29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:00

 

Remise en ordre du blog… création de nouvelles catégories pour s’y (et m’y) retrouver un peu mieux. Je relis les textes que j’ai écrits, quand j’ai commencé à tenir ce blog et que j’écrivais encore tous les textes. Mon aventure internet a débuté par des recherches personnelles.

D’une part ce monde urbain que je ne comprenais plus, Bruxelles méconnaissable, un ami qui me raconte des histoires « invraisemblables » de son enfance volée dans des réseaux pédophiles…. Besoin de comprendre.

Un projet aussi, le genre de projet qu’il eut été facile de monter 10 ans auparavant et qui se heurte à des difficultés, des viscosités nouvelles, tant côté pouvoirs publics  que d’une apathie qui transforme les plus vulnérables en victimes consentantes.

Je relis donc quelques textes des débuts… et l’essentiel y est, il n’y a rien à ajouter qui ne serait des redites… construire le monde au quotidien, celui que nous voulons voir exister, habiter la planète en bons voisins… affirmation de subjectivité puisque l’objectivité en matière de politique humaine est aux fondements des mensonges qui visent à nous faire croire à la suprématie d’une gestion technocratique de la planète. Démontrer le caractère idéologique de ce type d’assertion et de celles qui y sont corrélatives… démonter la théorie du système, cela un blog peut le faire. Construire un monde à notre mesure reste une question de pratique dans laquelle internet trouve sa place comme outil de partage et d’échange, échange d’idées et de bons procédés.

Des textes donc qui sont des fondations pour les objectifs que je me donnais au départ. Ils n’ont pas changés, le monde si et ô combien en pire… Il est vrai que de retour en ville j’avais ressenti une forme de choc des civilisation, la phagocytose de la culture et de l’économie par la civilisation coca-cola, une acculturation généralisée partagée par les habitants et une colonisation économiste avec sa pacotille, sa malbouffe et ses divertissements de bas-étage, les vagues d'une misère croissante qui envahit les rues.

« Mon Dieu que votre esprit est d’un étage bas, que vous jouez au monde un petit personnage » une réplique qui me vient des Femmes savantes de Molière, invention du personnage de Tartuffe incarné par cette célèbre réplique ‘Madame cachez ce sein que je ne saurais voir ! »

Nous sommes en perte de nos cultures mais pas parce qu’ont débarqué des gens du bled… merci pour le couscous (et tout le reste)… ma grand-mère ne connaissait pas, ma génération apprécie… Je ne me suis jamais sentie menacée dans mon identité, ni dépouillée de mon territoire par ces gens venus d’ailleurs avec qui les rencontres était occasion d’enrichissement… le nomadisme de bancs publics… un vaisseau qui traverse les contrées de ceux qui viennent  à nous et rencontrent et témoignent…et partagent le quotidien de nos contrées

Mais un jour, ont commencé à débarquer des étrangers au comportement arrogant de maîtres, s’accaparant du territoire dont nous étions peu à peu repoussés… monopolisation des logements, augmentation des prix ceux des loyers mais aussi ceux du petit maga du coin… là, oui il m’est arrivé de ressentir cette pulsion du racisme, cette envie de dire « Dégage ! T’es pas chez toi ici »… j’en suis venue à dévisager avec mépris cette race dégénérée, privilégiée aux allures de conquistadors à la manque : les fonctionnaires européens ! Sale engeance ! J’ai mal quand je vois dans des textes d’ailleurs, Bruxelles a décidé, Bruxelles a dit… le signe évident, Bruxelles ce n’est plus nous, les habitants de toujours, ce ne sont plus ces habitants (169 nationalités) qui dans ma commune ont montré l’exemple de la richesse du cosmopolitisme bien vécu… Bruxelles devenu le symbole d’une Europe confisquée à ses habitants. Les eurocrates se posent, nous prennent tout et n’amène rien de bon.  Bruxelles, ma belle n’existe plus.  Détruite par les promoteurs, laquais aux ordres de l’oligarchie reconstruite sans âme. Confisquée par les eurocrates qui s’y comportent avec la prétention du nouveau riche, d'une élite cooptée. Une autre ville est née, que je ne comprends pas, où je n’ai plus ma place, ni non plus mes voisins venus du monde entier avec qui j’ai toujours vécu en bonne entente. Bruxelles mondiale contre Bruxelles globale,Bruxelles creuset de multiculturalité, contre la ville aseptisée par l'acculturation.

Et pour conséquence aussi dégradation manifeste des relations dans la population, montée du racisme… de part et d’autre… autant les copains qui se font agresser par des autochtones de plus en plus racistes au seul vu de la couleur de leur peau, des délits de faciès récurrents, que les ambiance parfois au sortir des mosquées qui demandent un effort de diplomatie du quotidien pour déminer les tensions qui montent. Combien de fois n’ai-je pas entendu ces dernières années « je n’avais jamais été raciste, je le deviens ». Où l’inverse, ce sentiment de mépris qu’assène des musulmans bon teint, fiers de leur rigueur aux membres du club de l’occident décadent et assassin… là aussi je vois monter, arrogance, mépris et intégrisme. Des pressions aussi, tel qui n’aurait avant jamais penser à pratiquer le ramadan, s’y voit contraint par des attitudes de contrôles et de désaprobation croissante…

Tout ce passait bien tant que nous avions une culture locale à partager... nous avons accepter de nous en dépouiller contre les verroteries quel'oigarchie concède aux indigènes dont il veut confisquer les terres... dépouillé de notre identité parla globalisation inculte, Alors, pour certains, l'Islam haineux de la vengeance après ce que "nous" leur aons fait, cela resteinacceptable, mais c'est compréhensible. Mais pour beaucoup l'Islam est devenu un refuge, un socle de valeurs humaines qui se confondent avec celle du christianisme initial que nous avons depuis longtemps trahi. Nous n'avons plus rien à offrir que les non-valeurs et autres bling bling quxquels nos mâîtres nous ont accoutumés...

Et tout cela évolue très vite, de plus en plus vite. Il devient de plus en plus difficile d’anticiper car l’horizon temporel de prédictibilité sans cesse se rapproche. Ceux qui s’exercent encore à faire des prédiction pour 2050, en établissant des équations linéaires, extrapolations, témoignent d’une chose : ils n’ont rien vu, rien compris, ils évoluent dans le monde clos des statistiques sur des systèmes fermés alors que les systèmes du monde sont des systèmes ouverts.

Il est absurde de dire que la population de la planète sera alors d’autant d’habitants en prolongeant les lignes de l’explosion démographique… nous atteignons une masse critique et les masses critiques provoquent le passage de seuils qui provoquent des changement radicaux… au vu de ce qui se passe aujourd’hui… s’il est probable que le nombre d’habitants de la planète continuent d’augmenter à court terme, il est tout aussi probable que s’entame bientôt une courbe de régression causée par une multiplicité de facteurs concurrents les guerres en général - et atomiques de « basse intensité » en particulier, les guerres sales de l'Empire - qui ont lieu en ce moment et provoquent des mutations génétiques sur de vastes territoires rendus inhabitables pour des durées très longues encore indéterminées; des famines croissantes qui ne touchent plus que les territoires lointains de notre indifférence… 4O millions de personnes qui ont recours au bons alimentaires aux Etats-Unis,  ils vont le regretter le massacre des bisons ; ici ce sont les vaches qui sont les victimes toujours plus nombreuses de ce fléau nouveau… abatage sauvage ; retour d’épidémies qu’on prétendait enrayées, de nouvelles comme le SIDA, et les charmants chercheurs qui s’amusent à fabriquer des virus hautement contaminant….etc…

Extrapoler de manière linéaire en matière d’augmentation de population, c’est à peu près aussi utile que de faire des courbes d’exploitation d’une réserve naturelle épuisée en se basant sur le passé… et dire qu’il y a des gens qui sont payés pour cela…. J’aime bien rigoler, surtout de petites blagues absurdes mais là ce n’est plus vraiment drôle, trop de sang coule, trop de souffrances résultent, trop de misère grandit à cause de tels actes irresponsables… croyez-vous que ces statisticiens qui travaillent à notre malheur en toute bonne conscience seront dédouanés d’avoir payé les impôts qui auront permis de piller et d’asservir les peuples ? Oui… vite satisfaits… le maître vous a dit que c’était bien ainsi… et le maître a raison par définition. Les travailleurs glandus qui payent leurs impôts sans ce poser de questions et déversent leur racisme décomplexé sur le net m'horripilent !!!!

