19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 15:26

 

 

En réponse à un commentaire, je me suis laissé emporter par le sujet, …

Merci à mon enfance sans télé... ou si peu, je n’ai pas été accoutumée et pourtant je ne me suis jamais ennuyée. Je vois tellement de parents qui collent leurs mômes devant la télé le matin pour avoir un peu la paix, sans visionner eux-mêmes ce dont ils gavent leurs marmailles... puis il y a ceux qui se donnent un peu bonne conscience en leur passant un "bon" film... dans pleins de foyers l’écran fait partie intégrante de la vie quotidienne, allumé en permanence… même dans les montagnes.

Je crois qu’on devrait analyser plus profondément l’effet télé dans les histoires d’enfants tueurs, dans les phénomènes de « bandes », dans la délinquance comme issue à la misère… Parce que dans le discours de beaucoup de délinquants, parfois difficile à déchiffrer quand il est écrit, il est question de guerriers et « d’hommes d’honneurs », toute une mythologie – qu’ils ont apprise avec la télé  et les jeux vidéo un autre fléau-  qui donne l’impression à des jeunes qui n’ont aucun espoir de s’intégrer à la société de gravir les échelons d’une autre hiérarchie. Encore que « autre », il y a assez de « fictions » qui mettent en scène la corruption du système pour que nul ne puisse ignorer la fusion d’intérêts entre le monde des affaires, les mafias et les "administrateurs" de l’état (depuis que la politique a été évacuée). Les mythes de Bandits de Valeur ne manquent pas dans le panorama Hollywoodien !

J’ai pleins de petites anecdotes, de moments où je me retrouve confrontée à ce monde de fiction en complet décalage avec mon entourage. Il y en a une qui plus que d’autres m’interpelle.

Un petit village de montagne en Catalogne, je vis en ermite au bas du village, deux fois je vais aller faire quelques emplettes au bar-épicerie du village, à six semaines d’intervalle. Deux fois la même scène,… le bar, quelques consommateurs qui sirotent leur bière, j’attends que le taulier m’amène la commande, la télé, écran en hauteur est allumée. Deux fois ce sont les mêmes scènes de torture d’Irakiens par des militaires étasuniens. Mes voisins sont imperturbables, même pas affectée pour un sous. Moi je repars malade et je ne m’en suis jamais vraiment remise au sens où quelques chose d’irréversible c’était produit, il y avait le monde d’avant dans lequel de telles choses étaient impossible, et celui d’après dans lequel elles étaient devenues réalité quotidienne. Je n’étais pas naïve au point d’ignorer que la torture existe. Je connaissais déjà une partie de l’histoire de l’Amérique Latine et de ses bourreaux. Mais à l’époque de tels actes devaient être soigneusement dissimulés à l’opinion publique. Lorsque de témoins, des chercheurs, de vrais journalistes d’investigation mettaient en lumière de tels fait, les gens étaient non pas indignés mais scandalisés, en colère, compatissants aussi. Alors que la torture devienne un spectacle publique donné en pâture au peuple ou la mort de Saddam Hussein ou l’assassinat de Kadhafi, et que la conscience populaire soit à ce point blasée ou blindée ou pire pour certains –friande de - pour pouvoir le contempler sas sourciller, cela me parle d’un autre monde que celui dans lequel j’ai grandi. Et cela me fait peur, non pas tant pour moi-même, que pour l’avenir de ma région, de l’Europe. « Quelque chose c’est passé qui a changé les mentalités en profondeur » La plupart des gens ne pensent plus, mais mimétisent ce qu’ils voient à la télé. Ils sont devenus experts par procuration et manient des arguments qui sont calqué sur ceux des dénommés « experts » pour les besoins de la cause du Système. Ils ne voient pas que leur arguments tournent en rond dans des cadres imposés dont il n’est plus question de sortir sans se faire stigmatiser… délirant, utopiste, rouge-brun, facho devient plus rares depuis qu’une partie de la population est en train de virer sa cuti et de se dire que « Hitler et tout cela c’était finalement pas si mal… vous voyez bien le merdier du « complot juif international » ». C’est aussi absurde que de dire que la France a été un pays collabo pendant la seconde guerre mondiale parce qu’il y avait Pétain et effectivement beaucoup de collabos.

Cette matrice là non plus n’est pas innocente… je n’ai pas les tenants et aboutissants mais quelques fils et beaucoup d’indices comprobants : la croissance de la composante nazies dans les populations y compris le nazisme islamiste est indispensable au devenir du système qui l’instrumentalise dans des buts peu avouables.

Et là aussi la télé et autres médias jouent un rôle ambigu, créant à la fois des matrices d’opinion pro-Israël et d’autres profondément antisémites… comme si Israël avait besoin de toutes les « menaces » d’un antisémitisme ouvertement déclaré pour justifier ses politiques belliqueuses. Je ne puis m’empêcher de penser qu’il y a quelque délire paranoïaque là-dessous… Les paranos ont tendance à se fabriquer des ennemis pour justifier leurs délires et aujourd’hui les médias appartiennent à des membres de cette clique parano qui se fabriquent des ennemis à tour de bras… ce qui arrange ceux d’entre eux ou leurs potes marchands d’armes et ceux spécialisés en reconstruction et mainmise qui débarquent après destruction d’un pays et de ses habitants, surtout les plus rétifs à la colonisation.. Rappelez-vous de Dresde, rien ne justifiait sa destruction en février 45.

C’est pourquoi j’aime bien cette notion de microfascisme de Deleuze. J’espère ne pas le trahir en traduisant cela par « Le microfascisme est tout ce qui en chacun d’entre nous rejette ce qu’il ne comprend pas par peur de l’inconnu. » Après viennent la haine, et le désir de destruction, après viennent les noyaux d’inconscient collectifs qui regroupent toutes ces peur…j’ai l’image d’un groupe qui marche dans les rues d’une ville entouré de protecteurs armés pour faire face à toute éventualité… j’ai l’image des chariots de l’invasion du far west, j’ai l’image de tribus primitives qui ont leurs « police » qui veille pendant les déplacements et autour des camps. Ce sont des instincts très primitifs qui remontent à la surface.

Et puis les matrices d’opinion viennent agiter tout cela, désignent des boucs émissaires à la vindicte populaire. Et de la défense on passe à l’attaque. Je n’ai aucune sympathie pour les mouvements de masses quels qu’ils soient. Cela ne veut pas dire que je n’en ai pas pour des personnes qui les composent. Combien de fois le témoignage de personnes qui se ressaisissant après une émeute, un lynchage et se  tapent la honte de ce qu’elles ont fait : « Je n’étais plus moi-même ».  Un monde meilleur se construit avec des personnes conscientes, déterminées, qui ne se laissent pas emporter par leurs émotions et qui peuvent dire après l’action « J’étais pleinement éveillée au meilleur de moi-même »… et si l’action était de guerre, cela n’exclut pas les larmes et les regrets.

 Les pacifiques ne peuvent que regretter d’avoir dû en arriver à répondre à la violence par la violence et ne peuvent que le regretter amèrement…  mais faut-ils rester sans réaction quand des groupes paramilitaires débarquent pour vous assassiner parce que vos terres et les recherches qu’elles recèlent intéressent leurs maîtres ? C’est de cette violence-là dont je parle. Il y a des situations qui ne donnent d’autres choix aux agressés que de prendre les armes. Et cela m’interpelle, parce que si nous n’en sommes pas là, contrairement à ce qu’en pensent certains, un seuil est en train d’être franchi dans la violence par des  polices de plus en plus formées aux techniques de contre-insurrection mise au point par les « Forces d’Opérations Spéciales » étasunienne. En France le projet conjoint s’appelle projet Scorpion… et la torture au moins de « basse intensité » en fait partie. Des centaines de pacifistes blessés parfois gravement à Notre Dame des Landes posent un choix…. Je me tire parce que c’est trop chaud pour moi ici… après viendra la question d’où aller quand le territoire est confisqués. Je me range du côté des pacifistes et pour que cela ne soit pas trop douloureux je me joins (ou non) à un groupe comme les désobéissants qui pratiquent les formes collectives de résistance passive ? Je réponds à la violence par la violence. Mesurée…réponse de défense et protection. Et le risque toujours présent de la spirale de la violence ou de son détournement à des fins qui nous échappent. Une de ses fins est que cette explosion démesurée est voulue et encouragée par le système pour d’obscures raisons de contrôle global. Et nous retombons sur ces matrices d’opinions crées non seulement par les médias du système mais également toute une série de petits Trolls aux ordres qui viennent polluer le Web, y semer la zizanie et/ou la confusion.

Quelques scandales viennent d’éclater en Bolivie, Equateur, des personnes mal intentionnées avaient créé de faux comptes tweeter aux noms des Morales et Correa dans un but d’intoxication. Ceci pour dire que l’élément noyau n’est pas tant la télévision ou les médias que « la matrice d’opinion » qui se crée par les médias mais aussi par l’enseignement,  par les clubs qui cultivent l’idéologie du système(CFR, Siècle… ce genre de Club), par des noyautages d’organisations (syndicats, groupes d’opposition), par des instrumentalisations du réels en opposants des masses à d’autres masses, des forces de répression au peuple…

Nous avons des médias appropriés par quelques groupes qui en ont expulsés les vrais journalistes, et les influences qu’ont ces groupes sur la qualité de l’enseignement et même sa nature fait qu’on ne forment plus aujourd’hui de journalistes au sens ancien de ce terme… et c’est valable pour l’ensemble de l’enseignement supérieur, il n’est plus question de connaissance mais bien d’orientation vers les besoins du marché. Une bonne partie de l’enseignement importé dans les pays colonisés était de cette nature. On ne venait pas apporter la connaissance aux petits africains mais bien les formations qui leur permettraient de participer à l’exploitation de leur territoire. L’université à présent forme les étudiants dans le cadre imposés par ces matrices, le peu d’espace de liberté qui y subsiste sera totalement annihilé par leur privatisation. Voir l’article publié par Chien Guevara au sujet de la formation des énarques dont on pourrait dire qu’elle consiste à désapprendre à penser en général et surtout par soi-même.

Une éducation qui ne cesse de réaffirmer les limites dans lequel penser est permis… et surtout ni créativité ni innovation. Comme si on vous fournissait en kit la liste des arguments autorisés, à vous de trouver les moyens de les articuler… et en fonction de l’évolution des contingences, de nouveaux petits kits complémentaires d’arguments autorisés sont mis en circulation. C’est complétement inintéressant en soi. Cela ne nous pose question que parce que cela fait du dégât dans nos vies.. et qu’il faut bien nous interroger sur qui sont ces médiocres qui dépècent nos pays avec des petits airs de sainte nitouche.

Les Universités ont longtemps échappé à ce formatage, elles ont été un vivier qui permettaient aux « révolutionnaires du monde » d’échanger des idées, de participer à des actions communes, de nouer des liens d’amitiés. Certains professeurs – les meilleurs - dans leur pratique encourageaient vivement cela. Quand ils ont disparu ceux qui les ont remplacés n’étaient pas de la même trempe. C’est toute une culture, culture proprement européenne, ouverte et syncrétique, critique et émancipatrice que j’ai vu s’éteindre doucement pendant que s’y substituait insidieusement l’acculturation de la colonisation yankee.

Il reste en Europe quelques porteurs de flambeau mais beaucoup  se font vieux et supportent mal la douleur qui résulte du spectacle de la transformation du monde et de toutes ces souffrances et destructions qui auraient pu être évitées. Effacement des mémoires, une grande opération d’effacement de nos mémoires collectives a eu lieu et se perpétue à vitesse accélérée. Il s’agit de détruire les musées d’Irak, ce patrimoine de l’humanité et d’installer « Disney world » à Bagdad, en bousillant un parc public comme il a été projeté de le faire. Comment s’appelle l’équivalent du génocide quand il s’agit de destruction des mémoires, de destruction d’idées qui ne cadre pas avec le système, y compris par l’élimination physique de ceux qui en sont les porteurs ?

Des pratiques déjà très chères à l’Inquisition qui en connaissait déjà un sacré bout en matière de torture et de cruauté et surtout de conditionnement des consciences par la terreur. Mais les catholiques ne sont pas des chrétiens, le droit d’usure crée un hiatus infranchissable entre les deux religions. Quant à l’Inquisition on en a perfectionné depuis et pas qu’un peu, les méthodes et techniques y compris celle de conditionnement mental des masses pour mieux les asservir ! Et la télévision a joué un rôle clé pour banaliser tout cela. Ce n’est pas l’invention de la télévision en soi qui est en cause, la preuve c’est que depuis l’invention d’Internet des (combien ?) millions, dizaines de millions, centaines de millions de personnes seules ou collectivement… partent en exploration à la recherche d’informations pertinentes et une partie de ceux-là, en plus la relaye ou la crée.

Ce qui est en cause ici, c’est l’utilisation de la télévision comme cheval de Troie de la culture d’entreprises (économiste et militaire), et du divertissement (stupide) qui en fait partie. On a bien travaillé, on a payé ses impôts, on a voté… on a gagné le droit de se divertir et de se bourrer le crâne de fiction sans intérêt qui vident la tête de contenus plus dynamiques. Et tous cela baigne dans des images de guerre, de violence, de cruauté où se mêlent réalité et fiction jusqu’à l’indiscernable, les plus pures horreurs peuvent alors être diffusées dans la plus grande inertie et indifférence du public.. Pourquoi on réagirait puisque c’est (devenu) NORMAL !!!

