Planète urgence

Jeudi 27 août 2009
Entre troupes privées et militaires irakiens sous direction américaine, entre l'augmentation de la présence de l'OTAN en Afghanistan, on ne peut pas vraiment parler de démilitarisation au moyen-orient...qui sont ces troupes privées, comment fonctionnent-elles, quel est leur rôle dans la guerre moderne, où sont-elles déployées autant de sujets qui ont leur importance pour comprendre les mécanismes des sales guerres.  Vous pourrez constater aussi une fois de plus que Barack O. sénateur, n'est pas Barack O. président.
Nos pays sont engagés en Aghanistan et au Pakistan et à voir la politique belliciste du gouvernement "Obama" (voir l'article du courrier), nous risquons de nous trouver mêmer à d'autres sales histoire. un de ces quatre je vous publierai un texte, écrit au sujet d'un copain de banc public, vagabond, ancien militaire, arrivé en ex)yougoslavie plein d'illusion, il n'a eu d'autre choix que de devenir fou pour échapper à l'horreur. Il a tout perdu, mais cela lui semble préférable à être 'acteur" des sales guerres. Et vous, cela ne vous remue jamais la conscience d'en être les acteurs passifs ?

A lire :
 un article publié cette semaine par le Courrier International qui nous apprend que le gouvernement étasunien à toujours des contrats pour 400 millions de Dollars avec la société
Blackwater. ÉTATS-UNIS • Washington a du mal à rompre avec Blackwater | Courrier international

Pour en savoir plus au sujet de la société Dyncorp censé les remplacer, elle n'ont plus ne semble pa irréprochable :
LES MERCENAIRES CONTINUENT A TUER DES INNOCENTS EN IRAK… ET A SE REMPLIR LES POCHES « Libertes & Internets

sur la "privatisation" de la guerre, une analyse approfondie de Persee
persee.fr - Politique étrangère, Année 2004, Volume 69, Numéro 4, pp. 849-861

un article aussi sur le blog de Cubasi Lorraine  Guerre et torture rapportent aux USA... l'Humanité - Cuba Si Lorraine que je vous reproduit ici, il est suivi d'un article qui nous en dit un peu plus long sur cette société de milice privée.

Guerre et torture rapportent aux USA... l'Humanité



Washington.
 La privatisation des tâches les plus sordides de l’armée à la société Blackwater n’a pas cessé alors que de nouvelles révélations surgissent sur ses méthodes d’interrogation.


En avant-première, Newsweek publie cette semaine des extraits d’un long document officiel relatant comment la CIA confiait une partie du « sale boulot » de la guerre en Irak et en Afghanistan à une armée de mercenaires. Ils se chargeaient de la torture des détenus, simulant des exécutions, appliquant des électrodes, utilisant ce manuel mode d’emploi à destination des bourreaux dont la révélation avait déjà provoqué un débat sur les méthodes employées au temps de George Bush. Sauf que cette fois, il apparaît, selon d’autres sources, que la sous-traitance d’opérations de « sécurité » se poursuit .

La semaine dernière, le directeur de la CIA, Léon Panetta, avait informé le Congrès que la société Blackwater avait été chargée par la Centrale, en 2004, de mettre en œuvre un programme secret d’exécutions de dirigeants d’Al Qaida. Les assassins ayant raté leurs cibles le programme fut annulé, mais il reste que jamais le Congrès, sauf quelques « privilégiés », n’avait été informé, alors que cette décision devait avoir son approbation.

Le rapport de Leon Panetta a déclenché une série de révélations sur les activités de cette armée privée prête à fournir assassins, bourreaux ou agents de sécurité. Deux anciens mercenaires ont confié à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel que leur compagnie avait été chargée de transférer des détenus de Guantanamo dans les prisons secrètes de la CIA au Pakistan, en Afghanistan et en Ouzbekistan. Des opérations qui se déroulaient alors que l’actuel ministre de la Défense, Robert Gates, était à la tête de la CIA. Leon Panetta n’a-t-il ouvert qu’une partie de la boîte à Pandore ?

Au lendemain de l’invasion de l’Irak, c’est à Blackwater que fut confiée la garde de la plus grande ambassade américaine du monde, celle de la zone verte à Bagdad et la sécurité des oléoducs irakiens. Blackwater est actuellement poursuivie aux États-Unis pour l’implication de ses mercenaires dans une intervention qui a fait 17morts en plein centre de la capitale irakienne. Elle est également accusée par les Irakiens de viols, de vols, de destructions…

Repliée en grande partie en Afghanistan, elle a été chargée récemment d’y remplacer, écrit le New York Times, les spécialistes de la CIA qui chargeaient les bombes et dirigeaient les avions robots en opération au Pakistan depuis des bases secrètes établies dans les deux pays. Jusqu’ici leur guidage, et les bombardements, était opérés sur des écrans d’ordinateurs depuis une base de la CIA située près de Los Angeles à partir des caméras de bords, par des opérateurs photographiés par Times magazine.

Blackwater a participé au conflit en Bosnie (début des années quatre-vingt-dix), à la « révolution des roses » en Géorgie (2003). La compagnie s’est installée dans la foulée du déploiement américain en Asie centrale, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, où elle veille sur l’oléoduc qui va de Bakou à Ceyhan, en Turquie.

Le PDG de cette prospère société, Erik Prince, un fondamentaliste chrétien, emploie des anciens des commandos de l’Apartheid, de l’armée de Pinochet, des ex-contras du Nicaragua, des escadrons de la mort du Honduras ou de Colombie, des anciens détenus…Tous sous la direction de cadres venus de la CIA qui font l’aller retour entre public et privé, plus rémunérateur. Le coût des opérations traités par Blackwater est bien plus élevé que celles de la CIA. Son compte a été ouvert sur le budget du Département d’État et partiellement du ministère de la Défense.

Blackwater domine un marché où les concurrents sont Triple Canopy et Dyn Corp. Les mercenaires représenteraient 27% des quelque 100000employés du renseignement, formant « l’armée privée la plus puissante du monde », selon le titre du livre que lui a consacré le journaliste américain Jérémy Scahill (Acte Sud).

Au temps de George W. Bush, le prix Nobel Joseph Stiglitz avait estimé dans son livre, Une guerre à 3000milliards de dollars (Fayard, 2008), à plus d’un milliard par an le coût de cette sous-traitance pour les contribuables. De quoi enrichir le débat sur les crédits qui devraient être affectés à une « option publique », une sorte de sécurité sociale, pour le système de santé qui fait scandale dans les rangs conservateurs et chez certains élus démocrates, au nom de la liberté d’entreprise des assurances privées et de l’industrie pharmaceutique de rançonner les malades.

Jacques Coubard
article repris sur camarade




L’ascension de Blackwater ou la privatisation de la guerre
par Jeremy Scahill





 


Blackwater a été fondée en 1996 par Erik Prince, un millionnaire chrétien conservateur  et ancien marsouin, rejeton d’une famille aisée du  Michigan, dont les donations généreuses ont aidé à l’ascension de la droite religieuse et à la révolution républicaine de 1994. À sa fondation, la société consistait largement en la fortune privée de Prince et en un terrain de 2500 hectares dans les marécages du Great Dismal [littéralement « le Grand Lugubre » : c’était bien trouvé ! NdT] à Moyock, en Caroline du Nord. La vision de Prince consistait à anticiper « la demande par le gouvernement d’ outsourcing des armes à feu et de la formation à la sécurité idoine ». Dans les années qui ont suivi, Prince, sa famille et leurs alliés politiques ont injecté de l’argent dans les campagnes des Républicains, soutenant la prise de contrôle par ceux-ci du Congrès et l’ascension de George W. Bush à la présidence.

 

 

 

 

Bienvenue à Moyock, où Blackwater offre aussi des "programmes d'aventure" aux familles

 

 

 

 

Alors que Blackwater avait déjà obtenu des contrats pendant l’ère Clinton, Qui était favorable à la privatisation, ce n’est qu’après le déclenchement de la « guerre contre le terrorisme » que le moment de gloire de la société est arrivé. D’un jour à l’autre, suite au 11 Septembre, la société a été amenée à jouer un rôle central dans une guerre mondiale. « J’ai opéré dans le business de la formation depuis quatre ans et je commençais à devenir un peu cynique sur la question de savoir si les gens prenaient au sérieux les affaires de sécurité », déclarait Prince à l’animateur de Fox News Bill O’Reilly peu après le 11 Septembre. « Mas maintenant, le téléphone n’arrête pas de sonner.»

 

 

 Entraînement au tir sur cible à Moyock

 

Parmi ces coups de fil, il y en eut un de la CIA, qui donna un contrat à Blackwater pour travailler en Afghanistan au tout début des opérations US là-bas. Dans les années qui ont suivi, la société est devenue l’un des plus gros bénéficiaires de la « guerre contre le terrorisme », gagnant près d’un milliard de dollars dans des contrats non secrets, dont beaucoup étaient des arrangements hors adjudication.  En une décennie, Prince a étendu le QG de Moyock à 3500 hectares, en en faisant la plus grande base militaire privée du monde.  Blackwater a actuellement des effectifs de 2300 personnes déployées dans neuf pays, avec 20000 autres contractuels à disposition.   Elle a une flotte de plus de 20 engins aériens, dont des hélicoptères de combat , une division de renseignement privé et elle produit des dirigeables de surveillance et des installations de tir à la cible.

 

 

Deux produits Blackwater : le dirigeable de reseignement Polar 400 et transporteur  blindé de troupes Grizzly, garanti contre toutes sortes d'"engins explosifs improvisés"

 

 

 

En 2005 après le cyclone Katrina, elle a déployé ses forces à la Nouvelle-Orléans, facturant au gouvernement fédéral 950 $ par homme par jour,  encaissant jusqu’à  240 000 $ par jour. Au plus fort de son engagement, la société avait 600 contractuels déployés du Texas au Mississippi. Depuis Katrina, elle a mené une politique agressive de contrats domestiques, ouvrant une nouvelle division des opérations domestiques. Blackwater fait du marketing pour ses produits et services auprès du Département de la Sécurité intérieure et ses représentants ont rencontré le Gouverneur de  Californie Arnold Schwarzenegger. La société a déposé des demandes de licences pour opérer dans tous les États côtiers (des USA). Elle est aussi en train d’étendre sa présence physique à l’intérieur des frontières US, ouvrant des installations en Illinois et en Californie.

