18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 08:59

 

 

Réflexions inspirées par le post précédent, à consulter dans son intégralité  là:

Pourquoi la finance n’a aucune chance d’en réchapper - Chroniques du Yéti

 

En deux graphiques tout est posé... la machine de capture que constitue le patrimoine financier est là insolente, indécente excroissance virtuelle, auto créée, instrument de confiscation du monde.  L'argent entre les mains de quelques-uns... produit imaginaire, devenu pour tous les autres la frontière qui les  empêche d'accéder au monde. Confiscation d'un territoire de plus en plus privatisé ou soustrait à l'accès du public sous prétexte de protection du patrimoine écologique. Les vies de ceux qui se sont endettés, incités à le faire par des usuriers qui leur proposent le pouvoir d'achat au prix d'une petite signature au bas d'un contrat... nouvelle version du pacte avec le diable... quoique je ne crois pas au diable... sinon comme le produit de l'imagination malade de cerveaux machiniques... attribuer à un utopique satan, les erreurs d’individus, c’est les soustraire à la responsabilité qui est la leur, c’est poser une cause explicative externe au fonctionnement interne qui est le leur et dont ils ont à rendre compte. Aux termes de complot ou conspiration on pourrait avec bonheur substituer celui de machination qui décrit mieux ce phénomène, le dépouille de transcendances mythiques et le rend à l’immanence d'une non-civilisation qui décide de traiter les humains comme des machines et de les obliger à se comporter comme telles... ce qui les tue. Certains résistent mieux, plus longtemps que d'autres, mais à terme ce mode d'être au monde est absolument génocidaire... transformé en humanoïde, humain à comportement de machine, les humains s'étiolent et meurent...

Pas les oligarques apparemment, ni certains de ceux qui les servent... un grand mystère... la seule réponse qui me vient, c'est qu'ils ne sont pas tout à fait humains... que leur conditionnement a été d'emblée si sévère qu'ils n'ont pu développer ce qui fait la pleine humanité d'une personne, la sensibilité comme ouverture au monde, comme perception du réel sans la médiation d'un conditionnement tel qu'il se pose comme un filtre déformant, interface mensongère, entre le monde et l'individu qui projette sans cesse le fruit pourri de ses inculcations, fermeture absolue. Comportement caractéristique d'une science qui s'est construite contre la nature avec comme but avoué de la dominer et de la contraindre, de la transformer pour mieux la contrôler, plutôt que de la comprendre pour mieux s'y insérer, faisant de la fiction de l'objectivité le référent de vérité, vision réductrice qui se fonde sur des abstractions qui sont au mieux des à peu près et le plus souvent des perversions de ce qui est. L'ontologie objective est une ontologie de la mort, elle se réfère aux objets inanimés et promeut la technique au détriment de l'éthique

Une non-civilisation qui mène à une impasse. Les marcheurs au hasard dans des espaces sauvages savent qu'à certains moments, il faut accepter qu'il n'y ait plus d'autre solution que de rebrousser chemin jusqu'à retrouver le point d'une ouverture possible. Il serait temps (plus que temps) de faire amende honorable, de reconnaître que cette civilisation occidentale dans laquelle je ne me reconnais pas n'amène plus sur la Terre que désordre et destruction, que les petites avancées sont noyées dans les grands reculs de la même manière que l'économie réelle s'asphyxie dans la bulle financière...Il n'est pas question de table rase, il est question d'un monde en voie de destruction, de dégâts incommensurables et d'avoir en conscience que plus nous tardons à reconnaître pour les uns leurs erreurs, pour les autres notre complaisance à laisser faire plus de dégâts, plus irréversibles se produiront.

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 12:57

 

 

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  Le Chant Des Partisans:

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

 

 

Faut-il en revenir là, faut-il attendre qu'il n'y ait plus que la haine qui ait encore la force de s'exprimer.

 

 

Il y a eu Loppsy 2

 

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à present il y a "Léonard" qui veut faire évacuer ceux qui vivent dans les campings... pour aller où... combien d'enfants touchés par cette mesure. Aux USA, unenfant sur 5 a fait à 6 ans au moins une expérience de la rue

 

 

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il y a des associations comme les don Quichottes qui permettent des logements précaires pour les périodes de grands foid

 

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c'est mieux que rien mais ce n'est pas assez

 

 

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Ils veulent nous faire exister sur les rails de leur système

 

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Ils peuvent toujours essayer cela ne marchera pas. Certains d'entre  nous mourrons de désespoir, d'autres y laisseront une santé de plus en plus précaire, d'autres n'ayant plus rien à perdre gagnerons "la chaleur" des prisons ou les rangs de la rebellion

 

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Toujours il y aura les rebelles aux coeurs chauds, les rêveurs en actes. Ils occuperont l'espace public, l'espace commun,  les forêts  et les places urbaines, les champs et les jardins, les immeubles abandonnés auxquels ils donneront une vie nouvelle.... toujours il y aura les combattants du rêve de tendresse de l'humanité... ils sont là, ils sont parmi nous...

 

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Aujourd'hui c'est partout dans le monde que se dévelloppe le grand mouvement de réapropriation du territoire. das paysans sans terre du Brésil, au mouvement pour le droit à la terre en France, des petits groupes (et des plus grands) seposent occupent l'espace et  l'habitent des chiapas à Berlin...

Des pouvoirs sans âmes, les massacrent, les torturent, les expulsent, les emprisonnent, ils reviennent et encore on les chassentet encore ils reviennet et toujours d'autres se lèvent

 

 

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70 000 personnes expulsées des camping en France, et tous les autres sans logis et les squatteurs et tous ceux qui les soutiennent... la légion pacifique des précaires est nombreuse...


  Vivrons nous leur monde


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ou le nôtre

 

 

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Pour que vive le monde des marchés....des très petits marchés

 

 

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Anne


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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 12:25

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Si je publie fort peu de textes concernant le sionisme, c'est de m'être rendu compte en en parlant que, vous dites "sionistes" et beaucoup de gens vous répondent "oui, les juifs..." , ce qui m'énerve prodigieusement car cet amalgame est de l'ordre du microfascisme, de celui qui la plupart du temps s'ignore, de celui qui rejette et stigmatise sans prendre le temps de s'informer et de réfléchir... encore quand c'est dans une conversation, il est possible de mettre les point sur le i, d'expliquer que le sionisme est un projet de société qui n'est pas intrinsèquement lié ni avec une origine ethnique, ni avec une communauté religieuse...

Il faut cependant reconnaître que les plus grands coupables de cet amalgame sont les sionistes eux-mêmes puisque quiconque remet en question leur horrible projet de monde et ses terrifiantes applications dans la réalité, se voit aussitôt comme ce fut le cas pour Hugo Chavez à son heure, stigmatisé comme antisémite. Cela implique qu'il est important aujourd'hui de mettre en évidence cette différence. Comme le racisme à l'encontre des immigrés arabes poussent ceux-ci dans les bras de l'Islam pour retrouver une identité protectrice dans leur pays de non-accueil, j'ai vu ce racisme anti-juifs poussés des juifs autrefois progressistes se tourner vers Israël et le sionisme comme seuls à leur offrir une possibilité d'identité et de dignité...

Que mon intime conviction et le fruit de mon expérience me rende réfractaire à toute identité prête à porter, si confortable paraisse-t-elle, prête à être endossée par des âmes solitaires en mal d’identification collective ne m’empêche pas de constater que c’est un réflexe les plus commun de l’instinct grégaire, celui sur lequel jouent les grands manipulateurs qui dirigent le monde en utilisant les cordes de l’inconscient et plus spécifiquement celles qui président à la constitution de ces agrégats d’inconscient collectif. Que sont ces signes « extérieurs de richesse » sonon les symboles d’une appartenance, celle des vainqueurs, des battants, des triomphateurs économiques dans un monde où sévi toujours plus de misère…

Un petit côté élitiste qui subsiste en moi me pousserait à faire remarquer que ceux dont la fortune repose sur les assises de tradition intemporelle ne s’embarrassent pas de tels signes. Quelques réflexions ce matin au sujet de ceux qui étaient incorruptibles en ce sens qu’ils n’avaient nulle conquête de richesse à faire, riches ils l’étaient déjà et pouvaient se permettre d’avoir des idéaux d’équité qui ne faisait pas de la « philanthropie » un nouveau prétexte a engranger des bénéfices comme on le voit avec des Bill Gates ou des Rockfeller, c’est nouveaux riches dont les fortunes sont issues des hasards et du bluff bien plus que de quelque valeur personnelle que ce soit. Et qui en veulent encore et toujours plus, singulière boulimie... ah s'il existait un sort à leur jeter qui les feraient enfler comme grandit leur mal acquise fortune...

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit… j’ai passé bien du temps à une certaine époque à essayer de faire prendre conscience à ces personnes fortunées de mon entourage de bonne volonté et de bonne action que cela ne suffisait pas et  de leur faire prendre conscience des œillères qui étaient partie de leur éducation… mais je n’avais pas compris à l’époque à quel point ces anciens venaient d’une époque révolue et qu’un nouveau monde prenait place qui ferait d’eux une espèce en voie de disparition. Heureusement ils ne sont pas là pour le voir…  ils n’y comprendraient rien, ils seraient atterrées mais beaucoup d’entre eux seraient assurément prêts à mettre en jeu tout y compris leur vie pour lutter contre la dérive du monde. Et je regrette souvent de ne pas avoir à mes côtés ces alliés qui me feraient bénéficier deleur expérience d’un autre combat contre les mêmes en moins pire…les nazis allemands de la petite bière à côté de ceux d’aujourd’hui.