Anne

 

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 20:00

 

 

Au secours ! Que ceux qui attendent une réponse plus personnelle de ma part me pardonnent, je traverse une épreuve terrible, une intoxication grave qui me cause des lésions cérébrales et me rend inapte à la réflexion au moins pour un moment.

Je fais un boulot qui demande à la fois un engagement de cœur et de l’énergie physique, faut pas avoir peur de se retrousser les manches, c’est prenant et fatigant, mais cela me plait et me convient, il y a un seul point terrible : il m’oblige pendant de longues heures sinon à regarder du moins à entendre la télévision.

Et là vraiment, il m’arrive de me sentir le cerveau envahit par une vague de pollution mentale d’autant plus néfaste que je suis alors entourée de gens qui prennent ce que montre la télé pour vérité du monde. Si j’aime mon boulot et ceux avec et pour qui je bosse, qui ont de grandes qualités humaines et de cœur,  je ne me sens pas le courage d’entrer dans un débat qui remettrait en question cette vision du monde. Il faudrait tout reprendre depuis les bases, et ce n’est pas dans mes cordes en ce moment.

Je ressors de ces épreuves terriblement perturbée. Ce ‘est pas facile de digérer comme cela des quantités de désinformations flagrante et de divertissement stupides sans que le moral s’en ressente et sans que cela crée une cassure entre les recherches de mon Temps Libre, les rencontres avec ce monde d’intelligence  des chercheurs de vérité qui fleurit sur le web.

Arrivée de la montagne à la ville j’ai subi un choc de civilisation, celui qui sépare le monde des jardiniers de planète de ceux qui en sont les machinistes. Je subis maintenant d’autres chocs, ceux à répétition entre ce monde réel dans lequel je vis et le monde du web que je fréquente d’une part, et la difficulté de faire face à des consciences qui évoluent dans le monde fictif que le pouvoir a créé à leur intention. J’ai ce même sentiment détestable que je peux ressentir quand je croise des gens que je connais dont la conscience à basculer temporairement ou définitivement en conséquence d’usages abusif de médicaments, alcool et autres drogues dures. Dois-je en conclure que la télévision est une drogue dure a accoutumance qui permet à ceux qui s’y sont accoutumés d’en consommer des doses qui pour le non-initiés peuvent être profondément blessantes, voir mortelles ?

Marcuse disait que pour comprendre ce qu’il y avait dans la tête des gens autour de nous,  l’opinion publique, il fallait se contraindre à quelques séances de télévision et je comprends très bien ce qu’il veut dire. Seulement, si ce qu’on pouvait voir à la télé de cette époque ne volait pas bien haut, aujourd’hui, c’est carrément effrayant pour un esprit non préparé comme le mien. Il aura fallu des dizaines d’années de savant grignotage des consciences et des intelligences, comme pour tout poison, une mithridatisation pour que les cerveaux puissent recevoir de telles doses de poison sans accuser un état de choc ; comme ce n’est pas mon cas, je ressors complètement perturbée : « Comment est-ce possible ? Comment peut-on se passer (et le perdre) le temps à se gaver de telles conneries ? » ; J’ai ressenti les mêmes symptômes mais atténués lors de mes derniers « bains de ville ».

Sans avoir à regarder la télévision, il est tout à fait possible de percevoir dans les comportements la nouvelle matrice d’opinion qui en dépit de toute logique stigmatise les pauvres plutôt que la pauvreté. Quelque chose a changé dans le regard de ceux qui sont (encore) de l’autre côté de la barrière, les regards se font torves et soupçonneux, méprisants vers ceux qui habitent la rue. J’ai l’occasion dans ce temps que je passe en compagnie d’habitants de la rue de percevoir ce changement de manière palpable, un regard de mépris n’atteint pas de la même manière qu’un regard de sympathie ou de compassion. Pour moi qui le constate à intermèdes décalés, le changement est violent.

J’ai assez d’éléments pour pouvoir retracer la création volontaire de cette matrice d’opinion… et tout autant pour comprendre dans quel but elle s’interpose entre les habitants d’une même ville, d’une même région, d’un même pays. J’aurai l’occasion de développer cela quand j’aurai la disponibilité d’esprit qui me permettra de poursuivre le travail critique de mise en forme d’un écho de paroles partagées, celles des « misérables » jugeant l’action des pouvoirs pas très publics et des associations institutionnalisées qui les concerne.

Dans une vie vagabonde il est impossible de conserver avec soi sa bibliothèque, ses notes, ses références,  il faut tout avoir en mémoire, et personnellement il me faut un peu de recul et de tranquillité pour avoir la concentration nécessaire pour ce genre de travail. C’est pourquoi vous avez plus souvent droit à des premiers jets truffés de fautes… c’est cela ou rien, le fond plutôt que la forme entre l’urgence d’un monde en perdition et une vie comme une petite barque perdue sur le grand lac, il faut souvent ramer pour garder le cap, auquel cas le blog est loin de mes pensées.

C’est certainement une de mes réponses à ce système qui produit à tour de bras des autodestructions induites… vous ne m’aurez pas. Je refuse d’entrer dans vos méandres d’hypocrisie et de faux-semblants, je refuse de grimper votre échelle sociale, n’y pensez même pas !. Ni la carotte, ni la contrainte, ni la menace ne feront de moi votre complice. Bref je refuse de collaborer. Y compris et avant tout à mon reformatage en vue d’intégration, mon défi est donc de me donner les conditions d’une vie décente et intègre en me glissant dans les failles de plus en plus étroites que laisse le système aux marginaux. Mais c’est sans doute parce que j’ai quelques armes mentales pour résister aux tentatives de formatage que j’en perçois d’autant mieux les ravages chez d’autres qui n’ont pas les outils conceptuels pour contreffectuer les matrices idéologiques du système, véritable lavage de cerveau et dont la télévision est un vecteur incontournable.

Si la désobéissance civile se définit comme action collective, l’objection de conscience est un choix personnel. Et ma conscience objecte et s’oppose à la globalisation.

Parce que mon intime conviction est que la Machination de la planète met en œuvre des processus de destruction irréversibles de la vie et de ses conditions de possibilité, et que quand bien même cela marcherait, ce qui n’est pas le cas, je ne veux pas du projet de monde global qui tente de s’imposer comme seul possible, dans le plus absolu totalitarisme que l’on ait vu de mémoire humaine.

 Alors que nous sommes parvenus au moment où l’espèce humaine devrait se constituer comme telle, cherchant ensemble comment habiter sagement (écosophiquement) la planète, en bons voisins, nous assistons à un éclatement de l’espèce. C’est dans l’article consacré à la « capitale de SDF » - SKID ROW, L.A., USA - que je vois, pour la première fois dans ce contexte, le terme infrahumains, les auteurs latinos ayant moins de pudeur « politiquement correcte », ils n’hésitent pas à appeler les choses par leur nom, et si cela choque tant mieux… parce que c’est la réalité, c’est un constat que l’on retrouve partout où sévit la misère et en particulier la misère urbaine ; des personnes privées des moyens de la dignité et du bien-être dans la plupart des cas se dégradent inexorablement, c’est cette « Chronique d’une autodestruction induite »,dont je montrerai quelques mécanismes ultérieurement.

Lisez Greek Crisis de Panagiotis Grigoriou, qui est sans doute plus édifiant pour comprendre ce qui se produit chez nous, parce que plus proche. Vous prenez des gens normaux, vous les plongez dans la misère et leur caractère va se dégrader au même rythme que leur santé, que leur volonté. J’ai lu une citation de l’Abbé Pierre qui disait qu’il faut trois jours de rue pour faire un SDF quelles que soient les origines sociales de la personne, ce n’est pas tout à fait vrai, cela dépend de la persistance ou non de réseaux de solidarité informelle dans lesquels une personne est intégrée, mais qui ont effectivement tendance eux à se désintégrer en proportion de la déchéance de la personne. Mais oui, cela illustre bien cette notion d’attracteur fatal… hier une personne avec une histoire, un destin et demain la réduction au plus petit dénominateur commun « SDF » dans ce cas ; faut être bien accroché pour résister et les niches affectives jouent un rôle protecteur fondamental. C’est le parachute qui ralenti d’autant la descente vers le fond du gouffre. Je vois des gens que j’aime bien se transformer sous le poids de la misère et de l’absence de perspective d’avenir ; je sais que c’est un incroyable gâchis de qualités humaines, de talents, de savoirs faires qui auraient été tout à fait à leur place, pour le plus grand bien et plaisir de tous dans une société conviviale, et qui faute de lieux où s’épanouir périclitent et s’(auto)détruisent.

Infrahumains donc eux qui sont plongé dans l’indignité, et hors humanité ceux qui ont pris les décisions qui les y plongent et sont les mêmes que ceux qui sont en train d’assassiner une partie de l’humanité pour le bon fonctionnement de leur Machine Infernale, de leur système-monde. Toute leur (dé)formation fait d’eux des rouages de la machine chargés de veiller sur sa perpétuation et son bon fonctionnement en utilisant les méthodes d’ingénierie… un système dans lequel la fonction prime sur la personne, la transformant en individu, autre attracteur fatal, autre plus petit dénominateur commun.

Ceux qui se sont mis ainsi  Hors humanité, s’autoproclamant élites - à part et au-dessus de – s’arrogeant le droit de décider pour tous sans consultation de l’avenir de la planète, en se justifiant des illusions qu’ils se font sur leur propre compte, donc, moi je les appelle humanoïdes parce que leur pensée a été formatée sur des modes machiniques en contradiction avec les modes de pensée et d’être du vivant en général, de l’humain en particulier… Objectivement ils servent un projet de monde dans lequel l’humain naturel est incapable de survivre.

En conséquence de quoi des secteurs entiers de recherches et développement sont consacrés à la mise au point de cyborg, partie vivant et partie machine,  et de nanotechnologies intrusives et transformatrices de l’humain en « autre chose », un hybride. Une autre création d’hybrides sont les organismes génétiquement modifiés… et les mutations spontanées conséquences de leurs délire. Pitié pour les petits êtres mutants innommables, conséquence de l’usage de l’agent orange (et du Round Up à présent),de l’uranium appauvri et autres poisons de la soupe mutagène. L’apparition de ces hybrides, leur multiplication et les rôles qu’ils seraient chargés de jouer dans ce projet de monde rebutant, c’est bien d’un éclatement de l’espèce dont il est question. Et ceux qui se sont arrogé le droit d’agir comme cela, ce sont placé en dehors de l’humanité, qu’ils détruisent.

J’objecte de conscience pare que cette option d’hybridation est la conséquence de décennies de mise en œuvre de techniques de manipulation des inconscients collectifs qui misent sur « le pire en l’homme », sur ses instincts de mort, de destruction, de convoitise, de délation, de sadisme. D’autres options étaient possibles qui misaient sur d’autres qualités humaines. Cela je tenterai de le décrire quand je décrirai à travers mon expérience de terrain et autres références, comment la misère conduit la majorité à la déchéance morale pour quelques-uns qui y révèlent le meilleur d’eux-mêmes.

 J’objecte de conscience parce qu’une vie sans clarté, ni intégrité de conscience n’est que ruine de l’âme.

L’intégrité, une notion fondatrice qui exclut le mensonge, à commencer par ceux qu’on pourrait avoir envie de se faire à soi-même dans certaines circonstances. L’intégrité implique aussi de n’avoir jamais à dire « Oui chef » tout en pensant « Sale con »,ce genre d’hypocrisie qui gangrène la hiérarchie sociale et en fait un panier de crabe du plus vilain effet pour ceux qui contemplent cela de l’extérieur… Le conformisme social agit comme agent de perte d’intégrité.

Et entendre et regarder les mensonges et les stupidités que diffusent les télévisions, cela porte atteinte à mon intégrité, je me sens confrontée à une véritable pollution mentale, le genre de choses dont je me passe très bien. Il y a longtemps que j’ai choisi mon camp et je n’ai aucun penchant à me délecter des turpitudes de l’ennemi.

Une humeur du jour  donc en guise d’antidote donc au poison télévision qui m’avait plongée dans un état de stupeur horrifiée.

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 20:34

 

 

Quelques réflexions qui me sont venues après avoir lu ce texte

Retour aux temps anciens de la charité publique

 


 

Je ne crois pas personnellement qu'il soit question de charité publique dans cette affaire mais bien d'une tendance de plus en plus clairement dessinée. D'une part, il y a cette fiction de "création d'emplois » qui ne se concrétise jamais… l’éternelle ritournelle qu’on nous sert depuis des décennies, obligation de se serrer la ceinture en vue de jours « meilleurs »…après… puis vient toujours une bonne raison de différer la venue de ces jours meilleurs et depuis des décennies nous ne cessons d’aller vers pire et le nombre de personnes sans activité productive ou contributive augmente sans arrêt.

