28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 22:35

 

Un nouvel exemple de la guerre totale. Un de ces petits faits, qui s’ajoute à tant d’autres et confirme que la réalité est la guerre faite aux Miséreux et non à la pauvreté. De nombreuses villes des Etats-Unis interdisent à présent aux particuliers et aux associations de distribuer de la nourriture aux sans-abris.

J’avais vu dans un texte sur « greek crisis » que le gouvernement grec voulait mettre des mesures similaires en vigueur en Grèce. C’est à travers la redondance de petits évènements de ce genre que le dessein prend forme, surtout lorsque la résonance est transatlantique.

Interdiction de nourrir les SDF. Suspicion ou réduction des paiements en monnaie liquide. Introduction des puces RFID sous des prétextes fallacieux. Préparation de forces de répression à usage intra territorial… une multitude de petits faits qui s’ajoute aux grandes lignes et nous donne la couleur. C’était lors de la création d’un front SDF européen, auquel je ne participe plus, parce que encore une fois je me suis retrouvée dans le cadre d’un associatif alibi du pouvoir qui reste à distance de ceux que leur démarche concerne, que je me suis retrouvée par hasard à loger à l’hôtel. Et bien sûr dans ma chambre, il y avait la télévision. Le matin, les « Nious » pour les enfants. J’ai appris qu’en Belgique, il était question d’interdire de donner la nourriture à la date limite de vente à ceux qui viennent la récolter, dans les grandes surfaces ou chez d’autres donateurs… cette nourriture serait à présent destinée à être transformée en combustible. Des affameurs, je vous dit. Et bientôt, nous serons passible d’amende si nous cueillons des orties pour en faire une soupe. La diffusion de la recette du purin d’ortie est déjà pénalisée en France.

Le représentant de la Hollande lors de la création de ce front SDF européen appartenait à la police de l’environnement d’Amsterdam. Il nous explique comment cette ville opère un nettoyage des sans-abris locaux. Tout SDF qui veut obtenir un revenu de remplacement doit s’inscrire sur un registre. Il reçoit alors un carnet avec 10 points. Etre surpris à boire dans la rue : - 3 points et/ou (la traduction simultanée n’était pas très bonne) 50 euros d’amende. Etre pris à dormir dans la rue : - 5 points et/ou 70 euros d’amende. Zéro points vous conduise pour trois mois en prison à l’issue de quoi vous êtes envoyé au travail obligatoire à la ferme pour des durées que je n’ai pas réussi à me faire préciser. Je suis la seule à m’indigner, la seule à trouver que cela est inacceptable et qu’il faut réagir. Le lendemain, me voici à discuter, avec un gars bien intéressant qui fait la manche près d’une gare bruxelloise. Intelligent et éduqué, il fait partie de ceux qui pour qui habiter la rue est presque un art. Il est vrai que je bois une bière et que je suis assise à ces côtés pour discuter de la nécessité de se serrer les coudes pour lutter contre la précarité grandissante. Passe des Allemands, eux aussi délégués pour la constitution de ce front, je  les salue, ils me toisent avec beaucoup de mépris…. Comment assise par terre, à boire une bière en compagnie d’un flagrant sans-abri… quelle honte !

J’ai pas envie de bosser avec ces gens qui sont finalement des sortes d’alibis institutionnalisés du système, qui savent bien de quel côté leur viennent leur salaire et à qui il faut complaire.

Tout cela pour dire que ben oui, il y a une tendance à couper par tous les moyens les sources d’approvisionnements possibles pour les sans-abris et oui, il y a bien une tendance à retourner vers les conditions du 19ème siècle et autre époque de criminalisation du vagabondage.

Plus les habitants d’un pays ont de réticence, plus il y aura de grignotage pour les vaincre. Plus il faudra faire mousser ou créer l’évènement qui justifiera certaines mesures de répression ou d’éradication indirecte… les villes qui interdisent de faire la manche, celle qui jettent des substances dissuasives là où des sans-abris pourraient avoir envie de s’installer pour dormir. Les consignes données aux flics de pratiquer le harcèlement en réveillant systématiquement et de manière répétitives ceux qui dorment dans la rue et certaines brigades connues pour les « mauvais traitements » infligés à ceux qui n’ont pas de moyens de se défendre…

A Ixelles (Bruxelles), j’ai pu constater que depuis quelques années l’attitude de la police se dégrade et que de plus en plus, certains flics ne se gênent pas pour insulter, brimer ceux qui se trouvent en état de faiblesse. On sent derrière leur attitude un conditionnement, tout cela nous a comme un petit air de « très très » droite dont on sait quelle gangrène la police de notre cité. On prend des moins que rien, on en fait des flics de base en leur racontant que les voilà à présent membres d’une élite, on connait la chanson. Faut pas être très observateur pour constater. D’une part, il y a les vrais fachos, purs et durs. A côté de cela, il y a un ramassis de dégénérés dont on n’aurait certainement pas voulu ailleurs. Et cela aussi prépare le terrain pour une répression accrue, dont les prémisses se font sentir.

Et souvent les victimes craignent de témoigner. Peur des représailles. Face à certains cas de dérives graves, j’ai cherché du soutien du côté d’associations qui prétendent représenter les plus « démunis »…. Que dalle… ils semblent que pour ceux-là les dérives sont une norme qu’il faut accepter sans broncher.

C’est de ce genre de phénomènes aussi que j’évoquais dans mon texte précédent, en parlant de CHOC après mes mille mètre de chute de la montagne à la ville. Je n’ai pas perçu tout de suite. A ce moment-là, je dois bien reconnaître que le parti écolo qui fait alors partie de la majorité communale fait du bon boulot. Mais les arrangements entre partis font que malgré leur succès électoral, ils ne feront pas partie de la nouvelle majorité, remplacés dans la coalition communale par le parti de l'ancienne majorité qui avait sévit pour le pire dans mon ex-belle commune et sème à présent la destruction en marche forcée à coup de millions qui disparaissent alors que tout se dégrade. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit…. Ecolo, localement dans des conditions données, et à un moment précis à fait du bon boulot… en dehors de cela, c’est surtout un ramassis de bobos déconnectés des réalités. Des zozos qui apportent un supplément d’âme au système mais ne comprennent pas grands choses à la précarité vécue (et pour qui l'écologie n'a rien d'une écosophie mais reste dbien subordonnée à l'économie) très clairement plus préoccupés du confort des éco-bobo- touristes que des questions concrètes de crise du logementet trouvant plus intéressant de chercher à établirune fiche du SDF type... que d'apporter une aide concrète. Il est bien connu que tous les SDF se ressemblent, je vous parlerai bientôt de ma théorie de l'attracteur fatal, celui qui faitqu'une fois tombé dedans, l'histoire de chacu s'efface dans un devenir commun des miséreux.... mais justement,mon approche différe, ce n'est pas en établissant un fichier type qui précipite le phénomène qu'on peut améliorer la situation mais au contraire en redéployant les spécificité de chacun, l'irréductible singularité de la personne,en lui permettant de rester au contact de son histoire pour trouver un point de réenchaînement qui tienne à la fois compte de ces aspiration et de ses compétences.... une pêche au trésors cachés et non une reduction forcée par l'imposition de critères minimaliste et d'un formatage à l'intégration.

Donc à mon retour un vernis… mais la couche est fine et bientôt se craquèle. Et petit à petit tout bascule. Comme le reste du monde. Globalisation de la misère et la dictature pour imposer l’austérité. Mais donc voilà, je n’ai pas vu la progression, je n’ai pas été progressivement échaudée. Des années de douches froides et me voici dans la fournaise d’un drôle de purgatoire qui ne dit pas son nom.Et quand je lis aujourd'hui les récits qui parlent de la Grèce au quotidien, et les bonnes description anthropologique de  greek crisis je sais que beaucoup d'entre nous vivent déjà la Grèce au quotidien, mais que les moins démunis jouent les autruches et neveument prendre conscience de cette réalité, par peur sans doute de ce qui pourraitbien leur arriver demain; La peur est saine quand il y a danger quand elle ne débouche pas sur la paralysie de l'impuissance. Il reste deux solutions fuir le danger ou l'affronter. De plus en plus de Grecs choissisent la fuite et l'exil... feraont nous de même pendant que les sédentaires subiront comme la proie fascinée par son prédateurqui se prépare à être mangée toute crue ? 

Tout ceci pour vous présenter la nouvelle tendance, celle qui vise à interdire la don de nourriture aux plus précaires, les infos à ce sujet

Ici Écrire sous les tropiques

Et ici en améranglais et en direct : Feeding The Homeless BANNED In Major Cities All Over America

 

Et ô merveille, je viens de découvrit une traduction en français ici :

Très moche : il est des pays où nourrir les SDF est illégal ! - Aidants des sans-abris, sdf et exclus

nne

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:54

 

Ainsi donc ce monde que je ne reconnais pas. Quelques années en montagne, quelques années sans électricité, sans information, sans remettre les pieds en ville ont  suffi à me mettre en déphasage. Sans même m’en rendre bien compte au début, je reviens dans un endroit où j’ai en partie grandi, ou j’ai passé une partie de ma vie, entre deux voyages, deux exils. S’il y a bien un lieu sur Terre où je puis dire, ici s’enracine mon rhizome, cette commune est ma commune, c’est XL.

Mais à présent XL fait partie de Bruxelles et une des têtes de l’hydre a colonisé ma ville, en a fait autre chose, capitale de la Belgique, petit pays tranquille et accueillant où les gens se cassent pas trop la tête à chercher des problèmes ou il n’y en a bas, nous voici devenu capitale de l’Europe. Et justement, le quartier ou j’atterris par sa proximité avec le Parlement Européen est un des plus colonisé par les Eurocrates, une espèce à part, technocratique, qui ne fraye que très peu avec le commun des mortels, le local, surtout le local qui ne fait pas partie de leur cénacle. Je les croise, j’ai pu les observer, pas trop, parce que cela me fout la gerbe, cette prétention, cette arrogance, ce  comportement en pays conquis comme si le monde leur appartenait, en plus ils se fringuent comme des pingouins, du moment qu’il y ait la marque, c’est bon…. Et puis il y a les sous-fifre, les singes imitant leur maîtres, souvent encore pire, eux aussi même en bas de la pyramide ont ce déplaisant comportement d’élus, qui dérangent d’autant plus que nous savons à quel point ces gens contribuent à foutre la merde dans nos vies, à se faire les relais de maîtres qui n’ont plus rien à voir avec l’idée même de démocratie aussi imparfaite fût-elle dans sa concrétisation… on aurait au moins espéré en d’autre temps la voir s’améliorer un tantinet encore avant de laisser place a des formes plus abouties de vivre ensemble, mais non ces pétâââsseux eurocrates sont les vecteurs de ceux qui ont décidés pour nous que la dictature était la meilleure forme de gouvernement. Que grâce à elle,  ils pourront nous imposer le formatage nécessaire au fonctionnement d’une technocratie, d’une dictature qui se fonde sur le rationalisme mécaniste, un rationalisme qui est à la rationalité ce que […] est à […] . Le rationalisme et principalement le rationalisme scientiste que l’on nous impose comme référence extrême, comme point de vue de l’expertise ultime que nul ne peut contredire est cette abstraction-réduction qui a besoin pour fonctionner que le vivant se soumette à des lois préétablies sans quoi cela ne marche pas. Et comme en science la simplification est de rigueur, quoi de mieux que d’éliminer une grande partie des sujets rebelles à la réduction pour ne conserver que quelques-uns objectivables, dut-on les normaliser à coup de chimie rompant les connexions neuronales, de petites puces nanotechnologies implantées dans le cerveaux et autres méthodes « douces », après que les autres, tous les autres aient été éliminé et pour ce faire nous voyons une panoplie de moyens qui développent leurs effets sur toute la planète et de milliers de manières, des méfaits de l’uranium appauvri à ceux de la malbouffe, en passant par toutes les formes « d’autodestructions » programmées, de médicaments qui causent plus d’effets secondaires qu’ils ne font de bien, les famines, les suicides, les bavures policières, » et autres stérilisations forcées, toute une logique de réduction de la population de la planète qui ne s’encombre  pas de scrupules dans les moyens mis en œuvre.

