15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 13:28

 

C’était avant « l’intervention humanitaire » des enfants jouaient, joyeux sur une place de Damas. Moi qui ne suis d’aucune religion, j’ai prié pourtant pour qu’ils puissent continuer à le faire, que rien jamais ne vienne éteindre le rire de leurs yeux et la légèreté de leur jeu. Que sont aujourd’hui devenus ces enfants ?

Si je relaye ce texte, ce n’est pas pour en rajouter une couche au dossier à charge de l’une ou les autres de parties, mais bien pour mettre en cause le principe « d’intervention humanitaire » tel qu’il est pratiqué. Chaque pays qui en a été victime a connu la destruction. Des contentieux irréversibles ont été attisés au sein de populations qui vivaient jusque-là en bons voisins, et qui se sont entre-tuées, en créant les raisons d’une haine féroce entre elles. La liste des crimes commis au nom de la « Liberté et de la Démocratie » représente un exponantialisation de ceux qu’on commit (ou prétendument commis) les dictateurs incriminés. Les infrastructures de pays ont été détruites plongeant les populations dans une misère de longue durée.

En Syrie, un retournement de situation amène aujourd’hui une partie de l’opposition à s’allier avec Assad contre les crimes des fanatiques.

Les « interventions humanitaires » ont fait leur preuves, elles sont au mieux irresponsables générant des situations infiniment pires que celles qu’elles prétendent combattre… c’est cela mon questionnement qu’illustre ce rapport.

Un rapport sur les « crimes de guerre commis contre le peuple syrien » remis à l’ONU

