7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 08:00

 

Moi, # 2008, agent de conversation 

 


- Tu m’aimes-tu, même si je vis à 700 kilomètres du boulevard Saint-Laurent et que j’ai un panache d’orignal sur le hood ?

- T’es ben mieux de pas me faire suer avec tes commentaires et ton snobisme métropolitain. Lettre d’Abitibi, Le Devoir

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Broyé dans la grande machine de la mondialisation, aux prises avec des entre…prises gourmandes pour le profit, le l’humain est devenu une marchandisation d’esclaves au plus bas prix possible.

Le monde aura implosé dans sa bêtise.

Savamment et bêtement (sic) orchestrée, l’élitisme fruitée décadente est en plein dans les travaux de la fonte de la chair pour la survie des machines et des sommes colossales et inutiles, laissant en charpie la Vie même.

Dieu est mort parce que nous l’avons tué en nous. Nous nous sommes « auto-assassinés ». Ni plus, ni moins. Foi d’athée :-)

Le monstre cravaté, séché à froid, légume des tours à bureaux, est aveuglé par « ses idées », sa machinerie lourde, sans regard au futur humaniste.  Même si nous nous convainquons d’en avoir un tout petit, il faut se méfier: l’égo-éponge cherche le sang seigneur… Il a soif. C’est un amas de sable qui a besoin de créer le gros légume qu’il croit être.  En chacun de nous, dort un maringouin Abitibi.

Le but de la Vie a été dévié par une armée d’ignares sataniques, à l’ego démesuré.

La technologie vient accélérer cette dynamique de croissance. La robotique par exemple devient moins chère que le plus bas des bas salaires du monde. Ainsi, en Chine une entreprise a remplacé 500 000 ouvriers par des robots. Au Japon, une entreprise neuve de 15 ha, entièrement automatisée, produisant pour 2 milliards de dollars par mois fonctionne avec 15 salariés.

La mondialisation a enfanté un système à haute concentration de capitaux mais puissamment destructeur d’emplois. Cela est résumé par des bourses qui évoluent à l’opposé des niveaux de chômage et de paupérisation. Elle engendre la captation de l’outil de production par la haute finance doublée d’un sentiment de toute-puissance de la super-élite. C’est ainsi que dans une indifférence à la loi Minder, à l’opinion publique, aux normes de capitalisation et au sauvetage par l’argent public la direction d’UBS va se distribuer 2,5 milliards de francs pour se féliciter de la perte de 2,51 milliards sur 2012 et la promesse de destruction de 10 000 emplois. legrandsoir.info

La chair humaine n’est qu’une écorce défibrée, séchée à froid qui sert désormais à faire le chant des oiseaux de malheur de la gente issue des Wallstreeters qui enfantent de petits wallstreeters.

Nous n’avons désormais qu’un seul et réel numéro. C’est celui aura déclenché la plus grande guerre économique à finir. Nous ne sommes que des plaques d’immatriculation livrés à d’hypocrites maculés.

# 2008

L’ère du Christ vient de passer au crisse…

Une rue aura assassiné tous les sentiers du monde.  Quelqu’un m’a dit que j’avais une vision pessimiste du « monde »! . Pas du tout! Dans 50 ans, tout le monde mangera de la pizza congelé. Et les F-35 seront dans le désert du Névada. Pour la C.I.A, l’agent n’a pas d’odeur. Même putréfié , après service rendu et service funéraire…

Bienvenue dans l’enfer de Bosch.

Hell

Cette décrépitude au vernis du sirop des médias,  termine le fini délicat d’un monde mensonger, voleur, déchiqueteur, hypocrite.

La seule utilité de ces créatures est qu’elles seront un jour une poignée d’engrais, une fois passée l’incinérateur.

Pissenlit-8698

Il y a des trillions de fois plus de vie et de vérité dans un pissenlit que dans une meute de banquiers. C’est mai, ils arrivent! Sauvez-vous! Il y a quelques années, je les arrachais vertement avec un arrache-pissenlits. 21.95$ chez OM Hard-Where. Mon voisin a engagé une compagnie qui vous arrose tout ça, plante un piquet POISON, et s’en va. Le monde est vert… Si un jour je vois Sarkozy ou Harper,  ou l’autre, le négro spirituel à manettes de drones, dans mon petit coin de verdure, je m’abonne. C’est ça être « vert »…

En perdant ses terres, l’humain devient, à travers les « pouvoirés » un esclave à manipuler et à jeter.

Il n’est plus choisi pour sa force, il est choisi pour sa capacité à n’être qu’une éponge. Et les éponges boivent l’eau des épongés…

L’ego aura créé le troupeau. On disait que l’union fait la force…

L’ego aura créé le créateur du « machinarium » puissant et mondialiste.

Bloup! Avalé comme une moule après avoir déchiré la coquille. La limace est un vampire à limaces.

Le premier mai était la fête du travail. Quand vous entendrez l’expression « reprise économique », essayez de comprendre qu’elle n’est plus pour l’humain, mais pour la machine à fabriquer des zéros.

