12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 08:13

 

   

 Le scénario du Pentagone noie le Honduras dans le sang.

Quelles forces sont derrière la vague d’assassinat de journalistes au Honduras ?

Les griffes du Pentagones déchirent le Honduras

PAR Dick et Myriam Emanuelsson

 

 

Pourquoi la violence, les massacres et les assassinats augmentent-ils alors qu’il y a plus “d’assistance” que jamais de la part des Etats-Unis ?

Quel intérêt ont les ”capos” et les cartels de la drogue à attirer l’attention en assassinant la population hondurienne ?

Qui approuve le vide et l’incertitude que sèment la terreur et la mort ?

 

L’envoyé du Pentagone annonce la construction d’une nouvelle base de radars sur le territoire, qui s’additionnera aux six bases militaires que les USA possèdent au Honduras. 

Le bras politique de la Résistance, le Parti Libre, avance dans toutes les enquêtes. L’oligarchie est inquiète. 

Le candidat présidentiel putschiste recoure au “Fantôme des FARC”; accusant la guérilla colombienne d’être responsable d’assassinats, disparitions et de la lamentable situation dans laquelle se trouvent les partis libéraux et nationaux (sic) face à la population hondurienne. 

Depuis un hélicoptère du Pentagone  et de la DEA des familles indigènes Misquitas sont massacrées et les militaires étasuniens, couverts pour n’avoir signé aucun accord avec le gouvernement hondurien, jouissent de l’impunité.     

De quel droit le porte-parole de la police nationale demande « l’aide de gouvernements amis du Honduras » (Lire USA-Colombie) ? 

Une nouvelle version est-elle planifiée de APROH (Association Pour le Progrès au Honduras) une campagne pour annexer le Honduras aux USA comme le proposait le Pouvoir Fantoche en 1983 ? 

Ceci sont les interrogations du peuple du Honduras. 

  

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Alfredo Villatoro, el No. 25 de periodistas asesinados en Honduras desde enero de 2010.

Tecucigalpa / 2012 – 05 -18/

Le 8 mai, Alfredo Villatoro, journaliste et rédacteur en chef de l’émission nationale HRN a été enlevé. Le 15 mai on le retrouve assassiné. Il fut le numéro 25 des collègues mort assassinés depuis le 27 janvier 2010 et le second en moins d’une semaine que les journalistes enterrèrent avec une douleur répétée. Ce qui provoqua un précèdent de terreur psychologique chez chaque journaliste de cette nation d’Amérique Centrale.

Pourquoi les a-t-on assassinés ?

Qui sont, et à quels secteurs appartiennent les assassins ?

Pratiquement tous les mois parviennent des informations et des statistiques émanant de différents organismes internationaux qui indiquent que nous vivons dans le pays le plus violent du monde. Jusqu’au groupe” G-16” qui considère que 95 % des d’activistes de droits humains assassinés sont des victimes de la police. La population confirme que les policiers, qui se déplacent en voitures des derniers modèles offerts par les USA et qui portent cette devise ‘SERVIR ET PROTEGER”, paroles que les gens considèrent comme une insulte cynique, fait régner la terreur.

Ce sont des centaines de membres de la famille, collègues, amis, politiciens de différentes obédiences idéologiques et d’autres personnes qui ont assisté à la veillée mortuaire du journaliste assassiné.

Il fut enlevé  le 8 mai à 4h30 du matin. Il allait commencer sa journée de travail comme rédacteur en chef au canal HRN. Six personnes se mirent en travers de son chemin avec une voiture l’obligeant à descendre. Dans la nuit du 15 mai, une semaine plus tard, il fut retrouvé, tué par balle dans la rue d’un bidonville appelée Las Uvas.

  


El colega vestido de un camuflaje de ocho años de los Comandos Cobras.
Il était revêtu d’un uniforme de camouflage fatigué des Commando Cobras, organisme militarisé qui, il y a quelques mois, déclara que 300 de ses AK-47 avaient disparus de leur centre d’opération. Une semaine auparavant l’armée avait déclaré que, depuis ses installations, avaient disparus  une trentaine de lance-fusées capables de détruire jusqu’à des tanks ou des véhicules blindés. L’année passée, un avion Cessna confisqué aux narcos fut entreposé dans d’une base de l’aviation hondurienne à San Pedro Sula,  il décolla de cette même base militaire et maintenant nul  ne sait où il est. La DEA livra aux narcos des centaines de fusils et armes lourdes et ils prétendent que c’était pour une tentative d’infiltration qui a tout simplement échoué. Les scandales de corruption et les liens entre le crime organisé, le pouvoir fantoche et les différents organismes de l’intelligence “gringa” sont tellement innombrables que l’on pourrait écrire facilement plusieurs livres à ce sujet. Et au milieu de toute cette pourriture,  disent les Honduriens, il y a le Honduras.