Solidarité Internationale PCF Ils accusent. 45 avocats, journalistes, députés, syndicalistes, artistes turcs viennent de publier un rapport accablant sur les « crimes commis contre le peuple de Syrie » transmis à l’ONU. Visés : les agissements des groupes djihadistes, la guerre d’agression contre la Syrie. L’ « Association turque pour la paix » et les « Avocats pour la justice » préparent depuis plusieurs mois un rapport préliminaire à des poursuites contre les criminels de guerre en Syrie, et leurs commanditaires. Poursuite devant les tribunaux turcs, et surtout devant les cours internationales. Le rapport vient d’être remis à la Commission d’enquête indépendante de l’ONU sur les crimes commis en Syrie. L’idée est de mettre sur pied l’équivalent du Tribunal Russell pour les crimes de guerre au Vietnam dans les années 1960, expérience répétée pour les guerres en Irak et en Palestine, pour juger des crimes perpétrés par l’impérialisme. À leur crédit, les avocats et journalistes turcs connaissent très bien le terrain, que ce soient du côté des régions frontalières turques, ou en tant que cas que participant à des équipes d’enquêteurs en visite ponctuelle en Syrie, ou même comme reporter de guerre en Syrie. Les avocats turcs se basent sur le « Statut de Rome » prévu par la Cour Pénale internationale (CPI) et classent les crimes commis en Syrie en trois types : crimes d’agression, crimes de guerre et crimes contre l’Humanité. Le premier fonde la poursuite judiciaire, les deux autres sont étroitement liés dans l’action des bandes criminelles en Syrie. Une guerre d’agression : un crime contre le peuple syrien Le cœur de l’accusation repose sur le concept de « guerre d’agression » reconnue par un amendement du statut de Rome datant de 2005, concernant normalement un État agresseur. Toutefois, « l’envoi au nom d’un État de bandes, groupes armées, troupes irrégulières ou mercenaires pour mener une lutte armée contre un État » est aussi inclus dans la définition. Donc, pour l’Association pour la paix, il s’agit d’abord de dénoncer les instigateurs, les soi-disant « Amis de la Syrie », réunis à Tunis en février 2012, à Doha en juin 2013, qui ont dès le début reconnu le Conseil national syrien, donc apporté leur soutien à la rébellion armée. Sur la liste des accusés, cinq noms ressortent : États-Unis, Arabie saoudite, Qatar, Israël, Turquie. Pour les États-Unis, rien de nouveau sous le soleil, l’Association rappelle les plans pour éliminer tout obstacle à son plan de « Grand moyen-orient », Irak, puis Syrie, enfin Iran. Ils dialoguent avec les groupes armés, les coordonnent, leur apportent un soutien financier et logistique avéré. L’Arabie saoudite cherche, elle, à isoler l’Iran et à créer une Syrie sunnite sous patronage saoudien. La Syrie investit des milliards pour armer les combattants, les entraîner, et les commander directement en vue de ses objectifs de puissance régionale. Quant au Qatar, il a soutenu dès le début la rébellion armé, accueilli la rencontre de Doha en juin 2013, son premier ministre déclarant alors que le « soutien armé était la seule façon d’obtenir la paix ». Il a depuis ménagé sa position, cherchant une conciliation via l’Autorité palestinienne. Enfin, l’intervention d’Israël ne s’est pas limitée au soutien aux groupes armées : livraison de véhicules aux rebelles, recours à des frappes à l’uranium appauvri, accueil de combattants dans des hôpitaux israéliens, enfin projet d’intervention internationale coordonnée par Israël. La Turquie, base arrière de la rébellion armée, premier au banc des accusés C’est sur la Turquie toutefois que le dossier est le plus fourni, sa politique impérialiste néo-ottomane rentrant de plus en plus en contradiction avec la dite « politique de zéro problème avec ses voisins », qui avait conduit d’abord à des relations pacifiques avec la Syrie. La Turquie a abrité l’acte de naissance du Conseil national syrien en août 2011, en mai 2012 les relations diplomatiques avec la Syrie étaient suspendues, les diplomates syriens exclus. Enfin, en septembre 2012, Erdogan confiait même au Washington Port que la Turquie apportait un soutien logistique aux rebelles avant de rajouter, en analogie à l’intervention américaine en Irak : « Nous devons faire ce qui est nécessaire, et nous allons le faire ». Les actes de collaboration concrète entre Turquie et rebelles se comptent par centaines, les rebelles utilisant la Turquie comme base arrière de repli, circuit de ravitaillement privilégié, Il suffit de rappeler que des bases d’entraînement de la dite Armée syrienne libre se trouvent dans la province frontalière turque d’Hatay, que les camps de réfugiés se révèlent être des bases de repli pour les djihadistes, enfin que la Turquie est le pays de transit pour les armes venant du Golfe. Il est de plus en plus probable que c’est par la Turquie que les rebelles ont pu se doter d’un équipement chimique, ce qui est pointé par une lettre soumise par 12 anciens haut responsables des service de renseignement américains au président Obama. Dernier scandale en date, le 15 décembre dernier, où il fut révélé que depuis juin 2013 ce sont pas moins de 47 tonnes d’armes et de munitions qui ont circulé entre la Turquie et la Syrie, selon une enquête réalisée par l’ONU ! L’État turc a volontairement fait de la frontière une zone de non-droit, où prospèrent trafics en tout genre (armes, voitures de luxe). Les contrôles frontaliers deviennent impossibles, la frontière la chasse gardée des milices islamistes, des bandes de voyous, trafiquants en tout genre. Toutefois, le gouvernement turc contrôle in fine les informations vitales. Les avocats donnent l’exemple de ce djihadiste turc (Burak Yazici) mort en Syrie, que les autorités turques avaient bien repéré mais laissé passer pour aller combattre le régime d’Assad. Les djihadistes membres d’Al Qaeda patrouillent dans les rues des villes du sud de la Turquie. Human Rights Watch s’indigne de l’hypocrisie turque qui « accorde un refuse sûr à des criminels de guerre, des personnes qui ont violé les droits de l’Homme ». On a même trouvé le 7 novembre dernier un camion rempli de lances-roquettes, de bombes et d’armes fabriquées dans la manufacture turque de Konya, destiné à la Syrie, conduit par Heysem Topalca, combattant en Syrie mais jamais inquiété… car proche des services secrets turcs. L’ « armée du crime » : six groupes terroristes, une seule vague de terreur sous couvert de religion Al-Qaeda, Armée syrienne libre (ASL), djihadistes et opposants en tout poil, qui sont les rebelles syriens ? Qui sont ces criminels de guerre en acte, agissant sur ordre des responsables de cette guerre d’agression contre le peuple syrien ? L’association divise ces groupes en six, une distinction complexe et mouvante. Elle souligne que l’ASL et Al Qaeda dirigent ces groupes, bien qu’il faille les concevoir comme des organisations faiblement structurées, à l’emprise sur les noyaux combattants assez lâches. Seules les livraisons d’armes saoudiennes, coordonnées par la CIA, ont pu unir un temps ces groupes, tout en conduisant à des rivalités régulières pour le partage du butin. Par ailleurs, distinguer les groupes proches de l’ASL ou d’Al Qaeda est souvent impossible, les deux fonctionnant souvent ensemble. Un exemple, Osman Karahan, un turc travaillant comme avocat pour Al Qaeda, mort à Alep en juin 2012 alors qu’il combattait pour l’ASL. Donc, premier groupe djihadiste en Syrie : le Front islamique syrien , de 13 à 20 000 hommes, reposant sur la Brigade Ahrar Al-Sham. Ce groupe a des liens importants avec la Turquie, l’Irak, est lié avec l’ASL et vise surtout les régions Kurdes. Deuxième groupe, le Front islamique de libération, avec cinq brigades. Celle de Tawhid à Alep est liée à l’ASL, celle de Farouk à Alep et Homs est plutôt proche de la Turquie, les brigades Islam (Damas) et Al Haq (à Homs) rattachés à l’Arabie saoudite. Enfin la cinquième, Suquour al-Sham, proche d’Al Qaeda, est financée par le Qatar. Cette dernière compte 3 000 combattants, la brigade de l’Islam 10 000. Troisième groupe, Ghuraba al-Sham composé d’un grand nombre de citoyens turcs et spécialisée, cela va de soi, dans les attaques contre les zones kurdes. Quatrième groupe, la Brigade des martyrs d’Idlib , de plus en plus chapeautée par l’organisation islamiste radicale Suquour al-Sham, financée par les Qataris, liée à Al-Qaeda. La brigade Al-Resul, une autre organisation islamiste radicale, instaurée et soutenue par le Qatar. À noter que des organisations basées non pas en Syrie mais au Liban, en Irak participent désormais aux combats en Syrie, comme la brigade Abdullah Azzam, une organisation salafiste basée au Liban, proche d’Al Qaeda ou encore Jund al-Sham composée de djihadistes palestiniens. On peut penser aussi à l’Armée libre irakienne, mise sur pied récemment par des gens proches de l’ancien président irakien Tarik Al Hashimi. La plupart de ces groupes fonctionnent directement avec Al-Qaeda. Cinquième groupe et pas le moindre, le Front Al Nosra , organisation islamiste fondamentaliste, qui a juré allégeance à Al Qaeda en avril 2013. On estime à 70 le nombre d’attentats à la bombe commis par cette organisation terroriste d’ici à juin 2013. Elle tend à prendre le dessus dans la rébellion. On pourrait ajouter finalement l’État islamique en Irak et Sham (ISIS) , fort à Homs, Ar-Raqqah et Azez, dont les troupes mènent régulièrement des attaques contre les Kurdes et vont et viennent à travers la frontière turco-syrienne, mais aussi jordanienne. Crimes de guerre, crimes contre l’Humanité : une longue liste du martyr du peuple syrien Les avocats turcs dénotent au moins 19 cas de crimes de guerre recensés par les Statuts de Rome et 10 de crimes contre l’Humanité reconnus par l’article 7 des Statuts, les deux définitions se confondant souvent dans le cas de la dite Guerre civile de Syrie. Meurtres et massacres : L’Association donne comme preuve le cas de 22 attaques meurtrières, essentiellement des attentats à la bombe, ayant été directement imputée aux groupes rebelles, revendiqués par eux. Parmi les plus marquants, on peut penser aux véhicules bourrés d’explosifs qui ont explosé le 28 novembre 2012 dans un quartier multi-ethnique, peuplé de Chrétiens et de Druzes, à Jaramana. Bilan : 34 morts et 83 blessés. Le 29 janvier 2013, 80 cadavres ont été retrouvés, la plupart d’enfants, exécutés les mains attachés ans le dos le long de la rivière Quiq à Alep, une région contrôlée par l’ASL. Enfin, le 21 février 2013, une série d’explosions revendiquées par Al Qaeda a fait, à Damas, 161 morts et 500 blessés. Extermination de groupes raciaux et religieux : les attaques visant les minorités religieuses (Chrétiens, Chiites) ou ethniques (Kurdes, Druzes, Alaouites) se multiplient. On peut penser aux attaques dans les villages alaouites et kurdes à Latakia. Les militants d’Al-Nosra ont attaqué le 4 août huit villages de Latakia. Après les avoir bombardé, les djihadistes les ont massacré à l’aide de haches, de couteaux et de machettes. Plusieurs centaines de morts : tous les habitants du village de Hrrata sont morts, seuls 12 ont survécu à Nabata. À Balluta, les djihadistes ont d’abord pris soin de massacrer les enfants rassemblés sur la place du village puis les adultes. Selon le rapport d’Human Rights Watch, 190 personnes auraient été massacrées, 200 enlevées, les chiffres pouvant être beaucoup plus élevés. Le recours à des armes chimiques : Leur utilisation est avérée, tout du moins pour l’attaque dans la région orientale de Guta, à Damas, le 21 août. Si la Syrie d’Assad a été rapidement pointée du doigt par les agresseurs, les faits montrent une autre direction. La Russie avait déjà souligné que les missiles avaient été lancés depuis une zone contrôle par Liwa al-Islam, milice islamiste. En mai 2013, l’Armée syrienne avait déjà capturé sur des soldats d’Al-Nosra des échantillons de gaz sarin, ou d’armes de destruction massive plus raffinées. Plus tard, en octobre 2013, une explosion à la bombe à la frontière turque, sur un poste contrôlé par les Kurdes à Ras al Ayn, pourrait bien avoir été accompagnée d’armes chimiques, au vu des symptômes d’empoisonnement chez certains combattants, et de la fumée jaune due à l’explosion. N’oublions pas que Carla del Ponte, membre de la Commission d’enquête de l’ONU, a elle-même confirmé qu’il n’y avait aucune indication que le gouvernement syrien avait utilisé ces armes, mais que cela pouvait bien être le cas des rebelles syriens. Attaques contre des bâtiments éducatifs, religieux, culturels : ils sont fréquents, plus de 2 000 établissements scolaires ont été détruits dans les combats. En janvier 2013, l’hôpital français d’Alep a été victime d’une voiture piégée signée Al-Nosra. Le 28 mars 2013, l’Université de Damas a été victime d’une attaque au mortier qui a fait 15 morts et 20 blessés. Le 21 mars, c’était la mosquée Eman qui était visée lors de la prière du vendredi, l’imam pro-Assad Sheikh Mohammed Said Ramadan al-Buti tué, ainsi que 42 autres personnes. Les plus grands monuments de la riche histoire syrienne, classés à l’UNESCO, ont déjà été lourdement endommagés, pillés : on peut penser au Krak des Chevaliers, Palmyre, la vieille ville de Damas, les édifices moyen-âgeux d’Alep, le bazar d’Al-Madinah ou la Grande mosquée d’Alep. Harcèlement sexuel et viols : il est avéré qu’Al Qaeda et les organisations liées à l’ASL ont violé des milliers de femmes et d’enfants. Selon l’ONG « Femmes en état de siège », en 2012, 100 cas de viols avérés ont eu lieu, 80 % contre des femmes ou jeunes filles. Les chiffres seraient largement sous-estimés. Toutes les plaintes déposées par les « Avocats pour la justice » en Turquie n’ont abouti à aucune poursuite concrète contre les criminels de guerre et leurs complices. Pourtant, l’attentat islamiste à Reyhanli, à la frontière turco-syrienne en mai dernier, qui a fait 46 morts a éveillé la conscience du peuple turc. Ce fut le point de départ de la « rébellion de juin » qui a ébranlé le régime autoritaire d’Erdogan, aujourd’hui en train de vaciller sous le poids des scandales. Désormais, les avocats épris de justice, les journalistes amis de la paix, les députés soucieux de vérité s’en tournent à l’opinion publique internationale : il faut que s’exprime un grand mouvement de solidarité avec le peuple syrien, victime d’une guerre d’agression, que la vérité soit dite et justice soit faite face aux criminels de guerre qui sévissent en Syrie ! Solidarité Internationale PCF, mardi 14 janvier 2014.

 

Pour trouver le rapport de son intégralité (en anglais), allez sur le lien.

 

* http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-un-rapport-...
URL de cet article 24057
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 00:26

 

 

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Des miliciens liés à Al-Qaeda ont tué dans la nuit 50 prisonniers Syriens à Alep

Des sources de l'opposition ont informé ANSA que la tuerie fut exécutée par des Miliciens de l'Etat Islamique de l'Irak et du Lavant (Isis)

Parmi les victimes, des médecins qui travaillaient dans les hôpitaux de campagne de la région.

Source ; Siria: Al Qaeda ejecuta sus prisioneros en plena calle | CONTRAINJERENCIA 

Encore quelques victimes délivrées de la dictature d’Assad pour l’éternité. Merci l’intervention humanitaire qui délivre les peuples du joug de leurs tyrans en les décimant.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 22:21

 

 

Vive l’Irak libre et démocratique

Fallouja ville martyr de pire en pire,

On se fout de qui ? Toutes les guerres que les USA mènent dans le monde en ce moment ont pour résultat de faire proliférer le terrorisme islamiste, de le renforcer, et de lui permettre de se perfectionner opérationnellement.

