10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 00:34



Me voici installée dans une espèce de salle d’attente, ne sachant trop quelle direction prendront mes pas quand je me mettrai en route. J’ai souvent du repartir de rien dans cette vie, n’ayant rien de plus que ce que contenait un increvable petit sac à dos que j’ai traîné pendant 25 ans. Ce n’est pas la première fois donc que je me retrouverai sans domicile fixe, mais la saveur du nomadisme a perdu de son onctuosité dans la mutation du monde, univers de plus en plus carcéral.

 

Ma vie nomade était une conséquence de choix de liberté que j’avais fait délibérément et je l’assumais puisque cela me permettait de vivre une vie fertile, intéressante, enrichissante avec des expériences variées mais qui contribuaient toutes à une création relevant d’une conception du monde consistante et cohérente.

Là, il faut que je vous l’avoue, ce que deviens le monde me fait peur et je dois parfois mettre un sacré paquet d’énergie pour ne pas céder à l’angoisse face à tant de cynisme, de malveillance, de mépris pour la vie, la beauté du monde, une surdité si profonde aux cris des âmes en souffrance par ceux qui les causent.

Je ne suis pas historienne, mais bon je sais que certains hommes se transforment facilement en bourreaux pour autant qu’ils reçoivent des ordres qui dégagent leur responsabilité, pour d’autres, il leur suffit d’être persuadé d’agir en toute garantie d’impunité pour que se révèlent sadisme et brutalité. 

N’oublions pas non plus cette vieille habitude des peuples les plus pacifistes de ne voir venir les guerres et les oppressions que quand elles sont déjà bien installées. Ce n’est pas facile pour des personnes à l’esprit simple et droit d’anticiper les stratégies d’êtres pervers et malins afin de pouvoir en contrer les effets. C’est même un sacré travail que d’essayer de se mettre à la place de tels êtres pour comprendre, ce qu’ils ont dans la tête et comment et où ils veulent en venir.

 

Photo : yurtao

Il est clair Clair qu’on préfèrerait passer son temps à rigoler entre amis pendant et après de bonnes journées actives et dynamiques : construction d’un peu de beauté. Moi, je préfèrerais en tout cas. Si je croyais qu’il existait encore un petit coin vraiment tranquille où se réfugier à l’abri du Nouvel Ordre mondial et de ces agissements, je crois que je m’y précipiterais sans remord. Depuis le temps que j’essaye d’attirer l’attention autour de moi sur les dangers d’une crise en préparation, ne convainquant personne. Juste le plaisir de tomber de temps à autre sur un(e) convaincu(e), de se rassurer mutuellement, si on délire, ben on est au moins deux et d’échanger et confronter nos informations, nos visions respectives.

Ainsi petit à petit nous avançons vers des certitudes. Tel fait semble se confirmer, tel autre ressemble à une subtile intoxication. La raison est un bon instrument, à condition de ne pas confondre rationalité et rationalisme, la raison peut venir au secours du cœur quand nos émotions sont trop fortes. C’est ce qui m’arrive-là ; à la fois dans ma vie privée et dans ma confrontation avec le devenir dictature esclavagiste de nos pays berceaux de la démocratie moderne. Un sentiment d’incrédulité persistante et la petite voix de la raison qui me dit que ben non Anne, cela tient la route, ils sont vraiment occupés  à délirer solide « là-haut » .

Mais là, j’ai envie de rêver un peu. C’est une pratique qui c’est quelquefois avéré bien fructueuse, me reformuler ce que serait mon meilleur rêve possible en telles circonstances de l’état du monde. Si je pouvais choisir comme cela, hop, ce qui me plairait vraiment, et baguette magique…réalisé, je me ferais un petit programme en deux temps. Le premier se serait de pouvoir passer un moment dans un endroit tranquille où n’accèdent que des gens bienveillants. Continuer de me réparer, pouvoir approfondir quelques sujets pour en tirer des synthèses et avoir juste ce qu’il faut de travail pour assurer une subsistance frugale. Et bien sûr cet endroit est en pleine nature et il y a un accès possible à internet.

 

Cela paraît tellement simple. Pendant cette période, affinité et complémentarité, se mettrait en route les préparatifs  d’un projet d’habitat groupé. Avec qui, où et sur quelle base le réaliser. Comme c’est un beau rêve, non seulement nous aurions entre nous un bon degré de compossibilité, nous trouverions le terrain parfait pour pouvoir cultiver intimité et collectivité et un bonne conjonction de production directe (semi-autarcie) et de moyens de générer les finances nécessaires à la bonne marche des choses.

 

Dans mon rêve, il y plus de détails, ce n’est pas vraiment un souhait né d’hier, il se nourrit d’expérience et d’imagination. Et de combats et de lutte pour pouvoir en réaliser des parties au cours de mon existence.

Et plein de temps pour écrire, la tête libre, avec une bonne bibliothèque de référence à portée de main. Et bien sûr au-delà du jardin des bois et des lieux riches en plantes médicinales et comestibles, est-il besoin de le préciser.

 

contruire un tel projet  devient une question de plus en plus délicate, mes chers voisins, j’ai passé pas mal d’années de ma vie dans votre pays, mais ainsi évolue la situation que vraiment tant qu’à faire, une petite analyse des pays et lieux permettant à de tels projets d’avoir un peu de stabilité sans se trouver dans des mauvais remake de ce grand film sensationnel « Descente à Tarnac » ou autres harcèlements récurrents. Là on m’a parlé de gens qui chassé de forêts allemandes ce sont réfugiés au fond de forêts polonaises à peine accessibles. La question mérite réflexion, non.


Où peut-on vivre tranquillement aujourd’hui sans risquer de tomber sous les coups de la police d’une dictature ? Parce que de moins en moins,  il sera nécessaire de mal agir pour tomber sous le coup de la loi. C’est déjà là. Cueillir des champignons dans les bois et cultiver ses laiteus, cela aussi sont des droits menacés. Vous voyez, il ne faudra plus grand chose pour passer dans l'illégalité, donner une tisane de thym et miel à votre gamin grippé deviendra un geste illégal.

 

Je vois bien les choquantes restrictions à la liberté d’expression qui ne cessent de se multiplier en France. Et la terrible pauvreté du débat officiel. Forcément dans le cadre restrictif de l’économiquement correct, il n’y a pas grand chose d’intéressant à raconter, ni qui puisse être porteur d’un projet de Renaissance, car nous devons aller vers une nouvelle Renaissance, accouchement de l’humanité. Alertez les Sages Femmes, ont va avoir grandement besoin de leurs lumières, de leurs connaissances et de leur savoir-faire en matière d’accouchement. La maïeutique nouvelle est annoncée.

Cela n’atténue en rien la gravité des dommages causés aux petits êtres affectés par la soupe mutagène qui en fait des monstres, ni à leurs parents, imaginez la douleur…c’est insoutenable, non. Ce qui aurait du être magique et magnifique, l’immense bonheur de mettre au monde un enfant devient synonyme d’horreur absolue. C’est cela aussi la mutation du monde vue par le Nouvel Ordre Esclavagiste et Destructeur.

Et oui, j’oscille entre rêve et cauchemar selon l’angle de vue que j’ai sur ce monde. Cci dit, si je trouvais quelque chose d’utile à faire dans certaines régions d’Amérique Latine et qui me permettrait d’y vivre, je crois que je partirais sans états d’âme , ni regrets.  La vieille Europe ramollie bât lamentablement des ailes, depuis trop longtemps domestiquées elle ne vole ni plus haut ni plus loin que ne le ferait une grosse poule da basse-cour  incapable de s’envoler quand bien même elle aurait le  Renard à ses trousses.

 

En Amérique latine, ils luttent pour en poser les bases de cette nouvelle civilisation. Toute ma solidarité pour les peuples  natifs américains en lutte pour notre liberté.

 

Anne

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:07



 

C’est pénible à devoir reconnaître, car cela décrit l’état lamentable de la démocra(ss)ie, mais je pense qu’il va falloir avoir de plus en plus de courage pour simplement « oser dire ». Voyez, déjà un site qui annonce sa fermeture en septembre quand, dénoncer les dangers des vaccins deviendra tout simplement illégal. Regarder ce qui est arrivé, il n’y a pas si longtemps à Lumumba qui a libéré la parole du Congo de l’hypocrisie colonialiste,…nous entrons dans une de ses période sombre de l’histoire où dire la vérité peut devenir un risque majeur.

 


 Bon revenons à nos vaccins, puisque d’ici peut il sera interdit d’en parler. Si elle est rétroactive leur loi, cela va mal pour nous les amis qui partagent ma méfiance et le disent bien fort. Quoi nous allons devoir nettoyer nos site de tout propos malencontreusement outrageant pour les vertus bien connues de Big Pharma. Nous allons devoir apprendre à cultiver la métaphore allusive, seulement compréhensible pour ceux qui savent. Bon, j’allais vous la jouer à la Monte Christo à se préparer à s’évader ou à la Mandela à écrire des poèmes à multiples sens dont les plus intéressant seront ceux qu’un esprit réducteur ne peut appréhender ?. Jusque-là, cela reste de l’humour, mais quand même…


Et si la Belgique ne rend pas la vaccination obligatoire allons nous voir affluer des hordes de français fuyant en famille les seringues fatales et ceux qui vous les enfoncent de force sous la peau ? Allez-vous demander l’asile politique au Vénézuela, en Bolivie, à Cuba ? Qu’allez-vous faire vous offrir la caravane, le mobile home et vogue la galère. Vous rendez-vous bien compte que refusant le vaccin vous allez vous retrouver dans l’illégalité ? Etes-vous prêts à affronter les conséquences qui en découlent ? Et comment allons-nous protéger les enfants, empêcher qu’un ne les enlèvent à leurs parents les plus socialement fragiles pour les placer dans des institutions dont on connait la sinistre barbarie la plupart du temps.

 


Etes-vous prêt à vous rebeller où allez-vous vous soumettre tendre le bras et celui de vos enfants pour recevoir cette injection douteuse au nom de la paix des ménages et de la tranquillité publique ? Allez-vous vous rebeller, avec toutes les conséquences douloureuses qui peuvent en découler, telles que se retrouver à des mille de chez soi avec famille et bagages n’est vraiment pas le pire sort qui puisse s’imaginer en de telles circonstances. Une persistante rumeur de brutalité policière nous dit que si elle n’est pas généralisée, c’est récurrent, il y a des gens qui se font tabasser par les flics et parfois sans raisons. Vous vous situez où dans tout cela. Je vous disais qu’il faudrait choisir son camp, mais je ne pensais pas que cela viendrait si vite ni de cette manière brutale. C'est le moment, c'est l'instant.

 


La question se pose cette fois très clairement : « Etes-vous prêts à entrer dans l’illégalité en septembre ? » D’où découle une autre question, je ne suis pas très optimiste, j’ai vu trop de soumission, d’inertie et d’aveuglement autour de moi pour croire à un sursaut même sous la pression d’évènements aussi dramatiques qui nous annoncent un avenir pourri de chez pourri : le totalitarisme, Messieurs, dames, rien de moins, avec des lois martiales et des lois d’exceptions qui vous privent de toutes vos pauvres prérogatives de personnes humaines ayant droit au respect et à la dignité. Déjà que l’application de la fameuse Charte des Droits de l’Homme ce fut pire que le fiasco, une suite de pieux souhaits faute de politiques cohérentes pour en mettre en œuvre le projet et ce droit apparu sui generis : le droit d’ingérence humanitaire qui signifie dans une de ses plus belles applications : pétrole contre nourriture, Yo, je ne vois plus trop bien ce que cela a à voir avec l’idée de départ, mais soit, je dois avoir mauvais esprit, chercher la petite bête dans ce magma de bonnes intentions assénées à certains peuples jusqu’à ce que mort s’en suive. 500 000 enfants morts de faim ! Ingérence humanitaire. Il est solide le bâillon qui nous est vissé par l’habitude que nous prenons de l’horreur au quotidien. Pour ceux qui en ont, je n’ai qu’un conseil à vous donner : balancez vos télévisions et informez-vous vraiment, il n’y a que vous pour pouvoir vous faire une idée par vous-même et décidez de ce que vous allez-faire.



Choisissez un problème qui vous interpelle, que vous connaissez un peu, voyez comme chacun en parle, quels points de vue sont proches des vôtres, en quoi telle personne diverge soudain sur un point important qui vous fait prendre les infos qu’elle donne avec des pincettes. Cela s’apprend, décoder l’information. C’est pourquoi pour ceux qui se demandent à qui se fier, je vous conseille de suivre un sujet que vous connaissez, vous verrez très vite qui est sérieux et cohérent et qui raconte n’importe quoi, avec toutes les variantes et nuances bien sûr.