 

 

Selon le porte-parole de la police, Ivan Mejia, l’uniforme que portait Villatoro avait été remplacé par un nouveau modèle il y a 8 ans. Il ne portait pas de chaussures mais des chaussettes rouges, c’est aussi cette couleur qu’était le foulard qui lui couvrait la bouche et les yeux. Il avait deux orifices de balle dans la tête.

Beaucoup de questions ont surgi au sujet du cadavre et du message que les auteurs du meurtre voulaient faire passer. Qui possède de tels uniformes et qui garde ces vêtements à l’abri pendant 8 ans pour les sortir au moment “adéquat”, en en revêtant une victime de meurtre ?

Ici personne ne doute que ce meurtre soit un signal, pas pour réduire les journalistes au silence, le narcotrafic et les cartels colombiens et mexicains ne désirent pas attirer l’attention sur leur commerce. Ceci nous le savons, nous les journalistes  qui avons couverts la terreur pendant les années où nous vivions en Colombie.. Les « capos » ne sont pas des imbéciles, jamais ils ne risqueraient leur négoce lucratif, ça ne les intéresse  pas d’assassiner des journalistes parce qu’ils savent que nous sommes partie du 4ème pouvoir de l’état et que nous pouvons toujours compter sur un réseau international qui ne permettra pas que les meurtres des collègues restent impunis.

Alors ? Qui a intérêt faire passer l’état hondurien pour « défaillant », des mots que nous entendons trop fréquemment quand ils disent que le Honduras est un état impuissant et sans défense contre un ennemi invisible, puissant qui contrôle chaque jour d’avantage le territoire du pays ?


  

Dans une interview, effectuée dans la matinée du 16 mai, l’officier et porte-parole de la police Mejia, répétait presque les mêmes paroles que celles qui se disaient en Colombie dans les années 1985-1989, « ceci est une guerre qui ne fait pas de quartier. Une guerre contre l’état et le peuple. L’état doit mener une guerre sans pitié, inviter des gouvernements amis pour qu’ils nous aident, parce que les ennemis du Honduras possèdent des équipements beaucoup plus sophistiqués que les nôtres ».(lire les USA et la Colombie) 

Est-ce cela la réponse face aux questions du peuple hondurien ? Ils sont occupés à préparer le terrain et l’opinion des gens pour que les maîtres du Nord soient invités par le gouvernement et les FF.MM. du Honduras pour nous sauver de la catastrophe imminente ?

  


Le sous-secrétaire adjoint de la Défense pour les Affaires de l’Hémisphère Occidental des Etats-Unis, Frank Mora, fut la personne qui informa l’opinion publique hondurienne qu’un pouvoir étranger allait construire une base militaire avec des radars sur son territoire.

 

Les « gringos » possèdent six bases militaires au Honduras. Ils ont renforcé les 3 anciennes et en ont construit 3 nouvelles depuis juin 2010, premier anniversaire du coup d’état militaire. La base d’aviation la plus importante et la piste d’atterrissage la plus longue d’Amérique c Centrale, appelée Sato Cano ou Palmerola, se situent à Camayagua . Le Commando Sud a construit à Palmerola de nouveaux baraquements susceptibles d’accueillir 700 militaires. Pour quoi ? Ils l’ont fait  dans l’ombre du coup d’état, après que le président Zelaya au début de 2009, après l’accident d’avion de Taca à Tegucigalpa, donne leur congé aux « gringos » de Palmerola (70 km de la capitale) avec une phrase du genre : « Merci pour tout, mais à présent nous voulons que vous quittiez Palmerola. Les Honduriens, nous voulons être souverains »

Peu de mois plus tard, le coup d’état militaire eu lieu. Et comme par une ironie de la vie, le président renversé fut sorti de de sa modeste maison sous les tirs par un commando spécial de l’armée, stationné à la base d’aviation de la capitale et emmené à Parmerola où, dirent-ils l’avion devait faire le plein en vue de son voyage vers Costa Rica où lePrésident fut expédié, ainsi Manuel Zelaya Rosales fut amené à l’aéroport.

Aujourd’hui les militaires et les agents des USA sont plus présents que jamais au Honduras. Les organismes comme le FBI, DEA, USAID noient la police nationale et les FF.AA. avec de « l’ assistance ». Et les gens se demandent : « Où est le résultat de cette « aide » ?

