27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:49

 

Reprenons les faits : des représentants de la police mènent des négociations avec le gouvernement. Celles-ci semblent avoir abouti quand une partie de la police dit n’être pas satisfaite quant à un des neufs points de cet accord qui concerne leurs salaires. Des policiers cagoulés se mutinent et se retrouvent dans un des sièges de police. Arrive alors un ex policier qui a été renvoyé et des membres de parti de droite qui leur distribuent des armes. Les policiers occupent alors la place Murillo, et les rues avoisinantes au centre de la Paz, là où se trouvent les centres de pouvoir de l’état. Leur première action est de se rendre dans un centre administratif de la police et d’y brûler les dossiers d’enquêtes internes ainsi que de détruire les ordinateurs.

Ils bloqueront pendant plusieurs jours l’accès au Palais Présidentiel, à l’Assemblée nationale et à la Chancellerie de l’état plurinational et ferons sauter quelques vitres avec des explosifs. Ils commettront aussi quelques violences à l’égard de ceux qui veulent rejoindre l’assemblée, de manifestants partisans du gouvernement, dont un groupe de femmes indigènes qui sera molesté… le tout accompagné d’insultes, certaines étant des insultes racistes. Ils frappent, jettent au sol et utilisent des lacrymogènes. Ils crient « Ne provoquez pas ! Ne provoquez pas ! »

Or il semble bien qu’ils n’attendent que cela, que le moindre signe de provocation sera le début d’un carnage. Mais le gouvernement tient bon, malgré la violence, les insultes à son égard, les coups reçus par ceux de ses membres qui ont voulu se rendre à l’assemblée, il ne cède pas. A plusieurs reprises Morales et les porte-parole du gouvernement réaffirment : « Nous n’utiliserons pas l’armée, c’est ce qu’ils attendent, même si nous sommes certains de pouvoir prendre le contrôle de la situation, nous ne voulons pas que le sang coule. » Appel est fait à la vigilance de la population et à ne pas donner prétexte à ce que se déchaîne la violence. Partout à travers le pays des manifestations et proclamations de soutien au gouvernement se multiplient.

Suite à des interceptions de communication, le gouvernement déclare qu’il existerait un « Plan Tipnis » qui contiendrait les instructions pour mener un coup d’état. Le gouvernement annonce avoir intercepté des messages qui prônent l’usage de cocktails Molotov, l’assaut de casernes de l’armée et l’assassinat de Ministres et bien sûr l’éviction de Morales.

Il semble que les mutins comptaient sur l’arrivée d’une marche indigène de protestation contre le gouvernement qui devait arriver à la Paz dimanche en protestation contre des promesses non tenue dans les Tipnis. Mais les marcheurs ne sont pas entrés dans ce jeu-là. Leur porte-parole a affirmé que leur but était de faire pression pour que le gouvernement corrige ses erreurs mais certainement pas de le renverser.

D’autres tentatives ont été faites pour appeler aux soulèvements d’autres couches mécontentes de la populations, à part quelques réactions ponctuelles, le saccage d’une radio en province, quelques pillage est saccages par des groupes de jeunes dont l’organisation de jeunes d’extrême-droite de Sant-Cruz qui avait au préalable « bénéficié » d’une formation donnée par un membre d’Optor, il semble que les mutins et ceux qui sont derrière n’aient pas rencontré beaucoup de succès, ni dans leur tentative de rallier les mouvements indigènes mécontents, ni dans celles de soulever d’autres couches de la populations qui aurait des contentieux avec le gouvernement.

Les négociations ont donc repris et il semblerait aux dernières nouvelles qu’elles soient en bonne voie cette fois pour déboucher sur un accord.

Toute l’Amérique en Latine en lutte pour le changement s’est mobilisée pour se mettre en état de vigilance vis-à-vis de toute autre tentative de déstabilisation qui pourrait se produire dans la région.

Les choses semblent donc s’arranger, mais des questions (nombreuses) restent posées.

Chroniques d’une déstabilisation annoncée. Cela fait quelques semaines déjà que je fais état de cette inquiétude latente : l’Empire des transnationales s’apprêterait à lancer une offensive contre l’Amérique Latine afin de mettre la main sur les ressources naturelles et les terres de la région afin de pouvoir s’y livrer aux juteuses activités liées à l’extractivisme et à l’agro bizness. Les organisations paysannes réunies à RIO pour le sommet des Peuples, lancent l’alerte, une nouvelle phase d’accumulation de capital monopolistique se prépare.

Un bilan devrait être fait qui dresserait une liste de tous les signes et de tous les évènements qui provoque cet état d’alerte et ce cri d’alarme que deux évènements viennent de confirmer : la destitution de Lugo par les comparses locaux de cet agro bizness et cette mutinerie au relent de tentative de coup d’état en Bolivie. Ajoutons à cela la campagne de presse lancée contre l’Argentine qui vise à faire croire que ce pays est en voie de déstabilisation pour cause de mécontentement aggravé de la population, le petit jeu de présentation simultanée de la carotte et du bâton au Brésil… récompenses en cas de collaboration et menaces en cas de refus, militarisation et répression accrue au Honduras… etc.,… etc.,…

Quand bien même la crise bolivienne connaitrait un dénouement dans le calme, ce serait la victoire d’une bataille dans une guerre qui s’annonce rude et longue, contre toutes les forces  de liberté de l’Amérique Latine qu’elles soient incarnées par des gouvernements, des mouvements sociaux et paysans, des mouvements indigènes, des associations de défenses des droits humains…

Le néolibéralisme veut manifestement reprendre place et s’imposer dans cette région dont il se faisait toujours d’avantage expulser. Et il utilisera pour ce faire tous les moyens qui lui sont habituels violence et contrainte, menace et harcèlement, corruption et séduction.

C 'est ce même pouvoir néolibéral des mêmes quelques-uns qui nous condamne ici a une austérité toujours aggravée et qui s’apprête chez nous aussi à sévir avec d’avantage encore de rigueur, grâce au trahisons successives de nos politiciens, le voilà doté d’outils tels que le MES, qui lui permettent de se servir dans les caisses des états comme il le veut, quand il le veut… une autre forme de cette nouvelle phase d’accumulation et de concentration de capital.

Sur toute la planète, les peuples ont ces mêmes ennemis, peu nombreux, leur alliés et ceux qui les servent parfois sans avoir conscience de la cause qu’en réalité ils défendent. Le néolibéralisme est en train d’opérer son propre changement de paradigme qui devrait le rendre maître de la planète. Il n’est pas réformable, améliorable, il n’y a pas de supplément d’âme possible pour qui n’en a pas. Il n’a cessé  au cours du siècle écoulé de semer la division, la traîtrise et la guerre entre ceux qui devraient s’unir pour le combattre car il est leur mortel ennemi à tous.

Un changement de paradigme doit s’opérer aussi parmi les combattant du néolibéralisme de toute la planète, la recherche d’un socle commun de pratiques surtout et de théorie aussi qui nous permette de le combattre efficacement. Aujourd’hui les prémisses de ce paradigme se retrouvent  en Amérique Latine, mais aussi dans les mouvements paysans de toute la planète et dans ce grand mouvement mondial d’audit pour l’abolissement des dettes indues, c’est dans la somme des actions locales qui posent les bases d’un monde dans lequel plusieurs mondes sont possibles et peuvent coexister dans leur diversité dans une bonne harmonie faite d’échanges et de coopération, de solidarité que les chemins vers un monde meilleur se dessinent.

Les solutions ne se trouvent pas dans les urnes, elles sont dans des pratiques quotidiennes coordonnées et organisées pour construire ce monde sur toute la planète, maintenant.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 13:46

 

 

 

Je reviens de mes incursions dans le Honduras avec des questions, d’autres questions et toujours plus de questions. Avec aussi ce malaise qui nait de sentir que les liens qui existent entre ce qui se passe ici et ce qui se passe là-bas, ce qui est d’une logique simpliste, je le reconnais puisque ce sont les mêmes qui ont installé et mettent à l’épreuve un fascisme d’un genre nouveau qui sévissent ici d’autres manières, ces toujours même quelques-uns que je nomme à présent la Bande du Pire – en ce qu’ils font exister partout sur la planète le pire de l’humain et non le meilleur – ou les PPP Profiteurs- Prédateurs – Parasites, parce que si le Profit est leur but ultime, le moteur de leur triste existence les méthodes qu’ ils utilisent pour y parvenir à tout prix et surtout au prix de la vie, du sang, de la douleur, des destins brisés du reste de l’humanité sont à la fois des modes de Prédations quand ils envoient leur militaires et autres soldats s’emparer d’un pays et en soumettre les habitants pour mieux en piller les ressources et celle de Parasites quand ils utilisent leur machine de capture de plus en plus virtuelle qu’est le prêt usuraire, qui conduit chacun à être endetté, même les plus raisonnables le sont par le biais des dettes des états, parasites et même une sorte de vampire puisque peu leur chaut les morts qui sont la conséquence de cet endettement odieux, peu leur importe les douleurs et les angoisses de ceux qui sont confrontés à une misère croissante, ce ne sont que des chiffres dans leurs statistiques, une bouche de moins à nourrir, c’est de l’actif dans leur bilan, un peu plus de profit qui se dégage et leur mentalité se fondant dans le principe qu’il n’y a pas de petit profit, un pensionné grec qui se suicide, c’est somme toute, tout à fait positif, tout comme les 500 000 enfants morts de faim en Irak, et tous ceux qui n’en sont pas morts mais ont connu les affres de la faim et en porteront les séquelles toute leur vie, c’était de « bonne guerre » pour Madeleine Albright . Et d’avoir encore à voir de leur profit dilapidé pour soigner, loger, nourrir une population dont ils n’ont plus d’usage, autant de réduction de profit.

Partant du principe que ce sont les mêmes, un petit noyau qui constituent la tête directrice de ce qu’il faut bien appeler une monstruosité, qu’ils sévissent en Afrique ou en Europe, au Honduras où aux USA où se situent leur poste de commandement, avec un gouvernement qui leur sert de façade, partout nous pouvons le constater, quelles que soient les méthodes utilisées : une constante, tant que ce n’est pas celle d’un de leur cercle restreint, pour eux une vie ne vaut rien en elle-même. Et c’est là un point très important pour comprendre ce qui pourrait nous arriver demain, ce qui arrive déjà à certains d’entre nous :parce que nous sommes pétris de préjugés racistes implicites, qui nous amènent fusse inconsciemment à penser que finalement une vie occidentale vaut plus que celle d’un habitant d’autres régions, ce qui s’est révélé de manière obscène lors des attentats du 11 septembre… quelques milliers de morts et la destruction d’un symbole… mais ce sont des morts étasuniens et le symbole celui de cette société du Marché Unique, partout on crie au scandale, on compatit, on condamne… combien de morts de par le monde, rien que ce jour-là par conséquence des guerre et  des politiques menées dans le monde entier par le gouvernement des Etats-Unis et son sinistre département d’état.  Même si ce n’est pas une opération sous faux drapeau, est-il logique de s’indigner des morts de ces attentats mais de ne point compatir à toutes les autres, liées par les mêmes causes.

Nous savons aujourd’hui que les politiques mises en œuvre par le gouvernement US conduisent à un appauvrissement généralisé des habitants du pays, nous entendons que les mesures de répression qui pourraient être prise à l’encontre de ceux qui menaceraient de se révolter sont de plus en plus dure, de plus en plus drastique et font une part toujours plus grande à la violence, au terrorisme d’état. Penser-vous sincèrement que votre vie, votre destin, vos aspiration ait la moindre importance aux yeux de cette bande du pire en dehors des profits qu’ils pourraient en tirer ?

 

Ce sont des mécanismes simples et des logiques simples qui conduisent à la réalisation de leur dessein, transformer le monde en grande machine à dégager du profit… dans leur seul intérêt bien sûr. Et le mécanisme qu’ils visent à mettre en place pour faire aboutir leur système se nomme « gouvernance économique mondiale », vous voyez bien, le schéma de base est en fait fort simple et même simpliste. Ce qui est assez logique puisque faire du Profit l’aboutissement de Tout, c’est une grande opération de réduction qui nie –et élimine sans scrupule ni état d’âme – tout ce qui ne concoure pas à la réalisation de ce dessein.

Où cela se complique, c’est que le monde et ses habitants ne se laissent pas faire sans réagir, sans s’opposer, sans s’insurger contre ce projet. Il va donc falloir développer des méthodes qui permettent de parvenir au but, celui du tout marchandisé, celui où la moindre petite parcelle de matière ou de conscience est recensé, accaparée et utilisée comme source de profit potentiel. Pour cela existe trois méthodes fondamentales : la séduction, la manipulation et la contrainte. Et ce qui résiste à ces méthodes doit être éliminé puisque non pertinent dans le cadre du système, obstacle à son bon fonctionnement.

Et chaque jour les servants du système s’attachent à déterminer la meilleure méthode selon la situation considérée. Nous avons affaire ici à l’idéologie la plus absolutiste et la plus totalitaire qui ait jamais été imaginée de toute l’histoire (au sens large) de l’humanité. Un système unique pour toute la planète qui gère l’ensemble de ses habitants et des processus qui s’y déroulent en fonction de lois simplistes orientée vers un but unique.

Je ne sais si je me suis bien fait comprendre : une vie, quelque vie que ce soit n’a aucune importance à leurs yeux, si ce n’est celle de leur proche ou si elle ne trouve pas place dans les équation de leur ingénierie sociale comme source de profit potentiel…

Et ceux qui n’y trouve pas place, qui n’obéissent pas à ce qui mathématiquement sont des formules de calcul intégral, d’intégration en devient soit inutile soit gênant. Et nous voyons tous les efforts de propagande qui sont actuellement déployé pour nous faire croire que nous sommes trop d’humains sur la planète… la conclusion logique est alors qu’il va falloir éliminer tous ceux qui ne sont pas utiles au bon fonctionnement du système. C’est, comme dirait un de leurs principaux serviteur L Summer, « de toute bonne logique économique ».

Des faisceaux d’indices convergents sont là pour montrer que ce qui se met en place à présent et planétairement, ce sont les conditions qui rendent possible la mise en Œuvre de la « Solution Finale », un bond en avant vers le but, un système épuré qui ne conserve que ceux qui sont utiles à son bon fonctionnement. L’interchangeabilité étant de mise, rares sont ceux qui peuvent prétendre qu’ils seront d’office épargnés.

Il est évident que ce scénario est irréalisable, mais sa mise en application entraîne déjà trop de morts et de souffrances, depuis bien trop longtemps… quelles que soient les origines de cette situation et de cette vision du monde elles sont d’importance secondaires, on s’en fiche de savoir si ces gens en plus vouent un culte à Satan… cela s’ils sont barges à ce point, c’est finalement leur problème… on s’en fiche de savoir que leurs ancêtres déjà se réunissaient pour programmer la domination du monde de leurs héritiers… je peux juste trouver dommage au cas où pour les héritiers d’avoir été embarqués d’office dans cette sinistre histoire, formatés pour mettre en œuvre de sinistre desseins, ne pas avoir eu jamais l’occasion de contempler le monde dans sa réalité, dans sa complexité, dans sa beauté. De ne pas être capables de s’émouvoir pour cet enfant au beau sourire que leurs bombes tueront demain. Une chose est certaine, c’est que ces gens sont les super pauvres, les misérables de la planète, misérable dans leur perception plus que limitée du monde et de la nature humaine, misérables en sensibilité, en compassion, on peut le retourner dans tous les sens se sont des pauvres gens, et comme disaient certaines mamans indigènes du Canada, il faudrait surtout pourvoir les soigner pour les guérir de leurs stress, le monde s’en porterait mieux… mais comme il ne semble pas que soit prévu dans leur programme ces séances curatives de leurs sensibilités inexistantes ou perverses et que dans l’état actuel des chose ils sont nuisible à l’ensemble de la planète et promettent de le devenir plus encore, allant jusqu’à prétendre qu’eux vont se mettre à « redresser » les plus lucides d’entre nous (dissidents) pour les soumettre à leur programmes de normalisation psychologique, nous n’avons d’autre choix que chercher les moyens de les empêcher nuire définitivement, et il est clair que pour le bien de notre conscience les plus doux seraient les meilleurs.

