1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 22:44

 

Quelques infos en compléments sur l’évolution de la situation au Venezuela

D’une part il y a les pourparlers de la Conférence pour la Paix, qui réunit le gouvernement avec des notables de l’opposition. Deux opinions (avec toutes les nuances) parmi les chavistes. Ceux qui disent « Bravo Nicolas ! la construction d’une culture de paix est notre mission en tant que peuple. La nuance que certains apportent à l’enthousiasme ; jamais cette opposition raciste et élitiste ne sera capable d’avoir cette position d’humilité à l’écoute de son interlocuteur nécessaire pour un dialogue avec ceux qu’ils méprisent ouvertement…  Et quand on voit le discours et le comportement des rejetons de ces notables envers les pauvres, ont sait bien que cette nuance est plus que fondée, et que rien que créer les conditions d’un réel  dialogue dans le but de construire ensemble une nouvelle culture de paix et donc aussi une nouvelle structure économique au Venezuela rien que cela, passer d’une diplomatie de guerre entre deux factions qui luttent pour le partage de biens matériels, rente pétrolière au cœur du débat est un travail de longue haleine.

L’autre opinion est que le dialogue avec l’oligarchie est par nature impossible et qu’il faut utiliser tout les ressorts constitutionnels (et même plus) pour leur clore le bec une fois pour toute et les mettre en phase de liquidation, hors d’état de nuire. En finir avec le capitalisme, ici, maintenant tout de suite et pour toujours… une opinion dont la plus grande faiblesse est que rien ne prouve qu’au cas même où 80% du peuple soutiendrait cette position, jamais Washington n’admettrais sa mise en pratique, et à terme cela signifie un désastre. Ce courant qualifie ce dialogue de coup de timon vers la droite et ne sont pas loin de traiter Maduro et le gouvernement de traîtres, et certains ne se gênent pas pour le faire.

Personnellement je me placerais dans les premiers avec de grosses nuances qui concerne notamment la fermeté immédiate dont doit faire preuve le gouvernement pour arrêter les émeutes, sanctionner leurs auteurs, et aussi fermeté dans le dialogue avec les notables -  qui sont aussi les propriétaires d’entreprises productives du pays, - en ce qui concerne les mesures économiques à adopter pour garantir l’approvisionnement en denrée de première nécessité et la transparence des prix fixés selon des principes de juste prix… Autrement dit : aucune pitié, ni excuse pour ceux qui par quelque moyen que ce soit contribuent à créer des pénuries artificielles dans les produits de première nécessité. Après il y a des débats techniques à ce sujet.

J’attends d’en savoir plus pour me prononcer d’avantage.

Ensuite en cette période de vacances de Carnaval et malgré les appels répétés de Corina Machado, troisième de la troïka infernale de plus très jeunes leaders avec Capriles et Lopez, tout trois appartenant aux familles les plus riches parmi les plus riches de pays et ayant non seulement des « ‘pied-à-terre » à Miami mais aussi des liens étroits  avec Washington, malgré donc les appels insistants de Corina, une grande partie des leaders étudiants prend ses vacances et se refait des forces au soleil… sans doute cela est-il prétexte à quelque réunions de mise au point de stratégies dans de belles villas mises à leur disposition pour la cause par quelque entrepreneur de très droite… une longue pratique déjà.

Concernant Maria Corina Machado, un texte de JC Allard  nous en dit plus long sur celle qui est assurément la plus intelligente du trio, et une sorte de Cruella de Vil vénézuélienne.

Je vous en donne les grandes lignes :

Sous le titre Maria Corina, de Miami à Caracas, au service de Washington, JC Allard nous explique :

-      Pendant la conférence de paix du 19 février Machado menait une Marche pour la Paix des femmes pendant laquelle elle n’a cessé de faire furieusement l’apologie de la violence.

-      Ce qui n’a rien d’étonnant si on sait que Maria est la membre d’opposition entretenant les liens les plus forts avec le département d’état US, la mieux financée aussi. Elle est aussi une grande admiratrice de GW Bush qui a l’époque l’a reçue personnellement.

-      Mais ce n’est pas tout, en 2011 elle a participé à Miami à une conférence qui avait pour thème « 600 jours pour éradiquer l’autoritarisme chaviste du Venezuela ». Persuadée qu’il était devenu impossible de renverser Chavez par les élections, elle s’y est clairement prononcée pour « l’action de rue pour chasser Chavez du pouvoir ». elle le considérait comme imbattable, même si elle trouvait différents prétextes liés à son populisme et son autoritarisme pour expliquer la chose.

-      De sources qui assistèrent à cette conférence disent qu’il s’agissait clairement de la proposition de ce qui se passe aujourd’hui. C’et aussi à ce moment qu’elle a renforcé ses liens avec le département d’état, et d’autres forces parmis les plus réactionnaires des E.U.

Cette conférence de pure ingérence a été financée par le bureau des Affaires Culturelles et Educationnelles du Département d’Etat, sous couverture d’académisme, et appuyée par le Centre pour la Politique Hémisphérique de l’Université de Miami. (A ce sujet le travail "culture stratégique" : le commandement sud et la militarisation des universités  par Adrienne Pine, un processus dans lequel l’Université de Miami joue un rôle de premier plan.)

Rien n’a transpiré dans la presse concernant cet événement. Y ont participé des fonctionnaires du Groupe Cisneros (un think tank de formation de jeune leaders en particulier dans les domaines de la propagande qui forment notamment des jeune vénézuélien NdT), des organisations cubaines ayant leur siège à Miami, des diplomates espagnols et d’autres nations accréditées dans cette ville (Aznar est un proche d’Uribe et on collègue dans plusieurs organisations et fondations de l’extrême-droite internationale. NdT), ainsi que de nombreux entrepreneurs et banquier nord-américains ayant des intérêts au Venezuela. De plus toute la réunion s’est déroulée sous monitoring  du commandement Sud, qui actuellement surveille en permanence la situation au Venezuela.

Cet événement démontre l’étroite alliance entre la contre-révolution d’origine cubaine vivant aux USA et la contre-révolution vénézuélienne…

Il convient de garder cette alliance à l’œil. Dans le climat de frustration et de désespoir actuel n’importe quel fait peu conduire à une contre-révolution terroriste et fasciste sanglante.

Avec Maria Corina et ses semblables à sa tête

Texte complet en Espagnol . 

María Corina, de Miami a Caracas, al servicio de Washington | CONTRAINJERENCIA

Et c’est bien ce qui semble se produire, je vous proposerai par la suite une compilation d’événements qui dénoncent la présence de terroristes internationaux et de paramilitaires fasciste sur le territoire et des actions qu’ils mènent en ce moment..

Anne W 

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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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