11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 21:14

 

Et oui, je viens de publier, habitée par ce mélange de rage, de douleur et un sentiment d’impuissance une série d’articles relatifs aux méfaits de l’uranium appauvri et des guerres sales des USA et de l’OTAN. J’arrête là… chacun peut faire ses propres recherches comme je l’ai fait. Chacun pourra constater que ces faits sont occultés y compris  la manière dont cette contamination radioactive se répand sur la planète. Arrivée au bout de ces publications, je peux seulement me dire « et maintenant, respire Anne »

Parce que cela me coupe  le souffle, me plonge dans l’enfer créé par ceux qui ne sont pas pleinement humains, ceux qui ont des cerveaux de mécaniques, insensibles à la compassion.

J’ai du mal là. Je suis née rebelle et ne peux rien y changer. Je suis née chercheuse et n’ait de cesse que d’avoir résolu les problèmes que je rencontre dans le cours souvent tumultueux de ma vie. Je peux me laisser emporter par ma passion de ma géopolitique qui me mène à chercher dansun esprit qui combine anthropologie et philosophie des sciences, les schémas récurrents, les archétypes fondamentaux. Et ceux qui vivent la passion connaissent aussi cette jubilation de la découverte, de la pièce qui se met en place et donne sens au dessin, au dessein.

Je suis une personne pacifique mais j’ai découvert que si d’autres me provoquent je peux prendre plaisir au combat et plaisir à vaincre… j’en ai tiré un petit dicton :  « quand l’autre impose le rapport de force, prends-en le haut et puis une fois qu’il est vaincu, demande-lui s’il faut vraiment en passer par là »

Je peux le faire parce que quand on me fiche la paix, quand les rapports sont de partage, de solidarité, d’affection, la seule personne avec qui je suis en rivalité, c’est moi… et le désir de me surpasser.  J’ai passé une bonne partie de ma vie dans des endroits isolés, dans des lieux privilégiés de montagne, de forêt, de campagne.  Mais je n’avais pas jusqu’à récemment imaginer qu’il existe des êtres capables d’inventer et de perpétuer ce qui est décrit dans les articles qui précèdent. Jamais je n’aurais imaginé qu’une telle ignominie soit possible. Ma formation de base est scientifique, je me suis orientée après vers la philosophie des sciences par ce que je percevais le caractère réductionniste des sciences telle qu’enseignées à l’université.  Elevée dans un milieu athée mon histoire de petite fille des bois et le choc pendant un cours de bio, une impossibilité mathématique… le taux de mutation ne permet pas que l’évolution débouche sur la création d’être aussi complexes que ceux qui existent aujourd’hui dans la durée évaluée de l’évolution par le seul principe de la mutation sélection. Il faut qu’il y ait une intelligence œuvrante dans la création,un principe directeur, une entéléchie finale en termes aristotéliciens,  sans quoi ce n’est mathématiquement pas possible. D’autres séries de coïncidence de mon histoire personnelle me confirmait qu’il n’était pas statistiquement possible que seul le hasard détermine nos destins. J’ai eu foi dans un « grand esprit de la Terre » qui à travers l’évolution nous conduisait vers toujours plus de perfection, avec des essais, des erreurs, des reculs pour des avancées plus grandes.

Je sais que je ne suis pas la seule à être passée de l’athéisme à la foi par le chemin de la biologie, et de l’immersion dans la nature qui est une composante intrinsèque de mon existence. Humilité devant ce « miracle » de la création… devant les beautés qu’elle recèle aussi, une fleur, un papillon, un coquillage, une pierre… et puis j’ai découvert ce qui est décrit ci-dessous, et depuis ma foi vacille.

L’humain qui aurait pu faire de cette planète un paradis… tout était là pour que cela soit possible, la transforme en enfer pour les uns, en purgatoire pour d’autres, en insignifiance aussi.. Ce qui est tout aussi attristant, une vie qui n’a rien d’un destin… un employé parmi d’autre, corvéable, jetable, interchangeable. Je ne suis pas une individue, ou je ne suis pas qu’une individue, je ne suis pas une citoyenne lambda, ni beta, à la limite une femelle alpha qui voudrait coopérer plutôt que dominer. Je suis une personne singulire déterminée par son histoire (à ce sujet voir Hannah <Arend "Condition de l'homme moderne")

Ceux qui me lisent régulièrement le savent :  jamais je n’ai recours à cette notion de citoyenneté qui fonde l’exclusion de ceux qui ne sont pas inclus dans cette citoyenneté pour cause d’origine ou autres, la notion que j’utilise est celle d’habitant. Habitant de la Terre. Si je suis persuadée que les actions qui conduisent au changement sont locales, les pensées qui les guident doivent elles, être planétaires. Comment vivre ensemble en bons voisins, nous les habitants de la Terre, habitants humains et puis les autres. L'espagnol encore une fois me fournit la notion adéquate puisque "vecinos" y signifie à la fois voisin et citoyen.

J’ai des réponses à proposer à cette question. Proposer parce que en tant qu’énonciation singulière de ma conception du monde, elles sont des affirmations, mais dès qu’elles entrent dans le collectifs elles deviennent des propositions. Merci à ma professeure (Isabelle Stengers) pour cette petite phrase « Il y a des choses auxquelles je ne pense pas seule ».Et c'est cela cette notion d'assemblée populaire qui prend de l'ampleur... création d'intelligence collective...

Mais aucune de ces questions, aucune de ces réponses ne peuvent faire sans tant que nous n’aurons pas trouvé de réponse à cette question fondamentale : « Comment arrêter le massacre », -  les monstres, les fous, les malades, les tarés qui perpétuent les crimes contre l'essence même de l'huamnité, décrits ci-dessous en toute impunité et que nous ne l’ayons fait concrètement.

Réveillez-vous les gens... il n'y a pas de dignité possible pourqui que ce soit sur cetteplanète tant que nous laissons faire.

Anne

Ps qu'il soit bien clair que quand je parle de foi, c'est de confiance qu'il s'agit et pas d'un quelconque vieux barbu assi sur son trône et qui nous contemplerait du haut des cieux. Confiance dans ce principe qui a permi la création de tant de perfection. Et qu'il est de plus en plus évident que la dernière étape l'humain malgré les capacitésurprenant dont il est doté ne semble plus être là que pour détruire tout ce qui a été crée avant sa venue et lui-même dans lafouléepuisque chaque jourqui passe produit des évènements quidiminuent noschaces de survie et que c'est un sacré gâchis. Mais bon, il estavéré que certains prèfèrent les attribus du pouvoir au bonheur d'être immergé dans la nature, d'en faire partie et d'en vivre. Etque tous ne partage pas ce point de vue qui est que jamais aucune peuvre humaine n'égalera les fruits de la création.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 10:45

 

 

Perplexité… c’est le sentiment qui ne me quitte pas depuis quelques jours… depuis les élections grecques et françaises. Des élections qui ont agi comme un révélateur : la mise en évidence des graves problèmes que nous tous, habitants de l’Europe devons affronter aujourd’hui ensemble.

Le paradoxe de la division tout d’abord. Alors que si on s’en réfère, tant au programmes politiques et à leur succès respectifs, qu’aux commentaires (et j’en ai lu jusqu’à la nausée), on constate qu’existe une quasi-unanimité des peuples d’Europe en général et de ceux de la zone euro en particulier pour dire : Cette Europe venue d’en haut, cette Europe de la finance, cette Europe du gros capital, on en veut pas. Une autre question qui nous unit, c’est la reconnaissance du caractère odieux des dettes qui nous accablent. Personnellement je ne me suis jamais endettée, mais mon gouvernement l’a fait pour moi.  Et pour des raisons non seulement que je n’approuve pas mais de telle manière que, finalement, cet argent a servi à confisquer le monde qui était nôtre pour le remettre clé sur porte entre les mains d’intérêts privés.

Un autre point qui nous unis c’est celui d’une grande désapprobation : celle de constater que ces politiciens qui nous mettent dans la galère, une fois leur mauvais coups achevés, se retirent tranquillos, fortune faite et grosses pensions à la clé. J’ai pu dans ma pratique (en Belgique) voir comment était utilisés certains deniers publics qui auraient dû servir à la lutte contre la précarité… je peux vous certifier que la plus grande partie de cet argent se perd dans les méandres des circuits et réseaux de « lutte » et que les personnes à qui ils devraient revenir n’en voit jamais la couleur…

Je peux vous certifier aussi que prendre sa place dans ses réseaux avec quelque espoir de réaliser des objectifs concrets est rendu extrêmement difficile si on n’appartient pas à une famille politique donnée. Rien ne se fait qui ne soit mesuré en potentiel électoral. Gaspillage, mauvaise gestion et corruption sont à l’honneur. Et il y a pire, même si c’est moins visible… certaines personnes ou associations se créent de véritables sinécure dans le créneau pauvreté et logements, et n’ont finalement pas intérêt à ce que les choses changent. Un exemple concret… un centre de jour pour habitants de la rue. Des employés de la prévention sociale qui viennent gentiment y taper la carte avec les « SDF »… c’est leur boulot. J’arrive à réunir un petit groupe qui a envie de s’impliquer dans la création d’un dossier d’orientation. Parmi les services d’aide aux personnes en précarité, que ce soit pour la recherche d’un boulot, d’un logement, un service médical, une aide psychologique ou juridique, certains fonctionnent mieux que d’autres, et parmi les travailleurs de ces services, certains sont compétents et d’autres pas… il est bon de savoir à qui s’adresser… des gens quivont déjà pas trop bien ne vont pas mieux quand ils ont frappés à de multiple portes sans rencontrer de réponses à leurs questions… univers kafkaïen qui vous renvoie souvent d’un service à l’autre dans une ronde infernale.

 Mais voilà, nos travailleurs « sociaux » levant les yeux de leur cartes, me disent « Ah mais non, cela ne va pas… vous nous prenez notre boulot là » C’est un exemple entre beaucoup d’autres.

Un autre point qui réunit la population, c’est de s’interroger sur ce qui a fait que les élus du peuples, les représentants et les mandataires sont devenus peu à peu des dirigeants qui ne se réfèrent plus pour prendre des décisions aux désirs des électeurs mais prennent leurs instructions « d’en haut ».  Quand les mandataires votent oui, comme cela s’est fait en France, pour un traité pour lequel le peuple a dit non, ils outrepassent leurs mandats, ce qui est punissable. Ce qui est en jeu ici, c’est la question de l’expertise : qui est « expert », de quoi et au service de qui. Je suis assez d’accord avec le point de vue d’Aristote pour qui l’expert est l’usager. Seule la personne qui « bénéficie » d’un service ou d’un bien est habilitée à décider si ce service ou ce bien est en adéquation avec ses besoins. Or la confiscation du monde se fait aussi par la confiscation de l’expertise. Le processus est assez simple, donner aux problèmes une apparence compliquée pour pouvoir dire ensuite aux populations, que de toute façon elles ne sont pas capable de comprendre et que seuls les spécialistes sont en mesure de s’y retrouver et de décider. Sans entrer plus loin dans ce débat : « Qui forme les experts et dans quel but ? »… et corolaire : la privatisation de l’enseignement ne va rien arranger dans ce domaine.

Le rôle des gouvernements se trouve à présent réduit à trouver la recette qui permettra de faire passer les pilules amères qui nous sont imposées.  Beaucoup de gens ne votent plus et une grande partie le fait sans illusion. D’autres s’illusionnent en votant pour des partis qui n’ont pas (encore) connu l’épreuve du pouvoir, en espérant qu’ils feront mieux que les autres. Pour comprendre ce qui est en train de se passer sous nos yeux : aux gouvernements émanation des peuples se substituent une gouvernance économique émanant du mécanisme, il faut étudier les processus de la globalisation. Et repartir de l’origine. Celle qui nous conduit tout droit vers une idéologie unique, dictatoriale et tellement refermée sur elle-même que ceux qui la défendent atteint de réductionnisme aigu affirment qu’elle est la fin de toute idéologie, la fon de l’Histoire. Et malheureusement je ne peux que donner raison à la prétention de fin de l’histoire parce que si nous continuons sur notre lancée, l’histoire s’arrêtera inéluctablement faute de participants.