 Mais cela n’est le sujet de ce texte, le sujet était cette caractéristique intrinsèque du système technocratique qui se met en place : pour ce système rares sont ceux qui ne sont pas interchangeables, et que ceux qui ne contribuent pas au Profit sont considérés comme inutiles ou nuisible et en tant que tel ils peuvent être éliminés sans état d’âme. En fonction des optimums évalués par le système, nous sommes trop d’humains pour son bon fonctionnement. De nombreux processus de réduction de la population sont déjà en fonction. Certains sont visibles, même s’ils apparaissent souvent comme une conséquence… un Libyen sur 10 éliminé au cours de la guerre, cela peut apparaître comme une conséquence des « maladresses » de l’OTAN surtout à ceux qui ont encouragé cette guerre. Mais si chaque guerre actuelle en plus de son objectif déclaré s’accompagnait aussi d’une volonté de réduire la population d’un pays donné… l’usage de l’Uranium appauvri et le programme qui a conduit à son utilisation semblent bien confirmer ce point de vue. On peut parler de la Syrie sans mettre en regard ce qui se passe au Honduras – ou en Colombie – voilà un pays – les USA - qui installe et soutient des dictatures mortifères, usant d’escadrons de la mort, avec des polices assassines et à chaque fois qu’un pays d’Amérique Latine a menacé d’échapper au pouvoir de l’Empire au siècle dernier on a pu voir ce même scénario, mais je parle de maintenant là, d’aujourd’hui, de l’activiste des droits à la terre, du syndicaliste, du journaliste, du militant des droits humains qui se feront assassiner aujourd’hui en Colombie, au Honduras, des femmes et des gamines qui seront violées et violentées… et ce par des régimes soutenus et/ou mis en place par Washington quitte à préparer et réaliser pour ce faire un coup d’état militaire comme ce fut le cas au Honduras depuis le 28 juin 2009 ou Manuel Zelaya président légitime fut renversé quelques jours après avoir échappé à un attentat… les réformes qu’il mettait en pratique et celles qu’il proposait mettait en danger les intérêts militaires US (expulsion de la base de Palmerola, réinvestie et renforcée depuis à laquelle ce sont ajouté de nouvelles bases, et beaucoup de etcétéras…), annihilation radicale des ébauches de démocratisation et de meilleure répartition de savoirs et de richesses pour mettre en place un régime fasciste, corrompu, assassin et incompétent.

Comment un pays qui restaure les pires dictatures dans une région du monde, dans le but d’y préserver ses intérêts, qui y forme des escadrons de la morts, subsidie et entraîne une police assassine peut-il de manière crédible imposer ses interventions dans d’autres régions du monde en les présentant comme un devoir d’ingérence humanitaire, un devoir de protection des population, sans qu’on ait envie de lui rire au nez ou de lui cracher à la figure. C’est soit la preuve d’une totale incohérence, soit celle d’un absolu cynisme.

Quiconque aujourd’hui soutien de quelque manière que ce soit les guerres de l’empire se fait complice d’un génocide. Un génocide qui touche le genre humain partout sur la planète.  Le confusionnisme ambiant et voulu fait qu’il est très difficile de distinguer qui sont réellement nos frères et nos sœurs en Résistance… dans le moment actuel de l’histoire de la Résistance le champ des alliés est relativement vaste car définit en fonction d’un ennemi commun une réponse à la question « De quel monde ne veux-tu plus aujourd’hui », à terme, je fonde mes choix sur la réponse à la question : « Quel monde veux-tu pour demain ? » et là la réponse « un monde dans lequel il y aurait plusieurs mondes » est la seule réponse qui me satisfasse, toute forme de pensée unique, de pensée globale qui envisage un monde imposé d’un  surplomb d’une hiérarchie qui implique une concentration de pouvoir au main de quelques-uns, quelle que soit l’étiquette qu’il se colle ne me convient pas. Je veux d’un monde où puisse coexister la diversité, dans une multiplicité de formes et de possibles mais nous n’en sommes pas là… ce que je vois venir aujourd’hui c’est le monde d’une guerre généralisée… parce que tant qu’il y aura de la vie sur la planète, le projet ci-dessus rencontrera de la résistance. La vie ne se laisse pas contraindre aux équations des ingénieurs qui tout au plus et bien imparfaitement peuvent tenter de la décrire, sans plus. Résistance prend alors un sens nouveau et très vaste : la résistance est celle de la spontanéité de la vie qui toujours invente de nouvelles manières de contrer ce qui veut la soumettre et la dominer.

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 17:25

 

Il est vrai je suis une fois de plus choquée, degoûtée, même pas en colère, c'est trop bas, trop petit, trop mesquin et trop lâche pour que je ressente de la colère. Les mots me manquent, mais je voulais marquer le coup !!!!

Je vais continuer ma campagne critique contre la « « « gauche’’’’ parce que je suis intimement convaincue que dans la gauche électoraliste de l’Occident  plus aucun parti n’incarne ces idéaux de gauche que beaucoup partagent et aimeraient contribuer à réaliser. Je pense qu’une grande partie de l’enthousiasme pour le Front de Gauche en France ou ce qu’essaye de faire à présent le PTB en Belgique amènent des gens à espérer qu’enfin quelque chose change, qu’enfin une gauche qui lutte pour la fin de l’oppression et de l’exploitation de l’humain par l’humain SUR TOUTE LAPLANETE, se lève et prend place.

Et je m’en prendrai une fois de plus à Mélenchon, et à son odieux déni de Mikis Theodorakis, reconnaissance avouée et assumée des calomnies tant sionistes que celle de cette extrême-droite liftée, le FN meilleur ami des fascistes sionistes qui sévissent dans le gouvernement israélien (et qui sont de plus en plus dénoncés par la population juive de ce qui est historiquement la Palestine), l’UMP parti qui vire à toute allure vers l’extrême-droite… la clientèle est de ce côté.

Je continue donc cette lutte qui consiste à mettre en évidence d’une part des valeurs que beaucoup voudraient pouvoir défendre, et je la mène contre les élus potentiels des partis de gauche  parce que je suis persuadée que cette lutte aujourd’hui ne passe pas par les urnes mais par la reconstruction de ce qu’était l’implantation de gauche comme mode de convivialité et de solidarité au début du siècle dernier, quand  l’aspect électoraliste était plus que secondaire. Beaucoup aussi ne sont pas dupes et cherchent d’autres formes de luttes qui relèvent DU politique (manière des humains de s’organiser entre eux pour habiter ensemble la planète) et non plus de LA politique politicienne telle qu’elle s’impose ici avec une délégation de pouvoir qui conduit inévitablement vers des concentrations et des confiscations.

Je l’ai dit, je le répète et j’insiste :   mis à part l’immunité honteuse dont se sont dotés les élus, en tant que mandataires, la plupart de ceux qui sévissent actuellement, à gauche comme à droite, sont condamnables comme mandataires qui ont outrepassé ou failli à ce pourquoi ils ont été mandatés.

On peut constater aussi que la rémunération de la plupart des fonctions politiciennes est tout bonnement scandaleuses et que leur conditions de retraites, dont la durée d’exercice et les montant versés aux ex politiciens sont tout à fait dans la ligne des parachutes dorés qui récompenses les gestionnaires d’entreprise pour des gestions catastrophiques. Se prétendre de gauche et accepter de telles rémunérations alors que des couches toujours plus larges de la population vivent la misère au quotidien, c’est tout bonnement scandaleux.

 

La gauche a pris son essor non avec des grands mots martelés par des tribuns (surpayés pour jouer ce rôle) mais par la mise en place de dispositifs concrets de solidarité et de lutte pour la conquête de droit aujourd’hui bafoués. Elle a pris son essor dans des processus collectifs qui créait les relations de camaraderie forte des combats partagés, des dangers affrontés ensemble et aussi des moments de bonne convivialité qui faisait partie de ce modus vivendi. La gauche alors était plus une question de pratiques, c’un vivre ensemble bien plus que de théories déversées depuis une scène par la vedette du moment. Et une bonne partie de la base des partis de gauche, comme une encore plus grande partie de la population qui n’a que faire des étiquettes, se sent bien plus interpellée par la nécessité de reconstruire de tels réseaux de solidarité, des lieux de convivialité, d’activités et de culture partagées, les mutualités aussi qui viennent au secours de ceux que l’état volontairement défaillant abandonnent à la misère et à la maladie.

Une nouvelle affaire défraye la chronique après l’attaque scandaleuse (tant dans son mode que dans son absence de contenu pertinent) contre Monsieur Balme succède l’attaque contre Monsieur Mélenchon. Si de mes recherches au sujet de Monsieur Balme, je suis revenue en me disant, après une première informée que, c’est un homme comme cela qu’il faudrait pour mener un front de gauche. Un homme qui peut être jugé sur les faits concrets de sa gestion municipale, et de ses combats quotidiens… et non comme Mélenchon sur son absentéisme et son manque de participation au Parlement Européen, ce pour quoi il a été élu et est grassement payé, lui qui confond le drapeau Hollandais avec le drapeau Allemand ! S’il peut se permettre de critiquer le pédalo de Hollande, il faut bien reconnaître que lui c’est fait le champion du parachute… et que les derniers événements pourraient lui donner comme devise : « toujours plus bas dans la fourberie, toujours plus bas dans la mesquinerie, à genou devant ceux dont dépend en premier le pouvoir » pour lequel  les urnes ne sont plus là que comme un décor, une sorte de rituel, qui légitimiste ce pouvoir que d’autres que le peuple accordent …ou non aux candidats potentiels… oligarchie, ploutocratie… banquiers juifs ? Ben oui, c’est de la provo de ma part, mais tout cela donne envie d’en rajouter un peu.

Mélenchon, une fois de plus me donne envie de vomir. Accusé d’entretenir des relations sulrureuses (sic) avec Mikis Théodorakis par des membres de ce parti qui dérive toujours plus à droite

«  Mikis Théodorakis ? Qui ça…. Je ne connais pas ce Monsieur, ce n’est pas moi c’est lui… « nous répond Mélenchon, dans un bac à sable il se prendrait une claque pour jouer les rapporteurs.

Je n'ai jamais rencontré M. Mikis Theodorakis", a déclaré l'ex-candidat à la présidentielle, lors d'une conférence de presse au côté du candidat PS Philippe Kemel à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). "Ils se rendent tous coupables d'un délit, ils seront punis. Ils sont en train de commettre une faute morale majeure, ils sont tous en train de devenir des petits colporteurs de ragots du FN", a estimé M. Mélenchon, assurant que "tous ces responsables seront poursuivis l'un après l'autre".

Il a ensuite accusé le gouvernement précédent d’avoir décerné la légion d’honneur à Theodorakis.

Si l’UMP accuse Mélenchon d’entretenir des relations sulfureuses avec Theodorakis, je trouve moi que sa manière de nier ce grand résistant est particulièrement nauséabonde et une manifestation de plus d’un dirigeant de gauche qui se met à genou devant cet interdit de dire quoi que ce soit de négatif concernant quelque juif que ce soit… en plus dans une accusation venant de la droite de plus en plus extrême porté, on croit cauchemarder.

En ce qui concerne Mikis Theodorakis, pour ceux qui ne le connaisse pas, je vous renvoie a Wikipedia, c’est peu, mais suffisant pour montrer que de le voir renier par Mélenchon fait de Mélenchon une de ses ordures de plus qui se met à genou devant les maîtres. N’oublions tout de même pas que les plus grands responsables de l’antisémitisme dans le monde, c’est l’extrême-droite totalitaire israélienne qui  déclare que tout juif est sioniste par nature, (et que ceux qui ne le sont pas mérite encore plus que les goïs de se faire écraser par la super élite juive de ce monde) ce qui jette la confusion entre les quelques ordures fascistes israéliennes, tous les israéliens qui ne le sont pas et l’ensemble de la judéité qui compte parmi elle les plus grand antisioniste dont Einstein ne fut pas le moindre qui dénonça avec d’autres les premiers occupants sionistes fascistes de la Palestine, non en tant que juifs mais bien en tant que fascistes avérés.  Cette confusion qui est sciemment entretenue permet de jeter le bébé avec l’eau du bain. Et si Mikis Theodorakis s’est permit de critiquer les banquiers juifs de Wall Street et la part qu’ils prennent dans ce qui permet les exactions sionistes en Palestine, de là à franchir le pas qui fait de lui un antisémite c’est aller un peu vite en besogne.

Personnellement je n’aime pas ces amalgames qui font des banquiers juifs les grands coupables. Ils ne sont pas plus coupables que d’autres, sinon en tant qu’héritiers  poursuivant la trahison par des occidentaux juifs ou non de ceux qui ont traversé ou n’ont pas survécu à l’épreuve des camps de concentration nazis, où ils s’étaient retrouvés en grande partie en conséquence de la solidarité active apportée par les parents et grands-parents de ces mêmes banquiers juifs et autres magnats aux projets d’Hitler, ils n’étaient pas les seuls et Ford ou Bush n’était pas juifs que je sache.

Je monte sur mes grands chevaux chaque fois que j’entends dans la pièce où je suis quelqu’un prononcer les mots fatals.. ; les juifs suivit d’une assertion négative ; et je fais de même qu’il s’agisse des arabes, des musulmans, des cathos… ou que sais-je encore parce que toute pensée en forme d’amalgame est toujours par nature dans l’erreur et le dénigrement injustifié.

« Dans un texte intitulé Antisémitisme et Sionisme publié sur son site, Míkis Theodorakis écrit qu’il considère ceux qui l'accusent d’antisémite comme de « répugnants vers de terre » avant de regretter « le rôle du lobby juif américain dans l’élaboration de la politique impérialiste des États-Unis ».

(wikipédia)

C’est vrai dit comme cela et selon le point de vue que j’exprime plus haut, formulé devant moi, je me serais levée et j’aurais attaqué… et comme c’est le cas la plupart du temps je pense qu’il se serait avéré que ces paroles malheureuses désignent le lobby sioniste (fondé par, et auquel participe de nombreux non-juifs) et non le lobby juif en tant que tel. Dans le confusionnisme ambiant, ce n’est qu’une manière de plus de jeter la confusion, mais aussi de contraindre tous et chacun à plier la nuque face aux fascistes sionistes qui prétendent ouvertement au titre de « Maîtres du Monde » qui leur aurait été conféré par un dieu auquel la majorité d’entre nous ne croient pas.

Et Mélenchon n’a pas failli, il a fait allégeance et lécher la main du maître en reniant Theodorakis, ce grand résistant et ce grand humaniste d’une manière qui le dénonce lui comme un fourbe, prêt à tourner sa veste au premier rappel à l’ordre. J’espère que quelques-unes de plus parmi ceux qui se sont laisser duper par cet imposteur, verront un peu mieux qui il est et combien il est peu fiable.

Ce que je dis ici au sujet de Theodorakis, c’est lui qui aurait dû le faire et non reconnaître implicitement, à l’UMP en plus, le droit de faire le procès de cet homme qui les écrasent tous par son envergure, pas les risques pris dans ces activités de résistant et par un parcours impressionnant qui ne mérite pas d’être réduit à néant pour quelques paroles malheureuses qui méritaient elles de plus longues explications avant lapidation. Et comme le dis le vieux dicton : "Que celui qui n'a jamais pécher, jette pa première pierre"

Anne

 

 

 

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:25

 

Nous trouvons à la fin de l’article précédent, Coups d’état : annoncé en Syrie, tus en Italie, un agenda de Poutine, j'aimerais moi aimé connaître celui de l'empire et aussi savoir combien de fois il a dû réviser ses plans parce que des grains de sables bloquaient la machine, parce que la résistance des peuples que dans leur grand mépris, ils n’avaient pas prévu dans leur simulations, le mettait en échec, le conduisait à l’enlisement.

