3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:47

 

Depuis quelques temps une question insiste : "Et qu'en est-il de la propriété urbaine et de l'immobilier en général ? Aux EU, en Espagne ... de nombreux biens immobiliers sont passés aux mains des banques. Je trouverais intéressant de savoir un peu ce qui se passe de ce côté là, j'ai pu suivre le transfert de propriété à Bruxelles quand nous avons hérité des Eurocrates... Des quartiers entiers ont subit les assauts des investisseurs pour accueillir les envahisseurs et ont changé de mains...

Et autre transfert de terres, celles dont sont expulsésles habitants, pour que s'y organise un tourisme de luxe qui n'a d'écologique que le nom. Je n'ai vu qu'une émission de H(orrible) Hulot, j'ai bondit et les gens qui m'entouraient n'ont pas compris pourquoi. Je ne sais plus de quel pays d'Amérique Latine il s'agissait, ill vantait la beauté de la nature et éludait les habitants dans sa présentation... sauf pour dire en substance qu'il s'agissait de gens dont la culture était morte depuis longtemps, J'en ai déjà parlé, y compris à travers mon expérience personnelle en Espagne, de ce mouvement d'expulsion des habitants locaux pour que les tourristes ne soient pas embêté par la "racaille locale" tout juste bonne à servir de domestiques... 

Je ne regarde pasla télé, c'est parce que j'étais chez des amis que j'ai vu cela et que je me suis rendu compte en direct des effets de la propagande... cette civilisation renaissante et syncrétique d'Amérique Latine qui est La Civilisation montante à présent que la dite "civilisation" occidentale vit ses derniers soubresauts d'agonie, assassinée par les Marchands, bien des gens sont totalement ignorants de cela, et n'ont pas l'ombre d'un soupçon de conscience du fait que le monde de Monsieur Hulot implique des meurtres, des expulsions, des harcèlements, pour offrir au gogos tourristes fortunés le plaisir d'une terre "vierge"....

Nous sommes à la phase ultime du capitalisme, une phase d'accummulation de capital, sous forme de confiscation du monde et qui avance sur tous les fronts... concentration de la propriété, mais aussi diminution des coûts de production par création de réservoir d'employés, individus interchangeables sur le mode "la fonction fait l'homme", corvéables à merci.

Propriétés intellectuelle, économie virtuelle,  des artifices  concourrant à usage ad hoc ou comment capturer le monde à partir de fictions. Où cette notion un peu spéciale du bien commun, qui soustrait l"accés de régions entières d'abord à leurs habitants : "Patrimoine de l'humanité",

Politiques eugénistes, expulsions des habitants, partout o ils ne sont pas nécéssaires pour la mise en oeuvre des mécanismes de bglobalisation du monde. Des transnationales qui assignent la main d'oeuvre dans de véritable campde travail, gardé par leur milices, Régions Spéciales de Développement, territoire nationaux soustraits aux nations souveraines pour créer des enclaves néolibérales, voir la mise en échec de trois RSD au Honduras, déclarées inconstitutionnelles... mais menace d'un nouveau coup d'état dans ce pays, coup d'état dur après celui "doux" de 2009, Eurovégas en Espagne, quid à terme de Notre Dame des Landes.

Au sujet des RSD, encore trop peu d'enquêtes francophones, mais un sujet digne de suscité notre attention. Au Honduras par contre, ils sont nombreux à en avoir traités et pour cause

Par exemple ce texte qui étudie les raisons de la déclaration d'inconstitutionalité.
HONDURAS TIERRA LIBRE: HONDURAS: LAS CIUDADES MODELO, COMO MECANISMO DE PÉRDIDA DE SOBERANÍA, VULNERACIÓN DE ELEMENTOS ESENCIALES DEL ESTADO Y DE DERECHOS Y GARANTÍAS CIUDADANAS‏

Confiscation,accaparement, expulsion,supression progressive des droits de la personne, jusqu'à mise en soupçon des comportements "originaux"... debout les gars réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup, à tous les grains de sable grippeurs de machine...

2013, année des Zones A Défendre... réapropriation du monde.

Main Basse sur la « campagne »:  «La course aux terres agricoles se poursuit»

C’est la ruée en Afrique, mais aussi dans les autres continents. Des pays, dont la Chine et l’Inde, veulent assurer la sécurité alimentaire. Des exploitations sont consacrées aux biocarburants. Trois entreprises suisses exploitent 242000 hectares à l’étranger à cet effet. Madiodio Niasse, de l’International Land Coalition, décortique le phénomène et ses enjeux multiples

Accaparement. Mainmise. Hold-up. Recolonisation. De nombreuses expressions ont été utilisées ces dernières années pour décrire un phénomène nouveau et considéré comme alarmant. Il s’agit de l’achat ou de la location de grandes surfaces des terres, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, en vue d’un développement agricole.