Quand j’affirme que les éventuelle dimensions de complot ou de conspiration sont secondaires et n’ont aucun intérêt pour la recherche de solution parce que ce qui nous afflige est la grande Machination du monde, j’emploie ce terme de machination au sens propre du terme. Une certaine conception du monde qui mise en œuvre à grande échelle consiste à traiter la biosphère dans son ensemble comme une machine obéissant aux lois de la mécanique. Quiconque à un minimum de formation en biologie et en écologie, quiconque à une bonne perception de ce qu’est l’évolution non comme théorie mais comme réalité, de ce qu’est la création vivante perçoit immédiatement ce qu’une telle conception peut avoir d’aberrant et comment traiter le vivant comme une mécanique n’a comme seule issue que de le condamner à disparaître. Sans doute certaines espèces sont plus résistantes que d’autres, mais il est très clair aussi que parmi les espèces survivantes, l’humaine est une des plus fragile. Et l’humain citadin bien plus encore que l’humain rural…

Un fait qui échappe à la plupart d’entre nous, c’est que nous avons, entre beaucoup d’autres atteint un seuil, celui qui met en équilibre quantitatif le nombre des habitants des villes avec celui des campagnes. Et cela est un des nœuds du problème. Dénaturalisation d’une partie de l’humanité avec cette conception de la nature comme lieu de production… point. Ce n’est pas pour rien que les luttes paysannes sont aujourd’hui l’avant-garde des luttes. Malheureusement à gauche trop de réfugiés identitaires de marxisme sont inaptes à comprendre cette réalité, quant aux réfugiés identitaires d’identités nationales révolues et occidentalocentristes, ils sont malheureusement incapables de comprendre que la solution peut venir d’ailleurs que de l’Europe, ce berceau de la démocratie. Rappelons tout de même qu’Athènes en vertu de ses lois est la ville qui a forcé sont plus grand philosophe (au dire de ses contemporains, puisqu’il n’a pas laissé d’œuvre écrite) à boire la cigüe…Cette figure de Socrate n’est pas innocente, elle subsiste dans nos archétypes et nos comportements.

Et j’en viens là à la deuxième partie de ce texte… et ce qui se jouait à Athènes à l’époque est très semblable à ce qui s’y joue aujourd’hui. Il semble donc qu’une immense partie de la population soit d’accord sur la nature des problèmes que nous avons à affronter. A partir de là tout se complique. Et les diversions proposées par le système pour créer la division effectuent leur travail de sape avec succès. Comment se fait-il alors que nous connaissons le rôle dominant de la finance dans la création de misère, une partie toujours plus grande de la population est prête à prendre ses battes de base-ball pour aller casser d’ l’immigré à condition de pouvoir le faire impunément ? Parce que dans les divisions actuelle, le plus préoccupant c’est envers et contre tout la renaissance du nazisme, sa croissance comme composante des inconscients collectifs et son entrée dans les institutions gouvernementales. Ce phénomène a une histoire. On ne peut comprendre cela en faisant l’impasse sur l’aide apportée à Hitler par les industriels étasuniens. Mais la racine du mal est plus profonde, elle a pour nom microfascisme. Le microfascisme, c’est cette composante intrinsèque des personnalités humaines, de toutes les personnalités de tous les humains qui se fonde dans la peur de l’inconnu et le rejet de la différence.

Un monde mécaniste est un monde qui banni l’éthique au nom de la fiction de l’objectivité. Un monde mécaniste est un monde qui fige l’évolution comme perfectionnement de soi.  Un monde mécaniste est un monde réductionniste, qui trie, catégorise et discrimine, qui dit « Ceci n’est que cela » et le condamne à le rester. C’est un monde qui nie cette capacité qui est aussi intrinsèque à la personnalité humaine, celle d’aller vers le meilleurs de nous-même, cette liberté que nous donne cette faculté qui nous distingue de tous les autres vivants, celle de la réflexion, qui nous permet de voyager par la pensée dans l’espace et dans le temps afin d’y récolter les éléments constitutifs de nos projets de vie…Projet car nous avons cette capacité de nous projeter dans le futur, de nous y donner rendez-vous à l’issue d’un parcours d’accomplissement de soi. De cela le mécanisme nous dépossède de différentes manières. Une de ces manières consiste à rapprocher toujours d’avantage l’horizon temporel de prévisibilité. Parce que le vivant ne se laisse pas contraindre et que plus on cherche à l’enfermer, à le contrôler, à le diriger, plus on porte atteinte aux structures même de la matière (le nucléaire civil et militaire) et à celles de la vie (manipulation génétique), plus on tente de canaliser l’humanité dans les étroites balises de l’ingénierie sociale, plus on cause de sources d’imprévisibilité.

« Un chien bien traité ne mort pas »… je ne vais pas tomber dans les délires réductionnistes de la psychologie comportementalistes… les humains ne sont ni des chiens, ni des rats, ni des cobayes, et encore moins des  chiens, des rats ou des cobayes de laboratoire qui ne sont déjà plus des tout à fait ce qu’ils peuvent être en dehors des contraintes de ces lieux. Le laboratoire est un lieu qui fabrique (invente) l’objet de ses expériences qui devient partie du dispositif auquel il sera soumis. Nous ne sommes donc pas que cela, mais nous sommes aussi cela. Bien traité l’humain a tendance à être affable, gentil, aimable. Mal traité, il se rebiffe, se nourrit de sa haine et de son ressentiment et guette le moment de la vengeance, de la revanche. Le problème vient de la perversion humaine qui fait qu’agressé par le maître inaccessible, dont il ne peut se venger sans risquer le châtiment, il va retourner ses pulsions agressives vers le plus faible qu’il pourra martyriser impunément… c’est cela aussi la logique du microfascisme. Et la logique des dérives sécuritaires est du même ordre.

Et là encore ce dont je parle ici je l’ai ancré dans une longue pratique. Entre autre d’avoir longtemps vécu dans des quartiers réputés dangereux, des quartiers où les autochtones hésitent souvent à mettre les pieds, j’ai appris qu’un sourire, un bonjour, quelques mots échangés  au passage avec les petites bandes qui traînent dans le rue, simplement, de personne à personne vous créent comme une aura de protection. J’ai appris que quand il existe dans un quartiers des lieux où se pratiquent des dynamiques de convivialité qui permettent la rencontre, le partage, les activités communes et en particulier celle d’aménagement du territoire, les tensions tombent et les amitiés grandissent.

Mettre de l’argent dans la répression au détriment de la prévention, c’est non seulement gaspiller les deniers du contribuable mais c’est participer très activement à la stratégie de la tension. De plus le constat est clair : plus les flics sont armés, violents et irrespectueux, plus ceux qui ont affaire à eux le deviennent aussi. Que ce soit pour la petite délinquance ou le grand banditisme, ces lois se vérifie. Ceux qui se sont intéressé à cette question le savent. Il ne sert à rien de saisir trois kalachnikovs dans une cache… et d’en faire les grands titres des journaux comme d’un sujet de gloire… tant qu’on ne s’en prendra pas au trafic d’armes à grande échelle, le problème subsistera. C’est exactement le même problème qu’avec les drogues dites dures, ce sont d’ailleurs souvent les mêmes gros trafiquants qui sont impliqués dans les deux. Le petit dealer est une marchandise jetable. Arrêtez en un il sera aussitôt remplacé par un autre, les trafiquants ne s’embarrassent pas d’état d’âme quant au sort de leur valetaille. Des sources de profits parfaitement interchangeables.

Si nos observations nous ont conduits à inventer des lois censées régir le vivant, elles sont toujours à prendre avec des pincettes puisque la vie est en permanence invention, innovation, essais, erreurs, essais et hop, irréversible bond en avant… la nouveauté fait sens et se stabilise. Une tension permanente entre conservation et innovation… quand Socrate boit la cigüe, c’est l’innovation qu’on assassine au nom de la conservation de ce qui est. Le paradoxe, c’est que nous n’aurions peut-être jamais entendu parler de Socrate sans l’épisode de sa mort qui en fait un symbole et un archétype de l’histoire. Et c’est cela le paradoxe du vivant. En choisissant la cigüe plutôt que l’exil, Socrate accède à l’immortalité et devient partie intrinsèque de l’histoire de la pensée européenne. De tels paradoxes nous y sommes confrontés en permanence. La vie ne se laisse pas contraindre.

Bref le microfascisme est partie intrinsèque de la personnalité humaine, comme l’est la capacité de choisir de donner le meilleur de nous-même et de le perfectionner, de l’enrichir en permanence. Aujourd’hui ce choix entre la part d’ombre ou la part de lumière s’il reste un choix que chacun d’entre nous doit faire en tant que personne singulière est aussi un choix collectif dont l’enjeu est l’avenir de notre monde. Chaque fois, que nous stigmatisons le fasciste en l’autre, sans tenir compte de celui qui est en nous notre attitude revêt cette même logique de rejet et discrimination. Il est malheureusement évident que nous en sommes déjà au point de l’engagement dans l’affrontement physique entre fa et antifa, autant de petit noyaux de guerres civiles à l’œuvre dans nos sociétés. Il est certain aussi que comme ne cesse de resurgir des êtres de bienveillance, même après que des massacres ait éradiqué la plus grande partie d’entre eux en un lieu et en un temps donné, toujours resurgirons des êtres de malveillance. Mais nous avons la faculté d’agir sur plusieurs facteurs.

Une grande partie d’entre nous est convaincue qu’il n’y pas pas de changement par les urnes à espérer, seuls les adeptes de Bécassine, Pardon Marine, se font encore des illusions à ce sujet, et je suis persuadée que si elle avait été élue… beaucoup de ces électeurs s’en serait très vite mordu les doigts et auraient retourné leur veste (encore ?), on peut aussi voir que quelques  adeptes du grand messie de gauche tombe dans le même travers. Les rituels de grandes messes créent des inconscients collectifs, ce qui est tragique, parce que ce dont nous avons besoin aujourd’hui c’est d’intelligence collective, de conscience collective pour constituer des mouvements non pas de masse mais des mouvement de personne dans lesquels chacun est responsable à part entière. Un autre paradoxe, celui du front de gauche, autant j’ai de sympathie pour ce courant dynamique qui se réveille et pour ceux qui en font partie, autant j’ai d’aversion pour Mélenchon et le caractère manipulatoire de sa campagne. La manière dont il canalise subtilement (enfin pas tant que cela) une révolte légitime pour la détourner de son cours et comment il utilise les rituels collectifs pour désamorcer cette révolte. Je peux m’expliquer là-dessus plus en détails mais ce n’est pas le moment. Je veux en venir à des choses plus concrètes et positives. Retenons que les partis d’oppositions et surtout ceux qui n’ont jamais exercé le pouvoir ont toujours raison puisqu’ils sont jugé sur des paroles et non sur des actes.

