7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 21:25

 

TOUTES LES ENTREPRISES QUI PRÉTENDENT détenir des papiers officiels sur cette terre ont essayé par tous les moyens imaginables d’acheter la terre et les titres. Les vendeurs souvent ne savent ni lire, ni écrire, à cause de l’analphabétisme qui est élevé dans cette région du Honduras. Les entreprises vont jusqu’à falsifier les signatures, soutient le président de Copinh, Francisco Javier Sanchez. Les histoires qui courent sur les méthodes dont usent l’entreprise pour amener les indigènes à signer, fait penser aux histoires africaines, alors que les colonialistes arrivaient avec des miroirs, des caramels ou de l’eau de vie. Dans la région de Rio Blanco ou de San Francisco de Opalaca les entreprises ont offert des confiseries, un sac de maïs, des haricots ou 100 à 500 Lempiras, plus ou moins 5 à 25 dollars. Face au système judiciaire totalement corrompu, les plaignants se trouvent complétement privés de recours.

 

Qui sont finalement les propriétaires de l’entreprise Desa ? demandons nous à Bertha. Elle répond que c’est une famille oligarchique ayant des investissements dans le milieu bancaire et à présent également dans la dite « énergie renouvelable ».

Ils font passer les humains après la construction de centrales hydroélectriques dans le Rio Blanco. Parmi les propriétaires de Desa il y a le clan familial Atala, Camilo Atala est le propriétaire de Banco Centroamericano., BAC Bamer. Son frère, Pedro est le président de la ligue professionnelle de football du Honduras. Le troisième Atala est le vice-président du Conseil Industriel Latino Américain de Commerce et propriétaire de Motagua, la seconde meilleure équipe de football du Honduras.

 

Les Peuples originaires du Honduras

Le recensement officiel dénombre une population de 8 045 990 habitants, parmi laquelle 496 600 appartiennent aux peuples indigènes Chorti, Lenca, Miskito, Nahua, Pech ou Paya, Tawahka ou Sumo et Tolupán ou Xicaque. Selon les estimations de leurs propres organisations, le nombre des indigènes, est de 607 300 auxquels il faut ajouter près de 200 000 personnes descendant des noirs caraïbes, les Garifunas. Ils appartiennent, comme beaucoup d’autres, au secteur le plus pauvre et abandonné du pays. Les organisations de l’ONU estiment qu’ils vivent dans un état d’« extrême pauvreté » dans quelques 4000 villages, une situation qui s’est accentuée au cours des siècles, depuis la colonisation espagnole, en conséquence du manque d’accès à l’éducation, à la santé, à la sécurité, à la terre et aux ressources naturelles. Le territoire réclamé par les peuples indigènes est d’approximativement 2 millions d’hectares faisant partie d’un territoire national qui en compte 11,2. Actuellement seulement 10% d’entre eux détiennent un titre de propriété valide sur leurs propres terres.

 

Source  Pueblos Originarios en América

 

 

CONSTRUIRE UN BARRAGE est une tâche complexe et particulièrement coûteuse. Le projet à Rio Blanco ‘El Proyecto Agua Zarca » a reçu le feu vert de CAMIF (el Central American Mezzanine Infrastructure Fund) un sous-organe de la Banque Mondiale, qui est un organisme qui stimule l’investissement privé dans les infrastructures en Amérique Centrale.

 

Le Copinh dans un communiqué à la Banque Mondiale l’a prévenue, avant qu’elle ne prenne sa décision, des conséquences sociales, environnementales et historiques d’un prêt à la construction du barrage. Les organisations appelaient également  à une réunion entre la banque et le peuple Lenca pour que la banque puisse entendre ceux qui se verraient affectés par le projet.

 

Le Fond du Développement de la Hollande était également sur le point d’accorder un prêt millionnaire à Desa. Copinh et cinq organisations européennes des droits humains ont écrit au Fond hollandais et mis l’accent sur le fait que le fond se rendrait complice de violation de la Convention 169 de l’OIT sur les droits indigènes et l’autonomie, et qu’ils contribuaient à la militarisation de la région et à l’augmentation des violations des droits humains.

 

-Le Fond avait envoyé des consultants au Honduras et ils répondirent qu’ils avaient déjà consulté. Ils ont totalement ignoré les dénonciations faites par Copinh. Ce sont des gens arrogants, dominateurs qui ne s’aventurent pas à donner une réponse directe à Copinh. Ils disent « que oui » mais ils mentent.

 

-Ils ont aussi déclaré que leur interlocuteur valable pour le peuple indigène est le Secrétariat des Peuples Indigènes et Afrohonduriens. Comment l’Etat lui-même et le gouvernement peuvent-ils être interlocuteurs, ces gens ne représentent pas les peuples indigènes, ils sont un ministère du gouvernement.

-Ils disent également que la représentation (du peuple Lenca de Rio Blanco) est détenue par un groupe organisé et patronné par la DESA. Il est composé de quatre personnes qui sont employées par Desa qui ont été amenés à la Casa Presidencial en compagnie de quelques autres représentants d’organisations soi-disant indigènes, dont la base est également contre la signature de ce projet. Le Fond des Pays Bas dit que ce sont eux leurs interlocuteurs communautaires valables.

 

 

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LA DIRIGANTE DE LA COPINH dit avoir subi des pressions afin qu’elle s’asseye à la table de négociations avec l’entreprise et que le chef de la compagnie lui a proposé un pot-de-vin pour qu’elle accepte la construction du barrage. Mais Bertha Cáceres affirme que jamais elle n’acceptera de telles propositions qui violent toute dignité humaine et la confiance que le peuple Lenca a placée dans ses dirigeants. Depuis son refus, elle a été soumise à plusieurs provocations et la liste de mort sur laquelle son nom est enregistré avec celui de 19 autres honduriens a été publiée.

-J’ai même reçu sur mon téléphone cellulaire des messages y compris de harcèlement sexuel, provenant de Douglas Bustillo, le vice-chef de Sécurité de l’entreprise. C’est une situation très compliquée pour le Copinh dans ce contexte de criminalisation croissante - même si, depuis ses débuts, le Copinh a toujours été criminalisé. Nous avons reçu beaucoup de menaces et 8 compagnons ont été assassinés. Ce n’est nouveau, mais en ce moment, alors qu’il existe un scénario national dangereux de criminalisation grandissante des mouvements sociaux, que je me retrouve accusée de «complot contre l’Armée, de possession illégale d’arme, en préjudice à la Sécurité Interne de l’Etat du Honduras  – s’il vous plait ! - c’est risible mais cela montre aussi de quoi ils sont capables. Nous devons faire une lecture de ces événements en tant qu’ils sont une manifestation d’une stratégie gringa de Contre-insurrection.

L’assassinat d’un dirigeant indigène, Tomás Garcia par l’armée le 15 juillet 2013, a été la goutte qui a fait déborder le vase pour le peuple Lenca. Il a placé l’entreprise constructrice Sinohydro face à un ultimatum : soit vous vous retirez, soit vous rester et vous en affrontez les conséquences. Les chinois se sont rendu compte que la réalisation du projet était insoutenable avec les communautés en lutte contre eux et ont choisi de se retirer. Depuis ce jour le projet hydroélectrique est sur le tapis mais ne trouve pas de constructeurs.

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Ignocencio Gómez, indigène qui possède sa maison, destinée à disparaître avec la construction du barrage, au bord du Rio Gualcarque.

 

LA MILITARISATION ET LA « COLOMBIANISATION », s’incarnent dans des groupes paramilitaires qui font le “sale” travail de l’état ou avec des militaires qui patrouillent le jour et se mettent la nuit le brassard du paramilitarisme et partent assassiner l’opposition politique et populaire. Actuellement, au Honduras la similitude (avec la Colombie) est évidente, dit Bertha Cáceres :

 

-Comme nous l’avons toujours dénoncé, c’est la copie de l’Armée Colombienne et du Paramilitarisme de là-bas. Et qui sont derrière ? Les Gringos. Pourquoi les gringos ont-ils six bases militaires au Honduras ? Pourquoi construisent-ils leur plus grande base maritime d’Amérique Latine au Honduras ? Que font ces gringo à Caratasca ? Pourquoi construisent-ils des souterrains ?  Ce n’est pas pour combattre le narcotrafic, Qu’ils ne viennent pas nous raconter leurs contes, ce sont des mensonges !, dit la dirigeante du Copinh et elle conclut :

-A Rio Blanco, il y a une armée de paramilitaires. Je les ai vu et nous savons comment ils opèrent, jouant avec les besoins des gens ou utilisant les mêmes méthodes. Ils payent mille lempiras (100USD) pour saboter la voiture du Copinh. Quand l’armée m’a capturée le 24 mai 2013, il y avait six hommes en civil prêts à canarder la voiture du Copinh. Quatre fois ils m’ont menacée de mort (ce jour-là), Francisco Sanchez, président du Copinh est dans la même situation mais, jusqu’ici, il s’en est sorti. Aujourd’hui il faut être bien préparé pour supporter cela parce que ce n’est pas facile.


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APRÈS QUE NOUS AYONS TERMINÉ LE REPORTAGE A RIO BLANCO et l’entrevue avec Bertha Cáceres à la mi-décembre 2013, la Cour d’Appel de Comayagua a prononcé un non-lieu provisoire en faveur de Bertha Cáceres, Aureliano Molona et Tomás Gómez Membreño.

 .

Le communiqué du Copinh déclarait que “l’équipe de défense continuera a travailler pour le prononcé d’un non-lieu définitif dans les cas de persécution judiciaire contre les trois compagnons et autres membres du Copinh qui font l’objet de ce genre de répression et sont confrontés également à des menaces contre leur vie et des accusations judiciaires. Nous épuiserons tous les recours en justice et poursuivrons notre lutte pour la justice et la vérité, même si nous savons en faveur et au service de qui les instances judiciaires se positionnent. Le COPINH averti que l’entreprise Desa - en association avec le Ministère Public, dont nous déplorons le rôle servile - continue à mener des poursuites qui sont des menaces contre l’intégrité de notre organisation et de ses militants : non seulement à travers la criminalisation des luttes du COPINH par la voie judiciaire mais aussi par des campagnes sales et de discrédit, des attaques cybernétiques, des harcèlements et la militarisation. »

 

Nous avons obtenu une victoire partielle de tout le peuple Lenca et de la solidarité nationale et internationale, affirme l’organisation du peuple Lenca.

 

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Barrage du chemin qui résiste depuis plus de neuf mois.

 

 

Voir tout le reportage de Rio Blanco et l’entretien avec Bertha Cáceres :

Videos:

Reportaje de Rio Blanco (31 min): http://vimeo.com/82020819,

YouTube: http://youtu.be/cXD6Ha2opZ0

La entrevista con Bertha Cáceres: (61 min): http://vimeo.com/82083040,

YouTube: http://youtu.be/Yiu_G9gdQ4g

 

Lempira (cacique Lenca)

Lempira (m. 1537) était un capitaine de guerre du peuple des Lencas qui lutta contre les espagnols durant la décennie de 1530, dans les documents écrit de la période de la conquista espagnole, il est mentionné sous le nom de El Lempira.

C’était un indigène d’origine Lenca, de haute stature, aux larges épaules et aux membres épais. Il était brave et depuis sa tendre jeunesse il a fait preuve d’un grand courage, il avait un amour profond pour son peuple, sa terre, ses lois et ses coutumes.

 

Le nom de Lempira, d’après ce que soutient Jorge Lardé Y Lain, provient de la parole Lempaera, qui a son tour procède de deux vocables de la langue Lenca : Lempa qui signifie “seigneur » - titre de haute dignité ou hiérarchie – et de era, qui signifie « colline ou sierra ». Ainsi donc, Lempira signifierait Seigneur de la Sierra ou Seigneur des collines.

Lempira reçut d’Entepica la mission d’organiser la résistance à la pénétration des troupes espagnoles en 1537, en prenant pour base la colline de Cerquin. Quand les Espagnols parvinrent à Cerquin, Lempira se trouvait en lutte avec les caciques voisins, à cause de cette menace, Lempira fit alliance avec le sous-groupe Lenca des Cares et parvint à réunir une armée de presque 30 000 soldats, provenant de 200 villages.

Grâce à lui, d’autres groupes se soulevèrent aussi et prirent les armes dans la vallée de Comayagua, à Olancho. Les tentatives espagnoles de les mettre en déroute, dirigées par Francisco de Montejo et son lieutenant, Alonso de Cáceres restèrent infructueuses avant 1537.

 

Source: Wikipedia

 

Traduction Anne Wolff

Sources espagnoles :


Agencia de Noticias Nueva Colombia, ANNCOL

Web:
www.anncol.eu, Redacción: anncol@anncol.eu,
YouTube: http://www.youtube.com/user/anncol4?feature=mhee

 

 

Honduras. Corre la sangre del Pueblo Lenca en su lucha contra el proyecto de la central hidroeléctrica que ahogará sus tierras

 

Lire le tout


Le peuple Lenca du Honduras met la plus grosse entreprise de construction de barrages en déroute 1

 

Le peuple Lenca du Honduras met la plus grosse entreprise de construction de barrages en déroute 2

 

Le peuple Lenca du Honduras met la plus grosse entreprise de construction de barrages en déroute 3

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 19:03

LIBRE manifeste le jour de la prise de pouvoir du président par confiscation d'élection

 

La farce « démocratique » continue au Honduras

 


Maurice LEMOINE

Ce 27 janvier, dans la capitale Tegucigalpa que quadrillaient six mille policiers et militaires, c’est dans l’enceinte à moitié vide du Stade national Tiburcio Carías que M. Juan Orlando Hernández (« JOH »), candidat du Parti national (PN) déclaré élu par le Tribunal suprême électoral (TSE) à l’issue de l’élection présidentielle du 24 novembre 2013, avec 36,89 % des voix, a été investi dans ses fonctions. Tant le TSE que la Cour suprême de justice (CSJ) ont refusé de prendre en considération le « recours en nullité pour fraude » déposé par la candidate de Liberté et refondation (LIBRE), Mme Xiomara Castro (créditée de 28,78 % des suffrages), et celui du Parti anticorruption (PAC), M. Salvador Nasralla (13,43 %), malgré le dossier circonstancié fourni, en particulier par LIBRE, à l’appui de ses allégations (voir les précédents articles de notre dossier «  Honduras 2013 »).

