5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:34

 

 

 Un texte  qui entre bien en résonance avec ma perception de terrain à Bruxelles comme une version toujours moins atténuée de ce même phénomène. Je retrouver les mêmes constats, celui de meurtres en différés, d’une partie de la population vulnérable par les mêmes méthodes, de la drogue à la délinquance criminelle en passant par les suicides plus ou moins rapides. J'ai pu constater dans d'autres lectures plus étoffées que Washington DC qui n'est pas évoquée ici  subit des phénomènes similaires. Un texte qui reconnaît le caractère génocidaire de la misère induite et le rôle des drogues dans cette autodestruction programmée.

Je vous renvoie également à un article du Courrier International (de 2007, rien n’a changé sinon en pire)  que je vous invite à lire attentivement, on y montre comment les « solutions » prônées sont de « nettoyage » solution par élimination du problème.

« Nettoyer le quartier constituera au moins un premier pas pour s’attaquer aux causes profondes du problème des sans-abri. » nous dit l’auteur avec une toute belle inconscience de bonne foi.

Disparus sans laisser d’adresse….  Un phénomène inquiétant quand nous voyons, parmi  les échos qui m’en sont parvenus, qu’à Athènes ou Bogota, l’extermination physique des plus vulnérables est en cours, des groupements d’extrême-droite se chargeant du sale boulot,  un thème qui mériterait des recherches approfondies, que deviennent les sans-abri victimes des politiques locales de nettoyage d’Ixelles (Bruxelles) à New-York, d’Amsterdam à Bogota, etc…

Une composante morbide du génocide planétaire.

La crise sociale gringa, une bombe qui tue des gens

Un enfer social en plein cœur des Etats-Unis

Par Francisco Natera Amundaraín 

Les gringos qui sont tellement intéressés par les procédures constitutionnelles du Venezuela ces jours-ci, sont de véritables artistes, occultant, minimisant et incitant à oublier le désastre de proportion biblique qui se déroule dans la majorité de leurs grandes villes.

Les Médias, fort compromis avec la classe dominante de la bourgeoisie gringa  - qui dégouverne le peuple des États-Unis - ne présentent pas la vérité au sujet des conséquences de cette grande catastrophe au cœur même de l’Empire

Dans le monde entier nous pouvons observer des zones de déséquilibre social et de grande pauvreté, par-dessus tout dans les pays du Tiers Monde en conséquence de la manière dont le capitalisme sauvage sévit dans ces pays, depuis de nombreuses années faisant l’impasse sur les questions sociales et considérant les citoyens comme des facteurs statistiques, le rythme de la vie oscillant  entre lucre et profit.

La crise du capitalisme aux Etats-Unis, - tellement dissimulée, fantasmée et étouffée est en train de tracer un sillage génocidaire dans la majorité de la population et là-bas personne ne semble trop s’en alarmer.

Nous avons vu dans des villes comme Chicago, New-York ou San Francisco, comment le nombre des « sans-abri » a augmenté au rythme des expropriations des foyers non payés aux banques. Celui qui ne peut payer se retrouve dans la rue avec ses enfants mineurs, avec son bardat, qu’il pleuve, qu’il vente, que tombe une tempête de neige. La machine à moudre de l’humain n’a pas de limites ; la miséricorde est un sentiment démodé et dangereux ;

Ou tu  payes, ou tu achètes, ou que Dieu ait pitié de ton âme !


LA VILLE DE LOS ANGELES, ANTICHAMBRE DE L’ENFER

Los Angeles ou L.A. comme ils aiment à nommer cette énorme ville, la plus grande en extension géographique de la planète, abrite la concentration raffinée de l’enfer gringo.

En plein cœur de LA, gît SKID ROW, un ghetto de cinquante pâtés de maison, dans lesquels vivent des milliers d’êtres humains (environs 90 000 dont plus de 10 000 sans abri. NdT) dans une prison à l’air libre, avec tous les droits constitutionnels de mourir le plus rapidement possible et sans faire de bruit médiatique. C’est le plus grand ghetto de l’hémisphère occidental, du monde » libre et parfait »

 

Dans ces mêmes conditions vivent aujourd’hui dans des ghettos similaires dans tous les USA, quelques 3,5 millions de Nord-Américains, dont l’âge moyen est (quelque chose d’incroyable !) de 9 ans ! C’est dire, l’âge moyen est si bas parce que la quantité d’enfants dans cette situation est hallucinante ! Le chiffre total des personnes en situation de pauvreté s’élève à cinquante millions de personnes.