Mais la question « Si le changement ne se trouve pas dans les urnes, alors où est-il ? »

En chacun de nous tout d’abord, dans notre manière d’être, au quotidien, dans nos modes de vie, dans le choix de cultiver le ressentiment ou celui de construire, d’inventer des modes de relations et de productions qui sont déjà aujourd’hui les prémisses de ce monde que nous voulons pour demain. Du travail, il y en a, pour tous et plus qu’il n’en faut. Le tout est de savoir ce que nous entendons par travail et au service de qui, pour faire exister quel projet de monde. Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu’un monde en équilibre, un monde en paix, un monde de bien-être et de sérénité se construit d’abord localement. Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre que la désactivation qui règne vient de la nature intrinsèque du capitalisme global et mécaniste qui est un gros instrument de capture du monde. Les mêmes pas un pourcent qui dépossède tous les autres de la Terre, terre dont nous sommes et qui n’appartient sommes toutes à personne. La défense de la propriété privée telle qu’elle est mise en œuvre est une des manières détournées de préserver les droits de ces quelques-uns sur leurs biens mal acquis. Je n’entrerai pas dans le débat sur propriété privée ou pas du tout de propriété privée, je n’ai pas de réponse simple à cette question. Et elle ne se pose pas dans ces ressorts ultimes da manière urgente, l’urgence c’est la question de la confiscation radicale de tout ce qui constituait jusqu’ici le bien public, de tout ce qui était patrimoine commun de l’humanité. Là est le combat à mener maintenant. C’est une véritable reconquête du territoire qui s’impose à nous aujourd’hui. Quand des Grecs décident d’assurer l’autogestion d’un hôpital, d’un journal, d’une entreprise, quand s’ouvre un centre social autogéré dans un bâtiment occupé et que ce centre à la fois abrite des personnes qui n’avaient plus de logement mais aussi devient lieu de rencontre, de partage, de création ouvert sur la vie du quartier et au-delà, un germe de monde nouveau émerge du chaos. Et ceux qui sont là à peler ensemble les patates, arrivées par les circuits courts pour la préparation d’un repas commun, ont autre chose à faire que de s’interroger sur l’orthodoxie politique de leurs convives, autre chose à faire que de se demander s’il ne devraient pas se joindre aux pogroms qui se multiplient pour compenser son manque d’être. C’est trop simple ? Ce n’est jamais trop simple… En science on considère que le summum est de trouver la solution la plus simple aux problèmes les plus complexes. Ce à quoi nous avons affaire aujourd’hui c’est une complication volontaire des problèmes plus qu’à une complexification. Tant que nous pensons dans le cadre de ce système mortifère et moribond, qui ne peut survivre qu’en assassinant la plus grande partie de l’humanité, nous restons dans le compliqué, nous nous arrachons les cheveux à l’idée que notre pays pourrait être sanctionné par les agences de notation et que nous en subirions les conséquences en termes d’austérité. Tant que nous nous perdons à chercher les moyens d’une retour de l’état providence, nous partons dans des voies sans issues… et je dis à tous ceux qui quoique travailleurs en activité, revendiquent cet état providence… vous avez une mentalité d’assistés. Et vous êtes fort mal placé pour critiquer ceux qui n’ont plus de lieux pour habiter le monde et bénéficie d’aides financières insuffisantes  pour vivre dignement et sont pris dans les dispositifs d’un système qui bouchent toutes les issues qui leur permettraient d’exercer leurs métiers au nom de la toute-puissance de l’emploi. Et comme il faut choisir son camps, je choisis le mien et j’assume, je choisis celui de ceux qui décident d’en finir avec le système globalisant la destruction généralisée du monde, je choisis le camp de ceux qui pensent que si nous voulons un autre monde, il nous faut le construire et qui le font au quotidien. Je choisis le camp pacifique pour qui la violence ne se justifie que dans les cas de légitime défense. Je choisis le camp de ceux pour qui toute personne à droit au bien-être et au moyen de la dignité du seul fait qu’elle existe et que rien n’est donc plus urgent que de réaliser cela. Je choisis et c’est bien plus fondamental, le camp de ceux qui pensent que nous somme partie de la Terre, ses hôtes de passage… et qu’elle ne nous appartient pas plus qu’elle n’appartient à l’aigle qui la survole, au félin qui l’arpente, au mycélium qui s’y développe et s’étend, à l’arbre qui s’y enracine, à la pierre qui veille, intemporel témoin du  destin du monde.

Et en bonne écosophe idiosyncrasique, je lance aujourd’hui ma r-évolution : la r-évolution des pissenlits, cette mauvaise herbe si bienfaisante et qui sème à tous vents.

Anne

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 06:02

 

 

Coluche

 

Ils ne nous représentent pas !


Regardez le graphique, il n'y a rien à ajouter, nous sommes gouvernés par des politiciens qui n'ont pas été élus par la majorité des français !


Enfin, je parle des pantins qu'on agite sous notre nez, pas de ceux qui gouvernent VRAIMENT derrière le rideau !

Et qui, eux, n'ont pas été élu DU TOUT !

Et que vous ne connaissez même pas ...

 

Elections-copie-2

Source : Illusion démocratique - Le blog de Vahine

 


Un graphique qui vient illustrer mes pensées de l’aube qui concernent l’illusion électorale et ceux qui n’y cèdent plus, qui ont conscience que les véritables enjeux passent toujours moins par les élections, que les centres de pouvoirs se sont déplacés (ont été)  et que les décisions (économistes) politiques qui concernent nos existences ne doivent plus rien à quelques émanations de volonté populaire.

Mes pensées allaient ce matin vers toutes ces belles personnes rencontrées au cours de ma vie et il y en a vraiment beaucoup, de toutes origines et qui, peu attirées par le Pouvoir social et politique ont mené leur petit bonhomme de chemin en rayonnant dans leur environnement direct et apportant du bien-être à ceux qui ont fait partie de leur  « sphère d’influence » que ce soit parfois par leur seule présence et l’attention qu’elles portent aux autres ou par leur réalisation concrètes de projets conviviaux et productifs.

De telles personnes s’excluent elles -mêmes des dérives de la politique dont elles ont conscience que les dés sont pipés et qu’il n’y a pas grand-chose de possible par les voies politiciennes, que finalement il n’y a là que des satisfactions d’égo et certainement aussi du remplissage de portefeuille parce que si les cordonniers sont les plus mal chaussés, il n’est de politicien qui ne commence par s’attribuer les meilleures parts du gâteau et l’assurance qu’une carrière politique même brève lui assure un avenir confortable.

Quelques personnes actuellement publient des articles ou des documents qui mettent en évidence les abus financiers des politiciens et aussi cette vaste blague et sinistre ironie qui fait que nombre d’entre eux se permettent de désigner les populations « non productives » comme cause de crise alors que les juteux revenus qui sont les leurs permettraient de mettre un terme à ce gaspillage de ressources humaines pour peu qu’ils soient utilisés d’une manière qui va à l’encontre de la volonté du système dont ils sont les valets mais aussi de plus en plus les gardes-chiourmes contribuant à créer et mettre en place l’arsenal répressif qui permet de tuer dans l’œuf toute tentative de dissidence et donc toute solution possible de la crise. Car il n’y a pas que l’arsenal répressif, il y a aussi la masse croissante des populations précarisées qui sont un précieux outil de chantage, une menace implicite du sort qui guette les insoumis. La prolifération de personnes qui habitent la rue donne une visibilité à cette menace.

Si la Grèce est le berceau de la démocratie (encore que la réelle teneur des origines de ce concept mériterait un éclairage révélateur), elle est aussi la patrie de Socrate. De ce qu’a réellement dit Socrate nous savons finalement peu de choses. Lui-même n’ayant rien écrit et sa parole ne nous étant parvenue que parce qu’en ont retiré ses disciples et qui donnent des conceptions philosophiques fort contradictoires.

Ce ne sont certainement pas les divagations de cet abruti de Platon qui nous éclairerons à ce sujet. Non content d’avoir prétexter une vague maladie pour ne pas assister le maître dans ces derniers moments, il s’est empressé de se cacher derrière le nom de ce dernier pour répandre sa propre prose qui comporte un ramassis d’âneries parfois dangereuse comme le programme de cette fameuse « République » qui préfigure fort bien la dictature technocratique actuelle et qu’il a eu la sagesse (lâcheté) de ne jamais essayer de mettre en œuvre en Grèce.

Mais revenons-en au sort de Socrate et à ce fameux choix laissé aux personnalités athéniennes « dérangeantes » : l’exil ou la mort. Socrate a choisi la mort et parmi les rares paroles de lui qui nous sont parvenues, celles-ci : « Mieux vaut subir l’injustice que la commettre ». A souligner que Platon, lui, prétendait que si les gens n’aimaient pas l’injustice c’est qu’ils avaient peur de la subir,. Rien que cela nous montre le hiatus infranchissable entre la pensée de l’un et celle de l’autre.

Or en réalité les choses n’ont  pas tellement changé depuis cette période. Tout est fait pour que ne puisse émerger aucune figure politique, aucun courant constitué qui irait réellement à l’encontre du système, seuls sont tolérées jusqu’ici les groupes sans réelles portées qui permettent de donner une apparence de démocratie, une illusion de choix. Alors que de manière insidieuse tout est fait pour écarter voir annihiler ceux qui remettraient le système en question. Que la mort de Coluche ait suscité des questions quant à l’hypothèse qu’il ne s’agisse pas d’un accident démontre, quoi qu’il se soit réellement passé, qu’il est communément admis que ceux qui dérangent sont toujours susceptibles de se faire assassiner.

Et nulle personnalité forte et porteuse de message de changement ne se mêle actuellement de politique politicienne, si ce n’est pour se servir des battages médiatiques des campagnes électorales comme tremplin éphémère pour donner une plus grande audience à ce message. Qui sain de corps et d’esprit aurait envie de perdre sa vie dans les marécages glauques que sont devenues aujourd’hui les antres de la politique, sachant que de toute manière aucune action ayant une réelle portée de changement n’a de chance d’aboutir ? Seuls les investissements politiques locaux donnent quelque chance de pouvoir mener des actions concrètes.

Dans le graphique ci-dessus, si parmi les mauves, il y a quelques personnes qui n’en ont vraiment rien à fiche, il y a également toutes celles qui s’interrogent sur les moyens d’une action d’une réelle portée qui aurait quelque chance d’aboutir. Et actuellement toute perspective de changement réel repose non sur la perspective de l’apparition messianique d’un(e) leader charismatique mais sur la capacité collective d’auto organisation de personnes et de groupes sans que n’apparaissent de concentrations de pouvoir donnant naissance à une nouvelle verticalité hiérarchique, mais au contraire conservant une horizontalité au sein de laquelle le pouvoir ne cesse de circuler et se transmettre en fonction des contingences.

Anne

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 10:27

 

Pessimisme de rigueur, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot. Non pas parce que nous sommes victimes d’un pouvoir impitoyable qui cherche à nous plumer par tous les moyens, qui n’a aucun scrupule à assassiner, torturer, rendre inhabitables des régions entières de la planète et mettre l’avenir en danger en plongeant les habitants dans les effets cumulatifs de soupes mutagènes.

Le plus dur dans tout cela, c’est de savoir que ce n’est possible ici que parce que les peuples d’Europe aujourd’hui le veulent bien et qu’ils sont complices des oppressions qu’ils subissent après avoir été complices des colonisations avec leur cortège de meurtres, de pillage, de mise en esclavage. Comportement d’enfant gâté à qui soudain on veut prendre ces jouets, victime consentante à travers de revendications qui finalement ne diffèrent de la main tendue du mendiant qui fait la manche que par le caractère inavoué de cette mendicité… Faites-nous l’aumône d’un peu de pouvoir d’achat et nous fermerons les yeux sur le reste… le reste : les guerres qui permettent tous les gaspillages, les enfants de plus en plus nombreux en Occident à faire l’expérience de la vie dans la rue, la planète rendue toujours plus inhabitable pour les générations à venir, et les dettes qui leur seront léguées.

Oui, un courant de conscience traverse la planète qui s’oppose à cela, oui un monde se lève sur les ruines de l’ancien « Nouveau Monde », un monde multipolaire mais qui ne trouve pas son origine dans cette vieille Europe si fière d’avoir été le berceau de la démocratie et des « droits de l’homme »… c’est bien fini tout cela, un lointain passé… à présent l’Europe ramollie incapable de renoncer à  ces privilèges mal acquis, incapable d’inventer un nouvel avenir dans lequel elle ne jouerait nul rôle dirigeant, abandonnerait ses vieilles habitudes de pillage pour prendre sa place comme tous et chacun… qu’il faille déconstruire l’Union Européenne voilà un sentiment partagé par une majorité des populations locales. Dans leur ensemble les Peuples ne veulent plus de cette Europe venue d’en haut et qui les soumet chaque jour d’avantage à un esclavage de misère.

