8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 16:29

 

"Mon Chavez"

 

Lettre ouverte à tous ceux qui à droite comme à gauche se veulent propriétaires du "vrai Chavez"

 

Quand Chavez était vivant, j’ai vu fort peu de gens se soucier de lui, en France comme en Belgique, à gauche comme à droite, sinon pour le dénigrer.

Aujourd’hui tous ceux qui veulent se démarquer de l’impérialisme s’arrachent sa dépouille. C’est assez sordide. La question serait peut-être de se demander en quoi Chavez, comme beaucoup d’autres en Amérique Latine, sont en dehors ou au-delà de ces notions de gauche et de droite, à l’européenne, et pourquoi de plus en plus de personnes, impliquées dans la lutte pour la souveraineté locale et régionale de l’Amérique Latine, rejettent ces notions de droite et de gauche comme faisant également partie de cet héritage colonial qui fait obstacle à leur souveraineté, à leur autodétermination, à leur développement harmonieux et intègre, à leur reterritorialisation culturelle sur les valeurs propres enracinées dans un territoire distinct.

Peut-être la réponse à cette question ouvrirait-elle la porte vers des solutions intéressantes pour les petits européens, engoncés dans les cercles vicieux de conceptions obsolètes, que nous sommes. Pour ceux qui s’y tromperaient, je n’essaye pas de relayer les mouvements populaires d’Amérique Latine, leur avancées, et les dangers qui les atteignent ou les menacent - une guerre aux multiples aspects dans laquelle ils sont plongés, de fait – parce qu’il y a là de pauvres peuples martyrs pour lesquels les saigneurs d’occidents devraient faire jouer leur devoir d’ingérence humanitaire.

Au contraire, c’est  la richesse de ces mouvements que j’aimerais faire partager ici, cette richesse inépuisable de peuples solidaires qui ne cessent de réinventer une manière de bien-vivre que les sbires et sicaires de l’impérialisme ne cessent de chercher à détruire, et souvent, trop souvent y parviennent, sans épuiser pourtant ce mouvement. L’image me vient des luttes populaires d’Amérique Latine, comme une braise incandescente que le souffle de la répression ravive, étend et intensifie. Je me sens toute petite devant la somme de courage anonyme qui sur le contient Sud affronte au quotidien les armées des transnationales. Mon but est donc de rendre hommage à ces peuples qui sont aussi le dernier vrai barrage entre le totalitarisme absolu des corporations transnationales, le Marché Unique et nous. Et aussi de faire savoir que c’est une proposition de partage et de coopération, de solidarité des peuples entre eux, face à cet ennemi commun qui détruit tout sur son passage, qu’ils   font aux peuples du monde – et donc à nous, qui sommes bien moins riches qu’eux.

En ce qui concerne Hugo Chavez, quelques remarques, en précisant bien que je ne prétends pas énoncer ce qui aurait été La Vérité d’Un Vrai Chavez, l’Unique, le Bon, le Mien, excluant tous les autres. Simplement ce que j’ai entendu et reçu et retenu d’un humain pour qui j’avais un immense respect et l’affection d’une petite sœur pour un grand frère qui se débrouille plutôt bien dans la vie...

Je ne pense pas que le patriotisme de Chavez soit comparable aux nationalismes européens. D’abord vers l’extérieur, parce que le patriotisme bolivarien se fonde dans une notion de coopération entre les peuples pour laquelle la prospérité de la Patrie n’est pas le prétexte à se donner les moyens d’imposer sa domination à d’autres Nations pour conquérir encore plus de prospérité au détriment d’autres peuples. Chavez a agi de telle manière à partager la prospérité du Venezuela et pas seulement avec des pays et des peuples d’Amérique Latine, mais bien avec la main tendue vers tous les peuples du monde en quête de souveraineté, de droit à l’autodétermination de chacun, et de bien-vivre pour tous. Saviez-vous que le Venezuela livrait du mazout de chauffage à des étasuniens qui ne pouvaient se l’acheter ?