Quand bien même on ne mettrait pas en doute les intentions des USA, il faudrait alors constater que comme « gendarmes » auto-proclamé du Monde Libre, ils sont absolument contre-productifs et extrêmement dangereux pour la paix mondiale. D’un côté ils ont mis en marche une fabrique industrielle de terroristes qu’ils ont régulièrement subsidiés, entraînés et armés, d’un autre côté ils déploient des armes de contrôle et de répression qui tant chez nous qu’aux USA, réduisent les libertés personnelles des habitants, au nom de la lutte contre le terrorisme. Un terrorisme fanatique que la haine de l’Occident ne peut qu’amener quand le rapport de force sera favorable à se retourner contre nous.

Et pas sans raison (voir en fin d’article)

Aux yeux d’une grande partie de l’humanité nous sommes les complices des fauteurs de guerres, la cause de leurs malheurs.

Aghanistan, Irak, Lybie, Syrie des guerres qui anéantissent des civilisations au nom de la barbarie occidentale ! Dans la défense desintérêts et de la sécurité des Corporations, les 1/100 000 qui  accaparent les richesses de la planète et détruisent ses habitants.

Peut-on  donner tort à ceux qui nous détestent ?

Stop l'ingérence, stop les guerres !

 

 


Irak: la ville de Fallouja passe sous le contrôle d'Al-Qaïda
BAGDAD, 4 janvier - RIA Novosti
Sur le même sujet

Les combattants d'un groupe terroriste lié à Al-Qaïda ont pris le contrôle total de la ville de Fallouja au centre de l'Iraq, annoncent samedi les autorités locales.

"Fallouja est sous le contrôle de  l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIL), filiale d'al-Qaïda en Irak ", a indiqué un responsable des forces de sécurité irakiennes.

Le 2 janvier, le ministère irakien de l'Intérieur a annoncé que les combattants d'EIL avaient investi une parti de cette ancienne ville de la province d'Al-Anbar, habitée par plus de 300.000 personnes.

Située à 60 kilomètres à l'ouest de Bagdad, Fallouja a longtemps été le centre de résistance aux troupes américaines en Irak. En 2004, les Etats-Unis ont lancé une opération de grande envergure qui a fait beaucoup de destructions et de victimes.

L'Irak est le théâtre d'une confrontation interconfessionnelle opposant les sunnites aux chiites. Sous Saddam Hussein, les sunnites occupaient les postes clés dans les structures d'Etat du pays. Après l'invasion armée des Etats-Unis en 2003 et l'éviction de Saddam Hussein, les sunnites ont perdu leur position dominante sous la pression des chiites qui ont occupé les postes clés, dont celui de premier ministre.

Source
Irak: la ville de Fallouja passe sous le contrôle d'Al-Qaïda | International | RIA Novosti

 

Voici quelques images et références qui donnent un faible aperçu des résultats des opérations des gendarmes du "Monde Libre".

Les femmes afghanes avant et après l'intervention de la CIA

AVANT


Femmes afghanes durant les années 1970, avant l’intervention de la CIA
De l’Afghanistan à la Syrie : Droits des femmes, propagande de guerre et CIA | Mondialisation

A aller voir absolument pour comprendre ce que sèment les USA

 

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étudiants à Kaboul dans les années 1970

APRES

Afghan women.(AFP Photo / Shah Marai)

 

 

« Fallujah, c’est pire qu’Hiroshima »

Enfant de la guerre

Certaines des déformations infantiles sont si terribles qu’Al-Jazeera et la BBC - qui a produit un documentaire sur le même sujet - ont refusé de diffuser certaines images. Les exemples de malformations dont les photos sont en la possession d’Ahmad Mansour sont :

-  des enfants nés sans yeux
-  des enfants avec deux et trois têtes
-  des enfants nés sans orifices
-  des enfants nés avec des tumeurs malignes au cerveau et à la rétine de l’oeil
-  des enfants nés avec l’absence d’organes vitaux
-  des enfants nés avec des membres manquants ou en trop
-  des enfants nés sans parties génitales
-  des enfants nés avec de graves malformations cardiaques.

Etc ...

Reportage Sky News : http://www.liveleak.com/view?i=dda_...

A voir pour comprendre, à voir pour choisir en personne bien informée sa manière d'être co-responsable de l'avenir de notre monde De l’agent orange à l’uranium appauvri

parce qu'il faut le voir au moins une fois pour comprendre de quoi nous sommes complices par notre aveuglement et notre silence et que si demain nous sommes frappé par la "haine de l'Occident" ce n'est pas sans raison. ,

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 19:53

 

Les violences faites aux femmes sont devenues des armes de guerre dans toutes les guerres sales de la planète. Mais nous continuons dans l’escalade du pire, de Gaza (Israël, colonialisme et nettoyage ethnique… Les enfants palestiniens cibles de l’ethnocide en Palestine occupée ! | Resistance71 Blog ) au Honduras (http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-comunique-des-femmes-d-aguan-nous-ne-vivons-plus-en-paix-120674186.html) , à la République Centre Africaine, les enfants deviennent des cibles privilégiées des guerres. Je ne crois pas au hasard lorsque se produisent de telles coïncidences, la violence guerrière contre les femmes en tant que stratégie a été documentée. La violence contre les enfants est une manifestation de fin du monde. Qui sont ceux qui définissent de telles stratégies et dans quel but ?

 

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UNICEF : les enfants sont brutalisés dans les conflits en République Centrafricaine
Par : Laura |  Mots clés : UNICEF, RCA
French.china.org.cn 

Les attaques contre les enfants ont franchi un nouveau seuil avec au moins deux enfants décapités et l'un d'entre eux mutilé, dans le contexte de violence qui frappe Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA) depuis le début du mois de décembre, a affirmé lundi une source de l'UNICEF.

"Nous sommes témoins d'un niveau de violence sans précédent contre les enfants. De plus en plus d'enfants sont recrutés dans les groupes armés et ils sont également les cibles directes d'atroces représailles", a déclaré Souleymane Diabaté, le représentant de l'UNICEF en RCA.

"Les attaques ciblées contre les enfants sont une violation du droit humanitaire international et des droits de l'Homme et elles doivent cesser immédiatement. Des actions concrètes sont maintenant nécessaires pour empêcher les violences contre les enfants", a ajouté Souleymane Diabaté.

L'UNICEF et ses partenaires ont corroboré les meurtres d'au moins 16 enfants et les blessures de 60 autres depuis le début des violences à Bangui le 5 décembre.

Quelque 370 000 personnes, soit près de la moitié de la population de Bangui, se sont déplacées dans des dizaines de sites de déplacement à travers la capitale au cours des trois dernières semaines. Environ 785 000 personnes se sont déplacées à l'intérieur du pays depuis le début des violences, il y a un peu plus d'un an.

L'UNICEF intensifie ses interventions auprès des communautés déplacées, comme l'approvisionnement en eau potable, en matériel d'assainissement et en fournitures médicales, ainsi que la mise en place d'espaces protégés pour les enfants. Fin

Source: Agence de presse Xinhua
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tueries centre afrique
"Les enfants ne sont pas épargnés. Ils sont même acteurs à part entière de cette guerre, puisque certains ont été visés, ce qui est inédit dans ce conflit. C’est que nous rapportent des reporters, qui évoquent par exemple le cas d’Isaac, 5 ans et demi, qui s’est fait tiré dans chacun de ses pieds alors qu’il tentait de fuir avec sa famille. "

En espagnol
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:42

 

 

 

Le tableau est de plus en plus net. Quelques grandes corporations dirigent toujours d’avantage, le monde, notre monde, dans tous ses aspects. A travers un long travail de sape et de subversion, elles ont, petit à petit, acquis les principaux medias, par les règles internationales du commerce qu’elles ont imposées, elles ont éliminé les barrières juridiques et protectionnistes qui freinait leur expansion, le Libre Commerce se traduit par liberté absolue pour les Corporations sur Le Marché (toujours plus) Unique qu’elles dominent entièrement. Grâce aux mécanismes de l’endettement, elles ont acquis un pouvoir d’usure en particulier sur des états, qui privés de la liberté d’usage de leur budget sont sommés de démanteler les politiques sociales et de remettre les biens communs entre les mains des entreprises privées. Elles ont infiltrés les organisations internationales et le gouvernement de l’UE qui est devenu vecteur de leur politique imposant des lois qui supplantent les droits nationaux et s’appliquent au détriment des populations. Elles appellent compétitivité, ce qui a leur échelle transnationale, où elles se sont partagé le Marché et sont parvenues à éliminer – où sont sur le point d’y parvenir – toute concurrence significative, est en fait une quête sans fin de rentabilité accrue qui s’obtient principalement par une baisse du coût du travail qui implique la réduction drastique de tous les droits des travailleurs tombés sous leur coupe et se traduit par des restructurations – économie d’échelle, informatisation, robotisation – qui réduisent tout aussi drastiquement le nombre de travailleurs humains nécessaires à la production. Pour imposer leurs programmes, elles ont instrumentalisé les forces de l’ordre des nations, contractent des armées privées et ont créé leur propres services de renseignements.

