9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 00:13

 

Soutenez -les

 

Collectif SDF Alsace

 

Je relaie ces bonnes nouvelles trouvées au hasard de mes recherches.... soutenez-les, c'est essentiel, soutenez la lutte contre l'expulsion des camings des sans-domicile et celle des réquisition d'immeubles vides qui se mettent en place... et vous aurez vraiment contribué à la construction d'une société plus juste. Beaucoup de gens pas chaud, chaud pour les campings au départ s'y créeent un univers de solidarité et de convivialité qui permet aussi aux enfants de s'épanouir. Beaucoup d'occupations'accompagnent de recherches de solutions de vie collestive qui développent de fort liens de solidarité... en soutenant aujourd'hui ceux qui levivent aujourd'hui, ce sont eux peut-être qui demain vous aideraons à trouver des solutions de résistance concrète aux méfaits de l'austérité. Il ne faut pas que cette loi Léonard puisse être votée dans l'indifférence générale, c'est un pur scandale et de la misère à la pelle qu'elle promet....

Là, j'ai trouvé ces nouvelles sur SDF-Alsace mais comme vous le verrez ce mouvement est national.

 

Loi Camping : le député Léonard renonce

 

Le député J.Louis Léonard, s'engage à retirer l'article régressif sur les camping et à soutenir la levée à titre “transitoire” de l'interdiction de résider dans un camping A l'issue d'une manifestation ayant réuni samedi après midi 300 personnes à Chatelaillon Plage (Charente maritime) contre l'interdiction de résider dans un camping plus de trois mois, le député maire Mr Jean Louis Léonard a reçu une nouvelle fois une délégation de DAL fédération, DAL 17, HALEM, soutenus par Mgr Gaillot et le LDH. Il s'est engagé à retirer l'article du projet de loi qui menace les habitants de camping à l'année, et à autoriser à titre transitoire la domiciliation dans un camping. Il s'agit d'entériner une situation de fait qui concerne environ 70 000 personnes, et traduit l'aggravation de la crise du logement, provoquée par la cherté des loyers et de l'immobilier, ainsi que le climat spéculatif. Les habitants de camping qui y ont établi leur résidence faute de mieux, fréquement après un accident de la vie, sont trop souvent privés des droits civiques et sociaux élémentaires rattachés à la notion de domicile, ou ont des difficultés pour y accéder (Droit de vote, scolarisation, accès aux prestations sociales, ...) Cette annonce du député maire, auteur de la Loi a été faite en présence de journalistes locaux et par un communiqué publié sur le site du député. Elle lève l’opposition du DAL et HALEM à la poursuite de l’examen de ce projet de loi. L’AG des habitants de camping des environs de Toulouse , qui s’est tenue samedi partage cette oritentation. Nous restons vigilants après cette première avancée : Nous poursuivons la lutte et militons pour encourager les habitants de camping et d’habitats précaires à se faire entendre, oubliés de la campagne électorale comme tant d’autres sans-droit. Nous demandons qu'un statut plus protecteur soit élaboré pour les habitants de camping, et d’habitations précaires ou de fortune, créant un droit au maintien dans les lieux et un droit au relogement, notamment dans le cadre d’améliorations indispensables de la procédure DALO. DAL 17 Mehdi 06 58 56 54 16 HALEM Paulot : 06 18 94 75 16 DAL fédération : 06 09 59 19 74

 

 

Objet : nouvelle réquisition, besoin de monde pour occuper les lieux

Besoin de monde pour occuper de jour comme de nuit au 12 chemin de Bitet (en haut de l'avenue St Exupéry).

Un 4e batiment réquisitionné!
Alors que l'Etat joue à la roulette russe pour se décider à déclencher son « plan grand froid » ( 2°, -3°, 0° ? …) et préfère investir dans la guerre et le sauvetage des banquiers criminels, nous vous annonçons l'ouverture d'un quatrième bâtiment, 12 chemin de Bitet, dans l'avenue St Exupéry à Toulouse. Vides depuis plus d'un an, ces logements de fonction appartenant à la municipalité, ont été réquisitionnés le 23 janvier, pour y accueillir 6 familles forcées de vivre à la rue.
La mairie nous a souhaité « une année chaleureuse et solidaire ». Merci, on va s'en charger nous-mêmes, mais du coup ce serait sympa de ne pas nous envoyer les flics et de nous indiquer tous les bâtiments encore vides.