Jusque-là, nous sommes d’accord. Mais seulement jusque-là. Tout de suite après nous trouvons la porte ouverte sur des guerres civiles au nom d’intérêts passéistes, de gauche comme de droite. La recomposition du monde en monde multipolaire demandent une grande ouverture vers une multiplicité d’échanges, d’accords de coopération et de partage, tant de matière que de connaissance, débarrassés de toute notion de Profit, avec pour ambition plus modeste et réaliste le profit d’un bien commun.

Il n’y a pas de table rase, il y a comme cela s’est produit de multiples fois dans l’histoire, file de trame de l’histoire, de grandes migrations de population, des métissage, et une multiculturalité qui émerge malgré tous les mécanismes qui visent à créer une population planétaire acculturée et prête à recevoir les schémas d’un monde unipolaire « universaliste », univocité totalitaire comme seul modèle possible, comme seul devenir possible. Une sorte de stérilisation des consciences qui ne  laisse plus de place à la réflexion mais vise à créer une sorte d’inconscient collectif planétaire volontairement soumis à la volonté d’un Marché unique par laquelle les habitants de la Terre seraient définis comme les Consommateurs et leur place dans la hiérarchie sociale fonction de leur Pouvoir d’acheter les verroteries des Saigneurs. Nous voyons bien aujourd’hui que pour bénéficier de ces largesses ou de quelques miettes nombreux sont ceux qui sont prêts à accepter le sacrifice d’une grande partie de l’humanité sur l’autel de la Consommation… c’est vrai, j’en ai la nausée. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai cru aux mythes véhiculé par l’éducation et surtout à celui d’une civilisation émancipatrice de toute l’humanité dans un monde de bien-être. Les plus anciens étant les plus atteints parce que pour nombre desplus jeunes l’illusion avait déjà fait long feu. Et ils n’y a plus que les enfants des classes dirigeantes soigneusement préservés des contacts avec la réalités qui pensent que demain ils seront ces bienfaiteurs qui régiront le monde grâce aux bienfaits de l’ingénierie sociale et de la domination technocratique. Les autres ne nourrissent pas ce genre d’illusions, ils savent, ils sont confrontés au quotidien à l’avenir comme une impasse.

Sauf que… sauf que toujours cette guerre que je mène contre le tiers exclu. Aujourd’hui n’âtre ni de gauche, ni de droite, ne veut pas forcément dire qu’on est en fait un peu des deux sans vouloir l’avouer. C’est dire que peut-être il est d’autres possibles et d’autres manières d’envisager le monde. Ainsi, une participante à la Minga mouvement indigène Colombien disait que cela commençait à bien faire tout cela et que son peuple ne voyait aucune raison de se définir en fonction des positions respectives dans un hémicycle de Parlementaires du 18ème siècle dans une culture qui n’était pas la sienne.

Face à l’échec de notre civilisation, il serait peut-être temps de commencer à tirer les leçons. Pour ce faire, il nous faudrait faire preuve d’un peu d’humilité et nous ouvrir au regard critique que d’autres peuples jettent sur notre histoire et aux propositions qu’ils font pour inventer ce nouveau monde.

Un monde de concurrence est un monde dans lequel la déperdition d’énergie est maximale et nous ne pouvons plus nous le permettre, sauf à accepter cette évidence, pour le perpétuer l’immense majorité d’entre nous doit disparaître… et ne vous attendez pas de la part de vos maîtres à ce qu’ils opèrent un tri selon les mérites de chacun. S’ils ont diffusés dans les inconscients collectifs des notions comme celle de citoyens lambda, c’est bien pour mettre en tête de chacun son interchangeabilité, celle du marché de l’emploi ou chacun équivaut à chaque autre et où le facteur de sélection est la capacité de contribution au profit des Maîtres dans des conditions d’exploitations toujours aggravées. Cela tout de même n’est un secret pour personne, chacun peut le constater autour de soi. Toujours plus vite et celui qui ne suit pas est largué du système. Le suicide étant la solution la meilleure puisque l’inapte se supprime lui-même évitant ainsi de créer des charges sociales et qu’il est aussitôt remplacé par un autre plus performant.

Nous sommes quelques-uns sur cette planète, assez nombreux mais dispersés à vouloir d’une autre solution, d’une autre manière d’habiter le monde… le Profit, l’endettement comme moyen de l’usure et des chantages et mise en esclavage qui en découlent… Basta ! Nous voulons des métiers, pas des emplois. Nous voulons le partage, la coopération et pas la concurrence. Nous voulons que les bénéfices, surplus dégagés soient mis au service du bien commun et que nos polyvalences nous permettent de nous adapter à des besoins réels de personnes concrètes et nous à l’abstraction d’un Profit qui confisque le monde. Nous ne voulons ni Maîtres, ni Patrons, ni églises qui les servent. Pour Dieu, c’est à chacun de décider. Si les ressources matérielles sont limitées et ne peuvent être indéfiniment renouvelables que dans les cycles fécondants de manières de production à empreinte écologique positive, la place pour les idées elle est illimitée. Ce n’est que lorsque ces dernières inventent des mécanismes de capture qu’elles entrent en conflit.

Jusqu’ici les règles de la dialectique affirment que les contradictions se résolvent par l’apparition de formes nouvelles qui englobent et dépassent les anciennes en  donnant naissance à l’inédit, à l’imprévisible qui est d’une autre nature que ce qui précède et représente un changement essentiel. Et  la théorie du chaos fondent le caractère imprévisible de cet avenir qui surgit par-delà un point de bifurcation, quand l’avenir devient indécidable et que le plus improbable se fait soudain possible et qu’à postériori, il sera ce qui est advenu sans que personne n’ait été en mesure de le prévoir. Le moment où la plus faible force peut faire effet de levier et transformer entièrement le mode de fonctionnement du système. C’est pourquoi si nous voulons de ce monde plus doux, nous n’avons d’autre choix que de tenter de toutes nos forces de le faire exister au présent. Sans garantie, sans certitude, avec comme seul espoir d’être peut-être le grain de sable qui grippera la grande Machine du système, la petite goutte d’eau qui fait que la rivière devient fleuve.

Anne

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 12:48

 

 

Sentiment partagé, que tout est dit, qu’il n’y a rien à ajouter, ou si peu. Que quiconque veut savoir ce qu’il en est du monde aujourd’hui et de l’avenir encore plus sombre qui s’annonce peut le faire. Mais il est évident que la plupart ne le veulent pas ou tout simplement ne le peuvent prisonniers des cadres de pensée qui leur furent inculqués, incapable non seulement de prendre du recul mais aussi de percevoir la réalité hors des filtres qu’ils ont intégrés.

Comme ces blancs New-Yorkais soumis à un test par des psychologues qui leur montrent pendant une durée juste égale au seuil de perception une photo, il s’agit d’une agression au couteau dans le métro. Sur la photo figurent plusieurs blancs et un noir. On demande alors au sujets de l’expérience de dire qui tient le couteau. L’immense majorité répondra : « Le Noir »… manque de bol c’est un blanc qui est l’agresseur.

Nous venons de vivre pire en Belgique. Un homicide, d’un travailleur des transports en commun bruxellois. Au début, il n’y a pas plus de précisions. Les commentateurs accusent même les journalistes de cacher l’identité du tueur dont tous savent bien qu’il est musulman, récidiviste de la violence et trafiquant de drogue notoire…

Certains parlent de pré-guerre civile, en appellent à l’instauration d’un état fasciste et la reconduction hors frontière de toute la racaille islamiste. Des allusions à la formation de milices et à de futurs lynchages de la population des ghettos sont faites. Et le reste des commentaires à l’avenant, un état d’extrême-droite, une police de choc et à mort les droits de l’hommistes et autres bobos gauchos….

Mais voilà, nous sommes dans un quiproquo à la Belge. Le travailleur décédé était musulmant et le tueur Belgo-belge. Ce que j’ai lu reflète ce que j’ai pu sentir à différents moments, ce racisme qui monte, des deux côtés d’ailleurs. Des petites phrases du style « T’es sympa toi pour une Belge » reviennent de plus en plus souvent, impensable il y a quelques années… alors je creuse et j’apprends que le racisme sévit à tous les coins de rue, qu’en sont victimes des immigrés sans discrimination, de l’étudiant Congolais super classe au petit gars des quartiers défavorisé, du Polonais au Latino (un peu moins) les agressions racistes sont omniprésentes, les regards qui tuent, les remarques désobligeantes en pseudo apartés. Alors la tension monte, et chacun de se replier frileusement dans sa « communauté ».

J’avais bien pu sentir cette satisfaction morbide de certain quand il apparut que Marah, le tueur de Toulouse, était un Marlouf… il y avait des « on vous l’avait bien dit » dans l’air. Et voilà qu’à présent, plus besoin d’attendre de savoir. On sait, on brode, on extrapole. Il y a là une dangereuse dérive de l’inconscient collectif qui ne se contente plus de réagir au fait mais les inventent selon ses désirs, celui en l’occurrence qui va donner confirmation de valider leur racisme.

On se trouve donc dans une spirale ascendante de renforcement des tensions. Et une ghettoïsation croissante de certains quartiers. Et la situation devient chaque jour plus critique. Pourtant toute mon expérience me prouve que ce n’est pas la répression et les insultes qui règlement le problème. Las Belgo-Belges qui ont la haine aujourd’hui me font peur, car on sait ce que peut donner une populace déchaînée. On sait aussi que plus les masses sont composés de lâches que la masses rend « forts » plus les exactions sont terribles.

J’ai pu aussi à travers mes enquêtes découvrir que rien n’est fait réellement pour arrêter ni les gros trafiquants d’armes, ni les gros trafiquants de drogues, souvent les mêmes. J’ai pu observer les conséquences sur le terrain de la réduction des budgets qui contribuaient à la prévention. Moins de maison de jeunes, moins d’activités culturelles et sportives et moins d’occasions de se valoriser à travers la maîtrise d’une discipline, la pratique d’un art ou d’un artisanat. Par contre les budgets consacrés à la répression augmentent et exacerbent le phénomène de violence. C’est de la vieille histoire que j’ai déjà raconté ici. J’ai vécu dans deux quartiers voisins composés de populations similaires mais situé sur deux communes différentes. La première a longtemps eu pour bourgmestre (maire) un ami avoué de Le Penn… police à l’avenant, contrôle musclés n’en veux-tu pas en voilà quand même… et la zone… Dans la commune voisine, régnera pendant des décennies le  même socialiste à l’ancienne mode, et l’accent est mis sur une police de proximité, l’écoute et le dialogue. Et au quotidien la situation est beaucoup plus tranquille. Mais nous sommes encore dans des demi-ghettos. Ce sont les communes les plus cosmopolites, celles où presque toutes les nations sont représentées et où voisinent les couches sociales les plus diverse que la situation jusqu’à il y a peu était la meilleure… des voyageurs de passage nous disaient que jamais il n’avait vu cela nulle part ailleurs, cette bonne intégration conviviale. Depuis quelques années, retour de politiques très à droite, corruption manifeste, des budgets énormes disparaissent, une partie de la police à des comportements orduriers et violents, des abus ont  lieu dans certain commissariat que personne n’ose dénoncer.  La situation dégénère, les tensions montent  et c’est palpable. Des gars venus des quartiers durs viennent fichent le bordel sans que nous n’arrivions à les intégrer comme nous le faisions avant… Il faut dire que la précarité qui atteint beaucoup d’entre nous fait monter la violence endogène et que donc il n’y a plus cette bonne convivialité qui était dissuasive…après s’être énervés un coup, les nouveaux venus comprenaient que pas la peine, qu’il y avait mieux à faire de se passer du bon temps ensemble.