Et les singes « savants » répètent après le Maître : « Nous sommes trop sur la Terre, il faut réduire la population »…. Mais les singes « savants n’ont pour habitude de se poser des questions, ni d’interroger les évidences acquises, ils répètent ce qu’on leur dit de dire et pensent ce qu’ont leur impose, inconscients collectifs forgés à coup de médias aux ordres ce ceux qui les ont achetés, marchands d’armes , banquiers et autres oligarques. Ainsi aussi  l’industrie du cinéma qui prépare le terrain pour un monde inventé pour le pire, ainsi les éditeurs ainsi aussi une déstructuration de l’enseignement qui fabrique de pauvres imbéciles et des cadres stupides : « plus on monte haut dans la hiérarchie sociale, plus il y a de chance que l’on ait été fortement conditionné à se conformer aux règles d’un économisme triomphant »…

J’ai eu a quelques discussions avec des eurocrates, avec des étudiants de notre université très catholique de Louvain-la-Neuve, avec divers « cadres » du système, ces gens-là ne pensent pas, il reproduisent et leur cerveau mis sur les bons rails, sont remplis de balises, les interdits qui leur évite le dérapage vers un peu d’originalité qui serait nuisible à leur carrière. Ce domaine passionnant la psychologie sociale n’est pas sans être effrayant, tant le nombre de gens à différentes échelle et hauteur de la pyramide sont complètement conditionnés par les manipulation d’inconscient collectif que ce soit pour ce qui est de la doxa que pour ce qui se pose comme élite sans avoir rien compris au monde et encore moins à la vie, éduqués comme des animaux de laboratoires selon les bonnes vieilles méthodes de Pavlov et de ces successeurs comportementalistes.

Le principe même du rationalisme est de nier ce qu’il ne comprend pas, et il ne comprend pas ce qui n’obéit pas à ses calculs et donc échappe à sa volonté de contrôle… Je ne sais pas, je n’ai pas trop fouillé dans cette direction parce qu’elle m’était étrangère jusqu’il y a peu : diaboliser la différence est devenu une norme répandue. Elevée dans l’athéisme, le diable à mes yeux étaient une sorte de personnage de conte pour enfants, un peu comme ces fantômes ou ces monstres de légendes des histoires que se racontent les petits, si possible dans le noir, pour jouer à se faire peur.

Seulement voilà, il semble bien que la survivance et la remontée en puissance de certaines religions, qui donnent consistance au diable ait amené les chefs religieux qui nous gouvernent à inventer le diable dans la réalité en voyant dans l’humain le pire et non le meilleur et en créant artificiellement les conditions nécessaires à faire exister ce pire dans la réalité. A présent le mal est fait, la population de la planète c’est multipliée, dans des conditions de misère pour beaucoup, et sans même entrevoir la possibilité d’apprentissages de valeurs. En semant la peur, voir la terreur sur la planète, nos fous de Puissance, ont répandu la haine et le ressentiment, autant dire que même dans le meilleur des cas nous ne sommes pas sorti de l’auberge. Les Grands Joueurs d’Echecs ont trouvé malin de fabriquer le terrorisme à coup de dollar et du coup nous voilà dans la panade, avec l’OTAN qui utilise les fanatiques d’Al Quaeda chaque fois que nécessaire pour semer, la terreur, la destruction, la mort, la torture dans les régions qu’ils souhaitent déstabiliser, dans celles qui représente à leurs yeux des enjeux cruciaux que ce soit dans l’ordre de la géostratégie guerrière ou parce qu’il y a là des ressources à s’approprier pour la bonne suite de leur petites affaires. Des actes d’autant plus meurtriers que la dépopulation d’une région sert d’autant mieux leur plans et que la destruction d’un pays permet à leurs entreprises de reconstruction non  seulement d’engranger de fabuleux bénéfices, mais aussi de remodeler ce pays à leur image, fonctionnel et dépouiller de son âme, répondant à leur besoin ultérieur de contrôle et d’exploitation des populations locales. Une reconstruction implique des dettes et nous connaissons les  méthodes d’usuriers de nos grands créanciers internationaux… toujours la même vieille et triste histoire : je te prête au-delà de tes possibilité de me rembourser, quitte à fabriquer la crise opportune au bon moment, et nous retournons toujours plus en arrière dans l’application des traditions de l’usure, puisque tous se met en place pour que le non remboursement n’implique pas seulement la perte de bien matériels, mais la mise en esclavage du débiteur.

Or débiteur aujourd’hui nous le sommes tous. Même des gens comme moi qui nous jamais eu recours aux emprunts pourne pas faire de dettes, nous voici endettés par nos gouvernements qui dilapident un pognon emprunté et utilisé avec des gestions délirantes qui servent les intérêts d’une oligarchie au détriment des « gens d’en bas » (ceux dont certains gardent encore les pieds sur la terre, contrairement à ceux qui vivent la fiction de la hauteur et du regard en surplomb…. Vanité quand tu nous tiens !).  Comble donc de la perversion de ce système de capture, des gouvernements qui depuis longtemps ne sont plus des représentants du peuple, nous ont endetté pour fabriquer un monde dont nous ne voulons pas, en ce sucrant largement au passage, car c’est le secret de Polichinelle, « c’est gens-là » eux ne se privent pas et même aujourd’hui en Grèce, les réduction de salaire ou de niveau de vie, ne les concerne pas. En bon valets, ils jouissent des faveurs du Maître, comme les 38 cuisiniers de Sarkozy qui se font servir par des laquais et ont à volonté accès aux caves de l’Elysée, qui plus que jamais ressemble à un Olympe de carton-pâte dans une production  de troisième zone qui voudrait imiter la cour du roi soleil, manque plus que les chaises percées et les préposés au torchage des culs illustres qui hantent les lieux…

Tous ces phénomènes, avec leur air de déjà vu, et pas qu’une fois, à travers l’histoire ont un nom commun : décadence ! Et qui dit décadence parle d’une civilisation qui s’écroule et figure dans laquelle en générale, une nouvelle civilisation en douceur pose ses fondations, sans apparaître encore comme ce qu’elles sont de nouvelles bases pour un nouveau monde. Une nouvelle donne, inédite, cependant, cette fois, le déséquilibre est planétaire, et c’est à  cette échelle que devront se trouver de nouvelles formes politiques.

Or les données du problème sont assez simples : nous sommes nombreux à habiter une planète aux ressources quasi illimitées à condition de les utiliser avec sagesse, et d’adopter des modes de vies qui privilégient cette gestion sage de nos ressources matérielles. Pour ceux qui se contente matériellement de peu et se satisfont dans les joies d’une bonne convivialité active, pas de problème, pour peu qu’ils soient en plus actifs, et fassent preuve d’imagination tout permet d’envisager que certains développent une « empreinte écologique » positive en restaurant des écosystèmes endommagés par la gestion délirante que l’on sait. Non seulement nous sommes nombreux mais nos manières de voir le monde et de le concevoir, nos aspirations et nos capacités sont d’une grande diversité. Seul un monde multipolaire peut donc satisfaire les désirs de chacun. A condition de ne pas prendre plus que ce qui nous revient dans un partage équitable, le bien-être de tous est potentiellement possible, mais aussi, et là je parle d’expérience, combien j’ai vu de gens que le désespoir avait rendu inactifs, se réveiller et se surpasser dans le cadre de relation collectives de bonne convivialité. De ceux pour qui le bonheur de vivre entre bons amis, dans la confiance, en voyant son action reconnue et appréciée est un bien meilleur catalyseur, que toutes les promesses d’une fortune en bien de consommation.

Il est clair que pour qu’un changement positif puisse se produire, pour sortir de l’impasse dans laquelle nous sommes engagés et qui nous conduit droit dans le mur à une vitesse constamment accélérée, les premières mesures qui s’imposent sont l’annulation des dettes léonines et abusives, une nouvelle donne, un new deal. Effacer les ardoises de ces dettes qui ont été créés volontairement dans le but d’asservir les peuples de la Terre. En ce qui concerne notre région du monde, la dissolution de l’Union Européenne et la sortie de l’euro sont des mesures indispensables et préalables à la créations de nouvelles solidarités, non plus celles de mythiques auteurs où planent ces gens qui se prennent pour des Jupiter en tous genres, mais des solidarités horizontales, immédiates, concrètes, fondée sur les notions d’échange et d’entraide multipolaires, multilatérales et polyculturelles. Quant à ceux dont l’insécurité et le manque d’assurance, de racines personnelle les poussent aux replis sur des identités figées de gauche comme de droites, tant qu’ils n’imposent pas leur point de vue et leur manière de vivre à d’autres qui n’en veulent pas… Pour les uns le saucisson pinard, pour les autres le comité central de l’international stalinienne, si les uns comme les autres veulent se couper du reste de l’humanité sous prétexte que seule leur manière de voir est la bonne, pourquoi ne pas leur attribuer des réserves où ils pourraient se retirer entre eux sans avoir à contempler les différences qui les offensent… à ceux qui aiment la diversité d’évoluer dans cet enrichissement qu’est la rencontre des cultures et mode de vie différentes. On peut rêver. Je sais bien que l’avenir qui s’annonce n’est pas si rose, que l’implosion est proche et que partout se durcissent les éléments qui conduisent à une guerre civile.

Pour que ce monde idyllique soit possible, il faut un saut dans l’évolution de la conscience humaine. Ce qui est tout à fait possible : jamais l’évolution n’a procéder autrement, quand une certaine masse critique est atteinte, un bond en avant permet de franchir un seuil… mais je ne suis pas très optimiste, cela ne se produira pas sans déchirements, sans violence.

Pendant des décennies nous avons laissé œuvrer souterrainement toutes formes de manipulations, la défiance règne parfois même là où il y a pas si longtemps la confiance était la règle. Les politiciens de tous bords se retrouvent pris dans des clichés, des vieux poncifs qui ne répondent pas à nos besoins actuels. Frilosité, peur, incertitude de soit poussent les uns et les autres dans les replis identitaires à bon marché… quelques-uns pourtant inventent déjà un autre monde…

A suivre

Anne

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 11:50

 

Depuis quelques jours ce blog est abandonné, je me sens en overdose de géopolitique au quotidien.

Les faisceaux d’indices convergents sont clairs : restriction toujours croissante des espace de liberté, horizon d’austérité aggravée avec l’arsenal de répression pour contrecarrer les tentatives d’insurrection que cela pourrait provoquer, rumeurs de guerre de toute part, gouvernance économiste technocratique qui se met en place à travers différents traités dont on peut affirmer qu’ils représente la volonté non des peuples mais des banquiers. Et surtout, surtout, au sein des populations la croissance du chaos généralisé. Je sais que nous sommes nombreux à nous poserdes question concernant le « confusionnisme aggravé » ambiant. La campagne présidentielle en France est un catalyseur des divisions et des haines. Si pour le moment cette petite guerre civile se mène encore par l’intermédiaire des mots, des coups aussi s’échangent et les tensions montent, ce qui ne présage rien de bon.

Je retrouve chez les plus avertis d’entre nous, ceux qui ont de bonnes notions d’histoire, un malaise persistant face aux situations récurrentes, nous connaissons les techniques de manipulations utilisées dans le passé pour casser les mouvements populaires dissidents du système capitaliste néo-libéral, et nous observons au quotidien un faisceau d’indices convergents qui nous confirme chaque jour que de telles techniques opèrent actuellement de manière accrue, selon la bonne méthode énoncée par les pratiquants de la guerre secrète…  peu importe que chacun se doute de notre action, tant que personne ne peut en amener la preuve positive.