 


Toutes ces belles paroles dont on nous a gavés pendant toutes ces années, celles que clamaient les médias, celle que relayaient de charitables associations, souvent des enfers pavés de bonnes intentions. Et tout ce qui est d’initiatives découragé. Vous avez vu ce que c’est, l’école. De mon temps déjà cela ne volait pas très haut pour ce qui est de la pédagogie générale, ni de la qualité de l’information fournie dans l’optique de former des citoyens responsables. J’ai arrêté dès que j’ai pu, dès l’âge de treize ans j’ai commencé à y aller de moins en moins souvent pour arrêter à quinze ans, ciao les mecs, c’est pas très intéressant votre truc. Si c’est pour apprendre des tonnes de conneries qu’il nous faudra désapprendre après, autant arrêter tout de suite.


Voilà, plus tard j’ai fait ce qu’on appelle ici un jury central, c’est comme le bac, et je l’ai fait en section de mathématiques, car cela ne prêtait à ce niveau-là pas à polémiques, j’avais 19 ans alors et je me rendais compte de l’importance de la connaissance, de la formation intellectuelle, de la culture. Cela m’énerve parfois les gens qui sont là à jouer les raisons sont trop verts parce qu’en fait, ils aimeraient bien, mais ils n’osent pas. Puis il y a ceux qui ont développé une culture hors normes et qui souvent ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont la de précieux et d’original positif.

 


Il n’y avait pas que des bêtises dans les idées qui ont fleuri dans les années 60, il y avait même beaucoup de bonnes idées qui avec un peu de bonne volonté et de recherche de cohérence aurait pu déboucher directement sur la construction d’un monde plus équitable, moins stressé et ce de façon durable, il y avait les énergies, l’intelligence et la bonne volonté. Qu’est-ce qui c’est passé, comme la politique adoptée n’était pas celle décidée par les suppôts du système, la censure a été progressivement introduite dans les écoles. C’est par là que la liberté d’expression à commencé à se casser la gueule, et elle a plongé au fond du gouffre quand on a cessé d’apprendre aux enfants à exprimer clairement leurs idées.


Et bien sûr seuls les enfants vivant dans un entourage épanouissant peuvent développer leurs potentiels. Et là aussi, des restrictions se sont petit à petit installées, de restrictions en restrictions,… avec un contrôle grandissant de psychologues qui s’autorisent des incursions dans la vie privée des familles ou des collectivités qui élèvent les enfants. Et insidieusement nous sommes entrés dans une politique du soupçon généralisé où chacun est présumé fraudeur, tricheur, mauvais parent, resquilleur, malhonnête et se livrant aux moins à de petites déviances aux lois. Un peu comme notre candidat terroriste, celui qui innocent c’est fait enlever tout à l’heure, ben ici aussi l’étau se resserre. Et ne l’oublions pas tout cela ce passe avec la complicité de nos gouvernements, avec celle du gouvernement de l’Union Européenne (qui gouverne l’Union en réalité, il y en aurait des choses à dire là-dessus après une enquête approfondie

 


Je vous parle là, non de fantasmes, mais de choses qui se passent, là, maintenant sur cette planète que nous aimerions habiter en bons voisins. Mais vous ne croyez pas que seuls des êtres d’une immense intelligence, d’une immense générosité et d’une culture humaine sont capables de surmonter la haine que d’autres auront pour l’occident qui leur a fait la guerre, les a exploités, les a torturés, affamés, Et bien pire. Et tout cela dans le but illégitime de nous emparer des richesses de leur pays afin d’assurer à quelques individus des trains de consommation complètement en démesure avec les besoins d’un humain. Je dois déplorer : notre attitude, après la colonisation un consentement tacite, implicite à la perpétuation d’une souffrance qui nous avait pour un temps assuré un confort que beaucoup d’entre nous perdent, et que bien d’autres risquent de perdre en septembre s’ils se voient obliger de faire acte de désobéissance civile…

 


Là aussi j’insiste parce que pour beaucoup d’entre nous, qui avons vécu jusque-là dans une totale légalité, c’est un seuil à franchir, quelques choses qu’il est bon de discuter collectivement comme cela se fait sur internet, afin de comprendre qu’il existe un courant de résistance et qu’il va falloir trouver des moyens de peser sur la balance comme courant de pensée et vision du monde au sens large : compossibilité.



Comment comptez-vous résister si vous vous retrouvez face à des « forces de l’ordre » agressives qui tentent de s’emparer de vous ou de vos enfants ? Vous imagine-vous dans quel délire nous risquons de nous retrouver s’il y a en septembre non seulement une vaccination obligatoire, mais en plus l’interdiction de la critiquer. Et ne comptez pas sur les médiats officiels pour vous tenir informés de ce qui se passe, Et si épidémie, il y a je vous laisse imaginer le cirque, Combien ils prévoient de personnes touchées, vous imaginez le grand bordel, avec des gens barricadés sur leur terrain, dans leur maison ,les provisions raflées dans les magasins vides car chacun aura fait des réserves…vous savez bien comment cela va les mouvements de masse de panique...


 

 

 


Contiuez à dire ce que nous pensons va donc devenir de plus en plus difficile et risque fort de s'apparenter à une action courageuse. Je n'ai pas vocation de matyre et me passerait bien de telle perpective, mais rêver n'empêche pas le réalisme. La censure de la libre parole, de l'expression sincère de ses opinions, accompagne la  mise en place de la dictature.

 


Je ne me tairai pas

Anne

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 15:47




Photo : yurtao

La crise est profonde et l’heure est grave. Je sais que nous sommes quelques uns à partager les mêmes préoccupations. Le processus d’instauration d’une dictature s’accélère de manière foudroyante.

Vous imaginez-vous en septembre devoir fuir devant les « forces de l’ordre », à devoir planquer vos gamins, les retirant de l’école pour qu’on ne leur injecte pas n’importe quel merde de force et contre votre gré. Et en plus à risquer qu’on vous le retire votre môme, alors que vous serez jugé et condamné. Pourquoi ? Parce qu’en personne informée, vous avez décidé qu’il y avait un doute plus que raisonnable quand à l’innocuité des substances injectées, et je ne parle même pas de leur efficacité.

 


Photo : yurtao

Je suis certaine que ceux qui ont conscience de ce qui se passe là, et une connaissance de l’histoire récente suffisante savent que les pouvoirs belliqueux sont capables du pire. Cela doit bien vous trotter quelque part dans la tête, les « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » Cela passe tout de même un seuil, ce qui ce passe-là. Je vous parlais hier de celui qui se fait soudain enlever et emprisonner et torturer, parce que peut-être il pourrait être un terroriste. A l’échelle de la durée de l’évolution humaine, le fameux « Tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens » n’est pas si loin dans le passé. C’est devenu « Torturez les tous, si un sait quelque chose, il finira bien par cracher, et les autres ? Dégâts collatéraux.

 


Oui, j’ai envie de vous faire peur aujourd’hui, peur de ce qui pourrait être, parce que quand le danger est réel, la peur peut-être une bonne conseillère à condition de ne pas s’y abandonner. Juste un petit coup d’adrénaline pour se préparer à réagir face au danger. Regardez ce qui se passe déjà, là présentement. L’Irak, un des berceaux de toutes les civilisations qui ont suivi détruit, en pleine régression, ses habitants vivants le règne du terrorisme en permanence, la terreur leur coule dans les veines. Cela se passe sur notre planète, c’est le sort quotidien de personnes dont certaines pourraient être de nos amis, de nos sympathies si nous les avions rencontrées. Vous aimeriez vivre une civilisation planétaire pacifique de bon voisinage ?


Alors abolissez les distances quand il s’agit de souffrances qui sont infligées aux habitants de cette planète, car ce sont nos âmes, nos sensibilités que l’on nous assassine là, rendant la réalité tellement insoutenable qu’il faut des drogues antidépressives et autres à une quantité inquiétante de la population pour qu’elle « tienne le coup » et continue et se perpétue de jour en jour une souffrance qui n’est plus ressentie car les récepteurs sensés la véhiculer ont été biochimiquement modifiés. C’est normal. Si, si je vous assure, c’est une norme du système. Si tu craques, on te colle sous camisole biochimique. Et on s’étonne que tout aille à vau l’eau, dans un monde de gens anesthésiés par les substances ad hoc. Vous voulez que je vous dise : plus rien ne nous étonne et c’est très grave.

 


Peut-être cela l’illusion, celle de la démesure de toujours vouloir constituer des mégacivilisations qui englobent, colonisent et détruisent toute culture locale sur leur passage.  Pourtant nous avons là en main quelques atouts nouveaux et inédits. J’insiste sur ces relations que j’ai entretenues toutes ma vie avec des personnes venues de partout et combien il m’apparait qu’il y a quelque chose que certaines personnes ont en commun, un forme spéciale et exacerbée de sensibilité qui fait que nous nous sentons proches, une affinité qui transcende les origines ethniques et sociales, une histoire d’attraction entre particules libres.

 


Le monde est un bain d’ondes, nous humains fait de matière, nous sommes donc à la fois ondes et particules. ¨Je me suis souvent demandé pourquoi la recherche officielle ne tirait pas conclusion de cette réalité pour  développer les recherches qui en découlerait logiquement.

Je crois que j’ai enfin trouvé des réponses, et elles sont choquantes. Des recherches auraient bien eu lieu, mais occultes et dans une optique de manipulation des consciences et de développement des armes fondée sur l’usage de l’électromagnétisme, sur l’aspect ondulatoire de la matière, le projet HAARP, mais pas que lui. C’est vraiment très grave ce qui ce passe et sur tous les plans.

 


Je pense par exemple que le fait qu’aucun scientifique occidental ne semble capable d’appréhender la crise dans sa globalité, car chacun ayant une vision limitée, un champ, un domaine, restreint aucun n’est capable d’avoir une vision synthétique associant les multiples aspects. Je pense que cet état de choses est le résultat d’une volonté. Que le travail de fourmis que nous devons faire parfois pour « suivre » une information sous ses différentes manifestations, enrobages et connotations ressemble à un jeu d’enquête.


C’est comme cela que j’ai commencé mes recherches, en investiguant un thème et en retenant peu à peu les sites qui semblaient donner une information cohérente et fiable, ceux qui apportaient des éléments originaux, mais parfois loufoques aussi, ceux qui en laisse à lire entre les lignes : les « initiés » comprendront. Je le pense : il faut réinventer l’enseignement totalement et pour cela, il faut commencer par revisiter le corpus des connaissances, cela se fait heureusement à petites échelles ici et là, il existe déjà des Gardiens de la Mémoire qui œuvrent discrètement, modestement mais accomplissent un précieux travail de conservation. Une éducation qui permet de développer les talents et les potentiels de chacun avec ces différences et ses singularités. Il faudra que chacun puisse donner le meilleur de soi-même pour réparer les dégâts.


Le délire du nucléaire sous toutes ses formes. C’est la pire invention du 20ème siècle, à l’échelle de l’espèce et à l’échelle planétaire, car c’est celle qui produit les dégâts les plus irréversibles sans que puissent s’établir une limite claire à la propagation géographique de la contamination. Dans quatre milliards et demi d’années l’uranium appauvri abondement déversé dans certaines régions sera seulement à moitié moins actif que maintenant. Encore une fois, faites un effort d’imagination, la soupe mutagène, cela vous dit quelque chose. Cela se passe maintenant, sur cette planète que nous voudrions habiter autrement, harmonieusement. C’est notre patrimoine commun que l’on détruit là.


Allons-nous vivre serré comme des sardines en boite, réfugiés dans les seuls lieux habitables de la planète. J’essaye de ne pas oublier que lisant le »Meilleur des Mondes » ou « 1984 », dans les années 70, je voyais cela comme des élucubrations d’imaginations fertiles qui n’avaient absolument rien à voir avec notre réalité passée, présente ou à venir. Mais nous ne vivions pas encore à l’époque sous le règne de l’empire US. Nous vivions une autre culture, multiséculaire et tout était imbibé de cet idéal d’une vieille utopie, celle d’un monde harmonieux. Cela aussi nous a été confisqué insidieusement. C’est sérieux, il y a des promoteurs qui veulent installer Disneyland à Bagdad.


Après qu’aucune protection n’ait été accordée aux musées qui recelaient les trésors de notre mémoire collective. Il y a du boulot, un monde à construire cela demande pas seulement de l’huile de bras, il faut du talent et de l’intelligence. De ce côté-là, je ne m’en fais pas, s’il y a bien une chose pour laquelle je garde conscience, ce sont tous les talents qui aujourd’hui restent inutilisés, détruisant ceux qui sont ainsi privé des moyens d’exprimer leurs qualités. Faibles dites-vous ? Et alors, c’est un crime. Vous êtes-vous aussi implicitement adepte de la loi du plus fort. Oui, certains sont plus faibles que d’autres ou plus sensibles ou plus fondamentalement originaux. Et alors…n’oublions pas que peut-être dans un monde plus doux l’expression de leur talent nous aurait enchantés. Un bon guitariste, c’est appréciable dans un monde sans sono… je ne vais pas vous faire la liste des talents qui se perdent, mais imaginez le un moment ce monde là, avec de la joie, de la fête et où travailler est un plaisir.


