31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 13:17

 

 

Le titre de l’article relayé est un peu à côté de ma plaque…. Les emplois nous n’en avons que faire, ils appartiennent à un monde dont nous ne voulons pas, ce dont nous voulons c’est d’une vie active, créative et dont les productions enrichissent la communauté des habitants et pas les parasites-accapareurs.

Un changement de paradigme aura la paysannerie comme avant-garde ou  - d’une manière ou d’une autre notre Terre sera plus que jamais celle des exploiteurs, spécialistes des OGM, fromage de synthèse, nanobouffe et autres poisons.

C’était le propos de ce blog au départ de défendre ce droit à la vie simple et aussi le droit à disposer de la terre pour la bien traiter, bref d’y apposer son empreinte écologique positive… laisse cet endroit dans un état meilleur que tu ne l’as trouvé en arrivant.

Manque de bol, c’est bien cela aujourd’hui qui est subversif… vouloir vivre simplement, libre et heureux en faisant un boulot qui est un plaisir sans patron pour vous ponctionner les fruits de votre travail, mais en pouvant filer une caisse de légumes gratuite à qui en a besoin, sans se casser la tête.. normal !

 Il y a un obstacle de taille, les accapareurs de planète sont en train d’éradiquer l’agriculture paysanne traditionnelle, celle des jardiniers de planète.

Lu hier : Le prix moyen mondial de la terre agricole a augmenté de 1200% depuis 2000. (La narco-démocratie et les élections présidentielles au Paraguay)

 Et les expulsions se poursuivent à un rythme croissant. Alors que les terres communes se voient privatisées, clôturées, interdites au « public », une fois débarrassées de leurs habitants, une partie d’entre elles est réaffectée au « tourisme écologique »…. Leur écologie, pas mon écosophie. Dans mon monde on ne fait pas de tourisme, on voyage, et même beaucoup, de manière à ce que les habitants de la Terre rencontrent leurs voisins du bout du monde et découvrent et échangent et partagent.

Ce monde que depuis des siècles les Inquisitions assassinent et qui refuse de mourir puisqu’à chaque génération des légions se lèvent qui en reprennent le flambeau. Jusqu’à l’affrontement final qui est proche. Avec la paysannerie à l’avant-garde des luttes pour la survie de l’humanité. Et ceux pour qui une alimentation saine est une des fondations de la bonne vie. Et que cela une agriculture paysanne ancrée dans des millénaires de traditions, adaptées aux conditions locales est seule à même de donner toute en étant plus productive et en contribuant au refroidissement de la planète.  Et bon, une partie de nos ascendants ce sont battus pour que nous puissions un jour faire du travail un plaisir sans contraintes hiérarchiques. Et il y a assez de gens qui ont envie de faire ce métier par goût pour que la Main d’œuvre ne soit pas un problème, le problème aujourd’hui c’est l’accès à la Terre confisquée au profit une agriculture nocive, couteuse en énergie, destructrice des territoires et dont les profits vont à des parasites fortunés qui maintiennent le plus souvent les travailleurs dans des conditions de semi-esclavage.

Planète-jardin contre planète-usine. C’est l’enjeu. Les usines aujourd’hui n’ont plus grand besoin des humains, les robots et autres machines conviennent mieux la corporation des transnationales rachète la Terre, les moyens de production, vide nos poches jusqu’au dernier sous (et plus par la généralisation des dettes) et les parasites sont en plus eugénistes.

 

 

Manger local créerait 600 000 emplois

 

Sur IDEALMAG

Rédigé par Terre de Liens Normandie le Mercredi 3 Avril 2013 | Lu 3641 fois

Nous relayons cet article pour l'importance qu'il représente pour notre agriculture comme pour l'emploi.

Terre de Liens Normandie lance "Le Convertisseur alimentaire"
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Ce calculateur permet d’évaluer le nombre possible de nouveaux paysans si l’on passait à une politique d’alimentation produite localement.

Et si on décidait de protéger la terre agricole par notre alimentation ?

"Depuis 2003, Terre de Liens a accompagné (ou est en cours de finaliser) l'installation ou la consolidation de l'activité de 140 fermiers au travers de 87 fermes acquises (ou en voie de l'être) représentant 2 744 ha de terres protégées par un Bail Rural Environnemental, avec 52 maisons et 189 bâtiments grâce à l'utilisation de 20,1 M € d'investissements solidaires. (...) C'est la preuve que des citoyens et citoyennes solidaires peuvent contribuer à la création d'emplois agricoles de proximité. C'est la preuve que nous pouvons faire de ce que certains appellent « des contraintes environnementales », un atout à l'origine d'une richesse protectrice des terres agricoles grâce à la généralisation de l'agriculture biologique et paysanne. " Texte du site : http://convertisseur.terredeliensnormandie.org


On pourrait décider de se rendre solidaires des paysans et paysannes (qui souhaitent explorer et construire un véritable développement alimentaire soutenable...) en généralisant le commerce alimentaire équitable de proximité; un commerce qui permette à cette profession (et aux activités qui lui sont liées) de retrouver une vraie autonomie face à des marchés mondiaux dont ils ne maîtriseront probablement jamais la régulation.

Et si on développait notre citoyenneté économique créatrice d’emplois, partout, maintenant, pour montrer qu’elle est bien plus qu’un concept mais bien un acte probant, qui montre aux dirigeants de tous nos territoires et de tous bords politiques les voies possibles pour une économie agricole et alimentaire réellement soutenable, qui conteste aussi, en actes, le manque de légitimité sociale de l’actuelle PAC alors qu’une autre PAC est possible...

-1 187 847 : c’est le nombre (minimum !...) de paysans et paysannes (installé-e-s en bio) que nous devrions avoir en France (contre moins de 500 000 actuellement...) si tout le monde mangeait local.

-22 963 759 : c’est le nombre d’hectares de Surface Agricole Utile (SAU) que nous pouvons protéger de nombreux mésusages grâce aux nouvelle Dynamiques de Développement Économique par l’Alimentation Locale (new-DDEAL...).

Ce sont également autant de terres agricoles soustraites à la compétition économique alimentaire mondiale qui ruine les possibilités d’auto-développement et de souveraineté alimentaire des pays "dits" non ou peu développés.

-17 193 800 : c’est le nombre d’hectares de SAU nécessaires pour se nourrir localement si nous faisons évoluer notre régime alimentaire en diminuant notre consommation de viande rouge au profit de la viande blanche et des protéines végétales.

-5 769 959 : c’est la surface agricole que cette évolution progressive vers un régime alimentaire moins carné pourrait dégager ; autant de terres agricoles que nous pourrions alors destiner aux autres fonctions "oeconomiques" (se loger, se vêtir, se chauffer, etc.). Celles dans lesquelles il nous faut investir et innover pour réaliser la nécessaire transition agricole telle que la dessinent certains scénarios d’alter-développement comme Afterre 2050.

Terre de Liens Normandie vous invite donc à calculer le nombre de paysans que vous pouvez soutenir et installer près de chez vous et à passer à l’action solidaire et écologiquement responsable ici et maintenant.


Source : Convertisseur Terre de Liens Normandie

Ecouter par ailleurs : Qu’est-ce que Terre de Liens ?
Via 

CAP 2012



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Published by Anne Wolff - dans Gardiens des Semences
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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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