1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:30

 

 

 

J’avais laissé un commentaire sur le blog des coups de cœur d'Anne-Marie , sous le texte Pour un mouvement antifasciste européen avant qu’il ne soit trop tard. | Mes coups de coeur

Elle m’a répondu et je relaye sa question et j’ai enchaîné, voici cet échange

·  ·  Anne W dit :
mai 31, 2013 à 6:51 | Réponse

Je venais d’écrire …
Je crois qu’à force de tout interpréter dans le cadre étroit du nationalisme à gauche comme à droite, empêche de voir les grandes avancées de la globalisation et sa composante fasciste et nazie qui est omniprésente. Et plus tard, il sera trop tard…
quand j’ai lu ce titre… et la suite. La montée du fascisme n’est pas qu’Européenne, elle est mondiale, et concertée. Jamais l’humanité ne s’est trouvée confrontée à un tel danger global intrinsèque. Je suis contente de voir que d’autres qui ont un peu plus de poids que moi s’en inquiètent…Et un front européens ne suffit pas, ils sont légions aux USA, en Russie, en Amérique Latine… … …
Rassurant aussi que je ne sois pas la seule à penser (ici) qu’ils sont au service du système, en Amérique Latine c’est évident, ils sont manipulés directement par Washington qui a utilisés les nazis recyclés au siècle passé pour torturer et tuer les forces vives de la Région… et c’est reparti aussi là-bas.
Et en Belgique on fait quoi ?

On joue les autruches, en attendant que ça passe ou quoi !!!

 

Et ma réponse :

Je ne sais pas… d’essayer de ne pas jouer les autruches me donne le sentiment d’un décalage toujours plus grand avec la plupart des gens d’ici. C’est d’autant plus fort que quand je me confronte aux courants de pensées dominants en Amérique Latine, je me sens tout à fait en phase.

Cela fait un moment que j’essaye d’alerter sur cette montée généralisée du fascisme en général et du néonazisme en particulier. Je n’ai pas fait de recherches approfondies en ce qui concerne les pays d’Orient, je n’en ai ni le temps ni les moyens. Mais j’ai trouvé un site musulman qui rappelle les bonnes dispositions d’Hitler envers les affidés de cette religion et deux photos de néonazis faisant le salut hitlérien, les uns Syriens, les autres palestiniens. En Israël, en plus des natifs d’extrême-droite, il y a une forte immigration de membres de la très forte et assassine extrême-droite russe. Informations complémentaires bienvenues. Une carte mondiale de la nébuleuse serait éclairante et je pense effrayante.

Aux Etats-Unis et au Canada, les groupements d’extrême-droite sont nombreux et souvent surarmés, les photos qui montrent leurs réunions ne les distinguent en rien de celles de groupes européens.

En Amérique Latine, l’ex-président de Colombie dirige un parti politique régional fasciste, UnoAmerica qui entretient des liens très forts avec le PP espagnol et son leader de fait le fasciste Aznar, et ce parti noyaute toute une série d’ONG et autres fondations, alors que la jeunesse qui est ciblée par des organisations comme CANVAS ex-OTPOR est la droite raciste du continent. Une partie bénéficie d’entrainements paramilitaires, dans la Media Luna en Bolivie, au Venezuela… et je retrouve les agissement de néo-nazis en Colombie, au Mexique, au Brésil, notamment à travers des actions fort similaires à celles menées par Aube Dorée en Grèce, et autres organisations néonazies d’Europe : chasses organisées aux migrants, vagabonds, militants de gauche… et dans l’Est du continent les Rroms sont une cible privilégiée.

Et partout ils ont les mêmes gueules, les mêmes fringues, les mêmes tatouages, les mêmes saluts nazis et les mêmes battes ou barres de fer. Plus effrayant encore à mes yeux sont ces charmantes gretchens aux doux sourires, qui vous parlent en toute bonne conscience de cette « Suprématie blanche » que leurs potes ont le devoir de préserver.

En Amérique Latine, les ficelles sont mises à jour qui relient ces groupes directement à Washington, les analyses se multiplient forts bien documentées. Et nous devrions en prendre de la graine pour remonter aux racines du mal qui nous affecte.

Ici, ce qui est surtout flagrant, c’est que les médias qui appartiennent comme on le sait à la corporation « du nouvel ordre mondial » diffusent une propagande qui permet à l’extrême-droite de se décomplexer et à ses idées de pénétrer les consciences populaires et les inconscients collectifs. Et cela marche, et court même.