C’est cet idéal d’une société de loisir qui est débile. Sur qu’après que Monsieur Ford soit passé par là, c’est devenu une sacré merde le boulot, en général. L’école c’est chiant, le boulot c’est la merde. Vous vous rendez compte que c’est le meilleur de vos vies que l’on vous vole là et que nous avons tous des curiosités naturelles qui devraient faire de l’apprentissage une joie et du travail un plaisir. Allez-vous quittez ce blog après avoir lu ces lignes, parce que rêver fait peur, avec ce qui nous attend. Seul le rêve peut nous sortir de là les amis. Le rêve tel que le conçoivent de nombreuses tribus des natifs de ce grand continent qu’aujourd’hui nous appelons Amérique, une entité fort récente.


Photo yurtao

Et je ne parle pas des Etats-Unis, la conquête de l’Ouest : 19ème siècle, ce n’est pas bien vieux tout cela. Ils veulent aller beaucoup trop vite ces gens, sans arrêts brûlant les étapes, comme une machine emballée qui écrase tout sur son passage. Du calme les petits gars, faudrait voir à ralentir le rythme en douceur, parce que leur machine elle fonce droit dans le mur.

 


Si nous allions au bout de nos logiques, nous serions dès aujourd’hui à construire des refuges pour éclopés du système. Eclopés, je ne veux pas dire inactifs, inutile, je veux dire apprendre à évaluer des ressources de telle manière que chacun puisse faire à sa mesure. Je n’ai encore rencontré personne qui ne sache rien faire du tout qui puisse être bienvenu dans une activité collective. Affinités, complémentarité et aussi ouverture d’un espace nomade qui permette circulation, rencontres, échanges.










Et question subsidiaire que je livre à votre imagination. Admettant que nous vivions sur un territoire où notamment la vaccination forcée est devenue loi (et nous avons chacun notre petite idée quand au reste du programme) que ferons-nous ? Allons nous fuir et trouver refuge ailleurs (et ou cela), fidèles pour beaucoup d’entre nous à notre volonté de rester pacifiques.  Allons-nous développer des stratégies de désobéissance passive comme le font déjà par exemple, les désobéissants ?


Photo yurtao

Allons-nous devenir clowns pour faire rire et gagner à notre cause les moins humanoïdes des robocobs ? Hé, on peut rêver. Parce que plus notre rêve sera beau, plus il aura de chance d’exister, car s’il est vraiment très, très beau notre rêve peut-être que bien des autres auront envie de le partager, ce qui rendra les choses beaucoup plus faciles. Cela vaut la peine d’essayer. Mais concrètement là, je crois qu’il faut se préparer à ce qui vient et à garantir la persistance de la démocratie.

 


Anne


Ps ; je vous renvoie à l'article sur le blog de Bridge 

 

 

comment loger une puce dans votre cerveau - bridge over troubled water

 

Et aux très intéressants commentaires de Léa (hé, ils vont dans le même sens que ce que je vous raconte là)

Partager cet article
Repost0
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 08:37



Créer des noyaux de conscience collective pour lutter contre les inconscients collectifs manipulés par les fabricants de haine.  Faire résonner la magie et les miracles de l’amour, de la compassion, de la détermination d’une implacable résistance contre la volonté de nous soumettre à une dictature assassine de la sensibilité et de son pouvoir créatif. Je n’ai pas envie d’entrer dans de grands discours à ce sujet, cela se rapporte à ce dont parle Ferlin avec sa leçon de billard et rien de plus ne peut-être dit à ce sujet. De telles expériences pour ceux qui les ont vécues, il suffit de peu de mots pour les reconnaître. Pour les autres, on pourrait épuiser tout le vocabulaire de la planète dans une infinité de combinaisons ; il n’y comprendraient rien faute d’avoir éprouvé…Et nous entrons là dans le domaine de l’indicible, un vaste de domaine, que gavés de mots que nous sommes nous avons tendance à oublier.

 

Je reprends  mon petit exercice d’imagination, se mettre à la place de ceux qui ont été traité comme les pires des terroristes, juste au cas où…peut-être ils en seraient. Imaginez des êtres passant le plus clair de leurs vies dans ce domaine de l’indicible, un vieux berger afghan…qui toute sa vie a parcouru ces (ses) montagnes menant son troupeau, il est lui aussi la montagne…encore un petit travail d’imagination que je vous demande de faire, évacuer pour un moment cette notion de propriété privé de vos esprits…


La vie d’un vieux berger afghan… c’est de ce travail-là dont je vous parlais,  Celui que nous devons tous mener à bien si nous voulons constituer le peuple des humains…

Sartre a fait et raconter quelques bêtises. Pendant longtemps je me suis tenue, grâce à ce bon sens typiquement féminin, loin de la dérive existentialiste. Que faisait Sartre en association avec Russell dans ce fameux tribunal…Sartre était un grand naïf acceptant de bon cœur de croire que ce qu’on voulait bien lui faire voir,, était ce qu’il y avait à voir. Le type même de l’intellectuel trompé de bonne foi. Je me sens mal placée pour lui jeter la pierre, abusée que j’ai été comme tant d’entre nous par les promesses illusoire d’un système qui installait sous nos yeux les pires processus de dérive totalitaire. Vous l’avez vu venir, vous ?


Si je vous parle de Sartre, c’est que lui mieux que quiconque m’a fait comprendre ce que pouvait être l’état de guerre. Si trois de ses œuvres évoquent cela : ‘Les carnets de la drôle de guerre », « L’être et le néant » et « Les chemins de la liberté », c’est en lisant ce dernier, que j’ai vraiment ressenti ce que pouvait être cet état de guerre. Quand le bosquet familier, là au fond du jardin, devenait soudain menaçant, angoissant, chargé de notre soupçon : est-ce le lieu où planquerait l’ennemi prêt à surgir pour vous massacrer vous et votre famille, quand tout objet, jusqu’à la plus banale louche est alors investi de cette vibration omniprésente : l’état de guerre.


Ce sont de tels moments de la littérature qui me poussent à continuer à écrire, l’expérience de la mémoire qui se transmet grâce à la parole d’un témoin.

Un autre passage de Sartre qui m’a marquée et parle de ceci, de l’indicible, c’est dans son roman autobiographique : « Les mots », il s’apprête à nous conter un souvenir. Il décrit la transformation que connaîtra dans sa mémoire ce souvenir après qu’il l’ait exprimé par des mots, la perte de qualités, de saveurs, de textures, d’échos…


Et donc notre berger, et comme il l’a fait des mille et des mille d’autres fois, il arpente, le solde cette montagne dont il fait parie, et lui et son troupeau qui sont de ces lieux…soudain surgissent les robocobs, avec leurs armes, leur violence, la terreur…

Et le vieux berger est emmené et enfermé avec les autres hommes du village dans une des maisons.  Et le voici forcé de se déshabiller, et un doigt lui fouille l’anus devant les autres hommes du village, nus subissant le même outrage…

Et quelques années plus, tard, et combien d’outrages, d’humiliations, de douleurs et de pertes plus tard, le vieil homme assiste aux noces de sa petite fille et voit s’arrondir le ventre qui porte le fruit de l’avenir…et peut-être un jour le pays renaîtra de ses cendres, et peut-être de nouvelles générations rendront vie à la terre, le vieil homme rêve et regarde le ventre qui grossit, s’alourdit, s’arrondit comme l’espoir…

Horreur et abomination que le fruit de ses entrailles… Avez-vous vu quelques photos de ses monstres, mutants de l’uranium appauvri ? Je ne vous en mettrai pas de photos. Je ne veux pas banaliser de telles horreurs…Un peu ce que je vous disais des iraquiens torturés…Il y a des choses qu’il faut aller voir en toute conscience. Je l’ai fait, et je n’oublierai ni le choc, ni la colère contre ceux qui ont fait ça !!! Il faut éviter de banaliser certaines images. Il y a des sujets qu’il faut approcher avec recueillement, en toute conscience de l’horreur qui nous est présenter et des complices que fait de nous notre passivité. Gardons intacte notre faculté d’indignation face à l’intolérable.


Si c’est la sensibilité que l’on assassine, c’est l’avenir de la planète que l’on ampute de ses possibles heureux. Dans le silence, la passivité, une acceptation implicite. Il est temps de créer de petits noyaux de résistance composés des quelques uns conscients du danger. Il est temps d’unir nos forces, nos connaissances, nos savoir faire dans une pratique commune. Et n’oublions pas : si puissante puisse nous paraître la machine de guerre, elle nécessite que le jeu soit joué selon les règles qu’elle édicte, elle est à la merci d’un grain de sable des désert qu’elle traverse. Il nous faudra la paralyser. Puissions-nous y parvenir par les moyens de la paix. Notre avenir en dépend.

Anne

 


 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 06:49


J’ai commencé à relire ce matin, ce texte écrit hier, il se transforme. Ce matin il fait froid, mais froid. Déjà cette nuit, il m’a fallu ajouter des couvertures et je viens d’allumer un petit feu dans le tipi, en juin ! On se croirait plutôt fin mars. Cette histoire de réchauffement climatique aussi semble plutôt tordue. Je vous assure que c’est un air glacial et humide qui entre ce matin pas la moindre fente du tipi. Peu importe.

 


 Je crois que serait venu le moment des grandes synthèses, d’arrêter de seulement courir de l’avant toujours un peu à la traîne de l’actualité, toujours un peu à la traîne de ce que nous prétendons fuir. Quelques réunions polycéphales pour mettre en commun nos connaissances, reprendre en quelques pages synthétiques les milliers de pages pondues au sujet de la grippe menaçantes…ce genre de choses.


Mais qui a vraiment envie de se livrer à ce travail ingrat de dépouillement, de dégraissage, de décodage jusqu’à parvenir au moment où cohérence et consistance convergent, qu’enfin nous ayons quelque chose, un raisonnement qui tient la route. Nous devons, tant pour les causes que pour les effets apprendre à raisonner en termes de probabilités. C’est pourquoi je vous disais que conspiration séculaire ou pas, ce n’est pas le plus important, qu’il nous faut à présent aller droit à l’essentiel.


Nous avons assisté à la faillite de l’enseignement scolaire de la maternelle aux universités, aux grandes écoles. Je sais que bien peu d’entre vous ont compris l’importance de ce texte de Russell, le premier que j’ai publié et qui écrit un programme de destruction de l’intelligence des générations à venir dont nous sommes. Si ce texte me parle, c’est ce qu’il décrit anticipativement ce que j’ai pu observer directement dans la pratique, un changement radical dans l’approche pédagogique.


Un anéantissement de toute pédagogie cohérente en quelque encouragement que ce soit de tout talent original qui se pointe. L’école comme une grande fabrique de citoyens lambda, l’université quant à elle fabrique des spécialistes au champ de vision extrêmement limité, des biochimistes qui ne connaissent du champ de la vie que ce qu’ils peuvent en observer dans leur microscope. Et cela je pense, c’est voulu, prémédité. Il n’y a que quelques folles dans mon genre pour faire de leur vie un combat pour échapper au carcan de la réduction…envers et contre tout et tous…parfois, quand plus personne ne vous écoute autour de vous, quand plus personne ne vous entend, quand tous se gaussent…heureusement cela n’a jamais été totalement comme cela.


Il y a toujours ce miracle, cette magie de la rencontre fortuite. Un regard, un sourire, un bonjour…aller vers…et la rencontre de particules libres qui se sont reconnues. Pourtant ces dernières années, la bêtise, la méchanceté, la mesquinerie ont bien failli avoir ma peau, cette fois et j’ai irrémédiablement laissé quelques plumes dans l’aventure. Trop, c’est trop. Vivre en permanence dans un climat de mépris, de mensonges et de trahison, avec tous les petits rapports de force minables entre « copains », je n’avais jamais connu cela.


Pas avec ce degré d’isolement…j’ai toujours trouvé un entourage d’amis de confiance, fidèles et fiables. Pas cette fois. Mais cette fois, tous les moineaux de la ville avaient disparus remplacés par des corneilles et des corbeaux dont les sinistres bandes avaient colonisé les parcs et les jardins. Le mouvement semble se renverser, les moineaux reparaissent timidement, j’ai pu à nouveau entendre leur champ annoncer l’aube nouvelle, corbeaux et corneilles se font moins nombreux. A suivre…

 

Une des différences c’est celle qui existe entre personne actives et inactives. Je ne prends pas ici ces termes dans l’occurrence donnée par le système. Bientôt l’alcootest pour certains fonctionnaires…il faut les voir le matin, dans les bistrots autour de la gare centrale qui s’envoient bière sur bière avant d’aller « travailler ».  Activer les chômeurs…nous avons aujourd’hui actiris pour cela. Une vaste blague, une grande machine à exclure, à rendre le chômage inconfortable, stressant, angoissant.


