,mené par le Canadien Randy Jorgensen, “Roi du porno” canadien, sous le nom de Banana Coast. 

Autre mégaprojet emblématique du tourisme d’enclave que gouvernement et investisseurs cherchent à promotionner, le complexe Bahia de Tela, rebaptisé Indura Beach & Golf Resort, qui comprend la construction d’un hôtel cinq étoiles, d’un terrain de golf et autres villas sur la lagune de Los Micos, entre les communautés garifunas de San Juan, Tornabé, Barra Vieja et Miami, au cœur du Parc National Jeannette Kawas – du nom d’une militante écologiste assassinée en 1995 pour la lutte qu’elle a menée au nom de la défense des écosystèmes de la baie et des communautés qui en tirent leur subsistance. La première phase de construction vient d’être achevée à grand renfort de main d’œuvre sous-payée desdites communautés. Sous couvert de promesses d’emploi et autres bénéfices sociaux, les grands projets de tourisme d’enclave reproduisent un modèle d’exclusion et d’accumulation fondé sur le mépris des biens communs, de l’environnement et des communautés humaines qui l’habitent, générant dépendance et marginalité au nom du “développement”, concept amical sous lequel le langage commun a pris l’habitude de dissimuler les forfaits du capitalisme mondialisé. L’approvisionnement en eau de la communauté de Tornabéa brutalement décru, tandis que les terres de Miami et Barra Vijas sont d’ores et déjà cernées par la spéculation immobilière. 

Les grandes plages de sable fin qui depuis plus de 200 ans sont l’habitat naturel d’un peuple qui regarde vers la mer, sont les nouvelles frontières de la voracité sans limite du capital à la recherche de sa propre accumulation. Dans les communautés voisines de San Juan et Triunfo de la Cruz, de part et d’autre de l’autrefois port bananier de Tela, les ventes illégales de terres, avec la complicité de la municipalité, pour l’extension de l’élevage bovin,la construction de projets immobiliers ou des maisons de vacance de la classe politique, ainsi que la persécution des militants de la défense des terres ont fait l’objet, face à l’inefficience et à la corruption des instances judiciaires, de demandes internationales auprès de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme. La radio Faluma Bimetu de Triunfo de la Cruz, première radio garifuna, pionnière de la lutte pour la défense des terres et la constitution d’un réseau national de radios communautaires, a été la cible de plusieurs attentats, dont un incendie volontaire en 2010. 


En août 2012, quelques centaines de jeunes, femmes et hommes de différentes communautés ont maintenu le campement installé sur les terres de Vallecito, entre Limon et Punta Piedra, dans le département de Colon, au milieu des menaces et intimidations des gardes privés qui empêchaient l’accès aux terres usurpées par Reynaldo Villalobos, narcotrafiquant notoire et Miguel Facussé, oligarque propriétaire (entre autres) d’immenses étendues de palme africaine dans toute la région. Les 1600 hectares de terre légalement inscrites au nom de six entreprises associatives paysannes garifunas sont emblématiques du mouvement garifuna pour la récupération et la titularisation des terres ancestrales ; elles témoignent également de la violence et de l’impunité qui se sont emparés du pays. Les terres de Vallecito, situées dans une frange littorale inhabitée qui sert de zone de transit au narcotrafic, sont le symbole d’une lutte et d’une espérance envers et contre tout : il y a là suffisamment d’espace pour développer cultures vivrières, plantes médicinales et université autonome – et offrir un refuge aux communautés menacées par le changement climatique et la montée du niveau de la mer.

Maqueta de una de las propuestas de "ciudad modelo".


A 216 ans de l’exil en terre centraméricaine, l’OFRANEH mèneinlassablement un combat inégal pour la sauvegarde des territoires et de la culture garifuna – dont la langue, les musiques et les danses ont été déclarées “chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité” par l’UNESCO, et font la force et la cohésion d’une lutte quotidienne pour continuer d’exister, dans les communautés comme dans les marches et occupations qui visent à exiger les droits à la vie et au respect d’une cosmovision et d’une société plus humaines que le système qu’elles dénoncent.
Pour en savoir plus


http://voselsoberano.com/index.php

Via
Honduras : Tambours contre capital

 

 

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 21:09

 

 

Par Dick&Mirian Emanuelsson

 

La résistance hondurienne manifeste pour protester contre l'abandon de la Souveraineté Nationale

 

 

Intervew de Rafael Alegria, directeur de la Via Campesina et victime de menaces de mort et interview de Maria Luisa Borjas ancienne Commissaire le la Police Nationale

 

 

Tegucigalpa, 14 août 2013 /Des milliers de Honduriens manifestaient mercredi passé contre ce qu’ils considèrent comme une cession de souveraineté nationale.