Au nom de LIBRE, bras politique du Front national de résistance populaire (FNRP), né dans la rue en réaction au coup d’Etat qui, en 2009, a renversé son époux Manuel Zelaya, Mme Castro a déclaré considérer comme « illégitime » le « président » Hernández.

 

JOH enfrenta una difícil situación económica, social y política: ICEFI

                                           Le pseudo-président

Pour celui-ci, dans des conditions normales, la situation serait passablement complexe à gérer. Dans un Congrès de cent vingt-huit députés, il a besoin d’une majorité simple de soixante-cinq élus pour pouvoir gouverner à sa guise (et de quatre-vingt-quatre voix pour atteindre la majorité qualifiée permettant des réformes constitutionnelles). Or, si le PN et le chef de l’Etat Porfirio Lobo disposaient de cette majorité (soixante et onze députés) depuis le scrutin de novembre 2009, destiné à « blanchir » le golpe et marqué par plus de 50 % d’abstentions, elle a été perdue au terme de ces élections générales. Avec seulement quarante-huit représentants, les « cachurecos » [1] doivent désormais compter avec LIBRE, qui en aligne trente-sept, et avec le PAC, qui en a obtenu treize – donc cinquante à eux deux.

« Frère ennemi » du PN, avec qui il a gouverné le pays en alternance, le Parti libéral (PL) subit une véritable déroute en ne faisant élire que vingt-sept représentants [2] : sans surprise, il paie pour avoir trahi le président Zelaya, issu de ses rangs, lors du coup d’Etat de 2009. On ne mentionnera que pour mémoire les « partis bonsaï » – Démocratie chrétienne, Union démocratique (UD) et Parti d’innovation et unité (PINU) –, avec un député chacun [3].

Cette configuration nouvelle, dans un pays soumis au bipartisme PN-PL depuis plus d’un siècle, pose un problème majeur à M. Hernández : lorsque la nouvelle Chambre des députés aura pris ses fonctions, le 25 janvier, aucun parti – à commencer par le sien – n’y disposera de la majorité et, en présence d’une opposition forte de LIBRE et du PAC, il lui faudra passer des alliances – mais avec qui ? – pour gouverner. Dès lors, conscient des possibles conséquences d’un fonctionnement démocratique, le pouvoir a pris les devants. Usurpant les fonctions du prochain Congrès, les soixante et onze parlementaires PN en fin de mandat viennent de faire passer à la hâte, dans ce qu’il convient d’appeler une « hémorragie législative », une vingtaine de lois, quatre-vingts décrets et une grande quantité de réformes et de nominations. En une poignée de semaines (dont celle de Noël, contrairement à tous les usages), davantage que pendant l’ensemble de l’année 2012 et les onze premiers mois de 2013 !

Dans le cadre de ce « paquetazo » (« gros paquet »), on notera, entre autres, la présence de : la loi d’ordonnancement des finances publiques ; l’augmentation de l’impôt sur les ventes (ISV, l’équivalent de notre TVA), affectant les produits de première nécessité ; l’élargissement (vers le bas !) de la base de perception de l’impôt sur le revenu ; le gel du salaire de certaines catégories de fonctionnaires ; la réduction des subventions à l’électricité ; des contrats de concession d’exploitation en matière d’énergie, d’eau, de téléphonie, etc. ; la privatisation de l’Entreprise hondurienne des télécommunications (Hondutel) ; la loi de l’emploi… à l’heure (combattue avec vigueur, depuis des années, par les syndicats) ; et même le budget de la nation pour 2014 !

 

Los hondureños ya no pagarán impuestos por ningún producto de la canasta básica.

Panier de base menacé

Pour faire bonne mesure, lors de sa dernière session, le Congrès a élu les magistrats du prochain Tribunal suprême électoral, renouvelant son actuel et très controversé président David Matamoros avec… cinq mois d’anticipation.

En résumé : moins malléable, le prochain Congrès peut partir en vacances, tout a été bouclé et bien bouclé !

Si le PN et le PL, malgré leur rivalité historique, ne sont séparés par aucune divergence idéologique, LIBRE et le PAC n’appartiennent pas au même champ politique. Alors que le premier se réclame d’un socialisme du XXIe siècle, le second ne conteste nullement le système néolibéral ; simplement, comme son nom l’indique, il s’oppose à la corruption systémique enkystée sous la houlette des deux partis jusque-là dominants. Toutefois, face au « détournement de démocratie » auquel se livre à nouveau le pouvoir, et à l’initiative de Xiomara Castro, Manuel Zelaya et Salvador Nasralla, auxquels s’est joint l’unique députée du PINU, Doris Gutiérrez, LIBRE et le PAC ont souscrit, le 15 janvier, un « Grand accord de l’opposition pour la gouvernabilité du Honduras ». Au rejet des mesures contenues dans le « paquetazo », ils ajoutent leur volonté de rédiger, dans les meilleurs délais, une nouvelle loi électorale incorporant le vote électronique, afin d’en finir avec « les formes traditionnelles de fraude » dont ils ont été victimes le 24 novembre dernier.

Restait, avant la prise de possession de « JOH », à faire désigner, par les députés nouvellement élus, le Bureau directeur (junta directiva) et le président du Congrès qui siégera au long de la période 2014-2018. Qui allait se porter au secours du PN, décidé à voir accéder l’un des siens à ce poste clé ? « Le Parti libéral se retrouve entre le mur et l’épée, a lucidement grimacé son dirigeant Yani Rosenthal, alors que tous les yeux se tournaient vers lui. Il doit choisir le moindre mal. Toutes les options étant mauvaises, le parti ne va rien gagner. » De fait, pour ce représentant d’une faction de l’oligarchie, LIBRE est l’ « ennemi principal » ; mais appuyer le PN, leur traditionnel adversaire, alors qu’ils sont déjà considérablement affaiblis, s’apparente à un quasi-suicide politique pour les « libéraux ». C’est pourtant, la voie qu’ils ont choisie, pour barrer la route à l’opposition. En deux sessions, cette Sainte Alliance qu’on rejoint la Démocratie chrétienne et Unification démocratique – partis sans poids réel, mais habitués, selon les circonstances, à se vendre au plus offrant – a porté au perchoir le député « nationaliste » Mauricio Oliva Herrera [4]. Comme il se doit, cette élection s’est déroulée dans le registre « República Banana ». Alors qu’ils souhaitaient soutenir une motion dans laquelle ils présentaient leurs candidats communs, les députés de LIBRE, du PAC et du PINU se sont vu refuser le droit à la parole. C’est aux cris de « dictature ! » et dans un chaos total que s’est terminée cette dernière élection.

 

Pseudo président avec son nouveau jouet préféré, qu'il a fabriqué avec l'aide de ses

amis US et d'Israël... il les aime tant qu'il veut les voir à tous les coins de rue,

à tous les croisements de sentiers de campagne.

Alors que, ce 27 janvier, seuls quatre présidents latino-américains classés à droite – Juan Manuel Santos (Colombie), Ricardo Martinelli (Panamá), Laura Chinchilla (Costa Rica), Danilo Medina (République dominicaine) – avaient fait le déplacement pour assister à l’investiture de M. Hernández, en compagnie des chefs d’Etat du Kosovo et de Taiwan, ainsi que du secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) José Miguel Insulza, les députés de LIBRE ont boycotté la cérémonie. Ils ont rejoint, dans la rue, les milliers de manifestants réunis à l’appel du parti et du Front national de résistance populaire. Sans surprise, mais sans incident notable, cette démonstration pacifique a été très rapidement bloquée dans son avancée par un cordon disproportionné de militaires et de policiers.

Maurice Lemoine

Photographies : Maurice Lemoine

[1] Cachureco (personne très religieuse) : diminutif des membres du Parti national.

[2] Marquant la fin du bipartisme, le Parti libéral n’arrive qu’en troisième position à la présidentielle, son candidat Mauricio Villeda ne recueillant que 20,28 % des suffrages.

[3] N’ayant fait élire aucun député, le Parti démocrate chrétien (DC) n’a obtenu que 0,17 % à la présidentielle ; l’Alliance patriotique (AP), de l’ex-général putschiste Romeo Vásquez Velásquez, 0,20 % ; l’alliance Front élargi politique électoral en résistance (Faper ; créé à la hâte, avec l’appui du gouvernement, pour prendre des voix à LIBRE)-Union démocratique (UD), 0,10 %.

[4] Ayant voté avec le PN et le PL, Eduardo Coto Barnica, député récemment élu de LIBRE, a été immédiatement exclu par le parti. Celui-ci ne conserve donc, dans son groupe parlementaire – que dirige Manuel Zelaya – que trente-six représentants.

 

L'opposition proteste à l'assemblée
»» http://www.medelu.org/La-farce-democratique-continue-au
URL de cet article 24247
“La represión nos infundirá más fuerza y disposición a la movilización” Bertha Cáceres del Copinh
Bertha Caceres COPINH
Tête de liste des 20 Résitants à abattre en
priorité .
Myriam Miranda OFRANEH
http://2.bp.blogspot.com/-j4Qo9M3Vof4/UupIuD-99CI/AAAAAAAAbpo/6wwK99HHZdY/s1600/20140130_bertha_oliva-610.JPG
Bertha Oliva COFANEH
Trois grandes résistantes du Honduras et du monde
Ces trois femmes défendent aussi notre avenir !
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:45

 

 

 

Nous ne demandons rien, nous exigeons !

 

 

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Elles se sont donné le nom de 

"Filles des sorcières qui ne se laissèrent pas brûler ».

Alors que la ville était totalement sous contrôle militaire et policier - un état devenu quasi permanent, s’intensifiant à mesure que grandit la protestation populaire, - samedi dernier (25/01/14) pour la Journée de Femme du Honduras, , alors que les environs du Parlement étaient entièrement bouclés, nos Sorcières ont réussi, comme par magie à apparaître devant le parlement sous les yeux éberlués des forces de l’Ordre. Nul n’a réussi à percer le mystère de leur apparition en ces lieux, alors que parmi les autres groupes de la nombreuse foule manifestant ce jour-là, aucun n’avait réussi à franchir ce barrage, imperméable aux personnes comme aux véhicules.

Les sorcières – ainsi qu’une grande partie de la population, après des élections confisquées - réclament la révocation des élus « TILIN TILIN », les beaux parleurs qui trompent le peuple, les démagogues qui confisquent le pouvoir et cèdent le pays, ses ressources naturelles par régions entières ainsi les droits, voir les vies de ses habitants, à des entreprises privées, tout en développant des forces de répression toujours plus similaires dans leurs agissements à celles qui formaient les sinistres Escadrons de la Mort des années 80.



Notre corps n’est pas un champ de bataille !

 

clament nos Sorcières.


Détruire le corps des femmes, le pénétrer, le torturer, le tuer, le détruire est devenu une stratégie guerrière globale de plus en plus universellement utilisée dans les conflits toujours plus nombreux qui déchirent la planète., le féminicide se répand dans toutes les zones de conflits depuis les guerres insurrectionnelles, terroristes, civiles au narco-guerres, il est aussi le lot des femmes exploitées dans les usines des zones franches qui leur servent de lieux de travaux forcés sous haute surveillance.


 

 

 GUERRE AU FÉMINICIDE !


Comme la Colombe de l’Enchanteur, après leurs exploits , après avoir clamé leurs slogans auxquels se mêlaient des insultes - dignes de poissonnières un jour de marché - dirigées vers le nouveau gouvernement terroriste, nos Sorcières ont disparut tout aussi  miraculeusement qu’elles étaient apparues.

Anne Wolff

D’après HONDURAS TIERRA LIBRE: HONDURAS: “Hijas de brujas” burlan dispositivo de seguridad

 


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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 20:00

 

La Banque mondiale épinglée au Honduras
Published: 13 Jan 2014
Posted in:  Honduras | IFC | World Bank
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Des agents de la police hondurienne arrêtent des leaders paysans de Bajo Aguán qui manifestent dans le capital, Tegucigalpa. Photographe : AFP/Getty Images
Financial Afrik | 12 January 2014

L’édito de Jean-Michel Meyer:

La Banque mondiale épinglée au Honduras

Toute ressemblance ou similitude avec des faits réels, etc, etc… L’avertissement est connu des cinéphiles. Et la mésaventure qui vient d’arriver au Honduras à la Société financière internationale (SFI), le bras armé de la Banque mondiale pour financer le secteur privé, aurait pu servir de base à la trame d’un scénario pour un thriller financier comme Hollywood en a le secret.

A coup sûr, les producteurs auraient choisi de situer l’intrigue en Afrique plutôt qu’en Amérique centrale pour gagner en crédibilité. Le hic ? Ce n’est pas une banque africaine, mais bel et bien la SFI qui est montrée du doigt pour avoir financé au Honduras une entreprise soupçonnée de trafics de drogue et du meurtre de dizaines de paysans.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet, la Banque mondiale s’est bâtie un business qui consiste à imposer aux Etats les politiques publiques à suivre, quitte à modifier les règles à 180° plusieurs années après, et à donner des leçons de bonne gouvernance à la planète entière, et à l’Afrique en particulier. Là, un audit interne de la Banque met en cause la SFI pour avoir octroyé en 2009 un prêt de 30 millions de dollars à la société Dinant pour étendre son site de production d’huile de palme dans la vallée d’Aguan, au nord du Honduras.

Un prêt accordé deux mois après que la Banque mondiale a gelé au plan mondial les investissements dans l’huile de palme… De plus, Dinant a une réputation sulfureuse, dont la SFI n’a pas tenu compte. « La SFI aurait dû être davantage consciente des allégations publiques à l’encontre de son client et de son image négative », indique le rapport du Compliance Advisor ombudsman (CAO), l’un des organismes internes de contrôle de la Banque mondiale, critiquant une supervision « inadéquate. »

Dinant est accusée par plusieurs ONG (Oxfam, Global witness,…) d’avoir fait exécuter une centaine de paysans pour s’emparer de leurs terres pour exploiter des palmiers à huile. Des propriétés de la société Dinant réputées également, indique le CAO, être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue. Même s’il ne s’agissait que de rumeurs, insiste le CAO, leur simple existence aurait dû alerter la SFI dans le but « de préserver la réputation de la Banque mondiale. » L’institution vient d’apprendre à ses dépens que le risque zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant.

Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite.
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Source: Financial Afrik
- See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf
Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite. - See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf
Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite. - See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf
e zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant. - See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf
e zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant. - See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf
e zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant. - See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf
e zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant. - See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf

 

 

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Arrestation de paysans du Bajo Aguan

qui manifestent pour leurs terres.

 

L’édito de Jean-Michel Meyer:

Des agents de la police hondurienne arrêtent des leaders paysans de Bajo Aguán qui manifestent dans le capital, Tegucigalpa. Photographe : AFP/Getty Images - See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf
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Des agents de la police hondurienne arrêtent des leaders paysans de Bajo Aguán qui manifestent dans le capital, Tegucigalpa. Photographe : AFP/Getty Images
- See more at: http://farmlandgrab.org/post/view/23017-la-banque-mondiale-epinglee-au-honduras#sthash.ysG4JKz4.dpuf

Toute ressemblance ou similitude avec des faits réels, etc, etc… L’avertissement est connu des cinéphiles. Et la mésaventure qui vient d’arriver au Honduras à la Société financière internationale (SFI), le bras armé de la Banque mondiale pour financer le secteur privé, aurait pu servir de base à la trame d’un scénario pour un thriller financier comme Hollywood en a le secret. 

A coup sûr, les producteurs auraient choisi de situer l’intrigue en Afrique plutôt qu’en Amérique centrale pour gagner en crédibilité. Le hic ? Ce n’est pas une banque africaine, mais bel et bien la SFI qui est montrée du doigt pour avoir financé au Honduras une entreprise soupçonnée de trafics de drogue et du meurtre de dizaines de paysans.

 


C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet, la Banque mondiale s’est bâtie un business qui consiste à imposer aux Etats les politiques publiques à suivre, quitte  à modifier les règles à 180° plusieurs années après, et à donner des leçons de bonne gouvernance à la planète entière, et à l’Afrique en particulier. Là, un audit interne de la Banque met en cause la SFI pour avoir octroyé en 2009 un prêt de 30 millions de dollars à la société Dinant pour étendre son site de production d’huile de palme dans la vallée d’Aguan, au nord du Honduras.

Un prêt accordé deux mois après que la Banque mondiale a gelé au plan mondial les investissements dans l’huile de palme… De plus, Dinant a une réputation sulfureuse, dont la SFI n’a pas tenu compte. « La SFI aurait dû être davantage consciente des allégations publiques à l’encontre de son client et de son image négative », indique le rapport du Compliance Advisor ombudsman (CAO), l’un des organismes internes de contrôle de la Banque mondiale, critiquant une supervision « inadéquate. »

Dinant est accusée par plusieurs ONG (Oxfam, Global witness,…) d’avoir fait exécuter une centaine de paysans pour s’emparer de leurs terres pour exploiter des palmiers à huile. Des propriétés de la société Dinant réputées également, indique le CAO, être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue. Même s’il ne s’agissait que de rumeurs, insiste le CAO, leur simple existence aurait dû alerter la SFI dans le but « de préserver la réputation de la Banque mondiale. » L’institution vient d’apprendre à ses dépens que le risque zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant.

Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite.

Source L’édito de Jean-Michel Meyer: La Banque mondiale épinglée au Honduras | Financial Afrik

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HONDURAS: ATENCIÓN mucha ATENCIÓN Detienen a dirigente campesino de la comunidad de Panamá en el Bajo Aguán. // Banco Mundial financia una empresa implicada en abusos de derechos humanos en Honduras‏‏

 

A voir, version espagnole ou en français, le cri pour la terre


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"Bajo Aguán: Grito por la Tierra"

 

La militarisation du Bajo Aguan

(FOTOS) Honduras: Bajo Aguán militarizado
© Fotos Giorgio Trucchi - Rel-UITA

Reportage, en entier ici Lista Informativa Nicaragua y más (español): (FOTOS) Honduras: Bajo Aguán militarizado


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Matías Valle fue abatido a tiros por dos hombres encapuchados que se conducían en una motocicleta, el pasado 20 de enero

 

Un parmi 126 paysan du Bas Aguan assassinés au cours des 5 dernières années (depuis le coup d'état)

 

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La Banque mondiale épinglée au Honduras
Published: 13 Jan 2014
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Des agents de la police hondurienne arrêtent des leaders paysans de Bajo Aguán qui manifestent dans le capital, Tegucigalpa. Photographe : AFP/Getty Images
Financial Afrik | 12 January 2014

L’édito de Jean-Michel Meyer:

La Banque mondiale épinglée au Honduras

Toute ressemblance ou similitude avec des faits réels, etc, etc… L’avertissement est connu des cinéphiles. Et la mésaventure qui vient d’arriver au Honduras à la Société financière internationale (SFI), le bras armé de la Banque mondiale pour financer le secteur privé, aurait pu servir de base à la trame d’un scénario pour un thriller financier comme Hollywood en a le secret.

A coup sûr, les producteurs auraient choisi de situer l’intrigue en Afrique plutôt qu’en Amérique centrale pour gagner en crédibilité. Le hic ? Ce n’est pas une banque africaine, mais bel et bien la SFI qui est montrée du doigt pour avoir financé au Honduras une entreprise soupçonnée de trafics de drogue et du meurtre de dizaines de paysans.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet, la Banque mondiale s’est bâtie un business qui consiste à imposer aux Etats les politiques publiques à suivre, quitte à modifier les règles à 180° plusieurs années après, et à donner des leçons de bonne gouvernance à la planète entière, et à l’Afrique en particulier. Là, un audit interne de la Banque met en cause la SFI pour avoir octroyé en 2009 un prêt de 30 millions de dollars à la société Dinant pour étendre son site de production d’huile de palme dans la vallée d’Aguan, au nord du Honduras.

Un prêt accordé deux mois après que la Banque mondiale a gelé au plan mondial les investissements dans l’huile de palme… De plus, Dinant a une réputation sulfureuse, dont la SFI n’a pas tenu compte. « La SFI aurait dû être davantage consciente des allégations publiques à l’encontre de son client et de son image négative », indique le rapport du Compliance Advisor ombudsman (CAO), l’un des organismes internes de contrôle de la Banque mondiale, critiquant une supervision « inadéquate. »

Dinant est accusée par plusieurs ONG (Oxfam, Global witness,…) d’avoir fait exécuter une centaine de paysans pour s’emparer de leurs terres pour exploiter des palmiers à huile. Des propriétés de la société Dinant réputées également, indique le CAO, être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue. Même s’il ne s’agissait que de rumeurs, insiste le CAO, leur simple existence aurait dû alerter la SFI dans le but « de préserver la réputation de la Banque mondiale. » L’institution vient d’apprendre à ses dépens que le risque zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant.

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Toute ressemblance ou similitude avec des faits réels, etc, etc… L’avertissement est connu des cinéphiles. Et la mésaventure qui vient d’arriver au Honduras à la Société financière internationale (SFI), le bras armé de la Banque mondiale pour financer le secteur privé, aurait pu servir de base à la trame d’un scénario pour un thriller financier comme Hollywood en a le secret.

A coup sûr, les producteurs auraient choisi de situer l’intrigue en Afrique plutôt qu’en Amérique centrale pour gagner en crédibilité. Le hic ? Ce n’est pas une banque africaine, mais bel et bien la SFI qui est montrée du doigt pour avoir financé au Honduras une entreprise soupçonnée de trafics de drogue et du meurtre de dizaines de paysans.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet, la Banque mondiale s’est bâtie un business qui consiste à imposer aux Etats les politiques publiques à suivre, quitte à modifier les règles à 180° plusieurs années après, et à donner des leçons de bonne gouvernance à la planète entière, et à l’Afrique en particulier. Là, un audit interne de la Banque met en cause la SFI pour avoir octroyé en 2009 un prêt de 30 millions de dollars à la société Dinant pour étendre son site de production d’huile de palme dans la vallée d’Aguan, au nord du Honduras.

Un prêt accordé deux mois après que la Banque mondiale a gelé au plan mondial les investissements dans l’huile de palme… De plus, Dinant a une réputation sulfureuse, dont la SFI n’a pas tenu compte. « La SFI aurait dû être davantage consciente des allégations publiques à l’encontre de son client et de son image négative », indique le rapport du Compliance Advisor ombudsman (CAO), l’un des organismes internes de contrôle de la Banque mondiale, critiquant une supervision « inadéquate. »

Dinant est accusée par plusieurs ONG (Oxfam, Global witness,…) d’avoir fait exécuter une centaine de paysans pour s’emparer de leurs terres pour exploiter des palmiers à huile. Des propriétés de la société Dinant réputées également, indique le CAO, être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue. Même s’il ne s’agissait que de rumeurs, insiste le CAO, leur simple existence aurait dû alerter la SFI dans le but « de préserver la réputation de la Banque mondiale. » L’institution vient d’apprendre à ses dépens que le risque zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant.

Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite.
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La Banque mondiale épinglée au Honduras

Toute ressemblance ou similitude avec des faits réels, etc, etc… L’avertissement est connu des cinéphiles. Et la mésaventure qui vient d’arriver au Honduras à la Société financière internationale (SFI), le bras armé de la Banque mondiale pour financer le secteur privé, aurait pu servir de base à la trame d’un scénario pour un thriller financier comme Hollywood en a le secret.

A coup sûr, les producteurs auraient choisi de situer l’intrigue en Afrique plutôt qu’en Amérique centrale pour gagner en crédibilité. Le hic ? Ce n’est pas une banque africaine, mais bel et bien la SFI qui est montrée du doigt pour avoir financé au Honduras une entreprise soupçonnée de trafics de drogue et du meurtre de dizaines de paysans.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet, la Banque mondiale s’est bâtie un business qui consiste à imposer aux Etats les politiques publiques à suivre, quitte à modifier les règles à 180° plusieurs années après, et à donner des leçons de bonne gouvernance à la planète entière, et à l’Afrique en particulier. Là, un audit interne de la Banque met en cause la SFI pour avoir octroyé en 2009 un prêt de 30 millions de dollars à la société Dinant pour étendre son site de production d’huile de palme dans la vallée d’Aguan, au nord du Honduras.

Un prêt accordé deux mois après que la Banque mondiale a gelé au plan mondial les investissements dans l’huile de palme… De plus, Dinant a une réputation sulfureuse, dont la SFI n’a pas tenu compte. « La SFI aurait dû être davantage consciente des allégations publiques à l’encontre de son client et de son image négative », indique le rapport du Compliance Advisor ombudsman (CAO), l’un des organismes internes de contrôle de la Banque mondiale, critiquant une supervision « inadéquate. »

Dinant est accusée par plusieurs ONG (Oxfam, Global witness,…) d’avoir fait exécuter une centaine de paysans pour s’emparer de leurs terres pour exploiter des palmiers à huile. Des propriétés de la société Dinant réputées également, indique le CAO, être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue. Même s’il ne s’agissait que de rumeurs, insiste le CAO, leur simple existence aurait dû alerter la SFI dans le but « de préserver la réputation de la Banque mondiale. » L’institution vient d’apprendre à ses dépens que le risque zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant.

Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite.
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La Banque mondiale épinglée au Honduras

Toute ressemblance ou similitude avec des faits réels, etc, etc… L’avertissement est connu des cinéphiles. Et la mésaventure qui vient d’arriver au Honduras à la Société financière internationale (SFI), le bras armé de la Banque mondiale pour financer le secteur privé, aurait pu servir de base à la trame d’un scénario pour un thriller financier comme Hollywood en a le secret.

A coup sûr, les producteurs auraient choisi de situer l’intrigue en Afrique plutôt qu’en Amérique centrale pour gagner en crédibilité. Le hic ? Ce n’est pas une banque africaine, mais bel et bien la SFI qui est montrée du doigt pour avoir financé au Honduras une entreprise soupçonnée de trafics de drogue et du meurtre de dizaines de paysans.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet, la Banque mondiale s’est bâtie un business qui consiste à imposer aux Etats les politiques publiques à suivre, quitte à modifier les règles à 180° plusieurs années après, et à donner des leçons de bonne gouvernance à la planète entière, et à l’Afrique en particulier. Là, un audit interne de la Banque met en cause la SFI pour avoir octroyé en 2009 un prêt de 30 millions de dollars à la société Dinant pour étendre son site de production d’huile de palme dans la vallée d’Aguan, au nord du Honduras.

Un prêt accordé deux mois après que la Banque mondiale a gelé au plan mondial les investissements dans l’huile de palme… De plus, Dinant a une réputation sulfureuse, dont la SFI n’a pas tenu compte. « La SFI aurait dû être davantage consciente des allégations publiques à l’encontre de son client et de son image négative », indique le rapport du Compliance Advisor ombudsman (CAO), l’un des organismes internes de contrôle de la Banque mondiale, critiquant une supervision « inadéquate. »

Dinant est accusée par plusieurs ONG (Oxfam, Global witness,…) d’avoir fait exécuter une centaine de paysans pour s’emparer de leurs terres pour exploiter des palmiers à huile. Des propriétés de la société Dinant réputées également, indique le CAO, être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue. Même s’il ne s’agissait que de rumeurs, insiste le CAO, leur simple existence aurait dû alerter la SFI dans le but « de préserver la réputation de la Banque mondiale. » L’institution vient d’apprendre à ses dépens que le risque zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant.

Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite.
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L’édito de Jean-Michel Meyer:

La Banque mondiale épinglée au Honduras

Toute ressemblance ou similitude avec des faits réels, etc, etc… L’avertissement est connu des cinéphiles. Et la mésaventure qui vient d’arriver au Honduras à la Société financière internationale (SFI), le bras armé de la Banque mondiale pour financer le secteur privé, aurait pu servir de base à la trame d’un scénario pour un thriller financier comme Hollywood en a le secret.