Chaque invention nouvelle, avalant les travailleurs, est une dent de requin  qui rend en charpie l’âme humaine. On aiguise les manières de se débarrasser des travailleurs qui…coûtent  trop cher.

Je le disais: Il n’y a plus rien d’humain.

Soyons polis! Passons tous au vernis…

Gaëtan Pelletier

4 mai 2013

En sus. Gratos. Une pensée de l’écrivain Alain Bésil.

 » Nous sommes plusieurs à vouloir être hun(s). »

Huns

P.S.: Désolé pour ceux qui aiment les analyses à paragraphes carrés. Le monde n’est pas carré. La conduite humaine non plus. Merci tout de même à ceux qui se tordent le cerveau pour jouer le même jeu que ceux qui nous tordent le corps, l’âme, et nos contes en banques.

___

La guerre des étoiles: « Que la farce soit avec toi ».

Un grand du chinéma américain.

Source :

LA VIDURE | Naître dans une explosion et finir en implosion!

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commentaires

Gaëtan Pelletier 10/05/2013 03:37


Société des loisirs. Les enseignants de l’époque y croyaient tellement qu’ils nous disaient de nous préparer… à ne rien faire, ou presque. Mais le « résultat » est ce
que vous décrivez.


C’est un des problèmes que d’être trop lucides et de chercher des « résonnances », ou de les trouver, à l’autre bout du monde. De par cette lucidité, j’ai toujours mené une double vie.
Le travail, et le reste à tenter de cerner cet univers et le sens de la vie. Et avec la  même éthique que vous citez. Les gens du petit village dans lequel j’habite ne le savent sans doute
pas. La marginalité n’est pas dû à un manque d’ambition – comme on me l’a souvent reproché – mais à une absence d’intérêt pour le clinquant social. Mes anciens compagnons de travail voient les
difficultés à partir du « fragment politique » canadien.


On en est loin…


Et à quoi donc sert une vie si ce n’est pour l’ensemble de la vie où tout est lié? J’ai lu il y a quelque semaine un billet concernant « l’écart » entre la province et la ville, manière
de parler… Un billet européen. Pourtant, le phénomène c’est lui aussi mondialisé. Le supermarché à tout. Et on cultive ce faux savoir dans les écoles, et certains ne sont que rattachés par les
filets de la technologie et des miroirs qu’on leur offre. Pour eux, c’est ça le progrès. Ils font des étages avec les humains. La « valeur » selon le diplôme ou le rôle social.


En ce qui a trait à mon anti américanisme primaire dont on m’a étiqueté, parfois, elle est loin d’être « primaire ». Mon père a travaillé aux U.S.A. pendant de nombreuses années. J’ai
des cousins qui ont épousé des américaines. Et j’ai vu le peuple « moyen » américain parce que je suis né à moins d’un km de ce pays, que j’y suis allé souvent y séjourner. Le Maine est
peuplé en grand nombre de souches de « canadiens-français », dont le célèbre Kérouack. Sa mère habitait à 20 km d’ici. Mais cette partie des U.S.A est sans doute la moins naïve, ce qui
ne l’empêche pas de subir la même politique. J’ai aussi fait le rapprochement entre le régime nazi et étasunien. Mais c’est sournois, comme tout ce qui bouge en ce moment. Déguisé. Bien
simplement…


***


En 2008, quand j’ai démarré ce petit blog – pour la poésie et de petits écrits, jamais j’aurais pu imaginer qu’un jour je mettrais la main dans ce panier de crabes. Je me disais que les
économistes étaient trop intelligents pour moi… Mais ils sont plus méchants et retors. En plus d’oublier les racines de l’économie passée au tordeur de leurs grandes théories. De la magie de
débutant… Ou de grands falsificateurs.


 


 


 


 


 


***


Dans LA ROUTE VERS SOI ( qui est celle des autres également, puisque nous sommes tous liés) j’ai tenté de cerner les souches de la personnalité humaine pour comprendre comment peut se poursuivre
ce monde. Autrement dit, comment on reste un bon  citoyen obnubilé, incapable de se délivrer de la cage de cette propagande journalière.


C’est brouillon et je ne sais pas si j’irai jusqu’au bout de cette « explication ». Je suis déjà un peu « fatigué » autant physiquement que mentalement.


J’ai reçu un jour un message d’un écrivain québécois qui m’a dit avoir passé la nuit sur mon site. «  Je croyais rencontrer quelqu’un de triste,mais…. » . Eh! Oui! Il est certain qu’à
lire ces tirades à coups de fiel pour faire fondre un peu, ou faire bouger – ou du moins faire des rencontres – un peu, déloger ces mensonges, ça a un air triste. Mais ce n’est pas moi qui suis
triste. La lucidité de voir se dérouler et s’effondrer – nature, humain, perceptions – fini par donner l’image de…


Comme les amérindiens, en perdant nos terres, et cette notion du TOUT, nous perdons contrôle de ce à droit tout être humain.  Nous n’avons plus accès à la « vérité de ce monde »,
nous avons accès à un enseignement falsifié pour des raisons « économistes » J.
La nuance est là…


Mes enfants sont enseignants. Je pense qu’ils gobent une partie de ce sinistre monde malmené par des spécialistes qui n’ont jamais mis les pieds dans une école, ni vu un être humain ailleurs que
sur papier.  