« Le maître a raison par définition », cela s’appelle un axiome et les axiomes sont par nature, questionnables. Les questionner est donc un devoir. Devoir de citoyen, si vous en êtes encore là… devoir d’habitant de la Terre pour ceux qui ont compris que tout est lié, que le grand vaisseau de la planète est transformé en galère aux rames desquels les quelques maîtres veulent nous enchaîner… le fouet pour les récalcitrants, l’océan pour suaire des rebelles… Résistants aux barquettes… voguons vers d’autres horizons… A la question ; « Faut-il d’abord délivrer les forçats » avant le naufrage ? » je réponds par une autre question « En avons-nous encore le temps ?»

Anne

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 03:45

 

 

 

 

Une petite remarque dans un commentaire… au moment même, je ne relève pas depuis l’idée fait son chemin…

Un des projets attribué à ce Nouvel Ordre Mondial dont les promoteurs sont les partisans d’une gouvernance économiste mondiale à leur solde est le contrôle total des fiances des populations de la planète.

Je ne vais pas reprendre ici l’histoire des monnaies… ce qui nous intéresse ici ce sont les étapes qui conduisent depuis les pièces de monnaies dont la valeur équivaut à celle du métal qui les compose à la monnaie virtuelle dominante aujourd’hui…. Le passage des pièces aux billets pour des raisons de facilité se fait avec la garantie que la valeur des billets émis est garantie par son équivalent métal – or et argent - conservé en lieu sûr. Dire de quelqu’un qu’il a beaucoup d’argent, c’est que celui qui possède des billets dont le montant est une grosse somme a également la garantie de pouvoir transformer ces billets en or ou en argent si et quand il le désire, les billets représentent du métal argent ou de l’or. . puis l’étalon-or devient unique référent de la valeur de la monnaie.

Or ma première guerre mondiale entraîne deux phénomènes, une production inflationniste de monnaie et l’émigration de l’or européen vers les coffres des banques étasuniennes. Avec pour conséquence que la monnaie en circulation en Europe continentale n’est plus garantie par sa valeur en or, et n’est plus non plus convertible dans ce métal.

C’est déjà un hold-up, une migration de la richesse européenne vers les Etats-Unis… alors que les Européens se retrouvent avec des monnaies qui déjà plus d’autre valeur que celle qui lui est conférée par le système économique en place. Au début des années 20 est installé un système intermédiaire dans lequel dollar et la livre sont les seules monnaies encore convertibles en or… les autres monnaies étant elles convertibles en dollars  et en livres. Après quelques errances guerres, crise économique,  nouveaux fonctionnement de planches à billet…. En 1944 ? à Bretton Woods, une nouvelle étape est franchie et la dollar devient la seule monnaie qui reste convertible en or… pour le dire autrement, la seule monnaie dont la valeur est garantie pas son équivalent en or… les autres monnaies se définissent donc en référence au dollar.

 Il y a donc encore une coexistence de la monnaie métallique et de la monnaie fiduciaire. Vous pouvez toujours avec vos billets acheter des dollars dont la convertibilité en or est garantie Mais encore une fois la guerre va jouer un rôle déstabilisant. Cette fois ce sont les dépenses engendrées pour les Etats-Unis par la guerre du Vietnam qui vont obliger le système à poursuivre sa fuite en avant. 1976 voit la fin de la garantie de l’étalon-or… la valeur des monnaies devient fonction de leur relation au cours des autres monnaies. Il n’y a donc plus aucune garantie de la stabilité des monnaies, ni de limites mises à l’inflation par un équivalent concret, l’or dans les coffres d’une banque.

Nous avons donc vu les premières étapes de la dématérialisation de la monnaie, qui signifie aussi la porte ouverte à l’inflation par surproduction de monnaie suite à un besoin de liquidités que plus rien ne garantit… et forcément l’argent perd de sa valeur, les prix augmentent… nouvelle production d’argent, nouvelle augmentation des prix une spirale infernale est enclenchée…. D’autant plus fatale que la part de plus-value réclamée par le capital ne cesse elle aussi d’augmenter…

L’étape suivante est celle dont nous payons les pots cassés aujourd’hui… maisil semble que le pire soit à venir et pour bientôt… pour ceux qui n’ont pas deviné où je veux en venir… je laisse le suspens.

Nous sommes en 1976 , nous sommes entré dans un régime de change flottant des monnaie entre elles, et nous pouvons constater que les différentes étapes franchies vers la fin de toute garantie de valeur de nos monnaies ont été des conséquences des coût des guerres… premières et secondes guerres mondiales et guerre du Vietnam… autrement dit notre argent à perdu de sa valeur pour avoir permis aux gouvernements l’achat d’armes qu’ils n’avaient pas les moyens de payer… Autrement dit, nous nous sommes appauvris pour le plus grand bénéfice des marchands d’armes et des industries de la reconstruction que celles-ci détruisent….

Je vous passe les conséquences du régime des changes flottant en matière de fluctuation des valeurs de monnaie… ce n’est pas totalement indépendant du sujet mais cela nous entraînerait trop loin.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que la planche à billet qui reste plus ou moins sous contrôle d’un ou de plusieurs états n’est pas la seule manière de produire de la monnaie. En plus d’une surproduction de billets et de pièces pour faire face à l’emballement du système, il y a une autre production de monnaie, celle-là totalement virtuelle, d’argent qui n’a d’autre consistance que celle de transfert de chiffre entre différents comptes bancaires. Soit une fiction d’argent totalement virtuelle…. Une création d’argent virtuel à chaque emprunt réalisé par des particuliers, des états, des entreprises, en fait une gigantesque machine de capture mise en place par les banques… car pour obtenir ces prêts, les débiteurs mettent en gage des biens réels qui seront saisissables en cas de non remboursement… et si vous n’avez pas de biens à mettre en gage, c’est votre vie de travail qui sert de garantie… en cas de non remboursement tout ce que vous gagnerez au-delà du minimum nécessaire pour vous maintenir sur pied appartiendra à votre créditeur qui pourra s’en saisir directement sur vos salaires… voir le texte ci-dessous… endettements faire payer les victimes, voir aussi le texte sur l’arnaque du micro-crédit…. Des centaines de millions de gens, des collectivités, des entreprises, des états ce sont fait piéger par cette gigantesque machine de capture de l’endettement. Et même pour ceux qui n’ont contracté aucun emprunt personnel, les états l’ont fait pour vous.