 

Le plus gros contrat qu’a pu obtenir Blackwater, a été celui avec le Département d’État concernant la sécurité des diplomates et installations US en Irak. Ce contrat a commencé en 2003 par un deal hors adjudication pour protéger le proconsul d’Irak d’un montant de 21 millions de dollars. Blackwater a fourni des gardes du corps aux deux ambassadeurs US successifs, John Negroponte et Zalmay Khalilzad, ainsi qu’à d’autres diplomates et officiers d’occupation. Ses forces ont protégé plus de 90 délégations du Congrès en Irak, y compris celle de la speaker du Congrès Nancy Pelosi. Selon les données fournies par le gouvernement, depuis juin 2004, Blackwater a reçu des contrats pour 750 millions de dollars rien que du Département d’État. Elle mène actuellement une intense campagne pour être envoyée au Darfour comme force privée de maintien de la paix.  En octobre dernier, le Président Bush a levé certaines sanctions contre le Sud-Soudan chrétien, ouvrant la voie à une mission de formation de Blackwater là-bas. En janvier 2007, le représentant à Washington du gouvernement régional du Sud-Soudan a déclaré qu’il s’attendait à ce que Blackwater commence l’entraînement des forces de sécurité du Sud très prochainement.



  

 

 

 

 

Depuis le 11 septembre, Blackwater a recruté dans sa direction exécutive quelques hauts responsables proches de l’administration Bush. Parmi eux il y a J. Cofer Black, ancien chef du contre-terrorisme à la CIA, qui a dirigé la chasse à Oussama  Ben Laden après le 11 Septembre, et Joseph Schmitz, un ancien inspecteur général du Pentagone, qui était responsable de la politique de gestion des sous-traitants comme Blackwater pendant une bonne durée de la « guerre contre le terrorisme », ce dont il a été accusé de ne pas s’être acquitté de manière efficace. Vers la fin de la période de fonction de Schmitz, le puissant sénateur républicain Charles Grassley a lancé une enquête du Congrès pour savoir si Schmitz avait “étouffé ou fait dévier deux enquêtes criminelles » sur des hauts responsables de l’administration Bush. Pris sous le feu des deux partis, Schmitz a démissionné et  a rejoint Blackwater.

 

Malgré son rôle central, Blackwater avait largement opéré dans l’ombre, jusqu’à ce qu’elle ait droit aux feux de la rampe lorsque, le 31 mars 2004, quatre de ses soldats privés en Irak furent tués dans une embuscade à Falloujah. Une foule déchaînée brûla les corps et les traîna dans les rues de la vlle, puis en pendit deux à un pont sur  l’ Euphrate. Cela marqua un tournant décisif dans la guerre d’Irak. Les forces US firent le siège de Falloujah quelques jours plus tard, tuant des centaines de gens et en déplaçant des milliers d’autres, enflammant la résistance irakienne acharnée qui harcèle les forces d’occupation jusqu’à ce jour. Pour la plupart des Américains, ce fut la première fois qu’ils entendirent parler de soldats privés. « Les gens ont commencé à se rendre compte qu’il s’agissait d’une véritable phénomène », dit le Représentant David Price, un Démocrate de Caroline du Nord, qui dit qu’il a commencé à surveiller le recours à des sous-traitants privés après Falloujah. « Comme la plupart des membres du Congrès, ce n’est qu’alors que j’ai commencé à être attentif et à développer un intérêt pour ça », après l’incident de Falloujah.

 

Ce que l’on sait moins, c’est que l’incident de Falloujah a donné un coup de fouet aux affaires de Blackwater à Washington, lui permettant de capitaliser la reconnaissance fraîchement acquise. Le jour suivant l’embuscade, elle a loué les services du  Alexander Strategy Group, une entreprise de lobbying de la rue K dirigée par des anciens membres du staff de l’ex-leader de la majorité (au Congrès) Tom DeLay avant le krach de l’entreprise dans la foulée du scandale Jack Abramoff. Une semaine après l’embuscade, Erik Prince était en réunion avec au moins quatre membres de la Commission sénatoriale aux services armés dont son président, John Warner. Le sénateur Rick Santorum avait organisé la réunion, à laquelle participaient Warner et deux autres sénateurs clé - le président de la Commission des attributions Ted Stevens de l’Alaska et George Allen de Virginie. Cette réunion faisait suite à une série de rencontres en tête-à-tête entre Prince est des puissants parlementaires républicains qui supervisaient l’attribution de contrats militaires. Parmi eux : DeLay; Porter Goss, président de la Commission parlementaire au renseignement  (et futur directeur de la CIA); Duncan Hunter, président de la Commission parlementaire aux services armés, et le Représentant Bill Young, président de la Commission parlementaire des attributions. L’objet des discussions lors de ces rencontres reste secret. Mais il est clair que Blackwater  était en tain de se positionner pour tirer le maximum de profit de sa nouvelle célébrité. Et de fait, deux mois plus tard, Blackwater se voyait attribuer par le gouvernement un des contrats internationaux de sécurité les plus juteux, d’un montant de plus de 300 millions de dollars. 

 

L’entreprise était aussi désireuse d’avoir une influence sur la définition des règles régissant les mercenaires sous contrat gouvernemental. « À cause des événements du 31 mars (à Falloujah), la visibilité de Blackwater et le besoin de communiquer un message consistant ont augmenté ici à Washington »,  devait déclarer Chris Bertelli, le nouveau lobbyiste de Blackwater. « Il y a maintenant divers règlements fédéraux qui s’appliquent à leurs activités, mais ils sont généralement larges. Une chose qui manque, ce sont des normes industrielles. C’est une chose dans laquelle nous voulons définitivement nous engager. »  Au mois de mai Blackwater dirigeait une opération de lobbying de l’industrie militaire privée pour essayer de bloquer les efforts du Congrès ou du Pentagone pour placer leurs forces sous la juridiction des cours martiales. 

 

Mais alors que Blackwater jouissait d’un nouveau statut de héros dans la guerre contre le terrorisme au sein de l’administration et du Congrès sous contrôle républicain, les familles des quatre hommes tués à Falloujah disaient avoir été menées en bateau par  Blackwater lorsqu’elles avaient essayé de savoir dans quelles circonstances leurs hommes avaient été tués.  Après ce qui à leurs dires a duré de longs mois pour obtenir des réponses claires, les familles ont déposé en janvier 2005 une plainte pour homicide par imprudence qui ouvre de nouvelles perspectives, accusant l’entreprise de ne pas avoir fourni aux hommes les garanties de protection stipulées dans leurs contrats.   Au nombre de leurs allégations : les hommes avaient été envoyés ce jour-là en mission à Falloujah avec des armes de moindre calibre que celles qu’ils auraient du avoir et dans des jeeps Pajero au lieu de véhicules blindés.  Ce dossier judiciaire pourrait avoir des effets de grande envergure et a été suivi de près par l’industrie des sous-traitants de guerre – l’ancienne filiale de Halliburton  KBR a même présenté au tribunal un mémorandum en faveur de Blackwater. Si la plainte a du succès, elle pourrait ouvrir la voie à un scénario de poursuites en cascade du type de celles engagées contre l’industrie du tabac, où l’on verrait les sous-traitants de guerre assaillis de plaintes légales de salariés tués ou blessés dans des zones de guerre.

 

Pendant que l’affaire poursuivait son chemin dans le système judiciaire,  Blackwater a engagé des puissants avocats républicains pour la défendre, parmi lesquels  Fred Fielding, récemment nommé par Bush conseiller à la Maison blanche en remplacement de Harriet Miers; et Kenneth Starr, l’ancien procureur dans l’affaire Whitewater (enquête sur les affaires immobilières des époux Clinton, qui est restée sans suite , NdT), et actuel conseil en chef de Blackwater. Celle-ci n’a pas engagé de débat formel sur les allégations spécifiques contenues dans la plainte, mais ce qui a émergé de ses documents transmis au tribunal, c’est une série d’arguments légaux destinés à étayer sa ligne de défense, à savoir qu’elle au-dessus de la loi. Blackwater prétend que si les tribunaux US permettent que l’entreprise soit poursuivie pour homicide par imprudence, cela pourrait mettre en danger les capacités de combat de la nation : « Rien ne pourrait être plus destructif pour le concept de Force totale, basée sur des volontaires, qui sous-tend la doctrine US en matière de main d’œuvre militaire, que d’exposer les composantes privées au système d’établissement de torts de 50 États, transporté outre-mer sur les champs de bataille », argumentait la société dans ses documents légaux. En février, Blackwater a subi une défaite majeure, lorsque la Cour suprême a refusé d’examiner le cas Falloujah, ce qui a donné le feu vert à un procès devant un tribunal d’État, dans lequel il n’y aurait pas de plafond aux dommages et intérêts qu’un jury pourrait décider.

 

Le Congrès commence à s’intéresser à cette affaire, qui risque d’en déclencher beaucoup d’autres. Le 7 février, le Représentant Henry Waxman a présidé des auditions de la Commission de supervision et de réformes gouvernementales. Alors que les auditions étaient destinées à examiner la dépendance US par rapport aux sous-traitants privés, elles se sont largement concentrées sur  Blackwater et l’incident de Falloujah. Pour la première fois, Blackwater s’est retrouvée forcée de partager une comparution publique avec les familles des hommes tués à Falloujah. « Les sous-traitants privés comme Blackwater travaillent en dehors du champ de la chaîne de commandement militaire et peuvent littéralement faire que bon leur semble sans avoir aucune obligation de rendre des comptes au gouvernement », a déclaré à la commission Katy Helvenston, dont le fils Scott était l’un des hommes tués. « C’est pourquoi Blackwater peut continuer à recevoir du gouvernement des centaines de millions de dollars des contribuables sans avoir à réponde à une seule question sur ses agents de sécurité. » Citant la plainte en cours, le défenseur de Blackwater, Andrew Howell, a refusé de répondre aux nombreuses accusations portées contre la société par les familles et a demandé à plusieurs reprises à la commission de poursuivre les auditions à huis clos. « Les hommes partis en mission le 31 mars, avaient chacun son arme et suffisamment de munitions »,  a dit Howell à la commission, ajoutant que les hommes étaient dans des véhicules « appropriés ». Cela été contesté avec force par les familles, qui ont rétorqué que pour économiser 1,5 million de dollars, Blackwater ne leur avait pas fourni de véhicules blindés. « Une fois qu’ils ont signé avec Blackwater et qu’ils ont été acheminés au Moyen-Orient, Blackwater les a traités comme des denrées périssables », a dit Helvenston dans son témoignage émotionnel devant les législateurs, livré au nom des quatre familles.