Avec des plans d’activation et des petits jeunes engagés pour contrôler individuellement les démarches de chacun dans ces recherches d’emploi. Un grand repêchage des quelques réductibles qui seraient passés à travers les mailles. Ridicule, risible…et tellement tristounet quant on sait que tout est fait pour décourager la création de petites entreprises, de collectifs de solidarité qui ne soient conformes aux normes du système, qui n’adoptent les formes économiques imposées qui laissent en friche un immense champ de créativité et de talents.


Stupides quand on sait qu’il a fallu des cabinets entiers d’ingénieurs architectes pour nous refaire la place Flagey et son bassin d’orage et que c’est l’échec sur toute la ligne  Huit ans de travaux et les inondations se sont déplacées, les 6 nivaux de parking construits sous la place resteront inutilisés : ils sont inondés par grosse pluie et n’ont pas trouvé assureurs.  Quand à la surface : bonjour la convivialité, les amis.


Et cette pierre bleue de chine qui la couvre  elle était toute incrustée de taches diverses avant même l’ouverture officielle de la place il avait fallu passer les ponceuses pour que les lieux soient un brin présentable. Je pourrais disserter des heures au sujet de cette place, elle n’est jamais qu’un exemple parmi beaucoup d’autre de gaspillage éhonté du denier public pour des résultats totalement insatisfaisants. Sauf pour ceux qui se sont vu attribuer les marchés en se foutant éperdument de la gueule du public. Est-ce cela le 21ème siècle ?


Mais revenons à nos chômeurs, à nos inactifs perdus dans la société du soupçon, Qu’est-ce donc qu’être inactif ? Pour la société du Profit, ce terme à pris pour définition : « Sont inactifs ceux qui ne participent pas à la genèse du profit. Soit qu’ils participent par leur travail et leur consommation au maintien des structures du système, soit qu’ils soient directement productifs. »


Ainsi une maman de 5 enfants qui passe ses journées à effectuer des travaux domestiques, mais aussi pédagogiques, éducatif, une maman qui donnent à ses enfants la présence affectueuse attentionnée, qui donnent à leurs inlassables questionnement des chemins de réponses, contribuant à en faire des êtres affectivement équilibrés, éveillés, ouverts, etc…cette maman est du point de vue du système une personne inactive. Le système n’a que faire des enfants équilibrés, sains, éveillés et ouverts, le système a besoin de petits moutons que leurs carences affectives, psychologiques et éducatives rend manipulables, le système à besoin de d’enfants qui dorment, abrutis et se laissent gaver de sottises sans poser de questions. Tous des futurs citoyens lambda.


Le système a besoin de spécialistes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez pointu d’apprentis sorciers sans bagage, imbu d’eux-mêmes, on leur a assez enfoncé dans le crâne qu’ils étaient l’élite des Nations, la Crème des Crèmes, ceux qui avaient été choisis pour être directement aux service des maîtres, grâce a leur QI exceptionnel. Rappelons tout de même que celui d’Einstein de QI sombrait plutôt du côté de l’idiotie, mais bon, cela reste anecdotique. Ce qui l’est moins c’est l’étude que fait Stephen Jay-Gould dans un de ses bouquins de la nature de tels tests et il est certain que leur contenu n’est pas « innocent », qu’il est culturellement orienté et repose sur les fondement du modèle officiel occidental à l’exclusion de tout autre….et je suis sortie pour manger quelques fraises des bois en guise de pause.

 

Mais comme pour notre pandémie de grippe en latence, le seul traitement de cette grande dépression psychologique généralisée qui atteint ceux qui acceptent la réduction qui leur permettra de s’intégrer au système, il n’y a qu’une solution saine possible : changement radical de civilisation. Quand un médecin reçoit un patient au bord du gouffre peut-il lui dire « Mon bon Monsieur, ou Ma bonne Dame, il vous faudrait un changement radical de mode de vie. Du soleil, de la lumière, du grand air, une nourriture saine et de l’activité physique…non, il ne peut pas dire cela. Alors que fait-il ? Il prescrit les petites pilules de l’anesthésie et de l’oubli qui permettent de « tenir le coup » et de continuer à se faire pressuriser par les Profiteurs. Travailleurs-esclaves, réveillez-vous ? Mais non, ils dorment sous l’emprise des substances…et la télévision pour finir de s’abrutir !

J’ai jeté un coup d’œil sur les pousses que j’ai repiquées il y a quelques jours et j’ai eu le plaisir de voir qu’elles se portent magnifiquement bien. J’avais un peu tardé pour procéder à ce repiquage, et j’étais inquiète du résultat, mais je n’ai pas trop perdu la main.

Je me sentais devenir un fantôme de la ville. Savez-vous ce que sont les fantômes de la ville ? Les avez-vous vu avancer en peloton serré d’une démarche mécanique de robots, la mallette à bout de bras, la matin au sortir des trains qui amènent son contingent d’esclaves au boulot.

Etrange comme nos perceptions nous apprennent des choses que les journaux ne nous disent pas. Je vous ai déjà dit que sauf à de rares moments chauds, je refusais de me laisser bourrer le crâne à coup d’actualité.  Encore, parcourir les journaux nous laisse le choix de nous arrêter ou non à tel ou tel sujet qui nous interpelle particulièrement. Mais les soi-disant informations télévisées sont de la pure intoxication et ce depuis un bon moment.


Si j’ai un conseil à vous donner : « Balancez vos télévisions ! » En cas d’urgence, une radio sera bien suffisante, pour le reste la télé ne fait que vous détourner de la vraie vie. Je vais vous raconter une petite anecdote édifiante, une de ces manifestations de ce que j’appelle l’effet-télé.

Il y a quelques années, alors que l’invasion de l’Irak battait son plein, je me suis rendue deux fois à quelques mois d’intervalle dans une des épiceries-bar du village afin d’y faire quelques provision de riz complet, levure de bière, sauce soja et autres ingrédients de base…

Comme d’habitude, télé allumée presque en permanence dans ce bar dont le patron attend parfois le client les yeux fixés sur l’écran. Quelques indigènes devisaient vidant des bières. Hasard ? Les deux fois c’était des images parfaitement similaires que diffusait la télévision, celles qui dévoilaient les mauvais traitements, les tortures pratiqués par les robocobs étasuniens à l’encontre des prisonniers irakiens.


On y voyait des hommes nus tenus en laisse par des militaires « joviaux » et autres horreurs. Mes voisins regardaient ce spectacle du coin de l ‘œil, bière à la main, sans paraître le moins du monde affecté par le spectacle ! Ils y étaient habitués !!! Personnellement, ces images m’ont choquées et je suis rentrée chez moi avec de nouvelles interrogations sur la nature humaine. Il m’a fallu des jours, des semaines pour m’en remettre. Je ne m’en sui jamais vraiment remise !


Nous ne savons toujours que partiellement ce qu’il en a été des maux infligé là à des êtres humains. J’ai lu depuis quelques récits de personnes qui ont subi les enlèvements et déplacements de camps en camps, qui ont été livrés aux mains des bourreaux à la solde des USA pour se voir finalement relâchés sans inculpation car ils n’étaient en rien des terroristes.

Car il faut garder en tête deux aspects fondamentaux de l’histoire de la lutte contre le terrorisme telle qu’elle est menée actuellement, et croyez-moi (ou non), cela continue, l’administration Obama amène un nouveau discours pour perpétuer les mêmes horreurs et bien pire.


Des dizaines de milliers de gens de par le monde, parfois des femmes et des enfants sont ainsi enlevés et mis au secret dans des camps sur le seul et souvent vague soupçon de terrorisme, ou sur base de dénonciations qui n’ont nul besoin de fondements. Cela ne vous rappelle rien. Je trouve que tout cela à de putrides relents d’inquisition et de chasse aux sorcières.  Non ?

D’une part nous savons que les aveux arrachés à force de douleur et de menace n’ont que peu de valeur probante. D’autre part, si vous aviez traversé ce genre d’épreuve, comme cela, « pour rien », sur base d’un simple soupçon et que vous retrouviez relâché et disculpé,  après avoir été torturé, humilié, que l’on vous avait ôté pour un temps jusqu’à la plus petite trace de dignité humaine en vous, comme cela, injustement…du droit du plus fort, vous savez, la vieille histoire, la fable du loup et de l’agneau… : « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère, du moins quelqu’un des tiens… ». On en est toujours là ou bien c’est moi qui hallucine et fait preuve de mauvais esprit…









Donc si vous retrouviez  dans une telle situation…attention, doucement, prenez le temps de passer les étapes.

Vous êtes là, tranquille. Vous marchez dans la rue, vous rentrez chez vous. Vous allez retrouver votre famille pour passer ensemble une agréable soirée…c’est le printemps et vous parviennent des fragrances de fleurs épanouies. Soudain derrière vous, un bruit de moteur. Vous n’y prêtez pas trop attention, pris que vous êtes dans vos rêveries…

Soudain…tout s’accélère, la camionnette stoppe à votre hauteur, des hommes masqués en surgissent, s’emparent de vous, vous entraîne dans la camionnette…et c’est le début d’une traversée de l’enfer.

Je vous renvoie aux rares récits des rares qui en sont revenus…

Vous avez pris le temps de vous mettre dans la peau pour un moment de ceux et celles qui ont vécu cela.


Vous avez fait quelques recherches, découverts qu’il existait des dizaines de camps secrets, que parfois le travail était confié aux bourreaux de pays alliés. Que certains pays donnaient leur aval à l’installation de tels camps sur leur territoire, que pour installer sur des îles d’autres camps, il avait fallu les confisquer à leurs populations qui se voyaient larguées au large dépossédées de leurs biens. Peu sans doute, mais les seuls qu’ils avaient, une cabane et quelques bêtes, elles n’en demandaient pas beaucoup plus.


Je vous le répète, il y a quelques trucs comme cela sur lesquels j’ai envie d’insister, car l’intoxication qui les concerne est bien implantée dans les évidences trompeuses…non, toutes les populations du monde ne sont pas fascinées par le modèle occidental nous enviant notre mode de vie, prêtes à vendre l’entièreté de leur passé, de leurs souvenirs, de leurs traditions, prête à brader leurs quelques maigres biens pour accéder au mythe. Loin de là.

 

Donc vous êtes là, dehors, hors des murs matériels des prisons, hors des barbelés des camps, loin de l’œil des miradors. Etes-vous libres pour autant ? Ressemblez-vous encore à celui qui marchait dans la brise du printemps, avant que ne surgisse la camionnette de la fatalité, innocent…


La fatalité, voilà les grands mots sont lâchés : qu’est-ce donc que la fatalité. Quel enchaînement serait donc notre destin et celui de l’humanité que de nous voir toujours ainsi divisé entre bourreaux, victimes…et ceux qui tacitement consentent.

Si nous voulons qu’advienne le peuple des humains, nous avons du travail pour clarifier nos consciences, pour construire des consciences collectives, des noosphères, sphère de l’esprit conscient de lui-même.

Anne

Partager cet article
Repost0
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 05:51

Cette journée promet d’être une belle journée. J’ai ouvert les yeux à l’aube, les ait refermés aussi sec et voici que le soleil est déjà haut dans le ciel. Je redécouvre ici ce que dormir veut dire.  Non pas qu’il n’y ait ici que silence : des trains de marchandises, des bolides d’acier et de métal, dévoreurs furieux du rail foncent à travers la nuit dans des fracas d’enfer. De grosses bêtes mécaniques enfantées par l’ère industrielle. Si elles surgissent alors que je suis réveillée, il m’arrive de sursauter quand fait irruption le terrible vacarme. Mais si je dors je ne frémis même pas. Mon sommeil à la quiétude de celui de l’enfance, confiant.


J’aime écarter les portes de toiles, ouverture du regard vers le ciel, quelques pas dans l’herbe, un lapin déboule et s’enfuit vers les bois, une oasis sans clôture, espace commun, pas de barrières pour détourner le cours de notre chemin. Ce n’est pas comme cela au-delà. Ici, seule la petite oasis est libre de telles marques de propriété, quelques dizaines de mètres plus loin et partout le territoire est enserré, grillages ou barbelés. Mais vu d’ici hors monde, hors temps il peut sembler que toutes ces histoires de maîtres du monde et consorts n’est qu’une vilaine blague qui nous noircit l’esprit par tout ce que cela évoque de mauvaiseté.