Si ka volonté du pouvoir avait été de sauver les populations endettées, au lieu de renflouer les banques, cet argent aurait été mis à disposition des particuliers endettés pour faire face aux échéances, aux entreprises saines lises en faillites fautes de liquidités… non seulement cela aurait permis de morceler les payements en fonctions des échéances de remboursement le temps de reprendre pied… une réelle relace économique… au lieu de quoi les banques ont confisqué les biens et reçu en plus l’argent qui leur permettait de perpétuer le mécanisme…

Je ne connais pas les chiffres par cœurs, mais la proportion de monnaie pièces et billets est totalement dérisoire au regard de l’argent fictif… chiffres sur des comptes. L’alerte est donnée, les avertissements se multiplient, non seulement les banques refusent de donner à leur client en pièces et billets, les montants dont leur compte est crédité… mais de nombreux transferts souffrent de retard ce qui permet aux banques d’utiliser ces sommes pour leurs propres spéculations.

Les pays de la zone euro multiplient les emprunts pour prolonger l’agonie de cette monnaie condamnée. Les nations surendettées multiplient les subterfuges ou les rapts des deniers publics pour retarder l’échéance de la faillite. Mise en gage de l’or de Français…. Une seule solution permet de prolonger l’agonie du système… la virtualisation totale de la monnaie, ce qui est aussi le moyen de la dictature absolue par contrôle de tous les mouvements de fonds…. Et exclusion totale du système de consommation de celui qui n’a pas de compte en banque, impossibilité de faire du « noir », ce qui en Belgique en tout cas en conséquence d’une fiscalité délirante est une condition de survie pour la plupart des petites entreprises….

Oseraient-ils aller jusque-là, tout ce que nous pouvons observer jusqu’ici nous prouve qu’ils sont « capables du fait »…

Conclusions : il ne reste plus qu’à nous organiser en développer une économie nouvelles dont certains ont déjà posé les prémisses : monnaies locales, échanges de biens et de services, banques de semences, productions locales, invention, imagination et créativité requises qui échappent au contrôle du système. Si l’hypothèse ci-dessus s’avérait fondée, seuls ceux qui se montreront capables de partage et de solidarité ont une chance de bien s’en tirer… et peut-être même de vivre mieux qu’ils ne le font dans le carcan du système…

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 20:41

 

« Complot juif international » lorsque j’ai entendu pour la première fois cette expression dans la bouche de jeunes barcelonais par ailleurs fort sympathiques… cela m’a fait mal et cela m'a fait peur… je me suis dit,: "ils sont de retour". Qui ? Les nazis, les antisémites profonds, les exterminateurs, les fabricants de boucs émissaires.

Aujourd’hui je voudrais revenir sur ce sujet qui me blesse profondément à la racine de tout ce qu’il y a de meilleur en moi. J’ai été élevée par ma grand-mère dont le père était berlinois et juif. Ma grand-mère et ma mère si elles avaient obéi aux ordres de l’occupant auraient dû porter l’étoile jaune. Elles ne l’ont pas fait, je ne serais peut-être pas là pour écrire ces lignes sans cela.

J’ai appris dès l’enfance que le racisme était la pire des choses, que tout rejet d’une personne sous prétexte de ses origines ethniques ou sociale était une preuve de stupidité. J’ai souvenir de ce jour où mon beau-père (qui ne l’était pas encore) haïtien tout fraichement sorti des geôles de Franco et expulsé de France parce qu’il luttait pour la libération de son pays du Dictateur Duvalier, Papa Doc , est venu pour la première fois lui rendre visite. Invité à venir dans la chambre de ma grand-mère, elle lui a dit « Asseyez-vous Monsieur », il s’est assis et ...a pleuré. J’ai compris ce jour à quel point le racisme pouvait blesser l’âme d’un homme. Bien qu’issu d’une famille de notable de son pays, il s’était depuis son arrivée en Europe confronté à cette ségrégation… les noirs valent moins que nous.

J’ai donc été élevée avec ce sentiment très fort que « plus jamais ça », la peste brune, était une valeur éthique fondamentale.Qu'il fallait considérer les personnes pour elles-mêmes.  Aujourd’hui je vois s’installer une confusion qui me désole…. LES juifs…

J’ai vu la censure sioniste se répandre en France, aujourd’hui elle gagne la Belgique, un entrefilet d’alterinfo m’apprend que des sionistes ont exigés que soient enlevés les sapins de Noël de l’aéroport de Seattle, sous prétexte que n’y était pas exposé les symboles de leur "religion". Je suis heureuse aujourd’hui que ma grand-mère ne soit pas là pour voir cela.

Une image me revient, un documentaire en Israël, deux jeunes militaires Israëliens sont assis sur un divan et répondent qux questions du journaliste. Derrière le divan debout, se tient leur maman. D’origine italienne, elle a vécu les camps. Les deux jeunes hommes expriment leur haine des Palestiniens, si on remplace le mot Palestinien par le mot juif, leur discours pourrait être celui de jeunes SS. Des yeux de la maman des larmes coulent, elle connait trop bien ce discours. C’est pourquoi je suis heureuse que ma grand-mère ne soit pas témoin de ce qui ce passe aujourd’hui en Palestine.

Elle m’a élevée dans cette croyance naïve en l’intrinsèque bonté des humains… dans l’idée que ce qu’avaient fait les nazis étaient l’ultime manifestation de l’archaïsme et que le genre humain avait compris la leçon. Que chacun lutterait dès lors pour que de tels faits ne puissent se reproduire.

J’ai vu des Sionistes juifs reproduire avec les Palestiniens le même génocide arbitraire de la haine aveugle, vis-à-vis des Palestiniens. Quelques enfants Palestiniens sont élevés dès l’enfance pour un jour mener la guerre contre TOUS les Infidèles, sans discernement. Il existe en France des organisations sionistes d’extrême-droite dont le comportement ne diffère en rien des groupes (de moins en moins « uscules » ) des néo-nazis.

Il s'agit donc bien de considérer des personnes ou des groupes de personnes, les clans dela haine sont partout, comme le sont les tribus de l'amour.

Je me sens donc à la fois en guerre avec la censure sioniste qui empêche de soutenir la cause des Palestiniens qui heureusement ne sont pas tous des futurs assassins d’incroyants, contrairement à ce que certains essayent de faire gober à l'opinion publique….  Une censure grandissante  rend répréhensible toute critique faite de l'inadmissible génocide raciste d’un peuple dont on a volé les terres et détruit la culture avant de le massacrer. Je cale, il n’y a pas de mot pour exprimer cela. Inhumain...  comportement dénué d'âme.

De même, quiconque critique « LES juifs » en ma présence se voit sommer de m’expliquer de qui il parle et de quel droit ? Les Israéliens qui endurent la prison pour s’être élevés contre leur gouvernement ont droit à tout mon respect. Ils existent, bien plus nombreux qu’on ne le dit ici.

Il n’y a pas de « complot juif international » mais bien une dictature sioniste qui étend ses tentacules partout sur la planète mais ceux qui participent à l’instauration de cette dictature ne sont pas tous juifs, loin de là. Il a fallu que le phénomène atteigne l’ampleur qu’il prend aujourd’hui, que je vois la censure s’installer en France, puis en Belgique pour que je comprenne que cette emprise sioniste s’étendait bien au-delà d’Israël et faisait partie de ce mouvement qui prétend instaurer une gouvernance mondiale et pouvait même en être le fondement. Coïncidence, je lui trouve une étrange parenté avec le programme de « La République » de Platon qui n’était pas juif que je sache.

