16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 08:05

 

Il y a une rupture consommée entre la vision de son propre rôle du socialisme bolivarien et celle qui reste de soi-même au socialisme européen, au point que dans les deux cas le mot socialisme ne désigne plus du tout la même chose. Ici nous avons un socialisme qui pense tellement à ménager les riches, les puissants et les aspirations de classe moyenne du peuple dans une Europe placée sous le signe de l'économie de marché et vouée au colonialisme pour satisfaire ses aspirations que le socialisme européen finit par ressembler à une rustine trop petite sur un pneu éclaté.

Ceux qui votent (encore) socialiste le font sans illusion, souvent en espérant que la rustine leur permettra de se rendre à destination afin de pouvoir effectuer une vraie réparation ou tout simplement changer le pneu pourri du système pour un autre qui tienne la route.

Tout ceux qui se sont penchés sur les mécanismes qui ont produit une classe de super-riches savent très bien qu'on aboutit là dans le domaine du "biens mal acquis", du vol organisé à la plus grande échelle connue jusqu'ici, mais quiconque prétend récupérer un peu de ces biens pour les redistribuer à qui de droit voit automatiquement la presse aux ordres se déchaîner contre lui : DICTATEUR. Aujourd'hui le seul fait d'être attentifs aux besoins du peuple et de chercher les moyens de les satisfaire équitablement, vous vaut une étiquette de POPULISTE, alors que toutes les démagogies prolifèrent sans se faire, elles, stigmatiser, c'est de bonne guerre de leurrer le peuple pour obéir au puissance qui dominent le monde, aux véritables dirigeants. Les candidats élus sont d'ailleurs sélectionnés en fonction de cette capacité à jouer d'un double langage, une sorte d'interface entre pouvoir réel et peuple qui dit deschoses tout à fait différentes selonque l'on considère une face ou l'autre.

Comme écosophe je suis très critique vis-à-vis du socialisme bolivarien, mais cela reste de l'ordre des critiques qu'on peut faire à un ami dont on estime qu'ilse trompe dans certaines de ses orientations. Alors que le socialisme européen, n'a plus de socialiste qu'une étiquette recouvrant le vide qui l'aspire toujours d'avantage dans le trou noir du système.

Voici donc deux articles qui nous ramènent face au développement de ce concept d'origine occidentale selon ces racines premières et non plus selon son devenir "politiquement correct" qui ici le dénature jusqu'à en faire "autre chose", en quelque sorte une bouture qui se serait adapté et aurait donné une plante nouvelle sous l'influence d'un contexte différent pendant que l'espèce originelle disparaissait là ou elle avait fait son apparition. Il serait temps à présent d'opérer le mouvement inverse et d'aller cueillir quelques boutures de socialisme bolivarien et d'autres adaptation syncrétiques, pour régénérer l'espèce native.

 

Deux articles sur les missions sociales du gouvernment vénézuélien

traduits par Maurice Lecomte


 

La Mission Mercal[MERCado de ALimentos, Marché alimentaire] du gouvernement vénézuélien célèbre son 9ème anniversaire


source  : Venezuelanalysis.com (Venezuela), 27 avril 2012

Changement de Société remercie Maurice Lecomte, qui a traduit ces textes.

La Mission Mercal[MERCado de ALimentos, Marché alimentaire] du gouvernement vénézuélien célèbre son 9ème anniversairePar Correo del Orinoco international


Le ministre de l’alimentation du Venezuela Carlos Osorio a souligné dimanche dernier le rôle que le gouvernement révolutionnaire du président Hugo Chavez a joué pour assurer la sécurité alimentaire à la nation, en fournissant plus de 10 millions de tonnes de produits de base importants pour les personnes économiquement défavorisées. 

L’annonce a faite alors que le gouvernement et les citoyens célébraient le 9ème anniversaire du programme social à l’attention du peuple Mercal, qui fournit des produits alimentaires subventionnés aux vénézuéliens et isole/protège les consommateurs de la volatilité des prix nationaux et internationaux.

A son humble origine il s’agissait de seulement 3 petits magasins et deux entrepôts, qui ont distribué quelques 45.000 tonnes seulement en 2003. Le programme alimentaire a grossi pour fournir les centres de distribution à travers les 23 États de la nation et en 2011 atteindre 3,7 millions de tonnes de produits pour les résidents du pays sud-américain.