Alors, les politiciens et les « pédagogues » traitent les gens comme des « unités » égales en chiffres. C’est mal connaître la nature humaine. J’ai rencontré des gens miséreux
qui ne cherchent pas la misère. Mais la beauté vient de la simplicité de certaines gens, et il y en a beaucoup, que j’ai connus et j’en rencontre encore parfois. Ce sont souvent les premières
victimes.


***


Peut-être que trop d’entre nous ont perdu tout sens de la réalité. On cultive la mythomanie….Et plusieurs veulent en faire partie…


Il faut changer les dictons : « Un imbécile averti en vaut deux ». 


Il n’y a sans doute pas de système parfait, mais au moins faut-il des principes de base reliés à la vie et non à l’économie qui a dévalisé – et qui continue en faisant croire que c’est la seule
façon de sortir de la pauvreté – la planète, le vivant, de sorte que nous ne pouvons vivre que par un massacre.


À une certaine période on parlait d’un grand projet : éradiquer la pauvreté sur la planète.


( Sans doute un plan caché sous ce beau projet).


Maintenant, on a trouvé la solution : éradiquer les pauvres. Ou en créer d’autres… Les serpents finissent toujours par tortiller les concepts et se fabriquer une image de « dieu
sauveur ».


Quand on n’a plus de doute, on n’a plus rien. Figés.


 

Anne Wolff 11/05/2013 00:29



Désolée, je livre sans relire parce que dans mon petit pays il se fait tard et le sommeil me gagne.Merci pour les stimulants dommentaires.


En 2009, quand j’ai commencé ce blog, je
pensais qu’il serait consacré à la vie simple et au logement alternatif avec de belles illustrations de vie simple, fertile et joyeuse.


Et accessoirement, il me permettrait de
continuer mes recherches pour essayer de comprendre le monde. Une manière pour la vagabonde que je suis d’archiver des documents sans avoir à les transporter dans mes déplacements. J’ai traversé
la vie avec la question de comprendre comment et pourquoi, nous, jeunesse de gauche, généreuse et enthousiaste, avions été instrumentalisés et mis aux services de causes qui ne nous ressemblaient
pas. Pourquoi toute cette énergie, conjuguée, semblait a postériori une sorte de feu de paille, un feu d’artifice, trop vite éteint, trop vite retombé sans laisser presque de traces.


Très tôt l’écologie a pris une place
prépondérante dans ma conception du monde. Environnementale d’abord et ensuite politique, parce que sans évolution des consciences rien n’est possible. C’est pour cette raison que je suis aussi
pessimiste pour l’Europe à venir.


Société des loisirs. Les enseignants de l’époque y croyaient tellement qu’ils nous disaient de nous préparer… à ne rien faire, ou presque. Mais le
« résultat » est ce
que vous décrivez.


On peut concevoir la société des loisirs
de deux manières. La « skolè » des grecs ou « ocio » en espagnol, en grec ?. Je suis toujours surprise de voir que le concept de démocratie est présenté comme un but en
soi, alors que la démocratie grecque excluait les femmes, les esclaves, les métèques, le petit peuple… ceux qui étaient déchargés d’autres tâches, pratiquaient le loisir actif dont la politique
était un élément essentiel. Le reste du temps consistant à se « cultiver », à fréquenter le gymnase, à philosopher… Le citoyen est donc à Athènes une notion exclusive et élitiste. Dans
ma conception naïve, mais aussi prolongation en projection linéaire de ce mouvement de libération qui parcourait l’Europe, je voyais cette société des loisirs comme un temps où chacun ayant eu
accès à des enseignements de qualité, serait à même de participer à la vie politique. Une démo ? pas cratie puisqu’il n’y aurait plus personne pour dominer personne. La notion de citoyen,
exclusive, disparaissait alors pour faire place à celle d’habitant. La commune, quand l’organisation horizontale permet à chacun de s’invertir là où il est, où il vit indépendamment de ses
origines au nom du « bien vivre ensemble » et du « bon voisinage ».


Nous n’avions pas encore pris toute la
mesure des processus de colonisation dont nous étions l’objet. Le retour des cousins prodigues, revenus en maîtres pour nous imposer leur « rêve américain », et ces loisirs qui se
caricaturent par « à regarder un match de foot à la télé, en bouffant des chips et hamburgers et en buvant bière ou coca », l’extension du Marché Unique phagocyteur des ex-réprouvés de
l’Europe, nos cousins yankees. Acculturation. La phagocytose n’est pas seulement économique, elle fut aussi culturelle et dégénérative, en ce sens que l’acculturation implique la passivité du
sujet, réceptacle émotionnel. J’ai dans l’oreille, les échos de ces spectateurs de foot qui n’ont jamais touché un ballon (ou plus depuis longtemps) et qui parcourt les rues à l’issue d’un match
en hurlant « On a gagné ! », la vie par procuration. Dépossession par le spectacle au détriment de l’action.