Je peux avoir du mal à comprendre humainement certaines de ses alliances internationales, par contre je les comprends très bien en tant qu’elles prennent place à un moment de l’histoire où le droit international conçu pour permettre une avancée vers un monde en paix est mis à mal par les fabricants de guerre, qui disposent des moyens de tous nous détruire en à peine plus du temps d’un clin d’œil. Un peu comme quand il y a le feu au village, les querelles les plus fortes pour un moment sont mises de côté et nul ne se demande s’il doit où non prendre le seau d’eau des mains de son pire ennemi. D’abord on éteint l’incendie et dans le cas de l’impérialisme actuel, il s’agit d’un incendie planétaire à multiples foyers. Chavez, comme beaucoup d’autres, avait pleinement conscience de mener un combat pour la survie de l’humanité alors que sa prochaine disparition est toujours plus probable.

Je pourrais aussi faire remarquer, puisque au-delà de l’alliance stratégique avec l’Iran, c’est aussi de la relation de sympathie qu’il entretenait avec Ahmadinejad dont il est question ici, que ceux qui aujourd’hui encensent Rohani en diabolisant Ahmanidejad, ont souvent pour argument, celui d’opposer le nouveau président lettré appartenant à l’élite à l’ancien en tant que prolétaire mal dégrossi… Entre gens du même monde, on peut s’entendre… Soit,… S’il y a bien du fanatisme dans cette histoire, c’est la haine aveugle de l’Iran qui voudrait faire de ce berceau de l’humanité l’anti-civilisation par excellence. Vive les Saoud ! Quand à Kadhafi, les témoignages sont là pour prouver que ceux qui l’ont martyrisé ont été à une époque ses meilleurs potes ou du moins l’ont-ils feint, ce qui pose quelques questions sur leur moralité. Ne parlons pas d’éthique, c’est une dimension politique qu’ils ignorent. C’est bien puant tout ça.  Bref si Chavez est critiquable en cela, ce dont je laisse chacun juge, il le sera toujours bien moins que nos faux-culs hypocrites et opportunistes de service, pour qui mentir aux peuples est une vertu. Chez Chavez, ni double jeu, ni double langage, les cartes étaient sur la table et pour ce qui est d’énoncer haut et clair les vérités qui dérangent, il ne s’est pas privé.

Ensuite à l’intérieur, ce qu’a fait Chavez de particulièrement remarquable, c’est de réaliser un multiculturalisme digne et syncrétique, celui du petit peuple réel qui rejette l’acculturation imposée par une oligarchie qui a ses racines plus à Miami qu’à Caracas et dont les dirigeants politiques se trouvent à Washington et non au Venezuela. L’acculturation yankee est construite sur des mythes qui impliquent une hiérarchie sociale d’une verticalité vertigineuse et la concurrence de chacun contre tous dans l’escalade des degrés de cette hiérarchie. Ce qu’à impulsé Chavez, c’est la chute de cette hiérarchisation en rendant aux valeurs populaires traditionnelles le droit de cité - non comme curiosités obsolètes pour touristes éco-bobos – mais bien comme valeurs fondamentales d’une politique qui a la commune comme cellule de base, La communalité n’est pas un communisme en ce sens qu’elle n’est pas une homogénéisation sous la dictature d’une fiction de prolétariat, mais bien un traditionalisme évolutif, un éloge pratique de la diversité et les moyens de son intégration harmonieuse et créative, enrichissante pour tous, ce n’est pas une position de repli mais d’ouverture.

Pour illustrer le traditionalisme évolutif, la question des semences : vouloir protéger les semences traditionnelles, conservatisme de valeurs ancestrales qui ont fait leur preuve, n’empêche pas de continuer à les améliorer au fil du temps, non dans des laboratoires de génétique, mais dans la pragmatique de l’adaptation locale et temporelle qui fait partie de processus naturels eux intemporels bien plus complexes et subtils qu’aucun de ceux jamais inventé par l’homme ! Le projet agraire de Chavez passait par les Gardiens des Semences.