 

L’aspect qui a mis l’affaire sur le radar de Waxman est le labyrinthe des contrats de sous-traitance en cascade qui est à la base de la mission de Falloujah. Waxman a cherché à établir depuis novembre 2004 pour qui en fin de compte les hommes de  Blackwater travaillaient le jour de l’embuscade.  « Pendant plus de 18 mois, le Département de la Défense n’a même pas daigné répondre à mes questions », dit Waxman. « Quand il a enfin répondu en juillet dernier, il n’a même pas fourni l’état détaillé que j’avais réclamé.  En fait, il a nié que les sous-traitants privés de sécurité aient le moins du monde travaillé pour le Pentagone. Or nous savons que c’est faux. ». Le combat de Waxman pour suivre l’argent de ce contrat engageant des puissants sous-traitants de guerre comme   KBR illustre parfaitement la nature secrète de toute l’industrie de sous-traitance de guerre.

Ce qui ne fait pas l’objet de débat à propos de l’incident de Falloujah, c’est le fait que Blackwater travaillait avec une entreprise koweïtienne Regency sous un contrat avec la plus grande entreprise mondiale de fourniture de services de restauration, Eurest Support Services. ESS est un sous-traitant de KBR et d’un autre géant de la sous-traitance de guerre, Fluor, qui travaille en Irak dans le cadre du programme de sous-traitance du Pentagone. Un contrat couvrant la mission de Blackwater à Falloujah indique que cette mission avait été sous-traitée à Blackwater KBR. L’été dernier, KBR l’a nié. Puis ESS a écrit à Waxman pour dire que la mission était conduite dans le cadre du contrat de Fluor avec ESS. Fluor l’a démenti et le Pentagone a dit à Waxman qu’il ne savait pas à quelle société la mission était en dernière analyse liée. Waxman a allégué que Blackwater et les autres sous-traitants “ajoutaient des marges substantielles” à leurs sous-contrats pour les mêmes services de sécurité qui, selon Waxman, sont ensuite facturés aux ocontribuables US. « Il est remarquable que le monde des sous-traitants est si obscur que nous ne pouvons pas aller au fond, sans parler du calcul du nombre de millions de dollars perdus par les contribuables à chaque étape du processus de sous-traitance en cascade»,  dit Waxman.

 

Alors qu’il apparaissait lors de l’audition du 7 février que l’origine du contrat demeurerait obscure, cela soudain changé quand, vers la fin d l’audition, le Pentagone a révélé que le premier sous-traitant était en fait KBR. En violation de la politique militaire appliquée par le programme LOGCAP aux sous-traitants utilisant des forces privées de sécurité au lieu de troupes US, KBR avait souscrit un contrat avec ESS  qui était protégée par Blackwater; et les coûts pour ce contrat pour les contribuables avaient été de  19,6 millions. Blackwater dit qu’elle a facturé ses services à ESS pour 2,3 millions, ce qui signifie qu’une marge de 17 million a été en fin de compte facturée au gouvernement. Trois semaines après l’audition,  KBR a fait savoir à ses actionnaires qu’elle pourrait être oblige de rembourser 400 millions au gouvernement, suite à une enquête en cours de l’Armée de terre.

 

Cela a pris plus de deux ans à Waxman pour obtenir une réponse à cette simple question: qui les contribuables étaient-ils en train de payer pour ses services ? Mais comme la procédure sur Falloujah le montre, il ne s’agit pas seulement d’argent, mais de vies humaines. 

 

Un meurtre le soir de Noël

 

Alors que la publicité sur Blackwater vient surtout de l’affaire de Falloujah, un autre incident plus récent suscite de l’attention. Le soir de Noël, à l’intérieur  de la Zone verte de Bagdad, transformée en forteresse, un employé américain de Blackwater aurait tué un garde du corps irakien protégeant un haut responsable irakien. Pendant des semaines après la tuerie, des rapports non confirmés ont circulé sur Internet, selon lesquels l’alcool aurait été la cause des tirs mortels et que l’Irakien aurait reçu dix balles dans la poitrine.  L’histoire disait aussi que l’agent avait été exfiltré d’Irak avant de pouvoir être inculpé. Les enquêtes des médias ne donnèrent aucun résultat. L’ambassade US refusait de confirmer qu’il s’agissait d’un agent de Blackwater et la société se  refusait à tout commentaire.

 

Puis l’incident fut évoqué à l’audition du Congrès du 7 février. Alors que la séance allait être clôturée, le Représentant Kucinich s’est précipité dans la salle pour, disait-il, poser une dernière question. Il fit enregistrer une information des médias sur l’incident et demanda à l’avocat de Blackwater Howell s’il était exact que Blackwater avait rapatrié l’agent d’Irak après les tirs présumés. « Ce monsieur a été relevé de ses fonctions le jour même de l’incident », répondit Howell confirmant ainsi officiellement l’incident pour la première fois. « Blackwater l’a ramené aux USA. »

 

 

 

« Va-t-il être extradé en Irak pour meurtre, et sinon, pourquoi ? », demanda Kucinich.

 

 

« Monsieur, je ne suis pas chargé de faire appliquer la loi. Tout ce que je peux dire, c’est qu’une enquête est en cours », répondit Howell. «Nous coopérons et soutenons pleinement l’enquête»

 

Kucinich a répliqué : «Je voudrais juste signaler que cette question pourrait éventuellement faire des responsables de Blackwater des complices de la soustraction d’un suspect de meurtre à la justice.»

 

 

 

La guerre sur la colline (du Capitole)

 

Plusieurs lois font désormais leur chemin au Congrès pour établir une transparence dans la gestion des forces privées qui sont devenues des acteurs majeurs dans les guerres de l’après -11 septembre. À la mi-février, les sénateurs (démocrates) Byron Dorgan, Patrick Leahy et John Kerry ont introduit une législation  visant à empêcher les contrats hors adjudication et le copinage, sanctionnant par des peines allant jusqu’à 20 ans de prison et des amendes allant jusqu’à 1 million de dollars ce qu’ils appellent les “profiteurs de guerre”. Cela fait partie d’une approche qualifiée de “multi-fronts”. «Je pense que le nombre d’entre nous qui travaillent là-desssus atteint désormais une masse critique», dit le membre du Congrès du Price, qui représente l’État où est installée Blackwater (la Caroline du Nord, NdT). En janvier, il a introduit une loi étendant la Loi sur la juridiction militaire extraterritoriale de 2000 (MEJA) à tous les sous-traitants en zones  de guerre et pas seulement ceux travaillant pour ou aux côtés des forces armées. Le plus gros du travail de Blackwater en Irak est, par exemple, sous-traité par le Département d’État. Price a indiqué que la tuerie alléguée de Noël pourrait servir de test pour ce qui relève de cette loi. «Je vais suivre cette affaire et demander une enquête complète.» 

 

Mais il y a au moins une bonne raison de se méfier de cette législation : le bureau de Price a consulte le lobby militaire privé lorsqu’il était en train d’élaborer la proposition de loi, qui était fortement soutenue par l’industrie. Peut-être est-ce parce que la MEJA n’a été pour ainsi dire jamais appliquée. «Même dans des situations où des lois civiles US auraient pu être appliquées à des crimes commis par des sous-traitants, elles ne l’ont pas été», note P.W. Singer, un des principaux spécialistes des sous-traitants. Les procureurs américains ont déjà des ressources limitées dans leurs propres districts – comment pourraient-ils mener des enquêtes complexes en Irak ? Qui va protéger les enquêteurs et les procureurs ? Comment vont-ils faire pour interroger les victimes irakiennes ? 

 

Comment pourraient-ils superviser 100 000 hommes dispersés dans une dangereuse zone de guerre ? «C’est une bonne question» accorde Price. «Je ne dis pas que ce serait une mince affaire.» Il argue que sa proposition de loi est une tentative de «mettre tout le secteur de la sous-traitance dans une nouvelle situation où il aura à rendre des comptes. »


L’automne passé, adoptant une autre tactique, le sénateur républicain Lindsey Graham – avocat et ancien juge réserviste de l’Aviation – a tout bonnement introduit une clause dans l’Autorisation de défense 2007, que Bush a signée comme loi, qui place les sous-traitants sous la juridiction du Code uniforme de justice militaire  (UCMJ), communément appelé le système des cours martiales. Graham a introduit ce changement sans débat public et sans susciter de réactions au Congrès, mais les sous-traitants de guerre ont immédiatement remis en cause son caractère constitutionnel. De fait, cela pourrait offrir une occasion rare pour les mercenaires et les libertariens [partisans du moins d’intervention possible de l’État dans la vie des gens, NdT] de faire cause commune. Beaucoup de sous –traitants ne sont pas des combattants armés : ils travaillent dans la restauration, la blanchisserie et autres services d’appui. Alors qu’on peut arguer que les sous-traitants armés comme ceux travaillant pour Blackwater doivent être soumis à l’ UCMJ , le changement introduit par Graham pourrait avoir comme effet qu’un plongeur népalais travaillant pour KBR pourrait être poursuivi au même titre qu’un soldat US. Pour corser le tout, les militaires ont suffisamment de problèmes pour surveiller leurs propres forces massives pour qu’on s’attende à ce qu’ils aient du mal à surveiller en plus les 100 000 employés du personnel privé.  En outre, beaucoup de sous-traitants en Irak y sont dans le cadre de contrats passés avec le Département d’État ou d’autres agences civiles, qui ne relèvent pas du secteur militaire.