L’unique différence est, que le gouvernement des philosophes a fait place à celui des technocrates sous le nom de « gouvernance économique »… mais peut-être les philosophes de Platon en sont-ils les ancêtres. N’en condamnez pas pour autant tous les philosophes, le « Politique » d’Aristote est d’une toute autre essence, dont je peux sans honte me sentir héritière. Et leur économisme est à l’économie ce que le scientisme est à la science et le rationalisme à la rationalité… un fanatisme.

J'aurais pu intituler ce texte : pour en finir avec le fanatisme, sous quelque

mode qu'il se présente

PS en Bonus  bien complémentaire de ce texte

 Islamiste ou Musulman, un vrai casse-tête chinois ! 


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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 10:18

 

 

Il est toujours désagréable d’avoir à considérer le pire possible à venir, mais il peut être encore bien plus désagréable de se voiler la face et d’être pris au dépourvu s’il se réalise. Les constats que je fais sont ceux que peut faire toute personne bien informée. Peut-être 2012 verra la fin du monde, et si c’était le cas je n’aurais qu’un seul conseil à vous donner : profitez du temps qu’il nous reste, amusez-vous et mettez-vous en ordre avec votre conscience. A mes yeux, cela reste la chose la plus importe qui soit, arriver au terme de sa vie en ayant la conscience claire et sans reproche majeur. Face à une possible fin du monde, je ne vois pas ce que nous pouvons faire de plus…

Mais cela reste de l’ordre des prévisions apocalyptiques dont nous savons qu’elles ressurgissent régulièrement au tournant des millénaires ou au gré des fantaisies de quelque prédicateur en mal de sensationnel et en guise d’argument pour s »attacher un troupeau auquel il promet la rédemption pour autant qu’il se soumette à ses diktats. Le jeu du pouvoir systémique aujourd’hui, dans les processus de manipulation des inconscients collectifs qui reste sa grande spécialité, le domaine de sa plus grande excellence ne se prive pas d’utiliser cette composante dans le cocktail de carottes et de bâtons dont il se sert pour obtenir allégeance et soumission du bon peuple qui s’imagine encore qu’il y a quelque salut à attendre venant de l’oligarchie.

De bons toutous qui mille fois reviennent lécher la main du maître qui mille fois les a battus.

Si 2012 ne voit pas la fin du monde, ce sera certainement la fin d’un monde, l’année de tous les changements et chacun verra son petit monde bouleversé quelques soient les précautions qu’il ait prises pour ne pas s’en mêler, nul repli frileux ne résistera à la déferlante de changement qui déboulera incessamment. Les acteurs sont en place, encore quelques ajustements avant que le spectacle de la destruction commence… tel qui positionne quelques vaisseaux de guerre supplémentaires, tel autre qui fait voter à la hâte une loi liberticide de plus, le troisième qui presse les savants de mettre au points la bombe et les banquiers qui de toutes part racolent par tous les moyens les derniers sous qui peuvent encore être confisqués….

Tout est prêt pour le grand spectacle « apocalypse 2012 », le rideau va de lever.

Acteur, témoin, victime nous seront chacun sans doute un peu de tout cela, à chacun de choisir la composition de son propre cocktail. Le spectacle comportera une grande part d’improvisation qui donnera les opportunités à saisir de donner quelque importance à son rôle dans l’Histoire, car c’est bien de cela qu’il s’agira, d’écrire une page d’Histoire qui marquera un tournant irréversible de l’histoire humaine, à l’issue de quoi, rien ne sera plus jamais comme avant. Une pièce dans laquelle chacun a son rôle à jouer ; une pièce dans laquelle un tout petit rôle peut soudain faire sens, devenir le grain de sable qui bloque opportunément la machine de guerre en marche de la destruction systémique programmée.

Préparez-vous, je n’ai pas d’autre conseil à vous donner, soyez attentif, vigilant, faites appel à votre intelligence pour déterminer ce qu’il convient de faire. Pour protéger qui sa petite famille, qui le collectif des amis, qui sa ville ou sa région…. Aucune échelle ne sera insignifiante. C’est une caractéristique intrinsèque au chaos et à l’instabilité et c’est bien le chaos qui s’annonce et l’instabilité qui devient le régime de fonctionnement du monde, condition dans lesquelles quelque évènement aussi petit soit-il est susceptible de bouleverser le fonctionnement de l’ensemble du système.

Depuis longtemps je me demandais à quoi pouvait ressembler un point de bifurcation à l’échelle de l’histoire mondiale, 2012 assurément comblera ce souhait. Oui mais comment ? Un point de bifurcation étant par excellence ce moment où l’imprévisible peut se transformer en probable pour s’installer dans la certitude de ce qui est, dans la durée d’une nouvelle donne, inimaginable avant qu’elle se produise.

Ceux qui ont besoin que tout soit prévu, programmé, sous contrôle vont se sentir très mal dans l’année à venir. Ceux qui aiment l’imprévu, les changements soudains auxquels il faut s’adapter dans l’instant en saisissant au mieux les opportunités ont quelque chance de s’y retrouver et peut-être même d’y trouver les conditions d’un mieux vivre que dans l’ambiance d’une société figée dans la peur qui voudrait imposer à chacun c

ses carcans avec l’espoir futile d’arrêter le Temps.

Ma recette : être à l’écart des villes, sans cependant couper les liens. Choisir un lieu où la nature offre de nombreuses ressources,  regrouper en collectifs d’amis qui mettent en commun les compétences, les savoir-faire, les outils, se retrousser les manches pour produire au quotidien les réponses au besoin de chacun, multiplier les liens et les échanges avec des collectifs amis. Sortir les guitares et les djembé pour que nos nouveaux troubadours puissent nous chanter les historiettes d’un monde multipolaire.

Envoyez moi vos recettes, nous écrirons un livre.

Un nouvel Age Moyen certainement, en le sens que les temps qui viennent seront une époqué de transition, et j’en appelle à un Age Moyen débarrassé de tous les séquelles de féodalité qui depuis si longtemps nous empoisonnent l’existence. L’Empire continuera à semer le désordre et l’insécurité généralisés, depuis si longtemps il ne se prive pas de le faire. Nous allons passer un seuil, ce n’est pas la troisième guerre mondiale qui se profile à l’horizon, mais la Première Guerre Globale. Et espérons-le la dernière, et pas par faute de combattants, toute vie ayant été anéantie, mais parce que l’humanité enfin advenue aura enfin compris qu’il y a plus de bonheur dans la simplicité, la paix la solidarité avec tous ces voisins, habitants de la Terre, que dans le luxe, la convoitise, la capture des ressources d’autrui, la concurrence et l’écrasement de l’autre comme éternel rival.

Un monde dans lequel l’autre n’est plus le concurrent, le rival à abattre en puissance mais l »ami potentiel, le compagnon, l’allié dans les chemins de la vie.

A toute personne de bon cœur et de bonne volonté

Meilleurs vœu pour l’an 2012

Anne


 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 12:32

 

J’ai envie moi, là, de piquer mon petit coup de gueule… Interdiction de vivre dans les campings… c’est pas vraiment nouveau. En Belgique cela fait un sacré moment, ce qui n’empêche pas… Ce blog au départ a d’ailleurs été créé pour défendre le droit à vivre comme nous l’entendions, sous la tente, dans une cabane, autant que possible en grève illimitée de la consommation  des produits du système. La soupe d’ortie, la salade de pissenlit, ce n’est pas du misérabilisme…c’est délicieux.