Je crois qu’Hitler lui-même serait sidéré en voyant les progrès réalisés dans les techniques du génocide, de la manipulation de masse et des méthodes d’installation et de maintien de dictature… s’il fût un précurseur en son genre ses émules contemporains l’ont depuis longtemps dépassé, surpassé, rendant impossible la comparaison même par le nombre des victimes et des personnes mises sous servage partout dans le monde… que ce soit par la guerre armée, que ce soit par la guerre de l’ombre que ce soit par le nombre de dictatures imposées et soutenues…. Que ce soit par des peuples soumis à une exploitation inouïe… nous n’avons jamais éradiqué ni le féodalisme, ni le servage et comme quelques maladies qui semblaient éradiquées, ils attendaient seulement tapis dans l’ombre ou circonscrits dans certaines régions une nouvelle occasion de déployer leurs épidémies… partout sur la planète.

 

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Petite digression  De Gaulle…non mais vous le voyez votre De Gaulle dans toute la complexité du monde actuel à laquelle il n’entraverait que dalle…

cet homme des solutions radicales… résistant de l’arrière-ligne qui n’a jamais hésité à envoyer au sacrifice ces jeunes gens de cœur, de courage (et de témérité)  et d’honneur… avec le risque d’être tués et torturées pour les uns, en toute certitude qu’ils n’en réchapperaient pas pour les autres, tous cela pour la France et lui-même puisque « La France, c’est moi »… purée, pas gêné le mec… faudrait arrêter de chercher dans le passé de vieilles recettes dont les ingrédients n’existent plus aujourd’hui… idem pour tous les très et extrêmes droitistes vous vous trompez d’époque et de problème… vous êtes les caliméros frileux qui voudraient bien rentrer dans l’œuf. Même quand vous avez des grandes gueules, des barres de fer et que vous êtes prêts à détruire ce que vous n’êtes pas capables de comprendre… surtout dans ces moments-là puisque ce sont dans ces moments que s’exprime dans sa plus grande intensité cette incapacité à vivre par et pour vous-même qui est la vôtre. Fin de digression.

 

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La condition de survie et de développement  des virus est de trouver toujours d’avantage de cellules hôtes qui les reproduiront… La condition de survie du capitalisme « néolibéral » est de trouver toujours d’avantage de peuple à asservir, de pigeon a plumer, de citron à presser, jusqu’à ce que, chacun ayant tout perdu… meurt ou se soumette à leur oppression devenue condition de survie… il reste les rebelles, les irréductibles, l es insoumis… ceux pour qui se qui peut leur arriver de pire est la honte des moments de lâchetés pendant lesquels ils se sont fait complice du pire. Ce sont aussi des identitaires à leur manière, mais des identitaires de leur propre personnalité, de leur propre histoire qui n’accepte de reconnaissance collective que dans la pleine conscience éveillée de l’intelligence en recherche et non de l’inconscient réducteur.

Pour comprendre pourquoi fonder une société sur la notion d’individu ne peut conduire qu’à la dictature du conforme  Hannah Arendt, « Condition de l’homme moderne », elle y démontre que l’individu est ce en quoi nous sommes tous pareils, l’atomos humain, l’identité humaine en ce son sens le plus basique dont est issue la personne… qui je suis, comment je me suis déterminée à travers une histoire qui me rend toujours plus différente, toujours plus singulière et en ce qui me concerne toujours plus associable mais toujours plus sociable, développant des connaissances et des savoir-faire qui me rendent toujours plus polyvalente.

Et donc susceptible d’apporter ma contribution dans des groupes conviviaux. Mais plus cette détermination (au deux sens du terme… différenciation et volonté de la faire exister) plus la constitution de groupe de vie et de groupes d’actions collectives ne va se fonder selon des critères d’affinités et de complémentarités… plus aussi chacun est susceptible de prendre des décisions et d’agir sans avoir besoin de la puissance d’une autorité pour l’y contraindre. En ce moment j’ai un peu de temps à consacrer à ce blog et je vous promets qu’il n’y a personne derrière moi pour me dire… tu dois… il faut… Il est le petit moyen d’action dont je dispose en ce moment pour apporter ma modeste contribution à des processus collectifs de résistance…  d’autres sont en gestation qui devront atteindre le printemps pour germer… petites graines que je couve avec amour et attention,  nourrissant le terreau où elles s’enracineront. Et ce blog aussi par les relations qu’ils créent contribue à nourrir ce terreau.

 

Et je termine en évoquant cet ami juif qui se fâche quand je dis Israèl en parlant du sionisme et qui me parlent alors de ses amis israéliens emprisonnés pour avoir lutté contre le gouvernement sioniste et ses méfaits.... rien n'est simple aujourd'hui quand il s'agit de comprendre qui est quoi en se fondant sur les étiquettes du passé. Le projet sioniste est par essence antipersonnel, y compris pour ces dirigeants qui eux aussi pour le devenir et le rester ont à se fondre dans un moule précis dont il n’est pas question de déborder. Or s’il est une chose que j’ai pu constater tout aucours de ma déjà longue histoire, c’est que ceux qui privilégient le développement personnel n’ont pas de temps à perdre en haine et ressentiment, ni à aller regarder chez le voisin pour le critiquer… quand nous regardons le jardin du voisin, c’est plutôt pour en apprendre des idées nouvelles…. Tient intéressant cette manière de cultiver ses tomates… l’occasion de lui demander des conseils et de lui en donner parce qu’il a vu que vos haricots promettaient de « donner bien «  cette année…prétexte à passer un moment ensemble à échanger… y compris les potins du jours… en y mettant l’humour qu’il faut pour garder la bienveillance. Si c’est être identitaire que cela…alors je suis hyper-identitaire, d’une identité qui trouve ses racines dans cette grande expérience de la vie et sa lumière dans les sympathies qui en résultent et permettent  les affinités et les mises en œuvre de complémentarité des actions collectives…

Anne

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 20:46

 

 

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Mes  propos n’engagent  que moi, ils sont l’écho d’une parole partagée.

 

Une question omniprésente insiste, persiste, circule et fait naître d’autres questions, elle est très largement partagée par nombre de personnes soucieuses du devenir du monde.

Comment se réapproprier le pouvoir de décision sur nos propres destins ?

 

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Cette question naît du terreau d’un mécontentement de plus en plus généralisé, qui se réveille,  cette question se répète et fait écho partout sur la planète. Et que partout naissent des ébauches de réponses souvent similaires

 

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Cette question naît d’un constat : nous avons de moins en moins prise sur les décisions qui nous concernent. Les décisions se prennent de plus en plus en amont. Elles sont prises dans l’intérêt de quelques-uns, en fonctions de facteurs économistes et non plus politiques.

 

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La liberté d’action des acteurs politiques de toutes échelles du local au mondial est restreinte par des carcans économiques imposées par des personnes qui n’ont de pouvoir que celui des créanciers sur leurs débiteurs. Des créanciers qui ont également le pouvoir de lancer des armées et autres forces de l’ordre et parfois de l’ombre contre tout qui s’oppose à leur volonté de domination absolue sur la planète et ses habitants.

 

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Bienvenue à Monopoly World, un petit détour par Disneyland pour nous « rafraîchir ». Et le tourisme écologique pour les Bobos…

 

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Qui dispose aujourd’hui du pouvoir de décision politique à quelque échelle que ce soit, locale, régionale, continentale, internationale …?

Un petit nombre et à peu de chose près, ceux qui concentrent la propriété de la plus grande partie des richesses de la planète et sont tout disposés à transformer en marchandises à valeur quantifiable en terme de profit potentiel, tout ce qui leur échappe encore.

 

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De quel droit agissent-ils ainsi ?

De celui qu'ils se donnent en s'autoproclamant élite et en usant de la puissance de l'argent qu'ils confisquent pour diriger les politiques, les armées, les médias, tout ce qui fut le secteur public aujourd'hui détricoté et notre vie quotidienne.

Ici se trouvent mis en tension les axiomes qui préludent aux logiques d’une dictature économiste mondiale et ceux qui préludent à une logique d’autodétermination des personnes et des peuples de la Terre.

  

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Deux conceptions du monde s'affrontent, inconciliables, incompossibles, elles nous obligent à choisir notre camps, l'une implique l'existence de décideurs et de décidés (vous avez dit démocratie ?), l'autre implique une organisation entièrement différente de celle, étatique que nous connaissons aujourd'hui, à laquelle s'ajoute très clairement dictatorial d'emblée, le super état Union Européenne, qui éloigne toujours d'avantage verticalement et vertigineusement la prise de décision de l'habitant, et la plupart du temps ne prend même plus la peine de l'informer de décisions qui le concerne , décisions prises non plus par des pouvoirs politiquesn censés représenter les populations, mais par des instances économiques qui limitent  le rôle de la politique à une adaptation à la sauce locale de recettes économistes globalisantes. :trouver les enrobages démagogiques qui font passer les amères pillules d'une austérité imposée de l'extérieur.

Chacun a le droit de dire, chacun a le droit de prendre part aux décisions qui le concerne.


