7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:42

 

 

Credito: @Forocandanga

4 Ene. 2013 - Mañana la Asamblea Nacional instala el primer período de sesiones ordinarias de 2013 con el fin de elegir la nueva Junta Directiva del Parlamento, en este sentido ya el Poder Popular se está organizando para hacer presencia en las afueras del parlamento nacional en apoyo a la Revolución Bolivariana y su líder el presidente Hugo Chávez.

¡En la Asamblea Nacional es la cosa. asiste!.

Voir la vidéo ici :
(VIDEO) #PuebloAlaCalle vamos todos mañana a la Asamblea Nacional

 

 

Le Venezuela bolivarien en 2013 : « Accroche-toi, tu n’as encore rien vu ! »

Sur VENEZUELA INFOS

 6 janvier 2013

Le jeudi 3 octobre, lors d’un direct avec les travailleurs de «Café Fama de América » transmis par la télévision publique, dans le bruit des machines, la chaleur et l’odeur forte du café, le vice-président Nicolas Maduro et le président de l’Assemblée Nationale Diosdado Cabello ont tracé les grandes lignes de la « zone économique socialiste » qui sera construite en 2013. «Fama de América» est tout un symbole. Longtemps fermée aux caméras comme le reste des entreprises capitalistes, elle fut nationalisée en 2009 par le gouvernement Chavez à la demande des travailleurs en lutte alors que les patrons voulaient la mettre en faillite. Les travailleurs en contrôlent aujourd’hui la gestion avec l’État. Résultat : un café mieux payé aux petits producteurs et moins cher pour le consommateur. Augmenter la production nationale en fonction des besoins de la majorité, se libérer des intermédiaires privés qui exploitent les producteurs et spéculent sur les prix, relier directement les producteurs aux consommateurs : le succès de ce nouveau modèle productif dépend aussi, pour Maduro, d’une participation accrue des travailleurs : «Nous devons avoir une classe ouvrière de plus en plus éduquée, de plus en plus cultivée, de plus en plus consciente, de plus en plus disciplinée, de plus en plus organisée, parce que dans le socialisme le travailleur doit prendre conscience du plan de production, savoir comment on administre l’entreprise, de quels investissements elle a besoin, quelle technologie il faut ajouter aux processus de production, discuter de manière collective les plans et les approuver. Le travailleur socialiste doit penser comment il peut contribuer au développement de la patrie, et du peuple qui est le coeur et la finalité de tout ce que nous faisons. »

Le Venezuela bolivarien a achevé l’année 2012 sur une rafale de succès économiques et sociaux : le chômage poursuit sa baisse (6,4%), la croissance se renforce grâce aux investissements publics (5,5 % en 2012, 6% prévus en 2013). L’inflation poursuit sa courbe descendante des derniers mois, le cours du pétrole reste élevé (le baril a dépassé les 100 dollars en janvier 2013). Les statistiques montrent que le Venezuela est devenu le deuxième pays du continent après l’Argentine en termes d’immigration de chômeurs espagnols.

S’y ajoute une longue liste d’avancées sociales (1). Qu’on pense aux 346.700 logements populaires construits en 20 mois grâce à la nationalisation de la sidérurgie et du ciment (soit un logement construit toutes les trois minutes !) et aux 380.000 qui seront construits en 2013. Enfin, 2012 a été marqué par une double victoire politique : la réélection de Hugo Chavez à la présidence le 6 octobre 2012 fut suivie, le 16 décembre, en l’absence de celui-ci, d’une avancée historique des candidats bolivariens aux postes de gouverneurs conquérant 20 états sur 23 (2). Bref, les conditions sont réunies pour accélérer la révolution bolivarienne.

Les médias occidentaux qui enterrent le président Chavez et avec lui la révolution bolivarienne et la révolution latino-américaine, risquent de devoir attendre longtemps pour voir leurs désirs devenir réalité. Ils ont beau vouloir réduire l’Amérique Latine à une poignée de chefs d’Etat tombés du ciel, isolés, autocrates, avec les guerres de palais pour unique destin, leur science-fiction est intenable à long terme. On ne peut éternellement refuser de voir la réalité, rayer de la carte les populations, leur Histoire et leur participation, effacer les gouvernements, leurs réalisations et leurs programmes, nier les nombreux scrutins par lesquels les majorités décident de leur avenir.