Création de tabous comme ceux du politiquement correct ou ceux qui discrédite toute propos – même prouvé – qui peut se classer dans le vaste registre du « conspirationnisme ». Les principaux arguments étant que soit de tels propos relève du plus pur fantasme paranoïde, soit il vous range directement dans les rangs de l’extrême-droite. Argument tout aussi absurdes et ridicules l’un que l’autre mais malheureusement d’une grande efficacité. Et d’autant plus efficace, que les programmes des politiques conçus comme de grosses opération de marketing ont grand soin de dire au peuple ce qu’il veut entendre dans un créneau donné…. De toute façon, chacun raconte ce qu’il veut, les uns parce qu’ils n’ont aucune chance d’être élus, les autres parce qu’ils savent très bien qu’ils auront toujours la possibilité de se retrancher derrière l’obligation qui leur est faite de trahir leur programme  avec l’excuse qu’ils sont privé de leur liberté d’action et de décision par des instance supérieures… Union Européenne… dont nous savons tous qu’elle n’est pas émanation du Peuple  mais le vecteur par lequel les « aspirants maîtres du monde » imposent leurs diktats et pose les base d’un nouvel ordre mondial dont ils seraient les maîtres incontestés.

Je pense qu’un des points principaux qui leur a permis d’avancer dans la réalisation de leur programme, c’est qu’il est tellement délirant, regroupant à la fois de la mégalomanie, de la paranoïa doublées de solides tendances psychopathes, délivré au peuples à travers des discours schizophréniques, c’est que justement, le bon sens populaire face à une telle folie n’en a cru ni ses yeux, ni ses oreilles avant que justement, comme le vivent les Grecs en ce moment, il ne soit obligé de reconnaître que si certains sont non seulement capables de concevoir des programmes proprement inhumains, mais leur fortune mise au service de stratégie de domination et de capture, leur a permis de prendre peu à peu le pourvoir sur l’économie mondiale, sur les médias, de s’approprier les territoires et le bien commun, de créer leur propres services secrets et organes de guerre et de répression, avant de passer à la dernière phase : la main-mise sur la direction des nations, en évinçant le politique pour lui substituer une gouvernance économique technocratique… objective, donc inhumaine, plus apte à diriger des machines que des êtres vivants, sensibles et dotés de la faculté de réflexion.

Peu importe, là aussi, ils ont travaillé activement au cours des dernières décennies, d’une part à développer et mettre en œuvre les techniques de manipulation des masses et de leur abrutissement. En prenant bien garde de fabriquer ce faisant quelques boucs émissaires qui seront rendus responsables des dégradations opérées. Et cela a parfaitement fonctionné.

Pas avec tous mais avec l’opinion publique, si. Je viens de vivre un exemple concret… pendant les quelques jours de drame –Toulouse-Montauban – qui viennent de secouer la France, je ne consulte pas Internet, et mes échos me viennent du Vox Populi de personnes pas très fûût, fûût, mais quand même « Le coupable c’est un Marlouf » avec cet air satisfait de ceux qui vous l’avait bien dit…. Qui sinon un sale Arabe aurait pu avoir une telle cruauté… « Sarko le veut vivant » et ce côté qui donne à Sarko tous les pouvoirs, dont on sait qu’en l’occurrence il a abusé, mais aussi cette croyance que la parole des puissants est parole d’évangile, et que ce qui est dit est la vérité…. Je passe sur la jouissance malsaine qu’a provoqué chez certains la traque…. Ça, c’est du spectacle, ma bonne Dame, cela vaut toute les télé-réalités, il y a du frisson et du suspense. Une fois de plus je constate que notre Peuple « civilisé » a toujours ce goût de la mise à mort en direct pour lequel la télévision a remplacé la place publique, et les « forces spéciales » reprennent le traditionnel rôle du bourreau.

J’écoute, et n’en pense pas moins, encore une fois, les leçons de l’histoire et surtout celles des manipulations occultes qui ne figurent pas dans les manuels scolaires mais qui jouent des rôles déterminants, tout me dit que ce qui est à l’œuvre est bien plus glauque que le joli scénario présenté au bon peuple volontairement abruti. Et retour sur le web… je vois que non seulement mes doutes sont partagés mais que nombreux sont ceux qui ont fait le travail d’investigation qui amène les éléments de preuve pour éclairer les recoins obscurs d’un évènement qui ressemble trop à la chronique d’un drame annoncé, celui qui tombe opportunément pour la campagne d’un candidat-président, mais aussi pour renforcer les mesures de la dérive sécuritaire qui petit à petit installe la dictature y compris par le viol de toute intimité.

A suivre pour voir si la méthode encore une fois porte ses fruits ou si cette fois, tout de même elle commence à être éculée. L’intervention d’AL Quaeda en Libye finalement assez clairement dévoilée, pénètre jusqu’aux consciences les plus obtuses y semant l’ombre d’un doute, souvent très vite rejeté, comme élément perturbant. Nous vivons dans le monde des antidouleurs, et l’arsenal des anesthésiques joue un rôle actif pour  neutraliser  chacun de ces éléments perturbants qui jusque-là jouaient le rôle de vecteurs d’évolution. La souffrance et le malaise, sont destinés à nous faire réfléchir aux moyens de les éviter, si à peine ils se pointent, nous les éliminons par des drogues et des divertissements, la stagnation s’installe quand ce n’est pas carrément la dévolution.

Néanmoins, j’ai pris à titre d’exemple pour illustrer les échos populaires concernant les tueries de Toulouse, celles de voix de personnes « apolitiques » d’une certaine petite bourgeoisie intolérante et  « naturellement » identitaire, faute de trouver personne plus bas sur l’échelle sociale que les « étrangers »,les « exclus » et autres marginaux. Des gens qui n’ont finalement pour se valoriser que leur appartenance à une nation, cette « qualité » innée qui leur épargne d’avoir à faire leur preuve sur un champ plus vaste et les déchargent de toute responsabilité à prendre concernant l’évolution du monde. Etre Français ou Belge, Allemand ou Hollandais, comme une sorte de titre de noblesse au rabais, dans lequel ils n’ont aucun mérite mais qui les rassure en mettant une goutte d’élitisme dans leur médiocrité…

Il existe aussi un replis identitaire de gauche, non plus fondé dans une identité nationale, non plus enraciné dans un territoire, mais dans les vieux poncifs sectarismes des catégories qui se disputent depuis des décennies le qualificatif de « vraie gauche », à présent de « gauche de la gauche », sans jamais rien inventer de nouveau, en se raccrochant à de vieilles recettes, dont malheureusement les ingrédients ne sont plus cultivés aujourd’hui. Il y a aussi presque toujours, cet a priori de « table rase », si nous avions le pouvoir nous ne tiendrions aucun compte du reste de la population et nous imposerions nos idées et nos politiques à tous. Je résume et force peut-être un peu la note, mais tout de même si, c’est une tendance dominante à gauche comme à droite. Or une fois élu, un président des Français, une fois désigné (par le roi) un Premier Ministre da la Belgique est censé représenter l’ensemble des citoyens. Tout à fait impossible évidemment dans les critères actuels d’une nation une et indivisible qui fait que finalement tous sont insatisfaits, d’autant plus que les gouvernements nationaux ne jouent plus la représentation du Peuple mais celui de ceux qui sont chargés de faire avaler les amères pullules venues « d’en haut », venues d’ailleurs.

C’est pourquoi nous sommes de plus en plus nombreux à avoir la conviction que la construction d’un autre monde ne peut se faire que sur un modèle totalement différent, ancré dans le local. C’est un autre sujet. C’est la raison pour laquelle, si je n’abandonne pas ce blog qui est en résonnances avec mes recherches en géopolitique globale, il sera dorénavant plus dormant pour me permettre de m’investir dans cette construction locale qu’est la fondation d’une société nouvelle en lutte pour supplanter le système actuel sans que nous ne puissions avoir aucune certitude quant à l’issue, sinon de savoir que c’est à chacun personnellement de faire ses choix et d’espérer que cette conception qui se propage aujourd’hui de manière de plus en plus vaste, finira par faire sens comme le courant nouveau qui fait sens dans le devenir du monde.

Anne

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 02:48

 

Ou l’éternelle histoire de la mouche du coche…

Et bien non je ne  parlerai pas de la Syrie. Parce que je n’ai rien à dire de pertinent à ce sujet. Je ne peux que déplorer en toute impuissance la création d’un nouveau foyer de guerre, d’un peu plus de déchirement, de mort, de souffrance et de destruction.

Je laisse à ceux qui se sentent assez experts de la situation syrienne le soin de s’exprimer à ce sujet et internet est aujourd’hui le haut lieu d’expression d’une prolifération d’experts autoproclamés de la Syrie. De gens qui savent comme s’ils y étaient ce qui se passe dans ce pays et qui connaissent mieux que les gens qui y vivent et subissent les conséquences de nos interventions, leurs aspirations.  

Tout ce que je peux dire, c’est que je connais le rôle destructeur des interventions de l’empire. Que ce soit par l’intermédiaire de guerres secrètes comme celle des contras, que ce soit ce joli coup d’échec de Brezinski de fabriquer les Talibans, à coup de dollars, en faisant de l’Afghanistan le champ de bataille entre URSS et Etats-Unis, que ce soit la mission humanitaire pétrole contre nourriture qui a assassiné dans le silence 500 000 enfants Irakiens, que ce soit l’action des bourreaux formés à « l’école des Amérique » pour perpétuer l’asservissement des peuples d’Amérique <<latine ». Cela je le sais parce que ce sont des vérités avérées, fondées sur une multitude de documents, assumés par leurs auteurs. Comme toute une série d’autres faits, comme les conséquences désastreuses de l’intervention en Libye pour toutes la population de ce pays, autant pour les morts, les blessés, les torturés, les emprisonnés, ceux qui ont perdu leurs biens, leur logements que pour ceux qui sont devenus des bourreaux et des assassins. Et dont le devenir aurait pu être différent dans d’autres circonstances. Peut-on envier ceux qui ont à présent tant de sang sur les mains et une mémoire d’assassins ?

Toute intervention militaire est un échec, et faire écho à l’ignoble rire de la harpie Clinton qui se réjouit de l’assassinat de Kadhafi dans les circonstances que l’on sait, c’est reconnaître que nous n’avons jamais été civilisés.  Que la couche de vernis est mince que lorsqu’elle se craquelle, ce qui se cachait derrière n’est pas beau à voir… Triste Occident ! Piètre Occident ! Abominable Occident !

J’aime beaucoup Aristote, mais je n’aime pas la logique du tiers exclu. Peut-on envisager la situation en Syrie en décidant qu’il y a deux camps, que l’un est donc forcément celui des bons et l’autre forcément celui des méchants ou bien la situation est-elle beaucoup plus complexe ? N’y aurait-il pas aussi une grande partie de la population qui ne se reconnait ni dans l’un, ni dans l’autre de ces camps-là et qui est prise en tenaille entre deux feux, otage d’enjeux qui la dépassent dans un pays transformé en champ de bataille entre des intérêts dont quelle que soit l’issue, elle sera perdante ?

Ne sommes-nous pas face à l’insoutenable ? Celui qui naît de l’indécidable. Parce que nous n’avons tout simplement pas la possibilité et les moyens de mettre en œuvre une action qui porterait réellement secours au peuple de Syrie ? Du soutien que nous pouvons apporter aux interventionnistes de l’Otan, on sait à coup sûr que le sort de la population leur importe peu et servent les intérêts de ceux qui ont jeté de l’huile sur le feu pour que toute résolution pacifique deviennent totalement impossible, création d’une situation irréversible de guerre civile qui mène à l’inconciliable, avec la haine et le désir de vengeance dont les effets s’inscrivent dans la durée, irrémédiablement, doit-on pour autant apporter son soutien au régime en place et applaudir à son maintien, comme le font certains ?