A coup sûr, les producteurs auraient choisi de situer l’intrigue en Afrique plutôt qu’en Amérique centrale pour gagner en crédibilité. Le hic ? Ce n’est pas une banque africaine, mais bel et bien la SFI qui est montrée du doigt pour avoir financé au Honduras une entreprise soupçonnée de trafics de drogue et du meurtre de dizaines de paysans.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. En effet, la Banque mondiale s’est bâtie un business qui consiste à imposer aux Etats les politiques publiques à suivre, quitte à modifier les règles à 180° plusieurs années après, et à donner des leçons de bonne gouvernance à la planète entière, et à l’Afrique en particulier. Là, un audit interne de la Banque met en cause la SFI pour avoir octroyé en 2009 un prêt de 30 millions de dollars à la société Dinant pour étendre son site de production d’huile de palme dans la vallée d’Aguan, au nord du Honduras.

Un prêt accordé deux mois après que la Banque mondiale a gelé au plan mondial les investissements dans l’huile de palme… De plus, Dinant a une réputation sulfureuse, dont la SFI n’a pas tenu compte. « La SFI aurait dû être davantage consciente des allégations publiques à l’encontre de son client et de son image négative », indique le rapport du Compliance Advisor ombudsman (CAO), l’un des organismes internes de contrôle de la Banque mondiale, critiquant une supervision « inadéquate. »

Dinant est accusée par plusieurs ONG (Oxfam, Global witness,…) d’avoir fait exécuter une centaine de paysans pour s’emparer de leurs terres pour exploiter des palmiers à huile. Des propriétés de la société Dinant réputées également, indique le CAO, être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue. Même s’il ne s’agissait que de rumeurs, insiste le CAO, leur simple existence aurait dû alerter la SFI dans le but « de préserver la réputation de la Banque mondiale. » L’institution vient d’apprendre à ses dépens que le risque zéro n’existe pas. Espérons qu’elle s’en souviendra quand elle jugera à l’avenir les bilans des Etats.

Mais la leçon peut aussi intéresser les Africains. Petit pays, pauvre, mais très fertile, le Honduras était considéré comme l’archétype, dans tous les sens du terme, de la république bananière : un pays dirigé par quelques familles très riches, proches de multinationales, comme Chiquita, l’ex United fruit company. Les entreprises bananières ont quitté le Honduras dans les années 1930, et la banane a partagé la terre du pays avec la noix de coco, l’ananas et les pamplemousses. Mais depuis trois ans, la culture du palmier à huile connaît une progression exponentielle sans précédent, portée par des sociétés sans scrupules comme Dinant.

Bien entendu, toute ressemblance ou similitude avec des faits constatés sur un autre continent seraient forcément fortuite.
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:48

 

 

Foto G. Trucchi | LINyM

Je continue à suivre ce qui se passe après les élections au Honduras, et de nouveaux éléments qui montrent la genèse d’une fraude électorale qui va bien plus loin qu’un tripotage des urnes – même à aussi grande échelle – ne cesse de s’ajouter à d’autres. Et je sens bien cette incrédulité partagée : comment une fraude aussi monumentale peut elle être construite sur une durée de plusieurs années, impliquant des convergences de méthodes dont une grande partie sont documentées et accessibles, et être passée sous silence par une presse aux ordres qui aussi bien au Honduras qu’en Occident acclame unanimement la « victoire » du candidat de l’oligarchie transnationale Juan Orlando Hernandez, devenu JOH, symbole de l’horreur continuée pour un peuple hondurien qui rêvait d’un avenir à nouveau  confisqué.

Tout commence en 2008, quand l’Empire soucieux de ramener sous sa tutelle un Honduras qui s’en émancipe, renvoie sur place en ambassade, Negroponte, le sulfureux ambassadeur des Contras, qui – ambassadeur au Honduras au début des années 80 - accorda soutien et complicité aux escadrons de la mort de sinistre mémoire. L’homme des mauvais coups, celui qui fut envoyé au Mexique pour mater les zappatistes ou en Irak pour assurer le contrôle étasunien sur les pays implosé par la guerre de conquête US après la mise hors jeu de Saddam Hussein.

Depuis nous pouvons suivre les étapes d’une main mise continuée des transnationales sur le gouvernement du Honduras, sa population, son territoire, ses richesses naturelles. Quand Negroponte, au grand scandale des populations victimes de ses exactions, débarque au Honduras le 3 juin 2008, le signe est clair, la première étape vient d’être franchie qui annonce le retour du pire, la trame se tisse alors qui conduira un an plus tard, le 28 juin 2009 au coup d’état militaire qui renversera Mel Zelaya, le président libéral qui soucieux du bien être du peuple opère un glissement à gauche. (*Honduras : analyse d’;un coup détat 1: Le mythe de la réelection. - Le blog de Anne Wolff)

2009 personne ne peut croire qu'un coup d'état militaire condamné unanimement par  l'ONU va se poursuivre.

Il n’est pas le premier, de Castro à Zelaya en passant par Chavez, nous voyons des souverainistes, se radicaliser quand ils comprennent que jamais l’empire du Nord ne tolérera que les peuples du Sud se libèrent de sa tutelle, comme il lui est inacceptable que les pays du Sud mettent en danger « ses intérêts »,autrement dit mette en marche des mesures de répartition de richesse, qui donnent accès au peuple aux conditions du bien être mais diminue des profits qui ne peuvent être maximaliser que par l’exploitation sans contrepartie des ressources naturelles de ces pays et la soumission des populations au joug de l’esclavages, dans les mines ou les plantations, dans les fabriques des zones franches. Pour ce faire l’empire du nord va s’inféoder une oligarchie locale qu’il créera éventuellement de toute pièce, une classe de nouveaux riches, exempte d’éthique, qui lui sera d’autant plus dévouée qu’elle lui doit tout.

 


C’est donc bien avant le coup d’état 2009 qu’a commencer la mise en place de la construction qui permettrait aux transnationales d’imposer leur candidat comme président légitime à la suite de l’élection du 24 novembre dernier. Après le renversement de Zelaya, les élections de novembre 2009 s’étaient déroulées dans un climat de répression, boycottée par les partisan du président légitime, de telle manière qu’il manquait au gouvernement qui en était issu, les apparences d’une légitimité avérée.

C’est ce plus de légitimité que devait assurer le 24 novembre des élections entièrement manipulées, à travers une préparation continuée depuis le coup d’état. Non seulement le candidat du Parti National en tant que président du Congrès, avait concentré le pouvoir de manière à contrôler tout à la fois, le tribunal électoral, mais aussi l’armée chargée de la logistique électorale et des interventions d’intimidations tant des électeurs que des observateurs étrangers les plus malvenus. Le statut d’observateur a même été refusé à l’ex président du Brésil Lula da Silva, à la Prix Nobel de la Paix Rigoberta Menchu et à l’ex juge B ; Garzon. Ce dernier viendra néanmoins y apporter le grain de sable de son observation et de son témoignage à charge contre une fraude organisée conjointement par les officialistes et l’ambassade des E.U. L’ambassadrice de ce pays, Kubiske, apparaîtra tout au long de la campagne comme une sorte de porte-parole du gouvernement hondurien, organisant la partie technique de l’élection, accordant une formation à 6OO OOO honduriens à qui l’ambassade étasunienne fait distribuer des cartes d’électeurs accompagnées d’une formation au bon vote. En autres formes d’ingérence flagrante (La embajada de EEUU “enseñó a votar” a 600 mil hondureños - Por: Norelys Morales Aguilera)

 


L’église également y a été de son “coup de crosse” contre le parti Libre, Liberté et Refondation, mené par Xiomara Castro qui avait pris la tête de la résistance populaire lors du coup d’état en 2009. Elle a même fait très fort, puisque le vice-président de la Confraternité évangélique – qui compte près de 2 millions de fidèles - est apparu à la télévision, Roy Santos, il y a un peu plus d’un mois pour annoncer que Dieu lui-même lui était apparu pour critiquer la candidature de Xiomara Castro, menaçant de châtier le pays (Dieu) si les Honduriens ne respectait pas les conséquences du coup d’état qu’il (dieu) avait organisé en juin 2009 en votant pour l’axe du mal (Libre) plutôt que pour les continuateurs de son (dieu) putsch militaire redresseur de tort. Si, si, il a osé, pas dieu, Roy Santos… Bref le coup d’état planifié par Washington et réalisé avec sa participation, s’avère soudain être la réalisation d’un plan imaginé par Dieu lui-même. On aura tout vu.

Et oui, en plus des campagnes de dénigrements dans la presse qui renversent entièrement les rôles et font des auteurs du coup d’état militaire des braves bergers venus chasser les loups communistes (Zelaya) et son équipe qui conduirait le pays vers la misère, et aussi, on vient de le voir, voter pour Libre serait s’exposer à la perte de son âme.

Ajoutons à cela des tripotages de votes qui amènent à se poser des questions sur le bourrage d’urnes avant ouvertures des bureaux, en faveur de JOH, en faisant voter y compris les morts, les transferts douteux des bulletins, que ce soit par système électronique ou les mallettes à charge de l’armée, les incohérences dans les retranscriptions de résultats et les bulletins écartés ou disparus (400 OOO) pour des raisons restées mystérieuses… au bas  mot 8OO OOO votes litigieux ou envolés, on a assisté à une fraude d’une ampleur inédite, à la fabrication confiscation d’une élection à travers une machination polymorphe de longue durée… Nous voyons que des observateurs s’indignent du silence qui leur a été imposé (Honduras : un observateur électoral de l'Union européenne dénonce… -- Maurice LEMOINE   ) quand aux tricheries dont ils furent témoins, alors que d’autres après avoir été enlevés ou intimidés par l’armée ou des paramilitaires, ont tout simplement renoncé à leur fonction, par peur pour leur intégrité personnelle… je ne vais pas reprendre la listes de tous les éléments, j’en avais rassemblé quelques-uns dans de précédents bilans, je voulais surtout revenir sur cette incrédulité qui transparaît de toute part : comment une élection peut-elle avoir été manipulée à ce point, alors qu’une certitude grandissante habite les membres et les sympathisants de Libre, malgré le recomptage des votes qui a leur demande se fera très probablement, sans pourtant changer des résultats très clairement écrit d’avance par les employeurs de Kubiske, ambassadrice yankee qui n’a pris aucune précaution pour dissimuler ce qui est une ingérence flagrante, allant jusqu’à prévenir qu’elle déciderait du moment opportun pour annoncer les résultats des votes, le TSJ étant sommé de ne présenter de résultats que ceux qui se conformeraient aux résultats – décisions – de l’ambassade..

Comment face à une fraude d’une telle ampleur, sentons un tel sentiment d’impuissance, celui né de la quasi certitude que le rétablissement de l’équité ne se fera pas par une rectification de la fraude et que le peuple du Honduras va devoir trouver d’autres moyens pour se préserver et vaincre ce que la résistante lenca Bertha Caceres coordinatrice de la COPINH, particulièrement menacée de mort à présent, qualifie à juste titre de Dictature transnationale ? (Les mouvements sociaux à l’épreuve d’une « dictature transnationale » - Mémoire des luttes)

 

Depuis ces élections des manifestations ont eu lieu, en particulier une mobilisation étudiante anti-JOH s’organise. La manifestation de Libre dimanche a Tegucigalpa était endeuillée par l’assassinat la veille d’un de ses motards militants par des sicaires, qui a fait son dernier voyage au sein de la manifestation, couché dans son cercueil.

Donc si les assassins ne chôment pas au Honduras, les répresseurs non plus puisque les militaires de l’opération Xatruch organisait en fin de semaine dernière une chasse aux militants dans le Bajo Aguan, alors que le gouvernement de transition négocie la cession d’une nouvelle étendue de quelques trente mille KM (la Belgique) carré de fond marins, après celle équivalente accordée au groupe BG  aux larges de la Moskita (Honduras, pétrole, le groupe bg et la farce de la “consultation” à la mode serna ) et l’installation d’une base étasunienne plus grande encore que celle de Palmerola dans la même région.

Je crois que l’essentiel a été dit concernant les élections et leur confiscation. Commence à présent pour les Honduriens une période plus dure encore que celle qui a précédé et ressemble toujours d’avantage, à l’horreur des années 80, avec quelques perfectionnement dans le régime de terreur. Une fois de plus les Honduriens ont fait appel à la protection de la communauté internationale, une fois de plus leur cri a été étouffé par l’indifférence de l’opinion publique, Le peuple du Honduras a donc repris le flambeau de ce combat qu’il doit mener sans attendre de soutien extérieur.  Et il le fait puisque la constitution des dossiers de fraude qui ont été déposé lundi au Tribunal Suprême Electoral a demandé la participation de dizaines de milliers de personnes pour les collecter et les rassembler, l’action collective d’une population consciente qui se bat pour son droit à la vie d’abord et à une bonne vie, et ce n’est pas gagné !

 


 

Je continuerai les suivi des exactions du régime hondurien, et de celles qu’il autorise les transnationale à pratiquer sur son territoire grâce à leurs armées de quelques 60 000 mercenaires et plus présent sur le territoire de ce petit pays d’Amérique Centrale. J’espère pouvoir relater de nombreuses victoire et avancée d’un mouvement populaire engagé dans un combat à mort.

Et bien des images le disent, si le peuple du Honduras, débordants d’énergie et d’enthousiasme luttait en 2009, les yeux brillant pour le retour de Mel Zelaya  qui construisait avec et pour ce peuple un nouveau destin, un avenir meilleur, aujourd’hui, les visages souvent ravagés par la souffrance, avec le regard sombre de ceux qui doivent au quotidien vaincre la terreur ambiante, parlent d’un peuple qui se bat avec l’énergie du désespoir.