 

 

 

 

 

 

Barack Obama,

 

Dans une tentative de clarifier ces questions, le Sénateur Barack Obama a introduit une nouvelle législation complète en février. Elle requiert des règles d’engagement claires pour les sous-traitants armés, leur étend le champ d’application de la MEJA et enjoint au Département de la Défense d’ « arrêter et détenir » des agents privés suspectés de crimes et délits et de les remettre aux autorités civiles pour être poursuivis. Elle demande aussi au Département de la Défense de soumettre un rapport complet sur les enquêtes en cours concernant des abus commis par des employés de sous-traitants, sur le nombre de plaintes reçues contre des sous-traitants et d’enquêtes criminelles ouvertes.   Dans une déclaration à The Nation, Obama a dit que les sous-traitants « opèrent selon des lignes d’autorité qui ne sont pas claires et virtuellement sans aucune supervision du Congrès. Ce trou noir dans la responsabilité accroît les dangers pour nos troupes et pour les civils américains travaillant pour des sous-traitants. » Il a dit que sa législation « rétablirait le contrôle sur ces entreprises », tout en « mettant les sociétés sous l’emprise de la loi. »

 

La Représentante démocrate Jan Schakowsky, membre de la Commission parlementaire au renseignement, a été un des principaux critiques du système de sous-traitance militaire.  Sa Loi pour la transparence sur les contrats en Irak et Afghanistan, introduite en février et qui appuie celle d’Obama, se résume à ce que Schakowsky voit comme une mission d’enquête, qui aurait du être menée depuis longtemps, sur les méandres bureaucratiques des secrets de la sous-traitance. Entre autres dispositions, elle fait obligation au gouvernement de déterminer et de rendre public le nombre des sous-traitants employés en Irak et en Afghanistan; toute violation par des sous-traitants des lois des pays hôtes, internationales ou US ; les actions disciplinaires prises contre des employés en sous-traitance ; et le nombre total d’employés en sous-traitance tués ou blessés. Schakowsky dit qu’elle a à plusieurs reprises tenté d’obtenir ces informations ces dernières années mais qu’elle a été menée en bateau ou ignorée. « C’est de milliards et de milliards de dollars qu’on est en train de parler – certains ont estimé que 40 cents sur chaque dollar [dépensé dans l’occupation] va aux sous-traitants et nous ne pouvons pas avoir d’informations sur les pertes, les morts », dit Schakowsky. « Il a été virtuellement impossible de mettre en lumière cet aspect de la guerre, qui donc n’a pas été pris en compte dans les débats sur la guerre, son envergure, ses coûts, ses risques. Nous ne savons presque rien sur cette armée de l’ombre qui opère en Irak. Je pense que le peuple américain est loin de savoir de quoi il retourne dans cette guerre. »

À défaut de chiffres complets sur le nombre de pertes subies par les fournisseurs privés de services, le Département de la Défense a confirmé les chiffres suivants : 770 morts et 7761 blessés en Irak à la date du 31 décembre 2006. Mais ces chiffres ne prennent en compte que ceux dont les familles ont demandé à bénéficier des assurances gouvernementales. Des analystes indépendants disent que le nombre réel est vraisemblablement beaucoup plus élevé. Blackwater a elle seule a perdu au moins 27 hommes en Irak. Et puis il y a le coût financier : selon Waxman, presque 4 milliards de dollars ont été payés par les contribuables pour les forces de sécurité privées en Irak. Et malgré ces forces supplémentaires, les militaires rament pour être à la hauteur des exigences d’une Maison blanche engagée dans l’aventurisme militaire.

 

Une semaine après la fin du règne de Donald Rumsfeld sur le Pentagone, les forces US avaient été tellement  sollicitées que l’ancien secrétaire d’État Colin Powell déclarait : « l’Armée de terre d’active est pour ainsi dire brisée. » Plutôt que de repenser sa politique étrangère, l’administration a forgé des plans pour un “déferlement” de troupes sur l’Irak et Bush a lancé un plan pour ajouter aux militaires un Corps de réserve civil, ainsi présenté dans son discours de janvier sur l’état de l’Union : « Un tel corps fonctionnerait de manière très semblable à celle de notre réserve militaire. Il allègerait le fardeau qui pèse sur les forces armées en nous permettant d’engager des civils avec des compétences cruciales pour servir en mission à l’étranger quand l’Amérique a besoin d’eux. » Il semble que le Président ne faisait que donner là un nouveau nom fantaisiste à quelque chose que l’administration avait déjà réalisé avec sa “révolution” dans les affaires militaires et en faisant appel dans des proportions jamais vues auparavant aux fournisseurs privés. Mais alors que le « déferlement » proposé par Bush suscitait un vif débat au Congrès et dans l’opinion publique, le recours croissant par l’administration aux sous-traitants militaires privés était passé largement inaperçu et n’avait pas fait débat.

 « Le recours croissant aux sous-traitants privés, forces privées ou, comme diraient certains, « mercenaires », rend les guerres plus faciles à déclencher et à combattre – ça ne prend que de l’argent et pas de citoyens », dit Michael Ratner, président du Centre pour les droits constitutionnels, qui a engagé des poursuites contre des fournisseurs privés pour des allégations d’abus commis en Irak.  «Lorsqu’une population est appelée à aller faire la guerre, il y a de la résistance, une résistance nécessaire pour empêcher que les guerres s’étendent d’elles-mêmes, des guerres folles et dans le cas des USA, des guerres pour l’hégémonie impérialiste. Les forces privées sont presque une nécessité pour des USA soucieux de maintenir à flot leur empire déclinant. »

 

Pour ce qui est du Corps de civil de réserve et de l’idée, promue par  Blackwater, d’une « brigade en sous-traitance privée » pour travailler avec les militaires, les congressistes qui ont une position critique sur la guerre sont en train de cibler ce qu’ils voient comme une escalade soutenue et non déclarée dans le recours aux forces privées. « Le « déferlement » implique une secousse qui a un début et une fin », dit Schakowsky. « Qu’entre un tiers et un quart des forces présentes sur le terrain ne soient pas inclues dans le débat est une chose très dangereuse pour la démocratie, car la guerre est la chose la plus grave que nous faisons.


De fait, les morts de sous-traitants ne sont pas comptabilisées dans le compte total des morts US, et leurs crimes et violations ne sont ni documentés ni punis, ce qui contribue encore plus à masquer les vrais coûts de la guerre. « Quand vous faites venir des sous-traitants auxquels la loi ne s’applique pas, ni les Conventions de Genève, ni les notions morales communes, on jette tout par la fenêtre », dit Kucinich. « Et ce que ça veut dire, c’est que ces sous-traitants privés sont en réalité le bras de l’administration et de sa politique. »

 

Kucinich dit qu’il a l’intention d’enquêter sur la possible implication des forces privées dans les opérations clandestines en Irak.  « Quelle différence y a-t-il entre des opérations clandestines et des opérations soi-disant transparentes sur lesquelles vous n’avez aucune information ? Il n’y a pas de différence», dit-il. . Kucinich dit aussi que le problème avec les privés  n’est pas seulement lié à la transparence. « C’est la privatisation de la guerre », dit-il.   L’administration est en train de «lier les profits des fournisseurs privés au fait de faire la guerre. Si bien que nous incitons les fournisseurs privés à faire du lobbying auprès de l’administration et du Congrès pour qu’ils créent plus d’occasions de réaliser des profits, et ces occasions, c’est plus de guerre. Et c’est pour ça que le rôle des fournisseurs privés devrait être fortement limité par le Congrès. »

 

 

 

Jeremy Scahill est un journaliste d’investigation qui a reçu de nombreuses recompenses. Il est correspondant du programme de radio-télévision Democracy Now!, et auteur invité de la Puffin Foundation au The Nation Institute. Il est l’auteur du nouveau livre  Blackwater: The Rise of the World’s Most Powerful Mercenary Army (Nation Books), dont cet article est une adpatation.

 

Original : http://gnn.tv/articles/2977/Blackwater_Rising  

 

 

 

Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.

Source Mondialisation.ca :
Par Anne Wolff
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Jeudi 27 août 2009


Cette "compilation" de l'horreur est dédiée à tous : amis, ennemis, partisans des oligarques, suppôt des bourreaux, passifs en tous genres. Ouvrez les yeux, réveillez vous, c'est l'avenir qu'on assassine. Nous tous, pas seulement ceux dont les abominables pratiques sont évoquées dans les textes et vidéos dont je donne les liens....non, nous tous qui tolérons de quelque manière que ce soit que cela se produise.
Toute enquête au sujet des effets de l'uranium appauvri est interdite. je vais essayer de retrouver les articles à travers lesquels j'ai découvert comment était volontairement ettoufée la réalité ; la planète soumise à une pollution irréversible, qui par le vent se répand partout, et si cela ne suffit pas, voyez le reportage 

Uranium - Le scandale de la France contaminée

vous qui soutenez servilement l'oligarchie, qui ne réagissez pas devant la misère, la douleur, les souffrances que vos maîtres sèment de part le monde, allez voir les textes, les vidéos qui suivent et peut-être, par simple égoïsme, comprendrez-vous qu'il est tant de mettre fin à leur délire. Si les douleurs des enfants d'autres origines vous indiffèrent, lisez, voyez, cherchez et peut-être comprendrez vous qu'il est urgent de protéger vos propres enfants de la folie de ceux que vous servez. A quoi leur servira d'être "riches" s'ils crèvent de mort lente, s'ils naissent difformes...
Vous les passifs, réveillez-vous, ce n'est pas un jeu, cela nous concerne tous, toutes, c'est la possibilité de la vie sur notre belle planète qui est mise en question.

Irak le génocide silencieux
Cet article décrit fort bien les effets de l'uranium appauvri et l'extension de son usage et évoque les essais réalisés en France en plein air dans le Lot et le Cher de ces armes illégales.

par Joëlle PENOCHET

Les effets conjugués des bombardements aériens massifs et de l'embargo sur l'Irak depuis douze ans ont provoqué une catastrophe humanitaire qui continue de s'amplifier. Pour la première fois dans l'histoire des conflits, des mutions contenant de l'uranium appauvri ont été utilisées, qui vont continuer de tuer pendant des décennies. La communauté internationale doit exisger l'arrêt de ce génocide silencieux.


Irak : le génocide silencieux


Un site (dont je n'arrive pas à sopier le lien) qui donne des photos du génocide irakien sur fond de discours de Bush...âmes sensibles s'abstenir. Mais si vous avez besoin de nourrir cette légitime colère, moteur de la lutte contre l'ignominie qu'il nous faut arrêter pour l'avenir de nos enfants, pour l'avenir de la planète...vous trouverez à travers les photos publiées de bonnes raisons de nourrir votre détermination.


http://irakgenocide.site.voila.fr/




Une série de vidéos, tellement insoutenables que je n'ai pu les regarder en entier...trop, c'est trop d'horreur mais il faut savoir que cela existe, que cela c'est déroulé sous nos yeux aveugles et rappelons qu'il faut 4,5 milliards d'années pour que l'uranium appauvri perde la moitié de sa radioactivité.

Dailymotion - Apporter la démocratie en Irak Génocide par l'Uranium 5 - une vidéo Actu et Politique

 Dailymotion - Apporter la démocratie en Irak Génocide par l'Uranium 4 - une vidéo Actu et Politique

 Irak génocide - Google Vidéos Dailymotion - Apporter la démocratie en Irak Génocide par l'Uranium 3 - une vidéo Actu et Politique

Dailymotion - Apporter la démocratie en Irak Génocide par l'Uranium 2 - une vidéo Actu et Politique

Dailymotion - Apporter la démocratie en Irak Génocide par l'Uranium 1 - une vidéo Actu et Politique


Bref reportage auprès d'enfants irakiens développant des cancers causés par les munitions à l'uranium "appauvri" largués par milliers de tonnes depuis 1990 sur le peuple d'irak et la nature. Ces armes de destruction massive (mais invisible) sont hautement toxiques et la radioactivité se maintiendra pour plus de 4 milliards d'années. Ce crime suprême contre l'humanité, contre la terre et contre les générations futures n'a pas encore été puni. Les dirigeants de l'oligarchie génocidaire occidentale n'ont pas été arrêté et jugé selon les principes de Nuremberg. Ils continuent à semer la mort, la destruction, le chaos sur toute la région et le monde.