De toute façon, quoi que nous en disions, les dés sont pipés et la bataille décisive se livre aujourd’hui sur d’autres terrains. Soit le renforcement d’un monde unipolaire, dans lesquels les Etats-Unis assument le rôle de gendarmes du monde, non pas au service de la population de ce pays mais de ceux qui mettent en place les politiciens qui en assument officiellement la direction, ce qui implique la mise en place d’une dictature mondiale, non sans en passer par l’affrontement d’une guerre qui n’épargnera personne, en aucun lieu. Parce que tous ne sont pas prêts à se laisser faire avec la passivité dont fait preuve l’Europe en ce moment. Soit l’avènement d’un monde multipolaire et là de nombreux cas de figures sont possibles… et dépendent d’une multiplicité de facteurs qui rendent impossible quelque prévisions que ce soit quant à la forme qu’il pourrait prendre et au rôle que jouerait chacun de ses pôles multiples. Il est même difficile de prédire si l’Europe a encore la capacité de se réveiller pour y prendre sa place comme pôle à part entière… ce qui impliquerait de démanteler l’actuelle union européenne pour reconstruire une Europe aux alliances multiples et multipolaires elles aussi.

Nous ne sommes déjà pas capables de nous aider nous-même, il est vain alors de prétendre venir au secours d’autres peuples… il ne sert à rien de plonger pour tenter de sauver celui qui se noie loin du rivage quand on ne sait pas nager.

Non, je ne parlerai pas de la Syrie…

Anne

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 13:52

 

 

J’ai publié ci-dessous un  texte de Roland qui attire l'attention sur une dérive aggravée de la censure.

Je ne partage pas sa vision des femmes assez totalitaire, purée ! bonjour l'amalgame !... mais qu'il puisse le dire permet d'en discuter. Un billet d’humeur donc pour montrer que le politiquement incorrect peut s’avérer beaucoup plus sain lorsqu’il est énoncé que quand il y a obligation de le taire – et de n’en penser pas moins ! Personnellement je ne crois ni à "les femmes", ni a "les hommes", vaste blague qui fait aussi partie de la propagande du système, semer la division là où existe la complémentarité, transformer les femmes en harpies féministes revendicatives et les hommes en petits machistes revanchards, c'est autant de temps passé en querelles futiles qui détournent des vrais problèmes dont l’exploitation des unes et des autres par les mêmes n’est pas le moindre. Ma vision spontanée, que je peux théoriser a posteriori, me fait voir des personnes et des habitants de la Terre, chacun(e) singulier(e), avec des spécificités propres, pas des individus tous pareils, non des personnes avec des potentiels spécifiques actualisés par une histoire irréductible à aucune autre.

J'ai été élevées en grandes parties par des femmes que l'on caricature aujourd'hui en les qualifiant de féministes, parce que ce que sont les féministes aujourd'hui trahit ces femmes qui ont ouvert des espaces de liberté pour toutes les autres, sans s'opposer aux hommes, sans revendiquer, en prenant place tout simplement, respectées par les hommes de leur entourage comme elles les respectaient.

J'ai pu trouver ma Tante Stella dans le dictionnaire des femmes Belges... ou on parle de son divorce rapide comme si elle avait fui les hommes mais on ne parle pas de son grand amour avec son compagnon également avocat, jusqu'à ce que la mort les sépare. Ces femmes étaient les premières juges, avocats, médecins, sénatrices de mon pays. Elles me disaient "La liberté ne se revendique pas elle se pose",  elles me disaient aussi "Nous devions être les meilleures, nous n'avions pas le choix !" Toute mon enfance a été bercée des rencontres de ce petit groupe d'hommes et de femmes qui partageaient un goût commun du débat (et des voyages). J'ignorais tout du féminisme à la sauce contemporaine, il s'agissait non de geindre sur son sort mais de se poser comme incontournables.

Une Petite anecdote. Ma tante ayant demandé au bâtonnier ce qu'il adviendrait d'une avocate ayant un enfant hors des liens du mariage... la réponse fut sans équivoque : "Rayée du barreau". Elle n'a pas eu d'enfant, mais sa copine EB, elle, si. Enceinte, facile à cacher sous la grande robe des avocats, perdant presque les eaux en plein tribunal, seuls les proches étaient au courant de l'existence de sa fille. Et quand celle-ci a eu 6 ans, elle l'a prise par la main et s'est baladée avec elle au palais de justice... depuis il n'est plus question de rayer du barreau une maman célibataire.

Il y a dans ma commune un monument aux morts des deux grandes guerres du siècle passé. 14-18 ne figurent que des noms d'hommes. 40-45, figurent les noms de ces femmes résistantes mortes pour s'être engagées au combat. Il existe entre les hommes et les femmes d'irréductibles différences mêmes si les zones de « recouvrement » sont plus vastes que ce qui nous différencie et varient de personne à personne, je n'aime pas la notion d'égalité car elle voudrait que nous soyons tous pareils, réductionnisme. Je crois que le problème est celui d'une hiérarchisation des valeurs. A l’égalité, je préfère "respect des différences" qui permet d’autant mieux à nos complémentarités de s’exprimer et de ce conjuguer. Dévaloriser les tâches ménagères, par exemples, pour inciter les femmes à se "valoriser" dans un emploi souvent merdique participe de cette logique. Peut-être que si les tâches domestiques, nobles en soi, n'étaient pas constamment dévalorisées, elles seraient plus facilement partagées. Aujourd'hui, le travail des deux partenaires est souvent nécessaire pour des raisons budgétaires.

Voici donc les réflexions que m'ont inspirés les qualificatifs politiquement incorrects de Roland à l'égard des femmes. Plus intéressant tout de même de pouvoir l'exprimer et d'en discuter, plutôt que d'en faire le fond d'une arrière-pensée qui se traduit en frustration.

Je pense que cette censure aggravée, ce retour en force d'un esprit d'Inquisition qui n'avait jamais disparu, mais couvait sous la cendre de trop de bûchers est une des causes de l'accroissement de la violence que nous connaissons. Quand les mots sont interdits, l'envie vient de se rabattre sur les manches de pioches pour exorciser ses frustrations. C'est aussi à nouveau cette vieille tension entre une production d'intelligence collective, qui est du côté de la conscience éveillée et ces manipulations toujours croissantes d'inconscients collectifs malheureux que nous observons aujourd'hui, les techniques de manipulation des masses ayant fait de grands progrès et étant utilisées à grande échelle. Plus certains sujets seront tabous, plus efficaces seront ces techniques puisque la part de l’inconscient augmentera au détriment de l’éveil de la conscience.

Réactions émotionnelles de masses frustrées, habitées d'un sentiment d'impuissance qui rend le climat propice à la recherche d'exutoires, de la manière souvent minable du faible qui cherche le plus faible pour lui tomber sur la gueule ou de la manière encore plus minable par lesquels des faibles et des impuissants se réunissent pour fabriquer des boucs émissaires qu’ils chargeront de tous les péchés du monde, y compris et surtout de ceux dont est chargée leur propre conscience...exutoire plutôt que catharsis... la tension est alors pour un temps soulagée, mais  les inconscients toujours surchargés des même maux (des même mots dans le monde censuré du politiquement correct) devront trouver d'autres victimes à sacrifier. Décharger la tension s’en en éliminer les causes est source de récidivisme.

Souvent ce qui est reproché aux autres ressemble à ce qu'on se reproche à soi-même. Il n'y a pas de secret, la dévalorisation de l'examen de conscience, acte sacré, mais non religieux en soi, provoque des disfonctionnements des personnes et des sociétés et créent des phénomènes d'addiction aux échappatoires, drogues légales et autres…, fuite dans les lavages de cerveaux des fictions télévisuelles et autres…, ces trucs qui "prennent la tête" et vous la vide, mais aussi la violence comme décharge des tensions sur des cibles toujours plus arbitraires. Les histoires de beaucoup de terroristes ont une genèse qui obéit à ces principes… frappé à l’aveugle du fond de son désespoir faute de pouvoir atteindre les causes. En cela la guérilla est irréductible au terrorisme. La guérilla vise des cibles précises, d’une manière qui consiste à placer des grains de sable là où ils auront un maximum d’efficacité et à disparaitre au plus vite en se fondant dans le paysage, sans se faire prendre bien sûr, mais sans encore mieux, sans se faire voir.

Pour évoquer la lamentable histoire de la burqua-pride à l'U(l)B, je rappellerai qu'à l'époque de Marcel Liebman, professeur juif cofondateur de l'association Belgique-Palestine et certainement un des meilleurs professeurs qui ait jamais enseigner à l'ULB (à l'époque avec un grand L), des étudiants venaient de toutes les facultés assister à ses cours qui prenaient la forme de débats passionnés et passionant, on y voyait intervenir des étudiant proches de l'extrême-droite qui tentaient, en vain, d'acculer le maître dans des retranchements. Ils recevaient des réponses argumentées qui la plupart du temps finissaient par leur clouer le bec. Mais bon, que sont un Hasquin ou un Harscheer à côté d'un Liebman ou d'un Verstraeten, ce minables petits carriéristes qui se sont haussé dans la hiérarchie en piétinant le libre-examen... Liebman avait une carrure et une connaissance des sujets qui lui permettait de se remettre chaque jour en risque. Je n’ai jamais suivi de cours du premier, mais si du second…. Apôtre de l’ingérence humanitaire, il nous donnait l’exemple de l’opération pétrole contre nourriture en Irak comme une prodigieuse avancée des Droits de l’Homme et faisait l’apologie de son ami Kouchner. Pour situer le personnage. Quant à Hasquin recteur, se fût l’époque où cette université commença à sombrer dans l’obscurantisme de l’athéisme totalitaire, l’époque où une professeure nous avouant qu’elle avait cessé d’être athée pure et dure pour devenir agnostique, savait qu’elle mettait en risque sa carrière. De tels personnages sont des acteurs majeurs de la dogmatisation de cette université. Il y a dans la bibliothèque de l’ULB, un livre qui relate les tribulations de sa fondation difficile parce que sans cesse contrecarrée des manières les plus odieuses pas les catholiques. Ce livre s’achève sur le discours de fondation officielle (qui ne fut pas prononcer par Verhaegen, malade ce jour-là), ce discours s’achève en ces termes : « Et l’université vivra, si dieu le veut ! »…. S’ils me lisent, les HH et autres dogmatiques, ils sont capables de le faire disparaître !

Une professeure de sciences, de cette même université, me racontait la transformation dont elle avait été témoin au cours du temps. A une époque, les bureaux des chercheurs et les laboratoires étaient ouverts, lorsque quelqu'un "trouvait" quelque chose, tout le monde se réunissaient discutait, il y avait de l'émulation dans l'air. Dans ces débats interdisciplinaires, il arrivait qu'un physicien donne à un biologiste l'idée qui lui permettait d'améliorer le dispositif de son expérience et vice-versa. Puis est venue l'ère de la concurrence, finie l'émulation. Cette professeure me raconte comment progressivement les portes se ferment, le silence s'installe et les découvertes se retrouvent enfermées dans des tiroirs sécurisés avant publication... là aussi nous voyons une forme de censure, celle d'un mode de production protégée, dans la lutte pour garder son emploi. Les cas se multiplient aujourd'hui de résultats bidons qui ne sont là que pour répondre à la nécessité non seulement de produire du résultat à tout prix, mais qui plus est, du résultat conforme au désir de l'employeur. Big Pharma est à la pointe de ce sale jeu. Et comme la recherche universitaire dépend toujours d'avantage de fonds privés elle n'échappe pas à ce phénomène. J'ai pu le voir pratiqué en direct par des doctorants en pharmacie qui ne s’embarrassaient plus de vérité scientifique mais de conformer leur thèse aux critères de recevabilités imposés par les « autorités », et pour cela, ils n’hésitaient pas à « adapter » certains de leurs résultats d’expérience. Ceci pour dire que la concurrence qui implique ses propres formes de censure, contrairement à ce que d’aucuns prétendent, est pour le bien commun bien moins fructueuse que l’émulation qui permettait non seulement une entraide, mais aussi la mise en évidence par les collègues de certaines failles dans un dispositif.