Je ne parle évidemment pas d’emploi, l’emploi nous (parole partagée) nous n’en avons vraiment que faire, la société du tous salariés ils peuvent se la garder. Dans un texte au sujet de la progression néolibérale au Mexique, celles des grandes  transnationales qui en constitue les sphères du pouvoir, une description montrait commet progressivement était détruits les petits commerces, les petites entreprises, jusqu’aux capitalistes locaux qui ne collaboraient pas (vassalisation) qui devaient être éradiqués, pendant que parallèlement se poursuivait la privatisation des entreprises publiques et le démantèlement des secteurs et professions du bien commun..

Et ici aussi nous observons progressivement depuis le prêt conditionné du Plan Marshall, arme de colonisation économique, mais pas seulement, une destruction progressive, puis systématique des métiers au profit du « tout emploi jetable » (gaspillage oblige), bref la création de situation de quasi-monopole tant en matière de production de biens et de services qu’en ce qui concerne le marché du travail, renommé pour les besoins de  ce nouveau système « marché de l’emploi ». Ce n’est pas seulement un changement de nom, c’est un changement de nature du système. Comme chaque fois que nous assistons à ce type de changement de notions, elles anticipent et participent d’un changement de paradigme, d’un changement de monde. Nous pourrons le vérifier avec les notions de gouvernement et de gouvernance.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, je vous explique… le marché du travail implique le libre jeu (autorégulation) de l’offre et de la demande et nécessite les conditions de la  « concurrence parfaite » dans un monde de libre entreprise et de « plein emploi ».  Or nous avons assisté à une création  volontaire d’une réserve de main d’œuvre « inoccupée » grâce à la rareté artificiellement crée par la destruction des métiers, et les restructurations des transnationales à vocation monopolistique qui ont laissé sur le carreau des dizaines de millions de « sans emploi » en Europe et dans le monde.

Double opération, comme souvent… d’une part la concurrence entrepreneuriale  locale a été éradiquée par une phase de dumping et autres artifices, plus besoin de se retenir les prix peuvent grimper, d’autre part la rareté de l’emploi et la masse grandissante des « non intégrés » involontaires, permet d’entamer l’érosion des droits laboraux conquis de haute lutte au cours des siècles précédents.

Un autre mythe qui a fait long feu il n’y a jamais eu d’état providence ! Jamais n’a existé une entité « état » qui a sorti de l’argent de sa poche pour le distribuer aux victimes du travail ou de son manque. Pendant la période de plein emploi, les cotisations sociales couvrent les besoins de ceux qui sont temporairement hors service, cet argent, sorti de la poche des personnes travaillantes,  ne fait jamais que transiter par les caisses de l’état qui joue le rôle de redistributeur depuis qu’il a repris à son compte les mutuelles, qui au départ sont des caisses de solidarité des mouvements ouvriers. Nous pouvons remonter au Moyen-Age, ou nous voyons que déjà les corporations ont des telles caisses pour subvenir aux besoins de la « veuve et de l’orphelin », l’éducation de ce dernier étant à responsabilité de la corporation, prise en charge aussi des malades et des blessés.

Rien de nouveau donc sous le soleil, sinon que depuis que les états ont repris ces caisses à leur compte, l’usage en a progressivement échappé au contrôle des travailleurs .Sans même abordé la question de la gestion de ces caisse par l’état, la fin de la situation de plein emploi et des dépenses supérieures aux recettes a vidé les caisses sans espoirs qu’elles se remplissent, jusqu’aux fonds de pensions pour lesquels les travailleurs ont cotisés qui ont été engloutis dans la débâcle. Tout une série de questions restent posées qui concerne la gestion des fonds publiques par les mandataires du Peuple… mais à côté de cela, il y a une évidence de calcul élémentaire, il y a longtemps que les dépenses des caisses de sécurités sociales excèdent les rentrées incitant les états à s’endetter toujours davantage sans espoir de reverser le mouvement. Encore un coup multiple dont les effets conjugués précipitent le changement de système-monde ;

Nous avons donc simultanément une destruction des métiers locaux, et un transfert de l’économie du pays entre les mains des transnationales dont les banques. Et pour encore aggraver le problème, une économie virtuelle est substituée progressivement à l’économie réelle pour laquelle elle constitue une « machine de capture ». Bien sûr la machine de capture est beaucoup plus complexe, mais les mécanismes décrits ici constituent une partie de son fonctionnement.

L’état providence est donc un mythe. Quand les cotisations sociales n’ont plus permis de répondre aux besoins de la population rendue artificiellement inactive, exit la Providence qui avait autant de consistance que la « main invisible du marché », une autre belle tarte à la crème rance…

Et hop, petit saut dans le temps pour en venir au présent, aux données aux tendances et à ce que cela laisse présager pour l’avenir… si nous les laissons faire, bien entendu.

Peu  à peu le chômeur a cessé d’être le camarade appartenant au même groupe d’entraide collective, la situation a changé avec l’instauration du chômage structurel, le chômeur n’est plus perçu comme un pair en difficulté temporaire, mais comme une sorte d’inactif par nature se situant tout au bas voir en dehors de l’échelle sociale (exclu). Autre changement une augmentation du nombre des emplois des secteurs tertiaires et des fonctionnaires en tous genres dont il est facile de démontrer qu’une bonne partie d’entre eux constituent des strates purement parasitaires. Une bonne partie d’entre eux occupent des emplois crées pour absorber une partie de la main d’œuvre excédentaire, alors que les autres constituent l’administration pléthorique de deux système l’un se substitue au précédent.

 

Creusent les écarts entre les revenus du travail et ceux du capital… aujourd’hui c’est incontestablement le capital qui fixe les règles de la gestion des nations de l’Union Européenne, ce qui implique une constante redéfinition de la notion de concurrence parfaite, constitutive de l’Europe en fonction de ses propres besoins, et de ces propres désirs.

Je ne dis pas que ce sont produits et continuent à se produire des coups d’états à l’échelle planétaire, juste pour faire joli… encore une fois nos avons la substitution progressive d’un concept à un autre par le biais de matrices d’opinion. En l’occurrence les notions en concurrence sont celles de gouvernement et de gouvernance. Malgré l’usage quasi indifférencié que beaucoup en font : il n’y a aucune synonymie entre ces deux termes, elles représentent deux systèmes-monde entièrement différents par nature. Et parallèlement à la substitution d’un terme à un autre nous assistons à un déplacement des sphères de pouvoir. Les gouvernements sont des institutions politiques. Dans nos démocraties (quelles que soient les critiques qu’on puisse leur faire) le gouvernement est formé des mandataires du peuple qu’ils représentent en fonction d’un mandat, conféré par le vote sur base d’un programme qui constitue le contrat entre mandant et mandataire. Le pouvoir émane donc (au moins en théorie) du peuple souverain. La gouvernance n’a rien de politique, elle est d’ordre économique et technocratique. C’est un mode de gestion de société, l’ingénierie sociale, qui exclu par nature le fait politique.

Bref nous assistons au transfert du pouvoir émanant des peuples souverains qui leur a été confisqué lorsque leurs mandataires ont rompu le contrat, et ont retourné leur veste pour se mettre au service d’une corporation transnationale détentrice d’une partie toujours plus grande du pouvoir économique ; et qui n‘en connaissant point d’autre envisage de gérer les ressources de la planète et la vie de ses habitants par les méthodes que ses membres utilisent pour gérer leur entreprises et leurs élevages. A leur décharge, tous les politiques e sont pas complices volontaires, plus nombreux qu’on le croit sont eux qui ne comprennent tout simplement pas dans quel jeu ils jouent et sont de simples marionnettes, agies par d’autres dont les buts leur échappent.

 Les lois de référence de ce modèle scientiste trouvant leur validation dans une prétendue conformité avec les lois de la nature… avec l’incontournable postulat d’autorégulation spontanée. Si on retrace l’histoire et dresse  la liste de toutes les aberrations, les tricheries, les entorses ou mise en contradiction totale avec ses propres présupposés et logiques tout au cours de l’histoire de l’économie de Marché (économisme), tout démontre que cela ne fonctionne pas comme cela, que l’interventionnisme est permanent et impose régulations et dérégulations selon les nécessités définies par le Profit (et les profiteurs qui en bénéficie). Cela n ‘a jamais fonctionné et de plus en plus la manipulation des consciences a été requise pour maintenir la fiction, pour faire passer pour un grand rêve ce qui devenait toujours d’avantage un affreux cauchemar… et nous ne sommes pas au bout de nos peines.

L’économie de Marché n’a jamais existé, elle a constitué la fiction utile pendant  la phase de transition par laquelle l’économisme s’est substituée au fait politique et aux gouvernements. Et donc sachons que quand nous entendons le mot compétitivité, nous sortons du domaine politique et du gouvernement pour entrer dans celui de ce l’économisme et de la gouvernance. Que dans ce domaine, de plus en plus dominant, les règles sont définies et imposées par les corporations transnationales dont la finalité est le Profit impliquant l’écart toujours plus grand entre revenus du capital comme une conséquence voulue de ce système et même comme caractéristique intrinsèque. Compétitivité n’est plus qu’une traduction de cet état de fait et correspond à la plus grande minimisation possible des charges dues au travail. Dans la phase actuelle, qui est une phase d’accumulation et de concentration de capital, une appropriation de la planète, le mythe de l’économie de marché n’est plus nécessaire, parce que la concurrence a été évincée, le politique annihilé et le marché du travail détruit, ainsi que les droits qui y étaient attachés. Les conditions de compétitivité optimale sont réunies, l’Europe sociale est morte et les droits du travail sont presque anéantis.

Or nous pouvons le constater dans toutes les régions ou ni gouvernements, ni droits défendus par les travailleurs ne sont venus faire remparts aux exactions du capital, les conditions de travails sont celles de l’esclavage, minier, industriel ou agro-industriel. Une main d’œuvre surexploitée est corvéable et jetable à merci.

Pour revenir en Europe, après avoir créé un pool de  main d’œuvre de réserve en chômage sur le marché de l’emploi, déséquilibrant l’ensemble des systèmes de sécurité sociale, peu à peu des matrices d’opinion ont transformé la vision qu’avait la population de cette réserve de main d’œuvre en chômage de pairs en difficulté temporaire pour qui jouent les processus de solidarité entre travailleurs, elle a peu à peu été désignée comme un rebut, ramassis d’inadaptés sociaux, d’inutiles, de tricheurs, de fraudeurs, de paresseux, d’inactifs, d’exclus, de bouches inutiles, se complaisant dans leur situation d’assistés, bref une charge pour la société des contribuables et les contribuables, compétitivité  oblige, sont les travailleurs (le grand capital cause les crises mais ne les paye pas) qui ne réfléchissant pas plus loin que le bout de leur nez, s’insurgent contre cette charge qui leur incombe, leur frustration est alors canalisée, et le terrain est mûr pour qu’ils acceptent comme une juste revanche du destin la mise au travail obligatoire de ces fainéants.

Et le but recherché est atteint, parallèlement au marché de l’emploi sur lequel subsiste encore quelques droits durement acquis et aussitôt repris, se crée un marché parallèle, libre de droits, et des nouveaux forçats condamnés à l’exploitation du seul fait d’exister dans un monde où il n‘y a plus de peuples souverains, de territoires libres, de métiers, plus de lieux ni de droit de vivre en dehors des nouvelles règles de la gouvernance économique et de sa société du tout contrôle. Et à côté de cette introduction d’un travail obligatoire d’un genre nouveau, les ingénieurs sociaux se réservent le droit de décider – en fonction des désidératas de leurs commanditaires – le nombre d’habitants de la planète qui optimise le fonctionnement de la machinerie de gestion de la planète, une machine à produire du Profit pour quelques-uns, une machine de capture qui petit à petit  transforme ces quelques-uns en propriétaires de la planète Terre et de ses habitants.

Nous voyons aujourd’hui les européens mettre  une grande complaisance à encourager les dernières mises en place nécessaire pour entériner le changement de système. Cela m’évoque les juifs qui allaient sans contrainte chercher l’étoile jaune à la kommandantur. Heureusement que ma grand-mère n’était pas si sotte, sans quoi je ne serais sans doute pas là pour vous écrire ces lignes. Cela doit être atavique, comme une réticence à obéir aux exigences du système en matière de contrôle.

Tout cela pour vous dire que les histoires de Smic, RSA et autres divertissements n’ont plus beaucoup d’importance, ce ne sont que les simagrées des derniers clowns politiques, destinés à détourner l’attention du public, pendant que les machinistes achèvent de changer le décor. Quand ils auront fini, les acteurs politiques se retireront sans faire de bruit, cédant la place aux gestionnaires. Ils imposeront alors de nouvelles règles par lesquels ni Smic, ni RSA n’auront plus court mais bien des notions qui définiront ces nouvelles règles d’exploitation… à moins que… à moins que le système s’écroule avant, ce qui reste possible, avec quelques bonnes poussées conjuguées bien ciblées..

 Anne

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 10:11

 

Aujourd’hui dans l’indifférence presque générale, le génocide indigène se poursuit en Amérique au Nord comme au Sud. Il n’a jamais  cessé de se poursuivre, à présent il connait une recrudescence. Hormis dans les pays « contestataires » du continent, il ne se passe pas un jour, sans que des villages entiers soient déplacés manu militari, sans que des militants, des journalistes, des paysans en lutte, des femmes, des enfants, des vieillards ne soient assassinés.