Dailymotion - Baghdad: hopital pour enfants-Armes à l'uranium "appauvri" - une vidéo Actu et Politique


Introduit par la présentation de la vidéo d'une minute qui nous conduit au fin fond du délire, des gamines rejoignent pour un jour leurs parents militaires en Irak et sont initiées aux "joies" de la guerre.
synopsis:

l'armée US organise chaque année "des amenés votre fille à la journée guerre" en Irak?

En l'espèce, l'armée US a parrainé une famille se réunissant pour l'évènement baptisé, "Apportez Votre fille à la guerre un jour ".

Nous pouvons lire aussi d'autres information sur ce sujet:

Le 3ème concours annuel "Amener votre fille à la journée de guerre" a été un grand succès, ce qui porte les jeunes filles à travers l'océan dans les rues de l'Iraq, où ils ont été témoin de première main le travail de leurs mères et les pères. Comme "the Onion News Network" reports, la journée est une excellente façon d'initier de jeunes femmes aux possibilités offertes dans les forces armées, et une façon de rapprocher les filles de plus près à leurs parents, ne serait-ce que une fois par an."

Il y a-t-il quelque chose qui pourrait soulager mon esprit?

Car avec ce genre de conneries, je crois qu'ils vont me faire faire une overdose de réflexion sur les dérives machiavéliques de l'esprit humain...

En attendant des humains meurent.. Le genre d'humour surement qui fait pleurer...

C'est de l'humour noir ça? "the Onion News Network" fait des reportages de ce genre dites satiriques.. alors je sais pas si c'est pour faire pleurer, réfléchir,..

Mais il y a des gens qui meurent!?

Ils devraient mettre leur énergie dans autres choses au lieu de faire ce genre de reportages.. Je sais pas bloquer les soldats en partance pour des meurtres, des crimes, des viols,...

Des actes inconcevables pour des gens doués de raison se produisent dans des pays sous occupations.. Et on trouve le moyen dans faire des reportages satiriques.. Mais c'est à en tuer le sens moral des humains, des plus jeunes..

Bien que l'on peut dire que cela fait réfléchir sur le sens moral du genre humain de notre époque.. On est certainement plus esclave de nos dictateurs qu'on veut bien le croire...

Certes trop d'absurdités finissent par faire rire...

Mais notre inactivité face à tout cela finit par être pathétique..

Tks

Dailymotion - Des journées de guerres pour les filles de GI en irak... - une vidéo Actu et Politique



S'il vous en faut d'avantage pour vous convaincre que la passivité face aux "nouvelles" guerre est notre suicide collectif, j'en rajoute....sur le site Chemin d'Irak vous trouverez de quoi vous convaincre : notre passivité est criminelle et suicidaire

Chemin d'Irak...: Trafic d'organes..Troupes us: dehors... Assez !!!
Chemin d'Irak...: Génocide par l'uranium appauvri en Irak... Genocide by uranium in Iraq


Et pour introduire ce sujet "à la mode", le traffic d'organes et les crimes qui m'accompagnont voici un article à ce sujet qui mérite un traitement particulier. Quand les peuples écrasés par des guerres injustes, les enfants abandonnés de la terre, des personnes enlevées et assassinées à travers la planète deviennent source d'organe pour les nantis....Mais où va le monde ?

L’armée américaine fait du trafic d’organes

January 16th, 2005 · 

Un article du quotidien gouvernemental saoudien Al-Watan, écrit depuis Bruxelles par Fakhriya Ahmad, accuse l’armée américaine, sur la base de rapports militaires secrets européens, de récolter et de vendre des organes d’êtres humains. Le lendemain, cet article paraissait également dans le quotidien iranien Jomhouri-ye Islami. [1]

En voici quelques extraits: [2]

“Des rapports, provenant des services secrets militaires européens, indiquent que la mission humanitaire américaine en Iraq se transforme en un commerce lucratif à destination des marchés américains, grâce à l’intervention de médecins américains prélevant des organes humains sur les morts et les blessés avant qu’ils ne soient achevés, pour les vendre dans les centres de soins en Amérique. Une équipe secrète de médecins américains suivent les soldats dans leurs attaques contre les hommes en armes irakiens pour s’assurer qu’une rapide intervention [chirurgicale] ait lieu en vue de prélever des organes et des les transférer dans des blocs opératoires privés avant de les acheminer en Amérique pour y être mis en vente.

Les rapports confirment la découverte de dizaines de cadavres mutilés ou de parties manquantes de cadavres. Certains d’entre eux furent retrouvés sans tête. L’état-major américain n’a pas été en mesure de fournir d’explications devant la stupeur provoquée par les organes manquants, avançant que cela pourrait être dû à la pénétration de balles dans les organes [manquants]. Mais l’on ne peut accepter ces arguments sur un plan médical. Le rapport confirme également que les corps étaient incinérés délibérément afin de dissimuler le prélèvement criminel d’organes.

Les [rapports] indiquent en outre, que des équipes médicales américaines ont [effectué] des tractations actives et suspectes en Iraq afin de recruter des irakiens qui les aiguilleraient vers les morts ou les personnes dans un état critique, leur permettant ainsi de procéder au prélèvement des organes. Ces équipes offrent 40 dollars pour chaque rein utilisable et 25 dollars pour un oeil. Les rapports confirment la découverte de corps mutilés à Falloudjah. Les rapports indiquent que les cadavres sont vaccinés dans des wagons spéciaux pour prévenir les épidémies de peste jusqu’a ce que les corps soient incinérés par leur famille.

Les rapports indiquent en outre qu’un certain nombre de ceux tués à Abou Ghraib et dans d’autres prisons ont subi des interventions pour prélever leurs organes. Apres les avoir mutilé, on se débarrassait des corps loin des prisons afin de dissimuler les faits. Les rapports révèlent que les forces américaines ont empêché manu militari les médias d’approcher les lieux de ces évènements et de les filmer. Mais les membres de la famille de ces irakiens sont au courant de ces faits. Les rapports indiquent [également] que les forces militaires des alliés européens ont relevé l’absence d’organes sur les cadavres ayant été aux mains des américains et en ont informé leurs supérieurs qui leur ont ordonné de garder le silence et de se garder d’aborder le sujet en raison de sa gravité, ce alors que le haut commandement de l’espionnage et de l’armée aurait rédigé des rapports confidentiels faisant état de ce qui avait été observé par les troupes et les aurait envoyés aux ministères européens de la défense pour les en informer.

1 Jomhouri-ye Islami (Iran), 19 décembre 2004. jomhourieslami.com
L’article du Jomhouri-ye Islami contient egalement des photos d’irakiens sur qui on aurait prélevé des organes et une photo prise a Abou Ghraib.
2 Al-Watan (Saudi Arabia) 18 décembre 2004.

Sources : uruknet.info

L’armée américaine fait du trafic d’organes | AMI France

Par Anne Wolff
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Mardi 25 août 2009
19 août 2009


Cet article fait partie d'une série d'articles du même auteur publiée par Le Grand Soir Le Grand Soir - Gilles BONAFI

3 août 2009
Crise systémique et mensonges
par Gilles BONAFI
Nous vivons décidément une époque formidable. On peut ainsi lire dans le Nouvel Obs : « Le pire est passé aux USA mais la reprise sera lente, dit le FMI » ou dans le journal Le Monde :« Les Etats-Unis sur la voie de la reprise économique ». Il s'agit donc de vous informer vraiment et il ne reste plus que le net pour cela. Je vais donc vous faire ici un petit topo de la finance et de l'actualité économique. Attachez votre ceinture car cela va décoiffer. Le monde de la finance, (...) Lire la suite »
2 commentaires 
11 mai 2009
Crise systémique : le chaos

par Gilles BONAFI
La faim menace plus de 3,5 millions d'enfants de moins de cinq ans. Dans quel pays d'Afrique ? Tout simplement aux USA. Source : http://feedingamerica.org/newsroom/.... Dans le tiers monde, ce sera une véritable « boucherie » ! Le Dr. Ellen Bassuk présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d'enfants étaient SDF aux USA. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970. En effet, le taux de chômage est désormais là-bas de 8,9%. Il y (...) Lire la suite »
7 commentaires 
28 avril 2009
Une constitution pour l’économie.
par Gilles BONAFI
Paul Jorion suggère depuis quelques temps l'idée d'une « constitution pour l'économie ». Il a d'ailleurs lui-même précisé sa pensée : « Lorsque je défends l'idée d'une « constitution pour l'économie », j'explique que quand la démocratie s'est mise en place, elle s'est arrêtée au bord de l'économie, laissant celle-ci dans un « état de nature » au sens hobbesien du terme, c'est-à-dire où l'homme est un loup pour (...) Lire la suite »
 
24 avril 2009
Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l’économie)

par Gilles BONAFI
On peut lire actuellement dans l'ensemble de la presse que l'économie mondiale redémarre, que la crise est sur le point de s'achever. C'est faux et voici pourquoi. Abderrahmane MEBTOUL, expert international et surtout un des plus grands économiste d'Algérie a déclaré : « de l'avis de tous, la crise actuelle est la pire que le monde ait connu depuis la grande dépression avec une perte en sous capitalisation, évaluée par le FMI, fin février 2009, à 52.000 (...) Lire la suite »
2 commentaires 
27 mars 2009
Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies complémentaires)

par Gilles BONAFI
Dans mon dernier article (n°3), j'ai tenté de démontrer que le dollar ne survivrait pas à la crise. Or, le 18 mars, la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette (je l'avais annoncé l'année dernière). Cette information a fait quelques lignes dans les quotidiens nationaux (rien à la télévision) qui, pour l'essentiel, ont commenté cela de façon positive. Pourtant, cette date restera dans les livres (...) Lire la suite »
9 commentaires 
13 mars 2009
Crise systémique : les solutions (n°3 : un nouveau dollar)

par Gilles BONAFI
Dans mes articles (n°1 et 2), je me suis attaché à démontrer que la crise actuelle ne pourrait pas avoir de solution économique. Elle nécessite en effet une réponse politique forte (une réponse insuffisante sera choisie), capable de bouleverser de fond en comble les structures monétaires et étatiques actuelles. Henri Guaino conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : « Si les experts ont du mal à imaginer un autre monde que celui dans lequel ils ont vécu, les responsables (...) Lire la suite »
2 commentaires 
2 mars 2009
Crise systémique : les solutions (n°2 : des monnaies continentales)

par Gilles BONAFI
Dans mon article Crise systémique : les solutions (n°1 : l'euro), j'ai tenté d'expliquer les solutions qui seront apportées dans le cadre européen : - stabilisation de la monnaie européenne avec une BCE ayant le monopole de l'émission de l'euro. - création d'un trésor européen permettant de mettre en place une structure de défaisance permettant de sauver les banques. - création d'un gouvernement économique, ce qui répond à la (...) Lire la suite »
 
18 février 2009
Crise systémique : les solutions (n°1 : l’euro)

par Gilles BONAFI
L'économie mondiale est entrée dans ce que je nomme la phase II. En effet, la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 avait déclenché le début de la plus grande crise économique de l'histoire humaine. Or, les gouvernements ont réagi en injectant des milliers de milliards de dollars ce qui a eu pour conséquence de ralentir pour quelques mois les effets destructeurs d'une crise systémique colossale. Il ne manque plus que la défaillance d'une entreprise majeure (...) Lire la suite »






Gilles BONAFI

Dans mon dernier article Crise systémique : le trou noir j’avais expliqué que les produits dérivés (des métastases selon Paul Jorion) par effet domino, détruiraient l’économie mondiale. Je vais ici m’attarder sur un malade en phase terminale, les USA.