Je continuerai donc a relayer ces luttes pour une meilleure planète, que mènent des populations lointaines,  toutes conscience et intelligence collective en éveil,  rempli d’une courageuse détermination d’affronter la mort plutôt que de se soumettre, mais je n’attendrai plus de voir mes voisins se solidariser, comment le pourraient-ils, ces troupeaux qui se laissent aujourd’hui mener à l’abattoir avec la soumission de ceux qui croient que l’austérité et la misère sont inéluctables.  Là haut l’Olympe a décidé. Car c’est cela, mes voisins sont des esclaves pour qui cette notion d’une sorte d’Olympe dirigeante fait sens et qu’ils acceptent sans trop rechigner, et c’est cela justement que combat la population éveillée du Honduras, la notion même d’Olympe, non pas des maîtres mais bien des ennemis qu’il s’agit de remettre à leur juste place, sur le plancher des vaches, au raz des pâquerettes…

 


Anne Wolff 

 

source photo :  Giorgio Trucchi | LINyM

 

Libre y Fnrp se movilizaron en Honduras contra el fraude electoral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Foto G. Trucchi | Opera Mundi


les étudiants sont mobilisés pour leur avenir



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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:10


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 (PL)  Les processus électoraux de cette année en Amérique Latine ont rencontrés de sévères menaces de multiples sortes. Les medias de masse, intégrés dans le réseau mondial de la désinformation et de la contre-insurrection ont joué un rôle clé.

Au Venezuela (en avril 2013) s’est produite une “guerre sale, qui s’est terminée la nuit du 14 avril par un déchaînement de violence de l’opposition putschiste. En Argentine sévit une campagne permanente de dénonciations mensongères anti-gouvernementale, destinée à semer le doute, la suspicion et l’incrédulité, visant des fonctionnaires et la figure présidentielle, dans ce cas, avec l’incorporation d’une extrême violence de genre contre la présidente Cristina Fernandez de Kirchner, dans des programmes de télévision, de radio, la presse, avec pour objectif d’influencer le cours des élections législatives de juin passé, parmi d’autres actions non moins graves et violentes.

Au Chili plus récemment, l’ingérence médiatique a également mené son jeu, avec des subtilités marquées. Une série d’Organisations Gouvernementales travaillèrent également pour affaiblir la candidate préférée, l’ex présidente Michelle Bachelet, favorisée par l’effet dynamisant de la lutte étudiante qui exige l’éducation gratuite et des changements dans une société qui se retrouve encore dans l’ombre de l’ex dictateur Augusto Pinochet, lovée dans diverses structures.

Les marches étudiantes, durement réprimées, créèrent les conditions d’un renouvellement grâce à une marée juvénile qui déborda les impasses politiques et réveilla les secteurs endormis de la société. Le triomphe de Bachelet fut indiscutable (presque 47% des votes) suivi de loin par l’officialisme quoiqu’il ne lui permit pas de remporter dès le premier tour.

Si les secteurs de la gauche qui participèrent aux élections dans des mouvements politiques mineurs et sans aucune possibilité de gagner avaient compris le moment politique que vit la région, il n’y aurait pas eu besoin d’un second tour, qui bien que l’élection soit assurée, donne du temps aux vieux putschistes armés pour imposer d’autres conditions. Au moment de l’incendie on ne joue pas avec le feu. Et il est certain que la phrase « ce sont tous les mêmes » est antidialectique par excellence.

Les faits qui se sont produits au Venezuela avec un arsenal contre-insurrectionnel évident (guerre sale, illégale), très similaire à celui qui précéda le coup d’état de septembre 1973, qui installa la cruelle dictature d’Augusto Pinochet au Chili, rendent compte de ce que les éternelles ingérences dans notre région, se font toujours plus actives.

A la guerre médiatique qui envenime la réalité vénézuélienne s’additionnent des sabotages permanents, et une guerre économique impitoyable et brutale, qui a été combattue heure par heure au cours des derniers jours par le président Nicolas Maduro. Le rêve d’aligner la vieille et rebelle « arrière-cour », a mené jusqu’à l’annonce que serait donné  un coup final à la Doctrine de Monroe, de 1823, qui postule que Notre Amérique est seulement pour les « américains », ce qui signifie en l’occurrence  pour les Nord-Américains.

En réalité, nous vivons sous une invasion silencieuse des Fondations créées par le Renseignement des Etats-Unis et ses réseaux d’organisations Non Gouvernementales (ONG) qui parsèment le territoire d’Amérique Latine et des Caraïbes, tapies comme les béliers de cette contre-insurrection, unie à la croissante militarisation régionale. La Doctrine de Monroe est encore en vigueur comme toujours, de même que la mentalité des fondamentalistes de la Guerre Froide n’a jamais disparu.

Honduras sous le feu

Les regards doivent se porter sur le Honduras où la situation est grave, parce que c’est le processus électoral le plus important après tant d’années de démocraties falsifiées et de dictatures Dans ce petit pays d’Amérique Centrale converti depuis les années 30 en une plate-forme militarisée des États-Unis, le peuple hondurien est une éternelle victime.

Ce fut depuis le Honduras que parti l’avant-garde de l’invasion du Guatemala, pour renverser le populaire président Jacob Arbenz Guzman en 1954. Dans les années 80, il n’y aura pas seulement des bases disséminées au Honduras pour le projet étasunien de la guerre sale et prétendument sous-couverture contre le Nicaragua sandiniste, mais aussi un Centre d’Entraînement pour ceux qui auront à combattre les mouvements de libération du Salvador et du Guatemala et d’autres pays. Il y eu des disparus honduriens sous le règne de l’ambassadeur étasunien John Negroponte et la « collaboration » de militaires argentins et des agents du bataillon 601 avec les mercenaires de la « contra » qui assiégèrent les populations du Nicaragua.

Tout cela constitue la véritable histoire du Honduras. C’est pour cela que c’est un moment d’une aussi grande importance pour ce peuple qui a vécu un bref printemps, sous le gouvernement de l’entrepreneur du vieux parti libéral Manuel Zelaya, qui eu le courage d’écouter pour la première fois les voix de son peuple et de commencer a leur donner des réponses. Et pour couronner le tout, il commit le « sacrilège » de s’allier aux pays de l’ALBA, chapeautés par le Venezuela.

Il y aurait bien plus à dire, mais il suffit de savoir qu’a été appliqué dans ce cas le coup d’état « doux », quoique pas si doux que ça puisque que ce furent des militaires d’élites qui ont séquestré Manuel Zelaya ce 28 juin 2009 pour l’emmener vers une base nord-américaine au Honduras et de là à Costa Rica.

Negroponte,  était alors envoyé par le département d’Etat depuis juillet 2008 pour “remettre le Honduras à sa place”,  il avait obtenu de coopter les députés libéraux de Zelaya et avait présenté la liste des juges que ce Congrès devait élire pour intégrer la Cour Suprême. Il n’est donc pas surprenant que cette Cour ait considéré qu’il n’y avait pas eu de coup d’état au Honduras et qu’en réalité proposer un plébiscite pour changer la constitution était antidémocratique.

Les élections actuelles sont celles qui ont connu la plus grande participation enregistrée, avec des partis comme Libre (Liberté et Refondation), né de la résistance au coup d’état, qui se poursuit jusqu’aujourd’hui, malgré les persécutions et assassinats commis au cours des quatre dernières années de coup d’état continué et dont la candidate est Xiomara Castro, épouse de l’ex président Zelaya.

Cette femme a fait preuve d’un courage surprenant en prenant la tête des marches contre le coup d’état alors que son époux était séquestré à l’extérieur du pays. La campagne du pouvoir hégémonique et la guerre médiatique prirent la forme d’intimidations des citoyens, qui ont visé également des observateurs étrangers du processus électoral. Deux groupes furent pris en otage, dans le cadre d’une militarisation illégale.

La guerre de la peur est accompagnée par le nombre douloureux des victimes qui se mit à croître à partir du coup d’état de juin 2009 ; plus de 40 journalistes, cameraman et des dizaines de paysans, travailleurs, professeurs, dirigeants populaires de la résistance furent assassinés. Il y eu une instauration de la violence avec l’incursion des « maras » créées dans les bidonvilles latino des Etats-Unis pour être exportées dans leur pays d’origine et y amener l’insécurité et la terreur. Au moins 22 personnes meurent chaque jour au Honduras à cause de la violence. Tout cela depuis le golpe (coup d’état) venu « sauver la démocratie ».

Il y a eu des intimidations en tous genres  jusqu’aux jours précédents les élections, des humbles dirigeants du Parti Libre furent séquestrés, torturés, assassinés.

Ceci donne du crédit aux propositions du gouvernement issu du putschisme de militariser la société et de préserver l’existence des bases militaires des Etats-Unis comme celle de Palmerola, stratégique sur la carte de la domination régionale ou celle de Gracias a Dios, entre autres structures qui ont conduit à la misère et au féminicide.

La majorité des travailleurs honduriens gagnent un dollar par jour et la pauvreté a augmenté notablement depuis le coup d’état touchant à présent 66,7% de la population. Les escadrons de la mort des années 80 avaient converti le Honduras en une immense base pour la guerre sale contre le Nicaragua sandiniste, comme le bataillon 3-16 qui continue à être d’actualité et appuie le candidat officiel. En, plus, depuis le coup d’état sont arrivés dans le pays des autres groupes étrangers et des conseillers qui forment un réseau d’escadrons paramilitaires.

Porfirio Lobo dirige le pays conjointement avec le candidat officiel Juan Orlando Hernandez du Parti National, une des formations traditionnelles de l’oligarchie. Comme président du Congrès jusqu’ici Hernandez s’est occupé de préparer le chemin de la continuité créant une police militaire soi-disant pour combattre l’insécurité et il a fait passer une série de lois redoutables.

Parmi les récits de la terreur, les militaires entrèrent à l’improviste dans un siège de Libre deux jours avant les élections et la nuit les précédant ils prirent les antennes de Radio et  de TV-Globo de Cantagallo.

« Nous avons à élire entre un chemin de vie ou continuer à mourir de misère, de persécution et de meurtre », dit un dirigeant populaire de Olancho. Quoi qu’il se passe au Honduras, les pays de la région ne doivent pas oublier que là aussi se définit l’avenir de l’Amérique Latine et des Caraïbes.

Stella Calloni est une journaliste argentine et correspondante dans son pays du journal La Jornada. Elle est l’auteur de « Les années du Condor ».

Traduction française Anne Wolff

Source en Espagnol HONDURAS TIERRA LIBRE: América Latina: Elecciones amenazadas 

 

 

Notes de traduction

Stella Calloni, journaliste et chercheuse est aussi l’auteur de Dormir avec l’ennemi ou l’invasion silencieuse.Par stella calloni. Partie 1 - Dormir avec l’ennemi ou l’invasion silencieuse. Partie 2 bis (bolivie) - Dormir avec l’ennemi ou l’invasion silencieuse. Partie 2 (venezuela) -Dormir avec l’ennemi ou l’invasion silencieuse. Partie 3 (fin)  texte par lequel elle retrace les réseaux de la toile d’araignée des associations créées dans le but de déstabiliser les gouvernements progressistes d’Amérique Latine, par des outils de guerre psychologique amplement subsidiés. Ces associations ne se limitent pas toujours à la guerre de désinformations, leur manipulation de mécontentement de certaines parties de la population peut se doubler de formation de type para militaire, comme ces entraînements para militaires à Miami dont le dirigeant de la droite vénézuélienne a fait la promotion ce mois-ci ((VIDEO) J.V. Rangel: Leopoldo López ofreció financiamiento a jóvenes venezolanos para entrenarse como paramilitares en Miami) , mais rien de nouveau sous le soleil du sud puisque OPTOR, devenu JAVU sévit tant au Honduras, qu’au Venezuela ou en Bolivie (Le pacifisme de l’Empire, au Honduras comme ailleurs :OPTOR et ses contre révolutions)

Comme nous le dit Stella Calloni, ancienne qui a traversé le pire, le temps des dictatures et y a survécu, et ensuite a vu s’incarner dès l’aube du 21ème siècle l’espoir- – aujourd’hui gravement menacé - quand  de nouvelles formes de gouvernements ouvrent vers de nouveaux possibles, aussi imparfaits ou critiquables soient-ils par ailleurs. Pour comprendre l’alternative proposée par l’élection de dimanche passé au Honduras, on peut se référer à l’entrevue avec la meneuse de l'organisation indigène COPINH, Bertha Caceres, réalisée par Mémoire des luttes (Les mouvements sociaux à l’épreuve d’une « dictature transnationale »  ). Tant  cette association indigène,  que l’association fraternelle des noirs garifuna OFRANEH sont fort critiques de la transformation de la branche politique du Front National de la Résistance Populaire (au coup d’état) en un parti dont l’essentiel de l’énergie a été investi dans la bataille électorale au détriment d’un travail de renforcement de la base, de décolonisation comme dit l’anthropologue quechua Ollantay Itzamna (Honduras : leçons et défi du processus électoral apparent) alors que dénonçant le rôle joué par le déstabilisateur professionnel JJ Rendon, l’association OFRANEH met en évidence  la soigneuse préparation de la fraude (Honduras : JJ Rendon, la droite fasciste et la fraude annoncée).

Je constate à travers mes diverses lectures que les moyens sont tellement diversifiés, fait d’une multitude de petits actes convergeant tous pour confisquer les résultats de l’élection en faveur du Parti National, qu’il faut parcourir une multiplicité de textes pour avoir une faible idée de l’immense ampleur de cette fraude réellement monstrueuse menée avec les éminents conseils "techniques" de l’ambassade des Etats-Unis, il faudra lire les rapports qui recueillent les diverses manifestations de l’intimidation et de la fraude que préparent tant Libre, le Parti Anticorruption et le parti Libéral que diverses associations de défense des droits humains ou d'observateurs pour trouver réunis les éléments qui permettent de mesurer l’incroyable ampleur des méthodes mises en œuvre de manière coordonnée pour que le Parti au pouvoir ( et donc l’oligarchie locale et transnationale) puisse confisquer cette élection, et le pays.