Exemplaire de l’autisme de la plupart des médias français ou belges, ce titre : « le Venezuela veut la vérité sur la santé du président Chavez ».
Ce qui nous est présenté comme une information n’est que l’actuel slogan de la MUD (coordination de la droite vénézuélienne). La population connaît en détail la situation du président Chavez. Pas moins de 27 communiqués officiels ont été transmis à la radio et à la télévision. Le dernier, en date du jeudi 3 janvier 2013, explique qu’actuellement le président lutte pour surmonter une forte infection pulmonaire survenue à la suite du choc opératoire. En décembre 2012 Chavez a rappelé au pays que s’il ne réussissait pas à vaincre le cancer et devait finalement renoncer à ses fonctions, il incomberait au peuple, comme l’exige la Constitution, de retourner aux urnes pour choisir entre le programme de la droite et celui des bolivariens. Dans cette hypothèse, le président Chavez a proposé aux siens de voter pour l’actuel vice-président Nicolas Maduro, un militant bolivarien de la première heure venu du monde du travail.

Face à cette clarté des bolivariens, une droite affaiblie mais armée de puissants médias privés n’a d’autre recours que d’annoncer que Chavez est déjà mort, cherchant à créer un climat de vide de pouvoir comme prélude à une guerre fratricide entre les leaders de la révolution, etc… tandis que les États-Unis parlent de « l’après-Chavez » et de «transition». C’est cette campagne que recyclent, à leur habitude, la plupart des médias français. Mais la majorité des vénézuéliens, attachés à l’institutionnalité démocratique, rejettent le mépris des médias pour leur vote, et réaffirment leur soutien au socialisme bolivarien (3).

L’Amérique Latine d’aujourd’hui n’est plus celle des années 80, qui voyaient les mêmes médias dépeindre la révolution sandiniste au Nicaragua comme un « totalitarisme en marche » tandis qu’elle faisait face, isolée, aux « contras » armés par Ronald Reagan. En 2013, le génie de l’unité latino-américaine est sorti de sa bouteille. Il n’est pas près d’y rentrer (4). Tout ne fait même que commencer. Au Nicaragua le Front Sandiniste réélu sur la base de son bilan social poursuit le redressement d’un pays appauvri par 16 ans de parenthèse néo-libérale. La Colombie, cet Israël hyper-militarisé de l’Amérique Latine, entre dans un dialogue politique inimaginable il y a quelques mois encore, confirmant le bien-fondé de la stratégie de rapprochement avec ce pays lancée par le président Chavez. En Bolivie, en pleine croissance économique, le gouvernement d’Evo Morales, toujours aussi populaire, vient de nationaliser deux filiales espagnoles d’énergie électrique pour faire place aux besoins de la population. La probable réélection du président équatorien Rafael Correa en février prochain – plusieurs sondages lui donnent 60 % des suffrages – signifierait l’approfondissement d’une révolution citoyenne qui a notamment fait reculer le chômage, élevé le salaire des travailleurs ou éliminé la sous-traitance.

Rafael lance sa campagne électorale dans un quartier populaire, Quito, 5 janvier 2013.

A Caracas ce samedi 5 janvier 2013 la population s’est mobilisée autour de l’Assemblée Nationale qui votait pour renouveler ses autorités. Ce parlement qui fonctionnait avant la révolution bolivarienne en vase clos, négociant la répartition des postes de l’État entre partis et loin du peuple, est aujourd’hui un espace ouvert, où une majorité de député(e)s de gauche examine des projets de lois, notamment les projets d’initiative citoyenne. En 2013 ceux-ci plancheront sur de nouvelles lois en faveur de la démocratie participative comme la création des conseils de travailleurs destinée à compléter la nouvelle loi du travail promulguée en mai 2012 (5), ou la loi de la communication populaire, qui permettra d’aller plus loin dans la démocratisation du droit à l’information.