Il est clair que l'Empire s'énerve. Encore une fois, il s'apprête à passer outre les décisions du conseil de sécurité, mais cette fois ce faisant, il s'oppose à deux adversaires de taille. Deux adversaires qui ne sont ni naïfs, ni ingénus et qui depuis longtemps savent que le risque de l'affrontement est à terme un risque réel, et qui s'y sont préparés, la Russie et la Chine qui ne sont pas non plus des petits anges et dont on peut douter qu’elles réagiraient par pure générosité offensée. Il y a bien sûr dans leur opposition à l’empire un réflexe de sauvegarde tout à fait logique, mais je ne parierais pas qu’à cela se limitent leurs ambitions dans un grand jeu de redistribution du pouvoir. 

Donc le risque d'une guerre mondiale est bien concret et se profile dans un horizon temporel rapproché. De nombreux pays se sentent menacés par l'agenda de l'Empire, des mouvements de Résistance partout dans le monde lui résistent déjà où se préparent à le faire. Ils passent au-delà de leurs éventuelles divergences pour constituer des fronts unis. Si la guerre se déclenche il est clair que les USA et nous en tant qu'alliés de ce pays dans l'OTAN nous heurterions à une levée de bouclier (atomique ou non) partout sur la planète sauf en Europe, cette bonne petite vassale qui fait ce qu'on lui dit de faire. Nous n'avons pas que des amis dans ce monde, le contentieux des meurtres, de la colonisation, des pillages et du mépris est lourd.

La protection de nos frontières ressemble à celles dont s'entourent les riches qui habitent dans des quartiers protégés aux USA comme ailleurs, sauf qu'elle est beaucoup moins efficace. Kadhafi conseillait aux Européens de "bonne conscience" de fuir le piège de l'Europe, quelques petites voix aussi ce sont élevées en leur temps pour conseiller aux juifs d'Allemagne - que ne voulaient accueillir ni les USA, ni les pays d'Europe "bien-pensante" - de fuir l'Allemagne tant qu’il était encore temps… mais les juifs d’Allemagne ne pouvaient pas imaginer que ce qui se produirait était possible, pas même envisageable.

A voir la guerre se répandre au Moyen-Orient, en Afrique, les mouvements militaires en et aux alentours de l'Amérique Latine, il semble bien qu'il n'y ait plus beaucoup de lieux sur la planète où se réfugier le cas échéant, d'autant que pour se sentir vraiment sauf, il faudrait pouvoir se trouver un lieu à l'abri des vents véhiculant les remugles de guerre nucléaire. Il semble qu’il n’y ait plus beaucoup de choix, subir ou affronter… et affronter en ce qui nous concerne habitants de la petite Europe, vassalisée, colonisée, soumise aux diktats économique des maîtres de l’Empire, d’un manière plus « douce » que d’autres peuples, mais plus meurtrière  pour les consciences, en sommes-nous encore capables… dans d’autres pays ils sont venu avec le bâton, ici ils ont pris le temps qu’il fallait  pour nous ramollir, coloniser nos consciences, jouer de nos convoitises… nous affaiblir au point que nous ne soyons même plus capables de réagir quand l’horreur frappera à notre prote qu’elle s’appelle misère ou guerre.

Je ne sais plus quel guérilléro célèbre disait que pour affronter la peur de ce qui nous détruit, il fallait beaucoup d’amour pour ceux et ce que nous voulions sauver.

J'ai vu ces dernières années beaucoup plus de Haine pour Kadhafi ou el-Assad que d'amour pour les peuples de Libye ou de Syrie...j'ai vu bien plus de haine, de rancœurs et de hargne s'exprimer en général, d'attitudes belliqueuses, de manifestations de tous les sectarismes que d'amour, de sollicitude et le pacifisme dans nos régions est souvent celui de ceux qui pensent que "Tout le monde, il est beau" tout le monde il est gentil" et que tout finira par s'arranger de toute façon...  et que ce sera plus facile comme cela. Les chemins de la facilité ne mènent nulle part, ils se perdent dans le néant.

Bref un pacifisme mou comme l'attitude stupide de ceux qui ont (jusqu'ici) été épargnés par les accidents de la vie et qui n'ont pas pris la peine de tirer les leçons de l'histoire avec son lot d'horreur avérée. Ceux qui pensent que la démocratie (encore que je n'aime pas ce mot trop mis à toutes les sauces et leur contraire, il serait  plus que temps d'en trouver un autre pour qualifier l'organisation dont nous voulons) , ceux qui pensent donc que la démocratie en attendant mieux - est un droit naturel qui se redresse de lui-même comme le roseau après la tempête et n'ont pas idée que ce droit si imparfait qu'il ait été, si inabouti dans son désir d'une réelle équité, est le résultat de lutte, de conquête qui furent payées de leur prix de larmes et de sang, par nos prédécesseurs qui n’ont certainement pas imaginé que nous en ferions un droit à la mollesse indifférente.  

Il est vrai, je suis assez désabusée, parce que s’il y a bien quelque chose que je trouve terrible, c’est d’avoir à agiter la menace de guerre à nos portes pour se dire que quelques-uns de plus peut-être vont se réveiller. Quelques-uns qui ne se sont jamais soucié de se demander d’où venaient toutes ces ressources, les pillages qui n’ont ont permis des vies de gaspillages et de futilité. Qui n’ont jamais pensé à ceux qui payaient de leur vie ou d’un prix de misère et de douleur ce luxe dont nous jouissions ici. Tous ceux qui finalement ont cautionné la colonisation brutale des autres continents et son racisme implicite.

Les critiques que nous adresse Jorge Capelán (dont je vous recommande vivement la lecture) Le pacifisme de l’Empire  à la fin de son article sont fondées. Je les ai entendues plus d’une fois formulées de différentes manières, avec plus ou moins de compassion où de hargne selon mes interlocuteurs venus des quatre coins du monde… si nous ne le comprenons pas, si nous n’acceptons pas d’écouter maintenant ce qu’ont à nous dire ces peuples, debout, qui relèvent la tête pendant que nous nous trainons à genou… peut-être certains un jour dirons que ce qui nous est arrivé nous l’avions bien mérité, et je ne pourrais pas leur donner tout à fait tort.

Anne

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 13:49

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 Le changement pour le meilleur n'est pas dans les urnes... Même si peuvents'y trouver des conditions de possibilité qui le facilitent.

En prenant connaissance du résultat des législatives françaises, une question me vient à l'esprit : "Combien parmi ceux qui n'ont pas été  mènent une lutte politique au quotidien, agissant concrètement pour des objectifs politiques et persuadés qu'aucune révolution ne passera par les urnes ou en tous cas pas tant que des bases concrètes n'auront pas été posées qui constitueront déjà un changement réel, les prémisses d'un autre monde capable de prendre le relais du système en place avec le minimum de casse, du moins du côté de la population ?

Parce qu’il semble de plus en plus évident, que l’oligarchie n’a aucune intention de lâcher si peu de pouvoir que ce soit qu’on ne la force à le faire et qu’elle est prête à toutes les violence pour défendre ces privilèges. Voyez ce qui se passe au Honduras ou en Colombie, ceux qui assassinent, torturent, menacent et harcèlent là-bas sont les mêmes qui sévissent ici. Et si vous croyez qu’ils auraient plus de respect pour vous le cas échéant qu’il n’en n’ont pour un paysan, un journaliste, un syndicaliste, c’est que vous n’avez compris ni la nature du pouvoir, ni que cet élitisme autoproclamé dont il se targue place la frontière entre ceux qui appartiennent au clan et qui sont à protéger et les autres de telle manière que ni vous ni moi (et en ce je parle aussi pour ceux qui liraient ces lignes dans leurs activités professionnelles au service de cette pseudo-élite) n’ayons pour eux la moindre importance personnelle… ouvrez les yeux, tout nous le prouve.

Je suis en train de traduire un autre article au sujet du Honduras tout à fait édifiant à ce sujet…. C’est vraiment quelque chose que chacun devrait se mettre en tête pour se motiver un peu à se protéger… le cas échéant la « Bande du Pire » élimine ceux qui la gênent, amis comme ennemis.

Puis me vient une autre question, elle concerne le sectarisme antireligieux du Front de Gauche, cette profession de foi d’athéisme théocratique universaliste mainte foi réitéré par Mélenchon et ses frères. J'ai pu lire à diverse reprises dans des commentaires sur les blogs liés à ce mouvement, des commentaires de chrétiens de gauche outragés, et je les comprends, de voir que l'élection du Front de Gauche signerait la mort de toute liberté de pensée. Ce mouvement est incapable d’intégrer les courants porteurs d’idées et vecteur d’action de gauche hormis celui qui relève du plus drastique des athéismes. Les croyants de gauche sont sommés de renoncer à leur liberté de penser et le manière d’être au monde, leur relation au grand mystère de la vie. C’est un comble, ayant grandi dans une famille athée, issue de ceux qui dans mon pays très catholique ce sont battus pour qu’existe des écoles non confessionnelles l’Université Libre de Bruxelles, j’ai appris dès l’enfance que la laïcité était synonyme d’une grande tolérance et non une forme de dictature athéiste. J’ai appris que cela s’appelait Libre-Pensée et que le Libre-Examen ne souffrait ni les dogmes, ni l’Inquisition au nom d’une soi-disant vérité acquise, unique, universelle qui devrait être imposée à tous.

 J’ai pu  constater aussi que cette volonté de conditionner les enfants depuis la plus tendre enfance aux "valeurs de la république" « l’école démocratique, c’est quand il n’y a pas le choix de l’école, écrit Mélenchon... une seule, la même pour tous et aux programmes fondés sur les « moins capables » et le sport obligatoire pour tous….

Je ne suis pas certaine que tous les membres du Front, débordés (aveuglés ?) d'enthousiasme aient conscience de ces dimensions, intolérable pour tous ceux qui ne sont pas des athées convaincus et pour ceux qui pensent qu'il n'y a pas qu'une seule façon d'élever des enfants, qu'un programme unique pour tous des âges de trois ans à dix-huit est une atteinte fondamentale du droit de choisir.... une avancée de plus dans la mainmise de l’état sur l’éducation des enfants…

J'ai pu m'apercevoir aussi que le cirque du Front contre Front qui c'est finalement avéré une fatale erreur et en choquait plus d’un.  Ceux qui prenait conscience que Mélenchon n’est pas un homme de terrain, qu’il n’a aucune implantation personnelle, qu’il a hanté les Ministères et les hémicycles, beau parleur pour ceux qui apprécie son style, mais sans la référence d’une pratique concrète… un article rapporte ce moment d’anthologie… au début de sa campagne législative, alors qu’il fait le tour des bistrots du marché, des gens viennent lui parler de leur problème… et lui de leur asséner ; « Mais je connais déjà tout cela, je l’ai lu dans les livres »… gloups ! no comment, chacun appréciera.

Beaucoup de gens ne se sont pas  engagés pour s'affronter dans un combat direct contre le Front National, mais au contraire pour mener le combat indirect de la construction d'une alternative crédible trop longtemps négligée par la gauche.

 

La bataille contre l'"extrême-droite" n'est pas une bagarre de poissonnières, (rôle parfaitement incarné par Mélenchon). Elle ne sera gagnée que par la capacité à prouver la capacité de la gauche à inventer des alternatives concrètes et à les faire exister en pratique... et il semble que cette fois encore, la « gauche de la gauche » électoraliste a perdu le combat. Nous voyons un Mélenchon dépouillé de son aura charismatique, et la Marine triomphante (on le serait à moins) et ce n'est pas beau à voir. Le début de culte de la personnalité qui s'ébauchait dans ce mouvement risque de lui été fatal. J'espère une seule chose c'est que toutes ces belles énergie qui l'ont porté et soutenu ne se laisseront pas démonter par l'échec de leur figure de proue, tireront les leçons de cet échec en gardant présente la conviction que le désir de changement est réel et largement partagé et la volonté de faire dégager l'oligarchie également, mais que cette fois, la méthode du Front de Gauche, ce n'était pas la bonne méthode.

Il faudra aussi reconnaître que si la personnalité de Mélenchon a attiré du monde, elle en a éloignés beaucoup d'autres que ces gugusseries importunent, qui ne sont pas dupes du personnage et ne tiennent pas à se faire embarquer dans une nouvelle galère fut-elle repeinte aux couleurs de la révolution, et dont le parcours prouve pourtant que ce sont d’authentiques gens de gquche contre vents et marées.

Parmi les courants qui constituent le "Mouvement vers le Changement",  le FdG est un courant qui a eu le tort de se prendre pour LE mouvement, on pourrait avoir recours à Lafontaine et à sa grenouille qui voulait se faire plus grosse que le Bœuf…  Il y a eu aussi beaucoup trop de hargne, de violence verbale et d’insultes de bas-étage… traité Marine Le Penn de demi-folle, c’est stupide et c’est avouer très clairement que Mélenchon, la sous-estime et n’évalue pas correctement le danger qu’elle représente. Ce qui finalement la valorise elle et le discrédite lui, si cela ne concernait que lui, cela me ferait sourire, mais c’est tout ceux qui lui ont fait confiance qui se ramassent le camouflet, dans un moment où les enjeux sont un peu trop cruciaux pour se permettre ce genre de gaminerie de cours de récréation !

Il serait vraiment déplorable que cet échec flagrant de Méluche-Baudruche deviennent celui de tous ceux qui par leur dynamisme et leur enthousiasme, ont prouvé qu’il existe plus de gens qu’on ne le pense qui sont prêts à s’engager dans un combat politique pour en finir avec le système, pour autant que le combat ait du sens et quel qu’espoir d’aboutir.

Il existe d’autres courants que le front de gauche qui participent de cette dynamique, et peu m’importe à moi si certains d’entre eux sont des adorateurs de Pâquerettes, si leur projet de monde est compatible avec le mien et qu’ils se complètent mutuellement. Il y a du pain sur la planche, là, maintenant… en 2017 il sera trop tard… c’est le moment où jamais de le comprendre… c’est le moment où jamais dans finir avec tous les sectarismes, avec le clientélisme électoral de la politique politicienne, de définir des priorités et des actions non parce qu’on se dit que ce sont celles-là qui rapporteront des voix, mais parce que ce sont celles-là qui correspondent aux besoins et possibilités du moment et de se déterminer non en tant que membre de tel ou tel parti mais comme personnes ou collectifs qui désirent agir concrètement pour construire ensemble un monde un peu meilleur, ici et maintenant.

Anne

Ceci dit je ne pense pas pour autant que l'abstention soit une bonne chose en soit... les élections si elles ne sont pas un levier de changement peuvent servir de frein au pire pour ménager un peu plus d'espace de liberté pour agir, ce qui est soulageant et peu faire la différence...

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:11

 

Il y a des jours comme cela où j’aimerais tout lâcher, où l’insignifiance de nos alertes qui se perdent dans les bruits de fond de la société du divertissement me sidère. C’est pourtant tellement simple et tellement évident… il n’y a pas d’issue dans le cadre du système et plus vite nous en sortirons et mieux ce sera et il n’y a pas 36 solutions pour que cela se fasse avec le plus de douceur possible, substituer notre production à leur production pour pouvoir s’en passer… ce n’est pas simplement un procès de mauvaises intentions que nous faisons au système, c’est aujourd’hui la question de la possibilité de survie du genre humain qui devient toujours plus centrale.