Je me sens désemparée face à cette situation. Ce n’est pas la même chose d’intervenir quand deux gars en viennent aux mains que quand ils sortent les couteaux. Je sens bien que face à cette violence grandissante, je ne fais pas le poids. Je vais quitter cette ville, sur un échec… et c’est dommage… parce qu’il aurait fallu pas grand-chose pour que cela tourne tout autrement, mais ce n’est manifestement pas la volonté des Pouvoirs Publics qui derrière des beaux discours de façade mènent une implacable guerre de répression des marginaux et des précaires qui finissent par répondre en leur faisant la guerre à leur tour. Je n’ai plus aucune confiance dans les institutions de mon pays, et beaucoup de mes « compatriotes » me fichent la nausée… j’aimerais pouvoir m’exiler en bonne compagnie sur une ile, sur une autre planète.

 

 

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 20:17

 

J’ai mal dormi et j’ai passé la journée avec la tête toute engluée de sommeil. J’ai pris hier soir une leçon de vie, de celles qui vous laissent un goût amer dans la bouche, et vous font vous tourner, vous retourner encore dans votre lit, sans trouver le sommeil.

Parfois des amis me demandent si ce n’est pas déprimant de tenir un blog, d’être confrontée au quotidien aux horreurs de ce monde. Je leur fait alors un petit laïus moralisateur qui vise à leur démontrer que finalement, je suis bien moins accablée qu’eux.  Que si peu que je puisse faire, le faire déjà est un moyen de lutter contre cette impuissance qui plonge  tout un chacun dans la morosité et finit par saper le moral à force de chercher à se divertir de choses que l’on sait et feint d’ignorer. Et ils sont la plupart du temps bien obligé de reconnaître que ce qui fut jusqu’à il y a peu ma proverbiale bonne humeur confirmait mon discours.

Jusqu’à il y a peu parce que je dois reconnaître que le pessimisme quasi généralisé finit par me prendre la tête. Parce que cette division que je vois se creuser à travers ce qui me parvient de la campagne électorale en France entre résonance trop forte avec ce que nous avons vécu dans les années 7O, un éclatement, un morcellement de la gauche en fragments de plus en plus atomisés d’une guerre du tous contre tous… période des groupuscules gauchistes… pour l’anecdote, en Belgique sévissait même un de ces micro-groupes trotskyste formé par une seule famille, la femme et les enfants se relayant pour diffuser la prose du père aux portes des usines.

En pleine guerre sociale, j’ai des souvenirs qui me reviennent d’interminables réunions dont le temps était occupé en grande partie en discussions pour savoir quel groupe aurait son nom en tête d’affiche lors de la prochaine manifestation. Les passions se déchaînaient dans ce combat vital pour l’avenir du mouvement, puisque chacun prétendait être la seule vraie avant-garde du prolétariat, seule entité capable de le guider dans les chemins pleins d’obstacles de la révolution… vous comprenez dès lors que d’avoir son nom en haut de l’affiche était un enjeu d’importance majeure. Parfois comme le rapport de force restait en équilibre indécidable, la solution était de faire plusieurs affiches…

Une autre partie de la réunion, encore plus chiante, consistait en fastidieuses discussions théoriques, avec des toujours mêmes arguments massues qui reviennent et des étalages de confiture, pardon de culture, par lesquels chacun se gobe et s’écoute parler pendant que l’adversaire fait lui la sourde oreille inaccessible aux arguments opposés… Il y avait là comme un rituel mille fois répété mais dont nos ténors apparemment ne pouvaient se passer. Quelques « Poum Poum Tralala l’anarchie vaincra !» ponctuaient ces débats quand un camarade anar qui n’avait vraiment rien de mieux à faire ce jour-là passait par là.  

Quand enfin on en venait aux questions essentielles, celles qui concernaient les stratégies à mettre en œuvre pour les événements à venir, tous étaient fatigués et les sympathisants lassés s’était tirés. Ce qui finissait par transformer quelques-uns d’entre nous en bonnes à tout faire. Certains d’entre vous doivent se rappeler ce bon vieux temps des tracts ronéotypés. Les taches d’encre sur les doigts et celles de la colle à tapisserie que nous utilisions pour les collages d’affiches, contribuaient alors à nous donner ce petit air de militants professionnels si valorisant dans ce petit monde de la gauche désunie.

Je dois reconnaître que j’ai vécu une adolescence géniale, que je n’échangerais pour rien au monde et que je suis souvent triste quand je pense que les enfants d’aujourd’hui ne peuvent se permettre cette royale insouciance que nous avions alors, persuadés que nous étions, que le monde demain nous « appartiendrait » au sens où aucun doute ne nous effleurait, notre cause était juste même si un peu dispersée dans ces manifestations en tendances divergentes. On avait beau s’engueuler pendant les réunions, on était tout de même une sacré bande de bons copains qui aimaient faire la fête ensemble…

Et pourtant, et sans doute en considération de ce qui est advenu après, j’attrape à présent comme des rougeurs, des petits boutons, une forme d’allergie quand je vois que ce sont toujours les mêmes conneries.  Des divisions stériles, des querelles débiles… sauf que nous, on se déguisait pas en antifas pour aller taper sur les copains, mais cela c’est encore une autre histoire, c’est vrai que cela m’énerve de voir des gamins manipulés servir le contraire de la cause qu’ils prétendent défendre. Cela m’énerve sans plus, je n’ai pas de leçons à donner… Si j’ai bien tiré une leçon pour moi-même au cours de ces années ; c’est que ce n’est pas en faisant quelque pression que ce soit sur la conscience d’autrui qu’on gagne un combattant fiable et décidé, prêt à tout pour défendre « la cause »… et que chacun doit faire son chemin et apprendre à encaisser les désillusions si possible sans se décourager.

 J’ai appris beaucoup plus pendant ces années que si j’avais continué le lycée. Ajoutez à cela des étés de lumière, les grands feux sur la plage et le son des guitares… les escapades dans des coins perdus avec quelques amis pour retrouver les bois sans lesquels je ne peux vivre… Une belle époque , toute pleine d’espoir d’un avenir meilleur, pour tous, partout dans le monde, la fin de toutes les oppressions, c’était demain.

Fais ton autocritique camarade !… ta belle révolution… a commencé à piquer du nez. Ce n’est pas que cela, mais c’est aussi cela. Les drogues dures sont arrivées massivement sur le marché, et la génération suivante a été vite plus préoccupée de trouver sa dose et de s’enfoncer dans des mondes illusoires que de passer ses nuits à coller des affiches pour renverser le capitalisme. Il n’y a pas que cela mais cela a joué un rôle majeur… je ne parle pas de ganja… rien à dire contre et beaucoup pour. A part quelques graves allumés… mais cela reste épi-phénoménal.

Mais bon, une petite pensée pour tous les amis, les plus beaux, les plus riches de potentiels, souvent les plus généreux, mais aussi les plus fragiles, qui sont tombés dans ce piège et y ont succombé. Et une autre pour ceux qui sont toujours vivants mais dépendants de substances qui leur pourrissent l’existence. Que ce soit pour eux, comme pour ceux qui se retrouvent sans-abri et souvent ce sont les mêmes, les regards extérieurs les emballent de ce même jugement à l’emporte-pièce… toxicomane, SDF, le fameux attracteur fatal qui gomme les histoires et réduit sous la même étiquette des destins à la même triste fin. Pour moi cela reste autant de couteaux dans le cœur, autant de petits frères, autant de petites sœurs qui se sont retrouvés happés dans un piège qui tue.

A une époque succède l’autre avec ses différences, ses ressemblances aussi et le temps de comprendre. Et pendant ce temps impitoyable, la machine à capturer le monde, celle à formater l’humain déployait partout ses tentacules et tressait toujours plus serrées les mailles du filet, du réseau de contrôle de nos vies jusqu’au plus profond, au plus secret de leur intimité.

Oui, j’ai eu du mal à m’endormir cette nuit. Ce n’était rien, un fait divers, un homicide, celui d’un contrôleur de bus venu en renfort sur le lieu d’un accident entre un autobus de la société des transports en commun bruxellois et une automobile. On ne sait pas grand-chose. Le conducteur de l’automobile à appelé deux copains en renfort, il a été évacué ainsi que le conducteur du bus. Les renforts et le contrôleur se sont retrouvés nez à nez. Ce dernier a été frappé à la tête est tombé dans le coma et puis est décédé. J’allais voir si la grève se poursuivait, puis j’ai par curiosité, j’ai commencé à lire les commentaires, un tissu d’insanités, j’ai continué espérant tout de même trouver un autre son de cloche que les appels de haine incitant à la violence, au lynchage, à la torture même… et le souhait réitéré de la mise en place d’un état fasciste et militarisé. L’état de pré guerre civile qui règne à Bruxelles était plusieurs fois évoqué.

Une manifestation de notre échec, ces gens sont mes voisins, je les croise dans la rue et j’étais mal soudain. Non que je sois angéliste, je sais bien qu’il y a des bandes redoutables, que des kalaches circulent et se vendent pour des prix dérisoires, que certains jours aux sorties des mosquées la tension est palpable. Bref que le problème est réel. Je sais aussi des histoires de gamins vraiment par pires que d’autres qui se voient rejetés de partout, qui n’ont aucune perspectives de se sentir un jour fiers de ce qu’ils ont accomplis, d’autres petits frères, touchants parfois dans leur gentillesse, leur bonne volonté… et soudain, d’autres surgissent qui leur propose de devenir des hommes, de défendre l’honneur… il faut parfois peu de chose pour que bascule une vie. Et la prison n’arrangera rien à l’affaire.

Il fut une époque où la drogue fut volontairement déversée pour casser les révoltes, à présent les perspectives sont confisquées, les budgets autrefois alloués aux maisons de jeunes, à des lieux de rencontres et d’activités valorisantes mais souvent subversives pour un pouvoir qui veut que tous soient formatés, corvéables pour le marché de l’emploi, ces budget sont aujourd’hui de plus en plus utilisés à augmenter les forces de répression et les moyens dont elles disposent. De plus en plus de flics sont noyautés par des mouvements fachos. Tout cela contribue à pourrir la situation.

Ce n’est qu’un des aspects de ce monde inhumain qui occupe toujours plus de terrain. Et les petites gens frustrés trouvent des boucs émissaires. Aujourd’hui ils déversent leur haine dans des commentaires. Il ne faut pas beaucoup de courage pour gerber sa hargne en quelques mots en se cachant derrière un pseudonyme. Mais l’histoire a toujours démontré que réunis en masses déchaînées, nul n’est plus sanguinaire que le lâche, le frustré.

 

Anne Wolff

 

Épilogue : Au fil des commentaires évoqués plus haut, une narration s'est construite, ajoutant toujours plus de détails, comme autant de vérités révélées. Un brave travailleur - belge bien sûr - de notre SNCB s'était retrouvé face à une de ces racailles maghrébines que notre état laxiste avait remis en liberté conditionnelle alors qu'il était un délinquant récidiviste. Et bien sûr ce qui devait arriver s'était produit. Ce vaurien d'immigré n'avait pas hésité à frapper - comme le font ces gens-là. Et notre pauvre travailleur, Belge avait été victime de la permissivité de notre état faible. Il nous fallait un état fort pour en finir une fois pour toute avec ces "#@!*" (remplacer par autant d'insultes que vous pourrez convoquer), certains allaient jusqu'aux appels au lynchage.

Oui mais : le journal dont je ne donnerai pas le nom pour ne pas lui faire de publicité, révéla 3 ou 4 jours plus tard, quand tous étaient déchaînés dans leur rage xénophobe et leur soif d'en découdre, la réalité des faits. Le contrôleur de la SNCB était un Monsieur Turc, qui après 35 ans de bons et loyaux service s’apprêtait à prendre bientôt sa pension. Quand à l'agresseur, c'était un Belge en état d'ébriété. L'article ne précisait pas s'il avait ou non des antécédents judiciaire.

Chacun tirera pour soi la morale de cette histoire.

 

 

 

 

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:25

 

Je suis identitaire d’une identité singulière. Depuis longtemps je n’ai plus de pays, ma nation c’est la Terre et les étoiles qui brillent pour chacun d’entre nous, j’ai des voisins partout. Je suis identitaire d’une identité singulière à nulle autre pareille, ni même à elle-même toujours en devenir.

