4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 11:53

 

 

 

 

 

 

 

La marque d'Otpor/CANVA, celle des

révolutions de couleurs est, cette fois au Venezuela, celle de JAVU et des  Manitas Blancas, des mouvements ouvertement fascistes et (mains blanches) suprémacistes blancs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est évident que les informations au sujet de la situation au Venezuela aujourd’hui comportent tellement d’inconnues et demande des avancées rapides dans des recherches d’une portée internationale que donner un dessein clair de l’ensemble des tenants et aboutissants est un défi. Un défi que les enjeux transforme en puissant moteur, mais aussi en source de tension, parce qu’on le veuille ou non, au Venezuela, en Ukraine et en Syrie se joue le sort du monde.

Si ces trois pays sont du point de vue de leur situation interne complétement différent, ils ont en commun de faire face à un même ennemi qui par des méthodes – malheureusement – de plus en plus éprouvées, tentent d’en renverser le pouvoir en place et non pas tant directement pour les ressources naturelles de ces 3 pays, que par leur position (politique et territoriale) dans un échiquier géostratégique, dans un agenda qui passe par l’élimination des pouvoirs en place.

Je n’ai pas de position concernant ni le gouvernement de Syrie, ni celui d’Ukraine, je ne les défends ni ne les conteste, mais je sais 2 choses : un) que quoi que nous en pensions en fonction de nos mythes concernant ce que dois être une démocratie – mythes que nous serions bien en peine de reconnaître dans la réalité des gouvernements d’Occident – ces gouvernements sont pour la Syrie et était pour l’Ukraine, les gouvernements légitimes de ces pays, et que les respecter était la garantie du respect d’un ordre international, incarné par l’ONU, fondée dans le but d’éviter que les conflits dans le monde ne se résolvent par les armes.

Deux) que les précédents des interventions « humanitaires » nous ont donné suffisamment de preuves qu’elles n’amenaient pas plus de démocratie dans le monde et certainement pas dans les pays qui en sont victimes. Au contraire partout où elles ont sévit, c’est pour un pire après des massacres des habitants et des destructions massives d’infrastructures.

Et donc, je me suis opposée à l’intervention en Syrie, non en défense del Assad, mais en tant que ressortissante d’un pays allié des agresseurs, qui estime que nous avons des problème urgents à régler chez nous pour retrouver une situation toujours plus menacée d’une démocratie effective, et résoudre les problèmes de misère grandissante, et cette catastrophe d’une jeunesse dont la partie la plus pauvre n’a plus depuis un certain temps accès à une éducation digne de ce nom, hypothéquant l’avenir du pays. Un pays dans lequel les budgets prévus avant pour la prévention, entre autres, de ces fléaux que sont la délinquance et la toxicomanie, sont réaffectés à la répression, ne faisant qu’exacerber le problème et barrant l’horizon d’une jeunesse paumée et pourtant si riche de potentiels, mais qui ne trouvent pas leur place dans le monde qu’on nous impose à présent. De même, les solutions aux problèmes de la paix dans le monde ne se résoudrons pas grâce aux énormes budgets affectés à la militarisation du monde dont tous ceux qui se sont intéressés aux programmes du Pentagone savent bien qu’ils n’ont pas pour but la Paix, mais bien la GUERRE, toujours plus de guerre, une multiplicité de foyers, toujours plus de foyers qui correspondraient à terme à un état de guerre totale.

Jamais la fin n’a justifié les moyens, parce que toujours les moyens déterminent la fin qu’ils constituent. Autrement dit on ne parvient pas à la paix par des actes de guerre, mais bien par des actions de paix qui conduisent vers un bien-être, un bien vivre, un respect qui a pour condition première une redéfinition de la notion de Richesse… qu’est-ce qui et plus important, que quelques rares bénéficient des dernières technologies dont rien ne prouvent qu’elles sont un bienfait en soi, ou que nous vivions sur la terre en bonne convivialité, ayant des métiers qui ont du sens et le plaisir de faire la fête ensemble après que le travail ait porté ses fruits ? Quand les instruments des copains prennent la place des écouteurs qui nous laissent seuls avec une musique différée et des musiciens absents et inaccessibles ?