Vivre dans une caravane, ce n’est pas l’auto flagellation de ceux qui veulent se faire les nouveaux martyrs de l’austérité… c’est le choix pour ceux qui aiment cela… Ceux qui se lamentent parce que les pauvres SDF n’ont même plus droit à une misérable caravane m’énervent profondément. Soit il s’agit de gens qui vraiment n’aiment pas cela, y sont contraints, forcés et en souffrent et en ce qui les concerne ce n’est pas le droit à vivre en camping qu’il faut défendre, mais le principe légal et non appliqué de la réquisition d’immeubles vides et le respect de l’obligation légale et tout aussi bafouée d’augmenter le parc des logements sociaux. Je ne vois pas pourquoi tous les militants de pacotille qui disposent d’un bon logement trouveraient normal que de pauvres SDF doivent se contenter d’une caravane s’ils n’aiment pas cela, alors que les bâtiments vides ne manquent pas !

Je ne sais si ceux qui tiennent ce genre de discours se rendent compte du mépris implicite dont ils témoignent vis-à-vis des Sans Abri ? La caravane, c’est bien assez bon pour « eux »…

Mais ce qui est grave, c’est de voir que les mêmes ne semblent pas avoir conscience qu’il existe des gens en lutte en ce moment pour d’autres modes de vie, des vies à empreinte écologique positive, des vies qui vont bien au-delà de la décroissance prônée par des bobos qui prennent leur bagnole pour un oui, pour un non…. Des vies qui s’inscrivent dans le seul avenir possible pour notre planète, la simplicité… et une autre forme de richesse que le droit à la consommation immodérée et au carcan de l’emploi.

Chance que je sois d’une nature placide, sans quoi je le sens, je serais énervée, voir en colère, tant d’ignorance et de bêtise, tant de méconnaissance de qui sont ceux à qui on colle aujourd’hui cette étiquette commode… SDF, qui recouvre des réalités toujours plus multiples au fur et à mesure que les vagues de la crise entraîne des couches toujours plus larges de la population vers les gouffres de la misère structurelle.

Il y a quelques décennies, il était encore possible de prétendre dresser une sorte de portrait type du sans abri en partant de cette notion de pauvres de générations en générations, comme l’ont fait les rédacteurs des Rapports sur la Pauvreté en Belgique… entre 1993 et 2005, alors que cette figure de pauvreté résiduelle devenait largement minoritaires dans un nombre de pauvres toujours croissant.

Mais un autre implicite des réactions vues et lues, celui de la reconnaissance du principe de dictature de la majorité, sous prétexte que nous sommes une minorité à vivre ce mode de vie qui devrait être déclarée de salubrité publique, il faudrait nous passer sous silence… ne pas nous prendre en compte…vive la diversité et le respect de la différence…

Et bien pire encore, un constat est récurrent, nombre de personne qui ont été à un moment contraintes à ce genre de vie en habitat léger, une fois qu’il y ont goûter ne veulent plus l’abandonner. Il y ont pris goût, l’essayer, c’est l’adopter, et refuse de réintégrer les cages à lapins, l’anonymat des villes, la pollution permanente… etc….

Derniers constats, de plus en plus de gens vont se retrouver sans logement, hors des lois comme ’interdiction de vivre dans des campings, de poser sa yourte ou sont tipi, de construire sa cabane, de cultiver son potager, ces lois sont absolument totalement liberticides et dictatoriales anticipant l’interdiction de développer concrètement des alternatives au systèmes, interdisant de poser les bases d’un autre monde possible. Elle sont criminelles, car certains qui auraient pu trouver une nouvelle bonne vie dans une caravane, une roulotte, une yourte, ne survivront pas à la rue.

En Grèce, un mouvement se dessine des villes vers le retour aux campagnes et l’autosuffisance partielle que celles-ci permettent… Sauve qui peut !

Alors, revoyez votre copie et faites-y place pour ceux qui pratiquent d’ores et déjà par leur mode de vie, de production, de partage et de solidarité le seul développement durable possible : la simplicité !

 

 

Ce qu'on veut voir exister

Remise à l'honneur... pour tous les chömeurs qui ne savent que faire : Les inactifs et la "croissance qualitative" (made in yurtao)

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 03:42

 

Un petit bilan de mes tours d’horizon de ces derniers jours, de ces dernières semaines… il n’y a pas de quoi être optimiste. La seule bonne nouvelle du jour, c’est… ouf… enfin … les jours allongent.

Belgique, ces derniers jours marqués par « la tuerie de Liège » qui montrent à quel point le rascisme et la haine aveugle ont pris de l’ampleur dans ce pays. Il est clair qu’une grande partie des commentateurs les plus haineux sont quasi analphabètes, mais ce n’est pas rassurant, cela montre seulement que la qualité de l’éducation est en net recul, ce qui est mauvais signe. Les plans d’austérité entraînent non seulement un démantèlement de l’enseignement mais aussi une suppression des politiques de préventions de la violence. Au profit de politique de répression dont les acteurs de terrain savent bien qu’elles ne font que durcir le problème. Des politiques à court terme qui ne peuvent que handicaper l’avenir.

Autre mauvaise nouvelle, après avoir enfin assisté à la nomination d’un gouvernement au plan foireux, nous apprenons que le plan B du premier ministre, c’est… la division de la Belgique. Tout un programme effectivement et un programme qui pourrait avoir des répercutions à l’échelle européenne, sous forme d’une disparition des états nations au profit d’une Europe des régions livrées à la dictature européenne qui se mets en place, discrètement mais sûrement sans que les habitants soient consultés puisque les principales institutions européennes font l’impasse sur la volonté des populations. Et néglige de les informer des décisions prises, des mesures adoptées qui ont pourtant sur nos vies quotidiennes des conséquences palpables.

Et partout, ce constat, les politiciens actuels sont tous soient des imbéciles, soit des hypocrites. Soit ils ignorent ce qui se passe réellement, soit ils mentent sciemment, pas un€ seul€ qui ait le courage de s’exprimer sur ce qui se passe réellement, la démagogie est de rigueur, les us s’illusionnent en croyant qu’être élu leur donnera un quelconque pouvoir sur le cours des choses, les autres s’en contrefichent, ce qui les intéresse ,c’est le pouvoir en soi et les avantages qu’il procure.

Une extrême-droite nationaliste fait son nid partout en Europe (et dans le monde), lifting et masques sont de rigueur… la fachosphère stratifié présente en première ligne les apparences du politiquement hyper correct, hyper sensé et plus démocrate que cela tu meurs. Jusqu’à présent je n’ai vu aucune recherche approfondie, ni de démantèlement du discours, ni de remontée des strates qui composent ce courant et encore moins de ce qui se cache derrière la partie émergée.

Pendant ce temps les lois liberticides sont votées sans que soit clairement mis en évidence le danger qu’elles constitueraient entre les mains d’un pouvoir fasciste.  C’’est déjà pas triste comme cela.

Des groupes fascistes, racistes, néo-nazis multiplient les actions violentes de manières de plus en plus transparentes et décomplexées et rencontrent dans la population soit une indifférence coupable soit un soutien avéré… Là encore, rien n’est fait pour recenser ses actes et mettre en évidence la réelle ampleur du phénomène.

Après la France, c’est le Royaume-Unis qui vient d’autoriser le tir à balle sur les manifestants. Pendant que de nombreux blogueurs s’indignent de la répression de manifestation en Russie, les polices locales s’attaquent aux indignés, pratiquent des arrestations préventives musclées dans la totale indifférence des mêmes. La paille et la poutre… une vieille histoire.

