20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 13:37

 

 

 

Après enquête, arrestation au Venezuela de celui qui a appelé à tuer la fille du président de l’Assemblée Nationale Diosdados Cabello

 

 

Tuit fascista incitando al asesinato

 

 

 

La fille de Diosdado Cabello étudie dans un collège de San Antonio de Los Altos, je dis qu’il faut la tuer pour que ce maudit souffre.

 

Un an de prison USA l’internaute qui appelle à tuer Obama

Un an et demi Espagne l’internaute qui appelle à tuer Rajoy (il lui donne des allergies)

Un an de prison, chacun, pour cinq internautes basques qui ont écrit un billet en mémoire d’une militante morte il y a 15 ans en manipulant des explosifs : Apologie  et incitation au terrorisme. 

 

En cette occasion Nicolas Maduro a révélé que sa famille avait également été victime de menaces et de violences qui ont affecté jusqu’à sa petite fille de dix mois. Rappelons qu’en avril 2013, la journaliste Eva Golinger avait été agressée par l’extrême-droite alors qu’elle se trouvait accompagnée de son bébé de 1 an !

Maduro appelle à des politiques fondées dans l’amour, la solidarité, la convivialité.

 

Des centaines de millions de bolivars ont d’ores et déjà été affectés à la réparation des biens détruits, des parcs publics saccagés, des métros vandalisés alors que les conducteurs après avoir été menacés par des armes à feu et agressés refusaient de reprendre leur service sans voir leur sécurité garantie.

Qui peut encore croire que la dissidence agit pour le bien du peuple ? Exemple de déclaration d’ouvriers en luttes pour la révolution qui ont essuyé les tirs d’un franc-tireur alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour reprendre les rues, les jours de plusieurs d’entre eux sont encore en danger. Une déclaration caractéristique d’un tas d’autres déclarations : même si nous ne sommes pas d’accord  en tout avec le gouvernement, même si nous le combattons quand il s’agit de défendre nos droits, il incarne aujourd’hui la révolution bolivarienne :

La Classe Ouvrière de Guyana, la même qui a récupéré les entreprises de bases des mains des transnationales, la même qui a impulsé le Contrôle Ouvrier et le Plan Guyane Socialiste, la même qui se retrouve aujourd’hui luttant pour ses Conventions Collectives, la même qui a du affronter en plus d’une occasion la bureaucratie de l’État est debout et n’est pas dans la confusion : aucune amélioration ne peut être espérée par les travailleurs, de la part de la droite et c’est pour cela qu’elle descend dans la rue défendre SA RÉVOLUTION !!! 

 

Tamara Pearson journaliste Australienne témoigne (11F, Merida) :

« Je prenais des photos de la manifestation de l’opposition, je pense que ce genre de chose est importante pour faire du bon journalisme. Ces personnes de l’opposition – qui ne représentent pas toute l’opposition – obligeaient les gens à descendre des autobus à la pointe du pistolet, et jetant des pierres sur les voitures et motos qui remontaient l’avenue Las Americas.

Après ils ont vu que j’avais une caméra, et ils m’ont encerclée » et ils m’ont poussée, en mettant le pistolet sur ma tempe. Puis ils m’ont jetée au sol, ils ont arraché mon sac et essayé de m’arracher la caméra. Ils étaient très violents et ne cessaient de répéter, « Si tu ne nous donne pas ta caméra, on va te tuer »

Pearson est une des journalistes parmi ceux qui ont été violentés par des "dissidents" qui agissent plus comme des pandillas ou des cartels narcos que comme seraient censés le faire des rejetons "bien éduqués" mais mécontants, de la bourgeoisie. Un cameraman a pris une balle dans la jambe. De telles méthodes ne sont pas celle d’étudiants en protestation mais de groupes armées qui s’en prennent aux institutions d’un pays, ne voulant pas que les caméras puissent enregistrer leurs actes, jusqu’à des journalistes de Globovision (Media oligarchique acteur du coup d’état de 2002, qui avait -entre autre - présenté un faux acte de renonciation de Chavez) se sont plaintes d’avoir été maltraitées par les manifestants…

 

Comment réagiraient les Forces de l’Ordre, en France, en Espagne, en Belgique, aux Etats-Unis face à de tels comportements ? Quelles peines leurs auteurs se verraient-ils infliger par un tribunal, bien de « chez nous » ?

Il règne actuellement une asymétrie mondiale dans l’évaluation des actions de la dissidence politique et de la dissidence criminelle, des forces de polices,

 

Un sentiment qui me semble partagé par beaucoup de gens, c’est la crainte que la peur des représailles internationales empêche le Ministère Public de mener le procès de López et autres personnes impliquées dans les violences insurrectionnelles à terme avec les condamnations méritées.

Et là, la question déborde largement le Venezuela pour entrer dans l’iniquité qui règne actuellement dans le monde, entre ce qui est permis en matière de politique, de justice et de droits humains aux alliés ou au ennemis de Washington.

Arabie Saoudite, Qatar, selon les critères invoqués pour les interventions humanitaires en d’autres lieux, toutes choses égales, auraient depuis longtemps du faire l’objet d’une intervention humanitaire très musclée.