Je suis étrangère à ce monde de guerre, à la haine qui partout se propage, à ce rejet de l’autre qui n’est pas comme « nous ». Je suis étrangère à ceux qui inventent tous les engins de mort qui prolifèrent et détruisent les racines de la vie. Je suis étrangère aux paraîtres, aux symboles de pouvoir qui hiérarchisent le monde.

Je me sens étrangère, toujours plus exilée dans ce monde ou mon « semblable » ne me ressemble pas ; il désire des choses que je ne comprends pas, des objets sans valeur, du pouvoir sur autrui, et se fiche bien que pour assouvir ses besoins fabriqués,  il faille tuer, asservir, torturer, piller, laisser exsangues des pays.  Je me sens étrangère à ces fausses bonnes consciences machinées de toutes pièces qui cachent leur laideur sous des mots qui sonnent bien. Droit d’ingérence humanitaire, mais aussi démocratie, liberté, égalité et tant d’autres qui servent d’alibis à la cupidité.

Je ne suis pas égalitaire. Je voudrais un monde dans lequel chacun respecte la différence de l’autre. Je suis une femme, tu es un homme, sommes-nous égaux ? Non, nous ne le sommes pas, nous sommes différents, complémentaires. Je n’aime pas l’égalité qui sert de prétexte à nous rendre tous pareils, tous forgés dans le même moule, dotés des mêmes idées. Dès que l’égalité s’impose une échelle de valeur intervient et certains le sont toujours un peu moins que les autres. Je suis une femme, tu es un homme, je ne veux pas devenir ton égale. J’aime ces qualités de femme, qui valent bien les tiennes et sont tant décriées.

Je ne veux pas non plus de votre universalité… quelle arrogance, voilà que soudain, sur cette planète minuscule qui existait bien avant que l’Homme y apparaissent pleine de fruits splendides qui ne devaient rien à ses « sciences », sur cette planète dont certains se sont mis en tête de détruire tout ce qui existait avant leur arrivée - d’aucun, un petit clan au regard du vivant, une secte puissante au moyen de l’argent -  disent « Nos valeurs sont universelles … et qui pense autrement doit être corrigé et qui ne se soumet pas doit être éliminé. » Jamais secte n’avait connu une puissance pareille, menaçant de détruire la possibilité même de la vie avec ses inventions qui n’ont d’autres buts que l’augmentation indéfinie de la puissance de quelques-uns, Profiteurs du monde, parasites absolus,  au détriment de tous…oui je me sens étrangère à ce monde-là. Je ne suis pas universelle, petite goutte de cette marée humaine qui n’arrive pas (encore ?) à se fonder en espèce qui habiterait la terre dans l’harmonie de tous avec chacun, qui n’arrive pas à surmonter les instincts primitifs de prédation, hérités du passé.

Evoluer ce n’est pas répandre la guerre de tous contre tous et tous, évoluer n’est pas de l’ordre de la concurrence, de la guerre dans laquelle écraser l’autre est la règle. La science, c’est autre chose que de construire des machines de captures, des machines de contrôles, des outils pour asservir le monde.  Evoluer c’est apprendre à partager, à conjuguer nos efforts pour le bien de tous et de chacun, évoluer se conjugue en terme d’amour, de respect, de synergie, d’association… et d’autres mots encore qui parlent d’unité dans la diversité. Evoluer passera par la coopération de tous avec chacun pour vivre sur cette planète en bon voisin ou nous disparaitrons.

Et chaque différenciation, de chacun d’entre nous augmente ce potentiel de complémentarités nécessaire pour réparer la Terre, malmenée par la volonté des faiseurs de guerre, des fabricants de haine, des destructeurs d’espoir. Il nous faudra être très différents et très performants pour inventer un monde débarrassé de ses parasites, pour neutraliser les effets de ces nuisances irréversibles qu’ils répandent aves tant de désinvolture. Pour nous fondre nouveau dans cette nature dont nous sommes issus.

Oui, je suis identitaire d’une identité singulière. Je n’en démordrai pas. Je ne rentrerai pas dans vos moules qui nous font tous semblables à chacun, applaudissant aux hauts faits de votre malfaisance. Je suis identitaire d’une identité singulière, toujours plus différente, parcourant les chemins de traverses qui conduisent vers l’humanité simplement. Si nous commencions par cela avant de prétendre à l’universalité, avant de prétendre être dieu omniscient, omnipotent, créateur du monde à notre image. Quelle folie, quelle démesure, quelle mégalomanie !

Je suis identitaire d’une identité singulière, fière et humble à la fois. Fière et irréductible quand vous voulez me contraindre à servir vos desseins, humble quand je tourne mon regard vers cette création qui ne doit rien à l’homme sinon sa destruction. Celle qui était là avant son apparition, aboutissement d’une longue évolution, si complexe et si fragile, si pleine de mystères. Nous en sommes parties et s’il est bien une loi intemporelle, universelle, c’est que ce tout, la Terre avec ceux qui la peuple,  est infiniment plus, infiniment autre que la somme des parties et que comprendre ce Tout restera à jamais inaccessible à chacun d’entre nous.

Et c’est en toute humilité que je vous dis vous êtes mes ennemis, je ne l’ai pas choisis. J’aurais tellement aimé pouvoir vivre en paix, simplement, cultivant mon jardin. Mais vous êtes venus ici comme ailleurs, et comme partout vous avez dit : « Ceci m’appartient, désormais tu travailleras pour moi » et tu consommeras mes produits, dit adieu à tes orties, tes pissenlits.  Sinistre plaisanterie. Jamais. Jamais je ne serai cette esclave soumise, et si le prix à payer est ma vie, je le payerai car devenir esclave de ces noirs projets, c’est perdre bien plus qu’une vie, c’est perdre mon âme et mon destin… identité singulière, jamais la même toujours plus riche du chemin parcouru.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:27

 

Post scriptum : ben voilà, j’ai écrit ce matin comme on tient son journal, des mots comme une ballade au hasard dans le pays de la pensée, la mienne. Des choses comme cela que j’avais envie de dire, l’une amenant l’autre, un retour encore ça et ça et et ça aussi peut-être. Cela n’engage que moi, un exercice d’idiosyncrasie pour contrebalancer sans doute toutes ces paroles partagées dont je me fais l’écho ailleurs. Questionnements : mais qu’est-ce qu’ils ont donc dans la tête ces pauvres riches très riches qui usent de leurs fabuleux moyens pour détruire le monde au lieu de contribuer à en faire un petit paradis ? Un petit détour par des lieux de mon histoire squattés par les eurocrates, colonisés par les écobobo et surtout ceux qui se font des sous sur leur dos. Histoire des manuels, histoire vécue, histoire secrète, indissociables.

Un texte pour nous remonter le moral : précédent, celui de la sobriété heureuse. Nous ? Ceux qui ont compris qu’il n’y a plus rien de bon à attendre de notre système pourri et que si les « nouveaux philanthropes » avaient voulu faire quelque chose pour l’humanité avec les moyens disproportionnés dont ils disposent, cela serait fait depuis longtemps et nous ne serions pas où nous en sommes.

 

Bon, imaginez-vous, cela ne doit pas être très sain de se retrouver assis sur une fortune tellement immense

« les fortunes personnelles des 225 familles les plus riches du monde sont équivalentes aux revenus cumulés de plus de 2,5 milliards d'habitants

Mettons-nous un moment à la place de ces pauvres gens qui en plus souvent n’ont pas choisit, ils ont le malheur d’être les héritiers de ce fardeau, dès l’enfance, ils sont dans un ghetto, il faut les protéger. C’est ce principe qui se développe à présent : des quartiers de riches, cernés de grilles, des gardiens à l’entrée, pas moyen d’aller prendre le thé avec vos amis si vous n’êtes pas sur la liste des invités. Quand ils sortent du ghetto, ce n’est pas pour flâner, enfermés dans leur petite cage à roulette, avec ou sans chauffeur, ils sont emmenés jusqu’à un autre ghetto, un autre lieu protégé. Du monde ils ne voient que les leurs, et quelques domestiques et des servants soumis. Dès l’enfance privés de liberté, écartés des dangers, insensibles à l’humain qu’ils ne connaissent pas.

Cela me rappelle cette histoire de petites filles de riches, ici même en Belgique, au début su siècle passé, quand elles allaient voir à la campagne, le sénateur, leur grand-père, une bande de gamins venaient les contempler à travers les grilles de la propriété. Quand ils étaient lassés, s’égaillant comme des moinillons, ils retournaient jouer dans les bois et les champs… qui était prisonnier ?

 

Mais revenons à nous aigles aux ailes coupées, c’est « super-riches » qui ressemblent plus à des dindons. Tous autour deux se plient à leur volonté et leur frotte la manche, et leur lèche les bottes, comment peuvent-ils imaginer que ce n’est pas cela le monde, qu’ils n’en voient qu’une parcelle et vraiment pas la plus belle. Cela vous plairait à vous de faire des courbettes devant de vieux magnats, d’être serviles en diable, pas de dieu dans tout ça. Certains le savent, leurs ancêtres trimbalaient avec eux leur diable terrifiant, mais oui, je sais, il y a des juifs aussi, on nous l’a assez dit… faudrait en finir, une fois pour toute, avec ce racisme là aussi. Cela devient fatigant, nous fait perdre du temps. La sensibilité est humaine, et partout sur la Terre s’écrit, aussi, l’histoire de la tendresse. L’insensibilité rend inhumain, et regarder, le président mi Africain des Etats-Unis sert ses maîtres comme un esclave soumis, il semble que de l’histoire, il n’ait rien appris, mais que sait il  lui, de cette longue histoire, de ces hommes, ses femmes enchaînées mener vers l’esclavage, ce n’est pas son histoire. Petit métis en Asie, venu d’Hawaï, il n’a pas grandi dans ce pays.  Ce n’est pas son histoire, il n’a pas ancré dès l’enfance ses racines dans cette terre, il n’est pas l’enfant métis de ces femmes violées par leur maîtres blanc. Le premier président métis des Etats-Unis n’est pas Afro-américain. 

Et oui, j’essaye de comprendre, cette insensibilité, cette surdité à la souffrance qu’il sème. Il sait.  Je ne parle pas des discours de façade, je parle des actes concrets qui sème la destruction, ruine le pays et fait qu’il ne fait pas bon vivre aux Etats-Unis pour tout ce petit peuple, nos cousins, qui crèvent de n’avoir de toit et à peine de pain., Ces enfants dans la rue, pendant que l’argent qui leur revient, sert à tuer d’autres enfants, là-bas, au loin. Sont-ils punis parce que leurs ancêtres ont volé la Terre des Indiens et massacrés leurs hôtes après avoir appris d’eux comment survivre en ce pays. Mais je ne suis pas chrétienne, je ne crois pas aux punitions du ciel. Qu’il y ait une intelligence à l’œuvre qui nous ait fait ce monde, aucun doute, réfléchissez… faut être vraiment nul en math et en biologie  pour croire que cela c’est fait par ces lois seules de mutation et de sélection. Le taux spontané des mutation est trop faible, il aurait fallu un temps infini pour qu’apparaissent des êtres aussi complexe que nous, ce qui n’est pas le cas. Et voici que quelques crétins présomptueux qui se prennent pour dieu nous détruisent cela tout persuadé qu’ils sont qu’ils pourront faire mieux avec leurs lois naturelles qui ne sont que le produit de leur cerveau étroit. Le rationalisme est un crime contre la rationalité, un réductionnisme qui nie ce qu’il ne comprend pas, qui détruit ce qu’il ne peut contrôler, en prétendant : « Cela n’existe pas »… c’est toujours et en encore la même vieille histoire, du temps où on faisait disparaître les anomalies… sous prétexte que dieu étant parfait elle ne pouvait tout simplement pas exister. La logique est la même sauf qu’aujourd’hui en plus ces hommes ne cessent de créer de nouvelles monstruosités.