On peut aussi observer que les formations données par les « Opérations Spéciales » US à nos forces armées et de polices sont concourantes d’un noyautage de ces mêmes forces par des mouvements d’extrême-droite très bien organisés. Or nous savons – ou pas - que ces forces d’Opérations Spéciales ont travaillé en étroite connexion avec les nazis, récupérés après la seconde guerre mondiale, qui ont collaboré à leur formation dans les méthodes de tortures qui ont été (et sont encore) pratiquées massivement en Amérique Latine au siècle passé contre les militant(e)s de la gauche de la région au nom de la Guerre Froide. A présent de telles opérations se mènent sous couvert d’une guerre aux narcotrafiquants qui ne trompe plus grand monde. Quand ce n’est pas par les mercenaires directement au service des transnationales et qui ont des liens très fort avec les OP dont beaucoup sont issus.

L’obédience d’extrême-droite de ces armées de mercenaires et de ceux qui les dirigent n’est pas un secret. Monsanto, Coca-Cola, Nestlé et beaucoup d’autres ont de telles armées privées à leur service, alors que les mêmes sont également utilisées par le gouvernement des USA quand il ne convient pas de déployer les troupes nationales sur le terrain - entre autre parce qu’elles sont nettement moins sanguinaires et sans scrupules, mais aussi pour se préserver des réactions de l’opinion publique qui s’était fortement mobilisée contre le sort des soldats US pendant la guerre du Vietnam. Les soldats ont souvent des petites familles, pas les mercenaires.

D’autres pistes plus anciennes, des rapports, enquêtes et documents déclassifiés, des témoignages a posteriori des personnes impliquées, nous ramène de Gladio à la loge P2, et à partir de là à un réseau de ramifications qui nous conduisent jusqu’aux « tueurs fous du Brabant Wallons » par exemple. Opus Dei, Degrelle, et d’autres rescapés du nazisme réapparaissent dans cette toile d’araignée à de nombreuses reprises. L’extrême-droite n’a jamais cessé d’être active en Europe et on la retrouve au pouvoir officiellement en Espagne, en Grèce, au Portugal pendant des décennies.

En 2005 ? en Belgique un réseau est démantelé au sein des forces de l’ordre qui fomentait un coup d’état. Etc, etc, etc… Ma route n’a cessé de croiser des membres belges avoués de ces réseaux dans différentes occasions et dans différents contextes qui me prouvent qu’il ne s’agit pas d’un mythe, mais bien d’une réalité et que certains d’entre eux sont terriblement dangereux, s’entrainent au maniement des armes et aux interventions paramilitaires. Certaines sociétés de « surveillance » leur donnant une couverture idéale. Là c’est une amie de gauche qui y avait été propulsée comme secrétaire par les services de l’ONEM (placement des chômeurs) qui m’a renseignée, elle est sortie traumatisée de l’expérience.

Ces groupements organisent des réunions transnationales, en général dans des lieux où les « festivités » seront accueillies sous l’œil bienveillant de la population. Et pratiquent des échanges de bons procédés pour exécuter leurs mauvais coups.

En prenant les choses dans l’autre sens, par le recrutement sur Internet par exemple, nous voyons qu’il se produit par ces cercles concentriques. Un premier cercle de première ligne diffuse des propos qui semblent censé et relativement anodins, on y parle même de restauration de la démocratie mise à mal par les partis en place, mais en remontant les liens successivement le discours se durcit et on se retrouve sur des sites ouvertement d’extrême-droite. Après le lien se coupe, les niveaux supérieurs étant très certainement réservés aux seuls initiés.

J’ai relayé il y a pas longtemps un article relatant les confessions » d’un ancien militant, je retrouve ce que avais pu observer, ce fonctionnement par cercles successif gravissant une hiérarchie alors que le discours se fait toujours plus radical. Et aussi, ses commentateurs qui gangrènent certains sites par ailleurs souvent intéressants mais sur lesquelles une vue d’ensemble jette le doute quant à la pensée qu’ils représentent effectivement. Donc aussi des lieux douteux qui ne font pas de recrutement mais sèment la confusion dans un mélange des genres peu ragoutants encourageant le franchissement de la ligne. On pouvait y trouver une haute participation en promotion à la campagne de Marine Le Pen lors des élections. Et on peut constater qu’une certaine gauche déçue est plus sensible aux appels de la bête qui lui a adapté une partie de son discours, que la droite traditionnelle qui ne partage pas le discours anti-impérialiste de façade.