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Ce sont les premiers pas dans la réappropriation de la décision. Non pas par quelques-uns mais par la totalité d’un collectif donné. Cela implique pour chacun la décision de prendre ou non ses responsabilités, moins confortable que de les déléguer pour critiquer ensuite. Mais plus amusant aussi.

De telles expériences ne sont pas entièrement nouvelles, ce qui l’est par contre totalement, c’est le contexte historique et géopolitique dans lequel elles se déroulent. Tout est à découvrir, inventer, mettre en œuvre. Comment éviter que certains décident plus que d’autres et comment créer des liens fructueux entre tous ces foyers d’une nouvelle manière de décider ensemble de notre avenir ?

Nous sommes en période d’apprentissage.  C’est un magnifique défi, mais ce n’est pas gagné. L'échec du mouvement indigné en Belgique, son incapacité à sortir des blabla de salon entre bobos inconsistants, quand "faire la révolution" se traduit par "tourner -indéfiniment- autour du pot", jusqu'à, l'élan perdu glisser vers le néant dans la spirale descendante des cercles vicieux (ou visqueux) montre l'incohérence d'un mouvement qui refuse toute structure. Le succés du mouvement en Espagne vient du fait qu'il s'est fondé sur des "centres sociaux" (équivalent de nos comités de quartiers) préexistants qui ont amener en partage leur expérience pratique et leurs outils logistiques. Construire de telles structures locales est un préalable indispensable, une étape dont in ne peut faire l'économie.

 

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   Un obstacle et non le moindre, c'est la division croissante et d'une radicalité de plus en plus aigüe, voulue, dirigée, suscitée au sein des populations.  Ce sont de véritables dispositifs de "réconciliation" qui doivent être inventés et mis en action. La prise de décision collective dans les quartiers et les communes, la créations de lieux de convivialité, l'aménagement du territoire par les voisins ensemble (ce que j'ai appelé déminage dans un autre texte) est le moyen le plus basique et le plus simple de mettre un terme à la peur de l'inconnu, mais aussi de mettre un terme au manque de perspectives qui est une cause majeure tant de la violence que de la délinquence mais aussi d'une dégradation de la santé. Aucun indice ne mesure l'incidence de l'ennui, de la solitude, du sentiment d'impuissance sur la mortalité... pourtant ce sont trois facteurs -manque à vivre - qui tuent... lente agonie mais qui n'en réduit pas moins l'espérance de vie de nombre d'entre nous...

 

 

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Ici commence une aventure dans laquelle l'Espace Public, l'espace commun ouvert devient le lieu d’une expérimentation. Expérimentation  du politique, du droit à l’autodétermination personnelle et des modes de l’autogestion collective. C'est aussi une voie nouvelle qui refuse tout autant les super-états, sans se réfugier pour autant dans la solution du repli "identitaire", frileuse, éculée, rétrograde et complètement ignorante de la réalité... faire marche arrière vers un monde qui n'existe plus c'est risquer la chute au fond du précipice... c'est vouloir que la bougie fondue remonte le temps pour redevenir une bougie neuve...  Ce ne sont pas les musulmans qui ont dépouillé les européens de leur identité, c'est leur propre volonté de nier leurs traditions au profit du mythe et des leurres de l"American Way Of Live qui les ont laissé sans culture, ni éthique... las promoteurs du "Monde Libre" en transformant le paysage ont arraché nos racines... à nous de nous reterritorialiser ensemble avec tous les habitants, los vecinos... terme qui en espagnol désigne également les voisins et le citoyens.... 

 

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Symbole identitaire

C'est aussi notre absence de valeurs et d'éthique dignes de ce nom qui ont poussé certains à se retourner vers les religions qui étaient jusque là en perte de vitesse... elle deviennent le refuge de ceux qui veulent retrouver un sens morale à leur existence, et certaines églises outrepassent leur rôle en se substituant à une action politique défaillante.

Chaque  action menée ainsi âr des collectifs d'habitants qui reprennent le pouvoir de décision en acte,  sèmera ainsi de petites graines dans un sol qui n’est pas toujours fertile. Je crois que les conditions ne sont pas - encore ? - réunies pour que ce changement puisse se généraliser, mais il a ce grand avantage de pouvoir être mis immédiatement en oeuvre par des collectifs indépendants qui le souhaitent, car la liberté ne se revendique pas elle se pose avec le caractére de l'évidence quand la détermination de ceux qui la vivent est assez puissante... la liberté est une manière d'être, une manière de penser, une façon de rencontrer le monde. Une ouverture sur le monde et vers les autres.

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 12:38

 

 

Faut-il parce que les conspirationistes vont souvent trop loin dans leurs conclusions nier la valeur de nombre de leur recherche. Face à certaines réalités, il faut être bien accroché pour ne pas péter un plomb. Tout le monde a déjà lu (ou vu puisque la culture de l’image domine) des histoires de personnes victimes d’un complot et dont la manière dont se déroule le scénario du complot est justement de les pousser aux extrémités qui leur font à la fin percevoir des complots partout, noyant le réel dans la fiction. Et les complotistes ont gagné , la personne est considérée comme atteinte de folie, enfermée, déboutée… Cela se passe systématiquement avec des parents qui pensent que leurs enfants sont victime de réseaux pédophiles… si certaines personnes abusent et utilisent cet argument pour disqualifier l’autre parent afin de l’écarter de ses enfants d’autres sont victimes de ces abus alors que leurs enfants sont réellement en danger.

J’ai commencé mes recherches sur Internet à partir de ce thème : un ami prétendait avoir vécu cela dans son enfance et ce qu’il me racontait était tellement gros que j’ai voulu vérifier avant de me dire qu’il était complètement brindezingue. J’ai alors découvert qu’il existait des scénarios récurrents et que toujours se trouvait les mêmes notabilités au bon moment pour bloquer les procédures, les mêmes schémas qui conduisaient le parent plaignant à être privé du droit de garde, voir à se retrouver en prison pour non présentation d’enfant.

Le fait le plus troublant, c’est que des témoignages d’enfants très jeunes, qui n’ont aucun contact entre eux décrivent des faits similaires. En Belgique après l’affaire Dutroux, les paroles ce sont libérées et si l’on a pu suivre la piste des réseaux possibles, une chronique de l’inceste ordinaire a vu le jour dévoilant que les victimes étaient nombreuses et que seul le tabou mis sur le sujet les avaient obligé à se taire de peur de discrédit si elles racontaient leur histoire. C’est grâce à cela que la perversion de nombreux curés a pu être révélées, il faut espérer que des mesures seront prises pour que de tels faits ne se reproduisent plus, qu’il n’y ait pas d’autres victimes. Malheureusement ce qui touche à l’existence d’éventuels réseaux est resté tabou, d’autant plus que l’argument a été utilisé pour tenter de jeter à tort le discrédit sur certaines personnalités politiques et autres… et que malheureusement au milieu de ce gros tas de boue de tout et n’importe quoi… la vérité s’asphyxie

J’ai publié récemment la traduction d’un article d’Eva Golinger. Après que Hugo Chavez ait émis la possibilité d’un empoisonnement de présidents d’Amérique Latine, les plus progressistes, c’est-à-dire les plus dangereux pour la néocolonisation impérialiste de la région, mais aussi pour l’avancée de l’empire car formant un pôle majeur de ces alliances multipolaires qui ouvrent d’autres perspectives pour le monde que ce monde destructeur de la pensée unique qui tentent d’imposer son hégémonie sur la planète à gros coup de bombes radioactives, de manipulation médiatique des consciences, de promulgation de lois liberticides qui vont jusqu’à interdire l’utilisation agrobiologique de l’ortie, plante basique de ce domaine. C’est un peu cela que je voulais mettre en lumière dans ma rubrique de guerre totale… montrer comment les attaques se déroulaient simultanément sur une multiplicité de plans mais conduisant toutes vers le même but la domination absolue d’une oligarchie sur l’ensemble de la planète… une oligarchie de type Inquisitorial, puisque non contente de soumettre les corps il lui faut soumettre également les esprits, par la propagande ordinaires de médias aux ordres, par l’utilisation des production de Big Pharma qui détruisent les connexions neuronale afin de préparer le terrain mais un chercheur de grande renommée dans ce domaine), par toutes les formes de menaces et de conditionnements qui obligent les chercheurs d’emplois obligés à modifier leurs comportements sous peine de se voir privés du moindre revenu, etc…

J’ai donc traduit l’article d’Eva Golinger, parce que les gros rires bien gras des imbéciles face au questionnement pertinent de Chavez m’énervait prodigieusement… les gros rires gras des imbéciles incrédules me produisent en général cet effet… j’ai beau être une humaine fort peu vindicative, qui considère la haine et le ressentiment comme des pertes de temps et une victoire d’un ennemi à éradiquer justement en agissant pour qu’il n’y ait un jour plus de place pour de tels sentiments sur cette planète, et pas grâce à des médicaments qui endorment les consciences mais justement en plein éveil de celle-ci, malgré cela, en partie par nature et en partie d’avoir échappé à ce haut lieu de création des rapports de force qu’est l’école maternelle, il m’arrive d’avoir des réactions de dégoût, de mépris, de rejet et d’être carrément énervée par cette imbécilité latente et de plus en plus omniprésente qui nous fait tant de tort à tous… la réaction aux propos d’Hugo Chavez concernant la possibilité de l’action d’une volonté concertée d’assassiner les élus des peuples d’Amérique Latine qui incarne le mieux la conscience des peuples de leur pays, fut de cette nature.