Les gens du petit village dans lequel j’habite ne le savent sans doute
pas.


Cela, c’est grave. Et je le vis aussi à présent. Alors que jusqu’ici j’avais toujours été intégrée dans
des groupes plurinationaux et plurisociaux, dans lesquels chacun était au courant des opinions de chacun qui se discutaient, se débattaient, C’est là que j’ai appris que dans la réalisation au
quotidien d’un objectif commun concret qui apporte à chacun du bien vivre, les divergences politiciennes deviennent anecdotiques. Pour faire bref : une confiscation du territoire rend de
plus en plus difficile la constitution de tels groupes (Belgique 30 000 km2 et plus de 10 millions d’habitants, rend ce phénomène particulièrement sensible). Les interdits qui
pèsent sur les alternatives, la réduction de l’espace publique, les difficultés de l’accès à la terre, nous prive de lieux où habiter le monde. La place publique est sous les yeux des caméras et
les joyeuses réunions de musiciens se sont vues réprimées par la police… Je reprends cette anecdote illustrative : Des musiciens jouent, bien, en sourdine sur la place. Dix heures pile du
soir, les flics débarquent. Cela fait trop de bruit, les voisins se plaignent. Contrôle d’identité, faut remballer. La même nuit, un grand match de foot. Le bistrot irlandais, sur la même place,
a mis des écrans en terrasse, les spectateurs s’agglutinent sur « la voie publique » bloquant la circulation, hurlant à qui mieux, mieux et ce jusque 2 heures du matin environ. Et pas
l’ombre d’une intervention de la « brigade des tapages nocturnes ». Ce n’est donc pas le bruit qui fait problème et détermine ce qui est autorisé ou ne l’est pas.


Les réunions musicales sur la place étaient aussi des occasions d’échanger des idées. Des voyageurs se
joignaient aux habitants, et régnait une bonne convivialité. Cela n’est plus, « Crève dans ta misère » est à l’ordre du jour. L’austérité, ce n’est pas la pauvreté matérielle, c’est une
idéologie qui rend la joie suspecte et subversive.


Et donc nous sommes passé d’une situation dans laquelle les habitants, même de passage, contribuaient
ensemble à animer la place à l’ennui d’une misère distillée au quotidien. Reste que j’ai du mal à comprendre la passivité de ceux qui constituaient notre petit groupe face à une
« autorité » de plus en plus répressive. La répression se déroule sur tous les plans.


Phase Un : société dite de plein emploi, les quelques-uns qui par malchance n’en ont pas
bénéficient de la solidarité publique. Phase 2 : augmentation du nombre des chômeurs, on croit au début à une crise passagère, la solidarité continue à jouer pour permettre  à ceux qui en sont victimes de traverser cette mauvaise passe. Pendant ces deux premières phases, les « originaux » dans mon genre sont considérés
comme des marginaux plutôt sympathiques. Phase 3 : mise en marche de la machine à fabriquer l’exclusion, un nouveau concept, tout frais sorti qui ne va cesser de se renforcer, alimenté y
compris par les associations de « gauche » qui  lui donnent consistance alors qu’elles devraient au contraire en démontrer le non-sens, dans
le sens où les exclus du capitalisme sont pour beaucoup des acteurs potentiels d’un projet de « gauche ». On va alors voir se mettre en pratique à travers les différentes officines de
« mise à l’emploi » un passage au crible de la population, une grande opération de sélection fondée sur des critère de conformité et d’aptitude à la soumission, qui laissera sur le
carreau les « non-intégrables » (du projet de Nouvel Ordre Mondial.) Quand je reviens de mes montagnes pour un séjour en ville, je vois dans le regard que les gens jettent sur les
exclus la mise en œuvre d’une nouvelle matrice d’opinion, l’exclusion comme une maladie contagieuse. Bientôt on les obligera à avancer munis de crécelle comme les lépreux, fracture sociale. Phase
4 : l’opération de sélection est terminée. Ceux qui n’ont pas été sélectionnés d’exclus deviennent « rebuts ». Il n’est plus question de solidarité mais bien soit de les rendre
productifs à bas prix, soit de s’en débarrasser. Cela nourrit par un mythe de surpopulation qui ne tient la route que si on prend comme idéal « l’american way of live », gaspillage,
mode de production destructeurs de ressources et qualitativement fort peu productifs. Quand je vois la quincaille accumulée dans les magasins, j’ai du mal à comprendre que les gens ne fassent pas
le lien entre cette abondance de produits de basse qualité et la crise écologique que nous traversons. Je n’ai autour de moi que des objets de récupération, ou presque, et ils sont jolis, mon
petit bonheur, ces objets d’artisanat dont les gens ne veulent plus.