La misère n'est pas une fatalité, elle est organisée par les gouvernements et la bourgeoisie. Toulouse ne lutte pas seule, à Tours, à Nantes, à Grenoble, à Marseille, à Paris ou à Dijon mais aussi en Europe et partout dans le monde, des galérien-ne-s s'unissent pour reprendre la ville et la partager. Il en va de notre responsabilité à tou-te-s si nous voulons en finir avec l'injustice, l'autorité et l'inégalité. Le peuple n'a besoin ni de chefs, ni de partis, ni de sauveurs. Pour nous émanciper, organisons-nous par nous-mêmes et pour nous-mêmes, par l'entraide et l'autogestion.
Nous avons besoin de nouvelles initiatives et de forces pour continuer. Nous recherchons tous types de soutiens humains et matériels ( meubles, électroménager, ustensiles, chauffage, nourriture...) pour la nouvelle réquisition.

D'autre part, il est temps de faire le point sur la campagne « zéro enfants à la rue ! ». Il ne s'agissait pas de focaliser sur les enfants mais d'attaquer le problème par l'angle de l'urgence. Ce sont bien toutes les formes de misère qu'il faut combattre. C'est entre tou-te-s les galérien-ne-s qu'il faut s'allier. Ou en est-on, où va-ton, comment on s'organise pour la suite ? Retrouvons-nous vendredi 3 février à 18h au CREA, 70 allée des Demoiselles, pour en discuter.

Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple

 

Source : Collectif SDF Alsace

 

Et quelques paroles de personnes qui vivent la rue, des paroles de vérité

LA RUE
passer de la rue à la vie pour nous c'est rester dans le cauchemar, sauf qu'il y a une petite flamme

manger à sa faim certains jours c'est courir à sa fin car ton corps il a pas l'habitude et dans ta tête tu pleures

même l'humidité de mes larmes j'aime pas, parce que ça me rappelle les sillons que la misère à creuser dans mon visage

si on me ramène au pays je meurs alors je veux mourir ici pour essayer de vivre

je sais pas pourquoi je suis à la rue, j'en ai aucune idée, c'est comme ça

la vie je l'aime mais c'est notre vie qui est trop moche

les travailleurs sociaux ils savent pas faire vivre les discours alors ils parlent de plus en plus et on les ignorent plus les pauvres

j'ai 19 ans je suis des foyers, de l'école de la 2e chance, des éducateurs, alors la rue, le vol, la violence c'est normal

si t'as pas vécu pour de vrai un malheur tu sais pas donner au malheur un goût d'espoir

maintenant je sais que c'est pas ma faute c'est juste une maladie alors je peux me dire "t'es manioc dépressif" et je rie

moi je pense que le problème c'est qu'on a pas compris que si on meurt c'est parce que la confiance est morte

les gens nous aiment pas, ben moi j'aime pas les gens, mais moi je ne leur fait pas de mal, je suis neutre en quelque sorte

j'aime beaucoup imaginer la vie des gens quand je regarde les fenêtres éclairées, mais la mienne je peux pas encore

on a quelque chose que les logés n'ont jamais sauf les malades, quand on se réveille on est content d'être vivant

on encaisse trop, on accepte trop les injustices, l'humiliation, notre misère elle est aussi dans la tête

La violence c'est à chaque moment qu'elle peut arriver c'est juste comme ça, c'est ça la rue

j'ai 36 ans alors moi je verrais pas le changement pour nous, mais peut-être que les prochains dans 10 ou 20 ans oui

pour tenir à la rue faut pas penser plus loin que l'heure qui vient sinon tu vois pas le bout, mais le mieux c'est de ne plus penser

je me rappelle pas la vie d'avant parfois c'était comme ça parfois autrement, tout est embrouillé et c'est tant mieux

les souvenirs c'est juste bon à te foutre la tête en vrac

alors moi je suis homo et j'ai le sida mais le pire c'est que mes parents m'ont virés, ça je ne l'accepte pas

J'étais sous le porche de l'église depuis 5 ans, mais le nouveau curé a téléphoné à la police. Je regrette qu'il ne m'ait pas dit de partir en face.