 La notion d’état dans l’état est désormais dépassée par cette tentative d’instaurer une gouvernance supra-nationale qui réduit le rôle des gouvernements à celui d’administrateurs de leurs intérêt. La notion d’accumulation de capital est dépassée, elle ne suffit pas à décrire ce phénomène sans précédent de concentrations de moyens financiers et de propriétés des richesses naturelles dont la mise en place impose un contrôle étendu des opinions publiques et la subversion, le démantèlement, la répression, l’élimination des dissidences qui se manifestent de toutes parts.

Tout cela est documenté, de plus en plus abondamment, il ne s’agit pas de théories fumeuses de quelques complotistes émoustillés par la fascination qu’exercent sur eux les théories les plus exotiques. Il s’agit d’un constat, qui se fonde dans des enquêtes fouillées qui mettent en lumière chacun des éléments de cet accaparement, de cette prise de contrôle, constat renforcé par une série de déclarations et autre documents du domaine public dont sont auteurs les Accapareurs et ceux qui servent leurs projets. C’est également un constat dont les manifestations se traduisent très concrètement au quotidien, à toutes échelles géographiques dans les modifications du monde que nous habitons de moins de moins librement dans des conditions de vie qui ne cessent d’empirer, pour tous, dans différentes mesures. La baisse de qualité du milieu ambiant nous affecte  tous, même s’il reste aux plus riches quelques échappatoires..

Bienvenue dans le monde des Grands Marchands, Bienvenue dans le Monde des Propriétaires de Planète.

Chacun peut à son échelle, contribuer à freiner ce projet, ensemble nous pouvons y mettre un terme. Le faire ou non est un choix que chacun peut faire – ou non.

 

Anne W.


 

 Hors de contrôle : Coca Cola et Monsanto espionnent les militants sociaux.

FULL DEMOCRATIE : Un nouveau rapport détaillé de la stratégie des grandes corporations contre les organisations et associations sans but lucratif qui, selon eux-mêmes, représentent une menace potentielle pour leurs activités.

Le rapport du Centre pour les Politiques des Entreprises, qui fait partie du groupe Essential Informations , ayant son siège à Washington DC, intitulé “Spooky Bussines : Espionage Against Nonprofit Organizations” (« Effrayant négoce : espionnage corporatif contre des organisations sans but lucratif ») se base sur une large gamme de preuves du domaine public, y compris des demandes judiciaires et des enquêtes journalistiques.

 

Cela crée un panorama inquiétant du programme d’espionnage corporatif global qui est hors de contrôle, et par lequel plus ou moins un activiste sur quatre est espionné.

D’après le rapport, sont espionnés divers groupes sans but lucratif, parmi eux ceux de la protection de l’environnement, de l’intérêt public, du contrôle des armes, les pacifistes, les défenseurs des droits animaux et d’autres.

 

. Parmi les corporations qui surveillent les activistes figurent la Chambre de Commerce des E.U., Monsanto, Wal-Mart, Bank of America, Coca-Cola, Chevron, Burger King, Mac Donald, Shell, BP et d’autres qui « ont été mises en relation avec l’espionnage ou ont planifié d’espionner des associations sans but lucratif, des activistes et des lanceurs d’alerte »

Pour mener a bien la surveillance privée, les entreprises contractent des ex agents de la NSA, de la CIA et du FBI

Qui va contrôler les forces de l’anarchie corporative qui sapent les activités des défenseurs de la justice sans but de lucre ? 

Un des groupes qui a été une cible dans la majorité de cas, et pour différentes corporation est Greenpeace.  Dans la décennie des 90 Greenpeace fut pisté par la firme de sécurité privée Beckett Brown International (BBI) au nom du plus grand producteur de chlore au monde, Dow Chemical à cause de la campagne de l’organisation écologiste contre l’usage de chlore pour la fabrication de papier et de plastique.

Selon le rapport, l’espionnage inclut “le vol de document dans poubelles, l’introduction d’agents sous couverture dans les rangs du groupe, la collecte des répertoires téléphoniques des activistes et la pénétration dans des réunions confidentielles.”

D’autres bureaux de Greenpeace en France et en Europe ont été « hackés » et espionné par des entreprises privées de renseignement françaises pour le compte d’Électricité de France, le plus grand opérateur mondial de centrales d’énergie nucléaire, dont 85% appartiennent au gouvernement français.

 Les compagnies pétrolières Shell et BP, d’après ce rapport, ont également contracté une entreprise d’investigations privées «ayant des « liens étroits » avec le M16 pour infiltrer Greenpeace par le moyen d’un agent qui se fit passer pour un sympathisant de gauche et directeur de ciné »

 Sa mission était de « saper les plans des activités de Greenpeace à l’encontre des géantes du pétrole », elle incluait la collecte d’informations sur les mouvements du bateau à moteur de Greenpeace dans l’Atlantique Nord »

« En effet, les entreprises actuellement sont capable de recréer les répliques miniatures d’une CIA privée, usant les services de professionnels retirés du renseignement […] Les entreprises sont à présent capables de contracter une entreprise privée avec ses capacité policières, qui se voient à peine limitées pas les normes légales et éthique, et l’utilisent pour subvertir au détruire des groupes civiles.

Ceci érode en grande partie la capacité du secteur civil pour contrebalancer l’énorme pouvoir des élites entrepreneuriales et fortunées “, résume l’auteur du rapport Gary Ruskin.

L’espionnage corporatif à l’encontre des organisations sans but lucratif est un abus flagrant du pouvoir corporatif qui est en train de subvertir la démocratie. Qui va contrôler les forces de l’anarchie corporative qui sapent les activités des défenseurs – sans fin de lucre - de la justice ? », demande-t-il ironiquement.

 

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol

Fuera de Control: Coca Cola y Monsanto espían a militantes sociales 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 15:12

 

 

 La guerre des drones se propage à travers l’Afrique

US-Special_Operations1La guerre secrète des États-Unis est bien réelle. En plus de leur commandement militaire en Afrique, (AFRICOM), les États-Unis déploient des forces spéciales partout sur le continent.

« De petites équipes des forces d’opérations spéciales ont rejoint des ambassades étasuniennes dans tout le nord de l’Afrique dans les mois ayant précédé la violente attaque lancée par des militants, laquelle a tué l’ambassadeur des États-Unis en Libye. La mission des soldats : établir un réseau qui pourrait frapper rapidement une cible terroriste ou libérer un otage. » (Kimberly Dozier, White House widens covert ops presence in North Africa, AP, 2 octobre 2012.)

 

Les États-Unis étendent leur armée clandestine à travers toute l’Afrique. Comme le rapportait Nile Bowie (Global Research, avril 2012), le but consiste à « balkaniser » le continent africain.

À une conférence d’AFRICOM qui s’est tenue à Fort McNair le 18 février 2008, le vice-amiral Robert T. Moeller a déclaré ouvertement que le principe directeur d’AFRICOM est de protéger « la libre circulation des ressources naturelles de l’Afrique vers le marché mondial », avant de décrire la présence accrue de la Chine dans la région comme un défi aux intérêts des États-Unis.

En 2007, le conseiller du département d’État étasunien, le Dr J. Peter Pham a affirmé que les objectifs stratégiques d’AFRICOM consistaient à « protéger l’accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques abondantes en Afrique. [La] tâche [d’AFRICOM] consiste à protéger la vulnérabilité de ces richesses naturelles et s’assurer qu’aucune tierce partie comme la Chine, l’Inde, le Japon ou la Russie obtiennent des monopoles ou des traitements de faveur. (Nile Bowie, COVERT OPS IN NIGERIA: Fertile Ground for US Sponsored Balkanization, Global Research, 11 avril 2012.)

La fraude de la « guerre au terrorisme » sert à camoufler la déstabilisation de l’Afrique visant à prendre le contrôle de ses ressources. Les Balkans ont été déstabilisés pour les mêmes raisons dans les années 1990.

Dans Poker Menteur : Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres, Michel Collon explique comment les Balkans ont été déstabilisés pour « contrôler les routes du pétrole et du gaz; dominer l’Europe de l’Est; affaiblir et maîtriser la Russie; 4) s’assurer [l’établissement] de bases militaires. (Michel Collon, Poker Menteur : Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres, Editions Aden, 1998, p. 129.)

Un processus similaire a lieu au Moyen-Orient, s’étendant sur une vaste région géographique :

Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. (Manlio Dinucci, L’art de la guerre. Syrie : l’Otan vise le gazoduc, Mondialisation.ca, 9 octobre 2012.)