D’autant plus que d’une part avant l’existence d’Internet, j’avais déjà pu prendre connaissance de l’existence de recherches qui allait en ce sens de la part des acteurs de la guerre secrète US (et apparentés) non seulement grâce à des lectures mais aussi par des témoignages directs dignes de toute ma confiance. Ceux qui se sont intéressés au dernier discours de ce méprisable petit-blanc d’Obama (oui lui et la Clinton… je n’ai que mépris pour eux… des larves prétentieuses victimes de leur mégalomanie égotiste et prêts à tout et n’importe quoi pour jouer les façades du pouvoir), ceux qui se sont intéressés à ce discours donc n’ont pu manquer de relever le faits que la poursuite de la guerre globale donnerait dorénavant la priorité à la guerre secrète, moins coûteuse en argent, mais aussi en discrédit populaire selon ce principe du « doute plausible » qui en est un des fondement… l’ont-il fait, l’ont-il pas fait… même le public lucide et bien informé se retrouve alors souvent obligé de trancher dans les termes de « capable du fait », ce qui est toujours dérangeant. Il est de la plus grande évidence que les moyens existent pour provoquer le développement d’un cancer chez une cible choisie et il est non moins évident que certains que ceux qui n’hésitent pas à rendre inhabitables des parties entières de la planète, en causant la mort lente et atroce de leurs habitants et des descendants de ceux-ci en provoquant des cancers et des mutations quisont la condamnation de lignées entières, ceux donc qui ont recours sous nos yeux au quotidien depuis des années à ce genre de pratique Au Kosovo, en Afghanistan, en Irak… ceux qui condamnent des innocents à une mort atroce pour donner libre court à leur convoitise et à leur soif de pouvoir, pourquoi hésiteraient-ils à assassiner Chavez, Lula, Kristina Fernandez, Lugo,  et Dilma Roussef en les empoisonnant par des substances radioactives, s’ils en ont la possibilité.

Les assassinats directs des opposants à la domination globale d’un Empire égoïste, stupide et dénué de toute éthique ont fait aujourd’hui l’objet de trop de publicité fondée entre autre sur la déclassification de documents officiels, mais aussi sur les témoignages irréfutables de témoins ou de participants repentis. Chavez assassiné d’une balle, cela risque non seulement de soulever de vastes mouvements de protestation sur toute la planète, mais aussi de voir se réveiller la conscience de quelques-uns ce ceux qui jusque-là étaient victimes des manipulations médiatiques anti-Chavez. Par contre le coup de l’empoisonnement et de sa question pertinente et légitime ont le double effet de l’affaiblir physiquement mais en plus de le faire passer pour fou aux yeux d’un public incrédule et dénué de la formation qui lui permet de comprendre que l’empoisonnement volontaire, non seulement plausible devient probable quand une présidente de plus Kristina Fernandez se révèle être elle aussi victime de cette maladie. Au lieu de crier au fou, toute personne respectueuse du droit des peuples se devrait de faire un tapage tel qu’il servirait de protection à ceux qui ont été épargné jusqu’ici, les autres obstacles sur la route de l’Empire que constituent les autres présidents populaires (au sens d’incarnation du peuple et de sa volonté) d’Amérique latine, mais aussi Poutine, Ahmadinejad,

D’autres comme Kadhafi ont vu leur mise à mort mise en scène comme un spectacle de divertissement populaire, ce qui a malheureusement révélé à quel point une partie du public était friand de l’horreur de la mise à mort cruelle et atroce en direct, jusqu’à la Clinton qui s’en réjouit ouvertement, ce qui démontre que cette harpie de se situe pas très haut sur l’échelle de l’évolution des consciences.

Pourquoi j‘affirme cela : parce que la survie de l’espèce humaine et de beaucoup d’autres espèces de la planète dépend aujourd’hui d’une volonté résolument pacifiste  pour trouver des solutions aux conflits qui divisent notre monde autant sur la scène internationale qu’entre les habitants de même territoire font redouter l’éclatement de guerres civiles totales ou partielles jusque et y compris sur le sol européen. Parce que lorsqu’une personne aussi vindicative et belliciste que Harpie Clinton est le vecteur par lequel s’exprime la volonté de domination absolue de l’oligarchie, nous sommes tous en danger. On a tendance à assimiler au primitivisme ou au barbarisme de tel comportement, comme celle qui consiste à anthropologiser le comportement des loups ou d’autres animaux sans tenir compte de ce que ce que ce comportement à de complètement inédit en ce qu’il est la négation d’une éthique qui a mis des millénaires à se constituer. C’est faire insulte aux barbares, aux primitifs et aux loups que de faire référence à eux pour qualifier des comportements qui dépassent en folie, en cruauté, en sadisme, en criminalité consciente et assumée tout ce qui s’est vu de mémoire humaine.

S’il y a là, une survivance d’un passé à proscrire pour que l’espèce puisse enfin évoluer, c’est aussi parce que de tel comportements reflètent et cristallisent ce qu’il y a eu de pire dans l’évolution, le catalysent comme phénomène de masse et nient par la destruction tous le meilleur de l’humain : les capacités de tendresse, de solidarité, d’abnégation, de sacrifice des uns pour le bien de tous qui sont aussi des caractéristique de notre espèce. J’ai souvent dit en riant que si j’avais accès à une machine à remonter le temps, je m’en servirais pour pouvoir écrire une histoire de la tendresse à travers les âges…

J’ai commencé ce texte en découvrant ce matin la nouvelle de l’attentat de Téhéran qui visait un spécialiste du nucléaire. Attenta qui s’inscrit dans une série qui a déjà coûté la vie à deux autres scientifiques iraniens Masoud Ali Mohammadi, en Janvier 2010 et Majid Shahriani, spécialiste du programme nucléaire iranien 10 mois plus tard.

Cela a évoquer cette série de morts accidentelles où mystérieuse qui avait il y a quelques années couté successivement la vie de 5 microbiologistes, savants de pointe dans ce domaine si important de la guerre secrète sur une période de 8 semaines… la loi des séries ?Ou encore une fois l’application du principe du doute plausible ? On est non seulement en droit de se poser des questions et si on a la prétention de répandre une information cohérente sur les avancées des fronts de guerres de l’empire dans le monde c’est non seulement un droit, cela devient un devoir.

Et cela d’autant plus que le fourbe Obama a annoncé très clairement la couleur : priorité à la guerre secrète dont le financement relève du secret d’état… ajoutez à cela cette loi US qui viole tous les principe du droit international, le droit d’assassiner impunément les opposants (requalifiés de terroristes, terme devenu synonyme d’insurgés et de dissidents) où qu’il se trouvent sur la planète.

Cela est d’autant plus dangereux que l’installation d’une dictature annoncée réactive le droit et le devoir d’insurrection promulgué par la Charte des Droit de l’Homme…. Toute personne qui a la volonté de s’opposer à cette dictature se retrouve aujourd’hui prise entre deux feux, celuide sa conscience qui lui ordonne de se lever et de rester à la mesure de ses moyens celui d’un arsenal de lois liberticides qui autorisent aujourd’hui toute forme de répression y compris la mise à mort sans jugement jusqu’en Occident (USA, Grande-Bretagne et France, ces deux derniers pays ayant d’ores et déjà autorisé le tir à balle sur des manifestants requalifier d’émeutiers pour la sauvegarde d’un semblant de légitimité).

2012, année de tous les changements. Sans aucun doute. Si je me réfère à la théorie du Chaos, nous nous approchons d’une manière toujours plus accélérée d’un point de bifurcation, lieu de transformation irréversible de trajectoires jusque-là définissables et prévisibles, soumises à des équations linéaires, de tels points s’annoncent par une croissance des phénomènes d’instabilité… après le passage du point de nouvelles trajectoires… quand l’effet de masse est atteint qui permet le passage du seuil critique, les conditions sont alors telles que le plus petit effet peut susciter les plus grandes réactions pour autant qu’il s’applique au bon moment au bon endroit, entrainant des réactions en chaînes qui font sens, en physique cela se produit d’un évènement infime du microscopique ou même submicroscopique jusqu’à un phénomène décelable et mesurable à l’échelle macroscopique qui est aussi celle de notre perception.

Il est hautement probable que cette conception soit également valable en ce qui concerne l’évolution du monde humain dans ses relations intraspécifiques et dans ses interactions avec la biosphère, niche de l’espèce humaine. Un point de bifurcation est le moment – pour le dire autrement – où par l’effet d’un tout petit changement local, l’improbable peut devenir très vite de l’ordre du probable et ce révéler ensuite a posteriori ce qui est advenu. C’est une autre caractéristique de la théorie du chaos que de tels événements, et de tels mutation de processus ne puissent jamais être évalués avant qu’ils se produisent qu’en termes de probabilité et ne pissent être étudier avec certitude qu’après qu’il se soit produit. C’est ce principe qui veut qu’il soit impossible à une partie d’appréhender le tout… or nous sommes partie (et même les plus puissants d’entre nous qui se prennent pour des dieux créateurs combien néfastes) et le monde est un tout qui nous échappera toujours dans son ensemble et par l’incapacité dans laquelle nous nous trouvons intrinsèquement l’ensemble indéfini (dont le nombre tend vers l’infini) des parties qui le compose.