“Notre action s’est étendue en 2011 et nous avons clôturé l’année avec 14.948.690 personnes ayant visité nos établissements”, a déclaré le ministre Osorio lors de l’ouverture d’un centre de distribution de viande dans le quartier de San Juan dans la capitale de Caracas.

Comme preuve de l’efficacité du programme, le vice-président vénézuélien Elias Jaua a cité la reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture [ONUAA ou, plus couramment, FAO] de Mercal “comme l’un des instruments fondamentaux ayant permis au Venezuela d’être à l’avant-garde de la lutte contre la faim”.

S’exprimant lors d’une visite de l’un des marchés du gouvernement dans l’État de Miranda, le vice-président a informé que le programme a été subventionné pour plus de 7 milliards de bolivars (1,6 milliard de dollars) pour la distribution de produits [alimentaires] en 2012, permettant une économie entre 50 et 60 % pour les résidents en comparaison avec les points de vente commerciaux.

Plus précisément, Jaua a mis en évidence que les prix de certains produits comme l’huile de cuisson qui est disponible permet une économie de 79 %, tandis que le poulet est vendu pour 69 % de moins du prix normal réglementé. La même chose est vraie pour la viande rouge, qui est offerte à la moitié du prix constaté dans les magasins privés.

“Merci au président Hugo Chavez, les pauvres aussi ont maintenant le droit de manger de la viande et ils peuvent l’acheter à Mercal pour seulement 7 bolivars (1,62 $) le kilo”, a t-il déclaré.

Dans le cadre des activités de célébration marquant la 9ème année d’existence de Mercal, le gouvernement a mis en vente, samedi dernier, plus de 3 millions de kilogrammes de produits alimentaires dans 552 points de ventes différents appartenant à un réseau de points de distribution alimentaires d’État en expansion.

“Dans le socialisme, la nourriture est un droit sacré du peuple et de tous les jours qui continuera de l’être d’autant plus qu’avec le capitalisme tout en lui est une entreprise de puissants”, a affirmé Jaua.

Un réseau en pleine expansion

En dehors de Mercal, les réseaux de distribution d’État se sont également étoffés pour inclure d’autres acteurs tels que le Producteur et Distributeur d’Aliments du Venezuela (PDVAL) et la chaîne d’Épiceries du Bicentenaire qui ont offert des produits importants pour les résidents à des prix bien inférieurs à ceux du secteur privé.

Mercal continue d’être orienté vers les secteurs les plus défavorisés grâce à une subvention de plus de 60, 70 et même dans certains cas 80 %. Maintenant, nous avons le réseau PDVAL et les Magasins du Bicentenaire qui se développent rapidement afin que tous les Vénézuéliens aient accès à des produits alimentaires”, a déclaré le ministre dimanche.

PDVAL a été créé en 2008 comme un programme de la compagnie pétrolière d’État Petroleos du Venezuela (PDVSA) tandis que les Épiceries du Bicentenaire ont été fondées après que l’ État ait nationalisé la chaîne d’épiceries Exito appartenant à un français, en Janvier 2010.


L’idée a été de s’assurer que la population ait accès aux produits de base et que les prix de ces biens soient protégés contre la pratique de spéculation et de thésaurisation qui est devenue monnaie courante dans le marché privé vénézuélien.

Plus précisément, le concept Mercal a surgi après que la droite Vénézuélienne, dans ses efforts pour forcer le président Hugo Chavez démocratiquement élu, se soit engagée dans un lock-out pétrolier à la fin de 2002.

Le sabotage économique a arrêté la fourniture à la nation des biens privés possédés et exploité les chaînes de distribution alimentaire pour étendre et accroître les difficultés dans le pays.

“La mission Alimentaire du gouvernement peut se réaliser uniquement dans le Socialisme et est une conséquence de la grande bataille que notre peuple a mené durant 2002 et 2003″, a dit le Vice-président Jaua samedi.

Les programmes comme Mercal, PDVAL et les Épiceries du Bicentenaire servent aussi pour protéger la population contre les pratiques commerciales sans scrupules constatées dans les transactions quotidiennes du marché.


Afin de contourner et éviter la réglementation des prix adoptée par le gouvernement, certains distributeurs de produits alimentaires et des détaillants commerciaux refusent de vendre certains produits, tels que le sucre ou l’huile de cuisson, créant une rareté artificielle qui oblige le décrochage à la hausse des prix dans un marché parallèle.

Entre les trois programmes d’État qui font partie de la mission alimentaire de l’administration Chavez, les responsables gouvernementaux signalent maintenant que le réseau de distribution d’Etat en expansion compte plus de 21.000 points de vente, ce qui rend la spéculation et l’accaparement par les détaillants plus difficile.