En Belgique il semble que ce soit la nouvelle coqueluche, ce député dont j’ai oublié le nom, qui diffuse de la pédopornographie sur le web (la diffusion des détails les plus crus des autopsie des fillettes assassinées par Dutroux, comme un nouveau viol public cette fois, vous appelez cela comment ?), félicitait Sarkozy pour le traitement qu’il réservait au Rroms et appelle au coup d’état en Belgique, qui joue ce rôle de Cheval de Troie de l’extrême-droite liftée.

Là on nage dans le populisme, qui flatte les pires penchants d’un peuple afin de le manipuler et de l’instrumentaliser. A ne pas confondre avec une politique populaire, parce que des politiciens qui assument leur mandat de représentants réalisent des politiques émanant du peuple. Noyés au milieu d’arguments de bon sens, sous couvert d’une vertueuse indignation, le coup de force est alors d’associer le premier ministre au descriptif insoutenable des blessures subies par les fillettes. On retrouve les mêmes principes associatifs dans la fameuse histoire du mollah pédophile et assassin avec l’ensemble des musulmans. 

Appel au « bon sens », émotionnalité, et coup de force. Ci-dessus le coup de force constituent à associer un phénomène émotionnel de rejet justifié avec une figure politique ou les membres d’une religion par juxtaposition, sans aucune logique, sans démonstration.

Mais le coup de force récurrent de la propagande d’extrême-droite adapté au malaise des populations, c’est de tenir un discours anti-impérialiste, un espace honteusement ouvert par une gauche qui soutient les interventions « humanitaires » de l’OTAN et élue y participe de grand cœur, une gauche qui ne remet pas en question l’amalgame entre antisémitisme et  antisionisme et joue lamentablement profil  bas et bouche cousue quand il s’agit de dénoncer les exactions de ce dernier. C’était déjà pas triste avant l’arrivée de Hollande au pouvoir en France, depuis c’est la catastrophe… la gauche au pouvoir devient l’incarnation de la traitrise pro-impérialiste et des plus proches alliés de la corporation capitaliste allant même au-delà de ses exigences sans même simuler la résistance. Une gauche qui pourtant en matière de racisme et d’islamophobie n’a plus grand-chose à envier à l’extrême-droite qui fait son nid dans cette faillite de la gauche et dans l’échec du projet internationaliste qui auparavant était un moteur de son combat. Le constat est que l’esprit colonialiste gangrène notre culture tout autant que le mécanisme.

Mais permettre aux homosexuels de devenir des petits bourgeois comme les autres était une priorité pour un président qui a pour lui-même refusé cette institution du mariage trop bourgeoise à ces yeux ! Juste un leurre qui fait monter d’autres tensions, religieux intégristes contre modérés, laïcs et athées, et la aussi l’extrême-droite à trouver un terrain fertile pour recruter.

Et donc cette extrême-droite qui stigmatise la colonisation US via la construction de l’Europe, une construction à laquelle elle a été intrinsèquement et structurellement associée (cherchez l’erreur), qui se pose en chevalière, nouvelle Jeanne d’Arc de l’anti-impérialisme, qui dénonce à juste titre la colonisation dont nous sommes l’objet par nos cousins d’Outre-Atlantique, qui défend fièrement son pinard et son saucisson, au lieu d’associer cette perte de valeurs au phénomène d’acculturation indissociable de cette colonisation et de mettre en évidence les mécanismes et processus qui lui ont permis de couper nos racines et d’effacer nos mémoires, joue, encore une fois le coup de force… c’est la faute à la multiculturalité (encore une fois chercher l’erreur)…

Je me suis enrichie au contact d’autres cultures, jamais elles n’ont porté atteinte à ma Belgitude, pas plus que 12 ans de vie en France, ou 6 en Espagne. Au contraire, c’est certainement à travers des contacts avec des mondes de différences que j’en ai pris pleinement conscience. Par contre je refuse de devenir une consommatrice encarcanisée dans un emploi et de participer à la productivité destructrice de notre planète et de nos cultures par des processus de globalisation qui impliquent une transformation radicale du paysage, des consciences et des modes de vie. Je refuse de compatir à des impératifs de compétitivité qui sont en réalité le souci  d’une rentabilité illimitée au détriment des peuples imposée par des corporations qui se partagent le marché et font alliance pour nous dépouiller de tout, jusqu’à nos intimités. Ce malaise nous sommes nombreux à le partager. Nous n’avons pas envie d’engraisser par notre travail un patronat de plus en plus parasite qui est en train sans scrupule de tuer son hôte, la planète Terre remplaçant progressivement le vivant naturel par des machines ou les produits monstrueux et hybrides de sa mécanique du vivant.