L’armée clandestine des États-Unis aura recours à une guerre de drones afin d’avoir la mainmise sur les ressources africaines. Bien que les États-Unis et leurs alliés aient appuyé financièrement et matériellement des mercenaires liés à Al-Qaïda pour renverser le gouvernement libyen et qu’ils agissent de la même façon en Syrie, on nous dit que « l’effort de contre-terrorisme indique que l’administration s’inquiète depuis un certain temps des menaces grandissantes posées par Al-Qaïda et ses ramifications dans le nord de l’Afrique ». (Dozier, op.cit.)

Même si le Pentagone donne l’assurance qu’« à l’heure actuelle il n’existe pas de plans pour des opérations militaires unilatérales de la part des États-Unis », l’article indique au contraire qu’une guerre unilatérale de drones attend les Africains :

Le groupe Delta Force formera le pilier d’une force militaire opérationnelle responsable de combattre Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes à travers la région avec un arsenal incluant des drones. Mais d’abord, il tentera de se faire accepter en aidant les pays nord-africains à mettre sur pied leurs propres opérations spéciales et unités antiterroristes. (Ibid.)

Le discours hypocrite qui suit signale dans quels États « la libre circulation des ressources naturelles de l’Afrique vers le marché mondial » et « l’accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques » seront protégés en vertu du prétexte de la « guerre au terrorisme » :

L’administration Obama s’inquiète de l’influence accrue d’Al-Qaïda et de ses filiales au Yémen, en Somalie, en Irak et en Afrique du Nord. Seule la branche yéménite a tenté d’attaquer directement le territoire étasunien jusqu’à présent, en visant des avions à destination des États-Unis. Une force d’intervention des Navy SEAL établie en 2009 a combiné les raids et les frappes de drones pour combattre des militants au Yémen et en Somalie, en travaillant de concert avec la CIA et des forces locales.

La nouvelle force opérationnelle travaillerait sensiblement de la même manière pour lutter contre les associés nord-africains d’Al-Qaïda, lesquels se multiplient et sont inondés d’armes provenant des réserves pillées de la Libye postrévolutionnaire. Ils sont bien financés par un réseau criminel trafiquant de la drogue et des otages.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et la secte d’origine nigériane Boko Haram sont probablement les deux plus grandes et plus dangereuses filiales.

Le haut responsable du département d’État aux Affaires africaines a dit mardi que l’on doit « s’occuper des militants au Mali en employant des moyens sécuritaires et militaires ». (Ibid.)

Et même si l’on dit qu’il n’y a « pas de plans pour des opérations militaires unilatérales de la part des États-Unis » Johnnie Carson, le secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines semble contredire cette affirmation en déclarant que « toute action militaire là-bas doit en effet être bien planifiée, bien organisée, bien réfléchie, dotée de ressources suffisantes » et, quelle preuve de gentillesse, « être acceptée par ceux qui en seront le plus affectés ». (Ibid.)

 

Source : La guerre secrète des États-Unis en Afrique: La guerre des drones se propage à travers l’Afrique | Afrique Démocratie

 

A lire également :

 

Les etats-unis vont envoyer des missions militaires dans plus de 35 pays africains

 

La nouvelle doctrine d’Obama : un plan en 6 points pour une guerre globale. Ou comment mettre la planète à feu et à sang.

 

Présentes dans 120 pays ; les forces d'opérations spéciales, une armée dans l'armée

 

Projet global d'instrumentalisation des armées mondiales au service "des intérêts et de la sécurités des USA"


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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:22

 

 

  14/11/2013

Réduits à la misère, des réfugiés syriens au Liban vendent leurs organes







Alors que la guerre n’en finit plus de faire rage dans leur pays, de plus en plus de réfugiés syriens au Liban sombrent dans la misère. Pour s’en sortir, certains vendent un organe. Un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, rapporte Der Spiegel dans un reportage daté de Beyrouth, alors que près d’un million de Syriens ont trouvé refuge au Liban depuis l’éclatement du conflit en mars 2011.

Le quotidien allemand en ligne rapporte l’histoire d’un jeune Syrien se faisant appeler Raïd, qui a fui la ville d’Alep il y a sept mois avec ses parents, et ses six sœurs et frères. Mais à Beyrouth, la famille se retrouve rapidement dans le besoin. Un proche indique alors à Raïd qu’une solution serait de vendre un organe, et ce d’autant plus que le jeune homme, qui est en forme et ne fume pas, est un « client » idéal. Raïd se laisse convaincre, raconte la journaliste Ulrike Putz, et rencontre Abou Hussein.

Ce dernier affirme travailler pour une bande spécialisée « dans le commerce d’organes humains, et précisément dans les reins », indique Der Spiegel, qui précise que leur affaire connaît un essor fulgurant. « Concernant les reins, nous avons à présent beaucoup plus de vendeurs que d’acheteurs », affirme Abou Hussein. En tout, le groupe aurait vendu 150 reins au cours des 12 derniers mois. Pour son rein, Raïd a reçu 7 000 dollars des intermédiaires, une somme qui permettra à sa famille de passer l’hiver. Son rein sera vendu 15 000 dollars à un acheteur, précise Der Spiegel. Quant à Abou Hussein, il perçoit entre 600 et 700 dollars pour chaque vente.

Interrogée par lorientlejour.com, Haïfa Younane, chargée des relations publiques au Comité national libanais pour le don et la greffe des organes et des tissus (NOOTDT), confirme qu’un grand nombre de réfugiés syriens ont recours à la vente d’organes pour survivre.
« En théorie, si un individu veut recevoir une transplantation d’organe d’un autre être vivant, il doit impérativement passer par nous. Son dossier sera soumis à deux comités : un comité médical et un comité éthique. S’ensuit une étude approfondie du dossier à l’issue de laquelle la demande est autorisée ou rejetée », précise Mme Younane.

Si Der Spiegel note que les opérations de greffes illégales ont lieu dans des « cliniques clandestines », Mme Younane indique qu’ « avec la situation au Liban, le laisser-aller et le laxisme des autorités, de nombreux médecins pratiquent ce genre d’interventions sans passer par notre comité, et ce même dans de grands hôpitaux libanais ». « Il s’agit d’un marché lucratif, un organe peut valoir des milliers de dollars », ajoute-t-elle.

Chaque année, des dizaines de milliers de ressortissants arabes viennent à Beyrouth pour se faire traiter dans les hôpitaux reconnus internationalement, note Der Spiegel, qui ajoute que les autorités ne vérifient pas si certains d’entre eux repartent avec un nouveau rein.

http://www.lorientlejour.com/article/841948/reduits-a-la-misere-des-refugies-syriens-au-liban-vendent-leurs-organes.html http://www.lorientlejour.com/article/841948/reduits-a-la-misere-des-refugies-syriens-au-liban-vendent-leurs-organes.html

 

Via Réduits à la misère, des réfugiés syriens au Liban vendent leurs organes | Brèves | alterinfonet.org Agence de presse associative

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:04

 

 

Comment ne pas s’inquiéter de vivre dans un monde, à une époque qui voit des humains devenir des proies pour d’autres qui les assassinent pour prélever leurs organes ?[i]

 

En octobre de cette année, la Rapporteuse Spéciale pour les Nations-Unies, Joy Ngozi Ezeilo, dénonce un phénomène mondial en augmentation, provoqué par la croissance de la demande.

El pasado 25 de octubre, la relatora especial de Naciones Unidas (ONU) para el tráfico de personas, Joy Ngozi Ezeilo, indicó hoy que este fenómeno crece en el mundo debido, en parte, a que va en aumento la demanda de órganos para trasplantes. 

“La raíz del tráfico de personas para extraerles los órganos es una aguda escasez de órganos para trasplantes en todo el mundo, y un desajuste entre la creciente demanda para órganos de trasplante y los límites estrictos fijados en la oferta disponible”.

“La racine du trafic de personnes afin de leurs extraire leurs organes est le manque aigu d’organes à transplanter dans le monde entier et une inadéquation entre la demande croissante d’organes pour transplantation et les strictes limites fixées par l’offre disponible »

México: Solalinde denuncia hallazgo “escandaloso” de cuerpos de migrantes sin órganos 

Comme le dirait ce vieux Larry (Summer)[ii], cette phrase me semble irréprochable en tant qu’énoncé de toute bonne logique économique (de Marché). Elle est aussi une excellente occasion de nous interroger sur les liens (in)existants entre d’une part cette logique qui préside à la globalisation du monde, référant ultime des décisions qui président à son imposition et l’éthique.

Autrement dit, sommes-nous prêt à accepter

Un monde fondé sur une logique qui implique que les misérables improductifs soient sacrifiés pour fournir des organes à d’autres qui sont considérés comme ayant une valeur raciale et sociale supérieure ?

Une question qui s’adresse à chacun d’entre nous. Si pour vous cela est « normal », vous pouvez arrêter là votre lecture. 