Alors que nous entrons dans l’hiver… les SDF sont interdits de camping… 337 personnes à Lyon qui ont dormi dehors faute de place dans les centres d’accueil, c’est comme cela tous les jours et partout… dans certains pays, ils ont de la chance, ils ont droit à la taule… un abri, nourri, logés, blanchis ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont…

La catastrophe des économies nationales des pays de la zone euro est à présent totale… les banques qui  ont grâce à l’endettement et la virtualisation de l’argent confisqué autant que possible ne prêtent plus, l’argent va être pris directement dans la poche des habitants, ke conseil des gouverneurs étant autorisés à prélever directement le pognon dans les caisses de l’état grâce à un mécanisme de stabilité destiné également à réprimé les mécontents.

Les agriculteurs n’ont plus le droits de produire leur propre semences et diffuser la recette du purin d’ortie est aujourd’hui condamnable…

Déplacement de Sarkozy à Toulon ?… 86 ans de RSA pour une personne… et j’ai pas envie de me livrer à ce genre de calcul, mais si jamais il y a des volontaires pour faire des évaluations de ce genre, je crois que cela remettrait les horloges à l’heure, à savoir qui sont les Profiteurs de j’histoire…

Bon je m’arrête… la liste est interminable… c’est celle que devrait faire un politicien qui ne serait ni un imbécile, ni un menteur. Le chaos est là…  l’implosion est proche, êtes-vous prêt à l’affronter ou vous bercez-vous encore d’illusions sur une sortie de crise à venir ?

Il n’y a d’autre sortie de crise possible que la sortie du système, d’autres solutions que la prise de responsabilité de chacun dans la construction d’un autre monde. Rompre avec notre état de vassaux et de valets d’un système moribond qui nous entraîne dans son agonie. Une seule issue, l’annulation des dettes, l’effacement des ardoises, et la mise sur pied d’assemblée constituantes faites par les peuples et pour les peuples.

Changer la direction de notre regard, retrouver les valeurs émancipatrices de la vieille Europe et prendre notre place dans le monde multipolaire qui est en train de naître délivrés de nos chaînes. Refuser l’acculturation d’une idéologie globalisante au profit de l’enrichissement d’une multi culturalité, richesse et patrimoine de l’humanité et ressources dans lesquelles puisse les solutions concrètes à des problèmes inédits en étant ouverts à tous les savoirs qui peuvent nous venir en aide.

Cela ne signifie nullement perdre notre identité mais l’enrichir au contraire, nous autres belges sommes bien placés pour le savoir, ils peuvent bien diviser le pays sur Ala carte, belges nous sommes et belges nous resterons, la belgitude étant un état d’âme et une forme d’humour à nulle autre pareil.

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 05:15


Nous y voilà. C’est donc à travers les processus de l’économisme que sont confisqués les derniers vestiges des états-nations, les derniers vestiges de pouvoirs politiques censés émaner du peuple par intermédiaires des urnes et du suffrage universel. Aux « élus » nationaux échoit aujourd’hui le rôle de gestionnaire du pillage des biens des peuples.

Les mécanismes de la confiscation du pouvoir sont grossiers, tiennent à peine la route légalement et n’ont pu s’imposer que grâce à l’impasse, silence de la presse sur ce qui techniquement, du point de vue de la logique s’appelle « coup de force » et du point de vue politique, un abus de pouvoir.

Mais que suis-je en train d’évoquer ici exactement ? C’est du MES (mécanisme européen de stabilité) dont il est question dans ce texte, soit constitution d’un Fond commun pour les 17 pays de la zone euro  dont le but officiel est de venir en aide aux pays membres en difficulté.

Vont être prélevés dans les caisses des états, et donc dans la poche des citoyens des fonds destinés à des prêts dont on sait d’avance qu’ils ne pourront être remboursés. Le MES démarre avec un capital de 700 milliards d’euros, soit une moyenne de 21OO euros par citoyen de la zone, mais une augmentation de capital est d’ores et déjà prévue qui le porterait à 1500 ou 2OOO milliards.

Autrement dit, il n’y a plus d’autres de créanciers assez stupides pour financer  ce jeu de dupes de dettes irremboursables sinon à leur insu les citoyens eux-mêmes, que la gouvernance économique s’apprête à pressuriser jusqu’à leur derniers sous pour rallonger un peut l’agonie d’un système en faillite.

Il s’agit donc d’un hold-up dont les auteurs auront la garantie d’une totale immunité.


Le MES établit pour les 17 pays de la  zone euro une gouvernance économique, les 17 ministres des finances des nations concernées, qui dans ce cadre prennent le titre de gouverneurs du MES formant le Conseil des Gouverneurs

En  plus des 17 gouverneurs, le mécanisme comporte 3 « observateurs » :

Le membre de la Commission Européenne qui est en charge des affaires économiques et monétaires, le Président du Groupe Euro (un club informel de ces 17 Ministres des Finances) et le Président de la Banque Centrale Européenne.


Et comme il est prévu que les peuples ne se laisseront pas ainsi saigner sans réagir, le coup de force s’étend au-delà du seul domaine économique sous forme d’un amendement d’apparence anodine au Traité de l’Union : "les pays de l'UE utilisant l'euro sont autorisés à établir un mécanisme de stabilité pour sauvegarder la stabilité de la zone-euro dans son ensemble." Qui étend implicitement les pouvoirs de ce mécanisme au maintien d’une stabilité qui n’est pas définie comme strictement financière.

Ajoutons qu’actuellement les décisions doivent être prise à l’unanimité, mais une étape suivante est probable, la décision proportionnelle aux part de capital détenue par chacune des nations, ce qui permettrait par exemple à une alliance Allemagne, la France, l'Italie et les Pays-Bas de décider pour l’ensemble des 17 pays…. 

 

 

Pour des développements plus exhaustifs au sujet de ce coup d’état économiste en zone euro, je vous renvoie aux deux articles, quant à moi, j’ai essayé d’en dégager l’essentiel

MES, un coup d'état dans 17 pays - Secrets derrière des événéments mondiaux

MES, le nouveau dictateur européen - Secrets derrière des événéments mondiaux


Grand merci à l’auteur pour ce travail de lutte contre la désinformation et de défense du droit des peuples.

Merci à Charlotte (Panier de crabes) chez qui j’ai trouvé en position privilégiée, les liens vers ces informations qui devrait être connues de tous.


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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:05

 

 

 

Petites fourmis de l’information, imperturbablement, nous déplaçons les montagnes de bêtises pierre par pierre, caillou par caillou ; vidons la mer de la désinformation à la petite cuiller. Dérisoires nous faisons face à la tempête qu’annonce les bruits de bottes, pas cadencé, la peste brune est de retour ; nous déversons nos seaux de sables pour ériger des diguettes contre le tsunami de la misère qui vient.

Nous sommes les 1 pour 1000, les 1 pour 10 000.

Sans nous décourager, nous posons les fondations d’un monde plus doux qui n’adviendra peut-être jamais.