Chavez était un géant parce qu’il était perché sur les épaules d’un peuple debout, un peuple auquel il avait tendu la main pour l’aider à se relever et mettre fin à l’oppression, à l’humiliation, au déni d’existence qu’il subissait de la part d’une oligarchie apatride.

C’est le grand problème de la théorie d’une « certaine » droite européenne que ce coup de force logique qui fait qu’au cours d’un raisonnement dont le point de départ est la stigmatisation de l’acculturation (yankee), elle en vient par un saut, une rupture, que rien ne justifie –coup de force - à la conclusion que le multiculturalisme est la cause de tous nos maux, et que le principal problème sont les musulmans et autres immigrés, dont il faut se débarrasser. Et c’est ce qui crée le fossé infranchissable entre Chavez et toutes les droites du monde entier : la république bolivarienne du Venezuela, telle que Chavez en donnait l’impulsion, est enracinée dans le multiculturalisme et la diversité prise comme un enrichissement mutuel, dont la conjugaison et le syncrétisme sont le Patrimoine Culturel du Venezuela Bolivarien.  Et d’Abya Yala, la Grande Patrie, le continent Sud, terre syncrétique par excellence pour des personnes originaires de tous les coins du monde. Le patrimoine historique commun étant cette histoire d’une lutte de libération qui n’a jamais cessé et dont le parcours est jalonné des héros qui ont pris la tête de ces luttes. C’est de ce patriotisme là dont il est question, de celui qui ne se laisse pas dicter une hiérarchie de valeurs par Hollywood, mais trouve ses sources dans les cultures traditionnelles des peuples, enracinées dans des histoires multimillénaires, et celle centenaire de la résistance au colonialisme et à l’exploitation, toute la différence entre les semences de maïs indigène et celles génétiquement modifiées imposées par Monsanto et cie. C’est aussi l’histoire métissée de peuples qui sont nés de la rencontre pluriethnique, la rencontre réussie entre différentes cultures, comme en témoigne cette solidarité entre indigènes, afro descendants et autres composantes du petit peuple, autant dans les luttes communes menées contre le néo colonisateur que dans les moments de fêtes partagées et dans la mise en œuvre d’un projet de monde commun où chacun à sa place sans avoir a abdiquer de ses singularités.  

Ceux qui font la critique de la gestion économique de Chavez le font toujours en termes de croissance et d’industrialisation sans jamais s’intéresser à tout ce que Chavez avait mis en œuvre pour développer la souveraineté alimentaire dans un pays libre d’OGM et de brevetage sur le vivant. Un projet à long terme dans un monde industriel à bout de ressources qui perpétuer son modèle, choisi d’y sacrifier la majeure partie de l’humanité. Ce tiers-monde sacrifiable sur l’autel du Profit englobe aujourd’hui aussi la Grèce, l’Espagne, le Portugal, et des couches toujours plus étendues des populations de France, Belgique,… Et demain ? J’ai encore en tête, l’air heureux de Chavez parcourant à cheval les rizières bolivariennes qui faisaient partie de son projet de souveraineté alimentaire. C’est certainement ce qui fait une différence, j’espère pas inconciliable, entre Chavez, el Indio, président paysan et Maduro, citadin président « ouvrier ». Je ne sais pas, j’ai des doutes, mais c’est une autre histoire… Chavez avait un projet économique à long terme, de souveraineté alimentaire et de distribution équitable des richesses, alors que les politiques néo-libérales et celles assimilées de nos gouvernements sont toujours orientées vers un profit rapide pour quelques-uns, quitte à jeter un maximum de gens dans la plus noir des misères, quitte à les envoyer à la mort, quitte à les tuer. Il y a là une incohérence de la critique époustouflante, ceux qui critiquent les autres mandataires socialistes d’Amérique Latine leur reprochant de ne pas rompre avec ce modèle industriel alors que les mêmes reprochaient à Chavez d’avoir ouvert les chemins qui permettraient de le faire en ayant souci des besoins fondamentaux de tous avant celui du superflu pour quelques-uns.