Pendant que tous tournent leurs regards vers les grands foyers de guerre, une forme de guerre en voie de disparition, les foyers de cette nouvelle forme de guerre, guerre confuse selon les nouveaux concepts en vigueur qui vise à assurer à ceux que représentent « Etats-Unis » dans l’expression « la sécurité des Etats-Unis » par la domination du « spectre total », se multiplient. (voir le document "Joint Vision 2020 du Pentagone, programme en action en ce moment)

Guerre confuse… plonger le monde dans la confusion est assurément une stratégie dans laquelle excellent les servants de cette boite noire « Etats-Unis » qui ne représente pas les habitants du territoire ainsi nommé, mais bien une clique apatride, transnationale, avide et malfaisante. Cela aussi fait partie de cette stratégie de confusionnisme, une utilisation détournée du sens des mots et des concepts, jusqu’à ce que plus personne ne sache très bien de quoi on parle quand on invoque par exemple la démocratie ou la liberté ou stigmatise une dictature,  alors que les  groupe réellement  décidants sont symbolisés par des entités fictives… « Bruxelles a dit » ou « Washington a décidé », cette forme de leurre qui détourne l’attention des vraies sphères de pouvoir, canalisant ainsi la rage des peuples vers quelque chose qui n’existe pas réellement.

Plus encore que des hommes (et quelques femmes) qui constituent concrètement ces sphères de pouvoir, ce qui se cache derrière les leurres, Etats-Unis, Washington…  ce qui est à combattre est une idéologie qu’ils incarnent et dont nous pouvons constater les effets délétères à toutes échelles et en tous lieux : misère, souffrance,  tuerie et la plus horrible des extermination génocidaire qui ait jamais eu lieu, uranium appauvri, agent orange, etc… malheureusement… ajouter qu’aux outils mortifères de la guerre au sens armé de ce termes d’autres armes de destructions massives sont mise en circuit chaque jour malbouffe, médicaments qui génèrent plus de maux qu’ils n’en soignent… et autres poisons en tous genre.

Le point focal est donc une idéologie totalitaire, meurtrière, destructrice, et qui comme toute idéologie s’appréhende à travers ses manifestations concrètes. Personnellement j’estime que cette histoire de complot séculaire ne tient pas la route dans sa forme semi-mystique, qui finit par décrire le pouvoir sous-forme de sortes d’entités magiques qui se perpétuent dans le temps… sinon comment expliquer, la perpétuation du complot et la concentration de pouvoir qu’elle impliquerait entre les mains de ceux qui ont comploté contre l’humanité, il y aurait quelques centaines d’année… un peu faible… je sais que certains résolvent le problème des solutions de continuité en inventant des extraterrestres dont la durée empêcherait les solutions de continuité…il faudrait ensuite que les acteurs initiaux aient été omniscients pour prévoir tous les développements de l’histoire à venir… ce dont je doute.  Par contre qu’une idéologie soit transmise de génération me semble plus logiquement recevable, et quelle connaisse une lente dérive dans ses confrontations avec les aléas de la contingence, jusqu’à une mutation qui dénature le projet initial, cela semble assez évident. Au moment de la création de cette idéologie, deux facteurs cruciaux aujourd’hui ne font pas question, ils ne sont même pas envisagé comme possible ; l’explosion démographique et la prise de conscience de la finitude proche de quelques ressources non renouvelable.. Un défi  que les héritiers de cette idéologie transgénérationnelle partie à la dérive font devoir affronter.  Au bénéfice du peuple on produira en série des illusionnistes poseurs d’emplâtres sur des jambes de bois, une mise en scène toujours plus sophistiquée du monde par la fiction perpétuelle qui le raconte, la généralisation du conte de fée avec happy end, alors que la réalité concrète et palpable est la dégradation accélérée du monde, irréversible et peut-être irrémédiables ,parce que la réponse donnée par les sphères de pouvoir aux défis posés par le changement radical des prémisses fondatrices… introduction des deux condition de cette nouvelle équation  quelle quantité de ressources pour quelle quantité de population définissant une manière de vivre ensemble sur une même planète.  Incapable de s’adapter  à la situation réelle, le vieux système s’est enfoncé toujours d’avantage dans la fiction et le virtuel, transformant le monde en cauchemar pour bon nombre de ses habitants. Des élites autoproclamées , dotées du pouvoir de l’argent ont décidé de remodeler le monde pour que leur système puisse se perpétuer leur permettant de concentrer toujours plus les richesses de la planète entre leurs seules mains et celles de ceux qui se dévouent à leur cause, expropriant le reste de la population qui n’est pas destinée à faire souche dans ce système eugéniste puis que son choix a été celui de la réduction de la population dans un paysage transformé, plutôt que le changement de notre manière d’habiter la planète en prenant en compte l’existant. Un déni de réalité qui avec les moyens dont dispose ce pouvoir tourne au massacre.

Nous avons beaucoup à apprendre aujourd’hui de l’histoire de l’Amérique Latine, de celle passée, de celle qui se déroulait sur ce continent avant que l’exterminateur européen ne vienne détruire, tuer, piller, exterminer les peuples de ce continent pour s’en approprier les grandes richesses, pour en occuper les territoires.

Mais plus proche dans le temps, nous avons beaucoup à apprendre, non seulement à travers ce qui s’y est passé au siècle dernier, plan Condor et autres opérations génocidaires, mais aussi comme ce fut le cas avec l’Inquisition, je ne s’ais pas quel mot employer pour ce genre de crime, quand chacun de celles et ceux qui sont porteur d’un projet de monde qui s’oppose à la clique au pouvoir est susceptible d’être assassiné, enlevé, torturé, quand tous hommes, femmes, enfants, nourrisson, sont susceptibles à tout moment de se voir exterminé… parce que totalitarisme et terreur vont de pair et que la terreur nécessite sa part de destruction aléatoire pour que nul jamais ne se sente réellement en sécurité, pour que tous en viennent à raser  les murs, profil bas, gris sur gris dans l’espoir d’échapper à l’attention du pouvoir.

Nous avons beaucoup à apprendre des peuples d’Amérique Latines qui luttent aujourd’hui pour la souveraineté et l’autodétermination, nul doute que cette refondation à l’échelle d’un continent  -  Abya Yala - dans un état de guerre permanent qui dure depuis des siècle et semble bien mettre en œuvre là, maintenant, ce qui ressemble fort à une sorte de solution finale – nous donne une multiplicité d’exemples de luttes dans lesquelles chacun des participant est parfaitement conscient qu’en s’engageant, c’est sa vie  (et parfois celles de ses proches) qu’il ou elle met en jeu, il y  a une sacrée dose de courage dans ces engagements, ce dont nous semblons cruellement manquer dans nos contrées ; La dérive sécuritaire nous fait oublier que vivre et évoluer ne se fait passans prendre des risques. Et nous avons beaucoup à apprendre de la situation elle-même, parce que ce sont les mêmes là-bas , que nous sommes entrés  dans une nouvelle phase d’accumulation de capital et d’appropriation du territoire qui fait que le temps des carottes est révolu et que les forces de l’ordre fourbissent leurs bâtons antiinsurrectionnel et que il serait bon que chacun comprenne enfin ce dont ils sont capables, ce dont ils sont coupables quand aucune force n’est plus susceptible de leur résister et quand les matrices d’opinion crée par leurs médias ont brisés la résistance de populations droguées..  Croyez-vous que les grecs soient d’une essence tellement différentes de la nôtre qu’un puisse l’assassiner impunément alors que jamais « ils » n’oseraient nous faire cela à « nous »…  si vous croyez encore cela, l’avenir vous promet un rude réveil, bienvenue dans le cauchemar néo-libéral…

« Domination du spectre total » au nom de « la sécurité et des intérêts des Etats-Unis »,  voilà leur  programme, (voir le document Joint Vision 2020 du Pentagone) tels qu’eux-mêmes le définissent, désir d’omnipotence de malfaiteurs associés, car ces gens sont au plein sens du terme des malfaiteurs de la planète et nous savons tous, fut-ce implicitement que ce que spectre total risque bien de signifier, c’est une planète exsangue et privée de vie, le spectre d’une planète… moins il y a de vie, plus facile est le contrôle, et à terme le contrôle absolu nous conduit au spectre total… la domination totale n’étant possible que quand il ne reste plus rien à dominer… Quand on suit les lignes de forces de la mise en application de cette idéologie, c’est immanquablement à cette logique implacable que nous sommes confrontés, celles des descendants de ceux pour qui « Un bon Indien était un Indien mort » et qui tout en poursuivant le génocide entamé par leur ascendants sur le continent, exportent à présent cette compulsion de conquête par la destruction, après des conquêtes régionales, à la planète entière.

Alors il est vrai que ces derniers temps j’y vais un peu fort, mais même ce « un peu fort » reste dérisoire à côté de l’œuvre des assassins de planète.  Et nourrie des sources latinos, il me devient difficile de continuer à louvoyer dans les euphémismes, approximations et faux semblants du multi langage confusionnel de la propagande. Un meurtre reste un meurtre quand bien même il est commis par des états mis au services de méga entreprises transnationales et le terrorisme que pratique ces états ne diffère de celui qui sert de justificatif à des guerres de colonisation que par l’immensité des moyens que nos « maîtres de monde »  mettent en œuvre,  pour détruire ceux qui lui résistent, et soumettre par la peur les populations à déposséder, à l’échelle planétaire, n’hésitant d’ailleurs pas à utiliser ceux qu’ils prétendent combattre et on en partie fabriqué, quand ils s’agit de briser la volonté d’un peuple.

C’est un clou que j’enfoncerai beaucoup cette année… ce sont les mêmes qui sévissent « là-bas » et ici, et petit à petit disparaissent les derniers remparts qui mettaient un frein à leur voracité. Dès lors il seraient bon d’apprendre, ce pire dont ils sont capables pour comprendre dans quelle guerre nous sommes engagés contre nos volontés.

Anne

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 18:42

 

 

Je remercie Serge qui par son commentaire au texte précédent m’a amenée à réfléchir sur ce que peut  être le monde du partage.

 

Sartre dans définit deux formes de pathologie de l’âme dont chacun de nous est plus ou moins atteint et qui se révèle au moment où nous découvrons que le monde tel qu’on le raconte aux enfants est fait aussi d’un tissu de mensonge.

L’une de ces pathologies est la réaction de « l’homme de mauvaise foi » qui peut dans son pire développement se décrire ainsi… « Puisque tout le monde ment, je mentirai plus et mieux que les autres »

L’autre est « la belle âme », une sorte de comble de l’orgueil, je le sais d’autant mieux que j’en suis atteinte qui consiste à se penser et vouloir meilleur que les autres et à se jurer de ne jamais ni mentir, ni tromper, ni trahir.

Je me rappelle très précisément le moment où à onze ans, j’ai fait la découverte du mensonge sous forme de la révélation d’un « secret de famille », quelque chose comme la conjugaison du monde qui s’écroule et du ciel qui vous tombe sur la tête.  

Tout est d’un coup à reconsidérer. Ce sont les fondations même du monde qui s’ébranlent, tout est à à reconstruire en devant survivre à la perte de confiance et à la transformation immédiate, radicale et irréversible du monde, passage d’un monde que l’on croyait connaître pour en découvrir un autre inconnu dans lequel a vérité se cache derrière les apparences. Ce jour-là, ma vocation était née, je serais chercheuse de vérité. Quelle ambition pour une gamine de onze ans !

La révélation d’un secret de famille est une forme violente de confrontation au mensonge, en ce sens que ce sont les proches qui sont ainsi tout d’abord remis en question. C’est un moment fort qui oblige à faire des choix difficiles. Pour d’autres la découverte est plus bénigne, mais chacun un jour prend conscience de cette faculté qui est un des propres de l’humain, la capacité de mentir, de travestir la vérité, d’inventer et de faire exister par les mots une fiction de monde qui vient faire écran à la perception de la réalité.

Le mensonge à présent  à travers la propagande idéologique qui baigne le monde est devenu partie constitutive de la réalité. Mettre en lumière la vérité qui se cache derrière le mensonge, n’est plus seulement l’urgence d’une gamine de onze ans vivant une singularité de son histoire, ni de tous les autres enfants qui confronté à cette même perte de confiance sont devenus chercheurs de vérité, c’est à présent notre survie même en tant qu’espèce qui dépend aussi de notre capacité à montrer les mensonges pour ce qu’ils sont, manipulatoires, affectant le devenir de l’humanité en l’orientant  de manière effective vers des leurres.

Amener des centaines de millions de gens à réclamer à corps et à cris des emplois alors que ce terme est chaque jour plus parent d’un état d’esclavage… c’est effrayant quand on y pense. Créer un état d’esprit tel que celui qui ne souhaiterait pas d’emploi est stigmatisé, asocial et tutti quanti… et que cette idéologie eugéniste dans laquelle nous baignons, amène petit à petit le bon peuple que toutes ces bouches « inutiles » à nourrir sont un poids dont il faudrait se débarrasser.

Ce mensonge est aujourd’hui un des fondements du système et occulte le fait qu’il résulte d’un choix éthique. Et par là occulte et interdit d’accéder à cette vérité fondamentale… d’autres choix sont possibles et que ce sont la surconsommation et les modes de productions des uns qui rendent nécessaire pour se perpétuer d’éliminer une partie de l’humanité. Mais ces autres choix impliquent qu’il n’y ait plus un seul emploi sur la planète mais bien des métiers dans l’exercice desquels chacun à la possibilité de donner le meilleur de lui-même. Chacun a des potentiels multiples et des talents personnels, et c’est un terrible gâchis qui se produit quand on oblige des personnes à pratiquer l’autoréduction, l’automutilation de soi pour se conformer au cadre d’emploi qui nécessite une interchangeabilité du matériel « main d’œuvre ».  