Ceci a également été prolongé par la mise en place des restaurants “populaires” Arepa qui vendent les galettes traditionnelles de farine de maïs à des prix réduits dans plus de 230 unités mobiles et fixes au Venezuela.

Alors que le coût des arepas peut atteindre jusqu’à 50 bolivars (11,62 $) dans des lieux privés en fonction du remplissage utilisé, de la viande, du fromage ou des haricots, le prix de la galette dans les installations gérées par l’État est seulement de 7,5 bolivars (1,74 $).

Ecrivant sur son compte Twitter, dimanche dernier, le président Hugo Chavez a salué les progrès en cours relatifs à la sécurité alimentaire au Venezuela et a félicité les travailleurs du programme pour leur succès.

“La Mission Mercal est possible, seulement avec un gouvernement socialiste ! Félicitations à tout le monde pour ce 9ème anniversaire ! Vive Mercal !”A t-il déclaré.

 La Mission pour le Logement, sur la bonne voie pour 2012, cible la construction, par Ewan Robertson.

source : http://venezuelanalysis.com/news/6956 (Venezuela), 27 avril 2012.


Mérida, 27 Avril 2012 (Venezuelanalysis.com) – 41.863 maisons ont été construites jusqu’à présent cette année dans le cadre du programme du gouvernement vénézuélien de construction de masse de maisons, ce qui équivaut à 21% de l’objectif 2012 de 200.000 nouveaux logements, selon le dernier rapport de l’Office gouvernemental du logement.

Le ministre du Logement Ricardo Molina a confirmé que selon les nouveaux chiffres, 188.851 maisons ont été construites depuis que la grande mission des logements (GMVV) a été lancée en 2011. Combiné avec 53% de 2011, l’objectif de 2012 est de 350.000 nouveaux logements.

Le coordinateur de l’Office national du logement, Rafael Ramirez, a expliqué le mois dernier que tandis que plus de 26.000 maisons ont été achevées dans les trois premiers mois de 2012, 253.000 sont actuellement en construction, et que le gouvernement s’attend à atteindre son objectif de construction 2012. L’Office du logement comprend les ministres du logement, de la défense, de l’environnement, de l’industrie, et les communes.

En Mars le président Hugo Chavez a approuvé l’attribution de 21 autres milliards de bolivars (4,9 milliards $US) pour soutenir les projets en logement pour la période 2013-2014. “Nous allons avoir 416.729 unités de logement en construction”, a déclaré Ramirez.

Selon le rapport d’avril de l’Office du logement le gouvernement vénézuélien a remis 2.351 nouvelles maisons à des familles à travers le Venezuela hier. Les familles paient pour les maisons grâce à des prêts subventionnés par le gouvernement selon le revenu familial.

“Merci au socialisme et à la Révolution [bolivarienne], ces familles vont dormir sous un toit correct comme notre peuple le mérite”, a déclaré le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Tareck El Aissami, à une cérémonie de remise dans l’État occidental de Tachira.

Parmi les 41.863 maisons construites jusqu’à présent cette année, 30% l’ont été par le secteur privé et 70% par le secteur public.

Le ministre du Logement Molina a souligné que 61% des logements du secteur public avaient été construits avec la participation des communautés et des organisations de base, et a salué “les gens organisés qui travaillent main dans la main avec les institutions révolutionnaires [État], développant la stratégie définie par … Chavez “.

Les GMVV ont été lancés en mai 2011 dans le but de résoudre la pénurie de longue date en logements de bonne qualité à prix abordable du Venezuela.

Le programme vise à construire 3 millions de nouvelles maisons d’ici à 2019, après qu’un enregistrement national réalisé de mai à octobre l’année dernière ait révélé que 3,7 millions de chefs de famille au Venezuela n’avaient pas leur propre maison ou exigeaient des améliorations à leur logement.

Source : Deux articles sur les missions sociales du gouvernment vénézuélien traduits par Maurice Lecomte « Changement de société


Partager cet article

Repost 0
Published by Anne Wolff - dans Sud Amérique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Anne Wolff
  • Le blog de Anne Wolff
  • : Comprendre la globalisation, apprendre à y résister
  • Contact

Profil

  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

No Pub

Malgré les publicités imposées dans sa nouvelles versions qui apparaissent sur ce blog,celui-ci reste un acte gratuit.

Recherche

Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

Archives