Et pourtant à la question : que faire ? , je n’ai qu’une réponse à donner, unique, immédiate et sans conteste : Continuer ! (je laisse le lien malgré la censure sur ce de texte d'un commentaire que j'avais laissé et qui était plutôt anodin, ceci (la censure) explique peut-être cela, (le peu de fréquentation du blog))

Et rire de bon coeur  parfois  :  Le blogueur soulagé

 

Merci Nomind, Les Dernières Nouvelles du Monde pour l'éclat de rire matinal et merci à des pas perdus pour son billet "Que faire ?" qui m'épargne d'avoir à en écrire un similaire sur le même thème

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 12:26

 

J’ai eu la chance de pouvoir voyager, vivre dans d’autres lieux, d’autres pays celui où je suis née. J’ai la chance aussi de ne pas fréquenter le web au quotidien. Parfois je me tiens à l’abri de l’actualité pendant des périodes plus ou moins longues. D’ailleurs j’ai bien rigolé,  ce week-end : il est clair que du coup il m’arrive de passer à côté d’informations de première importance, ainsi c’est samedi que j’ai appris que Laurent, fils de notre roi était marié depuis…une dizaine d’années parait-il…première nouvelle

Non je ne regarde pas la télévision, sinon parce que je suis en compagnie de gens qui la regardent et non je ne lis pas la presse officielle, si ce n’est au hasard de recherches ou parce que dans un transport en commun un journal abandonné me permet de passer le temps.

Certainement je dois passer à côté d’informations essentielles mais en contrepartie cela m’évite de tomber dans des routines, de jouer la grenouille échaudée, de m’habituer petit à petit à l’horreur imposée. Une petite anecdote que j’ai déjà raconté bien des fois mais qui est significative, je vivais alors une de mes période hors actualité dans un petit village de montagne. A deux reprises, à six semaine d’intervalle, je me suis rendue magasin-bar du village afin d’y faire quelques emplettes… comme toujours la télévision était allumée, et quelques voisins à boire une bière.

En attendant d’être servie, j’ai jeté un coup d’œil à la télé. Les deux fois coïncidences, j’ai pu voir des images de personnes torturées en Irak. Cela m’a fait froid dans le dos, j’étais choquée… il m’a fallu un moment pour me remettre. Mes voisins, eux n’étaient troublés en rien, ils buvaient leur bière tranquillement sans paraître affectés. Ils étaient habitués, pour eux c’était devenu normal à force… il y a une banalisation de la violence qui se fait surtout par l’image et par la création d’inconscients collectifs d’acceptation de l’horreur au quotidien.

Alors peut-être que m’échappent des informations « essentielles » comme le mariage de Laurent, c’est le prix à payer pour continuer d’être sensible et  affectée par l’horreur, la reconnaître pour ce qu’elle est, inacceptable.  

De même, les campagnes changent moins vite que les villes. Encore que… mais c’est une autre histoire. Ainsi à chaque retour en ville, je reçois les changements qui s’y sont produits comme un choc. Durant des décennies, cela me faisait rire de retrouver comme des piliers immuables les mêmes habitués au coin des mêmes bars à raconter les mêmes histoires, ils étaient mes garants de la permanence d’un certain monde. Cela non plus n’est plus vrai. La misère fait des ravages, mais là aussi chacun à force s’habitue. Que ce soit à vivre dans une cave sans lumière avec un loyer plus cher que celui d’un bel appartement pas si longtemps auparavant. Que ce soit à se retrouver devant le choix… bistrot et convivialité ou nourriture et solitude, car comment recevoir des amis dans un espace où seul on peut à peine bouger. A payer toujours plus chers les produits de base. A voir l’environnement se dégrader. Et les relations s’en ressentent, l’agressivité monte, la tristesse aussi de ne plus pouvoir dépanner le copain dans la mouise parce qu’on y est tout autant que lui.

Et puis il y a les lois qui défont les solidarités, alors que l’habitat groupé seraient pour beaucoup une solution, non seulement en matière de budget mais aussi de bonne convivialité et le moyen pour certains non pas de chercher un emploi mais de se créer un travail au sein d’un collectif où jouent les complémentarités. Un travail qui réponde à de vrais besoins et non une occupation rémunérée interchangeable… tout est fait, du moins en Belgique pour décourager de telles entreprises. Sinon sur le papier du moins en pratique. Je le sais, j’en ai fait l’expérience, et d’autres comme moi l’on faite.

Forte de mes connaissances, en matière de lois, de recommandations aux politiques, d’appels à projet faits par les pouvoirs publics, forte de mes capacités en gestion, intendance, organisation et celle de quelques amis doués de savoir-faire pratiques et créatifs, j’ai tenté le coup. J’ai rencontré une fin de non-recevoir. Il faut être intégré dans les réseaux politiques pour qu’on vous prête attention. J’ai reçu un grand soutien de la part des travailleurs sociaux de première ligne qui trouvait que mon projet répondait à des besoins et pouvaient y apporter une solution concrète.

L’idée était de conjuguer habitat groupé, production à partir de matériaux de récupération et animation de la vie de quartier. Toutes les énergies étaient là, de même qu’une grande sympathie du public local (et autre), mais pour que nous puissions démarrer et il fallait que soit appliquée la loi de 1993 qui dit que les pouvoirs publics ont à mettre à disposition des plus démunis leur bâtiments vide et nous avions besoin d’un petit prêt de maximum 2000 euros remboursable au plus tard en un an pour faire face aux premières dépenses. J’ai vu autour de moi des gens plein d’espoir à l’idée qu’un tel projet puisse prendre forme, je me suis sentie cruelle d’avoir réveillé cet espoir quand j’ai échoué et qu’ils sont retombés plus bas qu’ils ne l’étaient auparavant. Pas seulement de l’échec du projet, aussi parce que entre-temps les conditions de vie c’étaient encore durcies et que ceux qui vivent dans la précarité sont directement affectés par la dégradation de la qualité de vie dans l’essentiel, le logement, les frais d’énergie, la nourriture, les possibilités de convivialité, la dégradation de l’espace public…

Je n’ai pas renoncé, ce projet existe toujours sous d’autres formes pour d’autres lieux mais aussi la tristesse, il aurait fallu si peu. L’image que j’ai est celle d’une personne au bord du gouffre et de la différence que peuvent faire une main tendue pour reprendre l’équilibre ou la petite poussée qui vous précipite au fond… j’ai vu des gens pour qui j’ai de l’affection et qui sont de bonnes personnes sombrer faute de petit coup de pouce au bon moment. Mais s’il me restait des doutes, j’ai définitivement compris qu’il ne faut rien attendre des "Pouvoirs vraiment pas très publics » malgré leurs belles paroles, malgré tous ces textes qui prêchent exactement ce que je proposais mais ne rencontrent aucune application pratique. Que ce que nous voulons nous devons le conquérir de haute lutte, point par point, par nos activités. Ne jamais renoncer. Continuer non seulement à chercher à comprendre le ùonde pour nous inscrire dans le paysage en connaissance de cause, mais aussi à produire les moyens d’une autre vie par nos actions, par notre travail même si parfois cela semble dérisoire.

Le monde ne nous est pas donné, c’est à nous de le construire. Nous sommes les 1 pour mille, les 1pour 1O OOO, et alors ?  Nous existons avec nos doutes, nos blessures pas toujours cicatrisées mais aussi avec notre volonté de ne pas en démordre et chaque fois que possible de poser une pierre de plus à l’édifice d’un monde plus doux.

Anne

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:15

 

 

Agir, observer, témoigner.