Ce que je veux dire par cela, c’est à tous ceux qui face à la puissance de l’ennemi doutent aujourd’hui qu’il soit possible de l’abattre et désespèrent de la faiblesse de ces minuscules moyens face à la puissance démesurées d’un ennemi qui contrôle finances, ressources, médias, armées y compris celles de la guerre secrète, pouvoir politique, mouvement des inconscients collectifs, c’est le moment où jamais de garder espoir et courage et de continuer à agir avec persévérance et détermination si dérisoire vous semble vos actions, aujourd’hui tout est encore possible, demain, il sera trop tard.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 16:50

 

 

 

 

 

Un tas de thèmes qui me trottent en tête, trop pour une seule femme surtout tenant compte des recherches à mener pour construire des textes qui parlent plus d’histoire que d’actualité, compte tenu du fait que ma vie nomade a pour conséquence de me retrouver sans les références qui fondent ma connaissance d’un sujet donné. Or je n’ai pas envie de refaire le chemin de recherches longues et parfois fastidieuses  commencées bien avant l’existence d’Internet quand la connaissance théorique se trouvait dans les bibliothèques.

D’autre part comme je suis résolument décidée à ne vouloir convaincre personne que ce que je raconte est la vérité et la juste manière de voir les choses et le monde qu’elles composent, mais plutôt à  indiquer des pistes qui me semblent significatives pour reconstituer le grand puzzle du monde aussi bien que pour comprendre un peu mieux quels sont les causes de changements de nos quotidiens. Les recherches que je pourrais mener seraient donc destinées soit à me rafraîchir la mémoire, des dates, les noms des protagonistes et indiquer quelques liens utiles, un chemin possible pour aborder un sujet.

Parmi ces thèmes vous reconnaîtrez certains de ceux qui figurent dans mes derniers post. La question du sionisme et du pourvoir sionistes comme force agissante de répression de la pensée libre et de la libre expression en dehors d’Israël est un de ces thèmes. Je vois grandir ce pouvoir de censure, et il est important de le contrer avant qu’il ne s’impose comme une des normes de cette dictature qui se renforce en Europe (pour parler d’où je vis). J’ai publié 3 textes à ce sujet… le premier, celui qui a susciter mon émoi, la censure de la libre parole dans le soi-disant temple (maçonnique) du Libre-Examen,  le témoignage datant de 1970 de Marcel Liebman dont les cours dans cette université furent un lieu de liberté d’expression et de débats contradictoire passionnés…

Si j’ai évité jusqu’à présent de publier des textes concernant Israël et le sionisme, c’est que je déteste cette réaction primitive raciste, stupide et hors de propos qui fait que nombreux sont ceux qui dès que ces sujets pointent le bout du nez y vont d’un tissu d’insanités sur « les juifs…. ». Certains Israéliens sont sionistes, certains juifs non-israéliens et d’autres qui ne sont pas juifs le sont également. Il s’agit donc ici de mettre en cause non des personnes en fonction d’une appartenance ethnique ou même religieuse mais d’une doctrine politique, de son application et des conséquences produites de par sa nature intrinsèque.

Il est plus important que jamais dans la société de toutes les hybridations que nous connaissons aujourd’hui de savoir exactement pourquoi nous combattons  telle idéologie et pourquoi nous considérons telle personne ou tel groupe comme vecteur de sa réalisation.

Il y a longtemps que je me définis plus comme étant « de gauche ». Pourquoi ? Pour plusieurs raisons qui toutes concourent également à mon rejet de cette étiquette sans que je puisse décider d’une hiérarchie. En ordre non chronologique… des réflexions de natifs d’Amérique du Sud, de différentes origines qui proposent d’autres modèles et ne voient pas pourquoi ils devraient les revêtir d’étiquettes liées à la position dans un hémicycle de Français d’une époque révolue. C’est à travers les formulations de ces personnes porteuses de projet d’avenir cohérents et respectueux de tous les habitants de la planète que j’ai pu en venir à exprimer ce que je vivais jusque-là comme un malaise… Je ne suis ni de gauche et certainement pas de droite, ni écologiste de cette écologie mise au service du capitalisme et de ces industries, argument de restriction contribuant à la justification de la raréfaction des moyens de bien être, à la confiscation d’espace publics et de patrimoine de l’humanité dans cette dérive protectionniste qui se conjugue avec les dérives sécuritaires pour construire un univers carcéral pour tous les habitants de la Terre.

Si mes vœux de Nouvel An ce sont exprimés par les paroles d’Archie Fire Lame Deer, ce n’est pas parce que soudain, hors de son contexte un texte me parlait… mais parce que j’ai ressenti un immense bonheur, un immense soulagement quand j’ai commencé à lire les natifs de ce continent dont nos ancêtres ont fait l’Amérique… du Nord au Sud, j’ai découvert des cousins, j’ai pu me dire que ouf ! je en suis pas seule à penser comme cela ni à ressentir ce caractère sacré de la nature, à le percevoir, à le vivre en étant partie de… sans avoir besoin d’une église pour mendier mon rapport à cet esprit infiniment mystérieux de la création, qui en vertu de cette loi incontournable qui veut que le tout soit plus que la somme des parties, nous restera toujours inaccessible en tant que tout.

Si nous sommes aujourd’hui dans la galère dans laquelle nous sommes, c’est aussi à cause de la prétention de quelques-uns, de cette in croyable présomption : croire qu’ils avaient atteint la fin de la science, la fin de l’histoire, la fin des idéologies, prétendre avoir atteint le point de vue du divin créateur dans leur théories et dans des applications qui finissent par leur donner raison mais pas au sens où ils l’entendaient… vouloir gérer la planète et ses habitants en fonction de ces prétendues lois universelles conduit effectivement à la fin de l’histoire, à la fin des idéologies, à la fins de la science et même à la fin du monde par disparition des protagonistes….

Oui, j’ai un profond mépris pour ces gens qui se prennent pour dieu et sont en fait des démiurges malfaisants, tout autant que jamais je ne pourrai partager le point de vue, comme jamais je ne partagerai le point de vue de quiconque se prétendra élu de dieu à titre personnel ou collectif au détriment des autres personnes et des autres peuples. S’il existe un dieu, il est le créateur et le dieu de tous, car tous sont de sa création. Je me méfie aussi de toute vision qui tend à donner des vivions anthropomorphiques d’un dieu, je les considère comme d’autres manifestations d’orgueil de peuples qui fabriquent dieu à leur image… quand bien même de telles religions seraient celles d’une majorité de la planète, elle garderait ce caractère fondamental d’une secte… l’exclusion de celles ou ceux qui choisissent d’autres manières de rencontrer dieu ou de ne pas le faire.

Mine de rien, je vous parle là de ce qui manque le plus aujourd’hui en ce monde : l’humilité. Non pas l’humilité devant les débordements (et leur conséquences) d’esprits bouffis d’orgueil et avides de richesses matérielles et de ce pouvoir de domination de la planète qui sont des maladies de l’âme… des manières d’être qui attiraient la pitié si elles n’avaient acquis une telle puissance malfaisante dans les affaires du monde. Je viens de vous le dire j’ai un profond mépris pour ces gens… le mépris est comme  l’amour, un sentiment, une petite vibration indépendante de nos volontés…

Mépris pour ceux qui détruisent la beauté, l’harmonie, la tendresse pour les remplacer par des machines et mécanismes contrôlables, pour ceux qui auraient pu œuvrer, car ils en avaient les moyens à ce que l’explosion démographique s’accompagne d’une explosion simultanée d’enseignement de qualités, mais ont fait tout ce qu’ils ont pu pour annihiler les traditions et cultures ancestrales de tous les peuples de la planète… et nous sommes du nombre… sans rien proposer d’autres pour la remplacer que l’acculturation hollywoodienne, parce que leur système du monde à besoin de consommateurs abrutis et dociles, que partout où malgré cela dès que surgissent des phénomènes de consciences collectives, d’intelligence collectives leur but premier devient naturellement de mettre un terme aux nuisances du système… par réappropriation du monde afin de faire exister d’une manière plus simple et naturelle un morceau de territoire, manifestation de la croissance qualitative et de l’intelligence créatrice en action ou quand il n’est pas possible d’agir autrement pour s’opposer verbalement ou physiquement au avancées de plus grand désordre destructeur qu’ait connu la planète (pour ce que nous en connaissons).

Un des principes fondamentaux qui guide cette manière de voir est tourné vers l’avenir. Une fois que j’ai compris que le fondement de toute chose est le partage équitable des ressources et la mise en commun des connaissances pour le bien de tous, il découlait de manière évidente que pour tous ceux qui respectait ce principe, l’espace à penser et l’espace à rêver ne connait pas de limite… que la convivialité est possible entre des personnes très différentes si elles respectent les conceptions de l’autre et contribuent ensemble au bien de tous…

Compossibilité et convivialité sont deux fondations de l’écosophie qui consiste à habiter la planète avec sagesse, en bon voisin de tous « Toute personne a droit au respect et aux moyens de la dignité du seul fait qu’elle existe ». La compossibilité est ce principe qui fait que des projets de mondes différents de personnes ou collectivités singulières sont actualisables, réalisables simultanément sur Terre, au pire sans se nuire et au mieux en se complétant et s’enrichissant mutuellement…

Et les idées… on peut toujours en discuter après le boulot devant un bon repas pris en commun… quand chacun peut satisfaire ses besoins et que tous y contribuent, les idées se relativisent alors face au constructivisme concret d’un monde commun.