Dans certaines régions de Belgique, les barrières ont poussé de toutes parts, enserrant des territoires, des prés, des bois où autrefois les gamins courraient librement y découvrant la vie. Peu importe, depuis l’affaire Dutroux, les mômes ne courent plus en toute liberté dans les villages et les bois. Plus de ces envols de moineaux, à la sortie des écoles. Et hop, je te balance le cartable, je te choppe le goûter et ciao Maman, à plus tard…







Aujourd’hui les mômes on les enferme à l’abri des psychopathes pédophiles, des mercenaires de la prostitution enfantine enleveur de chaire fraîche et monnayable car les parents ont peur, à raison ou à tort. Il y a des sots pour prétendre que rien n’a changé, que cela a toujours existé. Peut-être, mais pas dans les mêmes proportions. Pas avec les mêmes facilités de diffusion. Il est plus simple et discret de se procurer des photos des films des horreurs sexuelles faites aux enfants (et à des adultes) par Internet que de devoir aller les acheter dans la rue sous le manteau au risque de se faire surprendre. Le tourisme sexuel organisé massivement, cela n’existait pas auparavant. 

Qu’il s’agisse des pervers sexuel et de certains « raffinements » de leur déviation, qu’ils s’agissent de psychopathes tueurs, violeurs, mutilateurs en série, qu’il s’agisse de gamins qui pètent les plombs et se mettent à tirer avec le flingue de papa sur leurs copains d’école, etc…toutes ces sortes d’explosions du ciboulot qui font nombre… »il se passe quelque chose », un grand vent de délire qui souffle sur le monde, de la mauvaise folie, de la folie de destruction…


Pourquoi ces phénomènes ? Quelle société déviante donne naissance à de tels monstres ? Quel est le rôle des médicaments perturbateurs de la conscience dans ces explosions de violence incontrôlée ? Des antidépresseurs qui peuvent donner des pulsions suicidaires, et certains passent à l’acte…C’est quoi cela ? Des sociétés pharmaceutiques criminelles qui déversent sur le monde leurs toxiques insuffisamment testés et dont les conséquences à long terme sont incalculables, imprévisible. Que vont devenir ces millions de gamins gavés de rilatine depuis leur plus jeune âge.  Qu’est-ce que cette menace de vaccination obligatoire dans de tel condition de doute légitime quand à l’innocuité des produits qui seraient imposés à la population.


Tous ceux qui ont fait des recherches concernant les sujets ci-dessus le savent : il est très difficile d’obtenir des informations fiables, sur ces sujets cruciaux pour notre compréhension du monde. Je n’ai pas même évoqué les pistes concernant de soi-disant réseaux satanistes, et qui se nourrissent de rumeurs, avec des enquêtes qui toujours avortent, non sans que soient évoqués les noms de quelques notables qui seraient impliqués dans telle ou telle sale histoire.  Information ? Intoxication ?


Je crois que la stratégie la plus couramment utilisée pour disqualifier les enquêtes en court est celle de la grosse intoxe, jetée comme un pavé dans la marre. Invalidée, elle jettera le discrédit sur l’ensemble de l’enquête, noyant l’information et la recherche de vérité dans ses éclaboussures toxiques. Des moyens de pression efficaces, venus de très haut pour étouffer les affaires les plus chaudes. Le procès suivra son cours où sont impliquées des familles prolétaires qui s’unissent pour des pratiques de pédophilies collectives, mais personnes ne remontera les pistes des hommes en costumes, masqués que dénoncent aussi les enfants. Telle journaliste qui avait présenté un reportage mettant en cause l’existence des réseaux mettant en avant la parole d’enfants victimes se verra limogée et son reportage enfouit dans les archives. Il aurait disparu s’il n’avait été diffusé sur Internet. La journaliste elle est entrée dans le mutisme absolu concernant cette affaire.

Combien de femmes réfugiées en Suisse ou ailleurs, après avoir été condamnée pour non présentation d’enfant à un père violent ou abuseur, que pour d’étranges raisons parfois la justice disculpe, et cela malgré l’avis contraire de pédopsychiatre compétents. Cela relève des « faisceau d’indices convergents » : une multiplication d’affaires indépendantes, arrivées à des enfants, à des mamans qui ne se connaissent pas et chaque fois les récits se rejoignent, des schémas identiques se retrouvent ou quelque détail que seul un témoin ou une victime pourrait connaître.

 

 

Alors nous traînons des questions sans réponses fondées sur des doutes légitimes. Trafics d’enfants, trafics de femmes, trafics de main d’œuvre, trafics d’organes, trafics de drogues qui détruisent leurs consommateurs… notables compromis dans de sales affaires de réseaux pédophiles qui les rendent malléables. Nous avons beau nous tenir à l’écart de tous cela pour ne pas nous polluer la conscience, nous réfugier dans de petits univers clos dont nous barricadons soigneusement les portes à l’information circulante, toujours la rumeur persistante s’insinue et nous pénètre le ciboulot et nous titille la conscience.


Cela ne nous concerne-t-il vraiment pas, n’avons-nous par notre passivité, cette forme tacite de consentement, aucune responsabilité dans ce devenir toujours pire du monde ? Tout a été fait pour créer en vous ce sentiments d’impuissance, d’irresponsabilité, pour insérer dans votre programme l’idée qu’il faut laisser les spécialistes prendre des décisions dont eux seuls sont à même de comprendre les données. Ce n’est pas vrai !

Nous sommes les témoins bouleversés de l’agonie de la civilisation occidentale qui dans ses soubresauts désespérés entraîne le reste du monde vers la mort et la destruction et nous en sommes-là parce que les spécialistes décideurs ne sont pas compétents pour faire des choix qualitatifs en termes de valeurs fondatrices.


Anne


 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 00:48




Je prends connaissance de blog en blog des dernière nouvelles, celle qui sont tombées là pendant que je me laissais aller un moment dans l’air du temps…le vrai, pas celui qu’on nous fabrique à coup d’actualité qui sont autant d’intoxications qui nous détournent de l’essentiel.

J’ai l’impression d’halluciner, d’un mauvais rêve, un terrible cauchemar : le monde ne peut être devenu cela…des processus initiés il y a des décennies subissent des accélérations vertigineuses, et nous semblons comme fascinés, incapables de réagir.

 


Mais combien sommes-nous à avoir conscience de ce qu’il se passe quelque chose de terriblement grave – état d’urgence – planète en danger – rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps nous rêvions d’un autre monde. Il est plus que temps que les générations qui ont grandi avec cet espoir d’un monde de paix, d’équité, de respect, de solidarité retrouve la mémoire de ce futur qui nous fût confisqué pour de mauvaises raisons.

 


Nous avions là un monde en chantier, nous y croyions à ce futur de bâtisseurs dans la joie et la bonne humeur née d’une grande solidarité de tous avec tous. Hé oui, sur que pour être naïfs, nous étions naïfs, jamais nous n’aurions pu imaginer les horreurs dont nous sommes les contemporains. C’est certain, on s’est fait mener en bateau, leurrer détourner l’attention. Pendant que l’abomination prenait insidieusement possession du territoire. Sommes-nous encore seulement capables de retrouver le chemin de l’essentiel ?

 


Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour pouvoir me dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles et que je vais pouvoir me retrouver un petit coin de planète tranquille où bâtir ma cabane et cultiver mon jardin. Et bien non, cela tout simplement est devenu impossible. Et le devient chaque jour un peu plus. J’aimerais bien cela pouvoir travailler dans mon potager, en toute innocence et courir les bois la tête libre des tracas et fracas du monde.


Je ne demande pas grand-chose, mais justement, ce n’est pas de bon ton aujourd’hui que de demander peu, que ne pas sombrer dans le délire consumériste et le mythe qui veut qu’il y ait un lien entre pouvoir d’achat et accès aux bénéfices du « progrès ».

 


Le problème n’est pas tant qu’on nous prend pour des imbéciles, c’est réciproque, le problème s’est qu’autant  d'entre nous s’y laissent prendre  à la grande illusion et ne voient pas qu’il faudrait poser les bases d’un autre monde, là maintenant pour minimiser les dégâts à venir. Souvent je me suis vu reproché une sorte d’inébranlable optimisme qui me venait je crois de ce que j’avais réussi à mener une bonne partie de ma vie en dehors de l’agitation du monde.

 


Il va me falloir du recul pour intégrer toutes les informations rencontrées au cours de ces derniers mois, tant à l’échelle de la vie quotidienne, que celles pêchées sur le net et qui ont bouleversé ma conception du monde. Ah ! Trouver une oasis de bienveillance constructive dans ce monde ! Cela devient très difficile. Et j'ai perdu mon bel optimisme ! Car je sais les souffrances qui habitent le monde aujourd'hui. Je vous passe la liste, vous la connaissez.

 


Où se réfugier pour échapper à ce mauvais délire qui se répand là ? C’est quoi cette histoire de vaccination obligatoire ? Elections européennes ? Qui y croit à la valeur de ces élections ? Ni ceux qui ce sont abstenus, ni non plus une bonne partie de ceux qui ont voté – malgré tout. Dans quelle mascarade sommes-nous donc ? Pourquoi tant de brouillards opaques qui nous voilent la réalité ? La fin de la liberté d’expression telle qu’elle s’instaure aujourd’hui c’est effrayant, jamais je n’aurais pensé être un jour témoin de cela. Et le reste à l'avenant, je n'ai plus envie de m'en mettre plein la tête. Et pourtant...peut-on les quitter des yeux, alors que l'ombre sur le monde ne cesse de s'étendre.

 


Et tous les petits moutons qui bêlent en espérant que tout redevienne comme avant. Qu’est-ce qu’on fait-là ? La fracture semble s’agrandir de jour en jour entre les vigiles qui déchiffrent des signes effrayants, et ceux qui ferment les yeux. Comment faire sans une prise de conscience collective qui n’a pas l’air de se produire ? Je dis cela, mais je comprends ce que peut avoir d’effrayant la prise de conscience. C’est vertigineux et nauséabond, ce devenir dictature du monde. Surtout à côté de tant de beauté, de visages souriants qui appellent un autre à venir, un peu d'espoir, un peu de rêve réalisable, modeste et  pacifique, généreux et solidaire, tendre et compatissant.

 


Quoi allons-nous accepter d’être voués aux larmes ? C’est vrai que je n’arrive pas à y croire, qu’il reste au fond de moi une petite voix pour me parler de miracle et de rédemption. Absurde ? Je ne sais pas, depuis le temps que cette lutte se perpétue pour l’éveil d’une conscience d’amour, que peut-on faire d’autre que lutter pour que l’étincelle ne s’éteigne pas ?

 


Anne

 


Partager cet article
Repost0
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 15:26

Ben si, cela allait bien mieux dans ma petite tête avant que revenir traîner mes guêtres dans cette grande ville massacrée par les Eurocrates. Je vous assure, ce n’est vraiment pas un plus que la présence de la caste des valets en nos murs.

Mais où sont passée les actions politiques collectives ? A part de dérisoires manifestations, souvent patronnées par des syndicats complètement hors réalité, qui réclament des emplois à ceux qui les détruisent, du pouvoir d’achat à ceux qui le confisquent et des sous aux banquiers qui les volent, cela ne vole pas très haut ou de manière tellement confidentielle que je pourrais même m’abstenir de le signaler.



Joli slogan, j’en invente un là tout à fait dans l’air du temps :

« On ne soutiendra pas Coupat

Parce que c’est un fils à papa ! »

Cela vole bas, on est bien d’accord. Je n’en sais pas assez pour me faire une défenderesse inconditionnelle de Coupat et ses copains. Par contre, quele que soit notre opinion les concernant qui pourrait ne pas s’indigner des méthodes utilisées  pour dresser une accusation bidon de terrorisme ? Qui ne s’indignerait des arguments de l’accusation : « Non mais, vous vous rendez-compte ma bonne dame. V’là que ces petits jeunots bourgeois, ils ont même de bonnes relations avec les rudes paysans du coin. Vous m’avouerez que c’est suspect. Et en plus, ils lisent plutôt que de regarder la téloche, là carrément s’il vous fallait des preuves de leur subversion voilà bien la plus convaincante, etc…etc… »

 

Du moins si nous ne soutenons pas ces jeunes gens, indignons-nous de voir qualifier un sabotage, dont il est loin d’être prouvé qu’ils sont responsables, d’acte terroriste.

Je n’ai pas non plus vu beaucoup d’information expliquant qu’il s’agit d’une lutte contre le transport de déchets toxiques et d’une mise en question des modes de production qui créent des rejets qui pèseraient lourds côté passif dans un bilan de croissance qualitative.

 

http://farm1.static.flickr.com/142/361796870_a0f7d686ce.jpg?v=0

 

Ainsi donc le site où se trouve le tipi que j’occupe-là est-il menacé d’expulsion car devant servir de décharges à de tels déchets, avec études bidons qui limitent le rayon d’action de leur toxicité à quelques 9 mètres avant la première habitation inamovible et situent ces déchets wallons en un lieu où les vents dominants auront tôt fait de chasser les miasmes en Flandre. Hé, les français ne se sont pas gênés pour coller une de leur centrale nucléaire dans la « botte de Givet », enclave française dans le territoire belge. C’est bizarre tout de même. Inoffensif, le nucléaire ? Et pourquoi tous s’ingénient-ils alors à coller leurs centrales dans le jardin des voisins ?