 

Il y a une trentaine d’année, avait éclaté le scandale des prélèvements sanguins en Haïti. Les Haïtiens dans la misère étaient incités à vendre, tout à fait officiellement, leur sang, qui ensuite était envoyé aux Etats-Unis. Comme la misère régnait déjà en Haïti et qu’aucune limite n’était mise au nombre de transfusion et à la quantité de sang prélevé à une même personne, beaucoup en mourraient. J’étais à l’époque liées à de nombreux membres de la diaspora haïtienne qui ont fait éclater le scandale, ce qui a permis sinon d’éradiquer, au moins de limiter le phénomène, en le renvoyant dans la clandestinité.

Aujourd’hui, c’est le prélèvement d’organes qui est à « l’honneur », et qui nous parle d’un monde inacceptable qui est pourtant le nôtre. Que nous en soyons arrivés au point où ceux qui ont le pognon se payent sans se poser trop de question les organes de misérables tués à cet effet, qu’un trafic à l’échelle de la planète soit organisé pour « pourvoir à la demande », devrait nous interpeller et nous faire réagir. D’autant plus que nous savons très bien qu’aucune des formes de criminalité à échelle mondiale – trafic d’humains, d’armes, de drogues – ne pourrait se produire sans la complicité de politiciens de haut niveau et du secteur financier.

Il y a aujourd’hui une sorte d’effet pervers de la normalité, comme quand à la fin de son récit Maria José[iii] dit que ces cauchemars et ces insomnies, finalement c’est normal, puisque la plupart des immigrants sans papier en souffrent. Normal est pris dans le sens d’acceptable puisque un grand nombre sont concernés. « Avoir des cauchemars après avoir traversé l’horreur, mais c’est normal ma p’tit dame, pas de quoi en faire un foin Tous les migrants vivent cela ». Banalisation et normalisation nous font à présent accepter l’inacceptable. J’ai remarqué cela en de multiples occasions. Il est devenu tout aussi anodin de dire, c’est normal, cela arrive tous les jours comme si la multiplication des faits les plus abominables, rendaient anodine, recevable, acceptable pour la conscience normale du citoyen lambda, une banalisation de l’horreur au quotidien.

En ce qui concerne les « corps sans organes », cela fait  15 ans ?, 20 ans ? que je tombe régulièrement sur des récits concernant une région du monde, un réseau spécifique. On a parlé du Kosovo, aujourd’hui, il est régulièrement rapporté que des Palestiniens comptent parmi les victimes,… des enlèvements d’enfants à des fins de trafics d’organes apparaissent aussi sporadiquement parmi les « faits divers »… les cas sont nombreux qui nous arrivent aux oreilles et certainement bien plus encore sont ceux qui restent occultés au fond de charniers qui ne seront jamais découverts. Il semble bien qu’aux trafics d’armes, de drogues et autres trafics internationaux lucratifs et létaux sévissant sur la scène internationale, ce soit adjoint traversant la planète les réseaux des assassins « voleurs d’organes ».

La déclaration de la rapporteuse de l’ONU, marque le franchissement d’un seuil. D’une somme de trafics locaux, isolés, nous passons à un état du monde, de notre monde. Si le père Solalinde fait remarquer que les prélèvements et mise en conservation ne peuvent se faire sans la complicité du corps médical pour les prélèvements, ajoutons qu’à l’autre bout de la chaîne la transplantation implique aussi des membres du corps médical et des receveurs, complices volontaires ou implicites d’assassinats sélectifs.

Des personnes, dont nous ignorons le nombre à l’échelle de la planète, deviennent les proies de criminels. Pour qu’un organe soit transplantable, il importe qu’il soit prélevé et conservé immédiatement dans des conditions spécifiques qui impliquent l’intervention de spécialistes dans des laboratoires prévus à cet effet. La victime doit donc être tuée soit à proximité de ces laboratoires, soit sur les lieux mêmes, c’est pourquoi la phrase de Maria Jose fait écho « […] les hôpitaux ce qu’ils font quand arrive un migrant, ils le tuent et ils vont l’enterrer comme x ou y dans les fosses pour ne pas subir d’enquête d’aucune sorte » Le personnel de ces hopitaux va-t-il jeter dans les fosses des corps avec ou sans organes. Compte tenu des circonstances la question est légitime, et rend les choses encore plus terribles. Des personnes qui ont déjà subi l’intolérable, allant chercher le secours de professionnels de la santé, rencontrent le pire, sont assassinées et probablement dépecées.

Les organes ainsi prélevés, sont mis en conservation, d’une durée maximale de 48 heures en ce qui concerne les organes vitaux[iv], puis transporté et enfin ils arrivent à destination. Il apparaît clairement que le faible laps de temps entre le prélèvement et la transplantation implique pour un bon fonctionnement de la chaîne que des équipes de chasseurs et de préleveurs soient en permanence prêtes à agir disposant de proies potentielles en nombre suffisant pour réagir immédiatement à la demande, ainsi que d’équipes de transport disponibles en permanence. Autrement dit-il est nécessaire pour que le trafic soit efficace que des structures très organisées soient mises en place et maintenues en fonction.

Pour qu’un tel niveau d’organisation puisse se maintenir, il est également indispensable que des autorités corrompues ou effrayées, détournent le regard, et que les medias se taisent. Nous avons donc une double complicité, si l’une est active, l’autre est celle de l’Omerta, d’une loi de silence. Nous savons que les journalistes trop curieux sont aujourd’hui les cibles privilégiées d’assassinats sélectifs. Ilka Oliva Corado, la journaliste guatémaltèque qui a recueilli les propos de Maria José, réfugiée elle-même aux USA à cause du danger qu’elle courrait dans son pays, reçoit à Chicago où elle habite à présent de nouvelles menaces. Le journalisme d’investigation est un métier en voie de disparition, certains y renoncent dans un acte d’autocensure pour se préserver des risques qu’il implique et parmi ceux qui ont le courage de le pratiquer, nombreux sont ceux qui se font assassiner. Il est donc aussi de toute bonne logique que le scribouilleur local d’une région soumise par la terreur au crime organisé n’ait pas le courage de dénoncer les exactions commises parce dernier quand bien même il en aurait connaissance.

Jusqu’ici nous avons donc mis en cause, le prédateur, celui qui repère et fournit la proie, vivante ou morte, à un personnel médical complice, s’y adjoignent l’indifférence des autorités et le silence des medias.

[…]les femmes du village nous ont aidés parce que, dirent-elles, les autorités ne se mêlent pas de ça

[…]les nouvelles n’en dirent rien, aucune autorité ne se mêle de rien

Extrait du récit de Maria Josè.

Vient ensuite le transporteur. Une figure classique qui transporte sans poser de questions, drogues, armes et organes  pour le prix convenu. Les destinations principales des organes étant l’Europe et les Etats-Unis.

Vient ensuite l’étape de la transplantation, l’équipe médicale et le receveur de l’organe, connaissant ou non son origine. Il semble difficile de croire que tous ceux qui « passent commande » et que tous ceux qui veulent un organe de remplacement « à n’importe quel prix » pour eux ou un de leurs proches, soient totalement ignorant de la manière dont ces organes sont fournis.

Nous avons vu que l’ensemble demande un fort degré d’organisation, une logistique sophistiquée et un grand nombre de personnes qui à des titres divers acceptent de se taire voir de faciliter le trafic. Il y a également les organisateurs et principaux bénéficiaires de ce marché lucratif. Un secteur du crime organisé transnational dont une des spécialités est l’organisation du trafic d’organes et comme toujours quand un trafic atteint une telle ampleur pour être pérenne il requiert des complicités à haut niveau, l’implication de personnalités politiques, d’administratifs et des banques.

Un dernier acteur de ce sordide scénario est la communauté internationale qui, souvent prétextant la bonne conscience de l’impuissance, préfère ne pas savoir.

Bref ce que nous acceptons ici dans un silence complice est que les assassinats de nombreuses personnes considérées comme sans valeur et sans importance, se justifient en tant qu’ils permettent à d’autres, relativement d’une plus grande valeur de vivre ou de vivre en meilleure santé. Autrement dit que cet état de chose soit devenu « un fait de société » et en tant que tel ne pose pas question.

 

De quelles valeurs est-il question ici ? Qui détermine cette échelle de valeur ? Comment se fait-il qu’elle soit acceptés, sans questionnement ou avec résignation par une majorité d’humains ? Et que d’autres doivent mourir de les combattre ?

Est-ce ce monde que nous voulons ? Pour nous ? Pour les enfants de la Terre, d’aujourd’hui et de demain ? Qui vous dit que demain votre enfant, votre neveu, votre petit voisin si mignon ne va pas croiser un de ces prédateurs en quête urgente d’un organe pour approvisionner le marché, parce que les misérables du bout du monde ne suffiront plus à satisfaire la demande ?

Avant de vous satisfaire d’un facile « cela n’arrive qu’aux autres »en vous basant consciemment ou non sur des échelles de valeurs élitistes et racistes, posez-vous la question : quelle valeur pensez-vous avoir pour ces hommes pour qui valeur n’a d’autre sens que le profit qu’ils peuvent réaliser dans ce qui est, sommes toute, un commerce lucratif ?