C’est pourtant évident, il faut autant que nous le pouvons arrêter de consommer leur produits pour arrêter de nourrir le monstre qui nous asservit, qui assassine à coup de bombes ou a petit feu l’humanité jusque dans son essence. C’est pourtant logique et très simple. Il faut arrêter de penser global, il faut penser planétaire comme l’unicité d’une multiplicité, il n’y a pas de recette universelle, le seul fait d’user de ce terme déjà manifeste cette prétention qui conduit hors de l’humain, vers un plus tout à fait humain qui nous prive de ces qualités les meilleures qui nous caractérisent et qui se résume dans la bienveillance, dans cette aptitude qui est nôtre de pouvoir choisir de prendre soin de notre environnement et de ce qui le compose. De pouvoir aller à la rencontre du monde avec tendresse.

Hors aujourd’hui partout à des degrés divers le monde connait une guerre civile qui ne dit pas son nom, qu’elle soit ouverte ou de très basse intensité, nulle région du monde n’est épargnée, comme les métastases d’un cancer essaiment les relents du nazisme et de l’Inquisition, sous forme de microfascisme ou de bandes armées, prenant la forme des tabous d’un politiquement correct induit fabriqué pour les besoins de la cause, de leur cause, autocensure souvent subconsciente ou que ce soit sous la menace, l’interdit pèse sur nos manières de voir, sur nos manières de penser, sur nos manières de vivre.

Les uns cherchent la solution au problème du monde dans des options qui conduisent à s’exclure de l’humanité pour se définir comme étant d’une autre essence, supérieure bien sûr. Une option qui m’étonne toujours, qu’elle étroitesse de vue et de vie dénonce une telle vision du monde. Il ne faut avoir rencontré au cours de son existence que les habitués d’un tout petit monde pour croire qu’il existe une race qui soit supérieure à une autre. Il faut avoir refusé systématiquement de s’enrichir des fruits d’autres cultures, pourtant partout à portée de nos regards, pour s’imaginer ainsi que nous appartenons à quelque civilisation supérieure qui devrait dicter sa loi au reste du monde. Comme des gens qui par ignorance, repli sur soi, peur irrationnelle, mourraient de faim dans une forêt prodigue en comestible faute de les reconnaître. Ce serait bien tristounet si ce n’était aussi dangereux, si un tel parti pris ne nous mettait aujourd’hui tous en danger.

Et j’aurais tendance à penser que ceux-là, plus ils se prennent aux sérieux, murés dans leur rationalisme de pacotille, plus ils se font pontifiant pour nous asséner leur vérités frelatées avec tout le poids des arguments d’autorités, plus ils sont minables mais plus ils sont nuisibles. Quoi de plus misérable que cette persistance d’avoir à porter costume et cravate pour être recevables dans le monde des bien-pensants hyper conditionnés. Quel symbole plus parlant que d’avoir à se passer chaque matin la corde au cou pour bénéficier du droit d’officier dans les sphères du pouvoir. Soit…

Ceux-là, ils se repèrent dès l’école primaire, benêts annonçant et souvent lèche-culs,  avec cette peau un peu jaunâtre pour les sur adaptés… les enfants de Russel ou du moins ses neveux… futurs cadres du système et le mot est parlant, pendant que les potiches poussent des petits gloussements (pardon, cela m’a échappé, juste une image qui me revenait)… et moi toujours en outsider… qui comprenait et trouvait la solution des problèmes souvent avant que la plupart des autres aient même fini de lire l’énoncé…. Et certains ne trouvaient jamais la solution. Et j’ai souvent le sentiment d’une réminiscence de ces époques d’étude. Ce sentiment que les autres ne voient pas parce qu’il ne cherchent pas dans la bonne direction, parce qu’ils se bourrent le mou en postulant que des choses en fait fort simples sont compliquées et que le solution est au bout d’un long chemin méandreux, fastidieux… alors qu’il l’ont simplement sous les yeux, mais ce serait trop facile, ou serait le mérite.

Le mérite, voilà bien une des grosses tartes à la crème de a traite des humains… une invention qui ne cesse de remettre des difficultés ou il n’y en a pas… perce que sans cesse il nous faut nous justifier, non seulement par l’effort fournit mais aussi de la pénibilité des choses… une vision toute judéo-chrétienne, cette religion de crucifiés dont on connait le rôle des églises comme suppôts du pouvoir, et des plus fascistes d’entre eux…. Quoi de plus délateur qu’un prêtre sous Franco, les cauchemars du petit Jésus… qui si il a existé ne racontait vraiment pas qu’il fallait se soumettre aux maîtres du Temple quand bien même ils nous menaient en enfer pour mériter son paradis.

Jésus donnait semble-t-il es recettes du Paradis, ici et maintenant, qui commençait par l’amour de son prochain. Un amour qui conduit à l’abnégation et non à la charité mesurée des riches envers les pauvres, surtout pas cette philanthropie profiteuse des Gates, Rockefeller, Monsanto et autres pervers… quand on donne faut que cela rapporte. Abnégation, voici bien un terme tombé en désuétude dans nos contrées de nombrilisme exacerbé. Quelle commune mesure entre les syndicalistes d’Europe qui s’asseyent à table avec les patrons pour négocier le contrat social et ceux de pays comme la Colombie, le Honduras, le Guatemala… etc… qui mettent leur vie en risque pour défendre le droit à la bonne vie de tous et le font en toute connaissance de cause.

Mais c’est normal, non, ces gens-là sont moins civilisés que nous, non ? Je comprends bien pourquoi même mes voisins hippies retraités ou non, me traitaient de sauvage en montagne. Cette civilisation-là, je n’y ai jamais adhérer et ne le ferai jamais… je refuse le nombrilisme et l’hypocrisie, je refuse les attributs du rationalisme acquis. Je suis rationnelle et tient à le rester, c’est à peu près ma seule richesse et d’autant plus précieuse. Je ne répèterai pas avec les perroquets sociaux que « Tout va très bien Madame la Marquise… » alors qu’il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que la planète est à feu et à sang et que le foyer de l’incendie se rapproche dangereusement de nos foyers jusque-là préservés pour les besoins de la cause de la colonisation. Des carottes et encore des carottes, pus les bonnes vieilles carottes d’antan source de pro-vitamines A, non les carottes insipides d’une agriculture sans âmes qui ne sont plus que des ersatz de carottes sans valeurs nutritives, ainsi que nous l’apprenais déjà Claude Aubert, il y a plus de trente ans, le même qui nous enseignait les vertus du purin d’orteil qu’il avait étudiées aussi scientifiquement… ce qui rend caduque sont interdiction pour défaut de scientificité et le  rend à ces véritables causes : il faut interdire ce qui est abondant et gratuit, tant que la mainmise sur la planète n’aura pas mis en chasse gardée de l’oligarchie le moindre petit bout de nature sauvage comme cela se produit à vitesse accélérée.

Il y a des jours ou j’aimerais tout lâcher, ce sont ceux où mes regards se posent sur la lamentable décadence de l’Europe qui se complait dans sa stérile vanité… nous répandrons partout notre modèle universel… le colonialisme supposait un devoir de « civiliser », le néo-colonialisme se fonde dans le devoir de protéger… mais c’est toujours la même vieille puslion de dominer, d’asservir et de piller qui fait souvent qu’un bon ressortissants de ces pays à protéger est un ressortissants mort… autant de bouches à nourrir en moins pour ce capitalisme qui se passe toujours mieux des humains dans ces processus de capture et d’exploitation.

Et puis mes regards se tournent d’autres côtés, lisent entre les lignes, explorent les failles du système et je vois bien que partout Et même ici en Europe agissent les forces qui posent les fondations d’un autres mondes qui prennent petit à petit le relais de l’ancien à l’agonie. Des forces a-systémiques plutôt qu’anti-systèmique, imagination, inventivité, créativité à l’œuvre, changement de paradigme qui ne s’embarrasse plus de se justifier aux regards de règles d’ores et déjà désuètes… pas de permission à demander, ce monde est notre monde et nous n’avons aucuns comptes à rendre aux voleurs, aux pilleurs, aux assassins, ni à leur complices… ils veulent la guerre, ils ne cessent de nous la faire, il ne connaissent aucun autre monde de relation à l’autre, comme ces gamins qui dans les bacs à sable passent leur temps à taper sur les autres avec leurs petites pelles pour leurs piquer leur saut. Mais il ne s’agit plus ici de bacs à sable, de pelles et de petits sauts,  devenus grands les petits voleurs belliqueux veulent nous prendre jusqu’à nos vies… la résistance ne consiste pas à leur demander de nous laisser quelques miettes mais bien à leur reprendre le gâteau et à nous montrer différents, en eur attribuant à eux aussi une juste part, ni plus ni moins, même si cela doit s’accompagner de mesures plus drastiques pour les empêcher de nuire encore si telle serait leur intention.

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:18

Il y a des jours comme cela où j’ai l’impression de vivre dans un monde complétement surréaliste dans lequel chacun se replie sur son petit nombril pendant que le monde s’écroule.

Je retrouve des impressions ressenties à la lecture du « Seigneurs des anneaux »… pas les premières fois où je l’ai lu, et où je n’ai pas ressenti comme à la dernière qui date pourtant de longues années, ce sentiment de proximité avec le monde vécu… ce sentiment d’une ombre qui petit à petit recouvre le monde. Je suis pas vraiment du genre à éprouver des frissons mystiques quand j’entends le mot sataniste… je ne suis pas assez imbibée de religion pour que cela évoque pour moi autre chose qu’une réalité concrète d’humains dépravés et non quelque force magique qui se serait emparée de l’humanité.

Même si j’ai rencontré des gens qui semblaient réellement habités et mus pas une force sombre, même si je pense que certaines ambiances peuvent s’exprimer par la métaphore de micro trous noirs, même si j’ai ressenti que certains lieux étaient dynamisants et vous conduisaient vers la joie alors que d’autres vous pompent littéralement votre énergie, je pense qu’il y a à cela des explications naturelles, et que certaines dépassent simplement notre entendement.  Il est vrai que certains lieux sont enchanteurs et que d’autres nous révulsent….

Mais quand je m’interroge à ce sujet, c’est dans ce qui a bien pu arriver à l’humanité pour qu’elle se trouve prise ainsi à aller vers le pire et à créer l’enfer sur terre en développant une vision de l’humain qui met l’accent sur le pire et le fait exister avec toujours plus d’intensité.

En publiant le texte sur les « faux positifs » de Colombie, je ne trouvais pas les mots pour exprimer ce qui m’interpellait… il y a un passage qui évoque ce soldat qui reconnait son frère parmi ceux destiné au sacrifice… non pas un sacrifice rituel, non pas cette survivance en recrudescence qui consiste à trouver des boucs émissaires à stigmatiser et détruire pour se décharger du fardeau de ses péchés, non… un monde ou le frère tue son frère ou quelques-uns de ses frères pour 5 jours de vacances… « pour faire du chiffre »… l’aboutissement d’un monde dans lequel domine l’absolutisme du quantitatif, un aboutissement qui fait froid dans le dos… j’ai beau savoir que d’autres en font autant par procuration, sans avoir à faire face directement à leurs victimes, que ce soit les conséquences de la faim ou des maladies qui en résultent, que ce soit des bombes qu’ils prennent la décision de faire larguer en telle région du monde, et nul ne peut plus ignorer aujourd’hui que les guerres de l’OTAN sont d’ores et déjà des guerres nucléaires, avec des bombes qui tuent et blessent et détruisent sur le coup, mais qui sème aussi la mort atroce des agonies prolongées.

Nul ne peut ignorer aujourd’hui que de nombreux soldats de ces armées de destruction durable reviennent de la guerre détruit eux-mêmes psychologiquement et physiquement, que d’autres pètent  les plombs sur place et se mettent à tuer pour tuer. D’autres par contre prennent goût au travail de bourreau, au métier d’assassin et en redemandent… tuer devient une sorte de drogue, torturer aussi. Et de cela les soldats de l’OTAN n’ont pas le monopole… la cruauté et le sadisme sont aujourd’hui des comportements forts bien partagés…

La question que je me pose, c’est comment en est-on arrivé là ? Que ce soit dans l’escalade planétaire du pire ou que ce soit le chemin individuel qui conduit un humain à se transformer en machine à tuer, en machine à faire soutenir au-delà du soutenable d’autres humains. Je me rappelle d’un passage d’un bouquin d’Isabelle Allende, je pense que c’est pendant la dictature au Chili, mais cela peut se transposer partout… c’est un épisode qui montre le moment où bascule la vie d’un jeune homme soldat de la dictature. Des résistants sont capturés, ils seront exécutés… parmi eux un ami d’enfance du jeune soldat… il va céder à la pression de la hiérarchie, il fera partie du peloton qui exécute son copain, un bourreau est né… un homme est mort, un bourreau est né.

Il y a d’autres méthodes pour fabriquer des bourreaux, des machines à tuer qui savent aussi distiller la souffrance et en font une science, un « art »… porté à son paroxysme… la tristement célébré « Ecole des Amérique » fut un modèle de ce genre, elle a formé les tortionnaires de l’Amérique Latine en lutte contre le colonialisme, contre l’inhumaine exploitation et l’esclavage, l’Amérique latine en recherche d’un monde meilleur, d’un monde plus doux, d’un monde plus juste, son rôle étant d’éradiquer jusqu’à la possibilité même d’existence d’un tel monde, y compris en semant une telle terreur parmi les populations, qu’elles ne songeraient même plus à se révolter, seulement à courber l’échine suffisamment bas pour ne pas prendre de coups, pour que les coups ne soient pas mortels.

L’école a changé de noms mais certains sévissent encore, comme ce triste sir de Billy Joya au Honduras, un des acteurs du coup d’état contre Allende qui a mené la partie militaire de celui contre Zelaya et la répression qui a suivi tout en expliquant ingénument à la télévision, ces vieux dossiers en main… que tout cela c’est bonnet rouge et rouge bonnet, des communistes, de la mauvaise graine qu’il faut étouffer dans l’œuf avant qu’elle ne germe, que peu importe les pots cassés, les vies détruites, rien ne saurait être pire qu’un président qui procède à une redistribution de richesses. Comme le disait Zelaya à l’époque, les nantis deviennent fous furieux à l’idée que l’on prenne un sou dans leur poche pour l’attribuer au bien commun qui bénéficie d’abord aux plus pauvres, les autres ayant des échappatoires privées. Comme cet ancien ministre du Venezuela, du temps du règne de l’oligarchie qui lui aussi avoue ingénument que « Ah, oui, tiens, redistribuer un peu des revenus du pétrole pour améliorer le sort des 80 % de population pauvre ? Non, c’est vrai cela on y avait pas pensé ! »

Je ne vais pas multiplier les exemples qui montrent cet égoïsme des riches qui s’érigent en classe hors monde, trouvant toute sorte d’arguments pour justifier ce que l’on en peu qualifier de statu quo, puisque ce que nous observons aujourd’hui, c’est un processus de concentration de richesse qui ne semble devoir trouver son terme que lorsque les populations auront été entièrement dépouillée de tous leurs bien, de tout droit à l’autodétermination, leur vie appartenant à d’autres qui en sont propriétaires en tant que créanciers…

Et c’est là que tout devient complètement surréaliste… nous avons d’une part une catégorie de gens qui instrumentalisent le principe du doit à la propriété privée pour spolier systématiquement tous les autres de tous leur bien et de leur destin aussi. Ils ont mis en place tout une série de mécanismes qui sont autant de machines de captures et fait pression sur les états alliés pour qu’ils s’arment contre les nations ou les résistants des nations qui auraient des velléités de révoltes, jusqu’à leurs propres ressortissants établissant pour les forces du (dés-)ordre le droit de tuer en cas d’insurrection. Ceus qui connaissent un peu la situation concrète des habitants de la Grèce et ont entendu les délires de La(chienne de)garde du FMI, auront compris que la vie des enfants de Grèce dont certains tombent d’inanition pour cause d’austérité fabriquée, n’importe pas à ces gens. Que eux aussi ont pour premier souci de « faire du chiffre » et que pour y parvenir, peu importe le nombre de morts, peu importe les souffrances de ceux que dans leur élitisme de pacotille, ils ne considèrent pas comme leurs égaux. J’ai souvent qualifier ces gens d’humanoïde… non pas dans le sens de pré-humains mais bien dans celui de post-humains dégénérés qui pourraient bien conduire à sa fon le genre dans son entier, c’est en voie de réalisation, aucun doute la dessus, chaque jour diminue nous nous éloignons d’avantage des conditions qui permettent l’existence de l’espèce humaines sur la planète. Si certains semblent y trouver une grande satisfaction, après nous le grand parc naturel, florissant de diversité, tellement diversifiés que pourrons y proliférer les produits de la soupe mutagène, les chimères viables, et les rescapés des laboratoires de la modification génétiques des espèces… ces certes un grand bonheur, dommage que les humains, trop fragiles ne seront pas là pour le voir, étant parmi les premiers à être éradiqués… une fragilité qui est la rançon de notre complexité.