LA MANCHE

avec la manche, je regarde défiler les gens tous les jours, ils me voient pas, mais moi je vois que je ne veux pas être comme eux

si je baisse les yeux c'est que je ne veux plus voir les yeux des autres

FEMMES DE LA RUE
on m'a volé mes enfants parce que je suis à la rue, mais on m'a pas proposé de logement ni l'assos ni le juge ni la mairie

mon mari il me frappait et on l'a condamné a pas recommencer, il souriait au juge et moi je puais

pour être tranquille je vais à la bibliothèque tous les jours alors du coup je lie, maintenant j'y vais aussi pour lire

je suis pas une putain, je suis obligée de me prostituer et quel choix j'ai puisque j'ai pas de papier ?

si tu deviens pas pire qu'un mec, soit t'es violée, soit tu te maques à un connard

PRISON
j'ai volé pour aller en prison mais le juge m'a donné une chance, alors je galère à la rue, c'est pas de chance 1/2
je voulais vraiment aller en prison pour être plus libre que SDF, tu as chaud, tu manges, tu es soigné et tu peux aller à l'école 2/2

tu voles pour manger tu vas en prison tu sors t'es à la rue tu voles et tu deviens un récidiviste et t'es foutu
la vie, la rue, la prison, c'est ça qui fait que je suis violent, mais la prison c'est le pire

LA NATURE
• moi je pense que la nature elle va tout foutre en l'air, y'aura un grand raz de marée qui nettoiera tout, mais pas les hommes 1/3
• c'est la nature qui peut faire comme une révolution et là les hommes ils seront égaux devant elle 2/3      • parce que les révolutions des hommes ce sont des appels à la guerre tu vois et au bout y'a des perdants et c'est nous 3/3

y'a que la nature qui te donne quelque chose de beau, c'est pour ça qu'il faut dire aux gens de pas nous chasser des parcs

la nature c'est le seul truc vivant que j'approche

POLITIQUE
ceux qui font de la religion ils sont comme les partis et les syndicats, ils sont incapables d'agir pour l'égalité

tu sais toutes ces lois, tous ces décrets, c'est juste une fabrique a paranoïa

Strasbourg elle se fabrique pas pour nous, c'est une ville qui calcule trop alors elle nous calcule pas

dans ma tête je m'en fiche de tout, je mange un truc, je bois mes coups, je suis avec les pots, alors je ne fais pas les démarches

quand je serais grand je ferais la révolution même si j'y crois pas

Il y a forcément une raison qui fait que chaque démarche est compliquée et une raison à t'obliger à beaucoup de démarches.

CHIEN ET CHAT
moi j'aime la vie, j'aime rire et même je chante et j'aime l'amour, c'est tout grâce à mon chien Rikiki, il est tout pour moi 1/2
depuis que je suis au collectif sdf, Rikiki il mange mieux, il a plus peur des gros chiens, il boit plus dans les mares polluées, alors moi aussi 2/2

maintenant que j'ai trouvé ce petit chat abandonné j'ai un ami pour de vrais alors je dois faire attention car je suis responsable de lui 1/2
je vais appeler mon chat sardine comme ça il sera heureux d'être toujours une gentille blague 2/2

Mon chien est un mastodonte, y'a pas plus gentil que lui, mais les gens préfèrent les peluches de taiwan les cons

EXPULSION
moi je suis tombée à la rue après que mon propriétaire m'a chassé pour mettre son fils et il m'a prit mes affaires mais le juge a rien fait et voilà

je suis pas un feignant, pas toxico, pas alcoolo, pas voleur, j'ai été expulsé de mon logement et ça ne plait pas que je le dise

y'a jamais d'appart pour les gens comme moi ou alors tu peux pas y accéder, mais mon fauteuil roulant c'est pas un caprice