 

N’empêche, le Honduras est aujourd’hui le maître domino de la pénétration des transnationales en Amérique Latine (et une des clés pour leur domination globale) et l’élection de dimanche dernier incarnait donc l’alternative d’un futur de douleurs et de larmes dans un pays littéralement confisqué par des transnationales ou la possibilité pour le peuple du Honduras, de se remettre tout simplement à respirer pour travailer à réduire les inégalités dans un pays sorti de la terreur et pour l’alternative qui à ma sympathie, la possibilité de continuer à l’avenir le combat pour un "habiter raisonnable" de notre planète qui s’incarne aujourd’hui dans l’avant-garde que constituent les mouvements paysans de la Terre, représentés au Honduras par la Copinh, Ofraneh, et autres groupements paysans, réunis dans la Via Campesina qui accorde son soutien à Libre et sa candidate présidentielle Xiomara Castro, l’alternative est limpide : Soit une démocratie avec ses imperfections et ses espaces de liberté, soit l’avènement d’une dictature transnationale aggravée, comme nous le dit la résistante Lenca Berta Caceres, pour qui le résultat confisqué des élections a une conséquence très claire : sa vie ne tient qu’à un fil :

Et pour terminer, une petite note personnelle, je souscris tout à fait aux paroles de Stelle Calloni quand elle parle du surprenant (et admirable courage) de Xiomara Castro, qui lors du coup d’état à pris la tête du mouvement populaire, face à l’armée, risquant sa vie avec une détermination sans faille. J’ai écris à l’époque que cette Dame ferait une bonne présidente, même si je suis plus proche des projets de monde de la COPINH ou d’OFRANEH que du programme de Libre, je suis persuadée qu’à ce moment-ci de l’histoire Xiomara Castro est sans aucun doute et de loin la meilleur présidente dont puisse rêver le Honduras qui dans sa majorité a d’ailleurs voter pour le projet populaire qu’elle incarne..

 Alors que tous ceux qui essayent de la faire passer pour un satellite de son mari, se réfèrent aux documents de l'époque du coup d'état, Xiomara Castro a construit son leadership dans la rue à la tête du mouvement populaire de résistance, en faisant face avec détermination aux forces de répression alors qu'il aurait été bien plus facile pour elle de rejoindre son mari à la grande satisfaction des putschistes.

 

 

Ici Honduras : analyse d'un coup détat 1: Le mythe de la réelection.

  la prétendue cause du coup d'état, les raisons pourlesquelles Zelaya a été écarté comme "dictateur


Première phase d'un coup d'état continué, juillet 2009

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 20:51

 

 

La documentation concernant les multiples formes de fraude annoncée qui se sont produites au Honduras, avant, pendant et depuis les élections se multiplient. Elles sont de tous ordres, mais presque toutes découlent de ce que le candidat proclamé vainqueur par un tribunal électorale à ses ordres, avait aussi la main mise sur l’armée, et les administrations du pays et manifestement des fortunes à distribuer en achat de votes et d’assesseurs favorables. L’armée et des forces paramilitaires ont joué un rôle dans l’intimidation des votants autant que de ceux honduriens comme extérieur chargés de contrôler le bon déroulement des élections. Rappelons que des témoins gênants comme l’ex président du Brésil Lula da Silva ou la Prix Nobel de la Paix, Rigoberta Menchu, s’était vu refuser le droit de surveiller ses élections, car trop partiaux (sic), de même que  le juge Garzon qui cependant est venu mettre son grain de sable, à titre officieux. C’est d’autant plus scandaleux que l’ambassadrice des USA, elle, a gangrené tout le processus, apparaissant en certaines occasions comme porte-parole du gouvernement hondurien. Rappelons aussi qu’elle avait annoncé que les résultats ne seraient pas donnés directement alors que le TSE dispose de 30 jours pour donner ses résultats officiels. Rappelons aussi qu’une telle stratégie de dilution et usure de la résistance dans la durée avait déjà été utilisée lors du coup d’état militaire de 2009, la lente danse du retour des escadrons de la mort avait alors eu pour maitresse de ballet la Secrétaire d’Etat US H. Clinton.


Quelques nouvelles dans le désordre.

Le Processus Electoral était tellement transparent que Anonymous Honduras a pénétré le site du TSE (tribunal suprême électoral), ce qui lui a permis de montrer des preuves de la fraude par non report de voix en faveur de Libre par exemple. Texte en espagnol et images « qui parlent d’elles-mêmes ici :

Anonymous ingresa a base de datos del TSE 

LIBRE qui appelle au calme ses partisans constitue un dossier fraude qui sera remis demain aux autorités (in)compétentes. Alors que les étudiants de l’Université Autonome du Honduras manifestent sans relâche malgré la répression très dure d’une manifestation pacifique.

Au-delà d’une fraude très bien préparée, merci JJ Rendon, nous avons pouvoir que le dispositif de répression était mis en place pour prévenir toute réaction populaire, y compris les manifestations de protestations pacifiques et que les militaires avait déjà préventivement, dès avant les élections entouré les médias de gauche, dont en d’autres temps ils laissent allègrement assassiner les journalistes y compris ceux qui sont censée bénéficier de leur protection permanente et rapprochée… Quand la police ne se charge pas elle-même de les torturer. Voir par exemple :Honduras : Manuel, journaliste, résistant, assassiné.

Donc du côté de Liberté et Refondation et du Front National de Résistance Populaire, appel au calme et préparation des témoignages et dénonciations dans le but d’invalider sinon l’élection en soi du moins la comptabilisation des résultats. Ce dossier sera présenté demain dans une Conférence de Presse.

Libre convoque également pour samedi une grande assemblée populaire.

La bataille des présidentielles ne doit pas nous faire oublier les résultats des législatives le Parti National perd 24 siège passant de 71 à 47 alors que Libre apparaît d’emblée comme la seconde force politique du pays faisant son entrée avec 39 sièges alors que le Parti Liberal et le parti anticorruption PAC en ont respectivement 26 et 13.

Manuel Zelaya, élu député affirme que Libre est prêt à négocier avec ses deux derniers partis mais en aucun cas avec le Parti National. Le Congrès sera donc certainement un champ de bataille pour la durée de la législature à venir. Une alliance de l’opposition impliquerait 88 députés soit une majorité qualifiée.

Quand au Coordinateur et porte-parole de Groupe de la Société Civile, il exige que disparaissent les 5 partis qui n’ont été créés que comme rouages de la fraude comme l’Alliance Patriotique du Général Putschiste (ex chef d‘escadron de la mort) Romero Vasquez Velázquez, candidat présidentiel ayant obtenu zéro et quelques % de votes qui ont donné à son parti l’occasion de renforcer la présence des alliés du Parti National aux tables de votes.

Je ne vais pas entrer dans le détail, mais à travers tout le pays, une multitude d’associations et de groupements de base, politiques et de défense de droit humain tiennent réunions et préparent la riposte en collectant les informations du dossier fraude et débattant des actions à venir.

 

Pour conclure, et vous montrer l’ampleur du travail réalisé, voici la liste des actes électoraux dont les résultats des bureaux de votes ne concordent pas avec ceux donnés par le TSE, une sorte de poème en chiffres !


ACTAS QUE NO CUADRAN (1571)