Anne

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 20:43

 

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L518xH304/syrte_0x349-6bfdd.jpg

 

source :Au bout de la route: 

 

Une personne sur cent a perdu la vie en Libye, les blessés ne se comptent plus et ce n'est pas finit, La guerre civile se propage, bientôt règnera l'angoisse des conséquences de l'usage de l'uranium appauvri dans un pays en ruine.

 

 

Une grande machine à fabriquer la haine de l’Occident œuvre dans le monde… la haine appelle la haine et la vengeance, seuls les « saints » répondent à la haine dont ils ont été victimes par des appels redoublés à la paix et à la réconciliation; et les saints sont rares. L’occident et ses actes, son absence totale de respect et de compassion appelle sur lui la haine, le mépris et le rejet par les autres peuples du monde.

Depuis longtemps je cherchais une image qui exprime ce que je ressens concernant la guerre faite au peuple de Libye sans avoir à en passer par l’exhibition malsaine de l’horreur… je me refuse à cela et vous ne trouverez que deux trois images sur ce blog qui contreviennent à ce principe, des petits êtres victimes des conséquences de l’agent orange ou de l’usage de l’Uranium appauvri… parce que cette vérité conséquence directe d’acte que nous tolérons voir encourageons pour certains doit être connue.

Un pourcent de la population libyenne assassinée… vous connaissez la suite… massacres, destruction, guerre civile qui couve…. Si demain des « terroristes » libyens s’emparaient de la Clinton… la sodomisait avant de la mettre à mort sous l’œil de caméras destinées à rendre ces images publiques dans le monde entier…que pourrait-on donc penser d’autres que « Elle l’a bien cherché » voir « Elle ne mérite pas mieux » ; ce monstre en jupe est un danger pour l’humanité entière… le meurtre de Kadhafi est le moment qui marque la fin de la tentative de civilisation Occidentale et dévoile sous le verni l’ignominie qui la fonde. En se réjouissant de ce meurtre, avec la complicité de nos silences, c’est à ce qui restait d’honneur en Occident que la Clinton a mis un terme….

 

Si demain une violence aveugle frappe et détruit notre bonne vieille Europe déjà bien mise à mal par less banquiers et ceux qui les servent, grâce à notre docilité d'esclaves soumis et stupides, ce sera le prix de la complicité des uns et de la complaisance des autres... le prix de ce mépris implicite qui fait que nous acceptons  comme une norme que la vie d'un enfant Irakien vale infiniment moins que celle d'un citoyen Us ou  européen dans l'échelle des valeurs humaines. Aujourd'hui les rapports de forces s'inversent... le choc des civilisations pourrait bien être le choc en retour de ce que nous avons semé... à qui alors faudra-t-il nous en prendre ?

 

 

Après la Libye... la Syrie ? A lire Au bout de la route: Une drôle de chose s’est produite sur le chemin (du changement de régime) de Damas.

 

 

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 14:23

Quand des populations appauvries, frustrées, manquant d’une réelle culture commencent à se déchaîner contre les cibles qui lui sont indiquées comme boucs émissaires… les pogroms ne sont pas loin. Une extrême-droite de plus en plus décomplexée sévit aujourd’hui. Son influence grandit et la part de bons peuples prêtes a applaudir aux lynchage salvateurs de leur « civilisation » moribonde grandit inexorablement baromètre de la décadence européenne.

L’Occidentalisation est ce processus de décadence qui nous a conduits à la perte de toutes les valeurs qui faisaient des Peuples d’Europe un exemple et un moteur de la libération humaine des chaînes des exploiteurs, un creuset des syncrétismes fondés sur les valeurs de respects, de partage, d’amour du prochain de tous ses prochains de la Terre… non que la vieille Europe ait fait aboutir les processus qui conduisait vers cet état, humanité, un symbiose planétaire des habitants pour le bien de tous… nous n’en serions pas là si ces processus avaient pu être menés à leur terme.

Que l’Europe ait subit le déchirement des guerres propices à une destruction massive, tabula rasa pour le colonisateur venu d’Outre Atlantique, cela ne s’est pas fait sans la complicité des « libérateurs » et de ceux qui sur place avaient intérêt soit à garder le statut qui des hiérarchies sociales en place, soit à se trouver propulser au sommet dans une nouvelle donne qui redistribue les cartes et les rôles pour créer un pouvoir local favorable au visée du colonisateur.

Il y a donc dans ces processus qui ont constitués la lente dégradation de nos valeurs, des complices locaux qu’il s’agirait de dénoncer, non pas tant pour les mettre au pilori de l’histoire que pour en comprendre la réalité, les ressorts cachés ; les mécanismes… encore un travail de déminage… « American way of life » est devenu le modèle que l’Europe se devait d’adopter.

Ce n’est pas innocent. Ce n’est pas de généreux cadeau d’une vie meilleure, un chemin de bonheur, susceptible de conquérir l’adhésion de ceux qui seraient soumis à c’est nouveaux chemins de vie, présentés comme chemin de loisirs conduisant un jour… plus tard… encire un effort, encore plus tard vers un monde dans lequel l’homme, grâce aux progrès technique ce serait soustrait à la malédiction du travail.

Alors que nombres de peuples de la périphérie furent soumis au prétexte de tirer ces malheureux de leur coupable léthargie afin de leur enseigner cette valeur fondamentale d’un christianisme réinventé par les capitalistes… cathos ou protestants… il n’est plus ici question de partage et de solidarité universelle, mais bien de gagner son pain à la sueur de son front et plus on sue, plus Dieu vous aime et vous récompensera en son Paradis… En attendant donc l’avènement de la société robotisée des loisirs pour les occidentaux, il fallait que le nègre trime pour fournir les matières premières nécessaires à l’édification de cette société…

Une religion dans laquelle Jésus s’efface au profit d’une figure majeure, celle de père fouettard gardien de la vertu des peuples opprimés, figure perverse… le catholicisme n’est pas un christianisme, mais sa perversion en système de Profit… Le « Nom de la Rose », le livre pas le film a pour thématique majeure les processus de cette perversion du message christique originel et de l’interdiction de l’usure qui en découlait jusque-là…hérétique est alors celui qui a fait vœu de pauvreté, de simplicité.

La notion de Profit est au fondement même du catholicisme comme religion prosélyte qui a pour vocation de régner sur le monde et de s’en enrichir. Je sais c’est fort schématique, et cependant bien réel… les catholiques qui sont de vrais chrétiens se reconnaîtront et ne se sentiront point offensés… et pour les autres… pardonne à celui qui t’as offensé…non ? Cela ne vous dit rien ?

C’est vraiment étrange que moi qui ne suis pas chrétienne, je me sente souvent plus proches de ces valeurs fondamentales du christianisme que je ne le vois dans l’action des catholiques. Etrange aussi que je retrouve ces valeurs communes dans des échanges avec des musulmans, alors que je me suis sentie écœurée par l’ambiance générale de Louvain-La-Neuve, ville fondée par des catholiques pour des catholiques et qui regorge de l’ostentatoire richesse d’un consumérisme de luxe. Des chrétiens…ça ! Pauvre Jésus !

Je ne parlerai pas des protestants, d’une part je suis ignorante en la matière et d’autre part ce que j’en sais superficiellement me donne à voir une complexe mosaïque de différentes tendances. Je sais seulement que pour certains d’entre eux, les plus riches, les plus puissants, la richesse accumulée sur cette terre serait un signe de prédestination… ouais ! no comment ! pas très chrétien non plus assurément.

C’était un retour en arrière car c’est un des fondements de cette société du Profit qui nous fait tant souffrir aujourd’hui, nous asservit, nous appauvri et nous enserre dans les carcans de son univers carcéral… témoins de processus Inquisitoires toujours à l’œuvre sous d’autres modes, d’autres manières mais visant toujours à l’éradication des même ceux qui s’opposent à la société du Profit. Et c’est une confusion dont il nous faut sortir pour ceux dont la vie n’a de sens que dans un monde convivial et solidaire…

Communisme ?… ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain… s’il y a eu à ce jour des zones communistes, ce ne sont pas les pays qui se sont prétendus tels. Communisme est une notion qu’il nous faudrait réinterroger afin de mettre en évidence le rapport entre communisme primitif et christianisme primitif, comme aspiration à la solidarité, au partage, au respect de la dignité de tout être…

Afin aussi de pouvoir mettre en évidence la destruction au cours du siècle dernier et qui se prolonge aujourd’hui de tout courant qui manifestait la volonté d’instauration de ces valeurs par le bras armé des Inquisiteurs formés à « l’école des Amériques ».Ou par des processus de subversions plus "occultes", mais néanmoins connus, qu'il s'agirait de mettre ne évidence dans leur caractère avéré (documents déclassifiés, témoignages) afin de pouvoir déceler et dénoncer ceux qui font oeuvre de déstabilisation en ce moment.Ce n'est pas de la théorie du complot, c'est de l'histoire en marche !

Il serait plus que temps aussi d’interroger la notion de subversion et sa consœur la perversion pour sortir des confusions et amalgames qui permettent aujourd’hui ces grandes manipulations émotionnelles des inconscients collectifs qui nous conduisent à notre perte. Qui est subversif et vis-à-vis de quoi, qui pervertit qui au nom de quelles valeurs… avouées ? …occultes… ?