Pas de réponse de la gauche à ce malaise… la gauche continue au mieux à parler de redistribution de richesses, sans poser la question de savoir ce que l’on entend par là et ce qui nous rend vraiment riche et heureux. Or la donne a complètement changé quand la question des limite des ressources vs explosion démographique à remis en cause le modèle industriel. Un nouveau courant a été créé par les corporations, l’écologie afin d’anticiper et canaliser le malaise qui résulterait de la prise de conscience du caractère fini de nos ressources et des conséquence du choix de ne pas modifier le modèle de production-consommation occidentale, qui a provoqué des flux de réfugiés venus des pays que nous avions pillés et dépouillés de leur souveraineté alimentaire en obligeant leur ressortissant à abandonner les cultures vivrières au profit de produit de luxe à destination des consommateurs occidentaux, en les plongeant dans la misère, la famine, la soif.

Aujourd’hui une écologie eugéniste et raciste prône une réduction de population censée affecter essentiellement les peuples non-occidentaux, ceux qui n’appartiennent pas à la caste de la « suprématie blanche », sauf que ce discours ici se fonde sur des présupposés économiques : inutiles, improductifs et incapable en tous genres, en toute bonne logique économique il faudrait se débarrasser. Larry Summer nous le dit très clairement, cet ancien directeur du FMI devenu conseiller de la première heure d’Obama. Et l’écologie capitaliste est soumise au contrainte de l’économie devenant un mode de gestion de la planète de moins en moins respectueux du vivant au fil de ses dérives. Un choix éthique a été confisqué aux habitants de la planète, le choix d’adapter nos modes de vie, nos modes de production et de consommation en fonction du nombre des habitants et non l’inverse… sacrifier l’immense majorité des habitants pour qu’un petit nombre de gens puissent continuer à vivre leur fantasme.

Et là, on retombe sur cette extrême-droite, citée plus haut qui se charge des basses besognes de ce nettoyage, en bon petits SA, des clochards de Bogota au Rroms de Slovaquie, ce sont les mêmes méthodes et les mêmes cibles : les « rebuts » (terme qui progressivement se substitue à « exclus » dans les discours de droite marquant une nouvelle phase du programme) de société, les faibles, les désarmés. Expliquez-moi comment d’un discours anti-impérialiste et anticapitaliste les milices de l’extrême-droite au lieu de s’en prendre au capitaliste, à l’impérialiste, qu’elles stigmatisent en viennent à s’en prendre physiquement à ses victimes les plus précarisées, les plus démunies, se mettant objectivement au service de ce nouvel ordre mondial qu’elles récusent ?

Il y a un coup de force logique. Et un détournement de la colère légitime des peuples vers des boucs-émissaires. Si nous voulons lutter contre le fascisme montant, il y a bien sur un travail idéologique à faire aussi bien historique que d’actualité. Il est important de pouvoir désigner les réseaux, leur importance mais aussi de remonter vers leur véritable direction, la partie occulte de la nébuleuse et ses connexions avec le pouvoir central.

Mais le véritable travail est de terrain. Ma propre expérience corroborée par beaucoup d’autres démontre que le rejet qui vient d’une peur de l’inconnu se transforme souvent en solides amitiés quand les barrières sont franchies et que l’ont fait connaissance. C’est un premier point, Les liens sont d’autant plus fort qu’ils se nouent dans des relations de solidarité dynamique qui permettent de chercher des solutions collectives pour sortir de l’impasse et de mettre un terme à impuissance de l’inaction qui provoque une tension qui se transforme souvent en agressivité (au sens large, voler est une forme d’agressivité aussi bien que de jouer des poings ou du couteau… quand ce n’est pas de la kalach). Et je ne parle pas des processus d’autodestruction collectifs que j’ai eu de tristes  occasions d’observer, communauté de l’alcool, des médicaments, des drogues, de l’ennui et de l’inaction… passer le temps, ce n’est pas vivre et souvent cela rend malade. De véritables processus de dévolutions induits par le contexte de misère.