Le Congrès National désire échanger des ressources naturelles contre la dette publique (interne et externe). Le Front National de Résistance Populaire (FNRP) avait appelé à une manifestation, des milliers de compatriotes sont venus directement de leur travail à la manifestation qui s’est terminée au Congrès National.

-         - La Résistance Populaire est née dans la rue et pendant le coup d’état nous étions mobilisés de manière permanente pendant 180 jours. Quand nous pensons qu’il est nécessaire de sortir dans les rues, et bien nous sortons dans les rues.

Ce sont les paroles de Rafael Alegria, directeur de la Via Campesina au Honduras et dans la région centraméricaine.

 

 

Rafael Alegria, leader de la Via Campesina interrogé par le reporter Dick Samuelson. 

 

Loi de Mise aux Enchères des Ressources Naturelles

Le Congrès National est disposé à livrer les ressources naturelles en guise de paiement de la Dette Publique. Avec le coup d’état et 4 années à maintenir le système économique, l’économie du Honduras est au bord du crash. Les prix augmentent tous les jours alors que ne cessent de se réduire les sources de travail. C’est pour cela que Rafael Alegria et la Résistance hondurienne ont à nouveau rempli les rue de Tegucigalpa, San Pedro Sula et des autres villes de la nation centraméricaine.

 - Le Congrès National et le candidat officiel du Parti National, (gouvernant et de droite) a approuvé une Loi de Mise aux Enchères des Ressources Naturelles et de leur cession, ce que nous appelons une Loi d’Hypothèque. Ils prétendent remettre au capital transnational l’eau, les bois, les mines, et toutes les ressources naturelles parce qu’ils les considèrent comme « inactives». C’est une barbarie inacceptable. C’est pour cela que nous sommes dans la rue aujourd’hui. Nous sommes disposés à rester dans les rues, défendant les droits du peuple.

 

Menacé de mort

Récemment le dirigeant paysan a été menacé de mort,  trois fois en très peu de temps. Cela n’a rien d’extraordinaire dans un pays où dans la Vallée du Bas Aguan, sur la côte Caraïbe, 106 paysans organisés qui luttaient pour la terre et une réforme agraire, ont été assassinés. La même terreur règne dans l’ensemble de la campagne hondurienne où se mène la lutte pour la terre.

 Les avertissements  faits à Alegria concernant ces dangers viennent y compris des organismes de sécurité de l’état eux-mêmes qui pour différentes raisons ont  réussit infiltrer  des plans pour tuer le leader populaire hondurien.

Mais Alegria n’a pas peur d’être avec ses compagnons de lutte un 14 août pour refuser et répudier ce que la Résistance considère comme une Trahison à la Patrie.

 - Cette manifestation a aussi pour objet de condamner les menaces de mort contre les dirigeants populaires par lesquels moi et vous (en référence au journaliste) sommes réprimés.  Il y a 37 journalistes honduriens qui ont été assassinés jusqu’ici et ils ne rendent pas compte de cette situation. Il y a une ambiance de répression mortelle et d’abandon  de Souveraineté, de corruption, de violence et c’est pour cela que la Résistance sort dans les rues aujourd’hui pour dénoncer tout cet arbitraire.

 

 

 

 

Le bipartisme est instable et dangereux

Au Honduras la tension est extrêmement notable. Plus l’on s’approche des élections générales et présidentielles du 24 novembre, plus on enregistre de morts et de menaces dans le pays où quotidiennement sont assassinées 20 à 22 personnes.

Le bipartisme libéral-nationaliste qui a gouverné le pays pendant plus de 100 ans, se trouvent en troisième et quatrième place dans les sondages. La candidate du bras politique de la résistance Xiomara Castro de Zelaya, est en tête de tous les sondages et sera a prochaine présidente si la tendance se maintient jusqu’à novembre, menant le Parti Liberté et Refondation à la victoire.

Cela ébranle le Pouvoir de Fait et a initié une guerre sale dans laquelle des personnages comme JJ Rendon mènent la danse pour le candidat officiel Juan Orlando Hernandez, président du Congrès National.

 

 

Juan Orlando Hernandez et le putschiste vénézuélien JJ Rendon. 