Il est vrai que l’actualité est prenante, que tout va très vite, que les dangers se précisent, ceux de voir les fous s’en prendre à l’Iran avec toutes les conséquences indésirables prévisibles pour les habitants de ce pays, mais aussi pour l’ensemble de la planète. Celle de voir un nouveau G2 Chine-Russie prendre le leadership mondial, un nouveau G2, un Nouvel Ordre Mondial imprévu, si nous ne pouvons qu’être soulager de voir que jusqu’ici ces pays ont usés de leur droit de véto au conseil de sécurité de l’Onu pour empêcher l’explosion des concentration de poudre accumulées un peu partout sur la planète, je trouverais déplorables que ce soient ces nations qui prennent le relai d’une dictature mondiale. Les seules forces susceptibles de contrecarrer ce processus sont en Sud Amérique qui lancée dans un grand mouvement de rejet de toute tentative de retour ou de poursuite de néo-colonisation par les Puissances du Nord… donnent aujourd’hui des leçons au monde entier…

Je ne prétends pas que ce qui se passe dans cette région du monde soit parfait… qui suis-je d’ailleurs pour me permettre de juger de cela… mais je suis certaine d’une chose, c’est que ce qui se passe là-bas sur différents plans et dans différents fronts représente l’expérience la plus avancée en matière de droit des peuples, de participation de ceux-ci à l’élaboration de leur destin et de création d’alliances multipolaires qui ait jamais existé dans le monde des états-nations.

Si c’est en termes de réduction de différences entre les plus pauvres et les plus riches, de participation des peuples aux décisions les concernant, d’accès à l’éducation et aux soins de santé, ce croissance des biens communs… bref sur tous ces fronts pour lesquels l’Europe connait un recul vertigineux, des pays toujours plus nombreux et toujours plus solidaires d’Amérique Latine ne cessent d’avancer et ce malgré toutes les lâches tentatives de déstabilisation perpétrée par l’Empire, soutenu par l’ennemi intérieur… ceux qui voient leurs immenses richesses diminuer au profit de ceux qui ne possédaient rien. Redistribution.

Je résume donc les thèmes dont il a été question ici, la colonisation de l’Europe sous couvert de partage de l’American way of life en tant que valeur universelle applicable à l’ensemble de la planète, mais qui est le leurre dont se pare la plus grande tentative d’asservissement et des exploitations des peuples ait jamais existé de mémoire humaine. L’urgente nécessité de démonter toute une série de mécanismes historiques, transparents ou occultes qui constituent les processus et mécanismes de domination. Et tout d’abord la mutation du christianisme en religion non chrétiennes, catholicisme et différentes formes de protestantisme qui ont pour fondement le Profit interdit par le christianisme originel.

Resituer les notions fondamentales de partage, solidarité, respect de la planète et de ses habitants comme valeur commune, transplanétaire comme fondation anthropologique d’un monde où la gentillesse serait de mise et considérée comme idéal à atteindre… au détriment de la concurrence, la rivalité… l’autre comme ami, comme partenaire, et l’émulation comme moteur de dépassement de soi plutôt que de l’écrasement ou la disqualification de l’autre. Valeurs désuètes que cela… j’aurais tendance à répondre que si c’est cela que vous pensez, vous êtes de ceux qui peu ou prou, consciemment ou inconsciemment participez à la destruction de la planète et de ses habitants… il est plus que temps de mettre au programme de l’action politique, la création de ministères de la Convivialité dont le rôle serait de promouvoir la réconciliation des habitants à travers la reconstruction collective d’un espace public commun et de processus solidarité. Favoriser la prise de responsabilité locale de chacun et les droits de décisions qu'elle confère à ceux qui la pratique,  gestion collective de l'espace local par ceux des habitants qui le font exister.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 22:02

 

Purée, je suis en colère ces jours-ci… cela me prend parfois, il faut de vraiment bonnes raisons !

Trop de délires en tous genres… sur internet, mais pas que… entre les débiles qui se tiennent par la barbichette et font risette… le premier qui rira aura une tapette… entre les tordus qui passent leur temps à chercher la petite bête ailleurs toujours chez le voisins pendant que chez eux les cafards prolifèrent…. Bon OK, cela est encore drôle… mais pas tant que cela quand pendant ce temps une bande de tordus pillent ce qui reste à piller un peu partout dans le monde et vas-y que les morts s’accumulent et les blessés… et les affamés.. pour les sans-abris, ne vous en faites pas,au moins de vous on se préoccupe, et bientôt des belles prisons toutes chaudes vous attendrons et vous aurez même du boulot… à 300 et quelques euros par mois (sauf baisse de salaire d’ici là),nourris, logés… de quoi vous vous plaindriez… c’est pas ceux qui attendent un logement social depuis plus de 10 ans qui peuvent se vanter qu’on en fasse autant pour eux, ni ceux qui vont bosser comme des malades… avec des saisies sur salaires qui leur laisseront juste de quoi agoniser lentement… cela ira certainement plus vite pour ceux qui ont des gosses à nourrir… mais bien fait pour eux, quand on a des enfants,on ne fait pas de dettes ou quand on a des dette on ne fait pas d’enfants… la liberté, c’est bien mais faudrait pas exagérer, toutes les bonnes choses ont des limites…

Ce n’est pas moi qui le pense, mais eux le disent. Qui eux… tous les étroits du ciboulots qui se vautre le cul dans la margarine (et oui, le beurre est cher, et de toute façon, il n’y a plus de fermières, si vous voulez, on peut vous refiler la trayeuse automatique, cela le fait aussi… quoi je deviens vulgaire… à mon avis il n’y a pas que moi, le monde est de plus en plus vulgaire ces temps-ci, cela frise même l’obscénité… et quand je dis frise… comme vous le savez, je suis gentille et en général modérée, sinon dans mes propos, du moins dans le ton… mais là c’est trop… la goutte… mais non je ne suis pas indignée, vous voulez rire, il y a trente ans peut-être que cela avait encore du sens de « s’indigner »… encore que certains l’on fait et que cela n’a pas empêcher que nous soyons dans la °%%°°µ (intraduisible) aujourd’hui bien plus qu’hier et bien moins que demain….

Les petits experts en sucre d’orge me prennent la tête… la plupart du temps ce sont des agneaux bêlant la leçon apprise dont ils ne comprennent pas un mot et surtout pas le fin fond de l’histoire… oui cela me gonfle… parce que c’est certainement un bon défoulement mais la margarine aussi augmente… va falloir choisir… du carburant pour vos bagnoles où la marga sur vos tartines, cela occupe de l’espace les cultures pour biocarburants…

Mais là, là où j’ai craqué... ce sont les commentaires « érudits » sur les agences de notation… qu’est-ce qu’elles évaluent les agences de notation…. ? Elles évaluent la capacité des gouvernements à vous plumer jusqu’au dernier petit duvet… je sais vous êtes des moutons et vous n’avez pas de plumes… à vous tondre jusqu’au dernier poil quitte à vous arracher la peau avec… c’est tout… c’est une évaluation de la capacité à piller le peuple sans que celui-ci se rebelle. Une manière de distribuer des bons points, comme à l’école primaire au meilleur presseur de citron… celui qui exprime encore une dernière goutte quand il n’y a plus de jus a gagné. Et nous nous sommes perdants de toute façon… à ce jeu-là !

 

 

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 14:28

 

Réquisitoire contre les louches en état de guerre

De plus en plus nous observons que l’Empire partout où il sévit transforme petit à petit la guerre contre la pauvreté en guerre contre les pauvres et les désigne comme objet de vindicte à une population que la frustration et le manque d’éducation couplé avec les techniques très au point de manipulation des masses et d’inconscients collectifs rend facilement manipulables.

A ce sujet, une question me taraude et insiste, et ce n’est pas nouveau : »Qu’en serait-il aujourd’hui si les budgets consacrés à la guerre sur cette planète avaient été consacrés à l’éducation et à la lutte contre la pauvreté, toutes les formes de pauvreté ? »

Au lieu de cela que voyons-nous ? Des enquêtes en France ont démontré que du début du 20ème siècle au début des années 80, la qualité de l’orthographe de la population n’avait cessé de s’améliorer mais qu’après ce moment une dégradation rapide s’installait. Je ne sais s’il y a eu des enquêtes similaires en Belgique, mais il est notoire que jusqu’à cette époque, nul ne sortait d’école primaire sans savoir lire et écrire ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

S’il vous arrive de lire des commentaires sur des thèmes liés au racisme, à la stigmatisation d’une minorité, vous avez pu observer que nombre de ces commentaires sont formulés dans un langage approximatif à l’orthographe et la syntaxe défaillantes quand ce n’est pas tout bonnement en novlangue, cette dégradation patente de l’expression. Un troupeau qui bêle en chœur réagissant comme on l’attend de lui, le museau au ras des pâquerettes, prêt à se jeter sur le premier bouc émissaire qui lui sera jeté en pâture comme exutoire à son sentiment d’impuissance.

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement »… Comme il peut être frustrant à certains moments de ne pas trouver…les mots pour le dire… combien avoir pu exprimer certaines choses qui nous tracassent permet d’évacuer les tensions liées et c’est peut-être un des aspects négatif du web… une fois que nous nous sommes exprimés sur un sujet cause de tension, ne sommes-nous pas soulagés, débarrassés de notre problème et de notre frustration.