Les « corps sans organes » sont un symbole de ce « devenir global » de notre monde, une de ces manifestations intrinsèques qui en détermine et en met en évidence l’idéologie fondatrice, raciste et élitiste, la nature et le futur.

Anne Wolff



[ii] Larry Summer est celui qui a énoncé, par exemple « Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face. » 

Cet ancien directeur du FMI, après voir fait partie du régime des Bush a été parmi les premiers appelés par Obama pour lui servir de conseiller lors de sa première élection. Qu’au cours des dernières semaines, il soit en tombé en défaveur ne change rien au fait qu’il ait fait partie de ceux qui ont incarné à l’époque la continuité d’une même logique entre le régime Bush et celui d’Obama.

[iii] « Je ne peux plus dormir bien, j’ai des cauchemars et des insomnies qui me tuent, tout me revient, mais ils me disent que c’est normal et que cela arrive à la majorité de ceux qui viennent sans papiers »

[iv] Médicalistes Prélèvement et Conservation d'Organes

On y trouve cette phrase remarquable qui montre combien les points de vue sont différents pour les donneurs involontaires sources d’abondance pour le marché des transplantations et ceux pour qui la priorité est de disposer d’organes à transplanter « à n’importe quel prix ».

Les années 80 ont été marquées par un formidable essor des greffes d’organes, en particulier du foie, du coeur et des poumons. Le prélèvement d’organes, limité jusqu’alors aux reins, s’est modifié : le concept de prélèvement multiorganes s’est banalisé. Parallèlement, des progrès importants dans la conservation ont permis de prolonger les durées d’ischémie froide de certains organes (notamment le foie) sans dégrader leur valeur fonctionnelle. Mais, en dépit d’efforts constants menés par les équipes de transplantation pour développer les greffes, la pénurie d’organes reste un problème inquiétant.

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 14:31

 

 

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Hégémonie culturelle et colonialisme: Le passé et le présent brutaux de l’Australie (John Pilger)

Des Amériques à l’Australie en passant par l’Afrique, le glas sonne pour le colonialisme toujours avéré et son avatar moderne néo-colonialiste. Les DOM-TOM français, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, toutes les dépendances pseudo-indépendantes du Commonwealth britannique inféodées à la "couronne" (à savoir: la Banque d’Angleterre et la City de Londres…), tous ces territoires sont sous contrôle direct ou indirect de leur maison mère et tout cela est en train de toucher à sa fin, sous l’impulsion des peuples indigènes humiliés mais survivants à des siècles de génocide.

John Pilger nous rappelle (ou nous apprend c’est selon…), ce qu’est la véritable histoire de son pays l’Australie. Après un premier documentaire dézingant en 1985 sur la question aborigène, il récidive avec son nouveau documentaire "Utopia" au sujet de l’infâmie coloniale… Quoi d’autre vraiment ? Plus on y pense et plus on se rend compte que toute la situation politico-économique du monde actuel n’est basée que sur une seule et unique chose: l’Idéologie de la suprématie raciste de l’occident sur le reste du monde, avalisée, encouragée par les églises et soutenue par tous les états au fil de l’histoire.

Changer de paradigme politique, c’est en finir avec ce dogme suranné et criminel. La colonisation est avant tout idéologique. L’oppression s’exerce sur nous les peuples occidentaux de manière plus "feutrée", le degré de coercition n’est pas le même, car au fond il ne s’agit que du degré d’expression et d’application de cette infâmie suprémaciste… Il est évident aujourd’hui que les oligarques ont autant de mépris et de griefs contre nous que contre les populations qu’elles ont conquises au cours de l’histoire.  Comme le disait for justement Howard Zinn, le grand historien américain: "On ne peut pas être neutre dans un train en marche"… Pilger n’est pas neutre non plus… Arrêtons de l’être !

– Résistance 71 –

 

Le passé et présent brutaux sont un autre pays dans l’Australie secrète

 

John Pilger

 

7 Novembre 2013

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article36776.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bande annonce du film de John Pilger “Utopia”, sur les écrans en Grande-Bretagne le 15 Novembre, en Australie en Décembre 2013:

http://www.youtube.com/watch?v=-M-_-DwJg8s

 

Les couloirs du parlement australien sont si blancs que cela vous fait plisser les yeux. Les sons sont feutrés, l’odeur de cire. Les parquets brillent tellement qu’ils réfléchissent les portraits cartoonesques des premiers ministres ainsi que des rangées de peintures aborigènes, suspendues aux murs blancs, leur sang et leur larmes invisibles.

L’Assemblée Nationale australienne siège à Barton, une banlieue de Canberra qui a pris le nom du premier ministre initial de la nation, Edmond Barton, qui mit en place la politique de l’Australie blanche en 1901. “La doctrine de l’égalité de l’Homme”, disait Barton, “n’a jamais eu l’intention de s’appliquer aux non britanniques et aux non-blancs”.

La préoccupation première de Barton était les Chinois, connus sous le vocable de péril jaune; il ne fit aucune mention de la plus ancienne et plus endurante présence humaine sur Terre: les premiers Australiens. Ils n’existaient pas. Leur méticuleuse attention envers ce pays rugueux n’avait aucun intérêt. Leur résistance épique ne s’est jamais produite. De ceux qui luttèrent contre les envahisseurs britanniques de l’Australie, le journal du Sydney Monitor rapporta en 1838: “Il fut résolu d’exterminer toute cette race noire dans ce quart de siècle.” Aujourd’hui, les survivants sont un secret national qui fait honte.

La ville de Wilcannia en Nouvelle Galles du Sud (NSW), s’est distinguée par deux fois. Elle est l’heureuse récipiente de la ville la plus propre d’Australie et ses peuplades indigènes ont l’espérance de vie la plus courte de tout le pays. Ils sont en général morts avant l’âge de 35 ans. Le gouvernement cubain a mis en place un programme d’alphabétisme pour eux, comme ils le font pour les plus pauvres en Afrique. D’après le rapport du Crédit Suisse sur la richesse mondiale, l’Australie est l’endroit le plus riche au monde.

Les politiciens de Canberra sont parmi les citoyens les plus riches au monde. Leur auto-suffisance est légendaire. L’an dernier, la ministre des affaires indigènes Jenny Macklin a fait rénover son bureau pour la modique somme de 331 144 AUD (NdT: environ 300 000 Euros) aux frais du contribuable.

Macklin a récemment déclaré qu’elle avait fait une “énorme différence” au sein du gouvernement. C’est vrai. Pendant son mandat de ministre, le nombre d’aborigènes vivant dans des bidonvilles a augmenté de près d’un tiers et plus de la moitié de l’argent fédéral dépensé pour le logement des indigènes fut empoché par des sous-traitants contractants blancs et une bureaucratie dont elle était responsable. Une maison en ruine typique de la cambrousse d’une communauté indigène doit loger jusqu’à 25 personnes. Les familles, les vieux et les handicapés attendent des années pour des toilettes et salles de bain qui fonctionnent.

En 2009, le professeur James Anaya, le très respecté rapporteur de l’ONU pour les droits des peuples indigènes, avait décrit comme raciste “L’état d’urgence” qui avait privé les communautés indigènes australiennes du peu de droits et de services dont elles bénéficiaient sous prétexte que des gangs pédophiles étaient présents en nombre “impensable”, affirmation qui fut réfutée par la commission australienne sur le crime et la police.

Le porte-parole de l’opposition aux affaires indigènes d’alors, Tony Abbott, avait dit à Anaya d’aller se faire voir et “de ne pas écouter l’éternelle brigade des vieilles victimes”. Abbott est maintenant le premier ministre de l’Australie.

J’ai conduit dans le centre rouge de l’Australie centrale et ai demandé au Dr. Janelle Trees au sujet de la “brigade des vieilles victimes”. Une médecin généraliste dont les patients indigènes vivent à quelques kilomètres des stations balnéaires à 1000 $ la nuit d’hôtels desservant Uluru (Ayers Rock) et elle m’a dit: “Il y a de l’amiante plein les maisons des aborigènes et lorsque quelqu’un a une fibre d’amiante dans les poumons et développe un mésothélioma, le gouvernement s’en fiche. Quand les enfants ont des infections chroniques et s’ajoutent à ces horribles statistiques d’aborigènes mourant de maladies rénales et vulnérables à des records mondiaux de maladies cardiaques rhumatiques, rien n’est fait. Je me demande: pourquoi pas ? La malnutrition est commune. J’ai voulu donner un anti-inflammatoire à une patiente pour une infection qui aurait pu être anticipée si les conditions de vie étaient meilleures, mais je n’ai pas pu la traiter car elle n’avait pas assez à manger pour pouvoir prendre les comprimés en sécurité. J’ai l’impression parfois de gérer les mêmes conditions sanitaires que la classe laborieuse britannique durant la révolution industrielle.”