Si nous cheminons par les Sixième Rue et Rue San Pedro, dans le centre de LA, entre la Seconde et la Septième rues et entre la Rue du Maine et Central Station, nous rencontrons cette concentration humaine, à laquelle en vérité d’humain, il ne reste presque rien : ivrognes, fous furieux, drogués, maniaques sexuels, proxénètes, prostituées et beaucoup de gens pauvres, noirs, latinos et quelques blancs .

Le gouvernement Obama, ou pour mieux dire, le gouvernement oligarque gringo, regarde vers Hollywood et le district financier de LA, avec ses hôtels à 2000 dollars la nuitée et jamais vers cet enfer qui est tout à côté !

Il existe quelques »refuges » et beaucoup d’églises qui tentent de venir en aide à cette incroyable masse de désespérés, mais le gouvernement ne veut pas qu’ils « s’habituent » à vivre sans travailler, quoique un bon nombre se retrouvent là après avoir été licenciés de leurs emplois, et d’autres parce que les banques ont saisi leur maison, et d’autres encore pour conséquence de la violence domestique, et également beaucoup à cause des drogues dont certaines « autorisées », une espèce de bombe nucléaire à l’encontre des indésirables dont la consommation de drogues abrège le passage dans ce monde.


LE PLUS GRAND DESASTRE SOCIAL DES EU

Ce ghetto immonde est selon un vétéran de la police de Los Angeles : « Le majeur désastre social des EU et chaque jour il grandit plus et plus »

Les bandes criminelles à Skid Row; sont un « soulagement » organisationnel pour la survivance et leurs membres se maintiennent dans le “bizzness” et liquident simplement leurs adversaires en toute impunité. Dans le quartier, l’impunité est quasiment de 100%, il n’y a pas de force de police capable de pénétrer et de contrôler ce territoire si dangereux et armé jusqu’aux dents. A la base de cette situation, il y a la criminalisation de toute la pauvreté aux USA, qui conduit sur la voie dangereuse du « nettoyage ethnique ». Les « infrahumains » (??? ndT) qui se hasardent à se rendre dans la « véritable » ville de Los Angeles, sont immédiatement arrêtés et disparaissent des rues.(??? NdT)

Los Angeles est le premier territoire de Tiers Monde sur le sol des EU, c’est pour cela que si peu de choses en sont connues et que ce qui prime est le glamour de Hollywood, le nouveau film de Disney, et les starlettes pomponnées de la Jet Set.

De « ces laids et dégoûtants d’à côté » nothing ! C’est une espèce de « rite  à la mort » dans lequel quotidiennement des mille meurent par overdose, coup de couteaux, SIDA, nombreux suicides, faim, tuberculose et des centaines de maladies curables.

Ainsi, mes estimés gringos stupides, vous ne voyez pas la poutre dans votre œil, et vous passez le temps à chercher quelques bourgeois créoles pour nous monter une de ces vitrines immondes qui dissimulent tant de choses, si vous regardiez un peu –pour l’amour de Dieu – à votre propre peuple moribond. !

Notre gouvernement socialiste (l'auteur est Vénézuelien; NdT) au bénéfice des personnes est un geste permanent de miséricorde, qui aide, construit et octroie des foyers aux pauvres , ce qui déplait aux gosses de riches et « le mieux est de tenter de le renverser parce que le président est malade »

Comme j’aimerais les voir ces gosses de riches, vivant à Skid Row, Los Angeles,USA !  quoique pour eux, CELA, n’existe pas.

 

Source en espagnol : Un infierno social en pleno corazón de Estados Unidos - Por: Francisco Natera Amundaraín

A lire également et voir :


Skid Row, au cœur de la misère de Los Angeles

 SOUS LE SOLEIL CALIFORNIEN, LA MISÈRE • Los Angeles, capitale des sans-abri | Courrier international

Traduction de Anne Wolff


 

 

fnatera@yahoo.es

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Anne Wolff
  • Le blog de Anne Wolff
  • : Comprendre la globalisation, apprendre à y résister
  • Contact

Profil

  • Anne Wolff
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité
  • Amoureuse de la vie, d'une fleur, d'un papillon, d'un arbre, du sourire d'un enfant, je m'oppose à tout ce qui conduit à la destruction systématique de ce que la nature a créé, de la vie, de la beauté du monde, de la tendresse et de la dignité

No Pub

Malgré les publicités imposées dans sa nouvelles versions qui apparaissent sur ce blog,celui-ci reste un acte gratuit.

Recherche

Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

Archives