Actes qui ne concordent pas


7, 13, 19, 20, 34, 36, 64, 88, 92, 99, 102, 103, 138, 140, 143, 147, 194, 197, 215, 229, 231, 235, 254, 259, 267, 281, 285, 296, 309, 326, 328, 346, 350, 354, 356, 358, 361, 362, 364, 440, 457, 459, 460, 494, 509, 530, 541, 542, 555, 568, 575, 582, 584, 606, 633, 662, 693, 714, 725, 736, 739, 749, 823, 837, 869, 875, 879, 881, 885, 891, 896, 898, 906, 911, 912, 918, 945, 947, 968, 1021, 1024, 1027, 1034, 1035, 1044, 1047, 1052, 1059, 1062, 1080, 1101, 1102, 1106, 1114, 1115, 1117, 1119, 1127, 1167, 1182, 1197, 1202, 1208, 1220, 1238, 1239, 1240, 1247, 1266, 1267, 1298, 1302, 1312, 1324, 1326, 1335, 1337, 1338, 1361, 1362, 1370, 1372, 1395, 1409, 1417, 1419, 1421, 1422, 1434, 1455, 1462, 1468, 1489, 1504, 1509, 1512, 1528, 1565, 1572, 1580, 1585, 1614, 1626, 1633, 1635, 1644, 1650, 1655, 1664, 1701, 1709, 1711, 1719, 1722, 1728, 1731, 1734, 1750, 1751, 1753, 1767, 1775, 1776, 1826, 1844, 1869, 1888, 1894, 1928, 1970, 1979, 1980, 1985, 2009, 2033, 2036, 2047, 2080, 2093, 2106, 2107, 2120, 2123, 2127, 2137, 2142, 2152, 2157, 2161, 2189, 2190, 2215, 2238, 2240, 2241, 2242, 2243, 2244, 2253, 2260, 2261, 2262, 2283, 2293, 2313, 2352, 2374, 2375, 2391, 2410, 2411, 2412, 2427, 2431, 2436, 2442, 2453, 2456, 2458, 2460, 2474, 2475, 2481, 2486, 2490, 2491, 2519, 2520, 2547, 2585, 2587, 2606, 2612, 2620, 2621, 2638, 2655, 2671, 2674, 2675, 2677, 2681, 2714, 2730, 2777, 2798, 2806, 2818, 2829, 2842, 2857, 2871, 2883, 2914, 2919, 2924, 2925, 2929, 2940, 2945, 2952, 2953, 2957, 2967, 2993, 3074, 3078, 3083, 3090, 3092, 3098, 3108, 3110, 3111, 3121, 3128, 3137, 3138, 3141, 3146, 3158, 3162, 3164, 3175, 3197, 3202, 3214, 3222, 3226, 3227, 3228, 3232, 3234, 3259, 3275, 3278, 3291, 3308, 3311, 3319, 3322, 3324, 3332, 3341, 3360, 3369, 3380, 3388, 3401, 3421, 3425, 3455, 3458, 3475, 3486, 3491, 3495, 3497, 3500, 3520, 3526, 3527, 3529, 3530, 3532, 3542, 3551, 3553, 3571, 3576, 3577, 3592, 3640, 3641, 3647, 3653, 3661, 3662, 3693, 3695, 3697, 3704, 3707, 3719, 3722, 3723, 3727, 3742, 3743, 3747, 3748, 3756, 3758, 3775, 3779, 3780, 3781, 3786, 3787, 3803, 3818, 3820, 3826, 3836, 3843, 3850, 3851, 3864, 3873, 3876, 3878, 3890, 3897, 3901, 3912, 3927, 3938, 3942, 3949, 3951, 3968, 3986, 3994, 3995, 3999, 4002, 4003, 4007, 4012, 4013, 4020, 4024, 4028, 4031, 4046, 4057, 4075, 4078, 4085, 4093, 4094, 4102, 4106, 4121, 4156, 4160, 4166, 4172, 4175, 4177, 4180, 
4194, 4199, 4200, 4202, 4206, 4212, 4219, 4220, 4227, 4236, 4241, 4246, 4263, 4272, 4291, 4292, 4310, 4315, 4334, 4349, 4396, 4402, 4405, 4407, 4414, 4427, 4439, 4444, 4507, 4508, 4518, 4524, 4529, 4554, 4555, 4591, 4599, 4610, 4623, 4624, 4632, 4662, 4664, 4673, 4688, 4689, 4696, 4712, 4713, 4714, 4729, 4740, 4757, 4762, 4768, 4777, 4785, 4786, 4808, 4810, 4832, 4850, 4853, 4859, 4863, 4868, 4870, 4871, 4885, 4898, 4903, 4908, 4912, 4914, 4924, 4969, 4977, 4980, 5010, 5053, 5062, 5070, 5100, 5104, 5119, 5134, 5142, 5156, 5165, 5241, 5252, 5255, 5266, 5275, 5277, 5291, 5292, 5296, 5298, 5299, 5302, 5305, 5306, 5309, 5321, 5324, 5325, 5332, 5337, 5340, 5341, 5356, 5357, 5358, 5359, 5370, 5382, 5403, 5412, 5420, 5475, 5479, 5480, 5481, 5511, 5513, 5515, 5540, 5542, 5549, 5564, 5567, 5576, 5589, 5614, 5626, 5629, 5637, 5642, 5643, 5656, 5658, 5660, 5663, 5667, 5685, 5709, 5712, 5713, 5715, 5716, 5717, 5724, 5728, 5735, 5737, 5738, 5743, 5747, 5769, 5793, 5797, 5806, 5821, 5828, 5831, 5838, 5843, 5847, 5850, 5859, 5860, 5863, 5866, 5879, 5880, 5882, 5883, 5885, 5909, 5929, 5950, 5975, 5978, 5981, 5984, 5998, 6005, 6020, 6024, 6026, 6043, 6057, 6066, 6071, 6072, 6073, 6076, 6099, 6102, 6110, 6115, 6147, 6258, 6300, 6335, 6343, 6344, 6351, 6384, 6387, 6396, 6414, 6424, 6425, 6431, 6445, 6493, 6505, 6511, 6514, 6523, 6528, 6531, 6534, 6551, 6555, 6564, 6578, 6617, 6623, 6712, 6731, 6737, 6748, 6751, 6783, 6801, 6803, 6848, 6854, 6862, 6873, 6879, 6900, 6904, 6908, 6909, 6914, 6934, 6937, 6940, 6949, 6950, 6962, 6968, 6970, 6974, 6978, 6984, 6994, 7005, 7007, 7019, 7033, 7042, 7043, 7081, 7083, 7105, 7112, 7200, 7203, 7207, 7213, 7220, 7226, 7234, 7247, 7262, 7281, 7283, 7292, 7303, 7315, 7319, 7326, 7337, 7350, 7365, 7369, 7370, 7380, 7383, 7411, 7414, 7415, 7427, 7430, 7442, 7443, 7444, 7459, 7461, 7469, 7474, 7478, 7495, 7523, 7533, 7535, 7541, 7544, 7549, 7585, 7591, 7612, 7616, 7619, 7623, 7632, 7704, 7707, 7709, 7710, 7713, 7717, 7719, 7725, 7732, 7734, 7737, 7742, 7745, 7750, 7753, 7761, 7763, 7771, 7800, 7807, 7815, 7818, 7835, 7838, 7843, 7853, 7855, 7856, 7859, 7860, 7861, 7862, 7864, 7871, 7872, 7879, 7883, 7905, 7907, 7912, 7913, 7915, 7924, 7928, 7931, 7932, 7933, 7938, 7939, 7940, 7946, 7947, 7955, 
7957, 7961, 7964, 7973, 7976, 7978, 7983, 7992, 7995, 8000, 8012, 8022, 8029, 8037, 8039, 8045, 8051, 8052, 8068, 8079, 8085, 8088, 8092, 8102, 8104, 8112, 8119, 8123, 8125, 8126, 8131, 8134, 8137, 8141, 8145, 8155, 8156, 8165, 8175, 8191, 8197, 8224, 8227, 8229, 8243, 8270, 8272, 8276, 8299, 8300, 8303, 8314, 8315, 8321, 8325, 8344, 8345, 8349, 8350, 8355, 8362, 8370, 8382, 8385, 8386, 8391, 8392, 8399, 8400, 8405, 8406, 8413, 8415, 8417, 8418, 8419, 8422, 8427, 8443, 8457, 8460, 8461, 8462, 8463, 8464, 8467, 8475, 8487, 8488, 8489, 8493, 8496, 8503, 8504, 8505, 8509, 8526, 8548, 8554, 8561, 8562, 8563, 8570, 8580, 8588, 8590, 8591, 8601, 8602, 8605, 8606, 8608, 8626, 8631, 8633, 8640, 8643, 8653, 8656, 8675, 8680, 8687, 8698, 8702, 8705, 8712, 8723, 8725, 8730, 8731, 8746, 8750, 8754, 8755, 8763, 8768, 8771, 8781, 8784, 8797, 8798, 8800, 8804, 8807, 8808, 8809, 8824, 8826, 8827, 8833, 8835, 8838, 8844, 8845, 8850, 8857, 8859, 8862, 8871, 8876, 8886, 8898, 8901, 8903, 8911, 8915, 8925, 8936, 8937, 8938, 8957, 8969, 8978, 8983, 8994, 8996, 9006, 9013, 9025, 9037, 9045, 9047, 9049, 9052, 9053, 9062, 9064, 9065, 9066, 9070, 9077, 9079, 9090, 9092, 9101, 9126, 9137, 9139, 9142, 9146, 9147, 9151, 9166, 9171, 9178, 9181, 9196, 9199, 9200, 9201, 9213, 9224, 9237, 9242, 9256, 9260, 9268, 9273, 9285, 9290, 9292, 9293, 9299, 9306, 9319, 9320, 9321, 9322, 9326, 9333, 9337, 9339, 9346, 9366, 9382, 9386, 9390, 9391, 9394, 9401, 9407, 9416, 9417, 9427, 9444, 9445, 9457, 9460, 9461, 9466, 9475, 9477, 9479, 9480, 9488, 9500, 9501, 9509, 9511, 9513, 9521, 9522, 9524, 9526, 9551, 9556, 9558, 9565, 9580, 9584, 9589, 9599, 9600, 9622, 9632, 9638, 9647, 9655, 9658, 9662, 9664, 9665, 9680, 9689, 9703, 9715, 9723, 9728, 9731, 9742, 9745, 9755, 9759, 9793, 9794, 9797, 9799, 9807, 9836, 9843, 9856, 9860, 9863, 9868, 9869, 9878, 9887, 9895, 9906, 9910, 9914, 9915, 9923, 9965, 9966, 9969, 9970, 9973, 9997, 10015, 10030, 10031, 10046, 10064, 10067, 10069, 10074, 10075, 10079, 10126, 10132, 10140, 10153, 10154, 10179, 10184, 10213, 10230, 10236, 10237, 10238, 10259, 10269, 10336, 10342, 10346, 10350, 10371, 10380, 10388, 10415, 10425, 10427, 10429, 10433, 10436, 10438, 10441, 10445, 10447, 10451, 10460, 10462, 10467, 10469, 10473, 10484, 10503, 10506, 10524, 10530, 10540, 10545, 10573, 10589, 10603, 10616, 10628, 10674, 10736, 10740, 10749, 10752, 10753, 10772, 10783, 10818, 10829, 10834, 10854, 10861, 10863, 10866, 10869, 10907, 10945, 10954, 10988, 10996, 11019, 11025, 11044, 11050, 11056, 11057, 11058, 11066, 11073, 11089, 11097, 11106, 11109, 11115, 11128, 11129, 11131, 11143, 11172, 11178, 11180, 11188, 11189, 11190, 11232, 11237, 11241, 11253, 11270, 11271, 11278, 11293, 11299, 11314, 11315, 11317, 11323, 11327, 11336, 11337, 11344, 11351, 11354, 11357, 11367, 11376, 11382, 11383, 11395, 11400, 11439, 11452, 11453, 11454, 11488, 11499, 11515, 11540, 11544, 11548, 11560, 11578, 11617, 11622, 11623, 11648, 11671, 11675, 11688, 11707, 11724, 11755, 11762, 11777, 11812, 11864, 11878, 11931, 11941, 11955, 11966, 11986, 11988, 12172, 12186, 12208, 12310, 12312, 12317, 12332, 12333, 12335, 12341, 12364, 12372, 12373, 12388, 12411, 12422, 12425, 12429, 12476, 12482, 12485, 12486, 12490, 12495, 12501, 12518, 12521, 12548, 12549, 12582, 12591, 12627, 12637, 12639, 12643, 12646, 12650, 12658, 12668, 12670, 12676, 12677, 12695, 12721, 12723, 12744, 12822, 12835, 12841, 12877, 12883, 12903, 12913, 12918, 12925, 12934, 12937, 12940, 12943, 12944, 12953, 12954, 12969, 13010, 13065, 13073, 13092, 13142, 13144, 13174, 13178, 13180, 13197, 13203, 13232, 13245, 13246, 13277, 13278, 13283, 13337, 13348, 13357, 13359, 13363, 13371, 13372, 13410, 13426, 13431, 13432, 13433, 13439, 13440, 13448, 13456, 13471, 13486, 13490, 13499, 13502, 13505, 13510, 13515, 13561, 13563, 13579, 13585, 13588, 13593, 13597, 13635, 13643, 13664, 13665, 13683, 13735, 13753, 13768, 13772, 13775, 13777, 13795, 13796, 13823, 13827, 13831, 13835, 13861, 13897, 13914, 13942, 13960, 13962, 13965, 13975, 13989, 14000, 14031, 14035, 14044, 14045, 14078, 14121, 14186, 14188, 14198, 14202, 14233, 14249, 14256, 14261, 14263, 14295, 14322, 14330, 14331, 14344, 14356, 14357, 14394, 14405, 14406, 14407, 14409, 14413, 14417, 14420, 14423, 14434, 14449, 14466, 14487, 14490, 14495, 14496, 14497, 14503, 14511, 14513, 14572, 14574, 14603, 14616, 14627, 14644, 14649, 14662, 14665, 14693, 14702, 14703, 14720, 14744, 14758, 14762, 14775, 14793, 14825, 14859, 14861, 14888, 14889, 14893, 14900, 14904, 14910, 14914, 14932, 14934, 14935, 14940, 14943, 14947, 14950, 14953, 14955, 14968, 14995, 14997, 14999, 15005, 15014, 15015, 15028, 15032, 15045, 15080, 15103, 15127, 15140, 15158, 15166, 15172, 15234, 15235, 15236, 15238, 15249, 15250, 15253, 15259, 15262, 15264, 15298, 15304, 15320, 15321, 15324, 15358, 15359, 15371, 15372, 15382, 15384, 15398, 15400, 15414, 15432, 15438, 15442, 15446, 15454, 15455, 15488, 15509, 15527, 15530, 15570, 15578, 15580, 15594, 15596, 15620, 15635, 15636, 15643, 15659, 15666, 15675, 15727, 15731, 15760, 15795, 15813, 15819, 15856, 15865, 15871, 15872, 15874, 15877, 15940, 15949, 15950, 15952, 15954, 15958, 15988, 16029, 16063, 16067, 16068, 16085
. 

 

 

A suivre

Anne Wolff

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:03

 

 

voselsoberano.com | Mercredi 27 novembre

Communiqué de presse

Une délégation de 17 observateurs internationaux accrédités de la Corporation Nationale des Avocats des Etats-Unis (NLG, National Lawyer Guild) questionne sérieusement la validité des résultats préliminaires du Tribunal Suprême Electoral (TSE) des élections nationales de dimanche au Honduras.

El NLG est en désaccord avec la caractérisation faite par le gouvernement des Etats-Unis du processus électoral comme transparent, étant donné les violations des droits humains récentes et généralisées « les fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis doivent s’abstenir d’évaluer la validité de l’élection dans cette première étape et au contraire insister sur la protection des droits de la société civile hondurienne », déclare le Président de la NLG, Azadeh Shahshahani. Les EU ont été fort critiqués pour leur appui précipité et presque unilatéral des élections de 2009 après le coup d’Etat, qui eurent lieu pendant une période de répression brutale qui rappelle la violence des années 80.

 Les observateurs de la NLG expriment leur inquiétude concernant la consolidation du pouvoir du Parti National sur le processus électoral, par son contrôle du pouvoir judiciaire, des forces armées et du Congrès depuis le coup d’état militaire de 2009. La militarisation du processus électoral inclus des soldats en patrouille dans chaque centre de votation, supposément pour transporter les bulletins. 

On observe des irrégularités supplémentaires dans tout le pays, qui inclue les dénonciations au sujet des accréditations pour un siège au table de votation des partis les plus petits « qui ‘furent vendues aux partisans du Parti National (un fonctionnaire du TSE a constaté cela)[i]. Ceci menace l’intégrité du processus électoral, vu que c’est le personnel des tables de votation qui était chargé de compter les votes à la fin de la journée. Il y eu également un rapport sur la distribution de gratifications à des adhérents du Parti National. La NLG à également documenté des incohérences concernant les listes des votants et les décomptes des voix.

  Deux partis de l’opposition, LIBRE et PAC, on mis en doute la transmission des décomptes des votes au tribunal électoral. Ils affirment qu’il y a une différence substantielle entre les chiffres retenus par le TSE et ceux rapportés à leurs partis.

Le NLG a observé une forte volonté et un enthousiasme des Honduriens pour la participation au processus électoral malgré un climat généralisé de peur et d’intimidation qui pesait sur les membres du parti de l’opposition et les observateurs.. En fin de semaine, deux activistes du parti LIBRE ont été assassinés, pendant que deux autres morts et trois blessés furent enregistrés à proximité d’un bureau de vote dans la région de la Moskitia. En plus des observateurs internationaux ont informés de divers incidents d’intimidation de la part des agents de l’état dans les jours qui ont précédé les élections.

Novembre 26, 2013

 

Traduction Anne Wolff

Source originale en espagnol :

http://www.nlg.org/news/releases/honduras-delegation-preliminary-results

Los observadores del Gremio Nacional de Abogados de EU cuestionan la validez de las elecciones 



[i] Un des candidats présidentiel, par exemple, était le détesté général Vasquez Velasquez, un des principaux auteurs du coup d’état, qui ayant participé aux escadrons de la mort des années 80 ne laissait aucun doute sur la nature du Putsch Militaire de 2009. Vasquez est un acteur et suppôt du régime qui en est issu. L’opposition affirme que sa candidature (qui lui vaut zéro et quelques % des votes) n’a été déposée que pour permettre à son parti fictif d’obtenir des accréditations aux tables électorales dans l’unique but d’y renforcer la présence officialiste.NdT

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 13:28

 

 

par Katu Arkonada *

 

Ce que nous avons vécu ces derniers jours au Honduras mérite une analyse beaucoup plus profonde, mais à titre de réflexion préliminaire et de synthèse, nous pouvons dire que la volonté majoritaire de refonder le pays manifestée par le peuple hondurien a été interrompue par les élites politiques et économiques. Tout cela, en outre, en subissant un niveau d’ingérence de la part de l’Ambassade des Etats-Unis jamais vu auparavant.

En ce moment nous pouvons parler d’une situation en suspens au Honduras où le Tribunal Suprême Électoral a 30 jours pour donner des résultats définitifs et déjà 3 candidats se sont déclarés vainqueurs des élections. La différence entre Juan Orlando Hernández et Xiomara Castro, candidate de LIBRE, a commencé par être de 7 points en faveur du Parti National, a baissé et se trouve actuellement à 5 points, tandis que le dépouillement continue, et tout paraît indiquer qu’on va vers une quasi égalité, avec une différence dont on se fait pas encore en faveur de qui, de l’ordre de 1 point de différence. La situation et le scénario qui se dessine relève de l’incertitude et on ne peut écarter la possibilité de nouvelles élections.

Pendant ce temps, dans un État failli comme le Honduras où le caractère institutionnel est pratiquement inexistant, les représentants politiques des groupes économiques et les représentants économiques des groupes politiques, continuent à négocier des voix et des postes de députés et se sont approchés des candidats de LIBRE pour leur suggérer que s’ils veulent voir confirmer leur élection ils doivent s’acquitter d’ une certain quantité d’argent ou s’engager sur quelques futures faveurs.

Généalogie d’une fraude

Dans les rues honduriennes, on n’a aucun doute que LIBRE a gagné les élections et a été victime d’une fraude commise par une stratégie parfaitement organisée et conçue par J. J. Rendón et l’Ambassade des Etats-Unis. Si à un moment nous arrivons à croire dans la victoire de LIBRE, ce coup d’état électoral vu dimanche et retransmis en direct à la télé nous renvoie à la réalité et démontre que parfois la gauche pêche par innocence et la droite est parfaitement articulée tant au niveau de médias comme sur le plan international.