Ils savent et ils ne savent pas. Ils savent que leurs armes détruisent, que cette grande machine de capture qu’ils ont inventée pour confisquer le monde sème la souffrance. Mais ils ne savent pas ce que c’est qu’un humain, ils les conçoivent à l’image de leurs larbins… que connaissent-ils d’autres. Peut-être Bush était-il un peu moins pire pour les Etats-Unis que ne l’est Obama ?je ne dis rien pour le reste du monde. Obama n’a même pas ce patriotisme qui nous énerve, c’est bien dans l’esprit de ce nouvel ordre mondial que de mettre un apatride à la tête de la gendarmerie du monde.  Mais soit, ceci n’est mon propos que parce que je n’en ai pas spécialement aujourd’hui si ce n’est de comprendre ces « pauvres riches » qui n’ont ni âme, ni scrupule, ni sympathie, ni compassion, ces hommes. Et ces femmes, n’oublions pas notre chère Harpie C, et la vieille Madeleine et Marguaret, et toutes les autres parmi les pires, je en vous parlerai pas de Laurette, ex petit-poussin noir égaré, une idiote néfaste !!! Et aujourd’hui notre nouvelle fournée de ministresses nous fout la honte ! Il serait temps que les femmes donnent l’exemple, cessent de se compromettre dans la politique et s’intéresse d’avantage au politique. On en a eu une comme cela dans notre commune, une écolo, elle faisait un boulot pas trop mal… en apparence… après on se rend compte que ce boulot local n’est en fait qu’un tremplin électoral. Ma dernière illusion politique. La cause d’un grand dégoût, comme ils se servent de nous pour réaliser leurs ambitions.

Je ne sais pourquoi j’ai moins de colère contre les crapules qui annoncent la couleur que contre ceux qui en plus dupent les peuples avec de faux espoirs. De la campagne d’Obama, je garderai l’image d’un peuple debout, délirant de bonheur, parce que ça va changer, s’en est finit des guerres, il allait retrouver sa prospérité.

Aujourd’hui la France a son mauvais remake de cette campagne Hollywoodienne, à croire qu’elle ne mérite que des séries C. Dans un cas comme dans l’autre tout est mis dans la manipulation de l’émotionnalité ; Sauf que le peuple étasunien m’a paru tout de même  plus sympathique que tous ces revanchards hargneux. Tous ces minables, serrés du cul qui n’ont pas bronché pendant toutes ces années. Qui se sont tu, soumis et humiliés. Tous ces lâches qui soudain se réveillent et se sentent grands parce qu’on parle pour eux et qu’un autre est devant en qui ils peuvent s’identifier. Je suis désolée, car je sais qu’il n’y a pas que cela, pas que ceux-là… mais quand on ne prend pas la peine de creuser un peu, qu’on s’en fiche de savoir qu’on verra les enfants enfermés dès trois ans, une école du nivellement par le bas de toute diversité.

J’aime beaucoup Chavez, j’admire cette magnanimité grâce à laquelle sont restés en liberté les journalistes qui ont appelés à le tuer et que depuis 2002, ils continuent de mentir et diffamer contre le président…Sarko aurait quelques leçons à en tirer. Je trouve intéressant cette manière de tenter de rester malgré tout président de tous les Vénézuéliens, mêmes ses  pires ennemis, je pourrais faire une longue liste de choses que j’apprécie. Mais le salut au drapeau, à l’école le matin… Non. Autant j’ai été touchée par cette dame pensionnée qui suivait les entraînements de défense civile pour pouvoir défendre son pays s’il était envahi, autant ben, non l’école c’est pas l’armée. Autant je sais, il y a beaucoup de fort bonne chose à Cuba, je ne peux avant d’essayer de juger, le faire sans me demander ce que serait devenu ce pays sans blocus, s’il n’avait été constamment menacé par ces voisins, sans cesse victime de tentatives de déstabilisation venues de tout côtés. Autant il y en a d’autres ou je ne suis pas, ces troupes de gamins marchant au pas de l’oie, me donne froid dans le dos. Une chose est cette dame qui choisit de se préparer à défendre son pays qu’elle sait menacé, qui au bout d’une vie à envie de défendre les acquis de ces dernières années ; elle aime son pays et la manière dont il est gouverné. Elle a connu avant, elle sait la différence pour ce peuple affamés par des millionnaires véreux qui réfugiés dans leur tour avait à peine conscience de l’existence de cette populace. Autant il me semble qu’il y a d’autres manières d’apprendre à aimer son pays que le conditionnement dès l’enfance. Et c’est bien cela aujourd’hui qui est proposé en France.

Je ne sais pas s’il ne serait pas plus que tant de réexaminer cette notion de démocratie qui partout et toujours a échoué à remplir ses prétentions. En attendant, c’est dans ce cadre que nous sommes et contrairement à tous ces excités, je ne pense pas que des élections devraient déboucher sur un monde de la pensée unique miroir de la mienne. Moi, vous le savez, tout ce que je demande : un pré, une clairière quelques mètres carré, un lopin à cultiver et non loin les amis, mes convives, les compagnons avec qui travailler, avoir des vrais métiers, partager nos joies et nos douleurs, se réunir autour d’un foyer, se soutenir quand cela va mal, fêter ensemble nos succès, la venue du printemps, un beau jour de soleil, les premiers pas d’un bout d’chou… que sais-je il y a tellement de choses à fêter, tant de sujets de joie.

Non vous ne trouvez pas… ne vous en faites pas, on me l’a dit souvent (et plus encore) : « Oui, mais toi t’est spéciale ! ».. yes, yes. Y a peut-être du vrai, mais si je n’avais pas rencontré des autres, aussi « spécials » et parfois plus encore, je ne pourrais pas dire j’aime ça,  cette vie simple, travailleuse et heureuse, je n’aurais pas ce petit frémissement, cette réminiscence, d’un bonheur aujourd’hui perdu. Elle est loin m’a vallée, elle a présent sur une autre planète quelque part dans le passé. Une banque la achetée. La nouvelle école est entourée d’une clôture de barbelé et les touristes écobobos débarquent au volant de leurs 4X4 de luxe… Aujourd’hui ceux qui viennent là ne sont plus les amis, et les amis des amis, ce sont des clients qui débarquent et les cars de touristes.

Revenue à Bruxelles, j’y trouve les Eurocrates qui squattent ma commune, la maison de mon enfance est aujourd’hui dans la commune la plus chère de Belgique et ma belle vallée ne s’appartient plus à elle-même… J’ai vécu en Belgique dans une grande et belle vieille ferme, là tout au bout de ce petit pays, là où la forêt est assez grande pour se perdre. Je ne sais ce qui s’est passé depuis, mais là dans le jardin (22 hectares quand même) étaient prévu 200 chalets et l’autoroute en bas. Ailleurs dans la forêt de vieux chênes, au bord de l’Ourthe, où j’aimais égarer mes promenades solitaires, ils ont construit 6OO chalets… avec toujours en prime, le pognon, sans respect, sans amour… avec des touristes arrogants qui viennent en conquérants. Qui regardent de haut les habitants locaux. O mais, ils créent des emplois, nous voilà qui serveurs, qui femmes de chambres, l’atelier des ébénistes est devenu un musé pour touristes qui viennent visiter et Mario et Paulo, comme deux antiquités les artisans d’un monde passé.

 

C’est une question que je me suis souvent posée : quand je vois Obama rigoler après que ces drones aient tués, au Pakistan, indifféremment hommes, femmes, enfants,  ces gens sont-ils inaccessibles à la culpabilité, n’y a-t-il jamais, qui viennent les titiller,  l’ombre d’un scrupule ? Une lueur de conscience ? L’idée que peut-être ils pourraient partager ? Changer leurs jeux guerriers ?

Témoin de l’évolution de quelques décennies, je ne peux que dire et répéter, le monde a mal changé. Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui n’est pas celui dans lequel j’ai grandi. Les portes de l’espoir petit à petit se sont refermées. Nous étions les enfants d’un grand rêve de lumière, celui d’un monde heureux où règnerait l’équité ou nos enfants grandiraient libres, heureux sans redouter la guerre, une histoire du passé. Après nous les ado ont clamé « No futur ». Nous ne comprenions pas, quel mauvais esprit que celui-là…

Pendant l’enfance nous engrangions les illusions, les fausses évidences, si commodes et frelatées. J’ai eu de la chance, la vie m’a permis très tôt de faire une rupture avec les mensonges de la culture. J’ai appris les enfants placés maltraités, Lubumba assassiné, le Vietnam défolié, la colonisation qui fabrique de gentils petits Congolais qui ânonnent sous la houlette des Pères : « Nos ancêtres les Gaulois… »

Et pourtant nous étions incapables d’imaginer ce qui allait se passer, le monde d’aujourd’hui. Et la plupart sont tellement pris dans les carcans de leur conditionnement, qu’ils ne voient toujours pas, ce qui est là sous leur regard et ce monde  qui vient. Celui de ces Puissants, du pouvoir de l’argent et dont ils ont choisi de faire un outil d’exploitation pour être riches, encore plus riches, toujours plus riches… une forme de folie en fait, une mégalomanie à l’échelle planétaire, un désir de contrôle absolu de la Terre et de ces habitants. La peur peut-être de ces Peuples opprimés qui ne cessent de se lever, ici, là, et là encore pour reprendre leurs Terres, pour vivre à leur manière, simplement, sans rendre compte, regarder ces femmes, ces hommes qui se sont levés pour reprendre la terre, au Chiapas, ce ne sont pas des guerriers, ce sont des paysans et ils se sont armés. Pas pour aller voler les terres de leur voisin, nous pour reprendre les leurs.

Quelqu’un disait « il y a des civilisations qui valent plus que d’autres » et un autre ajoutait… regarder tout de même, il y a là une part de vérité, prenez par exemple les Incas, leurs sanglants sacrifices. Cet homme-là aurait-il oublié, ici, tous les bûchers, les salles de tortures et les aveux forcés, toutes ces boites posées juste pour dénoncer.  L’histoire n’est pas dans les manuels scolaires, ni dans les journaux, ni à la télé. Pour comprendre ce qui c’est vraiment passé, il faut retourner aux matériaux premiers, témoignages de vécu mais cela ne suffit pas. Il y a aussi cette histoire souterraine qui a pris de l’ampleur et déplie ses réseaux à travers la planète. Et cela c’est volontaire, ce n’est pas comme cela par hasard. Et puis ce double jeu, celui de semer partout la confusion, que personne ne sache plus à qui se fier. Son frère, son ami, son camarade, son compagnon sont peut-être des traitres. Quel monde de misère. La pire de toute, quand il faut sans cesse se défier, que l’ennemi peut se cacher partout, dans les yeux de ce gentil garçon, qui vous sourit avec un air bonasse. Sortir de ça, la politique politicienne, on en a marre. Il ne nous reste de vraiment subversif que nos joies, que de dire le monde avec nos mots qui ne gèrent pas,  donnent pas d’ordres, qui apprivoisent, échangent, partagent. Tout ce fatras de gens sérieux qui se prennent la tête mais ne créent rien de beau, j’en ai ma claque. Et oui il aura fallu tout ce temps et les derniers évènements pour que change en moi cela, cette gentillesse, ce désir de comprendre chacun à travers son histoire, et les moment qui font que soudain un humain cesse de l’être pour devenir… un fonctionnaire, un tortionnaire, un PDG

Et dans ce monde nouveau,  si sous les pavés sommeille toujours la plage, par-dessus dorment ses rebutés transi souvent sous leurs cartons. Il faut s’arrêter, tailler une petite bavette… non pas la charité d’un sourire crispé de grenouille de bénitier… quand même, faut pas exagérer, non ensemble perler un peu de la vie…. C’est bien que la télé et ses réalfictions, vous verrez. Faites gaffe tout de même, certains de ces rebutés qui peuplent nos villes, à force de prendre les coups, ils mordent ! Traitez l’homme un chien maltraité, et vous verrez très vite il deviendra un chien méchant. Traitez les humains comme des personnes à part entière, tous, bon les gros riches, je ne sais pas, sans doute il est trop tard pour eux, il passeront à côté de la vie et laisseront derrière eux une trace de sang. Nous je vous perle de tous les réprouvés, ce trésors égarés…ils faut les inventé (c’est joli parfois la loi… en droit, les trésorsne se découvrent pas, ils s’inventent…)

Il y a aussi cet art consommé de mêler et le vrai et le faux afin que le réel ne puisse se discerner dans cet amalgame difficile à séparer, qui sont les faux amis, qui sont les vrais ennemis. Et toutes ces théories… qui détournent l’esprit de la réalité.