Chavez a donc mené un grand combat contre l’acculturation yankee, à travers ce combat il a réalisé l’union d’un peuple bigarré, métissé, aux origines variées, l’unité multiculturelle d’une diversité, un syncrétisme heureux dans lequel ces apports multiples sont considérés chacun comme une des sources de la richesse culturelle du pays. Président-paysan, populaire (du peuple et aimant le peuple qui le lui rendait bien) qui n’a retrouvé, à regret, sa casquette de « commandante » que sous la pression belliqueuse de l’Empire, alors qu’il renversait Zelaya au Honduras, installait ses bases colombiennes à la frontière avec le Venezuela. Le plus grand reproche que je pourrais faire à Chavez, c’est qu’alors que tout démontrait sa volonté de reconquête et de domination de « l’arrière-cour » US, il a bien trop longtemps accordé le bénéfice du doute à Obama, sous-estimant le rôle belliqueux que ce dernier jouerait dans le monde en général et en Amérique latine en particulier. Une grave erreur d’appréciation que le Venezuela et l’Amérique Latine paye très cher.

Ce qu’il n’a pu mener à terme, c’est la réalisation de cet état communal qui était et reste le but principal de son projet, parce que la communalité est le seul modèle propice à l’unité harmonieuse d’une diversité qui conjugue souveraineté d’une patrie comme foyer commun de peuples divers, et autodétermination pour chacun. La communalité qui ne semble aujourd’hui inscrite que comme épiphénomène dans les programmes des gouvernements de la région, est vivante active et parfois florissante dans les mouvements populaires de toute la région. Elle a beau faire l’objet de la plus impitoyable des répressions, Si bien des projets de « comuneros » et « comuneras » finissent dans le sang, chaque fleur de communalité qui parvient à son épanouissement produit de nouvelles graines qui cherchent de nouveaux terreaux dans lesquels germer et croître. C’est à la fois magnifique de voir ce foisonnement de la vie qui cherchent de nouveaux chemins pour se perpétuer et terriblement douloureux de voir la violence sadique par laquelle il est réprimé.

 

Et mes critiques à Chavez. La première je l’ai dit est cette candeur dont il a fait preuve en ce qui concerne Obama et son régime. Une autre critique ne peut lui être faite comme un reproche, c’est d’avoir mené son projet comme « s’il avait tout le temps », ne pas brusquer les choses, mener des avancées sur des fronts différents, dans le respect des procédures démocratiques alors qu’il n’avait pas le temps. Il l’ignorait. Y avait-il un autre chemin ? Qui donc aurait pensé que Chavez débordant de santé et d’énergie serait en peu de temps abattu par une fatale maladie ? Quand au manque de réel successeur, je n’en sais pas assez, je suis certaine d’une seule chose, c’est que le véritable succès aurait été de laisser non pas une personne pour prendre la relève mais une ample équipe soudée par une longue expérience commune, une équipe issue du et implantée dans le peuple en tant que partie. Ce n’est manifestement pas le cas. Mais d’expérience je sais à quel point la constitution de telles équipes même pour réaliser des projets bien plus modeste dépend aussi d’un hasard qui réunit les bonnes personnes, au bon endroit, au bon moment.

Pour connaître mieux son projet initial et les raisons de son engagement, je vous renvois  à ce texte Interview d'hugo chavez au chili en 1994  qui démontre que d’une part, il souhaitait prendre le temps d’abord de construire des bases solides avant même de se présenter au présidentielles.

Et qu’initialement son projet incluait également une bourgeoisie et un même d’un capitalisme local souverainistes. C’est la même découverte tragique que firent Castro à Cuba – qui n’était pas non plus communiste au départ – ou Zelaya au Honduras, un libéral qui a glissé du centre droit vers la gauche sous la pression de Washington, au Honduras et Allende au Chili l’a payer de sa vie. Aucun projet impliquant une distribution équitable de la richesse ne peut se développer sans se heurter à des oligarchies locales et transnationales qui mettront tout les moyens de guerre à leur disposition en œuvre, pour l’étouffer dans l’œuf, pour le détruire. Une leçon dont beaucoup ici devraient prendre de la graine !