Je pensais que ce serait cela, la société des loisirs, un monde d’artisans. Un monde dans lequel le
temps que chacun consacre aux tâches fastidieuses serait limité, le temps  libéré pour apprendre, créer, inventer la vie comme une fête, une fête
productive d’œuvres d’artisans, de complémentarités enrichissantes et de bonheur.


. Les enseignants de l’époque y croyaient tellement qu’ils nous disaient de nous préparer… à ne rien faire, ou presque.


Et c’est bien cela qui s’est passé, on a
préparé les gens à l’inaction. La qualité de l’enseignement n’a cessé de diminuer, les programmes faisant toujours d’avantage partie de matrices de propagande. Et les matières qui auraient pu
permettre à chacun de juger des enjeux des différents projets de monde qui s’affrontent en personne bien informées ont été rayées des programmes.


 Cela je le vois à présent en Amérique Latine, un effort d’éducation qui provoque un bouillonnement de production d’intelligence collective, aussi bien par
exemple le centre UTOPIA, de la COPINH au Honduras, que dans les Ateliers de la Via Campesina ou dans cet immense efforts d’éducation populaire impulsé par Chavez au Venezuela… à toutes échelles
et en interaction transcontinentale et parfois internationale. Via Campesina est un mouvement mondial. La droite n’a pas besoin de gens qui pensent, disait Isabelle Stengers. La télévision comme
outils d’abrutissement des peuples. L’aventure remplacée par la consommation de « télé-réalité bêtes et méchantes ». L’invention, la création en quelques décennies d’un peuple passif,
abrutis, ayant le loisir « ocio » comme idéal et se gavant de l’assassinat de Kadhafi, mieux qu’un snuff movie. Civilisés ???


. Ils font des étages avec les humains. La « valeur » selon le diplôme ou le rôle social.


 


Un principe autant reconnu par la gauche
que par la droite. Comme si on ne pouvait voir d’autres ambitions, des ambitions au raz des pissenlits (une absence d’intérêt pour le clinquant social, je partage mais cela devient suspect à présent, ce n’est pas normal, donc c’est mal), ambition d’intégrité (ne pas avoir à mener une double vie : Et à quoi donc sert une vie si ce n’est pour
l’ensemble de la vie où tout est lié?),
ambitions d’apporter sa petite pierre à l’édifice d’une bonne convivialité, ambition d’avoir chaque jour des éclats de rire partagés. L’enseignement fait partie de cette machine à sélectionner le
conforme, le soumis, le réceptif aux impératifs de l’idéologie dominante, avec des champs séparé des différentes disciplines qui ne permettent pas l’esprit de synthèse d’entrer en action. Et
cette idéologie impose l’austérité pas tant comme pauvreté mais comme une sorte de carcan moral… fini de rire, que du sérieux.


J’ai arrêté l’école très tôt, je
m’ennuyais et je rigolais trop, clown de ma classe, avec les professeurs qui rigolaient sous cape, j’étais aussi la plus éveillée, la plus brillante, mais j’avais perdu confiance dans la qualité
de l’enseignement, il me semblait que j’avais mieux à faire de ma vie que de la passer en silence assise derrière, un banc à écouter des choses qu’il me faudrait ensuite désapprendre. Puis un
jour j’ai senti le besoin de me cultiver et j’ai passé le BAC (jury central en Belgique), etc… je crois que j’ai sauvé mon goût des études et des apprentissages, en refusant d’accepter le
conformisme des programmes. Ceux d’histoire surtout ma faisait enrager, tellement chargés d’idéologie.


C’est peut-être une maladie dans le
contexte actuel… je ne cherche pas les résonances, elles me sautent aux yeux. J’ai le souvenir d’avoir toujours été comme cela. Et à présent je retrouve en Amérique Latine des personnes qui ont
ce même sens des corrélations.


J’ai aussi fait le rapprochement entre le régime nazi et étasunien. Mais c’est sournois, comme tout ce qui bouge en ce moment. Déguisé. Bien
simplement…

 


 


Alors que les analyses et enquêtes se
multiplient en Amérique Latine pour élucider le visage actuel du fascisme et ses interactions internationales, ainsi que le projet de monde qu’il suppose, la propagande massive ordonnée par le
pouvoir central qui a siège à Washington, sème le doute et la confusion à coup de contre-vérités matraquées ou insidieuses. Et ici, cela marche.


Ces analyses qui ont une portée
internationale devraient nous éclairer sur le rôle du fascisme dans nos contrées, acteur à part entière du projet d’instauration de « Nouvel Ordre Mondial » quand bien même il s’en
défend, faute souvent de le concevoir. Les groupements fascistes, sont les nettoyeurs au service du système qui leur fait porter le chapeau, gardant les mains propres et l’âme noire.


Les nouveaux SA du Venezuela nous
montrent clairement quelles sont les cibles de ces nettoyeurs, comme nous le montre les opérations punitives contre des immigrés, des rroms, des sans-abris et celles qui ont pour cible des
résistants à cet Ordre, un peu partout dans le monde.