Ce n’est pas la première fois que des pays ou des entreprises étrangères investissent dans l’exploitation agricole ou minière dans les pays du Sud. Mais c’est l’arrivée de nouveaux acteurs, notamment des Chinois, des Indiens ou encore des Brésiliens, ainsi que le nombre élevé de transactions foncières qui frappent les esprits. Selon l’organisation Oxfam, 67 millions d’hectares ont changé de mains rien qu’en Afrique, ce qui représente 17 fois la superficie de la Suisse. Le cri d’alarme s’est amplifié du fait que presque la moitié des terres concernées n’est pas affectée à la production alimentaire, mais aux biocarburants. En Sierra Leone, en Afrique de l’Ouest, l’entreprise genevoise Addax Energy a négocié la location de 57 000 hectares à cet effet pour une durée de cinquante ans. Au total, trois entreprises suisses cultivent la canne à sucre ou le jatropha sur 242 000 hectares dans le continent noir. Le Sénégalais Madiodio Niasse dirige l’International Land Coalition, une sorte d’observatoire qui traque les transactions foncières, sise à Rome.

Infographie. Achat,vente et location des terres agricoles: les grands enjeux

Le Temps: Comment se poursuivent les achats ou locations de terres agricoles dans le monde? Est-ce que le phénomène s’estompe?

Madiodio Niasse: On peut parler de vague en 2007-2008, dans le sillage de l’envolée des prix des produits alimentaires et du pétrole ainsi que de la crise financière. Le sommet en termes de volume de transactions foncières a été atteint en 2009. Nous avons remarqué un répit en 2010-2011. En revanche, on peut affirmer que le phénomène est là pour durer, parce que les causes sous-jacentes sont toujours valables. C’est un fait que la demande en produits alimentaires continue à augmenter alors que la production ne suit pas.

 

A lire ici Main Basse sur la « campagne : «La course aux terres agricoles se poursuit» « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

Merci Les Dernières Nouvelles du Monde | Scoop.it


PS... pour une fois, je vais me plaindre d'être pauvre, du coup j'ai un accès à Internet très très limité,ce qui ne me permet pas d'avancer vraiment dans mes recherches, par exemple, celles qui concerneraient toutes les références concernant un sujet donné. En ce qui concerne les accaparement de terre par exemple... ou l'éventuel transfert de propriété urbaine à explorer, ce genre de choses...

Et surtout, surtout, cette nouvelle donne qui semble redessiner les équilibre géopolitiques internationaux... Frustration, heureusement, il y a des quantités incroyables de textes latinos à traduire... et qui chacun et tous contribuent à la Refondation du Monde...

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Published by Anne Wolff - dans Planète urgence
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Anne-Marie 04/01/2013 16:05


Je ne sais plus qui a dit : "le tourisme c'est emmener des gens qui seraient mieux chez eux dans des endroits qui seraient mieux sans eux."

Anne Wolff 05/01/2013 07:49



Le tourisme,un autre aspect de la société de consommation,du divertissement, loisir stérile. Et souvent prolongation du colonialisme puisque les populations locales sont tout juste bonnes à
servir de mandais.


Ici aussi, manifestement, le passage d'un seuil. Mais aussi une grosse contradiction,il semble que l'écologisme anthropocentré du capitalisme vert, exclue de l'anthropos les populations locales
de régions à rentabiliser par le tourisme écologique, puisque pour que des riches touristes puissent profiter d'une nature "vierge" les populations locales sont déplacées ou domesticisées....


dans les processus d'accaparement des terres, à  la confiscation par l'agro-industrie et les extractivistes, s'ajoutent celles causées l'écotourisme. Nous voyons des réfions soustraites au
Bien Commun sous le label "Patrimoine de l'humanité", j'ai pu observer en direct un type de mécanismes utilisés : une banque crée une fondation "sans but lucratif", étudie un lieu à potentiel
écotouristique, prépare un plan d'aménagement du territoire... en l'ocurrence en plus de l'aménagement des pistes pour 4X4 dans une vallée épargnée jusque-là par le trafic automobile, une partie
du projet consistait à introduire dans la vallée des clones de chèvre sauvage... etc


On nage en plein délire...


Et manifestement les composantes écopoliticiennes, sont partie prenantes de ce genre de projet... création d'emplois ??? Dès que le mot emploi apparait, il est clair qu'on est d'emblée dans la
parpétuation du système.


2013 année internationale des Zones A Défendre ?


 



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