Il y a bien quelque chose de diabolique dans tout cela, mais il semble bien que le diable ne soit que la concrétisation des hommes existant sur le mode du pire. Et oui,  absolument ce que je fais là est un jugement de valeur. Et cela aussi est occulté, par la fiction de l’objectivité, notre condition humaine est indissociable des choix de valeurs. C’est une des leçons retirée de mes recherche de vérité, notre condition humaine ne nous permet pas d’accéder à une vérité absolue, toute vérité est toujours déterminée par des choix éthiques, des choix de valeurs qui vont déterminer ce qui pour nous fait sens dans ce monde dont chacun ne peut appréhender à lui tout seul qu’une toute petite partie. Ceci devrait inciter à la prudence tous ceux qui pensent détenir un programme pour l’avenir du monde. Il serait plus que temps de comprendre et d’accepter que s’il y a une eschatologie dans l’histoire, ce qui est loin d’être prouvé, elle nous serait à tout jamais inaccessible de par notre nature finie qui ne peut appréhender l’infinité des possibles.

Ainsi devons-nous accepter cette limite et ses conséquences. Si chacun par le choix des valeurs qu’il incarne contribue au devenir du monde avec une plus ou moins grande influence, nul n’en est maître, et quiconque prétendrait le contraire ne peut être qu’un tricheur,  un dangereux illusionniste et une graine de dictateur.

Accepter cela est aussi une incitation à la prudence quand l’envie nous prend d’imposer nos choix et que par la pensée nous nous approprions le monde, que ce soit fait à titre personnel où à travers des collectifs incarnant des courant idéologique, cette attitude est celle de l’abus de pouvoir et du déni de réalité. Et c’est une des fictions de la démocratie qui au meilleur cas devient alors dictature de la majorité.  Nous n’en sommes malheureusement depuis quelques décennies plus à ce stade atténué de la dictature, celle que nous subissons aujourd’hui n’est plus celle d’une majorité mais bien celle d’une minorité qui veut imposer ces choix à l’ensemble de la planète.

Quand un élu « socialiste » dit qu’à Notre Dame des Landes, ce ne sont pas quelques habitants de cabane et quelques potagers autogérés qui vont imposer leur choix de société…. On peut se poser légitimement la question de « Qui représente ce Monsieur et au nom de qui parle-t-il ? » Ignore-t-il vraiment que ces quelques personnes présentent physiquement sur les lieux sont une petite partie d’un courant qui compte des centaines de milliers de personnes en France et des centaines de millions de par le monde ? Etre mandaté par le peuple donne des responsabilités, et briguer un tel mandat oblige celui qui s’y propose à prendre la mesure des enjeux de ces décisions. A ce moment clé où existe un courant grandissant de personnes exigeant la mise en œuvre d’une démocratie participative, affirmer que les gens ont voté donc tout a été dit, c’est nier le fait qu’une partie de la population dit et fort ou en silence par son abstention : voter ne suffit plus ou même « ne sert à rien », il est plus que temps de franchir une nouvelle étape qui avant toute question concernant des partages matériels passe par une redistribution du pouvoir de décision et la mise en place des dispositifs qui rendent cela possible.

Il est tout de même atterrant de voir qu’un maire qui dans sa pratique effective depuis des décennies fait exister de tels dispositifs, se fera lui disqualifier avant même les élections, taxé de rouge-brun, cette invention ad hoc prévue à cet usage : disqualifier des personnages un peu trop dérangeants.

Je ne connaissais pas Monsieur Balme avant cet article calomnieux. Mais en le lisant j’ai été interpellée par ces quelques mots auxquels il n’est plus fait référence par la suite…  un candidat bien implanté dans sa région… je ne sais plus si c’est la formule exacte, mais peu importe. J’ai donc puisque ce texte qu’on peut difficilement qualifier d’article d’une journaliste, n’en disait rien, été voir en quoi consistait cette bonne implantation. Et j’ai découvert un homme qui part ces pratiques en tant que maire procédait à ce repartage du pouvoir, conformément à l’idée que nous nous faisions à tort de nos démocraties, ce modèle jamais atteint, gouvernement par le peuple, pour le peuple.

Voilà à quoi nous mène cette société du mensonge, une pratique de toute une vie est niée par quelques paroles diffamatoires et inconsistantes, qui conduira son parti à le renier, plutôt que de profiter de l’occasion pour démonter et mettre en lumière les processus de manipulation des inconscients collectifs à l’œuvre dans cette mascarade. Il y aurait de quoi mourir de honte, mais non… Tout cela ressemble bien à un cauchemar kafkaïen quand le monde est travesti sous des faux-semblants, et quand la pression est telle que les uns et les autres font pratiquer l’autocensure ou simplement se conformer au modèle.

Et le problème donc n’est pas tant les paroles qui ont été écrites et qui dans une société saine aurait tout simplement disparu dans l’indifférence à laquelle les condamnait leur propre insignifiance, le problème sont alors ceux qui reprennent cette parole et l’amplifie, les rendant efficientes.

L’article devient alors un simple catalyseur, nul et non avenu en tant que travail journalistique,  mais efficient comme cette manipulation qu’il est en réalité. Jamais je ne pourrais faire confiance à aucun de ceux qui a accepté de jouer ce jeu-là. Jamais je ne pourrais faire confiance non plus à celui qui une fois élu confisque le pouvoir et balance un projet de civilisation en rayant de la carte quelques cabanes et potagers, qui sont l’incarnation locale d’une mosaïque planétaire qui représente l’espoir de milliards de gens vivant aujourd’hui sur cette planète.  C’est nier qu’il existe des processus de refondation du monde qui sont à l’œuvre des Chiapas à Notre Dame des Landes, des usines autogérées d’Argentine aux potagers collectifs que partagent quelques bons voisins.

Il est intéressant d’ailleurs de signaler que dans une étude réalisée sur les expériences réussies d’autogestion en Argentine et ailleurs, un constat est unanime : l’entreprise était viable, c’est le coût patronal qui l’a coulée. Et de voir que lorsque ces expériences produisent un bénéfice il est en grande partie réinvestit dans les développements de projets de biens communs. Mais pour comprendre cela, nous avons du chemin à faire, retrouver cette conscience du bien commun qui n’est plus le prétexte à taxer les travailleurs, mais bien quelque chose qui s’édifie ensemble pour le bien de tous. Ce qui est à l’œuvre là, c’est bien cette notion du partage comme enrichissement. Le seul type d’enrichissement qui personnellement m’intéresse.

C’est Sartre également qui m’avait inspiré cette idée : Je ne suis pas coupable de ce que je suis mais je suis responsable de ce que je deviens. Autrement dit : le choix est toujours possible et il n’existe aucune faute assez lourde pour que nous ayons à renoncer  à vouloir devenir demain meilleurs que nous ne sommes aujourd’hui.  Par meilleur, j’entends plus respectueux des autres et de soi-même, mais aussi développer des savoirs faire… procéder à cet enrichissement personnel qui est en soi un enrichissement collectif, être tout à la fois plus aimable et plus compétent, avoir mieux à donner et accepter de recevoir.  Progresser aussi par ce stimulant ludique qu’est l’émulation… un petit clin d’œil à travers l’espace et le temps, à Thomas, alors que dans une partie de carambole sans concession quelqu’un lui dit « Tu as un bon adversaire », il répondit « Ce n’est pas mon adversaire, c’est mon partenaire »

Et nous y voici donc, le monde du partage est le monde où le bien commun est réellement le bien de tous, enrichissement collectif, par lequel chacun est gagnant. Sauf bien sûr ceux qui voudraient  s’approprier pour eux seuls ce qui est le bien de tous. Nul ne peut être en même temps en tout lieu d’une forêt, celui qui l’entoure de barrières s’approprie un bien qui va sortir de l’usage commun alors qu’il ne peut pas en jouir… mais bien sûr… privatisation et profit sont deux aspects de notre malheur collectif. Et les conclusions de l’étude argentine sur les coûts patronaux comme cause de faillite, venant en plus de travailleurs faisant tourner parfois depuis plus de dix ans leurs usine avec succès et sans patron, devraient nous faire réfléchir sur ces assertions qui viennent des patrons eux-mêmes, en arguant du fait que s’ils sont grassement payés, c’est parce qu’ils sont indispensables. Leur indispensabilité n’existe que dans une société de concurrence, de rivalité, de guerre, dans une société de coopération, de partage, d’émulation, ce rôle tout simplement disparait pour faire place à la gestion collective : pour et par le peuple, non pas en fonction de quelques a priori théorique obligé, mais bel et bien en fonction de la contingence, en un lieu donné, en un moment donnée et celui les décisions collectives des personnes impliquées, selon cette notion fondatrice de la refondation : un monde dans lequel il y a plusieurs monde, avec des recettes locales adaptées aux circonstances à partir de ce qui est, et non le remodelage forcé des paysages conçu depuis quelque gratte-ciel au bout du monde sans aucune connaissance réelle de cette réalité locale, des désire et besoins de ces habitants et des moyens et formes qu’ils souhaitent mettre en œuvre pour les satisfaire.

Un autre monde se construit, un autre monde est parmi nous… après le temps des semailles, les graines commencent à germer, tout cela est bien fragile, a été des mille et des mille fois détruit  par les Forces de l’Ordre Noir et toujours viennent d’autres graines qui ensemencent d’autre champs et  parfois en un lieu des plants viennent  à pouvoir murir et cela jamais ne cessera de mémoire humaine passée, présente et à venir. Parce que cela aussi fait partie de l’humanité, l’Inquisition peut sévir pendant des siècles, terroriser, torturer, tuer, sur les cendres des buchers renaissent les idées porteuses d’amour, de respect, de liberté.

Anne

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 10:49

 

 

 

Désolée pour les fautes, je n’ai pas le temps de relire et il y a là quelques petites choses que j’avais envie de dire en cette période qui, équinoxe pour les uns et Noël pour d’autres fait de ce moment le tournant de l’année.

Joyeux Noël ??? J’ai reçu il y a quelques jours le bulletin du Front SDF qui sympathiquement nous souhaite l’année 2013 moins mauvaise que l’année 2012… Bref on est bien barrés, lardés de pieux souhaits arpentant les pavés d’un enfer pavé en partie de bonnes intentions.  

Après avoir passé bien des années à l’écart du monde, j’ai subi le choc du retour à la « civilisation », au monde urbain et j’ai été témoin au cours des dernières années de la dégradation de la qualité de vie à Bruxelles.

Descartes (qui n’a finalement pas dit que des bêtises) disait déjà que jamais on ne pouvait revenir en un même lieu, que les lieux que l’on a quitté quand on y revient sont autres. Si c’était déjà vrai de son temps, cela l’est encore plus à présent. Je vis à la campagne et j’y ai passé une grande partie de ces dernières années. Cela me permet de comprendre très bien le principe de la grenouille échaudée.

Nos perceptions sont fonction de seuils. 24 images secondes, c’est le nombre d’images qui nous donne en regardant un film la sensation de la continuité. La psychologie comportementaliste se préoccupe beaucoup de ces questions de seuil de perception. Et il semble que tout ait évolué depuis quelques décennies dans le chemin d’une lente dégradation de telle manière que la plupart du temps, elle ne se puisse percevoir au quotidien et que c’est dans la durée que nous en mesurons les effets.

Un copain qui perd son logement et n’en retrouve pas… cela arrive… puis un autre, puis encore un autre … les amis qui habitent ensemble des caves… ceux qui trouvent refuge chez des amis ou dans la famille…

J’ai bien sûr un point de vue un peu spécial puisque c’est par choix que j’ai vécu des années sous la tente dont quelques-unes dans une vallée dont la beauté me comblait et me semblait un luxe qu’aucune des bimbeloteries du système ne pourrait égaler.

Puis, un triste jour, une banque c’est intéressée à cette belle vallée, par l’intermédiaire d’une fondation « sans but lucratif », elle a envoyé ses sbires étudier le terrain… ils ont réussi à produire un rapport de 200 pages, dont quelques passages stigmatisant le manque de dynamisme des habitants sans que personne ne se soit rendu compte que pendant deux ans nous avions été observés, insectes parmi d’autres.

La vallée est devenue l’enjeu d’un projet de tourisme écologique… c’est-à-dire pour vous donner le ton, que le vieux pont pour y accéder a été remplacé par un autre plus grand… et  une carte enseignait aux tourristes toutes les pistes accessibles au 4X4.

Et mes voisins, se sont réjouis de voir venir à eux le travail, sans très bien mesurer ce que cela allait apporter de changement dans la vie du village… jusque-là, arrivait dans ce coin perdu les amis et les amis des amis… les chasseurs aussi en saison, mais les Espagnols sont bien plus raisonnables que les Français en la matière…jour de chasse, en saison, le jeudi  et le dimanche… y punto. Cela fait déjà bien assez de corps de sangliers dégoulinants de sang sur la place du village, en bas, le dimanche soir.