Une des conséquences de cette censure du politiquement correct est le hiatus croissant entre discours publics et discours privés. Une schizophrénie grandissante entre le personnage public, y compris à l’école et sur les lieux d’emploi, en politique comme ailleurs, et la personne privée. Croire que cela peut se faire sans amener des disfonctionnements du comportement et sans porter atteinte à la santé mentale est un leurre, le mensonge, la simulation, la tricherie, en tant qu’atteinte à l’intégrité provoque non seulement des troubles du comportement mais des maladies dites « d’origine psychosomatique », il n’y a pas de pleine santé sans intégrité mentale.

Pour terminer, je prendrai l’intégration d’exprimer publiquement les thèses négationniste de l’existence des camps de concentration et d’extermination pendant la dite « seconde guerre mondiale » en Allemagne. Je me rappelle, quand petite fille, j’avais demandé à une amie de la famille, appartenant à une génération aujourd’hui disparue « Dis, pourquoi tu as un numéro sur ton bras ? »

J’ai appris petit à petit l’Histoire racontée par ceux qui l’avaient vécue et ceux qui en avaient été témoins. Pire encore que les thèses négationnistes, le règne du confusionnisme qui fait qu’il semble impossible aujourd’hui de les réfuter d’emblée sans équivoque. Circulent tant d’informations et de désinformation dans des intrications qui rendent certains sujets indéterminables si nous ne rencontrons pas les témoins directs et fiables. C’est dramatique !

Mais pourtant dans le monde à venir que j’envisage, celui qui a mon adhésion, ce n’est pas essentielle. Ce monde n’est plus le monde de grandes idées qui devraient être partagées par tous quitte à les imposer par la force, mais celui des petites réalisations concrètes qui peu à peu réinvestissent le paysage, et gagne non par la force des mots mais par la séduction du modèle concret. Des petits noyaux, fondations d’un autre monde qui établissent entre eux un rhizome d’échange de plus en plus dense, conquête fractale du territoire. S’entendre sur les impératifs d’une réalisation concrète pour le bien-être d’un collectif qui contribue aussi au bien commun, relègue les mots, les théories pour un essentiel qui nous unit davantage, répondre à des besoins que nous partageons nous les humains, les habitants de la Terre,… retrouver ce bonheur que nos modes de vies actuelles et la gestion économique de la planète font reculer toujours d’avantage. Ecosophie, habiter sagement la planète, changer les prémisses des logiques de l’habiter, chercher comment il deviendra possible d’habiter cette planète en bons voisins, voisin avec qui nous partageons un logis, un foyer ou voisins des antipodes. Mais cela est une autre histoire…

Anne

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 10:43

 

Et oui, une couche en plus ! Avec plein de liens

 

Des minidrones autonomes capables de se coordonner entre eux

pour tous savoir sur ces merveilles de petites machines tueuses ou espionnes qui font partie de l'arsenal de la nouvelle machine de guerre de l'empire. Pas seulement destinée à des pays lointains par les souffrances desquels la majorité d'entre nous ne se sent concerné que quand il y a son lot de haine à dégoiser... non pour la répression locale aussi. Je vous rappelle que c'est déjà programmé : 30 000 drônes pour surveiller le territoire des EU dans les années à venir... pourquoi s'arrêteraient-ils en si bon chemin les vieux croûtons séniles qui dirigent nos destins.

Eux il leur reste juste a patienter encore un peu pour que grandissent leurs chance de devenir immortels, cryogénisés, ressuscités et greffés de toutes les inventions des technologies transhumanistes pour perdurer indéfiniment sur une planète débarrassée de ses habitants, ces gêneurs... qu'est-ce qu'ils vont s'emmerder, seuls au monde avec leur robots, plus personne a faire souffrir, plus de peuples a annihiler, il leur restera les guerres virtuelles et les petits soldats de l'IA pour se distraire.

Je délire...non eux délirent et malheureusement leur délire nous concernent tous puisqu'il donne sens à l'évolution du monde vers le pire qui se répercute dans nos quotidiens. Pendant des décennies le démantèlement de l'éducation, l'éradication des traditions comme enracinement ont crée artificiellement un peuple de montons sans conscience, sans imagination, incapables de concevoir autre chose que l'emploi et le consumérisme comme valeurs de référence... a miser sur le pire de l'humain, à manipuler les inconscients collectifs, il ont fini par l'obtenir la dégénérescence qui justifie leurs désir de destruction de l'humain...et la misère croissante n'améliore pas les choses. Si quelques-uns créent les conditions d'un monde nouveau au quotidien, la plupart s'en tapent... mentalité d'esclaves qui revendiquent... revendiquer est déjà reconnaître qu'il y a des maîtres qui disposent de droit de nos existences. revendiquer c'est toujours trop ou trop peu.

Si pour vous c'est un bon programme, des salaires un peu plus élevés, la retraite à 60 ans et un peu plus de démocratie, si vous trouvez normal de vous échiner pour des miettes pendant 40 ans pour vous retirer, vidés, dans votre petit pavillon avec antenne parabolique, péniblement acquis, si un plus de démocratie, plus sécuritaire pour protéger vos précieuse petites vies au service du Profit vous conviens... quelle étroitesse de vue dans un monde où tous les moyens sont là a portée de main pour changer radicalement la donne... mais soit qui suis-je pour décider de ce qui est bon pour vous... mais nous, nous les fous, les rêveurs, las amoureux de la vie, de la création non humaine, nous les simples d'esprits, les idiots, nous mourons quand nous voyons nos rêves entravés par les carcans de la médiocrité, nous étouffons quand on cherche à nous réduire au plus petit dénominateur commun : individu... nous les personnes, le peuple de humains, nous qui prenons les risaues de lacher les repères pour encore et toujours remonter les campements autours de nos feux de joie. Nous voulons de lieux pour habiter le monde, et des outils pour le créer au quotidien... et pour nous arrêter il faudra nous tuer... mais c'est prévu et sous les formes hypocrite des chroniques d'autodestructions programmées...

A chacune de ces morts dont je suis tristement témoin, disparitions des plus riches, des plus beaux ,des plus créatifs, des plus fous sous le regard complaisant des médiocres, rassurés de n'être que ce qu'ils sont... vous voyez où cela mène ma bonne dame l'originalité... à dégueuler...

Demain les abeilles auront disparu et nous verrons passer les essaims de petits drônes "intelligents" qui se rendent chez le voisin qui a commis le péché de dissidence... danger, il faut éliminer les différences, toutes les différences, il ne faut plus de vivant que celui formaté. Mais demain peut-être ne serez vous plus là pour le voir parce que chaquejour les raisons de mourir vite se multiplient pour toujours plus d'entre nous... 48 ans d'espérance de vie des sans-abris contre 80 pour les "autres"... seulement voilà, nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences de l'ensemble des technologies destructrices mises en place... je vous épargne la liste... mais peut-être vous aussi espérez-vous que quelque greffe de produit de ces nanotechnologie si prometteuses viennent au secours de votre humanité défaillante... la Grèce, c'est déjà nous... pour toujours plus de gens touchés par la misère... regardez les de haut... demain ce sera vous, ce seront vos enfants... grands-parents de petits mutants et de petits cyborgs, va falloir s'adapter.... et...mais cela ne marchera pas... soit l'humain sera l'ancêtre des machines et des création du transhumanisme, soit nous assisteraons à un changement radical, total, un autre paradigme qui constituera une réelle évolution et dont la composante principale ne peut être que plus de sagesse et de tolérance... l'évolution ne recule pas... soit une espèce disparaît soit elle s'améliore... or le pouvoir a mis ses espérances et ces moyens dans le développement du non humains... amélioration des machines et pression pour la dégénérescence de l'humanité.... donc nous n'avons plus le choix... passer un seuil de sagesse vers la bienveillance... nous ne sommes pas trops sur la terre à condition de ne pas dilapider de précieuses ressources pour nous faire la guerre, nous ne sommes pas tropsi au lieu de combattre nous mettons à profit nos complémentarités pour inventer de nouvelles manières d'apprivoiser le monde, nous sommes juste assez pour aller de l'avant, entre nouvelles manières d'habiter la planète, de produire et toutes ces solutions à inventer pour réparer (autant que faire se peut) les dégâts monstrueux qui rendent la Terre inhabitable pour l'homme.

Et si je mettais l'accent sur ce grand délire, espoir d'accéder à l'immortalité, c'est que c'est bien réel les vieux croûtons qui sont déjà presque dans leur container de glace, n'ont rien à fiche de notre avenir et leur espoir d'immortalité n'est pas sous l'aspect débile de vieillards décatis qu'ils l'envisagent... mis transhumains.... donc la Terre comme lieu de vie pour les humains ne les concernent déjà plus.

Je le déplore parfois, je suis incapable de haine... ce serait tellement plus simple si je pouvais haïr, faire un petit paquet de ma conscience malheureuse et le projeter sur la cible d'un bouc émissaire choisi pour cet usage... j'ai essayé, mais je n'ai pas en moi, ce truc de hargne que je ressens parfois chez d'autres, par contre ce qui ne m'épargne pas, c'est le grand dégoût croissant devant tant de malveillance,d'iniquité et de stupidité... la décadence Je n'ai jamais rien trouvé d'autre pour lutter contre cette nausée qui me vient de l'horreur que de poser pierre après pierre, les bases d'un autre monde... mais aujourd'hui, je suis bloquée, calée, réduite à une forme d'impuissance... plus pour longtemps, mais tout de même...

Anne

 

Des minidrones autonomes capables de se coordonner entre eux
Par Marc Zaffagni, Futura-Sciences

!

Mis au point par une équipe de chercheurs de l’université de Pennsylvanie, des drones de quelques centimètres de diamètre peuvent se déplacer sans utiliser de GPS et voler en escadrille en étant parfaitement coordonnés. Une belle prouesse technique dont les applications seraient intéressantes.

  • Tout savoir sur les drones avec notre dossier complet

À l’occasion d’une conférence TED (Technology, Entertainment, Design), Vijay Kumar, directeur du Département d’ingénierie mécanique et de mécanique appliquée de l’université de Pennsylvanie a fait sensation avec ses drones miniatures.

Lire la suite : Actualité > Des minidrones autonomes capables de se coordonner entre eux

Actualité > Des minidrones autonomes capables de se coordonner entre eux

 

Et un petit bonus en anglais....http://micro.seas.harvard.edu/beequarter.png sur les nouvelles abeilles et leurs performances

"Clou de la démonstration de Vijay Kumar, une escadrille de 9 robots a joué le fameux générique de James Bond sur 6 instruments et cela sans aucune intervention extérieure."

http://micro.seas.harvard.edu/

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 15:30

 

 

Que tout cela est triste. Nous voici sur une planète qui aurait pu devenir un petit paradis…tout y était, juste une question de choix. Et parce que quelques malades marchands de guerre et fabricants de haine ont décidé de s’attribuer tout pouvoir en misant sur le pire nous voilà entraînés dans la destruction de notre monde dans un halo de souffrances. Mais à quoi rêvent donc les humains pour ne point se réveiller, jamais ?

Je ne parle même point d’argent ici, l’argent on sait ce que cela vaut… plus grand-chose, rien qu’une machine de capture bien rôdée pour confisquer le monde et le machiner à la mode des ingénieurs avides de créer des transhumains sur une Terre dépeuplée ! Tristounet si l’on prend un peu de recul, horripilant, horrifiant, révulsant quand on a le nez collé à la triste réalité entre campagne dévastées et villes où circuler sans buter sur les mendiants et clochards qui prolifèrent devient difficile…

Et les regards des gens dans les métros, grisaille affligeante des affligés permanents tout occupés de leur souci. « Oh moi, tu sais… le métro. J’ai ma bagnole ! » Yeh men ! Quand tu les regardes dans leur bagnole pas plus réjouissant… mais soit. Une humanité dégradée, livrée à l’angoisse dans un monde artificiellement livré à la concurrence triomphante…

Enfin, dirons certains, me voici débarrassée de cet optimisme que rien à terme ne pouvait entamer confiante que j’étais en l’intelligence de l’humain et son désir de bonheur qui comme une rivière trouverait inéluctablement le chemin de la mer de l’Harmonie quel que soit les détours qu’il lui faudrait faire pour trouver le chemin… Yes… naïve…

Le choc des civilisation, je l’ai vécu il y a juste 7 ans en revenant en ville, Bruxelles, plus très belle, que je ne reconnus point sans pourtant comprendre pourquoi je m’y sentais à ce point étrangère, toujours un peu en décalage… Ce n’était plus le même monde, je le savais mais que ce passait-il ? Je comprends à présent que c’étaient tous les processus agissants occultes et discrets qui détournant le cours de la rivière la dirigeait vers le gouffre de l’Abomination… un puits sans fond qui entraînant chaque jour son lot de chutes vers la misère mais insidieusement sans faire de bruit.