 


 

J’ai fait ce matin un petit tour d’horizon, côté actualités, cela ne s’arrange pas. De passage par le « Panier de crabes » de Charlotte, je découvre l’alliance Bové –Cohn Bendit La dictature "verte" des technocrates de Bruxelles/Obama-Netanyaou/ Israel fête sa paranoïa collective - Le blog de mamie sceptix/Charlotte  et j’en reste bouche bée. Si je me faisais encore quelques illusions concernant Bové, elles viennent de sombrer. Je retrouve dans leur programme ce qui me fait bisquer quand il est question de développement durables et de décroissance comme d’une préparation pour les ménages à se serrer la ceinture pour cause de protection de l’environnement, alors qu’il est manifeste que les multinationales s’arrangent pour échapper aux lois par de subtiles manœuvres transfrontalières, achats de droit de polluer (prétexte à maintenir certains pays dans le sous-développement) et autres subtiles échappatoires offertes à ces transnationaux.



Quelques allusions au codex alimentaire qui se met en place en silence, yéh ! Plus de germes de blés dans ma salade OGM. Plus de légumes dans les potagers privés dont on connait les redoutables pouvoirs pathogènes. Un cauchemar et personne ne bronche. Et j’en ai encore pris plein la gueule à jouer les rabat-joies en ramenant ma fraise avec quelques questions concernant l’état du monde et son devenir, il n’y aurait pas de quoi s’inquiéter. Même si les morts irakiens, afghans, palestiniens cela vous laisse froids, ce qui n’est pas mon cas, faudrait peut-être tout de même faire un petit effort de compréhension par soucis de l’avenir de vos enfants, non ?

 

La pandémie, elle sert de toile de fond à une paranoïa larvée, entre ceux qui vendraient leurs meilleurs amis pour disposer de vaccins et ceux qui flippent à l’idée de se faire enfoncer de force dans le bras l’aiguille vectrice d’une injection douteuse. V’là que chez Eva  Alerte ! Micro-puce par la vaccination ? - Le blog de Eva R-sistons à la crise c’est une nouvelle fontaine d’angoisse potentielle, la vaccination serait le moyen d’injecter une micro puce aux populations. Plus prosaïque, mais fort réaliste, un petit tour sur le site d’expovaccin "Les vaccins? Ca ne marche pas du tout!" Dr L. Day - Le blog d' Expovaccins  et autres articles qui vous informe sur les dangers des vaccins, instructif. De plus en plus réjouissant, me v’là qui m’enfonce un brin d’avantage dans les brumes délétères d’un cauchemar toujours plus profond.

 

Pour ceux qui en doutaient encore, ici et là, se confirme ce qui pour beaucoup n’est plus une nouvelle : Obama est bien pire que Bush (le fils pas le père). Ce sont les mêmes équipes qui poursuivent en pire les mêmes politiques mais avec cette fois un président charismatique, qui nous a démontré son pouvoir de manipulation des foules pour faire passer les amères pilules de l’instauration de la dictature mondiale.

 

Je me suis passé en continu, le délire des foules subjuguées par le magnétisme hitlériens et celui de la fascination exercée par Obama, digne d’une grande vedette du show-biz, tout cela ne me dit rien qui vaille. « yes we can », il serait judicieux de s’interroger sur ce que signifie ces mots non pour le peuple étasuniens, mais pour ceux qui le dirige. Tout est dans les textes, suffit de chercher. Les « interventions contingentes outre-mer » sont au goût du jour, c’est leur nouveau concept guerrier. Ben pour une fois qu’ils remettent de la contingence, elle ne me dit rien qui vaille.

J’en rajoute ou vous avez votre dose ?

 

Je ne crois pas que je vais prendre la peine d’aller voter. Mais je propose qu’au dessous d’un seuil minimum de votants, le parlement européen soit déclaré non représentatif.

 

Et oui, j’ai passé quelques bons moments au tipi. J’ai un bon voisin qui me remet les horloges à l’heure, un vieux pote aujourd’hui SDF, si, si. Comme je le signalais, il y a des gens qui sont SDF simplement par incapacité de fermer leur gueule face aux incohérences du système, des gens qui disent les choses telles qu’elles sont sans tout l’emballage d’hypocrisie sociale qui va avec. Ils sont nombreux à trouver cela insupportable, mais moi j’apprécie infiniment.

 


Il a un putain de caractère mon voisin, mais un solide sens de l’humour aussi, et cette tendresse des cœurs purs qui réchauffe l’âme. C’est clair qu’il s’en prend plus qu’à son tour de délit de sale gueule, pourtant en hiver, c’est à 5 qu’ils ont logés dans sa camionnette pas bien grande – sans compter les chiens ! Alors que les petits bourges effrayés par le dérangement que leur occasionnerait l’accueil d’une personne souffrant du froid ou de faim ne viennent pas me parler de solidarité, comme ce ponte de l’associatif local qui ne veut même pas ouvrir sa salle de cinéma privé à des séances pour gens de la rue car leur fumet pourrait perturber l’odorat délicat de son épouse.


Et oui, les militants officiels de la solidarité me fiche souvent une sacrée envie de gerber. Des exemples comme celui-là, je pourrais vous en citer des dizaines. Et il y en a qui se demandent encore pourquoi je n’ai pas voulu m’intégrer dans ce système malgré d’indéniables compétences. Vous avez la réponse, parce que j’ai moi aussi une allergie à l’hypocrisie, au mépris asséné aux apparences. Je vous le disait dans mon premier texte, pêcheuse de perles il m’arrive d’être, et je découvre des trésors de talents inutilisés, des lucidités à aller envoyer se rhabiller les pseudo-journalistes qui retranscrivent les poncifs éculés des dépêches monopolistiques de l’information officielle.

 

Et pourtant, la télé continue à faire des ravages dans les consciences.

Je vous intègre ici un commentaire que j’avais déposé sur résister à la désinformation, début mai

 

Le 5 mai

J’ai vécu cette semaine une expérience qui m’a profondément choquée. J’étais chez des amis et la télévision était allumée. Parfois comme fond « d’ambiance », parfois provoquant la fascination des personnes réunies ce soir là. Je n’ai pas la télévision et ne l’ai pas eu très souvent dans ma vie, j’ai donc pas mal de recul par rapport à ce haut lieu de la désinformation et du conditionnement des inconscients collectifs. C’est la critique que je faisais à certains blogs cette semaine sur le mode « Trop d’informations nuit à l’information » et la redondance des articles concernant la pseudo-pandémie rendait la lecture critique extrêmement fastidieuse, hors la télévision utilise ce type de matraquage dans sa volonté de désinformation. Mais revenons donc à cette soirée tristement mémorable. L’émission en question, que je suivais par bribes, était présentée par Nicolas Hulot que je voyais pour la première fois et traitait d’un pays d’Amérique latine. Certaines images étaient effectivement très belles et mes amis étaient captivés. Le problème s’est qu’ils absorbaient en même temps le commentaire qui accompagnait les images et qui lui était franchement ignoble. Il donnait l’impression qu’il s’agissait là d’un pays dépeuplé dont la seule culture, primitive, remontait à des temps forts anciens et n’avait pas été égalée depuis. Ce qui me gênait surtout n’était pas ce qui était dit mais bien ce qui ne l’était pas. Il y a quelques années que j’ai commencé à sentir tout l’espoir qui nous venait du réveil des peuples d’Amérique Latine, ce qui se confirme chaque jour d’avantage. Je suis partie sans attendre la fin du reportage car mon malaise grandissait. Je ne sais pas de quel pays il s’agissait, mais il n’existe actuellement pas un pays d’Amérique latine où ne se mène pas des luttes exemplaires. Et clairement cette émission occultait totalement cet aspect des choses, Monsieur Hulot nous présentait en propriétaire un pays apparemment dépeuplé, alors qu’il m’apparaissait comme un intrus irrespectueux. J’ai eu beau essayer d’expliquer à certaines des personnes présentes qu’il y avait là-bas des personnes vivantes, certaines fort intéressantes et sans doute plus évoluées que nous, le message ne passait pas. Cela m’a fait peur ! J’ai redécouvert le pouvoir de désinformation et de conditionnement de ce média mais à une échelle bien plus élevée et toxique que celle dont j’avais gardé le souvenir.

 

 Et quand je leur ai dit que non, je n’enviais pas du tout la carrière de Monsieur Hulot et que pour rien au monde je ne voudrais être à sa place, ni jouer ce rôle toxique, là le pompon, s’ils avaient encore des doutes à mon sujet, là confirmé, je suis doucement dingue. Et le pire, c’est que depuis, ces amis me regardent comme un être vraiment bizarre venu d’ailleurs. Et pourtant, je m’en suis foutu plein la vue cette semaine sans petit écran, rien que le vent dans les branches, le vol d’un papillon ou la course d’un lapereau…


Je ne dis pas que je ne serais pas partante pour quelques voyages longue distance, avec des moments de retraite dans des endroits déserts, mais pas au mépris des habitants indigènes transformés en larbins pour assurer mon confort d’écologiste de luxe. Ecologie est décidément un terme de plus en plus suspect tant les concepts qui se produisent en son nom peuvent occulter de déviances verticales entre une grosse bourgeoisie qui s’achète à prix d’or le meilleur de la production bio, laissant aux pauvres la malbouffe, voir carrément colonialistes quand il s’agit de faire du tourisme de luxe assurant le profit de quelques grandes entreprises et réduisant à la domesticité une population locale asservie.

 

Rien de très réjouissant, si ce n’est les liens d’amitié, de solidarité et de convivialité qui unissent mes voisins à l’exception d’un petit chef local qui ramène sa fraise avec des règlements à signer par tous et qui aurait bien aimé vider des lieux mon pote le SDF pour non honorabilité d’apparence petite bourgeoise kleenex. M’enfin, il n’a pas eu gain de cause, seul contre tous les autres et c’est très bien.

 

 

Voilà, je vous ai répercuté mon petit tour d’horizon et pas jouasse les amis. Et cela ne va pas s’arranger. Mais bon je crierai peut-être encore dans le désert, mais je crois que je vais surtout chercher les lignes de fuite qui m’emmènent un peu à l’écart du monde civilisé, je me sens de moins en moins de choses à y faire.

Ben je vais continuer à profiter de mon accès internet pour m’informer. Je ne sais quand me viendra le feeling pour écrire ce qui me trotte en tête sans vraiment prendre forme, pour de multiples raisons. Mais quand cela se fera vous trouverez sur ce blog, je l’espère de l’information valable mais qui n’aura plus rien à voir avec l’actualité, ce mal proliférant dont on gave nos cerveaux jusqu’à saturation, ne laissant plus le moindre petit neurone disponible pour la réflexion.

 

Anne

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 05:57


Dehors la tempête s’est levée, le vent souffle en rafales et la pluie bat contre les vitres, les éclairs se succèdent sans discontinuer et le bruit du tonnerre au loin résonne et se rapproche. J’ai cru que je n’arriverais pas à fermer la fenêtre, tant le vent souffle fort.

Il m’est plus difficile de partir que je ne pensais, je laisse des petits frères et sœurs de cœur dont la vie bat de l’aile et qui tournent et tournent encore à la recherche d’une issue vers la vie, celle qui vaut la peine d’être vécue. C’est comme si j’abandonnais des petits poussins tombés du nid. Une grande sœur qui s’en va. Prendre le temps de leur dire au revoir. Je découvre que j’ai créé des liens plus forts que je ne pensais et je suis surprise que tel, resté un peu dans l’ombre jusque-là se montre réellement affecté par mon départ.



Et les textes de Russell me bouleversent plus que je ne pensais. Je me croyais à l’abri de ce dégoût qui m’a prise, au-dessus de cela. Mais ce n’est pas la première nichée d’une fraternité de fortune que je vois ainsi battre des ailes sans réussir à décoller. Sans doute est-ce pourquoi cela m’affecte aussi profondément. Cela s’appelle « ingeneering social ».

 

Si la jeune personne est heureuse d’abandonner ses anciens associés et de se lancer de tout cœur avec les gouvernants, elle peut, après des tests appropriés, être promue. Mais si elle montre une quelconque regrettable solidarité envers ses anciens partenaires, les dirigeants devront conclure, à contre-cœur, qu’il n’y a rien à faire à part l’envoyer dans la chambre d’exécution avant que son intelligence mal disciplinée n’ait le temps de répandre la révolte. Il s’agira d’un difficile devoir pour les gouvernants, mais je pense qu’ils ne reculeront pas devant l’idée de l’accomplir. »  

l Je voudrais trouver les mots qui servent d’antidotes à ce délire. Me lançant sur les traces de Russell, je pensais trouver quelque folie de mathématiciens se mêlant se sciences humaines la tête un peu carrée quelque chose qui se démonte d’un éclat de rire / « C’est cela votre défenseur des « droits de l’homme », mais oui les aminches, vous avez tout compris, quand je vous le disais qu’il fallait relire attentivement ce texte pour en relever les implicites imperfections »

Mais là, j’ai seulement envie de crier « Arrêter le carnage ! » J’ai vu les amis se détruire, j’ai vu mes amis mourir. Et ce texte éclaire leur chute sous un jour plus que sordide. Il ont été sacrifiés aux projets délirants de quelques scientifiques fous. De ces gens surdoués dans un domaine, mais dont la pensée unidirectionnelle est incapable de saisir les réalités qui ne ressortissent pas de leur domaine limité. Il me semble d’avoir à faire mon deuil une nouvelle fois de ces vies perdues.