Et donc aucun projet en rupture avec le projet néo-libéral, ne peut être envisagé et analysé sans tenir compte de cet état de guerre permanente, le coup d’état permanent comme on l’appelle au Venezuela qui le freine, le contraint et parfois le détourne de son sens. C’est pourquoi je tire mon chapeau à Fidel Castro et au peuple cubain, parce qu’une petite île ne résiste pas à la pression d’un immense empire sans que le peuple dans son ensemble y mette du sien. Si le peuple cubain n’avait pas aussi incarné la révolution, il y a longtemps qu’elle serait balayée.

La troisième critique - la deuxième concernait une certaine naïveté vis-à-vis d’une partie de l’oligarchie locale et de la tolérance de Washington envers des formes de gouvernements constituant une alternative au projet de gouvernance mondiale centralisée et chapeautée d’une certaine oligarchie transnationale – est celle de cette naïveté appliquée au mouvement bolivarien lui-même.

Et là nous sommes face à un problème universel qui fait partie intrinsèque d’une certaine nature humaine : comment construire un mouvement politique qui lorsqu’il aurait du succès ne se transformerait pas aussi en repère d’une bande d’opportunistes, profiteurs, parasites et à terme charognards d’un mouvement qu’ils auront perverti ou détruit ? Chavez manifestement n’avait pas trouvé la réponse à cette question, mais personne d’autre – que je sache – avant lui ne l’a fait, elle reste donc posée. Il y a une ébauche de réponse dans les types d’associations multiples qui tissent une toile toujours plus dense entre les différents mouvements de lutte politique du continent Sud - et au-delà. Communalité polymorphe, un rhizome à travers lequel un pouvoir toujours redistribué circule et quand il s’accumule en un point, c’est pour être utilisé et dissipé dans une création commune.

 

Bref si je résume mon point de vue : Chavez était un patriote internationaliste, qui réalisait dans son pays un projet à long terme, de bien-vivre et donnant priorité à la satisfaction des besoins essentiels de chacun, projet communaliste, fondé dans la multiculturalité – une richesse - existante (modèle horizontal, d’intégration, de partage, de complémentarité, coopération et non concurrence) et rejetait l’acculturation, mode de la domination culturelle de l’Empire du Nord (modèle verticale, élitiste, d’exclusion, de domination et d’apartheid aux non-valeurs apatrides), alors que vers l’extérieur sa démarche a été de contribuer à l’union de tous ceux qui rejettent la domination impérialiste, sans pratiquer l’ingérence interne dans les affaires des autres mais en répondant à leurs appels à la solidarité. Il n’était pas un accident de l’histoire, mais bien la meilleure incarnation en un lieu et à un moment précis d’une conscience populaire qui l’a précédé et qui lui survit. Un paysan qui savait que ce qui se construit en hâte ne tient pas la durée. Il a été le catalyseur de processus qui existaient à l’état latent, et qui se poursuivront sans lui, en prenant plus de temps, l’accouchement sera plus douloureux, avec plus de victimes de cette guerre inique qui est menée partout sur la planète à tous ceux qui s’écartent ou s’opposent au modèle imposé par les Corporation Transnationale des Fabricants de Haine. Chavez était aussi un mur de contention qui protégeait les peuples de la Grande Patrie et d’autres de ce débordement de haine et il l’a payé de sa vie.

Pour cela, malgré cela, Chavez reste irremplaçable et toujours il manquera à tous ceux pour qui il aura été un phare, brillant au Cap d’Espérance de l’horizon de notre destin commun d’habitants de la Terre, comuneros et comuneras d'un autre monde en gestation.

 

Anne Wolff

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Published by Anne Wolff - dans anne humeur du jour
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Anne-Marie 08/11/2013 18:53


Un bien bel Homme

Anne Wolff 08/11/2013 18:56



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