En effet, le 30 juin 2008 , l’OCC (Comptroller of the Currency, l’autorité de tutelle des banques) déclarait le 30 juin 2008 que les USA possédaient 182 100 milliards de dollars de produits dérivés (Barack Obama, dernier président des USA) soit un tiers de ces « armes de destruction financière massive » comme dirait Warren Buffet.

Ces produits financiers, tel le chat de Schrödinger, sont à la fois vivants et morts, c’est à dire qu’ils ont une valeur lorsque tout va bien, valeur réduite à zéro lors d’une crise majeure comme aujourd’hui. La nation américaine ne s’en relèvera pas. D’ailleurs, le LEAP/E2020 évalue à 10 000 milliards de dollars les « actifs fantômes » des banques que le gouvernement US devra « éponger ».

Nous en sommes donc à la 77 ème faillite bancaire depuis le début de l’année et donc, la FDIC (Le Federal Deposit Insurance Corporation) une agence indépendante du gouvernement fédéral américain qui assure les dépôts des particuliers dans les banques est ruinée.

Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS ose dire : « on va voir débouler, sous peu, toute une série de « paquets » de dettes avariées, dont les défauts n’ont pas encore explosé, mais c’est pour bientôt ».

Simone Wapler Rédactrice en chef, MoneyWeek, déclarait le 13 août 2009, « La crise financière, loin d’être résorbée, va s’aggraver » (Trois arguments pour une hausse de l’or).

Ce « cancer » financier est ainsi en train de détruire l’économie US.

Au mois d’octobre 2008, Abderrahmane Mebtoul, un des plus grands économiste algérien me demandait de lui faire une analyse précise concernant les bons du trésor US car, visionnaire, il s’interrogeait alors sur le devenir des USA et donc des placements de l’Algérie. Nous étions arrivés à l’époque à la conclusion que l’amérique était en train de sombrer. Il avait d’ailleurs écrit plus tard « La fin de la primauté du dollar ».

Ainsi, la Fed ayant déjà racheté 1700 milliards de bons du trésor (elle monétise sa dette, ubuesque !) sera obligée de recommencer cette opération avant la fin de l’année. Krugman chiffrait les besoins des USA à 2100 milliards de dollars pour 2009 dans le New York Times du 9 janvier 2009. Il était donc loin de la réalité et j’avais encore une fois de plus raison car j’avais annoncé le chiffre de 3500 milliards à l’époque : Destruction du dollar – Explications.

2010 sera pire. La fin du dollar est proche, très proche.

Selon le cabinet spécialisé Realty Trac, nous avons eu aux USA un nouveau record des saisies immobilières en juillet et nous sommes passés, là-bas, de 11 000 saisies par jour à 11 600. USA : nouveau record (+7,0%) des saisies immobilières en juillet ... C’est vrai, la crise est terminée.

Plus inquiétant encore, personne ne se pose la question de ce que deviennent la plupart de ces maisons qui ne se retrouvent pas sur le marché de peur qu’il s’effondre. Seul le quotidien San Francisco Gate a osé donner un chiffre qu’il évaluait à 600 000 au mois d’avril. Banks aren’t reselling many foreclosed homes.

Or, les saisies immobilières battent tous les records depuis, avec une moyenne de 300 000 par mois. Nous avons donc largement dépassé le million de maisons qui ne sont pas mises en vente. Acculés à la faillite, les organismes financiers américains devront se débarrasser de ces biens encombrants, et, à ce moment là, nous assisterons à l’effondrement du marché immobilier US, un cataclysme économique gigantesque !

De plus, 16.000 entreprises ont déposé leur bilan d’avril à juin aux USA : Hausse spectaculaire du nombre de faillites aux Etats-Unis.

Sur le front de l’emploi donc, contrairement à ce que l’on vous dit, les choses ne vont pas mieux. Selon l’AFP, le nombre de nouveaux chômeurs inscrits aux Etats-Unis a progressé lors de la semaine achevée le 8 août » : USA - Hausse des inscriptions au chômage à 558.000.

En août il est prévu 600 000 chômeurs arrivant en fin de droits aux USA (26 semaines). Et cela sera valable tous les mois.

Ainsi, le chômage semblera se stabiliser car ils disparaîtront des statistiques.

Seize états (bientôt le double) , ruinés, payent maintenant les allocations avec de l’argent emprunté.

"Le système d’assurance chômage avant la récession était aussi vulnérable que la Nouvelle Orléans était avant Katrina," a dit le Représentant Jim McDermott, le Démocrate de Washington. Source : The New York Times : http://www.nytimes.com/2009/07/24/us/24unemploy.html?_r=1&amp ;hp

Il faut tout de même le rappeler, 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA au mois de mars. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970. J’ai d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet que vous pouvez lire sur mon blog (Crise systémique : le chaos).

Que vont devenir tous ces être humains ? La rue sera sûrement le chemin tout tracé. Les USA vont donc devenir le pays le plus instable du monde avec une situation sociale totalement explosive.

Depuis 2007, le maire de New York a trouvé une solution « miraculeuse » : il paie aux sans-abri des billets d’avion, sans retour, vers la destination de leur choix. « Le maire de New York exporte la pauvreté ». Un nouveau concept est né, la délocalisation des pauvres. Dans les rues on rejoue « Orange Mécanique » et, tous les quinze jours, un SDF décède, agressé par certains pour lutter contre « l’ennui », par « amusement », voire pour « le frisson » : USA/rapport : violence vis-à-vis des SDF : Collectif SDF Alsace. Tel est le bilan publié lundi 10 août par la National Coalition for the Homeless (NCH).

Quant au système de retraite, il va totalement s’effondrer car c’est un système basé sur la capitalisation et l’on devra travailler jusqu’à sa mort pour se nourrir (si l’on trouve du travail !) : rapport GAO du 17 janvier 2008

Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l’automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies ...

Le chaos social s’installe donc car, ne l’oublions pas, une crise majeure suit irrémédiablement la même chronologie : Etape 1 : crise financière, Etape 2 : l’économie réelle est sinistrée, Etape 3 : crise sociale. L’exemple le plus connu étant celui de l’Allemagne et de la république de Weimar, nous savons comment cela s’est terminé. Pour l’étape 4, je vous laisse le choix, mais plusieurs options semblent se dégager : une guerre civile avec la mise en place d’une dictature, voire un troisième conflit mondial, au pire les deux (c’est mon avis). Barack Obama sera donc le dernier président des USA tels que nous les avons connus.

Ne l’oublions pas cependant, face à la destruction de la nation américaine, il existe une solution politique et monétaire de rechange : la North American Union (lire : Crise systémique : les solutions n°3 : un nouveau dollar ...) et surtout la création du grand marché transatlantique (Crise systémique : le chaos), qui ne résoudra pas le problème économique et social.

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi tous nos billets en euros possèdent un pont traversant l’Atlantique, vous avez maintenant la réponse.

En conclusion, « très peu d’hommes savent se forger une opinion par eux-mêmes. Aussi répètent-ils ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs professeurs et enfin ce qu’ils ont entendu aux informations du soir, et ils finissent par se convaincre qu’il s’agit là de leur opinion personnelle, au point de la défendre ardemment face à d’éventuels contradicteurs. Il suffirait pourtant qu’ils tentent d’observer par eux-mêmes, de penser par eux-mêmes et ils découvriraient le monde tel qu’il est et non pas comme on les conditionne à le voir. » Nous, les dieux, Bernard Werber, éd. Le Livre de Poche, 2006, chap. 103, p. 429.

Gilles Bonafi

Par Anne Wolff
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Lundi 24 août 2009

Pour les photos de l'insupportable résultat de ce biocide je vous renvoie à la source. Ames sensibles s'abstenir :Les Nouvelles Internationales: L'uranium appauvri: la calamité d'un biocide silencieux

Anne



Le sujet de l`uranium appauvri démontre clairement que les médias de masse nous gardent de la vérité au lieu de nous la rapporter. C`est un cas bien documenté par plusieurs sources hautement crédibles, et visible par les conséquences déjà bien présentes. Il s`agit en fait d`un biocide, d`une menace bien plus réelle et dérangeante que le réchauffement du climat qui vous tient si occupé et préoccupé, gracieuseté de nos fantastiques médias de masse et de nos politiciens.

Avec tous les mensonges concernant la version officielle à propos des événements du 11 septembre 2001, l'uranium appauvri constitue un des sujet les plus censuré dans les médias. Les conséquences hallucinantes et dévastatrices de l'uranium appauvri menace littéralement la vie sur terre.


Elle est l`arme de destruction massive par excellence: elle continue de tuer des populations entières pendant des milliards d`années. En fait, l`uranium appauvri a une demie-vie de 4.5 milliards d`années, de quoi déranger les prochaines générations ainsi que toutes formes de vie pour un bon moment: juste pour donner une idée, ceci est l`âge actuel de la Terre et du système solaire...

Vous n’en n’avez peut-être pas entendu parler parce qu’il est dans l’agenda de l’armée et des médias de masse de ne pas soulever ce sujet. Pourquoi? Parce que les conséquences de son utilisation dans les théatres de guerre sont horribles et il est question de crimes de guerre et contre l’humanité.