Comme le dit un dicton populaire vénézuélien « Ponte alpargatas, lo que viene es joropo » qu’on peut traduire par : « Accroche-toi, tu n’as encore rien vu ».

Thierry Deronne, Caracas, 6 janvier 20013.

Le peuple réuni autour de l’Assemblée Nationale, 5 janvier 2013, Caracas, Venezuela.

Assemblée Nationale, Venezuela, 5 janvier 2013

Assemblée Nationale, Venezuela, 5 janvier 2013

Notes :
(1) Pour une liste plus complète de ces avancées, voir « Les facteurs sociaux de la victoire de Chavez«  http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/12/24/les-facteurs-sociaux-de-la-victoire-de-chavez-par-carles-muntaner-joan-benach-maria-paez-victor/
(2) « Quand s’éloigne le bruit de la pluie sur les toits de carton« , http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/12/17/quand-seloigne-le-bruit-de-la-pluie-sur-les-toits-de-carton/
(3) Maurice Lemoine, « Au Venezuela les électeurs ont confisqué la démocratie« , http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/10/11/photos-au-venezuela-les-electeurs-ont-confisque-la-democratie-par-maurice-lemoine/
Photos : AVN.

 

via :
CAP 2012

 

 

 

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Published by Anne Wolff - dans Sud Amérique
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commentaires

Anne-Marie 10/01/2013 12:38


Manquerait plus que cela qu'il soit parfait, ce ne serait pas un être humain, et les gens parfaits (ou se croyant) sont tellement ennuyeux. :-)


L'empereur est peut-être nu, mais encore tellement dangereux. Ne pas oublier l'espoir brisé du Chili.

Anne Wolff 11/01/2013 00:49



Ni oubli,ni pardon !


C'est l'exigence des peuples d'Amérique Latine à l'encontre de tous les tortionaires qui ont sévit et cotinuent à sévir sur le continent. L'exigenncede peines exemplaires est à la mesure de la
menace que représentent toujours ceux qui veulent faire de ce cotinent leur arrière-court, et ne reculent devant aucune horreur pour parvenir à leur fin...On ne peut personner à l'ennemi qui n'a
pas rendu les armes...


Cependant il semble bien qu'aujourd'hui un grand frisson d'espoir ait traversé l'Amérique Latine avec tout ces mouvemennts de soutien 0 Hugo Chavez qui ont lieu.... de quoi faire trembler
l'empereur même en mateau de fourure.


 


 



Anne-Marie 09/01/2013 18:52


J'ai très peur pour l'avenir de ce pays, les salopards sont à l'affut.

Anne Wolff 09/01/2013 20:34



Je crois que nous sommes très nombreux à avoir peur et à être très tristes aussi.


Ceci dit j'aimerais avoir un peu plus de temps et de fluidité pour traduire, ce qui se dit là-bas. La peur, celle que tout redevienne comme avant est un formidable catalyseur, et le succès des
élection régionales, 20 provinces gagnées par le PSUV - sur 23 ouvre d'excellentes perspectives pour faciliter la prise en main de son destin par le peuple. Un peuple qui aime Chavez considéré
comme un libérateur qui  leur a donné la dignité. Je peux me tromper, je n'ai forcément qu'un vision partielle mais je ressens vraiment ce désir de se montrer à la hauteur de l'héritage.


J'hallucine quandj e vois ici des rumeurs de division entre des dirigeants bolivariens qui apparaissent dans la presse là-bas ensemble et détendus pour démentir ces rumeurs. Les gens savent très
bien,Chavez est irremplaçable en tant que personne, donc la succession si elle doit avoir lieu n'est pas tellement importante en soi, parce que de toute façon une redistribution de pouvoir est
déjà opérée et que Maduro est un bon choix pour permettre ce partage. Quelqu'un capable de garder la tête froide en tant de crise, sans monopoliser le pouvoir, apprécié aussi par les mandataires
de la région qui le connaissent bien par ses activités comme Ministre des Affaires Etrangères, ce qui a aussi son importance, puisque pour faire face aux tentatives de déstabilisation des
salopards, l'unité du continent est nécessaire.