 

Ils créent le chaos et la terreur et mènent une guerre psychologique

Ce qui est en jeu, ce sont non seulement des milliers de million de dollars mais aussi une nation avec une position géostratégique, entre deux océans; l’Atlantique et le Pacifique et avec plusieurs bases militaires et installations du commandement Sud sur son territoire.

Rafael Alegria :

 - Ils prétendent créer une ambiance de chaos, de violence et de terreur. Quelques compagnons ont été assassinés et d’autres sont menacés de mort. Mais je suis intimement convaincu que notre peuple ne va pas se laisser arrêter parce qu’il est déjà prêt pour les pires conditions. Plus nous nous approchons des élections et sommes sur le point de les remporter avec Xiomara, plus la répression augmente.

 

-       -  Mais nous n’avons pas le choix, il n’y a pas de retour en arrière, nous n’avons pas de temps à perdre, il nous reste à recourir à la dénonciation nationale et internationale, à la communauté internationale pour qu’elle puisse contribuer à ces processus de démocratisation, de participation du peuple. C’est pour cela que nous invitons la communauté internationale pour qu’elle protège et supervise les droits humains des honduriens.

Les observateurs internationaux dans les élections de novembre.

Dans les médias liés au gouvernement et au bipartisme se publient des dénonciations qui prétendent que les observateurs qui viendront de l’Unasur et du Forum de Sao Paulo en novembre sont des marionnettes  au service du Parti Libre. Alegria rejette vigoureusement ces accusations

-      -- Cela montre le degré d’intolérance et d’antidémocratie qu’ont toujours dans la tête ces messieurs. Mais ils ne connaitront pas le succès parce que nous serons de milliers de latino-américains, européens, canadiens et que de nombreux journalistes vont venir. Parce qu’ils ont les yeux posés sur le Honduras.

 


Maria Luisa Borjas 

 

Des officiels soupçonnés de narcotrafic…”

Parmi les milliers de Honduriens qui manifestent ce soir un mercredi par une chaleur infernale, nous tombons sur Maria Luisa Barjas, Colonelle, ex commissaire de la Police Nationale et ex chef de l’Unité des Enquêtes Internes de la Police Nationale. Quand elle démasqua la corruption interne en l’an 2002, elle fut licenciée par le gouvernement nationaliste de Richard Maduro. Elle mène une dure critique de la corruption interne, non seulement du corps de police sinon de la militarisation accélérée de la société hondurienne depuis le coup d’état militaire du 28 juin 2009.  

-      _ Le problème,  c’est que dans les hautes sphère de la hiérarchie policière il y a de nombreux officiels signalés pour violation de droits humains, pour narcotrafic, pour des vols de véhicules, pour séquestration et qui assument de hautes charges à l’intérieur de la police. C’est dire qu’il y a une protection évidente des délinquants. Tant qu’il n’y aura pas une épuration des opérateurs de justice dans ce pays il n’y aura pas de sécurité, dit Barjas sans vaciller dans ces paroles.

 

 

 

 

Des officiels colombiens préparent des commandos de contrinsurrection. 

  • Pour chaque cours de capacitation aux agents honduriens que réalisent les polices étasunienne et colombienne,, le narcotrafic augmente et le nombre dramatique des honduriens assassinés. Quelle lecture faites-vous de ces faits ? 

-     - Cette capacitation que reçoivent les agents honduriens est orientée vers une remilitarisation de la police, loin d’une police communautaire qu’avait établi avant le Ministre de la Sécurité. Ce qui arrive c’est qu’ils sont en train de mettre sur pied une police militaire spécialisée en combat de basse intensité et en contrinsurrection. Pourquoi ? Ce qu’ils prétendent faire, c’est réprimer le peuple, poursuivre les leaders sociaux et détruire les organisations sociales de notre pays parce qu’ils les perçoivent comme une menace.

-              - Ce sont les orientations  que prennent les capacitations, ces entraînements, tant de la part des USA que de la Colombie. Parce que les mesures qui sont prises vont à l’encontre des droits du peuple. Et comme ils savent que le peuple va protester, il se préparent à réprimer brutalement le peuple.

Cela signifie-t-il que les capacitations que viennent faire les colombiens ont pour but de criminaliser la protestation sociale ?

Exactement ! C’est la vision et l’objectif qu’ils ont. Parce que pour le moment, ils sont en train de vendre, privatiser et hypothéquer les ressources naturelles qui appartiennent à tout le peuple. Ils savent déjà que le peuple est éveillé et va entrer en résistance.

 

Source en espagnol : La resistencia hondureña manifiesta y rechaza la entrega de la Soberanía Nacional

Traduction française Anne Wolff

 

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