Nous voyons qu’aujourd’hui cet Ordre
mondialisant est dirigés par les héritiers des mêmes qui avaient permis à Hitler de s’armer pour sa guerre éclair. Qui a terme aurait probablement débouché sur un succès sans l’intervention
soviétique qui a incité les USA à intervenir, se posant en sauveurs de l’Europe libre. Il s’agissait moins alors de libérer l’Europe du nazisme que de s’opposer à la prise d’influence de l’ennemi
soviétique.


Contrairement aux idées inculquées,
depuis le nazisme, essaimé dans le monde entier sous protection étasunienne n’a cessé d’être actif, de croître et de se multiplier. Aujourd’hui grâce aux liens directs mis en lumière et démontrés
de Washington avec les groupements fascistes d’Amérique Latine et d’Espagne, nous avons des éléments pour comprendre la progression du fascisme dans nos régions, son caractère de vecteur obligé
de l’instauration du « Nouvel Ordre Mondial » participant à la fois à l’instauration de l’état de Terreur qu’il nécessite et aux opérations de nettoyage sélectifs qui participent d’un
projet de dépopulation.


Les liens entre ces différentes
composantes ont été clairement mis en lumière concernant l’opération Gladio, et les alliances étranges de la loge P2. Mais depuis, quoique des faisceaux d’indices ou des faits révélés nous
montrent que les mêmes méthodes et stratégies de tension persistent, les éléments directeurs du projet agissent dans l’ombre en territoire occulté à l’opinion publique.


Il est urgent que l’Europe retrouve un
peu de lucidité, que chacun cesse de percevoir les montées de fascismes locales comme un épiphénomène circonscrit. Une internationale fasciste, menée par les Centres de Pouvoir du Nouvel Ordre
Mondial est à l’œuvre dans le monde. Elle a déclaré la guerre à l’humanité. Ouvrons-nous à ces voix Latinos qui nous proposent la construction d’un monde nouveau,  en recherche des conditions de la Paix qui permettent l’épanouissement heureux de l’humanité. Croissance du bien-être, développement de l’harmonie, dans le
monde des « Bons Voisins ».


J’ai lu il y a quelque semaine un billet concernant « l’écart » entre la province et la ville, manière
de parler


Je pense que c’est cela qui fait la
différence entre la gauche latino et l’occidentale. La gauche européenne est industrialiste, colonialistes, la paysannerie est décrite comme petite bourgeoise, réactionnaire, et
« conservatrice ». Clair que plus de 500 d’Inquisition et 50 ans d’agriculture industrielle, n’ont pas fait de la paysannerie Européenne, en général, la puissance d’avant-garde de cette
révolution conservatrice dont nous avons besoin face au progrès débridé d’un peu de meilleur pour beaucoup de pire. Le choc des civilisations c’est avant tout monde urbain contre monde rural, le
bêton contre la terre, l’enracinement dans la nature contre la dévitalisation citadine.



Gaëtan Pelletier 09/05/2013 01:46


Après ça, on vous demande d'être optimiste pour l'avenir de la planète. La technologie allait nous amener le paradis. Il va falloir que la crise casse vraiment ce mode de vie fasse crouler
l'empire américain. L'avenir est sans doute en Amérique du Sud.  En seulement 12 ans de ce siècle, on a produit plus d'horreurs que dans l'autre. Sorte de courbe exponentielle qui ne fini
pas... 

Anne Wolff 09/05/2013 22:29



 


Pour l’optimisme tous ces gens qui m’ont
fait toute ma vie reproche d’être irréductiblement optimiste seraient enfin satisfaits de voir que j’ai baissé pavillon. En quelques années ma conception du monde a fort changé.
Rétrospectivement, je mettrais moi le point d’inflexion en 1975 – le début d’une crise qui ne cesse de s’intensifier. A l’époque le pouvoir central promettait que le développement des robots qui
commençaient à faire leur apparition, permettrait en 2000 la « société des loisirs ». En 1990, Monsieur Hottois, professeur de bioéthique à l’Université (ex) Libre de Bruxelles, nous
parlait des recherches en cours pour inventer des cyborgs susceptibles de remplacer l’humain dans les « basses besognes «  des recherches dont l’aboutissement était prévu pour ces
années-ci. Et le résultat n’est pas une société de loisirs dans laquelle s’épanouiraient des humains cultivés, mais l’option retenue est l’inutilité de la majorité de l’espèce humaine – dont il
va falloir se débarrasser, une partie des processus à cette fin sont en cours, d’autres se mettent en place.


Je tombe de haut. Ce n’est pas tant le
cynisme absolu de ce pouvoir central globalisant et de ces cadres formatés en fonction des besoins de la machine de guerre que constitue la « gouvernance mondiale » que l’abrutissement
des peuples d’Occident qui ne semblent plus capables de réagir, ni devant la réduction de leur qualité de vie, ni face à une menace qui concerne l’avenir de l’existant.


Des populations de plus en plus
« bêtes et méchantes ». Je parle de ce que je peux observer dans la rue, entendre dans les conversations, transports en commun, bistrots, attitudes des gens vis-à-vis de l’immigré, du
gamin drogué et vaguement délinquant, du clochard qui pose son lit sur les trottoirs gelés…. Comme je zappe les médias aux ordres, je découvre les matrices d’opinion dans la rue et des recherches
ultérieures confirment la plupart du temps.