On évoque l’internaute qui a été condamné à un an de prison aux USA, pour avoir appelé au meurtre d’Obama sur le Net (une jeune femme a également été condamnée pour des raisons similaire en Espagne) or en Novembre de l’année passée, JV Rangel dénonçait l’existence de camps d’entraînement paramilitaire à Miami, 30 jeunes gens, vénézuéliens, bénéficiant de bourses dont 10 auraient été payée par López lui-même, qui s’est rendu sur les lieux, y pratiquait un entraînement  dans le cadre duquel pour le tir de précision, les cibles étaient à l’effigie de Maduro… Question : que prévoit le droit international pour le pays hôte, de terroristes qui s’entraînent sur son territoire en préparation au renversement de leur gouvernement légitime, et d’un magnicide ?

 

(...)


Une histoire belge dont je vous garantis qu’elle est rigoureusement authentique :

Il y a quelques années, j’ai rencontré Ricardo,  un musicien (un bon), chilien et chanteur, au beau sourire à la Jara. Un soir, il nous a invités à visionner un concert en vidéo, magnifique réunissant sous la dictature de Pinochet la jeunesse venue de tout le continent pour assister à une immense fête de lutte (pendant la dictature de Pinochet), dans le stade où les militaires avaient brisé les doigts de Jara. Il y avait une force, une énergie, une joie qui se dégageait de ce concert. Après, on a trinqué à la fin des dictatures, il y avait là aussi un copain équatorien qui se réjouissait de l’évolution de son pays, de l’accès pour les jeunes à la culture, à l’écriture tout simplement, déjà… Les deux, nous ont chanté des chants des luttes latinos et d'autres, bonheur.... Un gars bien tranquille Ricardo.. Quelques mois plus tard, la police Belge se montrait avec Ricardo exactement pareille aux répresseurs chiliens, je vous donne le récit précis qui a été fait dans le cadre de la campagne de soutien qui a suivi

(…) huit mois plus tard un autre dérapage impressionnant se déroule en Belgique. Le samedi 7 mai, Ricardo se rend au "Steenrock", un festival en soutien aux étrangers détenus dans le centre fermé de Steenokkerzeel. Alors qu’il arrive à proximité du centre devant lequel le festival se déroule, ce jeune chilien fait l’objet d’un contrôle d’identité qui va déraper de manière incompréhensible. Ricardo ne comprend pas le néerlandais et le policier ne s’adresse pas à lui en français. Il s’en suit une remarque désobligeante de la part du festivalier. Ricardo aurait demandé, non sans humour, s’il pouvait avoir des sous-titres. Les deux policiers se mettent alors à discuter en néerlandais. L’un deux répond « ja ja » calmement. Puis soudainement, survient une inattendue explosion de violence envers le jeune homme. Gilles, qui a assisté à toute la scène nous l’a décrite : « C’était d’une violence terrible, le premier coup semblait prévu pour tuer ou briser ! J’ai cru qu’il allait lui casser la tête tant il lui donnait de coups… Le sang a véritablement giclé… Pourtant, à aucun moment le jeune homme ne s’est montré menaçant, il demandait plutôt grâce ! Ensuite, alors qu’il était ensanglanté, effondré à terre, les policiers ne lui ont apporté aucun soin ! Au contraire, celui qui l’avait frappé s’est encore assis sur lui pour le menotter… Le jeune homme hurlait, le policier lui a alors gueulé de se calmer, alors qu’il venait de lui arracher un bout de lèvre, ou de joue, qui pendait de la mâchoire… C’était effroyable ! ». L’autre policier,  présent et actif sur les lieux, n’a pas pris la peine de retenir son collègue. Il est resté posément sur le côté, à assister tranquillement à ce déchaînement de violence.  

La victime s’est vu poser une vingtaine de points de suture, avant qu’un scanner ne révèle de multiples fractures aux mâchoires et la perte de plusieurs dents, nécessitant une opération immédiate. Son immobilisation et sa rééducation vont durer plusieurs mois. Personne ne peut dire dans combien de temps il pourra, simplement, se remettre à manger et à parler comme avant. Le témoignage de Ricardo peut être visionné sur Youtube (http://www.youtube.com/watch?v=ziSpIh5Sb70). Rien ne peut excuser cette agression de la part des forces de l’ordre. Tout policier qui cède à la colère pour des mots qu’on aurait pu lui proférer ne possède pas une maitrise suffisante de soi pour assurer l’ordre public. Une telle responsabilité est au-delà de ses capacités.  

 

Ricardo, avant cela, avait le sourire de Jara, cela ne lui a pas porté chance... 

 


Qui a condamné la Belgique comme une odieuse dictature ayant des pratiques dignes du Chili de Pinochet ?

Je ne vois rien à ajouter, si ce n’est que cela fait mal jusqu’au fond de l’âme, c’est dans mon pays que cela c’est passé dont j’aimais le caractère accueillant qui m’a permis de rencontrer des tas de gens géniaux qui souvent avaient fui des dictatures et y avaient trouvé refuge, des amis, de la richesse, renouvelable sans limites !!!


Je voulais juste soulever quelques questions au sujet d’un monde où les dictatures alliées de l’Otan peuvent tout se permettre ou presque en matière de violations de droits humains avec la bénédiction de Washington qui requalifie ces exactions comme « lutte contre le terrorisme » quand bien l’arme du dit terrorisme est la plume d’un poète, un monde où tous ceux , état, groupe personne qui s’oppose à cette alliance hégémonique est par définition terroriste pouvant faire l’objet  des pires répressions, de la torture, être assassiné. Et cela se passe aussi en Europe au 21ème siècle

 


Anne Wolff (déconcertée !)

 

 

 

 

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Gilles Deleuze, février 1977.

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