Il y a plusieurs niveaux à cette fraude dans laquelle le moins important est l’achat de votes dans des zones populaires et des régions les plus pauvres à travers la livraison de paniers repas le même jour que les élections par des délégués du Parti National. Mais il y a deux niveaux sur lesquels il est nécessaire de s’arrêter. D’une part, un niveau plus central et clef comme est le Tribunal Suprême Électoral lui-même, dont le président David Matamoros est militant et ex député du Parti National. Le Tribunal Suprême Électoral a commencé la nuit du dépouillement à publier des PV (procès verbaux) de zones où il gagnait les bureaux de vote, où est le PN est connu de façon populaire, tandis qu’en même temps il envoyait à l’audit près de 20% des PV (qui représentent 400 000 votes) de territoires comme le département de Santa Barbara où le vote majoritaire est pour LIBRE. Dans l’équipe de coordination électorale du parti « Liberté et Refundación » (LIBRE) on a la certitude qu’environ 75% des PV contrôlés sont gagnés par Xiomara. Tout ce qui précède est effectué dans le but de créer la sensation que le Parti National a gagné les élections, et sème mécontentement et méfiance, et en incitant nombre des assesseurs représentants de LIBRE à abandonner les tables après le dépouillement des votes, en laissant la voie libre pour la manipulation des données dans le comptage des députés et des maires.

L’autre niveau est précisément territorial, car depuis le niveau local, on a commis une fraude nationale. Les candidats présidentiels étaient 8 de 9 partis différents et chaque parti avait 2 permis pour ses représentants dans chacun des bureaux de vote (16 000 dans tout le pays). Toutefois, dans des centaines bureaux de vote , comme nous avons pu vérifier personnellement dans les PV scannés envoyés au TSE, le vote de ces 4 candidats était de 0 voix. Ceci signifie que même les représentants de ces partis dans chaque commune n’ont pas voté pour leur candidat, vendant leurs permis au Parti National. Les candidats de ces 4 partis, Démocratie Chrétienne, Alliance Patriotique du putschiste Romeo Vásquez Velásquez, Unification Démocratique et PINU, n’atteignent pas les 4, 1% des voix dépouillées jusqu’à présent. Il est clair qu’ils se sont présentés aux élections pour faire un arrangement avec les droits de vote accordés par le TSE.

Toute cette stratégie de fraude a été accompagnée dimanche par une, et il faut la reconnaître parfaite, stratégie médiatique dans laquelle le summum fut l’appel de félicitation du Président de la Colombie, Juan Manuel Santos en plein milieu du discours du candidat du Parti National. De même, l’actuel président du Honduras, Porfirio Lobo, a aussi reconnu comme vainqueur le candidat de son propre parti quand il restait encore 1 million de voix à dépouiller et la différence malgré la fraude est seulement de 100 000 voix.

Un regard vers l’avenir

L’idée de 8 années de suite d’un gouvernement du Parti National terrifie rien que d’y penser, mais elle est plus vrai que jamais. Le peuple hondurien a fait un effort immense, en réussissant à construire un outil pour la transformation et la refondation du Honduras, nommé LIBRE et le premier objectif en ce moment doit être de défendre la victoire de la candidate Xiomara Castro vote par vote, mais peut-être faut-il commencer à se poser la question que dans un scénario où le Parti Libéral (20% des votes) n’a pas été coulé malgré le coup d’État, et où le Parti National a beaucoup de force malgré la fraude commise, la gauche a besoin de parcourir encore du chemin pour atteindre la maturité politique qui lui permettra de gagner les élections avec un projet identifié par les secteurs populaires passant au-dessus de tout type fraude et d’ingérence. Aussi à un certain moment il est nécessaire d’analyser le rôle du Parti de l’Anti Corruption, qui est devenu la troisième force du Honduras, qui dans un premier temps fut méprisé par tous les partis, y compris LIBRE. Le PAC a mieux canalisé que la gauche le vote antisystème, avec un discours populiste et de droite, mais qui a percé dans plusieurs secteurs de la population, notamment au sein la jeunesse.

L’objectif au-delà de la défense du vote pour la candidature de Xiomara, doit être d’assurer un bon pourcentage de maires et de députés de LIBRE, ainsi que de maintenir la cohésion d’un parti fragile idéologiquement, dans lequel la gauche, les mouvements sociaux et les secteurs provenant du libéralisme se sont unis dans le but de casser le bipartisme traditionnel.

C’est le moment de commencer à penser à (re) construire le parti, le consolider politiquement, idéologiquement et en terme d’organisation pour transformer une fois pour toutes le projet politique de tout un peuple, de toute une nation, d’un Honduras libre et souverain.

Katu Arkonada pour Alai-Amlatina

*Katu Arkonada se trouve au Honduras comme observateur électoral et accompagnant international de Libre.

Alai-Amlatina. Équateur, 26 novembre 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par  : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, le 27 novembre 2013.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:35

Je poursuis mon panorama de la situation au Honduras post-fiction-électorale. Hier je publiais le texte d’OFRANEH (Honduras : JJ Rendon, la droite fasciste et la fraude annoncée) qui décrit d’une part le rôle de JJ Rendon qui est un élément majeur de la guerre psychologique menée en Amérique Latine pour déstabiliser les gouvernements et museler les peuples qui s’opposent au pillage-appropriation de la région au non « des intérêts et de la sécurité des Etats-Unis ». Un texte qui montre les principaux rouages d’une fraude annoncée, qui s’inscrit dans un processus continental de reconquête dont JJ Rendon incarne l’aspect de guerre psychologique..

Aujourd’hui je vous propose ce texte de l’ethnologue et avocat quechua Ollantay Itzamna qui met en évidence le rôle de LIBRE dans la démobilisation de l’immense soulèvement populaire qui à suivi le coup d’état, au bénéfice d’une stratégie électorale dont la confiscation était prévisible, ce qui a pour tragique conséquence que malgré une fraude grave et flagrante, le peuple est fort peu mobilisé. Gorgio Trucchi, décrit Tegucigalpa lundi matin comme une ville aux rues désertée par ses habitants.

Le coup d’état du 28 juin 2009 au Honduras a été le premier pas de la stratégie de reconquête de l’Amérique du Sud par le régime Obama. Le renversement de Lugo au Paraguay marque une autre étape de « coup d’état doux », mais cette reprise en main du pouvoir politique n’est qu’un des fronts d’avancée de la recolonisation, qui depuis la disparition d’Hugo Chavez semble avoir les mains libres pour progressivement se déchaîner.

La progression de la militarisation du continent sous égide de Washington, la présence croissante de mercenaires des armées privées au service de Transnationales, le déferlement de bandes, les maras dont la violence et innommable cruauté trouve son origine dans les prisons des Etats-Unis ou dans leur formation militaire, constituent des éléments de la déstabilisation continuée qui maintient les populations de plusieurs pays de la région – culminant en Colombie, au Mexique, au Honduras – dans un état de terreur permanent. Alors que sont pratiqués au quotidien les éliminations ciblées des leaders sociaux, syndicaux, paysans, de journalistes, de défenseurs des droits humains, les emprisonnements de résistants, les disparitions forcées, les tortures aussi, l’arme du terrorisme d’état et de la libre croissance de bandes plus cruelles les unes que les autres, est un des instruments privilégiés de la recolonisation, du musellement des populations rendues impuissantes par la peur et la misère.

S’il est clair par exemple qu’Evo Morales a dernièrement gagné quelques batailles sur la scène internationale, le fait que les OGM progressent en Bolivie, alors que Correa ouvre l’Equateur à leur culture, nous parle de batailles perdues. La cession de territoire aux corporationx transnationales se produit de différentes manières, la plus aboutie est cette création de cités modèles, adoptée dernièrement au Honduras sous le nom de ZEDE, stade de dépossession accrue qui succède aux zones franches, mais de la même manière que certains considèrent avec raison que l’exportation massive de soja par exemple est aussi une forme d’extractivisme, car tirant du sol des oligo-éléments qui ne seront pas renouvelés, la cession des droits sur des ressources naturelles, sur des territoires les recelant qui ne retourneront au patrimoine national que vidés de leurs richesses, la production agro-industrielle qui détruit le potentiel des terres qu’elle exploite, bref les modes de l’appropriation du Sud par le Nord sont multiples et variés, s'étendent et s’intensifient de jour en jour.

J’ajouterai donc aux directions préconisées par l’auteur du texte, celle de l’intensification des processus, à toutes échelles, d’une intégration régionale de complémentarité et de résistance. Ce n’est que par la mise en œuvre d’un processus de souveraineté et de renforcement de l’autodétermination régionales que les forces vives du continent Sud pourront vaincre ensemble un ennemi commun, le colonisateur du Nord et les oligarchies locales qui le servent et lui servent de Cheval de Troie.

Anne W

 

Honduras : leçons et défi du processus électoral apparent

11/26/13 •  

 

OLLANTAY ITZAMNA 

Pour qui suit de près le processus de la désintégration sociale et de la dissolution de l’Etat hondurien de façade, il n’est pas surprenant que le Tribunal Suprême Electoral (TSE, présidé par un ex député du Parti National) déclare comme gagnant des élections nationales le néo libéral Juan Orlando Hernandez, même avant le dépouillement de 100% des urnes. 

L’Ambassade nord-américaine, le TSE (Parti National et Libéral), la Confédération des Entreprises privées et la hiérarchie catholique et évangélique, avaient déjà décidé du « gagnant » de cette élection quand le Président Pepe Lobo signa l’Accord de Cartagena de Indias qui permit le retour de Manuel Zelaya Rosales au Honduras (2011)

Cette décision anticipée fut ratifiée face à l’euphorique multitude rouge-noire qui reçu le président renversé, qui revenait transformé en colosse, à l’aéroport international de Tocontin de Tegucigalpa.

Ce qui suivit après fut seulement un théâtre conçu pour démobiliser les forces sociales inédites du Front National de Résistance Populaire (FNRP) et le réduire à un Parti Politique (2012)

Ce danger fut dénoncé par l’Organisation Fraternelle Noire du Honduras (OFRANEH) et le Conseil Civic des Organisations Populaires et Indigènes du Honduras (COPINH) et le Diocèse de Santa Rosa de Copán. Mais cette question fut refermée sans débat suffisant à l’intérieur du FNRP et Libre, se tût.

Quelles leçons nous donne ce processus électoral apparent ?

Premièrement. Il ne faut jamais sacrifier, démobiliser, un mouvement social populaire d’un peuple en vue de participer à une bataille électorale inégale de manière préméditée.

Le Parti Libre a eu l’occasion de devenir un instrument politique du FNRP, mais il s’est converti en Parti Politique centré uniquement sur la bataille électorale, abandonnant les objectifs d’organisation-conscientisation-mobilisation du FNRP. Et maintenant, face au « vol des élections » qu’il subit, il n’existe pas de mouvement social national articulé et fort qui depuis la rue obligerait l’oligarchie à respecter la volonté populaire exprimée par les urnes.

Dans des pays comme le Honduras, les exclu(e)s peuvent gagner les élections, mais s’ils ne sont pas organisés en mouvements sociaux ils gagneront pour perdre. Parce que face à la première tentative de changement dans l’appareil productif et dans les relations de dominations établies, les privilégiés défenestreront le gouvernement populaire sans qu’il n’y ait une armée ou un peuple qui le défende dans les rues..

Deuxièmement. Pour obtenir le triomphe électoral, dans un pays qui languit dans la mendicité, il n’est pas suffisant de mener une « campagne politique » (pendant la période électorale) pour libérer le peuple. Libre a commis cette grave erreur. Beaucoup de candidat(e)s ont cru que la promesse d’un « vote libre » dans les villages et les municipalités (produit de leurs visites sporadiques à la campagne), seraient suffisante pour gagner les élections, mais ils négligèrent sa décolonisation et l’éducation politique permanente.

C’est pour cette raison que les appauvri(e)s ont vendu, une fois de plus, leur vote à leurs patrons en échange de nourriture, boissons et autres cadeaux.

Ce n’est pas la vérité qu’au Honduras, il y aurait des millions d’oligarques. Pourtant c’est la quantité de votes qu’obtient la droite. De même que ce n’est pas une vérité que les « votes libres » seraient des votes conscients. S’il en était ainsi, la résistance serait dans les rues en ce moment.

Le Honduras a besoin d’une culture d’organisation. Il doit consolider et renforcer les naissantes ou circonstancielles structures organisées dans les différents villages, hameaux et municipalités qui ont promu Libre dans ce processus électoral, pour les convertir en noyaux organisés et articulés du Front National de Résistance Populaire. Dans ces espaces et d’autres, il faut impulser des processus de formation-conscientisation pour la construction et l’exercice du pouvoir local. Verrons-nous les député(e)s et maires élu(e)s assumer ces enjeux comme une opportunité et un défi ?

Troisièmement. Il faut rompre avec les croyances et pratiques de la politique traditionnelle de l’intérieur. On peut arriver au pouvoir avec des « ex » politiques traditionnelles de candidats. Mais refonder le pays par des méthodes politiques anciennes, ce n’est pas crédible pour les secteurs subalternes de la population qui, à présent, commencent à se réveiller. Ceci était et reste une observation exprimée depuis le Honduras profond mais on ne lui prête pas la moindre attention. Cette situation entraîne, dans une forte mesure, que les indécis votes libres allèrent vers le récent Parti Anti Corruption (PAC)

Plusieurs des député(e)s élus sur les listes de Libre sont d’ex leaders politiques du Parti Libéral, les yeux de la population hondurienne seront sensibles aux conduites de ces politiques. Il ne reste pas le moindre doute que c’est aussi d’eux que dépendra que Libre grandisse ou s’évanouisse électoralement dans les prochaines batailles électorales.

Le mieux qui puisse arriver à Libre, au-delà de ses erreurs, est de ne pas être au gouvernement dans l’actuelle conjoncture de Honduras. Dans les mois qui viennent des convulsions sociales permanentes s’ajouteront au déjà très rude panorama de violence généralisée parce que le pays traverse une limite existentielle.

Le problème hondurien ne consiste pas uniquement en la résolution de la crise économique ou de la misère généralisée, mais dans le fait de concevoir et mettre en marche un projet d’Etat et de société pratiquement inexistants au Honduras. Une tâche urgente et pas facile. Mais cela oui, Libre à la brillante opportunité d’apporter pour la première fois dans l’histoire hondurienne, une opposition créative et faisant des propositions depuis le Congrès National et depuis les municipalités pour réveiller et mobiliser la volonté populaire endormie.

 

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol :

Honduras: lecciones y desafíos luego del aparente proceso electoral | CONTRAINJERENCIA

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