Beaucoup de littérature en ce moment en
Amérique Latine qui parle de fascisme. Je dois à Deleuze, les notions de néo-fascisme et microfascisme et quelques autres qui fondent ma conception du monde). De plus en plus de fils tissent les
liens aussi entre le projet de « White supremacy » des yankees et l’Allemagne nazie. Les yankees ont donné sa chance à Hitler de réaliser son projet en Europe. Ce n’est que quand
l’intervention Russe a renversé le rapport des forces que les USA se sont posés en co-sauveurs de l’Europe envoyant de braves petits gars manger les pissenlits de Normandie par la racine. Je
pense que ces composantes du Pouvoir Central qui ont peu à peu mis la main sur le gouvernement des E.U., les Ford, Bush et autres Rothschild se seraient tout aussi bien accommodés d’une victoire
nazie en Europe, et même mieux. Une partie du travail qui se réalise en ce moment aurait été réalisé avec des décennies d’avance. 


On ne peut nier, en ce moment de serait
dangereux, l’importance de l’Europe collabo. On ne peut non plus négliger l’importance d’une résistance intelligente et organisée qui avait de fortes racines populaires, comme disait Descartes
« Le bons sens, la chose la mieux partagée au monde » état alors encore une réalité. J’ai longtemps apprécié d’être belge. Un humour d’autodérision surréaliste nous rendait sympathiques
à d’autres peuples, Bon Enfant, idiot dans le sens « sage et fou ». Je ne reconnais plus le peuple de mon pays. Une crétine mesquinerie agressive semble s’être emparée d’une partie de
la population. Et d’autre part, j’’apprends que « la gauche de la gauche française » se réjouit d’avoir chanté en chœur… la Marseillaise, dimanche dernier. Je me souviens, il y a bien
longtemps de cela, ce dernier moment d’émotion collective des survivants de la gauche belge, toutes tendances confondues nous avions alors chanté haut et fort
« L’internationale ».


Ce que je voudrais montrer par-là, c’est
qu’alors qu’il faudrait être offensifs et créatifs pour affronter les périls qui se pointent à l’horizon, la « résistance » se construit sur des positions de replis. J’aurais préféré
entendre résonner l’Internationale, mais encore plus que cela j’aurais aimé qu’un mouvement international s’exprime dans les divers regroupements locaux, ayant un chant commun qui réponde aux
agressions d’un ennemi commun par une solidarité internationale capable de réinventer le monde. Pendant les quelques soixante ans de construction de cette annexe colonisée de Washington, E.U.,
qu’est Bruxelles, Europe, un travail de sape de l’intelligence collective des forces de résistance, à travers la réalisation de divers monopoles à vocations de propagande (médias, enseignement…)
a été réalisé. La mise en exergue des qualités d’analyse au détriment de la synthèse témoigne de ce programme qui s’implante avec un objectif précis à l’insu des populations, la création de la
figure de l’expert scientifique comme ultime référence de véracité relève de cette même dynamique, imposer un monde à des populations rendues incapables volontairement d’en évaluer les enjeux. Et
nul doute, en Europe l’objectif est atteint.


Absence de solidarité concrète entre les
peuples du Nord et ceux du Sud assassinés par la crise, Grèce, Espagne, Portugal… incapacité de la part de la plus grande partie de la gauche de renoncer aux prérogatives colonisatrices qui
implique la mise en tutelle des peuples non Occidentaux. Etc., etc., adeptes implicites de la White Supremacy et par conséquence du fascisme en tant que manière d’être au monde et en particulier
du rapport à autrui –méfiance, incompréhension, haine….


Aujourd’hui, un psychiatre, directeur de
l’hôpital psychiatrique de Caracas animait un atelier dans un quartier pauvre et chaud de la ville. Dans les jours qui viennent, la télévision produira quelques émissions regroupées sous le
titre, le visage du fascisme. Je peux lire des dizaines de textes, les uns rappelant l’histoire du fascisme en Amérique Latine et les autres interprétant ce qui se passe actuellement à la lumière
de cette histoire, une production continuée d’intelligence collective qui se fonde dans l’éprouvé récent –et actuel - des tortures et meurtres pratiqués par des Escadrons de la Mort, formés ou
ayant reçu formation de nazis expatriés dans cette région du monde ainsi que du Mossad, de la CIA ou sur base des méthodes des tortionnaires français en Algérie. Ici aucune Inquisition ne vient
disqualifier ceux qui parlent de Conspiration, Complot et en démontent les mécanismes.