Mais bon, exit le Diable, exit Satan, ces produits de l’imagination humaine. Intéressons-nous plutôt à cette imagination en tant qu’elle donne consistance à de telles chimères. Je garderai cependant les image de l’enfer et du purgatoire parce qu’elle illustrent bien ce monde que nous sommes en train de créer… une planète infernale… Certains pensent que cela est le résultat d’un complot ourdi, il y a des générations et des générations par un petit groupe d’hommes décidés à prendre le pouvoir sur la planète, d’autres font même remonter ce complot à des millénaires et d’autres encore y voient un complot d’origine extra-terrestre, dont certains se seraient infiltrés parmi nous adoptant des apparences humaines ou par métissage.

Le problème est que a plupart des adeptes de ce genres de théories ont tendance à transformer leur théorie d’un complot multiséculaire contre l’humanité, en une sorte d’eschatologie contre laquelle il serait vain de se rebeller… ils apportent de l’eau à son moulin, lui donne consistance et transforment d’entre nous en proie paralysée par la vue même du prédateur auquel il serait fin de tenter d’échapper, mieux vaut se soumettre et accepter l’inéluctable. Ce qui rend beaucoup de complotistes peu crédibles, c’est qu’ils entourent des faits avérés de contre-vérité flagrante et d’une sorte d’aura de magie qui rend leur théories peu crédibles y compris celles qui sont vérifiées et avérées. D’où d’ailleurs certains sont soupçonné de servir le pouvoir en mélangeant habilement information et désinformation créant ainsi ces conditions de confusion qui font qu’on finit par se demander si on peut faire confiance à ses propres réflexions, au cheminement de ces propres déductions.

Tout cela est absolument contre-productif et nous égare dans des impasses alors que l’état d’urgence doit être proclamé sur la planète par tous ceux qui pensent qu’il serait à la fois plus agréable et plus intelligent de tenter d’en faire un petit paradis. Quand on désire une chose, la première question à se poser est celle des moyens pour y parvenir. Assurément, il ne suffit plus aujourd’hui de se retrousser les manches et de cultiver son petit jardin, en espérant que d’autre, beaucoup d’autres feront de même et que nos parcelles de paradis finiront par toutes se rejoindre pour créer la trame d’un autre monde. Pour que cela soit possible nous devons aussi mettre un terme aux exactions de ceux qui sèment l’enfer sur terre, à celles que pratiquent leurs exécutant dont certains – les imbéciles – ont la conviction d’être au service d’un monde meilleur et non c’un mauvais remake hybride du « Meilleur des monde » et de « 1984 », avec quelques assaisonnement d’autres produit de ce qui relevait autrefois de la SF et devient aujourd’hui visionnaire.

Ce que nous avons à combattre sont les produits d’une imagination fertile mais perverse qui n’est capable d’interpréter le monde qu’en terme du « pire » et de concrétiser cette projection en facilitant les conditions de se réalisation. Ce que nous avons à combattre, c’est une idéologie et ses traductions concrètes sur le terrain de la vie, sur e champ de la planète que ses adeptes ce sont attribués comme terrain de jeu, comme objet de convoitise, comme lieu à transformer pour qu’il devienne totalement contrôlable, par eux et leurs servants. Que cette idéologie ait des racines dans le passé, c’est indéniable, la convoitise, e désir de domination sont des composantes persistantes de la nature humaine. Que l’expression de ces composantes ait fait un bond en avant quand les premiers développement de la physique mécaniste ont créer l’illusion que nous atteignons à la fin de la science, à la fin des idéologies, à a fin de l’histoire, que l ‘homme c’était doté enfin de l‘omniscience et des facultés d’un créateur universel, cela aussi est incontestable (argument d’autorité… contestez si vous le pouvez), un des postulat du mythe étant que l’objectivité mécanique nous dispensait de la nécessité du choix éthique puisque tout était d’emblée soumis au quelques lois immuables et incontournables qui servent de socles à cette science. C’était faire fi de ce constat : obéissent aux lois de la mécanique, les machines et dispositifs fabriqués à cet effet… point… final.

Nous savons que ces soi-disant lois naturelles de ‘économie sont issue en droite ligne de cette idéologie, fille ainée de cette science mécaniste dont elle reprend les présupposés à titre de fondations. II faudrait un livre entier, et je n’aurais pas fini de développer les tenants et aboutissants du choix de faire de cette idéologie une idéologie dominante et de vouloir transposer les lois de la mécanique qui est assurément une science hors des champs de son application. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse au premier titre aujourd’hui, ce qui m’intéresse c’est cette prétention à l’universalité de l’objectivité scientifique qui devient référent ultime de ce qui est ou non en droit d’exister. Cela se traduit par des interdits et des obligations très concrets qui ont des répercutions incommensurables dans nos vie, jusqu’à nous dicter es manières d’être au monde qui sont recevables et celles qui ne le sont pas.

Seulement voilà, cela n’est pas que le produit de la seule mécanisation du monde, parce que celle-ci aurait pu se faire d’autres manières, plus ou moins nuisibles au genre humain, à l’ensemble des vivants, à l’équilibre de la biosphère. Ce qui est à traquer et à  débusquer ce sont les choix éthiques qui imprègnent les manières dont seront utilisées les équations de la mécanique dans leur application au vivant. Et de cet a priori par lequel certains se définissent comme une élite hors monde à laquelle tous les autres doivent allégeance, doivent se soumettre et dont ils doivent pouvoir tirer profit. Et coucou, revoilà le Diable, du moins cette incarnation du pire qui en est l’équivalent pour ceux qui le subissent, ce postulat de certains que « tout leur est dû » que c’est l’essence même des choses, qu’ils sont de nature supérieure et que cela leur donne un droit absolu à disposer de a vie des inférieurs. Bref, nous avons là des gens qui eux-mêmes ont fait le choix de s’exclure du genre humain en niant son existence.

Leur système pervers conduit à ces situations où un humain en vient à tuer un autre humain pour faire du chiffre, atteignant un absolu de l’horreur vers laquelle peut conduire cette tendance bien trop humaine que nos « élites », non humains autoproclamés partagent avec leurs esclaves militaires : la convoitise, si les premiers convoitent le monde, les seconds aux sont prêts à tuer leur frère pour quelques jours de permission….

Nous voyons ici la manifestation d’une convoitise qui débouche sur un total irrespect de la vie. <on pourrait aussi écrire un livre pour faire l’inventaire de toutes les manifestations de cet irrespect et l’analyse de son essence. Ce que je voulais mettre en évidence ici, c’est ce fossé entre ceux qui considère qu’il existe un genre humain duquel nous faisons tous partie au même titre et ceux qui niant l’existence de ce genre et de cette unité de nos diversités s’en excluent de fait. Deux mondes qui en ce moment coexistent plutôt mal puisque de mille manière les exclus ont déclaré la guerre à tous les autres. Un affrontement parfois frontal, parfois latéral ou déguisé mais omniprésent et toujours plus à te point que chacun d’entre nous sera amené un jour ou l’autre à faire son choix… Se sent-il comme appartenant à un genre humain, unité dans laquelle aucun n’a plus de droit qu’aucun autre ou au contraire estime-t-être partie d’une hiérarchie qui lui donne des droits et des privilèges que d’autres n’auraient pas, fusse-t-il tout en bas de cette pyramide du pouvoir ou à s’y placer artificiellement en se créant  des catégories rebuts par rapport auxquelles ils se positionne comme élite. Et là nous entrons dans un autre débat… qui est fonction de la réponse que chacun donne à cette question.

Moi je n’ai pas choisi, il m’est toujours apparu comme évident que j’étais une humaine parmi d’autres humains, et quand je me laisse aller à des jugements de valeurs, ils se fondent en général dans le fait de me demander si la personne en face de moi est plutôt de celle qui contribue à faire de cette planète un paradis ou de celle qui participe à l’extension et l’intensification de l‘enfer sur terre.

Anne

PS : Et c'est pourquoi si je ne peux plus me sentir de gauche (en grande partie à cause de la droitisation de la gauche qui reproduit des impicites hiérarchisants et discriminatoires) , je ne me sentirai jamais de droite  parce que les idéoogies de droites impiquent toujours une hiérarchisation du genre humain, et celle d'extrême-droite une discrimination en plus et moins humain, deux points de vue qui me sont totalement, absolument étrangers.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:45

 

 

Juste une petite remarque,  au sujet du texte précédent : .La colonisation, il y a un bon moment déjà qu'elle est à l'œuvre dans nos contrées. Avancée de la colonisation économique dont  la création de dettes qui ne se peuvent rembourser est un outil majeur. Cette vieille pratique bien connue des usuriers qui consiste à prêter plus que le débiteur ne peut rembourser pour pouvoir s'emparer de ses biens et jusqu'à y compris sa "force de travail" pour des durées indéterminée. Mais le "Cheval de Troie" (merci Ulysse) de cette colonisation, c'est incontestablement les processus d'une colonisation culturelle... acculturation qui est un mode d'action récurrent dans les modes de domination du pouvoir global. L'exemple de l'Irak est criant, rien n'est fait pour protéger les trésors de patrimoine de l'humanité que recelait ce pays. Et quand ce qui faisait partie de nos racines communes est bel et bien détruit, vient  la proposition d'installer Disneyland à Bagdad.

L'occident est une fiction. Coexiste un « ancien monde » berceau de valeurs d'émancipation des humains et un « nouveau monde »[i] dont on a pu mesurer que l'esprit de conquête, comme une machine emballée ne connait pas de limite. Les autochtones massacrés, les survivants  mis dans les réserves (toujours plus petites), et cela fait, hop ! comme le lapin du chapeau vient la doctrine de Monroe :"L'Amérique aux Américains", de qui se traduit en termes contemporains par "Tous le continent américain sous domination étasunienne"... et hop, cela fait, on passe au suivant... en commençant par Manille.... etc...la suite nous montre que le processus n'aurait de cesse que les indigènes (nous compris) massacrés ou mis dans des réserves ou entrant dans les rouages du système après avoir prêté le serment d’allégeance » . Supprimer toutes les armes d’un pays, en Utilisant l’ONU, avant de l’attaquer est devenu très tendance. Mais les armes d’un pays ce sont aussi ces racines culturelles. Quand Buffalo Bill contribue au massacre des Bisons depuis les nouveaux trains, le but est clairement d’éradiquer d’un coup les ressources et les fondations culturelles d’un peuple dont la culture est une culture du bison.

Le démantèlement de l’enseignement pour le mettre au strict service d’intérêts privés participe de ces mêmes pratiques. L’accent mis sur l’esprit analytique au détriment de l’esprit de synthèse aussi. La conquête immobilière et agroindustrielle qui transforme et remodèle nos paysages tant urbains que ruraux, si elle à un aspect de quête de Profit matériel,  participe aussi du même phénomène de « philanthropie économiste acculturante ». Transformer radicalement le paysage d’une région, c’est aussi effacer la mémoire de ces habitants. C’est pourquoi l’extrême-droite se trompe de cible, le danger n’est pas la présence d’immigrés qui nous apporte la possibilité d’enrichissement par la multiculturalité mais bien cette éradication de nos racines les plus profondes par dépossession de notre culture ancestrale (un phénomène déjà bien entamé par l’Inquisition, normal puisque le monde la pensée unique, le monde de la clôture est sans nul doute un prolongement de l’esprit d’Inquisition. Une identité forte à enracinement fort ne redoute pas la confrontation à d’autres cultures. Aimer les frites et la bière (je rigole) ne m’empêche pas d’aimer le couscous, et je ne me sens pas dans un devenir musulmane quand je mange un bon couscous. Et soit je bois une bière avec le couscous, soit après je vais m’enfiler un bon paquet de frites pour digérer et être certaine de ne pas perdre mes racines ! (je rigole encore).

L’Islam serait beaucoup moins puissant dans nos régions si nous étions moins dégénérés. N’en déplaisent à certains, j’ai vu pas mal de gens venant de pays musulmans mais qui ne l’avaient jamais été eux-mêmes, se tourner vers l’Islam faute de trouver en Occident des valeurs fondatrices morales qu’ils venaient y chercher. Après on ne peut nier qu’une partie de ce mouvement se radicalise et pose question. Mais ce n’est pas une caractéristique intrinsèque de l’Islam, le repli sur une doctrine qu’elle soit religieuse ou politique est récurrent. Nous savons bien que tous les fascistes en circulation ne sont pas des islamistes convaincus, même si souvent des dynamiques communes font que certains mouvements islamistes se revendiquent du nazisme et d’Hitler.  

Nous voyons bien que cette partie du  peuple qui bascule du côté du fascisme stigmatise une civilisation « droit de l’hommiste » comme une des causes de tous nos malheurs. Nous voyons bien que cette civilisation que veulent nous imposer nos cousins d’Outre-Atlantique est une civilisation de Profiteurs-Prédateurs, et qu’ils sont partie de ce type de parasites qui n’a que faire de tuer son hôte. Une fois la proie exsangue, elle s’attaque à une autre. Nous voyons bien que quel que soit les masques souriants, Bécassine en meeting, les Profiteurs-prédateurs et les néo-fascistes participent des mêmes logiques. Si les loups ne se mangent pas entre eux les prédateurs humains, si. C’est même un de leur point de faiblesse. Et il faudrait pour certains qu’ils en finissent avec cette idée stupide d’un groupe conspirationniste homogène. De même que s’il y a filiation d’avec un complot qui a eu lieu dans le passé, si… alors voilà bien une autre faiblesse. : être l’incarnation de vieilles idées issues d’un monde révolu et non des personnes à part entière.

Nous avons donc été les sujets d’une colonisation culturelle qui nous a privés des outils de pensées et de conceptualisation qui nous permettraient de comprendre ce qui nous arrive[ii]… (enfin, nous sommes quelques-uns tout de même à résister en nous faisant conservateurs de racines cultuelles et historiques menacées que ces racines soit de pensée ou territoriales.) A présent que nous avons été dépouillés des armes de pensée qui constituaient le socle de l’Europe en recherche d’émancipation pour toute l’humanité, l’ennemi peut passer à la phase suivante : l’instauration de sa gouvernance économiste, dictature technocratique, fondée sur la soumission des peuples volontaire ou contrainte.

Mis le flambeau de l’humanité émancipatrice n’est pas éteint, d’autres peuples l’ont repris et le ravive jour après jour. Il existe une région du monde où le syncrétisme s’est produit et continue de le faire de manière heureuse entre l’héritage local et la culture du droit de la personne dont nous sommes un berceau. En Amérique Latine se mènent au quotidien des luttes, production continuée, au quotidien, d’avancées qui sont dans le droit fil de celles qui furent mené ici pendant les siècles de marche vers la fin de l’exploitation de l’humain par d’autres humains.