Le sous-secrétaire d’état adjoint à la Défense pour les Affaires de l’hémisphère Occidental des USA, Frank Mora, a annoncé l’installation d’un radar qui servira pour détecter les vols des narcotrafiquants le même jour que l’apparition de collègue Villatoro assassiné.

« Bon, d’abord nous installons un radar, ou nous en rétablissons ou presque, je ne sais pas, mais nous savons que cela se fera » ; exprima Mora dans une interview exclusive a EL HERALDO pendant la visite qu’il a faite hier à la nation pour  informer au sujet de la politique sécuritaire des USA pour la région. Cet appareil aura de « grandes capacités » pour monitorer les vols irréguliers repérés.

 


En una de sus frecuentes visitas en Honduras.
 

Uribe signa un accord de coopération et échange pour la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme seulement trois jours après que Profirio Lobo ait été investi à la présidence le 27 janvier 2010. Des commandos « antisséquestration » comme Gaula et des unités des forces spéciales de l’armée colombienne opèrent ici. Chaque semaine différentes délégations de l’état hondurien, des policiers, des militaires, des maires, des ministres etc… se rendent à Bogota pour « se préparer ». « En quoi et pour quoi ? », se demandent les gens qui mettent en relation cette situation comme si c’était la réédition du plan Colombia à la mode Hondurienne.


A chaque nouvelle assistance, projet et préparation, augmentent la violence, les meurtres et les horreurs commises par la police nationale. Des armes de gros calibre disparaissent des casernes de l’armée. Ceci est le panorama dans ce petit pays de 112 OOO km2 et 8,2 millions d’habitants. 

Ils disent que le Mexique est terriblement dangereux, mais cela reste peu de chose comparé au Honduras.

Les collègues Honduriens sont secoués. « L’ancre” de Televicentro, Renato Alvaré, dans une déclaration insolite cite un collègue mexicain en disant que nous, les journalistes nous devons être plus gentils pour ne pas provoquer les assassins afin de ne pas être les prochaines victimes. Terrible erreur, c’est cela même que veulent les maîtres du Honduras et le Pentagone, semer la terreur pour que nous n’enquêtions pas au sujet de la corruption, et des  liens entre politiques, entrepreneurs, pasteurs religieux, tous reliés dans le même projet et avec les assassins  en personne ou avec l’invasion de tous les fronts de la société hondurienne par les USA.

-      Il me semble qu’ils veulent museler la presse hondurienne, dit Carlo Roberto Zelaya, quand nous sommes tombés sur lui  à la veillée de Villatora.

Carlos R. Zelaya

C’est un vétéran du journalisme qui a travaillé pour plusieurs des médias honduriens qui  pendant le putsch, non seulement ont pris parti en faveur du coup d’état militaire mais qui ont aussi pour la plupart mené des campagnes systématiques contre le président renversé, Manuel Zelaya et les poursuivent encore. Carlos Zelaya c’est toujours montré  antiputschiste.

Pendant que nous parlions du droit à la vie et du droit qui permet au journaliste d’exercer son métier, Carlos Roberto et nous tous qui étions à faire nos derniers adieux à Villatoro, nous commentions à quel point ce meurtre nous avait tous secoués,  bien au-delà des positions politiques que nous soutenons.

Personne n’ignore que jusqu’aux journalistes qui ont adopté une position favorable au renversement du président Zelaya, demain, pourraient subir le même sort que les centaines de membres de la Résistance hondurienne qui ont donné leur vie dans l’intention de récupérer la fragile démocratie bourgeoise existant dans la petite nation Sud-Américaine.

Nous savons que le scénario du pouvoir qui provoque la guerre et la terreur au Honduras, ne distingue pas entre résistants et putschistes quand il est question de créer l’angoisse, l’incertitude et l’horreur.

-      Le meurtre est un message qui indique qu’aucun secteur de la société ne peut se sentir sauf et en sécurité,  ajouta Carlos Roberto Zelaya.

L’autre Zelaya, Jose Manuel, « MEL », dénonce dans un communiqué que « la campagne criminelle qui s’est réactivée dans le pays pendant les dernières semaines, contribue à la formation d’une matrice médiatique qui tente de justifier l’intensification de la haine et de la terreur.

  

Gilberto Ríos; secretario Internacional del FNRP y Libre, Manuel Zelaya y Bertha Oliva, Cofadeh.