Et moi je m’en vais dire bonjour au soleil

A plus

Anne

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:10

 

Je vous promets, je passais par-là, juste par accident. Et tant qu’à faire je me laisse aller à vous pondre une petite bafouille en passant. C’est vrai que j’en ai plus que marre des montagnes de bêtises et stupidités en tous genre qui s’échangent en ce moment sur le web. Il y a un tas de discussion et de dérives qui font plus reculer les choses qu’elles ne les font avancer, j’ai parfois l’impression de me retrouver dans une cour de récréation d’attardés ; marrant ou pas du tout en fait, moi qui ai toujours été plutôt tendre envers mes congénères à quelques rares exceptions près, mais si peu, je me surprends à subir une transformation assez radicale, du genre « hé le bateau coule, les mecs, arrêté de ramer dans la gadoue, faut écoper et boucher les trous » mais non à part quelques sujets plus éveillés que les autres, tous persistent, droit dans le mur à vitesse redoublée. Ben voilà, on aura essayé.

Je crois que l’heure est de s’embarquer dans les canots de sauvetage, après c’est pas gagné… m’enfin bon… c’est mieux que de couler avec l’équipage hypnotisé.

L’avenir s’annonce sous de sombres auspices, il n’ya pas que l’austérité qui devrait nous effrayer, nous réveiller. Si les psychopathes de service se mettent en tête de passer à l’acte et attaque l’Iran, la c’est la choucroute radioactive pour tous…les petits fungi vont devoir travailler mais bon télé-réalité, temps réel et la vie des peoples pour nous faire oublier… je ne sais pas, je n’ai pas la télé.

Plus  trop envie de me prendre la tête , tout est là, qui veut savoir saura. Et moi de mon côté, je vais opérer, comme la plupart mon  repli identitaire, obligée, c'est très tendance;,dans la solitude de mon idiosyncrasie écosophique, identité singulière,rien que pour moi… mais non ce n’est pas vrai… mais bon !

N'empêche je tombe sur des trucs interpellant que j’ai envie de partager : genre se retrouver en maison de fous parce qu’on manifeste pacifiquement… et les manifs violentes c’est droit en taule… ou un p’tit coup de fusil à pompe et on en parle plus… de la création d’emploi pour les techniciens de surfaces qui ramasseront les morceaux. Ah ! le joli monde que voilà. Des beaux champignons pour les Iraniens et l’asile pour les dissidents locaux.

Vous connaissez Mendoza, Eduardo Mendoza

"Mendoza livre un roman policier parodique et burlesque, avec un grand sens du gag, qui est en même temps une féroce critique de l'ère « prépostfranquiste »

Wikipedia

Son personnage principal est un flic que les franquistes ont gentiment écarté en le fichant en hôpital psy… seulement voilà, ces béta (plus sots encore que les lambda, ce qui n'est pas peu dire)   ne s’en sortent pas sans lui, alors de temps à autre on vient le sortir de sa cage pour qu’il mène une petite enquête.

Ce qui est intéressant, c’est que c’est le genre bouquin réversible, avant il nous parlait du passé et maintenant il nous parle du futur…

...nous assistons donc avec cet auteur à une commutation permanente du pré et du post. Nous étions dans le post, nous voici dans le pré, sans savoir de quoi ce prè sera fait, seulement que faudra pas trop y laisser brouter les vaches si on aspire au label bio… mais cela peut s’arranger comme on sait les labels ne font pas la chanson.

Essais de critique littéraire


Quoi je délire ? Mais non je m’entraîne… vu qu’on est dans le post et qu’on est dans le pré, que les postiers se suicident, que les méchants manifestants on les fourre en prison, alors que les gentils dissidents fous comme moi, on les amène dans de grandes  maisons, logés, nourris avec plein de jolies petites pilules de toutes les couleurs.

Nous v’là parti pour un mauvais remake de « vol au-dessus d’un nid de coucou »…. Le message est clair, les gars… si vous ne voulez pas d’embrouilles, tenez-vous coi. Et quand on viendra chercher le voisin, ben monter la radio, je vous prie. Pas la peine de se prendre des cauchemars en prime…


L’été approche, préparons nos vacances en Europe

Pendant que l’Italie, est parait-il sur le point d’exploser, gouvernance économique technocratique… une vraie bombe ce truc-là pour des latins nerveux… sous pression, ils explosent. Les Espagnols occupent à qui mieux mieux les bâtiments vides pour y reloger les 300 000 personnes balancées dans la rue pour cause de dette odieuse, le Portugal s’agite, Les Hollandais balayent devant leur porte… en écoutant radio Inquisition... un SDF le seuil, ça fait désordre...en prison ! au travail ! à la ferme aves les Marguerite, c'est pour leur bien, c'est plus sain.

Les Hongrois pas contents, prient leurs voisins surtout de ne pas s’en mêler, c’est déjà assez le bordel comme cela sans que l’Union y mette son nez, aucune envie de voir débarquer Eurogendfor à la rescousse, les Allemands se prennent un petits en-cas avec les inspecteurs de rigueur venus vérifier le contenu de leur frigo. Et qu’en est-il de la révolte des Roumains ?

Les Grecs à cours de bois sont obligés de faire cramer les banques pour grapiller un peu de chaleur… heureusement le printemps arrive. En Belgique les chômeurs mènent un dur combat, depuis que la Ministre qui s’occupe d’eux, a déclaré que pour travailler dans ce pays il fallait être beau et intelligent, des hordes de chômeurs et autres sans-emploi défilent dans les rues pour réclamer le remboursement intégral de leur frais de chirurgie esthétique.

Ce faisant. Guantanamo Pologne succède à Auschwitz et l’Autriche ne fait plus parler d’elle que pour ses fêtes maudites, ses bals nazis : le bal de la Marine…. Bon je ne parlerai surtout pas de la France, j’arrête, j’en ai marre et si on allait tout simplement passer nos vacances en Islande ?

Voilà, je passais par là….

Anne

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 12:54

 

 

Bientôt trois ans de présence sporadique de ce blog sur le web. Un anniversaire, une naissance, une renaissance aussi, ailleurs et autrement.

Le moment venu aussi de le mettre en veilleuse. Il m’a été un précieux outil une aide pour comprendre les tenants et aboutissants de la guerre globale que la clique des Profiteurs à l’esprit humanoïde mènent à l’ensemble du Peuple des Humains, a tous les habitants de la Terre.

J’ai essayé de vous faire partager le fruit de mes recherches, souvent aléatoires mais jamais arbitraires. J’ai reculé devant la tâche un peu lourde et fastidieuse, celle de remettre tout cela en ordre afin que chacun (et moi-même) s’y retrouve. Pourtant l’essentiel s’y trouve.

Parcourant ce chemin, évitant les écueils de la tentation du repli identitaire pour me (ré)conforter dans la puissance que donne le sentiment d’appartenance à un groupe, à une idéologie, j’ai enfin compris que j’étais résolument écosophe idiosyncrasique, la seule forme de pensée qui me permette de conjuguer les fruits de mes apprentissages et expérience sans courir le risque de la réduction.

La vanité, la violence, la stérilité contreproductives révélées par les aléas de  la campagne présidentielle en France m’amène à m’éloigner d’un débat de disputailleries sans intérêt, convaincue que je suis que l’avenir n’est pas à chercher du côté de LA politique, mais dans la mise en action DU politique, manière dont les humains s’organisent entre eux de manière horizontale depuis le plus local, ancré dans le territoire jusqu’au Planétaire. Je n’aime ni les hiérarchies, ni l’autoritarisme, ni les stigmatisations des différences. Je n’aime pas le formatage social que le système veut nous imposer comme seul devenir possible en fonction de critères qui relèvent de l’économisme technocratique, de sciences résolument non humaines, de sciences qui pervertissent ou tue les vivants auxquelles elles s’imposent comme seul de venir possible.

Le langage de l’économisme est en soi un conditionnement. Il participe du leurre qui vise à nous faire croire qu’il n’est d’avenir possible qu’inventé dans ces termes dans son vocabulaire posant des carcans qui définissent leslimites del'imagination d'autres possibles. c'est pourquoi, jestigmatise quand à moi,tous ces singes savants qui rivalisent pour montrer qu'ils ont bien compris la leçon et se font virtuoses du langage obligé même s'ils produisent l'illusion d'une dissidence. L'évolution procède par bonds qui marquent une rupture totale entre un avant et un après, irréversible sans retour en arrière possible.

Et sa nature est telle que nul ne peut prétendre connaître à priori le sens de ce bond et les nouvelles trajectoires qu'il déterminera... Il nous est seulement possible ce contribuer concrètement au présent à renforcer le monde que nous voulons voir advenir.

Rgarder le Monde,comparez, ce qui a été créer avant l'arrivée de l'hommesur la Terre, ce qu'il a fait de la création de la vie... si la comparaison ne vous ramène pas à plus d'humilité, c'est que vraiment vous êtes trop formatés et ignorants de la biologie et des autres sciences du vivant pour comprendre que face aux inventions de la nature, celles de l'homme ne sont que de pâles et défectueuses imitations qui nous conduisent à notre perte. Même les plus puissantes technologies restent minable face à l'oeuvre de la nature.

Il n'est pas bon que l'homme se prétende omniscient, démiurge, créateur de toute chose. Il n'a fondamentalement pas les capacités pour mener une telle tâche à bien, et prétendant le faire il ne peut que semer la destruction... un peu d'humilité...

. L’idéologie totalitaire économiste qui nie toute éthique, toute sagesse, toute subjectivité au bénéfice d’une objectivité factice qui conduit en droite ligne à transformer quelques Profiteurs en maîtres de ce monde est à bannir. Je pars d’autres vers d’autres recherches en rupture avec ce langage. Nous humains bâtissons des mondes qui sont fait de nos actes mais aussi de nos idées et de nos mots qui nous permettent de concevoir l’avenir et d’en partager la vision afin d’en initier la réalisation, l’actualisation.

Je n’abandonne pas ce blog. La situation géopolitique globale subissant une évolution accélérée, s’il s’agit de tirer son épingle du jeu, cela ne peut se faire en les quittant des yeux, horizon menaçant d’un monde totalitaire, univoque dont nous ne voulons pas. Nous ne pouvons faire l’économie des recherches qui nous permettent de comprendre les volontés de l’Empire des Profiteurs, prédateurs sans scrupule qui ne considèrent que leur propre intérêt. Nous ne pouvons faire l’économie de ce constat, le monde est en grande partie aux mains d’une bande de dégénérés présomptueus qui disposent des moyens de la puissance. Et cette puissance il la mette au service de leur volonté de domination du monde.

D’autres voix se lèvent aujourd’hui, un monde multipolaire se constitue qui s’oppose à l’avancée de l’Empire. Il y cependant un risque, majeur, si l’Europe ne se réveille pas, elle risque bien demain de devenir la proie de nouveaux colonisateurs. Les prédateurs sont là qui n’attendent qu’une faiblesse, qu’une erreur pour prendre le relais dans un nouveau partage du monde entre quelques grandes puissances.

De notre volonté de déconstruire l’Union Européenne vectrice des intérêts de l’Empire dépend notre avenir. Ce point de vue, nous sommes de plus en plus nombreux à le partager. Mais que faire à la place. ? J’ai personnellement une opinion à ce sujet, pour ceux qui ont suivi ce blog, je leur laisse deviner… et moi pendant ce temps j’irai voir ailleurs si j’y suis.

Tout de bon à mes amis du web, au revoir

Anne

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  • : Le blog de Anne Wolff
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  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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