En mon absence, un nouveau concept avait pris de l’ampleur…exclu, exclusion, rebuts de société, stigmatisés des marques d’infamies distillée par une propagande fallacieuse, vers l’attracteur fatal, réducteur des différences, négationniste des histoires personnelles et des uns et des autres, un SDF, ce n’est plus une personne mais un cliché que les « bonnes âmes » de l’associatif caritatif cherchent encore aujourd’hui à réduire d’avantage : une fiche établissant le portrait-robot du SDF en général…Si, si… c’est à cela que sert l’argent durement gagné par les contribuables… aussi utile que de calculer le produit national brut par tête de pipe à l’époque romaine, comme le font nos compères de l’OCDE, travaux indispensables pour conserver en ce monde mercantile quelques secteurs de recherche « pure » et désintéressée… aussi vain puisque nous le savons, la pauvreté structurelle ne permet de fiche signalétique générale de SDF que parce que la personne déjà est réduite à l’individu et trop tard… c’est avant qu’il faut agir, quand existe une histoire vivante qui fait que chacun diffère de chacun en ses talents et savoir-faire… la fiche signalétique n’étant qu’un outil de plus dans l’arsenal réductionniste et assassin.

Ah, j’en ai rencontré de ces âmes charitables de l’associatif dont les très peu travailleurs créent leurs sinécure bien calés sur le dos des exclus, gestionnaires de pauvreté… atteint de réunionite aigüe, programmant des « actions » qui se suffisent à elles-mêmes… ben oui, une action, c’est une action, elle se suffit en soi, même pas la peine d’inviter les politiques… vous ne saviez pas… c’est que vous n’avez pas fait le stage… mais oui, celui de formation pour gentils animateurs formatés.. et tout ce petit monde de se lamenter… mais pourquoi, pourquoi, ne rencontrons-nous pas le Public lors de nos actions… toujours entre nous, alibis du système… la pauvreté on s’en occupe de loin… un gratin de bobos néfastes et fort coûteux.

Ce n’est pas vrai, je mens certains s’en occupe de plus près, il s’agit alors de gérer le pauvre lui-même, de lui donner une activité… lucrative… pour l’association, parce que le pauvre, le misérable, s’il en est arrivé là, c’est qu’il ne sait gérer ni sa vie, ni son argent… je ne donnerai pas de noms, ceux qui l’ont vécu le savent bien puisque c’est à travers leur nombreux témoignages que j’ai pu reconstituer le parcours… les dortoirs, les garde-chiourme, l’occupationnel qui rapporte gros aux organisateurs alors que le pauvre plouc lui reçoit quelques sous au compte-goutte, un peu de tabac dans le meilleur des cas… ban tiens… donnez-lui de l’argent Ma Bonne Dame et vous verrez que cet ingrat va se saouler ou pire se droguer !… mais quelle horreur ! Cela n’empêche pas les trafics, au contraire, faut bien se le faire son argent de poche… mais cela vous le savez, ils sont irrécupérables, nous on fait ce qu’on peut, quoi de mieux que le travail pour vous réhabiliter un homme.

Et ce n’est pas notre nouvelle Ministre de l’Activation Sociale Mercenaire  qui me contredira, le pauvre, l’inactif, l’inutile, tu le prends par le collier et au boulot… la gonze pas très maligne, nous affirme que le travail fait l’homme sans en tirer les conclusions logiques… un boulot de merde, c’est la personne elle-même qui se trouve réduite au rang du merdique… et puis vous savez les inadaptés sociaux… couper les herbes au bord des routes voilà une tâche à leur confier, faut bien qu’ils se rendent utiles, cela s’appelle aussi « remotivassions », n’ayons pas peur, les concepts débiles des métalangages ad hoc créent des zones de non-droit, sans avoir l’air d’y toucher… sémantique de l’exploitation que les activateurs vous contraigne à intégrer… bref désintégration personnelle par reformatage ou exclusion sociale… le choix vous est laissé.. irrécupérable… yes, yes… un petit valium, peut-être pour faire passer…fabrique de zombies décérébrés qui servent le pouvoir, en bas, tout en bas de l’échelle sociale…  peu importe, vu notre goût de l’horizontalité…plus on est en bas plus on reste libre de penser (en aparté, quand même… « oui chef » ce qui donne en traduction simultanée « sale con tu ne perds rien pour attendre »… la schizophrénie sociale est un art que je ne puis pratiquer, ainsi n’ai-je pas subi ce fameux stage de préparation au lien de subordination imposé aux futurs employés, peine perdue puisque cela m’échappe… l’autorité ? No se ? je n’ai jamais appréhendé le concept de l’intérieur ! Parfaite idiote que je suis.

Pour les bien connaître, ceux qui furent soumis malgré eux à ces reformatages, pour en être à ma manière, sauf que… qui mieux que moi sais qui je suis ? avec ma petite boite à outils de langage, toujours en décalage, toujours improbable, je sais ce qu’il en est… et combien finalement le mutisme devient la règle de ceux qui ne cherchent plus à se rebeller contre les définitions d’eux-mêmes que leur impose le système pour les faire entrer dans les petites cases, pion interchangeable des emplois formatés par les ingénieurs sociaux venu d’un autre monde, le cerveau formaté à l’aune des machines, les plus dévitalisés d’entre tous, puisque plus conditionnés depuis toujours ils se complaisent dans ce rôle, ils sont l’élite. Je revois ce gamin étudiant de Louvain-La-Neuve, stupide et arrogant, tout gonflé de vanité, qui s’apprêtait à gérer les populations muni d’un beau diplôme après un parcours qui lui avait évité de se confronter jamais à la vie, la vraie celle qui nous oblige aux défis de l’imprévisibilité de l’avenir… pauvre petit bonhomme, si imbu de toi-même… t’as rien compris à la choucroute, ce qui va te permettre de rejoindre les rangs des nuisibles en toute bonne conscience… élite… cauchemar de notre pauvre monde oui… médiateurs du système, protégé dès l’enfance de toute confrontation à la réalité du monde, ne recevant de celui que la réalité médiée par truchement, qui fera que les suradaptés, pourront se permettre d’agir (et de détruire) en toute bonne inconscience, puisque de conscience, point… avortée la conscience, juste une participation à l’inconscient collectif machiné par des puissants qui les flattent… vous êtes les élites de la nation, et cela marche… et plus imbéciles, ils sont plus ils seront utiles… ainsi inadaptée, je suis à la société, adaptée à la vie et au monde sauvage dont les espaces ne cessent de se réduire. Là-haut, j’appartenais à la montagne qui s’appartenait à elle-même. Les banquiers sont venus, ont acheté la montagne, et le monde d’autant s’est réduit… Bobos touristes en 4X4 qui évincent les habitants, c’est ce qu’ils appellent écologie, souffrez donc que je lui préfère l’écosophie, la sagesse ne se plie pas aux désirs des marchands aussi facilement que le logos, tout dépendant d’axiomes qu’on oublie le plus souvent d’interroger. Du fond de ma mémoire, fut stigmatisé à raison cet inépuisable optimisme, pas si inépuisable puisque je sens que là je commençais d’en percevoir les lmites, le fond de mes réserves et puis le chocs, la ville et sa dégradation, Bruxelles confsquée par les Eurocrates, chaque fois que je peux lire « Bruxelles a dit… » j’ai un pincement de cœur, Bruxelles ne parle plus… comment pourrait parler une ville dont l’âme est morte, Alors quand on dit Bruxelles, qui parle ? Bonne question, dont on ne peut faire l’économie, il faut mettre sur ce Bruxelles là des visages et remonter les fils jusqu’aux marionnettistes, c’est une première étape, pour que nous retrouvions notre ville et tous ensemble, les coupables qui se cachent derrière elle, le façadisme est à la mode chez nous… quand à mon optimisme, il me faut dorénavant le distiller avec discernement, idiote assurément mis certes pas imbécile, les sources d’optimisme à présent se tarissent les unes après les autres. Seuls ceux que les leurres du système aveuglent encore peuvent le nier…Pauvre petit René, il est loin le temps où l’on pouvait prétendre que  « bon sens » était la chose la mieux partagée au monde même pour les commodités du discours, de sens il n’y a plus si ce n’est celui qui nous conduit à notre perte, troupeau sinistre qui se dirige inéluctablement vers le précipices, des éleveurs sans talents ayant évincés les bergers et leurs soins attentifs. Il y a un devenir mouton du berger l’éleveur lui remplace par la houlette par la calculette, et la sociobiologie de Spencer, antivie s’il en fut… et voici nos moutons soumis au devenir machine, ce qui ne leur réussi guère, notre Mère nature les ayant conçus sous d’autres modes d’être.

Je n’étais pas coupable que d’optimisme invétéré dans un territoire aujourd’hui révolu. « Tu te poses trop de questions »… Ah bon ? C’est que jamais je n’ai aimé que l’on me dicte des réponses anticipées, j’aime à faire mon propre cheminement… pas la peine de d’interroger à ce sujet puisqu’on te dis que voilà la réponse à la question que tu n’as pas posé, non seulement j’aime à trouver les réponses mais aussi a chercher la bonne question face à un problème donné, puisque la bonne question est celle qui conduit à la bonne réponse, la base et le fondement de toute démarche scientifique cohérente, n’en déplaisent  à ceux qui aujourd’hui imposent à nos pauvres « chercheurs », non seulement les questions mais aussi les réponses amenant à une multiplication des faux, fausses recherches pour de faux résultats, convenant pour le Maître bailleur de fonds et d’honneurs…  bof… on a l’âme exploratrice ou on ne l’a point, mais quand on l’a a moins de se bourrer d’anesthésiants divers, le questionnement est rédhibitoire et lancinant, chaque nouvelle solution constituant d’emblée un nouveau problème.  Les machines à tuer les question, en quoi excellent à la fois notre « médecine » officielle, dont les « chercheurs » obéissent aux règles édictées plus haut… comment imposer à des populations les substances qui les dissuadent de réfléchir et de se révolter,  et celle des distributeurs de drogues moins légales mais tout aussi volontairement mises à disposition du peuple, de ceux qui ne seront point rebelles mais soumis par ceux pour qui tout profit vient à point ;… d’une pierre deux coups… la « drogue » a le double avantage de rapporter beaucoup et de détruire ceux qui auraient plus que d’autres tendance à s’insurger et à semer la pagaille dans l’ordre social contraignant et avilissant. Je diffame… les contras, cela ne vous dis rien… l’argent de la drogue qui permet d’alimenter les guerres secrètes d’une bande de pourris qui se passent de l’assentiment du peuple pour soumettre l’Amérique latine par le feu et la torture, tout en déversant sa merde dans les banlieues pourries… des blacks qui s’entretuent pour un peu d’héroïne ou crèvent dans les affres du manque, c’est-y pas joli et efficace… Papa Georges H et tonton Dick, du temps où ils étaient les maîtres de la CIA, s’y entendaient dans les combines lucratives et profitables, des maîtres et des modèles du genre (notre petit Barack en a pris de la graine avec sa surenchère de guerres secrètes promises en janvier, faudrait pas perdre de vue que le façadisme urbanistique Bruxellois n’a d’égale que le façadisme politicien derrière lequel se cachent toujours les mêmes et qui tirent les ficelles et qui dit guerres secrètes dit fonds secrets qu’il faut bien tirer de quelque part, hé !), Faut dire qu’il avait aussi de qui tenir le George H dont le papa Prescott avait pris en direct les leçons de ses amis nazis… chercher, vous trouverez… tout est là entre les mailles pour vous ouvrir les yeux sur les guerres de l’Empire, celle que l’on appelle « Seconde guerre mondiale » est un must du genre, celui du double jeu, celui qui ne fait qu’un seul clan gagnant, toujours le même, industries des armes et celles liées à la reconstruction et encore et toujours la mise en place des conditions de l’usure… je te prête, tu achètes ce que je te dis et si ce n’est pas rentable tu t’en prends à toi-même, moi je sers le garrot, te mets à genou et te dépouille. Et encore une fois fortune, gloire et magouille, et il en fut de même pour l’Europe que pour n’importe quel pays du tiers monde : la création d’une classe de nouveaux riches tout inféodées à leur maître, faiseur de fortune facile pourvu qu’on le serve avec diligence et soumission, en toute bonne inféodation. Des vendus, prêts à vendre leur âme et celle de leur pays pour quelques privilèges… si facilement retirés quand le pion ne sert plus… vous l’avez bien regardée la tête à Sarko, décomposée par l’angoisse. De triomphant qu’il était, le voilà sur le fil,le hochet du pouvoir lui échappe. S’il perd, il perd tout et même plus.