 

Manuel Zelaya qui a signé le communiqué comme coordinateur général au nom de la Résistance Hondurienne (FNRP) et du Parti Libertad et Refundacion (Libre) n’hésite pas à diriger ses paroles contre ceux qui, en vérité,  sont ceux qui promeuvent la guerre sans quartier contre le peuple du Honduras et a dénoncer ce qui motive cette guerre.

« Nous dénonçons le schéma des faits qui se sont produits et qui nous montrent qu’au Honduras se développe une escalade paramilitaire de nature fasciste, à laquelle on tente de donner une connotation de crise afin de justifier le plan de terreur auquel nous sommes soumis tous et toutes,  les Honduriens. De manière préméditée on cherche à relier les organisations sociales et les associations liées avec des groupes armés de pays distants et ce sur bases de documents fournis par des terroristes étrangers conseillers du coup d’état. »

Cette « matrice médiatique » a été illustrée deux jours après l’enlèvement du journaliste Alfredo Villatoro. Quand le précandidat du parti libéral, Mauricio Villeda, caractérisé comme « fasciste » par les membres de la résistance et différents journalistes, en en plus d’’être ouvertement porte-parole de l’Opus Dei au Honduras, celui qui quand il rencontra Uribe lui demanda des informations de l’ordinateur bombardé du commandant Raul Reyes des FARC-EP. Alors Uribe appela le chef de la police, qui une demi-heure plus tard lui transmit une copie de ce qui concernait le Honduras :

« Là, ajoute-t-il, on peut lire le plan qui existe contre le Honduras, on  peut y lire le nom des personnes qu’il faut enlever au Honduras ou de celles qu’il fallait enlever au Honduras »

La déclaration au quotidien El Heraldo fut faite deux jours après l’enlèvement de Villatoro.  Quatre jours plus tard on retrouvait le journaliste de HRN, assassiné.

  


Periodismo Modelo El Heraldo: "El Fantasma de las FARC" en Honduras, dice El Heraldo
sin cuestionar ni un segundo la fuente que ni siquiera la Corte Suprema de Justicia
en Colombia reconoce como pruebas.

Raul Reyes mourût dans le bombardement de son campement le 1er mars 2008, c’est dire que cela fait plus de quatre  ans. Plusieurs fois sont apparus des titres et des séries d’articles dans le Heraldo et dans des médias liés au coup d’état, qui mentionnaient : « Des cellules clandestines des FARC au Honduras » ; en faisant un amalgame comme quoi la guérilla colombienne financerait tant une centrale syndicale, la FUTH, que le parti d’Unification Démocratique (UD). Ni les médias, ni Vellaba  n’ont montré une seule preuve. Il est évident que le fantôme des FARC parcourt à nouveau la patrie du général  Francisco Morazan.

 

Le député de la UD et vice-président du congrès national, Marvin Ponce, repoussa aussi les accusations de Villeda comme des fantaisies derrière lesquelles se voit le scénario de Uribe et des USA.

 

El Heraldo cita sin cuestionar un segundo al dictador Micheletti. A su lado izquierdo; Vilma Morales, ex presidenta de la Corte Suprema de Justicia e integrante en la comisión Micheletista que negociaba formalmente con una comisión del derrocado presidente Zelaya. La Corte Suprema de Justicia avaló el golpe de estado en Honduras.

 


Marvin Ponce

On dit que Uribe conseille Villeda qui est la référence politique des putschistes. Le discours des USA c’est que les FARC sont un appareil terroriste, alors que les FARC sont un mouvement de libération nationale, le groupe guérillero le plus ancien d’Amérique Latine qui lutte pour une Colombie Nouvelle.

 

 

Fin de la première partie.Source originale :HONDURAS: mayo 2012

 

 

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commentaires

Caroleone 12/06/2012 11:06


Bonjour Anne,


 


J'ai fait le lien sur mon blog de des 2 articles...c'est intéressant en effet, tout se relie et se recoupe!


C'estd émoralisant en fait !


 


Bises


 


caroleone

Anne Wolff 13/06/2012 21:13



Encore un commentaire où je t'avais répondu et qui n'a pas été publié est_ce que c'est moi qui suis fatiguée et ne fait pas ce qu'il faut;..?


Merci pour le lien, com:e tu m'as vu plus tard, je prends à coeur ce qui sepasse au Honduras et je sais comme pour ce quiconcerne d'autres luttes en Amérique Latine ou ailleurs combien les gens
oublient vite quand les projecteurs se détournent et combien cela laisse libres les salauds qui guettent le bon moment pour agir entoute impunité...


Re bonne fin de soirée


Anne



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