17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:55

En guise d'introduction à ce texte, un commentaire. Deux petites remarques, effectivement la stratégie du chaos est à l'œuvre dans le monde et quelque part à terme, cela peut bien être une de nos chances, un de nos atouts, car cette stratégie l'oligarchie et ses sbires ne la comprennent que très imparfaitement. Ils ne comprennent pas qu'elle est le règne de l'improbable antithétique de leur désire d'absolu contrôle. La seconde remarque qui complète celle-ci, c'est que non ! Je suis intimement convaincue que le monde cyborg et substances de contrôle mental en tout genres, cela ne peut marcher. Pour les mêmes raisons que plus haut. Toujours viendra le moment ou l'ordinateur chargé de produire une simulation affichera le message : "Données insuffisantes". C'est la théorie du chaos qui nous apprends que le cerveau humain est un attracteur fractal de dimension indéfinies, autrement dit qu'il faudrait un nombre de variables indépendantes tendant vers l'infini pour décrire correctement son fonctionnement, autrement dit que la description exhaustive du fonctionnement d'un cerveau humain nous est inaccessible... C’est une des caractéristiques des phénomènes et processus de l’évolution cette complexité qui les rend imprévisibles. En tant que partie, jamais nous ne pourrons appréhender le tout de la chose.

Et donc sans cesse des "effets émergeants" qui échappent au contrôle des machines humanoïdes et la possibilité pour nous humains de les supplanter à leur propre stratégie.

Stratégie du Chaos

 



" L’effondrement culturel est remarquable à la fois dans la généralisation d’une « basse culture » produit des systèmes éducatifs et de la TV-écrans-Lobotomisation.

L’effondrement psychique est le fait d’enfants auxquels ce monde n’offre plus la possibilité de se structurer, de grandir compte tenu de sa vitesse, de la place de la marchandise, de la machine technoscientiste, de la casse des institutions et du symbolique, sans que d’autres institutions et symboles ne semblent encore émerger.

L’effondrement est aussi politique avec la crise de la démocratie dont témoignent la montée de l’abstentionnisme, et pire encore de l’indifférence mais aussi l’inanité des projets politiques et leur décalage total par rapport à l’urgence de la situation. Hervé Kempf a raison comme tant d’autres de dénoncer le péril oligarchique à droite mais aussi dans une certaine écologie, celle qui a justement aujourd’hui le vent en poupe, celle de Nicolas Hulot et de Dominique Bourg notamment.

Personne ne peut plus aujourd’hui sérieusement nier l’ampleur de la crise systémique. L’humanité va connaître le plus important changement global de toute son histoire et ceci en quelques décennies. Le choix de la stratégie du chaos est ouvertement assumé par les puissances de l’argent. Elles y voient la condition pour imposer l’adaptation de la terre et de l’humanité elle-même aux besoins du productivisme et aux nécessités du capitalisme triomphant. Le capitalisme vert veut adapter la planète aux besoins du productivisme avec notamment la géo-ingéniérie. Le capitalisme vert veut aussi adapter l’humanité aux besoins du productivisme.

Première façon d’adapter l’humanité aux plaies du système : habituer les gens à croire que le problème serait démographique, que nous n’avons donc pas à avoir de fausse pudeur à sacrifier l’Afrique avec nos agrocarburants, avec nos activités trop gourmandes en eau, avec nos émissions de CO2.

Deuxième façon d’adapter l’humanité aux fantasmes du système productiviste : la biométrie, la radio-identification (RFID), le diagnostic préimplantatoire (DPI), l’Assistance médicale à la procréation.

Troisième façon : le transhumanisme qui fait des adeptes à droite (Alain Madelin) comme à gauche (Jacques Attali) avec le passage de l’homo-sapiens au « robot sapiens » (le cyborg avec ses prothèses intelligentes ou pas), au « soma sapiens » ou « homme pharmaceutique », grand consommateur de médicaments et de substances d’amplification cognitive... afin d’agir sur la composition biochimique du cerveau et de créer sensations et croyances à volonté.

Face à ces délires mais aussi à ces possibilités, nous disons de façon solennelle : « Pas touche à la Planète ! » « Pas touche à l’humanité ! » Sachez que face à vos visées meurtrières, nous combattrons pour défendre une « Terre-pour-l’humanité ». Oui, Gaia peut se passer de nous, mais Gaia sans nous ne nous intéresse pas. Oui, le système pourrait sans doute faire vivre quelques centaines de millions de surhommes dans un univers déprécié, mais notre rêve n’est pas celui de Mad Max. Nous assumons notre humanité comme nous assumons la fragilité de la Terre."


Paul Ariès

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Published by Anne Wolff - dans L'empire : hégémonie
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Nouvelles formes du fascisme

"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […].

Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma."

 

Gilles Deleuze, février 1977.

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