J’ai rencontré beaucoup de gens dans ma vie, venus de tous les coins du monde, témoins d’une multiplicité de réalités, et j’ai acquis l’intime conviction que la Terre est habitée par une majorité de personnes qui souhaitent vivre en paix et en bonne convivialité avec l’ensemble de leurs voisins planétaires et qui apprécient les richesses qualitatives de la bonne convivialité, d’un travail qui a du sens, et si une certaine simplicité en est le prix, ce n’est pas cher payé.

A cela on peut même ajouter qu’un mode de vie confortable pour tous serait possible grâce à un changement de nos modes de production et de gestion, un rééquilibrage de l’habitat rural productif et de l’habitat urbain consommateur, mais et surtout, avant tout, par-dessus tout, la mise d’un terme définitif aux coûts du capital qui ont atteint des proportions tout simplement meurtrières pour la majorité des habitants de la terre. Soyons réalistes, et redevenons rationnels : qu’elles sont les ressources, combien sommes nous, quels sont nos besoins à satisfaire en priorité, et les autres, comment produire, quelle complémentarité pouvons-nous établir pour rendre la fluidité confisquée par la concurrence au progrès réel du bien-être collectif ? Autant de questions qui ont toute pour réponses : il faut d’abord commencé par nous débarrasser du ruineux capital – dont la participation concrète à la production de bien-être collectif et de bien commun, négative, transforme en véritable parasite-  qui ponctionne sans limites les biens des peuples, ceux des travailleurs, de moins en moins nombreux, alors qu’il jette en pâture à la vindicte du public, ceux que le système qu’il met en place condamne à l’inaction dans un monde où les espaces de liberté ne cessent de se réduire comme peau de chagrin. Et que si on juge de notre avenir à l’image des Etats-Unis, nous y trouvons 1% de la population en prison, de prisons dont une partie sont des entreprises productives aux mains d’intérêts privés utilisant une main d’œuvre au rabais en plus de bénéficier de subsides de la collectivité pour assumer ce rôle de garde chiourme du peuple. Un modèle qui fait son chemin en Espagne et pourrait bien gagner du terrain, aussi chez nous dans un proche avenir….

Cette manière de voir, ce projet, de complémentarité, conviviale et confortable, créatif,  c’est au Venezuela que j’en ai trouvé la réalisation la plus avancée à l’échelle d’une nation, mais qui réunit aussi autour d’elle les forces vives d’un continent où une majorité de personnes sont acquises à des projets communaux de démocratie participative et le prouvent à travers les multiples communes, les innombrables luttes populaires, la multiplicité des plate-forme collectives polymorphes, à différentes échelles qui unissent ses mouvements dans des pratiques communes du local au régional (continent sud).

La plus grande de ses plates-formes, la plus vaste qui unit à la fois des gouvernements, des associations de pays et d’infimes communes du fin fond du Pérou, ou de la Colombie, des associations de défenses indigènes, ou celle des étudiants du Chili, les mères de la Place de Mai, et les association du Front Dario Santillan qui regroupe un courant d’association de gauche d’Argentine,… une immense liste d’Association et de personnes telle que même dans cette Amérique Latine, où les courants de gauche travaillent beaucoup ensemble sur différents thèmes et projets  communs, on en avait jamais vu d’aussi grande et aussi unanime, pour dire : Il faut que cesse immédiatement l’ingérence qui provoque une déstabilisation du Venezuela par l’action conjuguée de l’oligarchie fasciste  et d’intérêts « extérieurs » qui ont inventée, fabriqué, et lâché sur le terrain, à coup de millions de dollars, de stages de formations, de lent travail de sape à l’intérieur des universités, une fiction de courant rebelle qui toucherait plus qu’une infime minorité..