Où que tu ailles, aujourd’hui le monde te rattrape… et ce n’est pas la multiplication des drones qui vont arranger les choses.

Il y a longtemps que j’ai conscience de la nécessité de construire et de faire exister des zones autonomes permanentes. Il y a longtemps que j’ai conscience du fait que toutes ces « richesses » qui dégorgent des temples de la consommation sont le résultat de pillage et de gaspillages éhontés. Il y a longtemps que je sais que des forces impérialistes sont à l’œuvre dans le monde et quelles font de continents entiers le lieu de guerre permanente, que bien des personnes sur cette planète souffrent parce que par malchance elles sont nées dans des pays riches de ressources qu’elles n’ont pas les moyens de protéger de la convoitise des Marchands.

Mais j’ai fait une erreur monumentale dans mes appréciations, j’ai cru que les dispositifs « démocratiques » étaient suffisamment ancrés dans la structure des institutions et dans la conscience populaire pour que jamais une dérive totalitaire telle que nous la vivons actuellement ne puisse se produire.

Je vais revenir sur un épisode édifiant, tout à fait exemplatif de ce qui devrait fiche la honte à tous les identitaires belgo-belge, flamingants ou wallingants peu importe. Il y a quelques mois, un accident s’est produit entre un autobus des transports en commun bruxellois et une automobile.  

Les deux conducteurs choqués vont être évacués. Celui de la voiture a appelé des copains en renfort, celui du bus a appelé un contrôleur afin qu’il vienne procéder au constat.  Une empoignade se produit, un des amis frappe le contrôleur qui tombe mal et mourra peu après.

Un articulet de journal et… les commentaires… il y en a des dizaines tous de la même veine… attaque de l’article qui sous prétexte de politiquement correct n’aurait pas révélé l’origine maghrébine du « tueur », que d’ailleurs, on le sait que c’est un récidiviste qui n’est en liberté que par faute du laxisme qui règne dans ce pays… certains des commentaires frôle l’appel au lynchage, par exemple dans les quartiers immigrés… qui nous sont une réserve potentielle de tueurs de braves contrôleurs belges…. Et cela y va et cela en rajoute… le profil du tueur se précise, il appartient à une bande, il fait du trafic de drogue, il a déjà été condamné pour des faits de violence… déjà comme cela c’est à gerber… cela le sera encore d’avantage par la suite lorsqu’on apprendra que le contrôleur est d’origine turque et s’apprêtait à prendre sa retraite après une vie de bons et loyaux services dans les transports en commun, et que le « tueur », belge, devenu, tout d’un coup, une victime d’un malencontreux hasard… il a frappé, l’autre est mal tombé quel manque de bol pour ce pauvre petit gars qui finalement n’a rien à se reprocher de grave et serait une victime du destin.

 Je prends cet exemple-là, parce que la confusion originelle permet de mettre en pleine lumière l’état de haine viscérale irraisonnée (et irraisonnable) qui s’est emparé de l’inconscient collectif populaire.

Je pourrais prendre des dizaines d’exemples qui renforcent celui-là, mais je me contenterai juste d’une petite phrase, prononcée par quelqu’un qui tous les jours fréquente des personnes acculées à la misère, dont une partie n’a pas de logement « Oui, mais c’est parce qu’ils ont choisi »… j’y suis d’autant plus sensible que ces jours-là, je suis en risque de perdre ma caravane et de me retrouver aussi dans cette situation…

Je ne peux parler ici des histoires d’autres personnes, elles ne m’appartiennent pas. Je n’ai que la mienne que je n’ai aucune envie d’étaler non plus, pour remettre en questions ce choix qui serait à l’origine des situations de certains. Il est vrai… ouf ! je vous écris ces lignes d’une petite caravane toute mignonne et chaleureuse ou je passe l’hiver au chaud, avec des petits biquets comme plus proches voisins… et j’ai eu vachement peur, mais j’ai fait ce qui fallait pour trouver la solution. Dois-je en déduire que si jusqu’ici j’ai toujours réussi à le faire ceux qui n’y parviennent pas, c’est parce qu’ils le veulent bien ?

Et bien non, parce que quelques aient pu être les accidents de mon histoire, j’ai reçu beaucoup, beaucoup plus de bonnes choses pour m’aider à traverser la vie et ses difficultés que ces amis plongés dès la plus tendre enfance souvent, dans des galères incroyables. Il est des accidents de l’enfance qui demandent une série de miracles pour redonner à une personne ce minimum de chances dont chacun devrait disposer.

Ce que je peux observer autour de moi est la véritable chronique d « auto » destructions induites. S’il y a bien un truc qui ne pardonne pas dans ce monde, c’est une trop ? grande sensibilité doublée de fragilité affective qui fait de certains des écorchés vifs.

Je ne peux même pas dire que je suis vagabonde par choix, mais bien par nature… je ne me sens bien que dans une vie qui implique une part de nomadisme. Je ne me sens bien que dans la simplicité confortable… je rigole de voir que dans mes 9 mètres carré de sérénité, j’ai comme un vague sentiment de culpabilité de jouir d’une telle abondance alors que d’autres n’ont rien et pire puisque leurs conditions d’existence sont telles que aucune tranquillité d’esprit jamais ne leur est permise.

Nul doute que le « Nouvel ordre mondial » ne soit un ordre terroriste, la résurgence renforcée de l’ordre noir qui a failli détruire au siècle dernier et l’Europe et l’Amérique Latine. De cet ordre que l’on avait cru anihilé avec la défaite de l’Allemagne nazie, mais qui n’a fait qu’attendre son heure pour resurgir, plus puissant que jamais.

Je ne vais pas me piquer la parano, dans le genre de ce directeur de la CIA qui a fini par péter les plomb, il voyait des taupes russes partout… peut-être même avait-il fini par se demander s’il n’en était pas une lui-même à son insu… mais si, ils sont partout, nazis d’hier et d’aujourd’hui gangrènent le monde et répandent les fondements de leur idéologie : haine, rejet et  destruction de ce que l’on ne connait pas et vous fait peur… autant dire, les messes nazies sont autant de rituels collectifs de conjuration de la peur, une peur constitutive ancrée dans l’inconscient.

Je me suis déjà posée quelques questions concernant ce genre de peur… au vu de mes propres expériences, j’ai du mal en comprendre que l’on puisse voir arriver dans son pays des gens venus du monde entier et de ne pas profiter de cette occasion du monde qui vient à soi pour s’enrichir de rencontres qui vous ouvrent de nouvelles perspectives.

A force d’en faire de ces rencontres, de partager des histoires, des points de vue sur le monde, des espoirs d’un monde de respect mutuel… j’ai constaté qu’en ce qui me concerne… « les étrangers « cela reste une notion parfaitement inconsistante en tant que qualification des personnes d’autres origines. La dernière fois que je suis allée en ville, j’ai croisé quelques amis… Congo, Madagascar, Sicile, Maroc, Tunisie, Pologne… il y avait même des belges… et cela a toujours été comme cela, des affinités de sensibilité qui transcendent les frontières et qui font que je me sens beaucoup plus proches de mes amis du monde entier que de mes compatriotes qui stigmatisent sans savoir et en appellent aux forces de répression pour dégager le terrain de ceux qui les dérangent.

Mais pour être tout à fait sincère, c’est à travers mes contacts et mes lectures d’Amérique Latine, que je trouve un monde avec lequel je me sens en résonance. Je me rappelle des premiers auteurs indigènes que j’ai lu, des auteurs du Nord, Welch, Owen, Momaday, Susan Power et des dizaines d’autres, ce fut une révélation et un infini soulagement. Je n’étais plus seule. Ce n’était pas tant une question d’idées mais bien celui d’une perception commune de la nature et de son caractère sacré qui s’impose quand on y vit en en faisant pleinement partie. Tout d’un coup ce qui ici sauf aux yeux de quelques rares personnes passait pour une forme de gentille folie… elle parle avec les arbres ? n’était plus quelque chose qui frappait quelques personnes isolées, mais bien une conception du monde partagée avec les habitants originaires d’un lointain continent.

Dans cette ville en décadence qu’est Bruxelles à présent, avec ses habitants en perte de vitalité, j’ai retrouvé ce sentiment de profond cousinage, non point avec les cousins de lignages héritiers des conquérants sanguinaires d’un continent en or, mais bien avec ceux qui sont des cousins de cœur et des frères et sœurs en esprit. C’est pourquoi je souffre aujourd’hui profondément d’être témoin impuissante de la destruction de ce peuple, de ce génocide ininterrompu qui ne  dit pas son nom et à présent à nouveau s’intensifie avec d’horrible relent de « solution finale ».

Les conquérants se trouvent aujourd’hui face à un peuple armé d’une détermination sans faille et qui a appris à connaître son ennemi. Mais qui humain et sensible et bienveillant peut vraiment comprendre ce qui motivent et animent les Marchands de Mort, comment comprendre les tueurs qui les servent… le paramilitaire qui dans le village envahi de nuit lance dans le puits, de manière à ce que son crâne se fracasse, un nourrisson, le premier mort de ce village dont seuls les absents ce jour-là, dont certains observeront de loin, impuissants, le massacre. Charniers anonymes de l’Amérique Latine, combien de silence pèse sur ces morts sans tombe parce que plus personne n’est là pour apporter son témoignage, sinon les bourreaux.

Génocide silencieux, un enfant qui meurt de leucémie causée par le RoundUp de Monsanto, c’est encore du même génocide qu’il s’agit, celui qui meurt de faim au bord du chemin sans but que parcourt les dizaines de millions de déplacés dont une partie est destinée à échouer demi-morte dans les bidonvilles de cités hostiles… paysan de l’Aguan assassiné – comme tant d’autre, tout cela participe aussi de ce génocide.

Et aujourd’hui ce génocide s’étend à l’espèce entière… 500 000 enfants morts de faim en Irak, dans l’entre-deux guerre, et la harpie de l’époque, pas Hillary, l’autre, Madeleine, qui trouve que c’est un juste prix à payer pour pouvoir « protéger ce pays »… système mafieux… la protection comme un racket global à l’échelle planétaire. 100 000 libyens morts, la protection totale, sur qu’il ne pourra plus rien leur arriver de pire… non, je ne ferai pas la liste, tout le monde s’il le veut peut savoir mais qui serait capable de dresser le liste exhaustive des morts de la guerre, sans oublier le jeune marin grec qui se suicide la veille de ses fiançailles, dans oublier le travailleur social éreinté qui se pend au-dessus du tunnel où passeront demain ses collègues, sans oublier… les enfants qui ne naîtront jamais à Fajoullah parce que l’Uranium appauvri, comme l’Agent Orange met fin à des lignées entières…le mettrai vous sur la liste, ce petit vietnamien que les mutation ont tué ? Et les poètes assassinés les mettrez-vous sur la liste.

Et notre ami J qui a cessé de lutter, il lui restait deux ans avant d’être pensionné et pouvoir réaliser son rêve, aller enseigner la musique au soleil aux petits italiens… mais bon, la maladie, et pas les moyens financiers de faire face, alors il s’est retrouvé dans une chambre à quatre dans une espèce d’hospice, avec des demi-fous… deux ans c’était trop long, il est des situations dont on ne sort pas indemne… le mettrez-vous sur la liste… et D, F, M, P…. morts d’overdose pour remplir les poches des marchands de mort, les mêmes ceux qui vendent et les armes et la drogue, les mettrez-vous sur la liste, tous ces enfants si beaux, que la drogue a détruit, comme elle détruit les enfants de Téhéran ou de Buenos Aires… Tous ont une chose en commun, ils ont les mêmes assassins.

En Amérique Latine ils comprennent cela très bien. Pour avoir suivi en direct quelques-unes des conférences de presse de Chavez, tellement trahies dans leur sens ici, j’ai senti cette conscience aigüe et douloureuse qu’il a des conséquences concrètes d’une guerre nucléaire. Et les guerres de l’Empire sont des guerres nucléaires qui ne disent pas leur nom, mais cela fait tout de même autant de mal. Et des documents déclassifiés nous disent que tout cela est prévu pour, que les recherches ont été menée dans ce sens, comment se débarrasser d’une population en silence pour s’approprier son territoire et surtout les richesses qu’il recèle parce que le territoire, lui a été rendu inhabitable. Clair qu’il faudra des robots et des esclaves dont le vie ne compte pas pour aller les récolter ces richesses.

En Amérique Latine quand apparaissent des documents déclassifiées qui décrivent aussi les programmes qui visent à éliminer les opposants politiques de manière indécelable grâce à la radioactivité…aux Latinos debout, conscience en alerte, cela leur parle le langage très clair d’une horreur dont on a le droit très légitime et fondé de se demander jusqu’où ont été poussé ses programmes et jusqu’à quel point ils ont été mis en pratique, et le sont encore sous nos yeux aveugles.

Les mettrez-vous sur la liste, ces victimes de mort silencieuse et de lentes et terribles agonies… les porterez-vous au crédit de ces marchands de morts qui tuent avec la même indifférence cynique les enfants d’Athènes et ceux de Tegucigalpa ?