Mais peu importe, la politique  plus que jamais, je m’en désintéresse pour me reconcentrer sur la réalité du politique, voyant le déroulement de la campagne présidentielle en France, une seule conclusion : ils n’auront que ce qu’ils méritent, comment peut-on être à ce point stupides, se laisser bercer dans les faux semblants et rhétoriques de la comédie électorale quels que soient les acteurs… encore une fois les citoyens rêvent de l’homme providentiel qui les déchargera du lourd fardeau de la responsabilité et du choix, on est pas très loin de serfs de Tolstoï qui ne voulaient point de la liberté car avec elle vient la décision et la responsabilité… ne vous l’avais-je pas dit… la liberté, cela ne veut rien dire en soi, relisez ou lisez « La nausée » de Sartre et vous comprendrez (peut-être) en voyant Roquentin, seul sur son quai de gare, qu’une liberté sans responsabilités assumées est une liberté vide à vous donner le vertige et hallucinations. La liberté n’existe qu’en tension constante avec les responsabilités prises et assumées qui en ouvrent les espaces, toujours limités.

La liberté pure est un mythe ou comme dirait Laborit, un concept émotionnel sorte de fourre-tout à illusions dans lequel chacun se projette hors de toute contingence… « yes we can » des agents en marketing d’Obama est un chef-d’œuvre du genre et si Obama est un grand maître en comédie (encore que sa façade aussi commence à se craqueller), la France a trouvé aujourd’hui ses petits maîtres… mais à quoi bon se fouler, le peuple est naïf en diable et ne demande qu’à voir ses émotions canalisées dans le grand défouloir des inconscients collectifs, projection et transfert, comme les gras du bides gueulant « on a gagné » à l’issue d’un match de foot, alors qu’ils seraient même incapables de renvoyer correctement le ballon qu’on leur mettrait au bout du pied. Ou comme aurait dit Deleuze, de contreffectuer l’évènement, détourant ainsi le destin de son cours, qui jusque-là reste inéluctable… la Grèce n’est pas loin et les chiens de garde ont beau l’écarter comme une sorte de tiers-monde enclavé dans la belle Europe, elle reste le berceau de notre civilisation décadente… fallait pas écouter Platon, cet aspirant dictateur qui n’osait point imposer ses fantasmes en son pays… vous en avez fini avec « La nausée »… je vous conseille « La République », une lecture édifiante s’il en est notre petit couillon, trop pleutre pour assister à la mort du maître, le petit monsieur avait une grippe opportune, s’empressera sitôt celui-ci disparu dans endosser le nom pour développer ces âneries néfastes dont les effets perdurent jusqu’aujourd’hui… Pauvre Socrate, quelle trahison !!!

Je vous conseillerais bien quelques autres lectures édifiantes… mais soit laissons cela tant il est vrai qu’aujourd’hui le temps nous manque pour approfondir. Glisser de surface en surface dans un monde de paraître tout pénétré des modèle hollywoodiens, l’inaccessible à portée de vue qui toujours se dérobe et détourne de l’essentiel, de la réalité, du concret, du réel…  « Mais ma chère vous ressemblez à Marylin »… « Manquerait plus que cela, j’ai assez payé, de mes deniers, de ma personne, pour y parvenir de remodelage en travestis »… non ce n’est de moi que je parle moi c’était « Marina Vlady sans besoin de retouches … peu importe je ne suis pas ici pour parler de moi et si je parle à la première personne, c’est que je suis impliquée dans une histoire dont je suis aussi observatrice et témoin et qu’il y a belle lurette que j’ai bazardé le mythe de l’objectivité avec tant d’autres qui servent si bien les producteurs de pensée unique aseptisée… éthique et objectivité sont anti thétiques, j’ai choisi la première… l’objectivité est les vecteur pernicieux du monde des machines et des hybrides transhumains.

Bonjour soleil ! Je m’en vais faire un petit tour pour le retour du printemps… nous ne sommes qu’au début de nouvelles peines aggravées par ce seuil de dictature que l’Europe vient allègrement de franchir dans l’inconscience quasi généralisée… alors quelques pissenlits pour ma salade avant qu’eux aussi soit frappés d’interdit et que nos ennemis de Monsanto ait inventé leur nouveaux outils de sorciers malfaisant pour éradiquer les simples, las bonnes herbes, qui nous faisaient bonne santé et le teint clair à peu de frais… et joie de  la cueillette mais je vous parle d’un temps…

Anne

Je reviendrai certainement vous parler plus longuement du Politique, ici ou ailleurs… ou comment construire ces solidarités qui rendent les Maîtres du Monde nuls et non avenus faute de clientèle pour leur camelote, la publicité et les télé-réalité aux poubelles de l’histoire….

Anne

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 15:07

A propos du texte de Vivian Forrester : Capitalisme et chômage

Deux logiques parallèles qui se développent simultanément. L'une rapidement parce que programmée depuis longtemps... les capitalistes n'ont plus besoin de la masse des travailleurs pour faire tourner leur système. L'autre qui fait son chemin, petit à petit, les travailleurs n'ont plus besoin des capitalistes, du coup patronal et des spéculateurs pour faire exister le monde au quotidien. Un extrait del"Horreur économique" de Vivian Forrester.

De multiples expériences d'autogestion montrent que le patronat est plus qu'instille, parasite tout simplement. Les capitalistes dans les années 70, promettaient qu'en 2000 grâce à la robotisation nous connaîtrions la société des loisirs. La "skolè" des Grecs, loisir actif et créatif. Au lieu de cela nous sommes dans une société de chômage et de divertissement vide de sens, alors que la destruction de la planète et des conditions de possibilité de la vie s'accélère inéluctablement.

Des leurres partout détourne l'attention des vrais problèmes, quels que soient les impacts du réchauffement climatique, ce n'est que peu de chose à côté de la pollution nucléaire, de celles des nappes phréatiques, de la destruction des sols et des forêts. Les hypocrites campagnes contre la cigarettes, négligent de parler de l'impact de la pollution automobile comme cause du cancer du poumon. Mais les taxes sur le tabac rapporte trop d'argent à l'état. L'industrie automobile est un lobby intouchable... Pétrole et biocarburants, cause de guerre, d'oppression, d'exploitation...

Aujourd'hui les politiques capitalistes, spéculatives, les stratégies guerrières des marchands d'armes sont directement criminelles. La concentration des richesse entre les mains de quelques uns assassine au quotidien partout sur la planète. La haine monte... et les guerres civiles se multiplient ou sont en gestation. Partout aussi, guerres de chaos. Aveuglés par la douleur et la haine des peuples se déchirent pendant que se repaissent les parasites du Profit.

Petit à petit pourtant une idée fait son chemin. "Larguons-les !" C'est une bonne idée, la seule promesse de vie possible... mais là aussi les récupérateurs sont à l'affût. Voyez les "printemps" Arabes...

Le danger vient de plusieurs côtés. Depuis des décennies une stratégie d'infiltration est à l'oeuvre dans tous les mouvements sociaux, dirigée de manière stratifiée, depuis les "QG" d'une oligarchie monstrueuse, elle forme et déforme, oriente les luttes sociales, crée à coup de fric, de stages, de manipulations une classe de serviteurs qui n'ont souvent pas conscience de qui et de ce qu'ils servent en réalité... "le monde libre ???" Jamais la stratégie du diviser pour régner n'avait atteint de tels sommets et tout cela souterrainement sans avoir l'air d'y toucher. Le démantèlement de l'enseignement qui ne laisse plus de place ni pour l'analyse, n'y pour l'esprit de synthèse y est pour beaucoup.

Pourtant,ainsi le veulent les caractéristiques de la vie elle-même et de l'évolution encore et toujours apparaissent des personnalités qui échappent au conditionnement, des esprits  libres par nature, par les hasard d'une histoire qui permet d'emblée une ouverture plus large sur le monde et ses contradictions. Irréductible parce que l'humain n'est pas une machine et ne le sera jamais.

Des recherches sont menées pour créer des cyborgs, des nanotechnologies mise au point pour transformer les cerveaux et les sensibilités... parce que malgré leur ignorance crasse en matière de biologie et dévolution, les aspirants Grands Contrôleurs le sentent bien, il y a dans l'humanité sensible une capacité de résistance illimitée.De l'humain toujours surgira l'imprévisible qui tentera de se mettre en travers de leur route, ceux qui vivent avec cette intime conviction qu'il serait plus que temps d'en finir avec cette politique du pire, cette diabolisation de l'homme qui crée des monstres insensibles,des robots tueurs pour essayer enfin le meilleur. Ce meilleur qui ne se développe que dans le bien-être et le respect, quand la générosité et la solidarité peuvent se développer librement,

C'est cela aussi le réductionnisme du système machinique avec ces manipulations par la psychologie de masse, c'est ce système qui nie ce qui lui échappe, le plaisir pour certain de partager, non seulement les richesses mais le travail qui permet la réalisation d'un but commun, le plaisir que certains prennent à l'acte gratuit de donner pour le seul plaisir de le faire. Mais comment ceux qui thésaurisent au-delà de toute limite raisonnable pourraient-ils comprendre cela. Comment cette pseudo-élite qui est en réalité ce que l'on a vu de pire comme malades psychiques de mémoire humaine, qui assassine sans état d'âme pourraient-ils comprendre, ce bonheur de donner à bon escient...

La conclusion de Vivian Forrester est implacable, la Grèce est une bonne illustration,non que ce pays soit le premier à subir un sort terrible, mais que cela se passe dans l'Union Européenne et devrait ouvrir les yeux à tous ces élitistes et racistes même inconscients qui se croyant d'une essence supérieure ne comprennent pas encore qu'aux yeux des colonisateurs assassins, leur vie n'a pas plus de valeur que celle d'aucun des membres des peuples que leur complicité permet d'assassiner depuis l'aube de l'esclavage et de la colonisation.

Nous ne sommes pas trop sur terre, avec une bonne gestion, tous pourraient accéder au bien-être,  mais certains en ont décidé autrement. C'est pour la réalisation de leur projet et la persistance du pillage et du gaspillage que nous sommes beaucoup, beaucoup trop... les robots ne se révoltent pas (encore). Prenez-garde que demain ce ne soit vous le surplus et l'inutile qu'on peut sans état d'âme rayer de la liste des vivants.

Anne

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:08

 

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Il est des vérités au goût amer de désespoir. Pour rêver il faut perdre ses illusions. Les illusions sont des tueuses de rêves. Elles sont le voile opaque qui dissimule le rêve. Sans rêve pas de monde.