Le résultat sur ce pays de 28 millions d’habitants, 50 milles jeunes déchaînés, qui entendent imposer leur loi de gosses inciviques à l’ensemble du pays, sous la direction de trois leaders, plus âgés issus des familles les plus riches du pays et que la révolution bolivarienne a dépossédé du rôle qui à leurs yeux devaient leur échoir, celui d’être pour leur génération les maîtres du pays.

Ils sont les héritiers de ceux qui dirigeaient le pays, avant l’arrivée de Chavez, et l’enjeu de leur combat est de récupérer l’ensemble des privilèges perdus par leurs parents dont celui de diriger le pays sans avoir à se soucier du bien être du peuple.

Quand le maire de Caracas, et un des plus gros entrepreneurs du pays, Ledezma s’est assis à la table des négociations économiques, réunie à l’appel du gouvernement, comme un spectre de temps très durs un nom à refait surface PERRARINA. Perrarina – sous marque de Nestlé - est le nom d’un aliment pour chien dont les ventes ont connus une croissance exponentielle au début des années 90 au Venezuela. Quand une enquête de marché pour améliorer encore ce chiffre a été menée, on s’est aperçu que cette croissance fulgurante des ventes était due au fait que la perrarina était devenue nourriture de base pour beaucoup de ces 50% de très pauvres qui constituaient la population du Venezuela, alors sous la direction de gens comme Ledezma. Pas de commentaire.

Si donc les situations des peuples de Syrie, d’Ukraine et du Venezuela ne sont en rien comparables avant ingérence déstabilisatrice des même sous différents drapeaux, soutenant différentes factions susceptibles de créer la tension soutenues grâce à des manipulations médiatiques à présent bien au point permettant de rendre la communauté internationale favorable à une intervention « humanitaire » ou un soutien financier, matériel, logistique au rebelles, principalement des USA et de l’UE et de leur bras armé l’OTAN et ses douteuses Opérations Spéciales, le point commun est bien cette ingérence venue d’une même origine.

Et le plus terrible de tout cela, c’est de voir que clairement dans ces deux dernières interventions, Ukraine et Venezuela les meneurs de la rébellion sont des nazis (les liens entre nazis ukrainiens et terroristes islamistes sont aussi une réalité concrète à rendre visible) qui s’assument et se revendiquent comme tels. Mettre en ordre toutes les données que j’ai rassemblé concernant le mouvement nazi international, sa croissance constante, sont étendue sur de plus vastes territoires, son insertion grandissante dans des gouvernements en Europe, ce rôle d’assistance aux forces de répressions nationales, qu’il joue de plus en plus souvent, pratiquant des opérations de nettoyage tombant sous le coup de la loi, le rôle joué par Feudail, “Fundación del Internacionalismo Democrático Álvaro Uribe Vélez”  qui crée une internationale fasciste à dominante nazie, dont Uribe est un des dirigeants, mais pas le seul, avec l’aide active et la bénédiction de Washington, et qui renforce les liens de cette jeunesse en organisant dans le monde des camps d’entraînements ou des concerts dans lequel ces liens internationaux se renforcent et se structurent.

Si le rôle que joue Washington dans le développement d’un mouvement nazi international, apparaît nettement plus clairement, à des gens – qui n’y auraient même jamais pensé – avec les « événements d’Ukraine, ce lien n’est ni le fruit du hasard, ni une alliance éphémère, il est la manifestation des prémisses d’un capitalisme global qui vient. L’Amérique Latine révolutionnaire,  est bien documentée à ce sujet, les études approfondies qui remontent les liens de cette internationale fasciste jusqu’à Washington, (…), elle est le terrain fertile d’une production de création d’intelligence collective par la mise en commun des fruits des recherches des plus petits collectif, des journalistes d’investigations ou des ténors des Universités, cette complémentarité en acte dont je parlais ci-dessus comme composante essentielle de cette proposition de monde qu’incarne la révolution bolivarienne bien au-delà des frontières du Venezuela. C’est en prenant connaissance du fruit de ces recherches, ce bien commun d’intelligence amplement partagé, que m’a sauté aux yeux (et à la gorge) ce lien direct, immédiat, opérationnel qui lie sans équivoque Washington à la montée du fascisme mondial, à la renaissance du nazisme qui chaque jour produit surtout parmi la jeunesse de nouveaux adeptes d’Hitler.