La gauche qui reste la plus active dans un travail à la base, c’est une certaine gauche ouvrière et c’est tout à son honneur. Mais alors que la classe ouvrière est de plus en plus réduite et qu’une bonne partie d’entre elle s’est assimilée à la petite bourgeoisie le nombre des « réprouvés » augmente de jour en jour. Ceux que les matrices d’opinion de la propagande instituée qualifie à présent de rebuts constitue un ensemble hétérogène. C’est également un vivier de talents qui se perdent, de bonnes volontés qui avortent faute de pouvoir se concrétiser dans des projets qui ont du sens. La gauche qui est aujourd’hui électoraliste, n’y voyant pos de clients potentiels pour son baratin, a le plus souvent abandonné le terrain, sauf pour y mener des actions d’assistance souvent méprisantes et encore plus inefficaces  en surplomb. Les gens efficaces et motivés, se barrent parce qu’à un moment quand ils commencent à faire un travail réellement productif en matière de prévention, on les arrête, ou on leur demande jouer le rôle de contrôleurs sociaux qui rentrent des rapports sur les uns et les autres. Et c’est foutu, la confiance est perdue, et plus rien ne va…

Parce que ce qui est porteur, ce sont des projets qui s’opposent à la progression capitaliste en proposant des alternatives motivantes, de bonne convivialité productive. Et les alternatives le système n’en veut plus ou alors strictement sous contrôle. Je l’ai appris à mes dépens.  De fait en pratique il laisse pourrir les choses, en donnant parfois un petit coup de pouce.

Je pense que c’est là que se joue autant la lutte contre l’extrême-droite que la lutte contre l’endoctrinement islamiste qui amène aujourd’hui de jeunes belges à aller se battre en Syrie aux côtés des envahisseurs (au service de l’Empire qui risque de subir un de ces quatre un effet boomerang). C’est dans la mise en œuvre d’action de solidarité collective, concrètes et pratiques dans la diversité mais qui donne aussi la possibilité aux intelligences de s’exprimer et de chercher collectivement à comprendre ce monde et comment il est possible ensemble de déminer des tensions qui nous rapprochent d’une guerre civile de basse intensité avec son lot de violence et de peur. Démonter les matrices d’opinions pur comprendre ce qu’elles dissimulent, dans le cadre de quel projet de monde, qui mène vers où ? J’ai rencontré énormément de lucidité dans ce monde des « réprouvés », une lucidité sans concession parfois suicidaire pour qui est voué à l’impuissance.  

Je n’ai pas de recettes et je sais que même si ce n’est pas clairement dit une opposition systémique se fait sentir pour ceux qui veulent rompre avec l’assistanat social au profit du vivre-ensemble convivial. Il n’y a pourtant pas d’autre chemin, pour créer des rapports de bon voisinage, comme pour trouver ensemble des solutions pour affronter la misère qui vient dans la joie du combat plutôt que dans morosité de la soumission qui est la vraie austérité, celle du manque d’imagination, du manque de créativité, du manque de dynamisme, du manque à vivre, sinistrose..

Anne W.

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Published by Anne Wolff - dans Métastases du nazisme
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commentaires

Anne-Marie 02/06/2013 17:22


Je viens de lire ça sur le sujet : http://www.contretemps.eu/interventions/quelques-points-sur-lutte-contre-racisme

Anne Wolff 04/06/2013 12:31



J’ai relayé. Je crois que c’est sur la
nature du racisme, ses fondations, la semence avant même de se préoccuper du terreau favorable que nous devons nous interroger aujourd’hui. Pendant la première partie de ma vie, le racisme était
l’objet d’une censure morale et puis juridique mais sans qu’un travail de fond ne soit fait pour le questionner, le remettre en cause.


Alors comme toujours avec la censure, il
a circulé sous le manteau, dans des cercles privés attendant le terrain fertile pour éclore massivement.


La censure n’est jamais une bonne chose,
il faut que les idées puissent s’exprimer pour être combattues avant qu’elles n’aient germé et fait souche. Au lieu de cela nous nous retrouvons avec une incroyable invasion de racisme ordinaire
et pas de vrais moyens de le combattre. 



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"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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