A Canberra, dans des bureaux ministériels exposant toujours plus d’art des premières nations, on m’a répété à plusieurs reprise à quel point les politicens “étaient fiers” de ce que “nous avons fait pour les Australiens indigènes”. Quand j’ai demandé à Warren Snowdon, le ministre délégué aux affaires de santé indigènes au sein du gouvernement travailliste (NdT: équivalent PS en France), récemment remplacé par le gouvernement conservateur d’Abbott, pourquoi après un quart de siècle représentant les plus pauvres et les plus malades des Australiens, il n’est pas parvenu à une solution, il a dit alors: “Quelle question stupide… Quelle question puérile.”

A la fin de la parade de l’ANZAC à Canberra se dresse le monument commémoratif australien de la guerre, que l’historien Henry Reynolds appelle “le centre sacré du nationalisme blanc”, là on m’a refusé l’autorisation de filmer dans cet endroit public. J’avais commis l’erreur d’exprimer un intérêt dans les guerres de frontière où les indigènes se battirent contre l’invasion britannique sans armes à feu, mais avec ingénuosité et courage, l’épitome pourtant de la “tradition de l’ANZAC”. Et pourtant, dans un pays littéralement couvert de cénotaphes, pas un seul n’est érigé pour commémorer officiellement ceux qui sont tombés en résistant “un des plus grand vol de territoire de l’histoire de l’humanité” écrivit Reynolds dans son ouvrage phare “La guerre oubliée”. Plus d’indigènes australiens moururent en combattant l’envahisseur que les Indiens d’Amérique du nord ou les Maoris de Nouvelle-Zélande. L’état du Queensland fut un abattoir. Un peuple entier devint prisonnier de guerre dans son propre pays, avec les colons demandant leur extermination. L’industrie de l’élevage prospéra grâce aux indigènes réduits quasiment à l’état d’esclaves. L’industrie de l’extraction minière fait un profit aujourd’hui d’un milliard de dollars par semaine en exploitant des terres volées aux peuples indigènes.

Supprimer ces vérités tout en vénérant le rôle servile de l’Australie dans les guerres coloniales de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, a obtenu un statut culte à Canberra aujourd’hui. Reynolds et les quelques ceux qui questionnent cela ont été diffamés et ostracisés. L’unique peuple aborigène d’Australie est considéré comme Untermensch, sous-homme. Lorsque vous entrez dans le musée national de la guerre, des visages aborigènes sont mis en gargouilles de pierre avec les kangourous, reptiles et autre “faune sauvage locale”.

Quand j’ai commencé à filmer cette Australie secrète il y a plus de 30 ans, une campagne générale mondiale avait lieu pour en finir avec la politique d’apartheid en Afrique du Sud. Ayant fait des reportages en Afrique du Sud, je fus choqué par la similarité de la suprématie blanche et du laxisme et de la défense des libéraux Et pourtant, pas d’opprobe internationale, pas de boycotts, ne venaient perturber la surface de l’Australie la “chanceuse”. Allez voir les gardes de la sécurité privée expulser des aborigènes d’une galerie marchande de la ville d’Alice Springs, conduisez un peu à l’écart des barbecues banlieusards de Cromwell Terrace vers Whitegate Camp, là où les baraques en tôles ondulées n’ont ni eau ni électricité. C’est çà l’apartheid, ou ce que Reynolds appelle: “le murmure dans nos cœurs”.

Le film de John Pilger Utopia, au sujet de l’Australie, sera diffusé dans les cinémas en Grande-Bretagne à partir du 15 Novembre, sur ITV en Décembre et sera sur les écrans en Australie en janvier 2014.

 

 

Source :
Hégémonie culturelle et colonialisme: Le passé et le présent brutaux de l’Australie (John Pilger) | Resistance71 Blog

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 07:53

 

 

 

Israël Italie

Les chasseurs-bombardiers italiens Tornado, Eurofighter 2000, F-16 Falcon et autres, qui en 2011 bombardèrent la Libye en participant à 1182 missions dans l’opération OTAN « Unified protector », sont de nouveau prêts au décollage. Pas pour une nouvelle guerre en Libye, désormais désintégrée et dans le chaos (même le terminal du gazoduc pour l’Italie est sous attaque), mais pour préparer d’autres guerres. Ils participeront en novembre à la plus grande manœuvre de guerre aérienne jamais faite en Israël.

La manœuvre, dénommée « Blue Flag » sur le modèle de celle de la U.S. Air Force, se déroulera dans deux semaines dans le Désert du Néguev. Peu nombreuses et sélectionnées les forces aériennes invitées : celles des Etats-Unis, Italie et Grèce[1]. Dans l’ensemble, participeront à la « Blue Flag »plus de 100 avions et 1000 militaires. Ce sera une manoeuvre à feu, avec emploi de bombes et missiles à guidage de précision.  Le scénario simulera une attaque en profondeur dans un territoire ennemi doté de fortes défenses aériennes (comme par exemple l’Iran) : après les avoir neutralisés, les chasseurs-bombardiers frapperont les objectifs terrestres représentés par des cibles disséminées dans le désert. Dans les duels aériens, l’aviation ennemie sera personnifiée par l’ « Aggressor squadron » des forces aériennes israéliennes, dont les pilotes sont entraînés à simuler diverses tactiques de combat, « en particulier celles des forces aériennes arabes ».

Israël attribue une grande importance à la « Blue Flag ». Les forces aériennes israéliennes, a déclaré le général Amikam Norkin,  sont en train d’expérimenter de nouvelles procédures « pour abréger la durée des guerres futures » en potentialisant sa propre capacité destructive : cela permettra d’ « accroître de dix fois le nombre d’objectifs qui sont individualisés et détruits ». C’est maintenant le moment d’expérimenter cette capacité dans un exercice conjoint avec des forces aériennes avancées, comme celles étasuniennes et italiennes. Pour preuve des capacités atteintes, le général Norkin a souligné, dans une entrevue à Defense News (21 octobre), que pendant les 8 jours de l’opération « Pilier de défense » effectuée à Gaza en novembre 2012, l’aviation israélienne a attaqué 1 500 objectifs, le double de ceux attaqués pendant les 34 jours de la guerre au Liban en 2006.  Les pilotes italiens aussi pourront donc apprendre beaucoup en participant à la manœuvre de guerre aérienne en Israël.

La « Blue Flag » sert en même temps à intégrer les forces aériennes israéliennes dans celles de l’OTAN. Jusqu’à présent elles avaient effectué des manœuvres conjointes seulement avec les pays individuels de l’Alliance, comme celle de Decimomannu avec l’aéronautique italienne. De sorte qu’Israël, même s’il n’est pas officiellement membre de l’OTAN, se trouve opérationnellement faire partie de sa stratégie et de ses opérations militaires. Ceci entre dans le « Programme de coopération individuelle » avec Israël, ratifié par l’OTAN le 2 décembre 2008, environ trois semaines avant l’opération israélienne « Plomb durci » contre Gaza. Il comprend une vaste gamme de secteurs dans lesquels « OTAN et Israël coopèrent pleinement » : échange d’informations entre les services d’intelligence ; connexion d’Israël au système électronique OTAN ; coopération dans le secteur des armements ; augmentation des manœuvres militaires conjointes ; élargissement de la coopération contre la prolifération nucléaire (en ignorant qu’Israël, unique puissance nucléaire de la région, refuse de signer le Traité de non-prolifération et a rejeté la proposition Onu d’une conférence pour la dénucléarisation du Moyen-Orient).

A cette opération participera l’Italie avec ses chasseurs-bombardiers. Ils décolleront au-dessus des plus de 6 millions d’Italiens sans travail ou presque : on ne sait pas à quel chapitre du budget de l’Etat sera débité la dépense pour transférer en Israël avions et personnel militaire et pour les faire participer à la manœuvre de guerre, mais on sait que ce sera autant d’argent public soustrait aux dépense sociales.

Les chasseurs-bombardiers décolleront au-dessus d’un parlement dont la quasi-totalité n’a probablement pas été informée de la participation italienne à la manœuvre de guerre aérienne en Israël et se trouve ainsi ignorer (ou ne pas se soucier de) ses implications politiques, militaires et économiques. Justement au moment où à Palazzo Montecitorio (siège de la Chambre des députés, NdT) on discute des missions militaires, présentées par la majorité comme indispensables pour la paix internationale, surtout au Moyen-Orient. Si quelque député présente une question sur la participation italienne à la « Blue Flag », le ministre Mauro répondra qu’il s’agit, oui, d’une manœuvre de guerre aérienne, mais « humanitaire ».

 

Edition de jeudi 7 novembre 2013 de il manifesto 

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20131107/manip2pg/05/manip2pz/348224/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 



[1] Et peut-être Pologne : information non confirmée (NdT pour la version française).

En Israël l’Italie se prépare à la guerre aérienne

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