Et certains de ceux que je laisse derrière moi pourrait aussi bien être la nouvelle fournée de l’ogre. Et tout cela pour un projet minable, ridicule, qui ne tient pas la route et qui nous dévore tous peu ou prou. J’ai connu Bruxelles ville verte, agréable, détendue. Jamais enfant je n’avais imaginé voir un jour des gens dormir sous les porches, dans les parcs, sur les bancs de cette ville.

C’est pour cela aussi que certaines conceptions charitables du SDF ne me font pas rire. Des personnes, les gars, ni plus ni moins. Des personnes inadaptées à ce système de merde. Des personnes souvent intéressantes, ne vous contentez pas de leur sourire, écoutez ce qu’ils ont à raconter, vous pourriez être surpris par la richesse de leurs expériences, par l’étendue de leurs connaissances. Il n’est pas question pour eux de remonter quelques pentes que ce soit, mais d’occuper au mieux leur espace, la rue leur appartient. S’ils ne cracheraient pas sur un toit, ils préfèrent s’en passer que d’avoir à s’intégrer dans cette société qu’ils renient. Et oui, je ne dis pas qu’ils le sont tous, mais il y a des clochards, des vagabonds qui sont d’authentiques rebelles qui pourraient vous en remontrer dans bien des domaines, ce sont juste des inadaptés sociaux et qui pourrait leur reprocher par les temps qui courent.

Mais si certains sont des rois de la débrouille et trouvent presqu’une forme de confort dans ce mode de vie, d’autres ne résistent pas à l’instabilité, au manque d’un foyer, à tous les obstacles qui se posent pour arriver à conserver une dignité. J’ai vu des amis dont le bail était parvenu à terme se faire expulser de fait car leur propriétaire voulait user d son droit d’augmenter le loyer de manière démesurée et comme beaucoup de proprios font pareil, qu’il faut de plus en plus montrer des fiches de paye en bonne et due forme et justifier de revenus et de garanties, c’est toute une nouvelle tranche de la population qui n’a plus accès au logement.

 

Je suis souvent étonnée en lisant certains articles certaines point de vue dans tous les types de médias de voir à quel point certaines fractures sociales persistent entrent personnes victimes de la même machination. J’ai évoqué ce tabou qui semble s’installer face à toute évocation du Nouvel Ordre Mondial et de ce qu’il implique. Les visages se ferment, les propos s’alourdissent et tombent –flop ! – entraînés par l’inertie qui les gagne. Et il est perceptible que cette attitude d’aveuglement volontaire devenant de plus en plus difficile à maintenir, les tensions et susceptibilités montent d’autant. Il y a un moment où je sentais plus de réceptivité et d’ouverture à de tels sujets. Des gens prenaient conscience, mais face à l’accélération du processus d’instauration de la dictature, et peut-être aussi la menace d’être privés du vaccin anti-grippe improbable. J’ai lu tout à l’heure sur un des blog d’Eva que des chercheurs russes prétendent à présent que de telles recombinaisons n’ont pu s’effectuer que volontairement par manipulation en laboratoire. Info ou intox. En tous cas j’ai perdu les réserves qui me restaient quand à savoir s’il existe des humanoïdes - qualifie un robot qui ressemble à un homme - capables ou non de telles actions : oui ils existent je n’ai plus aucun doute là-dessus, il constitue une branche mutante et déviante de l’humanité susceptible de détruire la totalité de l’espèce si on continue à les laisser faire. Ils ne ressemblent à rien de ce qui avait exister jusque-là, entre humain et mécaniques leur pensée est strictement limité à un mode de fonctionnement à l’exclusion de tout autre, ce qui est tout de même un peu tristounet quand on  sait les facultés quasi illimitées qu’à le cerveau humain d’inventer, de créer, de rêver, d’imaginer en intégrant à la fois les données de sa sensibilité et celle de la rationalité. Mais pour cela encore faut-il en avoir conservé un brin de sensibilité et de l’empathie qui l’accompagne, ce qui n’est pas le cas des humanoïdes dont l’éducation est un dressage formatage, tel que celui que pourrait recevoir un singe savant. Laisser leur pensées batifoler ne fait pas partie de leur programmation de base. Ainsi passent-ils à côté de tout ce qui fait l’essence de l’humain.

Un tel système fait fi de ce principe scientifique sur lequel se fondent les processus de l’évolution, la néguentropie en tant que processus d’autoorganisation conduisant un système à passer un seuil de complexité. En intervenant dans les processus naturels pour tenter de les orienter et d’en prendre le contrôle à partir d’une vision entropique du monde, c’est ce fragile mécanisme d’autoorganisation qui est contrarié. Et ainsi donc, les virus super recombinants, les gènes manipulés super contaminants, les armes à uranium appauvri super mutagènes. Là, les petits gars je ne vous dit pas, un peu qu’on est entrain de passer un seuil, celui qui conduit vers la désorganisation totale des mécanismes de l’évolution et des structures du vivant. Aller peut-être les fourmis et quelques autres insectes pourraient-ils s’adapter, et le fameux « Après-nous les mouches » faire figure de prophétie sans témoins pour le reconnaître . peut-être qu’après une longue évolution des mouches archéologues de la culture humaine pourraient voir en ceux qui ont laissé traces de cette assertion, des prophètes éclairés, mais on en est pas là. N’empêche, dans la soupe mutagène on y baigne peu ou prou et va falloir bien s’accrocher les consciences pour sortir de cette galère. Chance pour moi, cela va sans doute échoir aux générations suivantes qui n’auront pas le loisir de refuser l’héritage après inventaire. Cela ne vous fiche pas la honte de leur laisser la baraque dans un tel état. Moi si. Pour ce qui est d’une gestion de la planète qui ne se fait pas « en bon père de famille », si certains méritent de très lourdes condamnations pour le manque de soin pris de ce bien, la planète héritage des générations à venir, rares sont ceux qui sont à l’abri de toute remontrance. Non ? Sinon pour ce qu’ils ont fait, du moins pour ce qu’ils n’ont pas fait. Chacun de nous est  responsable, qu’il ou elle soit où non parents de l’état dans lequel nous laissons la planète. Et je me rends compte à quel point il est difficile de faire entendre ce discours qui sont conditionnés par une non-éducation, intelligence laissé en friches, qui les a convaincu qu’ils n’étaient pas capable de comprendre les enjeux compliqués d’un monde scientiste, car je n’appelle pas cela de la science. Mais je me souviens de la révélation que fut pour moi la Nouvelle Alliance après une année de sciences à l’université. Conjonction de circonstances, comme d’hab, mais j’ai laissé tomber en deuxième, peut-être si j’avais rencontrer ce bouquin plus tôt qui me disait que la science, et bien non ce n’était pas « que cela »…le contenu fort réductionniste de certains cours, mais aussi quelque chose de bien plus complexe et vaste et susceptible d’aborder aussi le monde du vivant et de l’évolution sans être obligé de l’enfermer dans des laboratoires pour pouvoir reproduire des processus –toutes choses égales par ailleurs – ce qui n’arrive jamais dans la réalité. Et c’est là que j’affirme avec une certitude quasi-absolue que le Nouvel Ordre Mondial aura beau transformer la planète en un immense laboratoire, toujours il y aura de l’imprévu pour faire dérailler ces projets. Sachant que le prix à payer peut aller jusqu’à la disparition de l’humanité et que de telles contraintes imposées à la vie se payent déjà et se payeront d’un intolérable prix de souffrance pour la plupart d’entre nous.

Ben non, là, je ne rigole pas et pour une fois je suis même très sérieuse. Les processus sont initiés, depuis belle lurette apparemment et là encore j’insiste, il va nous falloir toutes les ressources de nos intelligences et connaissances, compétences et créativité mises en commun pour amorcer un mouvement de bifurcation vers d’autres possibles. Papillons, battez des ailes, au bon endroit au bon moment, dans la bonne direction. Pourquoi vous croyez que je vous en colle partout des papillons, juste pour faire joli ? Aussi, c’est vrai, rien à dire, il a de beaux papillons et ce genre d’œuvre de la nature n’a toujours pas réussi à épuiser mes ressources d’émerveillement. C’est vrai, j’ai de la chance, je le reconnais point de télé, ça c’est clair. Mais je ne vois aucun problème à échanger toutes les séances de cinéma du monde contre la possibilité de contempler les merveilles de la nature. D’ailleurs cela fait un sacré moment que j’ai mis ce choix en pratique.

Les papillons sont cependant là aussi pour vous rappeler que dans une période d’instabilité telle que nous en traversons actuellement, des forces minimes peuvent produire de grands effets si elles sont bien appliquées.

Vision scientifique pour vision scientifique allons-y gaiement, mais je vous avoue modestement et fort humblement que je préfère de loin ma version d’une vision scientifique du monde à celle de Russell et à la socio-biologie et à la psycho)biologie issues d’une mixture de mécanisme et de Darwinisme mal compris. De là à l’économisme putride qui en découle il n’y a que quelques pas que je franchirais allègrement comme démonstration de mes propos si j’en ai le temps et les outils adéquats, mes bouquins de référence. Mais notes, je crois qu’elles vont passer du côtés des pertes puisque sauver mon intégrité présentement ne me laisse pas vraiment d’autre choix que d’abandonner derrière moi les bagages qui m’englueraient en ces lieux, un peu délétères, il faut bien le reconnaître et comme disait l’autre, Harpagon : « Mais que diable allais-je donc faire dans cette galère » Bonne question, j’espère bien y trouver un jour une réponse car là vraiment je n’y comprend rien ! ! !

J’ai du tomber sur une sorcière qui m’a filé un putain de filtre magique et je n’ai rien vu venir, et après…te laat (trop tard en flamand). La maintenant que la porte de la cage est entrouverte, s’agit de prendre le large en douceur et sans charge excessive.

En tout cas, cool un blog pour rester en contact avec les copains, à voir s’ils viendront jeter un œil, ou si dans les brumes de leur délires respectifs, ils auront vite fait de m’oublier.

Sans charge excessive, d’où un dernier règlement de compte avec le Russell dont je regrette qu’il ne soit plus parmi nous afin de répondre de ces inepties. J’ai publié ces textes parce qu’il me semblait essentiel de les diffuser.

(Encore merci à Nomind (exdisciplesleblog)  qui m’a communiqués ces  textes issus de l’article  L’American Family Foundation ( 2007 juin archive at exdisciplesleblog) si vous ne le connaissez pas encore ce blog, il vaut le détour) ;

Mais leur contenu m’a affecté assez profondément pour savoir que j’ai à présent envie de tourner résolument mon regard dans d’autres directions que la contemplation de l’agonie du système moribond, et éviter de me polluer la tête d’actualité redondante chaque fois qu’il est possible de le faire. J’ai pas d’intérêts dans leur système bancaire, hé ! simplicité. Hé pandémie, épidémie, viendra, viendra pas. Je ne veux de toute façon ni de leurs médocs, ni de leur vaccin aussi. Rien donc de mieux à faire que de retrouver une santé un peu correcte en retrouvant une vie saine et un cerveau aérer et dépolluer de toutes ces horreurs. OK, les processus s’accélèrent et il semble bien que le choc soit pour bientôt donc garder un œil sur ce qui ce passe et la conscience en alerte. Mais à dose plus homéopathiques. J’ai passé des années en montagne sans actualités et je ne m’en portais pas plus mal. Bon d’accord, là la situation est pour le moins spéciale Etat d’urgence. Planète en danger immédiat. Raison de plus pour pas trop se prendre la tête si on veut tenir la distance, la valse ne fait que commencer.

Et si je pouvais être moi le « maître du monde » pour quelques secondes. Je vous dirais, les p’tit gars, laisser tomber le système moribond, il pue déjà le cadavre. Retroussez-vous les manches et au boulot dans la joie et dans la bonne humeur (En aucun cas la fin ne justifie les moyens puisque ceux-ci sont constitutifs de sa définition) alors autant y aller en s’amusant. Aller jeter un coup d’œil au Rmistes de yurtao, cela va dans ce sens-là. Dvenons les joyeux esclus volontaires d’un système nauséabond qui mutile et ampute ceux qui de gré ou de force sont fondus dans ses moules.