Ces jours-ci Uribe le fasciste est mis en procès en Colombie pour ses liens avec et participations à des froupes paramilitaires. Ce n'est pas gagné mais il y a une amorce de virage de la Colombie
et Chavez en a été un artisan acharné.... espérons que ces baux fruits de paix murissent.


L'équilibre est fragile, Correa lance l'alerte, sa réelection serait une formalité sans les menaces qui planent sur sa vie.... les salopards sont à l'affut, et leur snipers aussi... aucun doute,
mais ils sont en train de comprendre qu'ils sont engagés dans une courses contre la montre, parce que chaque jour, le pouvoir devient un peu plus pouvoir d'autodétrmination des personnes et des
collectivités et que la seule manière de lutter contre une telle prise de conscience est de tuer tous ceux qui en sont les vecteurs....aucun doute que s'ils le pouvaient il ne s'arrêterait pas
pour si peu. Sauf que Chavez, comme Correa, ont eu à coeur d'organiser une armée qui tienne la route en cas de conflit. En espérant que ce soit une force qui reste dissuassive et en râlant parce
que sans les fauteurs de guerre cet argent et cette énergie pourraient être bien mieux employés.Mais bon, face à l'armée des USA, un répondant s'organise... et sa suprématie est en train d'en
prendre un sacré coup. C'est bien joli les drones... tant qu'aucun ennemi n'est capable de les intercepter,domaine dans lequel l'Iran fait de grands progrès, par exemple...hé...


Il aura fallu du temps pour nous déniaiser, accepter de croire ce que nos yeux refusait de voir... une gigantsque fabrique de mort, de destruction,de souffrance, de maladie, de haine à l'oeuvre
sur la planète, mue par des hommes que même le cri du nourisson qu'un assassine n'émeut pas si leur "intérêt" s'en trouve conforté.... en cequi me concerne, je dois bien accepter le fait que de
tels êtres existent, les récits entendu dans mon enfance par des témoins et parfois vicitmes des nazis auraient du m'y avoir préparée... pourtant cela me reste iconcevable, incompréhesible,seuls
des monstres peuvent agir ainsi... il y a une expression en latino... elle a refait surface lors du coup d'état au Honduras : la reprise des "guerres sans pitié". Devons-nous avoir nous pitié de
ces petres quiignorent la compassion ?


Je dois beaucoup à Chavez, un don qu'il a, l'enfant du conte des habits neufs de l'Empereur, depuis qu'il a clamé que l'empereur était nu, on se sent mieux de pouvoir reprendre cofiance dans nos
perceptions... combien de fois n'a-t-il pa clamé bien fort ce que tout le monde pensait tout bas...  Une contribution importante à la liberté de parole et à la liberté de penser, sans se
laisser impressioner par les arguments d'autorité.


Beaucoup d'amour et d'intelligence collectifs mis au service d'un objectif commun un mode de "Bien-Vivre"... il y a au Vénézuela un très beau métier "Gardien de Semences" auxquel s'ajoute à
présent les "Porteurs des germes d'une révolution prête à prendre son envol...


Et nous ici, le soutien que nous pouvons apporter, c'est de démonter les matrices médiatiques quii dévalorise et dénigre le vaillant peuple profondément chaviste du Venezuela.Parce que être
chaviste en ce sens parle de la conquête du droit d'être simplement soi-même et de l'être au meilleur.


Le culte de la personnalité,c'est pas du tout mon truc, je vois bien que Chavez n'est pas parfait -manquerait plus que cela - mais purée quel grand bonhomme qui sait parler à notre coeur et faire
rire de ses ennemis, un clown ? et des meilleurs, cela change des constipés du zygomatique qui voudraient nous faire partager leurs crispations !


 



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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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