Pendant que l’Empire poursuit son inexorable marche en avant de la conquête du Monde, de la conquête de la planète, voici que les Peuples qui furent par les premiers à subir le joug de cette civilisation de prédateurs, le secoue, et certains s’en débarrassent. Et d’autres continuent  à le secouer pour s’en débarrasser. Nombreux sont ceux qui le payent de leur vie, nombreux sont ceux qui subissent les horreur de la tortures, les souffrances de l’emprisonnement. Jour après jours, les peuples de l’Amérique latines en lutte, enfoncent l’épine qu’ils ont planté dans le talon de l’Empire.

Et une fois de plus le Nouveau Monde se heurte à ses propres limites, ce mépris qui fait qu’invariablement il  sous-estime la capacité de résistance des peuples menacés dans ce qu’ils ont de plus profond et de plus intime, leur enracinement territorial et culturel, leur faculté d’autodétermination et d’autonomie. Ce que paye aujourd’hui l’Empire, c’est son mépris pour les cultures indigènes. Ce mépris qui fait qu’il n’a pas jugé utile de procéder à la destruction des cultures locales, n’ayant sans doute même pas eu conscience de la puissance de leur enracinement. Se contentant de soumettre et d’exploiter, sans chercher à éduquer-formater. Ces cultures ont survécu, continuant d’évoluer, opérant un processus de syncrétisme réussi avec certains apports des envahisseurs.

Aujourd’hui les Etats-Unis sont un monde en déclin. Une des causes de ce déclin est l’échec du syncrétisme culturel sur leur propre territoire. Il n’y a jamais eu de peuple étasunien parce que les clivages ont subsisté, que l’intégration des populations d’origines ethniques, sociales, culturelle différente est restée un mythe, le mythe du grand rêve américain aujourd’hui tombé en désuétude sans avoir jamais été concrétisé et ronge le pays de l’intérieur.

Le pari de l’Europe, aussi, est un échec Une des cause de cet échec est d’avoir misé la réalisation d’une Union en se fondant sur une culture importée. Sommant chaque nouveau membre de se soumettre au dénominateur commun de l’économisme. Aujourd’hui se dessine les contours d’un nouveau monde multipolaire, émergeant, et il est assez intéressant de voir que les médias passent sous silence, l’importance que prend l’Amérique Latine, elle-même multipolaire dans l’émergence de ce monde. Seul le Brésil est mis en évidence dans son appartenance au BRICS. Nous nous trouvons une fois de plus confronté à cette faiblesse de l’Empire qui ne peut concevoir une émergence qui ne se ferait pas selon les règles par lui définit. De ne pouvoir concevoir une nouvelle donne des forces que comme résultat d’un affrontement entre Profiteur-Prédateurs pour la conquête d’une domination du monde et non comme un radical changement de paradigme qui ferait sens au moins pour une majorité de la population, partout sur la planète. Et s’imposerait en imposant ses propres règles du jeu. Annulation des dettes odieuses voilà une de ces nouvelles règles qui rencontre un succès planétaire. Réappropriation de terres, en voilà une autre.

L’Amérique Latine propose d’autres règles qui ne relève plus d’une logique de domination mais d’une logique de coopération et de partage, dans le respect des singularités de chacun. Exemple : refus par certains de ce pays d’un brevetage du vivant auquel seraient attachés des droits de propriétés intellectuelles. Domaine déclaré par nature patrimoine de l’humanité. Point. Une logique donc dans laquelle, patrimoine de l’humanité et bien commun ont du sens. Une logique très proche des valeurs de cet Ancien Monde qu’est devenue l’Europe avec une connotation d’obsolète et de désuétude. Une logique de coopération et de partage.

Le moment est venu pour les peuples de l’Europe de se lever et de prendre place, non pas dans un autre monde dominé par des Profiteurs-Prédateurs, monde dans lequel elle serait encore perdante, toujours soumise à des maîtres exploiteurs extérieurs. Le moment est venu pour les peuples d’Europe de se lever pour prendre place à part entière dans ce monde émergent, en se faisant elle aussi pôle multipolaire respectant les singularités de chacun des peuples qui l’habitent. En devenant des garants de ce qu’une oppression ne sera pas remplacée par une autre, un maître par un ou plusieurs autres. Temps de faire preuve d’un peu de dignité et de courage, mais aussi de faire appel à notre intelligence créatrice, temps de faire preuve aussi d’un peu d’audace. .

C’est de reconquête dont il est question ici, non seulement une reconquête territoriale, pour retrouver un sol où ancrer nos racines, fussent-elles nomades. Mais aussi et avant tout comme condition nécessaire : une reconquête culturelle. Et une reconquête culturelle qui ne soit pas le simple repli vers des valeurs anciennes, figées et fermées sur elles-mêmes (de gauche comme de droite) dont nous voyons bien que cela conduit droit à une résurgence de fascisme qui est aussi une forme d’acculturation  par la pauvreté de ces fondations à caractère globalisant pour lesquels les particularismes sont finalement anecdotiques et épi phénoménaux, l’enveloppe de séduction dont s’habille le diable pour nous dépouiller de nos âmes - ceci est une image, je ne crois ni au diable, ni à l’enfer, si ce n’est comme fabrication humaine, rien de surnaturel, et donc qui ne peut se défaire par d’autres humains, qui trouverait plus agréable et intéressant de faire que notre planète soit plutôt une métaphore du paradis -  .

Pour continuer dans la métaphore religieuse, nous voyons que certaines situations, comme celle de la Grèce, qui incarne avec un peu d’avance une tendance européenne, transforme nos pays et nos vie en une sorte de purgatoire qui porte le nom d’austérité. Ce qui nous laisse privilégiés, un peu, parce que d’autres peuples – principalement ceux dont les terres regorgent de ressources rares et profitables à ceux qui les exploitent - vivent eux bel et bien leur enfer sur Terre.

Nous vivons de nombreux clivages, de nombreuses divisions, un d’entre eux est celui qui divise ceux qui voudraient renverser le mouvement pour faire que notre monde se remette par nos pensées et nos actions à tendre vers ce caractère paradisiaque qu’il recelait comme possible, mais qui se voit chaque jour d’avantage réduit par les fabricants d’enfer sur terre. Je suis évidemment résolument des premiers. Et pour que cela se puisse nous devons faire appel à cet héritage issu de l’évolution qui est en nous : l’intelligence créatrice évolutive, contre l’intelligence destructrice qui est perversion et destruction et mais à terme fin à toute possibilité d’évolution (et une certitude :  le terme se rapproche à vitesse redoublée, sans qu’il soit vraiment possible d’en évaluer la durée).

R-évolution donc. Mettons fin une fois pour toute aux forces de domination qui sont venues mettre un terme à notre évolution (fin des idéologies, fin de l’histoire, prétendent-ils, ils pourraient tout aussi bien dire fin de l’humanité, c’est synonyme). [iii]Un  monde de respect mutuel, de coopération, de partage est la seule chance de survie de l’humanité. Construisons-le ensemble. Et pour conclure sur une note d’humour, je terminerai par cette petite phrase de cour de récréation (belge) qui m’a traversé la tête en écrivant, les derniers mots :

« Qui joue avec, on va bien s’amuser ! »



[i] Il s’agit bien sûr de tendances générales, dans un cas comme dans l’autre sur le terrain nous avons des hybrides qui participent des deux tendances. L’Ancien Monde dont je parle est celui qui était caractérisé par toujours plus de droits pour toujours plus de personnes. (Et j’exclu dans cette avancée le bien-être matériel qui est indissociable de la colonisation, soutenue longtemps par la gauche comme par la droite et qui implique que toute avancée ici impliquait un recul pour d’autres peuples)

[ii] Le blog greek crisis rend bien compte de ce sentiment d’être complètement dépassé qui accable une majorité de Grec aujourd’hui, les condamnant à l’impuissance faute de savoir comment réagir. Un peu d’espoir a été déposé dans les urnes, comme un ultime recours possible, à voir ce qui en sortira !

[iii] Cette volonté d’arriver à un équilibre stable, immuable, acquis une fois pour toute, cette prétention à le faire est antithétique de la vie même. Et s’il y a bien une utopie au sens vision illusoire d’un avenir possible, c’est cette conception d’un monde figé (homéostatique).

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 20:41

 

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Nous les Bruxellois en avons plus que ras-le-bol de lire partout que « Bruxelles a dit… » « Bruxelles exige… » Bruxelles a décidé… »…

4470345174_1b182c50d4.jpgIl n’existe aucune entité magique nommée Bruxelles qui dit, exige ou décide. Il existe un lieu, une ville appelée Bruxelles qui a déjà changé de visage quand un de nos Premiers Ministres a décidé de la vendre à ses copains promoteurs en se sucrant largement par l’intermédiaire de ses hommes de paille. Il en est résulté que Bruxelles est devenu l’exemple repoussoir des urbanistes du monde entier, brussellization désigne ce qu’il faut absolument ne pas faire en matière d’urbanisme.

Après cette transformation la ville était devenue assez méconnaissable, et l’ambiance n’était déjà plus la même. Ensuite on nous a collé le fardeau des eurocrates sur le dos et ils ont sans scrupule occupés le territoires et fait augmenter les prix démesurément dans les quartiers qu’ils occupent nous gavant de leur arrogance cravatée et de leurs airs niais de fonctionnaires trop polis pour être honnêtes.

Nous avons dû abandonner les quartiers qu’ils occupent dont les loyers sont devenus résolument inaccessibles aux habitants, nous avons vu monter démesurément les prix de nos petits magasins jadishttp://blogsimages.skynet.be/images/000/841/079_c05020f6f415d2793ada545111171e59.jpg bon marché et dans des proportions sans commune mesure avec las augmentations dues à la « crise ». Ils ont rachetés et transformés des bistrots qui étaient des institutions immémoriales et où se côtoyaient avec cette bonne humeur qui nous caractérise des gens de tous milieux et de toutes origine dans un joyeux brassage d’idée, avec des ambiances qui viraient bien souvent à la fête, ils en ont fait des lieux branchés, rigides, pleins de prétentions qui font que même si on en avait les moyens on aurait plus aucune envie d’aller y trainer nos savates. Les Prout ma chère de pseudo-érudits qui ne voient pas plus loin que les œillères de leurs lunettes d’ex-étudiant appliqué à se bourrer le crâne… bof…nos conversations d’antan soit volaient un peu plus haut que le régurgité conforme,  et terminaient dans le surréalisme total et on se payait, à prix abordable, de bonnes tranches de rigolade. Et jamais on aurait imaginé qu’un jour surgirait ce concept fourbe d’exclusion qui trace une frontière entre ceux qui ont de l’avoir et ceux à qui il ne reste que l’être.

http://img517.imageshack.us/img517/2262/espacegb3qa1.jpgC’était une ville agréable et accueillante parce que ses habitants étaient sans prétention. Et en particulier, le quartier où se sont installé les Eurocrates était l’exemple d’une bonne convivialité entre gens venus du monde entier, d’un bon voisinage, et d’un lieu ouvert aux gens de passages.

Alors mettez-vous bien dans la tête que Bruxelles n’y est pour rien et que les Bruxellois verraient avec bonheur tous ces constipés de l’Europe déguerpir et fissa que nous puissions reprendre possession de notre ville. A Bruxelles, il y a des fonctionnaires européens qui jouissent de privilèges démesurés puis des gens qui y viennent pour siéger et décider de notre avenir à tous. Retirez donc à Bruxelles ces facultés d’entité magique au pouvoir surnaturel en identifiant les auteurs des décisions et des contraintes qui en résultent ferait du bien à tous. A nous Bruxellois qui nous sentirions moins dépossédés de notre ville mais aussi à ceux qui partout ont à subir ces décisions et contraintes parce qu’elles cesseraient d’apparaître comme les décisions d’une entité toute puissante, monolithique, inattaquable  et redeviendraient celles de mandataires des peuples qui les ont élus et qui ne cessent d’outrepasser ce mandat, en remettant le pouvoir de décision qui ne leur appartient pas à des têtes non élues.

Et alors au-delà de l’audit nécessaire des toutes nos dettes décidées elles aussi par-dessus nos têtes http://fr.vivat.be/images/Flagey%20Frit-Flagey.jpgpour des buts qui contribuent à nous déposséder toujours d’avantage de nos vies, pourrions-nous aussi imaginer de mettre en cause ces mandataires indélicats et leur demander de rendre compte comme l’ont fait les Islandais avec certains des leurs. Un bulletin de vote déposé dans une urne participe d’un mandat qui sera donné aux uns et à d’autres pour représenter leurs électeurs sur base d’un programme donné. Outrepasser le mandat donné est passible de poursuites judiciaires.

Bruxelles et ses habitants vous en serait reconnaissants. Bruxelles cesserait d’être le symbole de tout ce qui va mal en Europe et tous nous pourrions envisager de prendre ensemble le mal à la racine, des personnes réelles qui prennent des décisions concrètes nous concernant et dont nous contestons ensemble le bien fondé et la légalité.

 

http://www.secoursrouge.org/local/cache-vignettes/L475xH316/eurocrate-4dadc.jpg

 

 

http://images.delcampe.com/img_large/auction/000/058/262/805_001.jpg?v=1

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 17:40

 

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Ainsi qu'à tout ceux de la catégorie

uranium appauvri et guerre sale

Et le titre vient cece que cette réalité est tellement terrible, tellement lourde de conséquences, que tous sont qui sont conscient de ce génocide nucléaire planétaire avons tendance, moi compris, à nous cacher la tête pour ne plus vois et ne plus savoir, tellement c'est insoutenable et tellement nous nous sentons impuissants. Il est aussi destine à ceux qui sont trop sensibles pour pourvoir prendre connaissance des articles cités. Il pose le problème sans entrer de plein pied dans la confontation avec l'horreur à l'état pur. Il m'aura fallu deux jours pour me remettre de cette publication. Je refuse de distiller de l'horreur au quotidien dans ce racolage du sensationalisme dans lequel certains excelllent. Mais il y a là un problème, urgent et il faut le poser clairement afin de chercher ensemble des solutions efficaces. C'est le but de ce texte. Et comme j'en ai ma dose de cette horreur, je vous le livre aussi imparfait soit-il dans sa forme et incomplet quand au fond... la petite autruche a besoin de sortir sa tête du sable qui n'empêche pas les cuchemars et de tourner son regard à nouveau vers la beauté, vers ce qui fait que cela vaut la peine de se battre pour ce qui contribue à la nature de paradis de cette planète dont certains font un enfer...Ah les puritains quand ils s'y mettent ! Pas étonnant qu'on les ai chassés d'Angleterre !

Depuis ce grand coup de gueule qui m’a amenée à publier en série des articles sur le grand génocide mondial contemporain, je suis tracassée. Comme certains d’entre nous, et particulièrement ceux qui en sont les victimes directes, je suis consciente de ce que des armes de destructions massives et dont la contamination ne connait de frontière ni dans l’espace ni dans le temps sont utilisées de manière massive elle aussi, déversées sur des régions rendues inhabitables. Et que leur abominables conséquences, maladies de la mort lente et mutations génétiques s’inscrivent dans des durées tellement longues qu’elles ne font pas sens à l’échelle de temps d’une vie humaine, d’une génération humaine mais concerne le devenir de l’espèce humaine pour les siècle à venir pour autant que cette espèce survive à toutes les attaques intraspécifiques qu’elle subit d’ores et déjà et qui ne cessent de se multiplier dans une polymorphie qui les rends parfois difficilement repérables et identifiables et d’autant plus dangereuses et actives subrepticement. Car rien ne nous permet de détecter à l’œil nu que le vent qui vient de souffler, la pluie qui vient de tomber étaient chargés d’une radioactivité qui peut à terme s’avérer d’autant plus mortelle que ses sources et ses retombées aujourd’hui se cumulent.