« Faut pas rêver » petite phrase assassine qui surgit des méandres du quotidien pour arrêter l’élan de la vie qui est imagination. L’imaginaire de la machination est le Grand Artefact qui fait prospérer les cyborgs, tristes ersatz, morts vivants. Faut-il donc qu’ils se soient insupportables à eux-mêmes ceux-là qui ne sont plus capables de trouver de ligne de fuite que dans la déshumanisation du monde. Ils ne rêvent pas, ils machinent.

Oubliez les complots et les conspirations ce sont des inventions de mort qui n’ont d’autres pouvoir que celui que leur confère nos imaginations perverses. Satan, c’est encore une invention de la déshumanisation. Satan, c’est la part d’ombre projetée sur le monde par les esprits machines des humanoïdes qui travaillent à l’avènement du règne hybride des cyborgs. A quoi bon les machines si c’est pour le malheur. Consciences enfermées dans les passages étroits des chemins balisés par le pouvoir des grands Dénaturalisateurs du monde. Il faut tuer la vie car toujours la vie échappera au contrôle, c’est comme cela. Ce sont sa nature, son essence qui le veulent. L’évolution ce n’est pas que cela mais c’est cela tout de même… l’évolution c’est le devenir probable de l’impossible, c’est son devenir ontologique irrésistible. La vie est différenciation, toujours…la vie est antithétique de l’identité. L’identité des vivants se résume en dénominateurs communs et la petite flamme s’étouffe dans la réduction de la différence. Si vous ne comprenez pas cela, c’est que vous êtes déjà mort, ce qui n’a rien d’étrange, le monde de la machination est le monde de la mort. Un monde qui se nourrit de reproductibilité du même indéfiniment, indéfiniment est l’antithèse du vivant. Ludique, luddiste et subversif tel est le courant de vie qui déjoue la Grande Machination du Monde. Il faut remettre les techniques à leur place, notre monde a besoin de savants. Sapience, la bonne fée viendra nous réveiller de ce trop long sommeil de nos consciences formatées.

Tout formatage de la conscience crée ses zones d’ombres où s’inventent les mauvais génies . Toute imagination bridée est concourante d’une imagination débridée, qui travaille dans les zones d’ombres de l’inconscient et toujours surgit, terrifiante quand le contrôle se relâche… il faut en finir avec ce désir malsain de tout contrôler, chaque ilot d’ordre mécanique engendre ses océans de désordre d’où surgit l’ouragan ravageur. Le désir de contrôle est une dangereuse rétention du réel qui finit toujours par s’imposer.Laissons couler joyeusement les sources de la vie.

Je pourrais vous conter des histoires d’artisans heureux. L’homme rivé à la machine est malheureux. Mais… et le progrès dite vous ? Quel progrès ? Celui de la dégénérescence… n’êtes-vous plus capable de rien concevoir d’autre que ce chemin vers le monde sans vie que nous parcourons aujourd’hui ? D’autre ersatz du bonheur que cette insatisfaction permanente de la compulsion consommatrice qui jamais ne remplira le gouffre béant des âmes toujours insatisfaites car le gouffre est sans fond. Il n’y a pas de différence de nature entre la compulsion à consommer et la recherche frénétique de la substance par le drogué en manque… le Pouvoir d’Achat est la drogue dure des Consommateurs, il leur en faut toujours d’avantage. Alors le pouvoir qui les a tout d’abord accrochés, joue la raréfaction, et les addictés en manque ce mettent à genoux, supplient et pleurent pour recevoir la drogue qui pour un moment assouvira la douleur de ce vide intérieur qui les torturent… Rins de plus manipulable que le drogué en manque. L’addiction à la consommation ou l’addiction à l’héroïne sont de même nature, toujours il s’agit de créer artificiellement un besoin qui n’existait pas naturellement. Mais qu’il faudra satisfaire une fois créé sous peine de mort.

Las luddistes, ludiques et subversifs créent les zones autonomes qui sont aussi des lieux où se désintoxiquer en douceur par la plénitude d’une vitalité intense, créatrice, la vie est synomyme d'invention.

 

______________________________________________

 

Quelques jours de plongées en immersion dans un monde glauque en recherche de vérités désillusionantes. J’en reviens avec ce sentiment de dégoût, des strates de crasses entassées sous la couche de vernis… Il n’y aura pas de changements par les urnes… ce n’est qu’un leurre de plus, un divertissement qui détourne l’attention du réel. Les campagnes électorales toujours plus longues, toujours plus coûteuse, toujours plus conçues comme des narrations de fiction avec des managers et des scénaristes, le candidat comme le personnage résultat optimum d’une étude de marché dans un créneau donné. Les sans-abris qui meurent de froid ces jours-ci sont la réalité du monde

« Je veux, si je suis élu Président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. »

(Nicolas Sarkozy – fin 2006)

 

Ainsi en va-t-il de la volonté des candidats qui jamais ne coïncide avec celle de l’élu. La révolution ne se fera pas par les urnes mais en se retroussant les manches pour construire ici et maintenant un autre monde avec de la sueur et des rires.

Anne

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:50

 

Parce qu'il s'agit non seulement de la vie de millions de personnes mais aussi de l'avenir de toute la planète, je publie en ce moment tout ce qui peut contribuer - du moins je l'espère - faire réfléchir un peu les inconditionnels  du droit d'ingérence. Lire les blogs me fait parfois penser à ces récits qui décrivent la vie des correspondants de guerre dont certains ne quittent quasiment jamais leur hôtel et lutte à coup de double whisky contre les craintes d'être victimes d'une bombe "égarée", puis se déplacent en bande vers d'autres foyers de guerre quand l'intérêt commercial le commande. Il est vrai qu'en Irak, le risque pour un journaliste trop curieux et amateur de réalité de se faire descendre "par erreur" était bien réel. Pas qu'en Irak... quelques assassinats ciblés de journalistes ont grandement encouragé les pratiques d"auto" censure. Bref que ce soit sur le web ou ailleurs, l'actualité porteuse d'audience prend le pas sur l'information. Pourtant les conséquences des guerres sont plus intéressantes que les guerres elles-mêmes. C'est quand les choses commencent à se décanter que la vérité émerge, quand ceux qui se tenaient dans l'ombre viennent recueillir le gâteau qui en était l'enjeu.  

Mais surtout ce que je souhaite, c'est que plus personne ne puisse soutenir le droit d'ingérence en prétendant qu'il ne savait pas, qu'il était un pavé de bonne intention dans le mur de l'enfer.

IL y a longtemps que je ne suis plus de gauche, la gauche n'est plus qu'une étiquette, une sorte de label d'éthicité, que l'on se colle et qui vous dispense d'avoir à remettre en question vos a priori et jugement. Gauche aujourd’hui n'en dit pas plus que liberté et démocratie. Sans définition précise de la manière dont on utilise ces termes, tous les malentendus sont probables et les abus aussi. Si être de droite a toujours été le symptôme d'un manque d'épanouissement personnel, être de gauche aujourd'hui est celui de la paresse intellectuelle de ceux qui se contentent d'adopter des solutions préfabriquées pour des situations qui les ont depuis longtemps laissé dans les rebuts de l'histoire.

Je le regrette, et pour paraphraser Ellroy, je suis tout à fait consciente que cette déliquescence de la gauche est le résultat de l'action souterraine hommes mauvais" qui n'ont cessé de pervertir la générosité, cette qualité qui nuit à un Marché dont le principe moteur est la convoitise.

Des hommes mauvais qui peu à peu transforme la planète et les humains qui la peuplent à leur image...  rendant impossible par tous les moyens possibles les pratiques de générosité.. Ils ne la croient même pas possible, c'est vous dire si leurs âmes sont sombres et étriquées et peuplées d’effrayantes chimères. En écrivant ces lignes, je pense soudain à Stephen King qui raconte qu’il écrit pour extérioriser les horreurs qui peuplent son âme. Ce que lui fait par l’écriture poussent d’autres à tuer, à vouloir tout dominer… et comme certains d’entre eux ne cessent d’accumuler du pouvoir et de la puissance grâce aux mécanismes et processus qu’ils ont initiés le monde souffre de cette incapacité qu’à la générosité d’encore s’exprimer sans être immédiatement suspecte, entachée de soupçons. Et il y a eu assez de psychanalystes tordus dans l’histoire de cette discipline pour nourrir ce discours et cela est encore aggravé par une main mise sur les Universités qui fait que le discours sur l’âme par nature mauvaise de l’homme est devenu le seul recevable. Tout cela nous donne un bon reflet de qui sont ces aspirants-maître du monde. Regarder ce qu’ils font, regardez l’état d’un pays après le passage de leurs armées et vous aurez une bonne idée de qui ils sont.

Des gens qui ont eu besoin d’inventer le diable pour justifier le mal qui est en eux. Des gens qui ont recours à l’objectivité parce qu’ils ne se font pas confiance. (Et ils ont bien raison). Des gens qui pour la plupart n’ont pu vivre une enfance simple et normal, qui sont nés héritiers d’un fardeau démesuré. Il leur a donc fallu une raison extérieure pour les guider, une justification extérieure comme référence à leur action et cette référence c’est l’Objectivité. L’adoption d’un mode de pensée qui nie l’éthique et le choix moral pour déléguer la responsabilité à des formes mathématiques qui ont une certaine constance, elles sont devenues un référent ultime des valeurs de vérité.

Le problème c’est que les seuls existants de cette planète qui obéissent à ces règles mathématiques d’une manière que l’on peut qualifier de fiable, ce sont les machines fabriquées par l’homme. Autrement dit le référent ultime utilisé par l’oligarchie dans sa dérisoire et destructrice tentative de contrôler le monde sont les règles mathématiques qui lui ont permis de fabriquer les machines sources de son enrichissement mais qui sont invalides pour tout ce qui concerne le vivant en évolution, pour tous ce qui concerne le monde tel qu’il nous est donné et non tel qu’il se fabrique.

J’aime beaucoup Descartes, mais qui aujourd’hui se prétend cartésien qui a pris le temps de le lire ? Et comme chacun il a dit quelques sottises dont une que je pourrais traduire ainsi et qui est le fondement du mécanisme cartésien « Je prends le chien, je démonte le chien, je remonte le chien et c’est toujours le même chien ». N’essayez surtout pas, cela ne marche pas. Mais c’est cette prétention qui est aux fondements des technologies actuelles (qui ont bien fait d’abandonner le beau nom de sciences, ce qu’elles ne sont pas). Une prétention a pouvoir parvenir un jour à maîtriser la vie au point de pouvoir créer de toute pièce un être aussi complexe qu’un chien ou un humain…. La prétention théorique a la possibilité de et une action qui se déroule comme si ce principe était acquis, valeur de vérité incontournable…. La grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, la création voulant englober son principe créateur.

Les mathématiques sont fascinantes pour de multiples raisons. Mais vouloir appliquer les mathématiques de l’objectivité au vivant et au monde qu’il habite, c’est les détruire irrémédiablement. C’est facile évidemment de s’en remettre à des lois extérieures pour justifier ces actions et leurs conséquences, c’est facile mais ce n’est pas juste. En ce qui concerne l’humanité on ne peut se permettre de faire l’économie de l’éthique et de la morale avec ce que cela implique d’examens de conscience, la nécessité d’apprentissages de qualité, celle aussi d’être à l’écoute de soi et des autres en développant ces facultés innées, sensibilité, instinct, intelligence (capacité de relier), réflexion… car l’humain est un animal qui réfléchit, la capacité de sa conscience et de son imagination de se projeter dans le temps et dans l’espace pour y recueillir les éléments de ces projets est la faculté la plus caractéristique et la plus redoutable quand elle se double d’insincérité. La sincérité, la générosité, la gentillesse sont des qualités qui se perdent or elles sont des qualités indispensables à la survie pacifique de l’humanité et la survie pacifique est la seule issue si nous ne voulons pas disparaître.

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  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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