Le monde comme un grand puzzle au dessin sans cesse changeant. Une immense équation dont chaque jour se révèle quelques inconnues. Des inconnues persistantes à traiter comme des « boîtes noires » : il est possible de mesurer ce qui y entre, ce qui en ressort sans pour autant comprendre les processus qui se produisent à l’intérieur…

C’est en vertu de cette méthode des boîtes noires, que je fais l’impasse sur la théorie de la conspiration qui ne m'est d’aucune utilité quand il s’agit de constater que d’un côté entre un monde qui se dirigeait vers toujours plus d’équité, un monde fondé sur des valeurs de partage et de solidarité. Valeurs que des luttes populaires avaient imposées comme valeurs « universelles », celles qui auraient du présider à la naissance d’un monde nouveau, celui du 21ème siècle débarrassé de la misère, un monde allégé de travail humain grâce à celui des machines, une société de loisirs actifs. Ce qui sort aujourd'hui de notre boîte noire, vous en êtes témoins comme moi, de la destruction, de la misère, de la haine, toujours plus de haine.

Quand ce sont mis en œuvre les processus qui ont coudé ce devenir probable, est-ce la conséquence d’un complot contre l’humanité multiséculaire, faut-il réinventer le diable ou satan ces forces obscurantistes transcendantales pour en expliquer l’existence et la genèse ? Et si vraiment satan existait, n’est-ce pas le nourrir que de lui donner tant d’importance ? Et s’il n’existe pas, n’est-ce pas nourrir la bête que de l’invoquer en permanence pour expliquer le monde ?  Je préfère m'en tenir à l'immanence.

Ceux qui connaissent ce blog auront remarqué que quand je ne m’attache pas au jeu du grand puzzle géopolitique, je préfère regarder du côté des sourires d’enfants aux regards pétillants, les enfants de la Terre, de celui des fleurs, des arbres, des papillons et des petits lions ? Ce qu’il importe de sauver en recréant les conditions d’un avenir possible aujourd’hui sérieusement menacé. Que seront devenus ces sourires d’enfants du monde à l’âge adulte si nous laissons faire… et que pouvons-nous faire. Car ce qui émerge de notre boîte noire est plus sombre encore, toujours plus sombre.

Le premier pas consiste à retrouver le sens de la réalité, les données simples d’un problème complexe. Mais notre condition de partie nous rend par nature incapables d’appréhender le tout, le Monde dans sa totalité. Nous devrons dès lors faire le choix d’un point de vue, un projet de vie qui trouve sa place dans un projet de monde qui détermine quels éléments seront significatifs, éléments qui contribuent à la réalisation de ce projet et ceux qui s’y opposent et y font obstacle.

Ce qui implique que toutes nos décisions seront d’emblée de l’ordre de la subjectivité. Que cela est inhérent à la nature humaine et qu’il est impossible d’y échapper. Or une chose est certaine, c’est qu’une partie des catastrophes, des destructions, des dérives dont nous sommes témoins aujourd’hui résultent de cette aberration fondatrice du système économiste : la prétention à l’objectivité et le scientisme de la vision de l’économie qui en résulte.

Une prétention qui permet à ceux qui s’en revendiquent de faire l’économie de l’éthique sinon en la reléguant au rôle d’argument de vente, au domaine du marketing. Une spoliation de facilité…  une solution qui fait l’économie de la réflexion et de l’examen de conscience au bénéfice de loi sans âme, celles qui interviennent dans le devenir du monde et dans notre vie quotidienne par l’intermédiaire de l’ingénierie sociale, de la gestion des ressources humaines, de l’usage normatif des statistiques comme machine à fabriquer des citoyens lambda aidé en cela par les développements de psychologies comportementales qui sont autant de machines à réduire, à rogner les ailes de l’humanité pour l’empêcher de prendre son envol, autant de monstruosités tératogènes qui contribuent à constituer l’idéologie du système.

J’ai pu lire à diverses reprises en réponse à mes textes ou à des commentaires « Tu es gentille » asséné comme une insulte, une disqualification sans appel : « T’es gentille donc tais-toi, les gens gentils n’ont rien à faire dans ce monde et surtout pas y prendre la parole. » Dois-je en rire ou en pleurer… un peu les deux selon mon humeur du moment. Souffrez en tout cas,chers ennemis, pas gentils, que je vous contredise, et réaffirme que toutes mes actions et toutes mes recherches sont sous-tendue par cette question ; « Comment les gens gentils peuvent-ils changer le cours de l’histoire », simplement parce que je suis intimement convaincue qu’un monde dans lequel les habitants seraient gentils serait bien plus agréable à vivre que celui que nous concocte aujourd’hui les méchants, les cyniques, les sadiques, les mégalomaneset autres psychopathes, ceux qui en cours de route ont perdu leur cœur, leur âme, tout sentiment de bienveillance, quand il n’ont pas tout bonnement perdu l’esprit. Gentil n’est-ce pas un synonyme de noble ? Et les nobles ne cessent-ils pas d’être des gentils quand se stratifient des aristocraties ?

Le nez sur le quotidien, c’est agir dans sa vie de tous les jours.  C’est aussi se faire observateur et témoin de ce quotidien, de ce qui s’y déroule, de ce qu’il recèle de possibilités, celles que nous aimerions développer, celles que nous voulons combattre. Le regard vers l’avenir, c’est ne jamais perdre de vue que dans le contexte de globalisation contemporain aucun fait politique significatif de notre quotidien n’advient sans être en résonance avec les processus de globalisation. 

 Si je partage les aspirations de certains de ceux qu’on nomme anarchistes, autonomes, libertaires, celles d’un monde sans état, sans autorité, un monde d’autogestion et d’autodétermination, un monde où chacun participe des décisions, des responsabilités qui concrétisent le devenir du monde, si je suis persuadée qu’une telle manière d’habiter la planète est matériellement et techniquement possible, ce désir se heurte pourtant à une contradiction qui elle est de taille : un tel ponde n’est réalisable que dans un contexte où ce désir serait partagé sinon par tous, du moins par une très immense majorité des habitants de la planète, ce qui n’est manifestement pas le cas.  Croire qu’un tel monde est possible demain, c’est tout simplement opérer un déni de réalité, déni qui implique la négation de l’existence concrète d’une grande partie des habitants de la planète, pour autant que je puisse en juger d’après les données dont je dispose… les personnes qui seraient prêtes à mettre en œuvre ce mode de vie se compte en milliards, celles qui ne le sont pas aussi et ces dernières constituent un problème de taille. Un système qui nie l’autorité mais s’impose par force et contrainte à ceux qui le combattent est un système qui se trahit d’emblée et n’est pas viable. Tout système qui a voulu s’imposer par le principe de la « table rase » a toujours fait table rase des opposants, un mauvais début.

Faut-il renoncer pour autant. Bien sûr que non, si je le croyais, je ne serais pas à écrire ces lignes. Une planète libérée de ces chaînes ne s’impose pas par la contrainte et par le haut. Elle n’a que faire de la politique politicienne et de ses délégations de pouvoir et de responsabilités. Elle s’inscrit au quotidien dans le paysage grâce à une intensification de la vie politique locale, participation des habitants aux décisions qui les concernent et à leur mise en œuvre, elle se développe par « contagion », croît en rhizome par chaque personne de plus qui se décide à contribuer à cette construction d’un monde à échelle humaine. Elle gagne l’échelle planétaire non par globalisation mais par intensification des liens et des phénomènes de résonance qui s’établissent entre les « nœuds » (si quelqu’un a un meilleur terme, je suis preneuse) du rhizomes garantissant les conditions de multiplicités de singularités et d’alliance multipolaires, une croissance organique, une croissance qui est par essence celle du vivant en évolution.

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  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
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Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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