Ma vie nomade a pour conséquence que je n’ai plus accès aux archives concernant les recherches que j’avais menées à ce sujet il y  a quelques années, elles contenaient notamment les travaux détaillés de chercheurs indépendants qui étudiaient les modes de dispersion de cette contamination, les taux de retombées à distances en fonction de facteurs de dispersion donnés, et les effets respectifs, entre contamination directe et résiduelle, celle qui résultait de cette dispersion. Dans le cadre de ces recherches d’autres rapports évaluaient les pollutions du nucléaire civil et les conséquences à long terme de la catastrophe de Tchernobyl.   Nous devons aujourd’hui y ajouter celle de Fukushima et l’ensemble des pollutions, celle tolérée des rejets permanents et autorisés des centrales, celles des multiples petits accidents qui se produisent ici et là. A cette somme létale, il nous faut adjoindre la dispersion des déchets issus des extractions, il existe à ce sujet un très don documentaire de France 1 dans lequel on voit les zones de dépôt sauvage mais aussi les multiples usages de déchets contaminés pour la construction de route, intégrées dans le sol d’un parcours vita !, etc… D’autres documents montraient comment toutes recherches sur les conséquences pour la santé des soldats des armées de l’Otan étaient systématiquement sabotées… J’ai lu et étudié des dizaines, voire plus, de documents aux résultats convergents à la limite du soutenable. J’ai ajouté une petite touche hier avec ce texte qui nous annonce que le Brésil va autoriser des cultures massives d’OGM résistants à l’agent orange[i], dont les effets sont tout aussi pernicieux localement. La pollution radioactive, elle, ne connait pas de limites, pas de frontière et se répand peu à peu sur toute la planète.

C’est le genre d’idée avec laquelle on ne peut vivre en permanence. J’imagine sans peine l’angoisse qui doit habiter les consciences de la population japonaise aujourd’hui. Mais nous ne pouvons vivre en permanence avec de telles angoisses, alors on biaise et on la range dans un petit coin de son cerveau, on essaye de l’englober dans une couche protectrice qui l’empêche de resurgie à tout moment comme on le fait avec les déchets nucléaires pour lesquels il n’existe à ce jour aucune solution de traitement valable ,on les enferme dans des gangues protectrices en attendant une solution toujours plus utopique OU la magnifique solution trouvée par les chercheurs militaires qui consiste à les intégrer dans des obus qui sont jetés massivement sur les populations qu’on veut voir disparaître[ii].

La folie de certains va tellement loin que nous voyons des Israéliens souhaiter que soit bombardé massivement l’Iran et que soit envoyée de ces bombes nucléaires sur les Palestiniens dont ils occupent le territoire. Ces personnes fanatisées, ne semblent avoir aucune conscience que de tels actes n’épargneraient pas ni eux-mêmes, ni leurs enfants, ni leurs descendants et que toute la région serait contaminée.

Il est vrai que nous ne pouvons vivre en permanence avec de telles angoisses, parce qu’elles finissent par vous ronger et vous paralyser avec le sentiment que tout est perdu, qu’il est déjà trop tard. Cela nous conduit aussi à ce sentiment « désagréable » de penser que parmi notre espèce existent des monstres capables de perpétuer de tels actes sans en paraître très affectés… ce sont les mêmes qui réduisent une bonne partie de la population de la planète à une misère insoutenable, à des morts atroces, morts de soifs, morts de faim, morts des guerres et guérilla qui se multiplient, suicidés économiques, etc… d’autres méthodes de cette guerre totale, génocide au sens le plus littéral et général de ce termes, qui sont évoquées mais dont je ne parlerai pas ici parce que chacune de ces méthodes mériterait une analyse approfondie et que j’ai à présent un grand désir de me tourner vers des sujets plus constructifs, sachant que je ne peux rien faire de plus que d’essayer de faire prendre conscience à d’autres de ce qui se passe, là, et de ce à quoi il faut mettre un terme en priorité si nous voulons que l’humanité et autres espèces menacées par ces pratiques ait quelque chance de survie.

Nous savons à présent que de telles bombes radioactives ont été déversées massivement en Libye et nous pouvons supposer avec une quasi-certitude que de telles méthodes seront utilisées sur tout nouveau foyer des guerres de l’OTAN. Si j’évite de parler de la Syrie c’est parce que je vois bien qu’une fois de plus nous ne sommes plus dans cette logique simpliste des bons contre les méchants qui relève de la propagande de part et d’autre, mais bien dans ce qui se produit le plus souvent : une guerre dont les populations sont les victimes et les instruments d’intérêts « supérieurs ». Mais si je n’e parle pas c’est aussi pour une autre raison : parce que les enjeux dépassent de loin le problème de la seule Syrie dont le peuple payent déjà assez cher les tentatives de déstabilisation qui une fois de plus confisquent et annihilent un réel mouvement populaire qui se voulait moteur d’un changement vers la démocratie, qui promouvait un changement de régime pacifique.

Quand nous abordons aujourd’hui les interventions d’ingérence et les interventions « préventives » des USA et de l’OTAN, nous devons tout d’abord envisager l’essentiel, la nature de ces interventions et leurs conséquences planétaires de destruction de la vie sur la planète. Si penser global et agir local est juste pour la construction d’un monde nouveau, en ce qui concerne l’urgence de mettre fin à la destruction de la planète,  de la biosphère, à la confiscation du territoires, à la guerre des dettes, au totalitarisme de la pensée unique, bref à tous ce qui sont les composantes intrinsèques de la globalisation marchande, seul un mouvement concerté de tous ceux qui sur cette planète veulent en finir avec ce désastre, pourra extirper le mal à la racine et ce mal tentaculaire que nous avons comme ennemi (de par sa volonté) est d’une nature telle qu’on ne peut en venir à bout tant que la racine subsiste.

Que nous appelions cette guerre contemporaine « totale »ou « globale », n’a pas tant d’importance, ce qui importe c’est de mettre en évidence ces méthodes, ses stratégies et ces champs d’actions. En ce qui concerne les stratégies des guerres militaires déclarées, une première stratégie saute aux yeux. Elle consiste à sélectionner les ennemis à abattre un part un, à utiliser les instances internationales pour désarmer ces pays, les laissant dépourvus de moyens de défense, des stratégies de propagandes médiatiques agissent pour rendre l’opinion publique favorable en un premier temps à ce désarmement et ensuite à l’intervention proprement dite. A cela, tous ceux qui ont conscience des enjeux planétaires de destruction massive doivent chercher les moyens de trouver une réponse globale « comment dire non, aux interventions de l’OTAN, quelles qu’elles soient, où que ce soit, sous quel prétexte que ce soit ». Mais pas seulement, comment créer les réseaux de  solidarités qui permettent de soutenir le peuple en lutte contre les intérêts et exactions des pouvoirs d’oppression quels qu’ils soient.[iii]

Or une autre stratégie qu’il nous faut contrer est celle de la division des mouvements populaires qui se lèvent massivement partout sur la planète. Les experts en infiltration, en manipulation, en perversions de sens sont à l’œuvre partout sur la planète autant ceux qui sont consciemment formés pour ce dessein que ceux qui sont  les victimes de ces manipulations et pensent agir au service d’une cause donnée alors que leur action concrètement contribue à réaliser un but opposé à celui de leur volonté. Différents aspects de ces méthodes sous le nom générique de « stratégie de la tension » ont été mises en évidence et prouvée. Obama a annoncé en janvier que dorénavant l’accent serait mis sur les guerres secrètes. Qui ont aussi ce grand avantage d’avoir des financements eux aussi secrets et qui donc échappe à l’attention du contribuable qui in fine  les subsidient (encore que ceux qui connaissent un peu l’histoire de ces guerres, connaissent la manière dont Bush et Cheney ont mis en œuvre les réseaux armes (US) contre drogue contre révolutionnaire, juteux trafics financiers qui permet de mener des guerres sans passer par le congrès, de démobiliser la jeunesse qui passe plus de temps à chercher sa dose qu’à se demander comment construire le monde, et aussi le moyen de se faire une peu d’argent de « poche » non déclaré par-dessus le marché.

Les quelques questions que je viens d’évoquer relève de ce grands corpus confusionniste, qui comprends à la fois toute la géopolitique du secret et de l’occulte, la désinformation et la propagande qui brouillent les pistes, et les manipulations directes depuis les plus hautes personnalités de l’état jusqu’au plus humbles des groupuscules par une série de méthodes éprouvées  qui ne cessent de se perfectionner[iv]. Cette grande arnaque, la création des tabous qui font rejeter par certains (ni très futés, ni très instruits) tous ceux qui évoquent ces questions, d’emblée dans les rangs d’un conspirationnisme d’extrême-droite est une de ces dynamiques les plus pernicieuses même si ses ressorts sont  primaires et font appel à l’émotionnel plus qu’à la réflexion.[v]

 L’action locale de construction d’un monde au quotidien contient ses propres mécanismes d’immunisation contre de telles dérives.  Elle consiste en geste concret du quotidien qu’il est difficile de pervertir. Peler des patates, biner un jardin, nettoyer des chiottes, construire un mur…des gestes simples… le sabotage est toujours possible… mais vite repérable… toute structure qui ne permet pas la concentration de pouvoir est moins manipulables que celles qui sont dirigées par des petits chefs.

Une constatation lors du mouvement Indigné de Bruxelles, lorsque quelqu’un d’extérieur s’approchait de l’assemblée et demandait « Qui sont les responsables ? », la réponse était systématiquement « Il n’y a pas de responsable » or à mon humble avis, un mouvement n’a de force réelle qui si à cette question fuse une réponse unanime « Nous sommes tous responsables » (et chacun l’est pour soi, car c’était bien une des faiblesses de ce mouvement, aucun responsable et donc aucune initiative… ou si peu, ou si vite dissoute, je ne vais pas m’étendre ici mais c’est une question clé tant pour une action locale que pour une action mondiale : seul un mouvement dont chacun est responsable à part entière est susceptible de faire face au pouvoir démesuré auquel nous sommes confronté. Seul un mouvement capable de donner la direction temporaire à une ou plusieurs personnes pour une action donnée et que ce pouvoir temporaire se limite toujours strictement à la sphère de cette action et  une fois le but donné atteint se dissolve aussitôt est une condition sine qua non pour un mouvement qui veut être efficace sans se doter pour autant de structures de pouvoir permanente. J’ai une image qui me vient en tête… comme dans le jeu du furet, le pouvoir doit en permanence circuler et se redistribuer de manière à ce que chaque zone de recouvrement disposent d’une intensité équivalente… je ne sais si c’est clair pour tous… il y a des choses comme cela qui correspondent pour moi-même à une expression dans un vocabulaire plus technique[vi] Là non seulement je traduis des mots mais aussi une image. Les choses importantes comme celle-là m’apparaissent souvent sous forme d’images. Combien de mots pour traduire la plus simple des images ? L’image que j’ai ressemblé à celle d’électrons qui circulent sur une orbitale commune sauf qu’en l’occurrence il n’y a pas de noyau et que tous l’espace et occupé en permanence et de manière équivalente… les électrons symbolisant ici les points d’accumulation de pouvoir….je déplie encore : prenez une surface circulaire, cette surface circulaire est occupée de manière homogène par les membres d’un collectif et entre eux circulent des petites sphères (le pouvoir) de telle manière que : au bout d’un temps suffisamment long chacun d’entre eux aura disposé des petites sphères de manière équivalente à chacun des autres. Etc… Bref une continuelle redistribution du pouvoir qui jamais ne s’accumule en un pôle, jamais ne se fige, jamais ne se stratifie. Autrement dit un monde multipolaire dont chaque pôle est lui-même multipolaire à une échelle plus petite.

C’est un idéal, c’est aussi un idéal pour une action mondiale concertée pour ceux qui veulent en finir avec toute autre forme d’autorité que celle dont chacun disposerait pour décider de la forme et des moyens de sa propre détermination. Or nous avons aujourd’hui une contrainte et une contrainte importante : une contrainte de temps, une contrainte de durée. Je vois avec plaisir que sont toujours plus nombreux sont ceux qui vont dans cette direction. Je vois avec plaisir toute une belle jeunesse se lever, intelligente, forte, déterminée et qui n’attend personne ni aucune contrainte pour se former, prendre sa vie en main et mesurer les obstacles qui se dressent sur son chemin, pour inventer les moyens d’en venir à bout.  Elle a pour avantage de n’avoir pas à désapprendre comme on dû le faire les générations précédentes perdues dans le mirage et les leurres qui promettaient que par n’importe quel chemin nous allions de toute façon vers un monde meilleur, plus équilibré, harmonieux et parfaitement équitable. Ce n’est pas le cas de toute la jeune génération, mais de toute celle active qui œuvre avec générosité pour ce monde meilleur et n’hésite pas à se mettre en risque. Une nouvelle génération de guerriers (au sens le plus noble de ce terme antithétique de celui de soldat), une nouvelle génération qui a su d’emblée que le terme progrès ne recouvrait pas unanimement une réalité uniquement positive mais pouvait aussi s’appliquer aux réalité de la destruction de notre monde…progrès de la pauvreté, de la mise à malde notre Terre, d’épidémie,des mouvements de mort…. Trouvant ses références plus dans la Commune de 1871 que dans la révolution bourgeoise de 1789, plus dans les mouvements des peuples premiers que dans les modèles de l’industrialisation à tout va, ayant pour but la fin de la nécessité de n’importe quelle structure d’état et d’autorité, non parce qu’elle souhaite vivre dans un monde qui serait le grand bordel mais parce qu’elle souhaite un monde dans lequel chacun se sentirait responsable de soi-même et de tous les autres sans avoir besoin pour cela, ni de menace, ni de contrainte, ni de l’appat d’une récompense. Simplement parce qu’il s’agit d’une jeunesse lucide et dévouée et qui aspire au droit d’exister librement pour le meilleur et non pour ce pire qu’on lui fait. Une belle jeunesse prête à se battre s’il le faut pour reconquérir ce monde dont notre laxisme et notre naïveté a contribuer à la déposséder.

Et pour que cela soit possible, nous les plus anciens avons à réparer les torts que leur ont causé notre irresponsabilité et faire chacun selon nos moyens tout ce qui peut l’être pour que soit mis au plus vite un terme à cette pollution nucléaire de la planète qui les condamne dans leur espérance de vie et dans cet espoir si pleinement humain de mettre au monde des enfants sains qu’ils aideront à grandir dans la joie.

 

 



[i] Voir aussi à ce sujet les conséquences en Argentine, dont une grande partie du territoire cultivable est consacré au soja transgénique et aux  épandages massifs, par avions, de défoliants. Passages au-dessus des lieux habités, et dispersion par le vent qui détruisent toutes les cultures environnantes. Tout cela pour en fait détruire des résultats douteux fondés dans de gros mensonges. La publicité pour ce soja annonce qu’il suffira la première année de procéder à un désherbage total, une fois, grâce au Round Up, descendant en droite ligne de l’agent orange utilisé au Vietnam avec les conséquences que l’on sait. (ou devrait savoir car il s’agit d’enjeux collectifs déterminant l’avenir de la planète et qui sont donc de la responsabilité de chacun d’entre nous). Mais un autre problème, c’est à court terme  la destruction de la terre qui devient impropre à quelque culture que ce soit, y compris le nouveau soja. Une seule espèce actuellement semble résistante, une sorte d’amarante qui se développe massivement sur ces terres rendues impropres à la culture. C’est la cause de la légitime inquiétude des brésiliens qui voient que leur gouvernement s’apprête à donner des autorisations pour des cultures similaires dans leur pays.  Je ne m’étendrai pas ici d’avantage sur la question des OGM mais elle est corrélatives de celle du nucléaire, modifier des structures génétiques (essence du vivant) ou fissionner des atomes (essence de la matière) deux activités qui manient des forces d’une puissance incomparable, sans prendre ni le temps, ni la peine d’en étudier petit à petit les conséquences… Profit quand tu nous tient !