Il se passe actuellement quelque chose de prodigieux (et c’est bien le mot qui convient), le peuple héritier de Chavez, lui fait cadeau de l’union qui surmonte les différences face à l’ennemi commun. Comment ne pas être ému devant cette union qui est parcourue par un immense amour…

Je parcours horrifiée les dernières nouvelles du Honduras, qur le site de Honduras | CONTRAINJERENCIA

Et il y a aussi un sondage qui demande si nous pensons – je résume – qu’à force d’y mettre les moyens les yankees vont finir par triompher du peuple du Venezuela ou que celui va tenir bon et que son union en fera le vainqueur de cette lutte asymétrique. Les réponses sont quasi unanime... le peuple du Venezuela est uni et le restera face aux épreuves qui l'attendent... et c'est bien ce que je ressens à lire ce qui se dit là-bas. Le peuple du Venezuela est uni non pas derrière Chavez mais avec lui face à l'avenir. Qu'on ne s'y trompe pas, c'est bien cela l'oeuvre de Chavez... avoir contribuer à ouvrir les portes qui permettent à un peuple et un continent de prendre en main son destin. 

Et c'est cela que ne supportent pas les nantis prétentieux et racsite, que ce peuple se révèle et de loin meilleur qu'ils ne l'ont jamais été.

Je ne sais trop, mais il me semble logique là, si je le peux de continuer à traduire des parcelles de cette expérience d’un continent qui est aussi la ,refondation d’un autre monde possible.  Et je termine en rendant un grand hommage à ce peuple du Honduras, qui a tellement besoin aujourd’hui de la protection de l’opinion publique internationale… mais nous savons que si elle ne s’est pas levée en 2009, c’est qu’il était déjà trop tard pour l’Europe, toute prisonnière de sa prétentieuse  vanité. Je rends hommage au peuple du Honduras, qui pour fêter l’anniversaire du 29 juin, après trois ans d’un coup d’état qui a fait basculer le pays dans un régime de terreur à su faire de cette date l’anniversaire du début d’une prise de conscience collective et solidaire.

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais le temps me manque… et en cette veille de Noël, bien que n’étant pas chrétienne, je reprendrai ce message sommes toutes universel :

« Paix sur la Terre aux humains de bonne volonté »

Anne

 

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 09:15

 

 

Un autre blog ? Mais pourquoi?

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Voici en quelques mots, des raisons d'être de ce blog, parmi d'autres. Celles qui déjà existent, celles qui sont à inventer, à  découvrir.

(...)

Nous faisons quelquefois ce grand rêve émouvant
De vivre simplement, ardemment, sans rien dire
De mauvais, travaillant sous l'auguste sourire
D'une femme qu'on aime avec un noble amour :
Et l'on travaillerait fièrement tout le jour,
Écoutant le devoir comme un clairon qui sonne :
Et l'on se sentirait très heureux ; et personne,
Oh ! personne, surtout, ne vous ferait ployer !
On aurait un fusil au-dessus du foyer...

______

"Oh ! mais l'air est tout plein d'une odeur de bataille.
Que te disais-je donc ? Je suis de la canaille !
Il reste des mouchards et des accapareurs.

(...)

 

Arthur  Rimbaud (LeForgeron)

 

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Un relais parmi d’autres, noyau du rhizome dissident, nous espérons apporter notre contribution aux espaces virtuels et concrets ; point de rencontre d’affinités pour conjuguer nos complémentarités et partager des lieux pour habiter le monde et les moyens de les faire exister sans qu’il soit besoin de prétexte pour fêter l’évènement sans cesse renouvelé de la vie.

Inventer, créer, découvrir, imaginer, rêver les outils à la main. Devenir les experts de nos propres vécus que nul ne puisse nous dire qui nous sommes d’un point de vue qui nous chiffonne et prétendre par-là donner à nos vies un sens contraire à nos aspirations.  Nous créons des jardins, des œuvres, des langages qui nous comblent et répondent à nos besoins et nos désirs d’harmonie mais aussi de chaos dont jaillit l’improbable nouveauté, un sens inattendu, la surprise, l’étonnement, l’émerveillement de se trouver face à l’imprévu, l’inconcevable, plus beau que le plus beau de nos rêves.

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La planète sombre dans la guerre du tous contre tous. Nous sommes les chercheurs des chemins qui conduisent   à la paix, au respect sans être réducteurs, dans l’épanouissement et le bien-être de chacun… A l’ombre qui point, nous opposons la lumière qui jaillit quand chacun donne le meilleur de soi-même, quand il lui est loisible de le faire. Qui donc heureux veut de la guerre ?

Pourquoi tant de mal-être, de violence et de haine ? Qui sont ces artisans du pire qui nous volent et nos terres et nos âmes et nos vies ? De quel droit érigent-ils sur notre planète le règne de la mort et de la spoliation ? Du droit du plus fort ? Aujourd’hui. Qu’en sera-t-il demain ? Nul ne peut le prédire, seulement nous pouvons agir – pour le mieux – là où nous sommes.

 

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Construire la paix dans un monde en guerre, voilà notre défi. Contre la guerre globale, venue d’en haut, de quelque absurde imitation d’Olympe, viennent les ordonnances qui veulent nous réduire… engrenage mécanique de la grande Machine du monde. Ben non… triste programme et nous les programmes, les planifications à outrance, les contrôles mortifère nous déplaisent. Nous y opposons les joyeux désordres de nos kaléidoscopes imaginaires, les proliférations des fruits de nos labours.

Nous sommes aussi de ceux qui préfèrent mourir en résistant que vivre en esclave soumis. Nous aimons la pleine vie plus que les petites morts infiniment répétées de celui qui accepte un destin contraire et se ronge d’impuissance, et d’angoisse et de ressentiment. Nous sommes capables de grandes colères mais non de hargne. Nous n’avons pas de temps à dilapider en vengeance mais ne fuyons pas le combat contre celui qui nous provoque et voudrait nous contraindre.

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Parfois nous sommes faibles, démunis, désespérés… parfois nous sommes vaincus, nous perdons des batailles… et nous perdons la foi… nous ne comprenons pas le pourquoi des horreurs, ni de cette cynique monstruosité de ceux qui déploient leurs soldats pour mieux nous écraser. Ils veulent tout pour eux, et nous voulions si peu, un peu de terre à cultiver, un peu de joie à partager. Comment comprendre justement que cela, notre simplicité, leur soit plus que tout insupportable, qu’il faille briser nos rêves, nous interdire d’exister autrement que selon les modèle formatés. Irréductibles, non-intégrables, ce n’est pas un choix, c’est un fait… une manière d’être qui nous est naturelle, légitime. Nous cultivons nos savoir-faire, nos connaissances, nos complémentarités, nous sommes le peuple des Humains, sensibles, tendres, nous sommes des guerriers.

 


Anne Vagabonde

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:05

 

 

 

 

J’étais tranquille, dans la petite caravane posée au milieu d’un champ de biquettes que j’occupe en ce moment. Une halte sur le chemin de la forêt. Un peu trop civilisé pour moi.  N’empêche, le paysage local, bucolique à des vertus apaisantes.

Après quelques mois de pérégrinations et autres vagabondages, après quelques bons moments passés entre amis et aussi quelques mésaventures qui m'ont conduite sur la pente glissante qui mène au fond du gouffre, je savourais la tranquillité, la solitude et l’intimité retrouvée…

Je ne pensais pas plus que cela à réactiver le blog, je faisais mon petit tour du web, à titre d’information personnelle…quand deux infos mise bout à bout m’ont soudain fait frissonner… dans l’une figurait un inventaire des différents types de drones destinés à la surveillance du territoire des E-U, depuis les nano drones jusqu’au avions sans pilote, drones de surveillance ou drones tueurs, un des nouveaux arsenaux de la répression  systémique. L’autre évoquait la possibilité de développer des mesures de surveillance similaires au-dessus du territoire européen.

Or nous savons tous que « Washington a décidé » ou « Bruxelles a décidé » symbolise la même clique qui sous le nom de globalisation vise à prendre la direction du monde. Je me fonde pour affirmer cela sur les textes produits par cette clique ou ceux qu’ils commanditent, je me fonde sur leur action dans le monde et ses conséquences.

J’avais déjà imaginé auparavant le genre de scène cocasse que pouvait procurer à l’avenir les nouveaux délires des puissants, imaginant qu’après les semences et l’ortie, les pissenlits comme tout ce qui est bon et gratuit se verraient mettre à l’index. Ainsi lorsque je me livrerais à la cueillette de ma petite salade, somme-toute rien que de bien innocent… je me ferais repérer par des nano drones de surveillance qui dénonçant mon infraction aux lois en vigueur feraient appel aux drones de répression chargés de m’infliger la punition méritée pour avoir ainsi contrevenu à la loi et l’ordre alors que nous savons si nous avons été consulté les archives des délibérations des instances du gouvernement européen que de telles mesures sont prises pour protéger le consommateur de son ignorance et sa naïveté…. Interdire la diffusion de la recette du purin d’ortie ou les semences non brevetées, ce sont des mesures prises pour nous protéger de notre propre ignorance, cela ne visent en aucun cas à augmenter les profits de méga entreprises en leur assurant le monopole en leur laissant tout loisir de fixer des prix prohibitifs, non. Maivais esprit que de penser cela... conspirationiste, va !… En tout cas ce que ne cesse de réitérer le discours officiel, dans certains textes, cela apparait toutes les trois lignes, il s'agit de nous protéger de tout ce qui n'a pas été vérifié et confirmé scientifiquement, alors les pissenlits cela fait des millénaires qu'on en consomme avec bonheur, mais cela n'entre pas dans la balance. Par contre pas de problème avec les faux fromages de Cargill, garantis on ne peut plus scientifique.

Je n’ai aucun doute que figurent parmi les élus quelques imbéciles qui croient à ce qu’ils racontent, ils servent de caution… c’est la théorie du missionnaire, si vous voulez faire passer quelque mesure coercitive, vous envoyez en avant-garde, un imbécile de bonne foi qui vient vous prôner les avantages pour vous de l’enculade qui se prépare… Et de nos jours les universités sont des fabriques en série de ce genre d’imbéciles, il n’y a que l’embarras du choix et avantage certain, ils sont jetables après usage, il y aura toujours assez de candidats pour reprendre l’emploi à leur place au cas où tout d’un coup leur conscience menacerait de s’éveiller.

Donc attention danger, cueillette de pissenlits ! Cette fois, ce sont d’autres images qui se sont imposées à moi. Tout d’un coup de ce paysage si tranquille, surgissait un nano drone, imperceptible à l’œil nu qui venait se poser sur la cafetière pour m’espionner…  exit de la tranquillité à savourer, le monde serait alors devenu un autre monde dont je ne veux pas.

Je vais essayer de résumer mon point de vue : toute nouvelle mesure de surveillance et de contrôle trouve place dans le contexte de la globalisation. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle phase d’accumulation du capitalisme qui implique un changement qualitatif dans notre manière d’habiter le monde.

Cette nouvelle phase vise à mener à leur terme les processus de confiscation du monde, saut qualitatif qui créera encore bien plus de misère tout en impliquant une réduction drastique de la population. Tous, bien sûr, ne sont pas prêts à accepter de telles mesures de leur plein gré. Les émeutes de la faim se multiplient déjà sur la planète…et il est prévisible que le durcissement de la situation entraîne le durcissement de la répression.

Nous pouvons déjà le constater tant au quotidien, à travers des « faits divers » qui font résonance, que dans le cadre de la « guerre préventive à l’insurrection » qui se met en place et qui implique des mégastructure susceptibles de collecter et de compiler un maximum d’information sur chacun d’entre nous, nous ne pouvons attendre aucune bienveillance des puissants si nous décidons de nous opposer à leur programme, fut-ce par des choses aussi anodine que de cueillir des pissenlits ou d’habiter une caravane.

Ainsi les blablas qui nous présentent les mesures de surveillance comme destinées à garantir notre sécurité ne méritent qu’une chose : d’être balayés d’un revers de la main pour poser les vraies questions. Nous découvrirons alors que ce qui préside réellement à l’instauration d’une société de contrôle généralisé repose sur un principe de malveillance. C’est très clair dans toutes les campagnes de propagandes qui se déroulent en ce moment et visent à encourager les actes, hier encore honteux, de la délation en leur conférant le statut d’acte civique.

Or tous les exemples historiques le prouvent, chaque fois que la délation a été encouragée, la malveillance a proliféré. Les sociétés de délation accordent le bénéfice du doute au bourreau… peu importe que la personne ait commis ou non ce qu’on lui reproche du moment qu’elle soit capable du fait.

C’est une devise de l’Inquisition « Tuez-les tous, Dieu reconnaitra les siens ».

Cela par contre, ce sont des phénomènes que je peux constater à l’œil nu et qui sont en train de se produire sous nos yeux, augmentation palpable de la méfiance généralisée et de la malveillance qui l’accompagne, quand chacun se met à surveiller son voisin.

Ainsi pour prendre un exemple concret, une amie risque de perdre son logement suite à de bruyantes scènes de ménage qui ont troublé le voisinage. Soit, rien de bien grave. Le dossier déposé au tribunal ressemble au rapport d’un détective qui aurait été chargé de surveiller les faits et gestes autour et dans son appartement. Il se serait même muni d’amplificateurs acoustiques pour surprendre quelques conversations intimes…. Sauf que ce dossier a été réalisé par un groupe de voisins. No comment !