Je me retrouve dans une position étrange,
très isolée dans mon milieu local et en résonance avec des centaines de milliers et de millions de personnes qui vivent sur un autre continent et s’apprêtent à défendre ‘sans doute les armes à la
main – l’autonomie régionale. Jusqu’ici c’est une résistance essentiellement pacifique qui se développait sur le continent – et qui paye chaque jour son quota de meurtres, disparition,
emprisonnement, destruction des lieux de vie. Mais aussi a conquis du pouvoir et de l’audience. Et a permis l’organisation des Peuples chez eux et entre eux. Face à la menace promulguée par le
porte-parole du Pouvoir Central, Kerry, c’est à travers tout le continent que se lève une résistance qui entre en effervescence et se sert les coudes…. Et ne loupe pas le fait que Poutine ait
fait lanterner Kerry pendant trois heures avant de le recevoir pour un rendez-vous convenu. Si je pouvais faire abstraction, comme le font les technocrates, de la douleur du monde, je dirais que
nous vivons un moment passionnant de l’histoire. Mais il y a cette empathie, dont je ne veux, ni ne peux me débarrasser. Et c’est là que je voulais en venir. Oui, il y a une courbe exponentielle
et continuellement accélérée de la soumission du monde aux désirs de technocrates, remodelage destructeurs de l’existant, à mes yeux pour un pire. Le mirage du « rêve américain » a fait
long feu. Mais tant que les Occidentaux refuseront de donner une valeur égale aux morts de Bagdad avec ceux de Boston, ils témoigneront que leur âme accepte implicitement le fascisme qui attribue
aux humains une valeur en fonction de ce qu’ils servent ou non ce système qui nous opprime. Cet économisme a été très clairement exprimé par Larry Summer, les morts du Bengladesh à trente dollars
par mois, interchangeables ne valent rien ou si peu. Les ressources de l’Irak sont convoitées par les Saigneurs qui en ont urgent besoin, la ville de 500 000 enfants d’Irak, dans l’opération
pétrole contre nourriture, sont des chiffres acceptables, et les morts qui ont suivis et aussi la destruction d’un pays, d’une culture d’un patrimoine. Les ressources naturelles d’un pays sont
d’autant plus exploitables que les habitants en auront été neutralisés ou éliminés. Comme dirait Summer, c’est de toute bonne logique économique (je préfère économiste)


 Et ce système est bien une machine à
fabriquer des zéros. Zéro
multiples et virtuels qui s’ajoutent au bout des comptes en banque des plus riches, une astuce qui leur permet d’accaparer le monde réel. La plus grande fraude jamais réalisée… et dont seul un
changement de paradigme pourrait éviter la perpétuation et pérennisation des effets délétères. Mais la conscience occidentale n’est pas prête à reconnaître cette nécessité. Les natifs des
« USA » à venir, se sont laisser séduire par des verroteries, ont succombé à « l’eau de feu » qui leur était généreusement distribuée, ont acceptée ces armes de
destructions massives, couvertures chargées de varioles qui les décimaient… ils étaient ,incontestablement naïfs (exempts de prévention), quand des méthodes similaires sont appliquées aux Peuples
d’Occident, on ne peut prétendre qu’ils n’ont pas été avertis des méthodes du colonisateur yankee, ce n’est plus de la naïveté, c’est de l’ignorance et de la stupidité, incapacité récurrente à
tirer les leçons de l’histoire et de la prétention mal placée à se croire plus intelligent.


Optimiste ou pessimiste sont des mots
hors de contexte. Tout au plus peut-on être attentifs aux évènements et essayer d’être lucides quand il s’agit de comprendre de quel projet de monde participe chacun d’entre eux. Le choix d’un
monde possible est par nature un choix éthique. Je choisis de défendre un projet qui a pour principe « Chacun a droit au respect et aux moyens de la dignité du seul fait qu’il ou elle
existe ». C’est un engagement éthique qui s’oppose au courant actuellement dominant en Occident avec ses racines microfascistes bien ancrées, Tant que nous feindrons d’ignorer la nature
éthique de cet engagement, choisir, en tant que chercheur les moyens d’éradiquer sélectivement les orties, plutôt que d’en explorer les multiples usages, est un choix éthique, nous serons muselés
par les carcans de la nouvelle Inquisition qui définit les dogmes du politiquement et éthiquement recevable dans le cadre de son  projet de
monde.



Gaëtan Pelletier 08/05/2013 02:09


Bonjour Anne, 


J'ai eu un choc en voyant mon "billet" ici. C'est le genre d'écrit que je fais pour me faire plaisir. Je me suis dit que personne ne lirait ça: trop - en apparence - absent de ce
 cartésianisme si cher à notre époque. Il faut écrire "d'une certaine manière", avec certaines formes - les paragraphes carrés -, et éviter le je, etc. 


J'ai peut-être tort d'avoir parfois la pédale sur le frein et sur l'accélérateur en même temps.  :-) 


Bonne journée! 

Anne Wolff 08/05/2013 14:09



Juste que cela me parle, il me semble que
tout y est dit. Et montré aussi ; le paradis des pissenlits contre l'enfer de Bosh coexistent dans nos quotidiens. Les analyses carrées finissent par lasser, tout est dit, redit, ressassé, les
mécaniques systémiques misent à plat... et tout le monde s'en fiche en Occident... et nous continuons d'aller toujours vers le pire...



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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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