[ii] Voir à ce sujet le très clair programme de recherche    

Et je vois déjà la grimace de ceux qui penseront que de tels projets appartiennent au passé, une confrontation avec la réalité présente montre une parfaite adéquation pour la partie visible de ces projets. Quand à celle destinée à agir dans l’ombre, il est plus difficile de voir s’ils ont ou jusqu’où ils ont abouti.. ; mais nous nous contenterons de la partie visible en ce moment qui permet d’affirmer que nous sommes face au plus abominable crime contre l’humanité qui ait jamais été commis.

[iii] Un exemple et qui concerne la lutte ouvrière des  ouvriers de la première Europe contre les délocalisations. La seule réponse juste aurait été d’apporter un soutien massif aux ouvriers des pays où se produisaient ces délocalisations de la guerre économique afin de les aider à obtenir des droits égaux à ceux que nous avions ici. Réponse d’un mouvement ouvrier internationaliste et responsable et non réponse d’un mouvement ouvrier nationaliste. Même si elles sont multiples et parfois contradictoires, il ne faut pas chercher bien loin les raisons du succès du FN, une des causes est cette attitude du mouvement ouvrier qui se fout bien de ce qui peut arriver à l’autre bout du monde tant qu’on ne lui prend ni son boulot, ni son pognon, ni ses avantages… et quand il se lève ce n’est pas pour défendre les intérêts de la classe ouvrière dans son entier, mais bien ses intérêts locaux contre les travailleurs d’autres régions quand il le juge bon. La gauche est morte par sa propre faute.  Elle n’a cessé de se trahir elle-même en tant que  mouvement  internationaliste qui a pour mettre fin à toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme dans un premier temps, partout. Si la lutte est une lutte des classes alors elle ne tolère pas que le clan des ouvriers français lutte contre les droits de ses frères de classe du monde entier de jouir des mêmes droits et avantages, de cette même perspectives de se libérer une bonne fois pour toute du joug du patronat. Sinon nous avons affaire à une lutte de clans, une lutte nationaliste, dans laquelle les clans se battent contre les clans équivalents d’autres régions et contre les clans des castes différentes sur son propre territoire. Il y a bien d’autres trahison de la gauche vis-à-vis d’elle-même… Aujourd’hui s’il y a bien une lutte digne, cohérente et internationale, c’es la lutte de ces conservateurs et rétrogrades (Marx) de paysans qui pour des raisons évidentes liées au mode de destruction de l’environnement sont la seule avant-garde possible d’un mouvement de changement, parce que les seuls à avoir cette connaissance intime du territoire qui peut nous permettre de le réaménager de manière cohérente avec un minimum de chance de succès. Les mouvements anarchistes ont cette dynamique d’échange et de soutien international… mais aussi et il serait vraiment important d’en élucider la genèse et l’état des forces : il existe à présent une puissante internationale fasciste, voir nazie…  suffisamment rusée, cohérente et soudée pour réaliser une entrée simultanée dans de nombreux pays et qui est une des composante non négligeable des instruments de la guerre globale.

[iv] Sans entrer dans les détails, toutes ces associations et autres think Tank qui se chargent de repérer les futures « élites » et de les convier à des réunions à la fois de (dé)formation mais aussi qui permettent de créer des liens entrent futures élites internationales sont de cette nature. Ce sont les méthodes douces, il existe des méthodes plus dures, compromission, chantage et intimidation. Mais c’est une autre histoire . Voir aussi comment les futurs cadres (au sens propres de encadrants) de révolutions oranges et autres printemps sont d’ores et déjà formé et embrigadés avant même que ces mouvements ne se déclarent, l’accent étant mis sur la formation aux médias et réseaux informatiques qui permettent une surveillance totale du moindre remuement de petit doigt de chacun des participants… j’exagère ? A peine. Il existe certainement des mouvements dissidents qui ont parmi eux des petits as de l’info qui leur permettent des prouesses de cryptage mais l’aspect réseaux informatique des mouvements ci-dessus est absolument suspect à plus d’un titre. Et d’autant plus difficile à discerner qu’au départ les intérêts coïncident… il s’agit de remplacer un pouvoir obsolète par un autre. C’est au moment de la mise en place de nouvelles sphères de pouvoir que les intérêts divergent.  Regarder ce qui se passe aujourd’hui en Egypte ou en Tunisie, c’est absolument évident.

[v] Un exemple vécu… commentaire au sujet de mon blog dans le cadre d’un article sur le conspirrationisme. Le commentateur extrait cinq liens parmi ceux qui y figurent… conclusion  du gars : voici un portail d’extrême-droite qui veut se faire passer pour un portail de gauche. Quand je vous dit qu’il ne sont ni malin, ni instruit et qu’ils sont préformatés pour réagir  sans discernement à quelques signaux…. Le gars n’a même pas remarqué que je n’avais jamais en aucune manière et à aucun moment prétendu que j’avais un portail de gauche. De là à en déduire que je suis d’extrême-droite, c’est sauter un peu vite le pas. Personnellement je m’en fiche, chacun tirera les conclusions qu’il veut, je sais ce que je propose et pourquoi c’est cela et pas autre chose. Je sais pourquoi en ce qui me concerne aucune alliance n’est possible avec l’extrême-droite, jamais sous aucun prétexte. Mais ce n’est pas une raison pour rejeter a priori des personnes qui seraient séduites par l’extrême-droite et se tromperait de cause. Les méthodes actuelles de l’extrême-droites sont faites à dessein pour séduire des larges couches de la population. Essayer de leur montrer dans quel piège elles se fourvoient est une des manières de lutter contre cette montée nauséabonde plus fastidieuse mais plus efficace que de lui enfoncer la vérité à coup de barres de fer. L’affrontement physique est parfois inévitable et risque de devenir plus fréquent et il est évident que face aux guerriers néo-nazis une bonne préparation physique s’impose, déjà pour être en mesure de répondre à leurs agressions de plus en plus fréquentes… mais cela doit rester, là, présentement une méthode de derniers recours et de légitime défense. Et en ces cas, clair qu’il faut pouvoir leur donner une bonne leçon qui les rendent un peu plus circonspecte, un peu moins certains d’avoir la force brutale comme atout de leur côté.

[vi] Le rôle d’un langage technique est de permettre une circulation rapide de l’information entre personnes qui disposent de ce langage ou parfois la claire conceptualisation pour soi-même grâce à des termes précis et sans équivoque. Quand un tel langage est utilisé pour recréer une élite de spécialistes qui l’utilisent  dans un but d’occultation on parle alors de jargon. Rendre accessibles les contenus d’un langage technique à une personne ou un groupe de personnes  qui ne disposent pas de ce vocabulaire est une opération de traduction. Quand je suis avec des copains qui parlent d’informatique, je décroche… je ne comprends souvent pas plus que je ne comprendrais deux chinois qui converserait mais parfois, un passage m’interpelle, je suis alors de leur demander des explications et là où il leur suffit de deux phrases coutes pour se comprendre, il leur faut du temps, de la patience et beaucoup de mots, pour que parfois, pas toujours je comprenne.  La traduction est toujours (ou devrait être) un exercice de virtuosité qui se doit de transposer sans trahir le sens.

[1] Voir aussi à ce sujet les conséquences en Argentine, dont une grande partie du territoire cultivable est consacré au soja transgénique et aux  épandages massifs, par avions, de défoliants. Passages au-dessus des lieux habités, et dispersion par le vent qui détruisent toutes les cultures environnantes. Tout cela pour en fait détruire des résultats douteux fondés dans de gros mensonges. La publicité pour ce soja annonce qu’il suffira la première année de procéder à un désherbage total, une fois, grâce au Round Up, descendant en droite ligne de l’agent orange utilisé au Vietnam avec les conséquences que l’on sait. (ou devrait savoir car il s’agit d’enjeux collectifs déterminant l’avenir de la planète et qui sont donc de la responsabilité de chacun d’entre nous). Mais un autre problème, c’est à court terme  la destruction de la terre qui devient impropre à quelque culture que ce soit, y compris le nouveau soja. Une seule espèce actuellement semble résistante, une sorte d’amarante qui se développe massivement sur ces terres rendues impropres à la culture. C’est la cause de la légitime inquiétude des brésiliens qui voient que leur gouvernement s’apprête à donner des autorisations pour des cultures similaires dans leur pays.  Je ne m’étendrai pas ici d’avantage sur la question des OGM mais elle est corrélatives de celle du nucléaire, modifier des structures génétiques (essence du vivant) ou fissionner des atomes (essence de la matière) deux activités qui manient des forces d’une puissance incomparable, sans prendre ni le temps, ni la peine d’en étudier petit à petit les conséquences… Profit quand tu nous tient !

[1] Voir à ce sujet le très clair programme de recherche    

Et je vois déjà la grimace de ceux qui penseront que de tels projets appartiennent au passé, une confrontation avec la réalité présente montre une parfaite adéquation pour la partie visible de ces projets. Quand à celle destinée à agir dans l’ombre, il est plus difficile de voir s’ils ont ou jusqu’où ils ont abouti.. ; mais nous nous contenterons de la partie visible en ce moment qui permet d’affirmer que nous sommes face au plus abominable crime contre l’humanité qui ait jamais été commis.

[1] Un exemple et qui concerne la lutte ouvrière des  ouvriers de la première Europe contre les délocalisations. La seule réponse juste aurait été d’apporter un soutien massif aux ouvriers des pays où se produisaient ces délocalisations de la guerre économique afin de les aider à obtenir des droits égaux à ceux que nous avions ici. Réponse d’un mouvement ouvrier internationaliste et responsable et non réponse d’un mouvement ouvrier nationaliste. Même si elles sont multiples et parfois contradictoires, il ne faut pas chercher bien loin les raisons du succès du FN, une des causes est cette attitude du mouvement ouvrier qui se fout bien de ce qui peut arriver à l’autre bout du monde tant qu’on ne lui prend ni son boulot, ni son pognon, ni ses avantages… et quand il se lève ce n’est pas pour défendre les intérêts de la classe ouvrière dans son entier, mais bien ses intérêts locaux contre les travailleurs d’autres régions quand il le juge bon. La gauche est morte par sa propre faute.  Elle n’a cessé de se trahir elle-même en tant que  mouvement  internationaliste qui a pour mettre fin à toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme dans un premier temps, partout. Si la lutte est une lutte des classes alors elle ne tolère pas que le clan des ouvriers français lutte contre les droits de ses frères de classe du monde entier de jouir des mêmes droits et avantages, de cette même perspectives de se libérer une bonne fois pour toute du joug du patronat. Sinon nous avons affaire à une lutte de clans, une lutte nationaliste, dans laquelle les clans se battent contre les clans équivalents d’autres régions et contre les clans des castes différentes sur son propre territoire. Il y a bien d’autres trahison de la gauche vis-à-vis d’elle-même… Aujourd’hui s’il y a bien une lutte digne, cohérente et internationale, c’es la lutte de ces conservateurs et rétrogrades (Marx) de paysans qui pour des raisons évidentes liées au mode de destruction de l’environnement sont la seule avant-garde possible d’un mouvement de changement, parce que les seuls à avoir cette connaissance intime du territoire qui peut nous permettre de le réaménager de manière cohérente avec un minimum de chance de succès. Les mouvements anarchistes ont cette dynamique d’échange et de soutien international… mais aussi et il serait vraiment important d’en élucider la genèse et l’état des forces : il existe à présent une puissante internationale fasciste, voir nazie…  suffisamment rusée, cohérente et soudée pour réaliser une entrée simultanée dans de nombreux pays et qui est une des composante non négligeable des instruments de la guerre globale.

[1] Sans entrer dans les détails, toutes ces associations et autres think Tank qui se chargent de repérer les futures « élites » et de les convier à des réunions à la fois de (dé)formation mais aussi qui permettent de créer des liens entrent futures élites internationales sont de cette nature. Ce sont les méthodes douces, il existe des méthodes plus dures, compromission, chantage et intimidation. Mais c’est une autre histoire . Voir aussi comment les futurs cadres (au sens propres de encadrants) de révolutions oranges et autres printemps sont d’ores et déjà formé et embrigadés avant même que ces mouvements ne se déclarent, l’accent étant mis sur la formation aux médias et réseaux informatiques qui permettent une surveillance totale du moindre remuement de petit doigt de chacun des participants… j’exagère ? A peine. Il existe certainement des mouvements dissidents qui ont parmi eux des petits as de l’info qui leur permettent des prouesses de cryptage mais l’aspect réseaux informatique des mouvements ci-dessus est absolument suspect à plus d’un titre. Et d’autant plus difficile à discerner qu’au départ les intérêts coïncident… il s’agit de remplacer un pouvoir obsolète par un autre. C’est au moment de la mise en place de nouvelles sphères de pouvoir que les intérêts divergent.  Regarder ce qui se passe aujourd’hui en Egypte ou en Tunisie, c’est absolument évident.

[1] Un exemple vécu… commentaire au sujet de mon blog dans le cadre d’un article sur le conspirrationisme. Le commentateur extrait cinq liens parmi ceux qui y figurent… conclusion  du gars : voici un portail d’extrême-droite qui veut se faire passer pour un portail de gauche. Quand je vous dit qu’il ne sont ni malin, ni instruit et qu’ils sont préformatés pour réagir  sans discernement à quelques signaux…. Le gars n’a même pas remarqué que je n’avais jamais en aucune manière et à aucun moment prétendu que j’avais un portail de gauche. De là à en déduire que je suis d’extrême-droite, c’est sauter un peu vite le pas. Personnellement je m’en fiche, chacun tirera les conclusions qu’il veut, je sais ce que je propose et pourquoi c’est cela et pas autre chose. Je sais pourquoi en ce qui me concerne aucune alliance n’est possible avec l’extrême-droite, jamais sous aucun prétexte. Mais ce n’est pas une raison pour rejeter a priori des personnes qui seraient séduites par l’extrême-droite et se tromperait de cause. Les méthodes actuelles de l’extrême-droites sont faites à dessein pour séduire des larges couches de la population. Essayer de leur montrer dans quel piège elles se fourvoient est une des manières de lutter contre cette montée nauséabonde plus fastidieuse mais plus efficace que de lui enfoncer la vérité à coup de barres de fer. L’affrontement physique est parfois inévitable et risque de devenir plus fréquent et il est évident que face aux guerriers néo-nazis une bonne préparation physique s’impose, déjà pour être en mesure de répondre à leurs agressions de plus en plus fréquentes… mais cela doit rester, là, présentement une méthode de derniers recours et de légitime défense. Et en ces cas, clair qu’il faut pouvoir leur donner une bonne leçon qui les rendent un peu plus circonspecte, un peu moins certains d’avoir la force brutale comme atout de leur côté.

[1] Le rôle d’un langage technique est de permettre une circulation rapide de l’information entre personnes qui disposent de ce langage ou parfois la claire conceptualisation pour soi-même grâce à des termes précis et sans équivoque. Quand un tel langage est utilisé pour recréer une élite de spécialistes qui l’utilisent  dans un but d’occultation on parle alors de jargon. Rendre accessibles les contenus d’un langage technique à une personne ou un groupe de personnes  qui ne disposent pas de ce vocabulaire est une opération de traduction. Quand je suis avec des copains qui parlent d’informatique, je décroche… je ne comprends souvent pas plus que je ne comprendrais deux chinois qui converserait mais parfois, un passage m’interpelle, je suis alors de leur demander des explications et là où il leur suffit de deux phrases coutes pour se comprendre, il leur faut du temps, de la patience et beaucoup de mots, pour que parfois, pas toujours je comprenne.  La traduction est toujours (ou devrait être) un exercice de virtuosité qui se doit de transposer sans trahir le sens.

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  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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