 

Vous trouverez ici des informations détaillées par rapport à ce qu’est l’uranium appauvri. Uranium appauvri : bombes sales des pays riches


L’uranium appauvri est en fait un déchet nucléaire provenant en grande partie des centrales nucléaires. Ne vous laissez pas berner par son nom, c’est loin d’être inoffensif. L’armée américaine, entre autre, adore se servir de ce métal extrêmement dense, car il pénètre les armures et les chars d’assaut comme un couteau chaud dans du beurre. On s’en sert aussi pour faire ce qu’on appelle des «bunker busters»: ce sont des missiles qui pénètrent une dalle de bunker souterrain de 1 mètre de béton sous 3 mètres de terre. Vous imaginez la joie des tacticiens militaires.

Le problème, c’est qu’en explosant - à une très haute température - les éléments radioatifs sont pulvérisés en fines poussières dans l’air et contaminent aussi le sol environnant. Quiconque respirera ses fines poussières radioatives sera contaminé. On a testé des afghans et des irakiens avec plus de 7000 fois la dose maximale d’exposition à la radioactivité acceptable.


Dire que les pays occidentaux comme les États-Unis, l`Angleterre, le Canada, l`Australie et d`autres se permettent de faire la morale aux autres et prétendent amener la liberté et la démocratie... d`être ni plus ni moins les sauveurs de ce monde! Déjà, les afghans, yougoslaves et irakiens en meurent par milliers. Triple cancers, maladies dégénératives, bébés nés avec des déformations génétiques horribles. Même chose pour tous les soldats qui occupent présentement ces pays. Ils meurent aussi de maladies dégénératives, de cancers, et leurs enfants sont ravagés par des difformités, leurs gênes sont
endommagés à tout jamais.

Suite à l'attaque "Shock and Awe" des américains sur l'Iraq en mars 2003, les niveaux de radioactivité dans l'air ont atteint des sommets historiques en Angleterre quelques jours seulement après le commencement des bombardements. Les poussières radioactives ont été transporté du Moyen-Orient par les courants d'air vers le reste du monde entier en quelques jours.

Les données étaient gardées secrètes par la compagnie qui gère les centres de depistage en Angleterre: Halliburton (Dont Dick Cheney fut CEO et profitant toujours à ce jour, de part ses actions dans la compagnie)!

 

Le début notoire de l’utilisation de cette arme destruction massive s’effectua en Iraq en 1991, en Yougoslavie en 1999, en Afghanistan et en Iraq de nouveau de mars 2003 jusqu'à aujourd'hui.

 

Selon les dernières études, c'est l'équivalent, en terme de radioactivité, de 400 000 bombes atomiques laché sur Nagasaki qui s'est retrouvé dans l'air ces 15 dernières années, causé par les essais nucléaires, l’uranium appauvri et autres activités nucléaires.

 

Ils sont en train de contaminer la planète entière avec des matières radioactives, qui, ne vous vous faites pas d’illusions chers lecteurs, se transportent à l'échelle globale. Lorsque que les fines poussières radioactives sont libérées dans l'air, elles sont transportées par les vents.

Nous sommes tous directement concernés par cette folie, ainsi que toute la vie sur Terre telle que nous la connaissons.

 

Maintenant, les taux de soldats rendu invalides durant des conflits impliquant les États-Unis durant le dernier siècle tournaient autour de 5%, approchant les 10% durant le guerre du Vietnam. Mais dû à l'uranium appauvri sur les champs de bataille, c'est 56% des 580 400 soldats américains qui ont servit durant la première guerre du Golfe Persique en 1991 qui sont sur la liste des invalides médicaux permanents en date de l'an 2000!!!! Ils sont affligés de maladies incurables et dégénératives, reliées entre autre à la radioactivité de ces armes.

L’effet insidieux est qu’elles continuent de tuer longtemps après, silencieusement. 11 000 soldats américains sont morts depuis la fin du premier conflit en Iraq, alors que seulement environ 300 ont été tués en combat.

Maintenant, quelques 518 739 vétérans sont des invalides médicaux, soit presque la totalités des soldats ayant participé à la "Tempête (radioactive) du Désert" de 1991.

 

Ces gens ont même contaminé leurs conjointes qui étaient resté au pays, qui ont par la suite donné naissance a des enfants avec des déformations génétiques?

Les taux de cancer ont explosé en Iraq, en Afghanistan et en Yougoslavie.

La radioactivité nucléaire ne se nettoie pas, ça reste là pendant 4.5 milliards d'années. Le processus devient de plus en plus toxique au fur et à mesure que le temps avance.


Cessons de tomber pour les faux débats. Il y a des choses extrêmement importantes à régler si on veut vraiment avoir un "futur"...

Et dire que pas un mot ne transpire dans les médias à ce sujet.

 

Sommes-nous tous complètement lavés du cerveau et totalement conditionnés à ne plus réagir devant des catastrophes sans nom? À dissocier tout événement majeur des émotions qu'elles devraient susciter? N’est-il pas temps d'emprisonner les responsables aux plus hauts échelons, les vrais terroristes, au sein du gouvernement, ceux qui les supportent financièrement et les corporations qui tirent du profit de la destruction de la vie sur Terre?

Soyons les héros de notre monde et de notre époque, ou soyons condamnés à vivre les conséquences de ce qui se passe réellement sur cette planète, et la réalité est veille de cogner à la porte de nos chères petites illusions, nos comfortables vies organisées.

Nous sommes en panne de valeurs humaines orientées dans le sens de la vie. On souffre d`indifférence et de mollesse d`esprit. Pourtant, ça nous concerne tous. Les poussières radioactives sont transportées par les vents à travers le monde. Quelques semaines seulement après le début de la guerre d`aggression et d`occupation illégale de l`Iraq, les détecteurs en Angleterre enregistraient déjà des hausses significatives de radioactivité dans l`air, en provenance du Moyen-Orient... Pensez-y.

Il n'y a aucune justification qui peut expliquer le biocide commis sur la planète Terre avec des armes de destruction massive comme l'uranium appauvri, aucune justification pour rendre acceptable quelque guerre que ce soit.

 

Ça suffit.


 


 

 

 

****Depleted Uranium


Depleted Uranium Haunts Kosovo and Iraq


Low Intensity Nuclear War


Depleted Uranium - An American War Crime That Has No End


Depleted Uranium - Far Worse Than 9/11


Daughter of Soldier Contaminated with Depleted Uranium in Iraq Born with Deformities


Depleted Uranium Secrecy


The Queen's Death Star


Uranium Enrichment


DU Scandal Explodes - Horrendous US Casualties


Nothing depleted about 'depleted uranium'


Depleted Uranium - A Hidden Looming Worldwide Calamity


Depleted uranium: Dirty bombs, dirty missiles, dirty bullets

 

Écrit par: Les Nouvelles Internationales

Rubriques:


Liens à cet article:

  L’uranium appauvri: arme de destruction massive

Suite de l'article précédent, vous trouverez des informations supplémentaires et d'autres insoutenables photos en suivant le lien...irrémédiable et irréversible...l'auteu s'exprime très bien à ce sujet...

Chers lectrices et lecteurs, j’apporte à votre attention un des sujet les plus préoccupant qui soit, celui de l’utilisation de l’uranium appauvri. J’ai déjà écrit un article à ce sujet au début de l’année et je vous invite à le lire pour vous mettre au courant de cette situation si vous l’êtes pas déjà.

 

 

Il ne sert à rien de vouloir réécrire ce qui a déjà été dit de façon claire et éloquente. Alors le but de cet article est de mettre à jour les informations et de compléter ce qui a déjà été révélé. Votre responsabilité est d’aller consulter ces sources diverses d’information et de vous faire votre propre idée. Jetez un coup d’oeil aux vidéo et photos. Garre aux coeurs sensibles, ce que vous allez voir est horrifiant; mais pourtant, nous devons faire face à la réalité, à ce qui est fait en nos noms à l’étranger. Nous devons comprendre ce que font nos gouvernements avec nos impôts, notre argent.

 

Évidemment que l’étape suivante serait de forcer le débat sur la scène publique car les médias et les autorités ont comme mot d’ordre de ne pas en parler et de d’éviter toute discussion de ce dossier. Seuls les hauts échelons militaires et gouvernementaux en France, Angleterre, au Canada et États-Unis étaient au courant durant les guerres en Irak en 1991 et celle de 2003 jusqu’à présent, en Bosnie en 1994/95, au Kosovo en 1999 et en Afghanistan en 2001. On n’a pas voulu inquiéter les soldats ni alerter les médias et surtout pas déranger l’opinion publique mondiale.

 

L’armée américaine connaît pourtant très bien les effets contaminants de ces armes pour les populations environnantes, puisqu’elle écrivait elle-même dès septembre 1990 : « Après l’extinction du feu, ces explosifs ne sont inoffensifs que s’ils ont complètement brûlé. Ceux qui n’ont pas complètement brûlé représentent un risque explosif extrême. En refroidissant, comme le métal, ils prennent des formes bizarres. Ils peuvent avoir intégré des impuretés qui les rendent encore plus dangereux qu’ils ne l’étaient auparavant »http://www.menteur.com/chronik/010115.html [10] Source :

 

 

John Hanchette, professeur de journalisme à l’Université Saint Bonaventure, et l’un des fondateurs éditeurs de USA Today a déclaré qu’il avait préparé la révélation de nouvelles informations au sujet des effets de l’UA sur les soldats de la Guerre du Golfe et les irakiens, mais que chaque fois qu’il était prêt à publier, il recevait un appel téléphonique du Pentagone lui demandant de ne pas imprimer l’information. Il a depuis été remplacé en tant que rédacteur en chef de USA Today.

 

Et comment, nous parlons d’utilisation d’armes de destructions massives qui vont avoir des répercussions pendant des milliards d’années sur les populations du monde entier. Nous parlons d’un biocide, de crimes contre l’humanité et crime de guerre. On pense aussi aux poursuites judiciaires contre nos gouvernements pour avoir sacrifié la santé et la vie de nos soldats à qui on n’a rien dit à propos du danger de ces armes en les exposant inutilement à une contamination hautement toxique de radioactivité et chimique dû à l’uranium appauvri, sans oublier les millions de victimes qui habitent ces régions où des centaines, voir des milliers de tonnes de ces armes à uranium appauvri ont été déployées.

 

Ceci n’est pas une opinion de ma part, mais bien les conclusions auxquelles en sont venues les plus importantes instances mondiales et experts en le domaine:

 

Matière très dense et pyrophore, l’uranium appauvri confère aux munitions une exceptionnelle capacité de perforation associée à de redoutables propriétés incendiaires. Pour ces raisons, et parce que cette matière était abondante et très bon marché, les Etats-Unis ont testé et fabriqué en série (dès les années 70), puis utilisé dans le cadre de conflits armés (à partir de 1991) ces munitions dites cinétiques.