Ben c’est le jour qui c’est levé là, Cendrillon va remettre ses godillots, non sans vous avoir transmis l’info que m’envoie Débla :

 

 

Festival Camino : les actualités - ACSE - Festival Camino - Cultivons d'autres possibles

 

Festival Camino agir pour la non-violence

 Hé, hé. Cette fois, c’est vrai, j’y vais mais pas sans vous mettre quelques images puisque quelques uns d’entre vous apprécient.

Ciao


Réveillez-vous ! Réveillez-vous c’est l’heure, le moment.

A bientôt

Anne


Partager cet article
Repost0
25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 13:19


Je n’ai plus de mots, les amis. Je suis épuisée, désespérée. Une telle inertie face à l’inconcevable. Toute cette énergie dépensée à commenter et encore et encore l’agonie de la démocratie pendant que la dictature s’installe à grands pas, pendant que s’arment les milices, pendant que des enfants meurent de faim alors qu’à l’autre bout de la planète, c’est l’obésité qui fait problème.

 


Et le peu de bases qui avaient été posées d’un autre monde éliminées les unes après les autres. C’est du très mauvais délire qu’on nous sert là et il est compréhensible que les gens sensés n’aient pu anticiper pareille folie de la part de ceux qui détiennent les moyens du pouvoir. Et que faisons-nous concrètement ?

 


Je relis des passages des textes de Russel que j’ai publié et j’ai la nausée. C’est donc lui le héros des « droits de l’homme ». Qu’on en finisse alors avec ces fameux droits qui n’ont finalement jamais été appliqués et qui contiennent la reconnaissance implicite du colonialisme et du capitalisme. Inventons les droits des êtres humains.

Je voudrais vous écrire un texte joyeux qui donne envie de prendre la vie à pleines mains, de tourner le dos à la laideur, de prendre territoire pour y bâtir des vies sereines, avec de grands éclats de rire. Il ne faut pas grand-chose pour être heureux. Pourquoi cette fascination pour les artefacts superfétatoire qui ne nous font que creuser toujours plus de vide en nous.

 


Pourquoi accepter les médicaments de l’oubli plutôt que de vivre la juste révolte qui monte quand le système fait de nous les rouages de sa machine. Faut-il donc tant de courage pour abandonner un confort illusoire et l’insécurité croissante qui est la réalité. De même que les guerres d’Irak, d’Afghanistan fabriquent du terrorisme, de même la dérive du délire sécuritaire rend le monde insécure. Montée de tensions, montée de la haine – condensé de douleur et de peur – qui est le terreau de tous les fascismes.

 


Gentillesse est un mot qui tombe en désuétude, ridiculisé dans le monde des battants, il n’est plus ce qui désigne une belle et appréciable qualité mais un synonyme d’une douce sottise. Etre guidé par l’amour est ridicule dans un monde de rationalisme mathématisé. La rationalité, c’est autre chose. La rationalité n’enferme pas la réalité dans des moules étroits qui la blesse et la déforme. La rationalité prend en compte ce qui est et l’humain avec ses émotions, ses sentiments, ses détresses et ses angoisses que seul l’amour et la tendresse peuvent apaiser.

 


Ce n’est pas à coup de taser que va augmenter la sécurité du territoire. La haine appelle la haine et tout ce qui peut se produire avec de telles méthodes c’est une spirale ascendante de la violence. Ce que je sens autour de moi, bien plus que l’égoïsme, c’est la lâcheté. Une lâcheté glauque et gluante comme la peur qui la suscite. Entre ceux qui lisent les signes de la tempête qui s’annonce et se morfondent d’impuissance face à l’aveuglement des autres. Et ces autres qui ne peuvent plus ignorer complètement ce qui se déroule sous nos yeux, l’accélération du processus d’instauration d’une dictature mondiale. Le malaise de l'implicite, du non-dit se fait lourd, de ce qu'il faut passer sous silence pour ne pas se retrouver extramondain. Moi aussi j’ai encore du mal à y croire.

 


Quand je tombe sur des textes comme ceux de Russell, mon incrédulité remonte de quelques crans. Non seulement il m’est impossible de concevoir que l’on puisse voir le monde de cette manière,  allez voir les photos qui illustrent les autres articles. Regardez autour de vous le monde de la nature et regardez le monde de la grande mécanique, le monde horloge et ses pointeuses. Il m’est totalement impossible de concevoir que cela ne soit pas le délire d’un seul homme que les autres contemplent en ce disant qu’il a vraiment un rouage en moins dans sa belle mécanique. Tout de même Lisez, si vous en avez le courage le « Tractatus Logico-philosophicus » de Wittgenstein, à l’époque étudiant chouchou de Russell. Un ouvrage qui s’achève sur ces mots « Ce dont on ne peut parler, il faut le taire » et qui aurait pu tout aussi bien commencer par là.


 

« Etant donné deux groupes, dont l’un a une population croissante et l’autre une population stationnaire, le premier, à toutes autres choses égales, deviendra peu à peu le plus fort. Après sa victoire, il privera de nourriture le groupe vaincu, où quantité de gens mourront de faim.

En conséquence, il adviendra une victoire toujours renouvelée des nations qui, du point de vue de la démographie mondiale, sont indûment prolifiques. C’est là vraiment la forme moderne de la lutte pour l’existence. »

Bertrand Russell

 



 Et de celui qui a écrit de telles horreurs ont fait un modèle ?

C’est parce qu’il faut pouvoir démonter ce type de discours que je vous ai parlé de logique. De la bonne logique économique qui est la doctrine de Larry Summer qui sévit actuellement dans le gouvernement d’Obama et qui est directement inspirée par le type de discours ci-dessus. Je ne vous sors pas là quelques vieux textes grimoires prétexte à s’indigner sur les aberrations du passé. Allez voir dans les boites à outils ce qui se passe quand les choses cessent d’être égales et pourquoi elles finissent forcément par cesser de l’être, c’est cela l’évolution, des choses qui ne cessent de ne plus être égale pour faire place à la nouveauté.


Voyez quelle magnifique planète en était issue, il ne manquait plus qu’un humain bienveillant et cela pouvait devenir une sorte de paradis et voyez l’enfer que cela est devenu sous l’emprise de l’avidité et de la malveillance, sous l’emprise d’une stupidité monumentale incapable de comprendre les subtils processus de la vie, c’est tragique.

Vous avez là les axiomes qui fondent cette logique économique omniprésente et dont on voudrait nous faire croire quelle est par son objectivisme rationaliste au-delà de toute idéologie.


 

Après sa victoire, il privera de nourriture le groupe vaincu, où quantité de gens mourront de faim.

 

C’est quoi ce délire ? Une logique de partage n’est-elle vraiment pas envisageable. A-t-on vraiment besoin de toujours en passer par les rapports de forces. Ne va-t-on pas enfin utiliser les capacités de notre cerveau pour chercher des solutions un peu plus évoluées et pacifiques aux conflits que nous rencontrons. Je n’y comprends rien, j’ai rencontré dans la sympathie des personnes venues de toute la planète, il me semblait que nous pouvions tout à fait bien nous entendre et nous accommoder au mieux les uns des autres. Alors c’est quoi ce délire de haine entre les peuples.

 


Comment devrai-je regarder les habitants pakistanais de mon quartier alors que voilà qu’à présent mon pays est près à entrer en guerre avec le leur pour des raisons pas très avouables ? Ce ne sont pas les peuples qui se veulent la guerre, les peuples pour la plus grande majorité veulent vivre en paix, dans la sécurité d’un monde pacifié par le partage, le respect, la solidarité, les amitiés qui se nouent un peu partout sur la planète entre personnes de toutes origines. Ce sont de telles amitiés qui scellent la paix des peuples, par les chiens de gardes armés qui surveillent des pays dévastés par la guerre qui génère la haine et le ressentiment. Ma passivité cautionne cela et cela me fait honte.

 


Comment vous raconter ce sentiment de plénitude qui accompagnait ma solitude en montagne et ce vide qui m’envahit au milieu des centaines, des milliers d’humanoïdes anonymes croisés dans la ville, petites fourmis égarées dans un monde qui change trop vite pour ne pas être déboussolés. Alors, la fuite dans le divertissement qui prend la tête et permet d’oublier que ce changement, c’est le choix de nos manières de vivre que l’on nous vole. Mais cet oubli ne s'obtient pas sans payer le prix de vide intérieur qu'il creuse en nous. Européens, la civilisation dont l'Europe fut le berceau est bien vieille à présent, un peu sénile aussi.

 


Comment les membres du parlement européens, si peu représentatif, osent ils faire des remontrances à Chavez. L’attente angoissée, puis la joie populaire qui éclate à chacune de ses victoires, aucune manipulation des foules ne peut produire cela, ce sont les regards, les rires, les bonds de joie de tout ceux qui savent que le peu de bien-être qu’ils ont acquis, le sentiment d’être pris en considération, enfin , ils vont le conserver! Tout cela ils le perdront si les anciens maîtres reviennent au pouvoir.

 


Il y a un bouquin d’un journaliste du Monde Diplomatique, Maurice Lemoine, qui relate dans les détails la tentative de coup d’état contre Chavez. C’est le soutien massif du peuple autoorganisé et les actes opportuns de quelques uns, qui ont fait échouer ce coup d’état. Que serait devenue la révolution cubaine sans le blocus. Que serait devenue l’Amérique Latine sans les interventions répétées des Etats-Unis qui au nom de la doctrine de Monroe ou de manière plus occulte ont fait échouer toute tentative d’autodétermination des peuples allant à l’encontre des intérêts du capitalisme. Mais cela se passait loin, là-bas. Ce n'est plus le cas.


J’ai des frissons dans le dos quand je vois à quel point la France a changé. Jamais je n’aurais pensé assister dans ce pays fertile en dialogue politique fructueux au musèlement de la parole. Ce qui est effrayant, c’est de se retrouver en face de générations qui ont été privées de cette culture qui imbibant le milieu ambiant conférait au peuple (oui, oui, celui d’en bas) cette touche de génie, une verve populaire Ici c’est pareil. Ils ont disparu ces vieux bruxellois à la langue bien pendue, à qui on ne la faisait pas…Les temps joviaux d’une fausse prospérité.  Et puis la rupture, le hiatus intergénérationel, fabriqué entretenu comme la guerre des sexes, ridicule et ravageur. c'est cela la stratégie du pouvoir : laisser détruire ce patrimoine de l'humanité qui se trouvait dans les musées d'Irak pour installer Disneyland à Bagdad. C'est tragique!

 


Morale et éducation civique ? Ou l’on apprend à nos petits garçons qu’ils doivent ôter leur casquette devant les personnes âgées. Si, si authentique. Un peu désuet comme manière d’aborder le débat. Il y a comme un hiatus entre les programmes scolaires et l’évolution de la société, me semble-t-il.

J’ai déjà posé la question, mais j’insiste : comment remédier aux carences de l’enseignement ?

 


 

L’initiative sera découragée et l’insubordination, sans être punie, sera scientifiquement évacuée de leurs esprits. (…). A l’exception de la loyauté envers l’état mondial et envers leur propre ordre  les membres de la classe gouvernante seront encouragés à être audacieux et plein d’initiatives…

Russell

 


Il se plante là Russell, c’est une position schizophrène qu’il exige de ses « membres de la classe gouvernante ». Il est impossible d’adopter simultanément ces deux types d’attitude sans entrer en conflit interne et les pratiquer en alternance exige un compartimentage de la pensée incompatible avec l’intégrité d’une personne. Ce système n’est pas viable. Je suis profondément découragée de voir combien nombreux sont ceux qui s’y accrochent avec l’espoir de le voir ressusciter.

 


C’est quoi ce délire de filer de la rilatine à des gamins parce qu’ils sont bien éveillés. C’est quoi ce système d’éducation incapables de pourvoir aux besoins de développement personnel des enfants les plus actifs ? C’est cela le système qui évacue scientifiquement l’insubordination mais aussi le potentiel créatif et novateur que représentent ces enfants vifs ? C'est tragique !


J’avais besoin de m’épancher un peu avant de repartir me mettre au vert. C’est fait, cela va mieux. Je pense que si je ne trouve pas de connexion à internet sur place, vous n’aurez pas de mes nouvelles avant un petit moment. J’ai vraiment besoin de prendre des distances avec le proche passé en menant d’ores et déjà une vie qui me convient mieux et me ressemble plus.

 


A bientôt

Anne

 

 

Festival Camino : les actualités - ACSE - Festival Camino - Cultivons d'autres possibles

 

Festival Camino agir pour la non-violence

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Anne Wolff
  • : Comprendre la globalisation, apprendre à y résister
  • Contact

Profil

  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

No Pub

Malgré les publicités imposées dans sa nouvelles versions qui apparaissent sur ce blog,celui-ci reste un acte gratuit.

Recherche

Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

Toutes Dernières Archives