Il m’a fallu pas mal  de recherches pour confirmer ce qui a première vue semble incroyable, et il aura fallu cette présence nazie avérée et revendiquée dans le coup d’état d’Ukraine pour que tout se mette en place, pour que je comprenne aussi le sens de cette petite remarque d’un journaliste Tchèque, un pays où le nazisme monte en flèche, et assassine sous les yeux complaisants ou pudiquement détourné de la police, des rroms, dans les prémisses d’un nouveau nettoyage ethnique : »Ceux qui sont dangereux ne sont pas ceux qui apparaissent au grand jour, ceux là – qui ressemblent à nos jeunes rebelles vénézuéliens, nos « petits requins » comme ils s’appellent – peuvent mettre du désordre, commettre des délits à petite échelles, ceux qui sont vraiment dangereux, ce sont les autres, ceux qui se professionnalisent » (entendre par ce terme ceux qui participent à une organisation politique centralisée et forment une armée entraînée, les gros requins dont quelques vieux coriaces).

Alors oui, en dehors de tout ce qui fait du Venezuela Bolivarien, une expérience unique, dont les avancées se heurtent depuis le début aux freins de la déstabilisation, le fait que les agresseurs soit des fascistes et nazis revendiqués, réunis internationalement dans Feudails et nationalement dans les partis nazis, Tradicion, familia y propriedad  (et Orden son organisation d’étudiants) auquel appartiennent la famille de Capriles et lui-même, López,   et Machado je ne sais pas ?, le fait que les jeunes de JAVU qui ont été formés par CANVA, qui organise mondialement les révolutions de couleurs appartiennent eux aussi dans leur immense majorité à ces organisations fascistes et nazies, placent les enjeux de la résistance du Venezuela dans un contexte et un cadre qui dépasse amplement la seule révolution bolivarienne et le seul Venezuela

Rappelons que si l’Europe a réussi, une première fois,  à sortir du nazisme dans lequel elle a été majoritairement plongée pendant la seconde guerre mondiale, c’est que des gens de tendances politiques souvent très différentes ont fait front ensemble pour le mettre en échec, et parce  qu’alors que la guerre n’avait été rendue possible que par l’aide apportée à Hitler, Franco et Mussolini par des Corporations étasuniennes, les USA ont finalement décidé d’envoyer leur armée au secours des alliés.

L’expérience du Venezuela nous apprend aussi que même un pays dans lequel plus de 70% de la population d’une grande conscience politique, soutient le gouvernement en cas de crise, ce gouvernement peut se trouver  en risque d’être renversé par la coalition de fascistes locaux et internationaux. Des « rebelles » qui par l’intermédiaire de Washington bénéficient fonds, formations, conseillers et matériel, terroristes, mercenaires et autres paramilitaire de profession, pouvoir médiatique, des moyens disproportionnés pour le petit courant politique qu’il représentent en réalité à l’échelle du pays. Face à une armée de fascistes entraînés ne faisant pas de quartier, la résistance d’une population pacifique s’installe dans la durée, assumant la douleur des pertes inévitables…

La question, pour nous, aujourd’hui, des forces significatives vont-elles s’élever en Europe pour soutenir le Venezuela légitime avant qu’il soit trop tard ? Venezuela aujourd’hui et qui demain ?

 

Anne Wolff

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Gilles Deleuze, février 1977.

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