COLLECTIF
Avec le collectif sdf on est entre nous et on vit en autonomie, c'est la vraie vie presque et du coup on peut aider les autres pour de vrai

LaMô, quand je serais grande je veux être comme toi, sauf que je voudrais rire quand même

Je suis très content de la tente que le collectif sdf m'a acheté, maintenant je n'ai plus besoin de stresser pour faire le 115

Avec le Collectif on peut accepter d'être comme ça, mais avec l'envie que ça change à son rythme parce qu'on est des humains

Le collectif sdf t'es avec des gens de la galère, t'es compris, t'es pas seul pour faire tes trucs et tu aides les autres, suffit d'être là

On a pas besoin de raconter sa vie, on est pas obligé d'en inventer une et qu'après tu sais plus ta vie.

Quand je regarde par la fenêtre du squat je vois rien, les images sont trop mélangées, c'est un grand brouillard

Le squat il t'enlève des peurs, mais il en reste toujours assez pour être mal

C'est sûr que de refuser la télé au squat ça parait n'importe quoi et puis tu te rends compte que ça te soulage

Faire les marchés, aller voir les commerçants, faire les achats en gros, stocker puis redistribuer, c'est mon premier travail et je suis fier

Moi je suis le Geek, c'est mon surnom et je l'ai mérité, je fais la revue de presse pour que personnes ne disent qu'il savait pas

Ben moi je serais cuisinier, j'ai appris au collectif, je vais rentrer dans un truc hôtelier pour apprendre et avoir le diplôme, mais d'abord je dois me sevrer

Alors je suis passé au squat2 parce que je suis à la fin de la méthadone et que j'ai rencontré une fille normale

ALCOOL - DROGUE
quand je suis très saoul, je crie fort, mais c'est que du bruit et les heures de silence avant pourquoi on s'en branle hein?

Faire la manche, c'est vraiment avilissant mais on a pas le choix, j'ai droit à rien et je suis toxicomane 1/2
je vois pas pourquoi on m'emmerde avec la drogue vu que je la prends sur ordonnance à espace & dépendance, je suis clean 2/2

tellement c'est compliqué une journée à la rue que ça te force à rester dans un coin tranquille et tu bois ou tu te drogues

la drogue c'est pour oublier, mais surtout c'est pour ne pas ressentir pourtant j'aime me réveiller alors je viens à l'atelier 1/2
je voudrais des crayons de couleur et un taille crayons pour écrire des maux joyeux 2/2

HÉBERGEMENT
au chrs on me gavait de mots, d'idées, d'ordres, de règles et le soir on se terminait devant la télé, alors je suis revenue à la rue

C'est de la merde les hébergements. Même le meilleur il ne sait pas te laisser tranquille, ça jacasse à ta place, ça pense pour toi

Quand on me considèrera plus comme un débile j'irais en hébergement, mais je serais mort avant

Je veux plus y aller, je veux pas être avec des gens que je connais pas, je veux être tranquille et me reposer

Dans les hébergements tu as toujours la menace d'être viré pour un rien, alors je préfère rien du tout et me démerder

J'ai fait une crise cardiaque, 5 jours après mon retour de l'hosto, l'assistante sociale m'a convoquée et m'a dit de penser à chercher un job

Les foyers c'est trop de stress.

je peux pas y aller, le directeur il allait mettre Rikiki à la spa, il disait que Rikiki était un encombrement

 

A lire à ce sujet :

« Caves, parkings, bidonvilles : 200 000 personnes vivent dans des conditions misérables »

Sans abris; les condamnés à mort par l'indifférence des "élus"

  SDF : La moitié des demandes d'hébergement au 115 recalées - 

Logement : donner de faux espoirs

Comment je suis devenu SDF

«Des sdf, trouvez-moi des sdf !»

 


 

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Gilles Deleuze, février 1977.

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