Prenons le cas du président de la France, sinon des français… jamais chef de l’état n’avait été à ce point moqué, ridiculisé, caricaturé… ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre son petit bonhomme de chemin et de faire exactement ce qu’il voulait… et même pire. Et si… et si, toute cette hargne, ce mépris, ce ressentiment à son endroit n’avait pu s’exprimer sur le net, ne se serait-il pas exprimé dans la rue, le peuple de France ne se serait-il pas levé pour faire barrage à celui qui se faisait complice du pillage du pays, allant jusqu’à mettre en gage la précieuse ressource d’un or dont il a la gestion mais qui ne lui appartient pas, dans un pari perdu d’avance. C’est pourtant gravissime ce qu’il a fait là… un gestionnaire du secteur privé risquerait la prison pour un acte de détournement de fonds de cette ampleur…. Et là, il suffit de quelques caricatures, de quelques sarcasmes et hop ! le tour est joué.

Le net aurait-il remplacé les fous du roi, une interface qui détourne la légitime en colère et la transforme en ironie… le sarcasme comme forme pervertie de la résistance ? Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, le net, ce n’est pas que cela, moins de là, mais c’est aussi cela et le moyen parfois de se donner bonne conscience sans trop payer de sa personne, en flattant son petit égo, en se donnant de l’importance. Je le redis, je considère l’objectivité comme un mythe dangereux qui nous économise la nécessité de l’éthique pour fonder nos choix de vie… j’ai déjà dit aussi que ce que je peux dire, écrire sont des affirmations en tant que cela exprime ma conception du monde et mon projet de monde, mais devient proposition dès que posés dans un collectif. Or il est une déviance actuelle de l’idéologie de la pensée unique qui peut à peu nous entraine loin de ce fondement, de ce proprement humain, la faculté de réflexion. Il s’agit en fait d’un double mouvement. Une manipulation des masses qui se fonde de plus en plus sur les réactions émotionnelles et la garantie d’une bonne gouvernances qui est posée comme celle d’une gestion technocratique de la planète… il n’est plusquestion d’élus formant des gouvernements qui devraient être à l’image des peuples, non, le référent ultime devient un corpus auquel est attribué  comme garantie de validité la dureté de l’objectivité et le label de la scientificité… Seules quelques décennies à détruire les notions même d’éthique, de morale et de choix de conscience comme fondement ultime des politiques humaines permet de faire passer cette option qui correspond à la dictature absolue d’une pensée totalitaire sans que ne se lève la foule de ceux qui pensent par eux-mêmes et affirment le privilège humain de la réflexion et du droit à l’erreur, de la capacité de débattre de ses idées et de les voir évoluer grâce à l’enrichissement du collectif. Forcément, puisqu’une telle option n’est susceptibles de voir le jour et d’être pérenne que dans un monde où l’autre serait perçu à priori comme l’ami, l’allié, le compagnon et non comme c’est le cas actuellement comme l’ennemi, le danger menaçant, le rival, le concurrent à abattre.

Il y a ce sujet quelques passages de Sartre qui sont fort édifiant… trois œuvres de Sartre évoquent la même période, les « Carnet de la drôle de guerre » son journal, le roman ‘Les chemins de la liberté » et l’ouvrage philosophique « L’être et le néant » Certains passages décrivent le passage du monde de l’état de paix à celui de guerre. Un passage des « Chemins de la liberté » est une description de cette transformation du monde. Je n’ai pas le texte à disposition, mais il m’avait suffisamment impressionnée à l’époque, moi qui n’avais jamais vécu la guerre, pour que je m’en rappelle la substance… Il y  a ce buisson ,ce bosquet qu’on voit par la fenêtre de la maison, on y lit le passage des saisons, avec la guerre le paysage se transforme et soudain ce bosquet n’est plus le témoin rassurant du passage des saisons mais devient hostile, devient le lieu d’où l’ennemi caché pourrait surgir…. La description de Sartre est magistrale et nous entraîne de proche en proche jusqu’à ce moment où même cette louche familière qui sert la soupe à la famille depuis des générations se transforme elle aussi en une louche en guerre…

Ce climat je le sens grandir autour de moi, petit à petit insidieusement… les politiques mises en œuvre avec un implicite fond de racisme et de discriminations négatives, les gueres menées au nom de notre « démocratie » au détriment de peuples qu’elles mutilent et détruisent et affaiblissent et condamne même pas à un retour en arrière mais à une misère, une violence… la vie sur champ de désastre sont les principales sources d’insécurité que nous subissons. Le systèmes mènent au nomde la sécurité les pires politiques insécuritaires qui se puissent imaginer, au nom de la démocratie les pires guerres d’asservissement absolu des peuples que l’imagination humaine pourtant fécoonde ait jamais conçu. Que ce soit volontairement ou non, que ce diviser les peuples pour les contraindre à se soumettre soit volontaire ou non, c’est un autre débat…. Mais le constat est là, pas un lieu où l’Empire ait imposé ses politiques sécuritaires qui n’ait vu croître l’insécurité dans des proportions plus qu’alarmantes… parfois comme conséquence directe d’une politique erronée… la guerre au soi-disant terrorisme pour protéger les Etats-Unis d’un risque non avéré à conduit les habitants de ce pays vers le fond du gouffre de la misère, ce n’est plus l’ennemi extérieur qui est à craindre pour la sécurité des habitants du pays mais un ennemi intérieur dont la rage et la frustration monte au quotidien. Après l’indicateur des risques de terrorisme qui était infligé aux habitants de ce pays après 2OO1, faisant monter la peur… vous vous souvenez ? Il y avait pendant les journaux télévisés derrière les présentateurs un baromètre évaluant l’intensité du risque d’attaque terroriste du jour. Aujourd’hui c’est un baromètre de la colère du peuple qui devrait prendre sa place, avec les risques d’émeutes, les risques d’implosion de la nation du jour…

Mais revenons aux moutons de chez nous, vous savez, les petits animaux de troupeau castrés qui n’aiment pas les boucs… Je me souviens d’une fort gentille vieille dame. Elle était née à Saint-Josse, avait grandi à Saint-Josse, bref toute sa vie s’était déroulée dans cette commune bruxelloise qu’elle habiterait jusqu’à sa mort. Elle avait peur, elle fermait sa porte double tour est se barricadait chez elle. La population de la commune avait changé, une forte implantation immigrée s’était implantée dans ce quartier. Mais ce n’était pas l’immigré en tant que tel quelle redoutait mais l’inconnu qu’il représentait pour elle. Dans le quartier de son enfance, voilà que le paysage familier ne l’était plus, elleaurait pu manifester une inquiétude similaire en d’autres temps pour une bande de hippies. C’est gens étranges avec ces garçons aux cheveux longs, es vêtements bariolés, des guitares sur le dos… car les hippies aussi ont fait peur en leur temps aussi belgo-belges qu’ils aient pu être ils traînaient derrière eux des relents de nomadisme et aux yeux de certains se vêtaient comme des romanichels, cette source d’inquiétude multiséculaire des populations sédentaires. Combien de père fouettard et autre effraye-gamins forment une mythologie du vilain romanichel qui enlève les enfants pas sages…

Le fondement de la peur n’est donc pas la différence en tant que telle, mais l’inconnu qu’elle représente au départ. A partir de là deux axes politiques sont envisageables… le premier comporte un renforcement de force de l’ordre et de mesure de répression, la ghettoïsation des populations « allochtones », soutenue par un discours démagogiques populistes des candidats « représentants » ou le choix de l’aide à la rencontre… faire connaissance évite souvent le malentendu qui créant la frontière incite chacun à se replier sur son « identité » culturelle creusant toujours d’avantage le fossé de l’incompréhension. Or le travail des comités de quartiers en témoigne, lorsque les personnes se rencontrent dans le cadre d’une bonne gestion et d’une animation du quartier, elles se rendent compte qu’elles sont bien moins différentes qu’elles ne le pensaient au départ. Les mamans de partout souhaitent voir leurs enfants grandir dans de bonnes conditions d’environnement, que ce soit la sécurité, les espaces verts et de jeu, un enseignement de qualité mais aussi la possibilité d’apprentissages parallèles, école des devoirs et d’alphabétisation pour adultes,  les habitants d’origines peuvent alors s’apercevoir que nombre des nouveaux arrivants sont prêts à joindre leurs efforts pour l’aménagement du quartier, l’organisation de repas ou autres activités conviviales… Le déminage du quotidien… habiter ensemble en bons voisins, actifs ensemble dans l’aménagement d’un lieu de vie commun est une recette qui a fait ses preuves. C’est la fondation du politique, celle qui devrait (aurait dû) servir de base à toute action politique englobant la gestion de territoire plus grand.

(Aurait dû) car faute d’avoir mené de telles politiques dès que la question s’est posée. Aujourd’hui certains terrains sont rempli de mines, des ghettos ont été créés, les tensions ce sont exacerbées et des communautés voisines ce sont repliées sur elle-même dans un état d’esprit hostile les unes aux autres. A chacun de savoir s’il se propose pour faire partie des équipes de déminage, de celles qui jettent de l’huile sur le feu au risque de provoquer des explosions en chaînes ou d’être de ceux qui attendent assis dans leur fauteuil le résultat des courses.

Etre démineurs est un moyen de lutte contre la misère ambiante à la portée de chacun... et là pour une fois, je vous parle en pro.

Anne

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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