Tous les acteurs de terrain sincères le reconnaissent, on ne lutte pas contre la délinquance avec de la surveillance, des contrôles et de la répression qui ne font que la radicaliser. Chaque fois qu’on supprime les budgets d’une maison de quartier, d’un centre culturel pour les affecter au contrôle et à la répression on a contribué à augmenter le problème plutôt que de le résoudre….

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:51

 

Il y a des jours comme cela où avoir rassemblés les bons éléments qui forment un dess(e)in que peu de gens semblent percevoir, vous désole.

J’ai pas vraiment la tête à écrire ces temps-ci parce que trop d’images me hantent. Alors je cherche celles et ceux qui expriment mieux que vois ce que je perçois et ressens, ceux qui disposent des informations qui leurs permettent de nourrir les connaissances sur un sujet donné. Mais je me rends bien compte que par cette méthode les schémas sous-jacents ne deviennent pas forcément évidents pour d’autres…

Quelques remarques, que je ressentais, mais quand même, aujourd’hui pour informer, il faut faire simple, bref, droit au but et si possible si on veut toucher large ajouter un peu de sensationnalisme qui touche les cordes émotionnelles du « public ».

Je vois bien comment certains s’y prennent… comment des titres racoleurs, quitte à être un peu menteurs peuvent captiver l’attention. Mais je ne fonctionne pas comme cela…

J’ai trouvé tard, hier soir, un article qui reprenait différents éléments que j’avais essayé de rassembler pour faire passer l’alerte… dire qu’un frame se prépare, c’est trop peu dire. Quand je dis que je pense en images, ce sont celles de l’horreur passée, de celle présente dans certains pays mais qui pourrait se généraliser. Comme je l’écrivais hier, la militarisation du monde me parle de de villages dans lesquels déferlent des troupes d’opérations spéciales US ou celles locales qui ont été entraînées par leur soin. 

Des troupes de psychopathes entraînés à tuer, à torturer sans état d’âme, rendus inhumains par la volonté de ces toujours même « quelques-uns » qui cachent leur convoitise derrière « les intérêts des Etats-Unis »… il faut apprendre à se méfier de ces termes qui personnifient des entités abstraites, servant de façades à des personnes réelles et des intérêts concrets qui se cachent derrière. Aujourd’hui que l’on dise Washington a dit… ou Bruxelles a dit… Bruxelles et Washington symbolisent les mêmes personnes, seuls changent les porte-paroles, ceux qui sont chargé de porter vers le peuple le message des maîtres.

Et qui peut croire encore, aujourd’hui, que les intérêts des Etats-Unis coïncident avec ceux des étasuniens, ceux de l’Europe avec ceux des Européens. Je lisais hier sur le site du gouvernement du Venezuela un article qui parlait de la réforme de la santé aux Etats-Unis, un échec parce que de nombreux états refusent de l’appliquer. D’un côté je peux lire dans le texte de JV2020, programme de l »armée des Etats-Unis que d’ici à 2020, il faudra que ce pays continue d’investir dans le développement des armements, mais d’un autres côtés des dizaines de millions de personnes dans ce pays doivent avoir recours aux bons alimentaires, des millions dont des centaines de milliers d’enfants se retrouvent sans logements… alors ne me dites pas que cet effort d’armement qui tire le bain de la bouche des enfants, jettent les habitants dans la rue massivement, et qui nécessite l’instauration d’une dictature intérieure, avec 20 000 drones prévus d’ici à 2020 pour survoler le territoire du pays et les forces de répression préparées pour réprimer toute tentative de révolte sert les Etats-Unis pris comme expression de « sert la population des Etats-Unis »… On en arrive donc à la conclusion que Washington et Etats-Unis, Bruxelles et Europe sont des quasis synonymes. Quelque part peu m’importe ceux qui se cachent derrière ces façades, ils sont inaccessibles de toute façon et je n’ai pas ce truc de la haine qui poussent certains à s’acharner que les riches qu’ils faut détruire, et dont on a vu qu’en France, nombreux sont ceux qui habités par la haine leur mettraient volontiers la tête au bout d’une pique, quitte à la faire commanditer par les nouveaux maître, comme l’avait déjà fait, le peuple lorsque manipulé et instrumentalisé, il avait chassé l’aristocratie pour mettre en place de nouveaux maîtres, ancêtres de ceux qui veulent aujourd’hui jouir de la domination globale sur la planète, les banquiers et industriels qui parès cela ont envoyer les mômes se crever à la tâche dans des usines insalubres. La prise de la Bastille = le peuple se fait baiser la gueule en exécutant le sale boulot pour une caste dominante qui évite ainsi de se salir les mains et nous sommes à peu de chose près dans le même cas de figure, sauf qu’aujourd’hui il ne s’agit plus de remplacer une caste par une autre mais que le peuple larbin élimine le peuple résistant et les couches moyennes qui auraient pris un peu d’importance et font de l’ombre aux maîtres.

Cela ne sert à rien la haine… on ne construit pas un monde meilleur avec de la haine… un monde meilleur se construit avec de l’amour, de la compassion, de la tendresse… un monde meilleur se construit avec les valeurs qu’on voudrait y voir exister. En Europe, on peut voir la montée d’une haine, mesquine, lamentable, misérable, la haine des faibles et des impuissants, la haine de ceux qui vivent à genoux, tête baissée, queue entre les jambes… et qu’il soient de gauche ou de droite peu me chaut, comme le disait si bien Deleuze, ce grand philosophe, bicéphale  et visionnaire avec son complice Guattari, l’essence du microfascisme n’a pas de couleur, il est cet haine, cette mesquinerie, ce rejet à priori de l’altérité, l’inconnu (le visage aurait-il dit) comme danger, comme menace. Et comme ici, nous sommes parmi les lâches, cela se traduit par des milices, fa ou antifa, c’est la même chose, qui pratique les éternels rituels par lesquels l’humanité mesquine conjure la peur et la haine qui en résulte, les sacrifices d’une victime désignée à cet effet. Il est clair que dans un tel contexte, las maîtres ont la tâche facile, coexiste à présent tellement de « pire » qu’il suffit de le dresser pour qu’il se charge d’éliminer le meilleur qui les gènes.

Partout où il a des masses, des individus, des inconscient collectifs, le pire est présent au moins en germe, au moins comme potentiel. Partout où il y a des collectifs, formés de personnes singulières qui enemble, réfléchissent et débattent et agissent dans la dynamique de la production d’intelligence collective et de son actualisation, création auto continuée du monde, nous pouvons voir pointer l’espoir d’un monde un peu plus doux, un peu plus joyeux, un monde dans lequel font sens le respect, la dignité, un monde dans lequel chacun prend soin de tous les autres et tous prennent soin de chacun.

S’il existe aujourd’hui en Europe quelques microcosmes, toujours menacés, souvent éphémères, zones autonomes parfois temporaires parce que nomades par essence, mais souvent temporaires par la force des choses (par choses il faut entendre ici les forces de répressions systémiques dans leur pratiques d’expropriation),une telle avancée se produit aujourd’hui à grande échelle et à toutes échelles,  sur le continent Sud-Américain, et c’est aujours’hui une des priorités de l’Empire que de mettre un terme à ce qui constitue le mouvement naturel qui devrait gagner toute l’humanité, ce monde multipolaire que construisent collectivement des personnes à part entière avec ce paradoxe que l’avancée la plus grande des phénomènes de conscience collective agissant conjointement pour construire ce monde avec un immense amour, une grande intelligence, et une joie qui défie les bourreaux, c’est sans aucun doute le peuple du Honduras qui chaque jour, en toute conscience au risque de sa vie défie la dictature, les forces de répression qui l’incarne, et la défie ensemble, unis par-delà ce qui peut séparer les uns des autres parce que ce mode de construction d’un monde est celui qui rend possible la coexistence pacifique de la diversité, une construction quotidienne, horizontale et organique d’un monde dans lequel il y a plusieurs monde. Et si le peuple du Honduras représente la plus grande échelle de cette construction, poïétique, du monde par et pour le peuple, le phénomène est général sur tout le continent sud et tisse une multiplicité de liens transcontinentaux qui regroupent des combats spécifiques et hétérogènes mais qui tous participent de la genèse de ce monde dans lequel paix, amour, justice, souveraineté, respect, solidarité… sont des mots qui font sens parce qu’ils sont l’expression concrète d’une réalité vécue.

C’est contre ce monde que l’empire a décidé à présent de lancer une offensive massive, c’est contre ce monde qu’il envoie ces escadrons de la mort qui déferlent aujourd’hui sur tout le continent et se préparent pour détruire toute la beauté du monde. Il s’est créer des alliés locaux en jouant de la convoitise des uns, de la mesquinerie ou du goût des honneur des autres, en envoyant les hordes d’espions et de déstabilisateurs « humanitaires », en utilisant les universitaires pour produire des rapports sur les peuples de chacun de ces pays du Sud, de Chacune de ces régions, en entraînant leur militaires et leur police à leurs méthodes inhumaine, en leur permettant d’endetter les peuples pour acquérir leurs armes de destruction les plus perfectionnées, faisant ainsi coup triple comme ils en ont l’habitude, bénéfices immédiats, corde au cou des débiteurs, peuples affaiblis âr l’austérité face à une répression surnuméraire et sur équipée.

L’Amérique Latine a fait très tôt partie de mon histoire, un beau-père Haïtien qui luttait depuis son exil pour la liberté de son pays m’a permis de rencontrer beaucoup de ces hommes et de ces femmes contraints à l’exil par les dictatures et les bourreaux imposés par les Etats-Unis. J’ai aussi trouvé dans les peuples natifs des compagnons de cœur pour ma sauvagerie, partageant ce sentiment d’appartenance à la Terre qui n’a que faire de l’anthropocentrisme, j’ai aimé aussi l’art, les musiques, les couleurs qui nous venait de là-bas… cousins de cœur, d’âmes et d’esprit…

Je pressentais déjà ce monde nouveau qui nous vient de là-bas, ce syncrétisme réussi des peuples et des cultures qui nous apprend qu’il est possible de vivre ensemble et de s’enrichir des différences de uns et des autres, un monde guidé par les rêves qui refusent de se taire et de se plier à la contrainte du pire.

Ce monde qui a pris une place toujours plus grande dans mon cœur, ce monde qui de ces expériences et de ces propos nourri mes rêves, mes espoirs, mon intelligence, ce monde est confronté à une terrible menace, menace de destruction absolue, contre lequel le peuple de Bolivie et son gouvernement viennent de remporter une immense victoire dont on ne parle pas… on aurait parlé de la Bolivie si le « plan » avait marché, si la violence avait éclaté plongeant le pays dans un bain de sang… on est passé à deux doigts, et jusqu’ici j’ai pu ressentir cette tension insupportable qui a régner là-bas pendant quelque jour et qui a vu une fois de plus la victoire du bon sens, que je peux symboliser par cette phrase du porte-parole de la marche des TIPNIS dont l’empire attendait qu’elle contribue à l’éclatement du pire, faisant des victimes d’un massacre dans un terrible bain de sang, des causes d’gouvernabilité du pays. Mais les natifs ont assez longtemps souffert des exactions de l’Empire et ils savent ce qui les attend si son pouvoir ramenait l’ombre sur leur pays. Ainsi fut dit : « Nous ne sommes pas ici pour déstabiliser le gouvernement, nous sommes ici pour le rendre meilleur quand il se trompe ».

Cette petite phrase, jetée à la face de l’Empire qui n’a ménagé ni ces espions, ni ces millions pour faire de communautés natives le fer de lance de la déstabilisation, cette petite phrase, passée inaperçue ici, est pourtant le moment d’une grande victoire de l’histoire contre les forces du mal. Puissions-nous en voir beaucoup d’autres comme cela, qui tombent dans le silence de Paix de la guerre évitée.

Longue Vie à ces peuples qui nous montrent le chemin, longue vie à ce monde du meilleur qu’il font exister au présent et dont les petites graines nous arrivent que nous puissions nous inspirer et construire nous aussi ce monde dans lequel plusieurs monde son possibles.

Anne

 

 

 

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 16:08

 

Si j’avais un téléscripteur sur lequel m’arrivaient des dépêches chaque fois qu’un bout de terre est confisquée, que des paysans sont expulsés, qu’un petit bout de planète est soustrait au bien commun des peuples de la Terre, il crépiterait jour et nuit.

Si j’avais un grand planisphère qui se couvrait d’obscurité à chacune de ces appropriations par des états voyous, des transnationales, des oligarques, des féodaux, des exploiteurs en tous genres, … mon planisphère deviendrait toujours plus sombre à vue d’œil. Si à chaque expulsion violente, à chaque leader paysan, à chaque activiste ou petite famille assassinés, blessés, torturés, emprisonnés, enlevés, jetés à la rue une petite lumière d’alerte s’allumait, mon planisphère scintillerait de milliers de ces feux détresse. Et peut-être les sceptiques, les inconscients, les dubitatifs comprendraient enfin que le monde change de main, qu’une grande offensive est lancée, que les armées du mal confisquent la planète.

Si à chaque terre reconquise, préservée, protégée, une étoile s’allumait sur les couleurs de la vie, de la joie, de l’espoir, des petites constellations se formeraient et nous serions des millions à souhaiter les voir prendre de l’ampleur et se multiplier.

 

 

 

 

 

 


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Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

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