Il se trouve que l’uranium appauvri est également un métal lourd, une matière nucléaire (au sens du décret 81-512) et une matière radioactive (au sens du décret 66-450 et de la directive 96/29).

Par ailleurs, plusieurs des radionucléides qui le composent (en particulier les isotopes 238, 234, 235 et 236 de l’uranium) sont caractérisés par une très forte radiotoxicité, surtout lorsqu’ils sont incorporés par inhalation (cf. facteurs de dose de la CIPR1 et seuils de déclaration de la directive 96/29).

L’activité spécifique de l’UA se situe autour 40 millions de becquerels par kilogramme (Bq/kg), ce qui est 80 fois supérieur (au moins) au seuil de classement du décret 66-450 modifié et 4 000 fois supérieur au seuil de la directive EURATOM 96/29 applicable de droit en France depuis le 13 mai 2000 (10 000 Bq/kg pour les uraniums 238, 234 et 235).

Source : Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité

ua.arichard.question.01.d9b.pdf

 

VIDÉO:

Le scandale des armes a l’uranium appauvri part1

 

 

 

La sous-commission des droits de l’Homme des Nations unies a pris une résolution en 1996 (n°96/16) inscrivant l’uranium appauvri dans la liste des armes qui doivent être éliminées, au même titre que les armes bactériologiques, chimiques, le napalm ou les armes à fragmentation. Les auteurs de cette résolution ont déclaré qu’ils fondaient leur décision sur les dispositions de la Charte des Nations unies, de la déclaration universelle des droits de l’Homme, de la convention de Genève de 1949 et de ses protocoles additionnels. Les armes dites inhumaines (convention des Nations unies du 10 octobre 1980) sont des armes qui frappent sans discrimination les populations civiles et font courir des dommages étendus, graves et durables à l’environnement.

 

Le Dr Jawad Al Ali, directeur du Centre d’Oncologie du plus grand hôpital de Bassora en Iraq a déclaré, lors d’une conférence au Japon en 2003:

 

 

Deux phénomènes étranges que je n’avais jamais vu auparavant se sont produits à Bassora. Le première est le cancer double et triple chez un patient. Par exemple, la leucémie et le cancer de l’estomac. Nous avons eu un patient avec 2 cancers, à l’estomac et au rein. Quelques mois plus tard, le cancer s’est développé dans l’autre rein, il avait trois types de cancer différents. Le second est le cancer se groupant chez les familles. Nous avons ici 58 familles avec plus d’une personne touchées par le cancer.

Dr Keith Baverstock, chef experts en radioprotection et en santé de World Health Organization pendant 11 ans, et auteur d’une étude non publiée, a fair ressortir que son rapport « sur les risques de cancer pour les civils en Iraq en respirant les poussières d’uranium contaminées » a été aussi délibérément supprimée .

 

Doug Rokke, un entrepreneur sous contrat de l’US Army qui a dirigé un nettoyage d’uranium appauvri après la première Guerre du Golfe, a déclaré:

L’uranium appauvri est un crime contre Dieu et l’humanité.

La propre équipe de Rokke, une centaine d’employés, a été terrassée par l’exposition à la fine poussière. Il a déclaré: « Lorsque nous sommes allés dans la région du Golfe, nous étions vraiment tous en bonne santé. » Après avoir effectué les opérations de nettoyage dans le désert (par erreur, sans équipement de protection), 30 membres de son personnel sont morts, et la plupart des autres, dont Rokke lui-même, ont attrapé de graves problèmes de santé. Rokke a maintenant une maladie réactive des voies respiratoires, des dommages neurologiques, des cataractes, et des problèmes rénaux.

 

Les médecins dans le sud de l’Iraq comparent les anomalies de naissance à celles qui ont suivi les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Source: L’uranium appauvri est bien pire que le 911

Dans un groupe de huit militaires de la coalition menée par les USA, dont les bébés sont nés sans yeux, sept sont connus pour avoir été exposés directement à la poussière d’UA. Dans un groupe (250 soldats) exposé durant la première Guerre du Golfe, 67% des enfants conçus après la guerre, avaient des malformations à la naissance.

 

L’équipe de recherche du Dr Durakovic de l’UMRC a aussi effectué une visites de trois semaines sur le terrain en Iraq en octobre 2003. Elle a recueilli environ 100 échantillons de substances comme de la terre, de l’urine de civils et des tissus de cadavres de soldats irakiens dans 10 villes, dont Bagdad, Bassora et Najaf. Durakovic a dit que les tests préliminaires montraient que les échantillons d’air, de terre et d’eau contenaient « des centaines de milliers de fois » le niveau de radiation naturel. Durakovic a déclaré à The Japan Times :

 

Il y a ce haut niveau de contamination parce que beaucoup plus d’uranium appauvri a été utilisé cette année qu’en 1991 (première Guerre du Golfe).

 

Ils entravent les efforts visant à prouver le lien entre l’uranium appauvri et la maladie.

 

Ils ne veulent pas admettre qu’ils commettent des crimes de guerre en utilisant des armes qui tuent sans discernement et sont interdits par le droit international.

 

En Irak, curieusement, « neuf ans après la fin du conflit, les médecins irakiens continuent de constater un nombre anormalement élevé de leucémies chez les enfants, de tumeurs et de cancers chez les adultes et de naissances ou avortements de foetus présentant des malformations monstrueuses. » [Christine Abdelkrim-Delanne, « Ces armes si peu conventionnelles », op. cit.]. Un rapport secret de l’Atomic Energy Authority (agence britannique à l’énergie atomique) indiquait déjà, en novembre 1991, qu’il y avait suffisamment d’uranium au Koweït et en Irak pour causer « 500 000 morts potentielles » [« Explanatory Memorandum Regarding the Comprehensive Embargo on Iraq », rapport de l’association Human Rights Watch, 2 janvier 2000, disponible en ligne. Les chiffres de mortalité indiqués proviennent de l’UNICEF.].

 

236U dans les urines : c’est un ancien colonel de l’armée américaine, le Professeur Asslam Durakovic, qui affirme avoir détecté des traces d’uranium 236 dans les urines d’anciens combattants américains, canadiens et britanniques de la guerre du Golfe. La mesure, faite par spectrométrie de masse, aurait donné des teneurs de 0,0048%.

236U dans les munitions : un des cinq laboratoires (Ecole Polytechnique de Zurich) à qui une commission d’experts du programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) a confié des munitions recueillies au Kosovo pour analyse affirme avoir détecté des traces (0,0028%) de 236U dans les échantillons. La technique de mesure utilisée n’est pas précisée dans les documents que nous avons consultés.

Source: http://lpsc.in2p3.fr/gpr/french/UA/UA.html

 

 

La toxicité de l’uranium appauvri est davantage chimique que radiologique. En effet, lorsqu’elles sont inhalées, les particules de 5 à 10 micromètres de diamètre dégagées au moment de l’impact des munitions sur leur objectif, pénètrent dans les poumons, passent dans le sang et contaminent certains organes ainsi que les os; ingérées, elles sont en grande partie excrétées par les urines mais peuvent également franchir la barrière gastro-intestinale. Au contact des cellules, l’uranium irradie ces dernières: certaines meurent; d’autres se régénèrent; d’autres enfin peuvent dégénérer en cellules cancéreuses.

Lors de son audition le 20 mars 2001, le Docteur Abraham Béhar, spécialiste de médecine nucléaire, a quant à lui attiré l’attention sur les symptômes respiratoires, digestifs et hématologiques, qui constituent autant de précurseurs possibles de pathologies découlant d’une inhalation de poussières d’uranium appauvri.

Source: L’Encyclopédie de L’Agora: Uranium appauvri

 

 

Mais évidemment que nos gouvernements et l’OMS nous disent que nous ne devrions pas nous en faire avec cela:

 

Uranium appauvri – Information – Services de santé

Défense nationale

 

Uranium appauvri

 


 

En février 2000, le ministre de la Défense nationale a annoncé que les FC offriraient à quiconque en faisait la demande un test de dépistage de l’uranium appauvri effectué à deux laboratoires.

 

Tous les tests volontaires effectués jusqu’à présent ont révélé aucune augmentation des concentrations d’uranium chez les anciens combattants des FC qui ont participé soit à la guerre du Golfe ou aux missions de maintien de la paix dans les Balkans. Les résultats des tests ne confirmentpas la théorie selon laquelle les militaires été exposés à des concentrations toxiques d’uranium appauvri. Les résultats obtenus par le Canada sont similaires à ceux de ses alliés: les États-Unis, la Belgique, la France et l’Allemagne.

 

OMS | Uranium appauvri

 

 

Vous devriez avoir assez d’information pour vous faire une idée. Maintenant, serait-il temps de réellement supporter nos troupes et les rapatrier à la maison; de commencer à aider les populations affectées par cette horrible arme de destruction massive? Qui sont les réels terroristes et criminels de guerre psycopathes? N’est-il pas temps de mettre un terme à cette folie génocidaire qui va avoir un impact sur l’héritage et développement génétique de toutes les formes de vie sur Terre?

 

François Marginean

Autre lien un article publié aujourd'hui Irak: Uranium appauvri et mines inquiètent le ministre de l'environnement - AOL Actualité

Par Anne Wolff
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Lundi 24 août 2009

Vidéos, un reportage qui donne froid dans le dos. Autant que de voir Israel utiliser de l'Uranium appauvri sur le territoire palestinien condamnant ainsi l'avenir de ces propres enfants...la folie d'un monde où ceux qui détiennent le pouvoir de mettre en oeuvre de telles pratiques sont tellement dépourvu du sens de la réalité qu'ils en deviennent incapables de faire un calcul des conséquences cohérent et hypothèquent l'avenir de leurs propres enfants.

Dailymotion - Uranium - Le scandale de la France contaminée 1de6 - une vidéo Actu et Politique

 Dailymotion - Uranium - Le scandale de la France contaminée 2de6 - une vidéo Actu et Politique

Dailymotion - Uranium - Le scandale de la France contaminée 3de6 - une vidéo Actu et Politique

Dailymotion - Uranium - Le scandale de la France contaminée 4de6 - une vidéo Actu et Politique

Dailymotion - Uranium - Le scandale de la France contaminée 5de6 - une vidéo Actu et Politique

Dailymotion - Uranium - Le scandale de la France contaminée 6de6 - une vidéo Actu et Politique
Par Anne Wolff
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